Personnalité de Job

Ce sont des hommes d'action, des conquérants qui aiment découvrir et construire. Intransigeants, ils se laissent souvent emporter par leur passion. Toujours positifs, optimistes, leur compagnie est intéressante et dynamisante. Généreux, accueillants, ce sont des êtres très sociables. D'une intelligence pratique, curieux, ils s'intéressent à tout et se méfient des grandes théories. En amour, ils savent être doux et affectueux.

Provenance du prénom Job

Prénom d'origine hébraïque. Vient de "iyyôb" Signifie: "exécré, rejeté" Se fête le 29 mai.

Histoire de Job

Grand sage et homme intègre, Job est le héros du livre biblique qui porte son nom. Personnage probablement fictif, situé à l'époque des patriarches, l'auteur présente Job comme un exemple de justice et de patience dans l'adversité. Il est cependant rejeté pour sa trop grande rectitude. C'est le juste réprimé. On le fête le 19 mars. -Un deuxième saint Job, chrétien Coréen, Job Yi, subit le martyre, avec quatre de ses amis, après 13 années de cachot, en Corée, le 29 mai 1839.

Etymologie de Job

hébraïque : de iyyôb.

Les Job célèbres

  • Job BASTER( 1711 - 1775) : médecin hollandais, né en 1711, mort en 1775, a publié un grand nombre d'ouvrages sur la botanique et l'histoire naturelle : 1' Principes de Botanique suivant Linné, en hollandais, Harlem, 1768 ; 20 Opuscula subseciva, observationes miscellaneas de animalculis et planas quibusdam mariais, eorumque ovariis et seminibus continentia, Harlem, 2 vol. f1759-65; 5' sur la Généra- tion des animalcules dans l'intérieur des plantes, Harlem, 1768, m-80. Il a donné aussi des dissertations dans les Transactions philosophiques, et les mémoires des académies de Harlem et de Flessingue. Plusieurs botanistes ont donné successivement le nom de Bastera à des genres de plantes trèsdiffé- rents ; mais de nouvelles découvertes, ou un exa- men plus exact des caractères, les ont fait réunir à d'autres
  • Job BERKHEYDEN( 1628) : peintre , né à Harletn, en 1628, fut d'abord placé chez un relieur ; mais son goût pour la peinture s'étant déclaré, il entra dans l'école d'un artiste que les écrivains ne nomment pas. En peu d'années , il fut en état de composer des tableaux estimés, et ses succès furent tels qu'ils donnèrent à Guérard Berkheyden, son frère, une louable émulation. Job Berkheyden, trèslaborieux, et consultant toujours la nature, acquit une grande facilité en peignant le paysage sur les bords du Rhin, et en faisant les portraits de tous ceux qui les lui demandèrent. Il composa ensuite des fêtes de village dans le goût de Téniers. Les deux frères allèrent à Cologne, et de là à Heidelberg, où ils gagnèrent les bonnes grâces de l'électeur, en faisant ensemble un tableau qui le représentait chassant et entouré de sa cour. La simplicité des moeurs de ces deux artistes ne les rendait pas propres à résister aux intrigants et aux envieux qui cherchèrent à leur nuire ils demandèrent à l'électeur la permission de partir, et il ne la leur accorda qu'avec peine. Comblés de ses dons, ils revinrent dans leur ville natale, continuant à faire des ouvrages dont ils trouvaient à Amsterdam un débit facile. Job Berkheyden se noya dans un canal, au mois de juin 1698, à l'âge de 70 ans. Le musée du Louvre possède de ce maitre un seul tableau, composé d'un grand nombre de figures. Il représente . Diogène cherchant un homme. Le peintre, aussi peu observateur du costume que la plupart des artistes ses compatriotes, a placé le cynique au milieu d'une place de Harlem. Le clair obscur est assez mal entendu dans ce tableau, d'ailleurs d'un dessin