Le prénom Marc Masculin

Origine :

Fête :

25 Avril

Signification de Marc

Le prénom Marc tire ses origines du latin Marcus. De nature introvertie, Marc a tendance à intérioriser ses sentiments. Il préfère agir au lieu de perdre son temps à bavarder. Par peur de souffrir, Marc préfère garder ses distances avec les autres. En effet, il ne veut pas avoir de mauvaises surprises et a ainsi tendance à faire cavalier seul. Il pratique du sport pour évacuer ses frustrations.
Parmi les Marc célèbres dans le monde de la musique, on peut citer Marc Lavoine, chanteur français, et Marc Anthony, chanteur et auteur américain. Marc excelle également dans le domaine sportif, notamment Marc Gasol, basketteur espagnol.

Personnalité de Marc

De forte personnalité, maîtres d'eux-mêmes en toute circonstance, ils veulent sans cesse se dépasser. Réfléchis, lucides, ils ne portent jamais de jugement à la légère. Volontaires, sérieux, parfois graves, ils savent aussi être gais et se détendre franchement. Leur humour est caustique. Ce sont des amis sûrs, fidèles, mais exigeants. Leur morale est stricte et rigoureuse.

Provenance du prénom Marc

Histoire de Marc

Etymologie de Marc

Les Marc célèbres

  • Marc AKENSIDE( 1721 - 1770) : né le 9 novembre 1721 à NewCastle , sur la Tyne. Son père , riche boucher , et de la secte presbytérienne, le lit élever avec soin. A dixhuit ans , il fut envoyé à l'université d'Édimbourg , où il commença les études nécessaires pour embrasser l'état ecclésiastique ; mais il renonça bientôt à cette carrière pour se livrer à l'é- tude de la médecine. Il passa, en 1741 , à Leyde, où il reçut le degré de docteur en 1744. De retour en Angleterre, il s'établit d'abord à Northampton, de là à Hampstead , et se fixa enfin à Londres, où il n'aurait pas été en état de former un établissement , du moins dans les premières années , sans le secours d'un ami , M. Dyson , qui le força d'accepter une pension annuelle de 500 livres sterling. Il fut successivement médecin de l'hôpital de St- Thomas , agrégé au collège des médecins de Londres , et membre de la société royale. 11 a écrit plusieurs ouvrages de médecine , publiés dans les Transactions philosophiques et dans d'autres recueils périodiques ; le plus considérable est un traité sur la dyssenterie écrit en latin avec beaucoup d'élé- gance , et imprimé séparément , en 1764 ; mais ce n'est pas comme médecin qu'Akenside s'est fait une réputation brillante dans son pays , son goilt le portait vers la poésie , qu'il n'a cessé de cultiver , tout en pratiquant la médecine. La première, comme la plus célèbre de ses productions poé- tiques , est son poème des Plaisirs de l'imagina- tion , qu'il avait commencé à Leyde , et qu'il publia à son retour à Londres. 11 publia ensuite , à diffé- rentes époques , des odes , des épîtres , et d'autres poèmes de différents genres ; mais ces derniers ouvrages n'ont eut qu'un médiocre succès , et sont presque oubliés aujourd'hui. Le poème des Plaisirs de l'imagination , qui a été accueilli avec enthousiasme dans son origine , est encore regardé comme un des plus beaux monuments de la poésie anglaise ; il est cependant moins lu qu'il n'est admiré. 11 est écrit en vers blancs , comme le poème de Milton et Akenside a peut-être mieux connu que Milton même l'harmonie propre à ce genre de poésie. Il semble avoir pris l'idée de son poème dans un des essais du Spectateur, écrit par Addison, et qui porte le même titre des Plaisirs de l'imagination. Le style est digne du sujet ; le ton en est élevé , la couleur brillante , et la diction trèsfigurée; niais les idées trop métaphysiques qui y dominent , l'emploi trop fréquent des termes abstraits , et l'abus des métaphores, répandent sur tout l'ouvrage une certaine obscurité qui fatigue l'esprit. C'est ce qui faisait dire au lord Chesterfield ; « C'est le plus beau des ou-« vrages que je n'entends pas. » Tout ce qu'a écrit Akenside respire un amour de la liberté qui va souvent jusqu'à l'excès; c'est le sentiment qui domine en Angleterre , parmi ce qu'on appelle les dissenters, presque tous presbytériens. Le républicanisme est l'esprit essentiel de la doctrine presbytérienne. Samuel Johnson , qui était un ardent tory implacable ennemi des principes républicains, dit, en parlant d'Akenside , « qu'il montrait un zèle ou-« trageux pour ce qu'il appelait liberté; zèle qui « cache trop souvent le désir de dépouiller les riches « et d'abaisser les grands; dont la tendance humé-« diate est l'innovation et l'anarchie , avec le besoin « impétueux de renverser et de détruire, sans s'eln- « barrasser de ce qu'on pourra mettre à la place. » En écrivant cette phrase, Johnson pensait à quelque autre chose encore qu'au poème des Plaisirs de l'i- magination. Lorsqu'Akenside voulut faire imprimer son poème, il en porta le manuscrit au libraire Dodsley, et lui en demanda 150 guinées. Le libraire trouva la somme un peu forte, pour l'ouvrage d'un jeune homme qui n'avait pas encore de nom en littérature. Il alla consulter Pope , qui , après avoir lu le poème, dit à Dodsley : « Je vous conseille de n'y « pas regarder de si près, ce n'est pas là un au-« teur le tous les jours. » Le poème des Plaisirs de l'imagination a été traduit fidèlement en français par le baron d'Holbach, 1769 et 1806 ; la seconde édition est accompagnée de notes et notices sur l'auteur et le traducteur , par M. Pissot. Akenside préparait une nouvelle édition de son poème , corrigée et augmentée , lorsqu'une lièvre putride l'enleva à la poésie et à la médecine, le 25 juin 1770 , âgé seulement de 49 ans. M. Dyson a publié une édition complète des OEuvres poétiques d'Akenside, Londres, 1772 S—D.
  • Marc ANTOINE( -86 - -30) : le triumvir, était petitfils et lits des précédents. 11 avait pour mère Julia , de la famille de César, et femme d'un mérite distingué ; il naquit l'an 86 avant J.C., et fut élevé sous la direetion de sa mère. Jeune encore, il devint ami intime de Curion, qui lui donna des leçons de débauches, et lui lit contracter des dettes nombreuses. Marc Antoine se lia ensuite avec Clodius, autre libertin fameux; mais alarmé .0s. I a blessure ne fut pas humediatement mortelle, et comme il désirait dire à Cléopàtre un dernier adieu, il fut bisse, par le ino? en trt1110 t'?nk, au haut de la tour où hi reine avait elterelté tin asile contre ses fureurs. Ellemètne aida ses l'ennui,. dans cette triste eireoustanee, .?ntoine, faible 'jusqu'au dernier moment, lui adressa quelques pziroles pleines de tendresse, lui donna des conseils, et mourut entre ses bras, A l'Oge de 56 ans, 30 ans avant .1,C. Cléopfitre lui lit de magnifiques funérailles; mais, a Rome, on abattit toutes ses statiii-., et Sa inemoire fut tic,lariço Antoine cinq clinuits de se, trois fouines , deux fils de Fulvie, deux filles (l'Octavie, et nue fille de Cleopatre. Les singularites de sa vie lui ont acquis une eéle?rite qu'il ne devait pas attendre de soit caractère. Pont, de quelques qualités ?rillantes, il n'avait ni assez de génie, ni assez de force d'aine pour (\ire rangé 'muni los grands hommes. On peut encore moins le mettre au nombre des !tommes de bien, puisqu'il fut toujours sans ?r amateur effréné des plaisirs, et souvent cruel. Cependant peu (l'hommes ont Cté plus cheris de leurs ;unis et de leurs partisans, et plusieurs de ses actions .inn?nçaient des dispwitions généreuses, préfera?les à la prudence et à la froide politique de son rival Octave
  • Marc ANTOINE : appelé l'orateur, se fit tin nom dans sa jeunesse, par des accusations qui sont quelquefois un devoir dans les républiques. savait aussi défendre les accusés avec un grand zèle. Dans la cause qu'il plaida pour Aguillius, il poussa si loin le pathétique, en pleurant luimème, et en découvrant, la poitrine de son client, couverte de cicatrices, qu'il triompha de ses juges. L'action dont il accompagnait son débit était d'une vigueur extraordinaire. Il ne passait pas pour avoir de l'érudition, et ne mettait pas au jour ses plaidoyers , ne voulant pas qu'on pin lui opposer dans une affaire ce qu'il avait dit dans une autre. Il fut honoré du consulat et de la censure, et gouverna la Cilicie en qualité de proconsul. Cicéron le regardait comme un des hommes les plus éloquents de la Grèce. Proscrit par Marins, il fut mis à mort l'an de Home 667 , et l'on " i t sa tète attachée à la tribune où il avait défendu courageusement la république , et qu'il avait, pendant sa censure, ornée des dépouilles des vaincus. Les circonstances de sa fin déplorable sont racontées par Plutarque dans sa Vie ( le Marius. Cet orateur était l'aïeul de Marc Antoine le triumvir
  • Marc ANTOINE : graveur.
  • Marc ANTOINE : lits de Marc Antoine l'orateur, et père du triumvir de ce nom, était préteur, l'an de Home 679. Il obtint par la faction de Cethégus, et par k crédit du consul Cotta, un commandement illimité sur toutes les côtes , et lit en Cilicie une expédition assez heureuse contre les pirates; mais il se déshonora en Sicile par ses exactions et ses rapines. Cicéron reproche à Verrès de justifier ses brigandages par l'exem?le d'Antoine. Ce dernier porta la guerre en Crète, ce qui lui lit donner le surnommé de Crétique; il la lit sans succès, et y périt.
