Le prénom Mohammed Masculin

Origine :

Fête :

Signification de Mohammed

Mohammed est un prénom masculin très répandu dans les pays arabes et musulmans. Ce prénom est très prisé des familles d’origine maghrébine sur le territoire français.
Les plus distinctifs des traits de caractère des Mohammed sont notamment l’introversion, la réserve et le manque de communication. Pourtant, derrière ce masque se cache une grande sensibilité et un sens aigu du devoir.
Les variantes du prénom sont entre autres Mahomet (polonais), Maomé (portugais), Maometto (italien) et Muhammad (espagnol et anglais).
Ce prénom a été porté par plusieurs célébrités, surtout dans les pays arabes : Mohammed VI (Roi du Maroc), Mohammed Ali (boxeur) ou encore Mohammed Choukri (écrivain marocain).

Personnalité de Mohammed

Ce sont généralement des caractères forts. Assez flegmatiques, patients, obstinés, ils vont jusqu'au bout de leur entreprise. Intelligents, objectifs, leur jugement est sûr. Possessifs, voire égoïstes, ils ont le sens de la propriété. Ils sont discrets et ne cherchent pas à briller futilement. Ce sont des êtres vrais, solides, qui vivent avec des principes moraux qu'ils respectent scrupuleusement.

Provenance du prénom Mohammed

Histoire de Mohammed

Etymologie de Mohammed

Les Mohammed célèbres

  • Mohammed AMYN( 787 - 813) : surnommé Ar„ c'est-àdire le Croyant, 6° calife abbasside, fils et successeur d'HarounAlRéchyd, né au mois , fut proclamé calife le 3 de djamady 1", 193 de l'hégire. A peine futil sur le trône qu'il se livra à toutes ses passions, et surtout à celles du vin et des femmes. Il déposa ses frères Mamoun et Motassem des gouvernements que leur avait légués leur père, et priva même le premier, dont il était jaloux, des biens qui lui revenaient. Haroun avait désigné Mamoun comme successeur d'Amyn ; celuici fit couronner son fils, qui n'avait encore que cinq ans. Irrité de ce que Mamoun avait refusé de se rendre à sa cour, il raya son nom de la khothbah , et lui déclara solennellement la guerre. Le gouverneur du fils d'Amyn , AlibenIssa, homme présomptueux et sans talents militaires, offrit au calife de chasser Mamoun du Khoraçan ; et Amvn lui donna le commandement d'une armée de 60,000 hommes. Mamoun était aimé de ses soldats, et son armée, bien moins nombreuse que celle de son frère, lui était toute dévouée. Ali s'avança jusqu'à Bey, où commandait Thalie'', général brave et expérimenté, qui justifia pleinement la confiance de Mimoun ; avec 4,000 hommes d'élite seulement, il attaqua et mit en fuite l'armée d'Ali, qui périt dans l'action : ce revers fut suivi de beaucoup d'autres pour Amyn. Les généraux qu'il envoya successivement contre Thaher furent battus, et Bagdad, où il s'était renfermé, fut prise. Lorsqu'on lui apprit que Thaher victorieux venait l'assiéger, il s'amusait à pécher à la ligne. « Ne me troublez pas, ditil au « messager, car mon affranchi a déjà pris deux pois-« sons, et je n'en ai pas pris un seul. » Pendant le siége, au moment où l'ennemi venait de se rendre maitre d'un poste important, les officiers du calife, qui venaient l'exhorter à prendre les armes, le trouvèrent jouant tranquillement aux échecs. 11 leur ordonna de se retirer, parce qu'il était sur le point de faire son adversaire échec et mat. Après la prise de Bagdad, Amyn, qui redoutait Thaher, alla se rendre à Hertsemeh, autre général de Mamoun, qui le fit embarquer sur le Tigre; mais Thaher fit submerger la barque, et Amyn, tombé dans les mains des soldats, fut massacré par ses ordres, le 25 de moharrem 198 ; il n'était figé que de 28 ans, dont il avait régné 5. Sa mort mit Mamoun en possession du califat
