Le prénom Isaac Masculin

Origine :

Fête :

20 Novembre

Signification de Isaac

Isaac est un prénom attribué aux garçons dont la popularité actuelle est constante. Depuis son expansion dans les pays anglo-saxons et juifs, Isaac est un prénom prisé des Français.
Les Isaac se reconnaissent par leur côté mature et réfléchi. Ils dégagent une certaine confiance en eux et se distinguent par leur nature posée et déterminée.
Il existe une multitude de variantes d’Isaac dont Izaak, Isaack, Isach ou encore Ishâq.
Plusieurs personnalités prénommées Isaac ont marqué l’histoire parmi lesquelles on reconnaît l’illustre Isaac Newton (scientifique), Isaac Barrow (mathématicien et théologien), Isaac Asimov (écrivain), Isaac Singer (écrivain) et Isaac Titsingh (médecin).

Personnalité de Isaac

Réfléchis, posés, ils sont déterminés et savent ce qu'ils veulent. Leur vie intérieure est importante et leur confiance en eux inébranlable. Sérieux, travailleurs réguliers et opiniâtres, ils ont une capacité d'analyse et de synthèse brillante. Ce sont des hommes de conviction à la morale exemplaire. Insensibles à l'échec, lls repartent avec le même enthousiasme.

Provenance du prénom Isaac

Histoire de Isaac

Etymologie de Isaac

Les Isaac célèbres

  • Isaac AARON( 1000) : né vers le milieu du 1 siècle, voyagea dans la partie occidentale de l'Europe , et se retira dans sa patrie sous le règne de Manuel Comnène , dont il était né sujet. Ses voyages le mirent à ntème de rendre des services à son prince; il devint son interprète pour les langues des différents États qu'il avait parcourus ; mais il trahit ses devoirs en révélant les secrets de son souverain aux ambassadeurs des puissances qui résidaient auprès de lui. L'impératrice découvrit son crime , et il fut condamné à avoir les yeux crevés , ses biens furent confisqués. Lorsque Andronic Comnène eut usurpé le trône , Aaron lui conseilla de ne pas se contenter d'arracher les yeux à ses ennemis , mais encore de leur couper la langue, qui pouvait lui nuire davantage. Aaron fut dans la suite victime de cet horrible conseil ; car Isaac l'Ange étant monté sur le trône, en 1203 , lui fit couper cette langue , qui avait conseillé tant de crimes. Cet homme , suivant les moeurs du temps , s'occupait de prédictions et de nécromancie
  • Isaac AARONOWICZ : appelé aussi Isaac ben Aaron Prostytz, juif polonais , était imprimeur à Cracovie , où il mourut fort pigé , en 1629. On a de lui quelques ouvrages hébreux, relatifs à la religion juive. Leséditions les plus remarquables sorties de ses presses sont : 1' Le Talmud de Babylone , 13 vol. , une des meilleures éditions que nous ayons de cet ouvrage; 2° Sepher Mirwoth , 1550 ; 5° Agugda ou l'Abrégé du Talmud, 1571 ; 4° Proverbes de Salomon , en hébreu, avec une traduction allemande en regard, 1587 ; 5° le Pentateuque, en hébreu et chaldéen, enrichi de notes , 1587 ; 6° Talmud de Jérusalem , 1609 ; 7° la Bible en hébreu , avec des notes , par Raschi , 1610. A. la même époque , Lévi Bar Abraham Kalonymus publia à Lublin , chez José Bar Israël Oestereicher , une autre édition du Talmud babylonien, en 13 vol., d'après celle de Justinien de Venise ; il ne faut point la confondre avec celle d'Aaronowicz. L'imprimerie de celuici) si florissante tant qu'il vécut , tomba dans l'oubli quand elle ne fut plus soutenue par son savoir et par ses richesses
  • Isaac ABRABANEL ou ABRAVANEL( 1437 - 1508) : ministre des finances en Portugal et en Espagne, et savant rabbin , naquit à Lisbonne en 1437, d'une famille qui prétendait descendre de David, et fut , par ses emplois et ses richesses , un des hommes les plus distingués , Venise, 1592 ouvrage où l'auteur combat l'opinion d'Aristote sur la durée du monde. 5° Caput Fidei , Constantinople , 151i6 , , réimprimé à Venise en 1557 Altenavice, 1750 C'est un traité des articles de foi des juifs. Abrabanel était infatigable dans le travail ; il y passait les nuits entières, et pouvait jeûner fort longtemps. Il écrivait avec beaucoup de facilité ; et quoiqu'il traite avec le dernier emportement les chrétiens, qu'il regardait comme les auteurs de ses disgrâces, il vivait avec eux d'une manière civile et polie. « Abrabanel, dit Richard Simon, est celui de tous les rabbins dont on puisse le plus profiter pour « l'intelligence de l'Écriture, bien qu'il soit trop d étendu : sa méthode est cependant ennuyeuse , « parce qu'il fait quantité de questions qu'il résout « ensuite. D'ailleurs, il ne fait le plus souvent que « raffiner sur les explications des autres rabbins, et « il est, en plusieurs endroits, trop subtil. » 11 laissa trois fils, Juda, Joseph et Samuel. — Juda, qu'on nommait ordinairement maitre Léon, exerça la médecine à Gènes, et publia en 1535, à Rome, des Dialogi d'Aurore, sous le nom (le Lion l'hébreu. Dans l'une des traductions espagnoles, on appelle cet auteur , nestre Léon Abarbanel. Denis Sauvage Duparc, et Pontus de Tyard , ont donné chacun une traduction française de cet ouvrage, qui, au jugement de plusieurs écrivains , ne méritait pas cet honneur
  • Isaac ALFES( 1013 - 1103) : rabbin, né en Afrique, dans un village près de Fez, l'an 1013. Il était âgé de soixantequinze ans, lorsqu'à la suite d'une querelle, il fut obligé de se retirer en Espagne , et vint d'abord à Cordoue. Il ajouta, par sa doctrine, un nouvel éclat à l'académie de cette ville, et mourut à Lucène, en 1105, à de 90 ans. Ce fut là qu'il composa, sur le Talmud, un ouvrage qui en est l'abrégé trèsexact ; les Juifs en font la plus grande estime, le consultent, l'étudient plus qu'aucun autre , et l'appellent le Petit Talmud. On en a fait un grand nombre d'éditions ; quelquesunes n'offrent que le texte seul ; mais on a joint des commentaires à la plupart ; la première , et la plus rare, est celle de Constantinople, 1509. Sabioneta en a donné une autre à Venise, 1552; c'est une des plus complètes et des plus estimées
