Le prénom Simon Masculin

Origine :

Fête :

29 Juin

Signification de Simon

Simon est un prénom masculin courant dont le succès augmente depuis les années 1980. Effectivement, Simon séduit de plus en plus les parents français avec plus de 63 046 prénommés répertoriés depuis 1900.
Les Simon se reconnaissent par l’originalité de leur personnalité, leur besoin d’indépendance et leur soif de connaissances. Rêveurs, ils recèlent une grande sensibilité poétique derrière un air réservé.
Le prénom Simon compte plusieurs dérivés féminins dont Simone, Simonette, Simona et Simonetta. Parmi les variantes masculines, on trouve Sigmund, Sigismondo, Sigismundo, Sim, Siméon et Scymon.
Les personnalités ayant porté ce prénom sont entre autres Sigmund Freud (psychanalyste), Simon Baker (acteur), Simon Martini (peintre), Simon Vouet (peintre) et Simon le Bon (chanteur).

Personnalité de Simon

Ce sont des êtres passionnés, de fort caractère, à la détermination inébranlable. Sûrs d'eux, ils font essentiellement confiance à leur intuition. Leur vie est soumise à des principes moraux, ce qui ne les empêchent pas d'être tolérants, aimables et gais. Les échecs ne les affectent pas, car ce sont des tempéraments foncièrement optimistes. ils connaissent leurs qualités et savent s'en prévaloir, ce qui agace leur entourage.

