Personnalité de noel

De nature discrète, très consciencieux, précis, ils aiment le travail bien fait. Exigeants avec eux-mêmes, ordonnés, ils savent se montrer fermes. Passionnés et patients à la fois, ils mettent le temps qu'il faut pour obtenir ce qu'ils veulent. Sociables, ils se servent intelligemment de leurs relations. Ils ne donnent pas leur confiance facilement, mais sont très fidèles en amitié comme en amour.

Provenance du prénom noel

Vient de l'hébreu "Immanouel" Signifie: "Dieu est avec nous" Se fête le 25 décembre

Histoire de noel

C'est l'Eglise qui décide en 353 que la naissance de Jésus serait fêtée le 25 décembre. Jusqu'à cette date, Noël était célébré le jour de l'Epiphanie. Cette célébration remplace une grande fête païenne, instituée par l'empereur Aurélien, représentant du soleil parmi les hommes, pour commémorer la victoire du jour sur la nuit. En usage au Moyen Age, ce prénom se donnait aux enfants nés le jour de Noël.

Etymologie de noel

hébraïque : de Immanouel, Dieu avec nous; ou peut-être latine : de natalis, relatif à la naissance.

noel année par année

Répartition des naissances de noel en France

Oise

52 Adam

sur 3471 naissances en 2012
Très rare
Rare
Courant
Très courant

Les noel célèbres

  • Noël ALEXANDRE( 1639 - 1724) : savant historien ecclésiastique de l'ordre de StDominique , né à Rouen, en 1659. 11 fut nommé docteur en Sorbonne , professa pendant douze ans la philosophie et la théologie , et obtint le titre de provincial en 1706. Zélé Partisan des doctrines jansénistes, il fut exilé à Chàtellerault en 1709 , et privé plus tard de sa pension sur le clergé , pour avoir lutté avec persévérance contre la bulle Unigenitus , et souscrit le fameux Cas de conscience. Des travaux trop assidus le privèrent de la vue sur la lin de sa carrière. Il mourut en 1724. Le P. Alexandre joignait à une profonde érudition toutes les vertus d'un parfait religieux. Ses sentiments sur le jansénisme ne l'empèchèrent pas de conserver jusqu'à la tin l'estime de Benolt X111, qui ne l'appelait que son maitre, des cardinaux les plus savants de la cour romaine , et des plus illus- tres prélats de l'Église de France. La faculté de théo- logie, en reconnaissance de l'honneur qu'il lui avait fait par ses doctes écrits , voulut assister en corps à ses funérailles. Choisi par M. Colbert pour étre du nombre des habiles professeurs chargés d' son fils, depuis archevêque de Rouen, il puisa dans les conférences qui eurent lieu pour cet objet l'idée de son Histoire Ecclésiastique , publiée en 24 volumes depuis 1676jusqu'en 1686. Cet ouvrage en était au 4' siècle, lorsque l'éditeur de Paris fut instruit que le docteur le Fèvre faisait imprimer à Rouen des Animadversions. Craignant qu'elles ne nuisissent au débit de l'Histoire, il remboursa tous les frais du libraire de Rouen , et anéantit tellement la critique, qu'il n'en est resté que deux exemplaires imparfaits, formés des feuilles qui se trouvaient chez les épiciers ; l'un fut mis dans la bibliothèque du premier président Pellot, et l'autre tomba entre les mains de M. de Manneville , chanoine de la cathédrale. L'ouvrage ayant paru dans le temps des démêlés du saintsiège avec la cour de France, au sujet de la régale et des quatre articles du clergé, on fut choqué à Rome de voir l'auteur s'y déclarer ouvertement pour les intérèts de la France. Innocent XI le proscrivit par un décret du 15 juillet 1684, ce qui ne l'empècha pas de continuer son travail , et d'y ajouter , 'en 1689 , l'histoire de l'Ancien Testament. Le tout a été réuni en 8 volumes réimprimés en 1749, à Venise, par les soins du P. Mansi, augmentés de plusieurs lettres de l'auteur, de la réfutation des remarques de Basnage, et de savantes notes du théologien Constantin Roncaglia. Le P._Alexandre y réduit en abrégé, sous certains chefs principaux , ce qui s'est passé de plus considérable dans l'Église, et il discute, dans des dissertations particulières, les points contestés d'histoire, de chronologie, de critique, etc. ; le style en est facile, et le ton avec lequel il combat ses adversaires, sage et modeste. Comme son but principal était de fournir aux bacheliers en licence leurs matières toutes digérées , il suit, dans ses dissertations , la méthode scolastique, fatigante pour le commun des lecteurs, mais trèscommode pour ceux que l'auteur avait en vue . Cette histoire fut suivie , en 1695, d'une Théologie morale, selon l'ordre du Catéchisme du concile de Trente, dont la meilleure édition est celle de Paris , 1705 , 2 vol. ; et , peu de temps après , de ses Commentaires sur le Nouveau Testa- ment , également en 2 vol. Ce savant religieux est encore auteur de plusieurs autres écrits moins considérables. Ce sont des dissertations estimées, contre le P. Frassen , au sujet de la vulgate, contre Launoi , pour prouver que St. Thomas est auteur de la Somme théologique qui porte son nom; contre les Bollandistes , pour revendiquer au même docteur l'office du St. Sacrement. Parmi ses autres