  • Mohammed COTHB-EDDYN : surnommé Khd- rizm- Citélh, est regardé comme le premier prince de la dynastie des Khârizmiens. Son père, Noua- Teghyn Ghardjéd, était esclave d'un certain Belga- Teghyn, qui, mamelouk luimême du sultan Melik- Chàh, était parvenu aux premières dignités de l'em- pire des Seldjoukydes. Après la mort de son maitre, il obtint, par sa prudence et son habileté, les charges les plus distinguées, et devint enfin gouverneur du Khârizm. CothbEddyn, son fils aîné, hérita de ses qualités, et s'acquitta avec succès des emplois qu'il remplit dans le gouvernement de Mérou. Sous le règne de Barkhiaroc, et pendant la viceroyauté de Sindjar, il devint lieutenant général du Khàrizm. Ce fut alors qu'on lui donna le titre de Khdrizm- Cheih, ou roi. du Kharizm, titre que ses successeurs ont port& On peut croire cependant qu'il ne prétendit jamais, du moins en apparence, à la souveraineté, et qu'il se contenta de jouir en paix, sous le titre de lieutenant, d'un État dont il aurait fallu acheter le titre de roi au prix du sang de ses sujets. Il sut si bien captiver la faveur des sultans seldjoukides, qu'il conserva pendant trente ans cette dignité. Sous son règne, le Khârizm fut dans la situation la plus brillante. Ami des lettres et des sciences, il avait fait de sa cour un asile pour les hommes de mérite en tout genre. Les poëtes, surtout, jouissaient auprès de lui d'une grande faveur. CothbEddyn mourut en 1127. Son fils Atzyz lui succéda
  • Mohammed COTHB-EDDYN : natif de la Mekke, et mort en 988 , selon Hadjy- Khalfa, est auteur d'une histoire du Yémen, province d'Arabie. Cette histoire, intitulée 'la Foudre du Yémen , commence vers le milieu du 9' siècle de l'hégire et va jusqu'à la fin du IO'. L'auteur s'y est proposé surtout de raconter l'expédition de SinanPacha, général de Sélim I", qui soumit cette province à l'empire ottoman. Comme il habitait la Mekke à cette époque, et qu'il fréquentait Sinan, il a pu recueillir sur cet événement des détails qu'on chercherait vainement ailleurs. M. Sylvestre de Sacy a donné la substance de cette histoire dans le tome 4 des Notices et extraits des manuscrits. Outre cet ouvrage, CothbEddyn a composé une Histoire de la Mekke depuis l'cirigine de la Caabah jusqu'en 985, que M. de Sacy a fait connaître dans le même volume. Nous y apprenons que CothbEddyn occupaitune chaire de professeur de la doctrine d'AboùHanyféh dans le collége fondé, à la Mekke par Soliman, empereur turc. — Plusieurs auteurs arabes, persans et turcs, portent le surnom de Cothb- Ecldyn
  • Mohammed COTHB-EDDYN : arrièrepetitfils le Zengui ou Sanguin et deuxième prince de la branche des Atabeks de Sindjar, succéda à ImadEddyn, son père, dans la principauté de cette ville, en 594 de l'hégire . Dès 'son avènement, il eut à soutenir une guerre contre NourEddyn, prince de Mousson!, à qui son père avait enlevé plusieurs villages, sous prétexte qu'ils faisaient partie de sa principauté. Cette lutte inégale aurait privé GothbEddyn de ses États, s'il n'eût imploré l'assistance de MélicAdel, prince Ayoubite trèspuissant, qui força NourEddyn à rentrer dans Mousson!, malgré ses droits, et à laisser CothbEddyn maitre de Nessibin. Les Ayoubites saisissaient avec empressement toute occasion de s'immiscer dans les querelles des Atabeks, dont ils avaient ruiné la puissance en Syrie. Ils les armaient les uns contre les autres, et entretenaient habilement la dissension parmi eux en excitant leur jalousie. Aussi la protection accordée par MélicAdel ne dura qu'autant qu'elle fut nécessaire à ses et, en 606 de l'hé,gire , il vint assiéger CothbEddyn dans Sindjar, où la prière était faite en son nom. C'était alors la marque de souraission du suzerain à son souverain. Le calife NasserLidinillah se rendit médiateur, et la paix se fit, toutefois au détriment de l'Atabek, . qui ne conserva que la ville de Sindjar, et perdit Nessibin et Khaboun GothbEddyn régna encore paisiblement pendant dix ans, et mourut en 616 . 