Le prénom David Masculin

Origine :

Fête :

29 Décembre

Signification de David

David est inspiré de l’hébreu Daoud. Doté d’un grand sens du devoir, David s’investit pleinement dans son travail pour atteindre des objectifs ambitieux. Fiable, il est intègre et responsable. Loyal en amitié, il répond toujours présent quand ses amis ont besoin de lui. Travailleur et perfectionniste, il ne laisse jamais rien au hasard et vérifie toujours tout dans les moindres détails pour s’assurer que tout se passe comme prévu.
Parmi les David célèbres, on peut citer David Guetta, DJ et producteur français, David Bowie, auteur, compositeur et chanteur britannique, et David Hallyday, fils de Johnny Hallyday et de Sylvie Vartan. Ce dernier est également connu en tant que pilote automobile, chanteur et auteur-compositeur. Dans le monde du sport, on peut citer David Douillet, judoka français, et David Beckham, footballeur et époux de Victoria Beckham, ancienne Spice Girl.

Personnalité de David

Volontaires, courageux, ils prennent des risques et sont assez "casse-coups". Généreux, ils se mettent en quatre pour leurs amis. Leur autorité naturelle en fait souvent des leaders. Endurants, virils, rien ne les arrête. Gais et enjoués, bavards, ce sont des "boute-en-train" francs et honnêtes. Ils sont directs, mais manquent de diplomatie.