  • Isaac BARROW( 1630 - 1677) : né à Londres, au mois d'octobre 1650, fut théologien et géomètre ; mais ce n'est que par ce dernier titre qu'il est connu maintenant, du moins hors de son pays, et surtout parce qu'il fut le maitre de Newton, et qu'il donna, du problème des tangentes, une solution qui ne pouvait manquer de faire naître le calcul différentiel. Quoiqu'il ait, à plusieurs reprises, montré pour les mathématiques une prédilection marquée, il ne s'en occupa néanmoins que comme d'une science accessoire : la lecture d'Eusèbe et de Scaliger le conduisit à l'étude de la chronologie; cette dernière, à l'astronomie, qui l'obligea de se livrer 4 la géométrie. Ses connaissances dans la langue grecque, et même dans l'arabe, lui ouvrirent les sources de cette science, et nous valurent des versions latines des traités d'Euclide, d'Archimède, d'Apollonius, et de Théodose, qu'il réduisit à de petits volumes, soit en employant des signes abréviatifs, soit en évitant les répétitions qui sont fréquentes dans les originaux; niais son goût pour l'érudit ion se montre sous des formes un peu rebutantes dans ses Lectiones mathematicoe. Ce recueil de discours sur la philosophie des mathématiques, comme on la concevait alors, est hérissé de citations grecques et fort difficile à lire. Il faut cependant en excepter quatre leçons d'une date incertaine, et dont l'objet est d'indiquer la méthode par laquelle Archimède a découvert ses plus beaux théorèmes. C'est dans ses Leetiones opticoe et geometricce qu'il expose les découvertes qui lui sont propres. Les Leçons géométriques ont pour objet les propriétés des courbes; on y trouve la considération du triangle, nommé depuis triangle différentiel, et duquel se déduit surlechamp la sous - tangente d'une courbe quelconque. Dans les Leçons d'optique, il discute la question qui s'était élevée sur le lieu apparent des images que présentent les miroirs courbes, et propose, à ce sujet, une loi trèsingénieuse. Les querelles religieuses et lès troubles politiques qui agitèrent sa patrie opposèrent de grands obstacles il son avancement. Soupçonné de pencher vers la doctrine d'Arminius, et de plus royaliste, il fut écarté d'une chaire de grec qu'il avait méritée. Cette contrariété le lit sortir de son pays : il voyagea en France, en Italie ; il alla à Smyrne, et, dans la traversée, il prit une part honorable au combat que le vaisseau qui le portait soutint contre un corsaire algérien. De retour en Angleterre, il obtint, en 1660, une chaire de grec à Cambridge ; en 1662, il fut nommé professeur de philosophie au collège de Gresham; la société royale de Londres l'admit au nombre de ses membres, en 1665 ; et , l'année suivante, il remplit la chaire de mathématiques fondée par Lucas dans l'université de Cambridge. Ce fut là qu'il compta Newton parmi ses disciples, et il lui résigna sa chaire, en 1669. Se livrant alors entièrement à la théologie, il reçut, en 1670, le grade de docteur dans cette faculté ; devint, en 1675, chancelier de l'université de Cambridge, et mourut le mars 1677. Il fut enterré dans l'église de Westminster, où ses amis lui firent élever un monument. Ainsi sa carrière s'est terminée d'une manière honorable, quoiqu'il ait été d'abord oublié dans les gràces que Charles II, à son rétablissement, répandit sur les partisans de la monarchie. Le distique suivant parait avoir été composé par Barrow, dans l'intention de se rappeler au souvenir du prince : Te magis optaret rediturum, Carole, nemo, Te reducem sensit, Carole, nemo minus. Ses principaux ouvrages sont : Lectiones opticoe et geometricce, in quibus phœnomendn optieorum genuinco ramones investigantur ac exponuntur, et generaliaeurvarum linearum symptomata deelaranlui•, Londres, 1674 1 vol. 2° rhimedis Opera, Apollonii Pergoei Conicorum libri i, Theoilosii Spherica, methodo nova illustrata et succincte demonstrata, Londres, 1675 1 vol. 3 Eucli- Elementorum libri 15, breviter demonstrati, Londres 1 vol. : ce livre, qui est trèsestimé, a eu plusieurs éditions ; la première est de 1659, et LIAI a ne comprend que les Eléments; à la suite des dernières, de celle de 1678, par exemple, on trouve les Data, et une leçon de Barrow sur les théorèmes d'Archinmède , concernant la sphère et le cylindre, exposés par la méthode des indivisibles. 4° Isaaci Barrow, malhematicce pro fessoris Lucasiani, Lectiones habilce in scholis publicis academie Cantabrigiensis, Londres, 1684, 1 vol. Barrow est de plus auteur d'OEuvres théologiques, morales et poétiques, en 5 volumes dont Tillotson a été l'éditeur
  • Isaac BASIRE( 1607 - 1676) : théologien anglican, né dans I'lle de Jersey, en 1607. Après avoir été quelee temps maître d'école à Guernesey, il obtint ?lusieurs bénéfices, et fut nommé, vers l'année 1640, chapelain de Charles Pr. Les troubles qui agitèrent ce règne arrètèrent son avancement. Vivement poursuivi par les rebelles, il se réfugia à Oxford, où il prècha avec succès devant le roi. lorsque la garnison de cette ville se fut rendue au parlement, Basire forma le projet d'aller propager dan. l'Orient la doctrine de l'Église anglicane. -11 partit en 16'46, parcourut la Morée, la Palestine, la Mésopotamie, et fut reçu avec distinction par les patriarches de Jérusalem et d'Antioche. Après un assez long séjour à Alep, il fit à pied, et sans un seul compagnon européen , le voyage de Constantinople , avec une vingtaine de Turcs, auprès desquels il sut se rendre recommandable par ses connaissances en médecine. Il alla jusque dans la Transylvanie, où George Ragotzi II, prince de cette contrée, l'accueillit favorablement, et le nomma professeur en théologie de l'université de Weissembourg, nouvellement fondée. Après un séjour de sept ans dans ce pays, la nouvelle de la restauration le rappela en Angleterre. Il fut réintégré dans ses bénéfices, et nommé chapelain de Charles II. Basire mourut en 1676, âgé de 69 ans. On a de lui, entre autres ouvrages : 1° Deo et Ecclesice sacrum, ou le Sacrilége jugé et condamné par St. Paul ; 2° Dia-. triba de antiqua Ecclesice britannicce libertate, Bruges, 1656 ; 5° Lettre à sir Richard Brown, contenant la relation de ses voyages, imprimée à la suite d'une traduction anglaise de l'ouvrage cidessus, Londres, 1661, ; 4° Histoire du presbytérianisme anglais et écossais, Londres, 1659 et 1660
  • Isaac BELLET : médecin, membre de l'académie de Bordeaux, a publié : I° Lettres sur le pou- voir de l'imagination des femmes enceintes , Paris, 1745 2° Histoire de la Conjuration de Cati- lina, ibid., 1732 contenant une traduction des Catilinaires de Cicéron. Cet ouvrage et la traduction des Catilinaires sont également médiocres. 30 Exposition des effets d'un nouveau remède nommé sirop mercureel, ibid. , 1768 Bellet l'ut des eaux minérales de France, et mourut à Paris, en 1778
