Le prénom Adolphe Masculin

Origine :

Fête :

24 Septembre

Signification de Adolphe

Adolphe est un prénom rare en France. Il existe plusieurs dérivés du prénom Adolphe, parmi lesquels Adolph, Adelphe, Adolf, Alphee, Adolfo, Alpha, Adille, Adyl et Adolpho. Le prénom Adolphe est d’origine germanique et remonte à l’époque médiévale.

Personnalité de Adolphe

Adolphe est un grand séducteur. Doté d’un charisme naturel, il attire les femmes sans trop d’effort. Toutefois, il a un cœur d’artichaut et a besoin de le sentir battre à tout rompre pour se sentir heureux. Ainsi, l’amour constitue un équilibre pour lui. Une fois ses sentiments stables, cet homme est totalement disposé à s’engager pour de bon. Sincère, il aime sa compagne du fond de son cœur et lui voue un amour éternel. Compréhensif, sage et honnête, il fait tout pour faire plaisir à sa femme et se surpasse pour lui montrer qu’il l’aime. Par ailleurs, il déteste être la source d’un malheur et fera tout son possible pour rectifier ses torts s’il en cause. Son amoureuse ne doit pas être trop possessive ni jalouse, car il tient à son espace et sa liberté. Romantique, il use de son charme et de ses atouts pour rendre sa compagne la plus heureuse du monde. Avec lui, la vie de couple ne tombe jamais dans la monotonie. Il fait tout pour raviver la flamme des débuts à chaque instant.Adolphe est un homme doué pour la communication. Il s’adapte très bien à tous les caractères, qu’ils soient souples ou difficiles. Charmeur, il sait user de ses atouts pour amener les gens là où il le veut. Fin et élégant, il ne se met jamais quelqu’un à dos. Il fait toujours en sorte de s’entendre avec toutes les personnes qu’il rencontre. Séduisant, il n’ignore pas qu’il a du charme et n’hésite pas à en user lorsqu’il en a besoin. Adolphe est un homme qui préfère déléguer, surtout lorsque la tâche ne l’intéresse pas. Esthète, il soigne son image et accorde beaucoup d’importance aux premières impressions. Elégant et courtois, il est attiré par la beauté sous toutes ses formes. Adolphe est un homme qui n’apprécie pas le désordre. Il aime les endroits propres et bien rangés. Cependant, il rechigne à faire lui-même son ménage. Légèrement capricieux, il n’apprécie pas être contrarié. Dans le domaine professionnel, c’est un homme constant et travailleur. Stable et fiable, il accomplit chaque tâche qu’on lui a confiée et s’assure toujours d’un travail bien fait.