  • Marc BANDARINI : poète italien trèsmédiocre du 16° siècle, était né dans les environs de Padoue. On a de lui : 1° li due pri? i cana di IlIandicardo innarnorato, Venise, 1542 ; l'Impresa di Barbarossa contra la cilla, di Cattaro, etc., poema divis° in t re canti, Ferrare, 1515 5° Sonetti in diversi e varsj oggetti, 1547Varco Vittorioso da questa ? nortale ail' immortal vite fat Io dal sig . conte Gio. Luigi del nese° , in ot lava rima, Venise, 1550 Il publia aussi un petit traité sur les coutumes particulières des villes d'Italie, avec ce titre fastueux : le Due Giornale del poela Bandarini
  • Marc BARBATO : poète italien du 15e siècle, né à Sulmone au royaume de Naples, n'est célèbre que par l'amitié qui le liait avec Pétrarque. Parmi les lettres latines de ce dernier, il y en a un grand nombre adressées à Barbato de Sulmone, Barbato Sulmonensi. Barbato fut en faveur auprès du roi Robert, qui le lit même son chancelier. Après la mort de ce roi, il s'éloigna de la cour, et y revint ensuite sous le ministèree'du grand sénéchal Acciajuoli. mourut en 1562. Toppi affirme, dans sa Biblioteca, Napolitana, p. 100, que l'on conservait à Sulmone, chez les frères mineurs de l'Observance, un volume manuscrit de ses poésies
  • Marc BATTAGLINI( 1645) : né le 25 mars 1645, dans une petite ville du diocèse de Rimini, fut d'abord évêque de Nocera, en Ombrie, puis de Césène, où il mourut, le 19 septembre 1717 ; Ughelli , se trompe en plaçant sa mort au mois d'octobre. L'ouvrage qui lui fit le plus de réputation est son histoire des conciles, Istoria universale di i Concilj generali e particolari di santa Chiesa, Venise, 1686 Malgré son titre, il ne parla point de tous les conciles, mais Qeulement des principaux, au nombre de quatre cent soixantequinze ; mais il donna, en 1689, une 2' édition, 2 vol. augmentée de quatre cent Ce manifeste avait été fabriqué à Milan par un nommé Sal—vador', qui l'avait inséré dans son journal, le Thermomètre politique. Obligé de quitter l'Italie en 1799, ce journaliste se réfugia à Paris, où il vécut longtemps malheureux, et finit par se noyer. trois autres conciles, et d'après laquelle ont été faites celles de 1696, 1704 et 1714. On a encore de lui, outre quelques ouvrages de moindre étendue : Anne del sacerdozio e dell' perio intono all' intero secolo decimo settimo di nostra sainte, Venise, 4 vol. ; le 1", 1701, le 2°, 1704, le 5', 1709, et le 4', 1111. Chacun de ces volumes embrasse les événements arrivés d'un jubilé universel à un autre, ou dans le cours de vingtcinq ans. Ils ne sont point divisés par livres, mais par années. Le style a de l'affectation et de l'enflure ; c'est le défaut de presque tous les écrits de ce temps, où l'on faisait peu de cas du naturel et de la simpli- cité. 11 s'est fait du tout ensemble une 243 édition, à Ancône, 1742, 5 vol
  • Marc BENAVIDES ou BONAVIDIUS( 1489 - 1582) : également connu sous les noms de MANTOVA ou de MAttco MANTUANO ), l'un des plus célèbres jurisconsultes de son temps, naquit à Padoue, le 25 novembrel 489. Après avoir terminé ses études, il fréquenta le barreau, où il acquit une brillante réputation; et, en 1515, il fut nommé professeur des instituts à l'académie de Padoue, alors la première du monde. Dès ce moment, dit un de ses biographes , on le vit marcher à pas de géant sur les traces de ses plus illustres prédécesseurs. Bientôt l'académie de Bologne et le pape Paul HI cherchèrent à l'attirer par les offres les plus séduisantes; niais rien ne put le décider à quitter sa patrie. Il fut, en 15i5, créé comte palatin par l'empereur CharlesQuint, et, en 1560, le pape Pie IV le décora du titre de chevalier. Enfin un décret du sénat de Padoue, en le déclarant premier professeur de l'académie, dont ses talents avaient rehaussé l'éclat, le dispensa d'y continuer ses leçons, à raison de son grand fige. Ce savant jurisconsulte mourut le 2 avril 1582, à 92 ans. Ses obsèques furent célébrées avec une magnificence extraordinaire. Son corps fut déposé dans une 'ehapélle de l'église des augustins, où il s'était fait ériger, dès 1546, un tombeau, dont il avait confié l'exécution au célèbre sculpteur Barthél. Ammanati. Ant. Riccobono prononça son oraison funèbre. Il en existe une autre par Jérôme Negri dont l'histoire est assez singulière. Negri, l'un des amis les plus intimes de Benavides, l'ayant trouvé dangereusement malade, et ne voulant céder à personne l'honneur de prononcer son oraison funèbre, pour ne pas être Le P. de Benavides, habile médecin, descendait d'une ancienne famille espagnole dont une branche s'était établie I Mantoue. Étant venu demeurer I Padoue, il s'y lit inscrire sur le registre de la noblesse sous le nom de Montera, que son fils joignit au sien, et que souvent male il prit seul â la tête de ses ouvrages, Papadopoli. pris au dépourvu, s'avisa de la composer d'avance. Mais Benavides survécut vingtcinq ans à Negri, et devint l'éditeur du recueil de ses oeuvres, dans lequel il n'oublia pas d'insérer sa propre oraison funèbre, qu'il avait eu l'avantage, sans doute trèsrare, de lire plus d'une fois. Possesseur d'une fortune considérable, Benavides en consacra la plus grande partie à favoriser les savants et les artistes, dont il fut constamment le protecteur et l'ami. Son musée , l'un des plus riches et des plus beaux de l'Italie, tenta François I", qui voulut en faire l'acquisition. « I1 ne me convient pas, dit Benavides, de vendre « mon musée à un si grand roi ; niais je suis prèt à « le. lui donner, s'il veut l'accepter . » La négociation en resta là. On a de Benavides plusieurs traités de droit, dont on trouve les titres dans Papadopoli , Historia Gymnasii Palavini t. 1, p. 257 ; dans Ghilini, Teatro d'Uomini latere, t. 1, p. 161; dans Tomasini, Elogia, t. 2, p. 168, etc. Les principaux sont : 1° Dialogus de concilio, Venise, 1541 Ce traité, dans lequel Benavides soutient que l'autorité du concile est supérieure à celle du pape, ne le brouilla pas, comme on l'a dit, avec la cour de Rome, puisque c'est postérieurement à sa publication qu'il fut créé chevalier par Pie IV et nommé professeur honoraire de droit canonique. Cet ouvrage a été réimprimé dans le Tractatus tractatuum, t. 15, et par le P. Labbe, dans 11Àdparatus ad concilia. 2° Epitome virorum illustrium qui tel scripserunt, ccl jurisprudentiam docuerunt in scholis, Padoue, 1555 I" édit., trèsrare ; réimprimé dans les Vilcc recentiorum jurisconsultorum de richard, Padoue, 1565 ; dans le Tractatus tractatuum, t. 1, et dans l'édition de Pancirole : de Claris legum Interpretibus, Leipsick, 1721 5° Polymathiœ libri 1-2, Venise, 1558 trèsrare. Les ouvrages littéraires de Benavides sont aussi rares et plus recherchés que ses livres de droit. 4° Operetta nuovo utile dilettevole de l'Eremita in V giornate, Venise, 1521, Milan, 1525 5° Discorsi supra i dialoghi di Sperone Speroni, Venise , 1561 6° Annotazioni brevissime sopra le rime di Petrarca, Padoue, 1566 Le nom de l'auteur est indiqué sur le frontispice par une main ouverte, dans laquelle on voit les trois lettres T 0 A, ce qui fait 11Iantoa ou Mantova. 7° Epistolce familiares, Padoue, 1578 Ce volume est si rare que Jacq. Morelli, le célèbre bibliothécaire de StMarc, n'avait jamais pu le trouver. 11 écrivait en 1809 au chevalier Jean de Lazara de ne pas manquer, si l'occasion s'en présentait , de le lui acheter pour sa collection d'épistolog,raphes. 8° Loculati Opusculi quinque, ib., 1580 Ce volume rare est orné d'un grand nombre de figures en bois et du portrait de l'auteur, trèsbien exécutés. Quatre C'est du musée de Benavides que furent tirés les Portraits Voy. l'Oraison funèbre de Mantova, par Riccobene,' médailles frappées en l'honneur de Benavides sont figurées dans le Musoeum Mazzuchellianum, pl. 84 Apostolo Zeno en a décrit deux dans ses notes sur la Biblioth. de Fontanini
  • Marc BEUMLER( 1555 - 1611) : naquit en 1555, à Volketswyl, village du canton de Zurich, et mourut de la peste à Zurich, en 1611. Il étudia à Genève et à Heidelberg, et, après avoir occupé pendant quelques années des emplois ecclésiastiques en Allemagne, il revint à Zurich en 1594, pour être fait professeur en théologie au gymnase de cette ville. Savant distingué, il a publié un nombre considérable d'écrits de théologie, de philologie et de philosophie, qui ont eu du succès. Sa Grammaire, Zurich, 1595, et sa Rhétorique, 'Zurich', 1629, ont été souvent réimprimées. 11 a traduit et commenté différents traités de Cicéron, de Démosthène et de Plutarque de liberorum Educatione, gr. et lat., Spire, 1584. 11 rédigea un catéchisme en allemand et en latin : Ca- techismus, sive christiana et brevis Institutio rerum ad religionem pertinentium, Zurich , 1609 dont on s'est servi longtemps à Zurich pour l'enseignement public. Ses sermons„ ses dissertations, ses écrits polémiques enfin, sont aussi oubliés ma qu'ils avaient 'fait de bruit clans le temps. Beumler était regardé comme un des plus habiles défenseurs de Zwingle et de Calvin ; sa polémique s'accommodait à l'esprit du siècle : il suffira d'avoir cité l'un des titres de ses nombreux pamphlets Falco emissus ad capiendum, deplumandum et dila- cerandum audaciorem ilium cuculum ubiquitarium, qui nuper ex Jac. Andrece, mali corvi, malo ovo, ab Holdero simplicissima curruca exclusus, et a & Enzo- niaco Bavio Fescenio varii coloris plumis instructus, impetum in philomelas innoceptes facere ceperat, Neustadt, 1585 U—I
  • Marc BOHÉMOND : était fils de cet aventurier normand, Robert Guiscard, qui s'éleva au rang de duc de la Pouille et de la Calabre. Dès sa plus ten- dre jeunesse, Bohémond porta les armes, et son père ne tarda pas à lui conlier le commandement d'Une armée. Les premiers élans du courage de Bohémond furent dirigés par sa prudence naturelle : envoyé par Robert, avec quinze vaisseaux, pour s emparer de file de Corfou, il vit le rivage couvert de tant de troupes, que, sans avoir débarqué, il revint joindre son père. Leurs forces réunies soumirent ensuite toute Ille en peu de jours. Dans un combat naval contre les Vénitiens, alliés de l'empereur Alexis, le vaisseau de Bohémond fut coulé à fond. et ce prince eut peine à se sauver. Son père lui Latude varie sur la date de la mort de Bohan. Dans la notice en tète du Mémoire sur les haras, il la place au 9 mars, et dans l'éloge publié en 1803, au 42 du même mois. Cette derniere date est exacte, puisque Lalande, s'étant rendu à Bourg pour y lire l'éloge de son ann, n'aura fait cette rectilleation que sur des renseignements contraires. avait transmis toute la haine et le mépris qu'il portait aux Grecs. Il chargea devant Durazzo, avec c Normands, cinq cents cavaliers grecs qui furent taillés en pièces. Bohémond commandait l'aile gauche à la batai lle de Durazzo, si glorieuse pour les Normands. Robert étant retourné en Italie pour défendre ses États de Lombardie, laissa à Bohémond le commandement de son armée d'Illyrie. Le jeune prince vainquit Alexis à Jannino et près d'Arta, entra en Thessalie par les monts Gambaniens, se rendit maitre de la Pélagonie tripolitaine, prit d'emblée plusieurs villes, et vint mettre le siège devant Larisse. Alexis, trop faible pour arrèter une marche si rapide, eut recours à l'intrigue. Il débau- cha une partie des soldats de Bohémond, qui fut obligé de retourner à Salerne. Cet échec ne découragea pas Robert; avec de nouvelles troupes, il remporta sur la flotte vénitienne une victoire habilement disputée. Peu après, en 1085, la mort le sur. prit à Céphalonie. Il avait donné le duché 'de la Pouille et celui de Calabre à Roger, son fils cadet, dont la mère lui avait inspiré un attachement plus vif que celle de Bohémond. Cette injuste prédilection indigna Bohémond; les deux frères se firent une guerre sanglante, et Roger fut forcé de céder à Bohémond la principauté de Tarente. Bohémond, faisant avec loger le siège d'Amalfi, dont les habitants s'étaient révoltés, rencontra plusieurs croisés qui se rendaient en Palestine, et il parut subitement enflammé du même enthousiasme que ces guerriers. A la vue de toute l'armée, il se dépouilla d'un riche manteau, le lit 'découper en plusieurs croix, qu'il distribua à ses officiers, après en avoir placé une sur ses habits. loger fut abandonné de la plupart de ses soldats, qui prirent la croix, et Bohémond se trouva à la tète de 10,000 cavaliers, d'un plus grand nombre de fantassins, de l'élite des nobles de la Sicile, de la Calabre, de la Pouille, et des seigneurs normands, dont le plus remarquable était le brave Tancrède, son cousin germain, que la plupart des historiens ont cru son neveu. Malgré son impatience, Bohémond ne put s'embarquer que vers la lin de 1096, lorsque Godefroi approchait déjà de Constantinople. Sa haine contre Alexis lui suggéra le projet de se liguer avec Godefroi, pour détrôner l'empereur grec ; niais le duc de Bouillon était trop désintéressé pour approuver cette entreprise. Bohémond débarqua dans l'Albanie. Alexis avait été de son arrivée par une lettre du pape. Le pontife, afin d'inspirer aux Grecs des égards pour les croisés , avait écrit qu'ils ne tarderaient pas à voir Bohémond luimême. L'empereur l'envoya complimenter, et le pressa de se rendre à Constantinople. Bohémond, qui connaissait Alexis, paya ses civilités de remercîments aussi peu sincères. Il n'était guère disposé à se rendre auprès de l'empereur ; Godefroi l'y détermina. On le reçut avec de grands témoignages d'estime et d'amitié. Bohémond trouva dans le palais que l'empereur lui avait fait préparer une table magnifiquement garnie de toutes sortes de mets. Il fut étonné de voir dans la salle autant d'a- fluviaux fraichement tués qu'il y en avait d'apprètés sur la table. Alexis, connaissant les défiances de son hôte, soupçonnait qu'il pourrait craindre le poison. En effet, Bohémond ne fit usage que des mets préparés par ses cuisiniers. Alexis, aidé des sollicitations de Godefroi, détermina le prince de Tarente à lui prêter serment de fidélité, comme avaient fait les autres croisés. Aucun prince n'aurait dti éprouver plus de répugnance à fléchir ainsi devant Alexis, qu'il avait tant de fois vaincu et bravé; mais son caractère, tout violent qu'il était, ployait aisément, et sa profonde politique lui faisait apercevoir dans l'avenir des dédommagements à une humiliation momentanée. Il prêta nième le serment au nom de son cousin Tancrède, et promit de le lui faire ratifier de gré ou de force. L'empereur grec fut si charmé de pouvoir compter Bohémond au nombre de ses vassaux, qu'il lui offrit de plus riches présents qu'à aucun des croisés. Il lit remplir un cabinet d'une si grande quantité d'étoffes précieuses, de vaisselle d'or et d'argent, de bijoux, qu'il y restait à peine assez d'espace pour marcher. Bohémond, visitant les curiosités du palais, ne manqua pas de témoigner son admiration à la vue d'un tel amas de richesses. Son conducteur lui dit que l'empereur lui faisait présent de tout ce que renfermait le cabinet. Dès qu'il fut revenu dans son palais, ces objets précieux lui furent apportés. Bohémond se crut humilié de recevoir des dons si considérables, ou, par une de ces ruses qui lui étaient si familières, il voulut se faire prier de les accepter; il les renvoya, en disant qu'il ne s'attendait pas que l'empereur dût lui faire un tel affront. Cependant il reçut tous ces présents, lorsqu'on les lui eut rapportés par ordre de l'empe- reur. Ces libéralités rendirent Bohémond plus hardi à solliciter de nouvelles grâces. 