écrits, qui firent du bruit dans le temps , il faut compter : 1° la Dénonciation du péché philosophique ; 2° des Lettres sur le Thomisme adressées aux jésuites, contre celles de leur P. Daniel , et qui ont été tronquées dans l'édition de Lyon, où elles sont réunies avec celles de son antagoniste : Louis XIV imposa silence aux deux partis ; 5') l'Apologie des dominicains missionnaires de la Chine ; 4' la Conformité des cé- rémonies chinoises avec l'idolâtrie des Grecs et des Romains. En louant le P. Alexandre d'avoir combattu fortement en toute occasion les maximes ultramontaines , par rapport à l'autorité qu'elles attribuent aux papes sur les princes , on ne peut lui Il a paru à Venise, en 1778, 2 vol. un Supplément à l'histoire ecclésiastique du P. Alexandre, qui mérite l'attention des savants et doit avoir place dans toutes les bibliothèques à la suite de cette histoire. On doit ce supplément à MM. François Bercail, Pierre Sandini, et surtout au savant P. Vincent Fassini, dominicain et professeur dans l'université de Pise. pardonner de s'être déclaré avec la même force en faveur des princes qui ont employé le fer et le feu contre les Albigeois. Sa Défense de la mission de St. Denys l'Aréopagite en France, dont tous les bons critiques étaient alors désabusés , fit peu d'honneur à son jugement , ainsi que celle de l'arrivée de Lazare en Provence. Peut-ètre y entratil quelque de corps, pour maintenir la tradition des dominicains , qui prétendaient en posséder les reliques dans leur couvent de StMaximin. On trouve la liste des autres opuscules d'Alexandre dans le tome 25 des Mémoires de Nicéron, et dans le 4e du Nécrologe des plus célèbres défenseurs de la foi
  • Noël BEDA( 1400) : naquit sur la fin du 15' siècle, en Picardie, ou plutôt dans le diocèse d'Avranches, selon Duboulay. 11 fut principal du collége de Montaigu , à Paris, en 1502, docteur en 1507, et syndic de la faculté de théologie vers 1520. 11 porta dans cette place un zèle turbulent, qui éclata par des factions, et dont il fut enfin la victime, après avoir précipité cette compagnie dans plusieurs démarches inconsidérées. Deux sortes de personnes furent en butte à ses persécutions : les théologiens, qui paraissaient vouloir secouer la rouille scolastique, et les gens de lettres, dont il redoutait la critique. En matière de religion, il poursuivit le docteur Merlin, qui avait fait l'Apologie d'Origène ; le Febvre d'Etapies, qui croyait voir trois Madeleine dans l'Évangile ; Érasme dont les paraphrases s'éloignaient de la précision théologique. Il réussit à faire censurer ce dernier par la faculté; 'mais son crédit échoua contre le Miroir de l'âme pécheresse de la reine de Navarre. Il ne fut pas plus heureux dans le procès qu'il intenta au collége royal, contre lequel il avait soulevé l'université, sous prétexte que la religion était en péril, si l'enseignement du grec et de l'hébreu prenait faveur, à moins que les professeurs n'en fussent approuvés par la faculté de théologie. Ce n'est pas qu'il n'y eût des choses à reprendre dans la plupart des auteurs sur lesquels il déchargeait sa bile ; mais son emportement et ses intrigues donnaient un air de faction à tous ses procédés : c'est ce qui parut principalement dans l'affaire du divorce de Henri VIII, roi d'Angleterre, sur lequel la faculté fut consultée. La majeure partie des docteurs gagnés par la cour était disposée à opiner en faveur du ty- 1 ran contre une reine opprimée. Le tort du syndic ne fut point d'empêcher cette délibération injuste , mais de se permettre des réflexions indiscrètes sur l'alliance politique du monarque anglais avec Fran-çois ler, de porter le désordre dans les assemblées, d'arracher le registre des mains du bedeau, afin que la cour n'en eût point communication; d'y substituer un acte différent de celui qui avait été délibéré; de prêcher publiquement contre le roi , sous prétexte qu'il ménageait trop les hérétiques. Un premier bannissement ne l'ayant point corrigé, ses extravagances le conduisirent enfin à faire amende honorable dans ce même parvis de NotreDame, où plus d'un livre 4 hérétique avait été brûlé sur sa réquisition, et à être enfermé au mont StMichel, où il mourut le 8 janvier 1556, suivant son épitaphe. La faculté de théologie, qui s'était cotisée en sa faveur, lorsqu'il partit pour le lieu de son exil, lui lit faire un service solennel après sa mort, auquel Robert Ceneau, évêque d'Avranches, officia pontiticalement, et prononça son oraison funèbre. Ses ouvrages, écrits sans goût et d'un style barbare, annoncent quelque connaissance de la théologie scolastique; mais ils sont dépourvus de critique : 1° de Unica Magdalena, Paris, 1519 2° Contra Cornmentarios Fabri in Evangelia libri 2, etc. , contra ErasmiPara- phrases lib. 1, 1526 , rares, parce que, n'ayant été imprimés que sur l'approbation de la faculté, sans le privilège du roi, la cour, qui n'approuvait pas l'emportement de l'auteur contre deux savants estimables, les fit supprimer. 3° Apologia pro filiabus el nepotibus Annoe contra Fabrum , 1520 4° Apologia contra clandeslinos lutheranos, 1529. 5' Des dialogues contre l'Apologie d'Origène du docteur Merlin ; un petit traité sur le Rétablissement de la bénédiction du cierge pascal ; une Confession de foi en français. T—D
