Le prénom Abraham Masculin

Origine :

Fête :

20 Décembre

Signification de Abraham

Abraham est un être qui s’irrite facilement. Il a l’habitude de prendre à cœur tout ce qu’on lui dit et réagit violemment quand il se sent critiqué. Pour bien s’entendre avec Abraham, il faut éviter de tenir des propos blessants en sa présence. Abraham est aux petits soins avec les personnes qu’il aime. Il est attentionné envers eux et est toujours prêt à voler à leur secours en cas de problèmes. Sociable, il adore se faire de nouveaux amis. Cependant, il choisit bien ses amis pour se mettre à l’abri des arnaqueurs. Le prénom Abraham est célébré le 20 décembre en hommage à Abraham, le premier patriarche d’Israël.

Personnalité de Abraham

De nature robuste, moralement et physiquement, sûrs d'eux-mêmes, ils respirent la santé et rassurent par la puissance qu'ils dégagent. Aventuriers, dynamiques, ils ne tiennent pas en place, adorent les voyages et l'imprévu. Leur capacité d'adaptation est grande. Autoritaires, ayant le sens du commandement, ce sont des meneurs d'hommes.

Provenance du prénom Abraham

Histoire de Abraham

Etymologie de Abraham

Les Abraham célèbres

  • Abraham ARZACHEL( 1100) : autrement dit EIZARAKEL, né à Tolède, dans le 12° siècle, fut un des plus célèbres astronomes qui aient vécu après les Grecs et avant la renaissance des lettres. Il écrivit un livre sur l'obliquité du zodiaque, qu'il fixa, pour ton temps, à 25° 54', et détermina l'apogée dit so- 4 leil par quatre cent deux observations. Les fameuses Tables alphonsines, publiées par ordre d'Alphonse le Savant, roi de Castille, sont en partie tirées des ouvrages d'Abraham Arzachel. On ignore l'année de la naissance et celle de la mort de cet astronome, qui professa la religion juive. Montucla dit que ses tables existent en manuscrit, dans plusieurs bibliothèques, avec une introduction qui en explique l'usage
  • Abraham BAECK( 1713 - 1795) : né en Suède en 1715, et mort en 1795. Des connaissances profondes en médecine et une conduite toujours dirigée par la prudence et le désir d'ètre utile lui tirent obtenir une grande considération. Il devint premier médecin du roi, président du conseil de médecine, chevalier de l'Étoile polaire, et membre de l'académie des sciences de Stockholm. Cette société le chargea de faire les éloges d'Hasselquist, d'Olaiis Celsius, et de Linné, avec lequel il avait eu des relations étroites, et qu'il était en état de juger sous tous les rapports. Baeek a publié plusieurs mémoires sur différents sujets d'histoire naturelle : 1° sur la couleur des nègres, dans les Mémoires de l'académie de Suède, 1748, réimprimé dans les Analecla Transalpina; 2' sur un poisson , dont la corne s'était implantée dans la carène d'un vaisseau, et l'avait percée, dans le t. 8 des Mémoires de l'académie des Curieux de la nature ; 5' sur le pichuri: n, espèce de plante du Brésil, dans les Ménoires de l'acad. de Suède, 1759 ; 40 sur le genêt à balai , ibid., 1765; 5° ° ratio de memorabilibus insectis c'est la traduction en latin d'un discours de Linné. Ce dernier lui a dédié un genre de plante, de la famille des salicaires, et l'a nommé Baeckea
  • Abraham BERKELIUS ou BERKEL( 1630) : philologue, né vers 1650, à Leyde, fréquenta d'abord les écoles de médecine ; mais pressentant qu'il s'était trompé sur sa vocation, il revint à l'étude des lettres, et fit de rapides progrès dans les langues grecque et latine. Ses talents l'ayant bientôt fait connaître, il fut pourvu d'une chaire à l'académie de Delft, et dans la suite il en devint recteur. Animé du désir de marcher sur les traces des Heinsius et des Gronovius, il voulut à leur exemple s'illustrer en publiant des éditions plus correctes des anciens auteurs. Le hasard ayant fait tomber son choix sur le Dic- tiOutnaire géographique d'Étienne de Byzance, dont il ne nous est parvenu qu'un mauvais extrait, Berkel consacra le reste de sa vie, avec un dévouement moins rare à cette époque qu'il ne le serait de nos jours, à rétablir ce précieux ouvrage d'après le plan primitif de l'auteur. Il en était occupé déjà depuis plusieurs années, lorsque le bruit se répandit que Bolstenius venait de découvrir à Rogie un manuscrit d'Étienne de Byzance, qu'il se proposait de publier. Par là, Berkel se serait trouvé privé de tout le fruit qu'il attendait d'un travail qui lui avait coùté tant de soins et de fatigues, que la langue ni la plume ne pourraient en donner une idée . Heureusement pour lui, la nouvelle n'était pas tout à fait exacte. Il reprit courage, et mit enfin la dernière main à son travail ; mais il ne devait pas jouir du plaisir d'en voir le succès. Berkel mourut en 1688, âgé de moins de 60 ans, pendant l'impression, qui fut achevée par Gronovius. Son édition d'Étienne de Byzance a été appréciée dans cette Biographie par M. Walckenaer, l'un des juges les plus compétents pour tout ce qui concerne la géographie ancienne. C'est le principal, mais non pas le seul titre de Berkel à l'estime des savants. On lui doit encore : 1° une édition du Ma- nuel d'Epictèle, etc., Leyde, 1670 Elle fait partie de l'ancienne collection des Variorum. 2° Une édition des Métamorphoses d'Antoninus Liberalis, ibid., 1674 , 12. A. la même époque , Thomas Muncker en fit paraître, à Amsterdam, une autre édition, dont le succès contraria beaucoup Berkel. Furieux , il prétendit que Muncker lui devait ses plus heureuses explications, et signala dans le travail de son rival de simples erreurs typographiques comme autant de fautes inexcusables. Mais son , loin de nuire à Muncker, ne servit qu'à mieux assurer la supériorité de son travail. Berkel ayant annoncé qu'il possédait un fragment inédit des Fables mythologiques d'Hygin, Nec lingua exprimi nec calamo delineari posset. C'est ce que Berkel dit lui - méme dans sa préface. Heinsius le lui demanda pour l'envoyer à Scheffer, qui venait de donner une borine édition d'Hygin ; mais Berkel le refusa, prétendant qu'il travaillait luimême sur cet ancien mythographe. On voit par une lettre de Groevius de 1676, qu'on lui annonçait qu'une édition d'Hygin , par Berkel , venait de paraître mais cette nouvelle était fausse. Y Genuina Stephani Byzantini de urbibus et populis Fragmenta, cum Hannonis Periplo, gr.- lat., Leyde, 1674 Cette édition du texte du Périple d'Hannon est la seconde. Les observations dont elle est accompagnée sont tirées de la Géographie sacrée de Bochart. Quant aux fragments d'Étienne de Byzance, dont le principal concerne Dodone, ils avaient déjà paru précédemment, et ils ont été reproduits par Gronovius dans le tome 7 du Thesaur. Antigua. grœcar. On trouve dans le Sylloge de Burmann trois Lettres de Berkel à Nicol. Blancard. — Janus BERKEL , fils du précédent , nous apprend luimême qu'il n'avait que treize ans à la mort de son père. Il était donc né vers 1675. Heinsius et Gronovius se chargèrent de diriger son éducation, et il dut faire de rapides progrès sous de si grands maîtres. Il n'avait que vingt ans lorsqu'il entreprit !le venger la mémoire de son père des reproches d'Etienne Morin, qui l'accusait de s'être approprié les remarques qui lui avaient été communiquées par divers savants sur Étienne de Byzance, sans leur en témoigner, comme il le devait, la moindre gratitude. Janus était recteur de l'académie de Dordrecht, en 1704. Cette même année, il publia un recueil intitulé : Disseriationes se- lecke criticce de poetis grœcis et latinis, Leyde, 1704 ou 1707 Ce volume, dont les exemplaires ne diffèrent que par le frontispice, contient : un traité posthume de Palmerius , pro Lucano contra Virgilium; la traduction latine, par un anonyme, de l'opuscule du P. Rapin, Comparaison d'Homère et de Virgile ; celui , par Berkel luimême, de la Comparaison de Pindare et d'Horace, par l'architecte François Blondel ; et enfin l'ouvrage de Jacques Tollius : Poetarum latinor. cum grœcis Comparationes. On ignore la date de la mort de Janus Berkel. W—S
  • Abraham BLOEMAERT( 1564 - 1647) : peintre, naquit à Gorcum en I $6 4 , et s'appliqua de bonne heure à l'étude de son art, sous le célèbre Frans. Ses dispositions naturelles en firent en peu de temps un artiste distingué ; après s'ètre perfectionné à Paris, où il passa quelques années, il retourna à Amster- dam' et y fut nominé architecte de cette ville ; mais peu de temps apres il s'établit à Utrecht, y cultiva Longtemps la peinture avec succès, et traita des sujets historiques et de paysages. 11 réussit dans tous les genres : son génie était facile, sa touche libre, et l'on remarque beaucoup de richesse dans ses cmpositions. Il mourut âgé de près de 80 ans, en 16 i7. Il laissa quatre fils, Henri, Adrien, Corneille et Frédéric ; les deux premiers peintres, et les deux autres graveurs. On a fait l'épitaphe du père, qui est une description abrégée des ouvrages qu'il a laissés et des genres qu'il a traités. L'historien hollandais Campo Weyerman nous a laissé cette épitaphe, qui est assez mauvaise : Pictor natura est vix ullo sine magistro, Aile hic egregius nec tamen inferior, Pinxit ares, mues, homines, herbasque ferasque, Et laetos flores, fondus, innumeros. Le musée du Louvre possède de ce peintre les Noces àe Thétis et de Pélée, tableau composé d'un grand nombre de figures bien disposées sous le rapport pittoresque, mais dénuées d'expression
  • Abraham BRODERSON( 1300) : né en Suède dans le 14c siècle , d'une famille trèspuissante depuis les prentiers temps de la monarchie. Ayant paru à la cour de Marguerite, fille de Valdemar, qui régnait en Danemark et en Norwége, il captiva le cœur de cette princesse, et l'on prétend qu'il naquit de cette liaison une fille , qui fut élevée au couvent de Vadstena , fondé par Ste. Brigitte. Allié aux maisons les plus riches et les pins considérées de son pays, le favori seconda l'ambition de Marguerite, et lui aplanit le chemin au trône de Suède , lorsqu'un parti puissant se fut élevé contre Albert de Mecklenbourg. Il appuya ensuite de tout son crédit le projet de réunir sur une seule tète les trois couronnes du Nord, et de désigner comme successeur de la reine son arrièreneveu, Eric de Poméranie. La reconnaissance de Marguerite se manifesta d'une manière éclatante. Abraham Broderson fut comblé de distinctions , et obtint des provinces entières où il commandait en souverain ; niais Eric vit en lui un rival redoutable du trône, et fut choqué de ses prétentions orgueilleuses. Admis à partager le gouvernement avec la reine , ce prince lit éclater ses sentiments. Malgré la protection de Marguerite, Abraham Broderson , après avoir été arrêté en Holstein , où il avait un commandement militaire, eut la tète tranchée au château de Sonderbourg en 1410. 11 avait épousé Brigitte Bielke. Une de sel filles périt dans un incendie qui éclata dans le cliàteau qu'elle habitait
  • Abraham BOSSE( 1611) : naquit à Tours en161,1, et reçut dans cette ville une éducation distinguée. Etant venu à Paris étudier le dessin et la gravure, il s'appliqua à imiter la manière de Callot, Le genre de graver au vernis dur, qu'il avait adopté, le mit à portée de faire des planches assez finies et d'un bon ton de couleur, sans le secours du burin. Cet artiste a gravé un grand nombre de sujets d'après ses dessins, tels que costumes, fêtes champêtres, cérémonies publiques, et divers objets d'arts ou de sciences. Il a aussi exécuté différents ouvrages d'après les compositions de Laurent de la Hire, Vignon et autres maîtres. Reçu à l'académie de peinture, il fut le premier qui exerça la place de professeur de perspective, qui venait d'être fondée à l'école spéciale de dessin. Ses profondes connaissances en géométrie, fruit de ses études et de ses liaisons avec le célèbre Desargues, lui facilitèrent les moyens de s'acquitter de cet emploi avec distinction. 11 joignit au talent de dessinateur et de graveur celui d'écrivain. On a de lui : 1° Manière universelle de Desargues, pour poser l'essieu et placer les heures aux cadrans solaires, Paris, 1643 2° Pratique du trait à preuves de Desargues pour la coupe des pierres, Paris, 16-13 3° Traité des diverses manières de graver en taille douce, Paris, 1645, 1701 Cochin fils en donna une nouvelle édition, augmentée, Paris, 1758 : ce livre est fort estimé. 4° Manière universelle de Desargues pour la perspective pratique, ensemble les places et proportions des touches et teintes en couleur, Paris , 16!8, in - 8°. 5° Sentiments sur la distinction des diverses manières de peinture , dessin, gravure, et des originaux d'avec leurs copies, Paris, 1649 6. Moyen de pratiquer la perspective sur les tableaux et surfaces irrégulières , Paris , 1653 7° Traité des pratiques géométrales et perspectives , Paris , 1655 8° Manière de dessiner les ordres d'architecture, Paris, 1664 , réimprimé depuis. 9° Leçons de géométrie et de perspective , faites à l'académie, Paris, 1665 10° Peintre converti aux précises et universelles règles de son art, Paris, 1667 11° Figures à l'eau- forte de petits Amours, d'après P. Farinasti, 1644 12. Représentation de diverses figures humaines, prises d'après l'antique, Paris, 1656 13° Recueil de figures pour apprendre à dessiner 14° Guidonis Brossœi Icones posthumce, seu Reliquia3 historice plantarum ab Abr. Boss. incises ouvrage tiré seulement à vingtquatre exemplaires, et qui a passé pour la première fois dans le commerce à la vente de l'Héritier. Bosse a gravé , de concert avec Nicolas Robert et Louis Chatillon, le précieux Recueil d'estampes pour servir à l'histoire des plantes , exécuté par ordre de Louis XIV, en 3 vol. , et qui doit contenir 319 planches. Robert avait peint les originaux, qui font partie des vélins du musée. On peut encore citer ce recueil comme un modèle qui n'a pas été surpassé. Bosse, d'un caractère vif et indépendant, ne pouvant s'accorder avec Lebrun, alors toutpuissant dans les arts, et dont le ton impérieux lui déplaisait, se permit la publication déplacée de quelques pamphlets sur ceux de ses confrères qui adulaient le directeur général. Cette imprudence ayant été suivie de sa radiation de la liste des membres de l'académie, il se retira dans sa province, et termina sa carrière à Tours en 1678
  • Abraham BRUDO : rabbin de Constantinople, a publié un commentaire sur la Genèse, intitulé : Bircad Avraam , Venise, 1696. L'auteur mourut à Jérusalem en 1710.-11 ne faut pas le confondre avec un autre Abraham BRUDO, premier rabbin de Prague, célébre dans toute l'Allemagne par son savoir, ses vertus, et ses différents ouvrages
  • Abraham BREUGHEL( 1672 - 1690) : naquit à Anvers en 1672. Descamps pense, sans l'affirmer, qu'il était fils et élève d'Ambroise Breughel , directeur de l'académie d'Anvers , en 1655 et 1670. Il alla de bonne heure à Rome, s'y maria, et vit ses ouvrages trèsrecherchés dans cette ville , ainsi qu'à Naples. Il acquit de la réputation et de la fortune par ses tableaux de fleurs et de. fruits. Ses camarades de la bande académique luit donnant , selon l'usage , un sobriquet, l'appelèrenti Rhyn- Graef , probablement pour faire allusion à l'aisance que ses talents lui avaient procurée. Le désir d'augmenter la dot de sa fille unique, clouée d'une rare beauté, le conduisit à une fin malheureuse. Il confia son bien à un négociant. qui , au lieu de le faire valoir, prit la fuite et le ruina. Ce trop sensible père, ne pouvant établir sa fille selon son désir, mourut de chagrin à Naples, en 1690 , et sa fille se fit religieuse. Descamps donne de grands éloges aux tableaux de ce peintre ; il y reconnaît tout ce qui peut rendre précieux les ouvrages de ce genre : un coloris vrai et vigoureux, une touche large et facile. — Jean- Baptiste BREU- GHEL , frère d'Abraham , fut aussi un peintre estimable , quoiqu'il n'égalât point son aîné. Tout ce qu'on sait de cet artiste, c'est qu'il vécut et mourut à Rome, non moins regretté pour la régularité de ses moeurs que pour ses talents
  • Abraham CABELIAU : négociant hollandais, qui se rendit en Suède au commencement du Ir siècle, sous le règne de Charles IX. Il attira dans le même pays plusieurs de ses compatriotes, et jeta, de concert avec eux, les bases du commerce de la ville de Gothembourg, qui venait d'ètre fondée. Il fut nommé, sous le règne de GustaveAdolphe des pècheries et directeur des compagnies de commerce. Son intelligence et son activité lui firent acquérir une fortune considérable, qu'il employa souvent à l'honneur et à la défense du royaume. Lorsque Christian IV, roi de Danemark, menaça la Suède d'une invasion, Cabeliau entretint une escadre pour défendre les côtes, et lit venir à ses frais na corps de troupes à Stockholm. — Sa line, Marguerite CARELLAU, captiva le coeur de GustaveAdolphe, qui eut d'elle un lils, connu dans l'histoire sous le nota de comte de Vasaborg. CAu