11 osa demander la charge de grand domestique Après une grande victoire remportée sur les Sarrasins, la reddition de la citadelle d'Antioche donna une nouvelle activité à la mésintelligence qui avait éclaté entre Bohémond et Raimond, comte de Toulouse. Le comte prétendait que la citadelle devait lui appartenir ; mais elle demeura à Bohémond , malgré les réclamations de l'empereur Alexis, qui redemandait une ancienne dépendance de son empire. Bohémond contribua , par son adresse, à la prise de Marra, ville trèsforte, devant laquelle le feu grégeois causa de grandes pertes aux croisés. N'ayant point suivi l'armée chrétienne à Jérusalem, il s'occupa d'affermir sa domi- nation devant Antioche, et de l'étendre sur Laodi- cee, défendue par les Grecs, qui le repoussèrent. Il Min de rendre incontestable la légitimité de sa "puissance, il vint à Jérusalem recevoir des mains du patriarche Daimbert l'investiture de la principauté d'Antioche. Quelque temps après, Bohémond ayant voulu secourir une ville de Mésopotamie, attaquée par les Turcs, ses troupes furent accablées par le nombre, et il fut fait prisonnier. Un émir le tint captif pendant deux ans. Alexis offrait à cet émir 260,000 besans, s'il voulait lui livrer Bohémond. Le sultan d'Iconium exigeait que l'émir lui donnât .1a moitié de la rançon. Celuici voulait la garder .tout entière. Le sultan ravagea ses terres, et jura de ne jamais lui pardonner. L'émir était fort embarrassé de savoir ce qu'il ferait de son prisonnier. Bohémond lui proposa la moitié de la somme. « Vous « gagnerez, lui ditil, ttn, ami plus précieux que « l'argent que vous sacrifierez, et vous acquerrez « l'amitié de tous les chrétiens, qui sont si puissants « en Syrie : nous réunirons nos forces, nonseule-« ment contre Soliman, mais nous détrônerons rem-« pereur grec, votre ennemi naturel. » Cette proposition hardie effraya d'abord l'émir, qui finit cependant par l'accepter. En rentrant dans ses États, Bohé:. mond les trouva augmentés de plusieurs villes, par la valeur de Tancrède. L'ennui de la prison n'avait pas diminué son activité. Des vaisseaux pisans et génois s'engagèrent à son service, et il vint attaquer l'empire grec. La rapidité de ses succès ne répondant pas à son attente, il résolut de passer en Occident pour chercher de plus grands secours ; niais la route de terre lui étant fermée, et sa flotte n'étant Pas assez nombreuse pour assurer le passage, un stratagème singulier lui servit à cacher son départ. Tancrède se chargea de la garde d'Antioche, et l'on publia que Bohémond était mort. Ce prince s'embarqua sur une galère, où il s'enferma dans un cercueil, percé de plusieurs trous qui lui laissaient la faculté de respirer ; des pleureurs gémissaient près du cercueil, et s'arrachaient les cheveux. Bohémond traversa, dans cet appareil lugubre, la flotte grecque, au bruit des transports de joie que sa mort excitait. Il descendit à Corfou, et, se trouvant déjà près de l'Italie, dans une île où la garnison était peu nombreuse, il sortit de son cercueil, se promena dans la ville, fit appeler le gouverneur. Jetant sur lui un regard lier et menaçant : « Faites « savoir, lui ditil, à votre maître, que Bohémond, « fils de Robert, est ressuscité, et que bientôt il s'en « apercevra.. » Le prince d'Antioche remonte en même temps sur son bord, et fait voile vers l'Italie. Bohémond mit tout en oeuvre pour susciter des ennemis à l'empereur Alexis, qu'il dénonça à tous les princes d'Occident, comme l'ennemi mortel des chrétiens, l'allié des Turcs, avec lesquels il s'entendait pour faire périr les croisés. Bohémond arriva en France au mois de mars 1106, et se rendit d'abord en Limousin, pour acquitter un voeu qu'il avait fait à St. Léonard, lorsqu'il était prisonnier des Des présents de reliques et d'étoffes précieuses lui gagnèrent l'affection du clergé, et le récit de ses aventures excita l'admiration de la noblesse, qui, de tous côtés, lui apportait des enfants à tenir sur les fonts de baptême. Il menait avec lui le fils de Romain Diogène, autrefois empereur de Constantinople, et d'autres nobles grecs, dont les plaintes contre Alexis augmentaient encore l'animosité des Français. Philippe, roi de France, permit à Bohémond de lever des soldats, et lui donna pour femme sa fille Constance; il donna aussi à Tancrède Cécile, fille de Bertrade, sa concubine. Les noces de Constance furent célébrées à Chartres, avec grand appareil. Au milieu de cette brillante cérémonie, Bohémond monta sur le jubé de la cathédrale, et prêcha l'expédition contre Alexis, avec autant de feu qu'il avait coutume d'en mettre dans les combats. Il promit à tous les guerriers qui voudraient l'accompagner des châteaux et des villes pour récompense de leurs travaux. En peu de jours, il se voit à ia tête d'une armée nombreuse ; il passe ensuite les Pyrénées, tire des' secours de l'Espagne, retourne en Italie, où il trouve le même empressement à le suivre, rassemble toutes ses forces dans le port de Bari, et se prépare à faire voile pour nilyrie. Alexis s'appliqua inutilement à fermer le passage à la flotte de Bohémond : 5,000 cavaliers et 40,000 fantassins, français, italiens, allemands, anglais, mirent le siége devant Durazzo. Les Grecs fu- rent défaits dans plusieurs actions, mais ils repri- rent enfin courage : la peste et la famine combattirent pour eux. Les soldats de Bohémond murmurèrent hautement contre leur chef, et le mirent dans la nécessité de demander la paix. Bohémond eut avec l'empereur une conférence dans laquelle il parait que sa vue fit une assez vive impression sur Anne Comnène, fille d'Alexis. « Sa présence, dit « cette princesse, éblouissait autant les yeux, que « sa réputation étonnait l'esprit. Sa stature surpassait « d'une coudée celle des hommes les plus grands. « Sa taille était mince, sa poitrine large, ses bras « nerveux. Il rappelait ces statues qui rassemblent « en un même sujet des beautés que la nature réu-« nit rarement. Ses cheveux étaient blonds et courts ; « son visage agréablement coloré ; ses yeux bleus paraissaient animés par la fierté et le désir de la vengeance. Si la hauteur de son corps et l'assu-« rance de ses regards avaient quelque chose de fa-« rouelle et de terrible, sa bonne mine avait aussi « quelque chose de doux et de charmant. » Les deux princes, l'un vif et impatient, l'autre doux et insinuant, tous deux également adroits, se disputèrent longtemps l'avantage. Le traité fut loin de réaliser les espérances d'agrandissement que Bohémond avait conçues. La principauté d'Antioche et quelques villes lui furent pourtant assurées. La mort le surprit dans la Pouille, en l'année 1111, lorsqu'il se disposait, diton, à porter encore dans l'empire grec la terreur de son nom. On lui éleva à Canosa un tombeau chargé d'inscriptions qui ont été conservées dans les Annales de Baronius. Il laissa un fils du même nom que lui, qui n'avait que quatre ans. L'empereur Alexis fut accusé, sans fondement, d'a- voir avancé, par le poison, les jours de son ennemi. Le caractère de Bohémond était un mélange de la férocité des Normands, ses ancêtres, et de l'astuce des Italiens, ses sujets. 11 tombait sur l'ennemi avec l'impé- tuosi té de la foudre ; et il cachait, sous l'apparence de l'emportement, les combinaisons de la politique la plus réfléchie. On le trouvait éloquent lorsqu'il avait calculé qu'il lui serait moins avantageux de combattre que de parler. Il était peu fidèle à sa parole, s'il n'avait pas intérêt à la garder. Il mérita bien le surnom de Guiscard, que son père avait porté, et qui, dans le vieux langage normand, signifie mi homme rusé. Les chances de la guerre l'avaient accoutumé de bonne heure à ne pas se décourager, et souvent un échec augmentait sa puissance en re- doublant les efforts de son génie. Quoique la pr cesse Anne assure que ses fourberies lui tenaient lieu d'un trésor inépuisable, le défaut d'argent fut la seule cause qui l'empêcha de détrôner l'empereur Alexis. Tourmenté d'une agitation continuelle, il ne respirait que pour agrandir sa domination. Il était prince, et il se croyait encore dans la même situation que son père et ses oncles, simples gentilshommes, qui avaient quitté la Normandie, parce qu'ils étaient trop fiers pour se contenter de partager entre eux l'héritage du fief d'Hauteville
  • Marc BRAGADINI : surnommé Mamugna, aventurier candiot, était Vénitien d'origine, se lit capucin, et quitta le froc pour jouer le rôle d'alchimiste. Jacques Contarini, noble vénitien, qui lui avait donné asile dans son palais, crut lui voir transfiirmer en or une trèspetite quantité de mercure. Ce prestige donna une réputation prodigieuse à l'adepte, qui se retira à Padoue, pour y opérer avec moins d'éclat., La foule l'y suivit ; ses artifices et sa vie déréglée furent découverts, et il s'enfuit à Munich, où le duc de Bavière, Guillaume Il, le fit arrêter au mois d'aoiit 1590. On lui lit son procès ; il eut la tète tranchée, et deux chiens noirs qui le suivaient, et que l'on prétendit être des démons familierS dont il se servait pour détromper le peuple par ses prestiges, furent condamnés à être tués à coups d'arquebuse
  • Marc BOSCHINI : peintre, graveur et poète vénitien, florissait vers le milieu du 17° siècle. Les édifices publics, les églises et plusieurs maisons particulières de Venise, possèdent un assez grand nombre de ses tableaux. Il peignit aussi polir l'empereur Léopold 1", pour l'archiduc d'Autriche et pour Alphonse IV, duc de Modène, qui lui donnèrent pour récompense, en 1661, trois chaînes d'or. Il aimait passionnément le jeu, et il avoue luiRenie, dans la préface d'un de ses ouvrages, que, mettant beaucoup d'argent à la loterie, la continuation de ce méme ouvrage dépendrait de la perte ou du gain qu'il y ferait. 11 a laissé : 1° il Ri'gno hall) di Candia delineato a parle ed intagliato, Venise, 1651 Ce livre, qui est assez rare, n'est composé que de 61 cartes, où l'île de Candie est di\ isée en toutes ses parties. 2. L'Arcipelago con tuile le isole , scogli, secche e bassi fundi, colla dichiardzione, etc., Venise, 1658 avec 48 cartes. 5. La Carla del navegar piltoresco, etc., Venise, 1658 : c'est un dialogue entre un sénateur vénitien amateur et un peintre de profession, où l'auteur annonce en style figuré « que le vaisseau de Venise est conduit dans n la haute mer de la peinture, à la honte de ceux tt qui n'entendent rien à la boussole, etc. » 11 est en vers divisés en quatrains rimés, et en idiome vénitien, avec le portrait de l'auteur. 4° Fanerai Fait dalla pittura Veneziana per el pasazo della terreau a / a celeste vita del sereniss. di Modana Alfonso el IV, etc., Venise, 4663 Chiai, dans sa Bibliothèque volante, dit de cet ouvrage que l'invention en est trèsbelle. 11 est aussi en vénitien. 4' Le . Miniere della pittura, compendiosa informazione non eolamente delle pitture pu- Niche di Veneaia, ma delle isole circonvicine, Venise, 1661 ; 1674 ; et depuis considérablement augmenté, 1720, 2 vol. 6° Giojelli pilloreschi, etc., Venise, 1676 Ce n'est qu'une table ou index des peintures publiques de la ville de Venise, et l'extrait d'une partie du livre précédent
  • Marc CAPPELLO( 1706) : poète italien, né, le 22 mars 1706, à Brescia, y reçut les premières leçons de rhétorique du célèbre Frugoni, et y étudia le grec sous Panagioti de Sinope. A vingtcinq ans il passa à Padoue pour achever ses études, et y fut dirigé par les conseils de Dominique Lazzarini, qui avait rempli avec le plus grand honneur la chaire d'éloquence de l'université. Cependant Cappello ne montrait encore aucune disposition pour la poésie, mais il devint amoureux, et le langage des vers lui parut le seul dont il dut se servir pour en faire la déclaration. Ainsi l'amour le rendit poète, et il exerça ensuite son talent sur d'autres objets. Mais, clans ses vers, il n'aborda jamais des sujets graves et sérieux. De jolis sonnets sur une indisposition de sa Nice, et sur les remèdes qu'on lui administrait, sont la preuve de son talent en ce genre. Dégoûté de l'amour à trente ans, il embrassa l'état ecclésiastique ; et sa muse , revenant à la tendresse, en devint plus vive et plus féconde. Se trouvant un jour à Bologne, clans une société de beaux esprits qui se communiquaient leurs productions, et y ayant entendu Laure Bassi Le 15 mars, suivant Tiraboscbi ; et le 19 mai, suivant Daru. Voy, fier. Giustiniani, Storia de Yeuezia, t. 13, p. 376 ; les notes d'Apostolo Zeus sur la Bibliothèque deFontanini, t. 2, p. 68, et Dan, Histoire de Venise, t. 6, p. 63, édit. de 1819. réciter un sonnet qu'elle avait composé la veille, Cappello se sentit inopinément doué du talent de l'improvisation, et il riposta par un autre sonnet sur les mêmes rimes que le précédent. Revenu dans sa patrie avec les avantages d'un improvisateur, il y fut recherché des meilleures sociétés, dont il faisait les délices autant par l'affabilité de ses manières et de sa conversation, que par l'agrément de ses vers improvisés. Les ridicules, les travers de la plupart des hommes frappant de plus en plus son esprit observateur et naturellement caustique, à mesure que l'âge mûrissait en lui la réflexion, il tourna son génie poétique vers la manière satiriquement burlesque de Berni. Il s'y voua avec une ardeur telle, que, pour recueillir parmi le peuple de Florence et les paysans de la Toscane tous les idiotismes dont ce genre de poésie tire un grand parti, il en fit exprès le voyage. Revenu amplement pourvu des expressions qu'il avait été chercher, il s'en servit d'une manière trèsheureuse , dans quatre poèmes burlesques dont le premier, qui fut le seul imprimé de son vivante avait pour titre : la Morte del Barbetta celebre ludimagistro Bresciano del secolo passato, compianta in Brescia in une privata letteraria accademia Vanna 1759, Brescia, 1740 et 1759. Le second est intitulé la Befana ; le troisième , la Frittata ; le quatrième i Gatti . On vante encore six de ses sonnets clans le dialecte des paysans florentins et le style du Lamento di Cecco de Varliengo, où l'un d'eux est censé parler à sa mattresse. Ils sont intitulés A Menichina. Fécond en saillies spirituelles, d'un caractère jovial et facétieux, Cappello fournissait chaque jour quelque aliment aux conteurs d'anecdotes. Consulté par un mauvais poète, qui lui portait deux sonnets sur le même sujet, pour savoir lequel était le plus digne de l'impression, il répondit, après avoir lu le premier et sans regarder le second : « Imprimez l'autre. — Mais « quoi 1 vous ne le connaissez pas I — C'est qu'il « n'est pas possible qu'il y en ait un aussi mauvais « que celui (lite je vous rends. » Brescia est encore plein du récit de ses bons mots et de ses joyeuses mystifications. Il comptait parmi ses nombreux amis Jean Gaston, le dernier rejeton de l'illustre famille des Médicis, et le pape Benoît XIV. Il eût pu profiter de l'intérêt qu'il leur inspirait pour accroître sa fortune; mais, exempt d'ambition, il se trouvait heureux clans l'honnête aisance dont il jouissait. La mort l'enleva aux muses et à ses compatriotes le 21 juillet 1782. On regrette qu'il ne se soit fait aucune édition complète de ses oeuvres. Le professeur Zola qui s'était chargé de les recueillir est mort avant d'avoir rempli le voeu du public à cet égard.
