Le prénom Julien Masculin

Origine :

Fête :

16 Mars

Signification de Julien

Julien est ambitieux et aspire à la richesse. Il s’investit corps et âme dans ce qu’il fait afin d’atteindre ses objectifs. Il ne supporte pas l’échec et fait tout son possible pour arriver à ses fins. Passionné, il ne se laisse pas impressionner facilement. Il fait tout pour mener à bien ce qu’il fait et cherche toujours à se surpasser. Déterminé, il ne renonce pas facilement face aux obstacles et use de tous les moyens pour y faire face. Grâce à son habileté, il atteint généralement les objectifs qu’il se fixe. Julien est aussi une personne sur laquelle on peut compter dans les moments difficiles. Ce prénom est fêté le 2 août en hommage à Saint Julien.

Personnalité de Julien

Ce sont des réalistes qui ont les pieds sur terre et qui ne changent pas facilement d'opinion. Têtus, ils sont aussi boudeurs et coléreux, mais ils ont le coeur sur la main. Ils aiment la compétition et doivent gagner coûte que coûte. Intelligents, travailleurs, chanceux, ils ont tous les atouts pour réussir. Ils aiment prendre la défense des plus faibles et combattre l'injustice énergiquement. Ce sont aussi de bons vivants.

Provenance du prénom Julien

Histoire de Julien

Etymologie de Julien

Les Julien célèbres

  • Julien BESSIÈRES( 1777 - 1840) : cousin germain du maréchal, rié à Gramot en Languedoc, en 1777, après avoir achevé ses études à Paris, fut, sur la recom- mandation de son cousin, admis à fairepartie de l'ex- pédition d'Égypte, en qualité d'adjoint à la commission des sciences. Comme il revenait en France, il fut pris avec MM. Pouqueville de l'Institut, Poitevin, colonel de génie, et Carbonnel, chef d'escadron (l'artillerie, par un corsaire de Tripoli qui les conduisit à Corfou et les vendit à Ali, pacha de Ja- ohm. Il parvint au bout de trois ans à s'évader avec ses compagnons, et se réfugia à Corfou, sous la protection du pavillon des Russes, qui s'étaient emparés de cette ile conjointement avec les Turcs. Réclamés par ceuxci, Bessières et les autres fugitifs leur furent livrés pour être conduits à Constantinople ; en attendant ils furent déposés dans la citadelle de Corfou. Bessières parvint à s'évader encore avec quelquesuns de ses compagnons ; niais ils fu- rent repris , conduits à la citadelle de Constantino- pie, et, quelques mois après, remis en liberté, à la sollicitation des ambassadeurs de Russie et d'Angleterre. L'empereur le dédommagea de tant de souffrances en le nommant directeur des droits réunis des HautesAlpes en 180:5; et , l'année sui- vante, l'envoya en mission auprès de cet AliPacha, dont il avait été l'esclave. L'année suivante, Bessières fut nommé consul général du golfe Adriatique à la résidence de Venise, et, en 1807, membre de la Légion d'honneur, commissaire général impérial à Corfou ; en 1810, intendant de la Navarre, puis de l'armée et des provinces du Nord en Espagne. Après la perte de la bataille de Vittoria, Bessières rentra en France, fut promu à la préfecture du Gers, poste qu'il occupa jusqu'à la restauration. En 1814, il passa à la préfecture de l'Aveyron, souscrivit pour la statue d'Henri IV, et lors des événements du mois de mars 1815, envoya une adresse dans laquelle il renouvelait son ser- ment de fidélité au roi : c'est probablement ce qui l'empêcha d'être compris dans les premières nominations faites par Bonaparte. Néanmoins, au lois d'avril, cédant aux sollicitations des protec- urs de Bessières, il lui confia la préfecture de l'Ar- iége. Ce département demandait une surveillance particulière : le duc d'Angoulême paraissait vouloir exploiter cette partie de la frontière si voisine de l'Espagne : des miquelets s'organisaient sous des chefs intrépides et dévoués. Dans cette position dif- licite, Bessières donna à sa police assez d'activité pour ne pas paraitre suspect, se ménageant pour l'avenir. Toutefois, au second retour du roi , il perdit sa place et resta sans fonctions jusqu'en 1818, qu'il fut nommé maître des requêtes , attaché au comité de liquidation des créances étrangères, avec '12,000 fr. d'appointements. Depuis cette époque il sut se ménager la faveur constante du gou- vernement. En 1828, il fut promu au grade d'officier de la Légion d'honneur, puis, en .1829, nommé conseillermaître à la cour des comptes. En outre, les électeurs de Sarlat l'avaient envoyé, en 1828, à la chambre des députés, où il vota constamment pour le ministère Martignac. Sous le ministère Polignac, Bessières vota la fameuse adresse avec les 221; il fut, après 1850, réélu député, puis membre du conseil général du département de la Dordogne. Il piéta, m come député, son appui aux lois de septem- bre, au projet de disjonction, en un mot, à toutes les propositions ministérielles. La croix de commandeur de la Légion d'honneur, puis enfin le titre de pair, que lui conféra l'ordonnance de 1857, mirent le comble à sa fortune politique, dont il ne jouit pas longtemps, étant mort à Paris, le 50 juillet 18i0, à peine àgé de 64 ans
  • Julien BODREAU( 1599 - 1662) : avocat, né au Mans en 4599, IRrt le 15 Juin 1662. Il a donné : 1° Un Commen- Y sur la coutume du Naine conférée arec celle 'Anjou et de Paris, 16.15 ; 2. Sommaire des ouiumes du Maine, 16.16 5° Mustealions et ( marques sur la inéme coutume, 16i8, . 2. vol. 'est son meilleur ouvrage. Menage, qui ne goù- it pas les ouvrages de cet auteur, disait plaisant- lent : u Si liodreati fait bien, ce n'est pas sa cou( ' turne
  • Julien BUSSON( 1717 - 1781) : né à Dinan , en Bretagne, en 1717,