Provenance du prénom Adolphe

Histoire de Adolphe

Etymologie de Adolphe

Les Adolphe célèbres

  • Adolphe DECKER : né à Strasbourg, était capitaine des armes à bord de la flotte hollandaise, appelée la flotte de Nassau, commandée par Jacques l'Hermite, et expédiée pour faire la conquête du Pérou et pour reçonnaitre le détroit découvert récemment par Lemaire. Elle appareilla le 29 avril 1023, arriva devant le détroit le 2 février 1624, et resta quelque temps mouillée dans une baie de la TerredeFeu. Le '7 mai, on arriva devant le Callao, où les attaques des Hollandais échouèrent. L'Hermite, malade depuis longtemps, mourut le 2 juin. Schapenham, qui lui succéda, se distingua par ses cruautés. La flotte ne parvint qu'à byùler un assez grand nombre de navires espagnols, re- monta le long de la côte jusqu'à Acapulco, et fit 0 ile pour Pile de Guaham, où elle mouilla le 26 janvier 1625. Elle alla ensuite à Mindanao, puis d'ileu . en îles jusqu'à Batavia. Schapenham mourut le 3 novembre. Les deux seuls vaisseaux qui restaient mouillèrent au cap le 21 janvier 1626, et le 9 juillet abordè- rent au Texel. Decker, par ordre du conseil de la flotte, était resté à Batavia, avec les soldats. 11 en partit en novembre 1627, et le 27 mai 1628, il entra à Amsterdam. Le journal qu'il rédigea fut imprimé en allemand à Strasbourg en 1629 Il se trouve en latin dans la collection de De Bry, 13C partie des Grands Voyages, et 12° des Petits Voyages. 11 est plus étendu dans les premiers et accompagné de cartes et de figures. 11 est inséri aussi dans le recueil des Voyages de la compagnie des Indes, t. 7, édition de Rouen , avec ce titre : Voyage de la flotte de Nassau aux Indes orientales par le détroit de Magellan, titre fautif, puisque l'on prit le détroit de Lemaire. Le journal y est moins complet que dans la 13° partie de De Dry, dont on a tiré quelques cartes Presôt et de Brosses en ont donné des extraits; ce dernier parait avoir consulté les éditions latines. La relation de Docker est regardée, as ec (*M'Une une des meilleures du recueil français. L'auteur tel montre homme intelligent, U écrit avec beaucoup d'ordre et de clarté. Il donne des notions trèsjustes sur la route à tenir pour abréger la traversée jusqu'au détroit de Letnaire ; line trèsbonne description des parages au sud de la TerredeFeu, et des obsenations curiewes sur ses habitants, ainsi que sur l'île de Juan Feniander et sur I'lle de Guam
  • Adolphe DITTMER( 1795) : né à Londres en 1795 de parents français, pendant un voyage que ceuxci furent contraints de faire dans cette ville, fut ramené en France dans le Forez où sa famille tenait un rang honorable, et fit ses études à Paris. Eu 1816, il prit du service militaire, fut officier de cuirassiers dans la garde royale et fit l'expédition d'Espagne de 1823. En 1825, ses opinions, qui penchaient vers le libéralisme, le décidèrent à quitter l'état militaire. Son esprit et sa gaieté le répandirent bientôt dans la bonne compagnie, où ses nombreuses connaissances avec les gens de lettres les plus distingués de ce temps ne tardèrent pas à le pousser luimême dans cette carrière. Il fut attaché comme critique à la rédaction du Globe, feuille périodique qui exerça une grande influence sous la restauration, et qui avait pour collaboratedrs des écrivains qui, presque tous, ont occupé depuis des positions importantes dans l'administration ou l'enseignement public. L'opposition libérale avait alors une trèsgrande popularité: le public s'empressait autour des productions qui sortaient de la plume de ces écrivains, et jamais aussi ils ne furent plus féconds. Journaux, livres, brochures, systèmes politiques et littéraires, tout était lu avec avidité. Le succès du Thédtre de Clara Gazol, avait mis à la mode des scènes de proverbes, moitié politiques, moitié légères qui avaient pour objet de fronder à la fois les moeurs de l'ancien régime, et les opinions de ceux qui le défendaient: En collaboration avec Cavé, depuis directeur des BeauxArts sous le règne du roi LouisPhilippe, Dittmer publia les Soirées de Neuilly sous le pseudonyme de M. de Fongeray. On lui attribua la plus grande part dans, cet ouvrage élégant, où l'épigramme était maniée avec finesse et dextérité. Le style en est facile, correct et pur, et ne laisse pas de posséder souvent la grâce, principal mérite de ces bluettes de l'esprit. — Dittmer resta dans l'opposition jusqu'à la révolution de 1830, et ne tarda pas d'attirer l'attention des membres du nouveau gouvernement. Présenté en 1831 à Casimir Périer, il obtint sa confiance, et fut_chargé par ce ministre de plusieurs missions délicates, entre autres d'aller observer l'état de l'Italie et d'en rendre compte pendant l'occupation des légations pontificales par l'armée autrichienne, qui donna lieu à l'expédition d'Ancône par le gouvernement français. Après quelques services diplomatiques, Dittmer rut nommé successivement inspecteur général des haras et directeur de cette administration et de celle de l'agriculture. Il y déploya les qualités fa.ciles, obligeantes, et bienveillantes de son coeur. Quelquefois même sa bienveillance naturelle le rendit trop indulgent pour de graves abus. Toutefois il ne les aimait pas, et quand il ne pouvait les combattre de sa personne, il savait s'aider de secours étranger. Nous citerons à cet égard une anecdote assez piquante, parfaitement authentique et qui ne nous parait pas indigne de la gravité de ce recueil, parce qu'elle donne vine idée des mœurs administratives et parlementaires d'une époque. Un jour un des députés notables de l'opposition attaquavivemeut, à Kapos du budget, l'administration des haras. Il fut tout étonné en descendant de la tribune, de se voir vivement remercié par l'un des plus hauts fonctionnaires du ministère auquel appartenait cette administration. L'année suivante Dittmer en personne se rendit chez ce député et lui fournit les notes et les faits nécessaires pour continuer ses attaques. Ses visites et ses documents se renouvelaient chaque année à l'époque de la discussion du budget. Ajoutons pour le caractère et la loyauté incontestable du directeur général des haras que ces communications était faites par lui avec l'assentiment de ses supérieurs. Le mot de cet énigme le voici : le ministère était impuissant à, résister aux exigences et aux sollicitations des membres de la majorité, et pour pouvoir leur résister et garder quelqu'ordre dans la hiérarchie des avancements, il avait recours aux voix de l'opposition pour révéler les abusque sa faiblesse était obligée de subir. Dittmer mourut le 10 mai 1846, laissant après lui la considération d'un bon administrateur, d'un homme bienveillant et honnête, et d'un littérateur élégant. On a de Dittmer : les Haras et les remontes, la Guerre et les brochures , Paris , 1842 de 56 pages