  • Marc CHABRY( 1660 - 1727) : peintre et sculpteur, né en 1660 à Barbentane, ou, selon d'autres, à Lyon. Il se maria dans cette dernière ville en 1684, et lit un eand nombre d'ouvrages, tels que la peinture et la - sculpture du maitre autel de l'église de StAntoine; un basrelief audessus de l'entrée de l'hôtel de ville, représentant Louis XIV à cheval ; le piédestal dela statue du même monarque à la place Bellecour ; les groupes de deux jets d'eau dans la nième place; l'au- tel d'une chapelle à l'Oratoire; plusieurs ouvrages dans l'église du collége de la Trinité et dans celle de la congrégation du même collége. Le roi le nomma son sculpteur à Lyon, après avoir vu une statue d'Hercule et une de la Vierge, que Chabry lui avait fait présenter. Le maréchal de Villeroy lui paya 6,000 liv. une figure de l'Hiver, et un négociant de Lyon lui acheta 2,000 liv. un Christ en buis, assez bien tra%aillé pour qu'on l'eût attribué à Puget. Chabry se rendit en Allemagne; 'nais la mort du prince qui l'y avait appelé le contraignit de revenir à Lyon en passant par Mayence, où il lit le portrait de l'électeur. Connue ce déplacement avait été nuisible à sa fortune, il n'accepta point la proposition qu'on lui lit ensuite d'aller en Espagne, et il mourut à Lyon, le 4 août 1727, à 67 ans. — Mare ClIA13111', son fils, fut aussi sculpteur, et lit pour Lyon, sa patrie, la chaire de l'église des cannes déchaussés, les Quatre Ecangélistes, les statues de Si. Pierre et de Si. Paul dans la même église ; quelques statues à l'église des Chartreux, et les fassis de la place Bellecour. La plupart des ouvrages de ces deux artistes furent détruits par les révolutionnaires qui prirent et dévastèrent Lyon en 1793
  • Marc CORNARO : dt,ge de Venise, d'une illustre famille patricienne qui a donné quatre doges à la république. et prétendait descendre des Cornelius, et l'une des deiix qui possédaient des commanderies de Malte , était plus qu'oetogénaire lorsqu'il succéda, au mois d'acifit 1565, à Laurent Celso ou Celai. Il avait été chargé de plusieurs ambassades importantes, et s'était fait reniai-- quer par son grand savtin et sa rare prudence, avant d'étre élevé à la première dignité de l'État. Mais, affaibli par son grand âge, il tint les rènes d'une main faible, et ne gouverna guère que de nom. Sous son dogat, le conseil de la ré.publique, ordinairement si sage et si réservé, cédant aux pressantes sollicitations de Pierre Lusignan, roi de Chypre, se laissa imprudemment entraîner à prendre part à une croisade contre le sultan ou soudan d'Igypte. La flotte des Vénitiens assiégea sans succès Alexandrie, et cette folie n'eut d'autre résultat que s le les brouiller avec ce prinee. Leurs marchandises furent séquestrées, leurs marchands furent mis aux fers, et ils furent trop heureux de se réconcilier avec le soudan en se faisant précéder par de riches présents. Les Candiotes, qui s'étaient déjà révoltés pendant le règne de son prédécesseur, furent délinitiveseent soumis , et les dernières forteresses des rebelles tombèrent, en 1566, au pouvoir de ravinée de la ré- publique, dont les généraux firent couler sur l'échafaud le sang de tous les moteurs de l'insurrec.tion, sans épargner les femines et les enfants.. On dit que ce fut Marc Cornaro qui lit orner la salle du grand conseil des peintures à fresque qu'on y voit encore aujourd'hui. Il mourut len janvier ou le 13 juin 1567, après un règne d'un peu moins d'un an et demi. Son successeur fut André Consarini
  • Marc FOSCARINI( 1696) : de la mène famille que le précédent, fournit une carrière encore plus illustre et dans la politique et dans les lettres. Né le 30 janvier 1696, il se distingua dès sa jeunesse par son savoir, son éloqiience, la pureté de ses moeurs et la dignité de sa conduite. Il entra de bonne heure dans les charges ; et après avoir parcouru les degrés qui conduisaient aux magistratures suprêmes, il fut nommé chevalier et procurateur de StMarc et envoyé en ambassade dans plusieurs cours de l'Europe, où il se fit admirer par de grands talents, de hautes vertus et une magnificence presque égale à celle des ministres des plus grands rois. Avant de partir pour sa première légation, il avait été choisi par le conseil des Dix pour continuer et terminer l'histoire de Venise, en la reprenant où Michel Foscarini, et après lui le sénateur Garzoni , l'avaient conduite . L'éloignement où il fut pendant plusieurs années du dépôt des archives secrètes, d'où les historiographes de la république étaient seuls autorisés à tirer des titres et des documents, l'empêcha de se livrer à la composition de cet ouvrage. Pour s'occuper cependant d'un objet analogue à la commission qu'il avait reçue, il rassembla les matériaux qu'il avait recueillis depuis longtemps sur l'histoire littéraire de sa patrie. Il avait mis à contribution les savantes bibliothèques de Venise, et il en possédait luimême une immense. Dès qu'il put jouir de quelque repos, il commença l'exécution de son projet. Il divisa son travail en deux parties : la première. devait embrasser les sciences les plus utiles à l'État; et la seconde, celles qui en font l'ornement, mais qui n'en constituent pas l'essence. Il comptait donc traiter, dans la première de ces deux parties, du droit civil et du droit canonique, de l'histoire nationale et étrangère, de l'astronomie et de la navigation, de la géographie, de l'architecture nautique et militaire, de l'hydraulique et enfin de l'éloquence du sénat et du barreau. Le premier volume (le cette partie, qui a seul paru, ne traite que des quatre premières sciences, et quoique le titre annonce huit livres, il n'y en a que quatre. Cc volume est intitulé : Della letteratura veneziana libri otto, vol. 1, Padoue, 1752, grand édition trèsbelle et très- soignée , comme le sont toutes celles qui sortirent des presses de Comino sous la direction des savants frères Volpi. Ce sont quatre grandes dissertations ou discours suivis, dont le texte contient dans un trèsbel ordre l'histoire de la naissance et des progrès de ces quatre parties des connaissances humaines dans la république de Venise ; un jugement fort sain sur les principaux ouvrages de droit civil, de droit ecclésiastique, d'histoire vénitienne et d'histoire étrangère, et des notices succinctes sur leurs auteurs. Les recherches particulières, les autorités, les citations, les discussions et tous les autres détails sont rejetés dans de savantes notes qui forment, à l'égard de ces quatre sciences, un répertoire trèsriche et trèsabondant. Aussi le P. Jean des Agostini , qui fit parattre cette même année le premier volume de ses Scrittori reneziani, ditil à Foscarin dans l'épltre dédicatoire qu'il lui adresse, qu'il a tiré de ce beau volume d'amples lumières, qu'il s'est empressé d'en profiter pour enrichir le sien, et qu'il compte encore par la suite y trouver de grands secours. Le cardinal Querini écrivit, au sujet de ce livre, trois savantes lettres italiennes adressées à son neveu le sénateur André Querini , qui furent traduites en latin et publiées à Venise en 1753. Les grandes occupations dont Foscarini se trouva toujours chargé ne lui permirent pas de donner la suite de cet important ouvrage. On lui confia la direction des monuments publics, celle de la bibliothèque de StMarc et de l'université; enfin il fut élevé le 28 mai 1762 à la suprême dignité de doge : mais il n'en fut revêtu que pendant dix mois, et il mourut, universellement regretté, le 31 mars 1763, âgé de 67 ans. Il a laissé deux autres productions moins considérables, mais écrites avec beaucoup de justesse, de goùt et de clarté, qualités qui distinguent aussi sa Letteratura Veneziano : l'une appartient à l'art oratoire, et est intitulée : Trattato dell' eloquenza estemporanea utile e necessaria , dimostrata agli stati liberi; l'autre est historique et a pour titre : Arcane memorie, ossia Segreta storia del regno di Carlo imperatore, sesto di (] 1U nomeC-- i.
