Le prénom Basile Masculin

Origine :

Fête :

02 Janvier

Signification de Basile

Les Basile sont des êtres connus pour leur grande sensibilité mais aussi pour leur côté "forte tête". Ils ont un sens de la famille développé et ne supportent pas que ceux-ci soient contrariés. Ils sont prêts à prendre de grands risques pour venir en aide à des proches confrontés à de gros problèmes. Le prénom « Basile » est célébré le 02 janvier en hommage à Saint Basile, un évêque de Césarée de Cappadoce qui a exercé au IVème siècle. Cet homme d’église est connu pour avoir écrit la principale règle monastique de l’Eglise d’Orient. Ce prénom est porté par de nombreux personnages historiques notamment Basile 1er, Basile II ou encore Basile Apokapès, célèbre général byzantin.

Personnalité de Basile

Entêtés, obstinés, il est difficile de les faire changer d'avis. Ce sont de redoutables travailleurs qui se cachent derrière une allure lymphatique. Sensibles, très émotifs, ils maîtrisent parfaitement leurs sentiments. Réalistes et pragmatiques, ce sont des hommes sérieux et rassurants.

Provenance du prénom Basile

Histoire de Basile

Etymologie de Basile

Les Basile célèbres

  • Basile AMERBACH( 1534 - 1591) : jurisconsulte, était petitfils de l'imprimeur de ce nom. Né en 1534, à Bàle, il fut admis, en 1549, à l'académie de cette ville ; et l'année suivante, il obtint le doctorat dans la faculté de philosophie. Ayant, à l'exemple de son père, embrassé l'étude du droit, il se rendit à Bologne ; et, après avoir fréquenté les . cours de cette fameuse université, il y reçut le laurier doctoral. De retour à Bàle, il fut nommé recteur de l'académie , charge à laquelle les suffrages du sénat et des curateurs des études le portèrent dans la suite encore quatre fois. Élu professeur du Code en 1561, il succéda, deux ans après, dans la chaire des Pandectes, à son père, homme d'un rare mérite, qu'il remplaça également dans la charge de syndic. Dans l'espace de quelques semaines, il eut la douleur de perdre, avec son père, sa femme et son fils unique, victimes d'une maladie contagieuse. Comme syndic, il eut l'occasion de rendre d'importants services à sa. patrie. 11 donna une somme considérable pour établir au gymnase une nouvelle classe qui porte encore son nom. Atteint de la maladie à laquelle il a succombé, il résigna tous ses emplois, et mourut deux ans après, le 25 avril 1591. Il fut inhumé dans le couvent des Chartreux, à côté de son père. Sa soeur, Faustine Amerbach, les réunit sous la mème épitaphe rapportée dans les Monumenta basiliensia, p. 321. En lui finit son illustre famille, chère à tous les amis des lettres. Il possédait un cabinet précieux, commencé par son père, mais qu'il avait enrichi d'un grand nombre de médailles et d'antiquités. On con-. serve de lui plusieurs ouvrages de droit dans les manuscrits de la bibliothèque de Bàle. Voy. son éloge dans les Athence Rauricce, p
  • Basile BESLER( 1561 - 1629) : botaniste, né en 1561, à Nuremberg, où il exerça la profession d'apothicaire, et mort en 1629, est célèbre pour avoir publié le plus bel ouvrage qui eût paru jusqu'alors sur la botanique, intitulé : Florins Eystettensis, sive plantarum, florum, etc., quœ in viridariis arceau episcopalem cingentibus eonspiciuntur , Representatio, Nuremberg, 1615 atlas. Il renferme la description et la figure de la plupart des plaintes que révèque d'Aichstiedt, Jean Conrard de Gemmingen, ami et protecteur des sciences et des arts, avait rassemblées dans ses jardins et ses vergers qui embellissaient le mont StWillibald, vers le sommet duquel était situé le chitteau épiscopal où il faisait sa résidence. Cet ouvrage, exécuté avec une grande magnificence, aux frais de l'évêque d'Aichstedt, fait une époque remarquable dans l'histoire de la botanique et de la gravure. Il est divisé en 4 parties, dont chacune porte le nom d'une des saisons de l'année, et le nombre des planches, format atlas, ne s'élève pas à moins de 365, contenant 1086 figures; elles sont les premières, après celles du Phytobasanos de Fabio Colonna, qui aient été faites en cuivre : jusquelà, on n'a- vait gravé des figures de plantes que sur bois. Ces