Provenance du prénom Simon

Histoire de Simon

Etymologie de Simon

Les Simon célèbres

  • Simon BASSI ou BASSO( 1500) : patricien et chanoine de Bénévent , était né dans cette ville, vers la fin du 16e siècle, et florissait, ou du moins écrivait au commencement du 17°. Il parait qu'il fit quelque séjour en Espagne, où il publia son recueil ; et c'est sans doute ce qui lui fit écrire en prose un ouvrage intitulé : Apologia per la mo- narchia di Spagna contro Trajano Boccalini. Il a laissé en vers : 1. Rime Toscani di Simone Bassi, patrizio e canonico Beneventano, Madrid, 1610, 4., 2° Frammenti dell' epica poesia di Simone Rassi, Venise, 1615
  • Simon BELYARD( 1500) : poète français, peu connu, vivait à la lin du 16° siècle. Tout ce qu'on sait à l'égard du lieu de sa naissance se réduit à de simples conjectures. Ii signait Beylard Vallegeois, ce qui fait croire qu'il était du Vallage, partie de la Champagne. On a de lui une tragédie en 5 actes, intitulée : le Guysien, ou Perfidie tyrannique commise par Henry de Valois, ès- personnes des princes Louis de Lorraine, cardinal, et Henry de Lorraine, duc de Guyse , qui fut imprimée à Troyes , en i592 et dédiée au maire de cette ville. C'est un véritable libelle, et un des plus injurieux à la mémoire de Henri III. La conduite de cette pièce se ressent de l'enfance de l'art, et le style en est trèsmédiocre; elle est cependant recherchée, par la raison qu'elle est fort rare. On trouve ordinairement à la suite une pastorale qui a pour titre : Charlot, églogue à onze personnages sur les misères de la France, et la miraculeuse délivrance du duc de Guyse, Troyes, 1592 « Cette pastorale, dit le duc de la Vallière, « est une heureuse imitation des églogues de Vir« Bile. Elle est trèsbien écrite pour ce temps, et « trèsintéressante par son sujet et par la manière « dont elle est dialoguée. Les vers sont d'une aisance « singulière ; il est étonnant que le même auteur ait « fait dans le même temps une tragédie trèsmau« vaise et une pastorale charmante
  • Simon BOCCANERA : petitfils du précédent, continua, comme lui , à prendre la défense du parti démocratique contre les nobles, et acquit par là une grande popularité. Une sédition sur les galères génoises au service de France, punie trop sévèrement par Philippe de Valois, ayant excité un mécontentement universel dans Gènes, le peuple se révolta contre les nobles , et il désigna Simon Boccanera comme le seul homme qui eût assez de courage et de patriotisme pour prendre sa défense. Il y avait alors à Gênes un magistrat démocratique, nommé l'abbé du peuple, qui , comme les tribuns de Rome, était spécialement chargé de protéger les plébéiens, tandis que les Doria et les Spinola exerçaient tous les autres droits de la souveraineté. Les révoltés voulaient que Boccarena fût leur abbé : mais, comme il refusa d'accepter une magistrature plébéienne, pour ne pas déroger à sa noblesse, des clameurs universelles le proclamèrent doge , et cette dignité, qui n'existait encore qu'à Venise, fut ainsi transplantée à Gènes. Boccanera n'eut pas seulement à lutter contre les Doria et les Spinola; les Grimaldi et les Fieschi, chefs du parti guelfe, furent• également jaloux de son élévation. Ces rivaux acharnés se réconcilièrent pour lui faire la guerre, et, pendant les cinq années que dura son administration, il fut appelé à les combattre sans cesse. En même temps, ses flottes remportèrent divers avantages sur les 1Turcs dans la nier Noire, sur les Tartares dans les environs de Caffa, et sur les Maures d'Espagne. Les démagogues perdent leur pouvoir en en jouissant, parce que le peuple a toujours plus attendu d'eux qu'ils ne peuvent effectuer. Malgré la gloire et la sagesse de Boccanera, il laissait encore plusieurs espérances déçues, et les Génois se détachaient insensiblement de lui. Ils opposèrent aux attaques des nobles une résistance toujours plus faible, et ceuxci augmentèrent tellement d'audace, qu'ils vinrent mettre le siégé devant Gènes. Boccanera fut réduit à traiter avec eux; il abdiqua sa dignité en 1544. Il se retira ensuite à Pise, où il vécut quelque temps dans un honorable exil. Pendant l'absence de Boccanera, les Génois soutinrent contre les Vénitiens la troisième de leurs guerres maritimes; et, après leur défaite à la Loiéra, ils se soumirent volontairement, en 1355, aux Visconti de Milan. Boccanera, rentré dans sa patrie en 1356, ne voulut point prendre part à.une sédition dirigée par les nobles contre le gouverneur milanais ; au contraire, il porta des secours à celuici, jusqu'à ce qu'il eût assuré sa victoire sur les nobles; mais alors il somma le gouverneur de sortir à son tour du palais public, et, comme celuici ne voelait pas y consentir, il l'y contraignit par les armes. Il rendit à sa patrie une liberté qu'il n'avait pas voulu lui laisser tenir des nobles, et luimême il fut de nouveau créé doge de Gènes, le 14 novembre 1556. Boccanera conserva cette dignité pendant sept ans, jusqu'au passage à Gènes de Pierre de Lusignan, roi de Chypre, qui retournait en Orient. Dans un repas qui fut donné à ce monarque, Boccanera fut empoisonné par ses ennemis. Ceuxci prirent les armes, tandis qu'il luttait encore entre la vie et la mort ; ils arrêtèrent ses frères et ses parents, et les retinrent captifs jusqu'à ce qu'un nouveau doge, Gabriel Adorno, eût été nommé par le peuple
  • Simon BOUGOUINC : valet de chambre de Louis XII, était fort jeune quand qu'il publia l'Es- lpinette du jeune prince, conquérant le royaume de Bonne- Renommée, en ryme françoise, Paris,1508 et 1514 goth. On trouvera l'analyse de ce poéme, qui ne présente aucun intérèt, dans la Bibliothèque française de l'abbé Goujet, t. 10. Il fit ensuite imprimer une moralité à quatrevingts personnages, intitulée : l'Homme juste et l'homme mondain, avec le jugement de l'âme dévote, Paris, Ant. Vérard 1508 . Ce volume est extrèmement rare. La Croix du Maine et Duverdier attribuent encore à cet auteur une traduction (lu livre de Lucien, intitulé : des vraies Narrations, avec l'oraison contre la calomnie, médisance, tromperie et faux rapport, Lyon , 1540 On pourrait cependant croire qu'il n'était pas trèssavant dans la langue grecque, puisqu'il s'était servi de traductions latines pour mettre en français quelquesunes (les vies des grands hommes de Plutarque : cette dernière traduction de Bougouinc n'a point été imprimée ; mais il en existait des manuscrits dans la bibliothèque de la Vallière. Les vies qu'il a traduites sont celles de Romulus, de Caton d'Utique, de Pompée. Ws.
  • Simon BOULDUC : professeur de chimie au jardin du Roi, pharmacien, juge consul au tribunal de commerce de Paris, fut reçu de l'académie royale des sciences en 1694, et mourut en 1729. Il y a lu plusieurs mémoires et observations qui sont imprimés dans la collection de cette académie. Ces travaux lui acquirent une grande réputation clans son temps, et ont fait faire quelques progrès à l'histoire de la matière médicale. — Gilles - François Botit.Duc, son fils, né à Paris en 1675, lui succéda dans la chaire de chimie du jardin du Roi, et fut échevin, premier apothicaire du roi, et membre de l'académie des sciences. Il mourut à Versailles, le 15 janvier 1742. On a de lui des Observations sur la cascarille, sur le sel de Seignelle, le sel d'Epsom, et le sel de Glauber retiré d'une terre de Dauphiné ; l'Analyse des eaux minérales de Bourbon- l'Archambault , de Forges et de Passy; un Mémoire sur les purgatifs kydragogues; des Expériences sur les lessives de satpare et sur les eaux- mères du nitre. Ces différents écrits sont insérés dans le recueil de l'académie, depuis 1699 jusqu'en 1755. Dortous de Mairan a fait son éloge
  • Simon BOY : chirurgien, né A Champlitte, petite ville de FrancheComté, mort en cette ville en 1789, est auteur d'un ouvrage intitulé : Abrégé sur les maladies des femmes grosses et de celles qui sont accouchées, Paris, 1788 Adien- Simon Boy, son fils, chirurgien en chef de l'armée du mort en 1795, à Alzey, près de Mayence, a publié plusieurs brochures sur son art. La plus estimée est celle qui a pour titre : du Traitement des plaies d'armes à feu. C'est d'Adrien Boy qu'est le chant si connu Veillons au salut de l'empire. Ws.
  • Simon BROWNE( 1680 - 1732) : ecclésiastique anglais dissident, né en 1680 à SheptonMallet, dans le comté de Sommerset, lit d'excellentes études, et commença à prêcher avant l'âge de vingt ans. Après avoir été successivement pasteur d'une congrégation à Portsmouth et à Londres, il perdit en même temps, en 1723, sa femme et son lits unique, et ce double malheur l'affecta au point de troubler sa raison ; nonseulement il résigna ses fonctions, mais il ne voulut plus se soumettre à aucune pratique religieuse. Ses amis lui ayant demandé le motif de ce changement dans un homme autrefois si recommandable par sa piété, il leur dit : « qu'il était tombé dans la disgrâce de Dieu, qui avait voulu que son âme mourût par degrés, et ne lui avait laissé qu'une vie animale en commun avec les brutes ; que, bien qu'il conservât la figure humaine et la faculté de parler d'une manière qui semblait raisonnable aux autres, il n'avait pas plus d'idée de ce qu'il disait qu'un perroquet; qu'il y aurait donc de sa part impiété à faire des prières, et indécence à assister à celles des autres. » Mais sa folie, si même l'on peut tout à fait appeler ainsi ce singulier travers d'esprit, ne parais sait porter que sur ce seul point. Il se retira dans sa ville natale, et, tout en assurant que ses facultés intellectuelles étaient pour jamais éteintes, il composa divers ouvrages où l'on trouve autant de savoir que d'esprit et de talent; notamment deux défenses du christianisme contre Woolstou et Tindal, écrites dans les deux dernières années de sa vie. La première, intitulée : Réprimande convenable adressée â un incrédule qui l'est de gaieté de coeur, avec une préface concernant les poursuites du pouvoir civil contre cette sorte d'écrivains, est remarquable par la force du raisonnement et par l'esprit de tolérance qui y règne. L'autre a pour titre : Défense de la religion, de la nature et de la révélation chrétienne, contre la fausse interprétation de l'une et les objections faites contre l'autre dans le livre intitulé le Christianisme aussi ancien que la créatibn. Cet ouvrage de Browne estun des meilleurs que cette controverse ait produits. Il l'avait dédié à la reine Caroline; mais comme il rendait compte dans la dédicace de l'état de son esprit, ses amis crurent avec raison qu'elle pourrait détruire tout l'effet de l'ouvrage, et la supprimèrent. Elle a été depuis imprimée dans le n° 88 de l'Adventurer, et c'est un morceau vraiment unique pour la singularité. Browne y déclare que, si son livre a quelque chose d'extraordinaire, c'est d'avoir pour auteur « un être, le premier de ce genre, et qui n'a pas encore de nom,» et prétend qu'on racontera « comme l'événement le plus mémorable et le plus surprenant du règne de George II, qu'un traité composé par une pareille chose , ait été présenté à l'illustre Caroline.» Browne mourut en 1752. Outre les deux ouvrages que nous avons cités, et qui ont été publiés par Guillaume Harris, il avait fait imprimer avant son malheur quelques sermons, ainsi qu'un recueil d'hymnes et de cantiques. Il avait aussi composé des traductions en sers anglais d'anciens poètes grecs et latins, une grammaire anglaise, des fables, et d'autres ouvrages qui n'ont pas été imprimés
  • Simon BUDNÉE ou BUDNY : en latin MID-•./Eus, disciple de Servet, chef d'une des sectes d'unitaires sorties du sein de la réforme, naquit en Mazovie, fut ministre à Klécenip, sous la protection du prince de Radziwil, puis à Lost, sous celle de Jean Kiszka. La rigueur avec laquelle il poussa les principes de Lélie Socin jusque dans leurs dernières conséquences le jeta dans des nouveautés qui le firent regarder comme le chef des demijudaïsants, ou ébionites de Lithuanie. 11 changea l'ordre des faits évangéliques, altéra, corrompit divers passages du Nouveau Testament, afin de pouvoir appliquer les uns et lei autres à son système. Il ne se borna pas, çomme les sociniens, à nier la divinité de JésusChrist et celle du St.Esprit; il soutint encore qu'il n'y avait eu rien de merveilleux dans la naissance de JésusChrist, qu'il était venu au monde comme les autres hommes, par la voie ordinaire de la na- en miçheit p'çqi 1w cle9it radorer, ni l'invoquer, ni lui rendre anenn eulte.I4 taler4 de la parole, qtril possédait à nn degré eminent, lui servit à se faire de nombreux prosélytes dans 14 Lithuanie, dans la Pologne rpsse, dans la Prusse et ailleurs. Pour arrêter cette contagion, on 1'exconi7 munia avep ses gisciples, et on le déposa dans le synode de Luclan, en,i582. Deventi phis circonspect, par la crainte qu'on n'usàt encore d'une phis grande rigueur, et peutetre par celle le mourir de faim, il abjura les erreurs qtii le divisaient des pinezoviens, et se réunit à enx, c'est-àdire que de juif l devint arien ou soeinien. Ses ouvrages imprimés so,nt I° Libellas de duabus 2gturis 4n Christo, auquel est joint un autre petit lin' 'e intitulé : Brevis Demons- T—D.
  • Simon CABOCHE : était un écorcheur de bêtes à Paris, sous le roi Charles VI. Ce métier l'exerça à la cruauté, et il devint par là un grand person- nage dans les séditions d'une époque qui ressemble sous quelques rapport à la nôtre. 11 donna même son nom à un parti puissant qui fit trembler les princes et le roi. La France était, livrée aux factions des Bourguignons et des Arma- gnacs, l'une ayant pour chef le duc de Bourgogne, l'autre le duc d'Orléans, frère du roi, toutes deuy. également souillées de crimes. Le dauphin s'oppo- sait seul, pendant la démence de son père, à cette double sédition ; et le peuple, incertain de l'autorité, se laissait aller, comme il arrive toujours en pareil cas, à l'impulsion des plus féroces et des plus auda- cieux. Simon Caboche, Denis Chaumon, les trois fils du bouclier Legoix et le bourreau Capeluche se mirent à la tète de la populace. Leur première pensée fut d'attaquer la Bastille; puis ils se tournèrent vers le palais du roi, qui était alors dans la Cité; et ils demandèrent qu'on leur livrat les ministres, qu'ils voulaient les égorger. On leur résista ils se précipitèrent dans le palais, le ravagèrent, et, après avoir commis plusieurs massacres, ils retournèrent à la Bastille, dont ils s'emparèrent. Triomphants alors partout, ils arborèrent les signes de la rébellion ; et ce qui est digne de remarque, c'est que la couleur du peuple étant la couleùr blanche, on arbora partout ie chaperon blanc, et que le drapeau du roi étant bleu, cette couleur fut partout proscrite. Simon Caboche fut porté au faite de la puissance. On appela son parti, composé de tout ce qu'il y avait de plus méprisable, la faction des écorcheurs, et l'on vit ces misérables, à peu près comme les sans- culottes d'un autre temps, s'enorgueillir de cette odieuse dénomination. Les cabochiens ou écorcheurs firent prendre le chaperon blanc au roi, au dauphin, à toute la cour ; et leur orateur, Pavilly, qui était un religieux de l'ordre des carmes, se présenta audacieusement au palais du roi, où il injuria, dans une harangue séditieuse, l'héritier du trône que les factieux avaient essayé vainement d'attirer dans leur parti. Irrités de son refus, ces furieux se vengèrent sur les seigneurs de la cour les plus fidèles. Ils s'attaquèrent ensuite aux bourgeois, et toute la ville fut couverte de meurtres et de pillage. C'était Simon Caboche qui dirigeait ces atrocités. Il avait arraché au dauphin le commandement des ponts de Clia- renton, de StCloud, et il était ainsi maître absolu de la capitale. Non content de ce rôle, il voulut ètre législateur, et obtint des états généraux, réunis par ses ordres, la sanction d'une ordonnance qui est restée comme une flétrissure dans nos archives historiques sous le nom d'Ordonnance cabochienne . I) Les cabochiens, s'étant érigés en législateurs, entreprirent Le roi ayant recouvré quelques lueurs de raison, le peuple parut trèscontent d'être délivré des écor- cheurs, et il se porta en foule dans les églises pour en remercier Dieu ; mais ils reparurent aussitôt avec une nouvelle audace.: ils obligèrent le monarque et tcute sa suite à prendre le chaperon blanc, et les massacres, le pillage, recommencèrent avec une nou- velle fureur jusque dans le palais du roi ; enfin les fac- tieux triomphants firent périr le malheureux Deses- saris, gouverneur de la Bastille. Le duc d'Orléans ayant essayé de mettre fin à ces calamités par un accommodement, Simon Caboche jura, par le sang distillé goutte à goutte de Jésus- Christ, qu'il tiendrait pour ennemis de la noble ville de Paris qui- conque recevrait celle paix fourrée, couverte de peaux de brebis... Le sacrilége factieux épouvanta ainsi tout le monde, et il n'y eut pas de nnégociations. Cependant le peuple sentait tout le poids de cette tyrannie sanguinaire; et les princes faisaient tous leurs efforts pour s'en affranchir. Le duc de Bourgogne seul, intéressé à prolonger le désordre, excitait en secret la férocité des cajochiens ; mais à la lin, les gens de bien triomphèrent, la paix fut publiée aux acclamations du peuple, et le prince bourguignon lui- mérite * fut obligé d'y mèler des témoignages d'une joie hypocrite. Alors une violente réaction éclata contre les cabochiens, et plusieurs des chefs furent pendus. On trouva chez eux des preuves d'un vaste plan de massacres. Le duc de Bourgogne, obligé de quitter Paris, rassembla lés débris de cette faction, se mit à leur tête, et marcha de nouveau sur la capitale. Puis le dauphin étant mort dans ces malheureuses circonstances, les écor- cheurs reprirent encore une fois le dessus, et il y eut des massacres tels qu'on n'en avait pas encore vu. Sous prétexte de juger à Paris les prisonniers qui étaient dans le château de Vincennes, on les mit dans des voitures, et des assassins apostés les égorgèrent sur la route I A Paris on tuait dans les rues pèlemêle tout ce qui se rencontrait, femmes, enfants, vieillards. Les femmes enceintes mème n'étaient pas épargnées, et, selon l'expression des historiens, les meurtriers, prenant plaisir à les éventrer, disaient Voyez ces petits chiens qui remuent f Mais le duc de Bourgogne fut à la lin assassiné luimême sur le pont de IVIontereatt , et son parti succomba aussitôt. Plusieurs chefs des écor- cheurs mis en jugement furent pendus, et Caboche périt du même supplice, laissant dans l'histoire un exemple frappant de la justice céleste, et un nom digne d'être opposé à celui des plus cruels de nos démagogues
  • Simon CHARDON DE LA ROCHETTE( 1753 - 1814) : philologue et bibliographe distingué , né en 1753, dans le Gévaudan, était, comme il nous l'apprend luimême, trèsproche voisin de Chaptal. Après avoir achevé ses études à Paris avec succès , il se perfectionna dans la connaissance de la langue grecque , et ne tarda pas à être compté parmi les meilleurs hellénistes. En 1775, il lit un voyage en Italie dans l'unique but de visiter les bibliothèques; il y reçut d'un grand nombre de savants un accueil dont il conserva le souvenir le reste de sa vie. 11 connut à Naples Pasquale Baffi , qui, plus tard, fut une des -1 victimes de la révolution. Pendant son séjour à Home, il eut de fréquentes occasions de voir le bon et célèbre Ainaduzzi. Ce savant, qui venait de découvrir deux nouveaux chapitres des Caractères de Théophraste , lui proposa d'en être l'éditeur; .et l'helléniste français aurait sans doute accepté cette offre généreuse, s'il n'avait eu déjà formé le projet de donner une édition de l'Anthologie. Chardon s'était procuré, non sans de grands sacrifices de temps et d'argent, une copie fort exacte du fameux manuscrit palatin de l'Anthologie; et il revint en France, y rapportant avec ce trésor un goût encore plus vif pour les études philologiques. De retour à Paris, il se lia d'une étroite amitié avec d'Ansse de Villoison , et pendant plus de vingt ans ces deux savants entretinrent une correspondance trèsactive sur toutes les branches de la littérature. Aussi modeste que laborieux, Chardon ne se pressait pas de mettre au jour le fruit de ses recherches; mais, quoiqu'il n'eût encore rien publié, sa réputation s'étendait déjà dans les pays où le savoir est en honneur. Van Santen l'avait consulté sur l'édition qu'il préparait de Terentianus Mourus , et Chardon lui avait communiqué plusieurs remarques importantes. La révolution , en renversant sa modeste fortune , l'obligea d'ajourner ses projets de gloire; mais il trouva dans la culture des lettres une distraction à ses chagrins. Nommé membre , ouvrage important que Chardon , passionné pour l'archéologie, désirait vivement de voir publier. Lié par ses goûts avec llhlIhng il était, depuis 1796, l'un des principaux collaborateurs du Magasin encyclo- Ginguené, dans l'article qui lui est consacré dans la Biogra- phie universelle, le nouille Bal fo, et ne lui donne aucun prénom. pi, qu'il enrichit d'une foule d'analyses et de esusesiet el it°pliasr lilienienaér:.luticalibtiloens ic)ahl. o istilen.eVeirviatittlitue i danusdlia- ,us grande intimité avec le respectable abbé Merer de StLéger, Chardon l'associa dans plusieurs e ses projets littéraires, dont, par une inconcevable italité, aucun ne s'est complètement réalisé. Ils tirent l'un et l'autre quelque part à la Bibliothèque es romans grecs, publiée en 1797, dont on a cru, lais à tort, que Mercier de StLéger avait été l'é- 1 lieur . 11 est vrai que ce savant s'était chargé du iscours préliminaire , dans lequel il se proposait e donner l'histoire du roman chez les anciens, sujet banché par Huet et plus récemment "par Paciaudi fans son opuscule de Libris eroticis ; nais on n'a de lui, dans cette collection, qu'une seule lote sur l'ancienne traduction des Affections d'a- - nour de Parthenius. Quant à Char- ,ion, ion, les sept premiers volumes étaient imprimés lorsque l'éditeur Guillaume lui parla de son entreprise. Il s'engagea de lui fournir la traduction des extraits de Photius des romans de Diogène et de Jamblique, et celle du roman alors inédit de Nicetas Eugenianus. Mais une indisposition assez longue et d'autres travaux l'empèchèrent de tenir sa promesse. 