  • Isaac BRUCKNER( 1686 - 1762) : naquit à Bâle en 1686, et y mourut en 1762. Géomètre et mécanicien célèbre, il avait séjourné plusieurs années à Pais, et y avait obtenu des distinctions honorifiques et des gratifications. En 1723, il accepta la place de mécanicien de l'académie de StPétersbourg. Seize ans après, il quitta la Russie, voyagea en Ilollande et en Angleterre, demeura quelque temps à Berlin, et revint en 1750 à Paris, où il s'occupa de travaux, récompensés par l'académie des sciences, pour déterminer les longitudes. Il retourna à Ilàle en 1752, où les' magistrats lui assignèrent une pension , moyennant laquelle il donna des cours publics de géographie. 11 lit imprimer, en 1722, un mémoire allemand sur l'Usage et la Division du globe terrestre; une Description d'un cadran solaire universel, Pétersbourg, 1735 un Nouvel Allas de marine , Berlin, 1749 ; des Tables . — Daniel BRUCKNER, son neveu, a été l'un des principaux auteurs du Recueil statistique de Bâle, dont 23 cahiers ont paru de 1748 à 1765 . 11 a continué la Chronique bd- boise de Wursteisen, de 1580 à 1620, Bide, 1765-79, 5 vol. On y trouve, entre autres détails précieux, une notice curieuse des monnaies de Bide en 1621. Bruckner, avait poussé la continuation de son histoire jusqu'à 16i0; le manuscrit de ce travail, bien plus détaillé que le précédent, forme neuf volumes On lui doit aussi une carte du canton ( le Bâle, 1756, la meilleure qui eitt encore paru. 11 a laissé d'autres travaux manuscrits relatifs à l'histoire et à la statistique de Bâle, où il est mort eu 1785. — Jérôme BauctusEK a publié quelques relations de ses voyages à Genève, en 1668, et des voyages du prince HenriAlbert de SaxeGotha, en Danemark et en Suède, en 1670. On en trouve les extraits dans cabri, Nouveau Magasin géographique, t. 2, 3 et 4. U--1 et C
  • Isaac BULLART( 1599 - 1672) : né' à Rotterdam, le 5 janyier 1599, de parents catholiques, fut envoyé à Bordeaux pour y faire ses études, et vint ensuite à Bruxelles, où il se maria. Par le crédit dela famille de son épouse, il obtint la direction du mont de piété nouvellement établi à Arras. Le;' qualités de Lullart et son désintéressement lui méritèrent la place de préteur de. l'abbaye de StWaast, et, après ls réunion de la province d'Artois à la France, la de publier après l'avoir terminé. Cet ouvrage est intitulé : Académie des sciences et des arts, contenant les vies et les éloges historiques des hommes illustres de diverses nations. il est orné de 249 portraits gravés avec soin par Larmessin et Boulonnuis, auxquels Bullart faisait une pension, et renferme des anecdotes curieuses. 11 fut imprimé à Paris, en .1682, 2 vol. Les exemplaires avec la rubrique de Bruxelles, Foppens ou Amsterdam, 1682, et enlin Bruxelles, 1695, ne différent de l'édition de Paris que par de nouveaux froi t ispices
  • Isaac BUTINI : médecin genevois qui vécut à la fin du 16° siècle et au commencement du 17e, ,publia une édition des Aphorismes d'Hippocrate, en grec et en latin, avec une courte exposition tirée des commentaires de Galien ; les trois livres des Pronostics d'Hippocrate, avec une explication et les sentences les plus remarquables de Celse. Ce recueil fut imprimé à Lyon, en 1580 — Gabriel BUTIN', pasteur d'une église de campagne, en 1629, et de Genève, en 1619, cultiva les nuises latines. On a de lui : 1 obitum Jacobi Gotho- fredi carmen epicedium, 1652 ; Carmina in mi- raculosam et felicem liberationem a Deo Opt. Max. urbi Genevœ missam, anno 1602. — Jean- llobert BUTIN', né à Genève, en 1681, mort en 1714, étudia la médecine avec succès, et eut beaucoup de part au livre intitulé : Traité de la maladie du bé- tail, fait par la société de médecine, Genève, 1711 1.1 est auteur d'une dissertation tendant à prouver, d'après la position des lieux et le sens d'un passage du ier livre des Commentaires de Césac, que Ce grand homme avait élevé un retranchement, non depuis la ville de Nyon jusqu'à la montagne voisine, mais près de Genève, le long de la rive gauche du Rhône, pour fermer le passage aux Helvétiens dans les Gaules. Clarke a inséré celle dissertation de liutini dans sa belle édition des Commentaires de César. Londres, 1712, gr. lig. — Jean- Antoine BUTINt, né à Genève, en 1723, fut reçu docteur médecin en 1746, et entra au conseil des deux cents dans sa patrie, en 1758. Ses ouvrages sont : 1° Abrégé de la Chronologie des anciens royaumes, par Newton, trad. de l'angl. de Reid, Genève, 17I5 2° Dissertatio hy- draulico- rnedica de sanguinis circulatione, 1746 réinipr. dans les Dissertationes et Quces. 50 Traité de la petits vé- role communiquée par l'inoculation, Paris, 1752 4° Lettre sur la rause de la non- pulsation des veines, Lausanne, 1761 50 A mes conci- toyens, 1779 Butini a publié, dans la inênde année, deux feuilles différentes sous le même titre. 6° Projet de conciliation, 1780 6° Entendons- VOUS, ou les Moyens de se réunir, 1782 JeanAntoine Butini a laissé en manuscrit phis de huit cents observations de médecine, et l'Esprit du chris- tianisme, ou la Doctrine de l'Évangile détachée des additions humaines. — Pierre BUTIN!, médecin du 18e siècle, a publié : 1° Nouvelles Ob- servations et Recherches analytiques sur la magné- sie du sel d'Epsom , etc., Genève, 1781 '2° Dissertatio philosophica de sanguine, ibid., 1783 On a encore de Butini de Nouvelles Observa- tions sur le tœnia, impr. dans le 5' volume des ceu- vres de Bonnet, et un Mémoire sur la théorie de la terré, inséré dans le recueil de la société des Curieux de la nature. Il a laissé en manuscrit plus de huit cents observations sur diverses maladies. — Jean- François BUTIN1, avocat genevois, s'exerça dans plusieurs genres. On a de lui : Lettres africaines, ou Histoire de Phédimée et Abensar, Londres et Paris, 1771 ; 2. Traité sur le luxe, Genève, 1774 ; 5° OMM°, tragédie en 5 actes, Genève, 1774 4° Projet de code civil, précédé d'un rapport lu au conseil législatif de Genève, imprimé par ordre de ce conseil, en 1796. V—VE et D—u—n.