figu- res sont bonnes pour le dessin, mais il n'y a aucun détail sur les parties de la fructification ; les plantes n'y sont pas disposées par classes établies sur la conformation de quelqu'une de leurs parties, mais suivant les saisons. Basile Besler en fut l'ordonnateur, quoiqu'il n'eût presque aucune connaissance des belleslettres, et qu'il ne sût pas le latin : son zèle et son amour pour la science ont suppléé à l'instruction et au talent d'écrire. Son frère, Jérôme Besler, plus lettré que lui, donna la synonymie des plantes et une partie des descriptions; et Louis Jungermann, professeur à Giessen, rédigea le texte. Quoique Basile Besler n'ait fait que diriger l'entreprise, il a cherché à faire croire qu'il y avait coopéré; mais il a été démontré plus tard que Jungermann est le seul auteur du texte, et on peut lire les pièces qui en sont la preuve dans la vie de Baier. On ne doit pas moins de reconnaissance à Besler pour la manière dont il l'a exécutée, et pour s'ètre adjoint d'aussi bons collaborateurs. Ce travail le mit en correspondance avec Jean et Gaspard Bauhin. Il parut une seconde édition de cet ouvrage en 1640, à Nuremberg, par les soins de Marquaicl II, évêque d'Aichstzudt, puis une autre en 1750; elles sont dans le format grand et bien inférieures à la première. Basile Besler avait formé un muséum, où il avait rassemblé beaucoup de raretés des trois règnes de la nature; il en a donné des figures gravées par ses soins et à ses frais ; elles parurent sous ce titre : Fasciculus rario- rum et aspedu digniorum varii generis quce colle- git et suis impensis eri ad vivum incidi curavit Basilius Besler, Nuremberg, 1616 oblong, continué en 1622 . Plumier a consacré un genre de plantes pour conserver le souvenir du nom de Besler, et de l'ouvrage que l'on doit à ses soins; il l'a nommé Besleria. — Michel- Robert BESLER, decin à Nuremberg, fils de Jérôme et neveu de Ba- sile, né en 1607, mort en 1661, a composé : 1° Ga- zophylacium rerum naturalium, Nuremberg , 1642, 54 pl. ; Leipsick, 1753 53 pl. : c'est une continuation des travaux de son oncle Besler. J. Henri Lochner a fait reparaître les mêmes planches avec quelques additions dans le texte, sous le titre de Rariora muscei Beslariani, etc., Nuremberg, 1716 2° Admirandce fabricce humame ris pallium... et foetus, fidclis, quinque tabulis ad magnitudinem naturalem... typis hactenus nunquam visa, Delineatio, Nuremberg, 1640 5. Observatio anatomico- medica cujusdam ires filios, naturalis maqnitudinis, viventes, nixce Nuremberg, 1642 4° Mantissa ad viretum Eystettense... Beslerianum, Nuremberg., 1646 et 1648 C'est un supplément à 1' Hortu- s Eystettensis
  • Basile FABER( 1520 - 1575) : célèbre lexicographe , naquit en 1520 à Soraw , dans la BasseLusace. Après Trompé par l'homonymie latine de Soraw et de Sora , c'est dans le royaume de Naples que Toppi place la naissance de Faber, avoir enseigné les humanités à Nordhaussen et à Tenstadt , il fut fait recteur à Quedlimbourg. Le refus de signer la profession de foi dictée par l'ordre de l'électeur de Saxe lui fit perdre sa place ; et il se rendit à Magdebourg, où il ne tarda pas à se lier avec Francowitz . Il eut part à la rédaction des quatre premiers livres de l'histoire ecclésiastique connue sous le titre de Centuriœ Magdeburgenses. Le Dictionnaire latin , auquel Faber doit toute sa réputation , occupa depuis tous ses loisirs. ll en publia la première édition, Leipsick, 1571, ; et mourut, recteur de l'académie d'Erfurth , en 1575 , à 55 ans. 11 en avait passé trentesix dans l'enseignement. Faber a traduit en allemand une grande partie des Commentaires de Luther sur la Genèse, et l'Histoire de Saxe , par lirantz . Il a composé plusieurs opuscules à l'usage de ses élèves ; et, sous le titre de Disciplina scholarum, un règlement pour les écoles de l'Allemagne, imprimé plusieurs fois, notamment à Leipsick, en 1577 dans un recueil de petits traités sur le même sujet. On ne se souvient plus que de son dictionnaire intitulé : Thesaurus eruditionis scholasticoe. Ce lexique ne contient que les mots employés par les bons auteurs, mais on y trouve, avec la quantité de chaque mot, son étymologie