11 corrigea seulement dans le texte et dans les errata les citations grecques des traductions des romans d'Achille Tatius et de Longus ; il mit une note à la fin de ce denier roman, une autre dans le 9.e volume du roman de Chariton , p. 147 ; et il remplit les lacunes que la censure avait exigées dans la traduction de la Luciade ou l'Aine par Lucius , à raison de l'extrême licence de ces passages. Ce défaut n'effraya point Chardon, qui parait au contraire avoir eu le goût le ilus prononcé pour les détails obscènes, comme on s'en aperçoit à la lecture d'un assez grand nombre de ses dissertations. Dans le mème temps , il revoyait avec Mercier les manuscrits en partie autographes de la Monnoie ; et , dès 1799 , il annonça qu'une édition complète des oeuvres du savant dijonnais paraîtrait aussitôt qu'il aurait trouvé un libraire qui voulût en faire les frais. Cette même année, dans la dédicace de son édition de Théophraste, le judicieux et savant philologue J.G. Schneider joignit le nom de Chardon, qu'il ne connaissait que de réputation , à celui de son ami Coray , dont il avait reçu d'utiles secours. A cette époque, Chardon était en mesure de publier son édition de l'Anthologie, qui lui avait déjà coûté vingtcinq années de soins et de recherches, et qu'il ne cessa depuis de perfectionner. Voici comment la classe d'histoire et de littérature ancienne de l'Institut, dans le rapport présenté le 20 février 1808, parle de ce travail : « M. Chardon de la Rochette , helléniste trèsre- commandable par la justesse de ses critiques et « l'étendue de ses connaissances bibliographiques, « travaille depuis longtemps à donner une antholo-« gie grecque dans laquelle se trouveront réunies « toutes les épigrammes écrites dans cette langue. Cette collection, gai n'est pas sans mérite, forme 12 vol. « Les petits ouvrages qu'il a publiés , et les essais « qu'il a insérés dans le Magasin Encyclopédique, « ne permettent pas de douter qu'il ne remplisse « cette tâche difficile d'une manière digne de sa « réputation. » Cette édition , composée d'environ 9 vol. grand devait contenir le texte du manuscrit palatin, avec la version latine en regard, les variantes tirées des autres manuscrits les plus estimés , les scolies de tous les annotateurs , d'amples index, et enfin, avec l'histoire de ce précieux recueil et de ses diverses éditions , la bibliographie de tous les poètes dont on y trouve des pièces. Cette courte analyse suffit pour donner une idée de l'immense travail de Chardon , et de l'étendue ainsi que de la variété de ses connaissances. Il se délassait de ses profondes études philologiques en donnanillaes soins à la réimpression de quelques opuscules devenus rares. C'est ainsi qu'on lui dut , en 1807 , celle de Sémélion , roman trèslicencieux , mais d'une originalité piquante ; et en 1808 celle de l'Histoire secrète du cardinal de Richelieu. Il publia, la même année, la Vie de la marquise de Courcelles, écrite en partie par ellemême , et en 1811 , l'Histoire de la vie et des ouvrages de la Fontaine, par Marais. Cette biographie de notre grand fabuliste était supérieure à toutes celles qui avaient paru jusqu'alors ; mais le travail bien autrement important de M. Walekener l'a fait complétement oublier. Depuis longtemps les amis de Chardon le pressaient de recueillir ses dissertations éparses dans le Magasin Encyclopédique ; cédant enfin à leurs instances, il les publia sous ce titre : Mélanges de critique et de philologie, Paris, 18I2, 3 vol. Tous les anciens articles qui se trouvent dans ce recueil ont été refondus et améliorés ; d'autres y paraissent pour la première fuis, tels que les extraits de Diogène et de Jamblique , la notice sur les romans grecs qui nous sont parvenus , et enfin un précis plein d'intérêt sur son ami Villoison et ses ouvrages. Dans la préface, Chardon annonçait que ces trois volumes seraient suivis de plusieurs autres. Le 4°, disaitil , consacré presque uniquement à la philologie grecque, contiendra le poème de Paul le Sileutiaire, les Thermes de Pythia, avec la traduction française, les deux traductions en vers latins de Fréd. More et d'Acantherus , toutes les scolies bonnes ou mauvaises, les notes de Huet, et la traduction des notes allemandes de Lessing, etc. ; et le 56, qui ne devait pas être le dernier, le roman inédit de Nicetas Eugenianus avec la traduction française , accompagnée de notes philologiques et historiques. Mais ce projet n'a point reçu son exécution. Chardon mourut à Paris le 18 septembre 1814 , à 61 ans. La copie qu'il possédait de Nicetas Eugenianus ayant passé dans les mains de Silvestre de Sacy , cet illustre savant s'empressa de la communiquer à Boissonade, qui s'en est servi pour l'édition qu'il a donnée de ce roman. D'au- , Et non en 1824, faute d'impression reproduite dans les nou- velles éditions du dictionnaire de Feller, sous le titre usurpé de Biographie universelle. tees manuscrits de Chardon furent acquis en 1 828 de M. l'abbé Chouvy, professeur d'histoire à Lyon, par M. Durand de Lançon , l'un de nos plus zélés bibliophiles. Ce sont, à part la traduction de Nicetas , ceux que l'auteur se proposait de publier successivement dans ses nouveaux volumes de mélanges. M. Breghot en ayant donné la notice detaillee dans les Archives du Rhône t. ti , p. 96 201 , et depuis dans ses Mélanges biographiques et littéraires , nous pouvons indiquer ici les principaux : sur la Philosophie des anciens, à l'occasion de l'édition du Phédon, par Wyttenbach; — sur les Antiquités d'Herculanum ; — sur Pythagore et les Pythagoriciens; — Notice sur Laïs, tirée d'une Histoire des courtisanes grecques, dont Chardon s'était longtemps occupé; — sur les Epistola, Parisienses de iiredow; Lettre a M. Parison sur les Thermes de Pythia, poétne de Paul le Silentraire, etc. ; Sur Sotion ; — Remarques de ', archer sur le roman d'Héliodore, etc. Les événements ont empèché jusqu'ici M. Durand de Lançon de faire jouir de ces différents ouvrages les amateurs, et le savant 'l'ourlet devait y joindre une notice sur Chardon, son ami, qu'il destinait, dans le principe , au Moniteur. On sait que Chardon avait le projet de donner un Dictionnaire historique moins volumineux que celui de Chaudon , et qui, cependant, aurait renfermé plusieurs milliers d'articles de plus. Enfin il annonça, dans le 5° volume de ses Mélanges, p. 508, qu'il s'occupait depuis longtemps d'une Fie de Séntiramis pour laquelle il avait rassemblé de nombreux documents
  • Simon COIFFIER DE MORET( 1764 - 1826) : littérateur, né, en 1764, d'une famille honorable du Bourbonnais, embrassa l'état militaire à seize ans, et obtint tin brevet d'officier dans un régiment de dragons. Sorti de France à la révolution, il n'y rentra qu'après l'établissement du consulat. En 181'i, i l reçut la croix de StLouis. Ela député par le département de l'Allier à la chambre de .1815, il fit partie de la commission chargée d'examiner le projet de loi sur les cours prévôtales. Quelque temps après, il fut nommé recteur de l'académie d'Ainiess, et mourut dans cette ville en 1y26. On connaît de lui I° les Enfants des Vosges, Paris, .1799, 2 vol. ; le Bilerin ; le Cheveu, Paris, 1808, 2 vol. 4° Histoire du Bourbonnais et des Bourbons qui l'ont possédé, ibid., 1814-16, 2 vol. avec une carte. Cet ouvrage, terminé depuis •810, fut présenté par l'auteur à la censure impériale, qui délivra le permis d'imprimer moyennant quelques suppressions; niais le ministre de l'intérieur ne tarda guère à rapporter cette décision, et l'ouvrage ne put paraitre qu'après le retour des Bourbons. Dans la préface, l'auteur déclare que cette histoire est telle qu'il l'avait composée, et qu'il Wy a rien ajouté, si ce n'est le récit du passage de Madame dans le dépar-. teillent. Le t. 1" contient l'histoire des événements généraux qui ont eu lieu dans le Bourbonnais, et le 2e, les particularités sur les villes de la province, avec la biographie des hommes distingués qu'elle a produits. Cet ouvrage estimable n'a pas eu cependant tout le succès qu'il méritait. Les exemplaires avec la date de 1824 ne diffèrent que par de nouveaux frontispices. On a confondu Coiffier de Mord avec sou cousin germain, M. Henri Coiffier de Verseron, inspecteur général de l'université impériale, à qui l'on est redevable de plusieurs traductions d'ouvrages allemands
  • Simon CHENARD( 1758) : acteur de l'OpéraComique , était le fils d'un menuisier d'Auxerre , où il naquit le 20 mars i758. Après avoir appris la musique comme enfant de choeur à l'église cathédrale de cette ville, il se fit comédien et joua sur divers tbéittres de province. Il se trouvait à Bordeaux lorsqu'un ordre du roi l'appela à Paris. Il débuta en 1782 à l'Académie royale de musique et au concert spirituel. Malgré les succès qu'il obtint dans divers opéras, il reconnut, avec raison, , çt on le regarda comme l'un de ses meilleurs élèves. Le public l'entendit avec plaisir jouer de cet instrument dans la pièce intitulée le Concert interrompu. Le 25 mars 1822, il renouvela sa cinquantaine avec Thalie, par une représentation à sou bénéfice. L'année suivante il reçut sa pension de retraite. Simon Chenard est mort depuis 1830
  • Simon CLICQUOT-BLERVACHE( 1723) : né à Reims, le 7 mai 17.25, cidevant chevalier de l'ordre de StMichel, inspecteur général du commerce. Élu procureursyndie de sa patrie en 1760, les talents qu'il développa en cette qualité et dans ses différentes députations à Paris le firent avantageusement connaître des ministres, et particureement de Trudaine, qui 1 lit nommer, en 1765, inspecteur général du cornierce. Il exerça cette place avec distinction jusqu'en 790, où elle fut supprimée. En 1778, il avait été dmis au rang des membres honoraires de l'académie 'Amiens, et, en 1788, correspondant de la société 'agriculture de Paris. Ami vrai, zélé citoyen, bon I iaient, bon époux, Clicquot fut estimé durant sa ie, et mourut, le 51 juillet 1796, sincèrement reretté. On a de lui : 10 Dissertation sur l'effet que roduit le taux de l'intérêt de l'argent sur l'agricul- ore et le commerce, couronnée en 1755 par l'acadénie d'Amiens 2° Dissertation sur l'état du ommerce en France, depuis Bugues- Capel jusqu'à i'raneois I", couronnée par la méme académie, en 756 e Mémoire sur le corps de métiers, ouI :rage rempli de vérités utiles et de vues judicieuses, lui fut également couronné, en 1757, par la nième .,)mpagnie, et qui parut sous le nom de Delisle, la [ laye , 1758. L'abbé Coyer, nonseulement y puisa toutes les idées du roman de Chinki, qui lui valut une pension, mais il en copia des chapitres entiers, qu'il inséra dans son ouvrage. Quoique Fréron eût dénoncé ce plagiat , Chinki ne fut pas moins réimprimé dans le recueil des oeuvres complètes de Coyer. 4° Consi- dérations sur le commerce, et en particulier sur les compagnies, sociétés et maitrises, composé sous les yeux et avec les conseils de M. de Gournay, Amster- dam, 1758 5° Discours sur les avantages et les inconvénients du commerce extérieur, 1778 il est plein de réflexions profondes et d'observations neuves et utiles. 6' Mémoires sur les moyens d'amé- iborer en Kance la condition des laboureurs, etc. cet ouvrage, publié en 1785, mérita à l'auteur le prix proposé par l'académie de ChâlonssurMarne. Il a été refondu et imprimé depuis sous le titre de l'Ami du Cultivateur, par un Savoyard, Chambéry , 1789, 2vol. : on y trouve d'excellentes réflexions suries droits féodaux, les dunes, etc. 7° Considérations sur le traité de commerce entre la France et la Grande- Bretagne , . Paris, Prault, -1789 ; on y relate victorieusement les principes qui ont servi de base à ce traité. 8° Mé- moire sur l'état du commerce intérieur et extérieur de la I, eance, depuis la première croisade jusqu'au règne de Louis XII, Paris, Prault, 1790, ouvrage couronné par l'académie des inscriptions, en 1789 il tend à prouvez., entre autres, qu'à la lin du 15e siècle, le commerce de la France était plus considérable e.. plus avantageux que celui des autres nations européennes. 9° Mémoire sur la possibilité et l'utilité d'améliorer les laines dans la province de Champagne, Paris, 1787 C'est à tort que l'ouvrage intitulé le Rélormateur, Amsterdam, 1756, 2 parties , lui a été attribué ; nous pouvons assure' qu'il n'est point de lui. Parmi les écrits qu'il n'a point rendus publics et qui auraient mérité l'impression, celui sur la Navigation de la rivière de Vesle, présenté à Turgot en 4775, et un autre intitulé Essai sur le commerce du Levant, ne doivent pas être passés sous silence. Les autres manuscrits sont : un petit ouvrage sur la Droiture du cœur, aussi nécessaire que la justesse de l'esprit dans la recherche de la vérité ; un Éloge de Sully, plusieurs mémoires sur le commerce, des notes contenant des observations et des réflexions sur divers sujets de littérature, de philosophie, d'histoire, de politique et d'économie; un recueil de poésies, qui renferme des odes, des épitres, etc., etc., que ses plus intimes amis n'ont jamais pu dérober à sa modestie. En général, les productions de ClicquotBlervache se distinguent par un style pur, agreable et correct, une diction toujours claire, simple, aisée, et par une excellente logique.
  • Simon CONTARINI( 1563 - 1633) : poëte italien , et procurateur de StMare, était ne à Venise, en 1563. Après avoir fait d'excellentes études à Padoue, sous les meilleurs maîtres, il alla à Borne pour se former à l'esprit des affaires; et quand il en revint, le sénat l'envoya en qualité d'ambassadeur au duc de Savoie, ensuite au roi d'Eipagne Philippe II, puis à Constantinople, auprès de Mahomet III, enfin au pape Paul V, et à l'empereur Ferdinand 11. La haute dignité de procurateur de StMarc lui fut conférée, et il fit encore un voyage à Constantinople pour les intérèts de l'Etat. Lors de la peste qui, en 1630, vint ravager la ville de Venise, Contarini ne voulut point fuir le danger, parce qu'il lui aurait fallu s'éloigner d'une cité dans laquelle il regardait comme d'autant plus important de maintenir le bon mire, que c'était l'un des moyens les plus efficaces .pour en écarter ce terrible fléau. Il mourut le 10 janvier 1655, des suites de ce mal, et surtout des fatigues qu'il avait essuyées en cette affreuse circonstance. Les mémoires de ses ambassades, qu'on prétend qu'il avait écrits, n'ont jamais été publiés; le Vénitien Bali Farsetti, qui publiasa vie à Venise, en 1772, possédait un cahier de ses poésies en langue italienne, qu'à sa mort, arrivée l'an i 792, il a léguées, avec .se's propres manuscrits, à la bibliothèque de StMare
  • Simon DACH( 1605 - 1659) : poète allemand, naquit à Memel en 1605. 11 se trouvait à Koenigsberg en 1638, lorsque FrédéricGuillaume y vint; il remit des vers à. ce prince, qui l'en récompensa en le nommant professeur de poésie à l'université de Koenigsberg. En prenaut possession de sa chaire, il lit un discours dans lequel il défendit les trois propositions suivantes : e Les fables my « thologiques des anciens poètes ne sont point une « fiction. On peut donner à une tragédie un dé « notinient gai et joyeux. Ceux qui choisissent Pr« des sujets obscènes pour matière de leurs vers « ne méritent point le nom de poète. » L'électeur le combla de bienfaits et lui donna entre autres la terre de Cuxheim, pour des vers que le poète lui avait présentés. Dach abrégea ses jours par l'excès de travail ; il mourut d'une attaque d'hydropisie le 13 avril 1659, après avoir été élu cinq fois doyen et une fois recteur de l'université de Koenigsberg. Les chants d'église qu'il a composés sont encore en usage aujourd'hui; dans quelquesuns on n'a fait que retoucher le style. Après sa mort, on publia à Koenigsberg un recueil de quelquesunes de ses odes, sous ce titre : la Rose, l'Aigle, le Lion et le Sceptre de l'électorat de Brandebourg. On voit à la bibliothèque de Rhediger à Breslau, une collection de ses ouvrages en 6 volumes manuscrits ; plusieurs ont été imprimés séparément dans les journaux d'Allemage
  • Simon DUCHESNE( 1500 - 1600) : était né à Pôle, en FrancheComté, vers le milieu du 16e,siècle. Il embrassa la réforme de. Calvin, quitta sa patrie, et se retira en Hollande pour y jouir librement de l'exercice de sa religion. 11 enseigna pendant plusieurs années les mathématiques à Delft, et il se persuada qu'il avait trouvé la quadrature du cercle, problème qui a occupé pendant si longtemps tes mathématiciens. 11 publia sa prétendue découverte dans un ouvrage intitulé : Quadrature du cercle, ou manière de trou- ver un quarré égal au cercle donné, Delft, 1584 On sait que la chimère de la quadrature du cercle, en exerçant les bons esprits, a contribué aux progrès des mathématiques, comme la recherche de la pierre philosophale à ceux de la chimie. lln'a peut-être manqué à Duchesne, pour se faire un nom comme mathématicien, qu'une meilleure fortune, ou de vivre dans un autre siècle. Il mourut vers 1600 dans un âge peu avancé
  • Simon DUCROS( 1600) : écrivain peu connu, né à liézénas, dans le 17' siècle , est auteur d'une traduction en vers de la Philisyle Scire, Paris, 1630 . Il la reproduisit avec des changements dans le recueil de ses Poésies diverses, Paris, 1647 On lui doit encore l'Histoire de Henri, dernier duc de Montmorency, Paris, 160 réimprimée sous le titre de Mémoires de « Henri, etc., Paris, 1660, 1665 On appind, dans l'avis au lecteur, que Ducros avait servi couine officier sous les ordres dit maréchal,- et que la plupart des faits contenus dans cette histoire se seul passés sous ses yeux. Ce sera peut-ètre une raison de la consulter pour les personnes qui ne sont point rebutées par les défauts et les désagréments du style. — DUCROS , avocat à Agen, a publié des Réflexions singulières sur l'ancienne coutuut de cette ville, Agen, 1666
  • Simon EPISCOPIUS( 1583) : dont le nom de famille était proprement Bisschop, né à Amsterdam, en 1583, étudia à Leyde la philosophie et y fut promu maitre-èsarts sous Rodolphe Snellins; il y fit sa théologie sous deux hommes devenus, à peu près à la même époque, de violents antagonistes l'un de l'autre, Gomar et Arminius ; après quoi il se rendit, en 1609, à Franeker, pour s'y perfectionner, sous Jean Drussius, dans lesiangues orientales. En 1612, Episcopius fut nommé professeur de théologie à Leyde, et il honora cette chaire par ses leçons et par sa conduite, jusqu'à la tenue du fameux synode de Dordrecht, en 1618 et en 1619. Par suite des décisions de ce synode, Episcopius, qui s'était fait connaitre comme une des colonnes du parti des arminiens , que le synode foudroya de ses anathèmes, se vit, avec un grand nombre de ses partisans, forcé de s'expatrier. La science, la modération et la bonne foi, traits caractéristiques d'Episcopius, succombèrent sous les efforts de l'intrigue et les coups de l'autorité la plus intolérante et la plus arbitraire. Déjà, une précédente fois, la haine et la calomnie avaient poursuivi Episcopius jusqu'en pays étranger : à l'occasion d'un ouvrage qu'il fit à Paris en 1615, on fit courir en Hollande le bruit, bientôt authentiquement démenti, de conférences secrètes qu'il aurait eues avec le P. Cotton, dans l'intention de se liguer avec ce savant jésuite contre la religion réformée. Cependant un autre jésuite, Pierre Wadding, espéra de tirer parti du mécontentement d'Episcopius banni, pour en faire un prosélite de marque, et il ne gagna à sa tentntive que deux lettres, où ce théologien le combattit fortement, l'une sur la Règle de la foi, l'autre sur le Culte des images. En 1621, Episcopius fit un nouveau voyage en France ; il fut trèsbien accueilli à Paris par l'illustre Grotius, alors ambassadeur de Suède, et y prêcha quelquefois à son hôtel. Le stathouder Maurice étant mort eu 1625, peu à peu la persécution contre les remontrants se ralentit eu Hollande. Episcopius y retourna l'année suivante. Après avoir fait à Amsterdam l'inauguration de l'oratoire des remontrants, il se chargea de la chaire de théologie dans leur séminaire, en 1634.11 y mourut en 1643. Etienne de Courcelles, son successeur, a recueilli ses oeuvres, en 2 volumes Amsterdam, 1650 et 1663. Elles roulent essentiellement sur les matières de la grâce, de la prédestination, du libre arbitre, éternelle pomme de discorde entre les théologiens de toutes les communions chrétiennes ; on y distingue la Confession de foi des remontrants, un grand nombre d'écrits polémiques en leur laveur, un Commentaire sur les chapitres 8, 9, 10 et I t de l'Epitre aux Romains, etc. : toutes portent le cachet de l'érudition, de la sagacité, de cette recherche de la vérité dans la charité, tant recommandée par l'apôtre des gentils
  • Simon FORMAN( 1552) : astrologue anglais, naquit en 155.2, à Guidham, près de Wilton en Wiltshire, d'une bonne famille, car son père et son aïeul avaient été honorés du titre de chevalier. Ses biographes nous apprennent que , dès l'àge de six ans , il fut fréquemment tourmenté par des songes et des visions Entre autres martres auxquels on confia son enfance , il en eut un qui, pour se réchauffer en hiver, portait du bois d'un lieu à un autre et faisait faire la même chose à son élève. Forman perdit son père en 1503 : sa mère ne donna aucun soin à son éducation et lui fit garder les moutons, aider les laboureurs et ramasser du bois. Cependant, à l'àge de quatorze ans, il entra en apprentissage chez un épicierdroguiste de Salisbury, et apprit à connaître les objets dont son maitre faisait commerce; il chercha à augmenter ses connaissances par la lecture , mais on lui interdit l'usage des livres. Son avidité pour "instruire était si grande que, faute d'autre moyen, TI se faisait répéter par un jeune homme enpen- sion dans la maison où il habitait ce que celuici apprenait à l'école de Salisbury. Une querelle qu'il eut avec la femme de son maitre le força à demander son congé. Il retourna à l'école pendant quelque temps; mais sa mère, vraie marâtre, refusa de pourvoir à son entretien. Parvenu à l'âge de dixhuit ans, il se fit maitre d'école, et au bout de six mois d'un travail assidu il amassa 40 shellings, qui lui servirent à aller à Oxford, où il entra comme étudiant pauvre au collée de la Madeleine. Un bachelier ès lettres se chargea d'une partie de son entretien ; mais comme il se servait de lui pour beaucoup de travaux domestiques pendant qu'il se divertissait, Forman quitta l'université après deux ans de séjour. Jusqu'alors sa conduite avait été louable , puisque tous ses efforts n'avaient tendu qu'à vaincre les obstacles que lui opposait sa mauvaise fortune ; mais bientôt il se montra sous un jour bien différent. Il parait que les nombreuses contraintes qu'il avait éprouvées lui inspirèrent des sentiments peu favorables pour l'espèce humaine , et que , toute réflexion faite, il pensa qu'il n'y avait rien de mieux à faire que de profiter de sa crédulité. H alla en Hollande étudier la médecine et l'astrologie , et revint exercer ces deux arts à Londres. Les médecins de cette ville s'y opposèrent fortement : il fut condamné quatre fois à des amendes et emprisonné. Alors il étudia à Cambridge, s'y fit recevoir docteur, prit une permission de pratiquer la médecine et s'établit à Lambeth, près de Londres, où il exerça ouvertement les deux professions de médecin et d'astrologue. Un de ses biographes raconte qu'il y vivait respecté de tous ses voisins, qu'il mettait beaucoup de sagacité et avait du bonheur dans les réponses qu'il faisait aux questions qu'on lui adressait et dans les traitements des maladies, et qu'il était trèscharitable envers les pauvres. Mais cette charité n'était pas tout à fait désintéressée, car les témoignages favorables des pauvres, ordinairement ignorants et crédules, sont trèsavantageux aux charlatans. Tout le inonde ne fut probablement pas satisfait de Forman, puisqu'en 1601 une plainte fut portée contre lui devant l'archevêque de Cantorbéry. On l'accusait de tromper le peuple. Il parait que cette affaire n'eut pas de suites; sa renommée n'en souffrit pas, et la foule des dupes de tous les rangs ne cessa pas de se porter chez lui. 11 mourut subitement en traversant la Tamise en bateau, le 12 septembre 1611 ; et, s'il faut en croire un de ses historiens, il avait prédit qu'il terminerait sa vie ce jourlà. Forman a écrit un grand nombre de livres sur la pierre philosophale, la magie , l'astronomie, l'histoire naturelle et la philosophie de.la nature; deux traités sur la peste, et d'autres sur la religion. Les manuscrits en avaient été déposés à la bibliothèque Ashmobeiène; il existe aussi au Muséum britannique quelquesuns de ses manuscrits sur l'astrologie. Il est douteux que rien de tout cela ait été imprimé. Forman était, pour son temps, un homme trèsinstruit : l'usage qu'il fit de ses connaissances prouve une grande dupe ou un infâme imposteur. En 1849, M. J.-0. Halliwell a publié : Autobiography and personal diary of Forman, Londres
