Le prénom Sophie Féminin

Origine :

Fête :

25 Mai

Signification de Sophie

Le prénom Sophie tire ses origines du grec Sophia. Sophie est une femme réservée. Elle préfère rester dans son coin et garder ses secrets pour elle. Elle évite autant que possible de discuter avec les commères et ne s’entoure que de personnes fiables. Dotée d’une grande bonté, elle s’intéresse particulièrement aux œuvres humanitaires.
Le prénom Sophie est porté par plusieurs célébrités comme Sophie Marceau, actrice découverte pour la première fois par le public dans le film « La Boum » de Claude Pinoteau en 1980, Sophie Amiach, joueuse de tennis, et Sophie Rostopchine, romancière devenue célèbre grâce à son livre « Les malheurs de Sophie ».

Personnalité de Sophie

Elles sont plutôt flegmatiques, indécises, souvent renfermées sur elles-mêmes. Franches, elles n'aiment pas la dissimulation. Elles ont beaucoup d'humour et la répartie facile. Réfléchies, elles n'agissent pas à la légère. Généreuses, elles ont le coeur sur la main. Les changements les effraient un peu ; au contraire, les habitudes les rassurent. En dehors de leur moments de bouderie, elles sont gaies et enjouées. Ce sont des femmes d'un seul amour.