  • Julien CASSIANI( 1712 - 1778) : l'un des meilleurs poètes italiens du 18* siècle, naquit à Modène, le 25 juin 1712, acheva ses études sous les jésuites, suivit à l'université le cours de philosophie du P. Natta , depuis cardinal, et consacra plusieurs années à perfectionner dans la retraite ses dispositions naturelles. Trop modeste ou trop timide pour tenter de se produire dans le inonde, Cassiani, longtemps méconnu, même de ses compatriotes, n'obtint pas les distinctions auxquelles SeS rares talents lui permetlaient de prétendre. Pourvu de la chaire de poésie au collége des Nobles, il y joignit celle d'éloquence à l'université, lors de sa réorganisation en 1773. En sa qualité de professeur d'éloquence, il prononça pour la rentrée, en 1774 et 1775, deux discours trèsapplaudis, mais qu'il ne voulut pas livrer à l'impre,.ssion, malgré les instances de ses collègues et de ses amis. On doit le regarder comme l'auteur ou du moins le ré‘iseur des draines et de la plupart des compositions poetiques récités au collège des Nobles pendant qu'il y remplit la chaire de poésie. Cas.siani n'aimait point à paraitre, et ses vers, insérés dans les Raccolte, y seraient oubliés si le marquis de Lucchesini, l'un de ses élèves, n'avait pris Le soin de les réunir sous ce titre : Saggio di rime, Lucques, 1770 Toutes les pièces dont ce volume se compose brillent par l'élégance du style et par une pureté de gotit que Cassiani devait à l'étude assidue des modèles : mais il a particulièrement réussi dans le sonnet; et les Italiens citent comme autant de chefsd'oeuvre ceux dans lesquels il a décrit l'enlèvement de Proserpine, l'histoire de Suzanne, la chute d'Icare, etc. On sait que Cassiani est l'un des cinq auteurs des Sonnets au savant abbé Tagliazucelii, Modène, 1757 mais on ignore la part qu'il eut à ce recueil. Il mourut le 23 mars 1778. L. Cerretti, son successeur à l'université de Modène, y prononça son éloge funèbre. Tiraboschi m. lui a consacré une notice dans la Bibliot. Modenese, t. 1, p
  • Julien COLARDEAU ou COLLARDEAU( 1590 - 1669) : né vers 1590, à FontenayleComte, en Poitou, procureur du roi au présidial de cette ville, mérite, comme poète, une réputation que les justes éloges de plusieurs critiques n'ont pu encore lui taire obtenir, tant le public revient difficilement de ses premières impressions. Colardeau avait fait imprimer à Paris , en 1619, 80, une satire latine contre les bals et les mascarades, sous le titre suivant : Larvina, satyricon in chorearum lascivias et personata tripudia. Cette pièce, dans laquelle il s'était proposé d'imiter Apulée, se sent On a encore de Colardeau une Ode su le vaisseau le Grand- Armand , dans le recueil dt vers latins et français publié par Boisrobert, et in titulé : le Sacrifice des Muses au cardinal de Riche lieu, Paris, 1635 Il mourut le 20 mars 1669 suivant Dreux du Radier, Biblioth. du Poitou, e non pas en 1641, comme le dit Sabatier, ni en 1650 comme le disent les nouveaux éditeurs de la Biblio thèque historique de la France, qui confondent Colardeau avec son père
  • Julien CLÉMENT( 1650 - 1729) : en 1650, à Arles, vint fort jeune à Paris pour y étudier la chirurgie. Placé ' chez Jacques Lefèvre, accoucheur distingué, il sut pro. liter de ses leçons, et mériter son estime. Honorablement promu à la maîtrise, il obtint aussitôt après la fille de Lefèvre, et dès lors il se consacra spécialement à la pratique des accouchements. Les progrès qu'il lit dans cette branche intéressante de la chirurgie lui acquirent une haute réputation. Il tut choisi par Louis XIV pour accoucher madame de la Vallière et madame de Montespan. L'habileté qu'il montra et le secret qu'il garda inriolablernent lui concilièrent la bienveillance du roi, qui lui lit expédier, en 1711, des lettres de noblesse, avec la clause expresse qu'il ne pourrait abandonner la pratique de son art, ni refuser ses conseils et ses secours aux femmes qui les réclameraient : mesure digne d'un monarque philanthrope, et qu'on aimerait à voir toujours iinitée. Clément n'eut besoin, pour s'y conformer, que de suivre l'impulsion de son coeur. Il fut appelé trois fois à Madrid pour accoucher la reine d'Espagne. 1 ne cessa d'exercer sa profession avec zèle tant que ses facultés physiques le lui permirent. Enlin, courbé sous le poids des années, d mourut le 7 octobre .1729 , sans avoir laissé aucun ouvrage. Un de ses plus beaux titres de gloire est certainement d'avoir guidé les pas de l'illustre Puzos dans un art aux progrès duquel il a infiniment contribué
  • Julien FINELLI( 1602) : sculpteur et architecte, naquit à Carrare en 1602. L'un de ses oncles lui enseigna dans la ville de Naples les principes de l'architecture. S'étant rendu à Rome , il s'appliqua à l'art du statuaire sous la direction de Jean Lorenzo et du célèbre Bernini. Ayant eu quelques différends avec ses maltres, il retourna à Naples, où il se fixa. Habitant cette ville à l'époque de la révolution dont Masaniello devint le chef, il faillit être victime de la fureur populaire , étant soup-çonné d'ètre fortement attaché à la cour d'Espagne. Arrété, jugé et condamné à mort, il dut son salut à son talent , qui lui valut la protection du duc de Guise , alors dans cette ville , ainsi que celle de quelques chefs de l'insurrection. A cette époque, en 1647, il avait déjà fait beaucoup d'ouvrages recommandables , entre autres les deux statues de St- Pierre et St- Paul, qui ornent la chapelle du trésor royal de Naples; ainsi que les bustes en marbre du vice- roi et de la vice- reine ; travaux qui lui valurent des honneurs et des récompenses du gouvernement , faveur eangereuse dans un temps (11 Lorsqu'on connaît la solution beaucoup plus ridicule qu'a donnée de la quadrature du cercle Joseph Scaliger , on ne peut s'empêchre de rire des expressions suivantes du bon Scévole de SainteMarthe: Hoc enim de se facile credebat homo suninue doc- triniv sibi conscius ; cum Umm veram hujus admirabilis inventi gloriam uni Joepho Scaligero faciliora somma re$ ervareut. de révolution. Il vécut encore dix ans après cette époque , et exécuta plusieurs ouvrages , entre autres les modèles de douze lions en bronze doré, pour le roi d'Espagne. Curieux de revoir la ville de Rome , il y était retourné en 1657 , lorsqu'une maladie mortelle vint l'y surprendre peu de temps après son arrivée