  • Simon FORNARI( 1500 - 1560) : littérateur, né à Reggio en Calabre au commencement du 16e siècle , fit ses études à l'université de Pise avec un grand succès. 11 s'appliqua ensuite uniquement à la culture des lettres; et comme son frère partageait ses goûts, ils travaillèrent ensemble à éclaircir les passages de l'Orlando, dont le sens divisait alors les beaux esprits de l'Italie. Un accident le priva de son manuscrit au moment où il allait livrer son travail à l'impression ; mais il ne perdit point courage, et après de nouveaux efforts il fit enfin paraître sa Spositione soprà l'Orlando furioso , Florence, 1519 et 1550, 2 vol. Ce commentaire est précédé d'une Vie de l'Arioste qu'on a réimprimée dans la rare édition de l'Orlando, Venise , 1566 Les autres circonstances de la vie de Fornari sont peu connues; quelques biographes prétendent qu'il entra dans l'ordre des Chartreux et qu'il mourut vers 1560 dans de grands sentiments de piété
  • Simon FOUCHER( 1644 - 1696) : né à Dijon en 16 t 1, embrassa l'état ecclésiastique et devint chanoine honoraire de la SteChapelle de cette ville. Étant venu se fixer à Paris , il prit le degré de bachelier de Sorbonne ; se lia avec un grand nombre de savants, entre autres, Ménage, Rohault, Baillet, et fut mème en correspondance avec Leibnitz. Il mourut le 27 avril 1696, des suites de son application à l'étude. Il était trèsversé dans l'histoire de la philosophie et s'éItait principalement attaché à celle des académiciens, dont il fut regardé comme le restaurateur. Ses principaux ouvrages sont : Nouvelle façon d'hygromètres , Paris , 1672 ; 20 Disserta- tion sur la recherche de la vérité ou sur la philosophie des académiciens, ibid., 1673 , On y trouve un examen raisonné de celle de Descartes. 3° Critique de la recherche de la vérité, ibid. , 1675 Elle fut réfutée par Desgabets . Foucher répondit aux réfutations de son livre par deux ouvrages qui ont pour titre : Responce pour la Critique de la recherche de la vérité; Responce pour la Critique de la critique de la recherche de la vérité sur la philosophie des académiciens ; 4° De la sagesse des anciens , ibid., 1682 et 83 L'auteur entreprend d'y prouver que les principales maximes de leur morale ne sont pas contraires aux, principes du christianisme. 5° Traité des hygromètres, 1686 ; Go Dialogue entre Empiriastre et Philalèthe ; L'Apologie des académiciens, Paris ; 8° Lettre sur la morale de Confucius ; 9° Livre des principes , Paris, 1691 ; 10" Livre des dogmes , Paris , 1692 ; 110 un grand nombre de dissertations et de lettres sur des matières philosophiques, imprimées séparément, ou insérées dans le Journal des savants et autres recueils. Foucher cultivait aussi la poésie. On a de lui un peme en stances élégiaques sur la mort d'Anne d'Autriche, Paris, 1666, P, et il a laissé manuscrite une tragédie de l'Empereur Léonce
  • Simon FRANCK( 1741) : prêtre et pete latin, naquit à Jemeppe, village près_ de Liége , en 1741, et fit ses études avec distinction dans cette ville. Après qu'il eut achevé ses cours de philosophie et de théologie, il entra dans l'état ecclésiastique et prit les ordres. Il cultivait avec succès la poésie latine, pour laquelle la nature lui avait donné d'heureuses dispositions et du talent. Parmi les pièces sorties de sa plume on cite avec éloge : 1° un Poërne épique sur l'établissement de la religion chrétienne au Japon, où se font remarquer, diton, des épisodes intéressants et bien amenés , de belles images, des comparaisons heureuses et de trèsbeaux vers; 2° une ode In impios sa'culi nostri scriptores. Ces deux pièces ont été insérées dans le recueil : Mate Leodienses , Liége, •761 et 1762, 2 vol. Le poënie épique sur l'établissement du christianisme au Japon a aussi été imprimé à la suite de la Vie de St- François Xavier, par le P. Bouhours, édition de Liége , 1782. Franck, ecclésiastique plein de piété et , bénédictin de l'abbaye de Gastern , s'est fait connaître par ses prédications et par la publication , en 1726 et 1727, de deux volumes de Sermons sur tous les dimanches et toutes les fêtes de l'année, recueil que l'on peut regarder comme une espèce de Bibliothèque des prédicateurs
  • Simon FRISIUS( 1580) : dessinateur et graveur, né à Leuwarde en Frise, vers 1580, est un artiste qui a fait faire un pas à la gravure dans le genre de l'eauforte. Abraham Bosse, dans son traité sur cet art, en fait une mention particulière. Quoique Frisius gravàt au vernis mou , ses hachures ont la pureté et la fermeté du burin. Ses estampes sont devenues assez rares : les petites figures qu'il mettait dans ses paysages sont touchées avec esprit. Ses principaux ouvrages sont : un recueil de 25 vues et paysages, d'après Mathieu Bril, intitulé Topographia variarunz regionum , , qu'on croit iarent, ou du moins compatriote de Simon , a rayé plusieurs portraits
  • Simon GARNIER( 1765 - 1827) : né à StVallier près de Langres, le 50 juillet 1765, fit ses études au collége de cette ville avec beaucoup de distinction , ce qui le fit connaître de monseigneur de la Luzerne , évèque de Langres, auquel il dut d'are placé à Paris, au séminaire des TrenteTrois. Ordonné pretre en 1788 , il devint aussitôt secrétaire de monseigneur de la Luzerne, qu'il accompagna à Paris, oit cet évèque avait été député aux Etats généraux. L'abbé Carnier quitta la Frànce en 1791 avec monseigneur de la Luzerne, et entra quelques années après dans un couvent de trappistes; mais il fut empoché de faire des voeux par son ancien évOque, qui craignait pour la constitution délicate de l'abbé Garnier la sévérité de la règle de la Trappe. Après le concordat, l'abbé Mannai nommé à l'évèché de Triives appela Garnier près de lui, le fit chanoine et vicaire général , et l'emmena plus tard à Savone et à Fontainebleau , lorsqu'il fut chargé par Napoléon de négociations avec le pape Pie VII. Le diocèse de Trèves ayant cessé de faire partie de la France en 181i , l'abbé Garnier revint en France, et en 1820 fut nominé de nonveau grand vicaire f le l'abbé Mannai, qui avait été appelé à l'évèché de Rennes. L'abbé Garnier remplissait encore ces fonctions en i826 lorsqu'il fut nommé évoque de Vannes. Quelques mois seulement après avoir pris possession de son évêché il mourut à Vannes le 8 mai 1827. L'abbé Garnier joignait à beaucoup d'instruction , une grande capacité et un caractère doux et conciliant. Il a publié plusieurs opuscules et un ouvrage intitulé le Manuel chrétien de la jeunesse, qui a été réimprimé plusieurs fois; la seconde édition a paru à Mayence,1813
  • Simon GÉDIK( 1549 - 1631) : en latin Geddicus , théologien, né à Magdebourg en 1549 , n'est guère connu que par sa réponse au livre dans lequel Acidalius s'est amusé à soutenir cette proposition paradoxale : Nulieres non esse homines . Gédik n'entendit pas raillerie sur un pareil sujet : il s'établit l'avocat de la moitié du genre humain , et composa pour sa défense une espèce de Factum, où il exagère si fort les qualités des femmes, qu'il prouve plus qu'il ne voudrait ; car, si tout ce qu'il en dit était exact, le paradoxe d'Acidalius cesserait d'en être un, et les femmes n'appartiendraient pas à l'espèce humaine , par la raison qu'elles seraient d'une nature infiniment supérieure. Cette réponse de Gédik , imprimée pour la première fois en 1595, a été reproduite à la suite de l'ouvrage dont elle est la réfutation , la Haye , 4641 ; 4644, mètne format. On a encore de lui : Postilla evangelica; Refutatio Sal. Finckii; Pelargus apostata. Gédik mourut en 1631, à 82 ans
  • Simon GIRAULT( 1535) : savant modeste , sur lequel on a peu de renseignements, était né vers 1535 , à Langres, d'une famille noble. On sait qu'il avait hérité de son père les terres de Chaloncey, Vaivres et Vaillant , dont l'évèque de Langres était suzerain. Il acquit la charge de grenetier à Montsaugeon. De son mariage avec Eglantine Villot il eut deux enfants pour l'éducation desquels il composa quelquesuns des ouvrages que nous allons citer. C'est à ce peu de mots que se borne tout ce que l'on sait de Simon Girault, qui, s'il vivait en 1613, date de son dernier écrit , parvint à un tige avancé, sans cesser de cultiver la littérature et les sciences. On connalt de lui : Dia- logue pour apprendre les principes de la langue latine. Langres, 15'90, fig. , trèsrare. Cette ingénieuse grammaire parait ètre le type de tous les livres élémentaires en figures, qui se sont si fort multipliés depuis quelque temps. Nodier en a donné l'analyse dans ses Mélanges tirés d'une petite bibliothèque, p. 571-75; mais il n'a pas su le nom de l'auteur, qui n'est désigné sur le frontispice que par les abréviations S. Gis., dont il a fait Saint- Gir. 9.. Le Globe du monde , contenant un bref traité du ciel et de la terre , ibid., 1592 fig. en bois. Le globe céleste, représenté fol. 37, est la copie de celui que l'imprimeur Mord avait publié en 1559, dans son édition d'Aratus. Girault avertit que, depuis qu'il s'est perfectionné dans l'astronomie, il a remarqué des erréurs dans son ouvrage. « Toutefois, ajoutetil, je ne les ai pas corrigées, d'autant que si la guerre dure &van-« tage , nous deviendrons tous astronomes, con-(C templant presque toutes les nuits le ciel des « boulevards de cette ville, et voyant passer devant « nos yeux les signes célestes.» Bien qu'il regardàt l'astrologie judiciaire comme plus curieuse que nécessaire , il n'a pas cru pouvoir se dispenser d'en dire un mot; mais c'est pour condamner ceux qui en font un usage détestable, fol. 51 ; il parle des aérolithes, fol. 64. Lalande n'a point mentionné cet ouvrage dans sa Bibliographie astronomique ; 5. Dia- logues sur la crainte de la mort, ou Consolations à ceux qui la craignent, ibid., 1594; 4,, Table de plu- sieurs rois et monarques qui ont possédé la terre, comme aussi des choses plus mémorables advenues à divers dges du monde , ibid., 1613; 50 Discours du coeur du petit monde, et dialogues de la composition du corps humain, ibid., 1613; 6. Dits notables des sept sages de la Grèce. arec leur vie. On trouve une courte notice sur Girault dans la Biographie du département de la Haute- Marne
  • Simon GOULART( 1543) : l'un des écrivains les plus laborieux du 16 siécle, naquit à Senlis en 1545. Il étudia d'abord le droit à Paris, et il est morne certain , d'après un passage de ses Histoires admirables, qu'il y fréquenta quelque temps le barreau. La lecture des ouvrages des nouveaux réformateurs ayant fait sur lui une vive impression ,•il se rendit à Genève , et après y avoir terminé son cours : à la nouvelle de cet affreux événement," il rebroussa chemin, et ne tarda pas à retourner à Genève, où il fut accueilli comme un homme dont on connaissait déjà tout le mérite. Depuis 1571 il avait acquis en cette ville le droit de bourgeoisie; et il fut nommé alors ministre du quartier StGervais, emploi qu'il exerça le reste de sa vie avec beaucoup de zèle et de succès ; il assistait régulièrement au synode, dont il eut la présidence après la mort de T. de Bèze; il prèchait trois fois chaque semaine et consacrait une partie de son temps à visiter les pauvres et les nnhides. Cependant il trouvait encore le loisir de se livrer à son goût pour l'étude et laissait passer peu d'années sans donner au public quelques ouvrages. Doué d'une santé robuste, il n'éprouva aucune des infirmités de la vieillesse et mourut à Genève le 5 février 1628, àgé de 85 ans; il n'avait jamais été malade , et il prècha encore quatorze jours avant sa mort. On trouvera dans le tome 29 des 3/ érnoires de Niceron la liste de trentetrois ouvrages de Goulart; mais elle est loin d'are complète. Les principaux sont : Trésor d'histoires admirables et mémorables de notre temps, l'avis, 1600, 2 vol. Genève, 1620, 2 vol. : cette seconde édition est recherchée ; • 20 Quarante tableaux de la mort, Lyon , 1606 édition augmentée; la précédente a été traduite en allemand , Cassel , 1605 3. Recueil contenant les choses les plus mémorables advenues sous la Ligue , tant en France, en Angleterre qu'autres lieux , Genève, 458'7, 2 vol. première édition connue sous le nom de Petits mémoires de la Ligue, ibid., 1590-99 , 6 vol. petit bonne édition , plus belle et plus correcte que la réimpression de1602 ; Amsterdam , 1758, 6 vol. : cette édition, due aux soins de l'abbé Goujet, est augmentée de quelques pièces; 4. Histoire de la guerre de Genève avec le duc de Savoie de l'an 1589, revue par les sieurs Var°. Roset et Lect, Genève , 4580 , Relation de l'escalade , ibid., 1605 6° la Traduction des dix livres de Théodoret, touchant lra providence de Dieu; de la Chronique de Cation ; de l'Histoire du Portugal de Jérôme Osorio ; tlu Commentaire de Gasp. Peucer, sur les diprentes sortes de divination ; des Méditations historiques de Camérarius; du Truité de Jean Wier, de l'imposture des diables; des Icones de Bèze, et de ' son Caton ; de la Franco- Gallia d'ilotman; des OEurres de Xénophon. des' OEuvres de Sénèque; 7° on lui doit des Éditions des oeuvres de StCyprien , de*Tertullien , du Plutarque d'kmyot, du Catalogus testium veritatis de'Flaccus Illyricus , avec des additions considérables dont le style donne lieu à Scaliger de s'étonner que Goulart, ayant commencé si tard à écrire en latin , y ait aussi bien réussi; de l'Histoire des martyrs de Jean Crispin ; des Poésies de Dubartas. avec d'amples commentaires; du Graud miroir du monde , et des excellents discours de Lespine, touchant le repos et contentement d'esprit ; So il a eu part à la Version française de lu Bible par les pasteurs de Genève, et il a composé plusieurs petits outrages ascétiques; enfin ou est fondé à le regarder conune l'éditeur du Recueil des mémoires de l'état de la France sous Charles IX, Middelbourg , 1576, 3 vol. et 1578, mème format, édition préférée à l'originale, parce qu'elle est plus complète, et à la réimpression qui s'en est faite sous la n'ente date, niais avec des caractères plus menus. On peut consulter : 1. l'Oraison * funèbre de Goulart , par 111. Tronchin, Genève, 2" les 411é;- moires de. Niceron . t. '29; 3,, le Dictionnaire de Bayle, et surtout les Remarques critiques de .lolly, qui a relevé plusieurs erreurs échappées à Bayle et à ceux qui l'ont copié sans examen. GouLART , fils du précédent , né à Senlis, ou, suivant Jay, à Lausanne, mais plus vraisemblablement à Genève , comme le dit Sénebier, était en 1615 ministre d'une église wallons à Amsterdam. Il eut cette indue année une dispute trèsvive avec Maurois, l'un de ses collègues, et il fut suspendu 'de ses fonctions pour avoir soutenu que les entants morts sans bapteme ne peuvent etre damnés; il refusa en 1619 de souscrire au synode de Dordrecht, et fut banni de Hollande. Il se retira d'abord à Anvers, vint ensuite en France, où il demeura quelque temps dans les environs de Calais, puis passa dans le Holstein , et mourut à Friderikstadt; mais on ignore en quelle année , car ceux qui disent que ce fut en 1628 le cordondeat avec son père. On a de lui : 1. un Traité de lrc grdce de Dieu , 1616 , 2" un autre de la Providence de Dieu, 1627 3,, Quelques écrits polémiques; 4. des Lettres insérées dans les Epistoltecclesiastiece et theoloyicee, Amsterdam , 1684, iiifol. — Jacques GonAi•r, probablement de la mème famille que les précédents, publia en 1609 une carte du lac de Genève, ornée de cinq beaux portraits en médaillon de Calvin, Farel , Viret, Bèze et Simon Goulart; elle est trèscirconstanciée et fort supérieure à tout ce que l'on avait sur le mème pays, Médie à celles qui ont paru depuis jusqu'à la carte que Borgonio fit en 1678 pour le Theatrum Sabaudiee. Leclerc reproduisit celle de Coulait• a Paris en 1619, et on la trouve Goulart n'est désigné sur le frontispice de la plupart de ses ouvrages que par les initiales S. G. S. ont été mises telles à dessein , pour que , dans un cas de guerre , cette carte ne pût servir aux ennemis de la république
  • Simon GOURDAN( 1646) : pieux chanoine régulier de l'abbaye de StVictor de Paris, naquit dans cette 1 ville le 21 mars 1616. Son père était secrétaire du roi. Élevé par sa mère dans l'amour des vertus chrétiennes et des pratiques religieuses, il éprouva dès son enfance le dégoùt du monde, entra en 1661 au noviciat de StVictor, y prononça ses voeux à l'âge de seize ans et y fit avec succès ses études de philosophie et de théologie. Le soin qu'il avait de rechercher les personnes pieuses et instruites le mit en liaison avec le P. Amelote , de l'Oratoire , et quelquesuns de messieurs de PortRoyal; mais, loin de partager leurs sentiments sur les questions alors agitées, on le vit au contraire, docile à la voix du chef de l'Église, donner l'exemple de la soumission. Le régime de StVictor était originairement trèsaustère. A l'é- poque où Gourdan entra dans cette maison, il y avait longtemps que la règle avait été mitigée quoique ce changement eût reçu la sanction de l'autorité ecclésiastique, le P. Gourdan , aspirant à une vie plus parfaite, résolut de se retirer à la Trappe, où il avait déjà vu aller des religieux de StVictor, et s'y rendit en 1675; mais n'ayant pas obtenu de quelques mois d'épreuves le fruit qu'il en attendait, il retourna à StVictor, de l'avis de l'abbé de Rancé, avec la ferme intention d'y suivre la règle de la première institution. Il en prévint son prieur, qui eut de la peine à s'y prèter, mais qui, après avoir pris conseil de personnes éclairées, trouva qu'il n'avait pas droit de s'y opposer. Une vie si pénitente, qui semblait accuser de relâchement la coinmunauté, mécontenta les autres chanoines réguliers, et le P. Gourdan eut plusieurs persécutions à essuyer. Il demeura ferme dans son dessein, s'abstenant de viande , de poisson, de vin, jeùnant rigoureusement, gardant le silence et la retraite, au point qu'il ne sortit qu'une seule fois du monastère pour aller voir un mourant, et que, pendant sa longue carrière, il n'entra jamais dans le jardin. On l'avait blâmé d'abord : on finit par l'admirer. Le bruit de ses vertus se répandit dans le public; beaucoup de personnes se mirent sous sa direction , et Louis XIV lui fit offrir l'abbaye de StRuf; le modeste religieux la refusa. En 1717, quatre évoques ayant appelé de la constitution Unigeni- tus, et différents corps ayant adhéré à cet appel, le chapitre de StVictor crut devoir suivre cet exemple. Le P. Gourdan , après d'inutiles efforts pour en détourner ses confrères, fit jusqu'à quatre protestations contre les arrétés qu'il n'avait pu empécher; il agit avec une égale constance au- près de M. de Noailles, archevèque de Paris, qui S'était joint aux appelants, et il eut, avant de mourir, la consolation de voir ce prélat rétracter son appel. Parvenu à l'âge de 83 ans, sans avoir rien retranché de sa rigoureuse pénitence il mourut le 10 mai 1729. On a remarqué que malgré sa soumission à son supérieur, il préféra en mourant de s'abstenir des sacrements, plutôt que de les recevoir d'un religieux dont les sentiments étaient opposés à ceux de l'Église romaine et aux siens. La retraite du P. Gourdan n'avait point été oisive ; il a laissé un grand nombre d'ouvrages, tous de piété, dont les principaux sont : 10 des Hymnes et des Proses, employées dans les chants de l'Église, surtout dans le diocèse de Paris; on y trouve peut-étre moins d'élégance et de poésie que dans les hymnes de Santeul , mais il y a plus d'onction. 2. Le Sacrifice perpétuel de fui et ; la dernière édition est de 4792 ; Méditation continuelle de la loi de Dien , ou Projet de considé- rations et d'élévations stolons les livres de rEcriture sainte , tome premier , contenant le Pentateuque . Paris, Coignard , 47'27 avec une gravure qui représente le P. Gourdan et qui lui dorme quatrevingtdeux ans. Ce volume n'a pas eu de suite ni de seconde édition. 8. Histoire des hommes illustres de St- ifictor, plusieurs volumes ouvrage inédit, exact pour les faits, mais trop chargé de réflexions morales. On a écrit la Vie du P. Gourdan, 1755 , On trouve, à la Suite, des lettres adressées au cardinal de Noailles, relativement à la bulle, et quelques autres lettres sur le n'Orne sujet et sur des matières de piété. Cette vie est attribuée à D. Gervaise. Santeul composa le distique suivant pour mettre sous son portrait, gravé en regard de celui de Gourdan: Proh t quam dissimiles et vultu et moribus ambo ! Versibus hic sanctos, marnais Lite refert. Le P. de Lagrange , leur confrère, l'a traduit ainsi Ah ! qu'ils sont différents et d'air et de mérite! Santeul chante les saints , et Gourdon les imite
  • Simon GRÉBAN : qualifié de moine de StRiquier en Ponthieu et secrétaire de M. le comte du Maine, Charles ; et c'est par erreur que Bayle, dans son Dictionnaire historique, lui attribue la totalité de l'ouvrage. Simon Greban a fait aussi plusieurs te/ égies , Complaintes , etc., . Citenvs, frère du préeMent, chanoine de l'église du Mans , vers l'an 14:in , a coopéré à la composition du Triumphant mystère. Selon Pasquier , le commencement de cet ouvrage appartient à lui seul. Arnoul Grvban a aussi publié diversvs autres pièces de poésie; niais il est bien moins connu que son frère Simon
