Le prénom Abel Masculin

Origine :

Fête :

05 Août

Signification de Abel

Abel est plein de malice et cherche tout le temps à attirer l’attention. Il a le sens du commerce et excelle dans l’art de faire fructifier les affaires. Il adore tenir des propos amusants et affiche constamment un air joyeux. Il se distingue par sa simplicité et son sens de l’amitié. Il est toujours présent pour les personnes qu’il aime et fait tout pour leur faire plaisir. Travailleur, Abel considère que la richesse ne s’acquiert pas facilement et qu’il faut de la volonté pour y prétendre. Le prénom Abel est fêté le 5 août en hommage à Saint Abel, un bénédictin nommé archevêque de Reims par Pépin le Bref.

Personnalité de Abel

Ce sont des êtres pleins de malices qui adorent avoir un auditoire. Bavards, amusants, ils ont aussi le sens du commerce et sont doués pour les affaires. Ce sont des êtres simples, adeptes du bon sens,travailleurs, ils font beaucoup pour mériter leur bonheur. La vie de famille tient une place importante dans leur vie.

Provenance du prénom Abel

Histoire de Abel

Etymologie de Abel

Les Abel célèbres

  • Abel BOYER( 1664 - 1729) : né à Castres, en 1661, sortit de France lors de la révocation de l'édit de Nantes, alla d'abord à Genève, puis à Franeker, et passa en Angleterre en 1689. Il mourut à Chelsea, le 16 novembre 1729. On a de lui : I. Dictionnaire anglais- français a français- anglais, la Haye, 1702, 2 vol. sans pagination, ordinairement reliés en un ; réimprim. : Amsterdam, 1727; Londres, 1748, avec une Dissertation sur la prosodie française par David Durand ; Amsterdam et Leipsick, 1752 ; Lyon , 1756, édition revue par l'abbé Féraud ; Londres-, 4785, édition rendue grammaticale par J.C. Leprince ; ibid., 1796 ; Bile, même année ; Paris,1808 . L'abrégé de ce dictionnaire a été aussi réimprimé trèssouvent en 2 vol. notamment à Londres, en 1777, à Lyon, en 1796 et 1808, etc. . ,,1) Cette dissertation, dit Barbier, a été reproduite à Genève en 1755 et 1760, à la suite du Traité de prosodie française de l'abk d'Olivet. CH—s. Parmi les éditions modernes, on estime particulièrement, 40 celle donnée par L. billant!, Londres, 1816; 2° celle augmentée par Chambaud, Garnier, Descarrieres, et revue par L.F. Fain, Paris, 1817, 2 vol. CH—s. La dixhuitième édition de cet abrégé a été publiée à Paris 2° Grammaire française et anglaise, réimprimée plusieurs fois On distingue surtout l'édition de 1700, celle de 1745, et celle de Paris, 1756, revue et augmentée par Matth. Flint. Quelques bibliographes attribuent cet ouvrage à un autre Boyer, dont le prénom serait Paul. Ces deux ouvrages ont été longtemps estimés. 3° Une traduction anglaise du Télémaque et des Aventures d'Arislonoils , 1725 Littlebury fut son collaborateur. 4° Le Compagnon anglais- français , ou Recueil de sentences, pensées, bons. mots, en anglais et en français, 1707 5° L'Etat politique, ouvrage périodique publié avec succès de 1710 à 1729. 6° Histoire de Guillaume le Conquérant, en anglais, Londres, 1702 Quelques bibliographes ont dit un peu légèrement que loyer était auteur d'une Histoire de Guillaume III, Amsterdam, 1703, 2 vol. Cet ouvrage est anonyme. Quant à l'Histoire de Guillaume III, Amsterdam, 1703, 3 vol. , elle porte le nom de P.A. Samson : on a confondu Guillaume le Conquérant et Guillaume III. 7° Annales de la reine Anne, 11 vol. 8° Histoire du règne de la reine Anne, 1722 . Nous ne connaissons ces deux derniers ouvrages que par leurs titres, que donnent Lenglet Dufresnoy et quelques bibliographies. A. BT
