Le prénom Juan Masculin

Origine :

Fête :

27 Décembre

Signification de Juan

Juan est un prénom masculin répertorié à l’état civil français au début du XXe siècle. Pourtant, il bénéficiait déjà d’une grande notoriété dans les pays hispanophones. Après un pic de 474 attributions en 1966, Juan n’est plus très en vogue, mais il continue d’être attribué.
Les Juan se font reconnaître par leur opiniâtreté, leurs convictions et leur sociabilité. Ils se distinguent également par leur besoin d’activité et leur personnalité relativement équilibrée.
Les prénoms dérivés de Juan sont entre autres Ian, Yvan, Evan, Jean, Janot, Johannes, Yannis et John.
On compte parmi les Juan célèbres les écrivains Juan Carlos Arce, Juan Goytisolo, Juan Marsé et Pedro Juan Guitérez. Parmi les sportifs, on trouve Juan Monaco (tennisman), Juan Manuel Fangio (pilote automobile) ou encore Juan Antonio Flecha (cycliste).

Personnalité de Juan

Intelligents, l'esprit toujours en éveil, très actifs, volontaires, ils épuisent leur entourage qui s'essouffle à vouloir les suivre. Obstinés, ils sont aussi sensibles, toujours en quête de tendresse et d'affection. Calmes, peu tolérants, car eux seuls détiennent la vérité, leur morale est exemplaire. Travailleurs, leur vie familiale est souvent perturbée par leur intense activité professionnelle. En amour, c'est de la passion et c'est pour la vie.

