Le prénom Hippolyte Masculin

Origine :

Fête :

13 Août

Signification de Hippolyte

Le prénom Hippolyte est rare. Il a été fréquemment donné au début du XXe siècle. On observe un creux entre les années 1940 et 1990, mais depuis, il est reparti à la hausse. En 2015, il a été donné à 144 petits garçons. Les Hippolyte ont des personnalités franches, dynamiques et déterminées. Les variantes les plus courantes de ce prénom sont Hipolit, Hippolyta, Ippolito, Hippolytus ou encore Hyppolit.

Personnalité de Hippolyte

Ils ne trichent jamais et leur sincérité se retourne parfois contre eux. Courageux, exigeants, travailleurs, ils ont du dynamisme à revendre et rien ne les arrête. Equilibrés, ils sont bien dans leur peau. Ils sont sensibles et susceptibles. Ils s'épanouissent volontiers dans les activités d'équipe et dans la vie associative.

Provenance du prénom Hippolyte

Histoire de Hippolyte

Etymologie de Hippolyte

Les Hippolyte célèbres

  • Hippolyte BENTIVOGLIO( 1500 - 1685) : d'Aragon, de cette même famille des Bentivoglio de Bologne, mais d'une branche collatérale à celle du cardinal, naquit à Ferrare, dans la deuxième moitié du 16' siècle : il portait les titres de noble ferrarois, vénitien et bolonais, de marquis de Magliano et de comte d'Antignato. Après ses premières études, il vint faire à Paris ses exercices. 11 entra ensuite au service, et était capitaine en Flandre en 1588. De retour en Italie, il en parcourut toutes les cours. Il était à celle de Modène quand le duc François alla assiéger Pavie. Bentivoglio l'y suivit avec le grade de colonel de cavalerie, et s'y distingua. Il joignait la culture des lettres et des arts à la science des armes ; il savait le grec, le latin, et plusieurs langues vivantes, la musique, l'architecture civile, militaire et théâtrale ; il passe même pour avoir inventé, clans ce dernier genre, de belles et ingénieuses machines. Il cultivait aussi la poésie italienne, particulièrement la poésie dramatique, et fut de plusieurs académies. 11 mourut à Ferrare, le 1" février 1685. 11 avait publié et fait représenter, sur le théàtre de Ferrare, les trois drailles suivants : l'Annibal in Capoa ; la Filli di Tracia; l'Achille in Sciro ; ce dernier imprimé à Ferrare, 1663 Il fut aussi représenté et réimprimé à Venise, 1664 On a encore de lui : 1. Il Tiridate, représenté et imprimé à Venise, 1668 ; 2° une comédie en prose, intitulée : Impegni per disgrazia, qui ne fut imprimée qu'après sa mort, Modène, 1687 Ses poésies lyriques sont éparses dans diverses recueils, et priacipalement dans les Rime scelle dei podi Ferraresi
  • Hippolyte BILON( 1780 - 1824) : médecin, secrétaire de la faculté des sciences et professeur de sciences physiques à l'académie de Grenoble, né dans cette ville, en 1780, y mourut le 29 octobre 1824. Ses parents étaient depuis plusieurs générations livrés à l'étude de la médecine. Il commença ses études médicales dans sa ville natale, et les acheva à Paris sous Bichat, dont il fut le digne élève, saisissant avec une admirable perspicacité les points les plus difficiles et les plus contestables des nouvelles théories qui commençaient à s'introduire dans le monde savant. Bilon quitta les bancs de l'école pour annoncer à ses con-. citoyens la parole du maitre qu'il avait entendu. 11 le fit avec succès; son éloquence facile, la nouveauté de sa doctrine lui attirèrent un auditoire nombreux, et la réputation du jeune Biton s'était déjà propagée jusqu'à Montpellier, lorsqu'il vint y soutenir, pour arriver au doctorat, une thèse brillante sur l'ensemble de la médecine . Le sanctuaire de la vieille école s'émut en entendant professer des principes qui n'étaient pas les siens ; car Bilon fut un des premiers élèves sortis de son sein qui cherchèrent à y introduire les • nouvelles doctrines. Revenu à Grenoble , le jeune docteur, attaché au service médical de cette ville, se lit une double réputation, et comme praticien et comme professeur de physique à la faculté des sciences. En 1812, il épousa la fille du célèbre MarcAntoine Petit, médecin lyonnais d'un rare mérite. Cette alliance ne fit qu'animer son ardeur pour l'étude, tant il désirait se montrer digne du père qui l'avait adopté ; mais les veilles de Bilon abrégèrent ses jours, et il mourut à 44 ans d'une affection r pulmonaire. Il était agrégé à plusieurs sociétés savantes et décoré de la Légion d'honneur. On lui doit : 1. Dis- I sertation sur la douleur, Paris, 1805 opuscule remarquable par les considérations neuves qui s'y trouvent développées; 2° Eloge historique de Bichat, 1802 ; 5° plusieurs articles insérés dans le Dictionnaire des sciences médicales, ainsi que différents mémoires, dissertations ou rapports lus aux sociétés des sciences et de médecine de Grenoble dont il faisait partie. Il a laissé manuscrits des Essais sur l'influence des passions dans la production des maladies, et sur l'amour considéré physiologiquement