  • Abel BRUNYER( 1573 - 1665) : médecin des enfants de Henri IV, naquit à Uzès, le 22 décembre 1575, d'une famille protestante. Il descendait de Jacques Brunyer, chancelier de Humbert, dauphin de Viennois, qui, en 1545, transporta la souveraineté du Dauphiné à Philippe de Valois, Abandonné , après la mort des auteurs de ses jours, d'une partie de sa famille, qui était restée catholique, il craignit, s'il embrassait la profession des armes, comme avaient fait ses ancètre§, d'étre entraîné dans le parti protestant armé contre son roi, dont il fut toujours un des sujets les plus fidèles ; il suivit.une carrière plus conforme à son caractère, en se livrant à l'étude des sciences , particulièrement de la médecine, dont il alla puiser les éléments à Montpellier. En peu de temps, il y lit des progrès étonnants, et, après avoir été reçu docteur avec l'approbation la plus flatteuse des grands maîtres de cette savante école, il partit P0111 Paris , où il ne tarda guère à se faire une grande réputation. Henri IV l'attacha à la personne de ses enfants, dont il fut singulièrement estimé et chéri. Louis XHI, devenu roi, s'empressa de le récompenser par le brevet de conseiller d'État, et le cardinal de Richelieu le plaça prés de Gaston, duc d'Orléans, en qualité de premier médecin, mais plus particulièrement encore pour assister ce prince de ses sages avis, et l'empêcher de se livrer à de mauvaises impressions , auxquelles il n'était que trop porté par sa faiblesse naturelle. Abel Brunyer fut également employé par ce premier ministre à plusieurs négociations importantes auprès des protestants du Languedoc, dont il avait la confiance. Le poète Scarron a, dans son style burlesque, payé un tribut de louanges à ce célèbre médecin Son altesse peu de temps but ; Car dessus ses jambes il chut Une trèsdouloureuse goutte, Mais où nul vivant ne voit goutte, Fûtce Brunier son médecin. N'en déplaise à feu Jean Calvin' C'est grand dommage que cet homme Ne croit pas au pape de Rome : Car à tout le monde il est cher, Quoiqu'en carême mangeant chair. Abel Brunyer vécut constamment dans la religion protestante jusqu'au 1 I. juillet 1665, époque où il termina sa carrière , âgé, de 91 ans. Il laissa plusieurs enfants , de l'un (lesquels descendait Pierre- Edouard BRUNYER, illOrt à Versailles en 181 I, après avoir, ainsi que son aïeul, joui de la confiance de la famille royale, à laquelle il était attaché comme médecin des enfants de France. Abel, en société avec Marchant, avait publié, en 1653, une descrip- tion du jardin de botanique fondé à Blois par Gas- ton d'Orléans, sous le titre de loi- lus regius Ble- sensis Il en donna, en 1655, une nouvelle édition, dans laquelle il se vante d'avoir, pendant ces deux années d'intervalle, enrichi ce jardin de cinq Cents plantes nouvelles. ( Voy. GASTON, duc - d'Orléans, et Robert MmusoN
  • Abel FOULLON( 1513 - 1563) : mécanicien et pone , né en 1515 à Loué, dans le Maine, obtint une charge de valet de chambre du roi Henri 11 , et fut ensuite nommé directeur de la Monnaie de Paris. Ayant embrassé la religion réformée , il se retira à Orléans , où les calvinistes l'employèrent à frapper de la monnaie au coin du roi. 11 mourut en cette ville en 1565 , non , dit Lacroix du Maine , sans soupçon d'avoir été empoisonné pour la jalousie de ses belles inventions. Sa devise était Moyen ou trop. On a de lui : 1. les Satyres de Perse transla- tées de latin en rime française , avec arguments en rime sur chaque satyre, et annotations en marge, Paris, 1544 Cette traduction n'a d'autre mérite que celui d'être la première qui ait paru dans notre langue ; 2° l'Usage de tholomètre, pour savoir mesurer toutes choses qui sont sous l'étendue de l'oeil, tant en longueur et largeur qu'en hauteur et profondité , Paris, Beguin , 4555 . Cet ouvrage a été traduit en latin avec des augmentations, par Nicolas Stoup , Bàle, 1577 on en - connaît aussi une traduction italienne , Venise , Ziletti, 1564 Cet holomètre est une espèce de planchette garnie de deux grandes alidades et de plusieurs autres accessoires chargés de divisions; ce qui formait un instrument trèscompliqué, mais qui donnait immédiatement et sans calcul le résultat des mesures. 