Le prénom Valentin Masculin

Origine :

Fête :

14 Février

Signification de Valentin

Valentin est un prénom masculin relativement prisé pendant l’Antiquité, mais qui s’est montré discret dans les pays germaniques et anglo-saxons. En France, Valentin a connu le succès dans les années 1990.
Les traits de caractère des Valentin sont la douceur, la gentillesse et le don de soi. Passionnés, ils s’investissent dans toutes leurs entreprises et sont de nature serviable. Aimant se rendre utiles et indispensables, les Valentin sont toujours prêts à servir les autres.
La popularité de Valentin s’est atténuée pendant le Ve et le VIe siècle. Il s’est ensuite imposé depuis les années 2000 et classé à la 15e position dans le catalogue des prénoms les plus attribués.

Personnalité de Valentin

Ce sont des doux, mais des passionnés. Ils aiment gagner, conquérir et foncent sans réfléchir. Leur puissance de travail est irrégulière, ils travaillent en dents de scie. Les pires dépressions côtoient les sommets. De ce fait, ils se découragent facilement. Affectueux, ils sont aussi possessifs et préservent par dessus tout leur vie de famille. Ils possèdent le sens de l'honneur et du devoir. Jamais ils ne trahiront la parole donnée.

Provenance du prénom Valentin

Histoire de Valentin

Etymologie de Valentin

Les Valentin célèbres

  • Valentin ALBERTI : professeur de théologie à Leipsick , né en 1635, à Lehna, en Silésie, et mort à Leipsick , en 1697. On a de lui un grand nombre d'écrits polémiques contre Puffendorf, Thomasius , le cartésianisme, les Coccejens, et plusieurs adversaires de la communion d'Augsbourg, surtout Bossuet et le comte Léopold de Collonitsch, évêque de WienerischNeustadt. Alberti attaqua aussi, dans plusieurs pamphlets, l'orthodoxie du pieux Spener, ce Fénelon de l'Eglise luthérienne, accusé, par les théologiens rigoureux de sa communion , de pencher pour le mysticisme. Ceux de ses nombreux ouvrages qui ont été le mieux accueillis par ses contemporains, et le plus fréquemment réimprimés, sont : Com- pendium juris naturce , et Interesse prœcipuarum religionum christian. On a de Valentin Alberti deux disserta-, tions curieuses : de Fide hereticis servanda, Leipsick, 1662 Adelung, qui a donné le catalogue de ses ouvrages, dit que ses peines allemands ne sont pas mauvais, eu égard à l'imperfection de la langue et au faux goût de son temps. Son portrait a été gravé par Phil. Kilian fol
  • Valentin BALASSA : comte hongrois qui se distingua dans la carrière des armes et dans celle des lettres. Il faisait des vers en latin et en hongrois avec autant de facilité que d'élégance ; et le recueil de ses poésies a été imprimé plusieurs fois à Lcutschau et à Debrezin ; Horang lui a consacré un article dans son recueil biographique, intitulé Memomoria Hungarorum, etc
  • Valentin CONRART( 1603) : né en 1603, à Paris, d'une famille calviniste et originaire du Hainaut, conseiller et secrétaire du roi , l'ut , pour ainsi dire, le père de l'Académie française. C'était chez lui que se rassemblaient vers •I650 Godeau, Gombauld, Chapelain , Giry , Ilabert , commissaire de l'artillerie l'abbé de Cerisy son friee, Serizay et hlalleville. Ce dernier introduisit dans ces assemblées Faret , qui Fut à sou tour cause de l'introduction de Desmarets et de l'abbé 13 'srobert. En 1634, cet, abbé en parla 7 au cardinal de Richelieu, qui lit offrir protection r notectio à cette_compagnie. Serizay , Malleville et quelques autres voulaient qu'on refusàt le cardinal ; niais l'avis de Chapelain l'emporta , et cette société, à laquelle on donnait les noms d'académie des beaux- es- prits, d'académie de l'éloquence, d'académie éminente, prit, celui d'Ac Jacaue d'Acqui semble avoir hien expliqué la conduit% Wanta's idaeent cette mort ;. retou- chés sur l'ancienne version de Clément Marot, Cha- renton,1677 : on prétendit en 1720 avoir découvert en llollande le manuscrit des cent cinquante I saumes retouchés Par Conne, mais il y a tout lieu tle croire que c'était une charlatanerie de libraire. 7" Lettres familières à zII. Felibien, 1681 Cenrart a été l'éditeur de l'ouvrage anonyme de Michel le Faucheur, intitulé : Traité de l'action de l'orateur ou de la prononciation et du geste, Paris, 10à7 C'est à tort que la traduction latine de cC traité, publiée à Ilelinstaedt en 1690 donne Conrart pour auteur. A. B—T. -