  • Hippolyte BISSON( 1796) : lieutenant de marine, était fils de LaurentMagloire Bisson , négociant de Normandie , et de mademoiselle Duchelas , d'une famille noble de Bretagne. Son père, établi jeune à Lorient, acquit une verrerie au lieu dit le Kernevel, arma des vaisseaux et fit pendant quelque temps des affaires trèsbrillantes. Devenue enceinte , madame Bisson se rendait, avec la permission de son mari, chez ses parents pour y faire ses couches. Dans le chemin , la voiture est arrêtée par une troupe de chouans : son domestique est tué ; mais s'étant fait connaître pour la fille d'un de leurs chefs , les chouans l'escortèrent jusqu'à sa destination. C'était la petite ville de Guémené. Elle y mit au jour, le 5 février 1796, Hippolyte Bisson, et mourut quelques heures après, des suites du saisissement qu'elle avait éprouvé. Le père d'Hippolyte épousa l'année suivante mademoiselle de la RochePoncié , d'une famille de Bourgogne; et le jeune orphelin trouva en elle les soins et la tendresse d'une véritable mère. Placé d'abord au collège d'AvrancheS, puis à l'école de la marine à Brest, il 'fut promu, le ler mars 1820, au grade d'enseigne ; et il lit en cette qualité plusieurs voyages de long cours. Devenu lieutenant, il était en 1827 à bord de la frégate la Magicienne, qui faisait partie de la croisière de l'amiral Rigny dans l'Archipel. Le 4 novembre, cette frégate ayant capturé le brick le Pannioty, Bisson fut chargé d'en prendre le commandement avec quinze matelots sous ses ordres. Un coup de vent sépara le brick de la flotte française; et Bisson se trouva clans la nécessité de chercher un abri sous les rochers qui bordent l'île de Stampalie. Quelquesuns de ses prisonniers protitèrènt du voisinage de la terre pour s'évader, et donnèrent avis aux pirates que l'équipage français était trop faible pour résister en cas d'attaque. Environné presque aussitôt d'une foule de barques , Bisson est sommé d'amener son pavillon ; mais il déclare qu'il fera sauter le bâtiment plutôt que de le rendre à des forbans. Le brick est alors attaqué par deux misticks , portant chacun soixante hommes. Au premier feu , le courageux lieutenant voit tomber neuf de ses compagnons , et reçoit luimème une blessure grave. Il descend alors, une mèche à la main, dans la chambre des poudres ; et, après avoir ordonné à son pilote Trémintin de se jeter à la mer avec le reste de l'équipage, il accomplit sa généreuse résolution. Le bàtiment saute ; Trémintin est lancé vivant sur le rivage, qu'atteignirent les quatre autres matelots. Ainsi périt glorieusement Bisson, à qui son intrépidité a fait décerner le titre , qu'il conservera , du d'Assas de la marine française. Le 17 mai suivant, une pension de 1,500 francs fut accordée à la soeur de Bisson , par une loi que présenta aux chambres M. Hyde de Neuville , alors ministre de la marine. La poésie, a célébré le dévouement de ce héros. Sa vie a été publiée par NI. Revel, Lorient,1828 sa statue en bronze décore la place principale de cette ville; et l'on voit au musée de Versailles un tableau qui représente sa mort héroïque
  • Hippolyte BOSCH : médecin de Ferrare, dans le 16° siècle, est auteur de quelques ouvrages d'anatomie et de chirurgie, mélangés des erreurs du temps et de quelquesunes des vérités que la science a depuis consacrées, savoir : 1° de Vulneribus a bellico fulmine illatis, Ferrare, 1595; 1605 Les plaies d'armes à feu y sont encore faussement considérées comme des brûlures et non comme des plaies contuses. e De Facultale anatomica per breves lectiones, cum guibusdam observationibus , Ferrare , 1600 Ce sont huit leçons sur l'anatomie, où se trouvent de fort bonnes objections sur l'emploi des ma chines dans la réduction des luxations. 3° De lcesione motus digitorum, et macle brachii sinistri Consilium, dans le recueil de Lauterbach, à Francfort, 1605 4° De curandis vulneribus capitis brevis Methodus, Ferrare, 1609
  • Hippolyte DESIDERI( 1684) : jésuite, né à hloie Voy. les Mémoires de l'abbé Trublet, sur la vie et les ouvragesde Fontenelle. Menne composa sur ce concours des vers latins, qu'on trouve, avec une imitation en vers francais, par la Munuoye, dans le Menniiiana de 5715, t. I, p. 35. incroyables. En quarante jours ils arrivèrent à La- 1 tac, capitale d'un royaume qui fait partie du Second Thibet. Desideri fut regardé, par le roi et par ses courtisans, comme un lama européen. Ils lui dirent que leur livre rassemblait au sien. S'il faut s'en rapporter à son témoignage, la plupart des lamas lisent leurs livres sans les entendre. Les missionnaires, d'abord traités avec de grands égards, furent bientôt en butte aux soupçons de la conr, parce que des marchands de Cachemir, venus a Latac pour acheter de la laine, les dénoncèrent comme de riches négociants. Une v isite faite citez les missionnaires prouva la fausseté de la délation. Desideri commençait à étudier la langue du pays, espérant fixer son séjour à Latac, lorsqu'il apprit qu'il y avait un troisième Thibet, nommé aussi Lassa. 11 résolut, contre son inclination, d'en faire la découverte, et après une marche de six mois par des lieux déserts, les missionnaires entrèrent à Lassa au mois de mars 1716. Peu de temps après, ils eurent une affaire trèsdésagréable dev ant les tribunaux du royaume. Bientôt ils par' inrent à se justifier et furent présentés au roi. Desideri, malgt:é les désagréments de tout genre qu'il éprottv ait et qui étaient probablement dus à son zèle trop ardent, resta à Lassa jusqu'en 1121. Un ordre du Pape, auquel les capucins avaient fait pan ênir des plaintes, le rappela en Europe. A son arrivée à Rome, Desideri remit à la congrégation de la propagande trois requêtes contre les capucins missionnaires au Thibet, et demanda à retourner en Asie, ce qui lui fut refusé. 