  • Adolphe ESCHELS-KROON( 1739 - 1793) : voyageur danois, né en 1739, à Nie?lum, lieu situé dans l'Ile Fohr, sur la côte occidentale du duché de Sleswig passa dixhuit ans dans les Indes orientales, où il fit d'abord le commerce, ensuite il fut, de 1766 à 1777 , résident de la compagnie hollandaise à Ayerbangies, dans l'île de Sumatra ; de retour en Europe, il séjourna quelque temps â Hambourg; fut, de 1782 à 1784, agent du Daneinarck dans les Indes, et enfin se retira à Kiel, où il mourut, le 18 octobre 1793. On a de lui , en allemand : 1° Description de Me de Sumatra, considérée princielement sous le rapport du commerce et de tout ce qui y est relatif, Hambourg, 1782 ce livre, après avoir donné la description de la côte , Paris, 1793; 4° Rapport adressé au prince royal Frédéric de Danemarek, sur les ; h" Quelques Détails sur Vile de Ceylan , dans les Nouvelles Commerciales de Hambourg, 1796; tous ces ouvrages annoncent un homme intelligent, habile et familiarisé avec les sujets qu'il traite
  • Adolphe METKERKE ou MEETKERCKE( 1528 - 1591) : antiquaire et philologue, né à Bruges en 1528, d'une famille patricienne , remplit successivement différents emplois importants , et fut enfin nommé président du conseil de Flandre. Le rôle qu'il joua dans les troubles de son pays le détourna de ses études favorites ; mais il n'en mérita pas moins la réputation d'un des meilleurs hellénistes de son temps. Député en 1579 au congrès de Cologne pour traiter de la paix , il recueillit les Actes de cette assemblée , et les publia , avec des notes , à Anvers , 1580 . Il fut envoyé ambassadeur près de la reine Elisabeth , et mourut à Londres le 4 novembre 1591 , du chagrin que lui causa la mort d'un de ses fils , tué à Deventer. Il fut inhumé dans une des chapelles de l'église StPaul , où l'on voyait son épitaphe rapportée par Foppens. Aub. Lemire assure que Metkerke, mourant , déclara que l'Église romaine est la seule véritable; mais Teissier dément le fait , d'après des témoignages qui paraissent irrécusables . Cependant Feller l'a répété d'après Lemire dans son Dictionnaire historique. Metkerke a eu part aux principaux ouvrages d'antiquités publiés par Hubert Goltzius , et a contribué aux frais de leur impression. Il a publié un bon abrégé de la grammaire de Despautère , Anvers , 1571 . On lui doit , en outre , la première édition complète des Idylles de Moschus et de Bion , greclatin , avec des notes , Bruges , Hubert Goltzius , 1565 , petit : elle est aussi rare que recherchée des curieux. Les autres ouvrages de Metkerke sont : I° De veteri et recta pronunciatione linguce grœcc e , Bruges , 1576 Il y relève les défauts de la prononciation adoptée dans les écoles de son temps. Ce petit traité était devenu rare; mais Sig. Havercamp l'a réimprimé dans le Sylloge scriptorum qui de linguoe grœcce vexa et recta pro- Feller dit que de Thou et Valère André se sont trompés en attribuant à Metkerke le Recueil des actes de la pacification de Cologne, et il le donne à un certain Aggée Albada, qui n'est peut-être que le masque de Metkerke. ; 2° Kalendarium perpetuum sive ephemeris syllabica dierum festorum Ecclesice romance, ibid., 1576. Cet opuscule se trouve à la suite du précédent. 3° Theocriti epigrammata carmine latino reddita ; imprimé à la fin de l'ouvrage de Jean Posthius : Parerga poetica, V,Turtzbourg , 1580. Des biograhes en citent une édition de Heidelberg, 1595 4° Quelques pièces de vers dans les Delicice poetar. Belgarum. Le portrait de Metkerke a été gravé , format dans la Biblioth. de Foppens, où il a un article assez étendu, mais qui n'est pas exempt d'erreurs
  • Adolphe MODÉER( 1738 - 1799) : savant Suédois du dernier siècle , secrétaire de la société patriotique de Stockholm , et membre de l'académie des sciences de la même ville , naquit en-1738 , et mourut à Stockholm le 16 juillet 1799.11 eut part tant à l'établissement qu'aux progrès de la société patriotique , qui a rendu de grands services à l'agriculture et aux arts industriels. Le premier volume des Mémoires de cette société contient l'Histoire du commerce de la Suède par Modéer. Ce savant, trèsversé dans les sciences physiques, communiqua un grand nombre d'observations et d'expériences à l'académie de Stockholm , qui les fit imprimer dans ses mémoires. Indépendamment de cinq Némoires , insérés dans le Recueil de cette société , t. 23-28 , on a de ce savant naturaliste : P Histoire du' commerce de la Suède, , Stockholm , 1770 , en allemand ; 12" trois Opuscules , dans la même langue , sur l'amélioration de l'agriculture, les colonies et l'économie domestique, ibid., 1774, 1776, 1780 3° Bibliotheca helminthologica , sen enunzeratio auctorum qui de vermibus scilicet cryptozoïs , gymnodelis , testaceis arque phytozois , tam nuisquant petrilicatis scripscrunt, Erlang , 1776, iii-8°. Cette bibliographie spéciale comprenant environ dixneuf cents articles , serait plus utile si l'a uteur, au lieu de se borner à donner exactement !jugement titres des livres, y eût joint plus souvent un ljugement raisonné sur le mérite des principaux ouvrages qu'il indique
  • Adolphe MURRAY( 1750 - 1803) : professeur d'anatomie et médecin du roi de Suède, né à Stockholm en 1750, est mort à Upsal le 5 mai 1803. Son père était pasteur de l'église allemande à Stockholm et lui donna une éducation trèssoignée. Murray fit ses études à Upsal sous les meilleurs mettes, et il soutint une thèse ayant pour objet des observations anatomiques, qui fixèrent l'attention du fameux Haller. Ayant entrepris un voyage dans l'étranger, il s'arrêta longtemps à Florence, y acquit l'estime du grandduc et fit une étude approfondie de tout ce que le musée offrait de relatif à l'anatomie. Retourné en Suède en 1774, il fut chargé d'enseigner cette science à l'université d'Upsal, et il s'acquitta des devoirs de sa place avec un zèle infatigable jusqu'à sa mort. Il fit soutenir un grand nombre de thèses sur des sujets neufs et intéressants , et il enrichit de savants Mémoires les Recueils de l'académie des sciences de Stockholm et de la société royale d'Upsalt Murray était membre de ces deux socié- , né à Sleswig én 1726, mort le 12 janvier 1776, a traduit en allemand les Observations critiques de Nordberg sur l'Histoire de Charles 111 et d'autres ouvrages suédois, et a publié plusieurs curieuses dissertations sur la géographie et l'histoire des pays du nord, dans les Recueils de l'académie de Goett — Son autre frère . Outre plusieurs traductions et dissertations, dont on peut voir le détail dans Meusel, nous citerons de lui I° Enumeratio librorum prœcipuorum medici argu- menti , Leipsick , 1773 F.G. de Halem en donna une édition trèsaugmentée, Au rich , 1792 2. Bibliothèque de médecine pratique, Gcettingue, 1774-1781 , 12 numéros formant 3 volumes ; 3. Appa- reils medicaminum, I 776-179.2 , 6 vol. réimprimé en 1793, et dont on a deux traductions en allemand. L'Eloge de ces deux frères, par Beyne, se trouve dans le Recueil de l'académie de Gcettingue . •C—AU,