Provenance du prénom Sophie

Histoire de Sophie

Etymologie de Sophie

Les Sophie célèbres

  • Sophie ARNOULD( 1744 - 1803) : actrice de l'Opéra, à Paris, débuta le 15 décembre 1757, et dut à une voix touchante , à une sensibilité vraie, l'avantage cl'étre reçue dès l'année suivante : elle joua les premiers rôles jusqu'en 1778, époque de sa retraite, et se distingua surtout dans celui de Thélaire, de Castor et Pollux; dans ceux d'Éphise, de Dardanus et d'I- phigénie en Aulide. On assure que dans un voyage que Garrick fit à Paris, ce comédien donna les plus grands éloges à mademoiselle Arnould; Dorat l'a célébrée dans son poème de la Déclamation. On cite une foule de bons mots de cette actrice, mais la plupart sont d'un cynisme qui les exclut de cet ouvrage. Malgré le mordant de ses saillies , elle n'eut point d'ennemis et laissa de justes regrets à ceux qui l'avaient connue. Une dame, qui n'était A l'occasion de cette pièce, un des admirateurs d'Arnould lui adressa une épltre, insérée dans la 7e partie de l'Almanach des petits spectacles, et qui commence ainsi Arnould, laisse crier l'envie, De nos petits auteurs méprise les propos; Tu le sais, de tout temps les sots Furent lss rivaux du génie. que jolie, se plaignait d'ètre obsédée par la foule de ses amants : « Eh I nia chère, lui dit mademoiselle « Arnould, il vous est si facile de les éloigner : vous « n'avez qu'à parler. » A une époque où un homme de qualité, fort riche, était son amant en titre, il la surprit en tète à tète avec un chevalier de Malte et voulut se fâcher, quoiqu'il fût luimême trèsconnu par sa légèreté et son inconstance. « Votre procédé « est injuste, dit mademoiselle Arnould, monsieur « accomplit son vœu de chevalier de Malte : il fait « la guerre aux infidèles.» Une cantatrice assez mé- diocre, et qui avait un organe rauque et commun, fut un jour trèsmal accueillie dans le rôle de Clytemnestre : « C'est étonnant, dit mademoiselle Arnould, « elle a cependant la voix du peuple. » Ayant acheté, dans les premières années de la révolution, pour en faire sa maison de campagne, le petit presbytère de Luzarche, elle fit mettre sur la porte d'entrée : De, missa est. Ces saillies prouvent plus d'esprit que de respect pour les convenances. Nous terminerons par un mot qui, du moins, n'a pas le défaut qu'on peut reprocher aux autres. Elle dit à quelqu'un qui lui montrait une boite sur laquelle la flatterie avait accolé au portrait de Sully celui du ministre Choiseul : « C'est la recette et la dépense. » Mademoiselle Arnould était née à Paris, le 14 février 1744, dans la chambre où l'amiral Coligni avait été massacré. Elle est morte en 1803. Elle a fourni aux auteurs du Vaudeville le sujet d'une petite pièce. On a publié en 1813 : Arnoldiana , ou Sophie Arnould devant ses contemporains, ouvrage écrit d'un style lourd et plein de gravelures
  • Sophie GERMAIN( 1776 - 1831) : mathématicienne célèbre, naquit à Paris le ter avril 1776, et n'avait encore donné les signes d'aucune vocation extraordinaire, quand tout à coupla sinistre perspective des orages de la révolution et la lecture de l'Histoire des mathématiques de Montucla l'entralnèrent dans une voie que peu de femmes prétendent à se frayer, et où pas une peut-être, sauf Sophie Germain, n'a fait vraiment de découvertes importantes et reculé les limites du connu. Cette Histoire , certes, ne pouvait s'entendre de prime abord, et à mesure qu'elle avançait dans sa leeture, les difficultés se multipliaient; mais tout le inonde peut comprendre le noble rôle et la mort héroïque d'Archimède aidant Syracuse à résister trois ans aux armes romaines, et mourant sans être distrait un instant de ses méditations géométriques; Sophie en fut frappée, et la persévérance d'Archimède, elle résolut de l'opposer aux obstacles que devait trouver son goût nouveau. Elle se disait d'ailleurs qu'une occupation forte et soutenue l'aiderait à traverser sans grand effroi la tourmente pressentie de toutes parts , et dont on s'entretenait sans cesse dans le salon de son père, membre de l'assemblée constituante. Sophie n'avait alors que treize ans; elle