Le prénom Ferdinand Masculin

Origine :

Fête :

30 Mai

Signification de Ferdinand

Ferdinand est un prénom attribué aux garçons dont le dérivé féminin est Ferdinande. Ce prénom et ses variantes se sont répandus dans tout le continent européen.
Les Ferdinand se reconnaissent par leur témérité et leur sens de l’initiative. Ils fascinent leur entourage par leur ouverture d’esprit et leur personnalité souple. Compréhensifs, les Ferdinand sont sociables et attentifs aux autres.
Il existe un grand nombre de variantes du prénom Ferdinand parmi lesquelles on peut citer Ferdinando (italien), Fernand (français), Fernando (espagnol) et Ferdynand (polonais).
Plusieurs personnalités ont porté ce prénom dont Ferdinand de Saussure (linguiste), Ferdinand de Lesseps (constructeur du canal de Suez), ou encore Ferdinand Bracke (cycliste).

Personnalité de Ferdinand

Intelligents, travailleurs, ils manquent un peu de spontanéité. Ce sont des introvertis, repliés sur eux-mêmes. Ils sont généreux, ont le goût du raffinement et du luxe. Peu enclins aux grandes effusions, ils peuvent paraître froids et lointains. Ils sont persuadés d'avoir raison et ont tendance à tout savoir . Approuvez-les, et ils vous trouveront épatant.