  • Marc GHEERAERDS( 1500) : peintre et graveur, né en Flandre au commencement du 16e siècle. On lui doit un plan de la ville de Bruges, qui est admiré des connaisseurs pour la perfection de la gravure. Il peignait trèsbien le paysage. Mais son ouvrage le plus estimé est un recueil d'estampes servant d'illustration aux fables d'Ésope. Cet ouvrage fut publié à Bruges, en 1567 sous ce titre : Les fables véridiques , ou la vérité enseignée par des animaux. Le texte est en flamand. On doit en outre à Gheeraerds un opuscule intitulé l'Art de l'enluminure, Amsterdam, 1705 L'auteur mourut en Angleterre dans un âge avancé
  • Marc GUAZZO( 1400 - 1556) : poëte et historien, né à Padoue vers la fin du 15e siècle , d'une famille originaire de Mantoue , embrassa l'état militaire et servit avec distinction dans les guerres qui désolèrent de son temps l'Italie. La vie agitée des camps ne ralentit pas son ardeur pour la poésie, et il fit paraître, à peu de distance l'un de l'autre, deux poëlles héroïcomiques, médiocres à la vérité, mais qui n'en supposent pas moins une facilité extraordinaire. La paix lui ayant permis de quit- ter le service, il se retira dans sa patrie, où il ccn- tinua de se livrer à la culture des lettres. Il 3 mourut en 1556, àgé d'environ 60 ans. On con- naît de lui : 1. Astollb Borioso, che segue Morte di Ruggiero , conformandosi con la profondis. sima historia del divin° Ariosto, Venise ,15,23 Ce poëlne est divisé en trente et un chants : c'est, comme on le voit, une des innombrables imita- tions du chefd'œuvre de l'Arioste ; mais l'ou- vrage Guazzo ne ressemhle à son modèle que par les défauts. Il le refondit dans la suite et en publia une nouvelle édition, Venise, 1532, 1549 Belisardo fratello del conte Orlando Venise, 1525 : encore un poëme épique celuici a vingtneuf chants, et l'auteur en pro- mettait une suite, mais elle n'a point paru. 5° Une comédie intitulée Errore d'arnore , 'Ve- nise , 1526, et une tragédie , la Discordia d'amore , ibid., 1528 ; 4. Historia di lutte le case de- gne di memoria claie anno 1524 sino ail' 1540, ibid.,1540 continuée jusqu'à l'année 1544, ibid., 1548, 1549 , 1552, ; 5° Historia delle guerre di Maoinetto imp. de Turchi con la signoria di Venetia, ibid., 1545 ; 6° Historie ove si contingono la ventila e partita d'Italia di Carlo VIII re di Franza, e corne il acquistd e lascid il regno di , ibid., 1547 ; 7° Cronica ne la , ibid., 158(3 ; 1590 et 1610 50 Lettere, ibid., 1590, 1599 et 1603 4° des Rime dans la Nuova scelta de Comin Ventura Bergame, 1592 ; Ghirlanda de Bianca Beccaria , contesta di madrigali di diversi autori, Gènes , 1595 Étienne Guazzo est encore l'éditeur des Lettere volgari di diversi gentiluamini del Monferrato , Bres- cia, 1565
  • Marc HANSITZ( 1682) : jésuite, né dans la Carinthie en 1682, fut admis fort jeune dans la société, et régenta quelque temps dans différents colléges; il entreprit, par le conseil du savant Bern. Gentiloti , de rendre à l'Allemagne le méme service qu'Ughelli avait rendu à l'Italie , et les frères de SteMarthe à la France; il publia en 1727 les deux premiers volumes de la Germania sacra, chronolo- gice disposita, Augsbourg Ces deux volumes renferment la métropole de Lorch , transférée à Salzbourg , et l'évêché de Passau. Le Prodromus du troisième volume parut en 1729, mais il n'a point été publié ; de sorte que ce grand ouvrage est resté incomplet . On connalt encore de ce savant religieux une lettre au P. Pez sur les actes de StRupert , Vienne, 1731 et trois dissertations sur l'antiquité et les priviiéges de l'abbaye de StErnmeran, à Ratisbonne, ibid., 1755 et 1756 Après sa mort, arrivée à Vienne en 1766, on a publié, d'après ses manuscrits : 1. Analecta seucollertanea pro historia Carinthioe concinnanda, opus postha- mum, pars 1, Clagenfurt, 1782 Nurem- berg, 1795 La suite n'a point paru. 9.. Trias epistolarum de cetate S. Ruperti, dans les mémoires de Westenrieder, t. 2, p
  • Marc HOPPER : docteur en droit , naquit à Bâle , et y mourut de la peste en 1564. Depuis 1544, il occupait de nombreuses et différentes chaires à l'université de sa ville natale. Ce savant a bien mérité de la littérature par ses éditions de Lucien , et des oeuvres d'Apulée . Il soigna la collection des opuscules d'iEneas Sylvius , qui parut à Bâle , 1551 et il eut part au Dictionnaire grec et latin imprimé à Bâle en 1563, 1572 et 1584 Il a aussi composé des préfaces pour une édition de Strabon et pour une d'Eusébe, dont il a traduit en latin le 15e livre de la Préparation évangélique
  • Marc HERZ( 1747) : israélite, professeur royal de philosophie à Berlin, a cultivé et enseigné, d'une manière remarquable, la physique expérimentale et la philosophie. Né le 17 janvier 1 747 d'un père qui n'était qu'un simple maitre d'école, il eut à lutter contre la pauvreté et contre les préventions attachées au culte qu'il professait. Il triompha de tous les obstacles par une ardeur infatigable pour le travail , qu'alimentait l'amour de l'humanité, et que fécondaient un talent facile, une pénétration vive , une grande habitude de méditation. Il sut s'attirer, soit comme médecin, soit comme savant, une considération personnelle, qui rejaillit sur ses coreligionnaires. Il fut le disciple de Kant et l'ami de Mendelssohn. En 1777, lorsque Kant, bien éloigné d'avoir obtenu la re nommée dont il devait jouir par la suite, commençait à poser les bases de son édifice philosophique, Ilerz, dans des cours publics qu'il ouvrit à Berlin, et où étaient admises des personnes de toutes conditions , développa , avec une clarté qui n'a pas toujours été l'attribut de ce système , et avec un singulier succès, les vues principales du métaphysicien de Koenigsberg, quoique sans adopter entièrement toutes les doctrines de son ancien professeur. Par la suite, Ilerz s'affligea de voir succéder à la philosophie kantienne proprement dite des doctrines qui lui paraissaient oiseuses ou funestes. Son principal ouvrage est une Recherche sur le vertige, imprimée en 1786, dont la première partie considère ce phénomène sous le rapport psychologique, et la deuxième sous le rapport médical. Ses Recherches sur les causes de la différence des goûts et ses Lettres aux médecins ont eu deux éditions. 11 a publié en 1787 son Cours de physique expérimentale. En 1787 et 1788 il combattit , dans le journal hébraïque le Collecteur, l'abus des inhumations précipitées , que la superstition maintenait parmi les israélites. 11 est mort le 19 janvier 1805, conseiller et médecin privé du prince de Waldeck. La médecine était la seule profession libérale que les lois de sa patrie permissent aux israélites, Il s'y rendit célèbre par la pratique en même temps que par ses travaux théoriques : il ne s'y distingua pas moins par la noblesse , la moralité de son caractère , et par son désintéressement
  • Marc LESCARBOT( 1500 - 1630) : littérateur, né à Vervins, dans le 16e siècle , d'une famille noble . 11 se fit recevoir avocat au parlement de Paris; mais, entraîné par son caractère aventureux, il ne tarda pas à quitter le barreau , et s'embarqua sur une flottille destinée pour la NouvelleFrance. Il contribua à former les premiers établissements dans le Canada, et rapporta, sur les productions de ce pays, des renseignements trèsutiles. Il consentit rensuite à accompagner Pierre de Castille, nommé ' ambassadeur en Suisse ; et il profita de ses loisirs pour visiter dans le plus grand détail une des contrées de l'Europe les plus intéressantes aux yeux du naturaliste. On ignore les autres particularités de la vie de Lescarbot; et ce n'est que par conjecture qu'on place sa mort vers l'an 1650. On a de Iiii : 1. Histoire de la Nouvelle- France, contenant les navigations, découvertes et habitations faites par les Français és Indes o, cidenta les, etc., Paris , 1609 2° édition augmentée , 1611; avec de nouvelles additions, 1618 Cet ouvrage est rare et curieux. L'auteur y donne d'abord la relation du voyage de Jean Verazzani , envoyé le premier par les Français en Amérique : il parle ensuite des établissements français dans la Floride; de l'expédition de Villegagnon dans le Brésil ; et de la colonie fondée dans l'Acadie par de Monts. Lesearbot parait sincère, sensé et impartial. C'est le témoignage que lui rend le P. Charlevoix, dont l'autorité est ici d'un grand poids. Il entremèle ses récits d'anecdotes et de remarques littéraires; et il a fait imprimer à la suite de la 3° édition de (11 Il prend, à la tête de ses ouvrages, le titre de seigneur de StAudebert du Presle la Commune, en Soissonnais. son ouvrage, tin recueil de vers qu'il a intitulé les Muses de la Nouvelle- France , parce qu'il les avait composés pendant son voyage en Amérique; 2. le Tableau de la Suisse , auquel sont décrites les singularités des Alpes, Paris, 1618 de 79 pages. Cet ouvrage est écrit en vers fort plats et fort en- nuyeux ; mais on y trouve des particularités inté- ressantes et qui le font rechercher des amateurs. L'auteur y réfute l'opinion, déjà répandue de son temps, que le Rhône traverse le lac de Genève sans y mèler ses eaux. La description des bains de Pfelfers, qui fait partie de ce livre, avait paru séparément sous ce titre : les Bains de Fewer, etc., sans date et Lyon, Detournes, 1615 de 8 pages; 3. la Chasse aux Anglais dans liste de Rhé et au siège de 10 Rochelle, et la réduction de cette ville en 1628 ; Paris, 1629
  • Marc MARCHETTI : ou Marc de Faenza, du nom de sa ville natale , florissait sous le pontifi- cat de Grégoire XIII , et fut élève de Ja- copone Bertucci , peintre distingué de ce temps. Personne n'eut plus que lui une pratique fière, résolue et, comme disent les Italiens, terrible, dans la peinture à fresque. C'est surtout dans les grotesques 011 arabesques qu'il est resté sans égal. Personne mieux que lui ne savait mêler aux ornements des traits d'histoire pleins de vivacité et d'élégance et dont les nus sont une véritable école de dessin. Tel est surtout le Mas- sacre des Innocents qu'il a peint dans le Vatican. C'est à lui que Grégoire XIII , après la mort de Sabbattini , confia les travaux qu'il faisait exécuter. Côme Pr, grandduc de Toscane, l'employa également à l'embellissement du Palais Vieux de Florence. 11 a peu travaillé dans sa propre patrie ; cependant on y conserve quelquesuns de ses tableaux à l'huile , et l'on y Cette loi fut renouvelée en 1825, mais il ne paraît pas qu'elle ait COé mise en vigueur. montre , dans une des rues , une voûte où il a peint des fleurons avec des figures de monstres, d'une imaginatiop pleine de richesse et dont la beauté est telle qu'on les prendrait pour un ou-. vrage des anciens. Rien n'y est donné au ca- price , tout y rappelle la mythologie et une véri- table connaissance de l'antique. Marchetti mourut à Rome le 13 août 1588
  • Marc MAIER ou MAYER : archéologue, ayant visité l'Italie, d'où il rapporta des médailles et des antiquités, s'établit à Lyon , où il exerça la profession de libraire. Le savant jésuite Ménestrier lui adressa , sur un couloir antique de son cabinet, une lettre fort curieuse , dans laquelle il prouve que cet ustensile servait aux sacrifices de Bacchus , et donne l'explication des basreliefs dont le manche était orné. Cette lettre, imprimée à Paris en 1642 a été traduite en latin et insérée par Sallengre dans le Noms Me- saur. antiguit. romanar., t. 3, p. 939. Pendant son séjour à Rome, Maier avait acquis des héritiers d'Agostini les planches de la Siedia de Phil. Paruta, dont il se proposait de donner une nouvelle édition. 11 avait compté sur Spon pour l'aider dans cette entreprise; mais la mort de cet antiquaire l'obligea de se charger lui- mème d'un travail pour lequel il aurait fallu plus de goCit et . Le dessein de Maier était de publier ensuite une traduction française de l'ouvrage de Buoaimai : Ricreazione del orcitio e , et l'on sait que, dès 1697, il avait un privilége pour l'impression ; mais il mourut avant d'en avoir pu profiter. Maier laissait les matériaux d'un ouvrage qui parut enfin sous ce titre : Il regno di Napoli e di Calabria descritto con medaglie, Lyon , 1717 , avec 31 pl . Rome ou là Haye, 1732 Cette seconde édition, augmentée de 4 pl. , est la plus recherchée des amateurs. Cependant les rédacteurs des Acta eruditor Lips., 1725, p. 290, assurent que la première édition n'avait été tirée qu'à une cen- taine d'exemplaires , ce qui la met au nombre des livres rares. On réunit ordinairement à cette édition de l'ouvrage de Maier celui de CésarAnt. Vergara , imprimé également à tr&i.petit nombre : Monete del regno di Napoli, Rome , 1716
  • Marc MAPP( 1632 - 1701) : en latin illappus, botaniste, naquit à Strasbourg en 1632, et exerça la médecMe dans cette ville, où il mourut en 1701. On a de lui : 10 De flatibus, ibid.., 1675 ; 20 His- toria medica de acephalis , , ibid. , 1687 30 Dissertationes medicce tes de receptis hodie in Europa potes calidi generibus, thee, cale, rhoco- iota, imprimées séparément à Strasbourg en 1691, 1693 et 1695 et réunies sous ce titre général en 1695 , ibid. Ces trois ouvrages renferment des détails d'érudition très-étendus, beaucoup de faits curieux et de vues intéressantes, qui annoncent un observateur fort éclairé. 4° Ca- talogus plantarum horti argentinensis, etc., Strasbourg, 1691, petit volume de 150 pages, contenant une simple liste alphabétique de prés de quinze cents plantes cultivées dans le jardin botanique de cette ville, avec les noms ou les phrases de G. Baultin ou de P. Hermann ; enfin, 5' Historia plantarum alsaticarum, etc., in - , Strasbourg et Amsterdam , 1742 ; ouvrage- posthume de 335 pages, publié par J.C. Ehrmann. Les plantes d'Alsace , au nombre d'environ mille sept cents , y sont encore rangées par ordre alphabétique ; mais l'auteur y a joint une assez nombreuse synonymie, les noms allemands, quelques noms français , le renvoi aux figures des auteurs ; enfin , l'indication des vertus et des usages des plantes. On y trouve trèspeu de plantes nouvelles; et les sept planches qui accompagnent l'ouvrage sont d'une exécution médiocre. Ce livre pourrait servir comme répertoire pour les gens instruits ; mais on a lieu de s'étonner qu'un homme aussi éclairé que Mapp, au lieu de profiter d'une des méthodes des botanistes de la fin du 17' siècle, se soit contenté de faire MI recueil moins utile pour la science et moins commode pour l'étude que les travaux des botanistes du 15 siècle
  • Marc MARCHAND( 1500) : littérateur, né à Salins dans le 16e siècle, était l'ami intime de Gilbert Cousin, qui le cite souvent avec éloge. 11 embrassa l'état ecclêsiastique, et fut pourvu de la chapellenie de l'hôpital de Montaigu, près de LonsleSaulnier. On cite de lui : Orationes chue 2in a de laudibus I) . Litem; altera funebris in ./ Emiliunz Feretrum, Lyon , 1551 — Saturai tyranni vita. — De vins illustri- bus . Ces deux derniers ouvrages sont mentionnés dans la Bibi. de Gesner. — Louis MARCHAND, frère du précédent , fut secrétaire du cardinal de Granvelle , qui se chargea de sa fortune et lui procura un emploi à la cour de Flandre. On a de lui la Vie de Caton le Jeune, écrite premièrement en grec par Plutarque, et traduite du latin en français, Lyon, 1554, trèsrare
  • Marc MARINI( 1541 - 1594) : célèbre hébraïsant, né vers 15&I à Brescia , prit jeune l'habit religieux dans la congrégation des chanoines de StSauveur. Les connaissances qu'il acquit dans les langues orientales le firent appeler à Rome, où Grégoire XIII le chargea de revoir les écrits des rabbins et d'en faire disparaître les passages contraires aux croyances catholiques. Pour le récompenser de ce travail , le pape lui fit offrir successivement plusieurs évêchés ; mais il eut la modestie de les refuser. Ayant obtenu la permission de se retirer à Brescia , il y préparait un Commentaire sur les Psaumes , lorsqu'il mourut en 1594. On a de lui : 1. Grammatica linguœ sanctœ, Bàle, 1580 ; 2' Arca Noé, seu thesaurus linguœ sancke novas, Venise, 1593, '2 vol. Le premier est orné du portrait de Marini, ovale dans un cadre. Ce lexique , devenu trèsrare, est fort recherché. 3° Annotationes litterales Psalniis, Bologne , 1748-50, 3 vol. Ce Commentaire avait été annoncé dès 173'2 par la publication d'un specimen . ; il ne fut cependant imprimé que seize ans après par les soins de Mingarelli , qui le fit précéder d'une Vie de l'auteur, écrite, dit Tiraboschi , avec autant d'exactitude que d'élégance . Ws .