  • Isaac COLOM DU CLOS( 1708 - 1795) : né à Miincheberg, dans la moyenne Marche de Brandebourg, le 20 janvier 1708, d'une famille de réfugiés français, fut appelé, en 1750, pour diriger l'éducation du prince héréditaire d'OstFrise, CharlesEdzar, qui en fit dans la suite son secrétaire intime de cabinet et son bibliothécaire. Après la mort de ce jeune prince, Colom devint professeur de langue française, d'abord à Ilefeld en 1744, puis, en 1747, à l'université de Goettingue, où il fut fait professeur de philosophie quelque années après. Il mourut le 26 janvier 1795. Outre l'outrage de Jean Scliild, de Chaucis nobilissimo Germanice populo, Auric, 1742 dont il fut l'éditeur, et plusieurs traductions, tant en allemand qu'en français, il a composé un grand nombre d'ouvrages destinés, pour la plupart, à l'usage des Allemands qui apprennent le fiançais; nous citerons seulement : 1° Chronique d'Ost- Trise, depuis l'an 1167 jusqu'à 1661, traduite de JeanFréd. Ravinga, et continuée jusqu'à 1744, Auric, 17,15 . L'original est écrit en plattdeuisch, espèce de patois qui se rapproche du hollandais. 2° Principes de la langue française, Noedhausen, 1747 en allemand, souvent réimprimés. 3° Réflexions . et Remarques sur la ma- nière d'écrire les lettres 1749, 1751, 1765 Goettingue, 1778 4. Modèles de lettres, 1760, 2 vol. 5° Les Aventures de Joseph Pignata, ouvrage totalement refondu et augmenté d'une phraséologie à l'usage des Allemands qui apprennent le français, Leipsiek, 1766 la 7.,° édition est de 1795. 11 fut chargé depuis 1778 de la traduction française de l'Almanach dc Goettinguc. On lui attribue aussi la Lettre à mademoiselle D. S. sur l'abus des grammaires dans l'élude du français, ct sur la meilleure méthode d'apprendre cette langue, Goettingue, 1797 ouvrage posthume qu'un journaliste lui a contesté
  • Isaac COMMELIN( 1598 - 1676) : né à Amsterdam, en 1598, mort le 3 janvier 1676, s'est particulièrement occupé de recherches historiques relatives à la Hollande; il a donné en langue hollandaise : 1° les Commencements et les Progrès de la compagnie des Indes hollandaise, Amsterdam, 4646 format Oblong ; 2° Ilollandsch placaal- bciek , c'est-àdire Recueil des actes de l'autorité publique en Hollande, Amsterdam, 1644, 2 vol. ; 3° Vies des stathouders Guillaume l" et Maurice, Amsterdam, 1651, 4 vol. ; 4° Vie de Frédéric- Henri, Am sterdam, 1651, 1 vol. Il s'était longtemps occupé d'une histoire d'Amsterdam , mais il ne l'acheva point. Les matériaux en furent trèsutiles à Tobie van Dompselaar pour l'histoire assez peu soignée de cette ville, qu'il publia en 1666, en 1 vol. et elle servit de base à l'histoire, tout autrement recommandable, de cette métropole du commerce hollandais, qu'a composée Gaspard Commelin, son fils cadet, Amsterdam, 1691, 2 vol. et qui fut rémprimée en 1726. Ce Gaspard Commelin, né à Amsterdam en 1636 et mort en 1693, est père de Gaspard Commelin le botaniste, dont l'article se trouve ciaprès. — Jacques COMMELIN, frère puîné d'Isaac, et né à Amsterdam comme lui, s'occupait de mème à former des recueils de pièces originales et curieuses relatives surtout à l'histoire de la Hollande. Il avait écrit en français l'Histoire des troubles, divisions et déplorables calamités des guerres civiles survenues dans les dix- sept provinces, depuis le commencement du règne de Philippe II, jusqu'à la mort de Guillaume, prince d'Orange; mais cet ouvrage est demeuré inédit. Il avait également recueilli les Actes et Privilèges des villes de Delft et de Leyde et de leur banlieue, en 5 vol
  • Isaac CLAUDE( 1653 - 1695) : fils du précédent, naquit à SteAffrique, le 15 niais 16:i3. Il étudia dans les académies calvinistes de France sous les meilleurs maitres. Son père acheva de le former dans les sciences théologiques, et il fut ordonné ministre de l'Évangile à Sedan, en 1678. Après avoir gouverné l'église de Clermont en Beauvoisis, il fut nommé ministre de l'église wallonne à la Haye, et mourut dans cette ville, le 29 juillet 1695. Il fut l'éditeur de plusieurs ouvrages de son père. On lui attribue le Comte de Soissons, nouvelle galante, Cologne, 1677, 1699, 1706 ; quelques auteurs prétendent que c'est l'histoire véritable du comte de Soissons, tué à la babille de Sedan, en 1641. — Jean- Jacques CLAUDE, fils d'Isaac, né à la Haye, le 16 janvier 1681, n'avait que quinze ans lorsqu'il publia une bonne dissertation latine sur /a Salutation des an- ciens; trois ans après, il en fit paraltre une autre, aussi en latin, sur les Nourrices et sur les Pédago- gues : ces deux dissertations ont été réunies et imprimées à Utrecht en 1702 Claude se livrait entièrement aux lettres profanes, lorsque David Martin, ministre à Utrecht, son parent et son tuteur, étant tombé dangereusement malade, lui dit : « N'oyez, mon cher enfant, à quoi servent les belles- « lettres à un homme réduit dans l'état où je suis.» Ces paroles firent une vive impression sur le jeune savant. Dès lors la théologie devint sa prineipale étude. Il fut nommé pasteur de l'église française de Londres, en 1710, et mourut le 27 février ou le 7 mars 1712, n'étant âgé que de 28 ans. On a de lui un volume de Sermons sur l'Écriture sainte, que sun frère fit imprimer, Genève, 1714, Il est précédé de la vie de fauteur. Ils sont plus solides que brillants. J.- J. Claude écrisit la 1 le de David Martin, ministre Nicerun l'a insérée dans ses Mémoires, t