Provenance du prénom Ferdinand

Histoire de Ferdinand

Etymologie de Ferdinand

Les Ferdinand célèbres

  • Ferdinand ALIX( 1740 - 1825) : né en 1740 à Frasne, bailliage de Pontarlier, fut élevé par un tic ses oncles, curé de Borey. Ayant achevé ses études au collége de Besançon , il sollicita son admission dans l'insti- tut des jésuites. Li faiblesse de sa santé ne lui ayant pas permis de supporter les rigueurs du noviciat, il revint à Besançon se préparer par un cours de théologie à recevoir les ordres sacrés. Placé comme vicaire chez l'oncle qui avait été son premier instituteur, il lui succéda dans l'administration de la paroisse de Borey, en 1785. Son refus de prêter le serment exigé des ecclésiastiques en 1791 l'obligea flo quitter sa cure ; mais il se tint dans le voisinage. pour ;être plus à portée de donner à ses paroissiens les secours de son ministère. Il ne consentit à s'éloigner que lorsqu'on lui eut démontré qu'il exposait inutilement sa vie. Dans l'asile qu'il avait trouvé sur les frontières de la Suisse, il composa plusieurs ouvrages destinés à prémunir se3 paroissiens contre le schisme, et il parvint à les répandre dans tout le diocèse. Rentré dans sa famille, après trois ans d'exil, il y resta jusqu'au concordat de 1802. Nommé curé de Vercel, il y mourut le 4 février 1825, regretté pour sa charité, sa piété et sa tolérance, On a de lui : 1. Le Manuel des catholi- ques, ou recueil de divers entretiens familiers sur la religion; 2' les Impies modernes ; 3° le Dernier Prône d'un prétre du Jura. Ces trois ouvrages ont été imprimés en Suisse de 1794 à 1796 Le premier fut réimprimé à Besançon, en 1802
  • Ferdinand ALVARÈS DE ORIENTE( 1400) : un des meilleurs poètes portugais, était né à Goa, dans l'Inde, dans le 15° siècle, vers le commencement du règne du roi Sébastien. On a peu de détails sur sa vie ; seulement on sait qu'il servait dans la marine royale, et qu'il était un des capitaines de vaisseau de l'escadre que l'amiral Tellez commanda dansl'Inde, dans la viceroyauté de MonizBarreto. Son principal ouvrage, Lusitania transformada, est dans le genre de la Diana de Montemayor. Le langage en est pur et harmonieux, et les peintures eot descriptions souvent naturelles. Ce poème parut, pour la première fois, à Lisbonne, en 1607 Le P. Foyos, oratorien, en a donné, une édition trèssoignée. On a encore d'Alvarès de Oriente une élégie fort estimée, et il a composé les 5° et 6' parties du roman de Palme- r- in d'Angleterre
  • Ferdinand BALAMIO ou BALAMY : médecin du pape Léon X, joignait à la pratique de la médecine des connaissances dans les langues grecque et latine, cultivait aussi la poésie. Dans la science, il N’a d’autre intérêt de nos jours que comme traduceur de Galien ; il fit une version latine de plusieurs opuscules du médecin de Pergame, savoir : de Cibis boni et mari succi, Lugd. , 1555, 1561 ; Galeni liber de Ossibus, ad tirones, Valentine, 1555 ; Francofurti ad Mcenum, 1650 , avec des remarques de G. Hoffmann ; de Optima corporis nostri Constitutione; de Bona Valetudine; de Hirudinibus , Cucurbitula, cutis Incision et Scarificatione, Rostochii, 1636 Ils ont été réunis dans l'édition de Galien, publiée à Venise, chez les Junte, en 1586, in fol
  • Ferdinand BASSI : Bolonais, médecin et professeur de botanique, a publié dans les mémoires de l'institut de Bologne, dont il était membre, la relation d'un voyage dans les Apennins; il y décrit plusieurs plantes curieuses qu'il y avait découvertes : lier ad Alpes in Comment. Il a donné plusieurs autres opuscules dans les mèmes mémoires; on lui doit aussi l'histoire naturelle du mont Porretano, sous ce titre : delle Ternie Porretane, Rome, 1768 buta. Bononiensis , t. 4. Ayant eu l'occasion de voir fleurir une plante que Boccone n'avait fait connaitre qu'imparfaitement, il lui trouva des caractères suffisants pour en former un genre particulièr, qu'il dédia, sous le nom d' Ambrosinia, à la mémoire des deux frères Ambrosini. Allioni lui a rendu le mème honneur, en donnant le nom de Bassia à un genre ; mais on n'a pas cru qu'il eût des caractères suffisants pour ètre séparé de celui du Salsola, ou soude, et Linné l'a transporté à un autre genre qu'il forma d'un arbre de la côte de Malabar. Kœnig, qui l'avait observé dans le pays, lui conservait le nom d'Illipe, qui lui est donné par les Indiens. Bassi mourut le 9 mai 1774
  • Ferdinand BASTIDE : entra chez les jésuites, à Salamanque, l'an 1588, et défendit la cause de son ordre dans les congrégations de auxiliis. Il a même laissé sur ces matières quatre gros volumes manuscrits. Il quitta les jésuites, et se retira à Valladolid, où il fut professeur en théologie, chancelier de l'université et chanoine de la cathédrale. — Marc BASTIDE , 11é à StBenoît du Sault, en Berri , entra dans la congrégation de StMaur en 1626 , fut fait abbé de StAugustin de Limoges et maître des novices, visiteur de France et prieur de StRemi de Reims, etc. Il mourut le 7 mai 1668. On a de lui, 1 C'est, dit M. Valemy, Io premier des Jugements derniers après celui de la chapelle Sixtine, dont il est une habile et superbe inspi—ration. entre autrt.s.éeri . ° Traité de la manière d'élever ' les noriees; r le , arénte bénédictin; 3° Traité de kt '1 congrégation de St- Maur. - Philippe BASTIDE, autre bénédictin de la congrégation de StMaur, également né à StBenott du Sault, en 1620, mort à StDenis le e octobre 1690 , a laissé quelques opuscules, sur 1quels on peut consulter la Biblio- thèque de hi congrégation de SI- Maur, par D. Lecerf. - Louis BASTIDE, docteur en droit, prédicateur du roi et ancien promoteur du cardinal de Borui, florissait vers la fin du 17* siècle et au commencement du 18`. Fléchier lui adressa quelques lettres qui sont imprimées; ce prélat faisait cas des Panégyriques de Bastide, qui a aussi publié plusieurs ouvrages estimés sur la religion. Le plus connu est sa reponse au livre. de Jurieu, de l'Accomplissement des prophéties. Cette réponse parut en 1706, en 2 vol. ; le premier a pour titre : l'Incrédulité des déis- tes eonfondue par Jésus- Christ ; le second : l'Ac- complissement des prophéties que M. Jurieu ne croit pas encore accomplies, et l'apologie de l'Église romaine contre les écrits de cet hérétique. On a encore de lui : Caractère des officiers de l'évéque, avec deux traités en latin, l'un de la Juridiction, et l'autre de l'Usure, Paris, 1692 Il y traite des vicaires généraux, des promoteurs et officiaux, de leurs devoirs et des connaissances qu'ils doivent posséder
  • Ferdinand BERTHOUD( 1727 - 1807) : horlogermécanicien de la marine, pour la construction et l'inspection des horloges à longitudes, membre de l'Institut, de la société royale de Londres, et de la Légion d'honneur, naquit le 19 mars 17.:7, à Pltmcemont. dans le comté de Neufehàtel. Son père, qui était architecte et justicier du ValdeTravers, l'avait d'abolit destiné à l'état ecclésiastique ; niais le jeune Berthoud ayant eu occasion d'examiner, à l'àge de seize ans, le mécanisme d'une horloge, deN int passionne pour la mécanique , et s'y livra entièrement. Son père favorisa un goilt si louable; et, dans le dessein de développer de telles dispositions, attira chez lui un ouvrier habile qui enseigna à son fils les premiers éléments de l'horlogerie : il consentit ensuite à l'envoyer à Paris pour étendre et perfectionner ses connaissances. C'est dans cette ville , où il s'était fixé depuis 1715, que Ferdinand Berthoud lit les premières horloges marines, dont on a fait tant d'usage, et avec lesquelles les marins français ont ira-, vaillé si utilement à perfectionner la géographie. Les horloges marines de Berthoud ont été éprouvées par MM. de Fleurieu et Borda, qui vérifièrent qu'elles Ihisaient connaître la longitude en mer à un quart de degré ou cinq lieues au plus, après une traversée de six semaines. On remarqua aussi que l'explosion des canons ne troublait pas la régularité de leurs mouvements. Berthoud et Pierre Leroi firent tous deux en France des horloges à longitudes. Quoiqu'ils aient employés des moyens différents, les machines qu'ils avaient construites eurent un succès à peu près égal ; knais une plus longue expérience a fait donner la préférence aux horloges de Berthoud, et ce sont les ules dont on a fait usage par la suite. Ces deux cé- ares artistes avaient déposé la description de , eues machines au secrétariat de l'académie des 'lems, dans des mémoires cachetés, plus (le dix ns avant l'épreuve des horloges de Ilarrisson. Ber- thoud lit deux fois le voyage de Londres, en qualité d'adjoint au commissaire qui devait assister aux exelications que 'buisson devait donner des principes de construction de ses horloges, et revint deux fois sans avoir pu satisfaire sa curiosité ; ainsi il ne doit ',rien à cet artiste anglais. Il nous a laissé plusieurs ouvrages dans lesquels il a donné les véritables pr ' cipes de son art : 1° Essai sur l'Horlogerie, Paris, 1763, 2e édition, 1786, 2 vol. 2° Eclaircisse- ments sur l'invention des nouvelles machines propo«- sées pour la détereuination des longitudes en nier, par la mesure du temps, ibid., 1775 ; 5° Traité des horloges marines, ibid., 1775 4° de la Mesure du temps, ou supplément au Traité des horloges marines, ibid., 1787 ; 5° les Longitudes par la mesure du temps. ibid., 1775 6° la Mesure da temps appliquée d la navigation, ou Principes des horloges à longitudes, ibid., 1782 ; 7' histoire de la mesure du temps par les horloges, ibid., 1802, 2 vol. 80 ;l'Art de conduire et de régler les pendules et les montres, ibid., 170, brochure avec fig. ; 9° quelques autres o?uscules. Berthoud mena une vie réglée et uniforme; il conserva jusqu'au dernier moment l'usage de ses facultés. Il mourut le 20 juin 1807, d'une hydropisie de poitrine, en sa maison de Groslay, canton de Montmorenci
  • Ferdinand BIBBIENA( 1657 - 1743) : fils de JeanMarie Galli, peintre et architecte, reçut de son père le surnom distinctif de Bibbiena, d'une ville de Toscane où celuici avait pris naissance. C'est le nom sous lequel Ferdinand Galli a toujours été connu, ainsi que ses enfants. Le père de cet artiste, quoique élève de l'Albane, fut un peintre médiocre et peu fortuné ; mais notre Bibbiena , né à Bologne en 1657, fut doué d'une imagination trèsvive, et dès sa jeunesse, ses essais dans le dessin annoncèrent des dispositions brillantes. Bientôt Carlo Cignani, élève distingué dans l'école de l'Albane, et par conséquent camarade du père de Bibbiena , adopta celuici pour élève chéri. Ce guide habile, affermissant et réglant l'imagination ardente du jeune homme, lui préparait des succès qui furent le *fruit d'une éducation si bien dirigée. Ferdinand, ayant d'abord étudié la géométrie, voyait avec justesse les formes qu'il avait à copier. Il apprit ensuite à des-' siner l'architecture , comme étude nécessaire au ' Il s'était aussi livré à la prédication, et ce ne peut ètre que par suite d'un oubli que Roquefort ne l'a pas nominé dans l'Essai sur l'éloquence de la chaire mis en tète de son Dictionnaire des prédi- caleurs français . Du reste, les sermons de ce , chartreux, comme ceux de la plupart de ses contemporains, étaient Suite trivialité et d'une bouffonnerie qui nous paraltraient maintenant incroyables. Ils n'ont pas été imprimés; mais Paquot, dans ses 3Iémoires pour servir à l'histoire littéraire, etc., cite, d'après Bonaventure d'Argonne, plusieurs passages burlesques d'an panégyrique de Ste. Madeleine prononcé par Bibaucius ou Bibaut, et qui rappelle, à l'indécence près, le Jameux ',sermon du P. Michel Menot. CH—s. genre de l'histoire auquel Cignani le destinait ; mais notre artiste se sentit entraîne par une incli- nation naturelle vers ce beau genre, et il devint ar- chitecte en même temps qu'il sut peindre l'architec- ture. Ayant réussi dans les premiers bâtiments qui lui furent confiés, son succès détermina le duc Ranuce Farnèse à lui confier la construction d'une maison de plaisance à Colorno, et à embellir, par une meilleure disposition, les jardins qui l'environnent. Sa réputation croissant avec rapidité, il fut appelé à Barcelone, afin de diriger les fêtes qu'on préparait pour le mariage de Charles Ill. Ses ingénieuses conceptions eurent en cette occasion le plus grand succès, et il revint d'Espagne comblé d'éloges et de présents. A son retour, le duc de Parme le chargea de ses salles de spectacle, et lui accorda une pension, avec le titre de son premier peintre et de son architecte. Mais un plus grand théàtre l'attendait : Charles III, devenu empereur, appela Bibbiena à Vienne, où il reçut les mêmes honneurs qu'à Parme , avec une pension plus considérable. Son début fut de diriger les fètes brillantes qui eurent lieu à l'occasion de la naissance de l'archiduc. On y admira surtout les superbes illuminations qu'il disposa sur le vaste étang de la Favorite. Plusieurs beaux édifices furent exécutés en Autriche d'après ses dessins. Si l'on juge des bâtiments construits par Bibbiena d'après les estampes qui nous les ont trans- mis, on ne peut disconvenir qu'ils manquent de ce caractère de simplicité et de noblesse qu'on trouve dans les antiques et dans les ouvrages des bons constructeurs qui ont paru en Italie et en France depuis le 15' siècle. Dans ses peintures de théâtre, il a exagéré le style vicieux et entortillé de Borromini et autres. L'empire de la mode a quelquefois dégradé ses conceptions, dont les ensembles sont cependant grands et capables d'étonner et de plaire. On ne peut trop y admirer le parti qu'il a su tirer, par sa savante pratique en perspective, du choix des plans vus par l'angle, et du point de vue, placé hors du cadre du tableau. Il se glorifie avec raison, dans la préface de ses Traités d'architecture et de perspective, publiés à Parme en 1711, 2 vol. d'avoir fait connaître toute la profondeur de cette méthode dans les décorations théâtrales. Les écrits de Ferdinand offrent la preuve des connaissances solides sur lesquelles