  • Valentin FORSTER( 1530) : jurisconsulte allemand, né à Wittemberg en 1530 , y mourut le 27 octobre 1609, après avoir enseigné le droit à Marbourg et à lIeidelberg. Il a laissé plusieurs ouvrages, dont on se contentera , fils du précédent , né à Marbourg le 25 août 1574, professa le droit avec distinction à l'université de Wittemberg , et mourut le 23 octobre 1620. On a de lui : 1. De dominio , 1620 , 2° De pactis , Wittemberg, 1621 3. Justinianece dissertaliones ad l'alibitiones ; De successionibus , Francfort, 1655 Il fut l'éditeur de quelquesuns des ouvrages de son père, publia en latin les lois de Solon avec des notes, et donna une édition des oeuvres de J. de Coras
  • Valentin FRIDERICI( 1630 - 1702) : théologien et philologue allemand , fils d'un coutelier de Smalkalde , né le 28 avril 1630 , fut professeur de langue hébraïque à Leipsick, et mourut le 25 avril 4702. Il fonda par son testament une caisse de secours pour les veuves des professeurs de la faculté de philosophie. Il a publié : Shapah acchad, vel collectio phrasium e Veteri Testamento descriptarum, Leipàick , 1663, Responsio Andrew Goldbach de . filia vocis, ibid., 1670 C'est une défense des preuves de la révélation. 5. Responsio Erdmann , de idea seu causa exemplari , ibid., 1075, ; De capillanientis , vulgo pœrucken. Cette dissertation sur les perruques, soutenue en 1673 au grand collége de Leipsick, pouvait offrir quelque intérêt jusqu'à la publication de celle de Nicola', est auteur d'un ouvrage en allemand, intitulé : Cryptographia, où l'Art d'écrire en chif- fies, Hambourg , 1681, 1685 de '288 pages, avec 5 planches en tailledouce et 20 figures en bois ; ouvrage curieux et plus complet que tout ce qui avait été publié jusqu'alors sur les écritures secrètes. Quoiqu'il y ait encore quelques rèveries tirées des alphabets cabalistiques de Trithème , on y voit des procédés ingénieux et peu connus; mais la plupart de ceux qu'il indique sont trop compliqués. 11 donne ensuite les vrais principes de l'art . - FliIDERICI , pasteur de l'église du Lazareth à Leipsick, sa patrie , né en 1696 , mort le 6 septembre 1706, est auteur d'une savante dissertation De sutoribus fanaticis, Leipsick , 1750 dans laquelle il prouve que l'état sédentaire des cordonniers et la faculté qu'ils ont de suivre pendant leur travail les mouvements de leur imagination , les rendent plus susceptibles que d'autres de tomber dans des écarts singuliers , témoin le fondateur des Quakers . Ses autres ouvrages les plus importants sont : De bibliotheca compendiosa exegetico- homiletica schediasma , Leipsick, 17'20 9" Dictionnaire historique des professeurs jubilaires, ou qui ont enseigné, pendant cinquante ans ou davantage, ibid , 17 en allemand ; brochure de trois feuilles, adressée au docteur Adrien Steger, , nommé bourgmestre à l'àge de quatrevingts ans
  • Valentin GREATRAKES( 1628) : empirique qui fit beaucoup de bruit en Angleterre dans le 17e siècle, était né d'une bonne famille à Affane , dans le comté de Waterford en Irlande, le 14 février 1628. Parvenu à l'àge de treize ans, il allait continuer ses études au collége de Dublin, lorsque la rébellion obligea sa mère à se réfugier en Angleterre. De retour dans sa patrie six ans après, il la trouva encore dans une si grande confusion, qu'il se résigna à passer une année entière dans le chà- , teau de Coperquin, uniquement livré à la contem- plation ; il en contracta si bien le penchant , qu'il ne le quitta jamais entièrement. Il servit dans le régiment du comte d'Orrery contre les rebelles; mais la plus grande partie de l'armée ayant été licenciée en 1656, il se retira dans son lieu natal, où il remplit plusieurs emplois, entre autres celui de juge de paix. La restauration les lui fit perdre. L'inaction l'ayant rendu à ses habitudes de contemplation , il crut éprouver , en 1662 , une sorte d'inspiration , et entendre une voix lui dire qu'il avait le don de guérir les écrouelles. Tourmenté plusieurs mois de suite par cette idée, il finit par y céder. Il toucha un scrofuleux et le guérit. D'au- tres succès lui inspirèrent de la confiance. Trois ans après une fièvre épidémique s'étant déclarée dans le pays, Greatrakes se crut averti par la meme voix , et s'étant rendu dans les lieux où les malades étaient réunis, il les toucha, et en guérit un grand nombre. Il s'imagina bientôt qu'il pouvait guérir toutes sortes de maladies , et ses espérances furent souvent réalisées. Les malades venaient en foule à lui , et malgré les cures qu'il opérait, il fut cité à la cour ecclésiastique de l'é- véque de