Le prénom Anne Féminin

Origine :

Fête :

26 Juillet

Signification de Anne

Anne adore tout planifier et n’aime pas le désordre. Elle ne fait jamais rien au hasard, car elle a toujours un but précis. Elle a tendance à imposer ses idées vu qu’elle croit qu’elle a toujours raison. Si Anne était chef d’entreprise, elle serait exigeante et autoritaire. Elle ne supporte pas l’indifférence et se met en colère quand on l’ignore. Elle trouve toujours des idées originales et n’hésite pas à les montrer en public. Anne adore le calme et l’harmonie. Pour elle, le voyage permet de se ressourcer et d’acquérir la volonté de faire face aux problèmes de la vie. Ce prénom est fêté le 26 juillet en hommage à Sainte Anne.

Personnalité de Anne

Intelligentes, très intuitives, elles jugent les gens d'un premier coup d'oeil et se trompent rarement. Passionnées, dynamiques, volontaires, refusant la médiocrité, elles sont quelque peu autoritaires et possessives. Elles ne manquent pas de qualités de coeur, se dévouant sans compter. Leur charme et leur gentillesse facilitent leur réussite.

Provenance du prénom Anne

Histoire de Anne

Etymologie de Anne

Les Anne célèbres

  • Anne AMÉLIE( 1723 - 1787) : princesse de Prusse, soeur de i Frédéric II , née le 9 novembre 17:25, fut non moins distinguée par ses vertus que par ses talents , son goût pour les arts, et surtout par son habileté en musique : elle fit de tels progrès dans l'étude de la fugue et du contrepoint , sous la direction du compositeur de la cour, Kirnberger , qu'elle composa bientôt ellemême des morceaux remarquables. Elle mit en musique , pour lutter contre le célèbre Graun, la Mort du Messie, de Ramier, et cette composition est pleine de verve et d'harmonie : elle excellait sur le clavier. Unissant à (les goûts si nobles une piété et une bienfaisance rares , elle retranchait continuellement sur ses dépenses de toilette, afin de pouvoir donner davantage aux pauvres. Elle mourut à Berlin , le 50 mars 1787
  • Anne ASKEW ou ASCUE : tille de sir William Askew de Kersay, dans le comté de Lincoln, née enL)21, fut élevée avec beaucoup de soin dans la religion catholique , et montra, dès sa plus grande jeunesse, un goût particulier pour les études théologiques. La réformation agitait alors tous les esprits. Elle fut curieuse d'examiner par ellemème les questions qui divisaient les catholiques et les protestants. Cet examen éleva dans son esprit des doutes sur la doctrine qu'elle avait professée jusquelà, et elle finit leu adopter les principes des réformateurs. Elle avait épousé un gentilhomme du voisinage qu'elle n'aimait pas, et qui, zélé catholique, fut indigné de voir une jeune femme oser, d'après ses propres lumières, rejeter la religion de ses pères. Il la chassa de chez lui. Anne prit le parti d'aller à Londres solliciter une sentence de séparation, espérant trouver It., l'appui dans les personnes puissantes attachées fit protestantisme. Elle fut en effet accueillie trèsfavorablement par les femmes les plus considérables de la cour et par la reine elleméme. Sa conduite (l'ailleurs fut à l'abri de tout reproche. Mais son mari, excité par des prètres fanatiques, la dénonça à Henri VIII comme dogmatisant sur le sujet de la présence réelle. Henri, aussi capricieux dans ses opinions que cruel dans son gouvernement, faisait, dans le mème temps, pendre les partisans du pape, et . brûler ceux de Luther. 11 lit arrèter Anne Askew, et chargea le chancelier, le lord maire et quelques évêques de l'examiner sur sa croyance, relativement à la transsubstantiation et aux messes dites pour les âmes des morts. Elle exposa ses opinions avec fran- chise et fermeté ; le lord maire lui demanda « si « elle ne croyait pas qu'un prêtre pût faire d'une « hostie le corps de JésusChrist? » Elle répondit « J'ai lu que Dieu avait fait l'homme ; mais je n'ai « jamais lu que l'homme puisse faire Dieu, et je ne « crois pas que vous le lisiez jamais nulle part. » Le lord maire reprit : « Si un rat mangeait l'hostie, e après qu'Oie a été consacrée, qu'arriveraitil au « rat ?— Je ne puis vous le (lire, milord , répondit « Anne.— Eh bien , répliqua le lord maire, je (lis « que le rat serait damné. — Pauvre rat.! » ditelle en souriant. Le chancelier l'ayant menacée d'être brûlée vive, elle observa qu'après avoir étudié les saintes Écritures, elle n'avait pu y découvrir que le Christ ou ses apôtres eussent jamais mis à mort une créature humaine. Le chancelier lui reprocha durement de citer l'Écriture, en disant que St. Paul avait défendu aux femmes de parler de la parole de Dieu. Elle répondit avec modestie que St. Paul leur avait défendu simplement d'enseigner publiquement dans les congrégations. Les détails de cette conférence, écrits par ellemème, ont été publiés après sa mort. Anne fut mise en prison, et privée de toute communication avec ses amis. On employa toutes sortes de moyens pour l'engager à rétracter ses opinions; mais rien ne put vaincre sa fermeté. Le roi ordonna qu'elle fût conduite de Newgate à la Tour de Londres, et qu'on l'interrogeât sur les personnes de la cour avec qui elle était en correspondance, en lui déclarant que si elle refusait les communications qu'on lui demandait , elle serait mise à la torture. Cette menace ne put lui arracher aucun aveu. Son sexe, sa beauté , son esprit et son noble courage avaient fini par attendrir presque tous ceux qui étaient témoins des persécutions qu'on lui faisait essuyer. Le chancelier Wriothesely, inaccessible à tout sentiment d'humanité, ordonna au lieutenant de la Tour d'appliquer Anne à la torture ; mais celuici s'y refusa obstinément. On assure que le chancelier, par un zèle aussi servile que féroce, se dépouilla de sa robe pour faire luimème l'office de bourreau, et lit subir à la malheu- reuse Anne les plus horribles tourments, sans obte- nir d'elle aucun symptôme de faiblesse. Cependant la violence des douleurs lui lit perdre connaissance, et, lorsqu'elle eut repris ses sens , elle retrouva tout son