Provenance du prénom David

Histoire de David

Etymologie de David

Les David célèbres

  • David ANCILLON( 1617) : né à Metz, le 17 mars 1617, d'un habile jurisconsulte calviniste, fit ses premières études au collége des jésuites, qui tirent de vains efforts pour l'engager à changer de religion. Il alla étudier en théologie, à Genève, sous les savants Spanheim, Déodati et Tronchin, fut reçu ministre à Charenton en 1641, et placé, la Lierne année, en cette qualité, à Meaux, où il fit un riche mariage. Il fut appelé, en 1653, dans sa patrie, pour y remplir les mèmes fonctions. Lors de la révocation de l'édit de Nantes, Ancillon se retira d'abord à Francfort, devint ministre à Hanau, d'où la jalousie que ses collègues conçurent de ses talents l'obligea de retourner a Francfort, et de là à Berlin, ù il fut pourvu d'une église, et mourut le 5 septembre 1692. Quoiqu'il eût conservé toute sa vie une ardeur extraordinaire pour l'étude, il n'a laissé que peu d'ouvrages, dont les principaux sont : 1° Relation fidèle de tout ce qui s'est passé dans la conférence publique avec lit Bédacier, évéque d' 'Iva, Sedan, 1657 : c'était lui qui avait eu cette conférence avec M. Bédacier ; .?.° Apologie de Luther, de Zwingle, de Calvin et de Bèze, Hanau, 1666, ouvrage écrit en style pompeux et dans le goùt des mystiques ; 3° Vie de Guill. Farel, ou l'Idée du fidèle ministre de Christ, imprimée, sur un manuscrit extrèmement défectueux , à Amsterdam, 1691 TD.
  • David ABERCROMBY : médecin anglais du 17' siècle, a publié quelques écrits sur la maladie vénérienne , sur le pouls, et sur d'autres sujets médicaux, lesquels ont été recueillis sous le titre d' Opuscula medica hactenus edita , Londres, 1687, in -12. On lit une analyse de ces ouvrages dans les Act. Lips. , 1685, 86, 87. Saxius, qui le qualifie medicus et philologus , lui attribue un opuscule badin, intitulé : Fur academicus , Amsterdam , 1689
  • David ALLAN : peintre écossais, natif d'Édimbourg, reçut les éléments de son art à Glascow, dans l'école instituée par les frères Foulis. Il alla ensuite perfectionner son talent en Italie, où il obtint la médaille destinée par l'académie de 8aintLuc à récompenser la meilleure composition historique. Revenu en Angleterre muni de vastes minaissances sur les diverses branches de l'art , il fut appelé en 1780 à diriger une académie fondée à Edimbourg par le bureau des manufactures et perfectionnements. On a beaucoup admiré ses talents dans la composition pittoresque, la vérité avec laquelle il rendait la nature, et la gaieté qui distingue ses tableaux, dessins et esquisses. Plusieurs de ses ouvrazes ont été repro- duits par la gravure, notamment I. Origine de la pe tore, ou la jeune Corinthienne dessinant l'ombre de ! son amant; quatre pièces gravées à laquatinta par Paul Sandby, d'après des dessins faits à Rome par ce peintre, représentant les divertissements du carnaval. David Allan mourut le 6 unit 1796
  • David BAKER( 1575 - 1641) : savant bénédictin anglais, naquit en 1575 à Abergavenni , dans la province de Montmouth, d'un père qui était juge de l'amirauft et intendant de lord Abergavenni. Après une jeunesse trèsorageuse, et après avoir exercé la profession d'avocat, il entra dans l'ordre de StBenoît, et fut un de ceux qui contribuèrent le plus à former la congrégation anglicane des bénédictins. Toute sa vie fut partagée entre la pratique des devoirs de son état, soit comme religieux, soit comme missionnaire, et la recherche des monuments sur l'histoire ecclésiastique d'Angleterre, et principalement sur celle de son ordre. Il avait fait d'immenses recueils, dont aucun n'a été imprimé , tant sur la vie contemplative que sur l'histoire de son pays. Ils ont fourni d'excellents matériaux à plusieurs auteurs, surtout à iteyner et à Cressy, qui n'ont fait que les mettre en ordre, l'un dans son Apostolat des Bénédictins, l'autre dans son Histoire de l'Église d'Angleterre. On conservait chez les bénédictines anglaises de Cambray, don t il avait été l'aumônier pendant neuf ans, 9 vol. . de cet infatigable comp lateur. Il avait encore composé 5 vol. ., dont Cressy a tiré sa Sanaa Sophia, 2 vol. sur les lois d'Angleterre qui périrent dans le pillage des chapelles catholiques de Londres, lors de la révolution de 1688. Ses traités spirituels, au nombre de quarante , furent attaqués comme contenant des principes de quiétisme. Il fit son apologie, et sa doctrine fut approuvée dans une assemblée des bénédictins anglais en 1653. Cependant Robert Barclay s'en est autorisé, dans son Apologie des Quakers, pour justifier celle de ces sectaires; niais les passages qu'il en cite sont mal rapportés et mal appliqués. Baker mourut à Londres, en 1641. Il était en relation avec tous les savants de son pays, tels que Canibden , Cotton , Spelmann , Selden , Godwin, etc
  • David BEATON ou BETON( 1492) : cardinal, évêque de Mirepoix, puis archevêque de StAndré, né vers l'an 1492 , en Écosse, était fils du baron de Belfour, de la famille des Beton, une des plus nobles d'Écosse. Il fit ses études à Paris. Le roi Jacques V l'envoya en France en 1554, négocier son mariage avec Madeleine de France, fille aînée de François 1er, qui donna à Beaton l'évêché de Mirepoix. Cette princesse étant morte en 1536, après une année de mariage, Beaton fut envoyé de nouveau en France, en 1558, pour demander la main de Marie de Lorraine , fille de Claude , duc de Guise. Ce fut alors que l'évêque de Mirepoix obtint du pape Paul III le chapeau de cardinal. Beaton était le confident et le garde des sceaux de Jacques V. Nommé par le pape légat en Écosse , il s'opposa avec beaucoup de fermeté aux projets des novateurs. A la mort du cardinal Jacques Be,aton, son oncle, il lui succéda comme chancelier du royaume et comme archevêque de St- André , siége primatial d'Ecosse. Lorsqu'une mort prématurée enleva, le 14 décembre 1542, Jacques V laissant une fille née lutit jou rs auparavant, qui fut l' Marie Stuart, l'Écosse, à la fois divisée par les intérêts politiques et par les dissensions religieuses, fut exposée à tous les troubles d'une minorité. Deux partis étaient en présence: le parti anglais, qui penchait pour les innovations religieuses; le parti catholique romain , qui était aussi le parti national, et dont la politique était toute française ; il avait pour chef le cardinal Beaton, que le feu roi, en laissant la régence à Marguerite de Lorraine, sa veuve, avait nommé administrateur du royaume, au préjudice du comte d'Arian , le plus proche parent de la jeune reine. Beaton rejeta les propositions du roi d'Angleterre , Henri VIII , qui voulait fiancer son fils Edouard à cette princesse , afin de réunir les deux couronnes. Mais le parti du comte d'Arran remporta à son tour, et ce seigneur, déclaré régent par le parlement d'Écosse, conclut un traité pour ce mariage le 1" juillet 1545. Cependant le primat qui, sous le règne précédent, avait soutenu Jacques V dans ses sentiments hostiles contre l'Angleterre, et dans son attachement à la religion romaine, que Ilemi VIII voulait lui faire abandonner, mit tout en usage pour faire rompre un traité qui allait enle- ver l'Ecosse à l'orthodoxie, en la soumettant à la politique et au schisme de l'Angleterre. Prévoyant qu'Henri VlIl chercherait à se venger, il demanda des secours à François Pr, qui fit passer en Écosse, avec quelques troupes, un dangereux ennemi pour le comte d'Arran, Stuart, comte de Lenox. Le comte d'Arian, effrayé de la réunion de l'Écosse et de l'Angleterre, et de la popularité dont Beaton jouissait près des Écossais, changea entièrement de politique et de parti , se réconcilia avec le primat ; il abjura la religion réformée , et accepta une transaction qui lui conservait le titre de régent , dont Beaton exerça le pouvoir. Lenox, en voyant entrer son rival dans le parti catholique et français, avait passé dans le parti anglais ; mais ne pouvant se maintenir contre la réprobation nationale,il chercha un refuge en Angleterre, et rien ne contrebalança plus en Écosse le pouvoir de Beaton. La réforme y prenait chaque jour un caractère violent et presque sauvage. Dès l'an 1546 , le précurseur des puritains , George Wishart, souleva contre la foi romaine, nonsete,- ment cette partie de la population que la misère pousse toujours vers les nouveautés, mais plusieurs baroi)s écossais, destinés un jour à ètre les ardents adversaires de la jeune reine Marie Stuart. Wishart fut traduit cousine hérétique devant la cour spirituelle qui siégeait à StAndré, sous la présidence du cardinal primat. Condamné au feu et voyant Beaton assister à son supplice, il l'ajourna, diton, dans peu de jours. Les fanatiques et les ennemis du cardinal qui avaient pris les paroles de l'hérétique pour une prophétie ne tardèrent point à la réaliser. Un complot fut tramé contre Beaton, par le comte Norman de Lesley, qui avait eu avec lui des différends. Un jour, qu'on travaillait aux fortifications du aitteau de StAndré , le guichet de la grande porte se trouvait ouvert de grand matin ; Lesley, avec seize de ses hommes, pénètre jusqu'à la chambre du cardinal. La fuite ou la mort des domestiques assez hardis pour résiste avait favorisé cette invasion. Le cardinal étonné demande gràce. « Grâce, s'écrie • « Melvil, un des assassins , tu auras celle que tu as « faite à Wishart. » L'épée suspendue sur la poi- trine du cardinal , il l'engage à se recommander à Dieu. Beaton est poignardé, et son corps, revêtu des habits de cardinal, pendu à l'une des fenètres du château . Le réformateur Knox rapporte cet assassinat sous le titre de Joyeuse narration. Beaton avait à peine 55 ans. La perte d'un homme si ferme et si habile fut irréparable pour le catholicisme et la royauté en Écosse
  • David BEEK( 1621 - 1656) : peintre de portraits, né le 25 mai 1621, à Delft, ou, selon d'autres, à Arnheini, eut l'avantage d'apprendre les éléments de son art dans l'école de van Dyck. L'Angleterre, où re genre de peinture est particulièrement en faveur, fut pendant quelque temps le séjour de Beek. Charles 1", grand amateur des arts, l'accueillit avec bienveillance, et le chargea (l'enseigner le dessin aux pr ses fils, et au prince Robert. Beek passa SUCCCSsivement d'Angleterre en France, en Danemark et en Suède; et la reine Christine, qui affectait pour les arts un goût trèsvif, le reçut et le récompensa magnifiquement. On sait que cette princesse tenait beaucoup à la célébrité : elle donna à Beek la singulière 'mission d'aller porter dans diverses cours de l'Europe les portraits qu'il avait faits d'elle. Les talents de Beek lui rendirent ces voyages trèsutiles. On écrivit des lettres flatteuses en son honneur, et on le combla de présents; il reçut, entre autres, neuf chaînes d'or avec autant de médailles : la reine lui en avait donné une avant son départ. Absent de sa patrie depuis longtemps, Heck éprouva le désir de la revoir, et il demanda à la reine Christine un congé, qu'elle lui refusa d'abord ; mais, lors du voyage qu'elle lit en France, Bcek renouvela ses et obtint enfin la permission qu'il désirait. Il partit, déterminé à ne lias retourner ; la reine lui manda de venir à Paris, auprès d'elle; au lieu de lui répondre, Beek alla demeurer à la Haye, où, peu de temps après, il mourut subitement, le 20 décembre 1656, figé seulement de 35 ans. Les auteurs hollandais pensent que cette mort prématurée ne fut pas naturelle, et l'attribuent au poison : c'est là une de ces opinions qu'on ne saurait émettre avec trop de circonspection. Cependant on sait que les fureurs de Christine ne connaissaient point de bornes, lorsque son orgueil se croyait offensé. Sans parler de l'affreuse catastrophe de Monaldeschi, le sort du malheureux Beek ne paraitil pas indiqué dans une lettre de cette même princesse, qui, lorsqu'un musicien, empressé de quitter son servie, se mit à ce- lui du duc de Savoie, ne rougit pas d'écrire : «II « n'est plus au monde pour moi, et, s'il n'y chante pas « pour moi, il n'y chantera pas longtemps leur qui («pie ce soit ; il doit vivre et mourir à mon service I » Beek était plein d'urbanité, de meurs trèsdouces, et d'une physionomie agréable. La liberté de sa touche et la beauté de son coloris rappelaient la savante manière de son maitre, dont il fut un des plus habiles imatateurs. Sa facilité au travail donna lieu à Charles 1" de lui adresser ce mot trèsconnu, mais qui a été quelquefois mal rapporté : tt Parbleu, Beek, « je crois que vous peindriez à cheval et en courant « la poste. » Les tableaux de Beek sont répandus dans toute l'Europe, et principalement dans les cabinets des souverains. Pendant ses voyages, il passa quelque temps à Rome, et fut inscrit au nombre des académiciens sous le num de Sceptre d'or, à cause de la magnificence qu'il déploya en cette occasion
  • David BOGUE( 1750 - 1825) : ministre anglican, naquit au mois de mars 1750.11 était le quatrième fils de John Bogue, laird Bogue contribua également à la formation de la société biblique, brita:anique et étrangère, en 1804. En 1824, il publia des Discours sur le millenium, prononcés dans le séminaire des missions à Gosport : ils ont été traduits l'année suivante par M. Malleville de Condat, Paris, 1825, 2 vol. Plus tard il a paru de lui, en français, un ouvrage posthume intitulé la Paix universelle durant le millenium, Paris, 1829 Ce savant et zélé ministre est mort à Gosport, au mois d'octobre 1825
  • David BLONDEL( 1591) : né à ChàlonssurMarne, en 1591 reçu ministre protestant en 1614, commença à se faire connaître avantageusement dans son parti, par un ouvrage de controverse intitulé Modeste Déclaration de la sincérité et vérité des Eglises réformées , 1619. Sa belle écriture le fit choisir pour secrétaire d'un grand nombre de synodes. Celui de Castres, en 1626, le nomma un des députés chargés d'aller faire en cour des représentations sur les « justes et réels griefs des réformés.» Comme il n'avait point de facilité pour prècher, le synode de Charenton le fixa à Paris , en 1645, avec une pension de 1,000 livres, alin de lui procurer le loisir et les secours nécessaires pour écrire en faveur de la cause commune. Appelé, en 1650, à Amsterdam, pour succéder à Vossius dans la chaire d'histoire , l'insalubrité du climat lui causa une fluxion sur les yeux, qui le priva de la vue pour le reste de ses jours. Il mourut dans cette ville, le 6 avril 1655. Blondel avait une mémoire prodigieuse. Il savait le grec, l'hébreu , l'italien, l'espagnol, 11 se rappelait, sans la moindre hésitation, les faits les plus minutieux de Ilistoire, ainsi que leurs dates, et il parlait avec une volubilité extraordinaire; mais son style , en latin comme en français, est dur, et embarrassé de parenthèses qui le rendent obscur. Son intime liaison avec Courcelles le fit soupçonner d'arminianisme. Ses nombreux ouvrages annoncent une vaste érudition dans l'histoire. En voici la liste : 1° Fami- lier Éclaircissement de la question si une femme a été assise au siége papal de Rome , Amsterdam, 1647 )1649 traduit par l'auteur en latin, et imprimé après sa mort, dans la mérite ville, par les soins de Courcelles, qui y joignit une préface apolo- gétique contre Desmarets. Quoique Charnier, DuBochart, Basnage, et autres doctes protestants eussent eu avant lui la bonne foi de reconnaître que l'histoire prétendue de la papesse Jeanne n'était qu'une fable , ?les zélés du parti furent scandalisés de son ouvrage , et ils l'accusèrent de s'ètre laissé gagner par l'argent des catholiques. Blondel jouissait effectivement d'une pension de 5,000 liv., que la cour lui avait faite , en qualité d'historiographe, pour réfuter les écrits de Chifflet contre la France. 2' Des Sibylles célèbres, Paris, 1649 ouvrage dans lequel il prouve que les oracles qui portent aujourd'hui le nom de sibylles sont differents des anciens livres sibyllins du paganisme, et qu'ils fu- rent fabriqués, dès les premiers siècles, par un ou plusieurs imposteurs. Mais comme les Pères parlent quelquefois des anciens livres sibyllins, sans en discuter l'authenticité, pour en tirer des conséquences favorables au christianisme, Blondel en conclut que les Pères regardaient comme bons tous les moyens qui pouvaient convenir à leur cause. Il aurait dû s'apercevoir que ce n'étaient là que des arguments ad hominem, selon le langage de l'école. 5. Pseudo- Isidorus et Turrianus vapulantes , Genève, 1628 précédé d'une diatribe contre les jésuites. L'objet de ce livre est de prouver avec beaucoup d'ostentation, contre Joseph Turrien, jésuite espagnol , la supposition_ des anciennes décrétales ; le P. Sirmond appelait à ce sujet Blondel un enfonceur de partes ouvertes, à cause des efforts qu'il y fait, et de la chaleur qu'il montre contre le faux Isidore et bcontre Turrien, après que tant de critiques catholiques avaient déjà dénoncé l'imposture de l'ancien faussaire , et censuré la crédulité de son moderne apologiste. 4° De formulæ regnante Christo, in veterum monumentis Usu, Amsterdam, 1646 pour réfuter ceux qui prétendaient que cette formule commencé sous les régnes de Philippe I" et , 651 Cet ouvrage, assez rare, est en faveur de la liberté de conscience. 6° Apologie pro senten- lia Hieronymi de episcopis el presbyteris , Amsterdam , 1646 Cet ouvrage a été réfuté par Duguet, dans ses Conférences. 7° De la Primauté dans l'Eglise, 1641 contre Dupernan , et réfutée par Véron. 8° Assertio genealogio Francicce, Amsterdam, 2 vol. dirigé contre Chilllet qui, faisant descendre nos rois de la seconde race d'Ambert, époux de Blitilde, fille de Clotaire 1", détruisait ainsi la loi salique. Blondel était aveugle lorsqu'il composa cet ouvrage. 9° Deux vol. pour établir les droits du duc de la Trémouille au royaume de Naples. 10° Considérations politiques et religieuses , publiées durant la guerre entre Cromwell et la Hollande. 11° Eclaireissements familiers de la controverse de l'Eucharistie , etc., 1691 suivis, la Witte année, d'une Réplique à Lamilletière. 13. De Jure plebis in regimine ec- clesiastico, Paris, 1648 ; Amsterdam, 1678 auquel on a joint le traité de Grotius, de ha- perio surnmarum potestatum circa sacra, et un autre, de Officio magistratus christiani. 15° Barrum- Com- pano- Francicum adversus commentarium lothar gicum . I. J. Chifiletii, Amsterdam , 1652 Blondel avait fait à la marge de son Baronius (les notes assez médiocres que blagendie a insérées dans son Anti- Boronius, Amsterdam, 1675 — Moïse BLONDEL , frère aine de David , ministre à Meaux , puis à Londres , est auteur d'un livre intitulé : Jérusalem au secours de Genève, Sedan, 1621, our justifier l'opinion des protestants sur les livres de l'Ecriture sainte qu'ils regardent comme apocryphes
  • David CALDERWOOD ou CALDWOOD : théologien écossais du commencement du 17° siè- cle. Destiné dès sa jeunesse au ministère de l'Evangile, il se livra avec beaucoup d'ardeur et de succès à l'étude de la théologie. Il fut nommé , en 1604, ministre de Crelling , paroisse située dans le midi de l'Écosse ; il y acquit une grande considération par son savoir et la pureté de ses mœurs. Le roi Jacques VI d'Écosse , voulant réduire l'Église écossaise à la conformité de l'Église anglicane , Calderwood s'opposa avec une grande fermeté à toutes les mesures qu'on voulut prendre à cet égard , et que soutenait la présence du roi luimême. Calderwood ayant signé , ainsi que plusieurs autres ecclésiastiques , une protestation , fut cité à comparaître devant une haute commission présidée par le roi. Il déclara qu'on pouvait attendre d'eux obéissance passive aux ordres de la cour, mais non obéissance active, c'est-àdire qu'ils étaient décidés à tout souffrir et à ne rien faire. Après un long interrogatoire, qu'il soutint avec autant de présence d'esprit que de fermeté, le roi lui demanda : « Si vous êtes mis en liberté, obéi-« rezvous? — J'obéirai , répondit Calderwood, ou « je dirai mes raisons pour ne pas obéir. » Il fut mis en prison, dépouillé de son bénéfice, puis condamné au bannissement. Il parait qu'il avait déjà été emprisonné pour la mêtne cause. 11 passa en Hollande, où il publia en 1625 , sous le nom ( l'Ed- wardus Didoctavius, son livre intitulé : Allare Da- mascenum regardé par son parti comme un ouvrage capital , et auquel les épiscopaux n'ont jamais entièrement répondu. Cet ouvrage , devenu fort 1are , a été réimprimé en 1708 , sous ce titre Allare Damascenum, seu Ecclesiœ Anglicane Poil- ait , Ecelesia, Scoticanœ obtrusa , a formalista quo. dam delineata, illastrata et examinata sub nomine olim Edtvardi Didoctavii , studio et opera Duvidis Caldertcood , etc. Il produisit alors un grand effet. Calderwood y traite de tout ce qui regarde le gouvernement et l'Église anglicane. C'est véritablement un corps de controverses sur les points qui divisent en Angleterre les calvinistes en puritains et en anglicans. Peu de temps après, Calderwood armt été malade, on le crut mort, et un nommé Patrick Scot publia en son nom une rétractation supposée, faite sur son t de mort. Cette pièce, à re qu'il a prétendu depuis, lui avait été commandée par le roi , qui en avait même fourni les matériaux. La fraude ayant été bientôt reconnue, Scot, à ce qu'on assure, passa en Hollande dans l'intention de se défaire de Calderwootl ; tuais c'est Calderwood luimême qui transmet ce fait, et il est permis de n'en pas croire un homme de parti Persécuté. Scot ne trouva point Calderwood en Hol- * lande. Il était repassé secrètement en Écosse, où il demeura caché plusieurs années. On lui attribue plusieurs écrits qui parurent alors dans le sens du parti prébystérien. Ce fut probablement à cette époque qu'il s'occupa de rassembler et de rédiger les matériaux d'une Histoire de l'Église d'Ecosse de- puis la réformation. Cet ouvrage , précédé d'une épître au lecteur , où Calderwood rapporte les pr cipales circonstances de sa vie, existe manuscrit, en 6 vol. , à la bibliothèque de Glascow. L'auteur en lit imprimer, en 1618, un extrait en trois volumes, sous le titre de Véritable Histoire de rE- glise d'Ecosse. L'ouvrage est estimé. Calderwood mourut sous le règne de Charles 1
  • David CHALMERS ou CHAMBERS( 1530) : écrivain écossais, né dans le comté de Ross, vers 1550, passa de l'université d'Aberdeen, où il avait commencé ses études, à Bologne, où il suivit les cours du célèbre Marianus Sorenus. Revenu en Écosse, il fut nommé par Marie Stuart chancelier du comté de Ross, employé à la classification des lois écossaises, et spécialement chargé de la publication des actes du parlement connus sous le nom d'actes noirs. Peu de temps après, il recut le titre de lord Orn?ond, et prit place sous ce nom au parlement d'Écosse. Au milieu des troubles qui préparèrent la chute de Marie Stuart, Chalmers resta fidèle à sa souveraine, malgré les tentatives que fit le parti opposé pour l'attirer dans ses rangs : aussi quand cette princesse eut définitivement perdu sa cause, crutil à propos de s'expatrier. On le vit successivement en Espagne OEt en France, où il fut présenté aux rois Philippe 11 tt Charles IX. Havait dès lors composé une Histoire abrégée des rois de France, d'Angleterre et d'Écosse, dont il lit agréer l'hommage à ces princes. Cette histoire est écrite en français. Les loisirs que lui laissait sa retraite forcée lui permirent de rédiger encore deux autres ouvrages : 1° Recherche des singularités les plus remarquables concernant les États d' Écosse ; 2° Discours de la légitiine succession des femmes aux possessions de leurs parents, et du gouvernement des princesses aux empires et royaumes. Les trois ouvrages ont été réunis en un volume Paris, •1579. Dempster et d'autres auteurs ont donné de grands éloges à Chalmers, pour qui l'évêque Nicholson se montre plus sévère. On trouve dans Mackensie une analyse des écrits de Chalmers
  • David CLODIUS : philologue allemand, né à Hambourg, était professeur de tangues orientakb• ,'ssen, en 1671, fut ensuite pasteur et profes'seur théologie ; il mourut, jeune encore, le 10 sepmbre 1687. Il a publié une grammaire hébraïque .cc quelques dissertations, de Ritibus precandi verum Ebrceorum, de Synagogis Judceorum, etc. Il a Ailé des éditions de la Bible hébraïque, avec des anmaires, des ouvrages de Bochart, de Louis de leu, etc. On prétend mème qu'il avait revu l'édion du dictionnaire arabe de Golius, ce qui est peu royable, cet ouvrage ayant paru en 1653. — Henri- Jonathan CLODIUS, conservateur de t bibliothèque électorale de Dresde, mourut dans la lem ville, le 4 aat 1767, après avoir publié : Specimen thesauri novce bibliothecce litterarice niversalis rcalis, Dresde, 1757 C'est le plan 'un nouveau système bibliographique. 2° Priméeflat, bibliothecœ lusorice, seu Notifia scriptorum 'e ludis, prœcipue domeslicis ac priva/à, ibid., 761 ouvrage curieux, mais incomplet ; il st par ordre alphabétique et renferme environ cinq ents articles, où l'on voit pèlemle des moralistes, les poètes, des jurisconsultes, (les antiquaires et (les nathématiciens. L'auteur y cite toujours ses autori.és, et ajoute souvent au titre des ouvrages une ottrte notice ou quelque passage curieux. 3° kurzjefasste historische Nachricht , etc., ibid., 1765 C'est une notice historique abrégée de l'origine et des accroissements de la bibliothèque de Dresde
  • David COLLINS( 1756) : jugeavocat et historien du nouvel établissement de la NouvelleGalles méridionale , était fils du major général Arthur Tooker Collins et d'Ilenriette Frazer. 11 na- quit dans le comté du Roi en Irlande, le 5 mars 1756, et reçut une éducation libérale dans l'école d'Exeter, où son père résidait. En 1770 il Tut nommé lieutenant dans le corps de soldats de marine, et en 1772, il se trouvait avec l'amiral ill. Bride sur la frégate Southampton, à bord de laquelle u.t embarquée Mathilde , reine de Danemark, après la révolution qui la renversa du trône. El se trouvait en 1775 a la bataille de Bunker'sIlill', dans laquelle le premier bataillon des soldats de marine, où il servait, se lit oistinguer. Adjudant de la division Chatham en 1777, il devint capitaine en 17b2, et passa a bord du vaisseau de ligne te Courageux , commandé par lord Mulgrave. Mis en demisolde à la pai.. de 1782, Collins se relira à Rochester, tans te comté de Kent, avec sa Linme, qu'il avait épousee en Amérique et dont il n'a point laissé d'enfants. Il se rendit au mois de mai 1787 à BotanyBay, avec le titre de juge ', °caf de l'établissement qu'on se proposait d'y for- I er ; il remplit en même temps les fonctions de se- ,.étaire du gouverneur Philip , jusqu'en 1797 qu'il : tourna en Angleterre. A son arrivée, il réclama f: ' rainement le rang qu'il (levait avoir dans son corps, 2t s'occupa de la publication de son Histoire de ré- T, iblissement de Botany- Bay; il venait d'en terminer Le second volume, lorsqu'on lui offrit le gouvernement de l'établissement projeté à la terre de VanDiemen. 11 accepta cette position, qu'il conserva pendant huit ans, et dans laquelle il rendait de grands services , lorsqu'il mourut soudainement par suite d'un refroidissement, le 24 mars 1810
  • David CLÉMENT( 1701 - 1760) : célèbre bibliographe, d'une .aride lecture et d'une ta?ie érudition, naquit en 01,â Ilufgeismar, dans la liesse, uù WU pure, d a bord ministre dans la vallée de Pragelas en Piémont, était pasteur d'une colonie de Français réfugiés. 11 succéda à l'emploi de son père, remplit la même fonction à Brunswick en 1736, et depuis 1745 à Hanovre, où il mourut le 10 janvier 1760. Il a laissé : Bibliothèque curieuse, historique et critique, ou Catalogue raisonné de livres difficiles à trouver, Gotlingue, Hanovre et Leipsick, 1750-1760. 9 vol. ce n'est point une sèche nomenclature de titres ; chaque livre fournit à Clément le sujet de quelque dissertation, où les détails qu'il donne sont appuyés de nombreuses citations ; niais l'auteur a nes au nombre des livres rares beaucoup d'ouvrages qui sont de trèspeu de valeur. Il a même souvent donné trop (l'éloges à de médiocres ouvrages. Il est à regretter cependant que la Mort l'ait empêché de continuer cet ouvrage, écrit en fiançais, qui, distribué par l'ordre alphabétique des auteurs, ne va pas au ?telà du mot 1lEsSUs. Clément, désirant connaître les livres rares espagnols, avait prié G. Meerman de demander à Gréz. Maya?s de Valence le catalogue de sa bibliothèque. Ce savant espagnol écrivit directement à David Clément que le catalogue de sa bibliothèque n'était point fait ; mais qu'il lui donnait du moins la liste des grammairiens et rhéteurs espagnols dont il possédait et avait lu les ouvrages. C'est cette lettre et cette liste que David Clément a fait imprimer sous le titre de Specimen bibliothecce Hispano- Maiansiance, site idea novi catalogi critici operum scriptorurn hispanorum quce habet in sua bibliotheca Gregorius Muiansius , Hanovre , 1753, i?-4° : il y est question d'environ quatrevingtdix auteurs ; le titre de leurs ouvrages est rapporté en entier, et, à la suite de chaque ouvrage, le jugement qu'en porte Mayans
  • David CRAWFORD( 1665 - 1726) : historien et antiquaire écossais, né à Drumsoy, près de Glascow,en 1665. La reine Anne le nomma historiographe d'Écosse. Il mourut dans son pays natal en 1726, à l'âge de 61 ans. On a de lui : 1° Mémoires d'Écosse sous le règne de Marie, 1706 ouvrage qui a eu deux éditions; 2° le Pairage d'Écosse, Edimbourg, 1716, 1 vol. en anglais : Lenglet attribue cet ouvrage à George Crawfort ; 3° Histoire de la famille royale des Stuart ; 4° Description topographique du comté de Renfrew ; 5° un Tableau historique des grandes affaires d'État en Ecosse La mort l'empêcha de donner une suite à cet ouvrage, — CRAWFORD , élève de l'université d'Édimbourg, mort en 1742, âgé de 66 ans, a donné deux volumes de Sermons, et un petit livre intitulé : Pensées d'un mourant.