était fondé son talent. Dans son 1" volume, il traite de la géométrie pratique, de l'architecture, de la perspective et de la mécanique appliquée aux mouvements des décorations de théâ- tre. Le 2' est formé d'un recueil de planches gravées, d'après ses dessins, par Buffagnotti et par Abbati , du burin desquels il se plaint avec raison. Exact, ingénieux dans ses compositions, son exécu- tion était ferme, ses effets solides, son coloris ren- dait bien le ton de la pierre ; mais il n'avait ni la richesse ni la variété des teintes de JeanPaul Panfini, de Servandoni, etc. Bibbiena publia à Bologne, 1731, à l'àge de soixantequatorze ans, une seconde édition de ses traités. Il paraît que sa vue s'était affaiblie, et que, ne pouvant plus vaquer à ses travaux en peinture, il s'occupa de la révision de ses écrits, auxquels il donna un titre différent de celui que portait l'édition de Parme. Il offre celleci à la studieuse jeunesse pour lui servir de guide : Dire- zioni a' giovani studenti net disegno dell' architet- tura civile, etc. ; c'est le titre du 1" volume. Le 2' traite de la perspective en toutes ses branches, della prospettiva tearica, et de la mécanique, ou, ditil, dell arte di mover pesi, e trasportarli da un luogo al' altro. Ces deux volumes Bologne, 1725-1751, sont enrichis de beaucoup de planches fort bien gravées. L'auteur annonce que c'est le résultat des leçons qu'il avait données sur ces sciences à l'institut de Bologne, dont il avait été plusieurs fois le directeur. Il devint aveugle, et mourut en 1745, laissant trois fils, qui ont suivi la même carrière avec succès, et qui ont répandu l'art de leur père dans toute l'Italie et l'Allemagne, ainsi que sa manière de peindre à l'huile les tableaux de cabinet. — L'un a occupé la place de son père auprès de l'empereur Charles VI ; — Joseph est mort à Berlin ; — et le troisième mourut au service de l'électeur palatin. On a gravé à Augsbourg un recueil des décorations d'Antoine , dans lequel on reconnaît la richesse de composition et les défauts de goût dans les ornements que l'on peut reprocher au père
  • Ferdinand BOL( 1620 - 1681) : peintre , naquit à Dordrecht vers 1620, et, à l'àge de trois ans, vint avec sa famille à Amsterdam. Dès son enfance, il fit paraître une vive inclination pour la peinture. Elève de Rembrandt , il obtint l'affection de cet habile peintre, et s'attacha exclusivement à sa manière. Il la saisit si bien que souvent ses tableaux ont été confondus avec ceux de son maître. Ils décoraient les palais et les monuments publics, tels que la maison du conseil à Amsterdam et les principales juridictions de la même ville. Outre les tableaux d'histoire, Bol fit un grand nombre de portraits, dont la plupart furent assez beaux pour étre attribués à Rembrandt. Descamps en admira deux à Bruges, qui lui parurent comparables à ceux de ce grand peintre. Ferdinand Bol vit ses talents honorés, et, entre autres marques d'estime qu'il obtint, on cite des vers du célèbre ponte Vondel. Il devint riche, et mourut en 1681 , à Amsterdam. Le musée du Louvre possède de lui deux tableaux, dont un portrait. Il y a cinq de ses tableaux dans la galerie de Dresde. Bol était aussi un graveur distingué, ses principales estampes sont le Sacrifice d'Abraham St. Jérôme assis dans une caverne ; un Philosophe tenant un livre et ayant près de lui une sphère, etc
  • Ferdinand CACCIA( 1689) : d'une noble amille Bretagne, où il naquit le 51 décembre 1689. Doué par la nature d'une grande facilité, il fit de rapides progrès dans toutes les parties de ses études, et sur- tout dans la langue latine. elle fut toute sa vie l'un des principaux objets de ses travaux. Il se proposa de corriger les mauvaises méthodes, ouvrages des siècles de pédantisme et d'ignorance, et de faciliter à la jeunesse des études qui l'avaient tourmentée et rebutée jusqu'alors. Il eut avec le savant Muratori une discussion littéraire qu'il termina d'une manière peu commune dans la carrière de la critique. Muratori avait avancé dans l'un de ses ouvrages que le juif Moïse del Brolo, né à Bergame, tlorissait de 1125 à 1157, sous le règne de Lothaire II, et que c'est à cette époque que doit être placé le voyage de ce Moïse à Constantinople. Caccia entreprit de réfuter cette opinion. Il publia en 1748 un opuscule, où il s'efforça de prouver que Muratori s'était trompé sur l'âge, la personne et le voyage de Moïse; mais s'étant aperçu qu'il était luimême dans l'erreur, il s'empressa de se rétracter dans un petit écrit publié en 1764, et qui d'ordinaire se joint au premier. A ses connaissances littéraires, Caccia joignait de grands talents en architecture ; il en a donné des preuves par les monuments qu'il a élevés dans sa patrie et ailleurs. Il mourut le 8 janvîer 1778, eller à ses concitoyens par la douceur de son caractère et ses autres qualités, autant que par ses talents. On a de lui : 1° de Cognitionibus, Bergame, .1719 20 Meiodo di grammatica assai breve c facile per imparare con prestezza e fondamenio la tiqua la- tina, Bergame, 1726; 5° Totius rcgulm latinco sciendi Summa, Bergame, 1728 ; 4' lo Suit° presente della lingua latina, Bergame, 1762 ; Ortografia c pro- sodia, Bergame, 1764. 6. » tiqua rego/ a delle sillabe lunghe e brevi, Bergame, 1764; 7° Vocabolario senza sinonimi, Bergame, 1 776 ; 8° Elemenli e regole fon- damentali della lingua latina, Florence, 1777; 9° Ci- ladinanza di Bergamo, Bergame, 1766 ; 10. Vila di S. Girolanio Miani, Rome 1768; j I° Traita«) legale, Bergame, 1772. Outre ces ouvrages imprimés, Caccia en 4 laissé plusieurs inédits, entre autres une Histoire des médecins de la ville de Ber- game, un traité sur l'architecture, et un autre sur les fortifications
  • Ferdinand COLOMB : fils naturel de Christophe Colomb et de Béatrix Enriquez , naquit à Cordoue. On n'est point d'accord sur l'époque de sa naissance : suivant l'épitaphe placée sur son tombeau, ce fut le 28 septembre 1488 ; mais si l'on s'en rapporte à ses papiers originaux conservés dans l'église de Séville, et qui ont été examinés par don Diégo Ortiz de Zu historien de cette ville, il paraîtrait que la date doit ètre reportée au 29 août 1487. Au mois de mai .1492, il tut nommé avec son frère aîné, don Diego, Page du prince don Juan, lils et héritier de Ferdinand et d'Isabelle, et après la inort de ce prince, ils entrèrent tous les deux en la mème qualité au service de la reine Isabelle, le 18 février 1498 : Ferdinand avait reçu une brillante éducation. En 1502, quoi- qu'il n'eût encore que treize à quatorze ans, il ac- compagna son père dans son quatrième voyage de découvertes, et supporta toutes les fatigues de cette pénible excursion avec un courage dont Christophe Colomb parle avec éloge et admiration. Après la mort de ce dernier, il paraîtrait que Ferdinand lit encore deux voyages dans le nouveau monde. Il accompagna ensuite l'empereur CharlesQuint en Italie, en Flandre et en Allemagne, et sulvant Guitiga , il voyagea dans toute l'Europe, et dans une partie de l'Afrique et de l'Asie. Possédant de grands talents, un excellent jugement et beaucoup d'intelligence , ces favorables circonstances ne furent pas perdues pour lui, et il acquit des connaissances étendues en géographie, en navigation, et en histoire naturelle. Passionné pour l'étude et pour les livres, il forma une bibliothèque choisie, quoique nombreuse, puisqu'elle s'élevait à plus de 20,000 volumes tant imprimés que manuscrits. Avec l'autorisation de CharlesQuint, il entreprit d'établir à Séville une académie et un collége de mathématiques, et il lit commencer à cet effet la construction d'un somptueux édifice dans l'intérieur de cette ville, en face le Guadalquivir, dans le lieu où est situé maintenant le monastère de SanLaureano. Mais sa constitution ayant été altérée par les souffrances qu'il avait éprouvées dans ses voyages, il ne put mener à bien ses projets. Après avoir vécu d'une manière trèshonorable dans une retraite studieuse, au milieu de quelques hommes de lettres qu'il avait amenés de Flandre, il mourut à Séville, le 12, juillet 1539, à de 50 ans 9 mois et 14 Malgré l'assertion de quelques biographes, dota Beatrix Enriquez, sa mère, appartenant à une famille respectable de Cordoue, n'avait point été mariée à Christophe Colomb. La derniem clause du testament et codirile de Christophe Colomb, faite la veille de sa mort, ne permet aucun doute à ce sujet ; elle porte « Et je lui or-« donne n d'avoir soin de Beatrix Enriquez, « mère de don Fernando, mon lits, de la pourvoir de tout ce qui « pourra la faire vivre honorablement, comme personne envers la-« jeile j'ai contracté de si graves obligations, et de faire CCM pour le soulagement de ma conscience, parce que cela pese beaucoup sur mn Il n'est point licite d'en écrire ici la raison, joins , ainsi qu'on le lit sur son épitaphe, ou vers 1541, selon M. de Humboldt. Il ne laissa point d'enfants et n'avait jamais été marié. On assure que vers la lin de sa vie il avait embrassé l'état ecclésiastique. Son corps fut enterré, d'après ses intentions, dans l'église cathédrale de Séville, à laquelle il laissa par testament sa belle bibliothèque. Elle fut placée, (lit Zufiiga, dans la maison du chapitre de l'église, Uniment destiné précédemment à former iule chapelle royale : les livres y sont dans des cases en acajou, magnifiquement sculptées les murs et les voûtes sont peints à la fresque c'est là qu'elle se trouve oubliée et négligée. Don Ferdinand se consacra à la culture des lettres; suivant l'inscription placée sur sa tombe, il avait composé un ouvrage en 4 livres ou volumes dont le titre est effacé sur le monument, et l'ouvrage luimême est petdu. On doit d'autant plus le regretter, que, d'après Zufiiga, les fragments de l'inscription font connaître qu'il contenait , outre divers traités d'histoire, de morale et de géographie, des notices sur les contrées que Ferdinand Colomb avait visitées, spécialement sur le nouveau monde, et sur les voyages et les découvertes de son père. L'ouvrage le plus important qu'il nous a laissé est l'histoire de l'amiral son père, composée par lui en espagnol. Elle fut traduite en italien par don Alonzo de Ulloa, et c'est d'après cette traduction italienne, qu'ont été faites toutes les traductions qu'on en a données en différentes langues, même la version espagnole de Barcia, tirée, à ce qu'il dit luimème, del trasiado italiano, por no parecer el original espaitol. 11 est singulier que l'ouvrage n'existe en Espagne que sous la forme de traduction de celle d'Ulloa, qui est pleine d'erreurs dans l'orthographe des noms propres, ainsi que dans les dates et les distances. Ferdinand avait été témoin oculaire de quelquesuns des faits qu'il iapporte, particulièrement en ce qui concerne le quatrième voyage , dans lequel il avait accompagné son père. Il avait aussi les papiers et les cartes de Christophe Colomb, et des documents récents de toute espèce qu'il avait pu extraire ; en outre, il connaissait particulièrement tous les personnages qui ont figuré dans les événements dont il rend compte. Ferdinand, homme rempli de probité et de discernement, écrivit avec une impartialité qu'on ne pouvait attendre de lui en traitant des matières qui intéressaient l'honneur, l' et le bonheur de son père. On doit regretter, toutefois, qu'il ait laissé dans l'obscurité la portion de la vie de Christophe Colomb antérieure à ses découvertes, qui occupe une période de cinquantesix ans. Il parait qu'il a voulu jeter un voile sur cette espace de temps, et ne présenter sou père aux lecteurs qu'à l'époque où, devenu illustre par ses actions, son histoire se confond pour ainsi dire avec celle du monde. Son ouvrage néanmoins peut être considéré comme un document inappréciable, qui mérite toute confiance, et peut servir de base à l'histoire du continent américain. Quelques écrivains, et entre autres Napione , en ont contesté l'authenticité
  • Ferdinand ESSLAIR( 1772) : un des plus célèbres co- médiens allemands, naquit en 1772 à Essek, d'une famille noble, les Khevenhuller. Il débuta à Inspruck, à 23 ans, d'une manière assez distinguée pour s'attirer l'amitié du grand acteur Schopf ; d'Inspruck il alla successivement à Passau , à Prague, à Nuremberg . Marié à une femme qui n'appartenait pas au théâtre , sans fortune , et n'ayant que d'assez faibles émoluments , il se trouva souvent réduit à une rude misère. Son séjour à Augsbourg ne fut pas beaucoup plus heureux ; il se dirigea sur Hanau ; là , il perdit sa femme et épousa une actrice connue de cette ville , Élise Muller, et fit avec elle des tournées artistiques à Stuttgart , Manheim et Francj fort, et enfin à Carlsruhe. Pendant cette période de son existence il fut assez heureux; en 1814, le roi de Wurtemberg , Frédéric ler, nourri dans les idées françaises et ami des lettres et des arts, lui assura une position stable en le nommant direc- teur de son théâtre de Stuttgart ; en 1818, Esslair passa au même titre en Bavière pour le théâtre de la cour à Munich. Dans cet intervalle, après avoir répudié Élise Muller, il avait épousé une artiste assez obscure , mademoiselle Ettmayer ; toujours en proie au besoin , malgré les diverses pensions qu'il recevait, il se vit bientôt contraint de recommencer sa course errante à travers toutes les villes de l'Allemagne , accueilli partout avec le plus vif enthousiasme ; par un singulier hasard de la destinée, il mourut dans un de ses voyages à Inspruck, qui avait vu ses débuts , le 10 novembre 1840. Sa vie peut se résumer en deux mots : désordre et génie; c'est un exemple de cette existence irrégulière, assez fréquente chez les artistes et les écrivains, mais qui heureusement, quoi qu'en dise la médiocrité envieuse et jalouse, ne peut suffire pour qu'on formule un arrèt de condamnation contre le talent. Esslair, dit le Lexicon de la conversa- tion, auquel nous avons emprunté la plupart de ces détails, Esslair fut le dernier des héros de théâtre. Sa taille noble et élevée , son organe so- nore et souple, qui se prêtait à toutes les nuances du sentiment; son oeil vif, sa mimique expressive, son imagination, sa vive sensibilité, sa déclamation paifaite, la manière tout à fait originale, tenant bien moins de l'étude que du génie même de l'art, dont il créait ses rôles, le rendaient émi- nemment propre aux grands emplois de la tragédie ; il en est pourtant dans lesquels il ne répondait pas aux justes exigences de la critique. Elle lui reprochait aussi d'abaisser parfois les héros, le Wallenstein de Schiller , par exemple , dans une sphère beaucoup trop bourgeoise. En revanche, Tieck proclame que personne ne l'a égalé ni ne l'égalera dans le drame réel , surtout dans les rôles du théâtre d'Iftland , où il atteignait les dernières limites de l'art du comédien