  • Noël BOURGOING : trésorier du chapitre de Nevers, et abbé de Bouras, successivement président de la chambre des comptes de Nevers, et conseiller au parlement de Paris, fut, en 1554, le principal rédacteur de la Coutume de Nivernois, qu'il fit imprimer en 1555 avec une préface de sa façon. Gui Coquille, son petit neveu, dit qu'il était d'excellent jugement, savoir et promptitude; Guillaume Rapine, son contemporain, l'appelle un homme d'une érudition consommée. — Jean BOURGOING, avocat général du bailliage de Nevers, est, dit M. de Ste - Marie , auteur d'une Histoire de. Louis de Gonzague, duc de Nevers , et probablement de différents ouvrages relatifs aux finances et à la le royalisme qu'elle fit éclater à l'époque de la restauration des Bourbons. Elle paraissait presque toujours sur la scène avec des rubans blancs et des fleurs de lis, tandis que mademoiselle Mars, qui passait pur avoir des opinions opposées, s'y montrait couverte de violettes, ce qui donna souvent lies à beaucoup de tumulte dans la elle, chaque spectateur prenant parti pour l'une des deux actrices, suivant ses opinions. Ce fut surtout dans la soirée du 10 juillet 1815, deux jours après le second retour de Louis XVI1T, que ces passions éclatèrent avec le plus de force. Le parterre applaudit avec transport mademoiselle Bourgoin, toutes les fois qu'elle parut sur la scène ; et, lorsque mademoiselle Mars se vit obligée de faire une profession de royalisme, elle deelara hautement que tout ce qui lui arrivait es ce viornes! citait l'effet d'une cabale de mesdemoiselles Leverd et Bourgoin. Cette déclaration, loin de calmer l'irritation, ne lit qu'y ajouter encore, et ce ne fut qu'avec beaucoup de peine que l'on parvint à terminer la représentation. C'était le Tartufe de Molière que l'on jouait ; et le public saisit toutes les applications qu'il Put faire eu faveur de mademoiselle Bourguia et contre sa rivale. Z. chambre de justice, publiés de 1625 à 1629, dont on peut voir la liste dans la Bibliothèque historique de la France du P. Lelong. — François BOURGOING, surnommé d'Agnon, nom d'une terre de son père, fut chanoine de Nevers, sa patrie. Ayant embrassé la réformation, il passa à Genève, où on lui donna la bourgeoisie en 1556. Il ne se fixa pourtant pas dans cette ville, et alla servir l'Eglise de Troyes, où probablement il est mort. ,t Il a traduit, dit Sene« hier, toutes les œuvres de FI. Josèphe, dont on « fit d'abord deux éditions à Lyon ; mais le frère de « Laval les corrigea sur l'original grec, et elles fu« rent imprimées à Paris, en 1570. » D. Genebrard, qui, en 1578, donna une nouvelle traduction de Josèphe, commence sa préface par des invectives contre Bourgoing, à qui l'on doit encore : 1° Histoire ecclésiastique, extraite en partie des Centuries de Magdebourg, Genève, 1560-65, 2 vol. ; cette histoire va jusqu'à Théodose le Grand ; 2' Paraphrase, ou Briève explication sur le catéchisme, Lyon, 1564 ( l'oy. la Bibliothèque de la Croix du Maine et Duverdier, et le t. 4 de Gallia Christiana de SteMarthe
  • Noël CHOMEL : curé de. StVincent à Lyon, où il mourut, âgé d'environ 80 ans , le 50 octobre 1712, est auteur d'une compilation sur l'économie domestique et l'agriculture, publiée après sa mort, sous le titre de Dictionnaire oeconomique , Lyon , 1709, 2 vol. ; Paris , 1718 , et Amsterdam , 1752 Chomel y a fondu la Maison rustique de Lige?, pour ce qui concerne l'agriculture. Ou y trouve des notices sur les plantes usuelles ; mais elles sont prises sans choix aux sources les plus surannées, et avec tous les défauts du temps, sans aucun synonyme, et sont peu dignes de confiance. Cependant, faute d'un meilleur ouvrage, celuici fut regardé comme trèsutile, et il eut beaucoup d'éditions. 11 en parut à Lyon , en 1712, un supplément qui fut réimprimé avec des additions nouvelles, à Lyon, en 1718, et à Amsterdam, en 1740 ; muais, depuis 1718 , il fut refondu dans les éditions subséquentes. Ce volume contient quelques articles nouveaux, et, de plus, les lois et les décrets qui concernent la campagne. Il fut augmenté par Jean Marret, dans l'édition d'Amsterdam de 1752 , et plus récemment dans celle de Lamare, 3 vol. Paris, 1767. L'ouvrage entier a été traduit en allemand, Leipsick, 1750; en anglais, par Robert Bradley, Londres, 1722 et 1755 ; et en flamand, à Leyde, 1743