  • Adolphe NOURRIT( 1802) : fils du précédent , naquit à Montpellier le 3 mars 1802. A l'âge d'un an il fut amené à Paris. Son père, dont Méhul avait reconnu la belle voix , entrait au Conservatoire, et les leçons de Garat préparèrent ses débuts à l'Académie impériale de musique. Adolphe Nourrit fit à SteBarbe de bonnes études, qui, sur la fin, furent dirigées vers le commerce : ses parents ne le destinaient pas au théâtre. Néanmoins il avait appris la musique vocale et commencé le violon. Il lit son apprentissage commercial à Lyon dans une grande maison de soieries ; puis il entra dans la Compagnie d'assu- rances générales, qui venait d'être fondée à Paris ; mais il y resta peu de temps : son goût le portait ailleurs. Le célèbre Garcia, l'ayant entendu d'une pièce voisine essayant un morceau de Gluck , fut frappé de la beauté de son organe si pur et si sympathique, et des heureuses intentions de son débit ; dès lors il devina et prédit son talent et son avenir. Ayant décidé le père à ne pas contrarier une vocation si manifeste, il cultiva avec prédilection les heureuses dispositions du jeune Adolphe , et le soumit à des exercices sévères, qui ne rebutèrent point le docile écolier. Celuici, tout en étudiant le chant et l'harmonie , approfondissait l'esthétique de son art. La culture littéraire de son esprit, jointe à son organisation sensible , lui faisait un besoin de l'expression dramatique. Il eut pour professeur de déclamation Baptiste ainé, artiste habile et esprit dist dont les précieuses leçons furent payées d'une affection presque filiale par l'élève reconnaissant. 11 eut aussi l'avantage d'avoir sous les yeux un des grands acteurs des temps modernes, Talma, pour lequel il ressentait une admiration qui ne pouvait être stérile. On vit plus tard, lors de ses hautes créations théâtrales, combien il avait profité de ce modèle. Il débuta à l'Opéra le 10 septembre 1821 dans le rôle de Pylade, d'Iphi- génie en Tauride. Dérivis faisait Oreste. Nourrit père, dans une intention délicate, avait voulu remplir le rôle du coryphée qui introduit Pylade : il semblait n'être là que pour donner de l'assurance au timide débutant. Adolphe Nourrit se révéla dans cette première création, et son succès fut brillant. Dès lors il compta parmi les sujets de l'Opéra. il parut successivement, toujours avec la faveur du public, dans le rôle de Renaud, d'Armide, dans Orphée, dans les Bayadères , les Danaïdes, etc. Parmi les rôles de l'ancien réper- toire, un de ceux qui le firent surtout remarquer est celui d'Orphée, où déjà l'énergie dramatique se produisait à côté des accents suaves et pathé- tiques de l'époux suppliant. Cependant une ère nouvelle allait commencer pour la musique lyrique. Rossini avait été attiré à Paris par l'intendant de la maison du roi , qui l'avait chargé de la direction du ThéâtreItalien. Le grand Opéra devait bientôt se ressentir de sa présence. Adolphe Nourrit accueillit avec joie cette révolution, à laquelle il était nécessaire , et il se montra plein d'ardeur pour compléter l'éducation de sa voix, en vue des besoins nouveaux de l'art. Rossini voulut s'essayer en appropriant à la scène fran- çaise un de ses opéras , Maometto second°, qui, orné de richesses nouvelles, devint le Siège de Corinthe. Avec sa rare habileté à tirer parti des voix , il sut produire Adolphe Nourrit sous le jour le plus favorable , et faire admirer à la fois son organe ravissant et la puissante expression de son débit. Le Siège de Corinthe fut représenté le 9 octobre 1826, alors que la régénération de la Grèce faisait battre tous les cœurs. L'enthousiasme d'Adolphe Nourrit pour cette noble cause eut bien sa part dans les applaudissements don- nés à Néoclès. Dès lors la réputation du fils ba- lança celle du père, et en même temps la gloire du grand compositeur triompha des dernières résistances. Mademoiselle Cinti , avec sa voix charmante et sa méthode parfaite Dérivis père, avec son organe sonore et puissant , contribuèrent au succès du nouvel opéra. Louis Nourrit, qui y avait encore paru ; mais dans un rôle trèssecondaire, ne tarda pas à se retirer, laissant à SOI! fils un emploi dans lequel celuici devait le surpasser. L'année suiva lite vit représenter Moïse, dont le fond était le Mos, autre partition de Rossini , qui , pour passer sur la scène française, avait été enrichie d'une foule de beautés du premier ordre. Adolphe Nourrit y remplissait le rôle d'Aménophis. Le succès de l'ouvrage et des acteurs fut immense; madame CintiDamoreau et Levasseur en eurent naturellement leur part. La Muette de Portici fut donnée au mois de février 1828 , et plaça Auber parmi les grands maîtres. Cette pièce, dans laquelle Nourrit déploya une énergie si entraînante , tout en conservant ses charmantes qualités, ajouta singulièrement à sa réputation. La création du rôle de Masaniello fait date dans sa vie d'artiste. Quelques mois après il parut dans le Comte Ory, chefd'oeuvre de grâce, dont il rendit avec une rare perfection les allures vives et élégantes. Enfin, le 3 août 1829, l'Opéra donna Guillaume Tell, une des plus belles partitions de la scène française. On sait quel éclat Nourrit jeta dans le rôle d'Arnold , où toutes les nuances se trouvent si heureusement réunies. Dans le célèbre trio du second acte il n'a pas eu de rival pour là force de son expression pathétique ; il n'était guère possible de l'y entendre sans verser des larmes. Les troubles de 1830 vinrent suspendre pour quelques jours les représentations théâtrales. On ne demanda plus à la musique que des chants de guerre et de victoire. On fit revivre la Marseillaise , et bientôt la Pari- sienne devint le chant particulier de la révolution de Juillet. Le sentiment populaire trouva dans Nourrit un interprète inspiré. Il fallut qu'il se transportât sur nos différentes scènes pour satisfaire à l'enthousiasme général. Il remplissait avec bonheur ce nouveau rôle ; car il regardait comme un attribut de son art, et même comme une mission particulière, de communiquer au peuple des idées généreuses par le charme de l'harmo- nie. Toutefois, il faut bien reconnaître que les fréquents efforts nécessités par ce nouveau ser- vice altérèrent un peu la limpidité de son organe. En même temps , les situations dramatiques qui prédominèrent dès lors dans les opéras exigèrent le développement des qualités énergiques plutôt que des qualités délicates, et il fallut perdre un peu d'un côté pour gagner beaucoup de l'autre. En 1831, M. Véron remplaça N. Lubbert dans la direction de l'Opéra ; mais les conditions étaient toutes différentes : il la prit à ses risques et périls. Bientôt la gracieuse partition du Philtre produisit sous un nouvel aspect le talent si souple de Nourrit : on le vit faire succéder la naïveté villageoise à la noble tenue des grands seigneurs, aux accents passionnés des héros. Enlin , le 21 novembre, eut lieu la première représentation de Robert le Diable, grande oeuvre qui a obtenu une des plus brillantes fortunes dont les annales du théâtre aient gardé le souvenir. Nourrit trouva dans cette vaste composition l'occasion de mettre en lumière toutes les forces de son talent. C'est surtout là que , par sa chaleur et son énergie , il sut communiquer au public des émotions inconnues. Plus tard , en province, :1 excita dans cette pièce les mêmes transports d'admiration. Nourrit créa de nouveaux rôles dans le Serment, Gustave III, Ali Baba, Don Juan. En 1835, MM. Scribe et Halévy firent jouer la Juive. Le rôle du chrétien Léopold , amant de la juive Rachel , était destiné à Nourrit, et celui d'Eléazar à Levasseur. Cette combinaison avait, entre autres défauts, celui de ne pas laisser Levasseur libre pour le rôle du cardinal. Les auteurs, qui désiraient qu'on leur offrît ce qu'ils n'osaient demander, prièrent Nourrit de lire le poëme, le laissant maître de choisir. Il choisit