  • Ferdinand GALLEGOS( 1461 - 1550) : , peintre espagnol, prit' naissance à Salamanque , le 13 décembre 1461. 11 fut disciple de Berruguete : mais il suivit en tout le genre du célèbre Albert Durer, de façon que l'on confondait souvent ses ouvrages avec ceux de cet habile artiste. Quoiqu'à cette époque de très.• bons peintres florissaient en Espagne, on distingua toujours Gallegos par l'exactitude de son dessin, la sagesse de sa composition, la pose de ses figures et la beauté de son coloris. On a de lui, dans la cathédrale de Salamanque, une Notre- Dame, avec l'enfant Jésus dans ses bras, ayant à un de ses côtés StAndré , et de l'autre StChristophe : ce tableau est trèsestimé. Dans le cloitre de la menae église • on voit de la main du même peintre plusieurs tableaux représentant St- Michel, St- Antoine, et une Adoration des Rois. On tonnait d'autres tableaux de Gallegos; mais ils ont été si maltraités par le temps, qu'on y distingue à peine quelques ligures. Gallegos mourut dans sa patrie, àgé de 89 ans, en 1550 : cette époque fut le siècle d'or de la peinture en Espagne
  • Ferdinand FUGA( 1699 - 1782) : architecte , né en 1699 à Florence , d'une famille patricienne , eut pour parrain le prince Ferdinand , fils du grandduc. Après avoir reçu de Foggini les premières leçons de son art, il fut envoyé à Rome pour s'y perfectionner par l'étude des chefsd'oeuvre anciens et modernes. Sur l'invitation du cardinal Giudice, il se rendit à Naples, où il construisit une chapelle dans le palais Cellamare, et fut ensuite appelé à Palerme pour donner le plan d'un pont sur la Milcia : le plan qu'il présenta fut ap- prouvé; mais l'exécution en ayant été remise à un autre architecte , il se hàta de quitter la Sicile pour revenir à Rome. Le pape Clément XII , à son avénement au trône pontifical , nomma Fuga l'un de ses architectes et lui confia quelques travaux , dont il s'acquitta de manière à prouver qu'il était en état d'en exécuter de plus importants. Chargé plus tard de la construction du palais de la Consulta, sur la place de Montecavallo, lorsqu'il eut achevé ce beau monument, le pontife lui témoigna sa satisfaction en lui conférant le titre de chevalier de l'ordre du Christ. Un autre ouvrage qui ne lui fit pas moins d'honneur, c'est la nouvelle façade de SteMarie Majeure, que Fuga , pour se conformer au désir de Benolt XIV, disposa de façon à ne point couvrir les mosaïques incrustées dans l'ancien portail. Il restaura dans le mème temps l'intérieur de cette basilique, et reconstruisit l'autel papal, soutenu par quatre colonnes antiques de porphyre. Il agrandit l'hôpital du StEsprit, acheva les jardins du palais Quirinal , qu'il orna de plusieurs belles fabriques, et donna les plans d'un grand nombre d'édifices publics et partireers, :.ntre autres du palais Corsini, le plus beau de Rome: Sur la réputation de Fuga , l'infant don Carlos, roi des DeuxSiciles, et depuis d'Espagne, sous le nom de Charles III, le nomma son architecte et le lit venir à Naples pour diriger les travaux qu'il avait résolu d'exécuter pour l'embellissement ou l'utilité de la capitale. Il commença par l'hospice de mendicité, le plus vaste de l'Europe, puisqu'il peut contenir jusqu'à huit mille pauvres, répartis d'après leur àge et lenr sexe, dans différents quartiers qui n'ont entre eux aucune cominunication. H ne fallut pas moins de trente ans pour cônstruire ce magnifique établissement ; mais veridiiiit ce tempslà Ftiga ne resta point oisif il donna les plans, jeta les fondements du palais destine: à recevoir les archives ,quiririales du royaume , et fit construire pour la marine un arsenal , une corderie et des magasins immenses. Ces grands travaux achevés , il revint dans sa patrie, et il y mourut le 7 février 178:?.. Cet habile architecte s'est principalement distingué dans deUx parties importantes de sa profession : la solidité et la distribution ; et, dans Ce qui tient à la beauté. des profils, s'il laisse quelque chose à désirer, Il est du moins exempt des défauts que l'on reproche à l'école borrominespe. On trouve Une notice histotique sur Riga dans l' Abecedario pittorico, 1776, édition qu'il avait revue, augmen- te, et qui est ornée de son portrait
  • Ferdinand FURSTEMBERG( 1626) : évêque de Paderborn, d'une ancienne famille d'Allemagne, mais diflérente de celle des évêques . C'est Itinck , professeur d'Altdorf, qui a pris soin de cette édition ; 24? Poe- mata. Les vers de Ferdinand , suivant Baillet, sont élégants, polis et nombreux : les pensées en sont belles, et le style a le goût de la bonne latinité. Ils ont été imprimés, pour la première fois , à Rome , en 1656, dans un recueil intitulé : Poe- mata septem illustrium virorum, Ces sept écrivains , qu'on désigne quelquefois sous le titre de l'leias alexandrine , parce que leurs poésies ont paru sous les auspices du pape Alexandre , sont , outre Ferdinand : Alex. Pollini , Noël liondinini, Virgin. Césarini, Jean Roger Torck, Aug. Favoriti et Étienne Gradi. Ce recueil a été réimprimé à Anvers, Moret, 1662, et à Amsterdam, 102 Les poésies de Ferdinand ont été publiées séparénient, à l'imprimerie royale, Paris, 1684 Ferdinand a donné une édition des poésies du pape Alexandre, sous ce titre : Philomati 'uusoe juceniles, Anvers, 1651 — Son frère, Guillaume DE FURSTEMBERG , chanoine de Trèves et de Munster, avait le premier publié ce recueil
  • Ferdinand GALIANI( 1728) : neveu du précédent, naquit à Chieti , dans l'itbruzze citérieure , le 2 dé-. cembre 1728 : ce fut le hasard qui l'y fit naitre. Matthieu Galiani , son père , s'y trouvait alors en qualité d'auditeur royal, et passa peu de temps après à l'audience On lui a attribué un Arl des combinaisons des jeux de hasard, avec des Remarques sur l'A r1 de conjecturer, de Jacques Bernauilli. lui était alors premier chapelain du roi ; il y fit ;es premières études avec son frère Bernard, son aîné de peu d'années. Cet oncle, chargé en 1740 l'aller suivre à Rome une négociation politique, plaça ses deux neveux chez les PP. célestins, pour leur faire continuer leurs études : ils y apprirent, pendant deux ans , la philosophie, les mathématiques et les autres sciences qui entrent dans ime bonne éducation. L'archevêque, de retour à Naples, les reprit dans son palais ; ils y firent leur cours de droit; mais surtout ils y profitèrent des fréquentes réunions de tout ce que l'université de Naples possédait alors de savants distingués. Ferdinand, dont les dispositions heureuses et la vivacité . Ce Sergio était le président de l'Académie. A cette publication, ce fut un bruit , un succès, et un scandale, que les auteurs n'avaient pas prévus : ils gardèrent quelque temps l'anonyme ; mais voyant que la rumeur allait toujours croissant , et craignant d'être découverts par le libraire , ils allèrent directement au ministre Tanucci , avouèrent le fait, en dirent la cause , et le trouvèrent d'autant mieux disposé à l'indulgence que le roi et la reine avaient lu le recueil , et en avaient ri les premiers. Les deux jeunes gens en furent quittes pour des exercices spirituels , auxquels ils se soumirent pendant dix jours. Faute de savoir cette anecdote, on ne conçoit pas comment un esprit aussi solide qu'il était fin et brillant , avait commencé sa carrière par un éloge du bourreau. 11 ne tarda pas à effacer l'impression de cette folie de jeunesse , en publiant son grand traité sur la monnaie, auquel il travaillait depuis plusieurs années. Les changements heureux arrivés dans le gouvernement du royaume de Naples y avaient subitement amené , avec une grande affluence d'étrangers, une quantité prodigieuse de numéraire. La surabondance de l'or et de l'argent d'Espagne , de France et d'Allemagne avait produit tout à coup dans le prix de toutes les denrées un surhaussement qui effrayait le public inexpérimenté et le gouvernement même. On proposait des remèdes qui auraient augmenté le mal : l'un voulait des lois sur le change, ou la fixation du prix des marchandises; l'autre, l'altération des monnaies; un autre , l'introduction d'une monnaie de compte; d'autres , divers moyens qui n'étaient pas moins désastreux. L'ouvrage de Galiani , publié à Naples en 1750, fut comme un coup de lumière qui surprit d'abord , éclaira ensuite, et empêcha peut-être, par les idées saines qu'il répandit , et par les sages mesures qu'il fit adopter, la ruine entière de l'État. L'auteur n'avait que vingt et un ans; il garda encore l'anonyme, et ne se fit connaître que quand le succès de son livre fut décidé. L'archevèque de Tarente en profita pour lui faire obtenir quelques bénéfices , qui l'engagèrent à prendre les premiers ordres, que l'on nomme les ordres mineurs. Son oncle le fit ensuite voyager dans toute l'Italie. Ferdinand visita les académies, fut . Les planches étaient gravées d'après les dessins de son frère Bernard ; c'est ce que Diderot affirme dans une lettre dont l'abbé Galiani est le sujet, et il ajoute que le nom de ce frère se lisait au bas des planches dans l'édition italienne . Ferdinand portait à la fois l'activité de son esprit sur plusieurs objets d'érudition , sur les antiquités, sur l'histoire naturelle : il entreprit le premier de former une collection des pierres et de toutes les matières volcaniques du Vésuve. On avait plusieurs fois décrit les éruptions de ce volcan et les désastres dont elles étaient la cause : personne n'avait eu la mème idée que lui. Il écrivit sur ce sujet nouveau une dissertation savante, qui ne fut imprimée que quinze ans après , et il fit hommage au pape Benoit XIV de la dissertation manuscrite et de la collection même, distribuée en sept caisses, où elle était rangée sous les mêmes numéros que dans l'ouvrage. Le pape en fut si satisfait qu'il voulut que cette collection fùt placée dans le riche muséum de l'institut de Bologne, dont elle forme encore une des plus intéressantes divisions. Le pape ne fit point à Galiani un remerclment stérile; il y joignit un canonicat d'Amalfi , qui valait 111 De la parfaite conservation du grain, discours de Barthélemy Intieri.
  • Ferdinand GOMÈS( 1138) : gentilhomme espagnol, né à Tolède vers l'an 1138, suivit la carrière des armes, et se distingua dans les guerres contre les Maures, et dans celle que Ferdinand II, roi de Léon et régent de Castille, entreprit contre les Portugais. Dans une bataille décisive , Gomes fut un des guerriers qui eurent l'honneur de faire prisonnier Alphonse Henriquez , fils de Henri de Bourgogne et premier roi de Portugal. Entratné ensuite dans la route du vice , Gomes se fit remarquer par ses désordres autant qu'il l'avait fait par sa valeur. Il commit de tels excès, que Ferdinand se vit obligé de l'éloigner et de sa personne et de ses armées. Il parait qu'un accident extraordinaire le fit revenir de ses égarements. Il se trouvait un jour avec plusieurs de ses camarades au milieu d'une vaste campagne , lorsqu'ils furent surpris par un grand nombre de Maures qui allaient les faire prisonniers . Gomes, élevant son âme à Dieu, promit de changer de vie s'il pouvait échapper, I lui et ses compagnons , au danger qui les mena- i' çait. Se trouvant tous sans armes, ils arrachèrent les branches d'un poirier, le seul arbre qui se I> trouvât à leur portée , à l'aide desquelles, et surtout avec le courage que le désespoir leur inspi - - rait , ils parvinrent à mettre en fuite les laures, M après en avoir tué un grand nombre. Rendu à la vertu par cette délivrance, qu'il crut réellement miraculeuse, Gomes fonda un ordre qu'il appela du Poirier . Ferdinand présida à cette institution, qui eut lieu en 1170; il l'en nomma grand maitre, et tous ses compagnons de péril en furent chevaliers. Après avoir rendu de grands services à l'État et mené une vie exemplaire Gomes mourut en 124f, âgé de 72 ans. L'ordre qu'il avait institué, subsista avec la même dénomination jusqu'au commencement du 14. siècle, lorsque les chevaliers de Calatrava , auxquels on avait confié la ville d'Alcantara , ayant déclaré qu'ils ne se croyaient pas assez forts pour défendre cette place contre les Maures, les chevaliers du Poirier se chargèrent de cette défense, et résistèrent courageusement aux attaques réitérées des ennemis. Ce fut alors qu'ils prirent le nom de la ville qu'ils avaient défendue, s'appelèrent chevaliers d'Alcaniara, et adoptèrent pour décoration une croix verte fleurdelisée. Ces différents ordres militaires, devenus trèspuissants, ayant inspiré de l'inquiétude au monarque même, Ferdinand le Catholique réunit leurs maltrises à la couronne. Les chevaliers d'Alcantara étaient d'abord soumis à la règle de StBenolt; mais ils obtinrent, dans la suite, la permission de se marier. B—s. Ou attribue un fait À peu près semblable à plusieurs gentilshommes de la inalson de Nargas y Machuca.