Lismore, pour avoir pratiqué sans permission , et prétendu agir par une inspiration et avec l'aide du StEsprit ; une sentence lui défendit d'imposer les mains à l'avenir. Ces tracasseries, et une invitation qu'il reçut vers le méme temps de lord Orrery de venir en Angleterre entreprendre la guérison de la comtesse de Conway, attaquée d'un mal de tète invétéré, le déterminèrent à quitter l'Irlande en 1666. Sa réputation l'avait devancé ; les magistrats de tous les lieux qu'il tra- versait le priaient de guérir les malades. Le roi l' à venir à Whitehall ; et quoique la cour ne parût pas bien persuadée de son pouvoir merveilleux, et que même plusieurs courtisans se fussent moqués de lui , on ne lui interdit pourtant pas la faculté d'en faire usage. Il allait tous les jours dans tin quartier de Londres , près d'un hôpital : les , Londres , 1666 L'auteur était le docteur D. Lloyd , lecteur de l'hospice de CharterHouse. Greatrakes y répondit par une lettre adressée au célèbre Boyle , et intitulée Exposé succinct de la vie de ill. V. Greatrakes et de plusieurs cures singulières qu'il a opérées. Londres, 1666 Il joignit à cet écrit plusieurs certificats signés par des personnes d'une probité reconnue, entre autres par Boyle, comme président de la Société royale de Londres, et par des savants et des médecins qui attestaient la vérité de ses cures merveilleuses, et le défendaient contre l'imputation de magie. Comme Greatrakes était d'un caractère doux et paisible, il parait que le bruit qu'il faisait à Londres lui déplaisait : en conséquence, il retourna en Irlande en 1667. On ignore la date de sa mort; mais on sait qu'il vivait encore en 1680. Suivant le témoignage des écrivains contemporains, il était bon et sensible ; il ne recevait d'argent de personne; il ne cherchait pas à se faire une réputation, et il n'était mu que par le seul désir de faire le bien. Le bruit qu'il faisait en Irlande avant de venir à Londres engagea Saint- Évremont , alors à la Haye , à écrire une nouvelle intitulée le Prophète irlandais, dans laquelle il raillait et la crédulité du peuple et l'esprit de superstition. Un médecin anglais renommé, le docteur Stubbe, prit la plume pour célébrer les succès de Greatrakes. J. N. Pechlin a donné de grands détails sur cet homme singulier dans le troisième livre de son ouvrage qui a pour titre : Observatio- ment physico- medicarum lihri ; enfin Deleuze a, dans le tome 2 de son Histoire du magnétisme ani- mal, présenté Greatrakes sous un jour trèsfavo- rable, et fait voir la ressemblance de ses opérations avec celles que pratiquent aujourd'hui les magnétiseurs. Sans recourir même au magnétisme somnambulique , M. Chastenet , dans les Annales politiques, morales et littéraires du 24 mai 1816, a fait part de plusieurs maladies locales, reconnues chez des hommes ou même des chevaux , et guéries , ditil, d'après la méthode de Deslon , par le simple mouvement des doigts , dirigés à plusieurs reprises sur la partie affectée; procédé qui ressemble beaucoup plus encore à celui du bon Irlandais
  • Valentin HAÜY( 1745 - 1822) : frère du précédent, fondateur de l'institution des jeunes aveugles, naquit comme lui à StJust le 15 novembre 1745 , et manifesta aussi dès son enfance de rares dispositions intellectuelles , sans posséder toutefois, comme sou atné, cet esprit de sagesse , de suite et de fixité dans les idées qui seul peut conduire à une existence honorable. Il commença par établir à Paris une école de calligraphie, et il enseigna en même temps l'écriture en ville; mais son talent remarquable dans cette spécialité ne l'aurait pas mené bien loin , si le hasard ne lui eùt fourni l'occasion de déployer des vues et des connaissances plus utiles à l'humanité. En 1784, mademoiselle Paradis , aveugle , célèbre pianiste de Vienne, vint à Paris et se fit entendre avec applaudissement dans plusieurs concerts. Au moyen d'épingles placées en forme de lettres sur de grandes pelottes, elle lisait rapidement et n'expliquait pas moins bien la géographie sur des cartes ervelief, dont l'invention est due à un autre aveugle célèbre, Weissembourg de Manheim. Valentin réfléchissant aux procédés ingénieux dont se sel-- 0) Fille d'on père et d'une mère attachés à l'impératrice MarieThérèse, mademoiselle Paradis devint aveugle u deux ans. Le charlatan Mesmer entreprit vainement de la guérir par le magnétisme. A Paris, elle tee lit entendre au concert spirituel , impritné par les enfants aveugles sous la