  • Abraham BUCHOLTZER( 1529 - 1584) : naquit le 28 septembre 1529, de George Bucholtzer, qui avait été ministre à Berlin. Il commença ses études à Francfortsurl'Oder, puis alla à Wittenberg étudier sous le célèbre Melanchthon, ami de son père. Il s'adonna surtout aux langues grecque et hébraïque, et à la théologie. Il n'avait que vingsix ans, quand, par le conseil de Melanchthon, il consentit à gouverner le collège de Grunberg en Silésie. Recherché par plusieurs églises qui le désiraient pour ministre, il eut cet emploi à Sprottau, de 1565 à 1575, fut appelé à Crossen, où il ne demeura qu'un an, et alla.exercer le ministère à Freistadt, où il mourut le 14 juin 1584. 11 avait été trèslié avec Mélanchthon, et c'est à lui que l'on doit une grande partie du livre inti- tulé : Hypomnemata Ph. Inelanchthonis in Evange- lia dominicalia, publié par Paul Eber. On a de Bucholtzer : 1° Chronologica Isagoge, Gorlitz, 1580 venant jusqu'à l'année 1576. 2' Index chro- nologicus, qui a eu plusieurs éditions. Cet ouvrage fut continué d'abord par Godefroi Bucholtzer, l'un des fils d'Abraham, puis par Abraham Bucholtzer fils, qui fut aidé dans ce travail par Abraham Schultet ; la 4" édition parut à Gorlitz, 1585 ; la 5e à Francfort, 1654 5° Catalogus consultait Romanorum, Gorlitz, 1590 Cet ouvrage commence à l'expulsion des Tarquins et au consulat de Brutus; il vient jusqu'à celui de C. Vibius Pansa et de A. Hirtius , c'est-àdire jusqu'à la mort de Cicéron, époque à laquelle l'autorité consulaire passa aux empereurs, et où Rome n'eut plus que des consuls honoraires. Godefroi Bucholtzer fut éditeur de ce catalogue, qui a été réimprimé en 1598 5. Epistoloe chronologicce ad Davi- dem Parceum el Elium Reusnerum. 5. Admonitio ad chronologice studiosos de emendatione duarum quces- tionum chronologicarum annum nativitatis et tempus ministerii Christi concernentium. 5° De Consolatione decumbentium. 7' De Idea boni pastoris. 8. De Con- cionibus funebribus. Scaliger et de Thou ont fait l'éloge de Bucholtzer. DenisFrançois Camusat a donné sa vie dans se § notes sur la Bibliotheca eccle- siastica d'Alphonse Chacon
  • Abraham BZOVIUS ou BZOWSKI( 1567) : domini cain polonais, né à Prosc.zovic, en 1:i67. Ayant pris l'habit religieux en Pologne, il fut envoyé par ses stpérieurs en Itaiie, on il professa la philosophie et la théologie. De retour dans sa patrie, il desint prieur des dominicains à Cracovie. Il se rendit cependant de nouveau en Italie, et s'établit à Rome, où il fut chargé de la continuation des Annales de Daronius. Il en comptffl neuf volumes , imprimes a Cologne de 1616 à 1650, et Rome, 167::. Il resta fidèle aux principes de son predécesse.tir. Les jésuites et les cordeliers se plaignirent de son dévouement exclusif aur dominicains, et l'électeur de Bavière lui fit intenter un procès pour avoir mal park. de l'empereur Louis IV de Bavière. Plusieurs iolurnem in•fol. furent publiés par les plus habiles écrivains de Bavière, pour defendre remErreur Louis. Btovius fut contraint de se rétracter pubFquernent. Cette rétractation fut imprimée à Ingolstadt en 16e Les autres ouvrages de Bzovitis sont : Historia ercletiaslica ex naroeii Ansa/ami hisiorisi excerpla, Cologne, 1617, 3 tomes ; Quadrayinta Sermon,* super tamtirern Salve Regina, C—AU.
  • Abraham CALOV( 1612 - 1686) : en latin CALOV1US, théologien luthérien, né en 1612, à Mohrungen, en Prusse, lit ses études à Koenigsberg et à Rostock, fut professeur et prédicateur à Koenisgberg, recteur à Dantzick, et professeur de théologie à Wittemberg, où il mourut, le 25 février 1686. La' plus grande partie de sa vie se passa en querelles avec les théologiens de son temps, tels que Jean Bergius, Henri Nicolaï, Jean Cwsar, George Calixte, et beaucoup d'autres. Ce fut contre Calixte qu'il s'éleva le plus fortement au colloque de Thorn. Calov y porta une aigreur et une animosité rares, même dans les queselles théologiques. Les dissertations, les pamphlets qu'il écrivit contre ses adversaires, les thèses qu'il soutint, les accusations, les réfutatipqs qu'il publia, sont innombrables. On ne rentarpie guère aujour- d'hui, parmi ses ouvrages, que : sa Biblia illus- fritta, où il attaqua les explications de Crut tus ; 2' son Systema LL. Mye; e son Tractaids de melhodo doeendi et disputandi, Rostock, 1657 4° ses écrits contre les sociniens; 5' ses Considerationes arminianismi, seul ouvrage où il ait MODIré quelque modération
  • Abraham COMMELIN : probablement de la même famille, était imprimeur à Leyde, et n'est guère connu que par l'édition de Virgile qu'il a donnée sous ce titre : P. Virgilii Mar, onis cum veterum omnium, commentariis et selectis recentiorum notis, nova edilio, Leyde, 1646 On y trouve le commentaire de Servius tout entier, revu par Saumaise, celui de Donat, et les notes appelées variorum, revues par Schrévilius. Le nombre de ces annotateurs s'élève en tout à cent vingtsix. Le nom- hpre des auteurs cités est beaucoup plus considérable. 'le tout est terminé par une table alphabétique des mots ou passages expliqués dans ces commentaires : cette édition, qui est rare et estimée, ne comprend pas les ouvrages apocryphes qu'on trouve dans plusieurs éditions de Virgile
  • Abraham COWLEY( 1618) : célèbre'poéte anglais, naquit à Londres en 1818. Son père, marchand épicier, était mort quelques mois avant sa naissance. Sa mère parvint à le faire recevoir pensionnaire du roi à l'école de Westminster, où il se distingua par des dispositions extraordinaires, et par un esprit ennemi de toute contrainte. Il avait trouvé, on ni sait par quel hasard, parmi les livres de sa mère, qui n'en lisait que de dévotion, la Reine des Fées, de Spenser, et cet ouvrage, moins sérieux que tous ceux dont on l'occupait, s'était emparé de sa jeune imagination de manière à déterminer de bonne heure son goût pour la poésie. 11 fut poète avant d'être autre chose, « comme un « enfant, ditil luimême, est fait eunuque. » Il nous a laissé trois strophes d'une ode qu'il fit à l'âge de treize ans ; elles sont remarquables par la vigueur du style, par l'élévation des pensées, et par un certain caractère pltilosophique et sentencieux, qu'on retrouve dans toute les poésies de Cowley. La fin de la 3° strophe est imitée de ces vers d'Horace : Ille potenssuf, etc. . On y trouve aussi la pensée de ces vers de Maynard C'est ici que j'attends la mort, Sans la désirer ni la craindre. 'Mais Cowley n'avait sûrement pas lu ces vers de Maynard, qui peut-être même n'étaient pas encore faits. A l'âge de quinze ans , il publia, sous le nom de Fleurs poétiques, lui recueil de poésies détachées, entre autres : l'Histoire de Pyrame - et Thisbé, et Constance et Philethus. En 1636, il fut reçu boursier du collége de la Trinité à Cambridge, et en 1638, il publia un drame pastoral intitulé Loves riddle , et une comédie latine intitulée Naufragium joculare . Lors du passage de Charles I" à Cambridge, au commencement dela guerre civile, il fit représenter devant ce prince une comédie The Guardian, qui, imprimée sous ce titre, sans son aveu, fut représentée plusieurs fois en Angleteme, sur des théâtres particuliers, pendant la suppression des théâtres publics. Ce fut cette même comédie qu'il retoucha, qu'il fit imprimer, sous le titre du Cutter of Coleman street , et qu'après la restauration, il fit jouer sur le théâtre de Drury- Lane, où des intrigues de parti lui firent refuser d'abord le succès qu'elle méritait. En 1643, étant maître ès arts, il fut chassé du collége par le parlement, comme tous ceux des membres de l'université qui avaient refusé le covenant. 11 se retira • à Oxford, dans le collége de StJean, d'où il publia une satire intitulée : le Puritain et le Papiste. Bientôt ses talents, les agréments de sa conversation, et son attachement an parti royaliste, le firent distinguer par les premiers personnages de ce parti, entre autres par le vertueux lord Fal- kland. il devint secrétaire du comte de StAlban, 'et suivit la reine dans sa fuite en France, où il fut employé à différentes affaires trèsimportantes 'pour cette princesse, entre autres à déchiffrer sa correspondance avec le roi. Après avoir fait, pour le service de sa cour, plusieurs voyages assez dangereux à Jersey, en Écosse., en Flandre, etc., étant retourné en Angleterre en 1656, sous prétexte de se retirer des affaires mais en effet, pour connaître l'état du pays, il y publia une nouvelle 'édition de ses poésies, qui contient : 1° les Mélan- ges; 2.° la Maitresse, recueil de plusieurs pièces sur des sujets d'amour; 3 ses Odes pindariques ; 4° la Davidéide, poème qu'il avait formé le projet de 'faire en douze chants, mais qu'il n'a conduit que 'jusqu'au quatrième. Toutes les poésies de Cowley se distinguent par l'originalité de la pensée, l' de l'esprit, une manière d'être et de sentir toute à lui, toujours noble, morale et philosophique, et animée de cette vie qu'on ne donne "qu'à l'expression de ses propres sentiments. Johnson, qui le traite d'ailleurs assez sévèrement pour s'être laissé aller au mauvais goût de style mis en ogue par Donne, et commun alors à la France et à l'Angleterre, dit de lui : « Sa manière lui était « conunune avec les autres; mais ses idées étaient . Quant à l'excès de mauvais goût où Cowley tombe quelquefois, on peut s'en former une idée en lisant Théophile, StAmant et d'autres poètes français du même temps. Il dit à une femme qui est censée lui reprocher son inconstance, que, par le mouvement continuel de reproduction qui existait en lui, les membres dont se composait son corps lorsqu'il l'a aimée, sont les pères de ceux qui le composent maintenant; qu'ainsi l'aimer serait un inceste défendu par la nature. En parlant dans sa Davidéide de la parure de l'ange Gabriel, lorsqu'il revêt une forme 'sensible, il lui fait couper un manteau de soie dans les cieux, à l'endroit où le, bleu est le plus brillant, etc., etc. On a aussi repro- ché à Cowley un peu de dureté dans la versifica- tion et des expressions quelquefois triviales ; mais ces défauts étaient ceux de son .temps; les poésies de Milton n'avaient pas encore paru, et Cowley passa alors pour le premier poète de la nation. est peu lu aujourd'hui. Quelque temps après son retour en Angleterre, il fut arrêté par une méprise, et n'en fut pas moins obligé de donner pour sortir de prison une caution de 1,000 liv. sterl., dont se chargea le docteur Scarborough. 11 n'en fut point relevé jusqu'à la restauration; ce qui dément le reproche qu'on lui a fait d'avoir acheté sa liberté et son repos par le sacrifice de quelquesuns de ses principes. On a donné comme preuve de cette faiblesse le titre de docteur en médecine, qu'il demanda, pour avoir en apparence un état qui le mit à l'abri du soupçon, et qu'il obtint en 1637; mais il est certain qu'il s'occupa sérieusement des études médicales, de l'anatomie et surtout de la botani- que. 11 composa un poème latin sur les Plantes, en six chants, qui, avec ses autres poésies latines, fut Addison dit encore, dans le portrait qu'il a fait de Cowley, (lue Dryden et Cowley se sont perfectionnés dans l'art des vers, à mesure qu'ils ont avancé en àge: éloge qui ne («vient qu'à ces deux poétes. r , reimprimé a Londres en 1 6'7 8 . Après la mcert de Cromwell, il revint en France, d'où il retourna bientôt en Angleterre, avec Charles H, espérant voir son zèle et ses sen ices récompensés. Frustré dans son attente, il eut encore le chagrin de voir sa comédie du . Cutter of Coleman street regardée comme une satire contre le parti triomphant, quoiqu'il représentât qu'après avoir servi ce parti dans sa détresse, il n'était pas vraisemblable qu'il voulût l'attaquer au moment où il était toutpuissant. Mais il est difficile de modérer l'intolérance d'un parti dans l'ivresse de la victoire. Dégoùté du monde, Cowley se retira à la campagne, et, ayant enfin obtenu le bail d'une ferme de la reine, il s'y établit ; mais il n'en jouit que peu d'années, étant mort le 3 août 1667. Buckingham lui fit élever un monument à Westminster, près de ceux de Chaucer et de Spenser. Charles 11 dit, en apprenant sa mort, qu'il n'avait pas laissé en Angleterre un plus honnête homme que lui. C'était en effet un homme d'un caractère modeste, égal, et tempéré par une sagesse qui se remarque dans tous ses écrits. Sa conversation était simple, aimable et sans aucune prétention. Les essais en prose qui accompagnent ses diverses poésies sont remarquables par un naturel élégant, et fort éloigné de l'affectation qu'on reproche à ses vers. Ses Poentata latina in quo continentur sex libri plantarum, Londres, 1668 sont accompagnés d'un abrégé de sa vie, et de son portrait. Outre les ouvrages que nous avons cités, on a aussi de lui un Plan pour le progrès de la physique, et un Discours en forme de vision sur le gouvernement d'Olivier Cromwell; c'est une satire amère, mais ingénieuse du caractère et du gouvernement de Cromwell. Addison a observé qu'aucun auteur n'a montré autant d'esprit que Cowley, suivant la définition que Locke a donnée de ce mot; et il en cite des exemples tirés du poème intitulé la - Maitresse. Malgré eet éloge si flatteur, la plupart des productions de Cowley ne sont plus guère lues aujourd'hui. Nous avons sous les yeux une neuvième édition de ses œuvres, avec son portrait et sa vie par Spratt, Londres, 1700 Le docteur Hard en a publié un choix, avec une nouvelle notice et des notes, en 2 volumes, 1772. L'abbé Yart a traduit en français trois de ses odes dans son Idée de la poésie an- glaise._ SD
  • Abraham CYPRIANUS : fils d'Allant Cyptiatms, chirurgien d'Amsterdam, étudia comme son père l'art de guérir, et fut reçu docteur en médecine à l'université d'Utrecht en t 680, après avoir soutenu une thèse sur la carie des us. Il exerça ensuite son art à Amsterdam pendant douze années. En 1693, il fut appelé en qualité de professeur de chirurgie et d'accouchements à l'université de Franeker. En prenant possession de cette chaire, il fit un éloge pompeux de la chirurgie : ratio inaugurons inhiorgiam encomiaslica. Son séjour à Franeker fut de courte durée, et il refusa la chaire qu'on lui offrit à l'uni\ ersité de Leyde. Eu 1695, il passa en Angleterre, oit ses projets de fortune et de gloire ne se réalisèrent point. Trompé dans ses espérances, il revint exercer la chirurgie à Amsterdam. 11 se livra surtout à la lithotomie, et fut assezheureux pour pratiquer avec succès cette opération délicate et périlleuse sur quatorze cents individus. Dans l'opuscule qu'il publia en 1724, à Londres, sous le titre de Cystitomia hypogastrica , il s'agit de la taille ou lithotomie au haut appareil. 11 eut encore le rare avantage de sauver, au moyen de l'opération césarienne, une femme qui portait depuis vingtun mois, dans la trompe de Fallope, un foetus mort au terme ordinaire de l'accouchement, c'est-àdire depuis une année. Cette observation intéressante forme le sujet de la lettre de l'auteur à Thomas Millington, intitulée : Epistola historiant exh ibens foetus humani post vigenti menses ex uteri tuba, matre salua ac superstite, excisi, Leyde, 1720 fig
  • Abraham DIEPENBEKE( 1607 - 1675) : peintre de l'école flamande, était de BoisleDuc. 11 naquit vers 1607, fut l'un des meilleurs élèves de Rubens, et voyagea en Halle. Il peignait à l'huile et sur verre : il exerçait déjà ce dernier talent avant d'entrer dans l'école de Rubens. Son dessin, trop chargé, était dans le goût de ce maître; il avait une composition facile un coloris vigoureux, une belle entente du clairobscur. Il aurait peut-être une plus grande réputation dans la peinture, s'il ne s'était pas souvent distrait de cet art pour faire des dessins destinés à l'ornenement des livres, on à être distribués aux confréries. On a beaucoup gravé d'après ce maître; nous nous contenterons de citer ici Le temple des Muses, en cinquantehuit pièces, connu et recherché : il suffit pour faire connaître son goût de dessin et de composition. Cet artiste fut, en 1741, nominé directeur de l'Académie d'Anvers, où il il mourut en 1675
  • Abraham DONNE( 1718) : mathématicien anglais, naquit en 1718 à Bideford, dans le comté de Devon, où son père tenait une école célèbre pour l'enseignement des sciences exactes. Vers l'âge de quatorze ans, jouant avec ses camarades, il lui arriva de tomber du haut d'une pile de bois très-élevée, et ayant eu l'imprudence d'aller aussitôt nager lorsqu'il était tout en sueur, depuis ce moment il n'eut plus qu'une santé déplorable jusqu'à sa mort arrivée dans sa 28° année. A cet âge cependant il avait déjà donné des preuves de connaissances fort étendues en mathématiques et surtout en astronomie. Il a laissé, entre autres choses, le résultat de ses calculs sur les éclipses du soleil et de la lune, avec les passages de Mercure pour plus de dix années, avec leurs figures. 11 avait aidé, dans son étude de l'usage des globes, Hervey, l'auteur des Méditations, qui prononça son sermon funéraire. Ses oeuvres ont été publiées par son frère Benjamin Donne