  • Julien FLEURY : chanoine de Chartres. On ignore le lieu et l'époque de sa naissance. Il mourut à Paris le 13 septembre 1725', après avoir consacré sa vie entière à l'étude des lettres et aux devoirs de son état. Il avait professé quelque temps l'éloquence au collége de Navarre, et s'était pr cipalement distingué dans cette carrière par son talent pour la poésie latine. Mais il est surtout connu par les éditions ad usum Delphini, dont il fut chargé. On lui confia d'abord Apulée, qu'il publia à Paris en 1688, 2 vol: Son édition est réputée l'une des meilleures de cette intéressante collection. Bientôt après il entreprit Ausone; mais à peine l'ouvrage futil sous presse que les fonds consacrés à l'entreprise cessèrent de la soutenir, et l'impression s'arrèta à la page 160. On donne cependant une autre raison de cette suspension subite : on prétend que l'obscénité de quelquesunes des pièces d'Ausone effaroucha la piété de ce respectable ecclésiastique , et qu'il renonça à commenter ce qu'il eût rougi de paraiire seulement avoir lu. Ce motif l'honore sans doute ; mais il est difficile de le concilier jusqu'à un certain point avec les précautions qu'il prit pour conserver son manuscrit et les feuilles déjà imprimées; en sorte qu'à sa mort on retrouva le tout bien cacheté. L'abbé Souchay, membre distingué de l'Académie des inscriptions et belleslettres , se chargea de revoir, de suppléer le travail de Fleury, et publia son Ausone à Paris, 1730, 1 vol. On doit encore aux soins de Julien Fleury l'édition de la Concorde évangélique grecque et latine de Nicolas Toinard , d'Orléans , Paris, 1707 : les prolégomènes et les notes sont en partie son ouvrage. Il a également travaillé à la longue et savante Requéte imprimée et présentée au roi en 1 700 au nom du chapitre de Chartres, et qui avait pour objet la défense de ses droits attaqués alors par l'évêque de ce diocèse
  • Julien GARCÈS( 1452) : dominicain espagnol, et premier évèque de Tlascala au Mexique, naquit en Aragon , d'une famille noble , en 1452 , selon quelques écrivains, mais plus probablement en 1460. Ses supérieurs, lui trouvant d'heureuses dispositions pour les sciences , l'envoyèrent à Paris achever ses études à l'université ; il y prit le bonnet de docteur dans la faculté de théologie ; et, à son retour en Espagne, ses supérieurs le destinèrent d'abord à l'enseignement, et lui firent professer la théologie en divers couvents de sa province. Cette occupation ne suffisant point à l'ardent désir que *Garcès avait de se rendre utile , il se livra à la direction des consciences et à la prédication ; il exerça ce dernier ministère pendant plus de cinquante ans, avec un applaudissement général et avec tant de fruit que l'évêque de Burgos, Fonseca, l'attacha en qualité de prédicateur à son diocèse , et le prit pour confesseur. CharlesQuint, informé des succès de Garcès, voulut l'entendre et en fut si content, qu'il le fit son chapelain et prédicateur de la cour. Bientôt après, songeant à établir un éveché à Tlascala , province du Mexique nouvellement conquise, ce prince jeta les yeux sur Garcès pour remplir ce siége, et l'y nomma par un brevet du G septembre 1519 ; mais des difficultés s'étant élevées à Rome sur cette érection , l'affaire demeura supendue pendant plusieurs années ; enfin, le siége se trouvant érigé canoniquement, Garcès fut sacré en 1527. Deux ans se passèrent encore avant qu'il pût se rendre à Tlascala ; il était alors presque septuagénaire ; il ne faisait assez de cas ni des titres, ni des honneurs, ni de la gloire mondaine, pour que ces avantages influassent sur sa détermination : mais il y avait du bien à faire; les Indiens étaient encore enveloppés des ténèbres de l'idolâtrie, et ils avaient tout à souffrir des excès de leurs farouches vainqueurs ; ce courageux vieillard n'hésita point. Il partit accompagné d'un religieux de son ordre. Les Indiens trouvèrent dans Garcès un zélé missionnaire qui les instruisit, et un père qui s'occupa•de soulager leurs maux. Pour lui, il ne perdit rien de la modeste simplicité dont il avait fait la règle de sa vie : un chapelain, deux domestiques, une pauvre indienne, composèrent toute la maison 41u prélat. Économe sévère en tout ce qui le regardait , sa libéralité envers les pauvres n'avait point de bornes. Dieu sembla prolonger ses jours pour le bonheur de ce pauvre peuple. Il passa encore près de vingt ans avec les Indiens, sans cesse occupé de bonnes oeuvres. Parvenu à l'âge d'environ 90 ans , il fut pris d'une fièvre aiguë , et mourut saintement vers l'an 1547 , pleuré et regretté de ses chers In diens , dont il n'avait rien négligé pour adoucir le sort. Augustin Davila y Padilla et François Diégo, de l'ordre de StDominique, ont écrit la vie (le ce saint évèque ; le premier, dans son Histoire de la province du Mexique, et l'autre dans celle d'Aragon. On a de Garcès : 1° une Épitre â N. S. P. le pape Paul III, en faveur des Indiens. 11 y peint en traits frappants la malheureuse condition de ces peuples , et cherche à leur concilier la bienveillance et l'intérèt du pontife, par tout ce que la charité, l'humanité et la justice peuvent inspirer de plus touchant. Padilla a inséré cette lettre dans son histoire, et en a donné une traduction en espagnol. 2° Notes sur tous les ouvrages de St- Augustin , écrites de la main de Garcès sur les marges d'une édition de ce Père. Garcès , en mourant , légua cet exemplaire au couvent de Tlascala ,* où il fut conservé
  • Julien GOSELINI( 1525) : l'un des bons écrivains italiens du 16e siècle, était originaire (le la petite ville de Nizza, surnommée della Paglia, près d'Alexandrie en Piémont; niais il naquit. à Rome le 12 mars 1525. Reconduit dès l'àge de deux ans dans sa patrie , il y fit ses premières études et retourna les achever à Rouie lorsqu'il eut atteint quatorze ans. Reçu dans la maison (lu cardinal de SantaFiora , ii resta trois années auprès de lui et fit des progrès si remarquables, qu'il fut appelé à dixsept ans au service de don Fernand de Gonzague, alors viceroi de Sicile. Il suivit ce prince en 1546 à Milan, lorsqu'il en fut nommé gouverneur; et, le premier secrétaire de don Fernand étant mort quelque temps après, Goselini fut choisi pour remplir sa place. 