eut d'abord à surmonter l'opposition de sa famille, qui ne comprenait rien à sa prédilection subite pour Bezout et pour Euler. Elle se levait souvent la nuit, quand l'encre gelait dans son écritoire , et travaillait enveloppée de couvertures , parce qu'on lui avait enlevé ses vêtements le soir. Il fallut ensuite apprendre les éléments dans les livres assez médiocres du premier de ces maîtres, et l'on sait par combien de lacunes, d'imperfections dans la méthode, d'inélégance dans l'exposé, pèchent ces manuels mathématiques de nos pères! Mais il n'y avait pas mieux alors. Enfin, après l'avoir beaucoup gênée, on la laissa faire; et, après de longs efforts, elle put se flatter de comprendre le langage de l'analyse. Pendant la terreur, elle déchiffrait le calcul différentiel de Cousin. Dès que les écoles normale et polytechnique existèrent, elle se procura des cahiers de leçons des divers professeurs : l'analyse si neuve , si lumineuse de Lagrange ne pouvait manquer de fixer son attention. Profitant de l'usage établi par les professeurs à la fin de leur cours de laisser les élèves leur présenter des observations par écrit, elle fit passer les siennes à Lagrange, sous le nom d'un élève de l'école polytechnique; elles méritèrent au pseudonyme des éloges, et bientôt des indiscrets ne tardèrent pas à révéler ct4mystère, auquel sans doute l'auteur ne tenait guère. Lagrange vint chez la jeune analyste lui témoigner son étonnement et son approbation. Depuis ce temps, Sophie Germain se posa comme mathématicienne, et vit se rendre chez elle des savants d'un haut mérite dont les conversations développaient et activaient ses idées. Elle entra en correspondance avec l'illustre Gauss , auteur des Recherches arithmétiques, si re marquables par l'originalité des investigations et des déductions. Cette fois encore elle se cachait derrière un nom emprunté, et cette fois encore le masque tomba au bout de quelque temps. Le général Pernetti, à qui Sophie Germain avait reco son correspondant de Glittingue , ou plutôt de Brunswick , dit catégoriquement à ce dernier le nom de celle qui plus d'une fois l'avait étonné par la profondeur et la sagacité de ses observations. Bientôt un grave problème vint absorber presque exclusivement l'attention de Sophie et la détourner des recherches auxquelles elle se livrait pour démontrer le théorème de Fermat. Chladni avait répété à Paris ses curieuses expériences sur les vibrations des laines élastiques, et Napoléon luimême, ici l'écho des savants, regrettant qu'elles ne fussent point assujetties au calcul, provoqua par un prix extraordinaire à l'Institut la découverte des lois mathématiques de ces vibrations. Un mot de Lagrange découragea tous les géomètres. Le maître avait dit que, pour avoir une solution, il faudrait un nouveau genre d'analyse. « Eh bien ! mon cher maître, moi je ne désespère pas du suce, sur la métaphyique : 1. Recherches sur la théorie des surfaces instigues, Paris, 1820 ; 2" Mémoire sur la nature, is bornes et l'étendue de la question des surfaces , ! astiques , Paris , 1826, 4.; 3° Discussion sur é s principes de l'analyse employée dans la solution h, problème des surfaces élastiques ; .1.0 Mémoire sur la ourbure des surfaces élastiques ; 5° divers théorèmes érés par Legendre dans le supplément à la uxième édition de sa Théorie des nombres, théo- mes sur lesquels elle tomba en poursuivant utilement la démonstration de celui de Fermat. 1833, M. Lherbette, député , a publié à Paris ouvrage de sa tante Sophie Germain. Il est titulé Considérations générales sur l'état des scien- ces et des lettres aux différentes époques de leur culture, t vol. Mademoiselle Germain est morte d'un cancer au sein. Les feuilles trouvées dans ses papiers, et qui composent l'ouvrage en question, avaient été écrites au milieu des douleurs aiguës qu'elle ressentait. Elle n'a pu y mettre la dernière main. Le but de l'auteur est de faire tomber la barrière élevée entre le domaine de l'imagination et celui de la raison. Elle montre que dans les sciences tout s'enchaîne par des rapports, dont un seul bien constaté en annonce beaucoup d'autres; que, dans les lettres et dans les arts, les arréts de la raison ne diffèrent en aucune manière des oracles du goùt, et qu'enfin c'est par les 'Dèmes lois que sont unis l'ordre physique et l'ordre moral. F—LE et P—oT.