11 mourut à Rome en 1733. On a de lui une lettre dans le t. 12 des Let- tres édifiantes, et une autre que Zaccaria a insérée en entier dans le livre intitulé : Bibliotheca Pisto- riensis, p. I Desideri, ainsi que les autres missionnaires qui ont visité le Thibet, s'est peu occupé de décrire le pays. 11 s'est principalement attaché à noter les conformités qu'il a cru observer entre notre religion et celle des Thibetains. La route de Desideri par le Cachemir tient le milieu entre celle des PP. d'Orville et Grueber, et celle du P. Goes. Elle est plus directe ; elle fait connaître des régions non parcourues par les voyageurs anglais qui, vers la fin du 18' siècle, allèrent du Bengale au Thibet. Desideri a traduit en latin le kangiar ou sahorin, livre qui chez les Thibetains a la même autorité que l'Ecriture sainte chez les chrétiens, et que Zoukaba , homme en réputation de grande sa parmi eux, a publié en 108 volumes. JI préparait d'autres ouvrages lorsqu'il fut rappelé. Ses Manuscrits furent déposés au collége de la Propagande
  • Hippolyte MARRACCI( 1604 - 1675) : laborieux bibliographe, né à Lucques le 17 janvier 1604, embrassa la ie religieuse dans la congrégation des clercs de la Mère de Dieu où il se distingua par sa piété et son zèle pour accroître le culte spirituel de cette reine du ciel. S'il montait en chaire, ce n'était que pour prècher sur quelqu'une des vertus de Marie. Il ne sortait d'ailleurs presque jamais de sa cellule , sinon pour visiter quelque malade, ou pour aller puiser dans les diverses bibliothèques de Rome les matériaux de ses ouvrages, tous consacrés à la gloire de la SteVierge. Dans sa Bibliotheat Mariana , il en indique quinze déjà publiés et cinq sur le point sous le nom du P. Mariophilus Teresianus , et intitulé Partus Marianus, eu compte vingtsept déjà imprimés et trentedeux encore inédits ; Sarteschi en décrit trente et un imprimés et quarantetrois manuscrits, qu'il avait tous eus sous les yeux ; mais il convient que cette liste n'est pas encore complète, et il nous apprend que le P. Louis Marracci , dans la t ie de son frère demeurée iné dite, en comptait jusqu'à cent quinze, tous conservés, imprimés ou manuscrits, dans la bibliothèque du couvent de SteMarie in Campitello , à Rome , où le P. Hippolyte passa toute sa laborieuse carrière. Cet infatigable écrivain s'étonnait luinième qu'avec une constitution frêle et délicate il eùt pu suaire à de tels travaux , et il disait hautement que c'était un miracle chi à la protection de la Mère de Dieu. 11 mourut le 18 mai 1675. Le principal de ses écrits : Bibliotheca Jlariana, Rome, 2 vol. est une notice biographique et bibliographique, par ordre alphabétique , de tous les auteurs qui ont écrit sur quelquesuns des attributs ou des perfections de la SteVierge, avec la liste de leurs ouvrages. Le nombre des écrivains qu'il indique s'élève à plus de trois mille, et celui des ouvrages à plus du double, tant imprimés que manuscrits, venus à sa connaissance. Ce livre, rare et recherché des bibliographes , est terminé par cinq tables curieuses qui facilitent les recherches. Parmi ses autres productions nous citerons : 2° Ponti fices maximi Mariani , Rome , 1642 , 3° Reyes Mariani, 1654 ; 4° Purpura Mariana, ibid., 1654 C'est la notice des papes, des rois et des cardinaux qui se sont signalés par ime dévotion particulière à la Vierge. 5° Breve rompendio della cita di S. Raintondo Nonnato , Tell' ordine della Midou / ta della Mercede , etc., ibid., 1655 ; 6° Antistites Mariani, ibid., 1656 C'est la liste des curés et des simples prêtres dont la dévotion à la Vierge a éclaté par quelques actes particuliers. 7° Hcroïdes 411arianœ, ibid., 1659 ; 8° Fides Cajetana in contro- versia coneeptionis B . M. V. ad libram veritatis uppensa, et nulla inventa, etc., Florence, 1655 ; réimprimé à Palerme, à Lyon, à Bruxelles, à Messine , à Vienne en Autriche , à Cordoue , Avignon, Valence, etc. C'est une apologie du cardinal Cajetan. 9° Trutina lilariana, Placentio 1560 Bruxelles, 1662; Vienne en Autri- che , 1663 ; 10° Findicatio Chrysostomica, Rome , 1664 ; 11° Polyanthea Mariana , Cologne, 1683 ; Rome , 1694 ; Cologne . 1727 La 1' édition est augmentée d'un Appen dix ad bibliothecam Marianam, contenant plus de mille noms d'auteurs oubliés dans le premier ouvrage, ou qui n'avaient écrit que depuis 1618. i2° 11 fut l'éditeur de Conceptio immaculatœ Dei- parte l'irginis Mariœ , celebrata mcxv anagrammatats prorsus paris ex Imor Salutationis Angeliete programmate deductis : Ave, Maria. gratia plena ; Domninus tecum. à J.- B. Agnenxi Cymco Calrensi, rardinalis Julii Rospigliosi auliro cœco , Rome . 1665 avec une notice sur l'auteur. On a imprimé depuis d'autres recueils du mènie genre. Parmi les ouvrages inédits du P. Hippolyte nous citerons Bullarium Marianum , 2 vol. ; — Mea bibliotheroe magna! Marianoe , 16 vol.; — Bibliothera purparea Mariana, 2 vol. ; — Catalogus intmaculatus Marianus , recueil de passages de plus de cinq cents auteurs en faveur de l'opinion de l'immaculée Conception ; — Saneti atque illustres dortores antiqui pro immaculatit D. vconceptione objerti ruidant Pseudo- Cajetano , etc