  • Noël CONTI : savant italien du 16° siècle , naquit à Milan. Ayant, suivant l'usage des 'aima-'listes de son temps, latinisé dans ses ouvrages son nom de Conti OU Conte, correspondant en italien au mot français comte , quelquesuns de nos bibliogra??es ont cru devoir rendre cc foui latin , Natahs t . mes, par celui de Noël le Comte. La célebrité qu'il >acquit par sa vaste seience et ses nombreuses productions lit que les Vénitiens, chez lesquels il en womposa la majeure partie, et parmi lesquels il exismMait Une famille Conti, voulurent au moins s'attribuer l'honneur de SOU origine , puisqu'ils ne pou- 1. vaient revendiquer celui de l'avoir N't.1 mitre dans tupi murs. Noêl déclare luin?ème, dans un de ses ounages, qu'il vit le jour à 111 dan; suais dans presque tous il se qualifie N'énitien : ce qui a fait dire par Marc Foscarini , que ce ne fut qu'accidentellement , et par l'effet d'un % oyage que la mère de pool avait fait sigillaire de Moine, était établie, a Milan depuis plusieurs siècles. Nous y voyons en effet, dès 1417, deux Conti qui déjà, remplissant alors en cette ville d'éminentes places, latinisaient leur nom, dans leurs actes publies en langue latine. Tels furent deux des chefs du gouvernement républicain qui précéda l'installation de François Sforre comme premier duc de son nom. On les voit signés Cabri, dus de ermite et > Mertens de C'est là probablement qu'il composa le poésie de Arno, que l'on voit dédié par luimême à Gabriel Panigarola. Argellati a dit en passant qu'il fut professeur à Padoue ; niais les historiens de l'université de cette ville ne font aucune mention de lui. On a trèspeu de notions sur la vie de cet auteur, qui mourut vers 1582. Voici les titres de ses ouvrages : 1" Carmina, scilicct de livrés liber anus ; de , Init? libri t ; 3/yr libri 4 ; A? naloriarum libri 2 ; Elegiarunt libri 6, Venise, 1560. Ce l'Ill v ? ?isellibla?leinent CO %0111111C t:Itli lui valut de ly part de Scaliger la qualification de homo piiiissimus. r JI yibologite, sire Explieajoncs labalarum, libri 10, in quitus natualis et rnoralis philosophies dogmata in rcierum fitbulis tenta fuisse demonstratur, Venise, chez Aide le fils, en 4551 et 1581, réimpr., Francfort, 1581 avec des augmentations gesto, anno 1565, Venise, 1566, L'auteur y prit le nom de II teronimi Co? itis . 1lexandrini. Uni t: V* 8W Ilisloriœ sui ternpuris libri 50, pars prima, Venise, 1572 Cette édition a paru imaginaire à Foseirini, maison en trouve des exemplaires dans plusieurs bibliothèques. L'histoire y commence à l'année 1545 et s'y continue jusqu'en 1572. Il en fut fait une seconde édition comme la précédente, à Venise en 1581, par les soins de Gaspard Dirschio; et dans cellelà l'histoire est conduite jusqu'à cette tniane année, comme dans celle de Strasbourg en 1612, à laquelle la précédente avait servi de modèle. Un Italien, nomme C?arles Saraeeni, en avait publié une traduction en sa langue, l'an 1589, Venise, '2 sof. 4° ; on y trouve ce qui concerne Charles VI, les empereurs Ferdinand et Maximilien, ainsi que Philippe Il, mi (l'Espagne ; palis ces diverses additions ne paraieent point ètre tirées des manuscrits de Noé' Conti, qui cependant avait rom posé vingt autres livres, indépendamment des trente (lui ont été imprimés. On doit à cet infatigable écrivain les premières traductions latines qui se soient faites, d'après le grec, des Déipnosophisies d'Athénée, du traité de Ménandre de Genere demonstrativo, des livres de Mimbilibus d'Aristote , de la Rhétorique d'Hermogène, du traité de l'Oraison par Démétrius de Phalère, de celui des Figures par Alexandre d'Aphrodisée, et de quantité d'autres illorceaux d'auteurs grecs. ll mit en vers latins ceux de Gorgias, de Zénon, de Xénophane, et transporta en outre de l'italien en latin l'ouvrage d'Enea Vico, Imagine delle donne Auguste
  • Noël COYPEL( 1628) : le premier de tous ceux de ce nom qui se soit adonné à la peinture, était fils de Guyon Coypel, cadet d'une famille de Cherbourg. 11 naquit à Paris le 25 décembre 1628. 11 apprit les éléments de la peinture d'un peintre obscur nommé Guillerié, et fit des progrès rapides; il n'avait encore que dixhuit ans lorsqu'il fut agréé pour tra- vailler aux décorations de l'opéra d'Orphée. Depuis ce temps, il fut presque toujours employé aux ou-\ rages des maisons royales. 11 lit en 1655 plusieurs tableaux au Louvre, dans l'Oratoire et dans la chambre du r6i; il orna aussi de ses ouvrages l'appartement du cardinal Mazarin; ce fut encore lui qui, au temps du mariage de Louis XIV, peignit dans le même palais tous les tableaux des plafonds de l'appartement de la reine ; ceux de la Magnifi- que salle des machines du palais des Tuileries, plusieurs morceaux de l'appartement de la reine mère à Fontainebleau, etc. 11 fut reçu en 1663 à l'Académie royale de peinture, qui était ételie depuis 1648 : son tableau de réception représentait la Mort d'A- bel. Cet ouvrage fut généralement admiré. En 1660, Coypel fit orner, sur ses dessins, l'appartement du roi aux. Tuileries. En 1672, le roi, après lui avoir assigné un logement aux galeries du Louvre, le nomma , sous la surintendance de Colbert, direc- teur de l'Académie de Rome. Il peignit pendant son directorat quatre tableaux qui firent longtemps l'ornement de la salle des gardes de la reine à Versailles, et qui représentent Solon, Trajan4lexan- dre Sévère et Ptolomée Philadelphe. Les deux premiers