11 conserva cet emploi sous le duc d'Alpe et le duc de Sessa, qui furent successivement gouverneurs de cet État après la mort de Gonzague. Le duc de Sessa le conduisit avec lui à la cour d'Espagne. Goselini y montra une prudence et une dextérité dans les affaires qui engagèrent le duc à le charger de la . conduite des siennes auprès du roi; et Philippe II lui donna une marque particulière de sa satisfaction, en ajoutant aux appointements ordinaires de sa place, qui étaient de deux cents écus d'or, une gratification de huit cents. Le marquis de Pescaire, successeur du duc de Sessa,n'eut pas moins de considération pour Goselini ; mais, sous le gouvernement du duc d'Albuquerque, la fortune lui devint entièrement contraire. La haine de cet homme puissant alla jusqu'à le priver de sa liberté, et menaça même sa vie. Accusé d'avoir attenté à celle d'un nommé JeanBaptiste 11Ionti , l'un des protégés du duc, il fut jeté dans une obscure prison, où il demeura enfermé tant que vécut son oppresseur. A la mort de celuici, Goselini obtint sans doute la permission de prouver son innocence, et il se justifia si bien , qu'il fut rétabli dans ses fonctions par le nouveau gouverneur, le marquis d'A monte, et y fut maintenu ensuite par le duc de TerraNuova , second successeur d'Albuquerque. Il mourut dans cet emploi le 13 février 1587, àgé de 62 ans. Les devoirs de sa place, qu'il remplit toujours avec beaucoup d'application et de zèle , ne l'empêchèrent point de publier plusieurs ouvrages. Les principaux sont : La vita di Ferdinand° Gonzaga. governatore di Milano, etc., 1579 L'auteur avait été placé commodément pour être instruit des faits; mais peut-étre pas aussi bien pour les rapporter sans déguisement et avec impartialité. 2° La Congiura di GianLodovico Fieschi, contro alla repubblica di Genova morceau d'histoire effacé par celui du cardinal de Retz sur le même sujet ; Sioria della congiura de' Pazzi e de' Salviati in Firenze: histoire assez élégamment écrite , mais où ne se trouvent point encore les qualités qu'exigerait un événement où figurent de si grands intérêts et de si grands 'mins; 4° lin Recueil de poésies italiennes. ou Rime,, Venise, 1588 Les nombreuses éditions que l'on en fit du vivant même de l'auteur prouvent qu'elles eurent alors beaucoup de succès. Il a composé luimême, sur plusieurs de ces pièces lyriques , des commentaires et des notes où il en explique l'artifice et le mérite poétique; ce qui n'empêche pas, selon Tiraboschi, que les pensées n'y soient souvent trop recherchées, que l'on n'y pût désirer plus d'harmonie, de douceur et de pureté dans le style
  • Julien GOSSELINI : Le P. Lelong a cru que cette oraison funèbre était celle de Gosselin, et que Savigny en était l'auteur. Cette méprise se retrouve dans la dernière édition de la Bibliothèque historique de Franc-, n" 47,097, quoiqu'elle soit corrigée au n.46,003. ,,2) Plusieurs catalogues citent un ouvrage intitulé De ralione diseend, docendaéue tnathemalices preleclio 1583 et
  • Julien LEROY( 1686) : fameux horloger, né à Tours en 1686, annonça fort jeune des dispositions extraordinaires pour la mécanique et en particulier pour l'horlogerie. A l'âge de treize ans, il fabriquait de petits ouvrages de son invention qui supposaient une rare intelligence. S'étant fixé à Paris, il se fit agréger en 1713 au corps des horlogers. Les Anglais avaient alors en ce genre une supériorité incontestable; Leroy résolut de la leur enlever , et il y parvint. Il imagina d'appli- qufT les expériences de Newton sur les fluides à fixer l'huile aux pivots des roues et du balancier des montres, et par là il diminua considérablement l'usure et le frottement de ces parties; il trouva le moyen de réduire de beaucoup le volume des montres à répétition, en augmentant la solidité des pièces et en assurant davantage la précision de leur marche. Il présenta en 1720, à l'Académie des sciences, une pendule d'équation garnie d'un cadran mobile qui marquait le temps vrai, le lever du soleil et la déclinaison. L'Académie déclara qu'il était difficile de rien imaginer de plus simple, de plus exact et de plus commode. La réputation de Julien Leroy s'étendit bientôt dans toute l'Europe : cependant personne ne ren- dait plus de justice au mérite des artistes étrangers; il estimait beaucoup Graham, et il fit venir à Paris en 1728 une de ses montres à cylindre, la première qu'on y ait vue. Graham appréciait aussi le talent de Leroy. Un jour qu'on lui avait porté une de ses montres à répétition , après l'avoir examinée attentivement : , Les perfectionnements de Julien Leroy furent adoptés par tous les horlogers, et son nom remplaça sur les montres de Genève ceux des artistes anglais, dont les ouvrages cessè- rent dès lors d'être recherchés. C'est à cette occa- ion que Voltaire dit à un des fils de cet artiste, 'teigne temps après la bataille de Fontenoy : Le iorérhal de Saxe et poire père ont battu les Anglais. ulien était, depuis 1759, horloger du roi, et avait 40n logement au Louvre; il adapta bientôt aux bendules une partie de ses perfectionnements ; il .n établit à secondes et à équation de toute es-, un vrai citoyen , exempt de toute jalousie, et qui a toujours cherché à mettre ses confrères à portée de voir ses ouvrages , de se servir de ses lumières et d'y ajouter les leurs. Il était si désintéressé qu'il augmentait le prix de ses ouvriers lorsqu'ils avaient réussi , et trèssouvent il le portait fort au delà de leur attente aussi , malgré de longs travaux , ne laissatil qu'une fortune médiocre. Cet habile artiste mourut à Paris en 1759. Il avait quatre fils dont il soigna luimème l'éducation , et qui se sont dis- 'rués chacun dans la partie qu'il avait embras- ' e . On trouve des détails sur les différentes inventions de Julien Leroy dans les ouvrages suivants Nouvelle manière de con- struire les grosses horloges. Mercure , nouvelle édition corrigée et augmentée de quelques mémoires sur l'horlogerie, par Jul i en Leroy, ibid., 1737 ; — Lettre en réponse à la critique que Thiout avait faite d'une horloge établie sur les ordres de Leroy pour les missions étrangères . On trouve un Eloge de J. Leroy dans les Etrenyees chronométri- ques publiées par son fils en 1760