11 ne paraît point que ce prince ait hérité de l'humeur guer-"père et de l'ambition de son père ; on ne le voit 9ouer qu'un faible rôle dans la lutte des Atabeks contre les Ayoubites ; mais AboulFéda nous apprend qu'il aimait ses vassaux, en agissait bien avec eux ; sans doute ils trouvèrent le bonheur sous son règne, et préférèrent sa douceur et sa justice aux manieurs de la guerre
  • Mohammed IMAD-EDDYN( 1125 - 1201) : surnommé el- Kateb, l'écrivain, naquit à Ispahan l'an 519 de l'hégire en djoumady 2e ou chaban . Il y passa les premières années de sa vie, et vint dans sa jeunesse à Bagdad,où il étudia le droit sous les plus célèbres jurisconsultes. Après avoir achevé ses études, il s'attacha au vizir Awneddyn, qui lui donna un emploi à Bassorah, et ensuite à Bagdad. A la mort de ce ministre, linàdeddyn commença à éprouver l'inconstance de la fortune, dont il fut souvent le jouet. Il perdit son emploi par les intrigues de ses ennemis , et mena une vie errante et malheureuse jusqu'à son arrivée à Damas en 1167.11 y trouva un protecteur et un ami dans le vizir de Nouradin , qui le fit connaître à ce prince et le lui donna pour secrétaire. Ce fut dans cette ville que lmàdeddin connut Ayoub, père de Saladin, et qu'il se lia d'amitié avec ce dernier. Nouradin , charmé des talents et des qualités de son secrétaire , l'admit en peu de temps à sa plus intime familiarité. Vers l'an 1172, il l'envoya en ambassade auprès de Mostandjed, khalife de Bagdad , et à son retour il le mit à la tète du collége de Damas. L'année suivante, il lui donna entrée à son conseil. La mort de Nouradin vint mettre un terme au bonheur et à la tranquillité dont il jouissait. Les ministres du successeur de ce prince le vexèrent à un tel point qu'il se démit de ses emplois et partit pour Bagdad. Arrivé à Moussoul, il y tomba grièvement malade. Lorsque sa santé fut rétablie, il apprit que Saladin avait quitté l'Égypte et qu'il marchait sur Damas. Il changea de dessein, et, au lieu de continuer sa route pour Bagdad, il partit de Moussoul, traversa le désert et arriva le 28 décembre 1774 à Damas. Saladin était alors à Alep. A son retour, Iniàdeddyn se présenta devant lui et célébra par une belle ode ses victoires et ses exploits. Saladin était aussi sensible à la louange que zélé protecteur des hommes de lettres : Imàdeddyn fut bientôt mis au nombre de ses favoris, et fit une rapide fortune à la cour de ce prince, car il devint son secrétaire et son intime confident. La mort vint encore lui ravir ce protecteur, et cette perte fut accompagnée des plus grands revers. La haine des courtisans se déchaîna contre lui ; ses emplois lui furent ôtés et tous les amis de sa fortune l'abandonnèrent. Les lettres, qu'il avait toujours cultivées, lui restèrent seules fidèles et lui offrirent les consolations que les hommes lui refusaient. Il quitta la cour, se retira chez lui et se livra tout entier à la composition ou à la révision de ses ouvrages jusqu'à sa mort., arrivée à Damas en ramadhan 597 . Irnàdeddyn a beaucoup écrit; parmi ses ouvrages on distingue : 1. Barc al chaniy. ou . Éclair de la Syrie; c'est une histoire très-étendue des opérations de Saladin, principalement en Syrie; elle est en 7 volumes. 2^ illfatah alcoudsy, ou Histoire de la conquête de Jérusalem par Saladin , en 2 volumes. Schultens en a publié des extraits sous le nom d'Ispahany, à la suite de la vie de ce conquérant par Bohadin . 3° Kheryda al àsr tua djérydelt al- case. Cet ouvrage, qui fait suite au Doumyah eddeher de Sâail al khatyry, est en 10 volumes et contient l'histoire de tous les pones musulmans du 6e siècle de l'hégire. 4n Un Diwdn, ou recueil de lettres et de poésies en 4 volumes