sont maintenant au musée, de Versailles, et les deux autres au Musée. Celui qui représente Solon expliquant ses lois a été gravé par D uchange, les trois autres l'ont été par Ch. Dupuis. Après la mort de Mignard, Louis XIV, que les guerres dé- sastreuses de la fin de son règne avaient obligé de restreindre les dépensesde sa couronne, et qui avait compris le titre de premier peintre dans ses réformes, nomma Noël Coypel directeur perpétuel de l'Académie, avec _une pension de 1,000 écus. L'Aca- démie envoya à Coypel une députation pour lui exprimer sa satisfaction. Enfin, en 1705, âgé de soixantedixsept ans , il peignit deux grandes com- positions qu'on a longtemps admirées audessus de l'autel des Invalides, et qui représentaient l'Assomp- tion de la Vierge. Deux ans après, il mourut, à Paris, le 24 décembre 1707.11 avait été marié deux fois; la première avec Madeleine Hérault, qui eut aussi quelque talent pour la peinture, et qui fut la mère d'Antoine Coypel, dont nous allons parler; la seconde fois avec AnneFrançoise Perrin, de la fa-.enille des Boulognes, et qui a peint quelques tableaux oubliés depuis longtemps. Noël eut :quatre enfants de cette seconde femme. Le poids de l'âge n'avait point affaibli son imagination, ni les grâces de son pinceau. Ses figures ne sont pas toujours dessinées avec correction, et quelquefois il a donné à ses personnages des attittles de théâtre, et a trop souvent manqué à la fidélité du costume ; mais la plupart de ces défauts disparaissent sous l'éclatd'im coloris plein de vie, sous une ordonnance magnifique et quia quelque chose des vastes compositions de Lebrun. L'histoire sacrée et profane lui étaient également familières; il avait fait une étude parti- culière de la perspective et de l'anatomie. Mir le distinguer de ses enfants, les amateurs l'appelaient communément Coypel le Poussin. Il lut à l'Acadé- • mie de peinture, en 1670, plusieurs discours qui furent recueillis en 1741 en un volume les principes de l'art 'y sont développés avec beaucoup de sagesse et de clarté. Caresmc a fait imprimer dans le même volume un dialogue de Noël Coypel sur le coloris ; ce morceau, qui occupe 453 pages, est un véritable traité sur cette matière. Le portrait de Noél Coypel, peint par luimême, a été. gravé en 1708 par J. Audran. A—s
  • Noël DUFAIL : seigneur de la Hérissaye, gentilhomme breton, vivant vers la fin du 1 6e cle, fut conseiller du roi au parlement de Rennes. 11 cultiva la jurisprudence, et publia des Mémoires, recueils, ou Extrait des plus notables et lennels arréts du parlement de Bretagne, contenant 1,200 arrêts, en 3 livres, Rennes, 1579, ; revus et augmentés par Michel Sauvageau, Nantes, 1715 ; Rennes, 1737, 5 vol. A la prière de ses amis, il mit en lieux communs le droit civil, et publia, sur les mêmes matières, quelques autres ouvrages, aujourd'hui parfaitement oubliés, tandis que les fruits extravagants de sa jeunesse sont encore dans les mains de tous les curieux. Il avait en effet Mis au jour, trente ans auparavant, deux compositions bizarres, dans lesquelles, au travers de beaucoup de folies et mème de trivialités, on remarque, surtout dans la seconde, de l'esprit, de la naïveté, et même quelquefois de la grâce. Ce sont : 1° Dis- cours d'aucuns propos rustiques facétieux et de s gulière récréation; ruses et finesses de Ragot, capi- taine des gueux, Paris, Groulleau, 1548 ; Lyon, de Tournes, 1548 : cette seconde édition eet plus ample que la première ; Lyon, de Tournes, 1576, iii-12; sans nom de lieu , 1732 il publia ce livre sous le nom de Léon Lad ul fi, Champenois, anagramme du sien; depuis il le changea en cet autre, Fol n'a Dieu. 2. Baliverneries d'Eu- lrapel, Lyon, de Tournes, 1549 puis sous le titre de Contes et discours d'Eutrapel, Rennes, Glamet, 1585, 1603; 1587; 1598 et Paris, 1732, 2 vol. petit Eutrapel est un mot grec qui veut dire bouffon. On ignore l'époque de la mort de Dufail. La Croix du Maine dit seulement qu'il était vivant en 1584, quoique tourmenté de la goutte
  • Noël DURET( 1590 - 1650) : astronome, né à Montbrison en 1590, était parent du précédent. Il professa les mathématiques à Paris , obtint le titre de cosmographe du roi , fut pensionné par le cardinal de Richelieu, et mourut vers 1630, après avoir publié plusieurs otIN rages, dont aucun n'a obtenu un succès remarquable. On a de lui : 1.° Nouvelle Théorie des planètes , conforme aux observations de Ptolémée, Copernic, Tycho, Lansberg e, et autres excellents astronomes , tant anciens que modernes, Paris, 1635 2° Primi inobilis doetrina, dis? partibus contenta, ephrmeris ab anno 1638 ad annun 1642, Paris, 1638 30 Premiére partie des tables Richeliennes, avec une briève partie p. 208), un Traité de la géométrie et des fortifications régulières etirrégulières, Paris, 1643 — On ne doit pas confondre cet astronome, comme l'a fait Kùnig avec Noël DURET, de la même famille, ,t, cordelier, professeur de théologie à Paris, et auteur de l Admiranda Opera ordinum religiosorum in universa Ecclesia Deo militant'item, le Puy, 1647