11 a eu quelque vogue dans un temps où l'invention des logarithmes n'avait Pas encore mis à la portée des arpenteurs les calculs trigonométriques. Lacroix du Maine La date de 1567 , donnée par Duverdier d'après Lacroix du Maine , est sans doute une erreur typographique. L'édition de 1555 est à la Bibliothèque de l'iris, et le privilége y est daté du 17 juin 1551. ques, etc. ; la description du mouvement perpétuel ; la traduction de Vitruve et le peme d'Ovide in Ibim. Le même bibliothécaire ajoute que les amis de Foullon ont publié sa traduction de Vitruve sans lui en faire honneur. Cependant il ne répète pas cette accusation de plagiat à l'article Jean Martin , que Lacroix du Maine devait avoir en vue , puisque J. Martin est le seul qui ait fait imprimer, dans le 16e siècle , une traduction complète des oeuvres de Vitruve; ou peut-être le bibliothécaire n'entendaitil parler que de l'Epi- tome OU Extrait abrégé des dix livres de Vitruve , publié par Gardet et Bertin r dont la seule édition connue est de Toulouse , 1559 quoique Lacroix du Maine en cite une de 1556: la dédicace est en effet datée de la fin de mars 1556. Foullon se plaignait déjà de ce plagiat, en 1555, dans l'avis au lecteur de son Holomètre.— FoucLoN , né à Cambrai vers la tin du 16e siècle , fut attaché de bonne heure à la personne'de Van der Burch, archevêque de cette ville , et remplit successivement près de lui les fonctions d'aumônier et de secrétaire. Le prélat , en reconnaissance de ses services, le nomma à l'un des canonicats de son église. Foullon a publié la vie de son bienfaiteur, en latin, sous ce titre : Epitome vitce et virtutum il- lustr. et reverend. dom. Fr. Van der Burch, arch. et ducis Cameracensis , Lille, 1647, in - 4.. Elle a été traduite en français, Mons, 1712
  • Abel HUGO( 1798) : fils ainé du précédent, s'est distingué, comme ses deux frères Eugène et Victor, dans la carrière des lettres; on peut dire cependant que sa réputation est restée bien audessous de son mérite. H naquit à Paris le 15 novembre 1798, dans les bâtiments mêmes de l'hôtel de ville, où son père était logé comme exerçant iles fonctions militaires. Ce dernier, ayant été envoyé à Lunéville pendant les négociations de la paix qui fut signée entre l'empereur (l'Autriche et le premier consul Napoléon Bonaparte , au mois de février 1801 , ne voulut pas se séparer de son fils A.bel , qui , à peine âgé de trois ans et demi , se faisait déjà remarquer par une intelligence bien supérieure à son âge. Ce fut pendant le congrès de Lunéville que le père d'Abel Hugo eut l'occasion d'être connu et apprécié de Joseph Bonaparte, plénipotentiaire de la France, lequel se souvint de lui en montant sur le trône de Naples. Le colonel Hugo passa dès lors au service de ce généreux souverain et alla s'établir avec sa famille en Italie. Il était attaché désormais à la fortune du roi Joseph, qui s'empressa de l'appeler auprès de lui, en 1808, quand il échangea la couronne de Naples contre celle d'Espagne. Abel, qui n'avait jamais quitté son père , le suivit encore à Madrid, où il fut placé au collége des pages ; le colonel Hugo était devenu général de brigade et dignitaire de la cour d'Espagne. Son fils Abel, le seul qui fût Français de naissance entre les pages du roi Joseph, apprit à parler la langue du pays comme s'il était d'origine