et ses différentes acceptions appuyées par des exemples, et enfin le mot allemand correspondant au latin, ainsi que le français, dans les dernières éditions. Quelque laborieux que fût Faber, son ouvrage, sortant de ses mains, ne pouvait être que bien imparfait ; il a été revu , corrigé et amélioré successivement par Buchner , Cellarius, Grnvius , Stubel, etc., qui l'ont rendu digne du titre un peu fastueux que l'aber lui avait donné, et en ont fait un véritable trésor d'érudition. Les meilleures éditions de ce dictionnaire sont celles de G.Math. Gesner, la llaye, 1735, 2 vol. , et de Francfort, 1749, également en 2 volumes. Celleci, la meilleure que l'on connaisse , est due aux soins de J.llenri Leich
  • Basile GALITZIN( 1633 - 1713) : naquit vers 1633 , d'une ancienne et illustre famille de Russie. Il descendait en ligne directe de Gediinin, grandduc de Lithuanie qui régnait vers l'an 1330. Basile Galitzin se distingua de bonne heure par son esprit et sa prudence, par des moeurs douces, polies, et par une trèsgrande aptitude aux affaires. Il savait trèsbien le grec et le latin, science alors assez rare dans cet empire encore à demi sauvage. C'était tin homme audessus de sa nation pour l'élévation des sentiments, la solidité du jugement, et pour la grandeur des vues, qui toutes avaient pour objet d'avancer les progrès . L'esprit humain, à quelques nuances près, se ressemble dans tous les siècles et chez tous les peuples de la terre. Un plus redoutable appareil suivait les strélitz, qui, accompagnés de leurs femmes , portaient des billots comme s'ils eussent demandé le supplice , au lieu que nos ligueurs ne portaient que des instruments de pénitence. Un orage qui devait écraser l'empire fut donc en peu de temps conjuré par l'audace, par la sagacité, la présence d'esprit de Galitzin, qui, afin de pouvoir réprimer plus sûrement ces nouveaux prétoriens, relégua les plus mutins de cette turbulente milice en Ukraine, à Kasan , et jusque dans la Sibérie. En usant de ce stratagème, il affaiblit le corps des strélitz, de manière à rendre leurs révoltes moins dangereuses, et ménagea au czar Pierre la facilité de le détruire plus tard. Les titres de généralissime, d'administrateur de l'État et de garde du sceau, récompensèrent le courage et l'habileté que le ministre déploya dans ces circonstances critiques. L'empire, gouverné enfin par des principes d'une sage administration , respira durant quelques années, et présenta au dehors un aspect plus imposant. La Russie dut à Galitzin le traité de paix perpétuelle conclu le 6 mai 1686 avec la Pologne; traité qui garantissait au gouvernement la possession de provinces importantes, qui assurait aux Russes, dans ce royaume, `la liberté de conscience, et procurait à l'empire une alliance offensive et défensive contre les Turcs , avec la cour de Vienne et la république de Venise. L'année suivante le ministre, jaloux d'étendre les rapports politiques de ses compatriotes, envoya le prince Dolgorouki auprès de Louis XIV. On reçut cette ambassade comme si elle fils venue des Indes, dit Voltaire; elle devint l'objet de la curiosité générale, et l'on en célébra l'apparition par une médaille. Galitzin avait à coeur d'appeler et de fixer les arts dans sa patrie ; mais les conjonctures n'étaient point favorables au ministre : il eût fallu, outre la vigueur du génie de Pierre , toute l'étendue de la puissance, tout l'ascendant des victoires de cet empereur, pour féconder et faire éclore ces précieux germes de civilisation. Les efforts de Galitzin furent pourtant couronnés de quelques succès, puisqu'ils piquèrent d'une gém:- reuse émulation son jeune maitre , qui dès lors conçut le projet de vaincre des obstacles qui paraissaient invincibles pour tout autre que pour un souverain. Galitzin, non content d'appliquer ses soins aux travaux administratifs, songea a relever la gloire nationale. Il marcha donc en personne contre les Tatars de la Crimée, afin d'affranchir la Russie , sous un climat glacial, près des frontières de la Sibérie; énsuite à Pinega, près d'Arkhangel , d'où - on lui permit enfin de se retirer dans une terre près de Moscou. Là, changé par l'adversité, dégoùté des grandeurs humaines, Galitzin renonça entièrement au monde, et ensevelit dans un couvent les souvenirs de l'ambition et de la gloire. Il y mourut octogénaire en 1713, dans les exer- cices de la plus austère pénitence