  • Mohammed KHODÂ-BENDÈH : fils de Thamasp et petitfils d'Ismaël, fondateur de la dynastie des 1 Sofys, succéda à Ismaël H, son frère, en 1578. Son prédécesseur, qui voulait le rendre incapable de monter sur le trône , avait essayé de le priver de la vue. L'opération cruelle qu'on lui avait faite, en passant une lame ardente devant ses yeux, n'avait servi qu'à les rendre excessivement rouges, et à provoquer un larmoiement continuel et trèsincommode. Le malheureux prince, entièrement occupé de la doctrine des Sofys et de toutes leurs idées de spiritualisme, supportait avec une admirable résignation sa retraite et son infirmité. 11 ne prit les rènes du gouvernement que d'après les vives sollicitations, les supplications mèmes des grands de l'État; car il était bien pénétré da son incapacité morale et physique : en effet, s'il se rendait digne du surnom de Khodàbendèh , qu'on lui avait donné par son attention à remplir les cérémonies de sa religion; d'un autre côté, l'indolence de ce prince, encore Plus que son infirmité, le mettait hors d'état , le Chyrvàn tomba au pouvoir des Persans : mais, dans le courant de la même année, DocmàcKhàn se laissa battre par Alousthafa- Pacha , et cette défaite entralna la perte du Chyr- vàn, aussi bien que celle de Teflys et de Chamàkhy. L'année suivante, la fortune sembla vouloir se ranger sous les étendards des Persans , qui eurent quelques avantages sur les Ottomans, commandés par OsmanPacha. En 991 , la révolte d'Aly CoulyKhan contre le gouverneur du Khoràçàn , le prince A'bbas 31yrzà, fils de KhodAbendèh , força ce dernier à se rendre dans cette province. L'invasion de l'Azerbaïdjàn par les Turcs et la prise de Tauryz fournirent au jeune prince, connu depuis sous le nom
  • Mohammed RAGHIB-PACHA( 1702) : célèbre grandvizir de l'empire ottoman, né vers 1702, était à peine âgé de neuf ans lorsqu'il fut amené à Constantinople, où il reçut une éducation soignée, sous les yeux d'un de ses parents, officier de la secrétairerie. L'ardeur du jeune Mohammed pour l'étude, les connaissances qu'il acquit, les grands talents qu'il annonça lui valurent de bonne heure le surnom de Raghib . Admis dans les bureaux du grandvizir, il parcourut avec distinction différents emplois , et il n'avait que trente ans au plus lorsque sa sagesse et son expérience le firent recevoir parmi les principaux officiers de la secrétairerie. A l'époque de la guerre de 1736, il remplissait la charge de mektoubdjyeffendy (premier secrétaire d'Etat du grand vizir. Nommé plénipotentiaire l'année suivante au congrès de Niemirov, Raghib y signa un traité avec le ministre de l'Empereur. Il fut élevé ensuite à la charge de reiseffendy, puis à la dignité de pacha à trois queues, et obtint successivement les gouvernements d'Aïdin , d'Alep et du Caire. L'indiscipline et la puissance des beys mameluks ne lui avaient laissé en Egypte que la corruption pour se soutenir , sans en être moins exposé aux voies de fait; et il venait d'échapper à un coup de pistolet tiré sur lui dans son propre divan , lorsqu'en 1757 le sultan Osman III, qui , dans l'espace de deux ans et demi , avait déposé ou fait étrangler cinq vizirs et six caïmacam ou lieutenants de vizirs, appela RaghibPacha au suprême mais dangereux ministère de l'empire. La mort du sultan , arrivée la même année, préserva le vizir du sort de ses prédécesseurs, affermit son