le rôle d'Eléazar, c'est-àdire un personnage de père, dominant ainsi les préjugés traditionnels des premiers ténors, et même étonnant plus d'un de ses amis. On sait quelle touchante physionomie il lui dolina, et combien cette transformation de son talent ajouta à sa gloire. Après quatre ans, M. Véron transmit la gestion de l'Opéra à M. Duponchel. Par une bonne fortune du nouveau directeur , les Huguenots allaient succéder à Robert le Diable; ils furent représentés le 29 février 1836. En créant encore un rôle capital , un rôle tel que les auteurs les écrivaient pour lui avec l'assurance du succès, Nourrit semblait avoir mis le sceau à sa renommée. Il avait alors trentecinq ans; il était dans la force ide l'âge et dans toute la maturité du talent. Mali gré les brillantes espérances que devait donner à une administration un acteur chéri du public, que les auteurs étaient jaloux d'avoir pour interprète et qui était toujours en progrès, M. Duponchel crut devoir engager Duprez , ancien élève de Choron , qui s'était fait une belle répu- tation en Italie. Cette détermination fut pour Nourrit un coup de foudre. 11 est facile , il est juste de dire qu'elle le troubla outre mesure , et que, mème en n'acceptant pas le partage de la première place , il pouvait rester à Paris et at- tendre son heure , assuré que la carrière n'était pas définitivement fermée pour lui. Mais une nature si sensible, quand elle éprouve de telles secousses, perd soudain l'usage de ses forces. Nourrit répéta plusieurs fois qu'il n'était pas un homnze de lutte. D'ailleurs rien ne l'avait préparé à cette rude épreuve. Jusqu'alors la carrière lui avait été facile; il avait trouvé la gloire comme une juste récompense de ses travaux assidus : il n'avait pas eu à la conquérir sur des rivaux. Nourrit avait donc pris irrévocablement une résolution prudente : il cédait devant une rivalité qui paralysait ses moyens. Le 1" avril 1837 il lit ses adieux au public , et parut pour la dernière fois dans le deuxième acte d' Arntide et les trois derniers actes des Huguenots. Gluck et Meyerbeer marquaient les deux termes de sa carrière. La salle eut peine à contenir le nombreux auditoire consterné d'une retraite si prématurée. Rien ne fut plus touchant que ces adieux. Nourrit chanta le bel air d'Armide : Plus f obserre ces lieux, avec une suavité qui rappelait ses premiers débuts, mais cette fois avec une expression que l'analogie des situations rendait plus saisissante. Toutes les allusions étaient applaudies avec fureur ; des larmes étaient dans tous les yeux. Jamais acteur n'excita plus profondément la sympathie du public, et rien ne saurait surpasser l'éclat de ce dernier triomphe. — Nourrit voulait faire dans les départements et en Belgique une tournée qui lui permettrait d'assurer l'avenir de sa famille, puis se retirer du théâtre. Mais cette détermination ne pouvait guère être solide : un grand artiste peutil s'abdiquer ainsi luimême? 11 se fit entendre successivement à Bruxelles, à Lille , à Marseille , à Lyou, à Toulouse ; mais les applaudissements passionnés qu'il recevait par- tout ne pouvaient lui faire oublier ce qui se passait à l'Opéra de Paris, ni le consoler de vivre éloigné de sa famille. Une maladie de foie , dont il avait ressenti les premières atteintes avant ses tristes émotions , se développa singulièrement par l'action constante du chagrin , et l'isolement produisit le marasme de la nostalgie. A Marseille, après avoir excité comme ailleurs un grand enthousiasme, il fut saisi par le mistral, qui le priva momentanément de sa voix. Il s'exagéra cet accident ; et comme, sous cette funeste impression , la maladie faisait de grands ravages et qu'unie affreuse dyssenterie l'épuisait, il perdit la tète, et partit sans avoir complété ses représentations. Déjà, dans cette ville, d'effrayants symptômes cérébraux, qui eurent peu de témoins, furent un présage de l'avenir. On peut dire que le reste de ses jours ne fut qu'une longue maladie, d'autant plus dangereuse qu'il mettait toute son énergie à la dissimuler. Quand, à son retour à Paris, il était apparu tout à coup au milieu des siens dans un état de santé si alarmant et presque méconnaissable, on ne doutait pas que ses courses ne fussent terminées. Il n'en fut rien. La vie de famille , le repos, un séjour à la campagne le retrempèrent, et le démon de l'art reprit son empire. Nourrit sentit le besoin de lutter ailleurs contre le rival qui occupait sa place, et d'aller cueillir en Italie la palme que Duprez y avait trouvée. D'ailleurs il n'éprouve- rait pas la plus grande de ses privations : sa famille pourrait l'aller rejoindre dès qu'il aurait un engagement. 11 partit pour cette aventure pleine de périls, alors que l'OpéraComique, déjà enrichi du talent de madame Damoreau , lui faisait les plus brillantes propositions pour le retenir. A Milan il vit Rossini , et l'illustre maestro se sou- vint de l'artiste qui n'avait pas été inutile à sa gloire. 11 organisa un concert où Nourrit fut accueilli avec enthousiasme ; il l'exhorta à se consacrer désormais à la musique italienne. A Florence, à Rome, Nourrit ne se lit entendre que dans des salons : il obtint les mêmes succès. Arrivé à Naples au commencement d'avril 1838, il ne se pressa pas de débuter. Quoique sa réputation eût excité chez les Italiens une curieuse impatience, il voulut auparavant sonder le terrain. Alors commençait en Italie cette révolution musicale qui , substituant l'expression dramatique à l'ancien art du chant , devait aboutir au règne exclusif de Verdi. Cette disposition des esprits était favorable à Nourrit. 11 s'engagea résolinnent dans une voie qui était plutôt celle du succès que du progrès. Il eut l'avantage de rencontrer Donizetti, et les deux artistes s'attachèrent l'un à l'autre par une estime réciproque et par l'espoir de triomphes communs. En atten- dant qu'ils pussent se produire dans une œuvre nouvelle , Nourrit se mit entre les mains de l'habile professeur, surtout afin d'italianiser sa prononciation. Il se plia avec un courage extra-. ordinaire à ses leçons; l'idole du public parisien redevint un écolier soumis. Nourrit n'était pas venu en Italie pour jouer des rôles secondaires ou tenter de remettre en honneur un répertoire usé. Naturellement il voulait paraître avec tous ses avantages dans une pièce écrite pour lui , où il pût déployer l'inspiration de son chant et la puissance de son jeu. Depuis longtemps il s'était passionné pour le sujet de Po/ yeucte. Il le rit arranger pour la scène lyrique par le poète Romani, et le confia au talent de Donizetti. Ce sujet effaroucha la censure, et le roi luimême interdit la pièce. Cette défense, aussi imprévue qu'absurde, fut pour Nourrit un coup presque aussi sensible que l'avait été l'engagement de Duprez à l'Opéra, avec cette différence qu'il avait encore moins de force pour le supporter. Il voyait effectivement son rêve s'évanouir. Il ne lui était pas permis de jouer Guillaume Tell, ni Robert le Diable, ni les Huguenots. En proscrivant un sujet qu'il croyait édifiant, on lui ravissait sa dernière espérance. Enfin il fallut se résigner et accepter ce qui était possible. Après sept mois d'études constantes, il se fit entendre au théâtre