  • David CONSTANT DE REBECQUE( 1638 - 1733) : citoyen de Genève, d'une famille française réfugiée, naquit en 1658, et se fit connaître par les ouvrages suivants : l'Aine du monde, ou Traité de la Providence, Leyde, 1679. 2° Florus cumnotis philologieis et hisloricis, Genève, 1684. 5° Easmi Colloquia. 4° Abrégé de politique, Cologne, 1689. 5° Cicero, de Officiis, etc., Genève, 1688. 6° Systema elico- theologicum, Lausanne, 1689. 7° Transitus per mare Rubrum, Genève, 1690, et plusieurs autres dissertations sur les antiquités hébraïques. Bayle parle de lui avec estime, et loue surtout son Abrégé de politique. Après avoir rempli différents emplois dans l'académie de Lausanne, il se retira dans une campagne, et mourut le 27 février 1755. — Samuel CONSTANT DE REBECQUE, petitfils du précédent, né en 1729, mort en 1800, est auteur de plusieurs romans, de différentes pièces de théàtre et de quelques ouvrages de morale. Officier dès l'enfance, dans le régiment de so» père, lieutenant général au service de Hollande, ce fut probablement à ses liaisons avec Voltaire qu'il dut les premiers développements des talents littéraires qu'il avait reçus de la nature. Constant, admis dans la société intime de cet homme illustre, acteur dans les pièces qu'il faisait représenter aux Délices, et admirateur de ses écrits, contracta le gotlt de l'étoile et de la composition, et s'y exerça clans différents genres. Ce ne fut néanmoins que beaucoup plus tard qu'il fit imprimer ses ouvrages ; le plus volumineux, intitulé : Laure de Germosan, ou Lettres de quelques personnes de Suisse, Paris, 1787, 7 vol. contient un tableau des moeurs et de la société de Suisse et de Genève. La fidélité de ce tableau lui a mérité d'être cité dans un ouvrage estimé sur la constitution de cette petite république. Ses autres productions en ce genre sont : le Mari sentimental, ou le Mariage comme il y en a quelques- uns, Genève et Paris, 1787 et Camille, ou Lettres de deux filles de ce siècle, Paris, 1785, ou Maestricht , 1786, 4 vol. Ce dernier eut plusieurs autres éditions et fut traduit en diverses langues. Au milieu de ses occupations littéraires, Constant ne négligea point ses devoirs publics et particuliers : l'éducation d'une famille assez nombreuse, et une part active et honorable aux dissensions de la république de Genève, dissensions dont on s'exagérait alors les inconvénients et les malheurs, remplirent ses dernières années. Il composa pour ses enfants un Abrégé de l'Histoire juive et un Traité de la religion naturelle, et lorsqu'en 1781, l'Académie française eut proposé le plan d'un catéchisme de morale à l'usage de toutes les classes, il publia à ce sujet : Instructions de morale à l'usage des enfants qui commencent à parler, Londres, 1785, brochure dont l'édition fut promptement épuisée, et qui fut insérée ensuite dans un recueil destiné à l'instruction. Vers la lin de sa vie, il se retira dans une campagne près de Lausanne ; mais son attachement pour Genève l'y rappela en 1792, lorsque cette république, menacée par une puissance formidable, voulut défendre son indépendance, et ses concitoyens le virent, à soixantetrois. ans, monter la garde dans les fossés de la ville, comme simple séldat. Ayant rempli ce dernier devoir, il retourna dans son asile, et publia, peu de temps avant sa mort, une seconde édition, trèsaugmentée, de ses Instructions de morale, Lausanne et Paris, 1799 Constant de Rebecque avait publié les Dernières Pensées du roi de Prusse , écrites de sa main, Berlin, , 1787, petit et Paris, 1806 On lui doit encore : Recueil de pièces dialoguées, ou Guenilles dramatiques ramassées dans une petite ville de Suisse, Genève et Paris, 1787, 2 vol. qui contiennent : le Mendiant vertueux, drame en 5 actes et en vers; le Mannequin, comédie en 1 acte ; le Médecin de la montagne , pioverbe ; le Médecin suisse allemand, proverbe ; les Rentes viagères, proverbe; le Proverbe des pensionnaires ; Dialogue des Anges. De nouveaux titres ont été faits en 1791, sous la rubrique de Paris seulement ; ils portent Théhlre de société, pièces de comédie qui se jouent dans les sociétés de la Suisse: B
  • David CRANZ( 1723 - 1777) : prédicateur d'une communauté de Moraves, ou Hernhutes, né en 1723, à Neugarten, en Pomeranie, fut dans sa jeunesse maître d'école à Hernhut, et devint en 1747, secrétaire du comte de Zinzendorf. C'est auprès de ce seigneur qu'il puisa ce zèle philanthropique qui le fit alleren qualité de missionnaire dans le Groenland, où les Hernhutes ont quelques établissements. Plusieurs Groenlandais furent convertis au christianisme par ses prédications, et il se fit esti- mer des préposés danois, qui lui procurèrent des facilités nonseulement pour répandre l'Évangile, niais aussi pour connaître le pays et pour l'exa- miner sous les rapports géographiques et physi- ques. Cranz publia la relation de ses recherches et de ses observations dans un ouvrake écrit en allemand, intitulé Histoire du Groenland, contenant la description de ce pays et de ses habitants, Barby, 1765, 2 vol. avec 8 planches. En 1770, il parut également à Barby des augmentations et des suppléments à cet ouvrage, qui, à peu près dans le même temps, eut une seconde édition. 11 a été traduit en hollandais, en anglais et en suédois. L'auteur donne le catalogue des productions natu- relies qu'il a observées, et principalement des vé- gétaux qui sont indigènes au Groenland, et de ceux qui y sont cultivés comme plantes potagères, malgré l'âpreté du climat. On trouve à cet égard plus de détails et d'observations dans la suite, que dans la première partie de l'ouvrage. Cranz a fait de plus, en allemand, une Histoire ancienne et mo- derne des Frères de l'Union, autrement appelés Moraves ou Hernhutes, Barby, 1771 conti- nuée par J.K. Hegner, Hernhut, 1791 Après son retour du Groenland, en 1762, il revint . chez le comte de Zinzendorf, et fut nommé, en 1766, pasteur de l'église de Rixdorf, près de Berlin, et en 1771, de celle de Gnadenfrey en Silésie, où il mourut le 6 juin 1777
  • David CRINITUS : né à Illawaczowa en Bohême, fut secrétaire de la ville de Rackonitz, et était regardé connue un des bons poêtes latins de son temps. Il fut couronné comme tel en 1:i62 par l'empereur 11aximilien, qui lui donna des lettres de noblesse. Son nom bohémien était Kuczera, qui signifie chevelu, mais il est, plus connu sous son I om latinisé. On trous e plusieurs pièces de ›a fa-çon dans le Recueil des poésies latines des portes bohémiens; parmi celles qui ont été publiées séparément, nous citeronsseulement : 1° Fundationeset origines prœcipetarum ira liohernia urbium, 1575 ; 2° les Psaumes de David, en sers bohémiens, Pra- gue, 1596 ; 3° Poésies bohémiennes et latines tirées des & t'agiles. Penne, et ti78 ; V Glatira Cantivorum, versibus elegiatis. (;-- v
  • David CZVITTINGER( 1600) : né, à Sehemnitz, vers la fin du 17' siècle, d'une famille noble, mérite une place parmi les érudits précoces, quoique J. Klefeker n'en ait point parlé. Czvittinger était encore étudiant à l'université d'Altorf en Franconie, et se trouvait même en prison pour dettes lorsqu'il pu- blia son Specirnen Hungarico litterata3, virorum eruditione clarorurn, natione Hungarorum, matarurn, Croatarum, Slavorum algue Transylvanorum vitas, scripta, elogia et censuras ordine alphabetico exhiberas; accedit hibliotheca scriptorum qui entant de rebus hungaricis, Francfort et Leipzig , 1711 de 488 pages, dont 80 sont remplies par la Bibliotheca. On trouve à la suite un tableau de l'orthographe hongroise. Le style de Czvittinger est incorrect, et a, dit Reimann, quelque chose de la rudesse hongroise. Un grand nombre d'écrivains a été omis dans cet ouvrage, tandis que quelques autres y sont mentionnés pour n'avoir donné que quelque petite dissertation. Cependant le médecin J. J. Bayer, alors recteur de l'université d'Altorf, adressa ces vers à. l'auteur : Sammarthane, Obi quantum tua Galba; quantum, Tomasine, tibi debuit Italia ; Quantum devincta salers Germania Adamo ; Quantum Mira2o Belgica terra sua : Tantum , Czvittingere, tibi debere fatentur Sanguine progeniti quilibet hungarico, Quod patrice doctos homines laudemquc merentes Enumeras scriptis et superesse facis. Hic Tabor inveniet laudes; namque ipsemet inter Doctes Ilungariœ jans numerandus eris. M. Paul Wallaszky , dans son Conspectus reipublicce litterarice ici Hungaria , seconde édition, Bude, 1808 relève quelques fautes de Czvittinger. Jean George Lippisch corrige quelques meurs et en répare quelques omissions dans son Thorunum Hungarorum litteris deditoruni mater, léna, 1735 Séb. Ferd. Dobner avait composé des Supplementa Hungarice litterarice Czvitlingeri, qui, quoique prêts dès 1714 à être mis sous presse, n'ont pas vu le jour. On conserve'en manuscrit dans la bibliothèque de Presbourg, des suppléments qu'avait faits SamuelGuillaume Serpilius. Czvittinger luimême avait promis que, dans des temps plus heureux, il augmenterait, corrigerait et perfectionnerait s'on ouvrage ; il ne parait pas qu'il s'en soit occupé. On dit qu'il mourut jeune; cependant ou a lieu de croire qu'il vivait encore en 1722
  • David DALRYMPLE( 1726 - 1792) : jurisconsulte écossais, né d'une famille noble à Edimbourg en 1726, fut élevé à l'école d'Éton, et alla achever ses études-à Utrecht. De retour dans sa patrie, il entra en 1748 au barreau où une certaine sécheresse (l'esprit, jointe à un débit désagréable, nuisirent à la réputation qu'auraient pu lui acquérir ses connaissances et sa vigoureuse dialectique. Il fut nommé en 1766 l'un des juges de la cour de session, et en 1776 lordcommissaire du justicier. Ce fut à cette occasion qu'il prit, suivant l'usage établi dans la cour de session, le titre de lord Balles. Trois jours avant sa mort, arrivée en 1792, dans la 66e année de son âge, il remplissait encore ses fonctions judiciaires. 11 distingua par son intégrité, son exactitude, sa patience, la décence de sa conduite, une louable disposition dans les cas douteux à pencher vers le parti de la douceur, et le mérite , rare dans les juges écossais et trèsestimé des Anglais, de ne pas se montrer trop incliné à sacrifier aux droits ou aux prétentions de la couronne; mais l'avantage de ces qualités fut quelquefois diminué par un attachement puéril aux formes, qui l'exposa même à quelques ridicules. Ses principaux ouvrages sont : 10 Remarques sur l'histoire d'Écosse, 1773, en un petit volume, où l'on trouve beaucoup de recherches, d'exactitude et de candeur ; 2° Annales d'É- cosse, 1776 et 1719, 2 vol. Cet ouvrage est estimé. Il commence en 1057 et comprend, d. pais l'avénement de Malcolm Ill jusqu'à la mort de David II, un espace de 276 ans. Des circonstances inconnues empêchèrent l'auteur de porter, comme il se l'était proposé, ces Annales jusqu'au règne de Jacques I". 3° Les OEuvres du mémorable M. Jean Halles d'Eton, recueillies pour la première fois eneemble, en 3 volumes, Glascow, 1765 ; 4° Histoire , des martyrs de Smyrne et de Lyon dans le 2' siècle, avec des notes explicatives , Édimbourg, 1716 ; 5° Restes d'ant j'yu i tés chrétiennes, Édimbourg, 3 vol., ri78 ; 6° Recherches concernant les antiquités de l'Église chrétienne, Glascow, 4783. Dalrymple, dans cet ouvrage, réfute plusieurs des opinions de Gibbon, relativement à l'établissement du christianisme, ce qu'il a fait plus particulièrement dans l'ouvrage intitulé : 1° Recherches sur les causes secondaires auxquelles Ch. Gibbon a attribué les rapides progrès du christianisme 4°, 1786. Cet ouvrage, fortement et solidement raisonné, est à l'abri du reproche d'aigreur et d'amertume qu'ont mérité la plupart des écrits publiés à cette occasion. Les ouvrages de Dalrymple ne se distinguent pas par les agréments du style, mais par un grand amour de la vérité. On a encore de lui quelques essais insérés dans l'ouvrage périodique intitulé le Monde, des articles dans le Gentleman's magazinr et dans l'Edimburgh magazine, et quelques notices biographiques
  • David DÉRODON : né, suivant Bayle, en Dauphiné, mais plus probablement à Orange, professeur de philosophie à Die, à Orange, à Nîmes, à Genève, passait pour le plus grand dialecticien de son temps. On dit qu'un professeur, pressé par un argumentaleur inconnu, lui , 1645 s où, dit Bayle, « il se déclara hautement pour Nestorius contre St. « Cyrille, non pas en admettant deux personnes, « mais en soutenant que Nestorius ne les admit « point, et que St. Cyrille confondit les deux au- « tres natures de J.C. » Cette opinion était celle d'un gentilhomme provençal nommé Gilles Gaillard, avec qui Dérodon était lié et que, sans le nommer, il cite dans plusieurs endroits de son ouvrage. Ce livre fut condamné et brûlé par ordre du parlement de Toulouse, et les exemplaires en sont devenus rares. Il existe an catalogue de la biblio thèque nationale, D, ro 927 ; Bayle n'avait pu s'en procuer un exemplaire, et donne à entendre qu'il existe deux ouvrages sous le même titre, dont l'un serait de Dérodon et l'autre de Gaillard. C'est une erreur dans laquelle il a été induit par Sorbière. Mais un autre liv ce de Dérodon, livre plus célèbre encore que sa Disputatio de supposito, est son Tombeau , sont : 1° Dispute de l'Eucharistie, 16:;:i Metaph? sica, Orange, 1659 3° Logica restituta, Genève, 1659 ; 4° Deexi- stentia Dei, 1661 5° De atomis, Genève, 1662, : c'est sans doute sa Disputatio de liber- lote et atomis, que l'auteur avait fait imprimer à Nîmes la même année ; 6° Disputatio realis de ente reali „ Nîmes, 1662; 7° Disputes de la ? ffle, ou discours sur ces paroles : Ceci est mon corps,» Nîmes, 1662 8° Discours contre l'astrologie judiciaire, 1663 9" Opera philosophica, Genève, 1664 10° Philosaphia contracta, 1664, ; Il° La lumière de la raison opposée aux ténèbres de l'impiété, Genève, 1665 12° les inconstants, Genève, 1612 : niais Senebier a omis le Compendium logica', 16153 et l'Athéisme convaincu, 1649 Quelques auteurs attribuent à Dérodon la Messe trouvée dans l'Écriture, 1647 que (l'autres attribuent avec phis de raison à Lucas Lusse
  • David DUNDAS( 1735) : général anglais, né vers 1735, étudia quelque temps la médecine, EDdiUnnn'rg, puis entra, n'ayant encore que dixsept ans, dans la carrière militaire, sous les auspices du général Watson, son parent. 11 le suivit dans sa tournée inspectoriale à la route militaire . et mérita d'être mentionné dans les rapports officiels. .1 la mort d'Abercroniby il obtint Lsa place et le commandement en second de la Bretagne septent•ionale et le gouvernement des forts Auguste et 1;eorge, tous deux situés dans la Bretagne septentrionale. C'est 'Dundas qui, comme général en second, toujours sous le duc d'York, présida en 1801 à l'instruction de 25,000 hommes qui furent exe•cés à manoeuvrer sur la bruyère de Bagshot : malgré son âge il assistait deux fois par jour aux évolutions. Aux compliments et aux félicitations, he roi eorge Hl joignit, en 1803 , le titre effectif de commandant en second de toutes les forces terestres de la CrandeBretagne, le ruban de chevalie• et plus tard d'officier de l'ordre du Bain, la dignité de chevalier , la direction de 114'1-- pilai de Chelsea , et finalement, en 1809, la suprême direction de toute l'armée, sous le titre de général en chef. Ce poste, au moins aussi administratif que militaire, n'est au fond qu'une dixision du ministère de la guerrè, et comprend, entre autres détails, toutes les nominations et promotions, toute la discipline et la surveillance
  • David DURAND( 1681 - 1763) : ministre protestant et membre de la société royale de Londres , naquit vers 1681, à StPargoire en Languedoc, et mou- rut à Londres le 16 'janvier 1763. Reçu ministre à Bile, à l'àg,e de vingtdeux ans, puis nommé, ;. édition donnée par M. D.4)in, p. 225 et Coutume du baillioee do Vite y, p. en Hollande , chapelain d'un régiment de protestants languedociens réfugiés, son malheur le conduisit en Espagne avec sa troupe. Là il fut reconnu pour hérétique par des paysans , qui le destinèrent charitablement à être échaudé tout vif. Le duc de Berwick le délivra ; il parvint à se sauver à Montpellier, puis à Genève, ensuite à Rotterdam, où il se lia d'amitié avec Bayle. Vers 1714, il se rendit à Londres, et fut nommé ministre de l'église française de la Savoie; il en exerça les fonctions jusqu'à l'àge de 82 ans, qu'il mourut. Durand était fort sensible à la louange ; mais, quoique, de son temps, il deit passer pour un homme tres instruit , ses ouvrages ne peuvent, dans aucun genre, occuper le premier rang. Son style, en général , est inégal et sans force ; ses poésies sont médiocres, ses sermons, ses histoires, sans couleur ; et ses travaux sur Pline ont été de beaucoup surpassés de nos jours. Ils consistent en deux volumes 1° Histoire de la peinture ancienne , extraite du 35e livre de l'Histoire naturelle de Pline, avec le texte latin corrigé sur les manuscrits de rossius, et sur la première édition de Venise ; éclairci par des remarques nouvelles, Londres , Bowyer , 1715 , rare. Malgré les travaux postérieurs de Falconnet , cette histoire est encore à faire. 2n Histoire naturelle de l'or et de l'urgent, extraite du 33e livre de Pline , avec le texte corrigé sur les manuscrits de Vossins, éclairci par des remarques nouvelles, outre ce/ les de J.- F. Gronovius, Londres, Bowyer, 1729 , rare. Cette traduction est suivie d'un Poëzne sur la chute de l'homme et sur les riivages de l'or et de l'argent. 3° C. Plinii Historiée naturalis ad Titum imper atorenz proefatio, ex manuscriptis et veteri editione recensa et nous illustrata , Londres , Robert , 1728 Durand en publia, en 1734 , une traduction française. Il avait annoncé, par souscription, l'fliqoire de la sculpture, également tirée de Pline; cet ouvrage n'a point été publié. Ses autres principales productions sont : 4' La vi et les sentiments de Lucilio Vanini, Rotterdam , 1717 ; dirigée, comme de raison, contre l'accusé d'athéisme. 5° La Religion des Mahométans, tirée du latin d' Adrien Rela'od, arec une profession de foi mahométane, La Haye, 172'1 C'est le meilleur ouvrage de Durand. 6° Sermons choisis sur divers textes de l'Ecriture- Sainte, Rotterdam, 1711 Londres, 1728 Ces deux éditions sont rares, mais la dernière l'est encore davantage. 7° Histoire du 16e siècl avec la Vie de de Thou, Londres, 1725-1732 , 7 vol. 8° Onzième et douzième volumes de l' Histoire d'Angleterre de llnpin Thoyras, La Haye, 1734 ; Paris , 1749 ., très inférieurs à ceux de l'auteu• primitif. 9. Académiques de Cicéron, traduits en français avec le texte latin , Londres, 17/10, . ev• • ettrèmement rue. 1t>, Un Eloge de 1,, risomiu3; une Notice sur Pierre de i akn- ; e . Ibbc Petit 1 luare, ou la Serrante rais° st- ire, imite d'Erivan° ; une édition des Aren _ , de 1. '1, nm/ tue, avec la vie de Fénelon et ! riitations des poètes latins et grecs: ces .ares fournie, par Fahricias , Hambourg , .1, 2 vol. etc. Barbier, ?1M , k pre- - I. en France . a bien fait connaltre David · and, a publié sur sa vie et ses ouvrages une gré* exacte , ile,ér?e d'abord au tome fi e . •,• année du Magnais Encyclopédique. et 'al e Dictionnaire des anonymes, puis im, cin, e "épatement avec des augmentations, Paris. 18419. 23 pages
  • David EHRENSTRAHLE( 1695 - 1769) : né le 14 juillet 1695, à Malmoe en Suède, sous le nom de Nehrman, qu'il quitta lorsqu'il fut annobli en 1746 pour prendre celui d'Erenstrahle, qui veut dire rayon d'honneur. Après avoir professé le droit à l'université du Lund, il fut nommé, en 1749, secrétaire de révision, et mourut le 6 mai 1769. 11 est surtout connu en Suède par les ouvrages qu'il publia, tant en latin qu'en suédois , sur la jurisprudence du pays. Ces ouvrages répandent beaucoup de jour sur les lois civiles et criminelles, et ont été utiles pour la rédaction du Code suédois
  • David FERRAND : imprimeur à Rouen au 17e siècle , est moins connu à ce titre que par son talent pour la poésie. Il était d'une humeur gaie, avait l'esprit passablement orné, et composait avec beaucoup de facilité de petites pièces en patois normand sur toutes sortes de sujets. On croit qu'il était déjà avancé en àge lorsqu'il se décida à publier la collection de ses œuvres poétiques, et dans la préface il s'excuse de n'en avoir pas soigné l'impression sur ce qu'il était malade. Ce recueil est intitulé : Inventaire général de la Muse normande , divisé en vingt- huit parties , sont décrites les choses remarquables arrivées à I Rouen depuis quarante ans , chez l'auteur, 1655 ce volume est rare et recherché. La plupart des choses qu'on y donne pour remarquables ne méritent aucune attention ; mais on y trouve quelques pièces qui peuvent intéresser les amateurs de l'histoire littéraire. On se bornera à citer celles qui sont relatives au Puy de la Conception , dont Ferrand parait avoir été l'un des membres les plus assidus; au Puy de SteCécile, association qu'il aurait voulu voir rétablir, où l'on décernait chaque année des prix aux meilleures compositions musicales , etc. Ferrant' néglige les règles de la versification , ou plutôt il semble n'en faire aucun cas; son style est quelquefois grossier; mais il ne manque ni de franchise ni de gaieté , et il raconte sans prétention des anecdotes qui peuvent encore amuser des lecteurs peu difficiles. L'ouvrage de Ferrand est d'ailleurs le plus connu de tous ceux qui ont été écrits en patois normand, et cette raison seule peut déjà justifier en partie l'estime qu'en font les durit tuc On connaît encore de lui : l Réjouis- sances ce la Normandie sur le triomphe de la paix, Rouen , 1616 , ; Figures des Métamorphoses d'Onde sommairement décrites en vers par D. Fer- rand, Rouen, 1611
  • David FRIEDLANDER( 1750 - 1834) : savant prussien, né le 6 décembre 1750, était israélite de naissance. La plus grande partie de sa vie se passa dans les occupations du négoce et de la banque, niais sans l'absorber exclusivement. Voué par goût ; 3. Sur la refonte devenue nécessaire dans le culte et l'éducation par la nouvelle organisation de l'existence des juifs dans la monarchie prussienne, ibid., 1812; 4° Discours pour l'édification des juifs instruits, ibid., 1815 et1817; 50 Sur l'amélioration des juifs polonais, ibid., 4819 ; 6° Documents pour l'histoire de la persécution des juifs au 19e siècle, ibid., 1820 ; 7° divers morceaux dans les feuilles quotidiennes ou autres, notamment : In sur la Tradurlion des psaumes de Mendelssohn ; 2. sur l'Inhumation précipitée des juifs ; 5' Sincères idées d'un juif sur la proposition faite à ses coreligionnaires d'abolir Mitla des sorts ; 4" Kora , ou l'Ennemi des démagogues, histoire rabbinique, tirée de la Jlidra ; 50 Lettre sur la morale du commerce . 8° des traductions, soit de l'hébreu en allemand , soit de l'allemand en hébreu. Friedlander mit ainsi en langue sacrée quelques idylles de Cessner ; il fit mène des vers dans cet idiome, dont on ne connaît plus la prononciation , et il prit le cinnor hébraïque pour célébrer les charmes et les noces de la princesse de MecklenbourgStrelitz avec le roi de Prusse
  • David FRŒLICH : mathématicien , né à Kesmark dans la haute Hongrie , fit ses études sous la direction de son père , recteur du collége de Leibitz , et dont il parle avec une profonde vénération. Ses progrès dans les sciences furent trèsremarquables, et il était encore jeune lorsque l'empereur lui accorda le titre de son mathématicien en Hongrie. Abdias Trew, professeur d'Altdorf, peint Freelich comme un homme d'un génie universel : à l'en croire , il possédait toutes les langues et était également savant en histoire, en théologie , en médecine et en jurisprudence. Il faut savoir apprécier de semblables éloges et les réduire à leur juste valeur. On connalt de lui les ouvrages suivants : 1. Medulla geographice prac- , Bartlifeld, 1639 2. Des anciens habita/ 21s allemands de la Hongrie , du comté de Zips et de la Transsylvanie, Leutschau , 1641 de 41 pages en allemand; on l'a traduit en latin sous le titre de Prodromus majoris chronici Hun- garice , 1742 , dans le grand ouvrage de Belius; Bibliotheca sen Cynosura peregrinantium, h. e. viatorium, Ulm, 1610-16il, 2 vol. Le premier volume contient des avis aux voyageurs sur la conduite qu'ils doivent tenir pour profiter de leurs voyages ; une double table des distances, l'une géométrique et l'autre vulgaire; l'indication des foires principales et le rapport des monnaies des différents États. Le deuxième renferme des éléments de géographie et d'histoire , un calendrier perpétuel avec des observations météorologiques et physiognomoniques et enfin des prières à l'usage des voyageurs. 4° Hemerologium in consputum ecclesiasticum , sive Calendarium perpetuum, Barthfeld , 1644 Frœlich annonçait une Histoire chronologique de la Hongrie , qu'il se proposait de publier aussitôt qu'il aurait trouvé quelqu'un qui fit les frais de l'impression : mais il parait que personne ne voulut s'en charger, puisque l'ouvrage n'a point paru
  • David GARRICK( 1716) : célèbre acteur et auteur dramatique , était petitfils d'un négociant français , réfugié en Angleterre par suite de la révocation de l'édit de Nantes. Son père, qui avait pris du service dans l'armée et s'y était distingué, était en recrutement à Hereford, lorsque David vint au monde dans une auberge, en 1716. Ce fut à l'école de Lichtfield , résidence habituelle de ses parents, que commença son éducation : il y montra peu d'application aux études classiques, et même peu de goût pour les jeux favoris de son àge, mais il se plaisait à écouter des histoires pour avoir le plaisir de les raconter à son tour. Le goùt de la représentation théàtrale captiva bientôt toute son attention , et il sut le communiquer à ses cama-, rades. A onze ans , il joua avec applaudissement le rôle principal dans la comédie de l'Officier recruteur. Vers 1730 , son oncle , riche marchand de vins, établi à Lisbonne, l'appela auprès de lui dans la vue de le former à son commerce; mais ayant éprouvé quelques dégoûts, David revint au bout d'un an dans son pays, et rentra à l'école de Lichttield , où il lit fort peu de progrès. L'instruction qui lui fut vraisemblablement la plus profitable fut celle qu'il reçut des leçons de Samuel Johnson , en 1735. Johnson , qui depuis s'est acquis un si grand nom dans la littérature anglaise, faisait alors, pour subsister, l'éducation de quel-, dues jeunes gens de Lichtfield. Il devint le pré- cepteur de Garrick, qui avait quelques années de moins que lui ; aussi futil encore plus son ami que son maitre. Au bout d'un an ils formèrent le projet d'aller ensemble visiter la capitale. Garrick paraissait destiné à la carrière du barreau. Un legs de 1000 livres steel. que lui fit son oncle lui donna les moyens de se préparer à l'exercice de cette profession par les études nécessaires. Il entra en 1737 au collége de droit de Lincoln'sinn ; mais les succès que ses manières polies et agréables, autant que son esprit vif et piquant, lui procuraient si facilement dans les sociétés où il fut lui rendirent bientôt insipides les graves études du collége. En 1737 il étudiait les sciences logiques et mathématiques à Rochester; niais son penchant pour le théâtre contrariait toutes les de sa famille. L'affection qu'il avait pour sa mère l'avait porté à réprimer autant qu'il pouvait ce penchant ; après la mort de ses parents, il entreprit , en société avec son frère, le commerce des vins; mais 'cette société ayant été dissoute très - peu de temps après, Garrick résolut h de tenter enfin sur un théâtre public l'essai de son talent pour la déclamation. Son goût, exercé par la fréquentation des gens de lettres, s'était manifesté par quelques articles de critique dramatique qui parurent dans les journaux. Une sage défiance l'engagea à ne donner à son premier essai que le moins d'éclat possible. Sous le nom fictif de Lyddal , il suivit une troupe de comédiens qui se rendait de Londres à Ipswich , et ee fut sur le théâtre de cette ville qu'il débuta en 1741 , dans le rôle d'Aboan de la tragédie d'Oroonoko. Son succès fut complet; et dès lors il dit adieu au barreau et au commerce. Les applaudissements qu'il recueillit successivement dans plusieurs autres rôles, soit tragiques, soit comiques, mème dans les rôles d'arlequin, affermirent sa résolution de se vouer à une carrière où il se sentait comme entraîné par la nature. A sou retour à Londres, les directeurs des deux principaux théâtres, Drurylane et Co- i ventgarden , dédaignèrent d'abord l'ae.quisition d'un jeune comédien d'un extérieur peu imposant, et dont la méthode de déclamation contrariait r d'ailleurs la doctrine vénérée des traditions. Le théâtre de Goodman'sfield, plus particulièrement I fréquenté par la bourgeoisie , profita de cette erreur. Garrick y fut reçu avec empressement. Parmi les auteurs dramatiques qu'il avait étudiés , Shakspeare avait surtout excité son admiration , et L il avait cru trouver dans ses tragédies les rôles les mieux assortis à ses moyens ; ce fut celui de Richard Ill qu'il choisit pour faire son début sur un théâtre de la capitale : il rendit ce rôle passionné et trèsfatigant avec une énergie extraordinaire, et qui lui mérita les plus grands applaudissements des spectateurs, étonnés de trouver dans un jeune homme de vingtdeux ans un talent qui faisait supposer une étude longue et profonde de la nature humaine. Il éclipsait dès sa première apparition les plus grands acteurs que possédait la scène anglaise. Des hommes dont l'opinion faisait autorité, joignirent leurs suffrages aux applaudissements du parterre. Pope, alors sur la fin de sa carrière , s'était dérobé à sa retraite de Twickenham , pour assister à une des représentations de Richard HI. Il fut ravi du jeu de Garrick, et dit au lord Orrery, , qui l'accompagnait : • 'ai bien peur que ce jeune homme ne se perde; car il n'aura point de rivaux. Richard 111 fut donné six ou sept fois de suite , et fut suivi de la représentation de plusieurs autres pièces où le talent de Garrick se soutint avec avantage. Ce que la cour et la ville avaient de plus brillant désirant jouir de cette sorte de prodige , le théâtre de Goodman'sfield attirait une affluence à laquelle il n'était guère accoutumé. Les directeurs des grands théâtres, forcés de croire au mérite du nouvel acteur , en considérant la désertion de leurs habitués et l'appauvrissement de leur caisse , mirent alors tout en oeuvre pour perdre le théâtre rival , et provoquèrent un acte de l'autorité supérieure qui en ordonnât la suppression. Le directeur de Goodman'sfield en prévint l'effet, et entra en arrangement avec eux. Garrick ne s'était pas borné au talent d'acteur. La société de Johnson lui avait communiqué le goût des vers ; et il avait composé , entre autres ouvrages, deux petites pièces qui avaient été jouées avec succès , le Valet menteur et le Léthé, où luimème remplissait trois rôles différents. Le théâtre de Drurylane s'empressa de s'attacher un, talent qui pouvait relever sa gloire déchue ; mais Garrick , après avoir contracté un engagement trèsavantageux avec le directeur, accepta une invitation pour donner quelques représentations sur le théâtre de Dublin, et partit en 174 avec mistriss Wollington. L'enthousiasme qu'excita dans cette ville le talent de Garrick alla jusqu'à la frénésie : tel fut, dans un été des plus chauds, l'empressement du public pour l'entendre, qu'il en résulta une épidémie qui prit le nom de fiévre de Garrick. Il revint à Londres quelques mois après, et conformément à son engagement, il parut sur le théâtre de Drurylane , et continua de s'y montrer presque tous les jours, dans la grande et dans la petite pièce , et d'y mériter une égale admiration. Ses succès furent troublés un moment par une contestation où l'avait entratné une promesse irréfléchie faite à l'un de ses camarades , le vieux et susceptible Macklin ; contestation qui fut loin d'are éclaircie par quelques pamphlets publiés de part et d'autre , mais que les partisans de Garrick décidèrent à coups de bâtons dans le parterre. En 1745 , il fit un nouveau voyage à Dublin , et partagea avec Thomas Shéridan , fils de l'ami du docteur Swift et père de Richard Brinsley Shéridan , la direction d'un théâtre situé dans Smockalley. Ce fut l'année suivante qu'il joua à Covent- garden pour la dernière fois comme acteur salarié. Ses succès , par l'effet de son esprit d'ordre et d'économie, lui avaient procuré une aisance qui le mit en état d'acheter en 1747