espagnole. Dès cette époque, le roi avait daigné le distinguer, et malgré son extrême jeunesse, les seigneurs les plus considé- rables de la cour lui témoignaient de la bien- veillance. Parmi les personnages importants qui l'honorèrent de leur amitié, il faut citer le comte de Teba , chambellan du roi et brave officier d'artillerie. Abel remplit ses fonctions de page dans plusieurs circonstances délicates. La disette régnait à Madrid : il reçut directement du roi Joseph l'ordre de ne présenter que du pain de soldat à la table royale. Le général Hugo , gouverneur militaire , croyait déjà pouvoir assez compter sur l'énergie et le sangfroid du jeune homme pour lui confier des missions graves et difficiles. Une nuit, un incendie se déclare dans un édifice qui renfermait des munitions de guerre, à l'insu de la population : Abel, averti du danger qui menace tout un quartier de la ville,accourt sur le lieu du sinistre et réussit à faire enlever les tonneaux de poudre que le feu allait atteindre. Des bandes de guerillas parcouraient le ''pays dans une reconnaissance, il fut blessé à la tète et deineura prisonnier entre les mains de l'ennemi , qui ne l'aurait pas épargné , si l'on avait reconnu sa qualité de Français : il eut la présence d'esprit de se faire passer pour Espagnol, et, dans les interrogatoires auxquels il (Int ré- pondre avant de recouvrer sa liberté, il se vit soumis à des épreuves de prononciation qu'un véritable Espagnol n'aurait peut-ètre pas subies avec autant de bonheur. Lorsque l'armée francoespagnole, pressée de toutes parts et incapable de protéger la capitale, commença son mouvement de retraite le 12 août 1812, Abel abandonna Madrid avec tous ses compatriotes et suivit la marche rétrograde de l'armée : il eut à souffrir de cruelles privations ; le visage et les mains brûlées par l'ardeur du soleil, à travers les plaines arides de la Manche , il ne vivait que d'herbes et de feuilles ; il serait mort de faim après deux ou trois jours de ce régime, s'il n'eût pas imaginé de monter dans les clochers des villages pour y faire la chasse aux nids d'oiseaux. L'armée, en arrivant dans le royaume de Valence, ne tarda pas à se refaire : elle reçut des renforts et fut en état de reprendre l'offensive sous les murs de Salamanque. Abel , ce jourlà même, accomplissait sa quatorzième année ; il assista donc auprès du roi à cette brillante affaire , qui allait rouvrir aux Français les portes de Madrid. Ce fut en y retournant, au mois. de novembre, qu'il vit périr un bataillon entier dans les neiges du Guadarrama ; il aurait été une des victimes de cette terrible catastrophe, si son énergie personnelle n'était venue à son aide pour l'empècher de succomber. Au mois de mai 1813, l'évacuation de Madrid fut décidée pour la seconde fois : Abel se retrouva encore dans les rangs d'une armée affaiblie , épuisée , sinon vaincue. Il eut de nou- veau à lutter contre des privations de tout genre. Son courage ne lui fit pas défaut; dans les situations les plus critiques, il se consolait par la lecture de quelquesuns de ses auteurs favoris , et quand le pain lui manquait au bivouac , il allait chercher dans les fontes de sa selle un volume des comédies de Lope de Vega ou de Caltieron. Après le désastre de Vittoria , il rentra en France au mois de septembre 1813 , sans autre bagage que les trois ou quatre volumes qui lui avaient fait fidèle compagnie pendant les plus mauvais jours ile sa vie de soldat. Il passa plusieurs mois dans le Midi, attendant, espérant que les événements le ramèneraient en Espagne : on le vit, en uniforme d'officier , suivre les cours du lycée de Pau. Mais sa mère le rappelait à Paris : il y revint comme à