Histoire de Ermengaud

Neveu et coadjuteur de Salla, l'évêque d'Urgel, en Catalogne, Ermengaud lui succède en 1010. Il organise la vie canoniale conformément au capitulaire d'Aix-la-Chapelle, contribue très activement à la prospérité du diocèse et fait plusieurs dons importants au chapitre de sa cathédrale, puis à l'église Saint-Michel qu'il a fondée. Pontife, Ermengaud l'est pleinement, dit sa Vita : "Non seulement il prépare un pont vers le Ciel, par son enseignement, pour le salut des âmes de ses ouailles, mais il soulage aussi les corps en travaillant à la construction d'un pont au lieu dit Bar, aux confins des diocèses d'Urgel et de Cerdagne, où le passage est très difficile aux hommes, impossible au bétail Mais voyant son pasteur faire une bonne œuvre en préparant pour ses brebis, par sa parole, un pont vers le Ciel, et par le travail de ses mains un pont sur la terre, le Créateur désire abréger son labeur et l'accueillir dans sa gloire". Ermengaud meurt accidentellement sur le chantier le 3 novembre 1035. Avec des cierges et de l'encens, le clergé d'Urgel vient chercher le corps du saint évêque pour l'accompagner jusqu'à l'église Notre-Dame où il est inhumé. En 1070 une église du diocèse de Vic est dédiée à saint Ermengaud.

Etymologie de Ermengaud

germanique : de Irmin, nom d'un dieu franc, et wald, celui qui gouverne.