Provenance du prénom Juan

Histoire de Juan

Etymologie de Juan

Les Juan célèbres

  • Juan BLANCHA : consul de la ville de Perpignan, se signala vers la fin du 15° siècle, par son patriotisme et par sa fidélité pour Jean II, roi d'Aragon, (lui faisait la guerre à la France, afin de recouvrer le Roussillon, qu'il avait précédemment engagé à Louis XI. Blancha , l'un des notables de Perpignan , se mit à la tête des habitants de cette ville, qui, révoltés contre la France , après avoir massacré la garnison française., avaient ouvert les portes à Jean Il. La ville fut assiégée cieux fois sans succès, et toujours défendue avec courage par Blancha , et même par le roid'Aragon en personne. Forcé de rentrer dans ses États, ce prince confia la garde de Perpignan à Blancha, qui en était devenu premier consul. Les Français , pour la troisième fois, en firent le siége en 1474, et, dans une sortie, le fils du consul étant tombé en leur pouvoir, ils envoyèrent déclarer à Blancha que, s'il ne leur ouvrait pas les portes de Perpignan , ils égorgeraient son Ils sous ses yeux. Blancha répondit que sa religion, son roi et sa patrie lui étaient plus chers encore que son fils. Les Français irrités tuèrent le jeune Blancha, ce qui ne fit qu'animer encore plus le malheureux père dans sa courageuse résolution. En vain le roi d'Aragon lui permit d'ouvrir les portes de la place aux Français, afin de la soustraire aux horreurs de la famine, Blancha se défendit encore pendant huit mois, s'immortalisant ainsi par un siége qui mérita à Perpignan le titre de très- fidèle, et à son consul l'estime des vainqueurs euxmêmes
  • Juan BOSCAN ALMOGAVER( 1500) : Ce poète, célèbre par les progrès qu'il lit faire à la poésie espagnole, dans laquelle il introduisit, à l'exemple des Italiens, le vers hendécasyllabique, naquit à Barcelone vers l'an 1500. Ce que l'on sait , me paraît avoir pris le sage milieu dans cette discussion. Il convient que Boscan n'est pas, à la vérité, le premier qui se soit servi en Espagne du vers hendécasyllabique ; mais il prétend aussi que quelques exemples rares, et non constamment suivis, ne suffisent point pour lui ravir la gloire d'en avoir rendu l'usage vulgaire et familier ; qu'en un mot le titre d'inventeur peut raisonnablement s'appliquer à celui qui, sans avoir précisément trouvé le premier principe d'un art , en crée l'application , soumet à une méthode régulière et constante, enfin, rend d'un usage commun ce qui était tout à fait inusité avant lui. Les poésies de Boscan sont divisées en 3 livres ; ler contient celles ofi il n'employa que les redondillas ; dans les deux. autres sont les pièces qu'il composa après qu'il eut adopté sa nouvelle méthode. Il a laissé des canciones, des sonnets, des pièces divisées en tercets, en octaves, d'autres écrites en vers blancs. Pétrarque, Dante, Politien, Bembo, paraissent, dans ces diverses compositions, lui avoir servi de modèles. Son petit poème de Léandre et Héro est en vers blancs. Dans cette manière de traiter ce sujet tiré de Musée, il parut vouloir imiter le Trissin, ou plutôt Bernardo Tasso, le père du Tasse, qui a aussi chanté l'aventure de ces deux amants. En général, la poésie de Boscan est animée, et presque toujours naturelle ; s'il n'a pas porté son art à toute la perfection dont il est susceptible, il a du moins la gloire d'avoir ouvert et débarrassé la route que d'autres après lui ont parcourue d'un pas plus sûr
  • Juan FERNANDÈS : pilote espagnol , lit dans le 16e sieele plusieurs découvertes, dont quelques- unes ont conservé son nom. Comme la cour de Madrid, tourmentée de la crainte qu'une connaissance plus pricise des parages de la liler tlu Sud voisins de ses possessions en Amérique ne donnitt aux puissances maritimes de l'Europe la facilité de les inquiéter, cachait soigneusement tout ce qui pouvait répandre quelque jour sur cette portion du globe, il n'est pas surprenant que tout re qui concerne les voyages de Juan Fernandes son couvert de beaucoup d'obscurité. °ici, apres avoir compare les tins avec les autres tous les passages qui le concernent, ce qu'il est possible de saeoir sur son compte. Il faisait habituellement la navigation le long de la côte de l'Amérique inêridionale , qu'il rangeait d'assez près, suivant l'usage pratiqué dans ce temps ; il reconnut qu'en I, Bernard Gomes DI BiOTO naquit à Limberine la 20 mai 16434. Il avgtt jvu d'rtudel+, Mats dc rintcilience it b,rueuup de mémoire ett tout ,e qu'il faut pour faire dri compt'atione, et il compila. Sou ft,o4r, tray. ce- marst rnd parut à 1.1.toonail 1, 1736 st steeple., il y raconte chroaoluequcment fou» lee naufrages de, Tortugsie, depuis l'origine dr leur aaqgation da» l'Inde. allant du Pérou au Chili les vents du sud qui règnent presque constamnient dans ces latitudes rendaient cette traversée extrèmement longue et pénible. Fernandes pensa qu'en poussant plus au large il pourrait bien ne plus