crédit et augmenta sa puissance. En effet, maître un instant de disposer du trône ottoman , Raghib y plaça Mustapha III , et ce prince , par reconnaissance , fit de son vizir son ami , son confident, et se l'attacha plus intimement en lui donnant en mariage une de ses soeurs, qui était veuve. Raghib était digne de ces faveurs par la supériorité de ses lumières et par son zèle pour la gloire de son maître et la prospérité de l'Etat. Voulant remédier au fléau de la peste, il eut l'idée d'établir des lazarets dans les îles des Princes, près de Constantinople. Il renouvela aussi l'ancien projet de couper l'Asie Mineure par un canal de navigation qui aurait facilité les approvisionnements de Constantinople, en les préservant des dangers et de l'incertitude des trajets par mer. Raghib n'était pas homme de guerre. Déjà avancé en âge, il était aussi propre à l'administration de l'Etat qu'il l'eût été peu au commandement des armées. Aussi détournatil constamment Mustapha III de déclarer la guerre à la Russie et de protéger les Polonais à la mort du roi Auguste III. On pourrait sans doute lui reprocher d'avoir en cela moins consulté la gloire et les véritables intérêts de l'empire que ses habitudes pacifiques et son goût pour le repos, d'avoir éludé de faire respecter les garanties du traité de Carlowitz et préparé en quelque sorte les malheurs de la campagne de 1768 et des années suivantes. L'Anglais Porter parle avec éloge des talents, de l'éloquence, de l'habileté et du caractère de ce ministre; mais il compare sa politique à celle de Tibère lorsqu'il voulait se débarrasser des hommes qui lui portaient ombrage. Le baron de Tott, qui , en peignant RaghibPacha des mêmes couleurs , nous paraît avoir chargé le tableau , est accusé par Chénier d'avoir parlé de ce vizir avec prévention. Ce dernier écrivain excuse Raghib, comme Turc, comme ministre, de sa dissimulation. Il avoue seulement qu'il était peu porté pour la France depuis que les cours de Versailles et de Vienne s'étaient unies en 1756, par un traité qui déplut à la Porte Ottomane. Raghih mourut en place dans l'année 1768, suivant Chénier, et non pas en 1763 , comme le dit Toderini. Ce n'est pas seulement comme habile ministre, mais comme ami des sciences et savant luimême que ce vizir mérite d'être cité. Raghib était un des Turcs les plus éclairés de son temps et celui peut-être qui écrivait le mieux. Il avait l'esprit caustique et fertile en bons mots. Avide des connaissances étrangères , il voulut avoir en langue turque une histoire de la Chine, qui ne fut achevée qu'après sa mort. On a de ce vizir des mélanges en langue arabe , intitulés Séfinei Raghib , ou Vaisseau des yens studieux . Ce livre, divisé en cent vingtcinq chapitres , traite de différentes matières de religion, de morale, de philosophie et d'autres études en honneur chez les musulmans. Ce sont des dissertations sur l'unité de Dieu, la prédestination, le libre arbitre, la défense et l'intégrité du Coran ; il parle de l'enfer, du paradis, de l'état futur de l'homme et de l'immortalité de l'âme, des songes, des sortiléges, de l'arithmétique, de la formation du monde, du déluge, des plantes, des minéraux, etc. Dans un genre différent, on a encore de RaghibPacha un Diran, ou Recueil de chansons; le Mounte kalat , ou Choix de mots remarquables et de sentences. Ce manuscrit se voyait dans la bibliothèque du sultan Osman à Constantinople. Il reste aussi de lui un recueil de lettres concernant les négociations, les actes ou les intrigues de son vizirat. Enfin il fonda à Constantinople en 1762 une bibliothèque publique, qui porte son nom. A cette bibliothèque il attacha une école, et assura des fonds pour l'entretien des gardes de l'une et des professeurs de l'autre. On peut en voir la description dans Toderini , Littérature des Turcs, t. 2, p. 122 à 129. Raghib a été enterré près de ce monument de sa munificence. Parmi les gravures qui décorent le Tableau de l'empire ottoman, par Mouradgea d'Ohson, se trouve celle qui représente la chapelle sépulcrale et le tombeau de ce célèbre vizir, ainsi qu'une partie du bâtiment de sa bibliothèque