  • David GILLI : ministre protestant , né dans le as Languedoc , s'appliqua aux langues grecque ,t hébraïque , dans lesquelles il se rendit habile. 'e destinant au ministère évangélique, il alla ommencer sa théologie à PuyLaurens , et 'acheva à Saumur, sous le célèbre Amyrault. A eine avaitil fini ses cours, que, tout jeune qu'il 'tait, on le nomma ministre de Baugé en Anjou. 1 se distingua particulièrement dans la prédicaion ; et ses succès y furent tels, que catholiques et protestants accouraient pour l'entendre. Une chaire de théologie ayant vaqué à Saumur, on songeait à l'y nommer ; il en fut néanmoins écarté par les fervents de sa secte , qui le trouvaient trop tolérant. Étant allé prêcher à Lyon , il satisfit tellement son auditoire que les protestants de cette ville voulaient le retenir, et le prendre pour ministre ; il préféra de rester près de son petit troupeau de Baugé, et retourna à son modeste poste. De profondes études sur la doctrine qu'il prêchait lui ayant inspiré quelques doutes au sujet de la réformation , il résolut d'en examiner les fondements et les trouva peu solides; il fit part de ses idées à David Courdil, son ami ; tous deux les soumirent à un nouvel examen , qui acheva leur conviction. Dès lors ils songèrent à rentrer dans le sein de l'Église catholique. S'étant présentés le 3 juin 1683 au consistoire de Sorges, ils y déclarèrent leur résolution et en développèrent les motifs. Le 6 du même mois, jour de la Pentecôte, ils firent leur abjuration entre les mains de M. Arnauld, évêque d'Angers, et se fixèrent dans cette ville ; tous deux y devinrent membres de f.Académie , qu'ils honorèrent par leurs connaissances et leurs travaux littéraires. Gilli servit avec zèle l'Église dans laquelle il était rentré, et ramena à la foi catholique plusieurs ministres et un grand nombre de protestants. Il mourut à Angers, le 27 décembre 1711 , peu de temps après son ami Courdil. Il était iigé de 63 ans. Il a laissé : 1. Un Traité de la véritable idée du chris- tianisme, resté manuscrit ; 9.. un Abrégé de histoire du Vieux et du Nouveau Testament, avec de courtes réflexions , et un Abrégé de l' histoire universelle jusqu'à Charles- Quint ; 3° sous le titre de Conver- sion de Gilli 1685 , un Recueil où se trou- vent les discours que lui et Courdil prononcèrent au consistoire de Sorges , et celui que leur adressa M. l'évêque d'Angers le jour de leur abjuration
  • David GOEMOERY( 1708) : médecin , né à Rosnau, en Hongrie, l'an 1708. 11 fit ses études à Iéna, s'établit à son retour dans la ville de Raab , et fut élevé au rang de noble hongrois. Il vivait encore en 1778, et avait publié : Disput. de syllogismo, Iéna , 1732; De peripneumonia , ibid., 1735 ; Praxis inedica usui aputhecoe manualis pharmaceuticce accommodake , sans année ni lieu d'impression Traité de la guérison de la peste en lan- gue hongroise , Raab , 1739. Voy. Weszprem , Biogr. medie. Ungar. cent
  • David GRAFUNDER : théologien et savant orientaliste allemand du 17e siècle, originaire de la Marche de Brandebourg, fut d'abord recteur à l'école de Custrin ; mais la doctrine du syncrétisme, alors vivement agitée, lui attira des persécutions de la part des calvinistes, qui le destituèrent en 1666, parce qu'il ne voulut pas faire chanter par les élèves du gymnase les psau- mes de David d'après la version de Lobwasser. Grafunder fut ensuite successivement pasteur à Salgast, à Luckau et à Merseburg, où il mourut de la peste le 24 décembre 1680. Voici la liste des ouvrages que Grafunder a publiés : 10 Calli- graphia hebraïca, sen de eleganti sermone ebr., Cologne , 1668 ; 20 Gramnzatica syriaca cunz syntaxi el lexico brevissimo , Wittemberg, 1665 5. Grammatica chaldaica ; 4. Orationes Iso- cratis ; jo Plutarchus cunz notis; 6° fErarium poeti- CUM grœcum
  • David GRÉGORY( 1661 - 1708) : mathématicien , membre de la société royale de Londres, neveu du précédent, né à Aberdeen en 1661 , prit le degré de maitre ès arts à l'université d'Édimbourg, et y professa ensuite les mathématiques pendant quelques années. Ses amis l'ayant engagé à venir en Angleterre , il se fit agréger à l'université d'Oxford en 1691 , et y fut reçu quelques jours après docteur en médecine. Il fut nommé à la chaire d'astronomie la même année , sur la démission d'Édouard Bernard, et justifia bientôt ce choix par la publication de plusieurs ouvrages estimables. Il mourut le 10 octobre 1708, à Maidenhead , dans le Berkshire, dans un voyage qu'il faisait de Londres à Bath , laissant plusieurs enfants, dont l'un, nommé David comme lui, mort en 1767, a professé l'histoire moderne à Oxford avec quelque réputation. David Grégory le père eut l'honneur de compter Newton au nombre de ses amis. On a de lui : 1. Exercitatio geozne- trica de dimensione figurartinz ; sive specimen me- thodi generalis dimetiendi quczsvis figuras Édim- bourg, 1684 ; Catoptricoe et dioptricce sphericoe elementa, Oxford , 1695 ; ouvrage estimé, traduit en anglais, en 1705, par le docteur Browrie. Desaguliers en donna une édition plus complète , Londres, 1735, On y trouve en forme rincipe de la gravitation, et que les modernes t'ont fait que le rendre plus sensible par leurs lécouvertes. Il y donne l'analyse et l'explication les systèmes les plus célèbres, et s'attache sur-:out à mettre celui de Newton à la portée des sprits les plus médiocres. 50 On doit encore à i;régory une excellente édition grecque et latine l'Euclide avec une savante préface, Oxford, 1703 un grand nombre de Dissertations dans les Transactions philosophiques et il a laissé en manuscrit des ouvrages considérables , entre autres un Commentaire sur les principes de Newton
  • David HARTLEY( 1705 - 1757) : médecin anglais, né en 1705 , à llingworth , exerça sa profession succes- sivement à Newark, à St.Edmund'sbury, à Londres et à Bath , où il mourut le 28 août 1757. On a de lui un ouvrage intitulé : Observations sur l'homme, son organisation , ses devoirs et ses espérances, nit), 2 vol. réimprimé en 1791 Pal' les soins de son fils, avec des notes et des additions traduites de l'allemand de M. Il. A. Pistolins, et une esquisse de la vie de l'auteur. Ilartley établit une doctrine des vibrations , au moyen (lesquelles il cherche à expliquer l'origine et la propagation de la sensation ; mais cette doctrine, soutenue avec esprit, n'en est pas moins fondée sur une hypothèse insoutenable; et le célèbre Haller a d'ailleurs démontré que les propriétés que l'auteur attribue à la substance médullaire du cerveau et des nerfs, sont absolumeht incompatibles avec leur nature. La doctrine de Hartley parait tendre au matérialisme; et le docteur Priestley, clans un écrit publié en 1775 sur ce sujet, a essayé de prouver que cet auteur n'était pas moins matérialiste que lui. On a aussi de ce médecin quelques lettres dans les Transactions philosophiques, et un Exposé des preuves pour ou contre le remède de mademoiselle Stephens, pour dissoudre la pierre. con- tenant cent cinquante- cinq observations, des expérien- ces, etc., 1739. Hartley avait luimème la pierre; et c'est, diton de cette maladie qu'il est mort, après avoir pris plus de deux cents livres pesant du dissolvant de mademoiselle Stephens, ce qui discrédita beaucoup ce remède. —Son fils, David HARTLEY, fut, à diverses époques, membre du parlement pour la ville de Hull , et y montra des vues libérales. Sa vigoureuse opposition à la guerre entre l'Angleterre et ses colonies d'Amérique, le fit choisir pour l'un des plénipotentiaires chargés de traiter de la paix avec Franklin à Paris ; et quelquesunes de ses lettres, en cette occasion, se trouvent dans la correspondance im- primée du philosophe américain. Hartley fut, dans la chambre des communes, un des premiers promoteurs (le l'abolition du commerce des nègres. Ses connaissances scientifiques se sont manifestées par plusieurs inventions utiles, notamment par une méthode pour garantir les bâtiments contre les incendies. Il mourut à Bath , le 19 décembre 1813, àgé de 84 ans
  • David HOME : ecclésiastique protestant , issu d'une famille distinguée d'Écosse, fut élevé en France, où il passa la plus grande partie de sa vie. Jacques I" l'employa à concilier les différends qui s'étaient élevés entre Dumoulin et Tilenus, au sujet de la justification , ainsi qu'à amener tous les protestants de l'Europe à une seule forme de doctrine ; ce qui fut reconnu impraticable. Outre quelques morceaux insérs dans les Delicice poeta- rom Scotorurn et l'Apologia basilica, seu Machia- ingenium examinatum, 16'26 qui est SOU principal ouvrage , on lui attribue les .deux ouvrages suivants, écrits en français :1. Le contre- assassin , ou Réponse à l'Apologie des jésuites, Ge- nève , 1612, ; L'assassinat du roi , ou Maximes du vieil de la Montagne, pratiquées en la personne de défunt Henri le Grand , 1617 L.
  • David HENRY( 1710 - 1792) : Écossais, né près d'Aberdeen ti 1710, vint à Londres à l'age de quatorze ans, imprima des journanx de province à Reading et è Winchester, , et, ayant épousé la fille d'Edw. cave , eut , pendant plus de cinquante ans, part à la dircetion de cet ouvrage périodique, trèsprécieux !tour l'histoire de la littérature anglaise, et surtout pour la biographie. Outre les articles qu'il y I, insérés, on a de lui les ouvrages suivants : ps, tingt discours abrégés de ? Viol: ou, imprimée pour la quatrième fois en 1779; e le Parfait fer- mier anglais, ou Systéme pratique d'agriculture, 177'2. Cet ouvrage n'était pas une pure compilk, fion, l'auteur s'étant occupé de l'agriculture dans une ferme qui lui appartenait. 3. Tableau historiq? e de tous les royages autour du monde. 177i, 4 vol. iii-1». Il y ajouta, depuis, deux volumes, comprenant les voyages du capitaine Cook. David Henry mourut à Levisliam, le :? juin 1792
  • David HERLICIUS( 1557 - 1636) : poëte , historien, médecin, philosophe, et, pardessus tout, astrologue, naquit à Zéitz en Misnie, le 28 décembre 155'7. Peu favorisé de la fortune, il ne dut son éducation qu'aux secours de quelques parents, ressources auxquelles il ajoutait en chantant et en faisant des vers pour de l'argent. Il passa quelque temps dans l'université de Wittemberg, se rendit ensuite à Leipsick, puis à Rostoch, où il donna des leçons. Le duc de Mecklembourg le nomma principal du collége de Gustrow. Il remplit ces fonctions pendant deux ans, exerçant en mème temps la médecine et fai- sant des horoscopes. Il habita ensuite Prentslow, avec le titre (le physicien, puis Anelam. En 1584, il publia pour la première fois des éphémérides, consacrées principalement à la prédiction des mutations de temps : elles eurent le plus grand succès, et furent traduites en latin, en polonais, en danois, en suédois. Durant toute sa vie , c'est-àdire pendant cinquantedeux ans encore, il continua de débiter ses hasardeuses prédictions. Herlicius devint , en 1585 , profesgeur de mathématiques à l'université de Gripswald. 11 se fit recevoir docteur en 4598, professa la physique à Stargard, puis à Lubeck, et revint à Stargard , où il mourut le. 15 août 1636, sans avoir eu d'autre infirmité qu'un peu d'affaiblissement dans la vue. Il avait perdu, l'année précédente, tous ses papiers dans un incendie. Herlicius fut un homme pieux; il était luthérien. 11 priait, jeûnait , faisait des aumônes. Il apportait à toutes ses actions une prudente lenteur. 11 disait que le chien goulu fait des petits aveugles. Il eut (l'illustres amis, tels que Pierre Crüger, Adrien Mètius , Antoine Helvic Burmester. Il fut marié deux fois, et ne fut pas heureux dans sa première union. Quoiqu'il ait dressé plus de douze cents thèmes , il eût préféré ne pas faire métier de l'astrologie : mais il craignait de manquer , et dépensait d'ailleurs beaucoup avec les femmes. Ses meilleures pratiques pour les horoscopes étaient les Hongrois et les Bohémiens. 11 ménageait ses yeux , et se faisait aider dans ses travaux. Il craignait de compromettre la certitude de l'astrologie, et refusait de faire, mème pour de l'argent, l'horoscope de ceux qui ne pouvaient assigner au juste l'heure de leur naissance. D'après ses principes , la queue du Dragon, dans la première maison , indique les indigents et les bossus; la conjonction de Vénus et de Jupiter, dans la huitième maison, promet soixantedix ans d'une vie heureuse; la grande étoile de l'astérisme du Verseau, dans la mème maison , dénote que l'on sera célèbre après sa mort. Herlicius avait prédit la ruine de l'empire des Turcs pour la fin du 16° siècle: cette prédiction fut plus chrétienne que véritable. H faisait peu de cas de la chiromancie. Comme médecin, il estimait particulièrement Fernel , Mercurialis Montan, et prisait beaucoup l'or potable de Marsile nein. Sa devise était : Aledice Virere est tnodice bibere. Laurent Eischstad , son disciple et son collaborateur, a écrit sa vie : elle se trouve dans les Alemorioe medicorum sui aivi de Henning Witten, Francfort, 1676 p. 73. On y trouve aussi le catalogue de ses ouvrages , parmi lesquels il nous suffira d'indiquer : 4. De curationibus gravi- darum , puèrperarum et infantium, Anclam, 1584 1602, 4°; et 1618 en allemand; Discursus historico- physicus de iride lunari, 1609; Tractatus geographicus de distantiis locorunz arithmetice supplendis ; 4. Operis nzirabiliunz tomus primus , Nuremberg, 1614 Cet ouvrage n'a pas été continué. 5° Carmina, Stettin, 1606 6" De raptu Pauli in tertium ccelum ; 7. Exercita- liones philosophicoe de lacrynzis, visu, saliva, sudore et sternutatione Orationes , Gripswald 9. De maculis lunœ ; de dysenteria ; de pluviis ' cruentis et prodigiosis ; de fulmine ; Disticha Evan- geliorum ; un ouvrage sur les Rose- croix, etc. Her- licius avait composé un triple et grand Calendrier ecclésiastique, astronomique et astrologique : il fut détruit dans l'incendie dont nous avons parlé. Adelung a consacré un assez long article à Ilerlicius dans son Histoire des folies humaines
  • David HERRLIBERGER( 1697 - 1777) : naquit à Zurich en 1697, et y mourut en < i> 1777. Graveur habile et industrieux , après avoir reçu' ses premières du peintre et graveur Melchior Fuessli, il se rendit à Augsbourg , et ensuite à Amster- dam , où il se perfectionna sous Bernard Picart, qui < i> le distingua, et pour lequel il a beaucoup travaillé. Il voyagea en France et en Angleterre, et revint en 1729 dans sa patrie: Il publia un grand ouvrage, < i> Nouvelle description topographique de la Suisse, qui parut depuis 1754 jusqu'en 1773, en 3 volumes formant 55 cahiers, lesquels ren- ferment 325 planelles, Il a eu des coopérateurs, tant pour les planches que pour le texte, dont les différentes parties sont d'un mérite inégal. La traduction française, commencée par M. Mottet, à Neufchàtel , n'a pas été terminée. La < i> Topogra- phie particulière des Alpes, commencée par Ilerrliberger en 1774, est l'édition augmentée d'une section de son grand ouvrage : la suite n'en a point paru. Il a publié quelques cahiers d'un < i> Pan- théon suisse, renfermant les portraits et les éloges des Suisses célèbres ; les < i> Cris de Zurich et < i> de Bdle ; un grand nombre d'autres gravures, et une édition de l'ouvrage de Picart < i> sur les cérémonies religieuses : il a imité parfaitement la manière de ce graveur
  • David HOESCHEL( 1556) : savant helléniste, naquit à Augsbourg le 14 avril 4556, de parents pauvres; mais ses heureuses dispositions intéressèrent en sa faveur Marc Velser, protecteur éclairé des lettres, qui se chargea des frais de son éducation. Il justifia par ses progrès rapides les espérances de son bienfaiteur; et , après avoir terminé ses études , il fut pourvu d'une chaire au collége de Lavingen. 11 en prit possession par un discours en langue grecque , dont le sujet était la Chute du premier homme, et qui réunit les suffrages de son auditoire. Il céda aux instances de ses amis en livrant à l'impression cet ouvrage, qu'il dédia à Velser, par une épltre dans laquelle il nomme quelques autres personnes dont il avait reçu des secours. 11 revint en 1581 à Augsbourg occuper la chaire d'humanités que lui avait procurée Jérôme Wolff, son ancien maitre ; il la remplit jusqu'en 1595, qu'il succéda à Simon Fabricius dans l'enseignement de la langue grecque. Il fut ensuite nommé conservateur de la bibliothèque publique , et quelque temps après recteur du collége de SteAnne. Ce double emploi partagea tous ses instants; il enrichit la bibliothèque confiée à ses soins d'un grand nombre de manuscrits précieux : il mourut justement regretté le 20 septembre 1617. Jacques Bruker a publié une lettre De meritis in rein litterariam proecipue grecam celeberrimi D. Hoescheiii, dans le tome 4 du Tempe helvetica. Niceron lui a consacré un article dans le tome 28 de ses Mémoires. Il faut consulter les deux recueils pour avoir la liste complète de ses ouvrages. On lui doit : Catalogus codicum yroe- corum qui sunt in biblioth, reipubl. August. Vinde- licorum, Augsbourg, 1595 Il rédigea ce catalogue à la sollicitation de Velser, qui avait fait don de sa bibliothèque à la ville d'Augsbourg. Colomiez dit que de son temps il n'existait pas de catalogue de manuscrits plus docte ni mieux rédigé . 2. Les premières éditions de la Bibliothèque de Photius; de plusieurs Opus- cules de Philon; de quelques Homélies de StBasile, de StGrégoire de Nysse, de StGrégoire de Nazianze, de StJean Chrysostome et de StJean Damascène ; de l'Illyrique d'Appien ; des Petits géographes; des livres d'Origène contre Celse; des Histoires de Procope et d'Anne Comnène ; quelques Traductions latines, entre autres de la Vie de St- Antoine , ermite, par StAthanase. Huet lui re- proche de substituer quelquefois sa pensée à celle de l'auteur : sans ce défaut , ajoute cet illustre critique, Iloeschel aurait effacé tous les autres traducteurs par son talent à reproduire les beautés et jusqu'aux finesses de style de ses originaux. 40 Des Additions au dictionnaire grec et 1@tin de uland
  • David HOPKINS : chirurgien anglais , attaché à la compagnie anglaise du Bengale, résida quelque temps à Bhagulpoore , comme agent de la compagnie , et fut ensuite surintendant général , dans l'île de Java, où il mourut à Samarang, en 1814. On a de lui les Dangers que l'Inde anglaise peut avoir à craindre de l'invasion et des établissements de missions françaises , 1809 Il y annonçait l'intention de publier une Histoire générale de l'Inde en 4 volumes et un Voca- bulaire persan, arabe et anglais, abrégé de l'édition du Dictionnaire de Richardson, donnée par le docteur Wilkins
  • David HUME( 1711) : philosophe et historien anglais, naquit , en avril 1711 , à Édimbourg. Sa famille, issue (les comtes de Home ou Hume, était pauvre, et il était encore enfant lorsque son père mourut. Sa mère, jeune et belle, restée veuve avec deux garçons et une fille, se dévoua entièrement à leur éducation. David Hume fit ses études avec succès, et eut dés son jeune âge ce goût prononcé pour l'étude et la littérature, qui fut par la suite sa passion dominante et la source de ses jouissances, de sa fortune et de sa célébrité. Ses habitudes studieuses , tranquilles et rangées le firent juger propre au barreau : mais il éprouvait une insurmontable aversion pour toute autre étude que celle de la philosophie et des belleslettres, et lorsqu'on le cro:iait le plus occupé de Vo!t ou de Vinnius, il dévorait en secret les ouvrages de Cicéron et de Virgile. La part qui lui revenait dans le patrimoine de son père était, d'après les lois de son pays, (l'autant moins considérable, qu'il était cadet de famille, et le plan de vie qu'il avait adopté ne convenait ni à la modicité de sa fortune ni à la délicatesse de sa santé, altérée par une application trop constante. On parvint donc à le persuader de courir une carrière plus active en entrant dans le commerce : en conséquence il se rendit, en 1734, à Bristol, fortement recommandé à quelques riches négociants de cette ville ; mais il ne tarda pas de s'apercevoir qu'il n'était nullement fait pour ce genre de vie. Alors il forma la résolution de s'abandonner entièrement à ses goùts, de suppléer par une stricte économie à ce que la fortune lui avait refusé , et de conserver son iodépenclancv. Pour réaliser çe plan de vie, ij passa en France, oit il était plus facile de vivre avec peu d'argent que dans sa patrie. Il habita Reims, et ensuite la Flèche en Anjou : c'est là qu'il écrivit son Traité de la nature humaine. Après trois ans d'absence il revint à Loners, en •757, pour faire imprimer cet ouvrage, qui parut vers la tin de l'année suivante. « Jamais , ditil « dans l'histoire de sa propre vie , jamais début · littéraire ne fut plus malheureux ; l'ouvrage « mourut en naissant, sans ('Arne obtenir Phone neur d'exciter un signe de mécontentement parmi les dévots. » Ce peu de mots annonce que Hume avait au moins compté sur le scandale, et montré de quel genre (le succès il paraissait dès lors avide. Cependant dièse trompe ou trompait le public en avançant cette assertion. Son livre fut réfuté avec beaucoup d'habileté dans la Revue des ouvrages du monde savant, le seul journal périodique de cette nature qui existât alors en Angleterre, et un critique anglais n'hésite pas à faire honneur de cette réfutation au savant Warburton. Ainsi Hume était en quelque sorte incrédule et sceptique par nature. C'est dans la première jeunesse , c'est dans l'âge des douces illusions et sous le beau climat de l'Anjou que, par un vain désir de célébrité , il cherchait à ébranler les fondements de toutes les croyances, et à saper les bases de toutes les religions. 11 ne fut point rebuté par l'issue de cette première tentative , et, se renfermant de nouveau dans la solitude, il écrivit la première partie de ses Essais moraux, politiques et littéraires, qui parurent à Édimbourg en 1712. Ce livre fut accueilli assez favorablement, mais n'eut cependant pas d'abord tout le succès qu'il méritait. L'auteur y a renfermé la matière ,d'un grand ouvrage dans de petits traités pleins d'idées neuves et d'aperçus intéressants. C'est dans ces Essais et dans ceux qu'il publia peu après que Hume eut la gloire de poser les bases de l'économie politique , et les principes qui se trouvent épars , ou simplement indiqués, dans ce qu'il a écrit sur le commerce, sur l'intérèt de l'argent , sur les causes des progrès des arts et métiers, et dans ses discours politiques , réunis depuis , développés, et coordonnés en un ensemble régulier, ont donné naissance au bel ouvrage de son ami et compatriote Adam Smith sur la richesse des nations. Les autres Essais (le Hume roulent sur l'origine et les principes du gouvernement, l'indépendance du parlement anglais, les partis politiques de la GrandeBretagne , la liberté civile ; sur la dignité et la faiblesse (le la nature humaine , la délicatesse du goût et de la passion , les préjugés et l'enthousiasme , l'éloquence , l'origine et les progrès (les sciences ; sur les opinions des épicuriens , des stoïciens, des platoniciens et des sceptiques ; sur la polygamie , le divorce , la population des nations anciennes ; sur la simplicité et l'élégance (lu discours , le caractère national , la tragédie, les règles du goût, etc. Sous le rapport du style, Hume se fait remarquer par une diction singulièrement facile, claire, élégante et pure : comme philosophe, il se distingue éminemment par une raison toujours calme, forte et subtile. C'est avec une merveilleuse sagacité qu'il découvre les nombreux rapports qui compliquent les idées en apparence les plus simples, qu'il analyse et décompose les sujets les plus compliqués, qu'il les éclaire sous chacune de leurs faces , qu'il sonde d'une main attentive le sol sur lequel il s'appuie, et qu'après avoir élevé avec soin un édifice en apparence régulier et solide, il en indique les parties obscures ou imparfaites, et fait voir l'instabilité de quelquesunes des bases mêmes sur lesquelles il vient de le construire. Génie singulier ! toujours occupé à montrer l'incertitude et la faiblesse de cette raison humaine avec laquelle cependant il voudrait tout creuser, tout analyser, tout connaître ! Ilume passa les années 1745 et 1746 en Angleterre, comme précepteur (lu marquis d'Annaldail ; il fut ensuite secrétaire du général SaintClair , qui devait commander une expédition au Canada, laquelle se termina par un débarquement sur les côtes de France. Ou voit par là que, malgré sa stricte économie et sa ferme résolution, Hume était, comme un autre, forcé de sacrifier son indépendance au besoin (l'exister. En 1736 , Hume , après la mort de Pringle , se mit sur les rangs pour obtenir la chaire de philosophie morale à Édimbourg ; ruais le clergé écossais avait été choqué de ses pr cipes, et on lui préféra le docteur Beattie. Il n'a rien dit de ce fait dans l'histoire de sa vie. En 1737 , le général SaintClair détermina Hume à l'accompagner dans son ambassade auprès des cours de Vienne et de Turin , et il l'y présenta comme son aide de camp. Pendant son séjour à Turin, Hume refondit son premier ouvrage, et le divisa en plusieurs petits essais ; il donna plus de
  • David HUME( 1756 - 1838) : jurisconsulte écossais, neveu (Io grand historien du même nom, naquit en 1756, et occupa plusieurs emplois publics importants; il se distingua dans tous par son habileté et par sa laborieuse assiduité à en remplir les devoirs. Il fut successivement nommé schériff des comtés I e Berwick et de WestLothian, professeur de droit écossais à l'université, et enfin l'un des barons de la cour de l'Échiquier. Il a rempli cette dernière place jusqu'à la suppression de la cour dont il faisait partie, qui eut lieu en 1830. David Hume a pris un rang éminent parmi les jurisconsultes écossais, par la publication, d'un ouvrage intitulé Commentaires sur la loi d'Ecosse relativement à la classification et à la punition der ( rimes, 1797, 2 vol.' La Bibliographia britannica semble indiquer un autre ouvrage du même auteur publié en 1800; niais le titre qu'elle rapporte est si peu différent de celui qui a paru en 1797 , que nous présumons que ce n'est qu'une seconde édition de ce même ouvrage. David Hume est mort le 30 aoùt 1838, dans la 82e, année de son âge, à Édimbourg, dans la maison qu'il occupait depuis longtemps place Moray. Parmi ses papiers on a trouvé des lettres de .1.J. liousseau , de la Condamine et de plusieurs hommes de lettres, adressées à David Hume l'historien , ainsi que divers essais de ce dernier
  • David HOUARD( 1725) : né à Dieppe le 26 février 1725, se fit recevoir avocat à Paris le 7 mars 1747. Mais ce ne fut pas à la jurisprudence pratique qu'il borna ses études et ses travaux : il voulut connaltre l'origine de nos anciennes lois et Bout urnes; et les connaissances qu'il acquit le firent admettre en 1785 à l'Académie des inscriptions et belleslettres en qualité d'associé. Le délabrement de sa santé le détermina en 1789 à retourner dans sa ville natale, qu'il quitta depuis pour Abbeville , où il est mort le 15 décembre 1802. On a de lui : 1° Anciennes lois des Français conservées dans les coutumes anglaises. recueillies par Littleton. Rouen et Paris , 1766 , 2 vol. id. , Rouen , 1779. nouant n'a pas été simple traducteur au travail de l'auteur anglais , il a joint des observations historiques et critiques. 2° Traité sur les coutumes anglo- normandes , publiées en Angleterre depuis le onzième jusqu'au quatorzième siècle, avec des remarques, etc., Londres et Paris, 1776-1781, 4 vol. 3° Dictionnaire analytique, historique , éty- mologique et critique de la coutume de Normandie, Paris, 1780-1781, 4 vol. Mercier de SaintLéger en a relevé quelques erreurs dans le Journal des savants. 4° Mémoire sur les antiquités galloises . Un autre mémoire qui y faisait suite avait été fourni à l'Académie ; mais le manuscrit a été perdu pendant la révolution. 5° Plusieurs travaux insérés dans divers recueils