courage. On lui offrit de nouveau sa grâce, à condition qu'elle désavouerait ses principes ; de nouveau elle refusa la vie à ce prix, et se résigna au supplice barbare qu'on lui annonçait. La torture avait disloqué tous ses membres; elle ne pouvait faire aucun . mouvement ; on la transporta dans un fauteuil au lieu de son supplice. Attachée au poteau où elle allait ètre livrée aux flammes, on lui apporta une lettre du chancelier, qui l'exhortait encore à racheter sa vie par une rétractation de ses erreurs. En détournant les yeux du papier qu'on venait lui faire lire, elle dit avec calme et simplicité : « Je ne « suis pas venue ici pour renier mon seigneur et « mon maitre. » Elle vit mettre le feu au fatal bûcher sans paraitre troublée , et reçut la mort en recommandant son ilme à la miséricorde divine. Anne Askew mourut le 16 juillet 1546, dans la 7.5e année de son âge. On a publié après sa moil, indépendamment de la relation de son procès et de ses souffranees, des prières et quelques écrits de dévotion qu'elle avait composés dans sa prison
  • Anne BOULEN ou BOLEYN : l'une des épouses et des victimes de Henri VIII, roi d'Angleterre. Dernier rejeton du mariage de sir Thomas Boulen avec une fille du duc de Norfolk, elle naquit en 1507, selon quelques auteurs, et, selon d'autres, en f99, ou 1500. Nous penchons pour la dernière opinion, non parce que Sanders impute à cette malheureuse femme, dès l'année 1514, de premiers désordres impossibles à supposer si elle fût née en 1507 , niais parce qu'il est constant qu'Anne Boulen fut du nombre des filles d'honneur qui accompagnèrent en France Marie d'Angleterre, soeur de Henri VIII, lorsque, dans cette mène année 1514, cette princesse alla épouser le roi Louis XII. Une enfant de sept ans eûtelle été placée comme tille d'honneur auprès d'une reine allant s'établir en pays étranger? Cette reine, veuve après deux ans et demi de mariage, se hâta de retourner en Angleterre. Anne Boulen, au lieu de la suivre, passa au service de madame Claude de France, fille de Louis XII, et femme de François 1" ; puis, à la mort de cette princesse, en 1524, Anne s'attacha encore à la duchesse d'Alençon, soeur du monarque français. Belle, jeune, spirituelle, d'une vivacité extrème, d'une gaieté au moins démesurée, Anne Boulen ne pouvait lias préférer cet intérieur sombre et religieux de la reine excite la compassion, et offre plusieurs moments dignes d'un véritable intérêt. Tel est celui où elle fit appeler la femme du lieutenant de la Tour, se mit à genoux devant elle, et lui dit : « Allez, de nia part, et « dans la même posture où vous nie voyez, deman- « der pardon à la princesse Marie pour tous les « maux que j'ai attirés sur elle et sur sa mère. » Quant à la lettre qu'elle écrivit, diton, au roi, avant de partir pour l'échafaud, le texte que nous en ont transmis quelques historiens est si peu naturel, les sentiments y sont si faux et les expressions si forcées, que nous ne pouvons y voir qu'une oeuvre ,.... « vous m'avez traitée avec plus de bonté que je « n'en méritais ;.... vos bienfaits ont toujours été en « croissant pour moi de simple particulière, « vous m'avez faite danse ; de dame, marquise ; de « marquise, reine; et, ne pouvant plus m'élever ici- « bas, de reine dans ce monde, vous allez me faire « sainte dans l'autre t » Ce qui parait certain, c'est que les heures qui précédèrent l'instant fatal de cette malheureuse créature furent marquées de plus en plus par cette aliénation d'esprit qui s'était manifestée en elle dès son entrée à la Tour : c'est que tout à la fois elle priait avec ferveur et riait aux éclats; c'est que, dans un instant, elle frémissait à l'idée du glaive levé sur sa tète, puis tout à coup parlait avec complaisance de la dextérité connue de l'exécuteur; mesurait la petitesse de son cou, la comparait avec la largeur de la hache qui devait le trancher; et recommençait ses rires immodérés. Gratiani raconte qu'en allant à la mort, outrée de ne recevoir sur son passage aucune marque de respect, et d'entendre, au contraire, des clameurs insultantes, elle criait au peuple : « Je mourrai votre « reine, dussiezvous en crever de dépit. » Selon d'autres, elle s'avança vers son dernier moment avec un maintien modeste et un courage tranquille. Tous s'accordent à dire que, dans le peu (le paroles qu'elle proféra sur l'échafaud, on ne l'entendit ni protester de son innocence, ni s'avouer coupable. Elle déclara que, condamnée par la loi, elle venait subir son jugement ; souhaita au roi de longues années, sollicita les prières des assistants, et reçut le coup mortel. Henri avait déterminé le genre de supplice ; il avait mandé le bourreau de Calais pour l'exécution ; il avait nommé les pairs et officiers publics qui devaient y assister ; enfin l'on montre encore, dans le parc de Richmond, le tertre sur lequel ce barbare attendit et reçut le signal parti de la Tour de Londres, à la minute où tombait la tète de celle qu'il avait placée sur son trône et dans son lit. Les autres condamnés furent exécutés le même jour : le musicien seul fut pendu ; les trois gentilshommes eurent la tête tranchée. Henri se crut clément en leur épargnant l'infamie du gibet, comme en épargnant à sa femme le supplice du feu. Il épousa le lendemain Jeanne Seymour. C'était faire l'apologie d'Anne Holden, a dit Hume. Plus sévère que ce grand historien envers cette malheureuse victime (les débauches et des cruautés de Henri VIII, nous l'avons été beaucoup moins que Rastal, Sanders, Hey lin, Moréri, l'évêque d'Amélia et tant d'autres. Partout où deux sectes religieuses et politiques sont aux prises, partout où il y a des oppresseurs qui calomnient et des opprimés qui maudissent, l'exacte vérité est difficile à saisir. Si les catholiques ont des être enclins à noircir Anne Boulen, les réformés ont été intéressés à la purifier. Ceux dont elle a brisé les autels en ont fait un monstre ; ceux dont elle a fondé l'église ont voulu en faire une sainte. Hume luimême, malgré