StCharles dans le Giuramento, de Mercadante. Il reçut un très- brillant accueil. « Il avait « obtenu, écrivaitil, le succès le plus beau « qu'un chanteur français puisse désirer en « Italie ». Quelques mois après il joua Pollione, dans la Norma, et il eut le singulier avantage de faire vivement applaudir un rôle dans lequel tous les ténors avaient échoué. Engagé avec détermination dans une route nouvelle , son excellent tact ne lui faisait pas défaut. En se dévouant à la scène italienne, dominée par le goût du jour, il disait qu'il avait brillé ses vais- seaux. Quand même sa patrie lui aurait été rouverte , il sentait qu'il n'y reviendrait plus le même : sa voix, travaillée dans un certain sens, avait subi une telle transformation, qu'il ne pourrait plus rapporter en France certaines qualités dont il avait dû faire le sacrifice. Ces qualités, la France y attache du prix , et luimême il les regrettait. Ainsi, nul espoir de paraître dans une pièce nouvelle qui le fit vraiment connaître à l'Italie, et, d'autre part, conscience de suivre une diéection artistique qui semblait lui fermer sa patrie. Qu'on ajoute à cela ses inquiétudes sur l'avenir de sa famille ; les froissements inévitables dans un monde où il était nouveau ; la nécessité et la difficulté d'apprendre dans une langue étrangère, quelquefois inutilement, bien des rôles qui lui déplaisaient; les exigences d'une administration souvent brutale, et qui d'ailleurs ne remplissait pas une promesse instamment réclamée, celle de monter Zamia; enfin des enrouements qui devenaient de plus en plus fréquents, et qui l'éloignaient pendant des semaines de la scène : on concevra que toutes ces causes augmentassent sa mélancolie, et que son hépatite fît des progrès effrayants. Chez lui l'al- tération physique était telle, que ses amis ne pouvaient le reconnaître dans un portrait venu de Naples et qu'on disait frappant de ressemblance. Son œil hagard accusait un trouble de la raison. Nombre de médecins furent consultés ils ne virent que le côté moral, une surexcitation causée par les contrariétés. Un seul , homme de savoir plus que de réputation, le docteur Rocca, découvrit d'un oeil pénétrant cette organisation ravagée par le mal. Il le vit chez Baroilhet, qui, engagé aussi à StCharles , fut assez longtemps éloigné du théâtre par des douleurs rhumatismales. Il fut frappé de son état, reconnut une maladie de foie trèsdéveloppée; et sachant que cette affection agit puissamment sur le cerveau, il lui conseilla de quitter au plus tôt Naples, dont le climat lui était trèscontraire. Comme Nourrit, bien que frappé de ses paroles, trouvait_ ses alarmes exagérées
  • Adolphe OCCO( 1524) : celèbre numismate, naquit en 1524 à Augsbourg. Son père, savant médeil cin, qui le destinait à lui succéder dans l'exerI cice de sa profession, dirigea ses premières études ; le fils alla les achever en Italie, et reçut le laurier doctoral à l'académie de Ferrare. De retour dans sa patrie , il pratiqua son art avec d'autant plus de succès que son père continuait à lui servir de guide. En 156!1 , il fut chargé de la sur veillance de toutes les pharmacies , et il publia quelque temps après une pharmacopée, devenue le modèle de tous les ouvrages de ce genre. Lors de l'établissement du collège de médecine d'Augsbourg , il fut nommé suppléant perpétuel du doyen , et il en remplit les fonctions .avec beaucoup de zèle et d'assiduité. Mais Occo s'étant opposé à la réception du calendrier grégorien par un motif de conscience, son exemple entraîna une foule de personnes, et il en résulta des troubles fâcheux. Le sénat le punit de son entêtement en le privant de tous ses emplois. L'étude des antiquités et surtout de la numismatique l'occupa dès lors tout entier. Il mourut le 28 octobre 1606 , laissant une nombreuse postérité, qui subsiste encore honorablement en Allemagne. Ses enfants lui consacrèrent une épitaphe rapportée par Eloy . Occo était un trèshabile helléniste et avait des connaissances aussi étendues que variées. Il comp-, tait au nombre de ses amis les hommes les plus I. savants de son temps, tels qu'Abraham Ortell , : Frischlin et Conrad Gesner, , avec lequel il entretenait une correspondance suivie. Ses talents lui méritèrent la bienveillance particulière de li l'empereur Maximilien II, qui lui expédia des 1 lettres de noblesse, et fit frapper en son honneur deux médailles, publiées par Brucker dans le recueil cité à la fin de cet article. Outre la Phar- macopea augustana, dont Omo donna jusqu'à cinq éditions, corrigées et augmentées, on a de lui des traductions latines d'un fragment de Platon et de l'opuscule de Gémiste Pléthon De quatuar virtu-_ tibus , 1. 552 ; — une élégie sur la mort de Gesner, , et une lettre en grec à ce savant médecin, imprimée dans le second livre de ses Epitres mé- dicales ; ult Recueil d'anciennes inscriptions trouvées en Espagne, 159'2, 1596 — une dissertation De pondere ac valore numismatum ad illustranda nonnulla lora Scrip- t urie sarrœ . insérée dans les Tentamina sacra de Steuckard , 4. partie. Mais le plus connu des ouvrages d'Occo , celui qui lui assure un rang distingué parmi les numismates, est la description des médailles des empereurs romains ; ce volume, intitulé Xumisnzatit imperatorum Romanor. e Pont- peio molli° ad Heraclium, fut imprimé à Anvers, 1579, in4., et avec des additions, à Augsbourg, 1601 , mémo format. Occo l'a dédié au duc de Bavière, AlbertV, qui lui avait facilité son travail il avait trouvé aussi d'immenses ressources dans le cabinet des Fugger , et il possédait luimême une collection de médailles formée avec beaucoup de soin et de recherches. Mezzabarba a donné une édition augmentée du recueil d'Occo, Milan, 1683 . Elle a été reproduite avec des améliorations par Philippe Argelati, 1730 cette édition est maintenant la seule recherchée. Le savant P. Panel en promettait une nouvelle, à laquelle il a travaillé longtemps , et l'on doit regretter que ses occupations ne lui aient pas permis de la faire paraître. Occo a laissé en manuscrit un traité : De nunimis COUSU-- laribus, que l'on se disposait à mettre sous presse en 1752 . La notice la plus détaillée qu'on ait sur ce savant est celle que Jacques Brucker a insérée dans ( 'Historia vita, Adolphor. Occonorum virorum clarissimorum ad illustrant!. rein littera- riam et mcdicam sa'culi SU, Leipsick , 1734 — Adolphe Occo Ier, bon pote et médecin de Sigismond, archiduc d'Autriche; né dans l'OstFrise en 1/147, mourut à Augsbourg en 150:3, instituant son héritier Adolphe Occo Il , son cousin , qu'il avait adopté. Celuici, né à Brixen, dans le Tyrol, en 1494, mort en 1572, est le père du célèbre numismate dont on vient de lire l'article