  • Simon GUEULETTE( 1600 - 1699) : historien, né à Noyon, dans le 17e siècle , entra fort jeune dans l'ordre de StBernard, passa ensuitç dans la congréga- tion de Cluny, obtint le prieuré de Courcelles , et mourut à Paris en 1699. Il prenait dans le monde le nom de Desmay, qui était celui de sa mère, et il a signé de la lettre D ses ouvrages, tous anonymes. On se contentera de citer ceux qu'il a publiés sur l'histoire, et qui, tout impar- faits qu'ils paraissent maintenant, n'en ont pas moins eu du succès : 1. Méthode facile pour ap- prendre l'histoire de France, Paris , 1684; et avec des additions, 1685-1689-1691 , 3 vol. Il en donna luimême un Abrégé, dont la dernière édition est de 1109 2. Méthode pour ap- prendre facilement la fable héroïque ou l'histoire des dieux, ibid., 469e Cet ouvrage parut sous le nom du prieur de Courcelles. 3. Aléthode pour apprendre l'histoire de l'Église, ibid., 1695, 3 vol,. Le second , qui contient l'Histoire de l'Église gallicane , a été réimprimé séparément , ibid., 1699. 4. Nouvelle méthode pour apprendre facilement l'histoire romaine, ibid., 1694, 1 vol. 5. Abrégé de l'histoire généalogique de la maison de France et de ses alliances , avec les noms des grands officiers de la couronne sous chaque roi, ibid., 1699 Ces différents ouvrages sont rédigés en forme de dialogues
  • Simon GUILLAIN( 1581 - 1658) : statuaire, né à Paris en 1581 , était fils d'un sculpteur de Cambrai , qui s'était fait quelque réputation dans son art. Doué de dispositions naturelles trèsheureuses , le jeune Guillain , après avoir appris de son père les éléments du dessin , se rendit à Rome , où il travailla pendant plusieurs armées sous la direction des plus habiles maîtres. De retour à Paris, il s'y fit bientôt avantageusement connaître, et fut chargé de l'exécution d'ouvrages importants. Il imagina le premier d'engager ses confrères à se réunir une fois chaque semaine pour traiter des matières utiles au progrès des arts; et ces assemblées donnèrent naissance à l'Académie de peinture et de sculpture, dont il fut un des premiers recteurs . Guillain unissait à un beau talent des qualités précieuses qui lui avaient mérité de nombreux amis. Il mourut à Paris en 1658, àgé de '77 ans, laissant une fortune considérable, fruit
  • Simon JULIEN( 1736 - 1800) : peintre, connu sous le nom de Julien de Parme, pour le distinguer du précédent, naquit à Toulon en 1736, et fut envoyé par ses parents à Marseille, pour y étudier, sous la direction de Dan, qu'il a conservé toute sa vie. Il était âgé de quarante ans environ lorsqu'il revint à Paris. Sur la réputation qu'il s'était acquise, la princesse de hinski lui fit exécuter dans'son hôtel un St- Domi- nique, trois plafonds et autres tableaux de décorations, qui sont cités dans le recueil des Curiosités de Paris, et qui attirèrent l'attention des connaisseurs et des étrangers. 11 présenta à l'académie son tableau de Jupiter sur le mont Ida, endormi dans les bras de Junon , et fut admis comme agréé. Au salon de 1787 , il exposa le Triomphe d'Aurélien, que lui avait demandé M. le duc de la Rochefoucauld. Au salon de 1788, on remarqua son tableau représentant l'Étude qui répand des fleurs sur le Temps. La composition en parut heureuse et le coloris comparable à celui des meilleurs ouvrages de Lafosse. Ce tableau a été gravé à la pointe par le neveu de l'auteur, Laurent Julien. Un des derniers ouvrages de ce peintre est le St- Antoine en extase, qu'il fit pour la chapelle de l'archevêque de Paris , à Confins. Enfin lorsque la révolution détruisit les académies, il avait entrepris, pour celle de peinture, son tableau de réception , dont le sujet était l'Aurore sortant des bras de Titan et s'élevant sur son char, d'où elle répand sur la terre la rosée et les fleurs. L'académie avait cessé d'exister avant que Julien eùt terminé son tableau , qui ne fut luimême exposé aux regards du public qu'au salon de 1800, huit mois après la mort de l'artiste. Julien était aussi recommandable par ses talents que par ses qualités personnelles. U fut particulièrement lié avec Julien et Dejoux, tous Il) Il y avait encore à l'école française de Rome un troisième Julien, peintre, né à Carigliano près de Locarno, que le Dictionnaire universel de Chaudon et de Delandine a confondu avec Si mon Julien. deux sculpteurs habiles, et dont l'amitié est le plus bel éloge qu'on puisse faire du caractère de Julien de Parme. Il mourut le 23 février 1800. Quoique cet artiste ait assez prouvé, par les tentatives qu'il a faites, qu'il connaissait bien les vices de l'école moderne, il n'eut point cependant un talcnt assez éminent pour se dégager entièrement des entraves dans lesquelles il avait été élevé; et ses meilleures productions en laissent apercevoir trop .de traces. Son dessin , sa composition et sa couleur, dénotent facilement l'époque à laquelle il entra dans la carrière. Ses efforts furent plus heureux dans les nombreux dessins qu'il a produits ; on y reconnalt moins les vices de l'école; et le style des grands maîtres de l'Italie s'y fait davantage apercevoir : aussi sontils beaucoup plus estimés des artistes et des connaisseurs. Le tableau de Jupiter sur le mont Ida, endormi dans les bras de Junon, a été gravé par Benott
  • Simon KEXLER( 1602 - 1669) : professeur de mathématiques à l'université d'Abo en Finlande, était né en 1602, dans la province suédoise de Néricie, et fit ses études à Upsal. Le désir d'étendre ses connaissances lui fit entreprendre un voyage ; et il parcourut plusieurs parties de l'Europe , visitant les universités les plus célèbres. A son retour, il enseigna les mathématiques à Strengnès et à Upsal; en 1640, il fut placé comme professeur à l'université d'Abo , que le gouvernement de Suède venait de fonder. Les sciences mathématiques étaient encore peu cultivées dans le Nord ; et Kexler fut un des premiers qui en répandit le goùt parmi ses compatriotes. Ses leçons formèrent des mécaniciens et des ingénieurs , dont l'État put tirer parti; et ses ouvrages furent longtemps regardés cousine classiques. Il mourut le 22 mars 1669. On a de lui Arithmetica geodetica denaria, Abo, 1649. Arithnzet. astronomica sexagenaria, ibid., 1649. Trigonometriœ lib. I, ibid.,1619. De planorum triangulorum constructione , ibid., i9. De xphœrie. triongularunz solutione , ibid., I 6e. Arithmetica triplex. ibid., 1658. Trartatus brais de tempore... Item ( le calendario chirometrie° , Julian° nique Runico , ibid., 1661 Arithmetica rulgaris, ibid
  • Simon KONARSKI : insurgé polonais, fut condamné à mort par un conseil de guerre russe, et exécuté à Wilna , le 27 février 1839, comme chef d'une conspiration dont le principal objet était l'indépendance de la Pologne. Il avait formé dans cette ville une association démocratique à laquelle beaucoup d'étudiants étaient affiliés. L'instruction du procès fit connaltre au moins deux cents complices, qui furent divisés en cinq catégories. Vingttrois compris dans la première classe, et dont plusieurs avaient déjà pris part à la conspiration de 1831, que l'amnistie venait de libérer, furent condamnés à vingt ans (le travaux forcés en Sibérie et à la perte de leurs droits; vingtcinq étudiants, contre lesquels il y avait moins de preuves et que leur âge fit excuser, furent incorporés comme soldats dans le corps d'armée du Caucase; vingt autres moins coupables eurent bientôt , quoique condamnés à la même peine, la permission de rentrer dans leur patrie. Konarski mourut avec courage et sans avoir révélé aucun des secrets de la conjuration dont il était le chef. Dix ans plus tard, les réfugiés polonais célébraient à Londres l'anniversaire de son supplice, et quelques journaux anglais publiaient son éloge, assurant qu'avant d'aller à la mort il avait subi les plus affreuses tortures • et qu'on lui avait versé sur le corps de la cire fondue pour le forcer à dénoncer ses complices. De telles assertions étaient d'autant plus invraisemblables, que l'empereur Nicolas faisait dans ce tempslà même, à la mère de Konarski , restée dans la misère, une pension alimentaire , après avoir reconnu solennellement qu'on ne pouvait pas la rendre responsable des fautes de sort fils
  • Simon LEFEBURE( 1720 - 1770) : habile ingénieur, né en Prusse, vers 1720, d'une famille de réfugiés français, entra au 'service sous le règne , 1753 fig. ; 2° l'Art d'attaquer et de défendre les places, Berlin, 1757 avec 13 pl.; Breslau, 1774 11g. ; 3° Essai sur les mines, Neisse, 176i fig.; 4' Essai sur la manière de faire les cartes, Breslau, 1772 avec 2 pl.; Maëstricht, 1777 fig. ; 5° Journal du siège de la ville de Schweidnitz, en l'an 1762, Maëstricht, 1778 avec pl. ; 6° Recueil de quelques pièces et ! dires relatives aux épreuves du globe de compression , avec 2 pl. Tous ces écrits ont été réunis sous le titre d'OEuvres complètes, Maëstricht, 1778, 2 vol. avec 33 pl.; nouvelle édition intitulée l'Art d'attaquer et de défendre les places, suivi d'un Essai sur les mines et d'un Nouveau Traité sur le nivellement, Paris, 1808, 2 vol. avec 33 pl. Les ouvrages de Lefebure sont estimés, mais les gens de l'art lui reprochent d'avoir négligé les découvertes de Belidor, pour suivre avec trop de servilité les méthodes de Vauban
  • Simon LEEUWEN( 1625 - 1682) : savant jurisconsulte, né à Leyde en 1625, était fils d'un membre de la compagnie hollandaise des Indes orientales. Après avoir achevé ses études et reçu le grade de docteur en droit, il exerça la profession d'avocat; et, quoique trèsoccupé des affaires d'une nombreuse clientèle, il trouva le loisir de composer sur des matières de jurisprudence plusieurs ouvrages qui faisaient autorité dans les tribunaux de Hollande, avant les changements introduits dans le code et la pratique judiciaire de ce royaume.' Nommé greffier du conseil d'État â la Ilaye , il mourut en cette ville le 13 janvier 1682, à 56 ans. Indépendamment de ses livres de droit, presque tous écrits en langue hollandaise, et dont on trouve les titres dans la Bibliotheca belgica de Foppens, p..1100, et dans' les Mémoires littéraires
  • Simon LEMNIUS( 1500) : poëte, latin , né dans le 16e siècle , à blargadant , au pays des Grisons, et dont le vrai nom était Lemchen , mais qui est encore connu sous le surnom d'Emporius, étudiait, en 1533, à Ingolstadt, en 1;58, à Vittemberg, et s'y était fait connaitre avantageusement par quelques pièces de vers et par deux livres d'épigrammes, qu'il dédia à l'archevêque de Mayence. Le choix d'un Mécène qui ne pouvait pas être agréable aux chefs de la réforme les indisposa contre lui. On examina son recueil avec une attention scrupuleuse, et l'on prétendit y découvrir quelques épigrammes contre l'électeur de Saxe, le landgrave de Hesse, et l'académie de Vittemberg. Le fameux Mélanclithon, alors recteur de cette université, avec lequel il vivait depuis quelues années dans une espèce d'intimité, lui fit défense d'y reparaltre avant de s'étre justifié; et, quelques jours après, il y eut ordre de l'arrèter niais Lemnius, prévenu à temps, s'étant enfui, on lui accorda un délai pour comparattre ; sur son refus, il fut condamné à un bannissement perpétuel , et sa bibliothèque fut confisquée. On ne peut , quoi qu'en dise Schenner, approuver la rigueur dont on usa envers Lemnius ; l'accusation portée contre lui n'était pas fondée ; l'électeur de Saxe, qu'on lui reproche d'avoir insulté , n'est pas nommé une seule fois dans ses épigrammes ; tt il n'y a que l'esprit de parti qui ait pu aveugler ses juges au point de leur faire reconnaltre l'électeur dans le portrait de l'ignorant Midas. Lem-0h05 , aigri par l'injustice dont il était victime , se retira à Bàle, où il se hâta de faire réimprimer ses épigrammes avec des additions. Il publia , peu après, son apologie contre le décret de l'aca- démie, qui l'éloignait pour jamais de Wittemberg, annonçant que , si ce décret n'était pas rapporté, il vouerait sans cesse au mépris ses odieux persécuteurs. Cette menace ne produisit aucun effet; et le malheureux Lemnius, après avoir erré quelque temps sur les frontières dltalie et de la Suisse, où il parait même qu'il fut correcteur d'épreuves dans l'imprimerie d'Oporin, • à Bâle , se retira enfin à Coire , au sein de sa famille. On le nomma, en 1510, recteur de l'école établie en cette ville; et le 9.1 novembre 4550, il y mourut de la peste, dans un âge peu avancé. On a de lui : 10 Episodia de Joachim° marchione Brandeburgensi et ejus cordage, 4551 ; 62, Epigram- mation libri duo, Wittemberg, Nich. Seirlenz , 1538 Cette édition , ayant été supprimée avec soin, est trèsrare : la seconde, Bâle, 1538 est augmentée d'un troisième livre qui renferme plusieurs traits sanglants contre Luther, qu'il ne se croyait plus obligé de ménager, et qu'il regardait comme le véritable auteur de toutes les persécutions qu'on lui faisait éprouver. 3" Apologia contra decretum quod imperio et tyran- nide hart. Lutheri et Jasa , Jolie [ Valens!). univer- sitas coach: iniquissime et mendacissirne evulgavit, Cologne, 1540 Le titre de l'ouvrage prouve que l'auteur n'est guère disposé à faire l'aveu de ses premiers torts, réels ou imaginaires. Ce petit écrit est extrêmement rare; Schelhorn en a donné une notice détaillée dans ses Amœnit. hist. eccles. et litterar. t. jer, p. 850. 40 Lutii Pisœi Juvenalis Alonacho - pornomachra , 1538 de 3 feuilles, sans pagination. Cette pièce est si rare que Schelhorn ne l'avait jamais vue : c'est une comédie licencieuse; Gottsched en a une notice dans son histoire du thatre allemand, seconde partie, p. 192. 50 ilmorum libri 3,1512 6. Odysseœ Homeri libi 4, heroiro- latino 1499, gestum; et Ilhœtheis, sive de bello rhœlhico libri . Nuremberg, 1792 et le Dictionnaire de Rotermund, Supplément de Joecher
  • Simon LESCOT( 1600 - 1690) : chirurgien , né à Paris au commencement du 17,, siècle, se livra à l'étude de la philosophie de Descartes et de la mécanique, puis à l'anatomie , et devint un des plus habiles dissecteurs de son temps. Il introduisit en France l'art des injections avec la cire et les liqueurs colorées , d'après la méthode de Swammer- dam , et s'en servit pour démontrer tous les vaisseaux du corps humain. L'habitude des dissections le rendit un des meilleurs opérateurs de cette époque; et les succès qu'il obtint dans plusieurs opérations difficiles, et dont l'issue semblait devoir être funeste , lui acquirent une telle réputation , que la ville de Gènes le nomma chirurgien en chef de son grand hôpital , et lui assigna des appointements considérables pour le décider à quitter sa patrie. Il accepta cette offre ; et il éprouva tant de fatigues en donnant ses soins aux blessés, pendant le bombardement de Gènes par les Français en168,1, que sa santé en fut très.altérée. Il mourut dans cette ville le 7 septembre 1690. On n'a de ce chirurgien qu'une Dissertation peu estiffiée sur la myologie, insérée dans le RP9nniii animale d'Emmanuel Kiinig, Bâle, 1682 et 1698
  • Simon LUZZATTO : savant rabbin , florissait à Venise vers le milieu du 17° siècle. Bartolocci et Wolf, qui n'avaient pas seulement vu le titre de ses ouvrages, ont défiguré son nom. Nous avons de lui : 1° Discoso cirai lo stalo degl' Hebrei, ed in particolar dimoranti neil' inclita città di Venetia, ed è un' appendice al trattato dell' opinioni e dogIni dee Hebrei d'ail' universal non dissonanti, e de' riti loro più principali, Venise, 1638 Cet ouvrage ne nous parait pas achevé. L'auteur entreprend le dénombrement des juifs ; et cependant il avoue qu'il est difficile de le faire avec précision. Le témoignage qu'il rend à la tolérance des catholiques envers sa nation a excité vivement la bile de Basnage. Voyez le ch. 28 du liv. ix de son Histoire des Juifs. 2° Socrate, overo dell' hurnano saper, esercitio serio- gioroso, opera sella quale si demostra quanto sia imbecille l'intendimento humano , mentre non e diretto dalla divina revelan'one, Venise, 1613 Ce savant auteur donna son approbation au Ncchalath Tzevi, du rabbin TzevibenJoseph
  • Simon MAIOLO( 1520) : savant canoniste et compilateur, né vers 1520, dans la ville d'Asti, en Piémont, embrassa l'état ecclésiastique, et vint se fixer à Rome, où ses talents lui méritèrent la protection de quelques prélats. Il fut pourvu en 1572 de l'évêché de Volturara, dans la Capitanate, et gouverna son diocèse avec beaucoup de sagesse. Il se démit de son évêché en 1597 , raison de son âge avancé, et mourut peu de temps après. On doit à Maiolo une édition revue et corrigée du Commentaire de Guill. Durand sur les actes du concile tenu à Lyon, en 1274 . On cite encore de lui : 1° De irregalaritatibus et aliis canonicis impedimentis , etc., Borne, 1576 Ce traité a eu plusieurs édi- tions. 20 Historiarum tonus orbis oniniumque temporum decades XVI pro defensione sacrarum imaginent., ibid., 1585 ; ouvrage plein de recherches, mais dans lequel on désirerait plus de critique. 3° Dies canieulares, etc. , imprimé plusieurs fuis en Allemagne ; traduit en français par Rosset, sous ce titre : les Jours caniculaires, c'est- à- dire vingt trois excellents Discours des choses naturelles et surnaturelles , etc. , Paris , 1610 ; 3° édition, revue et corrigée, ibid., 1643 Cette compilation eut beaucoup de succès. Georges Draud en donna une continuation trèsample , et abrégea ensuite l'ouvrage ( roy
  • Simon MARION( 1540 - 1605) : avocat général au parlement de Paris, né à Nevers en 15%0, exerça pendant trentecinq ans , avec une réputation éclatante , le ministère d'avocat. Une mémoire prodigieuse. une élocution abondante et fleurie, furent pour lui des moyens puissants de succès. Catherine de Médicis, avertie par les applaudissements du public, s'empressa de lui conférer les fonctions d'avocat général de sa maison , et le duc d'Alençon , frère du roi , le nomma son conseiller. La protection de ce prince ne fut pas inutile à Marion et le fit rentrer dans les bonnes grâces de Henri fil , qui s'était refroidi envers lui. Le monarque fit oublier à Marion un mécontentement passager, en redoublant d'estime à son égard ; il le chargea de fixer les limites de l'Artois, de concert avec les délégués du roi d'Espagne, et lui accorda des lettres de noblesse pour lui et sa postérité. Marion trouva dans Henri IV la même disposition à récompenser ses services. Successivement président aux enquêtes, conseiller d'État et avocat général au parlement, il continua de se montrer le digne organe de la couronne et de la liberté publique, jusqu'à sa mort, arrivée le 15 février 1605. Ses plaidoyers, publiés en 159i ont été réimprimés en 1598, 1620 et 1629. Ils confirment l'estime due aux vertus du citoyen, mais non l'admiration accordée au talent par ses contemporains ; admiration telle, que le cardinal Duperron le proclamait le seul avocat qui, depuis Cicéron , eût montré l'éloquence dans toute sa perfection. La phrase de Marion a du nombre, de l'harmonie; on y aperçoit l'intention d'une élégance continue : le tour oratoire s'y trouve ; mais l'ordonnance de ses discours est vicieuse et l'on n'en peut suivre le fil à travers le fatras d'érudition intempestive que commandait le goût dominant. Il est curieux de voir comment s'exprime Marion dans son quatrième plaidoyer, sur le droit qu'avait l'université de faire circuler librement les lis ces dans l'intérieur ou hors du royaume ; il y fait, dans une amplification travaillée avec soin, l'éloge de l'écriture et des lettres; mais ce n'est pas la manière de Cicéron dans l'oraison pour Archias. Le quinzième plaidoyer de Marion est contre les Jésuites. Il donna sa fille unique, Catherine, à l'un de leurs plus chauds ennemis, Antoine Arnauld , qui la rendit mère de vingt enfants. Elle acheta pour les religieuses de PortRoyal le terrain où fut bâtie la maison de Paris : devenue veuve , elle y prit le voile, à l'ilge de cinquante ans, des mains de l'abbesse,qui était sa tille, et y termina ses jours au milieu de douze de ses filles oupetitesfilles, qui formaient à elles seules la moitié de la commu' na usé
  • Simon MARTINI( 1280 - 1345) : c'est-àdire Simon, fils de Martin , plus connu sous le nom de Simon de Sienne, naquit dans cette ville vers l'an 1280. Vasari, qui le fait naître en 1285, trompé par une inscription où le nom de ce peintre est joint à celui de Lippo Memnii, l'appelle Simon Memmi et le suppose frère de ce Lippo. Il s'attacha de bonne heure à Giotto, qui était alors le plus célèbre des peintres d'Italie, fit sous lui des progrès rapides, le suivit à Rome et y exécuta dès 1298 et 1300 quelques ouvrages qui établirent sa réputation. Il aida Giotto dans la composition de ce fameux tableau de mosaïque représentant la Barque de St- Pierre battue par la tempête, qu'on y admire encore aujourd'hui, mais qui a été retouché par divers artistes. Simon travailla ensuite en Toscane , toujours dans la manière de son maître ; et après la mort de Giotto , il fut compté au premier rang parmi les meilleurs élèves de son école. Le pape Benoît XII le choisit pour peindre les Histoires des martyrs dans le palais d'Avignon, dont ce pontife venait de faire construire une partie. Simon arriva dans cette ville vers l'an I 338 et gagna l'amitié de tous les prélats qui composaient la cour romaine. Il s'y lia intimement avec Pétrarque et fit pour lui un petit portrait de la belle Laure, dont il fut payé par deux beaux sonnets de ce poète. Soit que Simon eût l'imagination frappée des traits de Laure, soit qu'il voulût témoigner sa reconnaissance à Pétrarque , il peignit encore cette belle en plusieurs occasions sous le portique de l'ancienne métropole d'Avignon; dans le tableau de SteMarie Novelle, à Florence, qui représente les Voluptés de ce monde; dans un tableau de la I • erge à Sienne. Un grand ouvrage à fresque de ce peintre se voit dans le chapitre de la même église de Florence : il représente St- Dominique et ses compagnons disputant contre les hérétiques, désignés sous l'emblème de loups cherchant à dévorer des brebis que défendent des chiens noirs et blancs , par allusion aux couleurs de l'habit des dominicains . Simon peignit aussi les vignettes représentant des sujets de l'Énéide qui décorent le premier feuillet du fameux manuscrit conservé dans la bibliothèque Ambrosienne à Milan. Ce maître manquait de correction dans ses dessins , si l'on en juge par les ouvrages qui restent de lui à Pise, dans le Campo santo : mais il se distinguait par l'invention et il excellait surtout dans les portraits. On peut voir la liste de ses ouvrages dans Baldinucci, dans Ugurgieri et dans Vasari mais ce dernier est peu exact. Le jugement qu'a porté JeanBaptiste Gelli des ouvrages de Simon Martini n'est pas juste. Cet artiste a pu avoir beaucoup de réputation dans un temps où la peinture était à son berceau , sans que l'on doive pour cela comparer son talent à celui des peintres célèbres du seizième siècle. On a prétendu qu'au mérite de peintre Simon joignit celui de sculpteur. On ne connaît cependant pas d'autre ouvrage de lui en ce genre qu'un basrelief en marbre que Bindo Peruzzi, gentilhomme florentin, découvrit dans sa propre maison , vers le milieu du 18e siècle, et qui représente Laure et Pétrarque , avec cette inscription Simon de Senis me luit sut, anno Domini Id. CCC. XL. 1111. L'abbé de Sade doute que 'Simon Martini soit l'auteur de ce basrelief. Ce qui a pu faire croire que cet artiste était à la fois peintre et sculpteur, c'est que dans un de ses deux sonnets Pétrarque ne nomme que des sculpteurs. Simon Martini fut enterré dans l'église des Dominicains d'Avignon , le 1 août 1311 : il n'est donc point mort à Sienne l'an 1315, comme le dit Vasari, d'après une épitaphe qu'avait, selon lui, fait graver Lippo Memmi, prétendu frère de Simon. Félibien, Moréri et les autres biographes fourmillent d'erreurs dans ce qu'ils ont dit de ce peintre, article Jlenzmi. Voyez le discours du P. Della Valle , lu à l'académie des Arcadiens, le 4 mars 1784, sur cet artiste et inséré dans le journal dei Letterati , t. 53, p. 2t1, Pise, 1784