  • Sophie GIORDANO( 1779 - 1829) : peintre célèbre, née à Turin en 1779, manifesta dès sa première jeunesse un goût trèsprononcé pour les arts. Ses parents, peu favorisés de la fortune, ne pouvant suffire aux frais de cette éducation, un ami vint à leur _secours et les aida à cultiver d'aussi rares dispositions; ce fut J.-.I. Vinay, riche banquier, qui fut sollicité pour cet acte de bienfaisance par le célèbre peintre Palmieri. La jeune et intéressante Sophie, âgée de dixneuf ans, connaissait déjà le dessin; elle fut envoyée à Rome et admise dans l'école de miniature et de pastel dirigée par madame de Muon, soeur du professeur Raphaël Mengs. Douée d'un coup d'oeil vif et juste, ses premières et ses meilleures leçons furent l'étude de tant de belles peintures et sculptures qui abondent dans la grande ville. Après trois années d'application, elle fut admise par ses maîtres, M. et madame de Maron, à manier le pinceau et le crayon au pastel. Ses premiers ouvrages, faits à Rome, lui furent inspirés par la reconnaissance : elle peignit en miniature sur parchemin ceux qui l'aimaient comme leur propre fille. Pour s'affermir dans le dessin des contours et des proportions, elle copia au pastel une Bacchante , une Flore et le portrait si connu de la belle et malheureuse Béatrix Cenci . Après ces trois ouvrages, elle se consacra entièrement à la peinture en miniature sur des ivoires de haute dimension> Sous la direction de ses maitres, elle copia en petit les chefsd'oeuvre suivants : 10 la Charité du précieux tableau d'Albani; 63 2. la Fortune de Guido Reni ; 3. une Vierge, le St- Alichel et l'Héroide de Guido; enfin la Vénus du Titien. Toutes ces belles copies, exactement rendues dans de nobles proportions, lui méritèrent l'honneur d'être admise à l'Académie de StLuc à Rome , où nous avons admiré son propre portrait au pastel, placé dans la grande salle, à côté du portrait de Canova et de tant d'autres artistes qui , d'après les statuts, devaient donner leurs portraits faits au miroir par euxmêmes. Le calme s'étant rétabli en Piémont, après dix ans de guerre et de troubles politiques, le Mécène de Sophie, M. Vinay, demanda son retour, et il fallut que M. et madame de Maron , qui , n'ayant pas d'enfants , la considéraient comme leur propre fille, consentissent à se séparer d'elle. Arrivée à Turin , elle présenta à son protecteur une collection des chefsd'oeuvre qu'elle avait apportés de Rome, et qui furent visités et admirés par tous les amateurs. L'Académie des sciences lui envoya un diplôme , et elle assista aux séances à. côté de la célèbre pone Déodate Salazzo. Établie chez Vinay, Sophie abandonnait souvent la société pour se retirer dans sa chambre d'étude, où elle travaillait à des compositions. Nous avons admiré en 1801 un grand tableau au pastel , représentant la belle et aimable madame VinayRighini entourée de ses trois filles, dont l'alliée n'avait pas cinq ans, ainsi que le portrait en grand de M. Vinay. Les tableaux de cette artiste faits au trait de plume sont aussi très- précieux. En 1803, Sophie épousa le chirurgien Giordano; mais, au milieu des soins d'une excellente mère de famille, n'oubliant pas son art, elle fit au pastel le portrait de Napoléon, tableau d'une ressemblance parfaite; ensuite le portrait de son mari et celui du professeur Vasalli. Elle composa et perfectionna à l'huile une Bacchante, figure presque entière de grande proportion, d'un style sévère, à l'imitation de l'Albang , si célèbre pour les chairs et les formes. Elle fit aussi à l'huile plusieurs portraits, entre autres celui de l'abbé Denina , de proportion presque naturelle. Fatiguée enfin de tant de travaux et de l'éducation de ses deux enfants, Sophie succomba le 14 mai 4829 à une fièvre nerveuse, dans la ville de Turin où elle avait vu le jour