regret , et , sauf une courte absence qu'il fit encore pour aller voir son père, qui commandait la place de Thionville à l'époque douloureuse de l'invasion étrangère, il ne quitta plus la capitale, où il s'était réuni à ses deux frères Eugène et Victor. Dès lors Abel avait dit adieu à l'état militaire,ét, pour obéir à sa mère , il prit sérieusement à l'égard de ses deux freres, qui étaient presque aussi jeunes que lui, le rôle de chef de famille. Ils avaient tous trois la méme vocation littéraire. Abel commença le premier a leur montrer la route, mais il fut bientôt dépassé par sun frère Victor , auquel il semblait avoir abandonné le domaine de la poésie ; car il écrivit toujours en prose. Il songea d'abord à mettre à profit la connaissance qu'il avait des littératures étrangères et surtout de la littérature espagnole, si peu connue en France. Ce fut par des leçons orales sur cette littérature qu'il débuta devant le public nombreux et choisi qui fréquentait alors les cours de la société des BonnesLettres. On peut dire avec justice qu'Abel Ilugo , par ses études consacrées d'abord aux littératures de l'Espagne et de l'Italie , eut une influence marquée sur la littérature de son temps, et prépara l'avénement de l'école romantique , qui devait bientôt avoir pour chef le jeune Victor Hugo. Son premier ouvrage, publié en 1817, fut une critique plaisante de la dramaturgie des théâtres des boulevards : il la composa, en se jouant, avec Ses amis NIalitourne et Ader : ce Traité du mélo- drame, écrit d'un style nuement approprié au sujet , contient des chapitres trèsamusants sur le Tyran, le Niais, l'Innocence persécutée et les autres éléinents constitutifs du genre. Abel Ilugo écrivait dans les journaux politiques et dans les revues littéraires, notamment dans les Annales des arts et de la littérature. Il rédigeait des ar- ticles de toute espèce, des comptes rendits de livres et de spectacles, des nouvelles, des morceaux philosophiques, des facéties, le tout avec une facilité extraordinaire ; il s'était fait dès lors une certaine notoriété dans la presse périodique, quoiqu'il ne signât généralement que de son initiale les improvisations qu'il éparpillait de tous côtés. En 1819 , par le conseil de Chateau- briand , qui avait deviné le talent littéraire des trois frères Hugo et qui s'intéressait à leur avenir, Abel fonda, de concert avec Eugène et 'Victor , le Conservateur littéraire. Cette revue
  • Abel SERVIEN( 1593) : marquis de Sablé, né en 1593, à Grenoble, d'une ancienne famille de la haute magistrature , débuta dans cette carrière , en 1616 , par la charge de procureur général au parlement de sa ville natale, et fut appelé Panée suivante à l'assemblée des notables tenue à Rouen. Le 19 janvier 1618, il obtint le brevet de conseiller d'Etat, fut nommé maitre des requêtes de l'hôtel du roi , le 22 mars 1624, et wenvoyé en Guienne, vers 1627, pour y exercer Mlles fonctions d'intendant de justice , police et finances. Les sujets du roi dans la vallée de Baréges et ceux du roi d'Espagne dans la vallée de Brotto ayant eu quelques différends, ces deux monarques nommèrent des commissaires pour les arranger. Servien fut nommé par Louis NUI, en 1628. Il passa l'année suivante à Turin, afin de terminer, au nom du roi, les discussions existantes entre les ducs de Savoie et de Mantoue, pour l'exécution du traité signé le 12 mars , à Bussolin, par le cardinal de Richelieu. En 1630, il fut fait intendant de justice, police et finances en l'armée d'Italie, commandée par ce premier ministre, et, dans la mème année, président en la justice souveraine de Pignerol ; enfin, et presque immédiatement, premier président du parle- ment de Botdeaui. Il