  • Hippolyte MONPOU( 1804 - 1841) : l'un des élèves les plus distingués de l'école musicale de Choron, naquit à Paris en 1804. Admis dès l'âge le plus tendre, comme enfant de choeur, à la maîtrise de Notre-. Dame, il eut pour premier maitre M. Desvignes, digne élève de Lesueur, dans la musique d'église. Après avoir reçu , en même temps que Duprez, des leçons de musique à l'école récemment fondée par Choron , il fut nommé organiste de la cathédrale de Tours. Mais il vint bientôt à Paris, où Choron l'attacha de nouveau à son école , en qualité de répétiteuraccompagnateur. Dans les beaux concerts de l'institution de musique religieuse, c'était lui qui tenait le piano pour l'exécution des oratorios de Hamdel , de Mozart , d'Haydn, etc. Ces concerts ont eu surtout le plus grand succès depuis 1828 jusqu'en 1832 , où ils ont cessé, Choron ne recevant plus la subvention du gouvernement . Monpou avait fait une étude approfondie des partitions des anciens maîtres, Palestrina , A. Scarlatti , Léo, Clari, Séb. Bach et Hœndel. C'est à cela qu'il faut attribuer son goût prononcé pour les mélodies naïves et même parfois gothiques dans leur forme. En 4834, il se fit connaître par des romances et des ballades, qu'il chantait luimême avec beaucoup d'expression. Malheureusement il avait choisi pour texte de ses compositions les pièces de vers les plus bizarres des poètes romantiques. Depuis longtemps il cherchait un livret d'opéra. Il fit enfin jouer à l'OpéraComique les Deux reines , en un acte , par MM. Arnould et Soulié. L'air Adieu , mon beau navire, devint populaire. On remarqua aussi des choeurs bien écrits pour. les voix. En 1836, il donna à l'opéracomique le Luthier de Vienne, où madame Damoreau chantait d'une manière ravissante la ballade du Vieux chassent-. Cette pièce fut suivi de Piquillo, et, bientôt après, de la Reine Jeanne, et de la Chaste Susanne. Mais tous ces livrets n'étaient pas en harmonie avec son talent. Il avait désiré un poème de M. Scribe, et l'avait obtenu. La partition des deux premiers actes de cet opéra abrégea sa vie par un travail forcé. M. Crosnier lui avait fait souscrire un dédit de vingt mille francs, afin de s'assurer la remise du manuscrit pour la fin du mois d'août 18&1. Un troisième acte restait à finir ; mais épuisé de fatigue, l'auteur mourut le 10 de ce mois, âgé de 37 ans
  • Hippolyte REGNIER D'ESTOURBET( 1804 - 1832) : littérateur, né à Langres en '804 et mort à Paris le 23 septembre 1832, ne vécut ainsi que vingthuit ans , et en si peu de temps composa une infinité d'ouvrages dans tous les genres et de toutes les couleurs. 1° Histoire du clergé de France pendant la révolution, par M. R...., auteur de plusieurs ouvrages politiques et religieux, Paris, 188-189, 3 vol. 2° Histoire de tout le monde, publiée sous le pseudonyme d'Eugène de Dalman, 1829, 3 vol. 3° les Septembriseurs, scènes historiques, Paris, 1829 Ce volume contient dix drames dont les titres indiquent suffisammment le sujet la Mairie, l'Abbaye, les Carmes, la Salpêtrière, Bicêtre, Un Souper chez Fenua, la Mort de Marat, la Mort de Danton, la Mort de Robespierre. 4. Louisa, ou les Douleurs d'une fille de joie, 1830, 2 vol. et publiés sous le pseudonyme de l'abbé Tiberge, nom de l'ami du chevalier des Grieux dans le roman de Manon Lescaut ; 5° Mémoires de la mar- quise de Pompadour, Paris, 1830, 2 vol. ; 6° Napoléon, ou Schoebrunn et Ste- Hélène, drame historique joué au théâtre de la Porte StMartin , 7° Charles II, ou l'Amant espagnol, Paris, 1831, 4 vol. 8° Charlotte Corday, drame en cinq actes et en prose, Paris, 1831 9° Manuel populaire de lu méthode Jacotot , ou Application simple et facile de cette méthode à la lectureJ l'écriture, l'orthographe, les langues, etc., dédié aux pères de famille, 1831 publié sous le pseudonyme du docteur Retter de Brigton ; 10' Un bal chez Louis- Philippe, 1831, pu-. blié sous le pseudonyme de l'abbé Tiberge ; I P la Mort des Girondins , scènes historiques, 1832;
  • Hippolyte ROSELLINI( 1800) : antiquaire italien, fils d'un négociant de la ville de Pise , où il naquit en 1800, fut dirigé dans ses études vers l'archéologie par son premier martre, le P. Battini, moine servite trèsversé dans l'art numismatique, ce qui n'empècha pas le P. Rosellini de se faire recevoir d'abord, en 1821, docteur en théologie. Mais il laissa bientôt la théologie pour étudier à Bologne les langues orientales sous la direction du professeur Mezzofante, élevé depuis au cardinalat. Il y publia en 1823, sous le titre de la Fionda di David, ou Fronde de David, une dissertation sur l'antiquité et l'authenticité des points massorétiques dans le texte hébreu, suivie de la traduction littérale d'une partie des Proverbes de Salomon. Après cela , il obtint à son tour la chaire des langues orientales à l'université de Pise. En 1825, les découvertes de Champollion dans l'explication des hiéroglyphes excitèrent si vivement