  • Marc MEIBOM( 1630 - 1711) : savant philologue, de la même famille que les précédents, était né vers 1630 , à Tonningen, dans le duché de Sleswig. Après avoir terminé ses études , il visita la Hollande, et profita de son séjour à Amsterdam pour publier le recueil des ouvrages des anciens sur la musique. Il en offrit la dédicace à la fameuse Chrisbtine , reine de Suède , qui l'invita à se rendre à sa cour, et lui assigna une pension ; mais on dit que, cette princesse l'ayant engagé à chanter un air de musique ancienne en présence de ses courtisans , il fut si honteux du rôle ridicule qu'elle lui avait fait jouer, qu'il partit brusque-. ment et se retira en Danemarck. Le roi Frédé- ric 111 l'accueillit avec bonté, le nomma à une chaire de l'université d'Upsal , et lui confia la garde de sa bibliothèque ; mais, soit que Meibom fût d'un caractère inconstant, soit que le climat ne convînt point à sa santé, il quitta le Danemarck pour revenir en Hollande. Il obtint bientôt après la place de professeur de belleslettres à l'académie d'Amsterdam ; mais il ne la garda qu'un an, parce qu'on s'aperçut qu'il n'était rien moins que propre à former de bons élèves. Ayant ima- giné qu'il avait découvert la forme et la construction des trirèmes, il se rendit en France pour vendre son secret , qu'il regardait comme trèsimportant ; mais il ne trouva personne qui voulût le lui acheter. Il passa ensuite en Angleterre , dans l'espoir d'y faire imprimer une édition de l'Ancien Testament , avec ses remarques sur le texte hébreu , dont il avait corrigé un grand nombre de passages, d'après la nature du mètre hébraïque , se flattant d'en avoir seul retrouvé la clef. Ses prétentions choquèrent les plus savants théologiens, et il échoua encore dans son projet. Il revint en Hollande plus pauvre qu'il n'en était parti , et vécut quelque temps des secours qu'il recevait des libraires ; sur la fin de sa vie il fut obligé de vendre une partie de ses livres pour subsister. Il mourut à Utrecht en 1711 , dans un àge trèsavancé. Le reste de sa bibliothèque fut vendu à l'encan ; et cette dispersion fit disparaître également un manuscrit auquel il attachait le plus grand prix , et qui contenait , disaitil , le texte authentique du Commentaire de StJérôme sur Job , morceau perdu depuis longtemps , mais dont StAugustin fait un éloge magnifique. Mei- boni avait voulu le vendre aux bénédictins de la congrégation de StMaur, qui désiraient en enrichir leur édition de StJérôme ; mais il en demandait une somme si énorme que le marché ne put se conclure : il avait cependant obtenu du comte d'Avaux dix mille florins de Hollande en avance sur cette négociation . On connaît de lui : 1° des Notes sur Vitruve , dans l'édition donnée par J. de Laet, Amsterdam, 1649 2° Dialogus de proportionibus, Copenhague, 1655 ouvrage curieux , dont les interlocuteurs sont Euclide , Archimède, Apollonius, Pappus, Eutocius , Théon et Hermotime. Il s'y trouve des paradoxes que le docteur Wallis réfuta dans un Traité assez étendu, imprimé au 1" volume de ses OEuvres. 3° Antique musicoe auctores 7, gr. et lat. cum 7/ 0tiS , Amsterdam , Elzevir, 1652 , 9. vol. rare. Ce recueil contient Aristoxène, Euclide, Introductio harmonica, Nicomachus , Alypius, Gaudentius , Bacchius senior et Aristide, avec le 9' livre de Martianus Capella. L'éditeur y a joint de savantes notes pour éclaircir les passages les plus difficiles. 4° De veteri fabrica triremium liber, ibid., 1671 , fig. Cet ouvrage a été inséré dans le tome 12 du The- saur. antiquitat. Romanar. J. Scheffer en a pli— Ce manuscrit était, en 1765, entre les mains de M, Gressier, de Vévay, héritier de la fille de Meibom. il 'offrait pour douze cents francs à dom Bertliod , qui le proposa au P. Paciaudi, bi- bliothécaire du duc de Parme; mais celui—ci n'en voulait donner que quatre cent cinquante francs. On ignore si le marches été conclu à ce prix. Fié une critique . 5° L'édition ides Fies des philosophes, par Diogène Lerce, ibid. , 1692, 94 vol. grec et latin. C'est encore la meilleure et la plus estimée qui ait paru. Meibom revit le texte de Diogène avec lé plus grand soin ; il corrigea et compléta la version latine d'Ambroise le Camaldule , et il se proposait d'ajouter es notes à celles de Ménage et des autres savants ; mais s'étant brouillé avec le libraire , il a donné que quelques remarques sur le 100 lire , qui contient la Vie d'Epicure. 6° Davidis psaltni 12, et totident sacra? Scripturoe veteris Testa- 'menti integra capita, prisco hebrœo metro resti- luta, ibid., 1698 c'est un échantillon de I son travail sur la Bible, dont il avait donné quelmues essais en 1678 et 1690 ; mais le mauvais accueil qu'il reçut des savants l'empêcha d'en lublier la suite; 7° la Traduction latine du Ma- quel d'Epictète, et du Tableau de Cébès , etc. Le roi de Danemarck fit imprimer cet ouvrage à ses 'rais , et fit présent de la totalité de l'édition à 1eibom , qui fa garda plus de quarante ans dans ;on cabinet. Après sa mort, ses héritiers la venlirent à un libraire ; et Adrien Reland y joignit me Préface et les Notes de Saumaise , et la fit )araftre à Utrecht, 1711 8' Une édition les Opuscula mythologica , physica et cthica voy. Thom. GALE) , Amsterdam , 1688 ; ,,)° Epistola de scriptoribus varus musicis. Cette 1 ettre, datée du 14 avril 1667, est insérée dans e recueil des Lettres de Marq. Gude, 1697 Ou Essai de critique oit l'on tdche de montrer en uoi consiste la poésie des Hébreux , 1688
  • Marc MUSURUS( 1470 - 1517) : l'un de ces illustres Grecs qui ont tant contribué à répandre le goût des lettres en Europe au 15e siècle , était né vers 1'170 à Retinio dans File de Crète. Il fut amené fort jeune en Italie par son père, riche négociant, et placé sous la direction de Jean Lascaris , qui lui lit faire de rapides progrès dans la connaissance des bons auteurs. Musurus ne tarda pas d'être admis au nombre des savants qui furent si utiles à Manuce l'ancien pour la révision des manuscrits grecs, et il fit partie de l'académie qui s'assemblait dans l'atelier de ce fameux imprimeur attira bientôt un nombre infini d'auditeurs de toutes les parties d'Italie, de la France et de l'Allemagne. Erasme nous apprend qu'il remplissait ses fonctions avec tant de zèle , que, dans une année, il laissait à peine passer quatre jours sans donner des leçons publiques . L'invasion des Français en Italie , par suite de la ligue de Cambrai, le détermina en 1509 à retourner à Venise , où il continua de se livrer à l'enseignement avec beaucoup de succès. Après la retraite des Français , Musurus vint occuper sa chaire à l'académie de Padoue. Il fut appelé à Rome en 1516 par le pape Léon X, qui le récompensa des services qu'il avait rendus aux lettres, en le nom- niant archevêque de Malvasie. On présume, d'a- près le témoignage de plusieurs savants , que Musurus professa la littérature grecque à Rome ; mais ce ne fut que peu de temps ; il tomba malade de chagrin, si l'on en croit Paul Jove , pour n'avoir pas été compris dans une nouvelle promotion de trente cardinaux, et mourut d'hydropisie pendant l'automne de 1517. Musurus n'avait pas 50 ans g. Il fut inhumé dans l'église SteMarie della Pace, avec une épitaphe rapportée par les auteurs cités à la tin de cet article. Il n'a publié qu'un petit nombre de vers grecs et quelques préfaces, et cependant la postérité le place à côté de Jean Lascaris , de Théod. Gaza et des plus illustres grammairiens. Comme éditeur, on doit à Musurus la première édition des Comédies d'Aristophane , Aide , 1498 , avec une préface ; celle de l'Etynzologicum magnum, Calliergi, I '499, avec une préface ;. celle des OEuvres de Platon , Aide, 1513 ; celle du Dictionnar. gr. d'Hésychius, ibid., 1514 , d'après le seul manuscrit connu ; celle d'Athénée, ibid., 1514 ; de Pausanias, ibid., 1516, des Orationes lectissimoe de StGrégoire de Nazianze, ibid., 1516 ; enfin, l'édition d'Oppien De « tura seu renatione piscium , Florence, Giunti, 1515 Musurus revit la Grammaire latine d'Aide l'ancien et la publia en 1516 , avec une préface fort curieuse, que Renouard a insérée en entier dans ses Annales des Aides, p. 12i. Comme pete, on a de lui des Epiyrammes grecques dans le Dictionnar. gray. copiosissim., Venise, 1497, et dans l'édit. de llusée, Venise, 1517 : mais de toutes les pièces de Musurus , la plus étendue comme la plus célèbre est un Poënie grec de deux cents vers hexamètres et. pentamètres à la louange de Platon , imprimé dans l'édition des œuvres de ce philosophe, revue par notre illustre philologue. Il a été traduit en autant _de vers latins par Zénobius Àcciaioli, et publié séparément avec cette version par phii. Muncker, , Amsterd., 1676, hl- 4° de '20 pag., et avec de nouvelles notes, par les soins de Butler, Cambridge, 1797. Cette pièce a été traduite de nouveau en latin par J. Foster , qui l'a donnée à la suite de l'Apologie des accents grecs, contre Henri Gall y , avec ses notes et celles de Jer. Markland . Michel Margunius a les Epigrammes grecques de Musurus dans ses Symmicta. , cité par Bayle, et l'Abrégé de la rie de Alusurns, par Reusner. Quelque temps avant sa mort, il avait traduit en latin un traité De podayra , qu'Henri Estienne a publié avec la version de Musurus dans les illedicœ artis principes, 1567. On a encore de lui une Lettre italienne dans la Raccolta de Pino. Paul Jove a fait l'Eloye de Musurus ; on peut encore consulter le Dictionnaire de Bayle ; — Zeltner, Theatr. viror. erudit . ; —Hody, De Grey( ' illustrib et berner, De doctis honiinibus grœcis. On trouvera son portrait dans Paul Jove et dans les Icon. de Nicol
  • Marc NATTIER( 1642 - 1705) : peintre de portraits, naquit à Paris en 1642 et y mourut le 24 octobre 1705. Il fut reçu à l'académie royale de peinture le 27 juin 1676 sur les portraits de M. de Sève et du marquis de Seignelay , vice protecteur de l'académie . Il eut de son mariage avec Marie Courtois, miniaturiste distinguée, élève de Lebrun, et qui eut le malheur de tomber en paralysie I dès l'âge de Lutdeux ans, deux fils ; — NAT- TiEn, , l'aîné, né à Paris vers 1684, peintre d'histoire, fut reçu à l'académie le 29 octobre 1712 sur : Joseph sollicité par la femme de Putiphar. Il se trouva malheureusement impliqué dans l'affaire de Deschauffour et enfermé pour ce motif à la Bastille; on lui fit son procès, et il allait subir une peine infamante , quand il se coupa la gorge dans son lit, la nuit dti vendredi au samedi 27 avril 179.6 , quoiqu'il y eût un soldat de la garnison de la Bastille qui cou- chait dans sa chambre. Il se servit, pour accom- plir son dessein, d'un couteau qu'on appelle bas- tille, fait comme ceux que les vitriers emploient, et qui, arrondi par le bout, ne coupe pas du tout. Nous n'insisterons pas sur cette triste affaire, nous la résumerons par ce passage emprunté à une lettre de Voltaire à d'Argentai « Mon cher ange, vous souvenezvous que, lors-« qu'on brûla Deschauffour au lieu de l'abbé Des- « fontaines, le feu prit le même soir au collège « des jésuites et qu'on fit ce petit quatrain lion- « 'tête Lorsque Deschanffour on brûla, Pour le péché philosophique Une étincelle sympathique S'étendit jusqu'à Loyola. Nattier fut enterré au cimetière StPaul ; l'académie fit rendre à sa famille le tableau qu'elle avait reçu de lui comme morceau de réception, et ordonna la radiation de son nom de la liste des membres. — NATTIER jeune, na- quit à Paris le 17 mars 1685, et fut tenu sur les fonts de baptême par Jean Jouvenet ; il reçut comme son frère JeanBaptiste les leçons de son père, et remporta, n'étant âgé que de quinze ans, le prix de dessin à l'académie. Ayant été chargé en 1715 de faire le dessin qui a servi pour graver le portrait du roi d'après Rigaud , il reçut du monarque ce compliment quand il lui offrit son ouvrage : « Monsieur Nattier, continuez « à travailler ainsi, et vous deviendrez un grand « homme. » Il dessina avec le concours de son frère les vingtquatre tableaux de la galerie de Rubens au Luxembourg; ils parurent sous ce titre : la Galerie du palais du Luxembourg peinte par Rubens, dessinée par Nattier et gravée par les plus illustres graveurs, Paris, 1710, grand . Le duc d'Antin, qui voulait du bien à Nattier et qui s'intéressait à son talent , lui avait offert une place de pensionnaire alors vacante à l'académie de France, à Rome. Nattier, qui se sentait des travaux, la refusa ; il l'a bien des fois regretté dans la suite. A la mort de Louis XIV