  • David JENKINS( 1586) : magistrat et jurisconsulte anglais, distingué par sa fidélité constante à son roi, naquit vers 1586, à Hensol, dans le comté de Glamorghan, d'une famille ancienne et respec- table. Au commencement du règne de Charles I", il fut élu juge du banc du roi, fut ensuite nommé son lecteur , et enfin juge de la partie méridionale du pays de Galles. A l'époque de la rébellion, il se montra extrêmement sévère envers les personnes ? « Dieu ne me pardonnerait jamais une telle of- « fense. » Ce discours énergique irrita la chambre à un tel point, que, sans plus ample informé, elle le déclara , ainsi que Guillaume I3utler , coupable de haute trahison, et fixa le jour de leur exécution. Le juge Jenkins résolut de subir son jugement ayant la Bible sous un bras , et la grande charte sous l'autre ; mais l'attention de ses ennemis fut détournée par un discours facé- lieux de Harry Marten, espèce de bouffon du parlement. Jenkins fut seulement condamné à mille livres sterling d'amende, pour avoir méprisé la chambre ; ses biens furent séquestrés, et on le reconduisit à Newgate. Dans l'intervalle, le parlement ne pouvant s'empêcher d'admirer son grand caractère, et ayant le plus vif désir de se l'attacher, envoya un commissaire lui offrir , s'il voulait reconnaitre que son pouvoir était légal, nonseulement la levée du séquestre de ses biens, mais encore une pension de mille livres sterling par an. Jenkins répondit à cette proposition qu'il ne reconnaitrait jamais pour légale la rébellion, quoique couronnée par le succès. Ils lui offrirent alors les mêmes conditions, pourvu qu'il souffrit seulement qu'on iinprimàt qu'il avauait et reconnaissait que leur pouvoir était légal et juste , et qu'il ne contredit pas ce qui serait publié. Il répondit qu'il ne participerait pas à ce qu'ils feraient pour tout l'or qu'ils avaient dérob6 depuis qu'ils s'étaient emparés de l'autorité ; que, s'ils étaient assez impudents pour imprimer ce dont ils l'entretenaient, il vendrait jusqu'à ses habits et sa chemise afin d'acheter des plumes, de l'encre et du papier pour peindre la chambre . La plupart de ces écrits avaient été composés en prison , et ont été souvent réimprimés. Il est aussi l'auteur d'un Projet de traité avec le roi, etc., 1648 ; Proposition pour le salut du roi, et Réplique à une réponse qui y avait été faite : mais il est surtout connu au barreau par son recueil des Rapports solennellement présentés à la chambre de l'Echiquier, ou sur les writs d'erreur depuis Henri III jusqu'à Jacques fer, publiés originairement en français, d'abord en 1661 et ensuite en 1734 : une troisième édition fut encore faite en français, traduite en anglais par Théodore Barlow, avec des additions et une table des matières, et publiée en 1771 ou 1777 M. Bridgmann croit que Jenkins est aussi l'auteur d'un ouvrage publié en 1657, sous le titre de Paris consultum, ou Guide pour la paix publique, décrivant succinctement l'antiquité , l'éten- due et la juridiction des cours de corporation de plusieurs comtés, et particulièrement des cours des offenses , etc
  • David JENNINGS( 1691 - 1762) : théologien anglais non conformiste, né en 1691, à hibworth en Leicestershire, fut, en 1718, élu pasteur d'une église de sa congrégation dans le quartier de Wapping, à Londres, et !garda cette position pendant quarante années. Il consacra une partie de sa vie à l'enseignement, et exerça sa plume sur différents sujets. 11 mourut en 1762. On a de lui : 1. Beauté et avantages d'une piété précoce , 1730 ; 2. Introduction à l'usage des globes, 1747 , livre qui a été populaire durant plus d'un demisiècle; 3° Appel à la raison et au sens commun touchant la vérité des saintes Écritures ; 4" Introduction à la connaissance des médailles ; 50 Antiquités juives , ou Suite de leçons sur les trois premiers livres de Moïse et Aaron, de Godwin, auxquelles est jointe une Dissertation sur la langue hébraïque, 1766, 2 vol. 8.. Cet ou- vrage , publié sur le manuscrit de Jennings par le docteur Furneaux, jouit d'une juste réputation. L'édition en était épuisée, et l'on en désirait une nouvelle ; elle a paru vers l'année 1811
  • David KIMCHI( 1100 - 1240) : célèbre rabbin , fils de Joseph et frère de Moïse, mais beaucoup plus savant qu'eux , est l'un des écrivains les plus distingués de la nation juive. Il naquit vraisemblablement à Narbonne, vers la fin du le siècle , et mourut , diton, en Provence l'an 1240. On l'appelle par abréviation Haradak , dénomination formée des lettres initiales de ces quatre mots en hébreu.. Le respect de ses compatriotes pour lui va jusqu'à la superstition; son autorité est du plus grand poids; on ne le cite pas sans se donner une sorte d'appui irréfragable . Le peu de soin que les juifs ont mis à recueillir les actions de leurs rabbins et les fables dont ils les entremêlent nous rendent suspect tout ce qu'on trouve dans leurs histoires sur David Kimchi. Lorsque Maïmonides , s'étant servi dans ses écrits de quelques expressions libres contre les doctrines talmudiques, eut suscité contre sa personne un orage violent, Kimchi et en général tous les docteurs espagnols prirent son parti, tandis que les autres, sous la conduite du H. Salomon , de Montpellier , l'attaquaient sans ménagement. Les choses furent portées au point que les synago- 11) On se plaît à répéter, en son honneur, celte sentence du Pirke a voth : En kèmach beli kinichi , par laquelle il est indiqué que la loi serait inintelligible sans le secours de Kinichi. Le mot kinichi signifie meunier. Bues s'excommunièrent l'une l'autre, et se déclarèrent schismatiques : mais en 1232, les esprits s'étant un peu calmés, David Kimchi fut nommé arbitre' pour terminer les divisions ; tant on avait confiance en sa profonde sagesse et en son savoir . Nous avons de ce savant rabbin, que les modernes n'estiment pas moins que les anciens : 1° une Grammaire hébraïque, intitulée Alichlol , Venise, 1545 ; Leyde , 1651 elle a servi de modèle à toutes celles qui ont paru depuis , tant à cause de la méthode qui y règne que pour la netteté du style; elle a fait oublier aussi presque entièrement toutes celles qui avaient été précédemment composées. Elle a été traduite à l'usage des chrétiens et mème des juifs. AbenMélec, qui a fait un recueil des interprétations grammaticales des rabbins sur toute l'Écriture, s'attache principalement à cet auteur. Il dit de lui qu'il n'y en a point parmi eux qu'on puisse lui comparer, tant pour l'étude de la Massore que pour la recherche des bons exemplaires de la Bible. 2. Un Lexicon hébraïque, intitulé Sepher sçorasain , imprimé avec les corrections d'Élias I,evita , à Naples, 1490 à Venise, chez Bomberg-, 1529 ; à Venise, chez MarcAnt. Justiniani , 1552 Les mots chaldaï- • quel sont renvoyés à la fin dans ces différentes éditions. Reuchlin n'a presque fait que copier ce lexique dans le sien ; ou plutôt il n'a fait que l'abréger, comme Rodolphe Bayn, de Cambridge, avait fait à l'égard de la grammaire. Ces deux ouvrages de David Kimchi ont été souvent imprimés ensemble à Constantinople, 1513 et 1530 à 'Venise, 1529 et 1545 , aussi Dans ces dernières éditions, le texte de Kimchi est imprimé en lettres carrées, et les observations d'Elias Levita en caractères rabbiniques. Quoique ces ouvrages de Kimchi aient été constamment et généralement estimés, il s'est trouvé néanmoins des rabbins qui ont relevé des inexactitudes et mème des fautes considérables, qui en ont blànié la confusion et les fréquentes excursions dans des matières étrangères au sujet. Abarbanel a été jusqu'à accuser Kimchi de plagiat; mais ce docteur ne s'en est pas caché luimène , puisqu'il avoue , dans la préface de sa grammaire, qu'il doit beaucoup aux anciens, et surtout au R. Jonas. 3e Calamus scribe, sur la Massore. Élias Levita en fait mention dans le dernier Traité du illasoreth hammasoreth. 4. Liber commixtionum , qui n'est connu que parce que ce titre est inséré dans un catalogue hébraïque; 5° Porta freni, attribué David Kimchi par Munster. Les Commentaires de cet illustre rabbin s'étendent à la plupart des livres de l'Ancien Testament, écrits en hébreu; et la plus considérable partie a été imprimée dans les *grandes Bibles hébraïques de Venise et de 13111e. Ils sont conformes à la cinquième manière d'interpréter l'Écriture parmi les juifs, qui est, suivant Aben Ezra, de rechercher avec exactitude la signification propre de chaque mot, et d'expliquer les passages le plus à la lettre qu'il est possible, sans néanmoins s'arrèter à la Massore avec trop de scrupule, parce que la diversité des leçons vient le plus souvent des copistes, et non pas des Nlassorètes. Cette manière était celle des Caraïtes ; les Sociniens et quelques critiques modernes l'ont adoptée, et peut-être poussée plus loin. Les commentaires du rabbin Kimchi :sont ennuyeux , dit Richard Simon , parce qu'il y a trop de subtilités de grammaire. Nous observerons, avec satisfaction , que l'auteur anonyme des Lettres sur le judaïsme a recueilli des commentaires de Kiniehi, un assez grand nombre de témoignages qui prouvent que ce docteur ne pensait pas autrement que l'ancienne synagogue sur les prophéties des livres saints qui regardent le Messie; mais nous déplorerons . Les commentaires de David Kimchi ont été presque tous imprimés séparément, et plusieurs fois. Wolf n'a pas bien décrit l'édition des commentaires de ce rabbin sur Isaïe, donnée par Sébastien Munster; vraisemblablement il ne l'avait jamais vue : elle est de format 4". Le texte hébreu, le grec des Septante, la traduction latine de StJerome, et celle de Munster dans la même langue, sont sur quatre colonnes en regard. Le Commentaire de Kiinchi est à la lin en hébreu, et sans traduction. On peut consulter, sur les éditions des autres ouvrages exégétiques de Kiruchi, Wolf , heb., t. 1.,, p. 301 et seq. ; de ltossi, Annales hebr. typographici sec. 15 ; Annales hebr. typogr. ab anno 1501 ad annum 1540; et son Dizionario storico degli autori ebrei et delle loro opere, 48b2; Roseninüller, Tableau des interprètes et commentateurs, en tète de chaque livre de l'Ancien Testament. Dom Janvier, religieux bénédictin , a traduit en latin le commentaire sur les Psaumes, Paris, 1669
  • David KLEBERGER ou CLEBERGER( 1540 - 1592) : fils du précédent, né vers 1540, avait environ six ans quand son père mourut et lui laissa une fortune immense. Pelonne de Bonzin, sa mère, lui acheta quatorze seigneuries. Lorsque les protestants s'emparèrent de Lyon , la nuit du 30 avril au ler mai 1562, David se sauva à Genève, accompagné d'Étienne de la Forge , son frère utérin. Le 19 novembre suivant, le consistoire de Genève les signala comme des hommes « qui ne semblent a avoir ni foi ni loi et nulle religion. n Le 21 du même mois, David se rendit au consistoire, et déclara qu'étant appelé le lendemain à porter un enfant au baptême, il promet « se despartir de « suyvre doresnavant l'idolatrie , protestant de suyvre la vraye réforme de l'Évangile icy pres-« chée et annoncée , et y veult vivre et mourir, « et se faire instruire en icelle plus amplement, « et de participer au sacrement de l'Église. » L'enfant que David devait porter au baptême était un des deux jumeaux
  • David LAGNEAU( 1590) : médecin alchimiste , était né, vers 1590, à Aix, en Provence. Il prit ses degrés, en 1610, à la faculté dé Montpellier , et dans la suite il fut pourvu de la charge de médecin conseiller du roi. Il se livra dès sa première jeunesse à l'étude de l'alchimie avec beaucoup d'ardeur, fit plusieurs voyages en France, en Allemagne et en Suisse pour conférer avec les adeptes, Il dépensa la plus grande partie de sa fortune en expériences. Le peu de succès de ses tentatives ne le daouragea pas , et il employa toute sa vie à la recherche du grand oeuvre. Lagneau vivait encore en 1i59, puisqu'il revit la nouvelle édition qui parut cette année de sa traduction des Douze Clefs de philosophie. On connaît de lui : 1. Harmonia, sen Consensus philosophorum chimicorum , Paris, 1611 inséré dans le tome 4 du Theatrum chimicunz, Strasbourg, 1613 trad. en fr2- çais sous ce titre : Harmonies mystiques, ou Accord des philosophes chimiques, Paris, 1636 Cette version, assez rare, est trèsrecherchée des curieux. Elle est de Lagneau, qui la publia sous le nom du docteur Veillutil , par lequel il fait allusion au temps que son ouvrage lui avait coûté, et au profit que le public devait en retirer. 2° Les , Douze Clefs de philosophie de frère Basile Valentin, trad. en français, Paris, 1624 ; réimprimé avec l'Azoth, ou le Moyen de Aire l'or caché des philosophes , ibid., •659 ou 1660 , vol. peu commun; 3" Traité pour la conservation de la santé, et sur la saignée de ce temps; avec autres traités nécessaires, tels que celui de Galien, de l'Alitement des Malades, etc., Paris, 1650 Cette édition est indiquée comme la troisième; ' mais on n'a pas pu retrouver les dates des pré' cédentes
  • David LECLERC( 1680 - 1838) : peintre bernois, né en 1680, fut disciple de Joseph Werner. A l'âge de dixhuit ans, il se rendit à Francfort et s'y acquit tant de renommée par ses peintures à l'huile, en miniature et en émail, qu'il fut appelé à la cour de Darmstadt. H y fit le portrait du landgrave ErnestLouis; puis il passa au servicè du landgrave de HesseCassel , où il resta trente ans. Pendant ce temps, il fit un voyage à Paris, et s'y attacha surtout à prendre la manière de nigaud. Il retourna ensuite à Francfort, alla en 1715 en Angleterre où il resta deux ans , s'établit enfin à Francfort et y mourut en 1838. La plupart de ses ouvrages sont des portraits à l'huile et en miniature, qui représentent ordinairement des princes et des princesses d'Allemagne. lls sont bien dessinés et d'une grande manière : il imite Rigaud et Rubens pour le coloris. On a aussi de lui de beaux tableaux historiques, des paysages et des fleurs. — Jean- Frédéric, son fils, né à Londres en 1717, fut employé à la cour de DeuxPonts , comme peintre en miniature. — Isaac LECLERC , frère de David, graveur trèshabile en acier et en pierres fines, fut attaché à la cour de Cassel en qualité de médaillent., de même que son fils. 11 mourut en 1746
  • David LECLERC( 1591 - 1665) : naquit à Genève en 1591, d'une famille originaire de Beauvais. Après avoir fait de bonnes études dans sa patrie, il alla les perfectionner à Strasbourg, puis à Heidelberg, où il travailla avec le savant Gruter à une édition des lettres de Cicéron à Atticus. La mort de ses parents l'ayant rappelé à Genève, il y obtint, en 1618, la chaire d'hébreu dont il exerça les fonctions sans émoluments. Il fut ensuite reçu ministre, et mourut en 1665. Il est auteur de plusieurs pièces de vers latins, grecs et hébreux, imprimées en diverses occasions, et dont quelquesunes ont été recueillies dans ses Qustiones sacras, publiées en 1685 par le fameux Jean Leclerc, son neveu , Amsterdam On trouve , à la lin de l'ouvrage, un discours plein de recherches et d'érudition sur les danseurs de corde, dans lequel l'auteur prouve qu'ils étaient connus au temps d'Hippocrate. On a encore de David Leclerc la traduction de quelques ouvrages anglais, une version de la Synagogue judaïque de Jean Ruxtorf, son ami , Bàle, 16 et et un ouvrage intitulé Syntagmn seriptorumialmi et seeundi , corn notis. — Son frère ! tienne LECLERC, après avoir suivi pendant cinq ans la carrière militaire , prit le bonnet de docteur en médecine, pratiqua cet art avec succès, et obtint, en 1645 une chaire de grec qu'il remplit jusqu'en 1662. Il fut alors nommé conseiller (le la république , place dans laquelle il mourut en 1676. On a de lui une Édition d'Hippocrate, Genève, 16i7 et quelques Dissertations dans les Quoestiones sacra. tic son frère
  • David LESAGE : poële languedocien ; la plupart des bibliographes écrivent SAGE, à cause du titre de son livre, las Foulias d'dou Sage . — Ce pate est né à Montpellier vers la fin du 16e siècle ; il était protestant, ainsi qu'on le voit dans un sonnet adressé au baron de Péraut. On sait peu de chose sur sa vie ; on assure qu'il aimait la bonne chère et le bon vin, et qu'il se livrait souvent à la débauche. Le dérangement de ses affaires l'obligeait de temps en tempsà recou- rir à la bourse de ses amis ou de ses protecteurs. Si l'on en juge par plusieurs passages de sun livre, il vivait en assez mauvais ménage avec sa femme ; il disait à un de ses amis qui n'avait pas lieu de se louer de la sienne : Nou, n'aven pas à rire; Car sé l'un es négat, l'àoutré es dédin un pou! — Lesage a composé des sonnets, des élégies, des satires, des épigrammes. Ses oeuvres ont été recueillies en un volume par les soins de ROUDIL , avocat de Montpellier. — Lesage est mort dans les premiers jours du mois de décembre 1612 suivant Martin , et vers 1650 suivant d'autres. D'Aigrefeuille suppose qu'il avait changé de religion , parce qu'il demande dans son testament à être enterré dans la cathédrale, sans bruit, et avec la croix du curé. Mais s'il est vrai, comme le pensent plusieurs critiques, que le testament dont il s'agit est l'oeuvre de Roudil, son ami et son éditeur, l'assertion de l'historien de Montpellier demeure alors sans fondement. M. Pierquin émet une autre opinion : il avance que notre poète n'a jamais existé, et que les noms de David Sage ou Lesage sont les pseudonymes de ROUMI . Quoi qu'il en soit , l'auteur des poésies languedociennes citées plus haut est bien certainement un citoyen de Mont- pellier, et ce Montpelliérain connaissait parfaitement le dialecte de sa ville natale. Il avait de la facilité et de l'imagination . Ses vers sur l'entrée à Montpellier, en 1617, de la duchesse de Montmorency, FéliceMarie des Ursins, et sa pièce sur la peste de Marseille, en 1640, se font encore lire avec plaisir. Il en est de même de la plupart de ses sonnets, dédiés aux diverses notabilités de son époque. On a cité plusieurs fois ses strophes au duc de Montmorency pour lui demander deux cents écus dont il avait besoin. — On a reproché à notre pone d'être souvent d'une monotonie ennuyeuse et d'avoir quelquefois gàté ses vers par des expressions grossières, par des descriptions burlesques ou par des comparaisons cyniques. Il est difficile tle trouver un passage de cet auteur qui soit exempt d'obscénités . bIzlgré ses défauts , et quoique, en définitive, Lesage fût plutôt un froid versificateur qu'un vrai poële, Martin le considère comme le Goudelin de Montpellier. Nous devons dire que, dans une de ses poésies, notre troubadour se regarde comme supérieur au célèbre pone de Toulouse. Personne n'a pris au sérieux ce jugement d'un amour- propre exagéré. — Voici les deux éditions connues des ouvrages de David Lesage : ju las Fouliés doit Sme, revistos, augmentados dé divers°, peços dé l'aigrir. ermbé soue testamén, obro tan désirddo, Montpellier ? 1650 ; las Foulié dais Sage dé . 1Iaurepélié, revistos é augmerstados dé diversos piessos dé l'authur. . embé soun testtvrién obro tan désirddo. Amsterdam, 1725 , — Dans le Recueil der poétes gascons , on trouve les poésies de Lesage avec celles de Goudelin de Toulouse, et de Michel de »nies. G. Brunet cite trois exemplaires de cet ouvrage peu commun, vendus 21 francs en 18S0, '21 francs en 1S, et 15 francs en 1837. L'auteur de cet article en a vu deux autres exemplaires en bon état, cédés l'un à Montpellier pour 12 francs, l'autre à Toulouse pour 16. Ce dernier, qui avait été acquis par le marquis de Castellane, est passé dans la biblio- hèque du docteur DesbareauxBernard. Fontane', libraire à Montpellier, possédait il y a quelques années un manuscrit assez ancien , peut-ètre autographe, des poésies de Lesage. Vers la mème époque, MM. Boehm et compagnie annoncèrent une nouvelle édition des oeuvres de notre troubadour, pour laquelle on devait se servir du manuscrit en question. Cette édition n'a pas paru. On ignore ce qu'est devenu le manuscrit de Fontanel Schnakenbourg a réimprimé, dans son Tableau synoptique et comparatif des idiomes populaires ou patois de la France , deux pièces de Lesage : las Amours dan bergé Floriseo et dé la bergeiro Olivo, et le sonnet A moussur Ion baroun dé la Rouquéto
  • David LLOYD( 1625 - 1691) : biographe - et historien anglais, né dans le Merionethshire en 1625, occupa successivement divers emplois dans le ministère de l'Église, et mourut le 16 février 1691, dans le lieu de sa naissance. On a de lui, en anglais 1. Politique moderne achevée, ou Les actions et les conseils publics du général Monk., Londres, 1660 2. Portrait de S. M. le roi Charles II, ibid. , 4660 5° l'Ombre de la comtesse de Bridgewater, ibid., 1663 Le but de l'auteur avait été de présenter son héroïne comme exemple à toutes les femmes; mais ou prétend que le comte, choqué de ce que ce panégyrique était publié sous un titre si bizarre, et par un homme obscur qui ne rendait pas à son épouse la justice à laquelle elle avait des droits, intenta un procès à Lloyd, qui fut condamné à six mois de prison. Si cet auteur , dont eles intentions étaient pures, eût composé un libelle contre la comtesse, il n'eût pas été puni plus sévèrement. 4. Sur les Complots, etc., ibid., 1664 , publié sous le nom d'Olivier "roulis ; ,5° Vies des hommes illustres , ibid. , 1655 C'est un abrégé de Plutarque. 6° Paroles de vie des mourants et des morts , ou Avis charitable à un monde étourdi, ibid., 1665 et 1682 7° les Prestiges ne sont pas des miracles , ibid. , 1665 , 8° les hommes d'État et les favoris anglais, depuis la réformation, ibid., 1665 réimprimé en 1670. 11 en a été publié une nouvelle édition par Charles Withworth, en 1766, 2 vol. avec des additions tirées d'autres auteurs, pour mieux faire ressortir le caractère des personnages. 9° Mémoires de la vie des personnes qui ont souffert pour leur royalisme durant la rébellion, ibid, 1668 Ces deux ouvrages, amèrement critiqués Or quelques écrivains contemporains, contiennent sur les personnages dont il est question des particularités qui ne se trouvent pas ailleurs. On doit néanmoins convenir que Llyod est trop enclin à louer saris restriction les hommes qui partageaient sa façon de penser. Charles Withworth a , dans sou édition, publiée en 1766, 2 vol. mis à ces éloges des modifications d'après les auteurs républicains
  • David LLOYD( 1752 - 1838) : écrivain anglais, né à Croseunnon , dans le comté de Radnor, le ler mai 1752. Lloyd passa ses premières années près de son père, fermier du pays de Galles, et l'assista dans ses occupations agricoles. II fréquenta en même temps les écoles du comté, et prit une forte teinture de mathématiques et de langues anciennes. Ayant atteint de vingt ans, il alla tenir une école à Llanbister et consacra ses loisirs à se perfectionner dans la connaissance du grec et du latin, en vue de se préparer au ministère sacré. En 1778 il fut ordonné diacre, et l'année suivante il reçut la prêtrise. Il se fit alors attacher en qualité de enraie à la paroisse de Llanbister, où il demeura sept ans. En 1785, il passa avec le même titre à Putley, dans le comté d'Hereford, puis fut appelé en 1789 au vicariat de Llanbister. Il exerça ces fonctions pendant quaranteneuf ans, et employa ses loisirs à cultiver la mécanique, la musique et la poésie. Malheureusement, entiché de l'idée du mouvement perpétuel, il en poursuivit pendant longtemps la découverte. Il jouait agréablement du violon et de l'orgue , et plusieurs de ses pièces de vers, notamment The loyal Cambriam volunteers , furent favorablement accueillies par le public. Mais ses ouvrages principaux sont : le Voyage de la vie, poëme en neuf chants , 1792; Caractéristique de l'homme , 4812 ; c'est une seconde édition augmentée du Voyage de la vie , suivie de diverses autres poésies; Horoe theologicoe , ou Suite d'essais sur des sujets intéressants et importants, relatifs à la physique , à la morale et à la théologie, 1823. Lloyd est aussi l'auteur de divers sermons; il a été un zélé promoteur de la société des missions anglaises, à laquelle il a fait, par son testament, un legs considérable. Il est mort le 5 mars 188, dans la paroisse qu'il administrait
  • David LOGGAN( 1630 - 1693) : peintre, né à Dantzig vers 1630, fut élève de Simon Passe et de Hondius. Après un séjour de quelques années en Hollande, il se rendit en Angleterre, où l'on goûta ses portraits et ses vues de diverses contrées de ce ropume. Les deux universités d'Oxford et de cambridge lui confièrent l'exécution de différentes vues de ces deux colléges, qu'elles faisaient dessiner et graver. Pour se livrer à ce grand traN ail , Loggan se fixa dans la première de ces Hies et s'y maria en 1672. C'est à la même époque qu'il publia, en un grand volume folio : Habitus academicorum Oxoniœ, n doctore ad sel.- rientem, où il se qualifie fond Loggan, Gedaninsis , unicersitatis aronie chaleographus. Outre cet ouvrage et les différentes rues qu'il a gravées, on a encore de cet artiste une collection nombreuse de portraits dessinés par lui , mais dont une partie a été gravée sous sa direction par Walk , Blooteling et Vanderbanck. Ses gravures sont remarquables par la propreté de l'exécution ; mais cette qualité dégénère quelquefois en roideur, et laisse voir un artiste qui avait moins de goût que de science dans son art. Parmi les nombreux portraits qu'il a gravés, on distingue spécialement ceux de Georges, duc d'Albemarle, armé à micorps ; de lord Kepper Guilford; de James, duc de Montmouth, dans sa première jeunesse , et une Estampe emblématique sur Cromwell. Loggan mourut à Londres en 1693
  • David MACBRIDE( 1726 - 1778) : célèbre chirurgien anglais, naquit à Ballymoni , dans le comté d'Antrim en Irlande, le 26 avril 1726. Après avoir appris les premiers éléments des langues grecque et latine dans cette ville, il alla finir ses humanités à l'université de Glascow. Il se rendit ensuite en Angleterre, où il se livra, pendant plusieurs années, à l'étude de la chirurgie. Nommé chirurgien du Royal Nary, Macbride donna, pendant la courte campagne qu'il fit à bord de ce vaisseau. des preuves de courage en se mêlant avec les combattants, et d'habileté en soignant les blessés. La paix fut conclue ; et il s'empressa de quitter le service militaire pour étudier l'art des accouchements, auquel il se destinait plus particulièrement : ce fut à Dublin qu'il se fixa, en 1749. Il s'occupa beaucoup d'anatomie et surtout de chimie. Les différentes substances qui peuvent retarder ou accélérer les progrès de la putréfaction devinrent l'objet de ses recherches, ainsi que la nature et les combinaisons des vapeurs qui s'en élèvent ; et on lui doit d'avoir conseillé l'emploi de la drèche pour prévenir ou guérir le scorbut des gens de mer. Ses utiles travaux lui valurent, sans qu'il l'eût demandé, le titre de docteur en médecine, que lui conféra la faculté de Glascow. Il mourut des suites d'une fièvre catarrhale, le 28 décembre 1778. On a de lui to Experimental essays on medical and philosophical subjects, Londres, 1764 ; l'auteur en a donné une 2 édition à laquelle il a ajouté beaucoup d'observations, Londres, 1767 ; traduit en allemand par Rahn, Zurich, 1765 ; et en français par Abbadie, Paris, 1766 La digestion a ' surtout été l'objet des nombreux essais de l'auteur, qui a reproduit l'hypothèse de Van Helmont en considérant cette fonction comme une espèce de fermentation, dont le chyle est le produit. e Account of a nem method of tanniny, , Londres, 1769. Cet ouvrage a été suivi d'une Instruction aux tanneurs sur la nouvelle méthode de tanner les cuirs, Londres, 1777 ; il y préconise l'emploi de l'acide sulfurique, et prétend que celuici donne aux cuirs une qualité supérieure. On sait que cette méthode, qui valut à l'auteur une inédaille en argent de la société de Dublin en 1768, et une en or de la société des arts et du commerce , a été suivie et perfectionnée en France par M. Séguin. 30 An aecount of
  • David MALLET( 1700) : poete anglais , né en Ecosse en 1700 , descendait , dit Johnson , de la famille ou du clan des MacGrégor, connus par leurs brigandages. Ce nom ayant été annulé par la loi , son père prit le nom de Malloch , qu'il porta luimême dans sa jeunesse. 11 est du moins certain qu'il naquit de parents pauvres ; on prétend même qu'il fut d'abord portier de l'école d'Edimbourg. Quoi qu'il en soit, il fit d'assez bonnes études pour mériter d'être chargé , fort jeune, de diriger l'éducation des fils du duc de Montrose , qu'il accompagna dans leurs voyages. S'étant appliqué à perdre son accent écossais , il changea son nom de Malloch en celui de Mallet , prit le ton du grand monde et ne voulut plus en- tendre parler de sa famille ni de son pays. Mais s'il méprisait ses compatriotes , ceuxci le lui rendaient amplement , et l'on a dit de lui qu'il était , bien inférieur au précédent, et une Vie de Baron, imprimée d'abord à la tète d'une édition des oeuvres de ce philosophe célèbre en 1740 , et séparément en un volume Cette Vie de Bacon a été traduite deux fois en français, l'une publiée en 1755, 1 vol. trad. trèsinexacte . Manet donna en outre plusieurs pièces de théâtre qui furent représentées au théâtre de Drur),'Lane , niais avec peu de succès. Thoinpson , auteur des Saisons, s'as- socia à lui pour la composition d'Alfred , tragédie. Les protecteurs qu'il avait acquis dans le monde firent plus pour sa fortune que ses talents et ses ouvrages. Quand le prince de Galles , père de George 111, séparé de la cour, offrit sa protection aux gens de lettres dans la vue d'accroître sa popularité , Mallet devint son secrétaire avec une pension de deux cents lis res sterling. 11 fut chargé en 1763 de tenir le registre des na s ires dans le port de Londres , et il obtint une pension considérable pour un pamphlet qu'il avait écrit sous la signature de l'Homme impartial , contre l'amiral BN , s ictime désignée alors à la vengeance publique. Manet mourut le 21 aN ru l 1765. Ses ouvrages ont été recueillis en 3 volumes en 1769. On remarque presque rien qui s'élève audessus de la médiocrité ; on y trous e , outre les productions léjà mentionnées , Amyntor et Theodora, ou l'Ermite, poëme en deux chants , auquel Johnson n'a reproché autre chose que d'ètre écrit en vers blancs. Nous en avons une traduction française suivie de celle de l'Excursion , sur lequel il avait par hasard jeté les yeux, mais que, rebuté Pu" l'ineptie de l'auteur qui ne connaissait pas plus l'art d'écrire que son sujet, il s'était hâté de fermer le livre. Pope, ajoute Johnson, pour punir sa présomption, lui dévoila aussitôt. l'anonyme. Manet avait été autrefois uni d'amitié avec Pope, et c'était pour lui faire sa cour (lu'il avait composé son poëme sur la critique. — Sa tille, mariée à un seigneur italien nommé Cilesia. a clown; au théâtre de DruryLane une tragédie intitulée Almida