sa curiosité que, dès lors, il s'appliqua presque exclusivement à l'étude des antiquités égyptiennes. Il accompagna Champollion dans sa visite aux musées d'Italie et revint avec lui à Paris, où il continua de se mettre au courant des recherches faites par le savant français et d'étudier par luimême les monuments hiéroglyphiques existant en Europe. Il obtint l'agrément da grandduc de Toscane, son souverain , pour une expédition scientifique en Egypte, à laquelle prirent part aussi l'architecte Gaétan Rosellini et trois naturalistes . L'idée de cette expédition lui avait probablement été suggérée par celle que Champollion méditait et qui fut bientôt après résolue par le gouvernement fran-çais, également pour six personnes. Les deux compagnies de savants et d'artistes français et toscans s'embarquèrent ensemble à la fin de juillet 1828, et elles employèrent quinze mois à visiter les monuments anciens situés le long du Nil. De retour à Pise au commencement de 1830 et tout plein encore de ce qu'il avait vu en Egypte, Rosellini ne parla plus en chaire que sur les hiéroglyphes, et il réussit, en 1839, à faire substituer à ses fonctions de professeur de langues orientales celles de professeur d'archéologie. Il eut hâte aussi de présenter au monde le fruit de ses observations , et dès 1831 il les fit connaître par une Lettre adressée à 411. l'abbé Peyron, professeur à l'université de Turin , comme Champollion avait auparavant consigné les siennes dans une Lettre à Dacier. Il publia, au commencement de la même année, le premier prospectus des Monuments de l' Egypte et de la Nubie, qu'il devait faire paraître seul ; mais, s'étant assuré de la coopération de Champollion, il annonça par un second prospectus que les résultats des deux expéditions seraient publiés en italien et en fran-çais dans un grand ouvrage en dix volumes, où les monuments historiques devaient être décrits et expliqués par Champollion, et ceux qui étaient relatifs à la vie civile des Egyptiens , par Rosellini. Mais, avant que cette entreprise fût commencée, la mort de Champollion, survenue en 1832, changea encore une fois le mode de rédaction. Quoique ayant déjà luimême une santé trèsaltérée, Rosellini se chargea seul de la publication, et dans les intervalles de ses maladies, qui avaient engagé le grandduc à dispenser le savant de sa tâche de professeur, celuici donna huit volumes du texte, comprenant les monuments historiques et ceux qui se rapportent aux usages et coutumes. Il travaillait aux deux derniers volumes quand une nouvelle maladie mit fin à ses jours, le 4 juin i843. L'ouvrage intitulé I monumenti dell' Egitto e della Nubia fut achevé par ses amis Bardelli, Migliarini et autres, qui ont publié aussi la suite des planches, formant un atlas partie importante de ce recueil . En 1837 , le P. Ungarelli , barnabite, avait fait imprimer à Rome un volume sous ce titre Elementa lingum myyptiacce , vulgo copticoe, quœ auditoribus suis in patrio Athenceo Pisano tradebat Hippol. Rosellinius. Selon l'éditeur, ce travail appartient à Rosellini, qui n'a pas réclamé contre cette assertion. Mais le frère de Champollion en a revendiqué l'honneur pour celuici, chez lequel Rosellini, pendant son séjour à Paris, avait copié la partie de la grammaire copte que le savant français avait mise au net jusqu'alors, et c'est cette partie un peu abrégée que Rosellini avait dictée en italien à ses élèves et qu'il avait laissé publier comme son propre travail . Il en est de même de l'explication de plusieurs obélisques de Rome par Champollion que le P. Ungarelli a insérée dans son ouvrage : Interpretatio obeliscorum urbis, Rome, 1842, et qu'il a donnée comme étant de Rosellini , qui la lui avait envoyée . Le savant de Pise a légué à l'université où il enseignait et dont il était aussi depuis plusieurs années bibliothécaire tous ses manuscrits, parmi lesquels se trouve un dictionnaire hiéroglyphique non achevé, mais fort avancé. Comme Champollion a également laissé un manuscrit intitulé Dictionnaire hiéroglyphique, on est fondé à présumer que celuici aura au moins servi de base à l'autre. Les dessins des monuments que Rosellini avait rapportés de ses voyages ont été réunis aux collections du grandduc, son protecteur. Il avait épousé la fille du célèbre compositeur Cherubini. Peu de temps après sa mort, son ami Bardelli lui a consacré une notice nécrologique , comme celuici , lors de la mort de Champollion, avait payé à la mémoire de son martre et compagnon de voyage un Tribut de reconnaissance et d'amour . il n'y a pas à douter que Rosellini n'ait profité beau- Il) L'ouvrage terminé en 1842 forme 8 volumes de texte et 400 planches grand Il y a 5 volumes pour les monuments historiques et 3 volumes pour les monuments civils. Dès le début de cette grande publication, Raoul Rochette lui consacra trois articles dans le Journal des Sa- anis, août , septembre et décembre 1834. Z. )21 Vny., dans la Revue de bibliographie analytique, par Miller et Aubenas, Paris, juin 1842, p. 557, la Notice de ChampollionFigeac sur deux grammaires de la langue copte. 13) Mid., juillet 1842, p. 648 et suie. coup des manuscrits de Champollion ; mais l'étude des monuments l'avait instruit. Aussi diffèretil quelquefois de son maître dans ses explications, et il avance des opinions qui lui sont propres, dont quelquesunes ont été com• battues ensuite par d'autres savants : par exemple, les arguments qu'il expose pour soutenir que les figures de son iconographie des Pharaons, qui occupe les vingtquatre premières planches de son atlas, sont les portraits mêmes de ces rois . Ce qu'on ne peut lui contester, c'est d'avoir été en Italie le premier savant qui ait réveillé le goût des antiquités égyptiennes, en y appliquant les découvertes faites en France dans l'interprétation des hiéroglyphes