direction de Clousier, et se vendant à leur bénéfice en leur maison d'éducation. Ce volume est imprimé en relief de manière que les aveugles peuvent le lire en promenant le bout tic leurs doigts sur les lignes, avantage qui n'esiste que pour les exemplaires brochés. Dans ceux qui ont passé sous le marteau du relieur le relief a , par un décret ale la convention. L'institution des sourdsmuets fut alors placée au séminaire de StMagloire , rue StJacques, où elle est encore, et celle des jeunes aveugles à la maison de SieCatherine , rue des Lombards. Ce dernier établissement n'en prospéra pas mieux, et le désordre doit rire attribué à Valentin Haüy luiméme qui était un administrateur non moins inhabile que bien intentionné. Croyant rendre les aveugles plus heureux en les mariant , il introduisit sans le vouloir tous les genres d'abus dans sa maison, où il y avait à la fois des ménages et des célibataires. II n'avait pas pensé, sans doute, dit un Wou graphe, qu'il convertissait en un hospice un , il menait scs élèves aux e,:rémonies de cette nouvelle Eglisu , et y faisait entendre leurs chants. Conséquent dans sa conduite niaise, lui qui était veuf en premières noces d'une femme respectable sous tous les rapports , il épousa alors une jeune fille du peuple, marchande des quatre saisons, et qui n'avait pour elle I 'n'un minois 3SSCZ avenant. t.a présence d'une telle femme à la tete de la maison des aveugles et son incapacité mirent le comble au désordre. Comme il n'y. avait ni règlement pour la emiduite, ni méthode suivie pour l'enseignement, et que le but d'instruire les meugles n'était pas cotivrement atteint , 10 gouvernement consulaire par 1111 arrdt' dut nivôse an 9, rendu sur le rappf.rt du ministre de l'intérieur t.lia tal), ordonna que les aveugles travailleurs seraient réunis à l'hospice tirs quinzevingts. Par cette mesure rigoureuse, , les jeunes aveugles &tueur rent pendant quatorse arts confondus avec ItS aveugles mendiants. qui, n'ayant aucune éducation , ne pouvaient avoir aucun rapport avec eux. Cet état de choses I subsista jusqu'en 1815, que l'institution des jeunes aveugles fut transférée, sous la direction du docteur Gui nié, rue StVictor. Lorsqu'on eut ainsi enlevé Haüy à l'établissement qu'il avait créé, mais qu'il ne savait pas diriger, on lui accorda pour indemnité une pension de deux mille francs sur les fonds des Quinzevingts. C'est alors qu'il forma dans la rue SteAvoye un pensionnat spécial auquel il donna le nom de Musée des aveugles; mais Cette nouvelle entreprise n'eut *aucun succès. En 1802 , accablé d'inquiétudes, de contrariétés et de chagrins domestiques, il partit avec sa femme et le fils qu'elle lui avait donné pour StPétersbourg, où ou lui offrait , où il trouva un asile et quelque repos chez son respectable frère. Il y demeura jusqu'à sa mort, qui eut lieu le 19 mars 1822. Ses obsèques furent célébrées dans l'église de StMédard , et les aveugles ses élèves y célébrèrent une messe de Requiem de la .composition de l'un d'eux. Outre son Essai de l'éducation des aveugles, mentionné plus haut, on doit à Valentin llaüy un Nouveau syllabaire, Paris, an 8 . Il avait été membre du portique républicain et de la société des sciences et des arts de Paris. L'empereur Alexandre lui avait donné la décoration de St-\Vladimir
  • Valentin LEFEBRE( 1642) : peintre et graveur à l'eauforte, naquit a Bruxelles en 1612. Il s'exerça dans la peinture avec succès, et se rendit en Italie pour se perfectionner. Il s'établit à Venise, où il étudia spécialement les ouvrages du Titien et de Paul Véronèse, dessinant et gravant luimême à l'eauforte les plus beaux tableaux de ces deux maîtres fameux, qu'il publia à Venise, en 1680 , au nombre de 50 planches , sous ce titre : Opera selectiora glue Titianus Vecellius Cadoriensis et Paulus Calliari Veronensis invenerunt et pinxerant , queque Valentinus Lefebre Bruxellensis delineavit et sculpsit. 11 en a paru une seconde édition en 1682 et une troisième en 1749, avec les planches retouchées par JeanAdain Schweigkart , de tiremberg. Malgré son talent comme peintre, l'exécution 4e cet ouvrage n'est guère heureuse. Ses estampes manquent de force et d'harmonie, ce qui est un grand défaut lorsqu'il s'agit de re- . produire des coloristes. Le nu de ses figures, orque assez correct, est exécuté d'un style maniéré. Cependant, on trouve dans plusieurs parties I l e ses eauxfortes de l'esprit, de la facilité, et quelquesuns de ses fonds décèlent une main de mait•e