rencontrer ces vents si contraires ; il ne s'éloigna d'abord de la côte qu'autant qu'il fut nécessaire pour n'ètre plus retardé par l'obstacle qu'il voulait éviter , et dès qu'il se vit dans des parages où il trouva des vents qui ne pouvaient qu'accélérer sa marche vers le sud , il prit sa direction vers ce point, puis se dirigea vers la côte du Chili , où il arriva sans aucune difficulté , et après une traversée achevée en bien moins de temps que l'on n'en mettait auparavant en suivant de près la côte. Ce fut, à ce qu'il parait , dans un de ces voyages qu'il découvrit, vers 1572 , les îles qui portent son nom et qui depuis ont été visitées par plusieurs navigateurs , et entre autres par Dampier et par Anson , auxquels on en doit de bonnes descriptions. On sait que l'aventure d'un matelot écossais délaissé dans la plus grande de ces lies a été le fondement sur lequel Defoé a bâti la fable du célèbre roman de Robinson Crusoé. Fernandes obtint la concession de son 11e; quelques écrivains disent qu'il la demanda inutilement; quoi qu'il en soit , il essaya d'y former un établissement , mais après y avoir séjourné quelque temps, il l'aban- donna , y laissant quelques chèvres qui s'y multiplièrent tellement qu'elles peuplèrent File. La vie active d'un morin semble avoir été plus conforme à son caractère que les occupations tranquilles d'un colon. Dans une autre traversée , il découvrit, en 1574, les lies de StFélix et de StAmbroise , situées au nord des précAlentes. Tout fait présumer que les unes et les autres étaient inhabitées, quand on en eut connaissance pour la première fois. Enfin , encouragé par ses succès et flatté de l'espoir de faire des découvertes plus importantes , Fernandes partit en 1576 de la côte du Chili, et s'éloignant encore plus de terre que dans les voyages précédents, il parcourut à peu près quarante degrés vers l'ouest et le sudouest. Il rencontra , après un mois de navigation , une côte que toutes les apparences lui firent regarder comme celle d'un continent. Les habitants, qui étaient blancs, bien faits et vètus d'habilletnents en toile, accueillirent parfaitement les Espagnols. Ceuxci, dont le navire était trèspetit et assez niai équipé , contents (l'avoir découvert la côte de la terre australesi désirée, firent voilevers le Chili, après être convenus de garder le secret sur cette découverte et avoir formé le projet de revenir dans le nouveau pays avec une expédition plus considérable. Des causes quelconques firent diffé- rer à Fernandes l'exécution de son dessein. 11 mourut, et cette affaire tomba dans l'oubli. D'autres versions disent qu'il avait communiqué en partie sa découverte à quelques personnes , qui ne songèrent plus à la poursuivre quand il fut mort. Tous ces détails sont tirés d'un ouvrage publié par JeanLouis Arias , Espagnol , sous ce titre : Mé- moire pour recommander au roi la conversion des na- turels des des nouvellement découvertes , 1609. Dalrymple l'a publié en anglais à Edimbourg, en 1773 ; il y en a un extrait dans sa Collection histo- rique, dont le livre intitulé : Voyages de la mer du Sud par les Espagnols et les Hollandais, traduits de l'anglais de Dalrynzple , par Fréville , n'est qu'un abrégé. 11 est naturel de se demander quelle est la terre que Fernandes a vue. Quelques écrivains ont supposé que ce pouvait être la NouvelleZé- lande. Elle est à la vérité éloignée du Chili de plus de cent degrés en longitude , et dans la règle ordinaire on ne parcourt pas une route aussi longue en un mois ; cela n'est pourtant pas impossible mais si la distance de ce pays ne s'accorde guère non plus avec celle de la terre que Fernandes avait vue, il faut observer qu'Arias, n'étant point géographe, a bien pu ne pas donner exactement la distance parcourue par ce navigateur, ni le temps qu'il a mis à faire son voyage , dont il ne parlait d'ailleurs que sur les rapports d'autrui. On ne peut néanmoins raisonnablement contester l'authenticité de ce qu'il avance, car il cite, entre autres témoignages , celui d'un officier à qui Fernandes avait montré la carte qu'il avait dressée du continent dont il avait le premier eu connaissance. Fernandes a pu , par des motifs particuliers d'une manière inexacte la position de la nouvelle terre. Il faut considérer d'un autre côté que l'espace immense qui se trouve entre la côte du Chili et la NouvelleZélande a été trèsrarement parcouru sous le parallèle du 40' degré austral ; c'est ce que l'on peut vérifier en comparant entre elles les cartes sur lesquelles sont indiquées les routes des navigateurs qui ont traversé le grand Océan. Il est possible qu'il existe sous ce parallèle une im plusieurs grandes iles qui n'aient pas encore été aperçues, et que l'une d'elles soit celle à laquelle aborda Juan Fernandes. Cette opinion a été celle de plusieurs savants géographes