  • Noël FALCONET( 1644) : fils du précédent, naquit à Lyon le 16 novembre 1644. Après avoir fait ses humanités à Lyon il fut envoyé à Paris, où Guy Patin surveilla ses études avec une affection vraiment extraordinaire. Guy Patin devient bon homme toutes les fois que , dans ses lettres à André Falconet, il lui parle de Noël. Ce n'est pas, au reste, le père seul qu'il entretenait de son pupille; il en parle aussi dans ses lettres à Spon. 11 le produisit de bonne heure chez l'abbé de Marolles, où se réunissaient Patru, LamotheLevayer, la Miltière, etc. Falconet soutint sa thèse de philosophie le 8 août 1660, à Paris; il y fit aussi ses cours de médecine, toujours sous les yeux de G. Patin, et fut reçu docteur à Montpellier en 1663. Il vint d'abord s'établir à Lyon , auprès de son père ; mais en 1678 il fut amené à Paris par Louis de Lorraine, comte d'Ar- magnae , grand écuyer, qui lui procura la place de médecin des écuries du roi. Falconet obtint depuis le titre de médecin consultant du roi , et mourut à Paris le 1 1. mai 1733. On lit dans Éloy que Haller dit qu'il fut le premier qui se servit « du quinquina en France. )' D'abord, il parait que sept ans avant sa réception au doctorat le quinquina avait été employé à Paris; car, dans la lettre de Guy Patin à Falconet père, du 19 novembre 1656, on lit : « Le kinkina des jésuites de Rome n'a guéri personne ici , et il n'en est plus men« tion nulle part. B« rbarus ecce jacot, nec erit chu nomme, Pukis. » Mais il faut remarquer qu'Eloy cite à faux Haller, qui fait honneur de l'introduction du quinquina au père de Noël, et non à Noël luiméme. On a de Noël Falconet : 1° Système cies fièvres et des crises selon la doctrine d'Hippocrate, Paris, 1723 Falconet se montre dans cette oeuvre admirateur enthousiaste d'Hippocrate; 2"Médiode de Lucques sur la maladie de Air"e , intendante de Lyon, retée , Lyon, 1675 L'auteur a joint à cette publication , qui n'est qu'une diatribe contre un de ses confrères, plusieurs lettres curieuses et des remarques sur l'or prétendu potable. Niceron dit qu'il présida à la dixième édition du Cours de chimie de Lémery, Paris, 1713
  • Noël HALLÉ( 1711 - 1781) : fils du précédent, naquit à Paris le 2 septembre 1711 , et suivit la même carrière que son père et son aïeul. Les prix qu'il obtint le firent envoyer comme pensionnaire à Rome , et à son retour il fut admis à l'Académie de peinture, et nommé en 1771 surintendant des tapisseries de la couronne. Entre autres tableaux qu'il exécuta pour servir de modèles à la manufacture des Gobelins, on cite : Achille dans lite de Scyros ; Églé et Silène ; Hippomène et Atalante. Itàlé retourna à Rome, mais en qualité de direc- teur de l'Académie de France , et quand II revint dans sa patrie, ses services furent récompensés par le cordon de StMichel. Les maisons royales et les églises de Paris possédaient plusieurs ouvrages de cet artiste. C'est lui qui a peint le pla- fond de la chapelle des fonts baptismaux à StSulpice , et qui a fait le tableau de la Pré- dication de St- Vincent de Paul , qu'on voit dans l'église StLouis , à Versailles. En rendant justice aux talents du peintre , les connaisseurs trouvent que son dessin n'est pas d'un bon style et que son coloris est trop rouge ; mais l'architecture et la perspective y sont de la plus granite exactitude. Hailé mourut à Paris le 5 juin 1781. Son fils s'est rendu célèbre comme médecin
  • Noël LASTESIO ou DALLE LASTE( 1707 - 1792) : savant littérateur italien, naquit en 1707, à Marostica, près de Vicence. Il était professeur de belleslettres à l'université de Padoue, lorsque Facciolati , avec lequel il avait travaillé aux corrections du Calepin, lui occasionna tant de désagréments, qu'il se vit contraint de quitter sa chaire et de se retirer à Venise, où il enseigna les belleslettres et le droit. Ses premiers ouvrages l'avaient déjà signalé comme un excellent latiniste , un élégant prosateur et un bon pone italien ; il était en outre doué d'une instruction peu commune. Le gouvernement vénitien le chargea, en 1756, d'écrire l'histoire de l'université de Padoue, en lui donnant la préférence sur Faèciolati, qui, par ancienneté d'emploi, semblait être appelé à remplir cette tâche. Lastesio l'entreprit , de concert avec le savant Jacques Morelli, bibliothécaire de Saint- cite sous le nom de Figaruelas, pour Figuerulas , le Museo de las medallas desconocidas espafiolas , Saragosse, 1644 comme un ouvrage différent du Museo de Lastanosa, Huesca, 1645. C'est évidemment le même ouvrage; il y a tout au plus le frontispice de changé. 