  • Abraham DUQUESNE( 1610) : un des plus célè- lires héros de la marine françaisenaquit à :Dieppe, en 1610. Son père, très habile homme de mer, et qui, par son mérite , était parvenu u grade de capitaine de vaisseau , s'appliqua à né:ne Duquesne tel maître; l en n carrière r r i èl'r Le e e talents pro n a i mais, sentant ecni. ttia' il t découvritque p u pour 'ue profita des leçons données par qu'il se proposait de parcourir, la théorie ne ! suffisait pas , il voulut y joindre kt pratique parcourut les ports de France , chercha , dans les conversations avec les marins les plus expérimentés , à acquérir de nouvelles lumières , fit I plusieurs voyages sur des vaisseaux marchands, et ne négligea aucune occasion de s'instruire dans toutes les parties de son art. Il s'était fait connaître, dès 1637, comme un des officiers de la marine doués de plus de valeur et de talents. A cette époque, on jeta les yeux sur lui pour commander un vaisseau dans la flotte qui , après avoir battu celle des Espagnols le 15 mai , les chassa des Ilcs de Lérins. Pendant que Duquesne était occupé dans cette glorieuse expédition, il - apprit la mort de son père tué par les Espagnols , à bord de son vaisseau avec lequel il escortait un convoi qui venait de Suède en France. Duquesne jura une haine implacable aux Espagnols ; l'occasion de la leur faire sentir Les Levons orales de clinique chirurgicale piles d l'Hôtel- Dieu de ' Paris par Dupuytren ort été recueillies et publiées po, MM. Bierre de Boidniout et Marx , Paris, 1831-1833 ; t' édition, ibid., 1839, 6 v4.I. 1W tarda pas à se présenter. Dans le combat livré près de Gattari , son vaisseau attaqua celui de l'amiral espagnol , le força de reculer , et fixa sous le pavillon français , la victoire qui allait lui échapper. Dans l'expédition de la Corogne, en 1639 , Duquesne, emporté par son ardeur, devança la flotte française avec les vaisseaux qu'il commandait. Quoique blessé d'un coup de mous• quel, il resta à son poste , foudroya les bâtiments ennemis, et ne se retira que quand la tempête l'y contraignit. Au combat devant Tarragone, en 16f11, où la 'victoire resta incertaine, Duquesne anima si bien les Français par son exemple, qu'on lui fut redevable de la vigoureuse défense qui sauva leur flotte , et deux ans après il fut blessé en se signalant au combat du cap de Gates , où•les Espagnols furent battus par le duc de Brézé. Les troubles de la minorité de Louis XIV empêchèrent que l'on ne poussât avec vigueur la guerre par mer contre les Espagnols. Duquesne, que l'inactivité fatiguait, obtint la permission d'aller servir chez le roi de Suède, qui avait demandé du secours à la France. Nommé viceamiral de la flotte suédoise, il attaqua avec tant de vigueur la flotte danoise, rangée devant Gothembourg, qu'elle prit la fuite , et qu'après cet échec, l'armée de terre leva le siége de cette place. Christian IV, roi de Danemarck, vint en personne livrer bataille à la flotte suédoise; l'action fut terrible et dura deux jours. Duquesne s'empara du vaisseauamiral, et eût pris le roi, si ce prince , blessé à l'oeil d'un éclat de bois , n'eût pas été obligé de se faire transporter à terre. 11 remporta encore d'autres avantages signalés sur les Danois , jusqu'au moment où la médiation de la France ramena la paix entre les deux nations. Lorsqu'en 1650 les Espagnols, profitant des troubles de la France, envoyèrent des vaisseaux au secours de Bordeaux , qui avait levé l'étendard de la révolte contre le roi, on ne put, faute de marine , s'opposer à leur projet. Duquesne arma à ses frais une escadre ; et tandis, qu'il marchait à la rencontre des Espagnols, il rencontra une flotte anglaise, dont le commandant lit dire à Duquesne de baisser pavillon. « Le pavillon français me sera jamais « déshonoré tant que je l'aurai à ma garde, ré- « pondit Duquesne; le canon en décidera , et « la fierté anglaise pourra bien aujourd'hui cé- « der à la valeur française. » Les Anglais, quoique supérieurs en nombre , furent obligés de prendre la fuite, après un combat meurtrier. Duquesne se fait radouber , arrive à l'embouchure de la Gironde, en ferme l'entrée aux Espagnols, et Bordeaux est forcé de capituler. Anne d'Autriche , sentant l'importance du service rendupar Duquesne , lui fit don du château et de l'île d'Indret , près de Nantes , en attendant qu'on le remboursât de ses dépenses, et le nomma chef d'escadre. Pendant la paix , Duquesne visita les ports de France pour se per- fectionner dans l'art de la navigation. Dans la guerre qui éclata en 1672, il se couvrit de gloire dans les combats qui *se donnèrent dans la Manche, et notamment dans celui où le comte d'Estrées, uni au prince Robert, amiral anglais, combattit Ruyter et Tromp, le 30 mai 1673. Lorsque la France envoya dit secours à Messine, Duquesne contribua à la défaite des Espagnols, sous les murs de cette ville , et fut ensuite envoyé par le duc de Vivone à Ver›,tilles, pour mander des renforts, si on voulait la conserver. Louis XIV fit équiper à Toulon une flotte considérable, et comme il s'agissait d'aller combattre 1111\ ter, il nomma Duquesne et l'éleva au rang de lieutenantgénéral. Ce choix , désiré par tous les marins, leur inspira une ardeur nouvelle. Duquesne aperçut la flotte hollandaise près de l'île de Stromboli , le 7 janvier 1676. Le gros temps et le vent contraire ne permirent d'attaquer que le lendemain. L'avantage fut pour les Français. Un calme les empêcha d'en profiter, et permit aux galères espagnoles , mouillées à Lipari, de venir remorquer les vaisseaux hollandais, dont la plupart étaient désemparés. Les deux armées ayant chacune reçu des renforts, le 9 elles restèrent en présence sans s'attaquer. Duquesne , sachant que Messine avait besoin . Ce livre contient peu de choses relatives à la géographie. L'auteur y raconte en détail tous les événements de la traversée. On y trouve des anecdotes amusantes; mais l'humeur satirique s'y fait trop souvent sentir
  • Abraham ECHELLENSIS : savant maroe, natif d'Eckel , ainsi que l'indique le surin sous lequel il est connu, vint étudier à me, prit les degrés de docteur en théologie n priilosophie, ?, professa le syriaque et l'ai., sa langue naturelle, et vint à Park vers 0, appelé par le roi pour concourir à l'édiri de rt Polyfriotte de Le Jai. Il retourna à ae en 1642, revint à Paris en 1645, et alla in s'établir à Rome avant 1653. Il Parait que démêlés avec de Flavigny, Gabriel Sionita luelques autres hébraïsants, le portèrent à ,orner en Italie. Il y mourut en 1664, dans )ge très avancé. Cet habile orientaliste prend ils ses ouvrages les titres de professeur de lan-; orientales, professeur d'arabe et de syriae, quelquefois d'arabe seulement, et celui de étaire interprète du roi pour les mêmes !anys. ; mais nous i,g_tiorons à quelle époque pré- o il les obtint. Voici la liste de ses ouvrages : Linguce syriacoe sire chaldaicce perbrevis stitutio , Rome, 1628 2° Synopsis . opositorum sapienliœ arabum inscripta speIum mundum reproesentans, ex arabico serone latini juris farta, Paris, 1641 Cet ivrage est l'abrégé d'un plus grand, intitulé : résent du sultan ; mais Echellensis n'en nom me 'int l'auteur. Le bibliographe Hadji Klialfa ide d'un abrégé de philosophie intitulé : Spe- 1111Mmundi, écrit en persan , et qu'il attribue .1 cadi Mir Hossein Alméhédévy ; peut-être estla version arabe . in lat. versa.. et notis illustr., ibid., 1645 50 5ti Antonii magni regulre, sermones, documenta, admonitiones , responsiones et vita duplex, ibid. 1646 6° Semita sapientire, sive ad scientiascomparandas tnethodus, 1646. Cet ouvrage , traduit de l'arabe, a pour auteur Borhaneddyn. Roland a publié le texte, accompagné de la traduction de Echellensis et d'une autre faite par llostpard , à Utrecht, en 1709, sous le titre dé Enchiridion st udiosi . 7° De proprietatibus et virtutibus medicis animalium, plantarum, ne gemmaum, tractatus triplex Habdarruhmani ex arab. lat. Met., Paris, 1647 C'est la traduction d'un extrait de l'ouvrage de Soyoully . 8° Chronicon orientale, nunc pritninn latinitate doua- b?? ; cui aeressit supplementum historke. orientais, Paris. 1653 Echellensis entreprit cette chronique à l'invitation du chancelier Segnier, à qui il l'a dédiée. Dans son supplément, il traite de l'histoire des Arabes avant Mahomet, de leurs mœurs, de leurs coutumes, etc. Cramoisy a donné une nouvelle édition 14° Epistola ad . 1. Morinum de r
  • Abraham FARISSOL( 1400) : rabbin, plus connu sous le nom de Peritsol, qui n'est qu'une prononciation corrompue de Farissol, comme l'a prouvé M. de' Rossi, naquit à Avignon, vers le milieu du 15e siècle. Il quitta sa ville natale vers l'année 1471 , et se transporta à Ferrare : il y fixa , à ce qu'il parait , son domicile , sans cependant abandonner tout à fait Avignon, où demeurait sa famille , et où on le retrouve en 1528. Ce fut à Ferrare qu'il composa ses principaux ouvrages, et notamment, ainsi qu'il l'assure luimème , celui qui a pour titre : Iggheret orechut olam, c'est-àdire Petit traité des chemins du monde, et qui a été publié d'abord en hébreu, à Venise, en 1587 , et ensuite en hébreu et en latin , par Hyde , à Oxford en 1691. Il a été de nouveau imprimé en hébreu seulement à Offembacli , en 1720, et à Oxford, en 1767, avec la traduction et les notes de Hyde ; dans le tome I" du recueil intitulé Syntagma dissertationum , quas .... Th. Hyde separatim edidit. Ugolini l'a aussi inséré dans le tome 7 de son Tesoro delle antichità sacre. L'édition de Venise, 1587 , est trèsrare. Farissol composa cet- ouvrage en 15'25 : il parait s'ètre proposé pour but principal de faire voir qu'il existait en diverses contrées de l'Asie des communautés de juifs, vivant sous leurs lois et sous des princes de leur nation , et il établit cette assertion sur des récits fabuleux ou exagérés, ou enfin détournés de leur véritable sens. Ce traité , qui pouvait avoir quelque utilité pour les juifs à l'époque où il fut composé , parce qu'il rendait compte des découvertes faites depuis un demisiècle par les navigateurs portugais et espagnols , serait aujourd'hui dépourvu de tout intérèt , sans les notes savantes que Ilyde a jointes à sa traduction. La lecture du texte est peu agréable , à cause du grand nombre de mots étrangers qu'on y rencontre , et parce que le style en est assez souvent obscur. Farissol est encore auteur de divers ouvrages : ce sont : 1. un Commentaire inédit sur le Pentateuque, in titulé Pirchè schoschanim , ou les Fleurs des Lis; un Commentaire sur Job, imprimé dans la grande Bible rabbinique de Venise, 1517, et dans celle d'Amsterdam , 179. ; 5" un Commentaire iné dit sur l'Ecclésiaste; in une Défense de la religion juive contre les chrétiens, ayant pour titre : ghen Abraham, on le Bouclier d'Abraham. M. de' Rossi ajoute à ces ouvrages diverses lettres et dissertations, et un abrégé de l' Isagoge de Porphyre et des livres des Catégories et de l'Interprétation d'Aristote. On ignore l'époque de la mort de ce rabbin
  • Abraham FABERT( 1599) : maréchal de France , fils du précédent, naquit à Metz, le 11 octobre 1599. Dès sa jeunesse il annonça un goût décidé pour les armes; et aussitôt qu'il fut en âge d'entrer au service, le duc d'Espernon le plaça dans un de ses régiments. Il donna bientôt des preuves se permit de critiquer le rapport de Fabert. Le roi lui imposa silence d'une manière mortifiante. Il sortit en disant à Fabert : « Monsieur, je vous re« mercie. — Que ditil ? demanda le roi , je crois « qu'il vous menace. —Non , sire , répondit Fabert; « on n'ose faire des menaces en présence de Votre « Majesté, et ailleurs on n'en souffre pas. » Fabert fut fait maréchal de camp en 1646 ; il prit, la même année, PortoLongone et Piombino ; et, en 165i4, Stenai. Louis XIV le récompensa de ses services en le créant maréchal de France et gouverneur de Sedan. Fabert fit ajouter plusieurs ouvrages aux fortifications de cette place , et voulut payer de ses épargnes une partie des dépenses. Ses parents lui reprochèrent d'employer de cette manière un bien qu'il devait conserver à sa famille. « Si , leur « réponditil , pour empècher qu'une place que le « roi m'a confiée ne tombât au pouvoir des enne« mis, il fallait mettre à une brèche ma personne, « ma famille et tout môn bien , je ne balancerais « pas un moment à le faire. » Le roi lui offrit en 1662 le collier de ses ordres; il le refusa par la raison qu'il ne pouvait pas produire les titres exigés. On lui fit dire qu'il pouvait présenter ceux qu'il voudrait, et qu'on ne les examinerait pas. Il répondit qu'il ne voulait pas que son manteau fût décoré par une croix et son nom déshonoré par une imposture. Louis XIV lui écrivit à cette occasion de sa propre,main que le refus qu'il faisait lui inspirait plus d'estime pour lui que ceux qu'il honorait du collier ne recueilleraient de gloire dans le monde. On prétend , dit Voltaire , que le cardinal Mazarin proposant à Fabert de lui servir d'espion dans l'armée, il lui dit : « Peut-être fautil « à un ministre des gens qui le servent de leurs « bras et d'autres de leurs rapports : souffrez que je sois des premiers. » Aussi le ministre ditil à des personnes qui cherchaient à répandre des doutes sur sa conduite : « Ah ! s'il fallait se méfier « de Fabert, il n'y aurait plus d'homme en qui « l'on pût mettre sa confiance. » Le maréchal Fabert mourut à Sedan , le 17 mai 1662, et fut inhumé dans l'église des capucins irlandais qu'il avait fondée. Il montra dans sa dernière maladie la même fermeté d'âme que dans le cours de sa vie. « Se sentant affaiblir, dit un de ses historiens, « il demanda un livre de prières , et peu de temps « après on le trouva mort à genoux , et son livre « ouvert sur le psaume Miserere mei, Deus. » 11 laissa, de son mariage avec Claude de Clevant, un fils qui lui succéda dans le gouvernement de Sedan, et qui mourut sans enfants au siége de Candie en 1669. Fabert ne savait pas le latin , et ne s'était jamais appliqué sérieusement il d'autre science qu'à celle de la guerre; mais la nature l'avait doué , frère du maréchal, servit avec distinction aux siégés de Montauban , la Rochelle , Nancy, Trèves. Il obtint en récompense de ses services le cordon de StMichel, en 1658, fut élu maitre échevin de Metz l'année suivante, et continué dans cette place jusqu'à sa mort, arrivée en 1663. — FABERT , cousin des précédents, est auteur de l'Histoire des ducs de Bouegojfne , depuis Philippe le Hardi , en 1363, jusqu'à la mort de CharlesQuint en 1558, Cologne, 1687 1689, 2 volumes Le style en est mauvais, mais on y trouve quelques faits intéressants
  • Abraham FABERT( 1560 - 1638) : né à Metz, vers 1560, était fils de Dominique Fabert, directeur de l'imprimerie de Charles Ili, duc de Lorraine, et anobli par ce prince en récompense de ses services. Abraham succéda à son père , mais il possédait à Metz une imprimerie particulière de laquelle sont sortis différents ouvrages estimés. Le premier que l'on connaisse est le recueil des Emblèmes, de Boissard , son ami , portant la date (le 1587. Dom Calmet , dans sa Bibliothèque de Lorraine , fait mention d'un Missel imprimé par Fabert en 1597 , remarquable par la beauté de l'exécution et orné de jolies estampes en bois. Fabert fut élu maitre échevin de la ville (le Metz en 1610 , et continué plusieurs fois dans l'exercice de cette charge. Il eut l'honneur de complimenter Louis XIII , en cette qualité , à l'époque de son sacre , reçut le cordon de StMichel en 1630 , mourut le 24 avril 1638 , et fut inhumé à la cathédrale. Il a publié le Voyage du roi Henri IV à Metz, en 1605 , Metz , 1610 Cet ouvrage curieux est orné de vingt planches en tailledouce , dont les plus importantes offrent un plan de la ville et une carte du pays Messin , qui a été reproduite dans les différentes éditions de le.eas d'llondius ; on y remarque aussi l'empreinte des diverses monnaies de la ville de Metz , et l'ancien aqueduc romain connu sous le nom d'Arches de Jouy. On imprima à Metz , en 1657 , un Commentaire sur la coutume de Lorraine , que le frontispice annonce ètre une production d'Abraham Fabert. Cependant dom Calmet et les auteurs de l'Histoire ( le Metz penchent à croire que cet ouvrage est de Florentin Thiriat , pendu en 1615 , pour avoir publié une violente satire contre les princes de la maison de Lorraine. Quel que soit le mérite de ce commentaire , trèsvanté par Chevrier , on ne peut disconvenir qu'il a moins contribué à répandre le nom (le Fabert que la gloire que s'est justement acquise son fils par son courage et sa vertu