  • Isaac DUCART( 1630 - 1694) : né à Amsterdam en 1630, eut le mérite d'être en Hollande un excellent peintre de fleurs. Ses ouvrages sont autant de petites miniatures exécutées avec une facilité qui en atr2-- mente encore le mérite. Ducart peignait de préfcrence sur des feuilles de vélin. Aucnn peintre avant lui n'avait représenté les fleurs avec la même fidé- lité : il s'attachait avec un soin extrême à leur conserver les nuances les plus imperceptibles de la nature. C'était plaire doublement aux Hollandais chez qui le goût des fleurs n'est pas moins vif que lo goût de la peinture ; aussi les tableaux de Ducart étaient- ils recherchés par les amateurs les plus dif- ficiles. Rien dans ses ouvrages ne porte l'empreinte de„,la précipitation, tous sont terminés avec le même soin. Ce peintre n'eut dans tous les temps qu'une seule et même manière : toujours patient et laborieux, son pinceau cherche et poursuit la nature jusque dans ses moindres caprices. Les tableaux, en grand nombre, qu'il a peints sur satin sont une preuve de la légèreté de sa touche. Ce sont autant de petits chefsd'œuvre où l'on ne sait ce que l'on doit le plus admirer, ou de la dextérité, ou du savoir du maitre. Quoique Jean van Huysum ait fait oublier la plupart des peintres de fleurs hollandais qui l'avaient précédé, Ducart a conservé en Hollande la réputa tion que lui firent ses contemporains. Ses ouvrages sont encore aujourd'hui fort recherchés ; il mottiul à Amsterdam, en 1694
  • Isaac FULLER : peintre anglais du 17' siècle, reçut, pendant plusieurs années, en France, les leçons de Perlier. Il se livra à la peinture d'histoire, et avec plus de succès et de profit à celle du portrait : ceux qu'il a faits se distinguent par l'expression de la physionomie et par une touche vigoureuse et hardie. Ses grandes compositions prouvent peu d'invention et de goût dans l'ordon- nance des parties; et son coloris n'est ni harmo- nieux, ni naturel. Addison a composé un peine latin , en éloge d'un tableau d'autel de l'église de la Madeleine à Oxford, où Fuller a imité la manière de MichelAnge , mais sans beaucoup de succès. On raconte qu'il a introduit parmi les damnés le portrait d'un aubergiste dont il avait eu à se plaindre. S'il a mal saisi la manière de peindre de son modèle, ce trait est au moins dans le tour de son caractère. On cite aussi de lui , un devant d'autel qu'on voit au collége de Wadham à Oxford, et qui se distingue par un grand mérite d'exécution ; son propre portrait, placé dans la galerie d'Oxford, et cinq grands tableaux représentant les circonstances qui accompagnèrent la fuite de Charles II , tableaux qu'il exécuta après la restauration , et qui furent présentés au parlement d'Irlande et placés dans une des salles de cette assemblée , à Dublin : ils en furent depuis déplacés, et relégués dans un coin , où ils restèrent oubliés, jusqu'à ce que le comte de Clanbrassil , en étant devenu possesseur, les fit restaurer et transporter à sa résidence de TullymorePark , comté de Down, où on les voyait il y a peu d'années. On reproche au lord Oxford d'a- voir rabaissé le mérite de ces divers ouvrages, et, qui pis est , sans les avoir vus. Isaac Fuller mourut à Londres le 17 juillet 1672
  • Isaac HABERT : évêque de Vabres, issu de parents originaires du Berry et qui s'étaient fait un nom dans la poésie, naquit à Pari:. 11 entra dans la maison et société de Sorbonne, et y reçut le bonnet de docteur. Pourvu ensuite d'un cargo- liahert était un de. admirateur, de la ibi;.ce qu1 avad été chargé dr attique' ; et quand on kii demanda son sentiment sur eat ouvrage « Jo voudrai« bien l'avoir tait, « aveu plein de irancliine ; mais qu'on ne manqua sans doute pas de cesment, t fl k rep.rtant su cardinal de Richelieu nicat et de la théologale tic l'église de Paris, if s'adonna au ministère de la chaire, et devint prédicateur du roi. Il vivait au temps des disputes mir le jansénisme, déjà proscrit par une bulle expositio perpetua . Paris , 16:16 7" un receil de poésies latines, dont plu- sieurs à la louange de Louis X111, sous le titre de Pietas regia. dédiées au cardinal de Richelieu; des Sylves; la paraphrase de quelques psaumes; et des Hymnes pour les offices de l'Église, notamment pour la fêle de StLouis, employées dans le bréviaire de Paris
  • Isaac ISELIN( 1728 - 1782) : né à Bâle en 1728, y mourut en 1782. Ce fut à sa mère, de la famille des Burkhard, femme aussi vertueuse que spirituelle et sensible, que le jeune Iselin dut son éducation et sa première instruction : ce fut elle qui développa dans le coeur de son enfant cet amour du bien , ce désir d'ètre utile, ce patriotisme zélé, cette probité à toute épreuve, toutes ces bonnes qualités morales enfin qui ne le quittèrent jamais, et qui ne firent que se fortifier dans l'àge mûr. Les écrivains classiques de l'antiquité, la philosophie de Wolf et la littérature française occupèrent sa jeunesse : il continua ses études à l'université de Gcettingue , et ce furent dès lors les sciences historiques et philosophiques qu'il cultiva de préférence. En 17M, il fit un séjour à Paris; il fréquenta les savants distingués de la capitale, et devint l'ami de madame de Graffigny, avec laquelle il entretint un commerce épistolaire, roulant principalement sur la littérature germanique, alors dans une crise salutaire, à l'époque où commençaient à paraître les meilleurs écrivains qui l'ont illustrée. Deux idées, productrices de systèmes devenus trèscélèbres, se répandirent dans ce inème temps : l'une fut celle d'une réforme totale de l'éducation, proposée par Basedow ; et l'autre, sur laquelle se fondait la théorie des économistes, fut développée par Quesnay. Il y avait trop d'analogie entre ces idées et les pr d'Iselin, pour que son génie ne les embrassàt pas avec enthousiasme. Il en devint le défenseur zélé, et c'est à lui qu'elles durent en grande partie le succès qu'elles ont obtenu en Allemagne et en Suisse. Iselin avait désiré la chaire d'histoire à l'université de sa patrie , et il s'était formé des plans pour des travaux étendus dans cette partie une dissertation qu'il a publiée offre le premier chapitre du Système de droit public de la confédéra- , sous le titre d' Ephémérides de l'humanité ; et l'Histoire du genre humain, qu'il fit paraître en deux volumes, d'abord en 1764, et ensuite dans différentes éditions, doivent ètre regardés comme les dépôts de ses idées libérales et bienfaisantes. Lié d'amitié avec tout ce qu'il y avait d'hommes distingués en Suisse , il fonda, en 1763 , avec trois U—t.