  • Basile KENNET( 1674 - 1714) : frère de l'évêque de Péterborough , naquit en 1674 à Postling , dans le comté de Kent , et fit des études brillantes à l'université d'Oxford. Il fit imprimer, en 1696 , sur les antiquités de Borne , un savant traité, qui fut trèsbien reçu du public. Plusieurs autres ouvrages, qu'il publia successivement, obtinrent égale' ment l'approbation générale. H entra dans les ordres vers 1697, et fut nommé, en 1706, chapelain de la factorerie anglaise à Livourne. C'était une chose trop nouvelle alors que l'institution d'un chapelain de l'Église anglicane dans l'étranger, pour ne pas éprouver d'opposition de la part de la cour de Rome : il y eut des ordres du pape et de l'inquisition pour se saisir de sa personne. L'envoyé anglais à Florence écrivit au grandduc, qui lui répondit que, dans les matières de religion, le tribunal de l'inquisition était supérieur à toutes les autorités civiles ; et si le comte de Sunderland, secrétaire d'État , n'eùt employé les menaces, le théologien anglais allait perdre pour toujours sa liberté. Kennet continua ses fonctions jusqu'à ce que le mauvais état de sa santé le força d'aller respirer l'air natal. Arrivé à Oxford en 1714, il y mourut d'une fièvre lente, quelques mois après. Ses ouvrages sont : 1° Roma antiquce notifia, ou les Antiquités de Rome , en deux parties, savoir; 1. Histoire abrégée de la naissance , des progrès et de la décadence de la république ; 2° Description de la ville; Histoire de la religion, du gouvernement civil , et de l'art militaire, avec les coutumes et ce. rémonies remarquables, publiques et particulières, et des planches gravées des principaux bdtiments, etc., précédé de deux essais, concernant les connaissances scientifiques et l'éducation romaine, 1696 2. Vies et caractères des anciens poètes grecs, 1697 ; 3° Exposition du symbole des ap6tres, d'après l'évêque Pearson, dans une méthode nouvelle , en forme de paraphrase et d'annotations; 4° Essai de paraphrase poétique des psaumes, avec la paraphrase du troisième chapitre de l'Apocalypse, 1706 5° Du droit della nature et des nations, traduit de Puffendorf ; 6° Le Casuiste chrétien, Ira_ duit de la Placette , 7° La Traduction des Instucœ Lions pastorales de Godeau ; 8° Pensées de Pascal i sur la religion ; 9° L'Aristippe, traduit de Balzac, avec un essai sur la vie et les écrits de cet auteur; 10° Le Mariage de l'Isis et de la Taine, traduit d'un poi'me latin de Camden ; 11° Serinons prêchés devant la société des commerçants anglais dans les pays étrangers. Londres, 1715, 1 vol
  • Basile KOZLOV( 1793 - 1825) : littérateur russe , qu'il ne faut pas confondre avec Iwan ou Jean Kozlov le One, en qui la maladie et la cécité développèrent un talent si merveilleux , naquit à Moscou vers 1793, et fit ses études à l'université de sa ville natale. Son père, dont le nom figure sur la liste des fondateurs de l'Acadé- mie de commerce de Moscou , 'Voulait qu'il fùt un commerçant. Mais il eût fallu , pour la réalisation de ce plan , que le jeune homme eût eu plus de vocation commerciale ou plus de docilité filiale qu'il n'en avait. Complétement antipathique au négoce vulgaire, il n'eut pas plutôt fait son cours de litotes et de catachrèses , qu'il quitta la vieille Russie des czars pour la Russie brillante et jeune des autocrates, la Moscova pour la Néva. Il dépensà d'abord son argent à StPétersbour,g; puis, s'ingérant de tous côtés , il avisa un Eusse au nous latiniSé Pezarovius, créateur et rédacteur d'un journal dit l'Invalide russe , lequel devait se vendre au profit des militaires blessés. La fondation n'eh remontait qu'à 1813, c'est- à- dire à quinze mois au plus du moment auquel Kozlov entra en relation suivie avec Pezarovius, débrittant ainsi par où d'autres finissent . Notre jeune débarqué se glissa au journal sous forme mileste ; ptris insensiblement il gagna du terrain , prit racine et devint la colonne de la feuille