  • Valentin PARISOT( 1805 - 1861) : littérateur français, né vers 1805. 11 fut (l'abord élève de l'école normale; et après avoir exercé des fonctions dans divers collèges, il trouva, lorsque des facultés furent instituées dans les principales villes de province, un théâtre sur lequel il put déployer son ardeur pour le travail. Après avoir obtenu à Rennes la chaire de littérature étrangère, il passa dans la même qualité à Grenoble, et en 4854 à celle de;Douai. Il est mort à Paris au mois d'octobre 1861, dans un âge encore peu avancé. Son activité intellectuelle fut grande ; des traductions des classiques latins, des ouvrages destinés aux études des collèges ne furent pour lui que des travaux commandés par des libraires ; ses études spéciales étaient dirigées vers l'étude des religions de l'antiquité et vers les productions de l'Orient. Il a fourni à la Biographie des articles assez nombreux, parmi lesquels nous nous bornerons à citer celui de Zoroastre; et il a rédigé les trois volumes du Dictionnaire de mythologie qui forment les tomes 53 à 55 de notre première publication, et qui ont paru en 1832 et 1833. On a pu critiquer quelques portions de ce grand travail ; mais il faut y reconnaître une vaste érudition et des idées neuves et fécondes. S'appuyant sur les recherches et les découvertes des savants de l'Allemagne, l'auteur a placé les études sur la mythologie dans une sphère qui n'a rien de commun avec les superficielles et ridicules compilations de Chompré et de Noël ; la moindre comparaison entre ces deux dictionnaires démontre quels immenses progrès la science a accomplis. Parisot prit dans sa jeunesse une part assez vive à la lutte soutenue contre les ministres de Charles X ; renvoyons à la Litté- rature française contemporaine de MM. Bourquelot et A. Maury pour la liste de ses brochures en ce genre, de ses travaux sur les auteurs latins, de ses compilations auxquelles il n'attribuait lui- même aucune importance. Il a fait passer dans notre langue, avec bonheur, les petits peines de Virgile pour la Bibliothèque latine- française, éditée par M. Panckoucke; et, de concert avec M. Liskenne, il prit une part fort active au travail important dont Pline est l'objet dans la même Bibliothiluc. Ce fut de même avec M. Liskenne qu•il donna son DictiO ; maire portatif des rimes Paris, 183/i. Son Dictionnaire géographique uni- versel de Vosgien , totalement refondu et nus au niveau de la science moderne, a obtenu trois (di-(litions de 1828 à 1833. Nous passons sous silence le Précis d'éloquence et d'art oratoire, Paris, 1828; le Résumé complet de morale, Paris, 1826 et d'autres ouvrages de sa jeunesse. Vers la fin de sa vie, Parisot s'occupait avec ardeur de la langue sanscrite. Il avait entrepris une traduction accompagnée de notes de la grande épopée qui porte le nom de Ramayana. Inséré par fragments successifs dans les divers volumes du Bulletin de l'Académie delphinale , Grenoble, 1853-1857, ce travail, qui aurait eu une vaste étendue, est demeuré inachevé. Doué d'une mémoire prodigieuse, Parisot a touché à presque toutes les branches des connaissances humaines. Professeur de littérature étrangère, il était versé également dans les sciences exactes. Les sciences naturelles lui furent familières" aussi bien que les sciences mathématiques ; mais ses connaissances dans ce genre était peut-être un peu superficielles, et sans critique. Son Ramayalla est peu estimé des savants compétents. Le Supplément de la Bio- graphie universelle lui a dû de trèsnombreux articles , dont plusieurs remarquables , entre autres celui de Goethe. Nous citerons encore I celui de PigaultLebrun comme l'un des plus connus de ceux qu'il a écrits. Quelques autres, déparés par un style prétentieux , pointilleux , trop savamment recherché, ont dû être sensi- blement retouchés pour notre édition , à laquelle il a également fourni quelques articles