son impartialité, .nous parait avoir craint de. flétrir la source à laquelle Elisabeth avait puisé la vie, et peut être n'estce pas le seul mctif qui ait désarmé, dans cette occasion, la sévérité de ses jugements. Bossuet, en n'opposant à la mémoire de cette reine que « les « propres faits avoués par les protestants » exempts de fanatisme, a prononcé contre elle une condamnation irrévocable. Le moins superstitieux, le plus froidement impartial des écrivains connus, Bayle, a trouvé « qu'on ne pouvait pas raisonnablement se « plaindre du jugement de Bossuet; » a déclaré fort raisonnable celui du P. d'Orléans, dans ses Révolutions d'Angleterre; a (lit luimême, en blâmant ou la crédulité ou les inventions haineuses de certains auteurs catholiques : « Leur aveuglement est « d'autant plus inexcusable, qu'ils pouvaient assez « médire sans passer les bornes d'un fidèle histo- « rien. » Selon Bayle, « le principal crime de « tificieuse Anne Boulen a été de faire la chaste et « la scrupuleuse, en ne songeant qu'à l'usurpation « du trône sur Catherine d'Aragon, et à l'exclure, « elle et sa fille, de tous les honneurs qui leur étaient « dus. » Ajoutons qu'il s'en faut de beaucoup que Catherine Cl'Aragon ait été seule à souffrir de cette usurpation ; que Morus et Fischer étaient montés sur l'échafaud avant Anne Boulen ; qu'elle y a entraîné après elle une foule d'innocents; que l'édit de Henri VIII, appelé l'édit de sang, que les représailles de sa fille Marie, surnommée la Sanguinaire, que les gibets, les bûchers, les chevalets qui ont souillé ce grand règne d'Elisabeth ; que le régicide de I 649; qu'en un mot, des troubles et des malheurs qui ne sont pas encore entièrement finis, ont eu pour cause, non pas même la passion, ce mot ne repousserait pas toute excuse, mais l'ambition hypocrite d'Anne Boulen, sa vanité impitoyable, sa profonde immoralité, les dérégleinents odieux et les résolutions désespérées dans lesquels elle a entraîné son roi ; enfin le bouleversement qui en a été le moyen nécessaire et le résultat permanent. 11 est bien vrai que ce n'était pas au complice d'Anne Boulen à la punir. Quand on fixe et les circonstances et les suites de cette sanglante tragédie, le bourreau fait horreur, et la victime fait à peine pitié
  • Anne BYNS : c'est ainsi que le nom de cette femme poète , qui contribua puissamment à pertionner la langue flamande, est écrit dans ses ouvrages; cependant Paquot soupçonne que son véritable nom était van BYNS, et que sa famille provenait origi- nairement de la petite ville de Binche, en Hainaut. Quoi qu'il en soit, elle naquit à Anvers et y exerça avec zèle la profession de maitresse d'école. Inviolablement attachée à la religion catholique , portée à l'ascétisme par son caractère et par son sexe, elle résolut de combattre par des chants , qu'elle rendrait populaires, la secte luthérienne qui commen-çait à faire des progrès. MM. Buyzinga , Bakker, Jérôme de Vries , J.F. Willems, N.G. van Kampen et Siegenbeek, ont signalé son mérite sous le rapport de la langue et de la versification. Ils conviennent que, bien que l'on remarque dans ses écrits les défauts dominants de l'époque , savoir celui de la mesure et l'emploi de termes bàtards, ces taches y sont moins fréquentes que partout ailleurs , et qu'on y trouve plus d'imagination et de verve que dans aucun autre poète flamand contemporain. Plusieurs morceaux respirent une sensibilité vraie, une onction communicative, et cette chaleur que donnent les convictions sincères et profondes. Les lecteurs français en pourront juger par la traduction d'une élégie ou chant funèbre, insérée au t. 4 des Archives pour servir à l'histoire civile et littéraire des Pays- Bas, p. 116-120. Anne Byns mourut vers l'année 4548, et reçut de grands éloges de tous ceux qui voyaient la réformation de mauvais œil. On ne manqua pas de la comparer â Sapho, en lui laissant néanmoins l'avantage. Sweert a fait ce distique en son honneur : Arte pares, Lesbis Sappho et mea Bynsia distant foc solo : vitia hwe dedocet, illa docet. Ses poésies ou refrains, comme on disait alors, ont eu de nombreuses éditions qui sont inexactement citées par la plupart des bibliographes. Nous ne signalerons avec certitude que celles que nous avons eues entre les mains : 1° Dit is ce» sehoon enn suuerlyc boecken. , Anvers, Martin Nuyts oblong, caractères gothiques, dernière signature Lv. Ce volume, partagé en 25 titres , ne porte pas de date, quoique Paquot lui donne celle de 1555 , et doit avoir été publié vers 1529, puisqu'en cette année même il en parut une traduction latine par Eligius Houcharius ou Eu- chenus, maitre d'école de Gand, dont Valère André , dans la première édition de sa Bibliotheca Belgica, lit deux personnages différents, en quoi il fut suivi par Sander et par Sweert ; mais Valère André se corrigea dans seconde édition. Cette tra- duction porte un long titre, dont voici les premiers mots : Isle est pulcher et syncerus libellus, Anvers, Guillaume Vorsterman , 1529 , oblong de 14 pages non chiffrées. La version conserve toute l'âpre et rustique naïveté de l'original , témoin ce précepte relatif aux dames Sint PX nobilibus, sint caudata., atque oimieutze, Ne sociare illis : sunt retia D:ennuis. Una Vacca aliam foedat, si sit foedata parumper. On y parle ainsi de Luther gellieresiarcha unus, Judaco insidior, ipsum rpneveniens antichristum sec nuncius, inter • 'Drames monachos insignis apostata... Ces vers sont de 1529 ; mais, dés 1520, Luther avait luimême qualifié le pape d'antechrist : ce n'était donc qu'un prèté rendu. Dans sa première édition, Valère André et après lui Sander mentionnent une édition de la traduction d'Houcharius , de l'année 1581; Sweert en indique une autre de 1564 ; Paquot , sans en déterminer la date , en marque une imprimée chez Jérôme Verdussen. 'foutes ces sont extrêmement équivoques. On peut en dire autant des seize livres d'Anne Byns dont parlent Aubert Lemire et Foppens ; tandis que Valère André n'en compte que deux. En effet , cette division par livres ne se trouve pas dans les imprimés, à moins que le numéro suivant n'y ait fait croire. 