allait partir pour remplir cette dernière charge , lorsque Louis XIII lui donna la place de secrétaire d'Etat de la guerre, vacante par la mort de Beauclerc d'Achères. Pendant son ministère, Servien fut nommé, avec le maréchal de Thoyras, et le fameux d'Emery, depuis contrôleur général, ambassadeur extraordinaire en Italie. Le maréchal et Servien négocièrent d'abord , avec le général Gallas , le premier traité de Cherasco , entre Louis XIII et j'empereur Ferdinand II, pour le rétablissement de la paix en Italie. Le 30 mai suivant, ils signèrent, avec Victor Amédée, la restitution à ce prince de toute la Savoie et des villes et châteaux de Saluces et de Villefranche. Le roi voulant s'assurer un passage en Italie et y conserver une place de guerre, les mêmes négociateurs conclurent, le 19 octobre 1631, un traité par lequel le duc mettait en dépôt, entre les mains de Louis XIII, la place de Pignerol et permettait le passage des troupes françaises, allant dans le Montferrat; et enfin, le 5 mai 1632, cette même place de Pignerol fut cédée au roi par un traité que Thoyras et Servien signèrent à StGermain en Laye. Ce dernier montra beaucoup d'habileté, mais il annonça, dès ce moment, un caractère difficile et impatient de toute supériorité. Il parait que, jaloux du crédit de Thoyres auprès de la duchesse douairière de Savoie, soeur de Louis XIII, il nuisait à son collège dans l'esprit du roi et dans celui du cardinal de Richelieu. Le maréchal s'en plaignit dans un mémoire qu'il fit remettre au roi. Servien ne fut sans doute pas étranger à la perte que le maréchal Nt , vers cette époque, du commandement de l'année d'Italie. Quant à lui, il reprit les fonctions de sa charge après la conclusion des affaires d'Italie. Le cardinal de Richelieu chercha à lui ôter sa place. Servien donna sa démission et se retira dans sa terre de Sablé en Anjou , où il vécut dans une retraite absolue, jusqu'en 16i3. A cette époque, Richelieu venait de mourir ; il fallut envoyer un plénipotentiaire à Munster avec le comte d'Avaux. Mazarin , qui avait été désigné, étant devenu premier ministre, fit choix de Servien pour le remplacer , sans doute à la sollicitation de Lyonne, qui avait toute sa confiance, et qui était fils d'une soeur de Servien. Mazarin vit en lui l'homme qu'il pouvait mettre dans la confidence de sa politique, de préférence au comte d'Avaux, dont ce ministre était jaloux. Les deux plénipotentiaires eurent d'abord ordre d'aller régler divers points en discussion avec les ProvincesUnies. Mais avant d'arriver à la Haye, ils annoncèrent qu'ils désiraient obtenir du prince d'Orange le titre d'excellences. Ils prétendirent même que ce prince devait venir au devant d'eux, à leur approche de la Haye, et leur rendre la première visite, s'il se portait bien; sinon, qu'il devait se faire remplacer par son fils. Le prince feignit une indisposition, et son fils alla audevant des ambassadeurs, à une demi- lieue de la Haye , accompagné de cinquante voitures, contenant les personnes les plus considérables de la Hollande. Enorgueillie de ces honneurs, madame Servien voulut aussi que la princesse d'Orange lui fit la première visite, et cette princesse s'y étant refusée, il en résulta qu'elles ne se virent point. Après la signature des trois traités
  • Abel Bonnard : écrivain et journaliste français
  • Abel François Villemain, : homme politique français
  • Abel Gance : cinéaste français
  • Abel Niepce de Saint-Victor : neveu de Nicéphore, officier et inventeur français
  • Abel Rey : philosophe français
  • Abel : roi de Danemark

Abel année par année

Signe astrologique de Abel

Couleur de Abel

Pierre précieuse de Abel

Chiffre de Abel

Métal de Abel