  • Juan LABRADOR( 1500 - 1600) : peintre espagnol de l'école de Séville, naquit en Estramadure dans les pre- mières années du It? sircle. Palomino dit qu'il tira son nom de la profession de laboureur qu'il exerçait avant de se Jurera la peinture; il parait plus certain qu'il se nommait effectivement La- brador , nom assez commun dans sa province.Labrador entra dans l'école de Murales, surnommé el Dain° ; niais il ne peignit que des objets de nature morte, et il a mérité d'être placé parmi 1.11.1.0adidsick,ust.aticcoicL., ditt. lisycis., IL:I.1 Staà. =kt 1:::attossnratasp:ii Comtats. Vastes, de la it/ Vie de rchut« &Ibert canvient qua latte , c'est gut la FranclisCositd? ?tait alors saietta da 1'1J. verdail ; anis st qu'elle lui fournisaait un grand nombre ,',-.,-..•,,*. les premiers peintres de fleurs. On voit de lui dans le palais de la reine d'Espagne, à Madrid, deux corbeilles de lieurs exécutées par suite d'un défi qu'il avait porté à tous les artistes qui, à cette époque, travaillaient dans son genre. La victoire lui demeura; et il est difficile en effet de voir des tableaux où le contraste des couleurs, la savante disposition des groupes de fleurs , la délicatesse du feuillage, la vérité et la transparence des tons, Soient réunis à un aussi haut degré. Labrador peignait en outre des fruits , des intérieurs , des trompel'oeil, un soin et un fini aussi pré- cieux que ceui qu'il mettait à ses tableaux de fleurs. Ses ouvrages sont extrèmement recherchés en Espagne. Labrador mourut à Madrid en 1600, dans un àge trèsavancé
  • Juan PEREZ : de Pineda, Espagnol, appartenant au petit groupe des partisans de la réforme luthérienne ou calviniste en ce pays, naquit à NIontilla en Andalousie ; on ne conne ni l'époque de sa naissance, ni ce qu'il fit dans sa jeunesse. Les emplois importants qui lui furent confiés attestent sa capacité et la faveur dont il jouissait auprès des grands. En 1527, l'empereur CharlesQuint l'envoya à Rome dans un moment où des différends trèssérieux existaient entre le pape et ce monarque. La querelle prit des proportions telles, qu'au mois d'août de cette année les 59 troupes impériales enlevèrent d'assaut la cité pontificale et la livrèrent au pillage. Perez courut de grands dangers de la part de cette soldatesque effrénée il fut dépouillé et obligé de payer une rançon. Il revint en Espagne, se fit recevoir docteur en théologie, et prit à Séville la direction d'un collège. Il avait rapporté d'Italie des principes favorables à la réforme ; il se lia avec quelques Espagnols qui partageaient ses idées; mais l'ceil jaloux de l'inquisition se fixa sur eux : Perez parvint à s'enfuir avec Casiodoro dé Reyna et Cypriano de Valera , noms connus aujourd'hui seulement de quelques bibliographes . Réfugié à Genève, il travailla à traduire en espagnol le Nouveau Testament et les Psaumes; ces versions parurent en 1556 et 1557. Celle du Nouveau Testament, dédiée à JésusChrist, fut précédée d'une profession de foi protestante. Perez publia ensuite les Comnientaire sur les Epitres de St- Paul, écrits par Juan de Valdez. 11 adressa une épître de consolation aux partisans de la réforme alors trèsrudement persécutée ; cette composition se distingue par l'élévation des pensées et l'énergie du style . Plus tard, Perez passa en France, et fut successivement pasteur à Blois et chapelain de la duchesse de Ferrare, fille de Louis XII, qui, fixée à Montargis depuis 1559, époque où elle était devenue veuve , protégeait ouvertement les défenseurs des idées peu orthodoxes. Il mourut à Paris fort âgé, léguant tous ses biens pour ser- vir à l'impression d'une Bible espagnole; il avait accompli ce travail, qui a dù servir à la traduction de Casiodoro de la Reyna, publiée en 1569. Il laissait aussi un Catéchisme et un Sommaire de la doctrine chrétienne. Théodore de Bèze, qui avait connu Perez , vante sa piété et son savoir
  • Juan RUIZ : que des fonctions ecclésiastiques ont fait généralement connaître sous le nom de l'archiprêtre de Hita, fut le plus célèbre poète espagnol du 14° siècle. On ignore la date de sa naissance, et l'on ne sait pas positivement où il naquit ; suivant les uns, ce fut à Alcala , suivant les autres ce fut à Guadalajara. L'époque de sa mort est également demeurée incertaine. Sanchez présume que l'archiprêtre de Hita dut cesser de vivre vers 1351. Sismondi n'en a fait qu'une mention empreinte d'un injuste dédain. Nicolas Antonio, qui a rassemblé dans sa Bibliotheca les noms de tant d'auteurs oubliés , a passé celuici sous silence. Ce n'est d'ailleurs que depuis soixante ans que les écrits de Ruiz , jusqu'alors cachés dans la poussière sous laquelle reposent les vieux manuscrits, ont vu le jour ; T.A. Sanchez les comprit dans sa Caleccion de poesias Castellanas anteriores al siglo 15, Madrid , 1779 et ann. suiv., recueil estimé, qui a reparu à Paris, en 184'2. Tout ce qu'on sait de la vie de Ruiz, c'est luimême qui nous l'apprend ; il annonce, dans le titre d'une de ses pièces de vers, qu'elle