2° Het tweede Boeck , Anvers , Martin Nuyts oblong goth., dernière signature Nv. Ce second recueil commence par quatorze vers de Liévin van Brecht, pote latin vanté jadis, né également à Anvers et mort en 1558 ou 1560 à Malines. Il y reproduit la comparaison avec Sapho, mais moins heureusement que Sweert : Hoc opus, Anna, Ilium, casto veneranda pudore, ln rhythmis Sappho Lesbia teutonicis. 5' Gheesielycke refereyn publiées pour la première fois avec une préface , par F. Henri Pippinck , provincial des récollets de la basse Allemagne), Anvers , Pierre van KeerherOen , 1566 , édition signalée par Paquot. Nous n'en avons vu qu'une très- rare, de 115 feuillets sans la table imprimée en 161 I chez Jérôme Verdussen. La Biblioth, selec tissirna, Amsterdam , 174 , p. 202, ni) 2748, met cette édition sous la date de 1610, au lieu de 1611. 40 Une Histoire littéraire d'Anvers inédite, par le prètre van Ily, attribue encore à Anne Byns un ouvrage dont elle ne produit le titre qu'en latin, quoique le livre ftit écrit en flamand l'Alouette spiri- tuelle, ou vers sur divers mystères, imprimé, dit ce manuscrit, en plusieurs lieux et à Anvers, en 1663. Nous n'avons jamais rencontré ce livre. M. J.F. Willems, qui, dans la 4° livraison de ses Mengel gen ou Mélanges, a donné un catalogue curieux , orné de musique notée et remontant environ à l'année 1540
  • Anne CERVATON : dame espagnole , fille d'honneur de Germaine de Foix , reine d'Aragon, était aussi belle que spirituelle, et fit l'ornement de la cour de Ferdinand V, roi d'Aragon. Elle savait plusieurs langues, et écrivait également bien en vers et en prose. Don Frédéric de Tolède, duc d'Albe, l'aima éperdument. On trouve parmi les épitres de Lucius Marineus de Sicile des lettres latines que le duc d'Albe écrivit, en 1512, à cette belle Espagnole, et les réponses qu'elle lui lit en latin
  • Anne CLIFFORD( 1589) : fille du précédent, naquit à Skipton, l'un des châteaux de son lue, le 30 janvier .1589. Celuici ayant perdu, ainsi qu'on l'a vu dans l'article précédent, deux enfants qu'il avait eus de Marguerite Russel , Anne devint seule héritière, et entra en possession d'immenses propriétés. Mariée d'abord à Richard lord Buckhurst, depuis comte de Dorset, elle épousa en secondes noces Philippe Herbert, comte de Pembroke et de Montgommery. Une lettre fort laconique, niais d'une extrème énergie, adressée par elle à sir Joseph Wil- liantson, secrétaire d'Etat de Charles, est son principal titre au souvenir de la postérité. Ce ministre l'ayant invitée à nommer un candidat pour le bourg d'Appleby dont elle disposait, cette dame lui no- tilia ainsi son refus : « J'ai été exposée aux querel- « les d'un usurpateur, une cour m'a négligée ; mais « je ne veux pas qu'un sujet m'impose ses lois: vo-« tee homme n'aura point mon appui » Plusieurs éerivains anglais comparent la réponse d'Anne Clifford, que lord Orford a publiée dans le n. H du World , aux morceaux les plus éloquents de l'ancienne Grée. Le docteur Campbell explique, dans sa Philosophie de la Rhétorique, la cause de l'admiration générale produite par 1 apparition de ce peu de lignes. Pennant considère Anne Clifford comme la personne la plus éminente de son siècle, par la haute portée de son esprit, son extrème magnilicence et sa libéralité ; et Walpole, outre ce qu'il en , dans la maison de lord Wharton, dans Channelrow à VVestininster, tout près de la Tamise; qu'elle ne naquit cependant que le 50 janvier suivant, que sa mère la mit au monde dans l'une des principales résidences de son père, appelée le château de Skipton dans le Craven, etc., etc. Dans le sermon qu'Edouard Rainbow, évêque de Carlisle, prononça à ses funérailles, il lit allusion aux nombreux bâtiments qu'elle avait fait construire pendant n I have been bullied by an usurper, t have been neglected by a court, but b will not Lie dictated to a subject : your mu schen st « stand. « ANNE, DOTIET, PEMBROKE, AND MONTGOMERY. D En comparant la date qu'elle, assigne à sa conception, et celle de sa naissance, D—z—s.
  • Anne COWLEY( 1743 - 1809) : Anglaise qui s'est fait une réputation comme auteur dramatique, descendait, par sa mère, du célèbre poète Gay. Elle naquit en 1743, à Tiverton, dans le comté de Devon, et reçut de son père, homme trèsinstruit, une excellente éducation ; cependant elle ne donna pas dès sa première jeunesse, comme cela arrive ordinairement, des preuves du talent littéraire dont elle était douée. 11 fallut qu'une circonstance vint le lui révéler à ellemême, et ce ne fut qu'à l'âge de trentetrois ans et après son mariage. Assistant un sôir à' la représentation d'une comédie qui eut du muccès, son imagination s'alluma, et elle dit à son mari, comme le Corrège : « Et moi aussi; je suis auteur » Celuici la railla sur sa présomption, ce qui ne fit que la piquer davantage. « Eh bien, vous verrez, ditelle. » En effet, le lendemain, avant le &lei., elle avait composé le 1er acte de l'une de ses meilleures comédies , et quinze. jours après la pièce entière. Le ,succès qu'elle ob- tint l'encouragea à suivre la carrière qu'elle parcourut avec distinction pendant plusieurs années. Ses pièces sont écrites avec abandon et facilité. Elles sont au nombre de onze : 1° le Déserteur : ce fut sa première pièce, elle produisit 800 guinées, la suivante 1,200 ; 2° le Stra- tagème d'une belle ; 3° Quelle est la dupe? 4° Mine, tragédie; 5° Qu'est- ce que l'homme ? 6° coup hardi pour un mari ; Il a plus d'une corde à son arc ; 80 l'École des vieillards ; 90 le Destin de Sparte, tragédie ; 10° Un jour en Turquie; I l° La ville que vous voyez . On a d'elle, en outre, trois poëlles épiques, la Pucelle d'Aragon, le Village écossais, et le Siège d'Acre, ainsi que quelques poèmes de peu d'étendue. Miss Anne Cowley est morte à Tiverton en 1809. On a remarqué que, bien qu'auteur dramatique, elle n'allait presque jamais au spectacle