  • Ferdinand GOMEZ DE CIUDAD-REAL( 1388 - 1457) : ainsi appelé de la ville où il prit naissance en 1588, obtint le grade de bachelier en médecine à Alcala et fit beaucoup de progrès dans les sciences. La simplicité des moyens avec lesquels il opérait les cures les plus difficiles lui fit bientôt une réputation. Appelé à la cour de Jean H , ce monarque le nomma son médecin. La Castille dans ce momea se trouvait déchirée par les guerres civiles. Malgré la lutte terrible qui s'était établie entre le souverain et les grands du royaume, qui voulaient tout dominer, Gomez sut mériter la confiance de son mance et l'amitié des principaux seigneurs. L'estime générale dont il jouissait le mit souvent à portée d'offrir avec succès sa médiation dans ces différends. Jean II, pour se distraire des soucis cruels que lui causaient les troubles de ses États, s'était formé une cour de littérateurs, les seuls hommes qui fussent ses véritables amis ; et c'était Gomez qui lui avait fait connaltre les sujets les plus distingués , comme le marquis de Villena, celui de Santillane , Mendoza et Jean de Mena; il était spécialement chargé de lire au roi les cuvrages de ce dernier. Il resta attaché à la cour jusqu'à la mort de Jean II, arrivée en 1455 ; et malgré la faveur dont il avait joui auprès de ce monarque, il se retira pauvre dans sa patrie, on il mourut en décembre 1457. Gomez a écrit plusieurs ouvrages de rnédetine , presque oubliés de nos jours, et un livre qui a pour titre Centon circulaire du bachelier Ferdin. Gomez - médecin du très- puissant et sublime roi Jean II. Ce recueil , qui contient cent cinq lettres, a eu plusieurs éditions au 15° et au 16r siècle mais, étant devenu trèsrare, il a été réimprimé à Madrid en 1765, corrigé et augmenté par Eugène gle Plaguno et Mirola. On peut regarder cet ouvrage, un des plus curieux de son genre, comme l'histoire secrète du règne de Jean II. Gomez avait fait une étude approfondie du coeur humain aussi peintil de main de maltre les principaux personnages qui ont brillé sous ce règne orageux. 11 n'oublie aucun des événements qui le rendirent célèbre, et donne un détail assez intéressant sur la littérature espagnole de son siècle. Le style en est pur et correct; c'est, en un mot, l'ouvrage d'un philosophe et d'un politique impartial,. Gomez laissa aussi quelques compositions poétiques, fort applaudies de son temps, mais qui ne sont pas arrivées jusqu'à nous
  • Ferdinand GONZAGUE : sixième duc de Mantoue, quatrième de Montferrat, second fils de Vincent ler, avait été fait cardinal en 1606 par le pape Paul V. 11 déposa la pourpre à la fin de l'année 1612 pour succéder à son frère. Cependant CharlesEmmanuel duc de Savoie avait rappelé sa fille , épouse du dernier duc , et il demandait en même temps la tutelle de sa petitefille Marie, qu'il gardait comme duchesse de Montferrat, au préjudice de ses deux oncles, puisque ce fief était féminin et qu'il était entré par les femmes dans les deux maisons Paléologue et Gonzague. Il fit, en effet , en peu de temps la conquête du Montferrat presque entier, Ferdinand i de Gonzague, qui n'avait ni activité ni talents, ne 1 sachant point défendre ses États. Mais les puissances voisines ne voulurent point permettre que le duc de Savoie , dont elles redoutaient l'esprit actif et entreprenant, conservàt une conquête aussi importante. Les hostilités recommencèrent à plusieurs reprises, et autant de fois elles furent arrêtées par l'interposition des Français et des Espagnols. Enfin le 6 septembre 4617 la paix fut conclue , et les prétentions opposées des maisons de Savoie et de Gonzague furent renvoyées à la décision de l'empereur. Ferdinand en déposant la pourpre avait épousé sa maîtresse, CainilleCasalosca ; mais lorsqu'il ne se sentit plus d'amour pour elle il se repentit d'avoir fait un mariage mal assorti , et il le fit rompre par le pape en 1616. Peu après il épousa Catherine de Médicis, soeur du grandduc Cosme II, mais il n'eut point d'enfant de l'un ni de l'autre de ces mariages. Au mois de février 1622 sa soeur Éléonore de Gonzague épousa l'empereur Ferdinand II. Ferdinand de Gonzague mourut le 29 octobre 1626. — GONZAGUE , pendant le règne de son frère, avait été nommé cardinal , mais il n'était jamais allé à Rome pour recevoir le chapeau, et avant de succéder à son frère, ayant pris de l'amour pour Isabelle , veuve de Ferdinand de Gonzague, seigneur de Bozzolo, il l'avait épousée secrètement. Lorsque ce mariage fut connu du pape et du duc de Mantoue, tous deux en témoignérent beaucoup de mécontentement. Cependant Vincent, qui n'avait point eu d'enfants de sa nouvelle épouse , se brouilla bientôt avec elle. En recueillant la succession de son frère le 29 octobre 1626 , il sollicita le pape de dissoudre son mariage. Il voulait alors épouser Marie, sa nièce , afin de consolider ses droits sur le Montferrat, qui était un fief féminin ; mais une grave maladie, suite de ses débauches, le fit renoncer à ce projet : it appela à Mantoue Charles duc de Rethel , fils du duc de Nevers , son plus proche parent , et il lui fit épouser Marie le 26 décembre 1627. Le lendemain de cette cérémonie il mourut , après avoir nommé pour son héritier le duc de Nevers, qui lui succéda
  • Ferdinand GONZAGUE( 1506) : premier duc de Molfetta et de Guastalla , général au service de CharlesQuint, viceroi de Sicile et gouverneur de Alilan, né en 1506, était le troisième fils de François II, marquis de Mantoue. Il s'attacha de bonne heure à CharlesQuint , et il acquit bientôt dans ses armées la réputation d'un des meilleurs capitaines d'Italie. Après la mort du prince d'Orange, il commanda l'armée qui assiégeait Florence , et il prit cette ville le 12 août 1530. Il se distingua en 1555 au siége de l'unis, et il fut, en récompense, nominé viceroi de Sicile par l'empereur. L'année suivante , il accompagna CharlesQuint dans son expédition en Provence , et il remporta un avantage sur les Français à Brignoles ; mais à cette époque même il fut accusé d'avoir fait empoisonner le Dauphin fils de François I". Sébastien Montecuculli, échanson de ce prince , mis à la torture, accusa Antoine de Leva et Ferdinand de Gonzague de l'avoir corrompu pour commettre ce. crime. Il est cependant probable que la confession de ce malheureux et l'accusation contre deux généraux célèbres lui furent arrachées par la violence des tourments qu'il subit, sans qu'il eût eu aucune part à la mort de son prince. Ce n'est pas que Ferdinand de Gonzague fût audessus du soupçon d'un crime. Il se joua en Sicile de ses serments et des lettres de grâce qu'il avait accordées à de nombreux rebelles, pour s'emparer de leurs personnes et les faire ensuite périr. Substitué en 1546 au marquis de Vasto dans le gouvernement du Milanais, il s'y rendit odieux par ses concussions, sa fausseté , sa dureté, son orgueil et sa négligence. En 1547 il dirigea les conjurés contre PierreLouis Farnèse , et il fut le principal artisan de l'assassinat de ce duc de Parme. En 1551 il fit massacrer, au milieu de la paix , tous les soldats de cinq compagnies italiennes que le roi de France faisait passer à la Mirandole et à Parme pour mettre ces villes en état de défense. Philippe 11 ôta enfin en 1556 le gouvernement du Milanais à Ferdinand de Gonzague; mais celuici acheta le duché de Molfetta dans le royaume de Naples , et la ville de Guastalla , qui fut aussi érigée pour lui en duché dans la Lombardie, et lorsqu'il mourut, à Bruxelles, le 15 novembre 1557, il laissa ces nouveaux États à ses descendants. — Après la mort de Ferdinand Ier, duc de Guastalla, en '1557, ce petit État fut gouverné par son fils César et ensuite par cinq autres souverains, jusqu'à Vincent, arrièrepetitfils de César, qui mourut le 28 avril 1714, âgé de 80 ans. Ces petits princes, jaloux d'embellir leur capitale, avaient changé quelques pauvres villages en une riante principauté; ils s'étaient en mème temps montrés les protecteurs des gens de lettres, et ils avaient obtenu l'estime universelle. A l'extinction de la branche alnée de la maison de Gonzague en 1708 , Vincent, duc de Guastalla , sollicita vainement l'empereur de lui rendre le duché de Mantoue, surlequel il avait des droits hérédita ires incontestables. Il mourut le 28 avril 1714 , sans avoir rien pu obtenir. Son fils aîné, AntoineFerdinand, qui lui succéda , ne fut pas plus heureux. Celuici étant mort aussi , le 19 avril 1729 , d'un accident imprévu , JosephMarie , son frère , quoique sujet à des accès fréquents de folie , fut son successeur. Sa femme , Marie-Éléonore de Holstein , gouverna en son nom les duchés de Guastalla et de Sabionetta et la principauté de Bozzolo jusqu'au 15 août 1746 , que JosephMarie mourut, sans enfants, d'une attaque d'apoplexie. En lui s'éteignit la branche cadette de la maison de Gonzague , et ses États furent occupés par la maison d'Autriche. Deux ans après, ils furent cédés à don Philippe , infant d'Espagne et duc de Parme
  • Ferdinand KOBELL( 1740 - 1796) : peintre et graveur à l'eauforte, naquit à Manheim en 1740. Son père le destinait à la diplomatie ; et, à cet effet, il le fit entrer à l'université de Ileidelberg pour y faire ses études : mais l'imagination ardente du jeune Kobell et son goût décidé pour le dessin s'ac- cordaient peu avec les vues de son père; tout le temps qu'il pouvait dérober à des devoirs pour lesquels il avait une aversion invincible , il l'employait à dessiner en secret. Cependant son père lui obtint une place de secrétaire à la chancellerie, et, pour le détourner de son penchant favori , il ne trouva pas d'autre moyen que de l'accabler d'écritures mais la vocation de Kobell l'emporta. Il peignit un paysage qui fut présenté à l'électeur de Bavière, et accueilli par ce prince comme l'oeuvre d'un génie naissant ; il en reçut une pension , et put enfin se livrer sans contrainte au goût que lui avait donné la nature. Sa réputation s'étendit chez l'étranger, et l'électeur l'envoya en France , pour s'y perfectionner dans son art. Il resta dix ans à Paris , et revint dans sa patrie, où, en 1795, il fut nominé par l'électeur son peintre de paysages. Les tableaux de cet artiste sont remarquables par le choix des sites et la fratcheur du coloris. Ses dessins , quoique nombreux , sont recherchés des amateurs. Indépendamment de son talent comme peintre , Kobell avait celui de graver, d'une pointe fine et spirituelle, des scènes champêtres de petite et de moyenne grandeur. Son oeuvre en ce genre se compose d'une soixantaine de pièces d'un effet trèspittoresque. Le caractère de Kobell n'était pas moins estimable que ses talents. Il mourut en 1796. 11 a laissé deux fils, Guillaume et Henri, héritiers des talents et des vertus de leur père. — KOBELL , peintre de paysages, né à Amsterdam. Cet artiste , mort en 1815, à la fleur de son âge , s'est fait distinguer de la manière la plus avantageuse par des paysages et des tableaux d'animaux, qui ont été exposés en 4810, 1812 et 1814 au salon du Louvre. Admirateur de Paul Potter, il s'était attaché d'une manière particulière à l'étude de cet habife mattre et, quoiqu'il n'en eût point atteint la perfection, on ne peut douter qu'il ne fùt parvenu à en approcher, si la mort n'eût prématurément terminé sa carrière
  • Ferdinand LAMPINET( 1600 - 1720) : conseiller au parlement de FrancheComté, était né à Dole vers le milieu du 17e siècle , d'une ancienne famille de robe : il vint habiter Besançon lorsque le parlement y fut transféré, après la réunion de la province à la France, et il mourut en cette ville en 17'20. C'était un magistrat très-éclairé; il aimait les lettres, et favorisait les jeunes gens en qui il reconnaissait des dispositions; il avait formé une bibliothèque aussi nombreuse que bien choisie. Il a laissé en manuscrit plusieurs ouvrages dontou recherche les copies avec empressement : 1" une Histoire du parlement de Franche- Comté elle est écrite avec beaucoup de naïveté, et renferme des détails trèsintéressants sur les moeurs et les usages de cette province. 2. Dissertation sur le Didatium de Ptolémée, la première ville des Sé- quanois L'auteur veut prouver que Dole est bâtie sur le méme emplacement; mais cette . opinion , soutenue depuis par Normand et de Persan , a été solidement réfutée par Dunod et Perreciot. 50 Les Actes des saints de la province de Franche- Comté Le rédacteur de cet article n'a pu découvrir cet ouvrage; mais on trouvera sur le même sujet , dans les Mémoires de l'académie de Besançon, une bonne Dissertation de l'abbé Trouillet, mort à LonsleSaunier en 1809. 40 Une Bibliothègue séquanoise, composée de plus de cinq cents articles Elle a été trèsutile à la plupart des écrivains qui se sont occupés de l'histoire littéraire de FrancheComté
  • Ferdinand MARESCALCHI( 1764 - 1816) : diplomate italien, naquit à Bologne en 1764, Après avoir fait son droit à l'université de cette ville , il embrassa la carrière de la magistrature et devint sénateur. Lorsque les Français entrèrent en Italie, il se mit à la tète du parti qui se déclara ouvertement. eii leur faveur, et fut remarqué par Bonaparte, qui lui témoigna depuis beaucoup d'estime et de confiance. A la formation de la république cispadane, il fit partie du directoire exécutif. En 1799 , la république cisalpine l'envoya comme ministre plénipotentiaire à Vienne ; mais il ne put obtenir une audience de l'empereur. A son retour, il fut élu directeurprésident; mais bientôt l'invasion des AustroRusses l'obligea de se réfugier en France , d'où il retourna dans sa patrie après la bataille de Marengo. Il prit part à la consulte de Lyon en 1801 , et appuya de tout son pouvoir la nomination du premier consul à la présidence de la république italienne. Ce fut Marescalclii qui régla avec le cardinal Caraffa le concordat signé à Paris le 16 septembre 1803, entre la cour de Rome et la république italienne. Quand celleci fut transformée en royaume , il devint son représentant à Paris et fut nominé comte en même temps. 11 exerça ses fonctions jusqu'à l'abdication de l'empereur, époque à laquelle il fut chargé par MarieLouise de gouverner le grandduché de Parme et Plaisance. Peu après, il était nommé ministre plénipotentiaire de l'empereur d'Autriche à Modène, où il mourut le 22 juin 1816. On a trouvé dans ses papiers plusieurs ouvrages dont les principaux sont : 1° Histoire de la consulte de Lyon ; 2° Considérations sur les rapports de la France avec les autres puissances de l'Europe ; 3° Commentaire sur Plutarque; 4° une traduction italienne de la Comédienne d'Andrieux , qui était destinée à ètre représentée sur le théâtre de la cotir de Modène. 11 avait publié des sonnets et des canzoni