pézaroVienne, qu'il enrichit de beaticoup d'analyses et d'articles critiques sur la littérature. L'abdication du premier propriétaire , son rem- placement par Voéikov, , ne l'empochèrent pas de continuer à être l'Atlas d'un édifice qui menaçait ruine. Il eut de mème bonne part aux supplé- ments, hebdomadaires d'abord, ensuite mensuels, que, dés juillet 1822, le nouveau propriétaire annexa, sous le titre de Nouvelles de la littéra- ture, à la feuille principale du domaine de la critique. Kozlov venait de se lancer dans celui de la politiqe, et le feuilletoniste aspirait à la gloire de publiciste; en d'autres termes, il venait de se faire déférer , dans un journal semiquotidien , la spécialité des affiaires étrangères, qtiand une mort prématurée mit fin à ses jours, au bout de quatre mois d'emploi, le 23 mai 1825. On n'a de lui aucun ouvrage de longue haleine et surtout aucune poésie. P-0 T
  • Basile MONTAGU( 1770 - 1851) : légiste et philanthrope anglais, né le 24 avril 1770 à Londres. Les biographies anglaises lui ont consacré des articles plus étendus que ne parait le comporter au premier abord le nom de ce personnage peu connu ailleurs qu'en Angleterre ; mais ses efforts pour la réforme de quelques points de la législation criminelle , son zèle pour l'intérèt public lui ont valu une place avantageuse dans les annales contemporaines de la GrandeBretagne. Montagu était fils naturel de John Montagu , quatrième comte de Sandwich ; sa mère était la belle miss Ray, qui fut tuée en 1779, sur la place même de CoventGarden , par le révérend M. Hackmann , qui en était tombé éperdument amoureux. Le comte de Sandwich fit élever son fils dans une école de Londres , dont il était un des gouverneurs, et plus tard l'envoya à l'université de Cambridge. En mourant , il lui laissa une fortune suffisante, dont Basile Montagu fut privé, à la suite d'un procès devant la cour de la chancellerie. Ce fut alors qu'il embrassa la profession de jurisconsulte; il fut admis à Gray's Inn, et après 1798 à Lincoln% lnn. Pendant cette période il fit la connaissance de Coleridge et d'autres esprits distingués. Montagu ne devint pas un avocat remarquable; il aurait pu sans beaucoup de peine parvenir à une brillante position , car il avait les bonnes grâces de George IV ; ses amis l'engageaient fort à utiliser cette haute protection; mais, à son intérèt particulier, Montagu préférait le bien qu'il pouvait faire à autrui , dans une carrière plus ardue et moins lucrative. Il avait depuis longtemps été frappé de la barbarie du code criminel en Angleterre, de la sévérité des lois contre les débiteurs, de la dureté de la discipline dans les prisons, etc. Il pensait qu'une réforme était nécessaire, et c'est vers ce but qu'il dirigea tous ses efforts. Rien de plus inhumain , selon lui , que d'infliger la peine du gibet à des individus coupables de simple vol ou même de faux, c'est-àdire de délits ou de crimes non accompagnés de violence. Une circonstance particulière vint encore le confirmer dans ses opinions. En 1801, deux individus allaient ètre pendus à Iluntingdon po" avoir voté des moutons. Toute la ville était en rumeur ; les curieux se dirigeaient en foule vers l'endroit où la potence était dressée. Montagu , qui avait sollicité et obtenu pour les condamnés une commutation de peine , arriva assez à temps pour faire surseoir l'exécution. Les badauds furent désappointés. Le shériff ne cacha pas au philanthrope que la populace de Huntingdon était fort mécontente d'avoir manqué le spectacle qu'elle attendait, et qu'on ferait un mauvais parti à Montagu, si ce dernier ne quittait pas la ville secrètement et surlechamp. Alors Montagu jura de consacrer désormais tous ses efforts pour faire abolir des lois aussi draconiennes. Pendant une seule session, la peine du gibet avait été prononcée contre vingt individus des deux sexes, faussaires et pickpockets , et la sentence exécutée. tandis que d'autres pickpockets circulaient dans la foule, dévalisant les poches des spectateurs. Mais comment parvenir au but qu'il s'était proposé? L'avocat composa un ouvrage philosophique sur la peine de mort, où il réunissait les opinions des