particulièrement , il fut trèsaffligé et crut que son avenir était perdu ; c'est sans doute ce qui le décida à accepter l'offre que lui fit faire à ce moment Pierre le Grand , de l'aller joindre à Amsterdam. M. Lefort, ministre du czar, recrutait en effet des artistes français , et Nattier . partit en compagnie de l'architecte Leblond. A peine arrivé, Nattier représenta une partie des personnes de la cour de l'empereur de Russie ; puis il composa sous ses yeux une toile représentant la Bataille de Pultara. Le monarque était trèssatisfait de l'artiste et lui ordonna de se rendre à la Haye pour y commencer sans retard le por- trait de la czarine. Nattier fut assez heureux pour réussir encore une fois ; Catherine, dans sa joie, en avait écrit au czar, qui se trouvait à Paris. Pierre le Grand voulut voir de suite ce , portrait, qui n'était pas encore achevé ; il ordonna I à Nattier de le lui apporter ; cette ébauche reçut une véritable ovation chez le duc d'Antin ; le czar commanda à l'artiste son propre portrait; mais là devait s'arrêter la bonne fortune du pauvre peintre. Pierre le Grand repartait pour la Russie ; il voulut emmener avec lui Nattier, qui hésita d'abord, qui refusa en fin de compte. Furieux, le monarque fit retirer de chez le pe tic en émail Boit le portrait de la czarine, qu'il y avait fait déposer, afin qu'il en exécutât diverses copies, et le portrait ne fut ni achevé ni payé. Nattier s'en consola en travaillant pour son morceau de réception à l'académie. Il avait été agréé en 1713 , et il fut reçu académicien le 29 octobre 1718, sur : Persée apportant la tète de Méduse aux noces de Phinée . Le Louvre possède de Nattier la Madeleine ; le musée de Nantes, le portrait de la Camargo; le musée d'Orléans, le portrait de MarieLouiseHenriette de BourbonConti, qui a été gravé par Petit ; la galerie de Dresde, le portrait du comte Maurice de Saxe ; le musée de Bruxelles, le portrait de MarieThérèse d'Autriche. Adjoint à professeur le .26 mars 1746, Nattier fut reçu professeur à l'académie le 29 mai 1752. Il a pris part à tous les salons de 1737 à 1763, et le portrait de la reine, qu'il exposa en 1748, passe pour un de ses meilleurs. En 1719, MM. Couturier et Desvieux, directeurs de la Compagnie des Indes., dont Nattier faisait les portraits , lui conseillèrent de vendre ses dessins de la galerie du Luxembourg à M. Law pour des actions. Ils lu- rent en effet vendus dixhuit mille livres et paés en billets de banque. Peu de temps après, c'en était fait de Law et de son système : Nattier perdait à la fois ses dixhuit mille livres et un gros procès de famille, et se trotivait ruiné. Quant à ses dessins, ils passèrent chez M. Gaignat et se retrouvèrent à la vente de ce célèbre cabinet. A partir de cette époque, Nattier se livra exclusivement au portrait. Sa vogue fut immense. Gresset le qualifia de peintre des Grdces; il dut son immense succès à l'art d'embellir les femmes sans altérer leur ressemblance. Il a peint presque toute la cour de Louis XV, et nous ne chercherons pas à énumérer ses nombreux ouvrages. Nattier avait épousé en 1724 mademoiselle De- laroche, fille d'un ancien mousquetaire du roi ; elle lui apporta en dot de la beauté , aucune espèce de fortune , mais une très- grande fécon- dité, car ils n'eurent pas moins de neuf enfants, ce qui n'en lit pas mieux les affaires du peintre de portraits. Madame Nattier mourut en 1742. De cette nombreuse progéniture trois filles seulement survécurent à leur père et l'assistèrent dans les dernières années de sa vie ; la première épousa Tacque , peintre et conseiller de l'académie ; la seconde, M. Brochier, , chevalier de l'ordre de StMichel, secrétaire d'ambassade près la cour de Parme; la dernière , Challe, professeur à l'académie et dessinateur du cabinet du roi. Nattier avait eu aussi un fils qui donnait de grandes espérances pour la peinture ; il l'avait envoyé à Rome à ses frais , sous la protection du marquis de Marigny ; mais il se noya dans le Tibre six mois après son arrivée, n'étant àgé que de vingtdeux ans. Le grand prieur de France, le chevalier d'Orléans , préféra Nattier à NoëlNicolas Coypel pour achever la galerie de son .hôtel, qu'avait commencée Raoul ; comme preuve de sa satisfaction dans cette circonstance, il le gratifia d'un logement au Temple ; ce fut là qu'il fut frappé d'apoplexie, nous dit Mariette. Devenu en enfance, il sortit de ce logement pour entrer chez Challe, son gendre, où il mourut le 7 septembre 1766. Transcrivons ces lignes empruntées au récit de madame Tocqué : « Bien avant « que d'être hors d'état de pouvoir toucher le « pinceau, Nattier éprouva le sort de la plupart « des hommes célèbres de tous les siècles : il fut « malheureux. La guerre, fléau des arts, l' constance du public, le goût de la nouveauté, ,, tout se réunit pour lui faire éprouver le plus « triste abandon. A cette grande affluence, à la-« quelle il était accoutumé , succéda une déser- « tion presque totale ; enfin il ne lui resta plus « de ces grandes occupations que quelques ou- « vrages à finir pour la cour, commencés dans « destemps plus heureux. Des chagrins domes- « tiques empoisonnèrent aussi ses dernières an- « nées.... » Comme l'histoire de tous les artistes se ressemble! — Les oeuvres de JeanMare Nattier ont été gravées par Leroi , Dupin , Drevet, Balechou , R. Gailbard , j. Tardieu, Beauvarlet , Henriquez , Lépicié , J. Audran , Fessard , Petit, etc
  • Marc SANUDO : duc de l'Archipel, issu d'une ancienne famille de Venise, se signala parmi les chevaliers que la république avait armés pour la délivrance des saints lieux et qui se joignirent aux Français pour expulser du trône de Constantinople l'usurpateur Murzutle . Un nouvel empire se forma des débris de celui des Grecs, et Baudouin, comte de Flandre, en fut le chef t,voy. BAUDOUIN). Les grands profitèrent de la faiblesse de ce prince et des troubles inséparables de la révolution qui venait de s'opérer pour se , rendre indépendants. Henri, frère de Baudouin et son successeur, voulant punir l'insolence de ses vassaux promit à ses officiers l'investiture des fiefs dont ils les dépouilleraient. Les Vénitiens, qui ne pouvaient voir avec indifférence les Français étendre leur domination dans l'Orient, autorisèrent leurs capitaines à s'emparer des fies de l'Archipel. Marc Sanudo fit des préparatifs pour surprendre Naxos, débarqua dans le port dès Potamides, malgré la résistance des habitants, et vint assiéger Apaliri, dont la prise le rendit maitre de Ille . Il en fortifia les défilés et les principales hauteurs pour tenir en bride ses nouveaux sujets, et construisit un château, auquel il donna le nom de Naxie, dans le voisinage du port qui devait recevoir sa flottille. Il assura aux Grecs le libre exercice de leur religion, confirma les ecclésiastiques dans la jouissance de leurs priviléges et exempta de tout impôt les religieux de l'ordre de StBasile. D'ailleurs, il récompensa magnifiquement ceux qui l'avaient aidé dans cette expédition ; il érigea des terres en fiefs pour ses officiers et fit des largesses aux soldats. Avec le secours des aventuriers latins attirés par sa générosité, il soumit rapidement les Cyclades et les Sporades ; mais son ambition croissait avec ses conquêtes, et il résolut d'enlever Candie à ses compatriotes. Avant d'exécuter ce projet, il voulut s'assurer la protection de l'Empereur et lui demanda l'investiture de Naxos et des autres îles qu'il possédait. Henri, flatté de cette marque de soumission, créa Sanudo prince de l'Empire et duc de l'Archipel. Cependant les Génois, jaloux des Vénitiens, comme ceuxci l'étaient des Fran-çais, fomentaient sans cesse de nouveaux troubles parmi les Candiotes, auxquels ils fournissaient des armes et de l'argent. Quelques mesures rigoureuses, prises par le gouverneur vénitien contre les rebelles, excitèrent dans l'île un soulèvement général. Les Vénitiens y tirent passer aussitôt des troupes sous la conduite de Tepolo, l'un de leurs plus braves capitaines. Celuici demanda des secours à Sanudo. Reçu comme allié dans Candie, celuici profita de l'occasion et n'eut pas de peine à trouver les moyens d'entrer en négociation avec les Génois et les chefs des révoltés ; certain do leur appui, il chassa les Vénitiens, se fit proclamer roi de Candie, et poursuivit Tepolo , qu'il assiégea dans Retimo. Un renfort que Tepolo re-çut de Venise lui permit bientôt de reprendre l'offensive ; il battit à son tour Sanudo, qui s'enfuit à Naxie , d'où il écrivit au sénat une lettre justificative pour pallier sa conduite. Le sénat feignit d'admettre ses excuses, et Sanuclo rejoignit à Thessalonique l'empereur Henri, qui se proposait de châtier l'insolence du prince d'Epire . La mort de Henri fit évanouir ce projet, et Sanudo revint à Naxie, où il mourut en 1220, à l'âge de 67 ans, avec la réputation d'un prince actif, libéral et prudent, mais ternie par la trahison qu'il employa pour s'emparer de Candie
  • Marc SCIARRA : chef d'une bande de bri- gands qui , sous Grégoire XIII, dévasta tour à tour, et pendant près de vingt ans, le patrimoine de l'Eglise et les frontières de Toscane et de Naples. La jalousie des vicerois espagnols et des grandsducs de Toscane contre le pape entretenait cette espèce de guerre civile. Sciarra , mème qu'un Piccolomini , et quelques autres rebelles firent preuve de talents militaires. SixteQuint parvint cependant à les écarter de Rome, mais non à les dompter. Enfin Clément VIII attaqua Sciarra, en 1592, avec tant de vigueur, que celuici s'engagea au service de la république de Venise avec cinq cents de ses plus braves compagnons, et il fut envoyé en Dalmatie pour faire la guerre aux Uscoques ; mais Clément VIII exigea qu'ils lui fussent livrés de nouveau , menaçant la république d'excommunication ; il d'une manière si impérieuse, que le sénat de Venise fit assassiner Sciarra et envoya ses compagnons d'armes dans la garnison de Candie, où régnait alors la peste, pour faire périr sans les livrer tous ceux que le pontife lui redemandait
  • Marc SOBIESKI( 1525) : polonais, palatin de Lublin, sorti d'une famille ancienne et féconde en grands hommes, naquit vers l'an 1525. Héritier des vertus et du courage de ses aïeux, il se consacra comme eux au service de sa patrie, et se distingua dans la guerre que firent les Polonais à Michel, hospodar de Moldavie, vers 1550. L'impéritie avait indiqué à l'armée un chemin difficile, où elle pouvait périr par le manque de vivres ou par le feu des ennemis; Sobieski montra celui de la victoire. En 1577, il défit auprès de Dirchaw, dans le palatinat de Culm, les Dantzicois révoltés contre Etienne Battori, dont ils n'avaient pas voulu reconnaître l'élection au trône de Pologne. Dans l'ardeur de la poursuite, il s'élança dans la Vistule, atteignit et tua au milieu des (lots le général des ennemis, qui fuyait devant lui. Etienne Battori était présent à cet acte d' Ce prince a dit souvent depuis que s'il fallait exposer le sort de la Pologne à l'issue d'un combat singulier, il ne balancerait pas à choisir pour champion Marc Sobieski. La victoire de Dirchaw força les Dantzicois à se rendre dans leurs murs , mais toute la bravoure de Collen ne put empêcher Dantzig de tomber au pouvoir du vainqueur, Collen périt sur la brèche ; et Battori, maltre de la ville, joignit à la gloire de vaincre le plaisir de pardonner. Marc Sobieski fit une fin digne d'un guerrier tel que lui : il fut tué, en 1581, devant Sokol, forteresse de Moscovie, emportée d'assaut par les Polonais
  • Marc TRIVISANO( 1600 - 1674) : biographe, né au commencement du 17 siècle d'une ancienne famille vénitienne, fut un des élèves les plus distingués de Paul Scarpi. Il se rendit si célèbre par un trait extraordinaire de générosité envers son ami Nicolas Barbarigo • que Charles 1°., roi d'Angleterre, chargea son ambassadeur à Venise de lui envoyer les portraits des deux amis. Marc, que depuis lors on surnomma le Héros, servit avec distinction dans la guerre du Frioul , en 1616. En quittant l'épée, il se livra à la composition de plusieurs ouvrages, dont la plupart n'ont point été imprimés. Il mourut à Venise vers 1674. On a de lui 1° Vita di Francesco Erizzo, principe di Venezia, Venise, 1651, 2° Le eroiche di Lazaro Mocenigo , ibid., 1659 , 30 l'Inimortalita di G. B. Rallerioo, ibid., 1671 in- 4° Pompe . funebri celebrate a' suoi con- cittadini morti nell' ultime querra cone° il Turco, ibid., 1673 Sa vie a été écrite Pr Pona. AG- s.