  • Ferdinand MINGARELLI( 1724 - 1777) : savant théologien , était né à Bologne en 1724. Après avoir terminé ses études, il entra dans l'ordre des Camaldules et fut chargé d'expliquer l'Écriture sainte dans les maisons de Ravenne et ensuite de Rome. 1.e grand martre, Franc. Ximénès de Taxada , ayant obtenu l'érection d'une université à Malte , le P. Mingarelli y fut appelé comme professeur de théologie. L'affaiblissement de sa santé l'obligea de repasser en Italie après quelques années d'absence : il donna cependant des leçons de grammaire et de belleslettres à Faenza, où il mourut, le 21 décembre 1777, à l'âge de 53 ans. 11 était membre de l'académie des areadiens. On a de lui : 1° Versi, Bologne, 1754 ; 2° Vetera monum'Ida ad classent Rarennatent nuper eruta, Faenza. 1756 Ce volume contient des notes de Mauro Fattorini et de Bianchi ; 3° Veterum testimonia de Didymo Alexandrine are° , ex quibus tees libri de Triniinte nuper detecti aident asseruntur, Rome, 1764, gr. . On doit joindre à cet ouvrage un supplément , contenant la réponse à une critique anonyme , publiée dans la Gazette littéraire de l'Europe. 4. Epistola qua Cl. A'icolai Celotti cznendatio Mattheri cap. 1, rejirienda ostenditur. Cette lettre, insérée d'abord dans la Nuor« raccolta Calogerana, a été réimprimée séparément avec des additions, Rome, 1764
  • Ferdinand NAVARETTE : l'un des mission- naires qui ont le plus contribué à faire connaître la Chine, était né à Peiiafiel , dans la VieilleCastille. Il prit jeune l'habit de StDominique, et fut envoyé par ses supérieurs à Valladolid, où il acheva ses études avec une telle distinction, qu'il fut retenu dans cette ville pour y professer la philosophie. 11 développa dans cette place des talents qui lui auraient permis d'aspirer aux principales chaires de l'Espagne , s'il eût voulu suivre la carrière de l'enseignement. Mais touché du désir de coopérer à répandre au loin les lumières de l'Évangile, il sollicita et obtint la permission de partir pour les Indes. Il s'embarqua en 1647 sur un vaisseau qui se rendait au Mexique. L'année suivante , il y fut rejoint par le P. Moralès, célèbre par ses démêlés avec les jésuites : il le suivit aux îles Philippines. A son arrivée , il fut nominé lecteur et, quelque temps après, premier professeur de théologie au collége de Manille. Libre de fonctions qu'il n'avait acceptées que malgré lui, il passa dans l'île de Célèbes, et se hasarda enfin à pénétrer seul dans la Chine, où il arriva en 1659. 11 reçut des habitants un accueil auquel il était loin de s'attendre, et parvint, escorté toujours par quelquesuns d'entre eux qui se relayaient, à la ville de Fouanhian , où il trouva des missionnaires de son ordre. Il y demeura deux ans pour étudier la langue chinoise et observer les productions du pays et les moeurs des habitants. Au bout de ce temps il passa, comme supérieur de la mission, dans la province du Tchékiang. Mais une persécution s'étant élevée contre les _ missionnaires au sujet de l'almanach rédigé par le P. Adam, président du collége de mathématiques Navarette fut conduit à Pékin avec ses confrères, et relégué ensuite à Canton, avec défense de rentrer dans l'intérieur de l'empire. Il paraît qu'à cette époque il approuvait le système de tolérance adopté par les jésuites relativement aux cérémonies chinoises, car, dans une lettre qu'il écrivait en 1669 au P. Govea , viceprovincial des jésuites de la Chine, il dit : « Pour « ce qui regarde les morts, les écriteaux et les « cérémonies funèbres, nous suivons littérale- « ment tout ce qui fut arrèté dans l'assemblée · de vos pères, qui se tint à Hangtcheou en « avril 16's2. Quant à Confucius, nous permet- « tons ce que vos pères permettent de pratiquer, « eu retranchant les deux cérémonies solennelles « que la compagnie ne permet pas non plus. » Le P. Navarette était dans la même prison que le P. intorcetta ; et ce ne fut que deux ans après le départ de ce religieux qu'il parvint à s'échapper de prison, et s'enfuit à Macao. Le P. Grimaldi , jésuite, prit volontairement la place du fugitif, et se constitua prisonnier pour rendre le nombre complet, et pour arrêter par là les poursuites qu'on n'aurait pas manqué de diriger contre le P. Navarette, et les mesures de rigueur contre ses compagnons soupçonnés d'avoir favorisé son évasion. Navarette, étant repassé en Europe, s'arrêta quelques mois en Espagne pour y prendre du repos, et partit pour Rome, où il arriva dans les premiers jours de l'année 1673. Le compte qu'il présenta de l'état des missions de la Chine, et dans lequel il revient au système de rigueur adopté par les missionnaires de son ordre , et s'élève fortement contre la condescendance des jésuites, fut approuvé par le sacré collége , et l'on résolut de l'y renvoyer avec le titre d'évêque; mais il se défendit d'accepter une charge qu'il jugeait audessus de ses forces. Le roi d'Espagne l'ayant nommé à l'archevêché de StDomingue en 1678, il fut. obligé de faire taire ses répugnances, et partit aussitôt pour son diocèse , qui souffrait de l'absence de son premier pasteur. Malgré les violents démêlés qu'il venait d'avoir avec les jésuites , il favorisa de tout son pouvoir leur établissement à StDomingue, et fonda pour eux un collége et une chaire de théologie dans sa ville épiscopale. Ce digne prélat mourut, universellement regretté, en 1689. Le plus connu de ses ouvrages est intitulé Tratados historicce, politicos, ethicos y religiosos de la monarchia de China, Madrid, 4676 Ce volume, qui est trèsrare , est divisé en sept livres. Le premier traite de la géographie et du gouvernement de la Chine ; le second , des usages civils et religieux ; le troisième , de Confucius et de sa doctrine ; le quatrième , des principes de morale des Chinois; le cinquième, des différends des missionnaires et des livres classiques de la Chine ; le sixième comprend la relation des différents voyages de l'auteur ; et le septième, les décisions de la cour de Rome sur les pratiques superstitieuses des Chinois. Le sixième livre a été traduit en anglais dans la Collection of voyages and trarels , de Churchill, etc., Londres, 1704 ; et l'abbé Prévost en a donné un extrait intéressant dans l'Histoire générale des voyages . L'ouvrage est rempli de détails curieux ; mais on voit que l'auteur manquait de méthode, et son style est d'une prolixité fatigante. Navarette se montre supérieur aux préjugés de sa nation il condamne sans ménagement les cruautés commises par ses compatriotes, en prétendant établir dans les Indes une religion d'amour et de charité; et il rend justice aux bonnes qualités des Chinois, dont il loue surtout l'humanité, le respect pour les femmes, et les vertus hospitalières qu'il avait tant de fois éprouvées. Le premier volume , dont on vient de présenter une analyse som.. maire, fut, diton, suivi d'un second, imprimé à Madrid en 1679 , qui contenait le détail des controverses débattues entre les jésuites et les dominicains ; mais les jésuites profitèrent de La passion et la vivacité de l'auteur s'y montrent à un tel point que quelquesuns de ses confrères n'en purent cacher leur mécontentement; l'un d'eux, le P. Pierre d'Alcalès, écrivant au P. lntorcetta une lettre datée de Lanki, le 31 mars 16s0. dit, en parlant de ce livre .? Dieu m'est témoin combien j'en suis indic gné et que, ni cela était en mon pouvoir, je l'effacerais de mon propre sang. n C'est à tort que Voltaire a prétendu s'appuyer de l'autorité du P. Navarette pour contester l'authenticité du fameux monument de Siartfou fvoy, OLOPEN). l'éloignement de l'auteur pour en obtenir la suppression , qui fut faite avec tant de rigueur, qu'on n'en conne pas un seul exemplaire ; et ils s'opposèrent à l'impression du troisième volume, qui devait comprendre les remarques et les observations que l'auteur n'avait pu faire entrer dans les précédents. Navarette a publié, en langue chinoise, une Explication des vérités de la religion , avec la réfutation des erreurs particulières aux Chinois ; — un Catéchisme; — un Traité des noms admirables de Dieu ; — et une Apologie des missionnaires, en réponse à deux écrits d'un lettré nommé l'ang- liouang- sian. On peut consulter sur cet écrivain la Biblioth, des PP. Echard et Quetif, t. 2, p
  • Ferdinand NUNNÈS( 1400 - 1553) : en latin Nounius , surnommé Pinciamts , est l'un des savants qui ont le plus contribué aux progrès des lettres en Espagne. Né dans le 15e siècle à Valladolid , de l'ancienne et illustre famille de Guzman , il annonça dès son enfance un goût trèsvif pour l'étude. Après avoir achevé ses humanités avec succès , sous le célèbre Antoine de Lebrixa , il se rendit à Bologne pour se perfectionner dans la connaissance des langues anciennes. La rapidité de ses progrès fut telle, qu'en peu d'années il devint l'égal de ses maîtres. Nuilès revint en Espagne , rapportant un grand nombre d'ouvrages grecs, et renonçant aux avantages que lui assurait sa naissance , il se dévoua tout entier à la carrière pénible de l'enseignement. Appelé à Alcala pour travailler à l'édition de la Bible polyglotte que le cardinal Ximenès avait dessein de publier , il fut chargé de traduire en latin la version des Septante, et il succéda bientôt après à Démétrius Lucas dans la chaire de langue grecque nôuvellement fondée. Quelques discussions qu'il eut à soutenir contre les autres professeurs le dé- terminèrent à quitter Alcala ; il obtint une chaire de rhétorique à Salamanque; et il y expliqua en mème temps l'Histoire naturelle de Pline. Nues eut la gloire de voir sortir de son école un grand nombre d'illustres disciples ; il mourut à Salamanque en 1553 , âgé de plus de 80 ans. Il ordonna de graver sur son tombeau cette inscription, qui semble prouver que sa longue carrière fut semée de peines et de traverses llaxinzum vite bonum mors. Il légua par son testament sa riche bibliothèque à l'académie de Salamanque, et tout son patrimoine aux pauvres. Nufiès était un homme pieux et sincère, mais enclin à la raille- Pincianus, de Valladolid, en latin Pinciiini. rie; il ne buvait jamais de vin et était d'ailleurs fort sobre : cependant il aimait à recevoir à sa table ses disciples et ses amis. Ses compatriotes ne lui ont pas rendu pendant sa vie toute la justice qu'il méritait ; mais il en était dédommagé par l'estime des savants étrangers. Erasme , JusteLipse et Vossius parlent de Nues avec éloge. On a de lui : 1° Annotation. in Senerce philosophi opera, Venise, 1536 JusteLipse n'hésite pas à dire que c'est principalement à Nuilès qu'on est redevable de la correction du texte de Sénèque. On a fait usage de ses notes dans les principales éditions des Ouvres de ce philosophe." Obserrationes in Pomponitim Melam, Salamanque, 1543 8°. Andr. Schott les a dans son édition de Mela , Anvers, 1582, i1140. Vossius déclare que les notes de Nuiiès sur Meta sont les seules qui lui aient été utiles pour le traN ail sur le même auteur. 3" Obserrationes in lora obscura et depravata Historia' naturalis C. etc. , Salamanque , 1544 ; Anvers, 1547 ; Francfort , 1596 On doit encore à Nuilès Commentaire sur les OEuvres de Juan de Mena, Sé'ille, 1520 , et non pas i58, comme le dit par erreur Chaufepié . - Une traduction latine d'un potime grec sur la guerre de Troie ; — un recueil de proverbes : Itefranos y proverbios glossados , Salamanque, 1555 ; Lérida, 1621, iii4°; la première édition a été publiée par Jean de la Nova , qui y joignit une préface ; et enfin des lettres à Jérôme Zurita, insérées par Jos. Donner dans l'ouvrage intitulé Progressus historie in regno Aragonum , p. 531 et suiv. Majans dit qu'elles méritent d'ètre lues. Teissier, dans ses Eloges des hommes savants par de Thou, et Chaufepié, dans son Dictionnaire, ont consacré des articles à Nuilès
  • Ferdinand NUZZI( 1645 - 1717) : cardinal , né en 10E5 à Orta , dans les Etats de l'Eglise, fut envoyé à Rome à l'âge de neuf ans pour y faire ses études. Après avoir achevé ses humanités avec distinction , il s'appliqua au droit civil et canonique , et ne tarda pas d'être compté parmi les plus habiles jurisconsultes de l'Italie. Le pape Innocent XI le nomma , en 1686, commissaire de la chambre apostolique et chanoine de la basilique de StPierre. Nuzzi continua d'être honoré de la confiance des souverains pontifes qui se succédèrent dans le gouvernement de l'Eglise , et la mérita par ses talents et par le zèle avec lequel il remplit les différentes fonctions dont il était chargé. 11 fut honoré de la pourpre en 1715 par le pape Clément XI, et nommé à l'évêché d'Orvlète. mourut le 30 novembre 1717, à l'âge de 72 ans, et fut inhumé dans le choeur de la cathédrale, où son neveu lui fit élever un magnifique tombeau. Dans le temps qu'il était préfet de l'annone, Nuzzi publia : Discorso intorno alla colti- vazione della campagna di Roma , de l'imprimerie de la chambre apostolique, 170 Cet opuscule , dans lequel l'illustre auteur signale les tristes effets du défaut de culture dans les Etats romains, n'eut pas le résultat qu'il s'en promettait, — Innocent Nuzzi, son neveu , camérier d'honneur de Benoît XIV, a traduit en italien l'Histoire de la bulle Unigenitus