  • Abraham FURTADO( 1756) : l'un des israélites les plus Clignes d'estime qui aient habité la France, était né en 1756, à Londres, où sa mère le mit au monde après avoir échappé à l'affreux tremblement de terre qui venait d'anéantir presque tout entière la ville de Lisbonne, et dans lequel son père avait été enseveli sous les ruines. Ainsi échappé à la mort avant d'ètre né, et privé par l'intolérance religieuse de vivre en Portugal, dans la patrie de ses ancètres , Furtado , encore enfant, vint résider en France , d'abord à Bayonne, ensuite à Bordeaux, où il se réunit à toutes ces familles juives que la persécution avait chassées de l'Espagne et du Portugal. Il y reçut une éducation soignée, et se voua comme la plupart de ses parents à la carrière du commerce. Après avoir fait d'assez bonnes affaires dans les spéculations maritimes, il sut s'arrèter à la position qu'llorace a si bien caractérisée par les mots aurea mediocritas, et il acheta une propriété rurale qu'il cultiva luiméme , partageant son temps entre les soins de cette culture et l'étude des lettres, qui fut toujours son goût de prédilection. C'est là qu'il composa plusieurs écrits que ses amis ont seuls pu apprécier, puisqu'il ne les a pas publiés. Il allait les faire imprimer au moment où la mort l'a frappé . Il fit partie, en 1787, de la commission que Malesherbes avait formée pour aviser aux moyens d'améliorer le sort des israélites, et quoique le plus jeune , i l fut chargé de la rédaction des travaux de cette commission , que la révolution rendit bientôt inutiles. Il n'était guère possible que, dans la position où il se trouvait, Furtado ne fùt pas d'abord partisan de cette révolution ; mais ce fut avec toute la sagesse et la modération de son caractère. Lié avec Guadet et Vergniaud, il eut assez de sagacité et de prévoyance pour les avertir , le duc d'Angoulême le désigna parmi les citoyens les plus distingués de Bordeaux pour faire partie d'une commission d'administration provisoire; mais il n'en remplit pas les fonctions par des motifs de crainte ou peut- être par suite d'une maladie réelle , ainsi qu'il le déclara. Il continua d'habiter la campagne jus- On cite au nombre des ouvrages inédits de Furtado une traduction de Lucrèce et du Livre de Job , un volume de Pensées morales et politiques, enfin un traité fort étendu et qui n'eut pas formé moins de quatre volumes , sur l'Harmonie des pouvoirs politiques. qu'à ce que le calme fût rétabli. Alors il recouvra ses fonctions municipales; mais il refusa de les remplir pendant les centjours de 1815 , et ne les reprit qu'après le second retour de Louis XVIII. Il s'en acquitta avec beaucoup de zèle , et à la satisfaction de tous, jusqu'au 29 janvier 1817, époque de sa mort. y . Michel Berr a publié dans la même année son Éloge historique, Paris de 36 pages. M--1) j
  • Abraham GIRARDET( 1764 - 1823) : célèbre graveur en tailledouce, naquit en 1764 au Locle , village situé sur la frontière de France , dans la principauté de Neufchâtel. Ses • dispositions pour l'art du dessin se révélèrent de bonne heure. On conserve dans sa famille un dessin à la plume qu'il fit à l'âge de quatorze ans, et qui a, diton, l'aspect d'une belle gravure. Il vint fort jeune à Paris, et entra en 1782 dans l'atelier de Benjam Nicolet ; mais à vingt ans il effaçait son maitre. Il avait une manière originale, quoiqu'elle se rapprochât, à certains égards, de celle des vieux maltres allemands et hollandais. 11 aimait les lignes fermes, les contours nets, et sans trop peser sur les détails , il visait surtout aux effets d'ensemble. Ses ouvrages sont trèsnombreux , trèsrecherchés, et quelquesuns trèsrails. Citons entre autres : 1. la Transfiguration , planche qui fait partie de la Col- lection du Musée, publiée par Robillard. Cet ouvrage obtint l'accessit au concours des prix décennaux. e L'Enlèvement des Sabines. d'après le Poussin ; 3" l'Apothéose d'Auguste et l'Inauguration de Tibère , d'après un dessin de Bouillon ; 4. le Triomphe de Titus et de Vespasien, d'après Jules Romain ; 50 la sainte Cène, d'après Philippe de Champagne ; 6. le Christ mort, d'après Andreas del Sarto. Abraham Girardet mourut à Paris le 9. janvier 1825, à 59 ans, épuisé moins par le travail que par les excès d'une vie irrégulière. Outre les grandes planches qui ont fait sa réputation, avait gravé quantité de vignettes pour la librairie. C'est lui qui exécuta , sur les dessins de Percier, celles qui ornent l'édition ( l'Horace donnée par Didot l'ainé en 1799 , et celles des Fables de la Fontaine, du inème éditeur, Paris, 1822, 9. vol. Il enrichit également de plusieurs gravures, d'après les compositions de Girardet, la traduction en vers d'Anacréon par SaintVictor, Paris, 1812, 1 vol
  • Abraham GOELNITZ( 1600) : en latin Golnitius, géographe , né à Dantzig dans le 17e siècle , a publié plusieurs ouvrages estimables, mais qui ont été surpassés depuis. Il avait parcouru dans sa jeunesse la plus grande partie de l'Europe , non en simple curieux , mais en voyageur qui veut s'instruire par ses propres observations. On sait qu'il habitait Copenhague en 1612 ; mais on ignore l'époque de sa mort. On conne de lui les Ouvrages suivants : Ulysses Gallico- Belgicus , per Belgiam . Hispaniqm, regnum Gauler , ducatum Sabaudiœ , nurinum osque Pedemontis metropolim Leyde, io-;i ; Amsterdam, 1655 traduit en français par Louis Coulon , sous ce titre : l'Ulysse fiançais, Paris, 1615, in -12. Quoique suranné à beaucoup d'égards, et fourmillant de fautes dans les noms propres, ce livre peut encore être consulté avec fruit pour quelques objets peu connus : on y trouve par exemple le texte des statuts et priviléges de la nation germanique à l'université d'Orléans . 2. Compendium geographicum succincte methodo adornatum , Amsterdam, 1615 , 1619 et avec des aug- mentations, 'Wittemberg , 1671 , 1678 Cet abrégé est intéressant , surtout pour ce qui concerne l'Espagne : l'auteur le composa pour l'éducation du fils de Christian Thomaeus , chancelier de Danemarck; et dans l'épttre dédicatoire, il lui promet de travailler en sa faveur à une Prosopographie qui contiendra les généalogies des principales familles. 5. Princeps ex Corn. Tacito, curata opera deformatus, Leyde, 1636 ; .19 une édition augmentée de la Politique chrétienne, de Lambert Daneau, Leyde, 163J, W—s.
  • Abraham GUSTAFSKŒLD : général suédois, connu auparavant sous le nom d'Ilellithins, était capitaine au régiment du roi , en garnison à Christianstad , forteresse importante de Scanie, lorsque Gustave Lii résolut d'opérer une révolution dans le gouvernement. Ilellichius, instruit de ce projet, hasarda une démarche qui fut le signal de l'exécution. 11 fit fermer toutes les avenues de la forteresse le 12 août 1772 , et déclara que personne n'y entrerait sans les ordres du roi. Peu après, la révolution eut lieu à Stockholm, et Hel- lichius livra la forteresse au duc de Sudermanie , qui avait le commandement des troupes en Scanie. Le capitaine fut récompensé d'une maniere brillante du service qu'il avait rendu. Gustave l'éleva au rang de général , lui accorda des titres de noblesse, et lui donna le nom de Gustafskeeld . Il eut la permission de placer dans son écusson la lettre G , surmontée d'une couronne royale
  • Abraham HINCKELMANN( 1652 - 1695) : savant orientaliste et théologien protestant, naquit en 4G2, à Dti- beln , en Misnie. Son père , riche apothicaire de cette ville, lui fit commencer ses études, qu'il continua à Freiberg et à Wittemberg. A peine sorti de dessus les bancs , on le nomma recteur de l'école de Gardeleben , et trois ans après il passa avec le mème titre au gymnase de Lubeck , où il demeura onze années. Il accepta ensuite le pastorat de l'église StNicolas de Hambourg ; mais il n'occupa ce poste que peu de temps. Le landgrave de HesseDarmstadt , charmé de son mérite , l'appela à sa cour, le fit son prédicateur, surintendant général de ses églises, et professeur honoraire de l'Académie de Giessen. Il revint à Hambourg en 1688 pour prendre la direction de l'église SteCatherine. La publication d'un ouvrage mystique de Poiret divisa tous ses confrères. Les partisans d'Horbius, qui en était l'éditeur, défendirent les principes établis dans cet ouvrage avec autant de chaleur que ses adversaires en mettaient à les attaquer. Hinckelmann , d'un caractère doux et pacifique , ne voulut prendre aucune part à cette querelle; mais, loin de lui savoir gré de sa modération , tous se réunirent pour l'accabler d'injures et de dégoûts. dévora en silence les chagrins qu'il ressentait; mais enfin un dernier pamphlet , dont on accusa un partisan d'llorbius d'ètre l'auteur, lui porta un coup mortel. Il fut frappé d'apoplexie en le lisant, et mourut quelques jours après, le 11 février 1695, âgé de 43 ans. Sa bibliothèque nombreuse et riche en manuscrits orientaux fut vendue publiquement. Ilinckelmann est pr connu par son édition du Koran , La premTère qui ait été publiée en arabe ; elle parut à Hambourg en 1691 de 560 pages elle est assez rare, et a été bien surpassée par celle qui parut quatre ans après à Padoue . C'est à tort qu'on dit dans le Dic- tionnaire de Jloreri ; m'elle est accompagnée d'une version latine, et que l'on confond le Koran avec le Testament de Mahomet, publié par Hinckelmann , accompagné d'une traduction latine . On a encore de lui une traduction allemande de l'Apologétique et du Livre de la patience, par Tertullien , des Considé- rations chrétiennes sur la purification par le sang du Christ, des Sermons; plusieurs écrils contre Jacques Bühm, etc. , des Dissertations théologiques en latin et en allemand. Les principaux ouvrages d'Hinekelmann ont été traduits en suédois. Il laissa en manuscrit un Catalogue des écrivains botanistes arabes, et un Lexicon Coranicum, sur le plan de celui que Pasor a donné du Nouveau Testament; mais sa mort précipitée l'empêcha de l'exécuter. On peut consulter, pour plus de détails, Walchius, Biblioth. theologica , les Memoriœ theolog. clarissimor. de Henri Piping, les Élé- ments d'une histoire des écrivains et littérateurs hessois par Strieder , 1786, et enfin le Dict. de Chaufepié, où cet écrivain a un article très-étendu
  • Abraham HUME( 1748 - 1838) : baronnet anglais , naquit %ers 1748, et, après avoir longtemps hésité sur le choix d'une carrière, prit parti dans la marine à l'âge de trente ans. Il était à bord de l'Orson, en 1787, lors de l'armement contre la Hollande. Pendant la longue guerre de l'Angleterre contre la révolution et l'empire, il fut presque continuellement en mer, et se fit remarquer par une activité et une vigueur audessus de son âge. Enfin, en 1819, il obtint au port de Plymouth un emploi qui fut pour lui comme une retraite. Quoique excellent officier, c'est surtout comme ingénieur de marine qu'Abraham Hunie se distingua. On a de lui, sur l'architecture navale , un ouvrage court, mais substantiel, où il développe un plan pour construire, si l'on veut, mille vaisseaux sur une coupe donnée, sans ajouter ni retrancher aux diatensions voulues la longueur de la pointe d'une aiguille, et si l'on veut, pour réduire, toujours en gardant le même modèle, le navire de première classe au cutter; le tout en passant par les grandeurs intermédiaires et en dormant à chaque sorte de bâtiment les propriétés et les avantages qui la caractérisent. Ses vues savantes ne restèrent point à l'état de projet et d'utopie : l'amirauté en fut frappée, et fit construire, sur les principes d'Abraham Hume , tin cutter de cent soixante tonneaux et un sloop de guerre de trentesix canons. Les deux essais réussirent parfaitement, surtout le sloop, qui fut nommé l'Inconstant, et que tous les juges compétents s'accordèrent à regarder comme le plus beati navire qui frit jamais sorti des chantiers ,.e de la société royale de Londres
  • Abraham ISARN( 1500) : aventurier français, naquit à Castres dans les premières années du 16" siècle, (l'un père qui avait une propriété à Lauzerte en Quercy. 11 lit ses études à Bordeaux, et y reçut le bonnet de docteur. Rappelé par ses.parents, il revenait auprès d'eux, lorsqu'il passa par Montauban , où se trouvait le régiment de Gondrin. Le chef de ce corps lui ayant offert une compagnie de gens de pied , il l'accepta avec beaucoup d'empressement. Renonçant ainsi à la toge pour entrer dans la carrière des armes, il fit partie de l'armée du maréchal de Biron. Ayant eu le malheur (le tuer en duel un (le ses compagnons d'armes, ce funeste accident le força de quitter le service (le France. 11 se retira en Flandre, où l'archiduc le combla de ses faveurs ; niais cette bonne fortune l'ayant exposé à la jalousie de deux puissants seigneurs, il ne put résister à leurs attaques et demanda son congé. L'archiduc le recommanda à l'empereur Rodolphe , qui lui donna (lu service. lsarn fut employé dans l'armée de Hongrie , s'y distingua , et par sa valeur mérita la place de gouverneur de Ratisbonne. Mais l'envie vint encore le poursuivre ; on découvrit qu'il était protestant, et on le dénonça à l'empe- reur, qui le congédia. lsarn se rendit en Pologne ; n'y trouvant pas d'emploi , il résolut d'aller en Perse , dont le sophi était en guerre avec les Turcs. Ce prince l'accueillit trèsbien , et lui donna le commandement d'un corps de cavalerie à la tète duquel Isarn se signala dans plusieurs rencontres. Mais il eut enfin le malheur d'ètre fait prisonnier. L'empereur de Perse fit des offres inutiles pour obtenir son échange ; les Tures, enchantés de sa bonne mine, de sa haute taille et de son courage, voulurent le garder. Il prit du service parmi eux, embrassa l'islamisme, se maria avec une parente du Grand Seigneur , et devint viceroi d'Arménie. Après trente années (le prospérité, et après avoir acquis (les richesses im- menses, il se rappela sa patrie, sa famille, et dépêcha en France un des soldats qui l'avaient suivi , nommé Falgairas. Cet émissaire, arrivé à Castres, éprouva beaucoup de difficultés vis-àvis la famille d'Isarn , et ce ne fut que par de vives instances qu'il put déterminer un de ses frères à se rendre auprès du viceroi d'Arménie. Jean Isarn entreprit ce long voyage, fut comblé d'amitiés par son frère, qui le renvoya dans un vaisseau équipé à ses frais et rempli d'immenses richesses mais il ne put en profiter, ayant fait naufrage sur les côtes de la Calabre.Abraham Isarn , viceroi d'Arménie, mourut quelques années après, laissant deux fils, dont l'un fut pacha d'Alep, et l'autre d'une ville considérable
  • Abraham KAAU-BOERHAAVE( 1713 - 1753) : naquit à la Haye en 1713, de Jacques Kaau, docteur en droit et en médecine, et de Marguerite, soeur du célèbre Herman Boerhaave. il se rendit, en 1733,à Leyde, où il étudia la médecine. Kaau perdit subitement l'ouïe en 1736 ; cette infirmité le rendit trèsincommode dans la société , mais ne l'empêcha pas de se distinguer par le talent de la parole. Ses succès lui valurent une médaille , que les curateurs (le l'université tirent frapper en son honneur. Il fut admis au doctorat en 1738 ; et bientôt après il joignit à son nom celui de Boerhaave, ainsi que son oncle l'avait souhaité de son vivant , n'ayant pas d'enfant mâle. Il fut appelé, en 1740 , à StPétersbourg, en qualité de médecin de la cour impériale. En 1743, il obtint la dignité de conseiller d'État, et, en 1748, celle de premier médecin, qu'il conserva jusqu'à sa mort , arrivée à Moscou le 7 octobre 1753. On a de lui plusieurs Mémoires insérés dans les Novi Commentaii de l'académie de StPétersbourg. Il a composé , en outre, cinq ouvrages, dont le principal a pour titre : Perspiratio dicta Hippocratis per universutn corpus anatomice illustrata, Leyde, 1738 Kaau prétend dans ce traité que toutes les parties du corps humain qui sont pourvues d'épiderme transpirent; et l'épiderme, selon lui, ne se trouve pas seulement sur la peau, niais tapisse tous les tissus creux
  • Abraham KALL( 1743 - 1821) : savant danois, de h même famille que les précédents , naquit en 1745 , à Aarhuus, dans le Jutland, ou , suivant d'autres biographes, à Copenhague. Après avoir reçu dans la maison paternelle sa première éducation, il fréquenta l'université de Giittingue , puis celle de Copenhague, où il obtint le grade de maitre ès arts. En 1767 , il fut nommé professeur de grec à cet établissement , et l'année suivante, membre de la commission royale de l'instruction publique. Cette commission faisait alors déchiffrer et analyser les riches collections de manuscrits islandais que possède la bibliothèque royale de Copenhague, et Kall , qui avait cultivé avec succès les anciens idiomes scandinaves, prit une grande part à ce travail. Lorsque, en 1778, le gouvernement fonda une chaire d'histoire et de mythologie du Nord, il la donna à Kall, qui, par suite, résigna ses fonctions de professeur de grec. Nommé, en 1782, membre de l'Académie royale des sciences de Copenhague, dont le célèbre historien Suhm était président, il se lia intimement avec lui , et plus tard il devint conservateur en chef de sa riche bibliothèque, qui, après la mort de ce savant, fut incorporée à la bibliothèque royale. En 1785, Kall établit une société de littérature étrangère, et une société patriotique, qui avait pour objet de fournir gratis aux étudiants pauvres les livres les plus indispensables à leurs études. A peu près à la même époque, le gouvernement le chargea . Il mourut en 1821. Kall a publié un grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1° Specimen novœ editionis Sententiarum Theognidis Megarensis , Giittingue , 1766 ; 2° plusieurs éditions classiques : 1. Des Dialogues choisis de Lucien, Copenhague, 1773 ; 9.. du Traité sur l'éducation de Plutarque, ibid., 1771; 3. du Manuel pictète, 1775-81; 4. d'Eutrope. 1776-81 ; 5. d'Hérodote 1778. Ces éditions, soit en grec, soit en latin , auxquelles Kall a ajouté des notes et commentaires importants , étaient spécialement destinées à l'usage des écoles. 3. Histoire universelle, Copenhague , 1777-80 Cet ouvrage, rédigé sur le plan de celui de Schroekh, est trèsremarquable , à cause du grand développement que l'auteur y a donné à la partie qui concerne les pays du Nord. 4° Analyse des Annales islandaises manuscrites de la bibliothèque royale de Copenhague , Copenhague , 1792 , 4 vol. ; 5. Histoire de la noblesse et des ordres de chevalerie du Danemarck , ibid., 1796 avec planches ; 60 une édition revue du Nouveau Testament, ibid., 1799 Kali a fourni des notes pour l'édition anglaise du Thesaurus grœcoe lingrice de H. Estienne. Il a laissé manuscrit un ou- orage intitulé Monuments septentrionaux du moyen dge , auquel sont joints environ cent dessins, dont une vingtaine ont été gravés, mais non publiés. 11 était un des plus actifs collaborateurs du Recueil de l'Académie royale des sciences de Copenhague et du Magasin Danois. Dans le premier se trouve, entre autres écrits de lui, un Mémoire fort remarquable sur les renseignements donnés par Ptolémée au sujet de la Chersonèse cimbrique. C'est Kali qui a publié le 8a et le 9e volume de l'Histoire de Danemarck , que Sulun avait laissés manuscrits. MÀ.