  • Marc VISCONTI : fils de Matthieu , frère de Galéaz et oncle d'Azzo Visconti , ne régna point à Milan, mais illustra, par ses victoires, les régnes de son père et de son frère, comme il les troubla par son ambition. En 1318, il commanda l'armée des Gibelins de Lombardie, dans le mémorable siège de Gènes, tandis que le roi Robert et tous les princes de la maison de Naples défendaient cette ville. En 1320, il enveloppa Philippe de Valois dans les plaines du bas Montferrat, et le contraignit à la retraite. Ce fut lui qui, le 6 juillet 1322, remporta sur Raimond de Cardone la victoire de Bassignana, et le 25 février 1323, celle de Trezzo sur les Guelfes milanais. Mais enorgueilli par tant d'exploits, il ne supporta plus qu'avec impatience l'autorité de son frère Galéaz, avec lequel il croyait avoir droit de partager la souveraineté. Il s'était distingué au service du parti gibelin, et il voulait qu'aucune considération politique ne fût préférée à l'avantage de ce parti. Il voyait avec indignation les négociations de son frère avec le pape; il les dénonça à Louis de Bavière, et il causa, en 1327, la ruine de sa maison , avec l'arrestation de Galéaz, de ses frères et de son fils. Mais bientôt, se repentant d'avoir poussé trop loin son ressentiment, il sollicita Louis de Bavière plus vivement que personne de rendre la liberté à ses parents; il les aida à fournir la rançon que l'empereur exigeait d'eux, et il consentit à rester luimême en otage, jusqu'à ce que tout l'argent nécessaire fût ramassé. Azzo Visconti, qui redoutait l'esprit remuant de son oncle, ne se pressa point de le dégager ; et Marc Visconti, remis comme garantie à une partie de l'armée de l'empereur qui s'était révoltée et fortifiée au Cerruglio, sut gagner si bien l'esprit des soldats qui devaient le garder, qu'il se fit leur général. A leur tète, il s'empara ' de Lucques le 15 avril 1329 , et vendit ensuite cette ville à Gherardino Spinola, de manière à pouvoir satisfaire les soldats allemands, entre les mains desquels il se trouvait. 11 revint à Milan à la fin de juillet. Les bourgeois qui l'avaient vu souvent rentrer dans la ville en triomphe, après de glorieuses victoires, les soldats dont il avait partagé les fatigues, et qu'il devançait dans les dangers, les paysans dont il avait défendu les récoltes contre le pillage des ennemis, s'empressaient sur son passage; ils répétaient son nom avec enthousiasme, et l'invoquaient comme le vengeur de la Lombardie, comme le prince dont ils attendaient la paix , la gloire et la liberté. Le seigneur de Milan, Azzo Visconti, ne vit pas sans jalousie une si haute faveur populaire, il n'avait point pardonné à son oncle la prison qu'il avait subie, et le ressentiment se joignait en lui à la défiance. Il l'invita avec tous ses parents à un festin somptueux. Comme Marc voulait se retirer, après le repas, Azzo Visconti lui demanda un entretien secret , il le mena dans un autre appartement, où des assassins se précipitèrent sur lui, l'étranglèrent , et jetèrent son corps par la fenêtre sur la place publique. Ainsi périt le plus brave des fils du grand Matthieu Visconti , celui que les voeux des Gibelins appelaient ;i commander leur parti dans toute la Lomhardie, S
  • Marc WELSER ou VELSER( 1558) : historien et philologue, naquit le 9.0 juin 1558 à Augsbourg, d'une famille trèsancienne. Quelques auteurs la font remonter jusqu'à Bélisaire ; niais il serait difficile d'établir cette généalogie sur des preuves incontestables. Les ancêtres de Welser avaient XLIV. acquis de grandes richesses par le commerce. L'un d'eux , s'étant rendu mattre de la province de Venezuela. obtint de l'empereur CharlesQuint d'en conserver la propriété , moyennant une redevance annuelle, et la transmit à ses descendants, qui la gardèrent jusqu'en 1555, époque où ils en furent dépossédés par la reine Elisabeth, femme de Philippe II; aussi leur fortune égalaitelle celle des Fugger . Marc montra dès son enfance les plus heureuses dispositions pour les lettres. Envoyé fort jeune à Rome pour suivre les leçons du fameux Ant. Muret . il lit, sous cet habile maure, de rapides progrès dans les langues grecque et latine. A cette étude il joignit celle des antiquités, et se rendit tellement habile dans la tangué italienne, que de l'aveu même des auteurs toscans il égalait les meilleurs écrivains. De retour dans sa patrie, il embrassa la profession d'avocat et se signala quelque temps au barreau. Admis en 1592 au nombre des sénateurs, il passa successivement par toutes les charges, et fut enfin élu préteur. puis consul ou duumvir en 1600. Les soins qu'il était obligé de donner aux affaires publiques ne ralentirent point son ardeur pour les lettres ; il aimait et protégeait les savants et saisissait avec empressement toutes les occasions de leur rendre service. C'est ainsi bayant su que Conrad Rittershuvs désirait avoir communication du manuscrit des Epitres d'Isi-. La plupart des poëtes de l'Allemagne s'empressèrent de payer un tribut de regrets à la mémoire de Welser, dont ils avaient éprouvé l'utile bienveillance. Leurs vers, recueillis par Rycquius, ont été réimprimés à la tète de l'édition que Chr. Arnold a publiée. des oeuvres de Welser, sous ce tille : . Felseri opera historica et philologica, sacra et profana, Nuremberg, 1682 fig. Ce volume est précédé d'une vie de l'auteur. Les ouvrages de Welser y sont rangés lJl Tous les bibliographes placent la mort de Welser au 13 juin, et son épitaphe dans les Montmenta Basa. au 23 du même mois. 59 dans l'ordre suivant : 1° Rerum Boicarum libri quinque historias: a gelais origine ad Carolum magnum complexi, Augsbourg, 1609. Cette histoire des anciens Bavarois est fort estimée ; elle a été traduite en allemand par Engelb. Wu lieh, ibid., 1605. On savait que Welser avait laissé un sixième livre, et que Math. Raderus en avait eu le manuscrit autographe; mais depuis longtemps on le croyait perdu , lorsque J.Gasp. Lippert l'ayant retrouvé le fit imprimer dans une nouvelle édition de l'histoire de Bavière, Augsbourg , 1777 jusqu'à ce jour la seule complète; elle est enrichie des remarques et des additions de J. J. Hervvart et de Mat. Raderus ; et l'on trouve à la fin deux opuscules inédits : Leontii Pamphili Alsatici apologia ac ad eamdem Cratonis Sylrii ? aeisci responsio. t? ' Rerum Augustanarum Ilindelicarum libri octo, quihus a prima Rhœtorum ac Vindelicorum origine uque ad ann. 552 a ?? tto Christo nobilissinice gentil historia et antiquitates traduntur, Venise, 194 belle et rare édition que Renouard croit sortie des presses des Alde roy. son Calai.); trad. en allemand , Augsbourg, 1595 3' Inscriptiones antiquce Auguste Findelic? rum duplo auctius quam antea edit ce, Venise, Aide, 1590 Peutinger avait le premier recueilli les anciennes inscriptions éparses dans la ville d'Augsbourg et sur son territoire. et les avait publiées en 1505 et en i 520 . 4° Conversio et passio SS. marty - rum ikfrœ, Digne, Eunoiniir, Eutropiœ, quœ ante annos Paulo minus 1300 August. passce surit , cum commentario , Venise , Aide, 1591 Ces vies ont été insérées dans les Acta salir!. des Bollandistes. 5° De vita S. Udalrici Augustanar. l'indelicar. episcopi, quœ extunt ex mss., Augsbourg, 1595 6° Historia ab Euyippio ante annos circiter 1100 scripta; qua tempo'a quœ AttiliP mortem consecuta surit, oceasione vita? S. Severini, illustrantur, , ibid. , 1595 tirees des mss. de la bibliothèque de S. Emmeran de Ratisbonne ; 7° Narratio eorum qua" conticierunt A pollonio Tyrio, ex membran. retustis, ibid , 1595 C'est le roman d'Apollonius de Tyr; Welser l'avait tiré d'un ms. de la bibliothèque des SS. Ulrich et Afre. Quelques auteurs l'attribuent à Syrnposius. L'original grec s'est perdu. Il a été traduit en français par Lebrun, Paris, 1710-1719., augmenté d'une préface, et 1796. 8° Fragmenta tabulie antique, Venise, Alde, 1591, Welser, ayant découvert ces fragments de la fameuse carte connue sous le nom de Table de Peutinger, s'empressa de les publier; mais de nouvelles recherches lui ayant procuré ce précieux monument, il le fit réduire et l'adressa, pour le mettre Welser reproduisit ces inscriptions à la suite de son Hia. toire d'Aug,, bourgen 1694; et d.• pum il s'occupa de recueillir celles que . 9° Epistole ad viros illustres. Ces lettres, au nombre de plus de cent cinquante, les unes en latin, les autres en italien, sont adressées à Jos. Scafiger, à Juste Lipse, à Rob. Ti tius, etc., etc. On trouve d'autres lettres de Welser dans différents recueils : une à Fuie Eningher dans les Amtenita/ es litier. de Sehelhorn, t. 3, p. 2i7; plusieurs lettres à Kirchmann, à Meursius, à Cour. Rittershuys. dans les Epistol. Gud? a? œ, p. 185 ; dans la Notitia libror. rarior. de Théoph.Sineerus , t. 1. p. 17-20; dans les Miseellafl. Li psitt nora, t. 5, p. 374 et 536; enfin, on a publié séparément une lettre de Welser à son frère Christophe, contenant des remarques archéologiques trèscurieuses . Augs- bourg, 1778 10° Sauli Merceri Proteus. C'est l'histoire des empereurs d'Allemagne, composée de vers de Virgile. H. Meibom avait publié cette pièce a la lin du second volume des Centones Virgiliani. Cor. Arnold avertit qu'il la reproduit à la lin . 11° Publ. Optatiani Porphyrii panegyricus . On doit encore à Ce savant une édition des fragments du traité de , l'empereur Frédéric Il, dit l'Oiseleur, De arte renandi cuti. aribus , etc., Augsbourg, 1596. i11-8° . Il a fourni beaucoup de matériaux à Gruter pour son Recueil d'inscriptions ; enfin on le regarde comme le véritable auteur du Squittinio della libertin reneta, 1612, traduit en français par Amelot de la Houssaye, et I que quelques bibliographes attribuaient à don Alph. de la Cueva . Outre la vie de Welser par Arnold. dont on a parlé, on peut consulter !ketch. Adam, Vite juriuc. germanor.; Freher, Theatr, viror.; le Dictionnaire de Bayle; les Mémoires de Niceron, t. 24, et les Singularités historiques de D. Liron. Son portrait est gravé à la tète de ses oeuvres, et en petit dans Freher
  • Marc Allégret : cinéaste français
  • Marc ALMOND : Chansonnier
  • Marc ANTHONY : chanteur
  • Marc Aurèle : empereur et philosophe romain
  • Marc Bloch : historien médiéviste français
  • Marc BLONDEL( 1938) : Syndicaliste
  • Marc Boegner : pasteur et homme de lettres français
  • Marc BOHAN : Styliste
  • Marc BOLAN : chanteur, duo TRex
  • Marc Chagall( 1887) : peintre, dessinateur, graveur et sculpteur français d'origine russe
  • Marc Donskoï : cinéaste russe
  • Marc FONTAN : Pilote Moto
  • Marc JOLIVET : Humoriste
  • Marc LAVOINE( 1962) : auteur, chanteur français
  • Marc Lescarbot : voyageur et écrivain français
  • Marc MADIOT : cycliste
  • Marc PAJOT( 1953) : Navigateur
  • Marc RIBOUD : Photographe
  • Marc ROSSET : tennisman
  • Marc TOESCA : animateur radioTV

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