  • Julien LORIOT : prêtre de l'Oratoire, né à Laval , entra dans cette congrégation en 1654, âgé de vingt et un ans. Après s'y être consacré pendant quarante ans à faire des missions dans les campagnes, il vint se fixer à Paris dans la maison de StHonoré , et y mourut le 19 février 1715. On a de lui : 1° Traduction des Psaumes se- lon la Vulgate avec de pieuses réflexions, publiée par le P. Quesnel, Paris, Osmont, 1700, 3 vol. ; 2° Sermons pour l'octave du St- Sacrement, Paris, 1700 ; 3° Sernions sur les mystères de Notre- Seigneur, Paris , 1700, 2 vol. 4. Ser- inons sur les mystères de la Vierge , 1700; 5. Ser- inons des fêtes des saints , Paris , 1700, 2 vol. ; 6° Sermons pour tous les dimanches de l'an- née , Paris , 1701, 2 tomes en 3 volumes 70 Sermons sur les épitres des dimanches, 1713 2 vol. Tous ces sermons se distinguent par l'exactitude de la morale et par la solidité des preuves. 8. Serinons sur les plus importantes matières de la morale chrétienne , à l'usage des missions, 1695, 7 vol. Ce sont les sermons du P. Lejeune qu'il avait pris pour son modèle dans les missions, mis en meilleur français. Il s'en est fait un grand nombre d'éditions. 9° Vite sanctorum Veteris Testamenti piis cogitationibus ex- plicate illustratœ , complectentes historiant Judi- cum, Regunt , Tobiee , Machabœorunt et sanctarunt mulierum , Paris, 1704, 2 vol. 10. An- cienne et nouvelle discipline de l'Eglise touchant les bénéfices et les bénéficiers , extraite de la Discipline du P. Thonzassin, Paris, 1702 Dans cet extrait, l'auteur ne s'est attaché qu'a la morale. 11° Abrégé en français des Annales ecclésiastiques dc France du P. Lecointe. Ce dernier ouvrage, qui n'a pas YU le jour, se conservait en manuscrit dans la bibliothèque de StHonoré
  • Julien MALLIAN( 1805 - 1851) : auteur dramatique, né en 1805 à la Guadeloupe, et mort à Paris au mois de mars 1851, a donné un grand nombre de pièces jouées à Paris avec des succès divers, mais aujourd'hui oubliées. Il serait sans intérêt d'en rappeler tous les titres;' elles ont été faites au surplus, pour la plupart, en Collaboration avec d'autres auteurs ; nous nous contenterons de citer les Deux roses , drame historique en cinq actes, Paris, 1833 l'Honneur dans le crime, drame en cinq actes , Paris, 1834 ; 3° les Dernières scènes de la Fronde, drame en trois actes, Paris, 1834 ; 4. Camille Desmoulins, ou les partis en 1794, drame historique, Paris, 1831 avec M. Blanchard ; 5° la Jolie fille de Parme, drame en trois actes , Paris, 1832 , avec M. Alboize ; 6. le Charpentier, ou l'ire et pauvreté , vaudeville en quatre tableaux, Paris, 1831 avec M. Rochefort ; 7° St- Denis, ou une Insurrec- tion de demoiselles, chronique de 1828, en troisactes, Paris, 1832 avec M. Philippe D. 8° le Juif errant, drame fantastique en cinq actes, Paris, 1834 avec M. Merville ; 9° la Femme au salon et le mari à l'atelier, comédievaudeville en deux actes. Paris, 1838 avec M. Cormon ; 1O' une Expiation, drame en quatre actes, Paris, 18&6 avec M. Davrigny ; 11° le Château des Sept- Tours, drame en cinq actes, Paris, 1846 avec M. Alboize ; 12° le Moulin des Tilleuls, opéracomique en un acte, Paris , 1849 avec M. Cormon. Plusieurs des pièces de Malan ont été données sous le nom de Julien ou de Julien de il.... On lui doit encore : De l'éman- cipation par l'éducation secondaire, Paris, 1838
  • Julien MINÉE : évêque constitutionnel, naquit à Nantes, où son père exerçait la chirurgie. Placé de bonne heure dans les écoles du clergé, et destiné à l'état ecclésiastique , il alla ensuite faire ses études au séminaire de Paris, où il reçut les ordres , et devint curé d'une des paroisses de StDenis. Il occupait cette cure quand la révolution éclata. En ayant embrassé les principes avec ardeur, il prêta le serment imposé par la constitution civile du clergé, et fut nommé curé de la nouvelle paroisse de StThomas d'Aquin , établie dans l'église du noviciat des dominicains au faubourg StGermain. M. de la Laurencie, évêque de Nantes, ayant refusé de prêter le serment, on procéda à son remplacement au mois de mars 1791. Le 15 mars, les électeurs, réunis sous la présidence du député Coustard, qui avait mis le nom de Minée en avant , choisirent ce dernier à la majorité de 193 voix sur 294 votants, et la proclamation faite le lendemain tint lieu au nouvel évêque de bulles pontificales. Sacré à Paris le 10 avril 1791, Minée se hâta de déférer à l'invitation de Coustard et de se rendre à Nantes , où il arriva le 15 du même mois. Il reconnut surlechamp que son élection, oeuvre purement politique , était loin d'obtenir un assentiment unanime. Il ne put dissimuler les alarmes que lui inspirait la répulsion dont il se voyait l'objet , et , d'accord avec l'administration départementale , il ajourna jusqu'au 1" mai son installation. Enhardis par ces indices de faiblesse, les adversaires de Minée publièrent contre lui divers écrits imprimés clandestinement au couvent des récollets de la communauté de SteClaire. L'un des plus violents, saisi au nombre de vingtsix exemplaires au sortir des presses, était une Lettre de MI. les recteurs de divers cantons du diocèse de Nantes, en Bretagne , au sieur Julien Minée, curé des Trois- Patrons, à St- Denis, élu le 16 mars dernier, de la manière la plus scandaleusé , évêque constitutionnel et anticanonique de la Loire- Inférieure. Invité à repousser ces attaques, Minée publia , sous la date se livraient à ces excès, elles avaient de dignes émules dans d'autres femmes de Nantes, qui arrachaient de leur pieux asile les religieuses hospitalières de StCharles, au Sanitat, mettaient leurs vêtements en lambeaux et leur prodiguaient tous les outrages, aux cris de Vive Minée! Quant à ce dernier, au lieu de s'interposer et d'arrêter les excès commis en son nom , il assistait paisiblement à une séance du département et ne trouvait aucune parole pour appuyer la demande que fit une députation de la partie calme des habitants , qui suppliait l'administration d'aviser à ce que la tranquillité des couvents ne fût plus troublée. Le langage de Minée, plus que ses actes, lui avait valu une sorte de popularité. Elle lui procura l'honneur d'être appelé à présider, le 25 août 1791, l'assemblée des électeurs réunis au couvent des jacobins pour procéder aux élections départementales. Un débat assez grave s'étant élevé et ayant continué pendant trois jours , entre les électeurs de la ville et ceux de la campagne, Minée embrassa le parti des électeurs de la ville. Mais sa voix fut impuissante à rétablir l'ordre ; il abandonna alors la présidence, et sa désertion le fit laisser