  • Anne FRANCIS : Anglaise distinguée par un esprit cultivé et même par une érudition peu enviée par les personnes de son sexe. Elle a publié quel-; 3° Charlotte à 11- erther, , épître en vers , 1787 4. Poésies mélées , 1700 Elle épousa depuis un ecclésiastique nommé Bransby et mourut le 7 novembre 1800
  • Anne LEE( 1735) : célèbre personnage de la secte des shakers, naquit en 1735, à lianeliester, en II rigleterre. Mariée à On forgeron ivrogne, elle devint mère malheureuse de huit enfants, qu'elle perdit en bas Age. Alors une révélation contre le mariage lui apprit que l'union des sexes est ce qui con- stitue le péché originel. Ce fut en 1757 qu'elle embrassa la secte des shakers , sorte de quakers réformés , dont le 110111 signifie secoueurs, et dont le culte consiste à louer le Seigneur, en Ceuxlà se trompent donc qui écrivent qu'Anne Lee inventa la secte des shakers en 1768. Trois prophètes des Cévennes, venu, à Undres en 1705, jetèrent les fondements de cette secte, dent l'édifice nu fui construit qu'en 1747, par Jacques Werdluy, 4 Lanceitre. gui lui avait été imposée, pour employer les propres expressions de ses disciples, fut soustraite à la vue des croyants, de la manière ordinaire à tous les vivants. Mais quoique absente corporellement depuis 1784, elle est toujours en esprit avec ses prosélytes. Elle avait capté la confiance de quelques hommes, qui depuis l'abandonnèrent et furent détrompés; de ce nombre étaient Valentin Bathbone et Thomas Brown. Ce Brown , qui avait bien connu Anne Lee, assure que la Mère des élus s'enivrait quelquefois avec des liqueurs spiritueuses. Les shakers ont reniu à cette femme, après sa mort, un culte idolâtrique. Pendant son gouvernement, elle avait pour adjoints sept eiders, ou anciens. Après elle , le gouvernement de la société passa successivement entre les mains de plusieurs personnes, sur lesquelles le don de conduite dans l'administration visible était descendu. Liancourt parait avoir été induit en erreur, lorsqu'il assure que la mère Anne fut remplacée par une autre femme; elle eut pour successeur John Whitaker, avec qui plusieurs fois elle avait eu des contestations sur l'exercice de l'autorité. Whitaker, décédé en 1787, fut remplacé par Joseph Meacham , né à En field , dans le Connecticut , jadis prédicateur baptiste , et sous son administration la société eut une organisation complète. En 1792, il établit la communauté de biens, qui depuis s'est relâchée. Mort en 1796 ou plus tard, il eut pour successeur Lucie Wright. Cette Mère Lucie eut ellemème pour coopérateur, puis pour successeur, Abbiatharliabbar. Ramsay, Melish et tous ceux qui se sont occupés le plus récemment des shakers, qui rejettent la trinité, l'éternité des peines, etc., ne font monter leur nombre qu'à mille ou quinze cents individus , répartis entre quatre établissements, ceux deNew-1,ibanon et de Wiskaguna dans l'État de NewYork, celui du Massachussets, et le quatrième dans les Etats lu SudOuest. Ils croient avoir des coreligionnaires sur le continent d'Europe. On peut consulter, sur Anne Lee et les shakers, l' American Museum, t. 1"; le be volume de l'Histoire des sectes religieuses de Grégoire, et surtout le livre dogmatique qu'ont publié euxmêmes ces sectaires sous le titre : Témoignage sur & second avènement de Jésus- Christ
  • Anne MERLIN : digne émule de la soeur Marthe et que tout annonce n'être pas de la famille des précédents, est plus connue sous le nom de soeur Camille St- Vincent. Toute sa vie fut consacrée au soulagement des malheureux. Pendant les invasions de 1814 et 1815, elle accourut plusieurs fois sur les champs de bataille pour soigner les blessés, et lorsque la fièvre jaune eut éclaté à Barcelone en 1821, elle sollicita et obtint d'accompagner dans cette ville les docteurs Pariset, Bally et François. De retour à Paris , elle reçut par décret des chambres , à titre de récompense nationale , une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, à laquelle Louis XVIII ajouta une décoration. La soeur Anne Merlin mourut à StAmand le 17 mars 1829, ne témoignant qu'un seul regret, celui de ne pouvoir accomplir le voeu qu'elle avait fait de mourir au champ d'honneur en soignant les blessés
  • Anne MORANDI-MANZOLINI( 1716 - 1774) : professeur d'anatomie à l'université de Bologne, naquit dans cette ville en 1716. Cette dame avait étudié le dessin et la sculpture, lorsque, ayant épousé en 1740 J. Manzolini , habile anatomiste, elle apprit de lui la science qu'il professait. Elle s'adonna ensuite à l'art de modeler en cire les diverses parties du corps humain elle y obtint de grands succès, et parvint à représenter la nature avec beaucoup d'exactitude, particulièrement les organes externes et internes de la génération, ainsi que le foetus dans toutes les polilions qu'il occupe sous l'utérus. Ces préparations étaient destinées à l'instruction des sagesfemmes. Après la mort de son mari, arrivée en 1755, Anne Morandi fut pourvue d'une chaire d'anatomie , et sa réputation comme modeleuse en cire s'étant étendue dans toute l'Europe , diverses académies se l'agrégèrent. Elle reçut des offres brillantes pour aller s'établir, soit à Milan, soit à Londres , soit à StPétersbourg ; mais l'amour de la patrie les lui fit refuser. Toutefois elle s'acquitta envers ces différentes villes en enrichissant leurs cabinets de nombreuses préparations anatomiques en cire, accompagnées des explications convenables. Le sénateur comte Girolamo Ranuzzi lui acheta la collection de ses préparations, ses instruments et ses livres, et fit placer le tout dans son magnifique palais, où il accorda un appartement à cette femme célèbre. Les savants et les étrangers les plus illustres vinrent l'y visiter. L'empereur Joseph II lui prodigua les plus honorables applaudissements lors de son passage à Bologne. Elle mourut en 1774. L'art de représenter les parties anatomiques et pathologiques du corps humain a fait depuis de grands progrès, et il est aujourd'hui fort répandu en Europe