  • Valentin SMALZ( 1572) : Smalcius , l'un des plus falieux sociniensetdes plus hardis controversistes de tensps, naquit le P2 mars 1.572 à Gotha, ville lui faisait alors partie de l'ancien pays de Thuringe. Après avoir été recteur d'une école de sa iecte, il fut nommé ministre à Racovie , ,remplit ensuite les mêmes fonctions à Lublin, puis revint les exercer de nouveau à Racovie , usqu'à sa mort , arrivée dans les premiers jours I le décembre 16'22. La petite ville de Pologne Jans laquelle il passa une partie de sa vie est lujourd'hui presque entièrement ruinée ; mais ilors elle était assez florissante , et les sociniens y avaient établi une espèce d'université. Ils y )ossédaient une ou plusieurs imprimeries, d'où iortirent, outre leur catéchisme, une foule d'écrits polémiques de leurs principaux chefs et particulièrement ceux de Smalz. Il en a composé en grand nombre , mais nous ne citerons que ceux qui peuvent donner lieu à quelques observations, renvoyant pour les autres, tant latins qu'ailemands et polonais, à la Biblioth. antitrinitariorunt de Chr. Sand, p. 99-105. 1° De divinitate J.- C., 1608, ; traduit en polonais par Smalz luimême, même année, même format ; en flamand, 1623, aussi et en allemand, 1627 sous ce titre : Von der goillichen hoheit J.- C. C'est l'ouyrage le plus connu de Smalz. Il y attaque sans ménagement la divinité du Sauveur des hommes, et développe à ce sujet toute la doctrine des unitaires. Il fut solidement réfuté par des catholiques, des luthériens et des calvinistes. Parmi ces derniers se distingua Jean Cloppenburg , qui fit paraître l'Antismalcius , de divinitate J.- C., Franeker, 1652, in4°, qu'on réimprima, en 1684, dans le recueil de ses oeuvres; 2° Re fu- latio disputationunt Graweri de Spiritu Sancto , 1613 ainsi que tous les suivants; 3° Refu- tatio thesium Frantzii, 1614. Les thèses ou discussions théologiques de Wolfgand Frantz roulaient sur la confession d'Augsbourg. L'auteur répondit par des Vindiciœ... pro Augustana con- fessione, adversus Valent. Smalcium, etc.; lei Rept- ratio thesium de SS. unitate divinoe essentice et personarunz Trinitate , etc., 1614. Les thèses réfutées ici étaient de Jacques Schopper, professeur à l'université d'Altorf. Un jeune aspirant au mi- nistère luthérien, Jean Saubert, né en 1592 à Altorf, et peut-être disciple de Schopper, prit la défense de celuici et publia l'Antismaicius sen rindidœ pro thesibus , etc., Giessen, 1 615, in4°. Sur ce livre et sur celui de J. Cloppenburg, mentionné cidevant, voy. les A/ ai de Baillet ; 5° Re.> ponsio ad librum Ravenspergeri, 1614. Hermann Ravensperger, docteur en théologie et premier professeur de cette science à Groningue , fut un adversaire zélé des sociniens , et il s'est élevé contre leurs sophismes dans plusieurs de ses productions ; 6° Parœnesis ad Isaacum Casau- bottant , etc. Pour le développement du titre, voy. le n° 19643 des Anonymes de Barbier. Smalz donna ce petit ouvrage sous le masque d'André Reuchlin. Il y est question de la condamnation au feu, par le roi Jacques, du célèbre Tractatus theologicus de Deo , de Vois- lins ; 7° Refutatio disputationum Gratceri de per- sona Christi, 1615. Albert Grawer, à qui s'adressent cette réfutation et celle qui est indiquée au na 2, professait la théologie à l'université d'Iéna. C'était un ardent ennemi des calvinistes ; il ne haïssait pas moins les sociniens ; il a écrit avec beaucoup de fiel et d'emportement contre les uns et les autres. On l'appelait le bouclier et l'épée des luthériens. Consultez la notice que Bayle lui a consacrée dans son dictionnaire. Lisez encore Baillet, aux articles Antiparœus et Antilubin; 8° Examinatio eentum errorum , etc. , 1615. Smalz avait découvert ces cent prétendues erreurs dans un ouvrage où les véritables erreurs que lui , Smalz , professait, avaient été entièrement dévoilées par Martin Smiglecius, jésuite polonais, qui enseignait la philosophie à Wilna , et qui ne cessa de combattre les sectateurs de Socin en même temps que ceux de Calvin. Ce jésuite opposa bientôt à l'Examiaatio une Responsio ad relata- tionem centunt errorum Smalcio objectorum, qu'il joignit à un second ouvrage , dans lequel il poussait encore plus vivement le sectaire. Un autre jésuite polonais, Pierre Scarga, recteur du collége de Wilna, et prédicateur aulique de Sigismond III, lutta aussi avec succès contre Smalz ; 9° Homiliœ decent super initiant Evangelii Johannis, 1615. On se doute bien que le ministre de Racovie explique StJean d'après les idées et les principes des nouveaux ariens; 10° Refutatio orationum Vogelii, etc., , 1617; 11. Versio Novi Testamenti e grœco in po- lonicum , i620 Le traducteur avait fait, sur tout le Nouveau Testament, moins l'Apocalypse, des notes par lui réunies en 3 volumes mais elles n'ont pas été imprimées. En mettant au jour, en 1612, la défense d'un traité de Fauste Socin et un autre opuscule, en 1614, Smalz s'est caché sous le pseudonyme Theophilus Nieolaides. Presque tous les livres cités dans cet article sont Il) De erroribus novorum Arianorum lib. 2, contra Valent. Sninteitem , Cracovie, 1615 (21 De Christo vero et naturali filin Dei, ejusque pro n'obis satisfactione, adversus Valent. Smalcium Arianum , lib. 2, Ac- cessit responsio , etc., ibid., 161.5 aujourd'hui ensevelis dans le pius profond oubli. S'il y avait quelque intérêt à en rappeler le souvenir, ce n'était que par rapport à l'histoire des sectes religieuses et à l'histoire littéraire