  • Sophie LEE( 1750) : auteur anglais, née à Londres en 1750, était fille de John Lee, qui de clerc de procureur s'était fait acteur et avait quitté le théâtre. Sophie , trèsjeune encore, s'était essayée dans la composition de romans , et avait fait un ouvrage qui annonçait une observation du monde et une connaissance du coeur humain étonnantes pour une jeune fille en apparence tout occupée des soins du ménage. En attendant la publication de ce premier essai , elle composa une comédie , le Chapitre des accidents, pour venir au secours de sa famille , qui se trouvait dans une situation fâcheuse. Cette pièce, jouée au théâtre de Haymarket, à Londres, en 1780, eut le plus grand succès. Peu de temps après la première représen tation , elle perdit son père, et alla avec sa soeur aînée, Harriet , fonder une maison d'éducation à Bath. En 1784, encouragée par le succès de sa comédie, elle fit paraître un roman historique, intitulé the Ilecess . Cet ouvrage fut lu avidement, et n'eut pas moins de vogue que le Chapitre des accidents. On le réimprima plusieurs fois , et la Mare le traduisit en français sous le titre du Souterrain, ou Mathilde, Paris, 1786, 3 vol. mais en supprimant ce qui pouvait choquer les catholiques, D'après le jugement qu'en porte Grimm, dans sa Correspondance littéraire, ce roman est , dans la manière de l'abbé Prevost, une imitation de Cleveland ; c'est l'histoire d'une fille de Marie Stuart et du duc de Norfolk, un tissu d'incidents invraisemblables, mais dont Penchainement a pourtant on ne sait quel charme qui peut attacher certains lecteurs. Ce qui a paru le plus révoltant , ditil , c'est que pour intéresser à de vaines fictions, l'auteur s'est permis de com. promettre par les imputations les plus hasardées un nom aussi auguste , aussi respectable que celui d'Élisabeth. Sur l'avis de ses amis , Sophie Lee traita dans la suite le même sujet d'une manière dramatique, tirant une tragédie de son roman. La pièce fut représentée , en 1796 , sous le titre d'Almeyda , reine de Grenade. Mistriss Siddons joua le principal rôle; mais son talent ne put suffire pour donner une grande vogue à cette tragédie , faiblement écrite. Sophie Lee prit, avec sa soeur Harriet, une maison d'éducation à Bath qu'elles dirigèrent avec succès. L'attrait qu'offrait la société des demoiselles Lee y attirait la meilleure société de la ville, et le général Paoli, pendant son séjour à Bath, s'y montra fort assidu. En 1803, elles se trouvèrent à méme de se retirer et de vivre dans l'indépendance, ayant acheté une maison à Clifton , où elles continuèrent de demeurer ensemble. Sophie publia un nouveau roman sous le titre de la Vie d'un amant, G vol. C'était l'ouvrage qu'elle avait composé dans sa première jeunesse . Il n'eut pas le succès du précédent ; elle fut encore moins heureuse dans son second essai dramatique, l'Assignation, comédie qui , jouée en 1807 , au théâtre de DruryLane, tomba complétement à la première représentation, et dégoûta l'auteur du théâtre. En 1823, sa santé déclina rapidement , et elle expira le 13 mars de l'année suivante, dans les bras de sa soeur, qui , plus tard , recueillit ses ouvrages. Outre ceux que nous avons cités, il faut nommer encore une ballade intitulée Conte d'un ermite , trouvé dans sa cellule, dont le sujet est pris dans l'histoire des guerres féodales, sur les frontières , soeur de M. H. de Lapone , a réduit ceroman, et en a fait une traduction libre, sous le titre de Savinia Rinces, ou le Danger d'aimer . C'est un ouvrage attachant et qui remplace par la délicatesse française la crudité de certains caractères, de certaines peintures, que l'on reproche assez souvent aux romanciers britanniques. Z. de l'Angleterre et de l'Ëcosse. — Un frère des 4eux miss Lee, George- Auguste, né en 1761 , et mort le 5 août 189.6, se distingua dans l'indus- trie : il dirigea une grande filature de coton à Manchester, où il employait un millier d'ouvriers, et qui fut un des premiers établissements importants, dans lesquels on introduisit les machines à vapeur et l'éclairage par le gaz