  • Adolphe OTTH( 1803 - 1839) : médecin et voyageur, naquit à Bern le 2 avril 1803. Après avoir fait ses études de collége, il se rendit en 1821 à Genève, où il apprit le français et suivit les cours de botanique de MM. Seringe et de Candolle. Au bout d'un an, il revint à Berne et prit à l'université ses degrés dans la faculté de médecine. Il alla ensuite étudier pendant deux ans à Berlin, où il se fit recevoir docteur , et vint passer à Paris l'hiver de 1828-1829. Cependant il abandonna la médecine pour se livrer exclusivement à la botanique et à la zoologie, sciences sur lesquelles il méditait un grand ouvrage. Au printemps de 1837, il partit de Berne pour venir faire , dans le midi de la France , des recherches relatives à ses travaux favoris; mais, arrivé à Toulon , il fut tenté par la facilité qu'il y trouva de faire une promenade en Algérie ; il s'embarqua sur le bateau à vapeur l'Achéron et s'arrêta quelques jours à Mahon. Rendu à Alger , il ne pouvait se lasser d'admirer la prodigieuse vigLeur de la végétation et l'aspect pittoresque que donne au pays le mélange de divers genres d'architectures , de différents costumes et de plusieurs races d'hommes. Il chercha à conserver cet aspect dans une série de vues qu'il dessina avec beaucoup de promptitude et de fidélité, et que, revenu à Berne, il publia sous le titre de : Esquisses africaines, dessinées pendant un voyage à Alger . 11 avait aussi apporté d'Afrique un millier d'insectes dont il confia l'étude à son ami M. Meer, et observé un grand nombre de reptiles, parmi lesquels plusieurs n'avaient pas été encore décrits dans les ouvrages des zoologistes. Aussitôt après la publi- cation de ses Esquisses, Ott)), qui avait pris goût aux voyages, quitta de nouveau sa famille et visita rapidement Trieste, Ancône, Athènes, Corfou , toute la Syrie et l'Egypte. 11 avait déjà fait une ample moisson d'objets rares et d'observations curieuses, lorsqu'il mourut de la peste à Jérusalem , le 16 mai 1839. On craint que ses collections et son journal de voyage ne soient tombés en mauvaises mains et perdus pour le monde savant
  • Adolphe SCHLAGINTWEIT( 1829) : voyageur et naturaliste allemand, né le 28 janvier 1829 à Munich, était fils d'un médecin bavarois qui avait acquis une juste et grande réputation pour le traitement des maladies des yeux . Après avoir reçu une bonne éducation, il commença trèsjeune encore, et d'accord avec son frère Herman, né le 13 mai 1826, à s'occuper de l'étude de la physique et de la géologie. Les deux frères, qui unirent toujours leurs efforts et qui durent à cette combinaison de leurs forces les succès qu'ils obtinrent , passèrent trois années dans les montagnes de la Suisse, livrés à des observations minutieuses dont ils consignèrent les résultats dans les Recherches sur la géographie physique des Alpes, publiées en allemand, Leipsick, 1850. Les conseils de l'illustre Alexandre de Humboldt, qu'ils visitèrent à Berlin en 1849, leur furent trèsutiles pour perfectionner leur travail; ils parcoururent ensuite l'Angleterre et l'Ecosse, revinrent à Berlin, et ils partirent derechef pour se livrer à de nouvelles explorations dans les chaînes des Alpes. Le 23 août 1851, ils réussirent les premiers à atteindre le sommet du MonteRosa, dont ils déterminèrent la hauteur à 14,284 pieds; après avoir parcouru la Savoie et la France, ils rentrèrent dans la capitale de la Prusse ; Herman y resta livré à ses études de météorologie et de géographie physique ; Adolphe alla à Munich et y prit ses grades universitaires. tout en s'occupant avec zèle en 1852 et en 1853 de l'exploration des Alpes bavaroises. Cette séparation momentanée n'empêcha point les deux frères de réunir les résultats de leurs études dans un volume qu'ils rédigèrent de concert, et qui parut en 1853 : Nouvelles recherches sur la géographie physique et la géologie des Alpes ; des observations multipliées, faites avec le soin le plus consciencieux , donnent une valeur spéciale à ce travail. Deux plans en relief du MonteRosa et de ses environs, popularisés par la photographie, v démontrer surabondamment avec quelle attention tous les détails avaient été étudiés. La façon avantageuse dont les frères Schlagintweit s'étaient fait connaître, leur réputation bien constatée de persévérance et de capacité furent cause du choix dont ils devinrent l'objet lorsque la réalisation d'un projet conçu par Humboldt fut décidée. Il s'agissait d'un voyage scientifique, entrepris sous le patronage du roi de Prusse et de la Compagnie des Indes, dans la grande chaîne de l'Himalaya qui borne l'Inde au nord, et qui renferme les pics les plus élevés qu'il y ait sur la surface du globe. Adolphe et Herman , accompagnés de leur troisième frère, Robert, qui s'était déjà montré géologue habile, partirent au milieu de 1854. Le but principal de leur mission était de terminer la reconnaissance magnétique de l'Inde, entreprise par le capitaine William Elliot, et interrompue par le décès de cet officier, au mois d'août 1852. Les voyageurs reçurent tout l'appui dont disposait le corps puissant qui faisait appel à leurs services ; d'amples crédits leur furent ouverts; tous les instruments qui pouvaient leur être nécessaires furent mis à leur disposition. Le gouverneur général de l'Inde, lord Dalhousie, leur fit le meilleur accueil. Arrivés à Bombay , ils jugèrent à propos de se séparer afin de poursuivre , chacun de leur côté , l'étude des terrains et des phénomènes qu'ils devaient examiner. Adolphe quitta Bombay le ti novembre ; il visita la chaîne des Ghats qui, courant le long de la côte de Malabar, s'élève de 4,500 à 7,000 pieds audessus du niveau de la mer ; il parcourut les districts qui recèlent les mines de diamants, et, traversant la péninsule, il arriva à Madras le 19 février 1855. Ses frères l'y rejoignirent, et ils s'embarquèrent ensemble près Calcutta, après avoir déjà fait une abondante récolte d'observations. Le 25 mars, Adolphe et Robert se mirent en route pour la frontière du Nord , en passant par Patna et Benarès. A la fin d'avril, ils atteignirent les premières collines qui, s'élevant à l'extrémité de pla'nes immenses, annoncent l'approche de la grande chaîne de l'Himalaya; ils se mirent ensuite à parcourir ces montagnes, gravissant les pics les plus élevés, faisant des observations avec le baromètre et le théodolithe, prenant de nombreux dessins. Ils pénétrèrent dans le Thibet et trempèrent leurs mains dans la source du SchakoloPass, un des cours d'eau dont la jonction forme l'indus, et qui sort de terre à une hauteur de 17,350 pieds anglais. Ils traversèrent des glaciers , et gravissant la plus haute montagne du Thibet, ils atteignirent une hauteur de 22,260 pieds. Nu. Européen n'était encore parvenu à une pareille altitude ; Alexandre de Humboldt n'était arrivé dans son ascension sur le Chimborazo qu'à une hauteur de 20,500 pieds environ. Pendant ces périlleuses investigations, qui durèrent des mois entiers, les intrépides explorateurs étaient déguisés en pèlerins : ils avaient trèspeu de bagages, et la jalousie des autorités thibétaines, la nécessité de bivouaquer en plein air sur des montagnes très-élevées, rendaient leur situation souvent critique. Au mois d'octobre, Adolphe ayant achevé la détermination du cours supérieur de l'Indus, jusqu'alors fort mal connu, redescendit dans les plaines, alla à Agra, étudia des dépôts de fossiles disséminés dans l'Inde centrale, et se rendit à Madras, puis à Pondichéry, où il continua ses observations sur le magnétisme. Revenu ensuite à Calcutta, il parcourut avec ses frères la vallée du Gange, et au mois de mai 1856, ils recommencèrent leur voyage dans l'llimalaya, en parcourant cette fois des districts que nul Européen n'avait encore étudiés. En