de côté pendant quelque temps. Il fomenta plus tard , de nouveau , l'exaspération populaire par ses imprécations à l'occasion d'un service funèbre célébré à la Cm de septembre 1792. Son discours est une longue déclamation contre la royauté et les prêtres. Minée ressaisit un peu de faveur, et malgré l'incompatibilité de ses fonctions avec celles de maire , quelques voix l'appelèrent, le 10 décembre 1792, à ces dernières. Une nouvelle occasion de consolider sa précaire popularité se présenta le 3 mars 4793, jour où une cérémonie funèbre eut lieu à Nantes en l'honneur de Lepelletier de StFargeau. Tant que Minée crut au triomphe de la Gironde , il s'en montra partisan ; mais aussitôt qu'elle eut succombé il s'affilia au club de VincentlaMontagne, dont les corps administratifs de Nantes avaient, dès le 5 juin 1793, signalé la funeste influence, et il en devint un des membres les plus actifs. C'est là que le trouva Carrier lorsqu'il arriva à Nantes, au mois d'octobre 1793. Le premier acte de Carrier fut de provoquer le remplacement de la municipalité et de l'administration départementale , dont Minée fut nommé président. Minée appuya de ses paroles les actes qui ont dévoué le non. de Carrier à la réprobation. Ainsi, lorsque Carrier s'éleva, le 17 novembre 1793, au club VincentlaMontagne contre les superstitions, les crimes du sacerdoce, Minée s'empressa de le remplacer à la tribune , et de répéter ce qu'il avait déjà dit dans une séance publique du département : « que la raison, la philosophie lui « faisaient un devoir de briser les liens qui fat- « tachaient à une caste à qui la république devait tous ses malheurs; qu'il se présentait de- « vaut ses concitoyens avec assurance et. sans « craindre le reproche de les avoir infectés de « mystiques rêveries, de fanatiques maximes, « de préceptes cénobitiques, de stupide idolà- « trie , etc. , etc. » Le titre d'évêque n'était depuis longtemps et n'avait jamais été pour lui qu'un anachronisme ; son apostasie publique mit donc un terme à sa longue hypocrisie. Lors de la fête de la Raison, l'ex-évêque républicain, non content d'y prêcher l'athéisme et de prêter le serment de n'avoir d'autre mère que la patrie , d'autres dieux que l'égalité et la liberté , divinisa Marat, nom célèbre, auxquels les généreux sans- culottes devaient se rallier comme à celui d'un fondateur, d'un chef, d'un patron vénérable, etc., etc. Minée fit toujours preuve de la plus servile complaisance envers Carrier. Une fois pourtant, mais pendant peu d'instants seulement, il eut une velléité de secouer le joug. C'était au mois de mars 1793. Quelques prisonniers avaient formé un projet d'évasion. Dénoncés par un détenu pour vol qui se trouvait dans la même prison, six d'entre eux furent condamnés à la peine capitale le 4 décembre. « Pour l'exemple , nous dit dans un de ses Mémoires PhelippesTronjolly. président du tribunal révolutionnaire , il fut arrêté qu'ils seraient exécutés le soir même à la lueur des flambeaux. » Le comité révolutionnaire trouvant que le crime d'avoir cherché à recouvrer la liberté méritait un plus grand nombre de victimes , prescrivit au commandant tem,. poraire de Nantes de se saisir des détenus que renfermaient routes les prisons , et de les fusiller tous indistinctement et en même temps que les six autres condamnés. A la réception de cet ordre, le commandant Boivin, indigné , s'écrie qu'il n'est pas un bourreau , et il refuse de l'exécuter. Mandé au département, il fait connattre son refus aux membres de cette administration, qui le serrent dans leurs bras et lui remettent un ordre de surseoir jusqu'à ce qu'il en ait été délibéré par les corps constitués réunis. Carrier. furieux et étonné tout à la fois que son pouvoir ait été un instant méconnu, se hàte de rassembler les corps administratifs, et veut les obliger à mettre en délibération la question de la fusillade en masse. Minée , qui présidait l'assemblée, pensant qu'elle aurait persisté dans la détermi- nation annoncée par quelquesuns de ses membres , adopta l'avis de PhelippesTronjolly, lequel s'opposa et à l'exécution sans jugement et au sursis de celle qui devait être le résultat de la condamnation prononcée. Les formes légales étaient pour Carrier une superfétation dont il voulait se débarrasser ; néanmoins , ce jourlà il lui fallut céder, et les six condamnés furent seuls exécutés. Mais Carrier ne tarda pas à reconquérir son pouvoir, et le lendemain la docilité avec laquelle Minée recevait du comité révolutionnaire une liste de trois cents détenus destinés à · • petit. sans jugement, témoignait du repentir de sa lueur d'opposition. Lors du procès de Carrier, il se fit son accusateur et prétendit que sa tyrannie avait seule provoqué tous les crimes de Nantes. Interrogé si la terreur était grande dans cette ville , il répondit « Si la terreur était grande I... « Elle l'était au point, et elle pesait si fort sur tous « les fonctionnaires , qu'ils n'osaient constater « sur leurs registres les actes de Carrier , ni les « relations qu'ils avaient avec Carrier avait « mis une telle terreur à Nantes , qu'aucun ci- « toyen n'osait respirer. » Dans une seconde déposition, il déclara que ses communications avec Carrier avaient toujours été fort orageuses, et il formula contre lui , entre autres accusations , celle d'avoir fait fusiller sans jugement quatre- vingts cavaliers qui s'étaient volontairement rendus, au mépris de sa promesse de ne point sévir contre eux. Puis, comme s'il eût voulu, en atténuant l'effet de ces accusations capitales , détourner les récriminations de Carrier, il ajouta · qu'il était facile de le ramener à la raison « quand il était seul. » Après la condamnation de Carrier, n'osant plus retourner à Nantes où ses turpitudes avaient soulevé tant de haines, il s'établit à Paris et y embrassa , suivant M. Tresvaux , la modeste profession d'épicier. Il parait qu'il ne l'exerçait plus au moment de sa mort; car son acte de décès , inscrit à la date du 26 février 1808 sur les registres du 12e arrondissement, lui donne la qualification de propriétaire