  • Ferdinand PANIERI( 1759 - 1822) : théologien italien, né le 24 novembre 1759, à Pistoie, fut ordonné prètre par l'évêque de cette ville, Scipion Bicci , qui le nomma bientôt professeur de dogme dans son séminaire. On sait que ce prélat avait adopté les doctrines jansénistes et les innovations introduites dans la discipline ecclésiastique par l'empereur Joseph H , et que favorisait aussi son frère Léopold , alors grandduc de Toscane. Pan ieri se laissa entraîner dans ce système, et assista au fameux synode de Pistoie que Ricci avait assemblé, en 1786, pour approuver sa conduite, et dont les actes furent condamnés par la bulle Auc- toren; fidei de Pie VI . Cependant plus tard, livré à des anxiétés de conscience , il adressa un mémoire au pape, qui répondit à ses objections dans un bref rédigé, diton, par le cardinal Gerdil. Enfin, guéri d'une maladie dangereuse, il se rétracta complètement , entre les mains de M. Falchi , successeur de Ricci , qui s'était démis de l'évêché de Pistoie , et il demanda au saintsiége une formule de soumission qu'il signa. Rentré alors dans Je giron de l'Eglise , il devint directeur des conférences ecclésiastiques du diocèse et chanoine de la cathédrale. Il mourut le 27 janvier 18'22. On a de lui P Examen prati- que et instructif sur les péchés gui se commettent dans les fêtes et les plaisirs du siècle , Pistole, 1808-1813, li vol.; 2° Exposition des lois de Dieu et de l'Eglise sur l'usure, 1813, 1 vol.; 3° Catalogue des saints de Pistoie , 1818, 2 vol. Panieri fit en 1820 dans le Giornale arcadie° de Rome : 1° un fragment d'une leçon de morale sur le mariage, qu'il avait donnée en 1817, et où il réfute les opinions erronées que luimême avait autrefois enseignées relativement au pouvoir de l'Eglise pour les empêchements dirimants ; 2° deux extraits de ses lettres : dans la première, il rappelle sa conduite passée, et dans la seconde, il fait une profession de foi sur l'autorité du saintsiége
  • Ferdinand RAIMUND( 1791 - 1836) : auteur dramatique allemand , né à Vienne le 1" juin 1791, mort le 5 septembre 1836 à Pottenstein , près de cette ville. S'étant voué par goût à la carrière dramatique, il fut tour à tour acteur et auteur. De 1828 à 1830 , il dirigea le théàtre de Léopold- stadt à Vienne. Pendant son séjour à la campagne, la morsure d'un chien , qu'on disait atteint de rage, l'effraya si fort que, se croyant voué à une mort certaine , il se rit sauter la cervelle sur la route de Vienne. Sans parler de ses farces drama- tiques et de ses poésies lyriques, Raimund a fait époque dans le régime des thatres de Vienne : il a introduit l'élément romantique dans la comédie populaire. Remarquables par leur tenue morale, les pièces dramatiques de Raimund ne sont ni des comédies, ni des tragédies , ni des mélodrames, ni des tragicomédies, ce sont des pièces à l'instar de l'Obéron et du Freyschutz de CharlesMarie de Weber, sans la musique. 1° Le Fabricant de baromètres dans Ille 'enchantée , composé en 18422, a été, en 182k, SUM 20 du Diamant du roi des esprits. Ces deux pièces ont le caractère comique. 3" La Jeune fille du royaume des Fées, 18'26, a une tournure sentimentale ; ses personnages représentent des idées morales ; 4° la Ma- lédiction enchantée de : 11oisasur, 189;7, commence en comédie et finit en tragédie; 5" Après l'Ima- gination enchaînée, 1828, une de ses meilleures pièces, vient un placage plein d'emphase, intitulé 6 la Couronne enchantée du malheur, 1829, répétition des vieux ressorts et chevilles de la tragédie romantique. Ses deux derniers drames sont les meilleurs. 7° Le Roi des Alpes est une création singulee, où l'auteur cherche des allégories florales dans les animaux de la fable, dans les personnages des contes bleus, dans les figures éthéréentnes de la mythologie germanique pour en faire un drame. Mais ce drame renferme les plus belles chansons, qui, msr n musique, sont dans la bouche de toutes les classes de la so- ciété. 8° La dernière pièce, le Prodigue, de 1833, exhale déjà des accents douloureux, des cris du coeur, comme un certain pressentiment de sa mort funeste. Les œuvres de Rairnund ont été réunies . par son ami Vogl , sous le titre d'OEu- vres dramatiques et poétiques, 'Vienne, 1837, 4 vol.
  • Ferdinand RIES( 1785 - 1838) : compositeur allemand distingué, naquit à Bonn en 1785; il s'instruisit à l'école de Bernard Romberg et il reçut des leçons d'Albrechtsberger, théoricien distingué auquel Beethoven l'avait recommandé. Assidu au travail, le jeune Ries se livra avec ardeur à l'étude; il était à Vienne en 1805, et il fut bien malgré lui, lorsque les Français occupèrent cette capitale, placé comme ,conscrit dans les rangs de l'armée comme sujet de la confédération du Rhin; ayant perdu un oeil , il reçut son congé, et il se rendit à Paris, où il chercha à se faire connaître par quelques essais qui furent accueillis avec Il se dirigea ensuite vers le nord de l'Europe , traversa Copenhague et Stockholm , et se trouvait en Russie en 1812. On s'occupait alors à Moscou de tout autre chose que de musique; Ries prit le parti de se retirer en Angleterre, dans l'espoir d'y trouver un séjour paisible. Admis dans la société philharmonique, il se fit distinguer par son talent sur le piano, et comme professeur, comme compositeur, il y déploya pendant une dizaine d'années une grande activité. En 182, il re? int dans sa patrie, et il continua d'écrire de nombreux morceaux pour le piano. 11 livra également au public deux opéras alle- mands et un oratorio, David, oeuvre d'un vrai visite. Ries mourut à Francfort en 1838
  • Ferdinand RUIZ( 1500) : né à Cordoue, dans le 16e siècle, fut le principal architecte de la cathédrale de Séville. Il s'est rendu célèbre par la restauration de la fameuse tour la Giralda. On attribue généralement la construction de ce magnifique édifice à l'architecte maure Geber, né à Séville, dans le commencement du 10. siè- cle, auquel on a voulu attribuer aussi l'invention de l'algèbre, et qui avait construit deux tours semblables, l'une à Maroc, l'autre à Rabat. Sa hauteur était primitivement de deux cent c pieds et sa largeur de cinquante , tant à la base qu'au sommet. Au centre de cette tour s'en élève une seconde extrêmement solide, plus haute que l'extérieure et large seulement de vingtcinq pieds. L'intervalle que l'on a ménagé entre les deux tours sert de rampe pour parvenir au sommet, et la montée en est si douce que l'on peut y aller à cheval. Les fenêtres suivent les divers étages de la montée et chacune est ornée de trois colonnes de marbre : ces colonnes sont au nombre de cent quarante. On voyait autrefois au sommet quatre globes de bronze doré, que l'on apercevait à huit lieues de distance. Quand les Maures de Séville, assiégés par StFer- dinand , offrirent de se rendre, ils y mirent pour condition la démolition de la tour ; mais don Alphonse, fils du roi , répondit que, s'ils en arrachaient une seule pierre , il ne laisserait en vie aucun des habitants. Lors du tremblement de terre de 1395 , les globes furent renversés , et la tour demeura dans cet état jusqu'en 1568, où le chapitre chargea Ruiz de lui donner cent pieds de plus d'élévation. Il divisa ces cent pieds en trois corps, surmontés d'une petite coupole ou lanterne le premier est de la même grosseur que la tour, et il s'élève sur un socle de trois pieds; il a six pilastres et cinq fenêtres sur chaque face, et il est orné d'une corniche et de balustrades ; le second est plus mince et décoré de la même manière; le troisième est un octogone avec pilastres, sur lequel s'élève la lanterne, qui à son tour est surmontée d'une statue en bronze de la Foi, appelée vulgairement la Giralda . Ce bel ouvrage fait le plus grand honneur au talent de Ruiz , qui l'a construit avec habileté et surtout avec solidité; car, malgré les tremblements de terre qu'a éprouvés Séville, la Giralda est restée intacte
  • Ferdinand SCHUBERT( 1794 - 1859) : compositeur de musique allemand, né le 13 octobre 1794 à Vienne, où il mourut le 9.7 février 1859, était le frère aîné de François Schubert, dont l'article suit. Après avoir reçu les premières notions de musique de quelques professeurs obscurs, il fut placé comme organiste dans une église de la capitale. Déjà, à l'âge de seize ans, il était professeur adjoint à l'école des orphelins de Vienne, puis, en 1824, à l'âge de trente ans, il était chargé à la fois de l'enseignement aux écoles normales primaires et aux écoles musicales de cette métropole. Moins fécond que son frère, il est aussi moins connu que lui. Les connaisseurs remarquent cependant qu'il s'est moins répété que ce dernier, et que chacun de ses ouvrages le présente sous une nouvelle face. I. La Petite Espiègle, opérette; 9. la Glaneuse, opéra; 3. Requiem à la mémoire de François Schubert 4. Marche militaire, qui est un chefd'oeuvre; 50 Sonates, chansons. mo- tets, etc. Après avoir longtemps exercé le professorat, Schubert se retira aux environs de Vienne, où il mourut
  • Ferdinand STERZINGER( 1721) : érudit bavarois, naquit le 24 niai 1721 à Lichtensvorth, dans le Tyrol, où le château de sa famille était situé. Son père, conseiller de régence à Inspruck, lui donna une éducation soignée. A l'âge de dixneuf ans, Sterzinger embrassa l'état ecclésiastique et entra dans l'ordre des Théatins. Il fit ses voeux en 1742 et continua de cultiver la littérature latine. Ses supérieurs l'envoyèrent, en 1747, à Rome, pour y étudier la théologie et le droit canon sous Caraffa et Vele.. Le climat de Rome ne lui convenant pas, il se rendit à Bologne, où il eut. Masi et Offordi pour maîtres dans les mêmes sciences. De retour en Allemagne Revoit et M. /e comte Auguste de Forbin ont donné au théâtre du Vaudeville , en 1799, Stern«, ou le Voyageur senti. mental, comédie en un acte, imprimée la même année devint professeur de droit canon ; et dès lors il jeta les fondements de sa réputation, en portant dans ses leçons une philosophie plus analogue à l'esprit de son siècle. Le P. Spe avait déjà', dès 1631, beaucoup circonscrit en Allemagne la croyance à l'existence des sorciers ; Sterzinger la proscrivit tout à fait. Elu, en 1762, supérieur de son couvent et membre de l'académie des sciences , nouvellement établie par l'électeur MaximilienJoseph, il débuta par un discours Sur le préjugé de la sorcellerie, qu'il lut, en 1766, à l'occasion de la fête de l'électeur. On pourrait dater de la publication de ce discours une nouvelle ère dans une grande partie de l'Allemagne catholique en général et de la Bavière en particulier. Il fallait être doué d'un courage peu commun pour entrer en lice avec un préjugé aussi invétéré. L'année 1774, où le fameux exorciseur Gassner commençait à exciter la curiosité publique à Elwangen, lui donna une occasion de signaler son zèle contre les croyances superstitieuses. L'affluence des malades qui désiraient être guéris fut immense. Selon Gassner, leurs souffrances étaient l'ouvrage du diable et cédaient à ses exorcismes. Sterzinger, persuadé qu'il n'y avait dans ces opérations qu'illusion et charlatanisme, prit aussitôt la résolution de les démasquer. Il partit pour Elwangen, y examina une de ces cures , qui se faisaient en public , et publia le résultat de ses observations. Gassner trouva des défenseurs, et Sterzinger fut dénoncé comme un philosophe et un athée ; mais il eut assez de prudence pour ne pas répondre à ces attaques. En 1779, l'académie des sciences de Muuich l'élut directeur ou président de la classe d'histoire. Il remplit dignement les fonctions de cette place, dans lesquelles il éclaircit des points obscurs de l'histoire de Bavière. Il mourut le 18 mai 1786. On a encore de lui : 1° Positiones selectœ ex philosophia mentis et sensuum ; 2° Disputatio eanonica de y libro Decretalium, 1761 3° Disputatio de jurisprudentia ecclesiastica, 176-4 Les ouvrages suivants sont en allemand e Pensées sur l'amour de la vérité, 1764 ; 50 la Magie tromperie et la Sorcellerie rêverie , 1767 ; 6° les Merveilleuses cures de Gassner dévoilées, 1775 de 55 pages ; il en parut la même année une 2° édition , augmentée d'un Catéchisme sur les esprits, dans lequel il combat une foule de croyances populaires répandues en Allemagne, et qu'il traite toutes de superstition. Cet écrit fut réfuté par un pamphlet anonyme, intitulé Question : le Catéchisme sur les esprits est- il un catéchisme catholique? Augsbourg, Rieger, 1775 de 48 pages. 70 Introduction chronologique à l'histoire ecclésias- tique, Munich, 1764-1778, 5 vol. Cet abrégé, qui s'arrête à l'an I 700, est proprement une continuation du travail de Pfeffel ; la préface est de P. d'Osterwald. Le secrétaire de la classe d'his- toire à l'académie de Munich, Westenrieder, a publié un mémoire sur Sterzinger dans l'ouvrage périodique intitulé Recueil d'éclaircissements pour l'histoire de la patrie. — Antoine- Regalat STERZINGER DE SALZREIN, professeur de théologie, conseiller épiscopal et, depuis 1785, curé de l'église académique d'Inspruck , né dans la mème ville, en 1751, a publié en allemand deux dissertations sur le baptême et la confirmation, 1777 et 1778 et a traduit de cette langue en italien une Histoire du Tyrol, 1780 — Don Joseph STERZINGER DE SIEGSMUNDSRIED, théatin, né à Ins- pruck en 1746, conservateur de la bibliothèque et du cabinet d'antiques de l'université de Palerme, est l'auteur de la Vie de Pierre Anich , Munich, 176& Meusel lui attribue Der Hexenprocess ein Traum , 1767 de 16 pages, qui semble plutôt être l'ouvrage de Ferd. Sterzinger, n° 5 cidessus