11) Deseripcion de las antiguedades yjardines de Vinc.Juan de Laslanoa, Saragosse, 1647 de 9 feuilles. Marc. Il entreprit ce travail en langue italienne, en le commençant à l'époque de la réunion de Padoue à l'État de Venise ; et il s'en occupa longtemps, niais il n'en publia rien. On crut, dans le temps, qu'il craignait d'exposer son ouvrage aux critiques de Facciolati. Quoi qu'il en soit, on fini t par lui Ôter son emploi ; et , pour le dédommager, on le nomma censeur des livres théologiques et reviseur des brefs , etc. , de la cour de Rome. Dans ces dernières fonctions , il sut défendre les devoirs de son gouvernement sans trahir ceux du sacerdoce. Il mourut à Venise le 21 juin 1792. Ses moeurs étaient pures, sans ambition comme sans intrigue ; il eut un grand nombre d'amis. Sa conversation était vive et spirituelle, quoiqu'il se permit, parfois, des expressions un peu piquantes; ce qui sans doute aura indisposé contre lui Facciolati, qui était d'un caractère peu endurant. Il était un des membres les plus distingués de la société des Granelleschi . Outre différentes Oraisons funèbres en latin, et qui établirent sa réputation, on a de lui d'autres opuscules estimés : 1° Laurentii Pataroli Vite, à la tète des oeu- vres de Patarol , Venise, 1743 2° De museo Philippi Farsetti epislola ad Cortonensium acade- miam, Venise , 1764 , 3° h- struction de St- Grégoire de Nf; zianze aux vierges, traduite du grec en vers italiens, ibid., 1751 Padoue, 1776 4° Gratulationes, etc., Padoue, 1767 La plupart des pièces que contient ce recueil avaient déjà paru séparément. 5° Carmina, Padoue, 1774 On y distingue un peine intitulé Apollo vaticanus, qui avait déjà été publié avec une traduction italienne in verso sciolto, par Pagello, Bassano, 1773. 6° Vita Francisci Algarotti, ibid., 17.. On la trouve dans les Vite Italorum de Fabroni. Dalle Laste coopéra avec Marco Forcellini à la correction et à l'édition des ouvrages de Sperone Speroni , Venise, 1740, 5 vol. On cite, parmi les manuscrits qu'il a laissés, une traduction en vers libres non rimés de l'Enéide, de l'Art poétique d'Ilorace, et un Recueil de lettres assez intéressant
  • Noël LECOMTE :
  • Noël LEMIRE( 1724 - 1801) : graveur au burin , naquit à Rouen en 179.4. Ëlève de Lebas, il a gravé dans différents genres; ses paysages et ses marines sont estimés. Sa pointe spirituelle a su parfaitement rendre les tableaux de Teniers, d'après lesquels, à l'exemple de son maitre, il aimait à s'exercer; mais il a surtout réussi dans les vignettes, particulièrement dans celles qu'il a gra- vies pour les Contes de Lafontaine, les Métamor- phoses d'Ovide et le Temple de Gnide. Il serait difficile de graver de petits sujets avec plus d'es- prit. Les portraits dans le genre de vignettes que l'on doit à son burin , et parmi lesquels on estime ceux du grand Frédéric, de Henri 111, de Louis XI', et de Joseph II, sont remarquables par un fini précieux ; le dernier fut dessiné et gravé d'après une bague qu'avait donnée cet empereur. Les autres gravures de Lemire , que l'on recherche, sont le portrait de Piron, fait en 1773, d'après Lépicié ; celui de mademoiselle Clairon, couronnée par Melpomène , d'après Gravelot , ceux AU général Washington, en pied, et du marquis de Laf, yette. après la conclusion de la campagne de Virginie en 1781 , tous deux d'après Lepaon; le Partage de la Pologne, ou le Gdteau des rois, avec l'anagramme Erimel. Cette gravure, que l'on peut regarder comme le chefd'oeuvre de l'artiste, est devenue trèsrare : la planche, dont l'invention et l'exécution lui appartiennent, fut brisée par ordre supérieur presque immédiatement après qu'elle eut été terminée ; mais M. de Sartine , qui estimait Lemire , lui permit d'en user pendant vingtquatre heures. Lemire a encore gravé St- Sébastien, d'après le Parmesan, pour la galerie de Dresde; Jupiter et Danaé. d'après le Carrache; la Mort de Lucrèce, d'après André del Sarte ; Laton evengée, les Nouvellistes flamands et l'Étang du chdteau de Teniers, d'après ce der- nier; la Curiosité OU la Lanterne magique, d'après Reynier Brakelenbourg; la Vue du mont Vésuve, tel qu'il était en 1757, les Restes d'un temple de Vénus , dans l'Ile de Nisida ; et l'Arc de triomphe de Titus, trois estampes grand d'après G. de la Croix , etc. Tous ces ouvrages se font distinguer par le fini et le précieux du burin. Lemire mourut à Paris en 1801
  • Noël POINTE : député de RhôneetLoire à la convention nationale, y vota la mort de Louis XVI et s'opposa à l'appel au peuple. En novembre 1793 , Pointe fut envoyé dans la Nièvre et le Cher avec des pouvoirs illimités. Quoique fortement attaché au parti républicain , il figura peu dans les orages qui agitèrent la convention durant le règne de la terreur ; mais, après la chute de Robespierre, craignant le système de réaction contrerévolutionnaire qui dominait, il prononça le 24 décembre 1794 un discours sur les dangers de la patrie , dans lequel il demanda que la loi du 17 septembre 1793, sur les suspects, Mt exécutée dans toute sa rigueur. Legendre le réfuta faiblement. En aoùt 1795, Pointe fut dénoncé par les autorités de la Nièvre, où il avait été en mission , et la convention chargea le comité de législation de faire un rapport sur sa conduite ; mais les événements de vendémiaire vinrent mettre fin à toutes ces enquêtes. Après la session, Pointe ne passa pas aux conseils, et le directoire l'employa en qualité de commissaire, ainsi qu'il faisait à cette époque de tous les conventionnels ; mais, après le 18 brumaire , il resta sans emploi et n'en remplit aucun , fut divisé en de.; l'un , sous la dénomination du Rhône, et l'autre sous celle de la Loire. depuis, pas même dans les centjours , au retour de Bonaparte en 1815. Il ne signa pas non plus l'acte additionnel , et ne fut point, en conséquence, exilé en 1816, par suite de la loi contre les régicides. Ayant continué d'habiter SteFoy, près de Lyon, il y mourut le 10 avril 1825. Pointe avait fait imprimer à Montpellier, en 1795, les Crimes des sociétés populaires, précédés , de leur origine