  • Julien PELEUS( 1500) : né à Angers vers le milieu du 16° siècle , s'établit à Paris et devint un des oracles de la jurisprudence. Il fut l'un des deux avocats qui étaient tirés du sein du parlement pour suivre exclusivement , au conseil d'Etat, toutes les affaires contentieuses. Après la mort de Henri III, en 1589, Pelens prononça son oraison funèbre à Angers, et la fit imprimer à Paris douze ans après. Henri IV lui témoigna son estime en le nommant conseiller d'Etat et l'un de ses historiographes. Peleus exprima , en vers et en prose, son amour pour le bon roi. Il est de faire mention de ses vers ; ses autres ouvrages sont : 1° Panégyrique au peuple de France, 1600 : c'est une pièce de circonstance, que rend illisible la pesanteur du style; 2° Histoire de la vie et des . faits de Henri le Grand , depuis sa nais- sance jusqu'en 1595, Paris, 1613-1616, vol. 3° le Cavalier françois , 1605 ; 4° le Premier président du parlement de France, 1614 Nous attribuons ces deux productions à Peleus sur la foi du P. Lelong. 5. Histoire de la dernière guerre entre les Suédois et les Danois, en 1610, jusqu'à la paix conclue en 1613 , Paris 16422 mentionnée par LengletDufresnoy ; 6° Actions forenses singulières et remarquables, con- tenant la substance des plaidoyers et moyens des parties avec les arrêts des cours intervenus dans chaque cause, ibid., 1604, en 8 liv. ; édition plus ample que la première. Cet ouvrage a été réuni à cent soixantedeux questions illustres, débattues contradictoirement, sous le titre d'OEuvres de Julien Peleus, avocat au parlement, 1631 C'est de la cent quatrième question que Gayot de Pitaval a tiré la cause célèbre de Renée Corbeau. 7° Commentarius vere analyticus in regulas rami- larice romane e ; 8° De matrimonii dissolutione 01) defectum testium non apparentium , 1600
  • Julien PERLEONIO : surnommé Rustico Romano, poète italien, vivait à la fin du 15° siècle. On ne doit pas conclure du surnom qu'il avait adopté que Julien fôt né dans les environs de Rome, et moins encore qu'il fût de la classe des paysans. On conjecture avec assez de vraisemblance qu'il était Napolitain. Une lettre de Marsile Ficin , adressée à Julien luimême, nous apprend qu'il avait étudié la philosophie et qu'il appartenait à l'école platonicienne. Il fut employé dans les bureaux de la chancellerie de Naples et rendit d'importants services au roi Ferdinand , qui le chargea de diverses négociations. Il mérita la bienveillance du duc de Calabre, Alphonse , et fut également chéri de Frédéric d'Aragon. Quelques auteurs croient qu'il avait été précepteur de ce prince, et qu'il traduisit, à sa demande, en italien les Constitutions du royaume de Sicile. On doit à Julien Compendio di sonetti ed altre rime di varie texture intitulato lo Perleone, Naples, 1492, petit Ce canzonero est très- rare. Lorenzo Giustiniani , qui désirait que ce recueil fùt reproduit avec un commentaire , en a donné la description et des extraits dans le Saggio della tipografia del regno di Napoli, p. 73-76. 11 est divisé en cinq parties qui portent les noms d'autant de darnes distinguées par leur naissance et par la protection qu'elles accordaient aux lettres. On trouve une autre notice sur le Rustico Romano dans la Storia della volgare poesia, t. 2, p. 332. Crescimbeni semble n'avoir pas connu son véritable nom
  • Julien POUCHARD( 1650) : littérateur, naquit en 1650, près de Domfront, en Normandie, de parents pauvres, mais qui s'imposèrent des sacrifices pour lui procurer une bonne éducation. Après avoir commencé ses études au Mans , il vint les continuer à Paris , fut admis dans la communauté que le docteur Gillot avait établie au collège de Lisieux , et ne tarda pas à mériter l'estime de cet homme respectable. S'étant rendu trèshabile dans la connaissance de l'hébreu et des langues anciennes, il s'offrit à Thévenot pour l'aider à collationner les manuscrits des anciens mathématiciens , et, sur la recommandation de ce savant, il fut quelque temps attaché à la garde des manuscrits de la bibliothèque de Paris. Mais cette place était si mal rétribuée qu'il accepta l'offre qui lui fut faite de se charger de l'éducation de quelques jeunes seigneurs. Lors de la réorganisation de l'Académie des inscriptions, en 1701 , Pouchard fut admis dans cette compagnie il se montra fort assidu à ses assemblées et y lut deux mémoires , l'un sur l'antiquité des Egyptiens, l'autre sur les libéralités du peuple romain . 11 lit partie de la commission chargée vers fa même époque de la rédaction du Journal des savants, et quoique naturellement bon et officieux, il s'y livra peut-être avec trop de sévérité à son penchant pour la critique. En 1704, Pouthard fut nommé professeur de grec au collége royal ; mais il n'eut pas le temps d'y faire Malgré l'aseertion de Desessarls , qui nomme mal notre auteur poN.A.E., le Recueil de l'Académie des inscriptions ne contient aucun Mémoire de cet écrivain. Le Dictionnaire universel tele M. Prudhomme I lui ri consacré deux articles sous les noms de PONCHARD et de Pou- connaltre toute sa capacité , et il mourut le 12 décembre 1705, à l'âge de 49 ans, laissant en manuscrit une Histoire universelle, depuis la création du monde jusqu'à la mort de Cléopâtre; elle est restée inédite. L'abbé Tallemant lut l'éloge de Ponchard à l'Académie ; on en trouve un second dans le Journal des savants, avril 1706; enfin on peut encore consulter sur cet écrivain l'Histoire du collége royal par Goujet
  • Julien SAROSY ou SAROSSI( 1815 - 1861) : poëte et journaliste hongrois, né près d'Eperies , dans la haute Hongrie, vers 1815, mort en 1861 à Pesth. Après avoir étudié aux universités allemandes de Leipsick et d'Iéna , et vécu pendant quelque temps dans le commerce des poètes politiques allemands Hoffmann, Prutz, Herwegh, etc., il retourna, en 1838, en Hongrie. Il inséra dans l'Aurora de Kisfaludy et dans l'Erdely museurn diverses traductions de Platen, Chamisso et autres potes allemands, et fit, en 1843, un Recueil de poésies politiques hongroises. Dans la même année, ii fonda à Pesth le Trombita , journal populaire madgyare. Outre la discussion de questions littéraires et politiques, il s'y occupa du rajeunissement d'anciennes ballades et chansons. En 1848, Sarosy se jeta dans la mêlée et donna à son journal une couleur exclusivement politique. Le dictateur Kossuth lui confia le secretariat d'un souscomitat de la Hongrie. En 1849, la révolution ayant été écrasée, Sarosy s'échappa mais il fut découvert et emprisonné. Ce ne fut qu'en 1854 qu'il recouvra sa liberté. li se remit C'est ainsi qu'il publia, pendant quelques années, le Diario Napoletano, sous le nod, de Salomon L, pper; la traduction des Aventures de Forlunalus, sous celui de Mosilio ll, ppone da Guopoli, où l'on trouve Pompée Sarnelli de Polignano; ce mémo nom Masilio Reppone se trouve encore à la tète de la Posilii. cheala et de quelques autres ouvrages dont les sujets ne convenaient pas assez à la gravité d'un ecclésiastique. à la rédaction d'un recueil complet des Chansons populaires du nord de la bagne; mais il mourut au .milieu de son travail