  • Isaac JAQUELOT et non pas JACQUELOT( 1647 - 1708) : savant théologien protestant , né à Wassy en Champagne le 16 décembre 1647, était fils du pasteur de cette ville. Son père prit soin de son éducation , et l'obtint, à vingt et un ans, pour adjoint au saint ministère. Jaquelot se distingua bientôt par son talent pour la prédication, et fut sollicité de se produire sur un plus grand théâtre; mais il ne voulut point quitter son tiglise jusqu'au mo- ment où la révocation de l'édit de Nantes l'obligea de chercher un asile dans les pays étrangers. Après avoir séjourné quelque temps à Heidelberg, où il reçut des marques d'estime de l'électrice palatine, il se rendit à la Haye, en 1686, et ne tarda pas d'y obtenir un emploi. Enfin , le roi de Prusse, touché de son mérite, le fit venir à Berlin, pour y remplir les doubles fonctions de son prédicateur et de pasteur de l'Église française. Il mourut d'apoplexie en cette ville, le 20 octobre 1708, àgé de 61 ans. Jaquelot, dit un critique, avait du savoir, de la pénétration et du jugement : il manque quelquefois de méthode dans ses sermons , et son organe n'était point agréable; mais il se soutenait par la bonté des choses et par la manière de les dire. Son zèle pour les principes du christianisme l'entraina dans des disputes avec Bayle et Jurieu; et il en résulta, de pârt et d'autre, des écrits justement oubliés. Sa réputation repose principalement sur les écrits suivants : 10 Dissertation sur l'existence de Dieu, la Haye, 1697 nouvelle édition , augmentée de la Vie de l'auteur et de quelques lettres , Paris, 1741, 3 vol. L'abbé Bouteville en parle avec éloge; et l'auteur des Trois siècles dit que ce traité est préféré à celui de Fénélon pour la méthode, la force et la chaîne des raisonnements. 2. Dissertation sur la Messe, où l'on prouve aux juifs que Jésus- Christ est le Messie promis, et prédit dans l'Ancien Testament, la Haye , 1699 Cet ouvrage est une suite du précédent ; mais il est moins connu, parce que l'auteur, obligé de rapprocher et de discuter un grand nombre de passages des saintes Écritures, n'a pas pu se mettre à la portée de toutes les classes de lecteurs. 3. Traité de la vérité et de l'inlpiration des litres du Vieux et du Nouveau Testament Rotterdam , 1715 C'est le chefd'oeuvre de Jaquelot ; et l'on doit regretter qu'il n'ait pas eu le temps d'y mettre la dernière main. 4. Choix de sermons , Genève, 1721, 2 vol. Plusieurs prédicateurs, dit encore l'auteur des Trois siècles, y ont pris des morceaux, mais. sans faire connaître la source où ils avaient puisé. Barbier attribue à Jaquelot le Tableau du socinianisme, 1690 contre le ministre Jurieu; mais Jaquelot l'a constamment désavoué. On peut consulter pour les détails son Eloge, par Bauval, dans l'Histoire des ouvrages des savants, décembre 1708; les Mémoires de Niceron, t. 6, et le Dictionnaire de Chaufepié . La Vie de Jaquelot , composée en français par David Durand, et demeurée longtemps manuscrite, a été imprimée à Londres, en 1785
  • Isaac KIMBER( 1702 - 1758) : ministre anglican nonconformiste , naquit à Wantage dans le comté de Burk, le ler décembre 4702. Il s'appliqua surtout dans • l'école de sa ville natale à l'étude du grec et du latin, et y fit de grands progrès. ll se rendit ensuite à Londres pour y terminer son éducation, et embrassa l'état ecclésiastique. S'étant marié, et ne recevant de ses supérieurs aucun moyen de pourvoir à sa subsistance, il résolut de se soutenir par le travail de sa plume. Sa. première production fut la vie de Cromwell en un volume elle fut bientôt suivie d'une compilation de l'histoire d'Angleterre en quatre volumes à laquelle il travailla avec Bayley, Ilodges et Ridpath : le troisième et le *quatrième volumes sont tout entiers de nimber. Peu d'années après, il écrivit la vie de l'évêque Beveridge , placée en tète de l'édition des oeuvres de ce prélat, dont il fut l'éditeur. En 172i, il fut appelé, avec Samuel Acton , à remplir concurretnment la cure de Namptwich, dans le Cheshire ; niais s'apercevant qu'il différait d'opinion avec ses paroissiens, il se décida à les quitter en 1727. A son retour à Londres, kimber rut emplOyé comme prédicateur, et s'occupa également à corriger des épreuves dans diverses imprimeries. Vers ce mème temps , il entreprit un ouvrage périodique sous le titre de Morning Chronicle, qui parut depuis le mois de janvier 1728 jusqu'en 1732 : ces occupations ne l'empochèrent pas de prêcher avec succès dans les églises de sa effinintitiidh. Eit 1140, nimber publia une histoire abrégée dü règne de George II, qui fut iiiiprimée à la suite de l'ouvrage d'HOwell, intitulé Medulla hist. angl. ; et cinq ans après , il mit au jour un Abrégé de l'histoire d'Angleterre eh un volume Depuis 1745 jusqu'à mort, arrivée en 1758, nimber ne fit lien paraître ; mais, à cette époque, on publia la collection de ses sermons avec sa vie. Il avait eu de son mariage , un fils nommé Édouard , qui mourut en 1769 , après avoir travaillé plusieurs années à différentes compilations , riarini les- quelles on distingue l'Histoire des pairies d'Écosse et d'Irlande , l'Histoire des barbnets d'Angleterre, dans laquelle il fut aidé par R. Johns6ri ; une Histoire d'Angleterre , en 10 volumes etc
  • Isaac MADOX( 1697 - 1759) : évêque anglais, né à Londres le 27 juillet 1697, était apprenti chez un rôtisseur , lorsque quelques personnes, voyant son goût pour l'étude, se chargèrent de son éduca- tion. Ses progrès répondirent à ses dispositions et étant entré dans les ordres, il obtint un avancement rapide, fut nommé évêque de SaintAsaph en 1736, et transféré à l'évêché de Worcester en 1713. Excellent prédicateur, plein de charité, l'infirmerie de Worcester et l'hôpital pour l'inoculation de la petite vérole, à Londres, furent particulièrement les objets de sa bienfaisance. Il mourut le 9.7 septembre 1759. On a de lui une Défense de la doctrine et de la discipline de l'Eglise d'Angleterre en reponse à l'histoire des puritains , et quelques Serinons, un entre autres qu'il prêcha, en 1752, en faveur de l'inoculation et qui contribua beaucoup à en étendre la pra- tique