  • Simon MEISTER( 1803 - 1844) : peintre allemand, né à Coblentz en 1803 ; il alla étudier à Paris dans l'atelier d'Horace Vernet, et s'appliqua surtout à la peinture des batailles et des chevaux, genre dans lequel il s'acquit une certaine réputation ; il vint ensuite s'établir à Cologne et s'y fit connaître par des toiles estimées. On lui doit notamment un tableau de la bataille de Ligny, un portrait du roi de Prusse FrédéricGuillaume IV , alors prince royal , représenté entouré de son état- major, et plusieurs sujets empruntés à la guerre , de l'indépendance hellénique. De concert avec son frère Nicolas , il entreprit en 1840 un grand panorama représentant le passage du Rhin par . le général Hoche, qui est traité avec un véritable talent de composition et de paysage. Le coloris de Meister est brillant et son entente des 1 sujets heureuse ; le dessin laisse à désirer. Cet artiste mourut à Cologne en 1844
  • Simon MOPINOT( 1685) : bénédictin de la congrégation de StMaur, naquit à Reims en 1685, fit ses humanités dans le collège de cette ville et s'y distingua de manière à être regardé comme un sujet extraordinaire. En 1700 , il alla à Meaux chez les bénédictins et y fit profession le 25 février 1703. Après avoir terminé son cours de philosophie et de théologie à StDenis, il fut envoyé à Reims , à l'abbaye de StNicaise pour y étudier les langues grecque et hébraïque , et au bout de deux ans il professa les humanités et la rhétorique à PontleVoi , où il s'applia à inspirer ieses élèves l'amour de la vertu et le goût de la belle littérature. Obligé de venir à Reims en 1714 pour sa soeur qui entrait en religion dans l'abbaye de SteClaire, il y prêcha avec tant d'onction et de solidité, qu'il fit douter si la chaire ne devait pas être sa principale occupation. Mais ses supérieurs en disposèrent autrement.Ils l'envoyèrent à StDenis pour travailler, avec dom Marie Didier, à une nouvelle édition de Tertullien. A la mort de ce père, dom Constant le demanda pour collaborateur à la collection des Lettres des papes, dont il fit le prospectus, inséré dans le Journal des savants, septembre 1719. La belle épître dédicatoire au pape Innocent XIII est entièrement de lui, et c'est à ses soins et son bon goût que sont dus l'ordre et l'élégance admirés dans l'excellente préface qui est en tète du premier volume. Cette préface ayant déplu à la cour de Rome, dom Mopinot écrivit au mois de juin 1721 à dom Charles Conrade , procureur général de la congrégation de StMaur, une lettre qui a été imprimée , oû il prouve que dom Constant avait eu soin de revendiquer pour les papes tous § les écrits qui étaient véritablement d'eux , et de «r justifier leur conduite contre les calomnies des hérétiques et contre les fausses imputations de quelques catholiques. Il crut devoir à la mémoire § de dom Constant d'écrire plusieurs lettres pour la défense de cet ouvrage. L'abbé Goujet aurait souhaité qu'on donnât ces lettres au public , afin qu'on pût y admirer la justesse d'esprit, l'érudition et le jugement de l'auteur. Dom Mopinot perdit dom Constant en 1721 ; il le pleura comme son père et fit son éloge funèbre , inséré dans le Journal des savants du 19 janvier 1722. Resté seul pour continuer la collection des lettres des papes , il ne négligea rien pour sa perfection. Il allait livrer à l'impression le second volume , quand la mort le frappa le 11 octobre 1721. Dom Mopinot était modeste , insinuant et poli sans affectation . Son esprit et sa grande érudition le faisaient rechercher de tout le monde. Il écrivait en latin avec une pureté , une élégance rares. Quelquesunes de ses hymnes qu'on chantait dans plusieurs monastères de sa congrégation, ont été mises audessus de celles de Santeul ; mais il faut avouer que , si elles abondent en sentiments affectueux, on n'y trouve pas l'énergie, la vivacité d'images, que le chanoine de StVictor a 'répandues dans les siennes. Dom Mopinot faisait des vers avec la plus grande facilité, mais n'en conservait presque point. Il composa l'épître dédicatoire au cardinal de Rohan , qui est en tète du Thesaurus aneedotorum des PP. DD. Martène et Durand , et un éloge funèbre en latin et en prose carrée, ou style lapidaire, en l'honneur de Prousteau , professeur en droit de l'université d'Orléans. Cet éloge est à la tète du catalogue de la bibliothèque publique de cette ville. L'abbé Goujet, son ami, a consacré à sa mémoire le bel éloge historique imprimé dans la première partie du I Oc tome des Mémoires de littérature et d'histoire, du P. Desmolets. Dom Edmond Martène a écrit la Vie de dom Mopinot, qui a été traduite en latin par dom Charles Clémencet pour être placée à la tète du e volume des Lettres des papes
  • Simon MORELOT( 1751) : pharmacien chimiste, naquit à Beaune en 1751 . Après avoir terminé ses premières études dans sa ville natale, il vint à Paris, où il se livra avec passion aux travaux pharmaceutiques et chimiques, disant qu'il ne connaissait pas d'état plus honorable que celui de pharmacien. Une biographie moderne assure que « ses talents « lui firent obtenir les deux chaires de chimie « pharmaceutique et d'histoire naturelle médi« cale à l'école de médecine ». C'est une erreur ; jamais Morelot n'a été professeur à la Faculté, mais à l'école de pharmacie. Il fut nommé inspecteur des pharmacies centrales et spéciales des prisons du département de la Seine. 11 quitta Paris pour aller à l'armée, où il atteignit le grade de pharmacien principal. Après les campagnes d'Allemagne et de Prusse , il profita de son séjour à Leipsicli. en 1807 pour s'y faire recevoir docteur en médecine. Il fut ensuite envoyé en Espagne, et attaché au septième corps, dit armée d'observation des PyrénéesOrientales. Il se trouvait à Gironne lorsqu'il fut atteint d'une maladie qui l'emporta en trentesix heures, le 18 novembre 1809, et dont il avait puisé le germe dans le service des hôpitaux militaires. On a de 0 lui : 1° Cours élémentaire d'histoire naturelle pharmaceutique, Paris, 1800, 2 vol. avec planches ; 2° Cours élémentaire, théorique et pratique . de pharmacie chimique, ou Manvel du pharmacien- chimiste, Paris, 1803, 3 vol. ; 2' édit., augmentée, Paris , 1814, 3 vol. ; 3° Histoire naturelle appliquée à la chimie, aux arts et aux diprents genres d'industrie, Paris , 1809, 2 vol. Morelot a publié avec M. Grille : Quelques vues sur l'emploi de s'oxyde de manganèse clans les maladies cutanées , Grenoble , 1800 On lui doit une nouvelle édition du Dictionnaire des droques simples et composées, 1807, 2 vol. fi g. Besançon avait déjà eu cjes imprimeurs dans le 15, siècle, mais la protection spéciale que leur accordaient quelques ecclésiastiques éclairés n'avait pu les retenir, et la ville fut privée d'une imprimerie pendant près de cent ans ; cou. LAIRE). Enfin il a fourni divers articles aux Mémoires de la société médicale d'émulation, dont il était correspondant. Il appartenait aussi à l'académie virgilienne de Mantoue et à plusieurs autres sociétés savantes
  • Simon MORIN( 1623) : visionnaire et fanatique du 17e siècle, était né vers 1623 à Richemont, près d'Aumale , dans le pays de Caux , de parents obscurs. Sans ressource dans son pays , il vint à Paris , où sa belle écriture lui fit obtenir une place de commis dans les bureaux de M. Charron, trésorier de l'extraordinaire des guerres; mais, peu assidu à son travail et moins occupé de son emploi que d'idées extravagantes , il se fit renvoyer. Dans le dédiment où le mettait la perte de sa place, il prit le parti de se faire écrivain copiste. On signalait en France, depuis quelques années, une secte d'illuminés. Pierre Guérin, curé de StGeorgedeRoie, en avait semé les erreurs en Picardie, et elles avaient pénétré dans la capitale. Soit que Morin eût des relations avec ces sectaires, que le gouvernement faisait rechercher, soit qu'il eût luimême commis quelque imprudence , il fut arrêté et conduit dans les prisons de l'officialité. Il s'y comporta si bien qu'on le renvoya ; il alla se loger chez une fruitière qui tenait une sorte de cabaret dans le voisinage de StGermain l'Auxerrois ; elle avait une fille nommée Jeanne Honadier, qu'il débaucha. Ce commerce ayant eu des suites, il l'épousa et continua de demeurer avec sa bellemère. Des joueurs qui fréquentaient un jeu de paume à proximité venaient s'y rafraîchir et boire de la bière. Il fit sur eux ses premiers essais. Sa doctrine flattant les passions , il ne manqua pas de prosélytes, et son auditoire grossit. Il y prononçait des sermons, et distribuait des écrits pleins de visions et d'extravagances. Il parvint à séduire un grand nombre de personnes de l'un et de l'autre sexe. Ces assemblées ayant fait du bruit , Morin fut arrêté de nouveau et mis à la Bastille le 28 juillet 1644. Il y passa vingt et un mois, au bout desquels il recouvra sa liberté. Loin que cette détention l'eût corrigé, il se montra plus attaché à ses rêveries, et les consigna dans un écrit qu'il intitula ses Pensées et qu'il fit impri, mer. Il ne craignit point de le communiquer au curé de StGermain l'Auxerrois , qui lui représenta le danger qu'il courait en répandant un pareil ouvrage. Morin lui répondit que, quel que fût ce danger, il ne s'en effrayait point , et qu'il ne dirait pas : Transeat e me calix iste. Le curé crut devoir prévenir le lieutenant de police. Morin, ayant su qu'on le cherchait, changea de quartier et de nom. Un hasard trèssingulier l'ayant fait découvrir, il fut une seconde fois renfermé à la Bastille. Vers 1649, ennuyé de son emprisonnement, il donna une expresse rétractation de ses erreurs et obtint son élargissement ; il la renouvela même quatre mois après, étant en pleine liberté, en son nom et au nom d'une demoiselle Malherbe, sa complice, et la fit imprimer. Il faut que cette rétractation ne fût point sincère, puisqu'il continua de dogmatiser et qu'on le fit arrêter de nouveau ; il fut conduit à fa Cônciergerie, et de là aux PetitesMaisons, comme fou incurable. Nouvelle abjuration, plus solennelle encore que la première et qui fut suivie d'un Te Deum; nouvel élargissement , que ne tarda pas de suivre une troisième ou quatrième récidive. Les choses en étaient là au mois de décembre 1661 , lorsque le poëte Desmarets de StSorlin, qui n'était guère moins fou que Morin et visionnaire luimême quoique membre de l'Académie française , s'avisa , on ne sait trop par quel motif, de s'attacher aux pas de Morin pour lui soutirer le secret et les détails de sa doctrine. Il le vit chez lui, le flatta, feignit d'entrer dans ses sentiments, et parvint à s'attirer sa confiance et celle de quelques femmes qu'il avait instruites. Morin lui dit tout, ajoutant à ses autres folies qu'il fallait que le roi le reconnût pour ce qu'il était, ou qu'il mourrait. StSorlin crut voir là une conspiration. Il dénonça Morin et se rendit son accusateur. Morin , sa femme et son fils furent arrêtés, conduits à la Bastille , et de là dans les prisons du Châtelet. On lui fit son procès, et une sentence de ce tribunal en date du 20 décembre 1662 le condamna à faire amende honorable et à être brûlé vif; elle fut confirmée au parlement par arrêt du 13 mars 1663, et exécutée le lendemain 14. Morin avait environ
  • Simon NANQUIER ou NANQUERIUS : poète latin, vivait au commencement du 16. siècle. Le titre de frère , dont il fait précéder sou nom, prouve qu'il appartenait à quelque ordre monastique, et comme il a dédié son poème à Charles de Billy, abbé de StFaron , près de Meaux , on peut conjecturer qu'il était religieux de cette abbaye, de la règle de StBenoît. A la tète de cette dédicace, Nanquier nomme aussi Robert Gaguiii et Fauste Andrellin, deux des poètes les plus célèbres qu'il y eût en France à cette époque. Son poème est intitulé De lubrico temporis curriculo, deque hominis miseria, carmen elegum ; la Ire édition , Paris de 15 feuilles, doit être postérieure à l'année 1498, puisqu'on trouve à la fin une églogue sur la mort du roi Charles "VIII. Ces deux opuscules, en vers hexamètres et pentamètres, ont été réimprimés, Lyon, 1557, et Paris, 1563 La Bibliothèque historique de la France, t. 4, p. 393 , en cite une édition, Paris, 1517 contenant le Carmen bucolicunt, cura commento familiari, et une autre de Coutances, 1621 , inconnues à tous les bibliographes , mais elle ne fait aucune mention de celles que nous avons indiquées plus haut et dont l'existence est incontestable. L'ouvrage de Nanquier a été traduit en vers français par Jean Paradin , sous le titre de la Illicropœdie, Lyon, 1546 Paris, 1547
  • Simon OCKLEY( 1678) : ecclésiastique et savant orientaliste anglais, né à Exeter en 1678, fut nommé en 1705 vicaire de Swavesey, dans le comté de Cambridge, et en 1.711 professeur d'arabe de l'université de Cambridge, où il avait fait ses études. Il montra beaucoup de zèle pour étendre dans son pays le goût des langues de l'Orient ; et il prétendait qu'on ne pouvait être un grand théologien sans en avoir au moins quelque connaissance. il publia dans cette vue, en latin et en anglais, plusieurs ouvrages dont le plus considérable est l'Histoire des Sarrasins depuis la mort de Nahomet, en 632, jusqu'en 705, en 2 volumes ; réimprimée pour la troisième fois en 1757, précédée d'un Précis sur les Arabes ou Sar- rasins, sur la vie de Mahomet et la religion. maho- métane, par le docteur Long. Ockley composa cet ouvrage intéressant en grande partie sur des manuscrits arabes inédits de la bibliothèque Bodléienne à Oxford. Son mérite personnel et la protection du comte d'Oxford devaient lui faire espérer de l'avancement dans l'Eglise ; mais ce seigneur fut disgracié avant &avoir presque rien fait pour lui. Chargé de famille et n'ayant ni économie ni le goût de l'intrigue , Ockley passa dans la misère les plus belles années de sa vie. Dans son discours d'inauguration , prononcé à Cambridge en 1711 , il appelle la fortune empoisonneuse et marâtre, et parle de soucis cuisants comme de choses qui lui sont depuis longtemps familières. Son introduction au deuxième volume de son Histoire des Sarrasins est datée du château de Cambridge , où il était en prison pour dettes, au plus fort de l'hiver, au mois de décembre 1717. Il mourut en 1720, âgé seulement de 42 ans. Voici les titres de ses ouvrages Introductio ad linguas orientales, in qua us dis- cendis via munitur, et earum usus ostenditur. Ac- redit index auetorum , tam illorum quorum in hoc hibello mentio fit , quant aliorum , qui /, arum remua studiosis usui esse possint , 1706 11 y consacre un chapitre à discuter l'origine et l'antiquité des pointsvoyelles, et s'y déclare pour le système de Buxtorf ; mais on assure qu'il changea d'opinion dans la, suite et embrassa celui de Capell, quoiqu'il n'ait pas eu occasion de revenir sur ce sujet dans ses écrits postérieurs. 2. His- toire de l'état présent des juifs dispersés sur le globe , etc., traduite de l'italien de Leo Modena , rabbin vénitien, et suivie d'un Supplément concer- nant les Caraïtes et les Samaritains , traduit du français, de Rich. Simon, 1707 ; 3° le Per- fectionnement de la raison humaine , démontré par la Vie de liai Ebn Fokhdhan , écrite depuis plus de cinq cents ans par Jaafar Ebn Tophaïl , tra- duite de l'arabe et ornée de figures, 1708, 1711 A la suite de ce roman moral le traducteur a joint un appendice où il prouve que, sans la révélation, l'homme n'eût jamais pu parvenir de luimême à la véritable connaissance de Dieu et des vérités nécessaires ai.z salut : l'original avait été publié avec une version latine, en 1650 et 1700 , 4. Précis sur la Barbarie occidentale, comprenant ce qu'il y a de plus remar- quable dans les territoires du roi de Fez et de Ma- • oe, écrit par une personne qui y avait été, longtemps esclave , et publié d'après son manuscrit authenti- que, suivi de deux lettres, l'une du roi de Maroc, au colonel Kirk , l'autre à sir Cloudesly Shovell avec la réponse de sir Cloudesly, etc. 01 - 713, avec une carte et deux lettres du roi MuevIsmaél, écrites en 1682 ; 5° Histoire de la con- quête de la Syrie, de la Perse et de [ Egypte , par les Sarrasins, Londres, 1708 de 391 pag.; id., 2e partie, ibid., 1718 de 387 pages ; id., Cambridge, 1757, 2 vol. ; traduit en allemand par Théod. Arnold , Leipsick , 1745 , 2 vol. et en français . Ce livre est tiré principalement de l'ouvrage d'Al Wakedi, mie plus ancien historien arabe qui nous soit parPenu , mais dont l'autorité est fortement contestée. L'histoire des Sarrasins a repris cependant de nos jours une vogue nouvelle ; elle a été réimprimée à Londres en 1847, en 1848 et en 10859. 6° Sentences d'Ali , gendre de Mahomet , traduit d'un manuscrit de la bibliothèque Bodléienne , Londres, 1717 de 34 pages, se trouve aussi dans l'édition de 1757 de l'ouvrage précédent . 7. Nouvelle traduction du 9., e livre apocryphe d'Esdras , d'après la version arabe, 1712 ; 8° quelques Sermons. Sa Lettre sur la confusion des langues adressée au docteur Wotton, en date du 25 juin 1714, contient des remarques curieuses sur les langues orientales
  • Simon PAQUER( 1779 - 1842) : né le 1" mai 1779 à Nantes, où son père, maréchal vétérinaire, avait le dépôt des étalons, s'initia , au milieu des jeux mêmes de son enfance, à la connaissance pratique du cheval et au goùt de l'équitation. 11 se livra de bonne heure et avec persévérance à l'étude anatomique de ce quadrupède , et, grâce à l'excellente éducation que lui avait fait donner son père, il acquit promptement de solides connaissances en hippiatrique. Par un double mérite, fort rare alors, il devint à la fois un excellent écuyer et un bon vétérinaire, à la suite des cours qu'il suivit à Alfiort et des leçons d'équitation qu'il reçut à Nantes de M. de Grammont, ex- écuyer du régiment ; 2° Note sur un mode d'amélioration des chevaux dans ce dé- partement ; 3. Instruction vétérinaire, suivie de détails sur une e'pizootie dans la commune de Vertou ; 4. Instruction vétérinaire ; 50 Rapport sur l'espèce chevaline . Avant la publication des Annales, il avait inséré dans le Lycée armoricain (t. 3 et 1(Y un Mémoire sur l'état actuel des chevaux en France et une Note sur l'éducation des chevaux. Quand la mort l'a frappé, le 18 mai 1812, il s'occupait de la rédaction d'un Manuel vétérinaire, qu'il devait composer à l'aide de nombreux matérianx joints à ses propres observations. Mellinet lui a consacré une notice dans le 3e volume des Annales de la société académique de Nantes
  • Simon PATRICK( 1626 - 1815) : savant évêque anglais, né en 16.26, d'un mercier de Gainsborough 'comté de Lincoln , et élevé à Cambridge , venait d'obtenir la cure de Battersea , lorsqu'il commença de se faire connaître comme auteur, en 1658, par un Traité sur la communion et sur le baptême, qui fut suivi, en 1659 , d'un livre intitulé la Paix de l'âme, ou Remède contre toutes les peines, avec un Discours de consolation, adressé particulièrement à ceux qui ont perdu leurs parents et des amis chers, volume souvent réimprimé. Nommé recteur de StPaul dans CoventGarden , à Londres, il obtint l'estime de ses paroissiens par le mérite de ses sermons et ses moeurs exemplaires, et gagna leurs coeurs par le dévouement qu'il leur témoigna, surtout pendant la peste de 1665. Il devint bientôt l'un des chapelains du roi. Lorsqu'en 1669 et 1670 s'agitait vivement la question de la tolérance des divers cultes, il s'attacha à tourner en ridicule, dans quelques écrits , le fanatisme et la manière de prêcher des nonconformistes, et ce fut avec succès; mais il eut en cette occasion le tort , qu'il reconnut luimême par la suite , de généraliser un peu trop sa censure. Sous le règne de Jacques II, il montra du courage à soutenir l'Eglise anglicane, et la défendit , en 1686 , dans une conférence , contre deux prêtres catholiques romains. Il s'opposa de tous ses moyens à la lecture de la déclaration royale pour la liberté de conscience. Aussi , au moment de la révolution , futil appelé à prêcher devant le prince et la princesse d'Orange. Bientôt après, il fit partie de la commission char-' gée de revoir la liturgie , et il retoucha les collectes pour tout le cours de l'année. Nommé en 1689 évêque de Chichester, il fut transféré en 1691 au siége d'Ely, où il mourut en 1707, dans sa 81' année. L'Eglise d'Irlande , le diocèse d'Ely et l'université de Cambridge furent tour à tour l'objet de sa sollicitude et de ses bienfaits. Il a écrit un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels on cite particulièrement des Commentaires sur les livres historiques de l'Ancien Testament, et des Paraphrases sur le Livre de Job , les Psaumes, les Proverbes , l'Ecclésiaste et le Cantique de Salomon , publiés successivement depuis 1679, souvent réimprimés, et en dernier lieu en 3 volumes — Samuel PATRICK , savant et laborieux philologue, fut attaché au collége d'Eton , dans la première moitié du 18e siècle, et, se bornant au simple rôle d'éditeur, il publia un grand nombre d'ouvrages utiles , dont la plupart ont été souvent reproduits; nous citerons : Plauti comedioe quatuor, cria interpretatione et notis Jac. Operarii, Londres, 1724 . Les pièces que renferme cette édition sont : l'Amphitruo, les Captifs , l'Epidicus et le 1? udens; l'éditeur y a joint des tintes et une table ; , en deux cents langues , 1812 ; 2. Etat des mœurs dans un port dr mer, sermon , 1809 ; 3° la Mort du prince Bagration , pomme, 1813