  • Abraham MIGNON( 1640 - 1679) : ou plutôt lUini07/ , peintre de fleurs, naquit à FrancfortsurleMein vers 1640. 11 eut successivement pour maîtres Jacques Murel et le célèbre David de Heem ; c'est chez ce dernier qu'il puisa les excellents principes qui l'ont placé au rang élevé qu'il occupe parmi les artistes de son genre. Les études immenses qu'il entreprit pour donner à ses productions ce charme et cette vérité qui ne peuvent naître que d'une connais, sauce approfondie des productions de la nature, l'application qu'il apporta à ses travaux affaiblirent tellement sa santé, qu'il mourut en 1679, ayant à peine 40 ans, et laissant deux filles, qui cultivèrent avec succès le même genre de peinture. Mais de tous ses élèves , celle qui lui fait le plus (l'honneur est la célèbre MarieSibylle Médan. Les qualités qui distinguent les productions de Mignon sont la fraîcheur, la finesse des tons , le précieux du travail , l'éclat des reflets et l'imitation parfaite de la nature. Ses fleurs sont choisies avec goût. ; il entend parfaitement l'art de les grouper pour les faire mutuellement valoir. 11 excelle également dans la peinture des insectes, des mouches. des papillons; c'est la rosée que l'on voit trembler sur les feuilles, c'est le velouté des fruits que la main va toucher. Le seul défaut que l'on ait à lui reprocher, c'est un peu de sécheresse dans le dessin, défaut que l'on doit attribuer au soin avec lequel il peignait. Il serait au premier rang des peintres de fleurs si Van Huysum n'avait atteint la perfection dans toutes les parties de ce genre de peinture. Un de ses tableaux les plus précieux est connu sous le nom de Mignon au Chat : il représente un chat de Cypre renversant un vase de fleurs sur une table de marbre. L'eau qui s'échappe du vase était représentée avec une telle vérité, qu'on la voyait pour ainsi dire se répandre hors du tableau. Le musée du Louvre possède trois morceaux de ce martre : 1° Un écureuil , des poissons, des / leurs et un nid d'oiseau dans un, de pay- sage ; 2. Un bouquet de fleurs des champs ; 3° Des roses , des tulipes et autres / leurs dans un rase de cristal. Ce tableau est le pendant du précédent
  • Abraham MOIVRE( 1667 - 1754) : géomètre, né en 1667 à itri, en Champagne, où son père exerçait la chirurgie , fut envoyé à l'académie de Sedan pour y faire ses études. La lecture d'un traité de Legendre lui inspira le goût des mathématiques; mais il ne s'y livra qu'en secret, par ménagement pour son professeur, qui regardait comme mal employé tout le temps qu'il dérobait à la langue grecque. Moivre passa ensuite à Saumur, puis à Paris, pour y achever ses cours de philosophie : mais il avait sans cesse entre les mains les ouvrages des meilleurs mathématiciens ; et sa pénétration naturelle lui aplanissait la plus grande Partie des difficultés qu'il y rencontrait. Son père. cédant enfin à ses instances, consentit à lui donner un maitre des mathématiques , et son choix tomba sur Ozanam. A la révocation de l'édit de Na tes, Moivre, élevé dans la religion protestante. se retira en Angleterre , où il se fit appeler ip Foy. le Moniteur du 6 mai 1810. de Moivre. Il n'apportait d'autres ressources pour Y subsister que l'enseignement des mathématiques, dont il croyait avoir atteint le sommet la lecture des Principes de Newton le désabusa ; étonné de ne point entendre un ouvrage dont la simplicité apparente l'avait séduit, il n'hésita pas à le prendre pour l'unique objet de ses études, et il en portait toujours sur lui quelques feuillets, qu'il relisait dans ses moments de loisir. La rapidité de ses progrès et son application le tirent connaître en 1692 de l'astronome Halley, qui se chargea de communiquer ses premiers écrits à ! la société royale, et l'y fit admettre en 1697. Le grand Newton , dont il s'honorait d'être le dis- ciple, voulait qu'il le regardât comme un ami ; et une discussion assez vive qu'il eut à soutenir contre le médecin Cheyne acheva d'étendre sa réputation . Leibniz fit d'inutiles démarches pour lui procurer une chaire dans quelque université d'Allemagne ; on tenta avec aussi peu de succès de l'attacher à l'académie de Cambridge. Moivre fut l'un des commissaires désignés pour prononcer sur la contestation qui s'éleva entre Leibniz et Newton , au sujet de l'invention du calcul intégral ; et peu après , il communiqua à la so- ciété royale un petit traité : De mensura sortis, qui ajouta encore à l'opinion qu'on avait de son talent. Montmort s'était occupé avant lui du calcul des jeux de hasard ; mais il avait pris une route si différente, qu'il reconnut luimême qu'on ne pouvait accuser Moivre de plagiat. Ce dernier perfectionna ce travail et en fit d'ingénieuses applications aux usages de la vie. 11 se délassait de l'étude des mathématiques par la lecture des meil- leurs auteurs, anciens et modernes ; il possédait parfaitement les classiques , et on le consultait souvent sur des passages difficiles ou contestés il savait par coeur Rabelais et Molière, et, si l'on en croit son panégyriste, Il aurait mieux aimé être ce célèbre comique que Newton. Dans sa vieillesse il fut privé de la vue et de l'ouïe, sans rien perdre de ses facultés intellectuelles : sur la fin de sa vie , il éprouvait un besoin de sommeil tel , qu'il dormait *vingt- trois heures par jour ; enfin il cessa de se réveiller le 27 novembre 1754, à l'âge de 87 ans. Moivre, religieux par conviction, ne connut jamais l'envie ni les passions basses dont les savants euxmêmes ne sont pas toujours exempts. Il évitait la société plus qu'il ne la re- cherchait ; et il ne savait pas déguiser son aver- sion pour le manége et la fausseté. Il avait été reçu membre de l'Académie des sciences de Paris quelques mois avant sa mort , et il était depuis longtemps de celle de Berlin. Outre des Mémoires nombreux dans les Transactions philosophiques, on a de lui : Io the Doctrine of chances, Londres 1716; ibid., 1738; ibid., 1756 4°. C'est la traduction anglaise qu'il publia de son traité des probabilités, avec des additions; l'édition de 1756 est plus complète que les précédentes. On trouve l'analyse de la méthode de Moivre dans l'Histoire cies mathématiques, par Montucla , t. 3, p. 396 et suiv. Lagrange avait le projet de traduire cet ouvrage en français ; c'est dire assez combien il est intéressant. elliscellanea analytica de seriebus et quadraturis , Londres , 1730 Cet excellent ouvrage , divisé en huit livres , contient les plus savantes recherches d'analyse : c'est 1e recueil des découvertes de Moivre et des méthodes qu'il avait employées pour y parvenir. :3° Annui- lies on lires , ibid., 1724, 1742, 1750 : trad. en italien par le P. Fontana, Milan, 1776 C'est Moivre qui a revu et publié la traduction latine de l'Optique de New ton . Voyez le Mémoire sur la vie de iii. Abraham de Moivre, par Maty, la Haye et son Eloqe par Grandjean de Fouchy, , dans le Recueil lie l'Académie des sciences
  • Abraham MUNTING( 1626 - 1683) : fils du précédent, comme lui médecin et botaniste, naquit à Groningue en 1626. Elevé par son père , il acquit de bonne heure de grandes connaissances en botanique et dans la culture des plantes. Après avoir voyagé en Hollande , il visita la France en 1649. Il s'y lia avec Davisson et Vespasien Robin, et avant de quitter ce pays, il se lit recevoir à Angers docteur en médecine. De retour à Groningue, il seconda son père , auquel il succéda en 1658 dans les chaires de médecine et de botanique, et obtint des succès semblables. La Hollande était alors le pays le plus renommé pour la culture des plantes ; elle en recevait une grande quantité de ses nombreuses colonies , et Munting luimême , dans ce qu'il appelait son Paradis de Groningue, en réunissait beaucoup de rares, qui lui étaient envoyées de toutes les parties du monde. Il exerçait les fonctions de professeur depuis vingtquatre ans, à la grande satisfaction de ses compatriotes, lorsqu'il fut attaqué d'un catarrhe suffoquant, et mourut au bout de vingtquatre heures le 31 janvier 1683. Munting a publié : 1. Ilfaare Offening der planten , etc. , 1 vol. petit 40 figures, Amsterdam, 167' 2 • 2" édition, ibid. , 1682. Cet ouvrage est divisé en trois parties arbres, arbrisseaux et plantes, contenant, sur les formes extérieures , les propriétés et la culture de chacune, les détails connus alors •, mais aucun ordre n'y est observé , et les planches sont fort médiocres et inférieures à celles de la plupart des ouvrages de botanique du même siècle et du précédent. 2. Aleidarium ete., ou Histoire de l'aloès américain et de quelques autres espèces, sans nom de ville , 1680 , 1 vol. petit de 33 pages , 8 figures. L'auteur y décrit le port et la végétation fort remarquable d'un pied de cet aloès , et entre dans quelques détails sur la culture et les propriétés de cette espèce et des autres. Les figures sont également médiocres, quelquesunes n'ont point de fleur. Sept se retrouvent dans de plus grandes dimensions dans la Phytographia. 30 De vera anti- quorum Herba britannica , I vol. petit de 231 pages, Amsterdam, 1681, Vn fig. Séguier cite une 2" édition de 1698. Cet ouvrage posthume renferme des détails intéressants ; mais l'origine des différents peuples de la Hollande, de la Saxe, etc., la description du terrain où se trouve cette plante qui est le Rumex aquaticus , l'étymologie de son nom spécifique , les opinions des anciens et des modernes sur ses vertus, auxquelles Munting attache une extrême importance ; tout y est comme entassé sans ordre et sans méthode, de manière à en rendre la lecture trèsfatigante. Au reste, il n'est nullement prouvé que ce Rumex soit 1' 'Jerba britannica des anciens. On peut consulter à ce sujet : Dissertatio de Brit- tenburgo, etc., de Cannegieter. 40 Naattwkeurige beschryving der aardy ewassen, etc., ou Description exacte des plantes, etc., Leyde et Utrecht; 1696, grand 243 fig. Le fond de cet ouvrage, achevé et publié par les héritiers de Munting est le même que celui du premier, mais il est de deux tiers plus considérable, de sorte qu'il peut être regardé comme neuf. Les dessins, beaucoup plus nombreux et accompagnés pour la plupart d'assez jolis paysages, sont aussi d'une meilleure exécution. Ce l'ivre est, sinon utile, vu les pro-- grès que la culture a faits depuis un siècle , du moins curieux, comme offrant l'état de cet art én Hollande à cette époque. Toutefois il contient une foule d'inutilités , il n'y a presque point de plantes nouvelles , la plupart des figures sont , quelquesunes même paraissent être de pure invention, comme celle du Macer arbo an- tiquorunz , des deux Cardan- 1° mm et du Sidereon. 50 Phytographia curiosa , etc., publié par Kiggelaer, Leyde et Amsterdam, 1702 215 fig. Séguier et Haller en citent une autre de 1713 qui est la même que celle de 1727, indiquée également par ce dernier ; le titre seul est changé. C'est une traduction du précédent, à l'usage des étrangers, mais qui ne contient, avec les mêmes planches, plus deux nouvelles, que. la nomenclature , la synonymie et un trèspetit nombre d'observations. Si les deux Munting ont rendu quelques services à la culture, ils n'en ont rendu aucun à la botanique proprement dite. Le genre iiiluntingia , établi par Plumier, en l'honneur d'Abraham Munting , se composait d'une seule plante que Linné a réunie au Rhamnus, sous le nom de B. Micanthus, en donnant celui de Mun- tingia à un genre de la famille des tiliacées
  • Abraham ŒHS( 1800 - 1852) : économiste allemand, né près de Juliers vers 1800, mort le 20 février 1852 à Cologne. Après une vie assez agitée, il se fixa en 1838 à Cologne, où il fonda une école supé- rieure du commerce , qu'il dirigea jusqu'à sa mort. Il a publié divers écrits sur les sciences commerciales, assez appréciés dans les pays rlitiians. Tels sont : Journal du bilan, ou Méthode nouvelle des comptes commerciaux, tendant à sup- primer le grand livre, Cologne, 1840 ; — le Nou- veau Nell: enbrecher et sa méthode accélératrice de compter, ou Livre des monnaies courantes, des me- sures et des poids dans les principales villes com- merciales, ibid. , 1818 ; — Histoire des relations commerciales de la ville de Cologne avec les princi- pales villes du nord de l'Allema' gne et de la Scan- dinavie, ibid., 1850 ; — Histoire de l'association rhénane et de ses rapports commerciaux dans le moyen âge, ibid., 1851, etc
  • Abraham ORTELL ou ŒRTEL( 1527 - 1598) : en latin Ortelius, l'un des restaurateurs de la géographie, naquit en 159.7 à Anvers, de parents originaires d'Augsbourg., qui jouissaient d'une grande fortune. Après avoir terminé ses études classiques, entraîné par son goût pour les voyages, il parcourut les PaysBas et une partie de l'Allemagne avec 1. Vivian , négociant de Valenciennes, son ami; il accompagna ensuite Emmanuel Meteren, son cousin , en Angleterre et en Irlande ; puis visita l'Italie jusqu'à trois fois, et y recueillit des médailles, des bronzes et des antiques, dont il forma l'un des cabinets les plus curieux qu'on eût encore vus dans les PaysBas . Son principal soin dans ses voyages était d'examiner les inscriptions, pour reconnaître les anciens noms de chaque lieu, et fixer le rapport de l'ancienne géographie à la moderne. A son retour dans sa ville natale , il s'appliqua sérieusement à l'étude de la géographie, et conçut le premier l'idée de réunir les cartes publiées jusqu'alors par différents auteurs. Ses talents lui méritèrent l'amitié de ses plus illustres contemporains , entre autres de Gérard Mercator, célèbre géographe, qui, loin d'être jaloux du seul rival qu'il pût redouter, retarda la publication de ses propres cartes pour ne point nuire au débit de celles d'Ortelius . L'Atlas d'Ortelius eut le plus grand succès, et lui valut en 1575 le titre de géographe de Philippe 11, roi d'Espagne. Exempt d'ambition, il ne sortait que rarement de son cabinet, ouvert à tous les curieux , et il employait ses journées à lire ou à extraire les ouvrages des anciens. 11 avait pris pour devise un globe terrestre, avec ces mots : Contemno et orno mente, manu, qui peut donner une idée de son mépris pour les choses d'icibas. Quelques jours avant sa mort, il dit à ses amis qui entouraient son lit : « Je ne laisse « rien en cette vie dont je ne puisse et ne veuille « bien me passer. » Orteil mourut le 28 juin 1598 , à l'àge de 71 ans. Ses restes furent déposés dans l'église des Prémontrés d'Anvers , où sa soeur lui fit élever un tombeau décoré d'une épitaphe de JusteLipse , rapportée par une foule d'auteurs. Fr. Sweert a publié le Recueil des vers composés à la louange d'Orteil par les poëtes flamands, et l'a fait précéder de sa Vie. Teissier, Lor. Crasso , Ghilini , Bullart , Foppens , etc. , lui ont consacré des Notices. On a de ce géographe, surnommé le Ptolémée de son siècle : 1° Theatrum orbis terrarum, Anvers, 1570 C'est l'édition originale de l'Atlas d'Ortelius, le premier qui ait été publié depuis la renaissance des sciences en Europe. Cet ouvrage, dit M. de Macedo, est un monument précieux pour l'histoire de la géographie. Il fera toujours époque dans les annales de la science, parce qu'il a été la base de tous les travaux géographiques entrepris depuis ; et il mérite encore d'être consulté , malgré les progrès étonnants que la géographie a faits de nos jours. Il est vrai que les diverses cartes qu'Orteil a publiées offrent entre elles de nombreuses contradictions qu'il ne s'est nullement mis en peine de concilier, se bornant à peu près au rôle d'éditeurcompilateur. Cet Atlas a été réimprimé un grand nombre de fois, avec des changements qui en rendent les différentes éditions très intéressantes pour faire connaître l'état et les progrès de la géographie au 16° siècle. Il a été traduit en italien , en espagnol et eu français , et Michel Coignet en a publié un abrégé . 2° Synonymie geographica, Anvers, 1578 ; c'est un catalogue alphabétique de tous les lieux dont il est parlé dans les anciens auteurs , avec leurs noms modernes et ceux qu'ils ont portés à différentes époques. Orteil revit cet ouvrage , l'augmenta et en publia une nouvelle édition sous ce titre : Thesaurus geographicus , ibid., 1596 . Ce dictionnaire laisse sans doute encore beaucoup à désirer ; « mais , dit M. de Macedo , nous n'en « aurons pas probablement de longtemps un plus « complet pour ce qui concerne la géographie « ancienne. » On le consulte encore journellement, et l'on peut dire que c'est surtout dans ce livre qu'Ortelius s'est montré savant géographe. 3. Theatri orbis terrarum Parergon , sive veteris geographiœ tabule. Cet Atlas embrasse toute la géographie ancienne, sacrée et profane, et donne même des cartes qu'on peut dire faites entièrement d'imagination, d'après des descriptions poétiques, telles que celles de la vallée de Tempé, de Daphné, faubourg d'Antioche, etc. On le trouve réuni à l'Atlas universel ; mais il a été publié séparément , Anvers , 1595 , 1609, 1624, etc. ; et ces différentes éditions, surtout la première, sont assez recherchées des curieux. 4' Itinerarium per nonnullas Gallien Belgicoe partes, Anvers , 1584 de 80 pag. , avec fig. ; réimprimé avec le Voyage de Godefroi Hegenitius , dans la Frise, Leyde , 1630 , 1661 , 1667, petit in -19. ; et avec quelques Opuscules de Peutinger, Iéna, 1684. Jean Vivian , de Valenciennes , homme studieux, dont on a parlé, a eu part à cette relation. 5° Aurei sœculi imago, in qua Germanorum veterum vita, mores, virtus ac religio, etc., Anvers, 1598 fig. de Phil. Galle; 6° Deorum dearumque capita , e veteribus numismatibus , Anvers , 1573 et dans le Thesaur. antiq. Grcee., de Gronovius. Le portrait d'Orteil se trouve dans les Elogii d'uornini letterati , de Lor. Crasso , dans l'Académie de Bullart, gravé par Boulonnois , et dans la Bibl. Belgica de Foppens