moralistes et des théologiens sur cette matière. Le livre terminé, aucun libraire ne voulut l'imprimer. L'auteur, sans se décourager, se mit à compléter et à améliorer son travail, recueillant pendant sept années d'utiles observations tirées des prisons d'Angleterre, du pays de Galles, d'Ecosse et d'Irlande. Pour répandre davantage ses idées, il fonda la Society for the difusion of knowledge upon the punishment of death . Enfin, l'ouvrage de Montagu fut imprimé ; mais aucun des membres de la société ne voulut y mettre son nom. Tous dissuadèrent Montagu d'y apposer le sien ; l'avocat tint bon, disant qu'il serait glorieux pour lui de remporter la victoire, sinon de succomber en compagnie de Th. Morus, Erassne , Bacon . Bentham , Franklin, etc. Le livre, Opinions de de- rents auteurs sur la peine de mort , 1809-1813, 3 vol. eut un immense débit pour l'époque ; mille exemplaires furent enlevés en peu de temps et on en fit une seconde édition. La magistrature s'émut ; l'auteur fut réprimandé ; mais ses opinions triomphèrent, soutenues par sir S. Romilly, S. Grant et par Wilberforce, et il eut la gloire d'obtenir la réforme qu'il avait tant de fois et si éloquemment prêchée. — Montagu s'était aussi fort occupé de la législation sur les faillites et banqueroutes. Il fait autorité en ces matières ; son Digeste des lois sur les faillites, avec une collection des statuts et des affaires plaidées et décidées dans les cours de loi et de justice sur ce sujet est un ouvrage capital, qui a eu plusieurs éditions. Lord Erskine, en 1806 , nomma Montagu commissaire des faillites. Frappé de l'inutilité de cet emploi et même . Dans sou zèle pour le progrès des lumières, Montagu contribua à la fondation de plusieurs sociétés populaires, où il fit des cours publics, entre autres sur Bacon, son auteur favori , dont il a donné l'édition la plus complète jusqu'à ce jour The works of Francis Bacon , lord chancellor of England ; Londres, 1825-1834, 17 vol. Les tomes 1G et 17 contiennent une Fie de Bacon par l'éditeur, qui a bien résumé la vie et les travaux du chancelier, Montagu avait commencé cette publication dès son séjour à l'université , en traduisant les oeuvres latines de Bacon avec plusieurs de ses camarades. On doit encore à Montagu : Législation pratique des faillites , ;,?, vol. avec un suppléaient ; — la Loi sur les associations ; la Loi sur les élections parlementaires, 1839 etc., en tout une quarantaine de volumes. En outre, il a laissé près de cent volumes manuscrits de sa composition , des mémoires sur sa vie et sur ses contemporains, et un journal. Basile Montagu mourut le 27 novembre 1851, à Boulogne . Consultez le Gentleman's Nagazine , 1852, t. 1, p. 310 ; et l'English Cycloperdia. G. DG.
  • Basile PLAVILSTCHIKOFF( 1767 - 1823) : industriel russe, frère du précédent, naquit en 1767, fit de bonnes études et vint fort jeune à StPétershourg, où il se voua au commerce de la librairie et à la typographie. Distingué par les ministres, il fut nominé directeur de l'imprimerie impériale, qu'il administra pendant plusieurs années avec autant de probité que d'intelligence. Il établit ensuite une imprimerie particulière où furent exécutées, sous sa direction, beaucoup d'éditions remarquables en langues russe et française, et qui formèrent d'abord le fond de la bibliothèque de lecture qu'il ouvrit au public en septembre 1815, et qui fut le premier établissement de ce genre en Russie. Alors composée de douze cents volumes, elle en avait près de huit mille en 1817. et, à l'époque de la mort du fondateur, en 1823, il s'y en trouvait dix mille. D'après le vœu de Plavilstchikoff, elle a dé continuer à être ouserte à tous les savants et à tous les gens de lettres, à qui elle était destinée