  • Julien TABOUET( 1500 - 1562) : en latin Taboetius, jurisconsulte et historien, était ru dans les premières années du 16' siècle, à Chantenay, près du Mans. 11 acheva ses études classiques a Paris, où il eut pour professeur de grec le célèbre nana• , et alla vraienitablement ensuite faire son votifs de droit à Toulouse. Admis au nombre des avocats, il obtint des succès au barreau et , en 1537, fut pourvu de la charge de procureur -énéral près le sénat de Chambéry . D'un Aractère tracassier, il ne vécut pas longtemps en bonne intelligence avec ses confrères. Ayant .2 octobre 1556, un nouvel arrêt, qui condamna Tabouet, eoulme calomniateur, à subir la même peine qu'il avait fait prononcer contre Pellisson. Après que la sentence eut été exécutée , il fut reconduit à Chambéry, où il resta détenu jusqu'en 1559, que cette ville fut rendue au duc de Savoie. Il obtint alors des lettres de rappel, et il fut rétabli dans ses biens. 11 revint à Toulouse, y donna des leçons rie droit et passait une partie de l'année dans une maison de campagne qu'il a La Savoie avait été conquise par Frangois Ie. en 1536; elle ne fut restitué, à son souverain, comme on le dit plus ba.. qu'en 1559. 12? Raimond Pelliseon était le hisaYeul de Paul Pellissonrontanter, si connu par ein dévo,ieweiit pour Fouquet et par sa belle Histoire de l'Academie française. célébrée dans une pièce de vers. Cependant ses ennemis continuaient de le poursuivre avec acharno Papou avait publié dans son recueil, sous le titre de la Chasse de Tabouet, les arrêts r•ndus contre lui , sans faire mention de ceux qu'il avait obtenus en divers parlements, à son profit et avantage. Tabouet se plaignit de cette partialité, convainquit nième de son les magistrats les plus distingués de Toulouse, puisqu'ils l'admettaient dans leur Toutefois des soupçons graves pesaient sur sa mémoire: mais le président Bouhier. après un examen attentif de la procédure, a déclaré que Tabouet avait été victime d'une intrigue et sacrifié, comme partisan des Guises, à la haine du connétable de Montmorency . Suivant la plupart ries biographes. Tabouet mourut dans un àge avancé, vers 1562; il est certain qu'on ne peut placer sa mort avant 1561. année où il publia le recueil de ses lettres. C'était. .-'it son rompatriote Lacroix du Maine, un grand théologien, jurisconsulte et orateur, historien et philosophe, et surtout bien versé dans la poésie latine. On trouvera la liste de ses ouvrages dans les Jlémoires de Niceron, t. 38. et plus complète dans les Remarques ; mais ce que l'auteur rapporte a eet égard , ainsi que sur la langue française, qu'il dit cotre composée de grec, de latin, de gaulois et de gothique, a été plus approfondi par Pasquier. Miraulmont, Ducange , etc. 4° De ? agistratibus post ratai- lysmum institutis, ibid. , 15d9 de 92 pages. Il dédia cet opuscule aux trois états du pays L4 Aff, v, ire de Routier est inséré en entier dans les Ri- marques de Joly sur Bayle. point, comme l'a conjecturé le P. le Long, écrit en deux langues. mais en prose et en vers. 6° Sabaudie incipuni genealogia rontunis versants et lntiali dialecto in hi. toricant syntaxint digesta, ibid., 1560 trad. en français la ineine année, par P. T. A. , ibid., in 4' de 36 pages. Ce dernier opuscule commence par une dédicace au duc de Nemours, en vers français, par Julien Ta?ouet , et se termine par deux autres pièces de vers adressées au duc EmmanuelPhilibert par Rémond Tahouet, fils de l'auteur. Entre les règnes de Berold et d'Humbert, on trouve, en quarantesix vers. une Première Histoire ne ln tris- certaine ejnéaloqie de .( itoye, annonçant que la Savaye eut trente roys avant l'empire de Néron; triais leurs noms n'y sont pas indiqués; 7° Epidicta ad christianos paris auciores epigrammata, ibid.. 1650 La plupart des pièces que renferme ce volume sont adressées aux plus fameux présidents et enuseillers des parlements de France. 8° Epistola, christianœ, . familiares et ? iscellanew, ibid. , 1561 ou 1564 de 191 pages. L'abbé July prétend que ta première date est fausse; cependant c'est celle que porte l'exemplaire de la bibliothèque de Paris. Ces lettres, au nombre de quatrevingtseize , mais toutes sans dates , sont adressées à toute sorte de personnes et peuvent offrir quelque intérêt pour l'histnire littéraire du 16e siècle. Quelquesunes sont en vers latins, parfois ciel- mêlés de grec. L'auteur se proposait sans doute de dentier une suite a ce recueil. car le volume est terminé par ces mots : Finis perme sectionis. Outre les ouvrages cités dans le corps de l'article, on peut consulter les Singula-iié. historiques de D. Lfron. t. 1 p. 425 . l'on trouer en curieux article Fu r Ta?ouet
  • Julien BESANCON : journaliste
  • Julien CARETTE : Comédien
  • Julien CLERC( 1947) : chanteur et compositeur français
  • Julien COURBET( 1963) : animateur
  • Julien de Médicis : duc de Nemours
  • Julien d'Eclane : hérésiarque italien
  • Julien DUVIVIER : réalisateur
  • Julien GREEN( 1900) : écrivain américain
  • Julien GUIOMAR : acteur
  • Julien l'Apostat : empereur romain
  • Julien LEPERS : animateur
  • Julien Sorel : le héros du roman de Stendhal, Le Rouge et le Noir
  • Julien Viaud : dit Pierre Loti, Julien Gracq et Julien Green, écrivains français

Julien année par année

Signe astrologique de Julien

Couleur de Julien

Pierre précieuse de Julien

Chiffre de Julien

Métal de Julien