  • Abraham PARSONS : voyageur anglais, fut nommé en 1767 consul et agent de la marine à Scanderoun, sur la côte de Syrie; il y résida trois ans. Des affaires de commerce lui firent alors entreprendre un voyage dans la partie du pays à l'est d'Alep; il alla jusqu'à Bassora, s'embarqua pour Bombay, puis revint en Egypte par la mer Rouge. Enfin il alla s'établir à Livourne, où il mourut en 1785. Il avait écrit la relation de toutes ses courses, qui ne fut publiée par sa famille que longtemps après sa mort ; elle est intitulée Voyages en Asie et en Afrique, Londres 1808 On reconnaît aisément que ce livre a été écrit par un homme occupé principalement du commerce. 11 narre sans prétention ; ses observations sont exactes. On en trouve un extrait dans le tome 22 des Annales des voyages
  • Abraham RAIMBACH( 1776) : habile graveur anglais, naquit à Londres en 1776. Son père était un Suisse qui, à l'âge de douze ans, était venu tablir en Angleterre. Le jeune Abraham montra de bonne heure d'heureuses dispositions pour les arts du dessin , et , dès l'âge de douze ans, il entra comme apprenti, dans l'atelier du graveur J. Hall. Il étudia ensuite à l'académie royale, et il faisait pour les libraires les travaux qui lui étaient commandés. Son habileté ne tarda pas à le faire connaître, et, renonçant à la miniature, dont il s'était aussi occupé avec succès, il se consacra entièrement à la gravure. En 180'2, profitant de la paix éphémère qui réconcilia pour un moment la France et la GrandeBretagne, il vint à Paris admirer les chefsd'œuvre des arts réunis au Louvre. 11 se maria en 1805, et il continua de travailler avec ardeur. Il eut la bonne fortune de devenir l'ami du célèbre peintre Wilkie, qui lui confia le soin de reproduire ses tableaux dont le public raffolait. La première production de Raimbach en ce genre fut l'estampe si recher- née des amateurs : les Politiques de village ; vinrent ensuite le Jour du payement des loyers, publié en 1816, le Col maillard, le Bedeau de village, le Petit messager, etc. Cette série se termina en 1836 par Une Espagnole et son enfant. Les dernières estampes eurent beaucoup moins de vogue que les premières, le goût s'était mo- difié. Travailleur opiniâtre, Raimbach n'avait jamais recours à aucun collaborateur, et telle était son application qu'une seule de ses gravures l'occupa deux ans et demi. Il mourut le 17 janvier 18.I3, laissant une fortune considérable, fruit de son industrie; il avait écrit son autobio- graphie ; elle fut publiée après sa mort, en 181A, sous le titre de Mémoires et souvenirs de feu Mn- a- ham Raimbaelt
  • Abraham REES( 1743 - 1825) : savant anglais, membre de la société royale de Londres, de la société l et de plusieurs autres sociétés savantes, naquit en 1743 dans le nord du pays de Galles, où sou père était ministre protestant. IL commença ses études sous les yeux de ses parents, et vint les terminer à l'institution d'Hoxton, près de Londres, où il obtint bientôt une place de professeur de mathématiques, qu'il occupa pendant vingt ans. Il fut ensuite reçu professeur de théologie au collége d'Hackney, et remplit ces fonctions jusqu'en 1795, époque à laquelle il se consacra à l'Eglise. On a du docteur Rees différents ouvrages de physique et de mathématiques; le plus connu est sa Nouvelle encyclopédie , 44 vol. composée sur le plan de l'Encyclopédie française et qui est trèsestimée en Angleterre. Ce travail prouve que le docteur Rees possédait un savoir immense. Aussi vertueux que savant, il était trèstolérant sous le rapport religieux. 11 mourut le 9 juin 1825, à l'âge de 82 ans
  • Abraham RÉMI en latin Remmius( 1600 - 1646) : dont le véritable nom était RAVAUD, naquit en 1600 à Remi, village du Beauvaisis, fut professeur d'éloquence au collége royal et mourut en 1646. On a de lui un recueil de poésies latines , divisé en deux livres, sous ce titre : tibrahami Remmii, eloquentie professoris et poete regii poemata, ad Christianis- simum regem Ludovicum MU, Paris, chez J Libert, 1645 11 y a de la verve, de la clarté et une grande pureté de style. On estime surtout la description du chàteau, des jardins et du parc de Maisons, que le président René de Longueil faisait construire du temps de ce poète, dont les vers méritent d'être lus et réimprimés. t'oyez Goujet , Histoire du collige royal
  • Abraham ROBERTSON( 1752 - 1827) : savant géomètre, né en Ecosse, fut élevé en Angleterre dans l'école de Westminster et au collége de ChristChurch d'Oxford, université où il devint professeur de géométrie. Son mérite lui ouvrit les portes de la Société royale de Londres et lui fit donner depuis la direction de l'observatoire fondé par Radcliffe. On a de lui plusieurs ouvrages dont le principal a été l'objet d'attaques assez vives , mais auxquelles il parait avoir répondu victorieusement. 1° Sectionutn conicarunt lib. 7 ; accedit tractatus de sectionibus ronicis et de scriptoribus qui earum doc- , où est insérée la démonstration du théorème binomial par Euler, 1808 Ab. Robertson mourut à Oxford, àgé de 75 ans, vers le commencement de 1827
  • Abraham ROGER : pasteur protestant , s'embarqua vers 1640 pour les Indes orientales et resta près de dix ans attaché , comme ministre de l'Évangile, à la factorerie hollandaise de Paliacat, sur la côte de Coromandel. Il profita de son séjour dans cette contrée, alors peu connue, pour s'instruire des usages des Hindous ; et ayant eu le bonheur de se lier avec quelques brahmines, il en obtint des renseignements précieux sur leur croyance et leur culte. En quittant Paliacat, il se rendit à Batavia , d'où il revint en Hollande sur un bâtiment de la compagnie. A son arrivée, il communiqua ses notes à un professeur de Leyde, et, avec les secours de ce savant, il lit paraître, en 165! l'Histoire de la religion des brait- mes. Cet ouvrage fut traduit en allemand, Nuremberg, 1663 fig. L'éditeur, Chr. Arnold, y ajouta une description fort détaillée des cérémonies religieuses des diverses nations païennes de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique. Le tout forme un volume de plus de mille pages, d'un caractère trèsserré. L'ouvrage de Roger est divisé en deux parties la première traite des moeurs des Hindous et la seconde de leur culte. On trouve, à la fin du volume , le recueil de Deux cents proverbes du sage Bartrouherri, traduit sur la version hollandaise du brahmine Padmanaba. Le premier livre, contenant cent proverbes ou sentences, divisés en dix chapitres, est intitulé Du chemin qui conduit au ciel; et le second, De la conduite raisonnable de l'homme. Le sage Bartrouherri a composé cent autres proverbes , qui traitent de l'amour ; mais Padmanaba ne voulut point en donner la traduction à Roger, quelque instance qu'il lui fît à cet égard. Abraham Roger ne vivait plus en 1670 ; mais on ignore l'époque de sa mort. Son livre est le premier qui nous ait fait connaître la religion des brahmes ; et quoique l'on ait traduit depuis quelquesuns de leurs livres dogmatiques dont l'authenticité est plus ou moins contestée , il est encore cité comme le plus exact et le plus complet sur cette matière. 11 a été traduit en français par Thomas Lagrue , médecin , sous ce titre : le Théâtre de l'idolâtrie , ou la Porte ouverte pour parvenir à la connoissance du paganisme caché, etc., Amsterdam, 1670 fig
  • Abraham RUCHAT( 1680 - 1750) : théologien, historien et littérateur suisse, était né, vers 1680, dans un village du canton de Berne. Il étudia avec succès la théologie et les langues orientales. Ayant résolu d'embrasser la carrière de l'enseignement, il concourut, en 1701, pour la chaire de grec et d'hébreu à l'académie de Lausanne; et, quoiqu'il ne fût pas reçu , il mérita l'estime de ses examinateurs. Peu de temps après, il fut pourvu de la cure d'Aubonne et remplit avec zèle les fonctions du pastorat, partageant ses loisirs entre la culture des lettres et les recherches sur l'histoire suisse. Quelques ouvrages sortis de sa plume l'avaient déjà fait connaître, lorsqu'en 1721 il fut nommé professeur de belleslettres à Lausanne. Au bout de douze ans, il quitta cette chaire pour celle de théologie, qu'il occupa d'une manière distinguée. Ruchat mourut à Lausanne le 29 septembre 1750. C'était un homme aussi modeste que savant, laborieux, obligeant et communicatif. Le pasteur Lemoine lui adressa sa Dissertation sur Woolston, dont il a fait précéder sa traduction de l'ouvrage de Sherlock sur les Témoins de la résurrection de Jésus- Christ . Il était l'ami de Bochat, de Bourguet , de Haller, etc. Outre un grand nombre de dissertations et d'articles dans la Bibliothèque italique, 1728-1738, 18 vol. et dans le Journal helvétique, on a de Ruchat : 1. Grainnzatira hebraica, noro methodo digesta, Leyde, 1707 ; Abrégé de l'histoire ecclésiastique du pays de Vaud, Berne, 1707 de 148 pages; livre plein d'invectives contre les catholiques, et qui d'ailleurs serait plus utile si l'auteur eût cité les sources où il a puisé. On y trouve une curieuse Dissertation sur l'origine des noms des principaux lieux de la Suisse , et en particulier du pays de Vaux. 3° Les Délices de la Suisse, Leyde, 1714, 4 vol. avec 75 planches. Cet ouvrage, publié par Ruchat sous le nom de Gottlieb Kypseler, a été réimprimé en 1730, Amsterdam , 4 vol., avec de grandes augmentations où l'on a fondu r Etat de la Suisse par Stanyan , ambassadeur anglais près des cantons. L'article de la république de Genève a été revu par Jallabert. On recherche néanmoins la première édition, dont. les planches sont beaucoup plus belles. Ce livre, fort inexact et incomplet, au rapport de Haller, mais dans lequel on trouve quelques détails curieux racontés souvent avec les préjugés de l'auteur, a reparu depuis. L'édition de Thurneisen , Mie, 1765, 1 vol. est rectifiée sur plusieurs points. On en a retranché les relations apocryphes de dragons et de géants et adouci la virulence des invectives contre l'Église catholique, ce qui n'empêcha pas le nonce du pape à Lucerne d'en solliciter la condamnation, qu'il obtint à Rome. L'édition de Neufcliàtel, 1778, 2 vol. avec 8i planches, offre quelques améliorations; mais les cartes y sont aussi mauvaises que dans les éditions précédentes. La partie qui concerne le canton de Berne a été traduite en allemand, Zurich, 1732 4° Histoire de la réformation de la Suisse, depuis l'an 1516 jusqu'en 1556, dans les églises des treize cantons, Genève, 1727, 6 vol. ; reproduits avec un nouveau frontispice en 1740. Cet ouvrage, qui lui avait coûté beaucoup de soins et de recherches, est fort estimé des protestants; mais il fut mis à l'index, en 1732, à Rome. Il ne traite avec détail , et d'après des sources jusqu'alors inédites , que l'histoire du canton de Berne, et surtout du pays de Vaud, de 1527 à 1557. La continuation jusqu'en 1566, qu'il laissa en manuscrit , existe en 2 volumes dans la biblothèque de Berne . 5° Lettres et monuments de trois Pères apostoliques, StClément, StIgnace et StPolycarpe, ouvrage traduit en français, Leyde, 1738, 2 vol. Il rejette, comme apocryphes, la lettre de StBarnabé et les trois livres d'Ilermas. 6° Traité des poids, des mesures et des monnoies dont il est parlé dans la sainte Ecriture, réduits aux poids, mesures et monnoies de Berne, Genève, Lausanne, etc., Lausanne, 1743 de 72 pages; opuscule savant et recherché. Ruchat avait terminé, en 1744. la traduction de Job, accompagnée de notes, et il se proposait de traduire les Livres hagiographes ; mais on ignore si cet ouvrage a paru , de même que sa M. L. Vulliemin a publié, en 1838, 7 vol. in.3. , une nouvelle édition de l'Histoire de la réformation de la Suisse, par Ruchat , augmentée d'une notice , de la vie de l'auteur et d'appendices. Z. Traduction hébraïque de l'Evangile de St- Matthieu, qu'il avait faite pour les juifs. Parmi les manuscrits qu'il a laissés, on distingue 1. Essai historique sur les monnaies du canton de Berne, et en particulier sur celle des anciens éréques de Lausanne. Haller, qui avait une copie de ce curieux travail en 108 pages en donne un précis dans sa Bibliothèque de l'histoire suisse, t. p. 18. Les monnaies de Lausanne y remontent à l'an 1100, celles de Genève à 1300, et de Berne à 1477. 2. L'Histoire générale de la Suisse, depuis l'origine de la nation helvétique jusqu'en 1516, 5 vol. Le manuscrit autographe est conservé dans la bibliothèque publique de Berne, et Haller en donne une notice fort détaillée dans sa Bibliothèque d'histoire suisse, t. 4. p. 485. Ruchai avait commencé ce travail en 1707, et il s'en occupait encore en 1748. C'est sans doute cet ouvrage que Barbier prétend que Bochat n'a presque fait que copier dans ses Mémoires critiques sur dirers points de l'histoire antienne de la Suisse. ; Voy. Exact. des dirtioun. , t. I, p. 1 19.) Le Journal helvétique, mai 1751 , contient un éloge de Ruchat par JeanAlphonse Rosset, recteur de l'académie de Lausanne, suivi d'une notice incomplète de ses ouvrages