  • Valentin STANSEL( 1621) : astronome, né dans la Moravie, en (6I 1 , embrassa la règle de StIgnace, à l'âge de seize ans, et professa la rhétorique et les mathématiques aux collèges d'Olmutz et de Prage. Attaché, d'après sa demande, à la mission des Indes, il se rendit en Portugal , où il devait trouver promptement une occasion de passer sur la côte d'Asie. En l'attendant, il donna des leçons d'astronomie à l'université d'Evora et, pour se conformer au génie de la langue du pays, il prit le nom d'Estansel. Ses leçons le firent connaître d'une manière avantageuse. De nouveaux obstacles retardaient son départ pour les Indes; il se rendit au Brésil et observa , dans la baie de Tous les Saints, les comètes de 1664 et 1665. 11 fut attaché, comme professeur de théologie, au collège que les jésuites possédaient à San Salvador, et continua de faire des observations astronomiques, dont il envoyait les résultats en Europe. Le P. Stansel mourut au Brésil en 1690. Outre quelques ouvrages conservés en manuscrit à Rome, et dont on trouve les titres dans la Bibi. soeiet. lesu de Southwell, on a de lui : 1° Orbis Alfonsinus, Evora , 1658 C'est la description d'un cadran solaire indiquant à la fois quelle heure il est dans tous les pays. 2° Legatus uranicus ex orbe noro in veterem; h. e. Observationes Americanw cometarum farta!, con- scripte ac in Europam missel?, Prague, 1683 Ce volume fut publié par les confrères de Stansel. 3. Uranophilus coelestis peregrinus , sive mentis Uranicoe per mundum sidereumperegrinantis ecstases, Gand, 1685 Voyez le Journal des Savants de 1685, p. 309, et les Acta erud. lips
  • Valentin TSCHUDI : fut à Glaris un des premiers partisans de la réformation , et peut être regardé comme le type des théologiens latitudinaires. Curé de Glaris, il souffrait de voir ses paroissiens partagés en deux factions ennemie, Un jour il monte en chaire et leur dit : « querelles au sujet d'une religion dont l'essence est la charité m'affligent : tenezvousen à l'es- sentiel, et ne vous tourmentez plus pour les différends qui vous divisent. Gardezvous d'a-« bandonner votre pasteur ; vous savez qu'il vous « porte tous également dans son coeur : jusqu'à ce qu'il plaise à Dieu de dissiper vos doutes , le matin, je dirai la messe pour ceux qui veulent la messe; le soir, je prêcherai pour ceux qui k( préfèrent le sermon, et la diversité de nos opinions ne nous empêchera pas de nous ai-« mer. n Valentin, ayant définitivement renoncé au catholicisme, se maria et fut l'ami de Zw Après la bataille de Cappel , si funeste au parti réformé , les autels ayant été rétablis à Glaris, il disait aux catholiques qu'ils ne devaient pas se faire de la peine de l'avoir pour pasteur; qu'il .irait à la messe, quoique, étant marié, il ne pût pas la dire, et qu'il s'abstiendrait Idans ses sermons d'attaquer leur croyance. La plupart agréèrent ses services, et il leur tint parole. Il fit fonder à Glaris un hôpital où les malades des deux communions étaient soignés avec le Mémo zèle. Voyez Histoire de la réforma- lion de la Suisse, par Ruchat , t. 4, p, 182, et di trie de Zwingle, par Hess. p. 301. Gérard Brandt, Illr dans son Histoire de la réformation des Pays- Bas, nous l o dffar en su nu ne xoeunr1 ed , I id ter etolérancent.absolument Hubert t I Duifhuis. Vo.. la traduction française de cet ouvrage, t. 4, p. 269 et suiv. Valentin Tschudi mourut en 1555. 11 a laissé une Histoire de la réformation du canton de Glaris, qui se conserve en manuscrit à Glaris et à Zurich