lourd et commun; mais le pinceau en est soigné, et toutes les parties en sont rendues avec une patience vraiment hollandaise. — Son frère , né à Harlem en 1645, suivant la même carrière que son aîné, sut se défendre de tout sentiment de jalousie, de sorte que tous deux offrirent le spectacle, aussi intéressant que rare, de deux artistes, de deux frères unis par la plus parfaite amitié, Ousqu'à la mort de Guérard, qui eut lieu à Harlem le 25 novembre 1693. De deux tableaux composés par ce dernier, et que possède le musée du Louvre, l'un, représentant une Vue de la colonne Trajane et de Ste- Marie de Lorette à Borne, a dû être fait d'après quelque dessin ou quelque estampe, puisque l'auteur n'alla jamais en Italie ; le second représente une Porte de ville sous laquelle un berger fait passer des moutons. Tous deux sont d'un bon style et composés avec soin, mais ils manquent de chaleur
  • Job BOUVOT( 1558 - 1636) : avocat, protestant, né à ChàlonssurSaône, en 1558, étudia le droit sous le célèbre Cujas, exerça sa profession à Paris, et alla se fixer à Dijon, où il se fit une grande réputation en plaidant devant le parlement. Il mourut à Chàlons, en juillet 1636, dans sa 78e année, y étant aussi considéré qu'il avait été modéré dans ses opinions. 11 nous a laissé : 1° un Recueil d'arrêts notables du parlemeni de Bourgogne, Cologne , 1625 et 1628, 2 vol. : le 20 vol. est rare ; 2° un Commentaire sur la coutume de Bourgogne, Genève, 1652 aussi peu exact que son Recueil d'ar- réls. Les ouvrages de Bouvot dénotent dans leur auteur plus de zèle que de discernement et d'exactitude. Le style en est obscur ; cependant Bouhier et Papillon ont parlé assez avantageusement de ce jurisconsulte
  • Job LUDOLF( 1624 - 1704) : célèbre orientaliste , né à Erfurt le 15 juin 1621 , avait reçu de la nature des dispositions extraordinaires pour apprendre les langues. Manquant de maîtres propres à le diriger, après ses premières études , il se créa luimême une méthode , et, à l'aide de quelques livres élémentaires qu'il parvint à se procurer , il acquit en fort peu de temps la connaissance des pr langues anciennes et modernes. Obligé de se choisir un état , il étudiait cependant le droit et la médecine, et il se rendit à Leyde en 1615 pour suivre les cours de l'université. Les professeurs de cette école célèbre étaient, pour la plupart trèssavants dans les langues orientales ; et il profita de leurs leçons, mais sans négliger l'étude de la jurisprudence. L'un d'eux , Constantin Lempereur , qui avait conçu pour lui beaucoup d'affection , le plaça comme gouverneur près d'un jeune gentilhomme que ses parents voulaient faire voyager. Ludolf visita , avec son élève , la France et l'Angleterre ; et de retour en Hollande , il alla rejoindre son frère , attaché à l'ambassade de Suède, à Paris. Il devint préCepteur des fils de l'ambassadeur , et fut envoyé en 1619 à Rome, pour y recueillir des mémoires que J. Magnus, archevêque d'Upsal , devait y avoir laissés. Toutes ses recherches à cet égard furent inutiles ; mais il mit à profit son séjour à Rome pour se perfectionner d'ans la connaissance des moeurs et de la langue des Abyssins. Il suivit l'ambassadeur, lors de son rappel en Suède, passa quelques mois à Stockholm , et revint à Erfurt après une absence de sept aimées. Le duc de SaxeGotha appela Ludolf à sa cour en i65, lui confia l'éducation de ses fils , et le nomma conseiller aulique , place que ce savant remplit pendant vingtsix ans avec beaucoup de distinction. Alors il demanda sa retraite ; mais le duc de Saxe lui conserva le titre de conseiller honoraire , et le