  • Ferdinand STOCCHI( 1599) : fameux imposteur, naquit à Cosenza, en 1599. Etant parvenu à apprendre de luimême les mathématiques et la philosophie, il lui prit ensuite la fantaisie de se faire passer pour astrologue, se vantant de découvrir par la cabale les auteurs des vols, les trésors cachés et les remèdes propres à la guérison des maladies les plus invétérées. Il avait déjà fait plusieurs dupes , lorsqu'il eut occasion de connaître un grand personnage, dont il exploita l'orgueil. Charles Calà , qui, de simple avocat , s'était élevé en peu de temps aux premières charges de la magistrature et avait pris les titres de duc de Diano et de marquis de Villanova, dont ses descendants jouissent encore, était dé- voré de l'ambition secrète de donner une grande illustration à sa famille. Un jour que Stocchi s'entretenait avec le père de ce magistrat, Calabrais luimême, sur les anciennes traditions de leur province , il fit tomber adroitement la conversation sur les grands hommes que la Calabre avait produits, en se plaignant du peu de zèle que l'on mettait à en conserver le souvenir. « J'en connais un , ajoutatil , qui porte votre « nom , qui pourrait bien vous appartenir de « près, dont plusieurs historiens ont parlé et qui « n'en est pas moins inconnu dans notre pays. « C'est Jean Calà , descendant des rois d'Angle- « terre et des ducs de Bourgogne, et dont la « famille s'était alliée avec l'auguste maison de « Hohenstauffen. Elle avait été transplantée en « Calabre par lui et par son frère Henri, l'un et « l'autre généraux sous l'empereur Henri VI et « chefs de cette fameuse expédition qui fit passer « la couronne des DeuxSiciles sur la tète des « princes de Souabe. Aussitôt que la guerre eut « cessé, Jean Calà se retira dans un couvent, où, « doué de l'esprit prophétique, il termina sa vie « en odeur de sainteté. » Ce discours mit Stoc chi en correspondance avec le duc de Diano, qui lui offrit de fortes sommes d'argent pour bien établir la généalogie et les miracles de son bienheureux ancêtre Calà. Stocchi forgea plusieurs documents , tant écrits qu'imprimés , auxquels il sut donner un air de vétusté par des contrefa-çons et par le style dans lequel il les avait rédigés. Le ministre en fut tellement frappé que, ne doutant plus des assertions de Stocchi, il fit exposer dans son oratoire privé les prétendues reliques de Jean Calà, dont il publia la vie, à la suite de l'ouvrage intitulé Istoria degli Svevi, nel conquisto de' regni di Napoli di Sicilia per l'imperatore Errico VI; con la vita del Beato Giovanni Calà , capitan generale che fis di detto imperatore, etc., Naples, 1660, in.fol. Un complice du faussaire fit connaître l'imposture, en consigna l'aveu dans une déclaration détaillée, et il chargea un notaire de la transmettre à l'évêque de Martorano, ce qui fut fidèlement exécuté. Le duc de Diano , honteux alors de sa crédulité, fit disparaître de la chapelle les reliques exposées à la vénération des fidèles, et qui n'étaient que des ossements d'àne, que Stocchi avait fait cacher dans un ancien cimetière pour justifier ce qu'il avait débité sur la taille gigantesque des anciens Calà . Le tribunal de l'inquisition, informé de cette profanation, déclara apocryphe tout ce qui avait été publié sur ce sujet et en ordonna la suppression. Ce décret a rendu trèsrare l'Histoire de la maison de Souabe de Calà, ainsi qu'un autre ouvrage que le même auteur avait com- On assure que Stocchi, le jour de la translation de ces reliques , suivait la procession un cierge à la main et en chantant des hymnes, auxquels il entremêla le distique suivant Felices asini, qui lot meruislis honores, Quoi jam Romulei vis mer. re cleces. posé pour obtenir la canonisation de son parent. Il est intitulé Indice de' libri antichi, opuscoli, franimenti, lamine , inedaglie, iscrizioni, privilegj, istromenti ed altre publiche scritture d'archivj, che si mandano in Roma per fondamento e chiarezza del B. Giovanni Calà, sans date fol. Le P. Paoli , président de l'académie ecclésiastique à Rome, a publié l'ouvrage suivant Notizie spettanti all' opera apocrifa intitolata & oda degli Svevi e vita del B. Calà, Rome, 1792. Stocchi perdit son crédit et mourut méprisé en 1661. On a de lui : 1° Del portentoso decennio, opera astrologica, Cosenza, 1655 Po partie seulement, livre rempli de prédictions extravagantes sur les affaires politiques du temps ; 2° Carmina et lusus, ibid. Il y a quelques bons vers . Un compatriote de Stocchi en a écrit la vie pour en justifier la mémoire. Voyez Schettini, Opera quce extant, Naples, 1779 p
  • Ferdinand UGHELLI( 1595 - 1670) : né à Florence le 21 mars 1595, eut divers emplois honorables dans l'ordre des Cisterciens, devint abbé de TroisFontaines à Rome, puis procureur de la province et con- sulteur de la congrégation de l'Index. Aussi re- nommé pour ses vastes connaissances que pour ses vertus, ce savant mourut à Rome le 19 mai 1670. 11 avait refusé plusieurs évêchés, mais il accepta des pensions d'Alexandre VII et de Clément IX, qui l'honorèrent de leur estime et de leur constante protection. On a de lui un ouvrage important et plein de recherches, intitulé Italia sacra , sive de episcopis Italice opus, Rome, 164!k et aimées suivantes, 9 vol. dans lequel il a exécuté sur les évêchés d'Italie le même tra- vail qu'avait fait SteMarthe sur les Eglises de France. Cet ouvrage, réimprimé à Venise de 1717 à 1733, 10 vol. offre un grand nombre d'augmentations ; niais cette édition est moins correcte que la première . L'ouvrage est d'ailleurs peu estimé; il n'y a point de critique, et les documents sont rapportés avec négligence. L'abbé del Riccio avait annoncé à Florence , en 1763 , une édition nouvelle et augmentée, mais ce projet n'a point été exé- cuté
  • Ferdinand VAN DER STRAETEN( 1771) : né le 9 mars 1771 à Gand, fit de bonnes études au collége de cette ville. Son père, négociant fort instruit, le destinait au commerce, et les affaires de sa maison le conduisirent plusieurs fois en Angleterre ; il s'y appliqua particulièrement à découvrir les causes de la prodigieuse prospérité de ce pays. D'autres voyages en France , en Allemagne , en Hollande, le mirent à même de multiplier ses observations sur les diverses branches de l'économie politique. Fixé dans sa patrie et débarrassé de ses affaires commerciales, il se livra à l'étude de l'agriculture flamande et publia le fruit de son expérience, en 1819, sous ce titre De l'état actuel du royaume des Pays- Bas. Cet ouvrage l'exposa à des poursuites fondées sur ce qu'en prédisant la ruine de l'industrie du pays, il jetait l'alarme dans l'esprit des citoyens. La cour d'assises de Bruxelles le condamna à trois mille florins d'amende ; et il essuya encore plusieurs condamnations du même genre pour des articles de son journal intitulé l'Ami du roi et de la patrie. Il venait de comparaître devant la cour d'assises, après une détention de deux mois et demi, lorsqu'il mourut subitement, frappé d'un coup d'apoplexie, à Bruxelles, le 2 février 1823. Le second volume De l'état actuel du royaume des Pays- Bas, qui parut en trois parties, de 1820 à 1823, est infiniment supérieur au premier, sous le rapport de la méthode et du style. L'un et l'autre annon- en fête, les conversations du coin du feu ont trouvé chez ce maître un historien distingué et fidèle. Parmi les tableaux qu'Il a peints dans cette donnee , on peut citer comme les meilleurs : la Mère consultant un médecin tue la maladie de son enfant ; le Petit tambour de la galerie du duc de 13ridgewater le Goûter du cabinet du duc d'Aremberg; le Joueur de violon, gravé par Lingée en 1778. — A la sente Pie, rard, en mars 1860, un joli tableau, représentant Une jeune dame descendant un escalier, a été payé trois mille sept cent cinquante francs. Le mutée de Munich possède deux tableaux de ce maitre ; le musée d'Amsterdam en a un représentant le Jeune Tobie. 11) « Cette marchande est évidemment moins occupée de sa marchandise que d'ellemême, et il semble qu'elle offre aux passants, non des harengs aux écailles dorées, mais des sourires et de tendres prom. sses. L'exécution de ce petit tableau est fine et précieuse, mais elle est un peu sèche ; elle révèle plus de patience que de génie. Les fleurs sont peintes avec une perfection désespérante; les Moindres détails de la forme y sont accusés avec une netteté qui ferait la joie d'un botaniste, les tons éclatent vifs et frais , si bien que ces fleurs sont aussi intéressantes pour le regard que la marchande ellemême , et qu'en s'approchant du tableau de Van der Neer on voit d'abord un bouquet. e Blanc.) cent des connaissances en économie politique, des vues presque toujours saines et le plus ardent amour du bien public
  • Ferdinand WACHTER( 1754) : historien et poêle allemand, né le 19 juin 1754 à Renshendorf, dans la Saxe électorale, assassiné, dans la nuit du 19-20 juillet 1861 , sur la grande route entre Burgan et Lobodes , près d'Iéna. Fils d'un propriétaire domanial , il fréquenta l'école de droit de Nuremberg, puis l'université d'Iéna , de 1816 à 1820. Après avoir abandonné le droit pour l'histoire, il s'établit dans la même université prinai- docent pour cette dernière branche. Ce furent surtout les traditions théologiques et invIhologiques du Nord, rapprochées de la littérature et de l'histoire germaniques, qui formèrent le centre de ses études. En mème temps il s'essaya dans les divers genres de poésie , quoique ses travaux et productions soient pour la plupart trop bizarres pour se soutenir à la longue. De 1834 à 1854, il était professeur titulaire à Iéna ; mais dans cette dernière année il donna la démission de ses fonctions, et se retira dans son domaine d'Urterlosa, près de Plauen, dans le Voigtland, où il se voua exclusivement à des travaux littéraires. Quelques années après, il quitta ce domaine et se retira au petit bourg de Lobéda, où, éloigné de toute société, il mena une vie de misanthrope. Cette circonstance jointe à la possession d'importantes sommes qu'on connaissait à Wachter , détermina plusieurs voleurs à le surprendre dans une nuit sombre. Après l'avoir tué et caché sous les arches d'un canal, les assassins coururent vers la maison solitaire de Wachter, qu'ils ouvrirent à l'aide de la clef qu'ils lui avaient enlevée. Mais deux coffresforls de fer leur opposèrent la plus grande résistance, et ils durent se retirer sans profiter de leur meurtre. Wachter a écrit : 1° Dissertation latine Sur la légende de Siegfried, Iéna, 1820, in4° ; 2° Histoire de la Thuringe et de la haute Saxe, Leipsick, 1826-1830, 3 vol.; 3° Forum de la critique dans le domaine de l'his- toire et de ses sciences auxiliaires, Altenbourg 1827 1830. C'est une revue périodique dans la- quelle Wachter a inséré entre autres une traduction allitérante des Chants de Helyi. ta' Traduction de l'Heimakeing/ a de Snorri Sturleson, de l'islandais , I.eipsick , 1835-1836 2 vol. ; 5° Poésies dramatiques, 1845-1846, 2 vol.; 60 le Langage supérieur de la poésie, surtout des bons mots et jeux de mors partie : les Six rivaux dans la kermesse de village, Leipsick, 1854
  • Ferdinand WARNER( 1703 - 1768) : laborieux théologien anglican , élève de l'université de Cambridge, naquit en 1703 et mourut le 3 octobre 1768, après avoir été successivement vicaire de Ronde , recteur de l'église de StMichel Queenhithe, à Londres, et de Barnes, dans la province de Surrey, chapelain du lord chancelier et licencié en théologie. Ce ministre s'exprimait en chaire avec éloquence, et il écrivait avec autant de jugement que de correction. Aussi composatil, tant pour la chaire que pour le public, un assez grand nombre d'ouvrages sur la théologie et l'histoire ecclésiastique, parmi lesquels nous avons remarqué 1° Système de théologie et de morale, pris dans les ouvrages des plus célèbres théologiens de l'Eglise anglicane , Londres, 1751, 5 vol. réimp. en 1767, 4 vol. 1° Bolingbroke, ou Dialogue sur l'origine et l'autorité de la révélation , ibid., 1755, 3° Eclaircissements sur le livre des communes prières, l'administration des sacrements, les rites et les cérémonies en usage dans l'Eglise anglicane, ibid., 1756; 4° Examen libre et nécessaire de cette question : a L'Eglise anglicane, dans sa liturgie, et beaucoup de ses théologiens, dans leurs écrits , ontils laissé échapper des expressions imprudentes sur la transsubstantiation et la présence réelle? » etc., Londres, 1755 5° Observations sur l'histoire de Fingal et sur les autres poésies d'Ossian, traduites par Macpherson, 1762 L'auteur pense que le poème de Fingal est d'origine irlandaise et que les héros XL1V. de ces divers poèmes étaient irlandais. 6° Histoire d'Irlande, 1763 , 1 vol. L'auteur a laissé cet ouvrage imparfait, parce qu'il ne reçut pas du gouvernement les secours qu'il en espérait , surtout pour la communication et la recherche des matériaux. 7° Histoire de la rébellion et de la guerre civile en Irlande, 1767 Dublin , 1768, vol. 8° Description contpiète de la goutte, où l'auteur a rassemblé le résultat des expériences qu'il a faites sur cet objet pendant trente ans , Londres, 1768 9° Histoire ecclésiastique du 18° siècle , Londres, 1756-1757, 2 vol. 10° Mémoires de la vie de Thomas Morus, chancelier d'Angleterre sous Henri VIII, Londres, 1758
  • Ferdinand ZSCHINSKY( 1797 - 1858) : homme politique saxon , naquit à Borstendorf leG. . . C. février 1797. Il appartenait à une famille pauvre , qui néanmoins le fit élever avec soin. Il fut d'abord avocat et directeur de la juridiction patrimoniale à Leipsick ; en 1828 il fut assesseur à la faculté des juristes, et en 1829 conseiller aulique et de justice de la régence royale et provinciale de Dresde. En 1835, il devint conseiller d'appel et en 1845 viceprésident du tribunal du même degré. Il fut nominé ministre de l'intérieur le 16 mars 1849, ministre de la justice et président du conseil des ministres le 2 mai suivant. Comme en témoignent toutes les fonctions qu'il eut à remplir, Zschinsky fut un homme politique d'une grande expérience. On lui doit un nouveau code pénal et l'introduction en Saxe de la procé- dure orale, qui auparavant, se faisait par écrit. Il a eu également WIP grande part dans la réforme du code civil et dans la réorganisation du corps des avocats et de celui des notaires. Il mourut à Dresde le 28 octobre 1858
  • Ferdinand BRACKE : cycliste
  • Ferdinand CHEVAL : Facteur
  • Ferdinand DE LESSEPS : Constructeur du canal de Suez
  • Ferdinand DE SAUSSURE : Linguiste
  • Ferdinand Foch : maréchal de France
  • Ferdinand Hamelin : amiral français
  • Ferdinand Hodler : peintre suisse
  • Ferdinand KUBLER : cycliste
  • Ferdinand MARCOS : politicien philippin
  • Ferdinand VON ZEPPELIN : Industriel

Ferdinand année par année

Signe astrologique de Ferdinand

Couleur de Ferdinand

Pierre précieuse de Ferdinand

Chiffre de Ferdinand

Métal de Ferdinand