  • Hippolyte ROVIRA DE BROCANDEL( 1693 - 1765) : peintre espagnol, né à Valence en 1693, fut élève d'Evariste Migioz et fit le voyage de Rome, où il copia en clairobscur toutes les peintures du palais Farnèse avec une rare perfection. Mais la trop grande assiduité au travail et la mauvaise nourriture affaiblirent sa santé et surtout sa raison ; il revint Le P. d'Orléans et Envier écrivent Colon par un seul E. Ce nom est également écrit de même sur le titre des divers ouvrages du fameux jésuite. On s'est peut-être trompé en ne suivant pas cite orthographe. en Espagne, moins habile peut-être qu'il n'en était parti. Pendant son séjour à Rome , il avait peint avec succès le portrait du général des dominicains : à son arrivée à Madrid, il retrouva ce religieux, qui le produisit à la cour. Elisabeth Farnèse le chargea de peindre le roi Louis Pr. Brocandel fut exact au rendezvous, se mit à l'ouvrage avec aisance, prépara sa palette, disposa son modèle et commença l'esquisse; mais sa tète ne tarda pas à se déranger, et, avant la fin de la séance, il traça sur la toile de larges lignes avec son pinceau, et il effaça tout ce qu'il avait fait. Reprenant alors son bon sens, il s'enfuit à Valence, où Dos Aguas lui confia plusieurs ouvrages, qui eurent tous le même sort que celui de Louis Pr, à l'exception toutefois de la voûte de l'église de StLouis, qu'il peignit à fresque, sans qu'on y remarquât aucune trace du dérangement de son esprit. Ayant appris que Corrado, avec lequel il s'était lié d'amitié à Rome, venait d'arriver à Madrid en qualité de peintre du roi Ferdinand VI, il se mit aussitôt en route à pied, courut embrasser son ami, et sans même lui faire ses adieux il revint surlechamp à Valence. Quelque temps après , il voulut entreprendre le même voyage ; mais il ne put aller plus loin que Fuente de la Higuera : il fut obligé de revenir sur ses pas, et un de ses amis, l'ayant rencontré succombant de faiblesse, le ramena à Valence, où Rovira mourut le 6 novembre 1765, dans l'hôpital de la Miséricorde. Les églises de StDominique et de StBarthélemy, à Valence, l'ermitage de StValérien et quelques autres monastères des environs, sont ornés des peintures de ce maitre. L'un de ses plus beaux ouvrages est le Médaillon de St- François Régis, qu'il peignit pour l'église de StEtienne de Séville
  • Hippolyte ROYER-COLLARD( 1803) : fils du précédent, naquit à Paris en 1803. Il se fit remarquer dès son plus jeune âge par une intelligence trèsprécoce ; son père voyait en lui le continuateur de ses travaux et la gloire de sa vieillesse. Hippolyte était en effet le lycéen le plus brillant et le plus applaudi. A l'école de médecine, où il entra de bonne heure comme élève, il se fit également remarquer par une aptitude merveilleuse pour les sciences médicales. Sa réputation grandit bientôt parmi ses émules , et il obtint au concours les prix de la faculté et des hôpitaux. Ses beaux succès universitaires se trouvaient encore dépassés. On avait une telle confiance dans l'avenir de son talent, qu'à la mort de son père, arrivée en 1825, Hippolyte RoyerCollard fut nommé , à sa place , médecin du roi Charles X, bien qu'il n'eût pas encore obtenu le diplôme de docteur. Doué d'une mémoire prodigieuse et d'une facilité de travail qu'on aurait peine à imaginer , il suivait assidûment les leçons de Dupuytren , dont il était l'élève favori ; il rédigeait la clinique chirurgicale de l'HôtelDieu en collaboration avec Sanson et Breschet ; il coopérait à la rédaction de la Nouvelle bibliothèque médicale, du Bulletin de la société anatomique, du Journal de médecine vétérinaire et comparée, et publiait en même temps un grand nombre d'articles sur des questions médicales, littéraires et politiques. Sa réception comme docteur fut un véritable triomphe. Dupuytren se trouvait être ce jourlà pré- ' Bident de la séance. On sait qu'il était habituellement trèssobre d'éloges ; aussi le nombreux auditoire qui remplissait le vaste amphithéâtre de l'école futil très-étonné lorsque le grand chirurgien , s'adressant à RoyerCollard , lui dit avec cette majesté d'attitude et de parole qu'il savait si bien prendre : La faculté est fière de vous; « elle voit en vous le digne héritier d'un nom « célèbre dans la science, dans la philosophie, « dans l'éloquence. La faculté espère en vous , « monsieur, et depuis Bichat elle n'a pas connu « d'élève qui lui ait donné une satisfaction plus « vive et de plus grandes espérances. » Cette allocution fut couverte d'applaudissements. Quelle belle entrée dans la carrière médicale pour un jeune