dépit d'obstacles sérieux que leur opposa la haine jalouse des habitants à l'égard des étrangers, ils parvinrent à des découvertes importantes. Après s'être séparés afin de mieux atteindre leur but scientifique, ils se retrou- vèrent au rendezvous qu'ils 's'étaient donné à Srinagur, la capitale du Cashmire. Robert repartit le 18 décembre et, traversant le Mouftai] et le Cutch, il arriva à Bombay, où il s'embarqua pour l'Europe. Hermann visita le Népal et gagna Calcutta où il effectua son retour de son côté. Adolphe voulut rester une autre année dans l'Inde afin d'étudier des districts encore inexplorés dans le Thibet et le Turkestan. Se mettant en route le I, 16 décembre 1856, il parcourut le Pundjab, s'arrèta quelque temps à Lahore et fit un examen trèsattentif des mines de sel qui sont dans le voi- ' sillage ; la météorologie et la géologie lui durent des observations intéressantes. A la fin de mars, il pénétra hardiment dans les pays qui bordent de ce côté les possessions anglaises et on perd alors ses traces. Il paraît qu'au mois d'avril il se trou-'sait dans les provinces d'Yarkhand et de Kashghar, qui étaient dans un grand état d'agitation par suite d'excitations de musulmans fanatiques. Rencontré par une de ces bandes et soupçonné d'ètre un agent du gouvernement anglais, Adolphe fut massacré. Les circonstances qui accompagnèrent cette catastrophe sont restées fort obscures. Les manuscrits, les dessins et les collections du voyageur pendant les derniers mois de son exploration n'ont pu être retrouvés : ils ont sans doute été détruits. C'est une perte d'autant plus regrettable qu'ils se rapportaient à des contrées qui sont restées jusqu'ici inaccessibles. Adolphe Schlagintweit occupe ainsi un rang distingué parmi les nombreux martyrs victimes de leur zèle pour le progrès des sciences géographiques. En 1859, la société de géographie de Paris ne pouvant le récompenser, décerna du moins à ses frères la plus éminente des récompenses dont elle dispose, sa grande médaille d'or. Herman et Robert, réunissant leurs travaux à ceux d'Adolphe , ont entrepris, avec l'appui des gouvernements qui avaient encouragé leur mission, une publication considérable qui fera connaître les résultats de leurs travaux scientifiques dans l'Inde et dans l'Himalaya ; cet ouvrage, qui n'est pas encore terminé et qui est accompagné de cartes, de plans et de tableaux , doit former 9 volumes
  • Adolphe SCHULTS( 1820 - 1858) : poëte allemand, né en 1820 près de Dortmund, en Westphalie, mort le 2 avril 1858 à Elberfeld. Appartenant à la nouvelle école poétique de Prutz, qu'on nomme avec raison l'école politique, Schults, dans sa courte vie de trentehuit ans, a cependant publié assez de poëmes pour que son nom ne tombe pas dans l'oubli. Voici leurs titres : 1° Poésies, 1843; 2° édit., 1847 ; 2° Chants venus du IVisconsin, 1818. Ce sont là les échos des émigrés allemands, qui tàchèrent d'attirer leurs compatriotes dans cet Etat de l'Union américaine, où, étant alors presque les seuls colons, les Allemands croyaient pouvoir établir une NouvelleAllemagne. Beau- coup d'entre eux ont été publiés dans la Gazette de Cologne. 3° Chants de Murs, vingt- ring poèmes de l'époque, 1848; 4° Chants pour les orgues de Bar- barie, 1849 ; 5° Alemento mon, sept lieds, 1850; 6° la Maison et le Monde, poèmes récents, 1851; 7° Mon home, ou Foyer domestique, cycle lyrique, 1851 ; 8° Martin Luther, cycle épicolyrique, 1853; 9° Louis Capet, poëme historique, 1854. RLN,;
  • Adolphe STIELER( 1775) : géographe distingué, naquit à Gotha le 29 février 1775. Après avoir fait ses premières études au gymnase de cette ville, il les continua aux universités d'Iéna et de Geetingue , où il suivit les cours de jurisprudence. Entrant dans la carrière administrative, il obtint un emploi au département ministériel de sa \ ille natale ; et, en 189.9, il fut nommé conseiller Il rendit de véritables services dans l'administration du petit Etat auquel il appartenait ; et il consacra ses loisirs et ses recherches à des tra- vaux géographiques. Il publia, en collaboration avec Reichad , un Atlas portatif composé de soixantequinze cartes, qui parut de 1817 à 1823 et il en donna plus tard une seconde édition. Son Atlas à l'usage des écoles, mis au jour en 1821 obtint un grand succès, et il en a été fait de fort nombreux tirages. On estime également sa Carte d'Allemagne, divisée en vingtcinq sections ; pour les dernières, il profita de la collaboration de I3erghaus
  • Adolphe VORST( 1597 - 1663) : médecin, fils du précédent, naquit à Delft le 23 novembre 1597. Ayant achevé ses humanités et sa philosophie à Leyde avec beaucoup de succès, il résolut de se consacrer au ministère évangélique; mais il se décida, d'après les conseils de son père, à suivre la carrière médicale. Il fréquenta, pendant sept ans, les cours de l'académie, et visita l'Angleterre, la France et l'Italie, pour perfectionner ses connaissances par la fréquentation des savants. Etant à Padoue , il reçut le laurier doctoral des mains d'Ad. Spigelius. 11 habita quelque temps Venise et revint en Hollande, dans la compagnie d'Ant. Mocenigo, ambassadeur de la république près des EtatsGénéraux. A son arrivée, Moncenigo, dont il avait captivé la bienveillance durant te voyage, le recommanda d'une manière si pressante que le prince d'Orange le nomma son médecin. En 1624, il obtint à l'académie de Leyde la chaire des institutions médicales; mais son père étant mort, il lui succéda dans celle de botanique, ainsi que dans la direction du jardin des plantes. Il remplit trois fois la place de recteur de l'académie, et mourut de la goutte, le 8 octobre 1663, dans sa 66° année. Vander Linden prononça son éloge funèbre. Outre des thèses sur diverses questions médicales, et les Oraisons funèbres de Gilb. Jaccha3us, de Pierre Cunaus et de Cl. Saumaise , on a de Vorst : 1° une édition des Aphorismes d'Hippocrate , grecque et latine, de la version de J. Obsopée, Leyde, Elzevir, 1628 Elle est rare et recherchée. 2° Catalogus plantarum horti academici Lugduno- Batavi ; accessit index plantarum indigenarum quce prope Lugdunum in Batavis nascuntur, ibid. , 1636 , 1642, 1643, 1649 Ou n'y trouve que le nom des plantes, sans la synonymie. Ce catalogue est devenu tout à fait inutile depuis que Boerhaave en a donné un trèssupérieur sous tous les rapports. 3° Epistola de obitu J. Meursii , insérée par Gronovius dans le Thesaurus antiquitatum grœcarum , t. 10, p. 101 ; 4° on trouve quatre Lettres d'Adolphe Vorst à Nicol. Heinsius dans la Sylloge de Burmalin, t. 2, p. 787-792. Voy. l'Oraison funèbre de Vorst et les Mémoires de Niceron , t. 22 , p
  • Adolphe Adam : compositeur français
  • Adolphe de Nassau : empereur germanique
  • Adolphe Hitler : homme politique allemand d'origine autrichienne
  • Adolphe Monticelli : peintre français
  • Adolphe Niel : maréchal de France
  • Adolphe Pinard : médecin français qui contribua au développement de la puériculture et de la législation familiale
  • Adolphe Sax : flûtiste français, inventeur du saxophone
  • Adolphe THIERS : politicien

Adolphe année par année

Signe astrologique de Adolphe

Couleur de Adolphe

Pierre précieuse de Adolphe

Chiffre de Adolphe

Métal de Adolphe