  • Basile TATICHTCHEV( 1686 - 1750) : historien russe, fils de Nikita, né en 1686, reçut sa première instruction dans la maison de son père. En 1701, il fut envoyé par Pierre 1ft, avec d'autres jeunes gens, dans les pays étrangers, pour s'y vouer à l'étude des sciences. Il apprit à cette occasion l'allemand et le polonais. Après son retour, il entra dans le département des mines et des fabriques. Pierre lui confia différentes commissions spéciales et l'envoya avec une mission en Sibérie. En 1723, il fut fait grand maitre des cérémonies à la cour, et l'année suivante il partit pour la Suède avec une commission secrète. Quand il revint • en 1726, il fut de nouveau placé au département des mines, dans lequel il remplit différentes fonctions jusqu'en 173-1, époque où il fut nommé conseiller d'Etat et envoyé en Sibérie, comme directeur des mines. Il remplit cette place avec beaucoup de zèle, fit ouvrir des mines nouvelles, améliora l'exploitation des anciennes et rédigea un règlement pour le service de cette branche de l'administration. Pour récompense de son zèle, il fut fait conseiller privé en 1737; dans la même année on lui confia l'expédition militaire d'Orenbourg, et en 1741 il fut nommé gouverneur d'Astrakhan, chargé principalement de régler les affaires des Kalmouks. Cependant, quatre ans plus tard, n'étant pas d'accord avec le vicekhan de ce peuple. il reçut l'ordre de remettre toutes les affaires des Kalmouks et d'Astrakhan entre les mains du général leropkin. 11 se retira dans sa terre de Voldin, située dans le voisinage de Moscou, où il mourut le 15 juillet 1750. Son pr ouvrage est l'Histoire russe, depuis les temps les plus anciens, recueillie et rédigée pendant trente ans. C'est une réunion de différentes chroniques russes, commentées à l'aide de livres allemands et polonais, que l'auteur était en état de lire, et par le moyen de traductions du français, du latin et du tartare, qu'il faisait faire par ses secré- taires. 11 se servit aussi d'une foule d'extraits des archives des villes de la Sibérie, de Kazan, d'Astrakhan et autres. Le but de Tatichtchev était de conduire son histoire jusqu'en 1613, ou jusqu'à l'avènement au trône du czar Michel Feodorovitch ; mais la mort l'empêcha de la terminer. On ne sait pas jusqu'à quelle époque il est arrivé, car son manuscrit original est perdu. Cet ouvrage resta longtemps caché. Avant le règne de Catherine II, on regardait l'histoire des czars comme un des secrets les plus importants de l'empire. Cette princesse chargea son historiographe, G.F. Muller, de la publication de l'ouvrage de Tatichtchev; les volumes I, 2 et 3 parurent à Moscou en 1769,1773 et 1774, revus et corrigés par le savant éditeur : le quatrième, qui était plus mal rédigé, ne parut qu'en 1784, à StPétersbourg ; celuici finit à l'an 1462. Enfin le cinquième tome , qui se termine au règne de Jean le Terrible, n'a été mis au jour qu'en 1848, à Moscou, par l'imprimerie de l'université. Cet ouvrage a été pendant longtemps regardé comme le meilleur livre sur l'histoire russe, malgré les défauts sans nombre qui le déparent et malgré les rêveries de l'auteur sur les Scythes et les Sarmates. Tatichtchev s'occupait aussi d'une Description géographique de la Russie, pour laquelle il recueillit une infinité de matériaux; il déposa, au cabinet impérial et à l'académie des sciences, une carte de la Sibérie et son grand Atlas, qui fut publié en vingt feuilles, 1745. Son Dictionnaire historique, politique et cirit de la Reusie, publié à StPétersbourg en 1793, ne va que jusqu'à la lettre L. Tatielitchev a encore composé plusieurs dissertations qui périrent en grande partie dans un incendie; on a publié SeS Remarques sur le droit russe et sur l'Ancien Code russe, Moscou, 1768 et 1786
  • Basile ZANCHI( 1501) : célèbre poéte latin, était frère du précédent et naquit à Bergame, vers 1501. Confié par son père aux soins de Giovita Rapicio, il s'appliqua dès l'enfance à l'étude des langues anciennes avec tant d'ardeur qu'à dixsept ans il avait déjà terminé le Dictionnaire d'épithètes latines qu'il mit au jour dans la suite. Le désir de perfectionner son talent naturel pour la poésie l'ayant conduit de bonne heure à Rome, il s'acquit bientôt une telle réputation que l'Arsali le combla d'éloges dans son ouvrage De poetrs urbanis , où il le place à côté des littérateurs les plus distingués. L'usage obligeait les membres de l'académie romaine à changer de nom. Pour s'y conformer, il prit celui de L.