  • Anne OLDFIELD( 1683) : célèbre actrice anglaise, née à Londres en 1683 , était fille d'un officier aux gardes qui mourut après avoir dissipé sa fortune par une conduite inconsidérée. Elle fut placée chez une couturière, où elle montra plus d'inclination pour la lecture des pièces de théâtre que pour le travail de l'aiguille , et , dans ses moments de loisir , elle amusait les personnes de sa connaissance , dans une taverne, par son talent naissant pour la déclamation. Le capitaine George Farquhar, dînant un jour dans cette taverne, eut occasion de l'entendre , et lui trouva des dispositions, et surtout un organe éminemment théâtral. Sir John Vanburgh , ami de sa famille, la recommanda au directeur Rich, qui la reçut dans sa troupe : elle joua quelque temps sans éclat, par l'effet de sa timidité naturelle. Ce ne fut qu'en 1704 qu'on aperçut en dequelques marques du talent supérieur qui l'a mise sur la première ligne de son art. L'amour paraît avoir beaucoup contribué à développer son talent; car ce fut peu de temps avant cette époque qu'elle inspira un sentiment tendre à Arthur Ma ? nm aring, qui lui donna souvent d'utiles leçons. Après la mort ?le cet amant, dont elle eut un (ils, elle vécut dans une pareille intimité avec le brigadier général Charles Churchill , qui la rendit également mère. Ce sont les seuls hommes pour lesquels elle semble avoir eu des faiblesses , et elle vécut toujours avec eux dans la plus paisible union : ses qualités séduisantes et sa conduite obtenaient aisément grâce aux yeux d'un public peu sévère pour des fautes trop ordinaires dans la carrière où elle était entrée. On connaît la générosité qu'elle montra au poéte Savage, indignement traité par une marâtre. Pour soutenir l'extrême misère où il était réduit , elle lui offrit une pension annuelle de cinquante livres sterling qui lui fut régulièrement payée tant qu'elle vécut, c'est-àdire jusqu'en 1730. Elle conserva longtemps ses agréments personnels, et on la trouvait belle sous tous les costumes. L'élégance de sa toilette et l'aménité de ses manières donnaient à sa beauté un charme inexprimable. Ce goût pour la toilette, qui l'avait distinguée toute sa vie, ne la quitta pas môme dans ses derniers instants ; elle s'occupait, dit on , alors avec inquiétude de celle qu'on aurait bientôt à lui faire. On ne peut soutenir l'idée d'are laide même après sa mort , ditelle ; et elle expira peu de moments après. Elle est regardée comme la première actrice qui ait paru sur le thatre anglais dans la comédie aussi bien que dans la tragédie, qu'elle avait paru dédaigner d'abord, mais où elle eut ensuite les plus grands succès, surtout dans les ides de Caliste et de Cléopàtre. Son corps fut enterré à l'abbaye de 'Westminster, au milieu des rois et près de Congrève , son auteur favori. Voyez sa Vie, publiée sous le nom d'Egerton , 1731 L.
  • Anne RADCLIFFE( 1762 - 1823) : Anglaise, auteur de quelques romans qui ont été traduits dans presque toutes les langues de l'Europe, naquit vers 1762. Les seules particularités que nous connaissions sur cette daine sont qu'en 1791 elle se trouvait à Fribourg en Brisgau, d'où elle se proposait de se rendre en Suisse; mais qu'elle fut obligée de renoncer à ce projet, parce que le gouverneur de cette ville, soupçonnant qu'elle n'était point Anglaise, malgré les passeports et les lettres de recommandation qu'elle produisit, lui refusa la permission de continuer son voyage. Les journaux anglais, en donnant l'avis de sa mort, n'y joignent aucun détail sur sa vie rien n'a été publié sur elle, même en Angleterre , si nous nous en rapportons à l'Encyclopédie briiannique, publiée à Edimhourg, qui n'a pu, faute de matériaux , lui consacrer une courte notice dans son recueil. Nous nous bornerons donc à donner la liste de ses ouvrages, en faisant connaître le jugement qu'en ont porté quelques écrivains. 1° Les Châteaux de Dumblaine et . d'Athtin , traduits en français, 1819, 2 vol. ; ` 2la Forèt, ou l'Abbaye de St- Clair , roman mêlé de poésie, 3 vol. traduit en français, 1798, 3 vol. Chénier place ce roman immédiatement après les Mystères d' Uldolphe. 30 Julia, ou les Souterrains du château de traduits en français, 1801, 2 vol. Chénier le regarde comme le plus faible des romans d'Anne Radcliffe : il a été traduit en français par un anonyme. 1° Les Mystères d'Udolphe, roman mélé de poésie, Londres, 1794 , 4 vol. La réputation de l'auteur était déjà si bien établie que le libraire acheta son manuscrit pour la somme de mille livres sterling; il n'eut pas lieu de s'en repentir, car ce roman sombre et mystérieux eut un débit extraordinaire et fut souvent réimprimé. Chénier, dans son Tableau historique de la littérature française, dit « que c'est le meilleur « des romans d'Anne Radcliffe, et que mademoi-« selle V. de Chastetiay, qui l'a traduit , n'en a pas affaibli « les sombres beautés ». — « Un fonds d'événe- « ments probables , piquants et variés, nu style « brillant , des sentiments délicats, une morale « pure, l'attrait constant de l'intérêt, » voilà ce qu'on trouve dans les Mystères d'Udolphe, au jugement du rédacteur de la Bibliothèque britan- nique, dans le compte rendu qu'il rend de cette production. 5° A Journey made in summer , 1791 , Voyage fait dans l'été de 1794 en Hollande et sur la frontière d'Allemagne, arec des observations faites dans une tournée près des lacs de Lancashire, Nichols , I vol. V , avec planches, 1795 ; traduit en français par Cantwel, 2° édit., Paris, 1799, 9. vol. Ceux qui s'étaient attendus à retrouver dans cette relation l'esprit romanesque qui domine dans les Mystères, Curent bien étonnés de n'en découvrir presque aucune trace. L'auteur de la relation décrit avec simplicité et sans aucuns frais d'imagination les lieux qu'il avait parcourus et les événements qui s'y étaient passés.sous ses yeux : c'est ainsi qu'il détaille jusqu'aux opérations militaires et jusqu'au siége' de Mayence par Custine. Ce n'était pas là ce o n attendait d'Anne Radcliffe en voyage ; aussi sa relation futelle assez froidement reçue en Angleterre. Bientôt on retrouva la célèbre romancière tout entière dans un nouveau roman. 