  • Abraham SHARP( 1651) : mathématicien anglais, naquit à LittleHorton , près Bradford , dans le Yorkshire , en 1651. Après avoir reçu une bonne éducation, il entra dans le commerce à Manchester, comme simple apprenti; mais bientôt, entraîné par son goût pour la science du calcul , il quitta la carrière du négoce pour se vouer à l'enseignement ; et, retiré à Liverpool, il y ouvrit une école, où il enseigna avec succès l'écriture et l'arithmétique. Un voyage qu'il fit à Londres lui procura des liaisons avec Flamsteed , qui , frappé de son mérite, le plaça d'abord dans l'arsenal de Chatam , à des conditions avantageuses, et le prit ensuite pour son assistant à l'observatoire royal. Dans ce nouveau poste, Sharp se livra avec ardeur à l'observation, et contribua beaucoup à faciliter à Flamsteed la construction de son fameux catalogue de trois mille étoiles, qui renfermait, outre la longitude des fixes, leurs ascensions droites et leurs déclinaisons, ainsi que les variations de ces deux éléments pour un degré de changement dans les longitudes. Ce grand travail dérangea sa santé, et l'obligea de se retirer dans son pays natal , à Horton ; mais, pour n'y pas demeurer oisif, il se construisit luimême un observatoire, ainsi qu'une machine fort ingénieuse pour tourner le bois et le cuivre sous des formes variées, utile aux ébénistes, aux horlogers, aux opticiens et aux en instruments de précision. Il ne dut non plus qu'à son propre travail et ses télescopes et les divers instruments de son observatoire. Plus tard, en 1689, Flamsteed ayant à faire terminer le grand mural qu'il voulait placer à Greenwich, rappela Sharp auprès de lui, et le garda quelque temps comme secrétaire. Ce dernier divisa l'instrument ; et Sinealon rapporte, dans les Transactions philosophiques pour 1786, que ce fut alors qu'on vit pour la première fois OH aussi grand instrument divisé avec toute l'exactitude que comportait l'état des arts contemporains. Ce ne fut pas le seul service que rendit alors Sharp à son illustre ami. Flamsteed le chargea de dresser un grand nombre des Tables qui remplissent le second volume de l'Histoire céleste , et en obtint aussi les beaux dessins de son Atlas céleste; mais ces grandes cartes des constellations, quoique parfaitement gravées à Amsterdam, demeurèrent inférieures aux originaux pour l'exactitude et la netteté de l'exécution. Vers la même époque , en 1699, Sharp composa un précis des meilleures méthodes connues pour le calcul des sinus, des sécantes et des tangentes naturelles, en s'aidant surtout des découvertes de Newton ; et il en fit l'application à la détermination approchée du rapport de la circonférence au diamètre. Deux séries différentes, ca'culées avec une rare patience , lui donnèrent ce rapport exactement jusqu'à la soixante- douzième figure décimale. Plus tard, il s'occupa de perfectionnements analogues pour le calcul des logarithmes, en partant des méthodes données par Mercator, Wallis et Halley. Ils lui servirent à calculer, avec soixante et une figures, les logarithmes des cent premiers nombres, ceux de tous les nombres premiers compris entre 101 et 1100, et ceux des vingt nombres compris entre 999.990 et 1,000,010. Il joignit même à ces derniers les tables de leurs différences des dix premiers ordres. Jusqu'ici , un tel travail , de la part d'un seul individu , n'a point été surpassé. Il fut publié par son auteur, dans un ouvrage intitulé Geometry improved, qui vit le jour à Londres, en 1717. iule, et où l'on ne trouve que les initiales du nom de Sharp : by A. S. Phi/ oniath. Ce livre, devenu fort rare, renferme encore des tables très-étendues et trèsexactes des valeurs des divers segments du cercle, avec leurs différences à douze figures et leur usage pour la résolution de beaucoup de problèmes plus ou moins difficiles; et il est terminé par un traité fort curieux sur les polyèdres , tant ceux qui sont complètement réguliers que ceux qui ne le sont pas d'une manière absolue. L'auteur y donne la manière de les former et assigne la détermination de leurs rapports et les valeurs de leurs éléments principaux , soit par des formules générales, soit en nombres calculés avec sa precision et sa patience ordinaires. Plusieurs de ces corps ont été imaginés par lui ; et leur considération ne serait pas saris utilité dans la cristallographie. On peut remarquer dans cet ouvrage la gravure des planches où ces polyèdres sont représentés en perspective , et avec une netteté singulière. Sharp en était l'auteur, tant cet homme adroit et patient réunissait de talents divers. Sa complaisance n'était peut-être pas moins remarquable ; car, après sa mort, ou a reconnu, par sa volumineuse correspondance avec les géomètres et les astronomes les plus célèbres de son temps, qu'il n'avait jamais cessé de les aider dans leurs recherches particulières, en employant à leur profit son étonnante facilité pour le calcul. Il paraît que Sharp se retira , vers 1720, à Horion , son pays natal , et qu'il n'en sortit plus jusqu'à sa mort , qui arriva en juillet 1742, quand il avait atteint sa 91° année. A cette dernière période de sa vie, il vécut dans une assez grande retraite, n'y admettant guère que deux de ses voisins de Bradfort l'un habile pharmacien , l'autre géomètre génieux
  • Abraham TREMBLEY( 1700 - 1784) : célèbre naturaliste naquit en 1700, à Genève, de parents jouissant de l'estime publique, mais peu favorisés de la fortune. Il fit d'excellentes études au coilége sa ville natale et se distingua par ses dispositions polir les mathématiques. En terminant ses cours, il soutint une thèse trèsapplaudie sur les pr du calcul de l'infini, qui n'avaient point encore été présentés dans tout leur jour. Son père le pressait de se préparer au saint ministère par l'étude de la théologie ; mais ne se sentant aucune vocation pour l'état ecclésiastique, il résolut de voyager pour perfectionner ses connaissances et trouver un emploi. Accueilli par le comte de Bentinck , résident anglais à la Haye, il se chargea de l'éducation de ses enfants. Il employait ses loisirs à cultiver l'histoire natu- relie, dont les ouvrages de Réaumur lui avaient inspiré le goût. Pendant l'été de 1740, se trouvant à la campagne avec ses élèves, il aperçut, pour la première fois, le polype à bras, dans le tissé du chàteau. Cet animal avait été vu par Lenwenhoeck et dessiné par Jussieu ; mais c'est à Trembley qu'il était réservé de faire connaître ses mœurs, ses habitudes et sa singulière organisation. Dans ce but, il consacra près de quatre ans à des observations qui démontrèrent jusqu'à l'évidence que le polype, confondu jusqu'alors avec les herbes marécageuses , était réellement cloué de l'animalité. Par une suite d'expériences ingénieuses, il parvint à s'assurer des moyens que le polype emploie pour sa nutrition. Il le vit étendre ses bras comme autant de filets, saisir des insectes et même de petits poissons, les introduire dans l'ouverture qui lui sert de bouche, et les rejeter après s'en être approprié la substance. Il reconnut aussi la propriété si surprenante qu'a cet animal de se reproduire de boutures comme une plante, et de se multiplier à l'infini sous l'instrument qui le divise, de manière que chaque tronçon devient un polype parfait. Réaumur, auquel il faisait part de ses admirables découvertes, s'empressa de les annoncer , ainsi que Bonnet. Encouragé par les suffrages de ces deux grands naturalistes, Trembley consentit enfin à mettre au jour le résultat de ses observations ; niais il ne se dissimula pas que le lecteur le plus intelligent aurait peine à deviner ses expériences sans le secours des planches. Il eut le bonheur de trouver un dessinateur tel qu'il pouvait le désirer dans Lyonnet , qui, s'étant mis en moins d'un IllOiS au fait des procédés de la gravure, exécuta luimême les huit dernières planches. L'ouvrage de Tremblev parut en 1744, à Leyde sous ce titre Jilémoires pour servir à l'histoire d'un genre de polypes d'eau douce, à bras en forme de cornes , avec treize planches. Il fut réimprimé la même année, à Paris, 2 vol. petit fig., et il a été traduit en allemand par Goze, Quedlin - bourg, 1791, grand Le premier mémoire contient la description détaillée du polype ; le deuxième traite des moyens qu'il emploie pour se nourrir, ainsi que des phénomènes de sa nutrition et de sa digestion ; le troisième, de sa génération; et enfin le quatrième offre la suite des expériences faites par Trembley sur cet animal, dont la découverte lui assure une réputation durable. Trenibley suivit son protecteur à Londres, où la société royale s'empressa de l'admettre dans son sein. Dans le voyage qu'il fit ensuite à Paris, il reçut de Réaumur, de Jussieu et des autres naturalistes, l'accueil qu'il méritait; et l'Académie des sciences le nomma sou correspondant. Le duc de Richmond se l'étant attaché comme gouverneur, il parcourut avec son élève l'Allemagne et l'Italie, portant partout l'esprit d'observation qui le caractérisait, et se conciliant l'affection de tous les savants par sa douceur, sa modestie et son obligeance. De retour a Ge- nève en 1757, il ne tarda pas de se marier avec une femme digne de lui. Il devint membre du grand conseil et fit partie de la commission chargée de l'approvisionnement cette charge lui fournit les moyens d'étudier les insectes qui détruisent les blés ; et il parvint à prévenir, en partie, les dégâts qu'ils occasionnent. Les soins qu'il devait à sa famille et l'étude de l'histoire naturelle partageaient tous ses loisirs. Citoyen plein de zèle, il ne négligea rien pour faire cesser les troubles qui désolaient sa patrie. Trembley mourut le 12 mai 1784, emportant les regrets et l'estime de tous les partis. Outre son ouvrage sur les polypes, auquel il doit toute sa célébrité, et des mémoires dans les Transactions philosophiques, sur des questions d'histoire naturelle, on a de ce savant : 1. Instructions d'un père à ses enfants sur la nature et la religion, Genève, 1775, 2 vol. ; 2° Instructions d'un père à ses enfants sur la religion naturelle et révélée, ibid., 1779, 3 vol. ; 3" Instructions d'un père à ses enfants sur le principe de la religion et du bonheur, ibid., 1782 Ces trois ouvrages sont utiles aux jeunes gens. Senebier a publié l'éloge de Trembley dans Histoire littéraire de Genève, t. 3, p. 179-192. On a : Mémoire historique sur la vie et les écrits d' Abraham Trembley , Neufchâtel, 1787
  • Abraham TUCKER( 1705 - 1774) : littérateur anglais, naquit le 2 septembre 1705 à Londres, où son père exerçait la profession de marchand. Devenu orphelin à l'âge de deux ans, il fut confié aux soins de sir Isaac Tillard, son oncle maternel. Après avoir terminé ses études à l'université d'Oxford , où il s'était appliqué surtout à la métaphysique et aux mathématiques, il apprit les langues italienne et française et la musique, qu'il aimait passionnément. Il voyagea ensuite en France et se maria en 1736. Ayant perdu sa femme en 1754, il fit imprimer, sous le titre de Peinture d'un amour sans art, toutes les lettres qu'elle lui avait écrites pendant ses fréquentes absences dans les différentes parties de l'Angleterre et de l'Ecosse. Il fit paraître ensuite, en 1755, son Avis d'un gentilhomme campagnard à son fils, etc., et commença son grand ouvrage intitulé The light of nature pursued , 7 vol. Les trois premiers furent publiés, en 1768, sous le nom supposé d'Édouard Search, et les quatre autres ne parurent qu'après la mort de l'auteur. C'est une suite de recherches et d'observations sur les points obscurs et les théories concernant la métaphysique, la politique, la théologie, etc. On y trouve des pensées fortes et hardies, mais rendues dans un mauvais style. Tandis que les uns l'accusent d'être trop servilement asservi aux doctrines de l'Eglise anglicane, d'autres lui font un reproche contraire , puisqu'ils prétendent qu'il se montre partisan du système des unitaires. Une seconde édition, revue et corrigée, parut à Londres en 1805, 7 vol. elle a été réimprimée aux EtatsUnis en 1831, 4 vol. D'autres éditions ont vu le jour à Londres en 1838 et en 1852. Un juge éclairé, Paley, a écrit : « J'ai t, trouvé dans Tucker plus d'originalité dans la « pensée et plus d'observation sur les sujets qu'il « traite que dans tout autre auteur, pour ne pas « dire dans tous les auteurs réunis. Son talent s est trèsréel , mais il dissémine ses pensées « dans un livre bien long et écrit sans méthode. s Il existe un abrégé de cet ouvrage par W. Hazlitt, 1807. Tucker a laissé diverses autres productions peu importantes , et que pour cette raison nous ne croyons pas nécessaire de mentionner. Le travail excessif auquel il se livrait lui fit perdre la vue en 1771. II supporta cette infirmité avec courage et mourut le 20 novembre 1774. Plusieurs fois sollicité d'accepter les honneurs de la députation , Tucker refusa toujours
  • Abraham VAN-STORK( 1650 - 1708) : peintre, naquit à Amsterdam vers l'an 1650. On ne lui connaît d'autre maitre que la nature, qu'il étudia avec assiduité, et qui fit de lui un des plus habiles peintres de marines qu'ait produits la Hollande. Il dessinait soigneusement les vaisseaux et les sites qu'il voulait introduire dans chaque composition , et par ce moyen , ses mers , ses rochers, ses rades, ses vaisseaux ont une force de caractère et de vérité qui rend ses tableaux extrêmement précieux. Les sujets qu'il traitait de préférence étaient des vaisseaux en pleine mer, naviguant paisiblement ou assaillis par la tempête, ou fixés à l'ancre dans une rade. Ses vues de ports de mer offrent une grande variété de barques, de chaloupes, d'embarcations de toute espèce, et sont remplies d'une foule de figures occupées diversement, et chat- géant ou déchargeant les vaisseaux. Son coloris est agréable, sa touche pleine de goût, son p brillant et remarquable par sa netteté et sa délicatesse. Ses figures, quoique d'une trèspetite dimension, sont dessinées d'une manière exacte et correcte ; et ses compositions les présentent avec une si grande profusion, qu'on est étonné de l'art avec lequel il a su les grouper, pour qu'elles ne soient jamais confuses. Une de ses productions capitales est la réception du duc de Marlborough sur les bords de l'Amstel. On y voit une multitude innombrable de vaisseaux, de barques, de chaloupes décorées et pavoisées, et chargées d'une foule d'habitants en habits de fête , faisant retentir l'air de leurs acclamations. Rien n'est confus dans cette vaste composition , tout y disposé avec art ; la facilité, la finesse et la netteté de l'exécution ajoutent encore au mérite de ce chefd'oeuvre. VanStork mourut en 1708. Son frère cadet peignit avec succès le paysage, particulièrement quelques vues du Rhin
  • Abraham VAN TEMPEL( 1618 - 1672) : peintre, né à Leyde en 1618 , fut élève de Georges van Schooten et se fit une réputation brillante par ses portraits et ses tableaux d'histoire. Il suivit d'abord la manière de son maître; mais l'étude de la nature lui en enseigna bientôt une plus vraie et plus parfaite, et ses ouvrages furent recherchés de toutes parts avec empressement par ses compatriotes. C'est à Leyde en effet que se trouvent la plupart de ses productions. On vante comme un chefd'oeuvre en son genre le portrait d'un homme et de sa femme que l'on voit dans le cabinet d'un des amateurs de cette ville. La manière dont il traite les chairs et les étoffes offre une perfection extrêmement rare. On ne fait pas moins de cas d'un petit tableau allégorique qu'il a peint dans une des salles de la halle aux draps de Leyde, on ne peut rien voir d'un pinceau plus beau Qet plus délicat. Dans la maison des orphelins de la même ville, il a représenté dans un grand tableau le portrait de tous les administrateurs en charge , et , au sentiment des connaisseurs, la ressemblance en est le moindre mérite. Le goût du dessin (le ce peintre est trèsbon, son coloris est plein de force et de vérité , sa touche large, quoique délicate ; ses compositions sont bien entendues et les poses de ses portraits bien choisies et pleines de naturel. Il eut un grand nombre d'élèves parmi lesquels il suffit de nommer Michel Van Musscher, Charles de Moor, Ary de Voys et surtout François Mieris. Van Tempel mourut à Amsterdam en 1672
  • Abraham WIELING( 1693 - 1746) : né à Ham. en Westphalie, en 1693, étudia la jurisprudence à Marbourg, puis à Duisbourg . et vint en Hol- lande en 1716. Il professa d'abord les humanités, dans lesquelles il était trèsversé, et il donna aussi des leçons particulières de droit à Amster- dam. Le célèbre Bynkershoeck le lit nommer à la place de professeur de jurisprudeiice, devenue vacante à Franeker par la mort du savant Heineccius. En 1739, il fut appelé à la chaire de droit civil et féodal à l'université d'Utrecht. On y joignit , en 1743, l'enseignement du droit public roma Il mourut des suites d'une chute qu'il avait faite en descendant de sa chaire , le I I janvier 1746. Ses principaux ouvrages, outre plusieurs thèses et harangues académiques. sont : 1. Jurisprudentia restituta, su 0) t a plupart des ouvrages de WHand nnt été traduits en français Srbot et Selima, imité par Dorat. Acntk.n , imité avec plus de brinheur par •renais. 4 parties traduit par Pernay, 1802, 3 vol. cette traduction offre d'a,sez fortes suppressions) sous le tdre de Philoeiès, par Ladourette, 1801, 2 vol. les quinze livres de l'original sont rédui:s a douze). Contes e, nigues, traduits par Junker, 1771 de 152 pages. Endymion tt le Jiu; rment de Pcie, s, iuiités par d'Ussieux 52 pages. histoire d'iin jeune Grec, par Bernard. 1778 La Sympoth, e des iimes, par Frenais, 1765 & craie en délire, par Barbe- Marbo s. 1772 1797 . 1. 1« sorion , ou Phil., ophte des Grlices, par Laveaux, krt, 17,:1, Oie-: on, per le eapPa‘ne de Boaton, Berlin, 1784, in -8.; rar M bach fils, Paris, 1800, in 8. l'eregrinus Prote, par Labanine. 1795, 201. . 1Voineoux dialogues des dieux, par L. C. A. D., Zurich, 1796, 8*. Aristippe el guelques- tns de se. ' eontrnip raina, par H Coiffier, 1801-1802, 6 vol. in avec dcs portraits ; 1603, 7 vol. Craiès el hipplichie, suivi des Pyttingoi,- tiennes, Iradnit par Ch. Vanderliourg, Pari,, 18'8 2 vol 18. Les Abderiies, suivi de la Solcniandre. in 8*. — Les Me/soi:es de inademi, iselle de Sternheim tpar M...« de la Roche ont et, traduits par M.« de la Fite, la Haye, 1773, 3 vol. M. Isr.ard de SainteLorette tsus le pseudonyme de Ludwig de Sabaromi a publié en 834 une traduction d'Oberon, 2 vol. En 1825, M. LoeveVeiniars a tait ',maitre derechef 1.. traval dub iran d'Holbach fils. mais en le corrigeant avec soin et en y joignant une notice ›ur Wieland; il n égaler:tilt, de concert avec M. de Saint - Maurice, donne , en 1824 , les Netanges fittéraires. p ligues el ni, rour inédits de Wlean. i , tradiLts de I allemand, ln-8•. Consulter pour plus amples détails la Fr4inc, liiicraue de M. Quéra rd La trad vction d'Horace est comprise dans l'Horace po- lyglotte, élité à Lyon en 1838. — Parmi ka traductions anglaises, nous citeron, Aventures de don Sylrio de liosalbn, 1772, 3 vol. Socride en detire, ou DetTiOgVelt , fe Diogène de traduit par Wintersted, 1772, 2 vol. t'ivoire d'Aonttion. 1773, 4 vol. in 12. Arit, pe el Pontke, ou les Effets de l'amour; Socrate et Tintoklée, sur la beauté apparente et réelle. 177 Oberon, traduit avec talent, en vers anglais, par William Sotheby, 1798 Les Geiees. allegorie classique, 1823 Sop, ite S., ernheim; il y en a deux traductions, l'une par Edw. Harwood, 177G, 2 vol.; l'autre anonyme, 17is0. L. et Indes ehronologirus in totutn ju ris Justinianei corpus, Amsterdam , 1727 : 9.° Jurispru- dentiœ Justiniance serundurn quatuor Institutio- num libros specimina Franeker, 172g 3' Commentaiionrs ad auditores suos de 1Pge Furia, de lege Uoconia, etc., ibid., 1729, 1730 et 4731, 3 vol. 4°; 4° Fragmenta Edieti perpetui. ibid.. 1733 jo Lectionum juris rir, lit tihri Amsterdam. 1736 , 6° Animadrersa de nomano- Germanorum imperio, franeker. 1738. a eu part à l'édition de Térence, par Westerhov, la Haye, 1726 à celle de la Parap. irau grecque des Institutes de Théophile