nomma son résident à FrancfortsurleMein, où il avait le projet de s'établir. L'électeur palatin et d'autres princes d'Allemagne le chargèrent également de leurs intérêts dans cette ville. Ludolf était persuadé qu'on pourrait tirer de trèsgrands avantages d'une alliance avec le foi d'Abyssinie : il présenta sur cet objet un mémoire à l'empereur, qui lui conseilla de l'a, dresser aux Anglais ou aux Hollandais, dont les relations commerciales pouvaient favoriser ce projet. Il passa donc en Angleterre, en 1683, pour communiquer son plan au parlement; mais cette démarche n'eut aucun résultat. Il fut mieux accueilli par les Hollandais, et cependant il n'eut par le plaisir de voir se réaliser ses projets. De retour à Francfort , il s'appliqua entièrement à la rédaction de ses ouvrages. Il fut élu président de l'académie d'histoire de cette ville, et mourut octogénaire le 8 avril 1701. Ludolf possédait, diton , vingtcinq langues ; et sa passion pour l'étude était telle , que pendant ses repas il avait toujours un livre sous les yeux ; il était en correspondance avec les hommes les plus savants de son temps. Il avait été marié trois fois ; et il ne laissa qu'un fils , conseiller secrétaire du duc de Saxe. Sa nombreuse collection de livres et de manuscrits orientaux a passé à la bibliothèque publique de FrancfortsurleMein. On a de lui 1° Historia tethiopica, sire deseriptio reyni Haltes- sinorunt quod vulyo male presbyteri Joannis mea- fur , lib. , Francfort , 1681 , fig. — Ad historiant cethiopicant commentarius , ibid., 1691 , fig.; — Relatio nova de hodierno Habessinioe statu ex bicha nuper allata, ibid. 1693 ; Appendix secunda ad historiant œthiopi- cam, continens dissertationent de locustis , ibid., 1691 On trouve difficilement des exem- plaires qui renferment les quatre parties qu'on vient d'indiquer , et le prix en est très-élevé. Cette histoire est assez intéressante , et passe pour exacte : Eusèbe Renaudét et Joachim Legrand l'ont cependant critiquée , prétendant que Ludolf n'avait aucune connaissance de l'Eglise d'Alexandrie , et qu'au moyen de réponses ambiguës et quelquefois absurdes qu'il avait tirées de Grégoire l'Ethiopien par des questions captieuses, il cherchait à présenter l'Eglise d'Abyssinie comme à peu près luthérienne. Le savant Lacroze a essayé de leur répondre , et a justifié Ludolf de plusieurs des imputations qui lui avaient été faites trop légèrement . On conserve à la bibliothèque de Paris un exemplaire de l'Historia œthiopica , enrichi de beaucoup de notes manuscrites de l'auteur. Elle a été traduite en anglais, en français, en hollandais , et en russe. La traduction allemande qui avait été annoncée , n'a point paru. La version fran-çaise, qui n'est qu'un court abrégé ou extrait, est intitulée Nouvelle histoire d'Abyssinie ou d'E- thiopie , Paris, 1681 ou 1693 On l'attribue à Destaureaux , professeur de mathématiques .? C'était, dit LengletDufresnoy, un homme :fort galant ,‘ que ce M. Ludolf : il n'avait que sept femmes, épousées en ,‘ même temps, en divers endroits. C'est ce que j'ai su de sa bellefille.... Son fils a fait à peu près la même chose. » Malgré la précaution que prend Lenglet de citer sou autorité, on peut regarder cette anecdote comme un de ces contes inventés à plaisir par cet écrivain satirique. , dans lequel il réclame les secours des savants qui pourraient lui pr.curer des matériaux pour son ouvrage. Cette petite pièce est trèsrare. Il y soutient, contre le sentiment du savant Bochart, que les selarim, dont les Israélites furent nourris dans le désert, n'étaient point des cailles, niais des sauterelles.