6° L'Italien. Le manuscrit en fut acheté quinze cents livres sterling par les libraires Cadell et Davies : Morellet le traduisit en français sous le titre de l'Italien, ou le Confessional des pénitents noirs, Paris, f795, 1819, à vol. et il en parut une autre traduction en 7 volumes par Mary GuyAllard, sous le titre d'Eléonore de Rosalba. L'inlluence de ces livres remplis d'horreurs romanesques engagea quelques écrivains à s'élever avec force contre un genre qui dégénéraitde plus en plus entre les 'nains d'imitateurs sans génie. Ces critiques ne blessèrent pas moins l'amourpropre d'Anne Radcliffe que les faibles copies que de plats écrivains osèrent lui attribuer. On poussa la témérité jusqu'à la supposer morte et publier comme un ouvrage posthume d'elle un roman intitulé le Tombeau . Ces contrariétés, jointes à une santé délicate, la dégotitèrent de la carrière d'auteur; on prétend qu'elle a composé d'autres ouvrages, mais qu'elle a toujours refusé de les céder aux libraires. Elle se retira avec son mari à Linclico, auprès de Londres, et y termina ses jours le 7 février 18'23, dans la 62e année de son âge . Anne Radcliffe était d'une petite taille ; dans sa jeunesse elle avait montré dans la conversation un esprit vif et agréable. Madame Barbauld a recueilli les romans de Radcliffe dans son édi- tion des romans anglais. « Les divers romans « d'Anne Radcliffe offrent, dit Chénier, des carac- « tères fortement prononcés, des situations ter-« ribles que l'auteur amène et accumule au « hasard de s'en tirer péniblement, de belles « descriptions de l'Italie et du midi de la France, « d'énergiques tableaux, de vrais coups de théa- « tre, et même quelques tons de Shakspeare, le « génie éminemment anglais qui depuis deux « siècles féconde encore dans sa patrie tous « les champs de l'imagination. Ces romans, con- C'est sans doute d'après quelques journaux du temps que Barbier a dit, dans la édition de son Dictionnaire it, s ano- nymes , qu'Anne Radcliffe mourut à Broughton, près Stemford, au commencement de 18U9, à l'âge de 71 ans. Voyez la courte Notice insérée au Ni.) Monthly Magazine de mai 1823, p. 232. « sidérés dans leur ensemble, se rattachent à « une seule idée d'un grand sens. Partout le « merveilleux domine ; dans les bois, dans les « châteaux, dans les cloîtres, on se croit envi-« ronné de revenants , de spectres , d'esprits « célestes ou infernaux ; la terreur croît, les pues-
  • Anne RULMAN( 1583 - 1639) : fils d'un IIessois qui avait été principal du collège de Montpellier, naquit à Mimes en 1583 , fit ses études pour le barreau, prit le bonnet de docteur, et après s'ètre longtemps distingué comme avocat par son éloquence et son habileté, fut pourvu d'un office d asses-, seur criminel en la prévôté générale de Languedoc. Protestant, il prit une part active à la direction des affaires de son parti dans sa province. Il a laissé une relation des troubles religieux de cette époque sous le titre d'Histoire secrète des afaires du temps, depuis le siége de Montpellier jusqu'à la paix dernière , arec la suite jusqu'à l'année présente . Il parait qu'il contribua beaucoup à la soumission de la ville de Nitnes et qu'il reçut de Louis XIII d'honorables témoignages de satisfaction et de confiance. On voit dans un Manifeste aux habitants de cette ville, placé à la tète d'un ouvrage resté inédit, mais qui devait être publié, et dont le roi avait daigné accepter la dédicace, qu'il conseillait à ses concitoyens de chercher dans l'étude des antiquités dont ils étaient entourés une distraction aux agitations politiques auxquelles ils s'étaient trop longtemps livrés. L'ouvrage dont il s'agit a été indûment attribué par le P. Lelong à Flécher, parce qu'il était dans la bibliothèque de ce prélat ; il a passé, depuis 1747, à celle de Paris ; il se compose d'un volume en trois parties, de dessins de la main de l'auteur, et de trois volumes aussi autographes, de dissertations, d'explications et de discours, intitulés Récits des anciens monuments qui paraissent encore dans les départements de la première et seconde Gaule nar- bounaise, et la représentation des plans et perspec- tives des édifices sacrés et profanes, ensemble des palais, statues, ligures et trophées, triomphes, thermes, bains, sacrifices, sépultures, médailles, gravures, épitaphes, inscriptions et autres pièces de marque que les Romains y ont laissés pour la per- pétuité de la mémoire, et notamment dans Nimes, oit, de même qu'ailleurs, l'injure du temps et la né- gligence des hommes les avaient ensevelis ; avec le na;.• é des étranges révolutions du Languedoc, depuis les rolces, les Romains, les Vandales, les Visigoths, les Sarrasins , Eudon, duc de Guyenne, Charles Martel, Charlemagne, les comtes de Toulouse, et nos rois qui ont réuni cette belle province à leur do- maine ; terminé par un vocabulaire de la langue du pays, 169.6. Ce titre raisonné fait assez connaître l'objet de cette production ; elle est divisée en cent vingtsept récits et renferme la représentation et la description d'un grand nombre de monuments, dont quelquesuns n'ont pas encore été publiés, et les changements successifs subis par les principaux lieux. Malgré ses nombreuses subdivisions, cet ouvrage n'est pas exempt d' et de confusion. L'auteur y cite rarement ses autorités ; il y montre trop souvent une érudition dépourvue de critique ; il s'y abandonne aux étymologies les plus bizarres et aux conjectures les plus hasardées; enfin, l'esprit de système y domine, du moins en ce qui concerne les plus grands et les plus beaux édifices antiques de Nîmes; il ne veut y voir que des monuments consacrés, par la reconnaissance de l'empereur Adrien, à la mé- moire de l'impératrice Plotine ; opinion qui n'avait pas besoin des découvertes postérieures pour être insoutenable. Le travail de Rulrnan