- Pe- treius Zanchus, sous lequel il publia ses premiers essais poétiques. C'était une légère altération du nom de Pierre, qu'il avait reçu au baptème Après la mort du pape Léon X, il revint à Bergame, et en 1524, à l'exemple de ses deux frères, il entra dans l'ordre des chanoines de Latran. Alors il quitta son nom académique pour prendre celui de Basile, qu'il a conservé depuis. Dans la première ferveur de son nouvel état,il abandonna la culture des lettres, voulant se livrer exclusivement à l'étude de la théologie et des Livres saints; mais, heureusement pour sa gloire, il ne tarda pas à revenir au culte des Muses, et son Poéme De horlo Sophia', dans lequel ii a décrit en beaux vers les dogmes et les principes du christianisme, accrut la réputation que lui avaient value ses premiers essais. Son séjour dans les principales villes d'Italie, à Padoue, à Ravenne, à Bologne, fut marqué par de nouveaux succès. Ses talents , son ardeur infatigable pour l'étude et ses qualités personnelles lui méritèrent partout de nombreux amis. Suivant Ghilini , Bayle , le P. Niceron et même l'abbé Serassi , Basile fut, en 1559, nommé garde de la bibliothèque du Vatican; mais deux lettres, l'une de Paul Manuce t. et l'autre de Latino Latini , prouvent que cet illustre poète était mort dans un cachot, à la fin de 1558. Dans le cours de cette même année, le pape Paul IV avait enjoint aux religieux qui vivaient hors du cloître d'y rentrer surlechamp, sous peine de la prison et même des galères. Or, Basile était du nombre, et sa désobéissance aux ordres du pontife fut, suivant Tiraboschi , quoique ses écrits ne contiennent rien qu'on puisse lui reprocher . Dans un siècle si fécond en bons poètes, il n'en est aucun qui ait surpassé Zanchi sous le rapport de l'harmonie et de l'élégance du style, et ce mérite rachète bien des défauts, surtout en Italie. Les ouvrages de Zanchi sont : 1. De horto Sophim libri duo ad P. Beni- bum cardinalern; accedunt ejusdern varia poernata, qua, olim suis L. Petroei lanchi noniine edidit , Rome, 1540 ibid., 1553 avec les Quoestiones in 4, libros Regurn et 2 Paraliponienon; 2. Poemata libri 8, Rome, 1550 ibid., 1553; Bàle , 1555, avec les poésies de son ami Laurent Ga mbara ; Bergame, 1747 Cette dernière édition, que l'on doit à l'abbé Serassi, est plus complète que les précédentes. Dans sa notice sur Zanchi , l'éditeur n'a point cherché à découvrir les motifs de son emprisonnement, parce qu'il se réservait de le faire dans ses Scrittori Bergarnaschi; niais il est mort avant d'avoir pu terminer cet ouvrage. Le premier livre des poésies de Zanchi contient lier lus' Sophia'; les deux suivants et le huitième, des sujets pieux; le quatrième, deux épithalames, deux épîtres à Léon X et à CharlesQuint, un poème sur urie éclipse de soleil et enfin des regrets sur la mort de J.César Gryphoni, de J. Cotta et de Sannazar; le cinquième, des églogues; le sixième et le septième, des mélanges. Cette lettre de Latino Latini a été publiée par le P. Lagomarsini, dan, ses notes sur les Lettres de Pogge, t. ép. lb. Cette prermére édition des poésies de Zanetii est très rare. Elle est inchquée dans le Catalogue de Ptnelli, Ponnata varia ed. Georgio Logo, absgue alla nota Verbortint latinorum es rariis auctoribus epi- tome ; acressit ejusdem rerborum quœ in lIarii Ni- zolii ; I) ob. re'vaionibu. in Cireraient desiderantur appendix, Rome, 1541 13Ale , 1543 C'est un dictionnaire avec un ren- voi des mots aux auteurs qui s'en sont servis. Epithetorum commentarii, ibid., 1542 réimprimé sous le titre de Dictionarium poetictim et epitheta reterum poetarunt, Mons , 1612 Suivant les rédacteurs du catalogue de la bibliothèque de Paris , c'est moins un dictionnaire d'épithètes que des noms propres. Zanchi avait entrepris un dictionnaire d'épithètes grecques, qu'il n'eut pas le loisir de terminer. 5° In annes divines libres notationes, Rome, 1553 Spire, 1558; Cologne, 1602 On conserve à la bibliothèque du Vatican deux index de Zanchi, l'un de Lucain et le second de Catulle et de quelques autres poètes
  • Basile BOLI( 1967) : footballeur
  • Basile Valentin : alchimiste au Moyen Âge

Basile année par année

Signe astrologique de Basile

Couleur de Basile

Pierre précieuse de Basile

Chiffre de Basile

Métal de Basile