  • David MARTIN( 1639 - 1721) : théologien protestant , né en 1639 à Revel, diocèse de Lavaur, , de parents honnêtes, et qui ne négligèrent rien pour son éducation , fit son cours de rhétorique à Montau ban et celui de philosophie à Nimes , où il reçut le doctorat à l'âge de vingt ans. 11 s'appliqua ensuite à la théologie, mais il ne se borna point à suivre les leçons des professeurs , et il étudia en même temps l'histoire ecclésiastique et les langues orientales , dans lesquelles il fit de grands progrès. L'excès du travail altéra sa santé ; et il relevait à peine de maladie, lorsqu'il fut nommé pasteur dans le diocèse de Castres. La sage'sse avec laquelle il gouverna l'église confiée à ses soins lui mérita l'estime des membres du synode ; et il reçut en 1670 une vocation pour la Caune , paroisse considérable, qu'il administra avec prudence et fermeté jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes. Ayant contrevenu à la défense qui lui avait été faite de continuer l'exercice de ses fonctions, il aurait été arrèté , s'il n'avait pas trouvé parmi les catholiques des amis qui recueillirent sa femme et ses enfants, et lui facilitèrent les moyens de s'évader.. Il passa en Hollande , où plusieurs églises se disputèrent l'avantage de l'avoir pour pasteur. Le célèbre Groevius le détermina à accepter sa vocation pour Utrecht. Les soins qu'il devait à son troupeau , ceux qu'il donnait aux jeunes postulants qui recouraient à ses lumières, et enfin la rédaction de ses ouvrages partagèrent le reste de sa vie. Il mourut à Utrecht le 9 septembre 1721 , âgé de 82 ans. Dom Martin était en correspondance avec plusieurs savants, entre autres Dacier, Sacy, Cuper, etc. . Il avait fait une étude particulière de notre langue.; il adressa s'étant rompue pendant le tirage , on fut obligé de la reclouer pour épargner les frais d'une nouvelle planche; cet accident a donné lieu à la dénomination d'exemplaires avant ou après les clous; les amateurs préfèrent les premiers comme renfermant les meilleures épreuves. 11 en parut la même année une édition avec le texte en hollandais ; elle passe pour contenir les premières épreuves des gravures ; mais c'est une erreur. L'ouvrage de Martin a été réimprimé à Genève, 3 vol. sans fig. ; et Amsterdam avec de petites estampes. 2' La Sainte Bible, Amsterdam, 1707, 2 vol. C'est l'ancienne traduction de Genève , dont l'éditeur a retouché le style un peu vieilli ; il y a ajouté une préface générale très- savante , des préfaces particu- . 11 en parut la même année une édition avec l'ancienne préface et de courtes notes. Dom Martin avait déjà publié le Nouveau Testament, Utrecht , 1696 — Pierre Roques , pasteur de l'Église française à Bâle, a publié, avec des corrections, la Sainte Bible, contenant le Vieux et le Nouveau Testament, revue sur les originaux et retouchée dans le langage , avec des parallèles et des sommaires par David Martin , Bâle , 1772 ; autre édit., Avignon ; revue de nouveau avec le plus grand soin , et publiée par ordre de la société biblique , Paris , Treuttel et Wurtz, édit. stéréotype de Herhan , 1820 2 vol. ; 3. Sermons sur divers textes de l'Ecriture sainte, Amsterdam , 1708 ; 4° l'Excellence de la foi et de ses effets , expliquée en vingt sermons sur le chapitre 11 de l'Epitre aux Hébreux, ibid., 1720, 2 vol. ; 5° Traité de la religion naturelle, ibid., 1713 ; trad. en hollandais et en anglais ; 6° Traité de la religion révélée, Leuwarde , 1719 , 2 vol. C'est une suite de l'ouvrage précédent. 7° Le vrai sens du Psaume cx, opposé à l'application qu'en a faite à David l'auteur de la Dissertation insérée dans l'Histoire critique de la république des lettres , Amsterdam , 1715 L'explication de Masson avait été condamnée par le synode de Breda, qui, croyant devoir user de ménagement envers Fauteur , ne l'avait point nommé. Masson , trop orgueilleux pour avouer ses torts , soutint son sentiment par un écrit particulier, dans lequel il attaqua Martin comme membre du synode ; Martin lui opposa l'ouvrage qu'on vient d'indiquer, et laissa la réplique de son adversaire sans réponse. 8° Deux Dissertations critiques : la première sur le verset 7, ch. 5, de la première Epttre de StJean : Tres sant in calo; la seconde sur le passage de Josèphe touchant JésusChrist', Utrecht, 1717 Ces deux pièces ,_ dans lesquelles Martin soutient l'authenticité de ces passages, furent traduites en anglais. Il publia encore deux autres écrits pour prouver la vérité du fameux passage de StJean, l'un contre Th . Eml) n, ministre irlandais, déposé depuis comme socinien ; et l'autre, en réponse au P. Lelong , qui prétendait que ce passage ne se trouve point dans les manuscrits dont Robert Estienne s'est servi pour l'impression du Nouveau Testament. On peut consulter, pour plus de détails, une Notice sur dom Martin, par un petitfils du ministre Claude, dans les Mémoires de Niceron , t. 25, et dans le Dictionnaire de Moréri ; voyez aussi le Dictionnaire de Chau fepié , le Trajectum eruditum de Burmann , et enfin le Dictionnaire de Prosper Marchand , où l'on trouve des particularités échappées aux recherches de Burmann et des autres écrivains qu'on vient de citer
  • David NIETO( 1654 - 1728) : savant rabbin , né à Venise en 1654, d'une famille espagnole ou portugaise, fut d'abord prédicateur et médecin à Livourne , où les juifs sont trèsnombreux ; mais dans la suite il fut appelé à Londres pour présider la synagogue et l'université des juifs portugais, et y mourut en 1728. Trois oraisons funèbres, prononcées à sa louange et imprimées la même année, attestent son savoir et la réputation dont il jouissait parmi ses coreligionnaires; mais ses propres ouvrages l'attestent bien plus sûrement encore que des panégyriques toujours exagérés. Nous avons de lui : 1. Matte Dan , Londres, 1714 en hébreu et en espagnol , édition magnifique ; Metz, en hébreu seulement. C'est le principal ouvrage de Nieto. Comme dans le Cozri, dont il paraît être une seconde partie, on y voit deux interlocuteurs : le roi Cuzar, qui interroge, et un docteur, qui répond à ses questions. L'objet de ce livre est de prouver contre les caraïtes la vérité et la divinité des traditions et de la loi orale; il est divisé en cinq dialogues : dans le premier, l'auteur démontre par l'Écriture qu'au temps des prophètes la tradition existait ; dans le second , qu'il est impossible que les docteurs mischniques, talmudiques, rabbinistes aient inventé l'explication de la loi ; dans le troisième, que les controverses de ces docteurs ne roulent point sur les principes reçus, mais seulement sur le sens de quelquesuns ; dans le quatrième , qu'ils étaient profondément instruits dans toutes les sciences ; le cinquième regarde le calendrier. 2. Discours sur la Pâque, Cologne, 1702 ; Livourne , 1765 ; 3° Traité de la divine Providence, Londres, 1704 ibid., 1716 ; 4' Notes secrètes sur l'inquisition, Villefranche , 179.2 ; 5° Respuesta al sermon predicado por el arcobispo de Cranganor , ou Réponse au discours contre les juifs, prêché par l'archevêque de Cranganor à un auto- da- fi qui se fit à Lisbonne le 5 septembre 1705, Villefranche sans date, mais postérieurement à la mort de Nieto. La préface de l'éditeur ren ferme l'éloge du livre , qui fut composé à la prière des juifs , des dissertations sur les fondernents de la religion hébraïque et des règles utiles pour traiter les controverses. Ces deux derniers ouvrages de Nieto semblent avoir été inconnus à Llorente, puisqu'il n'en fait point mention dans son Histoire de l'inquisition. Nieto a laissé encore d'autres ouvrages peu importants
  • David NYENDAEL : voyageur néerlandais, était facteur d'une compagnie de commerce à la côte de Guinée. En 1702, ayant eu l'occasion de visiter la côte du Benin , qui s'étend de l'embou- chure de RioLagos à celle du RioFormoso, il écrivit sur cette contrée une lettre que Bosman a insérée dans son livre; on doit lui en savoir gré. Le Benin était dans ce tempslà beaucoup moins fréquenté qu'il ne l'a été depuis. Nyendael décrit bien le pays, sa tempé- rature , ses productions , les moeurs et les usages des habitants, la forme du gouvernement ; il fut bien accueilli du roi dans sa capitale; le voyageur dit qu'elle ressemble plutôt à un village qu'à une ville. Il termine sa lettre en disant qu'il ne peut donner aucun renseignement sur le Calbar, parce que là grande mortalité avait enlevé beaucoup de matelots. Il espérait cependant pouvoir y aller, gagner ensuite le Gabon , et enfin pousser jusqu'au cap Lopez di Gonzalvez. En parlant de la rivière de Benin ou RioFormoso, Nyendael observe que, dans l'intérieur, elle se partage en une infinité de bras; il ajoute qu'il n'a pu découvrir ni la longueur de son cours ni sa source , aucun nègre ne lui ayant donné de renseignements suffisants sur ce point. On pense aujourd'hui qu'elle forme un des bras principaux du Kouarra , dont R. et J. Lander découvrirent l'embouchure
  • David POWELL( 1552) : savant ecclésiastique et historien gallois, naquit dans le comté de Denbigh vers 1552. Après avoir fait ses études dans un des collèges dépendant de l'université d'Oxford, il prit les ordres en 1576 et obtint divers béné- fices; il exerça en 1582 les fonctions de chapelain de sir Henri Sidney, président du pays de Galles, et mourut en 1598. On a de lui 1° His- toria Cambrice nunc IVallice dicta Cette histoire du pays de Galles, composée en latin par Caracloc, et qui s'étend de l'an 680 à 1281, avait été traduite en anglais par Humplirey Lloyd, mais à sa mort la version n'était pas terminée. Powell corrigea et augmenta le manuscrit, continua l'histoire jusqu'au règne d'Elisabeth et publia le tout avec des notes, Londres, 1584, in4.; 1697, 1774 Il en existe une traduction allemande, Cobourg, 1725 2° Des notes sur l'Itinerarium Cambrice de Giraldus Cambrensis , Londres, 1585 ; 3° De Britannica his- toria recte intelligenda, Epistola ad Gut. Fleetwo- dum, imprimée avec l'ouvrage précédent; Pou- tici Virunnii historia Britannica, Londres , 1585 Wood dit que Powell prit beaucoup de peine à compiler un dictionnaire gallois , mais qu'il mourut avant que l'ouvrage fùt terminé. POWELL , fils du précédent, né à Ruabon, dans le comté de Denbigh, en 1575, et mort vicaire de Northall , dans le Middlesex , en 1611, se fit une grande réputation parmi les puritains par les ouvrages de controverse qu'il publia contre les catholiques. Wood, qui en donne la liste, prétend que Gabriel , quoique mort à 36 ans, était un prodige de science. Il reconnaît qu'il avait un zèle outré et qu'il était puritain fanatique. Le titre d'un de ses ouvrages: Illégitimité et danger de tolérer plusieurs religions et de permettre un autre culte dans une monar- chie, etc., ferait croire qu'il écrivait contre la tolérance en même temps qu'il la demandait pour lui- même et pour ses frères les puritains
  • David PRICE : orientaliste , écuyer et major au service de la compagnie anglaise dans les Indes orientales, après avoir fait une longue résidence dans divers comptoirs de la Turquie asiatique, de la Perse et de l'Inde, mit à profit les connaissances qu'il y avait acquises sur l'histoire et les langues de l'Orient. Il a publié en anglais : 1° Tableau chronologique, ou Mémoires sur les pr événements de l'histoire mahométane, depuis la mort du législateur des Arabes jusqu'à l'établissement de l'empire moghol dans l'Hindoustan et à l'avénement de l'empereur Akbar, d'après des auteurs persans originaux , Londres , 1811 à 1821, 3 tomes en 4 parties e Essai sur l'histoire d'Arabie avant Mahomet, arrangé d'après le Tarikh Thabary et autres sources authentiques, Londres , 1824 ; 3° Mémoires de Djihanyhir, empereur de l'Hindoustan, écrits par luimême et traduits d'après un manuscrit persan, Londres, 1828 Les ouvrages de David Price sont estimés. Il a terminé ses jours vers 1835; mais nous ignorons le lieu et la date précise dé sa mort
  • David PURI( 1709 - 1786) : fils du fondateur de Purisbourg, dans la Caroline, était né à Neuchâtel en 1709, commença le trafic des pierreries chez un banquier de Londres, où il avait été envoyé en apprentissage, et le continua en Portugal. S'étant établi à Lisbonne , il fit par la joaillerie une fortune considérable, qu'il augmenta encore en se chargeant d'une partie du bail des fermes générales. Cette fortune fut consacrée presque tout entière au bien de sa patrie. Il envoyait chaque année à Neuchâtel des sommes considérables , qu'il laissait à la disposition la plus convenable des magistrats de la ville, indépendamment des fonds qu'il adressait directement au conseil de charité pour les pauvres. Ce fut avec l'argent de Puri que le gouvernement de Neuchâtel bâtit l'hôpital de la ville, portant à la façade cette : Civis pauperibus; et qu'il embellit et agrandit l'hôtel de ville , qu'il fonda des pensions pour les veuves des pasteurs, etc. Enfin n'ayant pas d'enfants , il légua à sa ville natale tous ses biens, montant à trois ou quatre millions, à l'exception de quelques legs pour ses parents et amis, commis , domestiques, et pour les pauvres de sa paroisse à Lisbonne. Il divisa cet héritage en deux parts, dont l'une devait être employée par le gouvernement de Neuchâtel à des oeuvres pieuses et charitables, et l'autre aux monuments et travaux publics et à l'embellissement de la ville. II mourut à Lisbonne le 31 mai 1786 . Par reconnaissance pour un citoyen qui avait comblé sa patrie de bienfaits, les magistrats de Neuchâtel ordonnèrent un deuil de quinze jours. Les édifices publics de cette ville, et surtout l'hôpital, sont des monuments durables de la bienfaisance de Puri . — Jean- Pierre Puai ou PURRY, né aussi à Neuchâtel , est auteur de Mémoires sur le pays des Cafres et la terre de Pierre Nuitz, Amsterdam, 1718 qui furent traduits en hollandais. Ayant été luimême en Cafrerie, il avait conçu le projet de coloniser ce pays désert et en écrivit à la compagnie des Indes en Hollande ; puis il trouva la terre de Nuitz, dans la NouvelleHollande, encore meilleure pour une colonie que la Cafrerie, Et non en 1775, comme le disent quelques biographes. et communiqua ses vues au gouvernement de Batavia, qui l'accueillit assez mal. Il se rendit alors en Hollande et présenta ses projets à la compagnie. Ses mémoires contiennent des notions curieuses sur les pays qu'il avait visités, et qu'il proposait pour servir d'emplacements à des colonies. — Un colonel du nom de PURI soutint J.J. Rousseau contre le pasteur Montmollin , mais avec peu de succès ; et Rousseau obtint pour lui , auprès de lord Keith, la place de conseiller d'Etat, quoiqu'il se fùt mal conduit, suivant l'auteur des Confessions, dans l'affaire du ministre PetitPierre. 11 ne resta pas longtemps en place. S'étant opposé aux innovations du gouvernement, il fut destitué avec le maire Puri et publia à ce sujet un Jlémoire justificatif, 1767 et Haller, dans la Bibliothi/ que suisse, croit qu'il est aussi auteur de la Relation exacte et impartiale de tout ce qui s'est passé à Neuchâtel , depuis la naissance des troubles actuels , 17 67 Le Mémoire pour servir de réfutation à la brochure intitulée Considérations pour les peuples de l'Etat, Neuchâtel, I761, et les Quatorze lettres de M. Charles- Albert Pury, adressées à M. Ferdinand Ostervald, au sujet de son livre qui a pour titre : Défense des principes et de l'auteur d'un écrit intitulé Considérations pour les peuples de l'Etat, etc., Neuchâtel, 1762, sont probablement du même. — On attribue au conseiller d'Etat Samuel PURI , qui a laissé un extrait manuscrit des Chroniques de Neuchâtel, le mémoire pour justifier que le commerce des vins de Neuchâtel doit ètre libre dans les Etats de Berne, 1705
  • David RAMSAY( 1749) : médecin et auteur américain, naquit le 2 avril 1749 dans le comté de Lancaster, Etat de Pensylvanie. Ses études terminées, il se destina à la médecine et obtint ses grades au collège de Philadelphie. il commença à pratiquer dans le Maryland , et se rendit ensuite à Charleston, où il se fit une belle clientèle. Ses opinions politiques lui acquirent en même temps une certaine réputation , et, en 1779, il fut nommé membre de la législature et du conseil privé de la Caroline du sud. En 1782, il fut élu membre du congrès continental. Nommé de nouveau au congrès en 1785, il siégea pendant un an et y remplit avec distinction les fonctions de viceprésident. Un de ses malades, qu'il était allé visiter dans un hospice d'aliénés, l'assassina en 1815. Les ouvrages de Ramsay qui ont été publiés, et qui jouissent d'une estime méritée, sont, entre autres : 1. Histoire de la révolution d'Amérique, en ce qui concerne la Caroline méri- dionale, 1791, 2 vol. traduit en français; 20 Discours prononcé it l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance américaine; 3. Revue des amélio- Mercier de StLéger , cite aussi un exemplaire de la Tachéogrophie de Ramsay, imprimé sur vélin. rations et de l'état de la médecine dans le 1S' siè- cle, 180'2 4" Vie de George Washington, I vol. traduit en français par un anonyme, Paris, 1809, 1 vol. Cette vie, généralement bien écrite, parait avoir été rédigée avec impartialité et sur de bons matériaux : la traduction française est pleine d'incorrections. L'éloge de David Ramsay a été publié par M. Hoyne, au nom de la société philosophique et littéraire de la Caroline du Sud. — RAMSAY , chapelain dans la marine et vicaire de Teston dans le comté de Kent, auteur des ser- mons pour les marins et de quelques traités sur la traite des nègres, mourut le 20 juillet 1789, à 56 ans
  • David RICARDO( 1772) : l'un des économistes les plus distingués du 19° siècle, descendait d'une famille juive originaire de Lisbonne. Il naquit à Londres en 1772. Son père y exerça pendant longtemps et avec succès l'état lucratif de courtier de change. David Ricardo, qui lui succéda par la suite, ne se borna pas au travail presque 'mécanique de marchand d'argent. Après avoir reçu une éducation libérale, il se livra dès l'âge de dixhuit ans à l'étude de l'économie politi- que . Il trouva dans la bibliothèque de son père les auteurs les plus estimés qui ont écrit sur cette science si importante et encore si peu avancée, et en fit sa lecture la plus assidue. Ce ne fut cependant qu'en 1809, à l'âge de trente- , preuve de la dépréciation des billets de banque Cet écrit, dont la quatrième édition, qui a paru à Londres en 1811 , est accompagnée d'excellentes remarques sur un ar- ticle de l'Edinburg Review, fit une grande sensation, parce qu'il révélait la véritable cause de la baisse du change anglais et de la dépréciation des billets de banque . Ricardo démontra que ce n'était point à l'état de guerre qu'il fallait attribuer, comme on le supposait assez généralement, le renchérissement qu'avaient éprouvé toutes les marchandises, mais plutôt à la dépréciation du papiermonnaie; et il prouva que cette dépréciation provenait surtout de ce que la banque avait cru devoir donner des escomptes extraordinaires au commerce dont les magasins se remplissaient de marchandises qui trouvaient moins de débouchés, ce qui produisait ainsi un double élément de superfétation dans les billets de cet établissement . De là naquirent des craintes sur la solidité de la banque , et par suite de vives attaques contre l'ouvrage de Ricardo. Le ministère et ses alentours ne voulaient pas croire à la dépréciation du papier : elle fut démontrée dans le pamphlet de Ricardo, qui provoqua en 1810 le fameux rapport du Bullion committee. M. Horner, qui en fut le rédacteur, convint que la démonstration était sans réplique; et luimême prouva, par le change de Hambourg, que ce papier perdait vingtcinq pour cent. Ce fut alors que le chancelier Vansittard présenta, eu opposition, une série de résolutions , et entre autres celleci, qui parut tout à fait inconceva- ble : « Qu'une banquenote et un schelling équi- « valaient à une guinée. e Aussi futelle l'objet des critiques les plus piquantes. Nous avons dit que la brochure de Ricardo avait été vivement attaquée; il ne laissa point sans réponse les écrits de ses antagonistes, et il publia en 1810 sa Réplique aux observations de M. Bosanquet sur le rapport du Bullion committee , brochure de 141 pages, suivie quelque temps après d'un Appendix sur le haut prix du lingot Ricardo publia , en 1815 et en 1816, d'autres opuscules dont nous donnerons la liste à la fin de cet article; mais ce fut en 1817 qu'il lit parattre son ouvrage capital, celui sur lequel repose princi- palement sa réputation comme économiste, quoique M. Ferrier prétende que son principal défaut et en général celui de tous les ouvrages de Ri-. cardo, est d'être inintelligible. Ses Principes de l'é- On sait qu'à cette époque, et depuis 1777 , les billets de la banque n'étaient pas remboursables en espèces à présentation. ?21 Cette monnaie subissait le sort de toute monnaie trop abondante; Smith avait déjà dit et prouvé que le canal de la circulation n'admet jamais que la monnaie nécessaire. , ont été traduits en français, Paris, 1819, 2 vol. par F.S. Constancio, avec des no- tes explicatives et critiques pir J.B. Say, 2e édi- tion, revue , corrigée et augmentée d'une notice sur la vie et les écrits de Ricardo, publiée par sa famille, Paris, 1835, 2 vol. , qui ne partage pas toujours les opinions de Ricardo, auquel il reproche surtout de donner à ses propositions trop de généralité. Des trois points principaux de la doctrine traités par Adam Smith, la rente, les salaires et le profit , le pre- mier, que Smith n'a pas traité avec sa supériorité ordinaire, a été fort bien développé par Malthus dans ses Recherches sur la nature et les progrès de la rente et sur les principes qui lui ser- vent de rèyle , Londres, 1815, 61 pages. Dans ce petit ouvrage, Malthus établit, d'une manière neuve et frappante, la doctrine de la rente; et il est à remarquer que, dans le même temps, un membre de l'université d'Oxford posait et développait les mêmes principes, coïncidence honorable pour l'Angleterre. Malthus et Ricardo ne diffèrent que sur l'extension à donner à cette doctrine et sur celle de son application pratique. Voici, au reste, la théorie fondamentale et distinctive du grand ouvrage de ce dernier. 11 établit d'abord que la valeur d'une marchandise dépend de la quantité de travail nécessaire pour la produire, et non pas du plus ou du moins de salaire payé pour ce travail; et secondement, que les béné- fices d'un capital varient toujours dans la proportion inverse du mouvement des salaires, c'est-à-àdire que les bénéfices s'élèvent lorsque les salaires baissent, et baissent lorsque les salaires s'élèvent. Ricardo démontre en outre que la valeur du produit brut, qui forme la subsistance de la classe ouvrière, tend constamment et nécessairement à s'élever dans la proportion du progrès de la civilisation , par la nécessité d'étendre progressivement les défrichements et la culture sur des terrains d'une valeur reproductive progressivement décroissante; or, comme le salaire de l'ouvrier doit, de toute nécessité, s'élever avee le prix des denrées nécessaires à sa subsistance, il s'ensuit que, dans la marche progres- que Smith • pay Ricardo et la plupart des économistes ont toujours raisonné sans avoir égard à la siLparation d'intérêts des différentes nations , et dans la supposition où il n'existerait qu'une seule société d'hommes. Il est vrai que l'ouvrage de M. Ferrier a paru sous le régime continental , n'était pas précisément coKorme à la doctrine de Smith ; osais cet écrivain n'a pas varié d'opinion sur les économistes en général et sur Ricardo en particulier : o Ecrivant pour l'Angleterre, o nous mande M. Ferrier, Ricardo a dit sur le papier monna?e « des closes justes et profondes , rosis lorsqu'il a voulu généra-« user sa pensée, il est tombé dans l'erreur, parce qu'il ne faut « jamais juger d'un peuple par un autre quand il s'agit d'insti-« tutions qui reposent sur de vieilles habitudes , sur de longs et « nombreux antécédents.
  • David RITTENHOUSE( 1732) : astronome américain , d'une famille originaire de Hollande, naquit en 173L à Germantown, petite ville de la Pennsylvanie. Ses parents, le destinant à l'agriculture, ne. lui firentdoouer que peu d'ia4Vuction.Cepen- II, dant la dispositions naturelles du jeune paysan ne lardèrent pas à percer au milieu de ses travaux pénibles. On le voyait tracer sur sa charrue des figures de géométrie, exécuter toute sorte de sculptures en bois, et faire des horloges dans les champs. Il prouva si évidemment sa Vocation pour lès mathématiques et la mécanique, que sa famille, le trouvant d'ailleurs d'une constitution trop faible pour les travaux agricoles, le mit en apprentissage chez un horloger. Là le jeune Rittenhouse se vit dans la carrière qui lui convenait; encore peu satisfait de la partie purement le mécanique de l'horlogerie, qu'il eut bientôt apprise, employatil ses moments de loisir et mère les nuits, à s'initier dans les hautes mathématiques. Il étudia les principes de Newton, observa le ciel; et, à force d'études, il devint géomètre et astronome. sans le secours d'aucun maitre. Une machine planétaire qu'il exécuta d'après son invention fut jugée supérieure à celles qu'on avait faites ayant lui. Il en fit une seconde que l'on conserve encore au cabinet de l'université de Pennsylvanie. Les efforts de cet enfant de la nature pour pénétrer le mécanisme u de l'univers excitèrent l'attention des hommes les plus marquants des EtatsUnis, ils devinrent ses protecteurs et ses amis; Franklin, Smith, . Barton lui facilitèrent les moyens d'étendre son instruction. Il avait continué d'habiter à la cm- ' pagne, résolu de vivre toujours au sein de la [ nature. Cependant, entraîné par les sollicitations de ses amis, il vint s'établir, en 1770, à Philadelphie, en qualité d'horloger et de fabricant F. d'instruments de mathématiques. Ses connaissances en astronomie avaient engagé la société § philosophique de cette ville à l'envoyer, en 1769, F à Norriton , dans le comté de Montgommeri, pour observer le passage de Vénus. Il fut nommé ensuite membre de cette société, à laquelle il se IFrendit utile par les observations astronomiques qu'il fit dans un observatoire construit par luimème et dans celui de l'hôtel de ville de Philadelphie. Le docteur Smith a rendu compte des résultats de ces observations dans le tome l'r des ITransactions de la société philosophique américaine. Dans le mérne recueil . Ensuite il fut chargé d'un travail semblable pour la limite entre NewYork et Massachussets. Etant connu par son désintéressement , il avait été promu , dès l'année 1777, aux fonctions de trésorier de la Pennsylvanie. Dans cette place il justifia co la confiance de ses concitoyens ; et il la quitta , en 1789, avec des mains entièrement pures. Depuis 1792 jusqu'en 1793, il dirigea l'établissement des monnaies des EtatsUnis , comme Newton avait dirigé celui de l'Angleterre ; et il ne résigna cet emploi qu'à cause de sa mauvaise santé. Après la mort de Franklin , il fut désigné avec le docteur Smith, par la société philosophique de Philadelphie, pour préparer l'éloge de son président ; et il eut l'honneur d'être nommé à sa place . Peu de temps après, il fit un présent de trois cents louis à cette société. Il fut reçu membre de la société royale de Londres, en 1795. La même année , il se retira de la monnaie; et il termina sa carrière te *20 juin 1796. 1l'oy. son Eloge , par Rush , Philadelphie, 1797 de 46 pages.' Le baron de Zach a inséré une notice sur ce savant dans le tome 7, année 1803, cahier fer, de Monatliche corresponde.; et William Barton a publié des Mémoires sur Rittenhouse, Philadelphie, 1814. Ses travaux sont répandus dans les divers volumes des Transactions l'ingénieuse solution qu'il donna d'un curieux problème d'optique proposé par Ilollinson