  • Sophie MULLER : une des actrices qui ont, en Allemagne, joué avec le plus d'éclat les rôles de la tragédie. Née à Manheim, elle était fille d'un acteur qui lui - même n'était pas sans mérite. A l'âge de quinze ans , elle débuta à Karlsruhe avec beaucoup de succès, et elle fut bientôt en possession de rôles importants. En 1821, elle se rendit à Munich, ensuite à Vienne, où elle fut engagée au théâtre de la cour. Elle provoqua l'enthousiasme du public viennois. Elle ne se montra pas avec moins d'éclat à Dresde et à Ber- lin. Née, on peut le dire, pour jouer la tragédie, elle avait perfectionné son talent par les études les plus sérieuses. Les passions qu'elle exprimait, elle les ressentait réellement , mais jamais elle ne dépassait une juste mesure, et elle savait toujours conserver une noblesse parfaite. Sa conduite était irréprochable, circonstance trop rare chez les reines de théâtre; elle était reçue avec distinction dans la haute société , et elle était de Ela part de l'impératrice , qui la nomma sa première lectrice , l'objet d'une bienveillance spéiiciale. Elle mourut, jeune encore, à Hietznig, près de Vienne, le 20 juin 1830. Le comte MuiJaeth a publié à Vienne, en 1832 , une relation de sa vie et les papiers qu'elle avait laissés. BRT. !
  • Sophie SCHROEDER( 1781) : femme du précédent, célèbre tragédienne allemande, naquit le 7 février 1781, à Paderborn. Elle était la tille d'un auteur nommé Buerger; sa mère, devenue veuve, se remaria à un autre acteur plus connu , nommé Keilholz, et fut engagée dans une troupe qui jouait à StPétersbourg, ce qui donna à la jeune Sophie, âgée de douze ans, l'occasion de débuter dans le rôle de Lina de l'opéra de Dittersdorf, le Petit Chaperon rouge. A quatorze ans, elle épousa le directeur du théâtre de Revel, Stolliner, et elle fit la connaissance de Kotzebue , qui lui procura de l'emploi au théâtre de la cour à Vienne. Elle y joua les ingénues avec succès. En 1799, elle se rendit à Breslau et fut trèsapplaudie dans quelques opéras. Ce fut alors qu'un divorce mit fin à son union avec Stollmer, personnage dont le vrai nom était Smets et qui rentra dans la carrière diplomatique et administrative, dont il s'était momentanément écarté. En 1801, Sophie fut appelée à Hambourg, où des conditions trèsavantageuses lui étaient proposées, et ce fut alors qu'elle aborda les rôles tragiques, qui devaient faire sa gloire. En 1804, elle épousa Frédéric Schroeder , et elle mena une existence honorée et brillante à Hambourg qu'elle dut quitter pendant quelque temps, en 1813 , pour échapper aux menaces de Davoust , qui voulait la faire emprisonner parce qu'elle avait, sur le théâtre, manifesté l'enthousiasme avec lequel les Anséatiques avaient accueilli les Russes, un instant maîtres de la ville. Plus tard, elle fut engagée à Prague et ensuite à Vienne, au théâtre de la cour, dont elle lit le principal ornement jusqu'en 189.9. Elle avait eu de son premier mariage avec Smets un fils, qui se fit connaître par des poésies, par des oeuvres théo- logiques , et qui devint prêtre catholique et chanoine. Son second mari étant mort en 1816, elle convola en troisièmes noces et épousa, en 1825, un acteur de talent, Kunst ; mais cette union fut bientôt rompue par une séparation. En 1829, elle quitta Vienne , parcourut l'Allemagne , prit un engagement au théâtre de la cour à Munich, en 1831, et rentra à Vienne, en 1836, sur le même pied que précédemment. En 1840, tou- chant déjà à un âge fort respectable, elle prit sa retraite, et depuis elle résida habituellement à Augsbourg. Elle conserva cependant sa vigueur intellectuelle et physique, si bien qu'au mois de mai 1854, à l'occasion des fêtes du mariage de l'empereur FrançoisJoseph , elle put se montrer de nouveau avec succès sur le théâtre à Vienne. Sa voix retentissante et ferme , son oeil perçant produisirent encore une impression extraordinaire. Les rôles qui étaient surtout pour Sophie Schroeder des occasions de triomphe étaient Phè- dre, Médée, Mérope, Sappho, lady Macbeth, Jeanne de Montfaucon et Isabelle dans la Fiancée de Messine de Schiller