mérite donc, en grande partie, les reproches que lui fait Ménard, juge trèscompétent en ces matières ; il offre cependant une mine de laquelle un archéo- logue judicieux pourrait encore extraire quelques richesses, et qui du moins conserve le souvenir de beaucoup de fragments précieux, aujourd'hui dispersés ou anéantis. Le savoir de l'auteur l'avait mis en relation avec les plus grands personnages de la cour, qui, ayant suivi le roi en Languedoc, se montraient curieux de se faire expliquer les antiquités qu'ils rencontraient à chaque pas. La collection des lettees écrites par Rulinan à ces seigneurs et au roi luimème sur des sujets d'archéologie était conservée au chàteau d'Aubaïs ; on ignore ce qu'elle est devenue. Les lumières de leur auteur furent aussi fort utiles à Th. Dempster, ainsi que celuici le reconnaît luimême, pour son commentaire sur les Antiquités romaines de Rosini. Le seul ouvrage de Rulman qui ait été imprimé est un Recueil de harangues et ( le plaidoyers, 1612 , Paris, Huby, 1614 Il mourut à Nîmes vers la fin de 1639
  • Anne SOLTICOFF( 1781 - 1824) : fille du précédent, née à StPétersbourg en 1781 , fut mariée, à l'âge de dixneuf ans, au comte Grégoire °Hoff, un des plus riches seigneurs de la Russie. Une maladie cruelle qu'elle contracta en 1812 l'obligea de quitter son pays, qu'elle ne devait plus revoir. Elle voyagea successivement en Allemagne, en Angleterre, en Italie et en France. Son esprit était aussi élevé que son coeur, et son instruction n'était pas audessous de sa bienfaisance. Son immense fortune suffisait à peine aux demandes des malheureux , auxquels elle sacrifiait ses propres besoins. Sa maladie, sur laquelle s'étaient exercés les plus illustres médecins, avait résisté à tous les remèdes, et fut définitivement reconnue incurable. Des promesses trompeuses vinrent réveiller les espérances de cette intéressante malade ; mais personne ne les partageait avec elle ; et ses nombreux amis l'ont vue descendre au tombeau avec beaucoup plus de regret que de surprise. Elle est morte à Paris, le 16 décembre 1824. Lemontey lui a consacré une petite notice à la fin de son introduction aux Fables russes de Kriloff, Paris , 1825, 2 vol.
  • Anne VISSCHER( 1584 - 1651) : fille aînée du précédent, née * à Amsterdam en 1584, fut, ainsi que sa soeur, distinguée par ses connaissances et ses talents. Poète, musicienne, peintre, habile à modeler, à grayer, brodant avec une supériorité remaruable , possédant les langues italienne, française et latine, elle fit le charme des dernières années de son père. qu'elle aimait si tendrement, que les demandes de mariage les plus brillantes ne purent l'en séparer. Elle se plaisait à retoucher les prodtictions littéraires du vieillard ; et elle orna de distiques, souvent remarquables par la concision et l'énergie, le recueil de ses Emblèmes. (liez ce peuple si réfléchi, de joyeuses chansons assaisonaient, à cette époque éminemment honorable, Prés repas de l'hospitalité. Anne en composait souvent ; et elle les chantait elle- même , à l'égal de nos Collé, de nos Panard, de nos Désaugiers. Les recueils du temps en ont conservé plusieurs. Elle consacra un petit poème à l'honneur du fleuve l'Amstel , qui a donné son nom à la métropole du commerce batave. Grotius fut si content des vers par lesquels elle célébra son évasion du château des Loevestein, qu'il les traduisit en latin. Vondel l'a saluée comme la Sapho hollandaise. Tout le Parnasse hollandais la prônait à l'envi. En 1622, elle fit un voyage en Zélande, et des hommages poétiques l'y accueillirent partout. Liée d'amitié avec l'illustre Cats, elle lui dédia sa traduction en vers de quelques psaumes. L'estime et l'affection qu'elle avait pour ce poète paraissent l'avoir décidée à se fixer à Dordrecht, quand il fut nommé conseillerpensionnaire de cette ville. Elle y épousa un homme de mérite, du nom de Booth Van Wesel. Devenue veuve, ni ce changement d'état ni l'éducation d'une famille naissante ne lui firent abandonner le commerce des muses. Ses devoirs peuvent toutefois l'avoir détournée du projet qu'elle avait conçu d'élever un monument poétique à la gloire du père de la patrie , Guillaume de Nassau. Anne eut quelque part au poème de Cats sur les devoirs des vierges ; et celuici l'ayant gratifiée d'un exemplaire de ses Emblèmes , elle l'en remercia par des vers empreints de cette touchante piété qui fait le charme (l'une pièce solennelle qu'elle composa pour un jour de jeûne. Aune Visscher mourut le 6 décembre 1651
  • Anne BANCROFT : actrice, a notamment joué dans "To be or not to be"
  • Anne BAXTER : actrice
  • Anne Boulet : dite Mademoiselle Mars, actrice française
  • Anne BROCHET : actrice française, a notamment joué dans "Cyrano de Bergerac"
  • Anne Brontë : poétesse et romancière anglaise
  • Anne d'Autriche : reine de France
  • Anne de Boleyn : reine d''Angleterre
  • Anne DE BRETAGNE : reine de france
  • Anne de France : la dame de Beaujeu" princesse capétienne régente pendant la minorité de son frère
  • Anne de Joyeuse : favori d'Henri III et amiral de France
  • Anne de Pisseleu : favorite de François Ier puis épouse de Jean de Brosses, duc d'Étampes et gouverneur de Bretagne
  • Anne Dubourg : magistrat français pendu pour avoir protesté contre les persécutions infligées aux chrétiens réformés
  • Anne FRANK( 1929) : auteur
  • Anne GAILLARD : journaliste
  • Anne Geneviève de Bourbon-Condé : dame française
  • Anne Hilarion de Cotentin de Tourville : amiral français
  • Anne Louis Girodet de Roucy : peintre français
  • Anne PARILLAUD( 1960) : actrice
  • Anne Robert Jacques Turgot : homme politique et économiste français
  • Anne ROUMANOFF : Humoriste
  • Anne SINCLAIR( 1948) : journaliste
  • Anne STUART : Reine
  • Anne Sylvestre : chanteuse
  • Anne Vanderlove : chanteuse
  • Anne VERNON : actrice
  • ANNE WINSOR : Princesse

Anne année par année

Signe astrologique de Anne

Couleur de Anne

Pierre précieuse de Anne

Chiffre de Anne

Métal de Anne