  • David RIVAULT( 1571) : sieur de FLURANCE, littérateur, né vers 1571 à Laval, ou dans les environs, d'une famille noble originaire du Poitou, reçut une éducation soignée, et, après avoir terminé ses études, embrassa le parti des armes. Le désir d'acquérir de nouvelles connaissances le conduisit en Italie et en Sicile. Outre les mathématiques, qu'il avait étudiées avec soin , il possédait le gr. Rivault fit un voyage eu Hollande vers la lin de 1602, et il alla voir à Leyde Scaliger, qui l'accueillit avec beaucoup de bienveillance. En 1604, il fut reçu gentilhomme de la chambre du roi. L'année suivante, il accompagna le jeune comte de Laval , qui se rendait en Himigrie, pour Y servir comme volontaire dans les armées de l'Empereur. Le comte fut tué par les Turcs devant Comorn le 30 décembre 4605; et Rivault, qui combattait près de lui , fut blessé de deux coups de cimeterre et d'un coup de hache. Il ramena le corps de sou protecteur à Laval, et profita des loisirs que lui laissait la paix pour se livrer à la culture des sciences. Il fit un second voyage à Rome en 1610, et fut admis à l'acadé- mie des humoristes. Le jour qu'il vint y prendre séance, il prononça un discours latin : Minerra ai- mata, sive De conjungendis litteris et armis, qui fut imprimé . De retour à Paris, il fut nommé sousprécepteur de Louis X1II et son professeur de mathématiques, avec un traitement de trois mille livres. En 1612, il obtint le titre de conseiller d'Etat , et il succéda la même année à Nicolas Lefèvre dans la charge de précepteur en chef du jeune roi. Son auguste élève avait un chien qu'il aimait beaucoup. Cet animal incommodait souvent Rivault pendant qu'il donnait ses leçons, et un jour, pour s'en débarrasser, il lui donna un coup de pied. Le roi s'emporta contre Rivauit au point de le frap- per. Celuici présenta sa démission et quitta la cour. Il se réconcilia cependant avec le roi, qui lui promit, diton, un évêché. Il avait accompagné jusqu'à la frontière madame Elisabeth, mariée au roi d'Espagne. En revenant, il tomba malade et mourut à Tours au mois de janvier 1616, à l'àge de 45 ans. Outre une édition des oeuvres d'Archimède, avec une traduction latine et des notes, Paris, 1615 qui a été reproduite en 1646 par le P. Richard, avec des corrections , on a de Rivai* : 1° les Etats esquels est discouru du prince, du noble et du tiers état, conformément notre temps, Lyon, 1595 ou 1596, in 39 pages; 2° Discours du point d'honneur, tou chant les moyens de le bien ronnaitre et pratiquer, Paris, 1599 3° les Eléments d'artillerie, concernant tant la théorie que la pratique du canon, ibid., 46O édition, augmentée de l'Inrention, description et démonstration d'une nouvelle artillerie qui ne se rharge que d'air et d'eau pure, et a néanmoins une force incroyable; plu, c d'une nouvelle façon de poudre à canon très- violente , qui se fait d'or, par un excellent et rare artifice non communiqué jusqu'à présent, ibid. 1608, 8°. Il est trèsremarquable que l'idée d'appliquer l'or fulminant aux armes à feu, tentée de nos jours comme une nouveauté, remonte au règne de Henri IV. 4° Lettre à madame la maréchale de Fervacques, contenant un brif dis- cours du voyage en Hongrie de feu le comte ; — Quœdam ex lectionibus regis christianissimi, Casaubon, dans une lettre à Scaliger, de 1604, dit que Rivault avait traduit : eachiméde en franmis pour faire plaisir à la Jeune noblesse; mais cette version , si elle a jamais exists réelle. ment, est tout à fait inconnue. de 17 pages; — Tableau de' Cdbi> s et les Remontrances de Basile, mises du grec en français par exprès commandement du roi, 1612 7° Discours faits au roi en forme de calé- rhèses sur le sujet du quatrième commandement de Dieu, ibid., 1614 de 115 pages. Ménage a publié le premier des recherches sur Rivault dans les notes sur les œuvres de Malherbe, pages 230-'236. Dom Liron les a insérées, avec queltilles additions, dans le tome 1" des Singu/ arités ' historiques, p. 283-2,95. Enfin Niceron les a reproduites , avec de nouvelles augmentations, dans ses Mémoires, t. 37. L'abbé Mercier de StLéger nous apprend que le portrait de David Ri‘autt, en grand et peint à l'huile, était à Paris en 1785 chez madame la comtesse de la RocheLambert, une de ses arrièrepetitesnièces
  • David ROENTGEN( 1745) : mécanicien établi à Neuwied , où sou père était ébéniste, naquit à liernhut en 1745, d'une famille morave. Ses talents l'ayant bientôt fait connaître, il fut appelé en Russie par Catherine Il, qui le chargea d'exécuter différents meubles dont elle se proposait d'orner ses palais. 11 savait donner au bois la dureté et le poli du marbre. On voit au palais de l'Ermitage beaucoup de meubles de cet artiste, et même des pendules de son invention qui sont autant de chefsd'oeuvre. La manière, dit Castera , dont ces ouvrages sont exécutés est admirable : on n'y distingue pas le moindre assemblage , et l'on croirait qu'ils ont été fondus d'un seul jet. Quelquesuns sont garnis en bronze doré; d'autres ont des basreliefs et sont ornés de pierres précieuses et d'antiques. Le plus parfait peut- ètre Cet artiste, qui excellait aussi dans la facture des instruments de musique , est mort à Neuwied le 12 février 1807. Voyez Nemnich , Voyage, t. I, p. 229-231, et Fuessli, Hunater lexicon. Ws
  • David RUHNEKEN( 1723) : en latin Ruhnkenius, l'un des plus célèbres philologues et des meilleurs critiques du 18e siècle, était né le 2 janvier 1723 à Stolpe, dans la Poméranie prussienne. Ses parents, quoique peu favorisés de la fortune, ne négligèrent rien pour cultiver ses heureuses dispositions. Après avoir fait ses premières études à Schlaw, sous un habile instituteur, il alla les continuer au gymnase de Koenigsberg, où il se lia d'une étroite amitié avec Kant, qui depuis abandonna la littérature pour la philosophie . Destiné par sa mère à l'état ecclésiastique, on le pressait d'étudier la théologie ; mais son goût I'entrainait vers les lettres, et ce ne fut qu'en persuadant à ses parents que la langue grecque était indispensable pour lire les textes sacrés qu'il obtint la permission d'aller à Goettingue suivre les leçons du célèbre J.M. Gesner. En passant à Wittemberg, il visita le professeur d'histoire J.H. Berger, qu'il connaissait par la lecture de quelquesuns de ses ouvrages, et qui le présenta à Ritter, l'un de ses collègues. ils se réunirent pour l'engager à leur accorder quelques jours; Ruhneken , charmé de cet accueil , finit par rester à Wittemberg , où deux ans plus tard il reçut le grade de docteur en philosophie, et, à cette occasion, il publia une thèse, De Galla Placidia Augusta , qui donna la plus haute idée de ses talents. Le savant Ernesti se trouvait alors à Wittemberg ; ayant vu Ruhneken, il lui conseilla d'aller à Leyde étudier le grec sous la direction d'Hemsterhuys. Il partit en effet pour cette ville, muni de lettres de recommandation pour tous les professeurs, excepté pour Hemsterhuys. A peine arrivé, sans prendre le temps de changer d'habit, il court chez l'illustre professeur et lui dit qu'attiré par sa réputation il vient à Leyde uniquement pour avoir l'avantage de l'entendre et de suivre ses leçons. Hemsterhuys l'embrassa et, après ['avoir interrogé, lui promit tous ses soins. Pendant six ans que Ruhneken suivit les leçons de ce grand mattre, une seule pensée l'occupa, ce fut celle de se rapprocher le plus qu'il lui serait possible du modèle qu'il avait sous les yeux, et il eut le bonheur d'y parvenir. Convaincu que la langue grecque est la véritable base de l'érudition , il n'hésita pas à recommencer ses études sur un nouveau plan. li lut successivement tous les auteurs grecs, poêles et prosateurs, notant avec soin chaque passage, chaque mot qui pouvait donner lieu à quelques observations et sans cesse éclaircissant un auteur par un autre. C'est ainsi qu'en acquérant une profonde connaissance de la langue, il développa son goût pour la critique et se prépara d'immenses ressources pour les travaux qu'il devait entreprendre un jour. Malgré sa passion pour l'étude, Ruhneken n'était point ennemi des plaisirs ; il fréquentait les sor ciétés, recherchait la conversation des femmes et assistait aux réunions musicales assez multipliées en Hollande, mais la chasse était son amusement de prédilection ; dès que le temps était favorable, rien ne pouvait l'empècher de courir la campagne, suivi d'une meute de chiens qu'il avait dressés luimême ; et, ce qu'il y a d'étonnant, c'est qu'après un exercice violent, il revenait à ses livres et étudiait souvent une partie de la nuit. Ilemsterhuys, qui s'attachait de plus en plus à Ruhneken, songeait à le fixer à Leyde; mais ne prévoyant pas quand il pourrait lui procurer une chaire ou lui céder la sienne, il lui conseilla de reprendre l'étude du droit ; et quoique Ruhneken l'eût quittée depuis bien longtemps, il s'y remit avec beaucoup de facilité et acquit promptement la réputation d'un savant jurisconsulte. Habitant depuis dix ans la Hollande, il s'y était fait connattre avantageusement par quelques morceaux de critique et par une édition du Lexique de Titnée , et cependant il restait sans emploi. Ses amis d'Allemagne l'engageaient à venir prendre dans une université la place que lui assuraient ses talents, mais le séjour de Leyde lui plaisait, et d'ailleurs il ne voulait pas se séparer d'Hemsterhuys. En attendant qu'une chaire vint à vaquer, il résolut de visiter les principales bibliothèques de l'Europe, pour en examiner et collationner les manuscrits. il vint à Paris eu 175S, et il employa une année à explorer les manuscrits grecs de la bibliothèque du roi et de celle de StGermain des Prés. Il se disposait à passer en Espagne, pour continuer ses recherches à l'Escurial , mais, au moment de son départ, il reçut la nouvelle qu'Hemsterhuys venait de le faire nommer son adjoint à la chaire de grec, et il reprit le chemin de la Hollande. Ruhneken ouvrit son cours au mois d'octobre 1757 par une harangue, De Gracia artium et doctrinarum inventrice, pleine d'érudition, et il le continua quatre ans avec le plus grand succès. Après la mort d'Oudendorp , il fut élu professeur d'éloquence et d'histoire. La même année, les curateurs de l'académie de Goettingne le pressèrent d'accepter la chaire que Gesner laissait vacante ; mais il leur répondit que l'Allemagne comptait plusieurs savants dignes de l'occuper, et il leur désigna Heyne, qui l'obtint en effet . Le désintéressement de Ruhneken ne demeura pas sans récompense : son traitement annuel fut augmenté de 600 florins. 11 avait quarante ans quand il épousa une jeune personne d'un esprit cultivé, mais qui six ans plus tard eut une attaque d'apoplexie, qui la priva de l'organe de la parole et ensuite de la vue. Deux ans auparavant , Ruhneken avait eu le malheur de perdre Hemsterhuys , qu'il regardait comme un second père. En qualité de recteur de l'académie , il prononça son éloge, considéré comme un chefd'oeuvre de style et de goût . Il chercha des consolations dans l'étude. C'est alors qu'il tourna ses recherches vers l'histoire littéraire et qu'il forma le projet de publier de nouvelles éditions, augmentées et corrigées, des Bibliothèqups grecque et latine de Fabricius. Malheureusement ce projet est resté sans exécution. Dans le mème temps, il préparait des éditions de Rutilius Lupus , de Paterculus , de Cornelius Nepos, et trouvait encore le loisir d'envoyer des observations aux savants d'Allemagne et d'Angleterre occupés de la révision de quelques auteurs grecs. En 1774, il remplaça Gronovius dans la charge de conservateur de la bibliothèque de l'académie ; il l'enrichit d'un grand nombre de livres et de manuscrits précieux , mais il ne put obtenir qu'elle fût transportée dans un local plus convenable. Sa vie s'écoulait au milieu d'utiles et paisibles occupations , lorsque éclatèrent, en 1787, des troubles qui firent déserter • les écoles et lui firent perdre des élèves qu'il • aimait tendrement. En avançant en âge, il ne perdait aucun des goûts de sa' jeunesse , et sa passion même pour la chasse ne s'était point ralentie. Il continuait surtout à se livrer à l'étude avec une ardeur infatigable. Il projetait en même temps une édition du Lericon latino- belgicum de Scheller et du Scholiaste de Platon, et il travaillait depuis longtemps à éclaircir Cornelius Nepos par les historiens grecs, quand il mourut le 14 mai 1798. La ville de Leyde s'empressa d'acquérir sa bibliothèque et ses manuscrits, en assurant à sa veuve et à ses enfants une pension de cinq cents florins. Ruhneken joignait à une mémoire prodigieuse beaucoup de sagacité, d'esprit et de jugement. Son érudition était immense. Depuis la renaissance des lettres, personne n'a mieux écrit en latin. 11 fut généreux au delà de ce que ses moyens pouvaient le lui permettre. ll sortit de son école plusieurs élèves distingués, parmi lesquels On doit citer surtout Wyttenbach. 1! nous reste maintenant à faire connaître les travaux de ce savant philologue. Outre des notes sur Callimaque, 1761 ; sur . Yénophon, dans l'édition des Memorabilia, publiée par Ernesti, Leipsick, 1773 , sur Hésiode, 1778 ; et sur Appien et Polybe, qu'il s'empressa de communiquer à Schweighœuser , on lui doit ; 2' du Lexique de Timée, Leyde, 1754 ; nouvelle édition augmentée, ibid., 1789 ; 3° du Supplément au Basilicon, publié par Fabrot, contenant les livres 49-52 avec une version latine, ibid., 1765 ; il° du premier Alcibiade , Amsterdam, 1766 5° du second volume du Lexique d'Hésychius, avec des notes et des corrections, 1766 ; 6° de Rutilius Lupus, De figuris sententiarum, 1768 précédé de l'Histoire critique des orateurs grecs; 7° de Velleius Paterculus, avec les notes des savants, 1779, 62 vol. 8° de l'Hymne d'Homère à Cérès, avec une version latine et un savant commentaire, 1780 ; cette pièce avait été récemment découverte dans les manuscrits de la bibliothèque de Moscou, par Christ.Préd. Matthœi ; s'étant aperçu qu'on avait omis vingt vers, Buhneken en donna une seconde édition , 1782 à laquelle il ajouta les lettres critiques indiquées cidessous n° 2, corrigées et augmentées; 9° des oeuvres de Muret, 1789, 4 vol. gr. ; 10° et enfin de l'ancien Scholiaste de Platon : Scholia in Platonent ex codiribus Msc. multarum bibliothecarum primum collecta, Leyde, 1800 C'est Ruhneken qui a rédigé les Préfaces et pris soin de l'édition de Celse, par Léon, Targa, 1785, et de celle d'Apulée, par Oudendorp , dont le premier volume fut imprimé en 1786 ; la suite commença à paraître en juin 1824. Enfin il est auteur des opuscules suivants : lo Dissertationes prion et posteior de Galla Placidia Augusta, Wittenberg, 1743 9Epistolce criticoe ; prima in Homeridarum hymnos et Hesio- dum, Leyde, 1749 ; — Secunda in Callimachum et Apollonium Rhodium, ibid., 1751 ; l'auteur les a réimprimées avec des augmentations à la suite de v Hymne à Cérès ; 3° ratio de Grœca artium et doctrinarum inventrice, ibid., 1757, iii-4"; 4" Oratio de doctore umbra- tieo, ibid., 1763 c'est le discours qu'il prononça lorsqu'il prit possession de la chaire d'Oudendorp ; 5° Elogiunt Tiberii Hemsterhusii ibid., 1768 dans les Vitœ philologorum de Harles, t. 4 , p. 214-266 ; dans les Opuscule de ratione studii d'Everard Scheid , t. 1 , p. 171- 210 ; et réimprimé avec l'Eloge de J.-111. Gesner, Indiquons aussi des notes sur Suétone, publiées par J. Geel, Leyde, 1828 et qui forment un gros volume. par Ernesti, Halle, 1788 Ruhneken donna luimême, en 1789, une seconde édition de cet éloge, augmentée de deux Lettres de R. Bentley à Hemsterhuys. 6. Dissertatio de vita et scriptis LOngini , Leyde, 1766 Il avait envoyé cette pièce à Toup, qui la publia dans son édition du Traité de Longin, avec quelques notes de Ruhneken , mais qui n'eut pas l'attention de lui en adresser un exemplaire. Il a publié le recueil I de ses opuscules sous ce titre : Opuscula oratoria, philologica, critica, nunc primum conjunctim edita, Leyde, 1807 Outre les diverses pièces Il citées précédemment, ce volume contient une Dissertation sur Antiphon, orateur athénien, et P une autre, De tutelis et insignibus narium. Il en existe une seconde édition de Londres, 1807 enrichie d'une préface et d'un index par Th. Kidd et augmentée de neuf Lettres de Ruhneken à P. d'Orville. Ces deux éditions sont ; celle de Leyde, 1823, 2 vol. est fort augmentée . Voyez la Vie de Ruhneken par Dan. Wyttenbach, Leyde, 1799 de 295 pages. Elle est diffuse, niais intéressante. Voyez aussi le supplément à l'Onomasticon Sax , t. 7, p
  • David RYCKAERT( 1615) : naquit à Anvers en 1615 et fut surnommé le jeune, pour le distinguer de son père. artiste habile nominé également David, et dont il fut l'élève. Il peignit d'abord le paysage et déploya dans ce genre un véritable talent; mais excité par les succès qu'obtenaient les ouvrages de Téniers, de Brawer, de Van Ostade, il résolut de les imiter. et le succès surpassa bientôt son attente. L'archiduc Léopold , protecteur éclairé des arts, encouragea son talent, et la réputation de Ryckaert se répandit promptement dans toute la Belgique. Pour atteindre à la perfection il se persuada que l'étude de la nature, quoique la base la plus solide et la première de la peinture, ne suffisait pas, et il se forma un cabinet des meilleures productions des grands maîtres ; il étudia assidûment leurs différentes manières et sut s'en former une à lui, qui le place au rang des plus habiles artistes de son temps. En 1651, il fut choisi pour directeur de l'académie d'Anvers. Les sujets qu'il aimait à représenter étaient des assemblées , des tabagies des chimistes, etc. La composition en est toujours gaie, piquante et pleine d'esprit, quelquefois même elle a de l'élévation. Il réussissait parfaitement dans ces sujets, lorsqu'à l'âge de cinquante ans il se mit à peindre exclusivement des tentations et des sujets de diablerie , dans lesquels il a déployé toute la bizarrerie d'une imagination malade. Mais l'exécution sauve avec tant d'adresse ce que le sujet peut avoir de repoussant et de hideux en lui- même, que ces derniers ta- bleaux ne sont pas moins recherchés que ceux qu'il avait exécutés dans sa première manière. La Tentation de saint Antoine a surtout exercé plusieurs fois son pinceau , et toujours d'une manière neuve et originale. Ses premiers tableaux sont un peu gris de ton ; mais à mesure qu'il peignit, sa couleur s'améliora, et bientôt il coloria avec une chaleur surprenante. Ses plus beaux tableaux n'ont presque pas (l'épaisseur de couleur. On voit partout la toile ou le panneau. Ses tètes , ses étoffes sont peintes avec une adresse , une précision et une vérité qui charment l'oeil ; ses mains sont négligées, et l'on voit qu'il les dessinait de pratique. Une simple touche lui suffisait pour indiquer la forme et les détails de ses accessoires. Les tableaux de ce peintre sont assez rares. Son chef- d'ceuvre est une Ferme mise au pillage par des troupes. Toutes les horreurs de la guerre y sont représentées. Des paysans sont pendus. la tète en bas , dans la cheminée ; on brûle les pieds à d'autres ; le maître de la ferme, traîné par les cheveux, est menacé d'être sabré, tandis que des courtisanes, assises à table et se livrant à la joie, paraissent considérer ce spectacle avec plaisir ; une vieille femme avec sa fille et ses petitsenfants implorent leur pitié en leur offrant leur bourse et leurs bijoux. Ce tableau est parfaitement co d'une excellente couleur et d'un style plus élevé que tous les autres sujets d'histoire de ce maître
  • David SCHULZ( 1779 - 1854) : théologien et philologue protestant allemand, né à Purben , dans la basse!' Silésie, le 30 novembre 1779, mort le 17 février,;, 1854 à Breslau. D'abord maître d'école de can> pagne, il ne fit ses études qu'en 1803. Pritat- docent à Halle et Leipsick , il devint, en 1809,! professeur adjoint à la première de ces deux universités, d'où il passa, dans la même année, à celle de Francfortsurl'Oder. Depuis 1811 enfin, Schulz a été professeur titulaire à Breslau, avec le titre de conseiller de consistoire. Il appartient à l'école critique et rationaliste, mitigée plus tard sous l'influence de Bretschneider, et, malgré l'envahissement d'autres doctrines, il a toujours su maintenir son autorité. Sa position était, du reste, assez difficile en face d'un surintendant ecclésiastique qui, en 4826, avait sommé les rationalistes de sortir en masse de l'Eglise, et qui voulait faire exécuter par l'Etat cette mesure d'expulsion. On a de lui : De cyropœdiee epilogo Xenophonti abjudicando , 1806 ; 2° De interpreta- tione epistolarum Paulinarum difficultate, 1807; 3° Herodoti historiarunz libri , 1809, en deux éditions; 4° Eclogee sententiarunz de Paulo apostolo, 1810, ibid.; 5. De codice quatuor evangeliortnn Rehdiger, 1814; 60 Traduction et commentaire de l'épître aux Hébreux, 1818; 7' la Doctrine chré- tienne de la sainte cène, d'après le texte du Nouveau Testament, 1824; 2° édit., 1831 ; 8° Qu'est- ce que la foi, et qui sont les infidèles selon la Bible? 1830; 9° De codice Cantabrigensi, 1833; 10° la Doctrine m!... . hritienne de la foi, avec ( explication du péché ori- iinel , I 83& ; IP les Dons d'esprit des premiers [ étiens, 1836 ; 12. Sur le piétisme, 1839
  • David SCHULZ DE SCHULZENHEIN( 1732) : médecin suédois, né le 17 mars 1732, était fils de Jacques Schulz, médecin du régiment de Dalécarlie. Il commença ses études à l'école de Westeraa et alla les continuer, en 1774, à Kcenigsberg, dans la maison du professeur Macquard , puis au collége Frédéric jusqu'en 1747, époque où il devint étudiant à l'université de cette ville. 11 embrassa la carrière médicale et publia en 1750, pour dissertation inaugurale , un mémoire médicolégal intitulé De medirina forensi , prœter dee- rentiam , ruinera in absolute lethalia et per acci- dens distinguentem prorsus agnoscente. Il subit peu de temps après l'examen théorique et fut attaché comme prosecteur au savant professeur Büttner. Déjà remarquable par ses talents, le jeune Schulz reçut les offres les plus avantageuses pour rester en Allemagne, mais il préféra retourner dans sa patrie , où il vint se ranger parmi les disciples de Rosen et de Linné. L'un et l'autre ne tardèrent pas à apprécier les heureuses dispositions de leur élève, et peu de temps après son arrivée à Upsal il fut chargé par le premier de le seconder dans le professorat de l'anatomie en général , et obtint une double chaire d'anatomie comparée et d'art vétérinaire. Nommé en 1753 prosecteur au thatre anatomique de Stockholm , il ne continua pas moins , de rester à Upsal, où l'année suivante il soutint, sous le titre de Ernesi, une thèse trèsimportante, dans laquelle, par suite d'observations physiolo- giques, il défend la théorie de Haller sur l'irritabilité. Promu au grade de docteur en 1754, Schulz fut chargé par la commission de santé de se rendre en Angleterre pour y prendre connaissance des procédés de l'inoculation. Muni de recommandations de Linné, il trouva l'accueil le plus honorable. En quittant l'Angleterre, il passa sur le continent, visita Paris et plusieurs autres villes remarquables, et, de retour à Stockholm, il publia la Relation de son voyage sous le point de vue niédical et y traita spécialement de l'inoculation. Ce travail , justement apprécié , fut bientôt traduit en anglais et en allemand. A partir de cette époque, Schulz fixa sa résidence à Stockholm. Appelé à diriger la maison d'accouchement, il fut honoré du titre de professeur et élu membre de l'académie des sciences. Pour sa réception, il présenta une savante dissertation sur les soins à donner aux enfants en général, et deux ans après, en quittant la présidence de l'illustre compagnie, il prononça un discours sur les moyens de parve- nir le plus heureusement à la vieillesse. Ces travaux ont été traduits en allemand , de mèrne que son traité sur la méthode de prévenir et guérir le pourpre. 11 y a aussi une traduction en français et en hollandais de ce traité, qui lui valut de la part de l'académie un honneur qu'il crut de son devoir de ne pas accepter. Chargé en 1769 d'inoculer les enfants du roi, Schulz fut, dans la mème année, choisi par le prince pour son premier médecin ; mais, assujetti par là à des fonctions qui l'auraient empêché de remplir celles de professeur, il s'excusa, et le monarque, appréciant sa franchise , lui accorda des lettres de noblesse, qui le firent admettre au palais de l'ordre des nobles sous le nom de Sciait, von Schulzenheim. Cependant sa santé connnençant à s'altérer par suite des travaux auxquels l'entraînait un zèle trop ardent, il se vit obligé en 1778 de se démettre de toutes ses fonctions publiques. Mais, loin de rester dans l'inaction , il employa son temps à composer plusieurs ouvrages sur l'art de guérir et à perfectionner la Pharmacopoea suecica. D'un autre côté, on lui doit, sur les finances et l'économie politique de la Suède , un ouvrage intéressant, dont la première partie parut en 1791, et la seconde deux ans après. Ses écrits en général se distinguent par un style simple et élégant, et les éloges qu'il a prononcés à la mémoire de plusieurs de ses concitoyens ne manquent paintd'éloquence. Il assista comme membre de la noblesse aux sessions des états de 1789, de 1800, de 1809, de 1812, de 1815, et il y déploya une grande connaissance des affaires publiques; ses principes étaient ceux d'un libéralisme sage et modéré. Nommé en 1809 président au collége de santé, il fut six ans après élevé à la même dignité près des collèges royaux et décoré de la grande croix de l'ordre de Wasa. De son côté, l'académie des sciences de Stockholm fit frapper en son honneur une médaille d'or, ayant pour emblème le serpent d'Esculape avec ces mots . Acumine et vigilantia, et portant au revers cette inscription Clan; per annos socio, Academia Reg. scient. Sueciœ, 1814. Enfin les médecins et les pharma- ciens de Stockholm, pour reconnaître les grands services qu'il avait rendus à la science et à l'humanité, firent exécuter son buste en marbre et le placèrent dans la salle des séances du collége de santé. On lit sur le piédestal : Au médecin, l'homme d'Etat et au citoyen. Arrivé à un âge qui nécessite le repos et la tranquillité, Schulz donna sa démission de président du collége de santé, le 15 janvier 18'22. Il ne survécut pas longtemps à ce sacrifice et termina à Stockholm sa glorieuse carrière, le 24 avril 189.3. Outre les ouvrages déjà cités, on a de ce docteur une foule de traités et de mémoires originaux, imprimés séparément ou insérés dans les actes des diverses sociétés savantes qui le comptèrent parmi leurs membres, des éloges fort bien écrits de Ch. Linné fils, du secrétaire Schrceder, du colonel de Pahlen , directeur en chef d'/Erel, du conseiller médical Odhelius , du comte Liljenkrantz, productions auxquelles il faut ajouter une tragédie
  • David SCOTT( 1806) : peintre anglais , né à Edimbourg le 10 avril 1806, était fils d'un graveur; dès sa première jeunesse , il manifesta pour le dessin le goût le plus décidé, et il se consacra de bonne heure à la peinture. Il aborda d'abord des sujets un peu grandioses : les Espérances du gé- nie détruites par la mort, Fingal et l'esprit de Losti, Loth et ses filles fuyant les cités mau- dites; mais ses tableaux avaient un aspect sombre en harmonie avec son caractère et peu propre à séduire le public; aussi n'eutil d'abord que fort peu de succès. Son tableau de Loth fut renvoyé par l'Institution britannique comme étant de trop grande dimension ; une suite d'eauxfortes qu'il avait gravées, les Monogrammes de l'homme, ne se vendirent pas, et ce ne fut qu'en 1831 qu'il trouva un acheteur pour son premier tableau. Mais il était doué d'énergie, de persé- vérance et de foi en luimême, et il continua de travailler sans se soucier de plaire à la foule. En 1832, il visita l'Italie, étudia beaucoup et se perfectionna dans son art ; mais Caravage fut beaucoup plus de son goût que Raphaël. De retour à Edimbourg , il continua de peindre d'après ses idées, et ses principales compositions furent : le Génie de la discorde , la Descente de croix, Joue Shore trouvée morte dans la rue, Oreste tourmenté par les Furies, Achille pleurant sur le cadavre de Patrocle , l'alchimiste Paracelse dans son laboratoire, l'Espérance passant sur l'horizon du Désespoir, la Résurrection des morts au moment du crucifiement, Pierre l'Ermite ha- ranguant les croisés. Il traita aussi quelques sujets allégoriques et galants : l'Amour aiguisant ses dards, la Beauté blessée par l'Amour, le Triom- phe de l'Amour; mais ce fut toujours d'une façon où se reconnaissait l'esprit d'un puritain. Une imagination puissante, un travail soutenu distinguent les productions de Scott, mais il manque d'habileté pratique; il ne sait ni se fixer un but définitif, ni intéresser le spectateur. Lorsqu'un concours fut ouvert pour l'envoi de cartons des- tinés à décorer le nouveau palais du parlement, la tète de l'artiste s'échauffa ; il envoya une vaste composition : la Defaite de l'armada espa- gnole; elle n'obtint aucune mention. Le désappointement de Scott fut amer, mais il ne continua pas moins de travailler, et il consacra toutes grses forces à l'exécution d'un tableau de trèsgrande dimension Vasco de Gama rencontrant l'Esprit des tempêtes et doublant le cap; cette œuvre, la meilleure de ce qu'a produit cet artiste, est conservée à Lerth dans la grande salle de l'hôtel de ville. Après y avoir employé plusieurs années , Scott mourut le 5 mars 1849 au moment où il venait de la terminer. Quelquesuns de ses tableaux ont été achetés par divers établissements d'Edimbourg. Scott cultiva aussi la littérature avec quelque distinction. Ses Essais sur les caractères des grands nzaitres, insérés en 1840 dans le Blackzvood Magasine, furent remarqués; il a. laissé des vers qui ont été recueillis en partie avec le Journal de son voyage en Italie, des notes sur l'art et d'autres fragments , dans une Notice sur sa vie, publiée en 1850 parson frère W.B. Scott, qui est, lui aussi, un artiste distingué
  • David TÉNIERS( 1610) : dit le Jeune, fils et élève du précédent, naquit. à Anvers en 1610. Plusieurs biographes prétendent qu'il quitta l'atelier de Teniers le Vieux pour celui d'Adrien Brauwer, et qu'il reçut mème des leçons de Rubens. D'autres ajoutent qu'il fut aussi élève d'Elzheimer; mais ces faits sont niés par DezallierDargenville, dont l'honneur semble intéressé à prouver que le fils n'eut jamais qui s'était arrêté dans le cabaret pour changer de chevaux. Fort heureusement, Teniers sentit d'assez bonne heure la nécessité d'être autre chose qu'un fai- ; enfin le roi d'Espagne, le prince d'Orange, le comte de Filensaldagna et l'évêque de Gand le protégèrent. Il n'y eut guère que Louis XIV qui ne sentit point ou ne voulut pas apprécier le mérite dere peintre. tin jour que le valet de chambre de ce grand roi venait de placer dans les petits appartements quelques scènes flamandes de Téniers, le monarque s'écria en les voyant Qu'on enlere tous ces magots. Fatigué des nombreuses visites qui l'empêchaient de travailler, Téniers quitta sa ville natale pour se retirer dans le village de Perth, entre Malines et Anvers; il se proposait d'y étudier de plus près les moeurs et les habitudes des paysans qu'il aimait à représenter; mais cette retraite champêtre devint bientôt, à son grand regret , le rendezvous de toute la noblesse du pays; et il est à remarquer que celui de tous les peintres flamands dont les ouvrages sont le plus populaires fut aussi celui qui vécut le plus habituellement dans les hautes classes de la société. On rapporte que, dans l'espérance de vendre ses tableaux mieux qu'il n'avait pu le faire jusqu'alors, il se fit un jour passer pour mort, et que. grâce à ce stratagème, dont sa femme et ses enfants étaient complices, il fit un gain consid.'_,- raide; mais bien que cette anecdote ait fourni à MM. Jos. Pain et Bouilly un vaudeville représenté, en 1800, sous le titre de Teniers il est Permis de la révoquer en doute; on raconte la même chose de Rembrandt, et c'est avec plus de vraisemblance. Aucun peintre ne surpassa, n'égala même Téniers le Jeune, pour la facilité et la légèreté du pinceau ; aucun n'eut un sentiment plus intime et plus prompt de la vérité. Ce n'est pas seulement la forme grotesque et le costume des villageois de son pays qu'il sut rendre . — Nous ne ferons que mentionner ici 1 Abraham Teniers, qui fut, ainsi que son frère David le Jeune, au nombre des élèves du premier Teniers. Abraham copiait assez exactement la nature; mais n'ayant ni la facilité d'exécution ni la vive imagination des deux autres , il ne s'éleva que rarement audessus de la médiocrité