  • Isaac MAJOR( 1576 - 1630) : peintre et graveur, naquit à 'rancfortsurleMein en 1576. Il apprit la graure de Gilles Sadeler, , et on lui attribue même dusieurs paysages qui ont paru sous le nom de on maître ;- on reconnaît cependant les ouvrages le Major, en ce que l'ensemble de ses coniposiions offre un accord moins parfait que celles de ;adeler, et qu'il y manque quelquesunes de ces finesses de l'art qui décèlent le génie de l'artiste. 1 avait gravé, d'après Savery, un St- Jérôme dans a grotte. Cette pièce, sur laquelle il fondait sa ortune et sa réputation, est un des plus grands )aysages qui aient été gravés au burin. C'est un ;ite montagneux embrassant une vaste étendue le pays et offrant d'immenses détails. Mais, mal-;ré tout le soin et toute la finesse d'exécution, il Veut aucun succès. Major grava depuis une suite le neuf paysages représentant les Sites les plus saurages des montagnes de la Bohème. Ces pièces, l'une exécution plus large et plus pittoresque, l'un effet plus piquant que la première, ne réussirent pas davantage; et l'artiste, réduit par l'a?amdon de ses contemporains à la plus profonde 'lisère, mourut à Vienne en 1630 ; et ce ne fut iu'après sa mort que l'on rendit justice à son nérite. On connaît encore de lui : 1° un portrait te l'empereur Rodolphe II sur un char de triomphe 'ire par des aigles et des cygnes; 2° une autre suite le six paysages représentant des Sites . saurages le Bohème, d'après Stephani. — Thomas MAJOR, graveur à la pointe et au burin, né en Angleterre vers 1715, fut l'émule des plus habiles artistes je son temps. La manière dont il a gravé le aaysage dénote une grande intelligence, et le trasail de son burin est plein d'adresse et de délicatesse. Après avoir exécuté en Angleterre la plupart de ses gravures, il vint à Paris pour se perfectionner encore. Ses ouvrages eurent une telle vogue, que Basan en copia ou en fit copier une vingtaine sous le nom de Jorma, anagramme :le lliajor , pour l'oeuvre de David Teniers ; mais l'ouvrage qui a fait connaître particulièrement ce graveur, c'est une suite de vingtquatre planches, d'après les dessins de JeanBaptiste Borra, repré›entant les Ruines de Pœstum. 11 la publia en 1768, Londres, sous le titre suivant : Ricins of Pœstum, otherwise Posidonia in magna Gracia, by 'boulas Major engraver to bis Majesty. Cet ou\ rage, qui a été traduit en français par M. Dumont, Paris, 1769 contient trois parties : la première est une exposition sommaire de l'état de Nutum dans les temps anciens et modernes; la seconde, une description des édifices dont il donne la gravure, et la troisième renferme un traité des médailles posidoniennes, etc. Les autres estampes qu'on doit à cet habile artiste sont des paysages d'après le Guaspre, Teniers, Wou wermans, Berghem, Claude Lorrain. Le Manuel des amateurs donne la description des vingtcinq planches qui composent l'oeuvre de Major
  • Isaac MILNER( 1751 - 1820) : savant anglais , de la société royale de Londres, naquit le 1" janvier 1751, à Leeds , dans le comté d'York , d'une famille pain re et obscuré. Il perdit de bonne heure son père , qui exerçait le métier de tisserand . Pour soutenir leur mère, Isaac Milner et son frère aîné étaient obligés de travailler jour et nuit; cependant ils trouvaient moyen de consacrer quelques heures à leur instruction en méditant le petit nombre de livres qu'ils pouvaient se procurer. Cette conduite attira l'attention de leurs voisins, qui firent une souscription en leur faveur , et donnèrent ainsi les moyens à Milner aîné d'entrer dans une école, où ses progrès furent tels, qu'après avoir fini ses études il obtint une cure à Hull et la place de directeur de l'école de cette ville. Il appela alors auprès de lui son frère Isaac pour l'aider ; ce dernier entra ensuite au collége de la Reine, se fit distinguer dans les mathématiques, la théologie et les langues savantes , et obtint en 1783 une chaire à l'université de Cambridge, avec la place de professeur de phi sique expérimentale. Pendant son séjour à l'université, il se lia intimement avec Wilberforce , qui lui procura la connaissance de Pitt ; en 1787, ils firent tous trois un voyage sur le continent. A cette époque , Isaac Milner fut nommé président du collége de la Reine et doyen de Carlisle. 11 olkitit en 1792 le titre de vicechancelier de l'université , et en 1798 celui de professeur de matliéniatiqties, place qu'il exerça avec autant d'exactitude que d'habileté. Isaac Milner prêchait aussi avec succès. 11 fut l'éditeur de l'Histoire de l'Eglise chrétienne , par son frère, et de ses Sermons. Il inséra des articles remarquables dans les Transactions philosophiques et dans les llémoires de la société royale de Londres. Isaac Millier mourut le 1" mars 1820 à Kinsingtongate, près de Londres, chez son ami Vilberforce, après avoir souffert une grande partie de sa vie d'une maladie nerveuse, due à l'intensité et à la persévérance de ses travaux. 11 avait publié : 1° Observations sur l'Histoire de l'Eglise chrétienne du docteur Haweis, 1800 ; 2' Essais -- — sur quelques productions du rérérend Herbert Nard 1, en réponse aux objections contre la société de la Bible, 1813
  • Isaac NEWTON( 1642) : le créateur de la philosophie naturelle, naquit le jour de Noël 1642 , à Woolstrop , dans le comté de Lincoln , l'année même de la mort de Galilée. Il était, en naissant, si petit et si faible, que l'on ne supposait pas qu'il pût vivre. Fontenelle , qui a écrit son éloge d'après des documents transmis par M. Conduitt, mari de la nièce de Newton , le fait descendre d'une ancienne famille de la ville de Newton, dans le comté de Lancastre ; mais on a de- puis, et non sans quelque vraisemblance, réclamé l'honneur de cette origine en faveur de l'Ecosse. Quoi qu'il en soit, lorsque Newton naquit , sa famille résidait dans la terre de Woolstrop, dont elle était en possession depuis près de trois cents ans ; et son père étant mort pendant qu'il était encore dans l'enfance , cette terre devint son héritage. Peu d'années après, sa mère se remaria; mais cette nouvelle union ne la détourna point des devoirs qu'elle avait à remplir envers son fils. Elle l'envoya de bonne heure à de petites écoles de yillage ; puis, lorsqu'il eut atteint sa douzième année , elle le mit à Grantham , ville la plus voisine de Woolstrop , pour' y suivre les leçons de la grande école qui était alors dirigée par un maitre trèsinstruit dans les langues savantes. Toutefois, son intention n'avait pas été de faire de son fils un érudit : elli ne voulait que lui faire acquérir les premiers principes d'éducation nécessaires à toute personne bien née, et le mettre ainsi en état d'administrer luimème son domaine. C'est pourquoi, après trèspeu de temps , elle le rappela à Wool- strop , et commença de l'employer à ce genre d'occupation; mais il s'y montra aussi peu habile que peu disposé. Déjà , pendant son séjour à Grantham, Newton enfant s'était fait remarquer par un goût aussi vif que singulier pour toutes les inventions physiques ou mécaniques. Il était en pension chez un apothicaire nommé Clarke là , retiré en luimême et peu jaloux de la société des autres enfants , il s'était fait une provision de scies, de marteaux, et de toute autre sorte d'outils d'une dimension adaptée à son usage; et il s'en servait avec tant de dextérité et d'intelligence, qu'il n'y avait pas de machine qu'il ne sût imiter. Il fabriqua ainsi jusqu'à des horloges qui marchaient par l'écoulement de l'eau , et marquaient l'heure avec une égalité extraordinaire. Un nouveau moulin à vent , d'une invention particulière, ayant été mis en construction près de Grantham , il n'eut pas de cesse qu'il n'eût connu le secret de cette mécanique. Il alla si souvent voir les ouvriers qui y travaillaient, qu'il le devina , et qu'il construisit un modèle la- reil , lequel tournait aussi avec le vent et opérait aussi bien quele grand moulin même ; avec cette seule différence qu'il y avait ajouté, de son , dans l'intérieur, une souris qu'il appelait le meunier, parce qu'il l'avait disposée de manière qu'elle servait à diriger le. moulin , et que d'ailleurs elle mangeait la farine qu'on lui confiait aussi bien qu'un vrai meunier aurait pu le faire. Une certaine pratique du dessin lui était nécessaire pour ses opérations : il se mit de luimême à dessiner. y réussit, et bientôt les murs de sa petite chambre furent couverts de dessins de toute espèce , faits tant d'après d'autres dessins que d'après nature. Ces jeux de mécanique, qui supposaient déjà tant d'invention et d'observation mème, l'occupaient tellement, qu'il en négligeait ses études de langues; de sorte qu'à moins qu'il ne fût accidentellement excité et poussé par quelque circonstance particulière, il se laissait ordinairement surpasser par des enfants d'un esprit bien inférieur au sien . Toutefois , ayant eu à supporter trop fortement la supériorité de l'un d'eux , il se mit en tète de s'y soustraire ; et, lorsqu'il l'eut voulu, il parvint en trèspeu de temps à se placer à la tète de tous. Ce fut après avoir nourri et développé pendant plusieurs années des penchants aussi vifs, que sa mère, l'ayant repris avec elle à Woolstrop, voulut l'employer aux choses du ménage et à l'administration d'une ferme on juge s'il y dut porter de l'inclination. Plus d'une fois sa mère l'envoya les samedis à Grantham pour vendre du blé et d'autres denrées au marché, en le chargeant de rapporter à son retour les provisions nécessaires à la maison ; mais, à cause de sa grande jeunesse, elle le faisait ac- compagner par un vieux serviteur de confiance, qui devait lui montrer à.vendre et à acheter. Or, dans ces caslà , dès que le jeune Newton était arrivé à la ville, il n'était pas plus tôt descendu de cheval , qu'il laissait à son vieux serviteur toute la conduite de la besogne ; puis, il allait se renfermer dans la petite chambre où il avait coutume de loger chez l'apothicaire son ancien hôte; et là, il restait à lire quelque vieux livre jusqu'à ce qu'il fût l'heure de repartir. D'autres fois, il ne se donnait pas le temps d'aller jusqu'à la ville mais, s'arrètant en chemin au pied de quelque haie, il y demeurait jusqu'à ce que son homme \Int le reprendre à son retour. Avec cette passion de l'étude, on conçoit bien qu'à la maison, sa répugnance pour les travaux de la campagne devait être extrême. Aussi , dès qu'il pouvait s'y dérober, son bonheur était d'aller s'asseoir sous quelque arbre avec un livre, ou de tailler avec son couteau des modèles en bois des mécaniques qu'il avait vues. On montre encore aujourd'hui à Woolstrop un petit cadran solaire, construit par lui sur la muraille de la maison qu'il habitait. Il donne sur le jardin , et il est placé à la hauteur qu'un enfant peut atteindre . Cette passion irrésistible , qui entrainait le jeune Newton à l'étude des sciences, surmonta enfin les obstacles que les habitudes et la prudence de sa mère lui opposaient. Un de ses oncles l'ayant trouvé un jour sous une haie un livre à la main, et entièrement enseveli dans cette méditation, lui prit le livre et reconnut qu'il était ainsi occupé à résoudre un problème de mathématique. Frappé de voir un penchant à la fois si austère et si vif dans un si jeune Age , il détermina la mère de New ton à ne plus le contrarier davantage, et à le remettre à Grantham pour continuer ses études. Il y demeura ainsi jusqu'à dixhuit ans ; après quoi il passa à l'université de Cambridge, où il fut admis en 1660, dans le collège de la Trinité . L'étude approfondie des mathématiques avait été introduite dans l'enseignement de Catnbridge depuis le commencement de ce siècle. Les éléments de la géométrie et de l'algèbre faisaient donc généralement partie des cours ; mais, par un hasard singulier , le jeune Newton eut le bonheur insigne d'y trou- (n J'ai vu moiméme, non sans respect, ce peut monument de l'enfance d'un si grand homme. (21 Nous avons tiré ces détails sur l'enfance de Newton d'un ouvrage anglais fort rare , quoique imprimé en 1806. Il est inti- tulé Collections for the hiaory of the town and sotte of Graut- ham, containing authentic Memoirs of sir Isaac Newton , nOW first published from the original Mes in the possession of the cari of Portsmouth. Ces mémoires sont 1. les documents envoyés à Fontenelle par Conduitt , mari de la nièce de Newton, et son successeur dans la direction de la Monnaie de Londres ; 2. une relation détaillée de l'enfance de Newt,,n, écrite en 1727 par le docteur Stukeley, ami de ce grand homme , et qui , demeurant à Gran•liam méme , s'était plu à recueillir toutes les particularités qui pouvaient éte relatives à ses premières années. Cette relation avait été partiellement imprimée en 1772, dans le Gentleman's maga: ine. Mais elle se trouve ici rapportée tout entière d'après les manuscrits que le comte de Portsmouth possédait; de sorte que l'on ne saurait douter de l'authenticité des détails qui y so:it cruitenus. ver pour professeur le docteur Barrow , qui , au mérite de s'être montré un des plus éminents mathématiciens de son siècle , a joint aux yeux de la postérité celui d'avoir été le maître le plus bienveillant, comme le plus zélé protecteur du jeune génie qui naissait sous ses yeux. Pour se préparer à suivre des leçons qui devaient, lui paraître si précieuses après les avoir tant désirées, Newton s'enquit des ouvrages qui devaient en faire le texte , et se mit à les lire seul , d'avance, pour en mieux suivre les commentaires oraux. Ces ouvrages étaient la Logique de Saunderson , et le traité d'optique de Keppler ; ce qui suppose que le jeune élève devait , par ses études à Grantham , et par ses lectures solitaires , s'être déjà assez avancé dans la connaissance des éléments de géométrie. On raconte à ce sujet que l'envie d'étudier les mathématiques lui fut d'abord suggérée par le désir de connaître s'il y avait quelque fondement dans les pratiques de l'astrologie judiciaire ; et qu'ayant pour cela besoin de quelques constructions géométriques , il les avait empruntées d'un Euclide , qu'il avait consulté d'après la table ; mais qu'après avoir jeté à cette occasion un coup d'oeil sur le reste du livre, il n'avait pas daigné le lire, le regardant comme rempli de choses trop simples et si évidentes que la démonstration en sautait aux yeux. ,( Ainsi, ajoute Fontenelle en rapportant

Isaac année par année

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