  • Simon PELLOUTIER( 1694 - 1757) : historien, né en 1694, à Leipsick, de parents français que la révocation de l'édit de Nantes avait obligés de sortir du royaume, ayant terminé à dixhuit ans ses cours académiques d'une manière brillante, fut jugé digne de remplir les fonctions de gouverneur des fils du duc de Wurtemberg. 11 accompagna en 1712 ces jeunes princes à Genève, et profita de son séjour en cette ville pour commencer ses études théologiques, qu'il alla continuer à Berlin sous Lenfant, l'un des théologiens les plus distingués de la communion réformée sur cette question : Quelles étaient les nations gauloises qui s'établirent dans l'Asie Mineure sous le nom de Galates ? Ce nouveau succès le ramena vers ses études favorites, que les mauvais procédés de son libraire lui avaient fait abandonner. 11 fut reçu bientôt après membre de l'académie de Berlin, et nommé bibliothécaire de cette savante compagnie, emploi qui lui fournit de nombreuses occasions de montrer l'étendue des connaissances qu'il avait acquises par une sage distribution de son temps. Cependant, au milieu de ses travaux, la santé de Pelloutier s'était profondément altérée, et il succomba le 2 octobre 1757, à l'âge de 6:1 ans. Le seul titre de Pelloutier à l'estime de la postérité est son Histoire des Celtes ; mais elle suffit pour lui assurer une réputation durable. Cet ouvrage, imprimé d'abord à la Haye, 1710-1750, 2 vol. a été publié avec de nombreuses additions tirées des manuscrits de l'auteur, par Chiniac, sous ce titre : Histoire des Celtes et particulière- il, L'école de charité de Berlin a publié deux volumes de Sermons de Pelloutier. précédés de la Vie de l'auteur; mais ce recueil n'a rien ajouté à sa réputation, XXXII. ment des Gaulois et des Germains, depuis les temps fabuleux jusqu'à la prise de Rome par les Gaulois, Paris, 1771, 2 vol. ou 8 vol. L'ouvrage est divisé en quatre livres. Le premier traite de l'origine des Celtes, des pays qu'ils ont habités, des différents noms qu'ils ont portés successivement, et de la langue qu'ils parlaient dans les temps où ils ont commencé à former un corps de nation ; le second, de leurs moeurs, de leurs coutumes et de leurs occupations; le troisième, de leurs dogmes et de leurs lois; et enfin le quatrième, de leurs cérémonies religieuses, et des philosophes scythes et celtes. Le quatrième livre, plein de détails curieux, n'avait point encore été publié. Chiniac a fait précéder le premier volume de l'Eloge de Pelloutier par Formey, tiré du tome 13 du Recueil de l'académie de Berlin, et a réuni à la fin de ce inème volume la Dissertation de Pelloutier couronnée par l'académie des inscriptions, deux de ses Mémoires, l'un sur l'expédition de Cyrus contre les Scythes, et l'autre sur l'origine des Romains, extraits du Recueil de l'académie de Berlin ; les Obserrations . Cette courte analyse sutlit pour faire connaltre l'importance de l'ouvrage de Pelloutier, également remarquable par l'étendue et l'exactitude de ses recherches, et par la méthode avec laquelle il a su présenter et enchaîner les faits de manière à en former un corps d'histoire. Chiniac, qui avait acquis les manuscrits historiques de Pelloutier, distinguait ses Noies sur l'ancienne géographie , dont il promettait la publication. On ignore le sort de ce manuscrit. Jac. Brucker a donné la lie de Pelloutier avec son portrait dans la Pinacotheca , decad. 3, num
  • Simon PIGNONE( 1614 - 1698) : peintre florentin né en 1614, fut un des élèves les plus distingués de François Furini , et on lui attribue, quoique à tort, quelques tableaux de son maitre que le temps et surtout le vice d'impression des toiles ont fait pousser au noir. Ce n'est point le défaut de Pignone : ses carnations, au contraire, se font remarquer par leur extrême délicatesse, comme le prouve le tableau du Bienheureux Bernard Tolonzeï à Monte Olivetto , dans lequel si la Vierge et l'Enfant Jésus ne brillent pas par la beauté des traits, on en est du moins dédommagé par la beauté des chairs. Le tableau de St- Louis, roi de France, que l'on voit dans l'église de SteFélicité, a plus de célé- brité encore, et Luc Giordano en faisait le plus grand cas. On lit dans les Lettres pittoresques que, parmi les peintres florentins de son temps , les seuls auxquels Carle Maratte reconnût un véritable talent étaient Gabioni et Pignone. Bellini en fait un éloge pompeux dans sa Bucchereide et il a inventé pour exprimer son mérite une expression qu'il serait impossible de traduire en fran-çais : il l'appelle : I' Archipittorissimo de' buoni. Pignone mourut le 16 décembre 1698
  • Simon PIGNONE( 1614 - 1698) : peintre florentin né en 1614, fut un des élèves les plus distingués de François Furini , et on lui attribue, quoique à tort, quelques tableaux de son maitre que le temps et surtout le vice d'impression des toiles ont fait pousser au noir. Ce n'est point le défaut de Pignone : ses carnations, au contraire, se font remarquer par leur extrême délicatesse, comme le prouve le tableau du Bienheureux Bernard Tolonzeï à Monte Olivetto , dans lequel si la Vierge et l'Enfant Jésus ne brillent pas par la beauté des traits, on en est du moins dédommagé par la beauté des chairs. Le tableau de St- Louis, roi de France, que l'on voit dans l'église de SteFélicité, a plus de célé- brité encore, et Luc Giordano en faisait le plus grand cas. On lit dans les Lettres pittoresques que, parmi les peintres florentins de son temps , les seuls auxquels Carle Maratte reconnût un véritable talent étaient Gabioni et Pignone. Bellini en fait un éloge pompeux dans sa Bucchereide et il a inventé pour exprimer son mérite une expression qu'il serait impossible de traduire en fran-çais : il l'appelle : I' Archipittorissimo de' buoni. Pignone mourut le 16 décembre 1698
  • Simon PIETRE( 1525 - 1649) : fut le premier d'une tiraille de médecins qui se rendit célèbre dans le 16° et le 17e siècle. Né vers 1525 , au village de Marède, près de Meaux, fils d'un riche fermier, il fit de trèsbonnes études à Paris et y fut reçu docteur en 1549, puis professeur et enfin doyen en 1564. Ami particulier de Ramus, il avait comme lui adopté les opinions du protestantisme, et il eût péri avec lui dans les massacres de la StBarthélemi , si la tendresse prévoyante de son gendre Riolan ne l'eût contraint de se tenir caché dans le monastère de StVictor. Quelle que fût la défaveur qui résultât pour Pietre à la cour de ses opinions religieuses, l'extrème confiance qu' son habileté le fit appeler auprès du roi Charles IX dans la dernière maladie de ce prince, mais ce fut trop tard , tout espoir était perdu quand il arriva. Luimême mourut peu de temps après, laissant une nombreuse famille, notamment un fils aîné qu'il avait élevé avec beaucoup de soin et qui devait ajouter à l'illustration de son nom. S. Pietre n'a publié que six Consultations imprimées parmi celles de Fernel. PIETRE , fils aillé du précédent , surnommé le Grand, pour le distinguer des autres individus de sa famille , médecins comme lui , naquit à Paris en 1565 , y fit de bonnes études, fut reçu docteur et professeur au collège royal. Doué d'une rare éloquence, il acquit une grande réputation. On raconte qu'il donnait en même temps à ses écoliers deux leçons de médecine, l'une selon le système d'Hippocrate , et l'autre selon Gallien. René Moreau a dit de lui : Vir medicre anis tan- ), frère puîné du précédent , fut doyen de la faculté de médecine de Paris et mourut en 1649, à l'âge de 80 ans. — Son fils PIETRE fut aussi docteur doyen de la même fa-. cuité, et mourut en 1630. — PIETRE , le dernier docteur de cette illustre famille, fut reçu en 1634 , devint doyen en 1648 et mourut en 1666. — PIETRE , né dans le Sennonais, d'une autre famille que les précédents, fut aussi un médecin distingué de la Faculté de Paris , et mourut dans cette ville vers la fin du 16' siècle
  • Simon POUVREAU( 1500) : avocat, né à Parthenay dans le commencement du 16. siècle, se fixa à Poitiers, où il se fit une réputation , et publia en 1561 un Recueil d'arrêts, 1. vol. dans lequel il avait pris pour modèle celui de J. Dulac, procureur général de Catherine de Médicis, publié en trèsbeau latin, l'an f554, petit L'ouvrage latin est trèsestimé, mais le français est plus à la portée du commun des lecteurs. L'un et l'autre sont très- propres à satisfaire ceux qui aiment les anecdotes de jurisprudence
  • Simon REBOULET( 1687) : historien avignonnais, naquit en 1687. Après avoir terminé ses études avec succès sous la direction des jésuites, il sollicita son admission dans la société; mais il ne tarda pas d'en sortir à cause de la faiblesse de sa santé. La même raison l'obligea plus tard de renoncer à la carrière du barreau , dans laquelle il se distinguait. C'est alors qu'il se livra tout entier à la culture des lettres et de l'histoire. Il se maria en 1718, goûta pendant trentequatre ans les douceurs d'une union assortie et mourut le ± 7 fé- vrier 1752 . out re les Mémoires de Forbin, qu'il rédigea sur les manuscrits de ce célèbre marin , on a de lui : P Histoire de la con- grég, 173i. 2 vol. Cette congrégation, fondée à Toulouse en 1662 par madame de Mondons ille, fut supprimée par ordre de la cour en 1686. L'ouvrage de Reboulet est écrit avec beaucoup du vivacité et d'agrément ., mais comme il contient des traits peu honorables à la mémoire de la fondatrice, bbé de Juliard, neveu et héritier de cette dame, obtint en 1735 un arrêt du parlement de Toulouse qui condamne cette histoire au feu , et il en publia d'ailleurs la réfutation . niponse au mémoire de l'abbé de Ju- lian!, etc., ibid., 1737 C'est une défense virulente de l'ouvrage précédent : elle fut con- damnée de même en 1738, et selon LengletDu- fresnoy, elle ne méritait pas une autre réplique. 30 Histoire du règne de Louis XIV, Avignon, 1742,- 1711, 3 vol. ou 9 vol. Quoique supérieure à celles de Larrey et de la Martinière, cette histoire n'en est pas moins trèsmédiocre. Les faits y sont exposés avec assez d'exactitude et de vérité, mais avec trop de sécheresse : elle n'est d'ailleurs point exempte d'erreurs; le style en est sec, embarrassé et souvent inégal. flo His- toire de Clément Al, pape, ibid., 1752, 2 vol. Cette histoire, plus complète que ;celle qu'avait publiée le P. Lafitau, fut supprimée en France sur la demande du roi de Sardaigne, dont le père y est fort maltraité . Reboulet a laissé quelques ouvrages en manuscrit : des traités de controverse et l'Histoire des douce premiers Césars. On trouve des détails sur Reboulet et ses ouvrages dans les Mémoires de littérature de l'abbé d'Artigny
  • Simon RENARD( 1500) : négociateur, naquit à Vesoul au çomrnecement du 16° siècle. Ayant terminé ses études à l'université de Dole , il prit ses degrés en tlroit et fut pourvu, bientôt après, de la çharge de lieutenant général au bailliage d'Amont . Son mérite et sa capacité le firent connaître du chancelier Perrenot de Granvelle et de son fils , l'évêque d'Arras , devenu célèbre sous le nom de cardinal de Granvelle. Par leur protection , il obtint une place de maître des requêtes au conseil de Flandre et parvint rapidenient aux premiers emplois. Nommé d'abord Le bailliage d'Âmont composait la partie de la FrancheComté qui forme aujourd'hui le département de la HauteSaône. ambassadeur en France, il fut enstlite etiVnyé à Londres pote conclure le Mariage de l'infant don Philippe avee Marie, reine d'Angleterre. Renard Montra beaucoup d'habileté dans cette négociation et triompha de tous les obstacles qui s'opposaient à und alliance Vivement désirée par l'évèqtie d'Arras et que la France ne voyait pas sans inquiétude. Depuis il fut employé dans diverses affaires importantes et eut part au traité de Vaucelles , dont les conditions furent jugées ruineuses pour l'Espagne. Renard, dans cette circonstance, s'était écarté des ordres qu'il avait reçus de sa cour, et le roi Philippe II lui en témoigna son mécontentement. Persuadé que Granvelle l'avait desservi, Renard s'unit aux ennemis de ce Ministre et vint à bout de soulever contre lui la noblesse de Flandre. Il se permit à l'égard de son bienfaiteur les railleries les plus indécentes et finit par pousser les mécontents à le dénoncer au roi comme l'auteur des troublés des PaysBas. Granvelle feignit longtemps d'ignorer les menées de Renard ; enfin, ne pouvant plus se les dissimuler, il se contenta de lui écrire pour se plaindre de son ingratitude : Ne 'vous souvenezvous phis, « lui mandaitil , que c'est moi qui vous ai ton-« jours soutenu, défendu et protégé partout?... « Estce ainsi que sous reconnaissez mes bontés « et que vous récompensez mon amitié?... Pen- · sez à vousmême, et je serai toujours prêt « à vous servir . » Loin de profiter de ces Sages conseils et de reconnaître ses torts , Renard se flatta qu'aidé par le prince d'Orange et par le comte d'Egmond , il viendrait à bout de faire renvoyer le cardinal et peut-être de lui sueCéder dans l'administration des PaysBas. Granvelle perdit enfin patience et crut devoir punir un ingrat. th des domestiques de Renard, convaincu d'avoir vendu les secrets d'Etat, avait été condamné à mort par le parlement de Dole. Dans ses interrogatoires, il avait laissé échapper quelques mots qui pouvaient compromettre son maître, mais qu'on avait négligé d'éclaircir. Le cardinal fit rechercher les pièces et parla au conseil des charges qui existaient contre Renard. Celuici se plaignit qu'on voulût faire suspecter sa fidélité, demanda des commissaires pour Je juger et déclara qu'il ne rentrerait point au conseil avant qu'on lui eût rendu justice. L'emportement qu'il mit dans ses plaintes déplut à lu cour, et il reçut l'ordre d'aller servir dans le comté de Bourgogne. Renard refusa d'obéir, kti baptême du fils du comte de Mansfield, on fit une Inasdarade, dans laquelle un homme habillé en cardinal était chassé par un diable avec des queues de Renard. Granvelle, dit l'abbé Boisot, ne fit qu'en rire; mais le rot n'y entendit point raillerie. 121 Cette lettre, qui prouve et la modération du cardinal et 9011 attachement sincère pour Renard , est imprimée dans les 11. 1è- tnofres polir servir à l'histoire de Grantelle, par Levesque,t. p. 327. L'abbé Boisot en a publié une autre, dans laquelle le cardinal offre de l'argent à Renard: « Vous me le pourrez rendre. u lui ditil , après avec votre commodité, oit je le recouvrerai avec ic le temps sur vos gages d'Espagne; car je désire que vous soyez a accommodé, et vous pousser tout outre le plus que je pourrai." prétextant que sa santé ne lui permettait pas de stipporter les fatigues d'un si long voyage; mais veyant que le S seigneurs flamands n'osaient pas le soutenir hautement , il prit le parti d'aller en Espagne , où il espérait trouver des atnis plus capables de servir sa haine contre Granvelle. Avant sou départ , il avait eu l'imprudence d'adresser au roi Philippe H une requête par laquelle il lui reprochait de laisser ses services sans récompense , et qu'il terminait en donnant la démission de sa charge de conseiller d'Etat, demandant pour toute grâce d'être payé de ses appointements arriérés. Le roi, choqué de cette requête, le reçut trèsfroidement, et , après une courte audience, le congédia. Renard languit plusieurs années à Madrid dans la misère et y Mourut, dit l'abbé Boisot, de chagrin ou autre- ment , le 8 août 1575 . L'écrivain qu'on vient de citer fait ainsi le portrait de ce négociateur : C'était un homme fort habile , ardent, (t beau parleur, mais railleur et turbulent. » Les Ambassades de Renard, 3 volumes font partie de la collection des Mémoires du cardinal de Granvelle, conservés dans la bibliothèque de Besançon
  • Simon SAINT-JEAN( 1808) : peintre de fleurs et de fruits, et l'un des plus habiles artistes en ce genre de notre époque, naquit à Lyon le 14 octobre 1808. Elève de l'école des beauxarts de sa ville natale, il apprit les secrets de son art d'Augustin Thierriat. Il débuta au salon de 1834 avec des fleurs et des fruits, desfleurs tom- bant d'un chapeau suspendu à une branche de chêne, à l'entrée d'une grotte , qui lui valurent une médaille de troisième classe. Nous rappellerons ses princi- paux travaux : Bouquet sur une tombe ; sur la pierre sépulcrale 'est gravée une inscription tirée des Harmonies de M. de Lamartine; le Premier regret ; Une jeune fille portant des * fleurs ; — groupe de fleurs ; un vase de bronze, dans la forme de ceux de Médicis, contient des roses thé, pavots, roses trémières, tulipes. roses moussues. etc.; des raisins rouges "'déposés sur une table de pierre terminent cette vomposition; ce tableau, qui figura au salon de I841, mérita à son auteur une médaille de ,leuxième classe, qui fut rappelée en 1855. En 1843, il exposa un de ses meilleurs ouvrages représentant une guirlande de fleurs suspendue autour d'une niche gothique de la sainte Vierge. Le musée de Lyon en a fait l'acquisition. StJean obtint cette même arillée, le 6 juin, la croix de chevalier de la Légion d'honneur. Sa Notre- Damedes Roses, peinte en 1850, achetée par eEtat, figure au Luxembourg; enfin son dernier ouvrage fut la Vierge à la chaise. Chacun peut se rappeler encore avoir vu cette oeuvre au salon de 1859. C'était un médaillon sculpté en bois, entouré de fleurs. Comme les roses, notamment, étaient ravissantes! Il ne leur manquait en vérité, pour être réelles, que le parfum. C'est qu'en effet StJean possédait une touche large et savante; personne mieux que lui n'a su rendre le velouté des fruits, leur degré de maturité. Comme il sait bien distribuer la lumière, grouper les fleurs, tirer parti des clairsobscurs! comme ses tons sont riches et diaphanes! Toutefois nous reprocherons à l'éminent artiste d'avoir peut-être abusé du jaune de chrome; cette couleur, quand elle n'est pas rompue par des tons voisins, devient désagréable; de plus elle offre le grave inconvénient de pousser au noir en vieillissant. Il est donc à craindre que toutes ces belles fleurs qu'on est tout prêt à cueillir, que tous ces fruits tentateurs perdent arec le temps de leur trans- parence et de leur délicatesse, et, franchement, ce serait dommage. StJean ne présenté pas dans son faire toute la légèreté, toute la finesse de Van Huysum, par exemple, qui apportait tant de soins dans la pratique de son art; mais nous reconnaissons sans hésiter que la distance qui sépare l'artiste lyonnais des maîtres anciens est faible et qu'il lui restait bien peu à faire pour atteindre leur perfection. Au surplus, StJean est mort à Lyon, le 5 juillet 1860, àgé de 52 ans, quand il pouvait progresser encore assurément. Une Tête de Christ dans un médaillon, entouré des emblèmes eucharistiques, et que possède le musée de Lyon, prouve clairement qu'il aurait pu faire un bon peintre de portraits s'il se fût adonné à ce genre. StJean était membre de l'académie des sciences, belleslettres et arts de Lyon, et il prononça pour sa réception un discours plein d'excellentes idées : De l'influence des beaux- arts sur l'industrie lyonnaise, Lyon, 1856 L'Illustration, dans son numéro du 3 novembre, a consacré un article à StJean, et il est accompagné d'un portrait de cet ar- tiste
  • Simon SCHARD( 1535 - 1573) : compilateur, né dans la Saxe, Ners 1535, se rendit habile dans les langues anciennes. le droit et l'histoire, et se fit bientôt connaître dans les différentes cours de l'Allemagne. Revêtu d'abord de la dignité de conseiller du duc de DeuxPonts, il fut, en 1566, nommé assesseur à la chambre impériale de Spire et mourut en cette ville le 20 mai 1573. On lui composa une épitaphe honorable, rapportée dans la Biblioth. relus et nora de Koenig et dans le Dictionnaire de Moreri. Outre un Lexique de droit , surpassé depuis longtemps, on a de Schard : 1. Idea consiliarii sire de Conciliis et ronsiliariis principunt. C'est une traduction de l'italien de Fréd. Ceriolani : on n'en a pu découvrir la première édition ; mais Barbier nous ipprend qu'elle fait partie d'un recueil d'opuseules sur la même matière, publié par And. P Schott, Cologne, 1643 . 2. Germani- earum rerum quatuor vetustiores chronographi , Francfort, 1556 Ce recueil, le premier qu'on ait donné des historiens de l'Allemagne, contient la vie ou plutôt le roman de Charlemagne, attribuée à l'archevéque Turpin , et les chroniques de Rheginon, abbé de Prum, de Sigebert, de Gemblours et de Lambert d'Aschaffenbourg. Ces trois chroniques ont été publiées plus correctement par Pistorius . 3° rejoues et elegie funebres in exequiis Germa- nie prin, dans laquelle l'éditeur a inséré tu Le. ricon juridicum jaris Postifrii et Romani Bâle, 1582 Bauer a cité cette édition dans la Bibltoth. libror. rarior., t. 7 p. 219; ce qui ne prouve pas qu'elle soit chère ni recherchée. Ilypomnema de jide, anticitia et obserrantia ponti- ficum Bomanorum erga imperatores Germaniros et une version latine du traité de Jean Lemaire de Belges : De la diférenre durhisme et des conciles en l'Eglise .
  • Simon SZYMONOWIEW( 1553 - 1624) : surnommé Simonide,, né en 4553 et mort en 1624, était chapelain et chanoine de Léopold , en Pologne. Ses églogues sont encore jusqu'ici les meilleures de la langue polonaise : le naturel , la douceur et la sensibilité les distinguent éminemment, Cracovie, 1629, in•4°. 1686 Il y en a vingt qui se trouvent dans ie Choix d'auteurs polonais, Varsovie, 1803-1805
  • Simon STAROWOLSKI( 1500 - 1656) : l'un des meilleurs historiens de la Pologne, était né vers la fin du 16' siècle, de parents illustres , mais disgraciés de la fortune. Après avoir terminé ses études à Cracovie, avec succès, il professa la philosophie et la théologie à l'abbaye de Wachoè. Le grand général de Lithuanie Ch. Chudkiewicz le choisit ensuite pour sect.& taire et lui facilita les moyens de se filmer à l'étude de l'histoire et du droit public. Après la mort de ce héros , il visita l'Allemagne. l'Italie, la France et la Hollande, pour perfectionner ses connaissances et en acquérir de nouvelles. A son retour en Pologne, il se chargea d'une éducation particulière , et ayant embrassé l'état ecclésiastique, fut pourvu d'un canonicat du chapitre de Cracovie. Les talents et les qualités personnelles de Starowolski lui méritèrent l'estime générale. On rapporte que Charles Gustave, roi de Suède, ayant chassé Ca- simir de ses Etats, voulut visiter les tombeaux des anciens rois de Pologne. Starowolski lui ser- vait de conducteur et lui rappelait en même temps les événements de la vie de chaque prince. En lui montrant le tombeau de Wladislas Lokietek , « ce roi, dit Starowolski, fut trois fois dé « trôné et remonta trois fois sur le trône. — Mais « votre Casimir , dit Charles Gustave, qui en est « descendu une fois, n'y remontera plus. — Qui « sait? répondit le Polonais, Dieu est toutpuis « sant et la fortune inconstante. » Le roi de Suède changea de discours; mais la suite justifia cette espèce de prédiction . Starowolski mourut au mois d'avril 1656.11 est su périeur aux écrivains de sa nation qui l'avaient précédé; et malgré les défauts qui déparent ses nombreux ouvrages , 1 en est plusieurs qui peuvent être encore consultés utilement. Outre des sermons et des traités de droit , parmi lesquels on doit distinguer son commentaire sur les institutes de Justinien et quelques opuscules en polonais, on a de lui : 10 Penus historiarum seu de dextra et fruc- tuosa ratione historias legendi commentarius , Ve- nise , 1620 2' Centunt scriptorum Poloni- corunt illustrium elogia et vitœ , Francfort , 1625, iii--4°; Venise 1627, gr. belle et rare édition , Breslau, 1733, même format. Cette dernière édi- tion est augmentée. 3° De claris oratoribus Sarma- tioe, Florence, 1628, in4.; cet opuscule, qui contient les éloges d'environ quatrevingts Polonais distingués par leurs talents oratoires, a été réimprimé à Varsovie, en 1758 par les soins de Laurent Mizler. Ce volume est enrichi d'une notice sur l'auteur, suivie de la liste de ses ouvrages. te Sarmatiœbellatores seu elogia Polonorunt bellica virtute illustrium, Cologne, 1631 ; 50 Polonia sive status regni Polonit e , Cracovie, 1632 nouvelle édition corrigée et aug- mentée par Herm. Conring, Wolfenbuttel, 1656, i1140. C'est l'un des meilleurs ouvrages de l'auteur, quoiqu'il ne soit pas exempt de fautes, par suite de la précipitation avec laquelle il compo- sait, et de la difficulté de se procurer des rensei- gnements exacts. 6° Laudatio alma' academice Cra- coviensis , ibid., 1639 C'est une histoire curieuse et détaillée de l'université de Cracovie, fondée par Casimir Ill, et réformée, en 1401, par Jagellon . 7° Institutorunt rei mil: taris libri VIII, ibid., 1640 trèsrare et plein de recherches intéressantes; 8° Antistitum Cracoviensium vita', ibid., 1655 9. Monumenta seu epita- phia illustrium Sarmatorum, ibid. , 1655 fig., rare et recherché. On trouvera des détails sur les ouvrages historiques de Starowolski, dans l'Essai sur l'Histoire historique littéraire de la Po- logne