fut composée tandis qu'il était en prison par l'ordre du cardinal archevêque de Tolède, don Gil d'Albornoz. Il se plaint souvent des rigueurs de sa captivité, qui dura treize ans et qu'il attribue à de faux témoignages et à des calomnies. L'esprit éminemment frondeur, la causticité, la hardiesse qui règnent dans les poésies de l'archiprêtre contribuèrent sans doute à la disgrâce qu'il éprouva. Ses productions n'ont pas subi l'influence du triste lieu où elles virent le jour; elles sont pour la plupart pleines d'enjouement, et, si l'on ne se rappelait quelle était la licence des écrivains du moyen âge, quelquesunes pourraient donner une fâcheuse idée des moeurs de Juan Ruiz. Une des oeuvres principales de l'archiprêtre de Hita , oeuvre qui n'est pas sans analogie avec l'Art d'aimer et notre Roman de la Rose, est le récit de ses amours vraies ou supposées avec dela Endrina. Les discours de don Amour, de Vénus, sa femme, et d'une vieille quelque peu parente de la vieille de Jean de Meung et de la Macette de Régnier, ne sont guère dignes des graves fonctions que remplissait Juan Ruiz. Du reste, l'archiprêtre de Hita ne néglige pas les correctifs des vers sur les péchés capitaux ; des maximes philosophiques se mêlent singulièrement avec les morceaux dont nous venons de parler. Aux amours de doua Endrina succèdent des vers sur la passion de JésusChrist. Après avoir raconté comment il devint épris d'une dame qui faisait sa prière, après avoir parlé des exploits de la vieille Trotte- Couvent , l'archiprêtre ter-' mine son livre comme il l'a commencé , par les louanges de la Vierge. Peut-être Juan Ruiz étaitil de bonne foi lorsqu'il disait avoir fait une oeuvre morale , avoir eu pour but de montrer le danger de certaines amours. L'idée de celles des poésies que l'on pourrait intituler Dofia Endrina n'appartient pas à Juan Ruiz; il a tiré son sujet d'un poème intitulé De vetula, qui , à tort , fut longtemps attribué à Ovide. Mais Juan Ruiz a niis tant du sien dans cette imitation que l'on peut la considérer comme une oeuvre nouvelle. Ainsi que l'auteur du Comte Lueanor, , il a intercalé dans son récit principal une grande quantité de fables et d'historiettes qui , si elles n'offrent pas toujours une morale bien pure , sont écrites avec beaucoup d'esprit à la fois et de naïveté. Ces morceaux épisodiques sont ou de l'invention de Juan Ruiz, ou imités de quelques écrivains de l'antiquité, ou empruntés à nos vieux poètes. Le passage intitulé Du garçon qui voulait épouser trois femmes fait souvenir de notre fabliau De l'écuyer qui voulait épouser douze femmes. L'histoire que narre Rabelais au sujet de l'Anglois qui arguoit par signes est déjà dans les vers de l'archiprêtre. 11 raconte , à l'égard del pecado de la luxuria, le tour que joua à Virgile une darne romaine et la façon peu délicate dont le poète se vengea de sa perfide maîtresse, trait emprunté à la légende des Faictz merveilleux de Virgile, si répandue au moyen àge. Inépuisable dans ses plaisanteries sur le pouvoir de l'argent, Ruiz arrive parfois à des idées heureuses « Beau-« coup fait argent, ditil, et beaucoup faut mer ; du plus grand des sots il fait un homme « habile; il donne des jambes au boiteux et une « langue au muet ; celui même qui n'a pas de « main cherche à prendre de l'argent. » Le Combat du Carnaval et du Caraze, poème que Sanchez regarde comme supérieur à la Gatoma- quia de Lope de Vega, rappelle aussi notre conte De la bataille de Charriage et de Carème. L'archiprêtre de Hita s'approprie avec talent les matières des autres , tout en conservant les qualités propres aux jeunes littératures; il a d'heureuses réminiscences des anciens; ces réminiscences se fondent harmonieusement avec ce que son esprit a d'original ; sous ce rapport et aussi par sa bonhomie et sa malice, il n'est pas sans quelque ressemblance avec notre la Fontaine. On se tromperait grandement d'ailleurs en ne voyant dans Ruiz qu'un bouffon beaucoup plus spirituel qu'on ne l'était d'ordinaire au 14e siècle : ainsi que l'a fort bien remarqué M. E. de Ochoa, l'archiprêtre s'élève parfois à un admirable lyrisme. Son imprécation contre la mort à propos de sa complainte sur TrotaConventos, ses souvenirs de la passion du Christ, ses cantiques de louanges à la Vierge, ses chansons de la Serrana offrent tour à tour les plus nobles qualités du style sérieux, l'austérité sombre du Dante, la grandeur de l'Ecriture, le charme des troubadours provençaux. B—N—T et Pm—E.
  • Juan BARDEM : réalisateur
  • Juan CARLOS( 1938) : Roi d''Espagne
  • Juan de Juni : sculpteur espagnol d'origine française
  • Juan Gris : peintre, dessinateur et graveur espagnol
  • Juan Miro : peintre, dessinateur, sculpteur et céramiste espagnol
  • Juan PERON : Président de l'argentine 1946-1955 / 1973-1974

Juan année par année

Signe astrologique de Juan

Couleur de Juan

Pierre précieuse de Juan

Chiffre de Juan

Métal de Juan