  • Valentin WEIGEL( 1533 - 1588) : philosophe et théologien, né à Haye en 1533, exerça les fonctions de pasteur dans l'église luthérienne de Troppau, en Misnie, depuis l'année 1567 jusqu'à sa mort, arrivée le 10 juin 1588 , 'et donna à ses paroissiens l'exemple de toutes les vertus évangéliques. Obscur pendant sa vie et même longtemps après sa mort, il eut ensuite une grande célébrité par la bizarrerie de ses écrits, où plusieurs sas ants prétendirent reconnaltre des hérésies. Jean Arndt, Jean Gerliard, Feuerborn, Rimmel, Nicol. Ilunnius et Théod. Thumm furent ceux qui se prononcèrent le plus fortement contre les opinions de cet auteur et qui écrivirent avec le plus de violence des réfutations. Celle de Thumm porte le titre d' Impietas Il est certain cependant que ce ministre n'était point un impie ; imbu de toutes les idées alchimiques et vabalistiques alors accréditées en Allemagne, il n'eut d'autre tort que de les insérer dans ses ouvrages et de vouloir y subordonner les mira•les et l'Evangile. Mais les ridicules allégories que son mysticisme apercevait dans l'histoire et le dogme n'attaquaient ni l'un ni l'autre; et Weigel , dans sa monomanie hermétique , était aussi éloigné de l'hétérodoxie que ceux qui , croyant Homère inspiré comme Isaïe ou Ezécliie'l, ont vu dans l'Iliade une relation allégorique du siège et de la prise de Jéricho. On doit remarquer aussi que les écrits publiés sous le nom de ce théologien ou sous le pseudonyme 55 qu'il avait adopté , Ulric Wegweiser Utopiensis, ont probablement été interpolés par son éditeur, le chantre Weicker, de Troppau. Quoi qu'il en soit, voici la liste de ses principaux ouvrages, dont le titre seul indiquera suffisamment la bizarrerie. 1° Theologia astrologizata; Trartatu, s de opere mirabili ; 3° Arcanum omnium. arcanorum; 4° Commentaire sur l'Apocalypse; 5° une traduction allemande du livre d'Augurello sur la Toison d'or et la Pierre philosophale ; 6° Démonstration de ce point qne dans près de la moitié de l'Europe aujourd'hui il n'y e point de chaire, soit à l'église, soit dans les écoles, qui ne soit occupée par un faux prophète ou un faux chrétien ; 7. tabernaculum cum suis tribus partibus ; 8° De iyne et azoth. Ce dernier traité est resté manuscrit. Weigel n'a point manqué de défenseurs , et même quelquesuns semblent avoir voulu lui faire une réputation de sainteté en remarquant ou en contant que pendant la guerre de sept ans , lorsque Troppau eut été saccagé et livré aux flammes, son tombeau placé dans l'église de cette ville ne fut point souillé de poussière et de boue. Hilliger et Jacq. Fcertschius ont donné des dissertations latines, l'un sur la vie, le destin et les écrits de Weigel , l'autre De Valentino Weigelio, etc. On peut voir pour plus de détails Arnold , Histoire de l'Eylise et des hérésies; Colberg, Christianism. hermet. ; Carolus, Alemorabil. stecult 17, lift. I, cap. 2, p. 40, et le Dictionnaire des sciences . philosophiques, t. 6, p. 989, où l'on trouve un résumé des doctrines de Weigel. Il ne faut point le confondre avec Nicolas WEIGEL, docteur en théologie et professeur à Leipsick , qui né à Brieg vers l'an 1380, mourut à Leipsick le 11 septembre 1444. Ce dernier se distingua surtout par son éloquence au concile de Bâle, où il assistait au nom du prince de Saxe et de l'université de Leipsick , et laissa , outre des discours renommés de son temps, un Traité des indulgences, un Commentaire sur les propriétés et une Somme des indulgences, dont le cardinal Bessarion faisait le plus grand cas. Tous ces ouvrages sont écrits en latin
  • Valentin WEINRICH ou WEINREICH( 1553 - 1622) : en latin Ifreinrichius, philologue allemand, naquit dans le village de Steina, près de Hartz , le 25 juin 1553, Il avait étudié dans divers colléges et visité les Universités d'Iéna et dê Wittembèrg ; et, ayant été reçu maître ès arts dans cette dernière en 1579, il retourna avec le titre d'adjoint de la faculté de philosophie à Iéna. Il mourut le 16 septembre 1622 à EisenaCh, où il remplissait. depuis trenteneuf ans les fonctions de recteur. Weinrich était habile dans toutes les sciences, et t il écrivait en vers avec une rare facilité: Il n'était pas moins distingué enfume philosophe que Icotnme granitnairien et comme orateur. On a de lui : 1. tine Paraphrase de la prophétie , jurisconsulte, né à Eisenach, exerçait. la profession d'avocat consultant à Erfurt, vers 1620, et fit plusieurs lectures aux élèves de l'académie. On a de lui : Disserta de nuptiis et patria potestate ; Dissert. de ales, et une Opinion sur les droits qu'a le peuple de se soulever contre les princes et l'autorité , rédigée à la sollicitation et en faveur du sénat d'Erfurt, à propos d'une sédition qui y avait eu lieu
  • Valentin Conrart : écrivain et érudit français, premier secrétaire de l'Académie française
  • Valentin Kataiev : conteur, romancier et auteur dramatique russe

Valentin année par année

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