homme de vingttrois ans t quel séduisant avenir, quel beau rêve pour cette riche imagination! loyer Collard avait en réalité tout ce qui est désirable pour atteindre la plus haute situation médicale un nom célèbre, des relations nombreuses et puissantes, l'amitié du plus renommé , du plus habile des chirurgiens français, la protection du roi, l'estime de tous. Deux ans après , à la suite d'un brillant concours , il fut nommé professeur agrégé à la faculté de méde- cine. La révolution de 1830 fit arriver au pouvoir les amis de RoyerCollard. Ils lui offrirent la place de chef de division au ministère de l' publique. Malgré sa profession de médecin, si peu en rapport avec des fonctions purement administratives, malgré le souvenir qu'il conservait des bontés dont Charles X l'avait comblé, il accepta. Cette position nouvelle lui permit d'obtenir des secours en faveur d'un grand nombre de savants malheureux et d'introduire dans le service dont il était chargé d'utiles améliorations. Toutefois, elle né pouvait satisfaire sa légitime ambition ; elle était d'ailleurs trop en dehors de ses études préférées. Aussi estce avec empressement qu'il saisit l'occasion de rentrer dans la profession médicale. Desgenettes , après une carrière laborieusement remplie, était mort en 1837, laissant vacante à la faculté de Paris la chaire d'hygiène; RoyerCollard concourut pour lui succéder. Malgré son grand savoir et sa supériorité incontestée sur ses concurrents, la jeunesse des écoles crut voir dans sa nomination un acte de favoritisme de la part du gouvernement. Une certaine fermentation régnait dans les esprits en attendant la leçon d'ouverture du nouveau professeur. Celuici, à peine dans sa chaire , fut accueilli par des huées et des sifflets. Impassible, il voulut attendre que l'orage s'apaisât; mais il ne put rien obtenir contre un parti pris. Il attendit encore et resta calme et digne jusqu'à l'expiration de l'heure de la leçon. Descendant alors de sa chaire , il se mit en mesure de regagner paisiblement son logis; mais les perturbateurs le suivirent, grossis par un certain nombre d'oisifs qui s'étaient joints à eux sans savoir pourquoi. Arrivé au pont des Arts, RoyerCollard ouvre sa bourse avec le plus grand sangfroid et paye le passage pour cette foule composée de plus de trois cents personnes. A l'étonnement général succède cet enthousiasme irrésistible que provoque toujours en France un trait d'esprit, et les jeunes gens, honteux de leur mauvaise action , s'empressent de la réparer en applaudissant la leçon d'un nouveau genre que leur dispensait leur intelligent professeur. Nonseulement le repentir de ces élèves fut durable, mais encore ils témoignèrent dans la suite, par leur assiduité et leur sympathie, combien ifs étaient heureux de recevoir l'enseignement d'un tel maître. Hippolyte RoyerCollard s'en fit aimer Darce qu'il leur portait une amitié véritable; sa douceur et l'aménité de ses manières lui avaient également conquis l'affection de ses collègues à la faculté. Elu membre de l'académie de médecine peu de temps après son admission au professorat, il soutint devant la savante compagnie la théorie des propriétés vitales , distinctes à la fois de l'âme et de l'organisme, et montra surtout, dans les dernières années de sa vie, une grande tendance à faire intervenir les idées religieuses dans les discussions physiologiques. Ap- pelé par l'administration à faire partie du conseil de salubrité du département de la Seine et du comité consultatif d'hygiène, RoyerCollard apporta dans ces nouvelles fonctions un esprit extrêmement juste et pratique. Qui le croirait? avec une intelligence aussi remarquable , il n'a pas laissé d'ouvrages originaux , et, sans la célébrité de son oncle l'orateur, le nom de RoyerCollard serait à peine connu aujourd'hui. Il lui a manqué de recevoir les dures leçons de la néces sité; il n'a pas même rencontré au début de sa carrière les difficultés que chacun est obligé de vaincre en entrant dans la vie sociale. Hippolyte RoyerCollard aimait les joies du monde; il consacrait de longues heures à goûter avec ses amis les plaisirs de la conversation , dans laquelle il brillait comme en toutes choses. Le culte de la science exige plus de recueillement et de solitude. C'est au sein de cette existence si agréablement remplie que RoyerCollard éprouvales premières atteintes d'une maladie de la moelle épinière. Il ne se fit d'abord aucune illusion sur la gravité de sa situation et accepta cette épreuve avec une résignation toute chrétienne. La maladie respecta pendant longtemps ses belles facultés, et l'on vit avec attendrissement le malheureux professeur, devenu paralytique, se faire transporter dans sa chaire ou dans son fauteuil académique, et captiver encore ses élèves et ses collègues par l'étendue de ses connaissances et le charme inexprimable de sa parole. Il souffrit pendant plusieurs années des douleurs parfois intolérables, travaillant avec plus d'assiduité qu'autrefois et dévoué plus que jamais à l'enseignement. En 1849, ne voyant plus, ne pouvant plus entendre , il voulait néanmoins assister aux séances de l'Académie, perdant alors le sentiment réel de sa situation et donnant