  • Sophie ULLIAC-TREMADEURE( 1794 - 1862) : femme auteur française, naquit à Lorient, le 19 avril 1794• Son père était colonel du génie militaire. Elle débuta, jeune encore dans la , littérature par des traductions anonymes des ro- mans allemands d'Auguste Lafontaine. Ces versions des œuvres d'un auteur alors en vogue, publiées de 1816 à 1819, eurent du succès. A partir de 1821, mademoiselle Tremadeure publia des , ouvrages originaux, bien qu'elle se cachât encore sous un pseudonyme , celui de Dudrezène. Bien- tôt les questions de morale et d'éducation succé- dèrent à ces œuvres de pure imagination. De là, des écrits uniquement consacrés à ces matières, et dont quelquesuns furent couronnés par l'Aca- démie. La plupart des ouvrages de mademoiselle Tremadeure sont dus à son inspiration et à sa conviction, bien plus qu'à quelque spéculation d'intérêt peu littéraire. Voici la liste de ses productions : jo Contes aux jeunes agronomes, Paris, 1818 et 1839 , 6' édition. Les contes qui composent cet ouvrage ont été publiés séparément. 20 La Forêt de Vorronetz, Paris, 4821, 4 vol . 30 Henri, ou l'Homme silencieux, ibid., 1824, 4 vol. ; 40 l'Oiseleur, ibid., 1825 sous le nom de Dudrezène ; 5° les Alsaciens, ou Six semaines de vacances, ouvrage à l'usage de la jeunesse ; 6° Beauté morale des jeunes femmes , l89 ; 7. Histoire du petit Jacques et relation de son voyage à l'ile de Madagascar, imitée de l'anglais , ibid., {87, 3 vol. et 1835, 2' édition. Le début de l'ouvrage est une imitation du Little Jack de Thomas Day; 8° Le Petit Conteur d'anecdotes, ibid., 1830 90les Vendanges, ibid., 1830 100 les Armoricaines , 183e-1833 , 2 vol. ; 11° la Virago , ibid., 1832, 4 vol. sous le pseudonyme de Chateaulin ; 12" Laideur et beauté, histoire morale, ibid., 1833 ; 13° les Di- manches du vieux Daniel, ibid., 1833, 2 vol. 14° Souvenirs du grand papa, suite des Dimanches du vieux Daniel, 1834 ; 15° Adolphe, ou le Petit Laboureur, ibid., 1834 16° Encyclo- pédie du premier iige , ibid., 1834 17° la Pierre de touche, ibid., 1835,,2 vol. ou ; 18° Contes aux jeunes artistes, 1836 ; 19° Contes aux jeunes naturalistes, 1836 ; 20" les Jeunes Naturalistes, ou En- tretiens sur l'histoire naturelle, ibid., 2 vol. 21° Claude Bernard, ou le Gagne- petit, ibid., , 1840 ; 22° Emile, ou la Jeune Fille autesr, ibid., 1840 ; 23° Histoire de Jean- Marie, suivie du Portefeuille, ibid., 1840 24° les Trois Pèlerins, ou la Foi, 1841 , faisant partie des Grâces chrétiennes, sous la direction de madame Fanny Richomme; 25° les Contes de ma mère, 18111 12 ; 26° Eugénie, ou le . 1Ionde en miniature, 1843 ; 27° Astronomie et météo- rologie, 1843 ; 28° le Petit Bossu, ou la Famille du sabotier, livre de lecture pour les enfants et pour les adultes, Paris, 1845 29« l'Insti- tutrice, simples histoires, 1846 Mademoiselle UlliacTremadeure a pris part à la rédaction de plusieurs journaux : le Mercure du 19e siècle, le Voleur , le Breton , le Conseiller des femmes, le Journal des jeunes personnes. Elle a aussi traduit de l'anglais. le Présent de noces, ou Instruction aux jeunes épouses sur les soins à donner aux en- fants cubas âge, 1843 Mademoiselle Ulliac Tremadeure est morte à Paris , au mois d'avril 1862
  • Sophie AGACINSKI : actrice, a notamment joué dans "Seule à Paris"
  • Sophie Armant : épouse et collaboratrice de l'aéronaute JeanPierre Blanchard
  • Sophie Arnould : cantatrice française
  • Sophie COMTESSE DE SEGUR : romancière
  • Sophie DAREL : actrice
  • Sophie DAUMIER( 1934) : actrice, a notamment joué dans "Dragées au poivre"
  • Sophie DAVANT : journaliste
  • Sophie DESMARETS( 1922) : Comédienne
  • Sophie DUEZ : actrice, a notamment joué dans "Marche à l'ombre"
  • Sophie FAVIER( 1963) : animatrice
  • Sophie Germain : mathématicienne française
  • Sophie GUILLEMIN : actrice, a notamment joué dans "ça ira mieux demain"
  • Sophie MARCEAU( 1966) : actrice, a notamment joué dans "La fille de Dartagnan"
  • Sophie Risteau : dame Cottin, romancière française
  • Sophie Taeuber-Arp : peintre
  • Sophie TATISCHEFF : Réalisatrice "Le comptoir"
  • Sophie Volland : amie et inspiratrice de Diderot

Sophie année par année

Signe astrologique de Sophie

Couleur de Sophie

Pierre précieuse de Sophie

Chiffre de Sophie

Métal de Sophie