  • David TÉNIERS( 1582 - 1649) : dit le Vieux, peintre fia-!, mand , né à Anvers en 1582 , fut d'abord élève de Rubens et commença par faire de grands tableaux, qui eurent quelque succès; mais s'étant rendu à Rome pour s'y perfectionner dans la peinture historique, il se lia d'amitié avec Adam Elzheimer, dit Tedeseo , dont les ouvrages, parfaits dans leur petit genre, avaient alors la vogue ; et, loin de s'exercer des lors dans le grand style, i il ne peignit plus guère que des figures de petite proportion. De retour à Anvers après dix années d'absence, il s'appliqua à peindre la nature flamande dans sa grotesque naïveté, et il réussit , particulièrement à représenter des scènes villa-,' geoises. On a de lui des réunions de buveurs et de fumeurs, des charlatans, des laboratoires de cldmie, des intérieurs de ménages rustiques, etc. Le sentiment des mœurs locales et le costume y sont scrupuleusement observés. Son dessin a de la correction ; sa touche est ferme et spirituelle; et les amateurs dont le goût est le plus exercé distinguent difficilement ses ouvrages de ceux de son fils, David Téniers, dit le Jeune, qui a néan- moins plus de célébrité . C'est ainsi que le tableau du musée du Louvre, représentant un joueur de cornemuse , avait été longtemps mis sous le nom de Teniers le Vieux dans les catalogues, et qu'aujourd'hui même les plus habiles connaisseurs sont encore partagés de sentiment à cet égard. Ceux qui se vantent d'une sagacité toute particulière motivent ainsi la différence qu' ils croient saisir entre les deux Teniers: le père, suivant eux, a un peu moins de finesse dans la touche et de fraîcheur dans le coloris. Ses ordonnances sont moins belles, ses attitudes ne sont pas d'un aussi bon choix; mais, d'un autre côté, ,( il se pourrait bien qu'il l'emportàt sur son fils par la force et la chaleur du ton. » On sait le degré de confiance que méritent en général ces sortes de parallèles. Les seuls tableaux de Teniers le Jeune qui ne puissent réellement donner lieu à aucune méprise, sont ceux qu'il fit du vivant de son père; ils portent presque tous cette indication : David Téniers junior. En dernier résultat, si le peintre qui est l'objet de cet article est placé moins haut que Téniers le Jeune dans l'estime des amateurs, c'est peut-être par l'effet d'un de ces nombreux préjugés dont on s'explique difficilement la cause; et il est certain, du moins, que le père a eu le mérite d'inventer sa manière, dont le fils n'a été ensuite que le trèshabile imitateur. Teniers le Vieux mourut dans sa ville 'natale, en 1649, àgé de 67 ans
  • David THOMAN DE HAGELSTEIN : sénateur d'Augsbourg et député de cette N ale à la diète de Ratisbonne, a publié en allemand, vers l'an 1700 , Actes publics, constitutions et propositions relatifs au système monétaire en Allemagne, Augsbourg sans date. Ce traité, classique pour l'histoire des monnaies en Allemagne, est divisé en trois parties. Dans la première, l'auteur donne l'histoire des anciennes monnaies chez les Hébreux, les Grecs, les Romains; de là il vient à celles des peuples d'Allemagne, depuis Jésus- Christ jusqu'à la fin du 17° siècle. Dans la seconde partie , il publie les règlements, ordonnances et constitutions qui ont rapport aux monnaies; et dans la troisième, les propositions faites à la diète de l'Empire relativement au système monétaire. Dans la première partie, l'auteur a 'donné en extrait ce que Goldast et les autres savants avaient fait parattre en Allemagne sur le système monétaire, de sorte que le travail de Thoman de Hagelstein peut suppléer tout ce qui avait été jusqu'alors imprimé sur cet objet dans ce pays
  • David VINCKEBOOM( 1578 - 1639) : peintre hollandais, né en 1578 à Malines, mort à Amsterdam en 1639. Il reçut les premières notions de son art auprès de son père Philippe, qui peignait en miniature. Il s'adonna d'abord à reproduire avec un soin minutieux ce que l'on désigne sous le nom de nature morte ; il peignit des oiseaux, des poissons, des fruits. Plus tard il renonça à ce genre et se consacra au paysage.1l acquit une grande réputation qui s'est soutenue. Ses compositions sont bien agencées, son faire a de l'énergie et de la vigueur. Il plaçait dans ses tableaux des scènes hde chasse, des noces de village, des paysans se I livrant à divers jeux , et il savait répandre de la gaieté et de l'animation dans les groupes qu'il représentait entourés d'arbres ou réunis auprès d'un cours d'eau. Ses productions ont souvent été reproduites par la gravure ; une des plus re- , marquables se conserve à Amsterdam dans la F collection Oudemannenhuis; elle représente le tirage d'une loterie à la clarté des flambeaux. Divers musées des PaysBas et de l'Allemagne renferment des tableaux de Vinckeboom, et les connaisseurs leur rendent toute la justice qu'ils méritent
  • David VEDDER( 1790 - 1854) : publiciste écossais, naquit en 1790. Il écrivit dans les revues anglaises et composa divers poemes, dont le premier en date fut la Communion des covenanters. Vinrent ensuite les Esquisses des Orcades, des légendes et des Pièces lyriques, Edimbourg, 1832 Ce volume est dédié à Allan Cuningham. 11 fit paraitre dans la même année : Mémoire sur Wal- ter Scott, avec des notes critiques sur ses écrits. Enfin on a de lui : 1° Poemes, légendes, morceaux lyriques et descriptif , 1842 ; 2° Livre d'étrennes pittoresque, Edimbourg , 1848 , 30 l'Histoire de Raynaud le Renard, avec les dessins de Gustave Cadlud, 185 Vedder mourut en 185i
  • David WILLIAMS( 1738) : écrivain anglais, fondateur du Fonds littéraire, naquit en 1738, à Cardigan, dans le pays de Galles, et lit ses études à Carmarthen. Ce ne fut que par déférence aux dernières recommandations d'un tendre père, et peut-être aussi dans l'espoir d'arracher sa famille à la pauvreté, qu'il entra dans la carrière ecclésiastique, car rien n'était plus loin de sa vocation. Cependant l'étude secondant chez lui d'heureuses dispositions, il prêcha avec beaucoup de succès devant une congrégation dissidente. La légèreté de sa conduite effaça bientôt l'impression favorable qu'avaient faite ses talents. L'exercice du ministère lui étant interdit à héler, il vint à Londres, et y prononça une suite de Sermons sur l'hypocrisie religieuse, qui furent imprimés quelques aimées après. Sa religion n'était pas austère; tfl Fielding avait condrl à son aini William% un manuscrit que celuici emporta en Russie, et qu'il y iierdit. Ce ne lut que loogtemps aprè., in mort du piète qu'on le retrouva II fut aussitot envoyé en Angleterre, et Garrick s'écria en voyant l'écriture de sou ancien ami C'est la brebis perdue et ritruunée e j titre de l'une des pièces de Ficidingi. Cette pièce fut jouée sur le theittre de Drury—Lane, en l718. on le rencontrait dans le monde, et même 8U% spectacles; et le premier écrit qu'il mit sous presse fut une Lettre à David Garrick. sur sa con- duite comme acteur et comme directeur , on a pu trouver que Williams était, pour un prêtre, un trop bon juge des jeux du théàtre. Des Essais sur le culte public, qui sui—virent cette première publication, furent remarqués comme ayant une tendance au déisme. Deux grands objets l'occupèrent principalement. et se partagèrent en quelque sorte sa vie : la réforme du culte et celle de l'éducation nationale. Le mode d'enseignement adopté dans les grandes écoles d'Angleterre lui paraissait absurde. Il préluda à l'ouverture d'une ésole conforme à ses vues, en publiant un Traité VII' l'éducation, fondé sur les idées de Commène et de Rousseau. Telle était l'opinion qu'on avait conçue de son habileté, que le nouvel établissement de Chelsea, à peine annoncé, vit affluer de toutes parts les élèves, bien que le prix de la pension fût assez élevé. L'instituteur, qui pensait qu'une école devait être l'image de la société, avait reproduit dans la sienne plusieurs des institutions politiques de son pays : on y voyait une espèce de charte, et lesl élèves prévenus d'une faute étaient jugés par unie jury formé de leurs pairs. Lui même, afin d'éloigner l'idée de la supériorité, se soumettait comme eux, dans la classe, à l'inspection et à la censure du surveillant. Les chàtiments corporels étaient interdits. L'instruction s'acquérait d'une manière pratique : l'instituteur enseignait la géographie par la description graduelle d'une maison, d'un voisinage, d'un district. La vue préparatoire d'une forge ou d'un jsrtlin potager conduisait à l'étude de la minéralogie et de la bots- nique. 11 voulait que les globes et les cartes:: fussent, non pas achetés, mais construits par les: élèves ; la physique, la chimie, la finance, faisaient, partie de l'enseignement. La plupart de ces étaient offertes aux enfants dès l'âge de treize à quatorze ans; la grammaire, la métaphysique, etc., étaient renvoyées à un âge plus avancé. Heureux si Williains se fût arrêté à d'aussi louables travaux I Ses innovations religieuses trouvèrent peu de partisans. On suppose qu'il fut aidé, dans la composition de sa liturgie, par le célèbre docteur Franklin, qui, courant quelques dangers en Angleterre, en ce moment où la rupture commençait avec les colonies, trouva un asile dans la maison d'éducation de Chelsea. Le symbole de la nouvelle foi était bien simple, et se réduisait à ces mots : Je crois en Dieu... Amen! La liturgie fut imprimée en 1772, et des exemplaires en furent envoyés à l'étranger. Frédéric II , en inspirant la pitié, vint stimuler: la générosité des amis des lettres. Des hommes d'une haute naissance ou environnés de l'estime publique furent appelés à présider les réunions où se prépara l'institution nouvelle. Un premier fonds s'accrut par des souscriptions et des bienfaits, et surtout par une donation testamentaire que fit un descendant du grand Newton. Protégé par le prince de Galles, qui alloua une somme annuelle pour l'acquisition d'un local convenable aux réunions des souscripteurs, le fonds littéraire fut solidement établi en 1789; depuis il s'est considérablement accru, et a rendu d'éminents services à l'humanité, aux sciences et aux lettres. — David Williams, avant son départ pour la France, avait accepté la tàche de surveiller l'impression d'une édition magnifique de l'Histoire d'Angleterre de Hume, et de composer une continuation de ce bel ouvrage ; mais tandis qu'en France on l'accusait de royalisme, en Angleterre il était dénoncé comme démocrate ; et, lorsqu'il y rentra, le libraire refusa sa coopération, dans la crainte de perdre par là le privilége de dédier l'édition au roi. Williams continua de publier de temps à autre quelques opuscules écrits dans un esprit bien différent de ceux qui avaient signalé son entrée dans la carrière. En lisant ses Etudes préparatoires pour les réformateurs, on voit combien il était détrompé sur la facilité de donner la liberté à un grand peuple. Son retour à la modération, ses vertus, ses manières nobles et polies lui avaient regagné l'estime et la bienveillance des hommes d'Etat et des hommes d'Eglise. Il avait trop négligé le soin de sa fortune, et quand les infirmités vinrent accabler sa vieillesse, ses ressources étaient des plus médiocres. Une grande partie des souscripteurs à l'institution dont était le père l'invitèrent alors à venir habiter dans l'hôtel même du fonds littéraire, en qualité de résident directeur. C'est là qu'il mourut le 29 juin 1S16, àgé de 78 ans. Son buste, trèsbien exécuté par Westmacott, se voit dans une salle de l'hôtel, ainsi que relui de Newton. Madame Roland. dans son Appel à l'impartiale postérité, parle du caractère et des talents de Williams avec une grande estime ; elle le présente comme un vrai philanthrope,'un penseur profond, un esprit émi- nemment propre à la discussion. On a de lui rasais sur le culte publie, le patriotisnte et les profrts de réforme, 1773 suivis d'un Appeliez, 177 Pi ; 2° Sermons sur l'hypocrisie reli- gieuse, 1774, 2 vol. 3* Trotté sur l'éduca tion, où l'on examine la méthode généralement suivie dans les institutions publiques de l'Europe, et particulièrement de l'Angleterre, celles de Milton, de Locke, de Rousseau, d'Helvétius; et où l'on en propose une plus praticable et plus utile, 1774 ; 4° Plan d'une académie pour l'instruction de la jeunesse, 1774; 5* le Philosophe, trois conversations poléniiqties, 4775, 8'; 6. Liturgie, rontenant les principes unirersels de lu religion et de la morale, 1776 7. Lettre aux protestants dissidents sur la conduite politique de leur forps; 8* Lettre à sir- George Sarille, sur la nature et l'étendue de la liberté intellectuelle, 1779, 9. Apologie pour professer la religion natu relle au 18. sièyle dr rèhre chrétienne, iii- 8°; I 0* Leçons sur les principes et les devoirs unirersels de la religion et de la morale, 1779, 2 vol. 11° Lettres sur la liberté politique, 1782 12° Lettres roncernant l'éducation, 1785 13° Souvenirs royaux \ Royal recollections), 2° édition, 1788 ; 14° Leçons sur l'éducation, lues à une société ayant pour but de favoriser les améliorations dans la discipline et l'instruction de la jeunesse, 3 vol. Bien que l'auteur s'exprime assez légèrement sur la méthode de J.J. Rousseau, il reproduit fréquemment, sans atteindre à son éloquence, les meilleures idées de l'Emile. On remarque dans ces discours des vues utiles et judicieuses, mêlées à des opinions au moins hasardées; il juge, par exemple, que l'étude des langues mortes n'est bonne à rien, et il ne veut pas que son élève apprenne d'autre langue que sa langue nationale. Il se plaint. avec une extrême dureté d'expression, des obstacles que lui ont opposés les préjugés et l'ignorance des parents, surtout l'aveugle tendresse des mères, qui nuisait d'avance au succès de ses soins. Il compare sa position à celle de Timothée, qui, suivant Quintilien, exigeait un double honoraire pour les enfants qui avaient déjà reçu quelque instruction, afin de le dédommager de la peine d'effacer des impressions funestes. Le chapitre de la Religion n'est que l'apologie de la conduite de l'auteur. On lit aussi dans ce livre la correspondance de Williams avec Teller, théologien protestant de Berlin ; avec Bode, Raspe, Lecat, le roi de Prusse et Voltaire. 15. Leçons à un jeune prince ; 16° Leçons sur les principes politiques, sujet de dix- huit livres de l'Esprit des lois de Montesquieu, lues à des étudiants placés sous la direction de l'auteur, 1789 de 278 pages. Les Anglais euxmêmes ont jugé que Williams n'avait pas toujours raison en attaquant Montesquieu, qu'il ne l'avait pas même toujours compris, et que d'ailleurs sa critique n'est pas exprimée avec assez de modération. 170 Histoire du comté de Monmouth, 1796, 1 vol. avec des planches; 18° la première partie des Réclamations de la littérature, conte- nant l'origine, les motifs, les objets et les opérations de la société pour l'établissement du fonds littéraire, 1803 Une nouvelle édition de cet ouvrage a paru en 1816, accompagnée d'une notice sur l'auteur, et de son portrait. On peut lire sur les innovations tentées par David Williams les Cerémonies religieuses, édition nouvelle, t. 10, 3P livraison, 1809 p. 9.48. Un Précis de sa vie et de ses ouvrages a été donné, en 1799.
  • David WILKINS( 1685) : orientaliste anglais, né en 1685, était de la même famille que le précédent, mais d'une autre branche. Après avoir achevé ses études classiques, il parcourut les principaux Etats de l'Europe, pour perfectionner ses connaissances et se lier avec les savants. Il commença le cours de ses voyages par l'Allemagne l'' et fit quelque séjour à Berlin ; mais la Croze lui reproche d'avoir négligé d'y visiter la bibliothèque royale, où cependant il aurait trouvé des manuscrits coptes, dont la recherche l'occupait spécialement . Il était à Morne en 1710, et il y passa quatre ans, se livrant avec beaucoup d'ardeur à collationner et à transcrire les manuscrits orientaux de la bibliothèque du Vatican, ainsi que de la bibliothèque Barberine. En 1713, il vint à Paris, et il n'eut qu'à se louer de l'accueil qu'il y reçut de Bignon, de le Qu'en, de Kuster et surtout du P. Montfaucon, auquel il dut la communication de plusieurs ouvrages importants relatifs à ses études. De Paris il se rendit à Amsterdam , où il publia I! ° ratio Dominica de Chamberlayne , avec une préface et des dissertations qu'il avait obtenues de l'amitié de plusieurs savants. A son retour en Angleterre, il s'empressa de mettre au jour le Nouveau Testament en langue copte, avec une version latine. Ce travail , loin d'ajouter, comme il s'en flattait, à sa réputation, lui fit un tort presque irréparable parmi les orientalistes. La Croze, qui jusqu'alors l'avait tenu pour trèshabile dans le copte, indigné de ses méprises, ne vit plus en lui qu'un ignorant plein de vanité . L'université d'Oxford , à laquelle il avait dédié son édition du Nouveau Testament, refusa de lui IP conférer le grade de docteur; mais il fut plus heureux , en 1717. à Cambridge, où il alla soutenir ses thèses. Wilkins ne cessait d'annoncer de nouvelles publications. Dès 1710, il promettait un supplément aux Bibles polyglottes , que, disait- il, ses compatriotes attendaient avec une grande impatience. En 1714, il venait de préparer une édition des oeuvres de Théophile d'Antioche, et il allait la mettre sous presse. La publication du Nouveau Testament copte devait être suivie immédiatement de celle du Pentateuque, Thesaur. epistolicus Lacrosianur , t. 3, p. 211. Ibid., p. 161 et 164. qui ne parut que longtemps après, et il se proposait de donner, s'il trouvait des souscripteurs, les Psaumes, les Prophètes, et enfin une Grammaire et un Dictionnaire coptes. Par le crédit de ses protecteurs, après avoir été promu successivement à plusieurs rectorats, il obtint un canonicat à la cathédrale de Cantorbéry, et quelque temps après, l'archidiaconat de Suffolk, avec la cure de Hadley et de MonksEly. Ses travaux et ses projets littéraires remplirent le reste de sa vie, et il mourut vers 1745. Outre une édition des oeuvres de Henri Spelinann, 1723, et celle de la Bibliotheca britannico- hibernica de Th. Tanner , on a de lui : Dissertatio de lingua coptica, à la suite de l'Oratio Dominica de Chamberlayne, p. 76.94 ; 2. Paraphrasis chatdaica in librum priorum el posteriorum chronicorum; auclore rabbi Josepho, e ms. Cantabrigiensi descripia ac cum versione latina, Amsterdam, 1715 3° Novunt Testamentunt oegyptium, vulgo copticum, lat. versum et editum, Oxford, 1716 ; 4° Leges anglo- saxonicoe ecclesiasticoe et civiles; accedunt leyes Eduardi, etc., lat. : subjungitur Spelmanni Codex legum veterum, etc., versione et qlossario adjectis, Londres, 1721 recueil rare et trèsestimé, mais remplacé aujourd'hui par un ouvrage plus complet , les Anciennes lois et institutions de la Grande- Bretagne, par Thorpe ; 5° Pentateuchus sire quinque libri prophetœ lingua œgyptiaca, e mss. Vatican°, Parisiensi et Bodleiano descript. , ac lat. ve? si, Londres , 1731 Ce volume n'a été tiré qu'il deux cents exemplaires. 6° Concilia Magna? Britannia, et Hibernioe a snnodo anno 946 ad Londinensem : accedunt constitutiones et alia ad historiant anglicans spectantia, ibid., 1736, 4 vof. C'est une réimpression des Conciles de Spelmann , avec des additions nombreuses ;I). On trouve quatorze lettres de 'Wilkins à la Croze dans le Thesaurus epistolicus, p. 365-380. Elles sont fort curieuses et méritent d'être lues
  • David A. Siqueiros : peintre et théoricien mexicain
  • David ARQUETTE : acteur, a notamment joué dans "Scream"
  • David Ben Gourion : homme politique israélien
  • David BENNENT : acteur allemand, a notamment joué dans "Le Tambour"
  • David BOWIE( 1947) : chanteur
  • David BRABHAM : pilote de formule 1
  • David BYRNE : Compositeur
  • David CARRADINE( 1945) : acteur TV, a notamment joué dans "Kung Fu"
  • David CHARVET : acteur
  • David COPPERFIELD : Illusioniste
  • David COULTHARD : pilote de formule 1
  • David CRONENBERG : réalisateur
  • David d'Angers : sculpteur français
  • David de Dinant : théologien
  • David DOUILLET : Judoka
  • David DUCHOVNY : acteur TV, a notamment joué dans "X Files"
  • David ESSEX : chanteur
  • David GILMOUR : Musicien groupe Pink Floyd
  • David GINOLA( 1967) : footballeur
  • David HALLIDAY : auteur, chanteur, compositeur français
  • David HAMILTON : Photographe
  • David HASSELHOFF : acteur
  • David Lean : cinéaste anglais
  • David Lloyd George : homme politique britannique
  • David LYNCH( 1946) : réalisateur
  • David MAC CALLUM : acteur anglais, a notamment joué dans "L'homme invisible"
  • David MAMET : réalisateur américain, TV "a life in theater"
  • David MAROUANI : chanteur
  • David NIVEN : acteur
  • David Oïstrakh : violoniste russe
  • David ROCKFELLER : banquier
  • David SCHWIMMER : acteur, Ross Geller dans "Friends"
  • David SCOTT : astronaute
  • David SOUL : acteur
  • David Téniers : dit le Jeune, peintre, dessinateur et graveur flamand
  • David TREZEGUET : footballeur
  • David W GRIFFITH : cinéaste
  • David ZUCKER : réalisateur "Y atil un pilote dans l'avion ?"
  • David Furnish ( 1962) : David Furnish, né le 25 octobre 1962 à Toronto, est un metteur en scène canadien. Filmographie Metteur en scène Tantrums and Tiaras; director Women Talking Dirty; producer Desert Flower; coproducer Kofi Annan: Center of the Storm; executive producer Fame and Fashion: Inside Gucci - Sex and Fashion; director, script writer Fame and Fashion: Inside Versace - Fame and Fashion; director, script writer It's a boy girl thing; producer Gnomeo and Juliet; producer Théâtre Billy Elliot; executive producer (March 2005
  • David Oistrakh ( 1908) : David Fiodorovitch Oïstrakh , né le 30 septembre 1908 à Odessa et mort le 24 octobre 1974 à Amsterdam, est l'un des violonistes les plus réputés du XXe siècle. Violoniste et altiste, il a profondément influencé la technique de l'instrument, par sa maîtrise technique, sa déconcertante décontraction, sa virtuosité. Musicien, il a durablement marqué l'histoire de la musique au travers de la collaboration qu'il entretint avec de grands compositeurs qui lui dédiaient leurs œuvres. Son fils et disciple Igor Oïstrakh est également un violoniste réputé. Les premières années David Oïstrakh naît à Odessa, alors ville russe. Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, une grande migration venant de Pologne en avait fait la plus juive des grandes villes de l'Empire russe. Dans les quartiers sud de cette ville très cosmopolite, Fiodor Davidovitch Oïstrakh et Isabella Stepanovna Kolker, euxmêmes d'origine juive, vivent dans un petit appartement. Fiodor est un modeste officier, qui doit vendre des graines de tournesol pour améliorer ses revenus. Il joue bien du violon, mais aussi du cor et d'autres instruments à vent. Isabella est chanteuse de chœur à l'opéra. Très tôt, Isabella emmène son fils David aux répétitions. Odessa était alors un centre culturel et scientifique des plus vivants. Les cafés et les restaurants recevaient des violonistes ; le Square Richelieu, des ensembles de cuivres et des orchestres napolitains ; les personnalités des quatuors à cordes et autres ensembles de chambre ; le Théâtre, Glazounov, Chaliapine, Sobinov, Caruso, Anna Pavlova ou Isadora Duncan. Dans cette atmosphère prometteuse, et sur sa demande, David reçoit son premier violon à cinq ans, en remplacement de son violon jouet dont il était inséparable et avec lequel il aimait à se montrer. David est motivé, certes, mais sa chance sera son premier professeur, Piotr Solomonovitch Stoliarski. La pédagogie de Stoliarski était fondée sur le jeu, et sur une connaissance des talents et du caractère de chacun de ses élèves. À la fois très présent, mais partisan de l'autonomie, il ne jouait que rarement, préférant laisser ses élèves appréhender et résoudre les difficultés par leurs propres moyens. Ils étudiaient le violon et l'alto, jouaient dans de petits ensembles à l'unisson ou en orchestre, et donnaient souvent des auditions et des concerts afin de s'habituer au trac et au public, et de financer dans le même temps cette école si particulière. David y côtoie un autre futur violoniste virtuose, Nathan Milstein, de cinq ans son aîné, avec lequel il joue en quatuor, Nathan se chargeant de la partie de violoncelle ! Il ne sera jamais un enfant prodige — Stoliarski dira d'ailleurs : « je ne veux pas que Dodik soi un enfant prodige, parce que c'est un véritable musicien ». La Première Guerre mondiale et la Révolution russe ne ralentissent que peu les progrès de David. Sa famille, comme tant d'autres, sombre dans la pauvreté, mais Stoliarsky parvient à ménager de bonnes conditions de travail à ses élèves. Et après des années difficiles, le pouvoir soviétique ramène un début d'ordre en 1920. Son premier concert eut lieu en 1923. Au programme figurait le Concerto en la mineur de Bach. Ce concerto, ainsi que la sonate les Trilles du diable de Tartini, les Airs bohêmiens de Sarasate, figurait sur les premières affiches à porter le nom de David Oistrakh, l'année suivante. Sa première tournée se déroula en Ukraine en 1925, avec l'orchestre du Conservatoire d'Odessa. Les conditions sont difficiles, les voyages éprouvants. David Fiodorovich quitta le conservatoire en 1926 ; son programme de fin d'année révèle déjà le grand musicien : à côté d'œuvres plus courantes, la chacone de Bach et la sonate de Tartini, David fait figurer la sonate pour alto d'Anton Rubinstein et le premier concerto de Prokofiev. Cette œuvre, très difficile et très novatrice, était une prise de risque énorme, d'autant qu'elle venait d'être écrite et créée et dont la première russe ne datait que du 21 octobre 1923 à Moscou . Carrière Débuts En 1935, il finit second au concours Wieniawski à Varsovie derrière Ginette Neveu. En 1937 il obtient le premier prix du premier Concours musical international Reine-ÉlisabethdeBelgique à Bruxelles. Cette victoire lui ouvre les portes d'une grande carrière internationale. « Chacun d'entre nous était outil de la politique soviétique. A l'étranger, nous étions les propagandistes de la société soviétique, qui produisait de bons musiciens. David Oistrakh n'était pas une exception, mais parce qu'il était un fabuleux violoniste et un homme adorable, à tous points de vue il était parfaitement adapté à cette propagande. En plus, il ne faut pas oublier qu'il était juif — l'Union Soviétique ne pouvait espérer mieux, parce qu'il fallait prouver qu'il n'existait pas d'antisémitisme » — Mstislav Rostropovitch La Seconde Guerre mondiale Sa carrière se développe d'abord à l'intérieur des frontières de l'Union Soviétique. Il créé les concertos de Nikolai Miaskovsky et Aram Khatchatourian, la sonate de Serge Prokofiev. Il reçoit le Prix Staline en 1942 — dont il reverse la récompense à l'armée rouge. Il lie de durables amitiés avec Serge Prokofiev et Dmitri Chostakovitch. Quand l'Union Soviétique entre en guerre, alors que beaucoup d'artistes fuient, il reste à Moscou et continue à enseigner au conservatoire. Il voyagera sur les lignes de front pour se donner en concert devant les soldats et les ouvriers. Carrière internationale Après la guerre, et à l'instar d'autres artistes, il est autorisé à voyager — d'abord à l'intérieur des frontières du bloc soviétique, par exemple au festival "Printemps de Prague", puis graduellement à « l'Ouest ». In 1951, il est au festival "Maggio Musicale" de Florence ; en 1952 en Allemagne de l'Est pour le festival Beethoven ; en France en 1953, en Angleterre en 1954 ; en 1955, aux ÉtatsUnis. Il débute en 1959 une carrière de chef d'orchestre, dirige à Moscou en 1962. Il reçoit le Prix Lénine en 1960. En 1967, commence sa collaboration avec Sviatoslav Richter. Dernière années Sa santé se dégrade graduellement. Il se relève d'un infarctus en 1964, mais ne ralentit pas son rythme effréné de travail: il est alors le principal ambassadeur de l'art soviétique, et considéré comme l'un des plus grands violonistes du siècle — il n'est donc pas question qu'il prenne du repos. En 1968, pour ses soixante ans ont lieu de grandes célébrations. En 1974, il dirige un cycle Brahms avec le Concertgebouw Orchestra d'Amsterdam ; il y meurt d'un nouvel infarctus. Il repose au cimetière de Novodevitchi à Moscou. Enseignement David Oïstrakh trouvait le temps d'enseigner. « Je devais faire tout ce qu'il demandait, l'affiner chez moi de sorte à pouvoir le lui montrer plus tard. Aussitôt que quelque chose n'allait pas chez un élève, moi y compris, il prenait son violon et donnait une démonstration parfaite de ce qu'il fallait faire. » — Gidon Kremer Œuvres dédiées Concerto pour violon n° 1 de Dmitri Chostakovitch, 29 octobre 1955 Concerto pour violon n° 2 de Dmitri Chostakovitch, 1967 pour ses 60 ans Concerto pour violon de Nikolaï Miaskovski, novembre 1938 Sonate pour violon n° 1 en fa dièse mineur de Sergueï Prokofiev, créée le 23 octobre 1946 Concerto pour violon de Aram Khatchatourian, 16 novembre 1946 Trio à clavier d'Arno Babadjanian, 1952 Sonate pour violon de Dmitri Chostakovitch, 1968 Filmographie « David Oïstrakh, Artiste du Peuple ? » — Portrait documentaire par Bruno Monsaingeon Les instruments Violons Huit Stradivarius en dehors de ce qu'il appelait ses "samovars" : Le Youssoupov L'amiral Kayserinov Le Sergeï Shakovsky L'exPoliakin Le Malakov L'URSS , personnel Le Comtesse Fontana , personnel Le Marsick , personnel Altos Un Andrea Guarneri

David année par année

Signe astrologique de David

Couleur de David

Pierre précieuse de David

Chiffre de David

Métal de David