  • Simon STEVIN( 1500) : mathématicien , est, avec Gui d'Ubalde, le premier qui , depuis le renouvellement des sciences , ait fait faire des progrès à la mécanique. Né, vc rs le milieu du 16e siècle, à Bruges , il s'établit en Hollande, obtint le titre de mathématicien du prince Maurice de Nassau, et fut créé ingénieur des digues. C'est là tout ce qu'on sait de Stevin, et l'on ignore l'époque de sa mort. Weidler et Montucla , s'accordent à dire qu'il mourut à Leyde, en 1633 ; mais il est évident qu'ils ont confondu Stevin avec son traducteur français Albert Girard, lequel mourut cette année, et non pas en 1634, comme on l'a dit par erreur à son article, d'après Montucia . Stevin enri- chit la statique et l'hydrostatique d'un grand nombre de vérités nouvelles. Le premier, il reconnut la vraie proportion de la puissance au poids dans le plan incliné, et la détermina trèsbien dans tous les cas différents et quelle que soit la direction de la puissance. Il résolut une foule de questions de mécanique, traita d'une manière neuve la fortification par écluses et la navigation , et laissa sur les différentes parties qu'il avait cultivées des ouvrages qui n'ont pas peu contribué au progrès de la science. On lui doit l'invention d'un chariot à voiles, célébré par Grotius dans une pièce de vers , et qui , diton , dans les plaines de la Hollande, allait plus vite que la voiture la mieux attelée. On a de Stevin 1. la Pratique d'arithmétique , Anvers, 158$ 2° Problematum geometri- corum libri y, ibid., 1585 ; 3. Principes de statique et d'hydrostatique , Leyde, 1586 , 11 a fait précéder cet ouvrage d'un Discours dans lequel il cherche à relever l'excellence et la dignité de langue hollandaise, dont il prétend que toutes les autres ne sont que des dérivés ; 4. Système nouveau de fortification , ibid. , 1586 , 5. Libri ires de motu « di , ibid., 1589 ; 6. Traité de navi- gation , ibid., 1599 traduit en latin par le célèbre Grotius, sous ce titre : Li- mea heuretiron sen portuunz investigandorunz ratio, Leyde , 1624 Les Ouvrages de Stevin furent recueillis et publiés à Leyde, en 1605, 2 vol. Willeb. Snellius en traduisit la plus grande partie en latin, sous ce titre Hypornnemata, id est de cosmographie , de praxi geometrica, de sta- tice, de optica, etc., ibid. ; mais il ne put compléter son travail. Les œuvres de Stevin ont été traduites en français par Albert Girard , Leyde, Elzevir, 1634 divisées en six parties : la première contient le Traité d'arithmétique ; les six livres d'algèbre de Diophante d'Alexandrie, traduits du grec ; la pratique de l'arithmétique et enfin l'explication du dixième livre d'Euclide ; la seconde, la cosmographie, c'est-àdire la doctrine des triangles, la géographie, et l'astronomie ; la troisième, la pratique de la géométrie ; la quatrième , l'art pondéraire ou la statique ; la cinquième, l'optique ; et enfin la dernière, la castramétation , la fortification par écluses, et le nouveau système de fortification. Le Portrait de Stevin est un de ceux qui décorent la bibliothèque de la ville de Leyde. La Corres- pondance mathématique , publiée à Bruxelles, par Garnier et Quetelet , revendique en faveur de Stevin, la découverte de la pesanteur de l'air. Voy. la Revue d'août 185, p. 482. Dans ces derniers temps, Stevin a été l'objet en Belgique d'études assez nombreuses. Nous nous contentons de renvoyer le lecteur à la Bibliographie biographique universelle d'OEttinger, , t. 2 , col. 1721, qui en donne la liste
  • Simon VERELST( 1664) : peintre flamand , né à Anvers en 1664, s'adonna d'abord avec habileté à la peinture des fleurs et des fruits; il se rendit ensuite à Londres, et des noblemen l'ayant chargé de faire leurs portraits, il s'en acquitta d'une fa-çon médiocre, mais des éloges intempestifs flattèrent sa vanité; il se crut supérieur à Van Dyck et aux premiers artistes, et sa tête s'exaltant de plus en plus, il devint complétement fou. Un traitement bien dirigé lui rendit l'usage de la raison , mais quand il voulut reprendre le genre dans lequel il avait d'abord réussi, il ne retrouva plus son habileté. Sa mort eut lieu à Londres, à une époque qui n'est pas bien connue; quelques auteurs la fixent à 1710, d'autres à 1721. Le musée du Louvre possède de cet artiste un portrait de femme, signé, et qui a longtemps été regardé comme celui de mademoiselle de Fontange, attribution d'ailleurs douteuse
  • Simon VIGOR( 1500) : fils du médecin des rois Charles 1X et Henri III, naquit à Evreux , au commencement du 16. siècle; fut admis dans la maison de Navarre, en 1540, et bientôt après devint recteur de l'université et curé de StGer- main le Vieux. 11 prit le bonnet de docteur en 1545, et fut pourvu presque aussitôt de la dignité de pénitencier de l'église d'Evreux. Il en remplissait les fonctions quand il partit , à la suite de Gabriel le Veneur, son évêque, pour assister au concile de Trente, en qualité de théologien du roi de France. Après la clôture de ce concile, où il paraît qu'il se fit admirer par son érudition, il fut nommé à la cure de StPaul. Les sermons de controverse qu'il prêcha avec beaucoup de zèle à Paris, à Rouen, à Metz, à Amiens' et dans d'autres villes, eurent un grand succès et contribuèrent à la conversion de plusieurs calvinistes, parmi lesquels on distingue Pierre Pithou. Vers 1569, il obtint la théologale de l'église de Paris et le titre de prédicateur de Charles IX. Le cardinal Pisani , archevêque de Narbonne, étant mort à Rome, en 1570, le pape Grégoire XIII conféra cet archevêché à Simon Vigor, du consentement du roi. Ce prélat mourut à Carcassonne, le 1" novembre 1575. Le docteur Christi, théologal de Nantes, vante le « rare savoir de « Vigor, tant en théologie, en droit civil et cana-' et deux ministres de Calvin , Paris, 1568 Cette conférence fut tenue d'après l'invitation du duc de Montpensier, pour la conversion 1 du duc de Bouillon , son gendre , et de la duchesse de Bouillon , sa fille. Vigor y eut tout l'avantage, de l'aveu même des ministres. Les actes en sont trèsvéridiques et trèsauthentiques, puisqu'ils furent recueillis par deux catholiques et deux protestants. :3° Les Sermons et prédications chrétiennes et catholiques pour tous les jours de carême et fériés de Pâques, etc., Paris, 1577 4° les Sermons et prédications sur les dimanches depuis la Trinité jusqu'à l' Avent , Paris, 1577 ; 5° les Sermons et prédications sur le symbole des apôtres et sur les Evangiles des dimanches et fêtes de l' Avent ; ensemble quatre sermons touchant le purgatoire, Paris, 1577 Ces Sermons, publiés par Christi, docteur de Sorbonne et théologal de Nantes, avaient été recueillis par un auditeur de Vigor, et revus par lui. Il est certain que dans ces temps les prédicateurs se donnaient rarement la peine d'écrire leurs sermons, et que ce qui nous en reste ne vient que de ce que l'on en saisissait pendant le débit, trèssouvent même sans que ces esquisses aient passé sous leurs yeux. 6° Sermons catholiques du saint sacrement de l'autel, accommodés pour tous les jours des octaves de la Pète- Dieu, Paris, 1585, in - 8°. Quelque faibles que soient les Sermons de Vigor, ils ont été réimprimés en 1584 et en 1597, même format
  • Simon VIGOR : neveu du précédent et conseil-!, ler au grand conseil pendant trenteneuf ans mourut le 9.9 février 1624, âgé de 68 ans, après s'être fait remarquer par son zèle à défendre dans ses discours et dans ses écrits les prérogatives de l'Eglise gallicane. Nous avons de lui : P Ex I responsione synodali data Basilece oratoribus D. Eu- genii papoe IV in congregatione generali 3 non. septembr. 1432, de auctoritate cujuslibet concilii generalis supra papam, et quoslibet fideles , pars prœcipua; et in eam commentarius, Cologne, 1613 Ce livre parut sous le nom de Theophilus Francus ; niais il fut solennellement avoué par l'auteur, trèspeu de temps après la publication. 2° Apologia de suprema Ecclesice auctoritate, adver- sus magist. Andrceam Duval, doctorem et professo- rem theologic e , Troyes, 1615 3' De l'état et du gouvernement de l'Eglise, divisé en quatre livres : 4 . De la monarchie ecclésiastique ; 2. De 'l'infaillibilité; 3. De la discipline ecclésiastique; , 4. Des conciles C'est la traduction de l'ouvrage précédent, avec quelques améliorations et une réponse en forme de préface à la Defense pour la hiérarchie de l'Eglise et de N. S. P. le pape, par Théophraste Bouju, dit Beaulieu, aumônier du roi. 4° Assertio fidei catholicoe , ex qua- tuor prioribus conciliis cecumenicis et aliis synodis celebrcais infra tempora quatuor prcedictorum con- ciliorum. Cet opuscule et les trois précédents ont été recueillis en un volume Paris, 1683. On y trouve de plus une Lettre pour la véri fica- lion des faussetés remarquées au livre du docteur Durand. 50 Historia eorum quœ acta sunt inter Philippum Pulchrum, regem christianissirnum, et Bonifacium , pont. , ex varus seriptoribus, Paris, 1613 trèsrare. Simon Vigor, accusé par les ultramontains de s'écarter des pr d'une saine théologie, finit par déclarer qu'il n'avançait rien qu'il n'eût appris de l'archevèque de Narbonne , son oncle , et qui ne se trouvât dans les Sermons de ce prélat , édition de P. Bertaut, 1597
  • Simon VOUET( 1590 - 1649) : peintregraveur français , né à Paris, le 9 janvier 11i90, était élève de son père, Laurent Vouet, dont il ne put recevoir que des leçons médiocres. Ses progrès néanmoins fu- rent si rapides, qu'il fut, encore trèsjeune, choisi pour aller peindre en Angleterre une Française de haut rang, qui s'y était momentanément réfugiée. Le jeune Simon travaillait avec une étonnante facilité ; il recueillit à Londres des sommes assez considérables; et, lorsqu'il revint à Paris, la réputation qu'il y rapportait attira chez lui une foule de personnes opulentes. Peu de temps après, le baron de Harlay de Sancy, nommé à l'ambassade de la Porte, l'emmena avec lui à Constantinople, où il eut bientôt occas.;on de se signaler par un effort de talent dont le succès passa son espérance. Admis avec la légation à une audience solennelle d'Achmet Pr, dont la figure lui était inconnue, il examina si bien les traits de ce sultan , qu'il n'hésita pas un moment après à le peindre de mémoire, et qu'il en fit un portrait frappant de ressemblance. Instruits d'un fait si remarquable , les grands officiers de la Porte ottomane voulurent, à leur tour , être peints de la main du jeune Français; mais quelle que fùt leur libéralité, il s'ennuya de son séjour en Turquie, et se rendit à Venise, où il passa la plus grande partie de son temps à faire des études d'après Paul Véronèse, dont il adopta d'abord la touche brillante et vigoureuse. De Venise il vint à Rome, où il exécuta plusieurs grands tableaux dans la manière du Caravage et de Valentin , puis imita celle de Guide. Le brillant début de Vouet dans la capitale des beauxarts frappa d'étonnement le pape Urbain, qui s'empressa d'employer son pinceau à l'embellissement de StPierre et de SanLorenzo. Informé de sa haute capacité, le roi de France lui accorda, à titre d'encouragement, une pension de quatre cents francs. Enfin un voyage qu'il fit à Gênes lui procura la protection des Doria , qui lui payèrent généreusement leurs nombreux portraits de famille, et, à peine de retour à Rome , il fut élu prince de l'académie de StLuc . Ces glorieux succès firent naitre dans l'esprit de Louis XIII, qui aimait la peinture, le désir de fixer près de lui un si habile artiste. Vouet en 16%7 eut ordre de revenir à Paris, où il fut accueilli de toute la cour avec une extrême faveur. On le logea au Louvre; sa pension fut considérablement augmentée; et le roi, qui le nomma son premier peintre, voulut prendre de lui des leçons de pastel, qui ne furent pas infructueuses . Accablé de travaux auxquels il semblait ne pouvoir suffire , Vouet, trop avide peut-être de gain ou d'honneurs, crut devoir peu à peu renoncer à sa première manière, qui était forte et savante, pour se livrer à une pratique expéditive qui altéra sensiblement la beauté de son coloris. On cite cependant quelques beaux tableaux dont il orna dans ce temps les églises de StEustache, de StMédéric, des Carmélites de la rue Chapon, des jésuites de la rue StAntoine et de StNicolasduChardonnet. Le St- Paul qu'il composa pour les minimes de la place Royale obtint surtout le suffrage des amateurs. Indépendamment des plafonds , des galeries et des appartements qu'il décora de ses pe tant au chAteau de StGermain en Laye qu'au Luxembourg, à l'hôtel Irretonvilliers, aux clitlfeaux de Ruel, de Videville et de Chilly, l'hôtel Seguier, aujourd'hui l'hôtel des Termes, rue du Bouloi, il peignit le plafond de la chapelle, l'Adoration des mages et au maitreautel un Christ en croix. A l'hôtel Bullion, il exécuta jusqu'à trentequatre tableaux dont les sujets étaient Ce prince fit alors plusieurs portraits qui étaient ou qu'on trouva d'une parfaite ressemblance. empruntés à la mythologie. II lit aussi des dessins modèles pour les tapisseries royales, et nombre de peintures au pastel, genre d'ouvrages dans lequel il excellait. Forcé de se faire aider dans ces entreprises par une foule d'élèves, dont quelquesuns, comme Perrier, étaient déjà des peintres connus, il de\ int le chef d'une école dont il retira encore plus de gloire que de ses propres tableaux. Ce fut de son atelier que sortirent les Lebrun, les Lesueur, les Mignard, les Dufresnoy, et, à cet égard , Vouet fut à peu près pour son époque ce que Vien a été plus tard. L'un et l'au- tre, peintres d'histoire, d'un ordre très-élevé, ont rendu à l'art d'éminents services en le faisant rentrer dans la route du bon goût, et tous deux, sur beaucoup de points, ont été surpassés par leurs élèves. Vouet, vers la fin de sa carrière, eut un sujet de mécontentement qui le fit , diton, sortir des bornes de la modération, et lui suscita de filcheuses inimitiés. Louis XIII, ayant ordonné au Poussin de revenir en France, dit en apprenant l'arrivée de ce peintre illustre Voilà VOICI bien atirapé! En supposant que Vouet ne fût pas naturellement porté à l'envie, il faut avouer qu'un pareil mot était plus que suffisant pour le rendre jaloux. Il paraît donc trop certain que le premier peintre du roi ne pardonna pas au Poussin d'être le premier peintre de l'époque, et nous sommes loin d'excuser cette faiblesse; mais on s'en est trop autorisé, peut-être, pour rabaisser le talent d'un homme qui avait obtenu et mérité de brillants succès. Il est permis de croire d'ailleurs que le zèle outré de ses amis l'avait infiniment plus compromis qu'il ne s'était compromis luimême. Vouet mourut à Paris, le 30 juin I U19, et fut inhumé dans l'église de StJean en Grève. Quelque altération qu'ait subie la réputation de Vouet, nous sommes persuadé que s'il eût toujours travaillé ses tableaux comme il l'avait fait en Italie et dans les premières années de son retour en France, il serait encore placé au rang des grands maîtres. On a de lui des Vierges que le Guide n'eût pas désavouées; le musée du Louvre possède plusieurs tableaux de Vouet : le Christ au tombeau ; la Charité romaine; la Présentation au temple; la Vierge, l'Enfant Jésus et St- Jean; une Réunion d'artistes ; Portrait en pied de Louis XIII . Mais, quoiqu'il posséat la théorie de la couleur, et qu'il fût même dessinateur habile, il dégénéra sensiblement sous ces deux rapports dans ses dernières productions, où l'extrême facilité de son pinceau et la fraîcheur de ses teintes peuvent seules rendre excusable ce qu'il y 'manque de relief et de correction. On lui reprochera toujours et avec raison d'avoir négligé le clair obscur et la perspective . Malgré tous ses défauts , oui reconnaît toujours dans Vouet une fécondité d'invention, une sorte d'élégance et un effet pittoresque que peu d'artistes ont possédés. Ses productions les plus remarquables, après Mar tyre que nous venons de rappeler, sont le ar- tyre de Ste- Catherine, qui était autrefois dans la galerie de Dusseldorf, et la belle composition qui orne le maîtreautel de StEustache. Vouet avait été marié deux fois. Sa première femme, Virginia di I. ezzo Felletrano, s'était aussi distinguée dans la peinture. Elle mourut en octobre 1638. Sa sconde femme, qui lui survécut, s'appelait Radegonde Beranger. Les deux frères de Vouet, Aubin et Claude, furent ses élèves et l'aidèrent dans ses travaux; mais on ne connaît d'eux aucun ouvrage remarquable. L'un de ses gendres, Michel Dorigny, se fit quelque réputation, d'abord comme peintre d'histoire, ensuite comme graveur. La plupart de ses estampes sont d'après Vouet, notamment l'Adoration des mages, Vénus à sa toi- lette , Vénus et l'Espoir arrachant des plumes aux ailes de l'Amour, Mercure et les Cidres, l'enlève- ment d'Europe , et Iris coupant les cheveux de Didon. RobertDumesnil a catalogué l'ceuvre gravée de S. Vouet, dans son Peintre- graveur français , t. 5, p. 71-72
  • Simon VOSTRE : libraire d'heures, est le premier qui semble avoir publié en France des heures à gravures ; les renseignements biographiques font à peu près défaut sur son compte; on sait seulement qu'il avait épousé Geneviève Puillevert , qu'il fit quelques fondations dans l'église SteGenevièvedesArdents et qu'il eut constamment sa boutique, rue Neuve NotreDame, à l'enseigne St... khan l'Erangéliste ; dans l'espace de , trentesix années, de 1&84, à 1520, il n'est pas sorti moins de quatrevingtdix éditions d'heures de ses ateliers ; en futil le compositeur et le graveur ou simplement l'éditeur, c'est ce qu'il est impossible de démêler. Jules Renouvier a publié, en 186, une brochure, à laquelle nous renverrons le lecteur, des gravures sur bois dans les livres de Simon Vostre , libraire d'heures
  • Simon ZIMOROWICZ( 1604) : poète ruske , né , en 1604, à Lemberg, mourut à l'âge de vingtcinq ans, ainsi que le prouve l'inscription placée sur son tombeau dans l'église des Carmélites, à Cracovie. il fut le contemporain et l'émule du célèbre Szymonowicz, qu'il se proposa pour modèle en chantant dans une langue qui , comme celle des troubadours de nos pays méridionaux se prèle facilement aux tours d'une poésie sim- pie, naturelle, et aux charmes de la muse pastorale. Il a publié 1° Roxolanki to iest ruskie panny na wesele Bartlomieia Zimorowicza, przez Simeona Zintorowicza les Roxolanes 011 Dames Rusées , pour les noces de Barthaemi Zintorowicz , Lemberg , 1654, et réimprimé :1° à Cracovie même année ; 2° à Varsovie, dans le Re- cueil des Rondeaux polonais, 1778, et dans le Choix d'auteurs polonais , par Thadée Mostowski, Varsovie, 1803-1805, 26 vol. ; 9Sielauki, nowe Ru. skie roznym stanom dia zabawy teras s'viezo wy- dane przez Symeona Zintorowicza : Nouveaux Ron- deaux en langue ruske, publiés par Simon Zimorowicz , 1 663 Cette date a fait croire à M. àfostowski que l'auteur avait vécu jusqu'au moment de la publication , ce qui est contredit par son épitaphe. Ces chants ruskes parurent avec ceux de Szymonowicz dans le Recueil des Rondeaux polonais, Varsovie, 1770 , 1778 , et enfin, en 1805. Les rondeaux de Zimorowicz sont d'un abandon , d'une gaieté originale, et d'une douceur d'expression que l'on ne trouve pas toujours dans ceux de Szymonowicz ; il doit en partie cet avantage à l'idiome dans lequel il a chanté. Dans l'article Zélich , nous avons parlé de la langue ruske, mais en ne la considérant que sous ses rapports liturgiques. Cette langue est celle que parlaient les anciens Russes , qui dans le 10e siècle , vinrent placer à Kiow le berceau de la monarchie. Nestor, le père de leur histoire, a écrit ses Annales en cet antique idiome. Le siège de l'empire ayant été transféré à Moscou , les princes moscovites ayant été au milieu du 13. siècle soumis au joug des Tartares, et cette domination ayant pesé sur eux pendant Plus de deux cents ans, leur langue subit des changements; elle adopta les expressions et les tournures du peuple vainqueur. De ce mélange est née la langue russe d'aujourd'hui. — Zimoaowiez , frère du précédent, premier magistrat de la ville de Lemberg, a publié 40 un potine héroïque sur la guerre que la nation polonaise a soutenue , en 169, 1 , contre les Tares, et qu'avec la grcice de Dieu elle a heureusement terminée, réimprimé à Cracovie , 1623 Les exemplaires de ce poème sont devenus trèsrares. Il se recommande par la noblesse des pensées et par l'exactitude de la versification. 2° Fini illustres civitatis Leopoliensis, collecti per Bartholorneum Zimorowicz consulem Leopolien- sem, Lernberg , 1661 Dans un manuscrit de cet ouvrage , on y lit une note où Barlhélemi se dit auteur du dixseptième rondeau, qui, sous le titre de Philorète, a été inséré dans le Recueil des rondeaux rusées , publié par son frère
  • Simon Bar Hohaï : docteur juif, rédacteur présumé du Zohar
  • Simon Bar Kocheba : chef de la dernière révolte juive contre Rome en 132-135
  • Simon de Cyrène : réquisitionné pour porter la croix de Jésus sur le chemin du
  • Simon GALLUP : membre du groupe The Cure
  • Simon IV : comte de Montfort
  • Simon LE BON : chanteur du groupe Duran Duran
  • Simon Marmion : peintre et enlumineur français
  • Simon Martini : peintre siennois
  • Simon Newcomb : mathématicien et astronome américain
  • Simon REGGIANI : réalisateur "De force avec d'autres"
  • Simon Vouet : peintre et dessinateur français
  • Simón Bolívar : général et homme d'État sudaméricain
  • Simon : magicien samaritain baptisé par Philippe qui tente d'acheter aux apôtres le pouvoir de communiquer l'EspritSaint par l'imposition des mains

Simon année par année

Signe astrologique de Simon

Couleur de Simon

Pierre précieuse de Simon

Chiffre de Simon

Métal de Simon