à tous le triste spectacle d'une belle intelligence qui s'éteint et d'un organisme dont la mort a déjà pris possession. RoyerCollard cessa d'exister le 15 décembre 1850. Les principaux ouvrages de foyerCollard sont I° Des tempéraments dans leurs rapports arec la santé; 2° Organoplastie hygiénique, ou Essai d'hygiène comparée sur les moyens de modifier les formes vivantes par le régime; 3° Considérations physiologiques sur la vie et sur l'aime. Ces travaux se trouvent insérés dans les tomes 10 et 14 des Mémoires de l'Académie de médecine. V' Discussion sur le mémoire de . Hamon Sur l'hygiène vétérinaire ; 5° Note sur la nécessité de réprimer le charlatanisme en médecine ; 6° Discussion sur un mémoire de M. Gerdy, Sur la sensation du tact ; 7° Discussion sur l'emphysème pulmonaire ; 8° Eloge de Bichat ; 9° Discussion sur le vitalisme ; 10° Rapport sur un mémoire de 11L, Baillarger Sur l'hérédité de la folie ; 11° Rapport sur un mémoire du docteur J.- N. Loir, intitulé Sur les conditions physiologiques et pathologiques des nouveau nés, pour démontrer la nécessité de la constatation des naissances à domicile
  • Hippolyte SALVIANI( 1514) : médecin et l'un des trois célèbres ichthyologistes du 16e siècle, naquit en 1514, à Città di Castello, dans l'Ombrie, d'une famille patricienne. Après avoir achevé ses études et visité les principales villes d'Italie, il s'établit à Rome, où il pratiqua la médecine et en donna des leçons. Ses talents et son goùt pour l'histoire naturelle lui méritèrent l'amitié du cardinal Cervini, qui lui procura la place de médecin du pape Jules III. 11 choisit la classe des poissons pour objet principal de ses recherches. Avec le secours de son protecteur, il fit venir de France, , étant mort au bout de vingt et un jours de règne , Salviati remplaça l'épître qu'il lui adressait par une autre au pape Paul IV. A la suite des pièces préliminaires, on trouve une table des noms grecs, latins et italiens des poissons, et l'indication des passages où l'auteur croit qu'il en est parlé dans les anciens naturalistes, Aristote, Oppien, Pline , Athénée, Elien, etc. mais il s'en faut de beaucoup que Salviani ait toujours rencontré juste , et c'est souvent sur des conjectures hasardées qu'il cite leurs passages. L'ouvrage ne contient que quatrevingtdouze espèces de poissons, dont le premier est le serpent marin et le dernier le saurus. Ils n'y sont pas rangés d'une manière méthodique, mais rapprochés assez arbitrairement , d'après leurs caractères extérieurs. Chaque article est divisé en plusieurs sections, qui comprennent la synonymie et la description du poisson, l'indication des lieux où il est le plus abondant, sa nature et ses habitudes particulières,' la manière de le pêcher et de le préparer et enfin ses propriétés médicales ou hygiéniques. Mais, comme c'est aux anciens qu'il emprunte la plus grande partie de ses détails et que les passages des anciens ne se rapportent pas toujours aux mêmes espèces, ce ne serait qu'avec beaucoup de précaution que l'on pourrait aujourd'hui faire usage de cette compilation. C'est au reste un défaut qui lui est commun avec ses contemporains Belon et Rondelet. Son ouvrage, comme les leurs , n'offre plus rien d'utile que les figures, qui sont aussi fidèles et plus grandes et plus belles que celles de jtondelet, mais TnaIheureu- sement en beaucoup moindre nombre. Elles ont été copiées en bois dans Gesner et dans Aldrovande , qui ont aussi inséré des articles de Salviani presque entiers dans leurs recueils . Cet ouvrage a été réimprimé à Venise, en 1600 et 1602 ; mais ces éditions , quoique rares, sont peu recherchées des curieux. On doit encore à Salviani : De erisibus ad Galeni eensuram liber, Rome, 1558 Saluste, l'un des fils de l'auteur, en a donné une seconde édition augmentée, ibid., 1589 Ces travaux scientifiques ne furent pas les seuls qui occupèrent Salviani. 11 cultivait aussi les lettres. A la différence des autres écrivains qui se bornaient à rajeunir les sujets traités par les anciens, il peignit les vices de son temps, dans une comédie intitulée la Rujliana, Rome, 1554 , dont les éditions multipliées prouvent le succès. Apostolo Zeno porte de cette pièce un jugement favorable, dans ses notes sur la Bibliothèque de Fontanini . Le cadet marcha sur les traces de son père et professa la médecine à Rome avec une grande réputation. Voyez Marini, Degli arehiatri pontifici
  • Hippolyte cardinal d'Este : archevêque de Milan, Lyon et Narbonne, gouverneur du duché de Parme pour le compte de la France
  • Hippolyte Fizeau : physicien français
  • Hippolyte Flandrin : peintre et dessinateur français
  • Hippolyte GIRARDOT( 1955) : acteur, a notamment joué dans "Le parfum d'Yvonne"
  • Hippolyte Le Bas : architecte français, et Hippolyte Passy, économiste
  • Hippolyte Philibert Passy : homme politique et économiste français, prix Nobel de la paix, avec H. Dunant, en 1901
  • Hippolyte Taine : critique littéraire, philosophe et historien français
  • Hippolyte : fille d'Arès et reine des Amazones

Hippolyte année par année

Signe astrologique de Hippolyte

Couleur de Hippolyte

Pierre précieuse de Hippolyte

Chiffre de Hippolyte

Métal de Hippolyte