  • Abraham WIVELL( 1786 - 1849) : peintre anglais, naquit à Londres, Je 9 juillet 1786. 11 fut employé dans une ferme lorsqu'il était encore enfant, son père étant mort dans un état voisin de la misère. 11 resta deux ans dans cette position et retourna ensuite près de sa mère, qui remplissait l'emploi de femme de charge chez une mistress Smith, dont l'appartement était orné de tableaux de plusieurs maîtres. La vue de ces chefsd'oeuvre inspira au jeune Wivell le goût de la peinture. Il n'avait que neuf ans lorsqu'il entra chez un M. Pointing, peintre en bâtiments, avec lequel il resta quelques mois, au bout desquels il entra chez un artiste en cheveux et perruques. Cependant il commença luimème par l'exercice de cette profession et s'établit pour son propre compte ; toutefois, en ajoutant à cette industrie celle de peintre en miniature, dont on voyait à sa fenêtre les modèles. Des amis , parmi lesquels Northcote et Nollekens, voyant ses dispositions pour l'art, l'engagèrent à s'y vouer exclusivement; mais il eut la sagesse de s'y refuser et continua de mener de front les perruques et la peinture. Cependant les choses prirent une autre allure • par suite d'un incident imprévu. Engagé par l'alderman Kelly à reproduire les traits du conspirateur Thistlewood et de ses complices, il le fit d'une façon si vive, si animée que ce fut le point de départ de sa réputation. Un admirateur de son oeuvre, du nom de Cordy, l'engagea à faire le portrait d'une chanteuse en vogue, miss Stephens, et lui avança même à cet effet quarante livres sterling. Ce fut un succès, surpassé cependant par celui dont le portrait de la reine Caroline fut pour lui la source. Admis à grand'peine dans le lieu des séances de la chambre des lords, lorsqu'ils furent appelés à juger cette reine il reproduisit avec une remarquable finesse la physionomie de la haute cour. De ce moment, c'est à qui aurait son portrait de la main de l'ancien faiseur de perruques. Il peignit les ducs d'York et de Clarence, le prince George de Cambridge, Canning, lord Russell, etc.; enfin le roi George 1V luimême. Ce dernier portrait fut gravé par Lupton. Wivell ne se contenta pas d'être un peintre du plus grand talent, il écrivit un ouvrage intitulé Recherches sur l'histoire, l'authenticité et le caractère des portraits de Shakespeare, entre autres ceux dus à Chandos, à Janssen, etc., 1827, et 1840, 2e édit. Il avait d'ailleurs fait, en 1825, un admirable portrait de ce grand poète, d'après son buste en marbre placé dans l'église de StratfordsurAvon, lieu de naissance de l'auteur de Macbeth. Abraham Wivell mourut le 29 mars 1849
  • Abraham WOLFGANG ou WOLFGANCK : imprimeur hollandais, dont le nom jouit d'une haute réputation chez les bibliophiles, à cause de l'affi nité qu'il présente avec les Elzevier. 11 était contemporain des derniers représentants de cette famille célèbre, et il se montra leur émule. On manque de détails sur sa vie, mais les volumes qu'il a mis au jour prouvent qu'il a travaillé depuis 1662 jusqu'à 1693. Les amateurs recherchent avec empressement de jolis volumes en petit format auxquels il a mis tantôt sa marque et son nom, tantôt sa marque seule , a soutenu, il est vrai, que les éditions données sous le nom de Wolfgang avaient été imprimées par Daniel Elzevier , mais cette assertion a été combattue d'une manière victorieuse par les bibliographes les plus accrédités. Nodier a fait observer que pour établir la réalité de l'attribution à Daniel Elzevier des volumes portant le nom ou l'insigne de Wolfgang, il faudrait que le dernier de ces volumes coïncidât avec la mort du célèbre typographe, et c'est ce qui n'a point eu lieu. Wolfgang continua ses publications tout comme si Daniel était encore vivant. M. J.Ch. Brunet a d'ailleurs complétement refuté l'hypothèse mise en avant par Bérard. On trouve dans cet excellent ouvrage, ainsi que dans les Annales de l'imprimerie des Elzevier, publiées à Gand par M. Ch. Pieters, la liste des éditions imprimées par Wolf- gang. Nous nous bornerons à mentionner quelquesunes des principales le Théâtre de P. Corneille, 1664, 5 vol. petit in 12, et le Théâtre de Thomas Corneille, 1665, 5 vol.; — les Pensées de Pascal, 1672, 2 vol. ; le Théâtre de Quinault, 1663, 2 vol.; — les OEurres de Racine, 1678, 2 vol. ; le Roman comique de Scarron , 1662, 2 vol. ; autre édition, 1678-1680, 3 vol. ;— le Virgile traresti, par Scarron, 1668 ; — l'Abrégé chronologique de l'histoire de France, par Mézeray, 1678, 6 vol. Lorsque des beaux exemplaires des volumes imprimés par Wolfgang viennent à passer en vente publique , ils s'élèvent à des prix élevés, grâce à la concurrence des bibliophiles qui se les disputent
  • Abraham WOODHEAD : né à Meltham, dans le comté d'York, fut envoyé en 1624, à l'àge de seize ans, à l'université d'Oxford et y prit le degré de maitre ès arts, puis obtint ensuite une place d'associé. Il s'engagea dans les ordres et passa sur le continent vers 1641. Arrivé à Rome, le duc de Buckingham le logea chez lui pour qu'il lui apprît les mathématiques. A son retour en Angleterre, le même duc lui donna un logement dans son hôtel à Londres. Il s'attacha ensuite à la famille de lord Capel. Lorsque les visileurs chargés, en 1648, par le parlement, de faire sortir des deux univèrsités tous ceux qui étaient soupçonnés de catholicisme, se rendirent à Oxford, Woodhead perdit sa place d'associé, qu'il ne recouvra qu'en 1660, à l'époque de la restauration. Mais, comme il fallait se conformer extérieurement aux pratiques du culte anglican, sa répugnance l'obligea de demander la permission de voyager, en conservant les émoluments de sa place, qui étaient de vingt livres sterling. Au lieu de s'expatrier, il alla se confiner à Hoxton , dans les environs de Londres, où il se livra à l'instruction de quelques enfants de familles catholiques et s'occupa de la composition de divers ouvrages. Il s'y était si hien caché qu'on ne chercha point à l'inquiéter pendant les troubles du pays. C'est dans cette retraite qu'il mourut, le 4 mai 1678, à l'àge de 70 ans. Woodhead se mesura successivement dans l'arène théologique avec Heylyn, Stillingfleet. l'archevêque Wake , Smalridge, Tolly, Hooper, Hanington, Aldrich et Whabv. Aussi était- il reconnu pour un des plus habile; controversistes de son temps. C'est le témoignage que lui rendent les protestants aussi bien que les catholiques. La controverse entre les deux Eglises y est exposée dans ses ouvrages avec plus de clarté et de précision que dans la pliipart des autres. On voit qu'il était profon- dément versé dans la connaissance des anciens Pères et des théologiens modernes. Ses ouvrages sont : 1° Courte relation de l'ancien gourernement de l'Eglige, Londres, 1684 2° Elpo, ition raisonnable de la dortrine catholique, pour sertir de guide dans les controverses de religion, 1666, 1667; réimprimée avec des additions en 1 e373 sous les iviitiales R. H.: 3. De la nécessité d'un guide pour diriger les chrétiens dans la foi, 1675. il/ ; 4• Exercices touchant la résolution de la foi. 1674 5° Considérations sur l'idée que le docteur Stillingfleet donne de la foi des pro- testants, Paris. 1671 ; 6° Considérations sur le concile de Trente, 1671 et 1687. in•:0; 70 les Pratiques de dévotion de l'Eglise romaine et sa doc- trine sur la pénitence et les indulgences, Vengées de la fausse idée qu'en donne le docteur Stillingfleet, 467.9. ; 8° Discours sur l'esprit et l'origine de la réformation de Luther et sur le célibat ecclé- sia? tique, Oxford, 1687 9° Discours sua. l'Eucharistie, Oxford, 1688; 10' De la foi néces- saire au salut, ibid., 1688 11° Motifs pour mener une rie sainte, ibid.; 12° Traduction des Confessions de saint Augustin et de la Fie du saint par Possidius, 1679 ; 1:3' Fie de sainte Thé rèse, avec différents écrits spirituels de la sainte, 1669 On a encore de lui divers autres ouvrages imprimés et quelquesuns restés ma- nuscrits; mais ils sont dans un état si informe que l'on essayerait vainement de les com- prendre
  • Abraham WRIGHT( 1611 - 1690) : théologien anglican, fils d'un teinturier de Londres , naquit le 23 décembre 1611, et passa de l'école des marchands tailleurs au collège StJohn de l'université d'Oxford , auquel il fut agrégé en l'année 1632. Distingué entre ses condisciples par son goût en littérature, par une éloquence naturelle et par des manières gracieuses, il fut chargé d'adresser un compliment à la famille royale, lorsqu'elle fut reçue au collège StJohn par l'archevêque Laud, et il remplit ensuite avec talent un rôle dans une comédie, l'Hôpital de l'Aniour, qui fut jouée en présence de Leurs Majestés. Après qu'il eut reçu 1 la prêtrise, en 1637, ses succès dans la chaire le firent appeler fréquemment à prècher dans les principales églises de la capitale. Juson , évêque de Londres, lui fit conférer, en 1645, le vicariat d'Okeham, dans le comté de Rutland ; mais la répugnance de Wright à adopter le covenant lui fit perdre le fruit des bonnes intentions de son protecteur, et ce bénéfice fut donné à un nonconformiste. Des scrupules analogues empèchè- rent plus tard qu'il ne se mit en posses- sion du rectorat de StOlave, à Londres, dont les paroissiens l'avaient choisi pour leur ministre. Mais, quoiqu'il ne pût se résoudre à prêter ser- ment de fidélité à la république, il n'en remplit pas moins ses devoirs de prêtre suivant les formes de l'Eglise d'Angleterre, non sans s'exposer à quelque péril. Lorsque la restauration eut été consommée, il rentra dans la cure d'Okeham, qui lui fut. remise par celui que l'on en avait gra- tillé à son exclusion, et ce fut là qu'il mourut le 9 mai 1690. On a de lui : 1° Delicioedeliciarurn, sire Epigrammatum ex optimis quibusque hujus no- vissitni poetis in amplissimit illa Bibi. Bod- leiana, et pene omnino alibi exstantibus anthologia in unanz corollarn connexa, Oxford, 1637 o Cinq sermons en cinq styles différents, Londres, 1656 C'est un choix fait dans les ouvrages de quelques prédicateurs renommés de ce temps, les évêques Hall et Andrews, Cartwright, etc. 3° Commentaire pratique , ou Exposition sur le livre des Psaumes, Londres, 1661 4° Com mentaire pratique sur le Pentateuque, ibid., ; 50 Parnassus biceps, ou Choix de différents mor- ceaux de poésie composés par les meilleurs littéra- teurs qui- fussent dans les deux universités, avant leur dissolution, 1656 ; 6° Sales epigramma tum, 1661 et 1663 C'est un choix d'épigrammes de Martial et des autres auteurs latins qui ont écrit dans le même genre, traduites en anglais. — WRIGI1T , fils du précédent, né en 1641, suivit la carrière du barreau. Il est* particulièrement connu comme un des plus anciens historiens du théâtre anglais. Il mourut en 1715'. Voici les titres de ses principaux écrits 1° Histoire et antiquités du comté de Rutland , Londres, 1684 suivi d'additions en 1687 et en 1714; ouvrage incomplet, mais qui suppose beaucoup de recherches et de travail. Une nouvelle édition entreprise en 1788 a été promptement interrompue. 2° Monasticon anglica- num, etc., abrégé du Monasticon de Dugdale, en anglais, 1693 ; 3° Conversations à la cam- pagne , propos recueillis pendant un sejour à la campagne, l'été dernier, sur divers sujets, princi- palement sur les comédies modernes; les traductions en vers, la peinture et les peintres, la poésie et les poétes, 1694, 12 ; 4° trois Poèmes sur la cathé- draie de St- Paul : 1. Ses ruines ; 2. sa réédification ; 3. le choeur, 1697 5. Historia his- trioniea : Mémoire historique sur le théâtre anglais, ait l'on voit l'usage ancien, les progrès et la per- fection des représentations dramatiques chez cette nation, en un dialogue, Londres, 1709 Cet écrit précieux est devenu extrêmement rare et a été réimprimé, Sur la recommandation de Warburton , en tête des Anciennes pièces recueillies par Dodsley ; il se trouve aussi dans un recueil d'Anciens ouvrages dramatiques anglais, publiés par T. White, en 1830, et Oldy en a donné un abrégé dans son British librarian. - WRIGHT Samuel). théologien nonconformiste, né le 30 janvier 1682, fut à la tète d'une congrégation de sa secte dans la capitale , et se distingua dans la chaire par son éloquence. lierring, qui fut depuis archevêque, venait, dans sa jeunesse, se former aux prédications de Wright et le regardait comme un modèle de débit ora- toire. On a de lui environ quarante sermons, im- primés séparément, et un livre intitulé Traité sur la nouvelle naissance ou la renaissance, sans laquelle il est impossible d'entrer dans le royaume de Dieu. Ce livre eut quinze éditions avant la mort de son auteur, laquelle eut lieu à NewingtonGreen le 3 avril 1746
  • Abraham ZACUTO LUSITANO( 1575 - 1642) : en latin Zan, lus Lusitanus, médecin et philosophe célèbre, né à Lisbonne, en 1575. Dès l'âge le plus tendre, il donna des preuves de la sagacité de son esprit et de la facilité qu'il aurait à apprendre les sciences. Ce fut à Coïmbre ou à Salamanque qu'il fit ses études, et il les termina avec un tel succès qu'avant d'avoir atteint l'âge de dixneuf ans, il reçut le bonnet de docteur en médecine à l'uni- , versité de Siguenza. 11 retourna ensuite en Fortugal, et il y exerça la médecine pendant l'espace de trente ans. 11 accueillait également bien les pauvres et les riches , et sa méthode triomphait des maladies les plus rebelles; mais il était devenu en secret professeur occulte des rites de la synagogue. Craignant d'être inquiété par l'inquisition, il partit clandestinement pour Amsterdam. Il avait déjà cinquante ans lorsqu'il se fit circoncire, et ce fut en 1625 qu'il se soumit à cette cérémonie. 11 passa le reste de ses jours dans la ville qu'il avait choisie pour asile. Nonseulement il s'occupait de médecine pratique, mais il se livrait avec ardeur à la composition de plusieurs ouvrages estimés. 11 mourut le 1" janvier 1642. On a de lui P De medicorum principum historia, Amsterdam, 12 vol. lesquels virent successivement le jour depuis 1629 jusqu'à 4642, Lyon, 1642 Ce n'est point, comme pourrait le faire croire le titre de cet ouvrage, une histoire des premiers médecins que donne ici Zacuto ; c'est l'histoire des faits et des observations que leurs écrits contiennent : il a mis pour cela à contribution les médecins grecs , principalement Galien , qu'il s'attache à défendre contre la doctrine des Arabes et surtout d'Averrhoès; il expose ensuite un grand nombre de faits tirés de sa clinique. 2. Praxis medica admiranda, in qua exempt« monstrosa, var«, nova, mirubilia, circa abditas ntorborum causas , signa, eventus, algue curationes exhibita, diligentissime proponuntur, , Amsterdam, 4634 ; Lyon, 1643 Cette production contient en effet des choses tellement rares qu'on peut regarder plusieurs d'entre elles comme apocryphes et fort suspectes. 3° Introitus ad praxie et pharmacoptearn, Amsterdam, 4641 On trouve ici quelques lois de prudence médicale, puis l'énumération des médicaments simples et composés, ainsi que l'art de les préparer. 4. Epistola de calcul qui yignitur in cavitatibus renum , non in substantia , Leyde , 1638 Cette épître, adressée à Beverwick, est jointe au livre de ce dernier sur le même sujet. Tous les écrits de Zacuto, réunis sous le titre d'Opera omnia, ont eu plusieurs éditions, dont la dernière est de Lyon, 1694, 2 vol. Quoique partisan des anciens, Zacuto doit être lu avec précaution, parce qu'il approuvait les arcanes, les amulettes et l'or potable, et que sa crédulité lui fit admettre plusieurs fables grossières et incroyables, ce qui contribua sans doute à augmenter sa réputation, niais aussi à lui attirer le blâme des médecins de son temps. D—N—s et R—D—N.
  • Abraham Bosse : dessinateur, graveur, peintre et théoricien français
  • Abraham BREGUET : Horloger
  • Abraham Cowley : poète, dramaturge et essayiste anglais
  • Abraham de Fabert : maréchal de France
  • Abraham Duquesne : marin français
  • Abraham Kardiner : psychanalyste et ethnologue américain
  • Abraham Lincoln( 1809) : président des ÉtatsUnis

Abraham année par année

Signe astrologique de Abraham

Couleur de Abraham

Pierre précieuse de Abraham

Chiffre de Abraham

Métal de Abraham