  • Noël REGNAULT( 1683 - 1762) : jésuite, était d'Arras, où il naquit en 1683. En terminant ses cours, il embrassa la règle de saint Ignace et suivit la carrière de l'enseignement. Il s'appliqua surtout à l'étude des sciences exactes et remplit longtemps avec distinction , la chaire de mathématiques au collége de Louis le Grand. C'était un zélé partisan de la méthode de Descartes ; et il a contribué , par ses ouvrages, à répandre en France le goût de la physique. Le P. Regnault mourut à Paris le 14 niai 176'2. On a de lui : 1° Entre- tiens physiques d'Ariste et d'Eudoxe, ou Physique nouvelle en dialogues, Paris , 1755, 5 vol. C'est la meilleure édition de cet ouvrage qui eut un trèsgrand succès, mais qu'on ne lit plus depuis longtemps. Il a été traduit en anglais, par Thomas Dale, médecin, et en italien. 2° Origine ancienne de la physique nouvelle, ibid., 1734, 3 vol. L'auteur y réclame, en faveur de l'antiquité, la gloire d'un grand nombre de découvertes importantes. Avant lui , Paschius, dans son traité De novis inventis et, depuis Regnault, Dutens, dans ses Recherches sur l'origine des découvertes , ont essayé de dépouiller les physiciens modernes de quelquesuns de leurs titres les plus brillants à l'estime de la postérité. Ce dernier, dans sa préface , a, suivant l'usage , taxé son prédécesseur de manquer souvent de critique et d'exactitude. 35 Lettre d'un physicien sur la philosophie de New- ton mise à la portée de tout le monde par iii. de Voltaire , ibid., 1738 de 46 pages; c'est une critique . 40 Logique en forme d'en- tretiens , ou l'Art de trouver la vérité, ibid., 1742, 12. 5. Entretiens mathématiques , ibid., 1744, 3 vol. Ce sont des éléments de géométrie et d'algèbre
  • Noël TAILLEPIED( 1540 - 1589) : historien normand, né vers 154.0, dans le diocèse de Rouen, prit jeune l'habit de cordelier, se fit recevoir docteur en théologie à la faculté de Paris et professa plusieurs années cette science à Pontoise et dans d'autres maisons de son ordre. Désirant mener une vie plus parfaite, il passa dans l'ordre des Capucins et mourut, en 1589, à Angers, où ses confrères venaient d'être reçus. Comme leur église n'était pas achevée, il fut inhumé dans la chapelle dite du StEsprit, sous les murs de cette vide. C'était un homme savant et laborieux niais crédule. Outre quelques livres théologiques, cités par nos anciens bibliothécaires Lacroix du Maine et Duverdier, mais qui ne peuvent plus offrir aucun intérêt , on a de lui : 40 les Vies de Luther, de Carlostadt et de P. illartyr, Paris, 1577, ii-8'. La vie de Luther a été réimprimée avec celles de Calvin et de Th. de Bèze, par Jérôme Bolsec, sous ce titre : Histoire , 2° Commentarii in Threnos , sire lamentationes Hieremioe prophetœ, ibid., i58 cité par Vogt, Cat. / i/ wor. rarior. ; 3° Abréqè de la philosophie d'Ariqoie, 1583, iii-8'; 4° Histoire de l'état et république des druides , Eubages, Saronides, Bardes, Varies, . anciens Français, gouverneurs du pays des Gaules, depuis le déluge jusqu'à JésusChrist, ibid., 1585 livre plein de fables et d'idées singulières, i mais qui n'en est pas moins recherché des cu- rieux. On en trouve l'anal se dans la Bibliothèque historique de France, t. 1 e ' , ii° 3813. ..i.Georg. Frick en a donné un extrait dans le Commentar. de Druidis occidental. Populor. philosophis, 2° part. Ili C'est par erreur que, dans les notes sur la Bibi. de Lacroix du Mame. Rigoley 4le Ju,igny attribue à Taillepted la Vte de Th- de Bèze; elle est de Bolsec. ‘vo!/. FaicK). 50 Recueil des antiquités et singula rités de la tille de Rouen, Rouen, 1587 rare. Il y a des exemplaires avec un nouveau frontispice de 1610. 6° L'Antiquité de Pontoise, ibid., 1587 7° Traité de l'apparition des esprits, à savoir des Aines sépa rées, fantômes, etc. souvent réimprimé dans les premières années du 17° siècle. L'édition que préfèrent les curieux est celle de 1602 Paris. Cet ouvrage, dit LengletDufresnoy, n'a pas laissé l'avoir quelque cours. Voyez la table des auteurs, la suite de son Recueil de dissertations sur les apparitions
  • Noël COPIN : journaliste
  • Noël COWWARD : auteur
  • Noël du Fail : jurisconsulte et conteur français
  • Noël Hallé : peintre français
  • Noël MAMERE : politicien
  • Noël Mathieu : dit Pierre Emmanuel, poète français
  • Noël ROQUEVERT : acteur, a notamment joué dans "Un singe en hiver"