  • Mohammed SAÏD-PACHA : viceroi d'Egypte, en 1822, était le quatrième fils de MohammedAli par une de ses femmes légitimes , Circassienne de naissance, d'un caractère supérieur, qui se dévoua tout entière à la première éducation de son unique enfant. Mohammed Saïd, après avoir reçu l'instruction que comporte l'éducation turque , fut confié aux soins d'un Français, KœnigBey, depuis plusieurs années professeur au collége de DjiliadAbad, au Caire. KœnigBey, homme d'un mérite réel et incontesté;, qui fut plus tard secrétaire des commandements du viceroi, initia min jeune élève à la connaissance de la langue française, de l'histoire et des sciences mathématiques, principalement dans leur application à la tactique militaire. Quand il eut atteint sa dixhuitième année, SaïdPacha , par la volonté expresse de son père, entra dans la marine. A bord des frégates égyptiennes, soit au port d'Alexandrie, soit dans des croisières sur l'Archipel et le long des côtes de Syrie, il fit, par luimême, le rude apprentissage de la discipline militaire, qu'il sut plus tard maintenir avec fermeté dans ses troupes de terre et de mer. En 1854 , il était grand amiral de la flotte, quand, le 13 juillet, il fut appelé au trône par la mort d'AbbasPacha, dont le règne de peu de durée venait de peser d'une façon désastreuse sur les destinées de l'Egypte. Mohammed Saïd succédait à son neveu AbbasPacha, qui luimême avait succédé à IbrahimPacha , en qualité de fils survivant le plus âgé de MohammedAli et en vertu des traités de 1841, déclarant le gouvernement de l'Egypte hérédi- taire dans la famille de MohammedAli, par ordre de primogéniture. Quelques tentatives de révolte, inspirées par le parti fanatique et rétrograde, dirigées par le vieux Kiaiah , ElfyBey, se produisirent dans les premiers jours de son règne ; mais elles furent promptement et facilement étouffées, et le nouveau viceroi, souverain du pays sans contestation, se rendit à Constantinople pour y rendre ses hommages au sultan. SaïdPacha reçut de la Porte un accueil trèsempressé. Il sut gagner la confiance de tous les membres influents du divan. Les sentiments dont il venait témoigner furent, au surplus, mis de suite à l'épreuve. La guerre qui avait éclaté , l'année précédente, entre la Turquie et la Russie paraissait loin d'être près de se terminer. AbbasPacha avait prêté au sultan le concours de ses soldats et de ses marins. Les navires égyptiens avaient partagé le sort de la flotte ottomane détruite à Sinope par l'amiral Nachimow , et les bataillons du viceroi s'étaient distingués à la défense de Silistrie. La position de la Turquie était critique; de nouveaux renforts étaient né- cessaires SaïdPacha , dès son retour à Alexandrie, se hâta d'équiper et d'expédier un nouveau contingent armé de 10,000 hommes , qui , pendant toute la campagne de Crimée et particulièrement à Eupatoria , figurèrent avec honneur à côté des troupes françaises et anglaises. Les soins de la guerre toutefois furent loin de préoccuper exclusivement les débuts du nouveau souverain. En même temps qu'il donnait une preuve de concorde et de conciliation en accordant amnistie pleine et entière à toutes les personnes compromises dans la tentative d'ElfyBey, SaïdPacha s'occupait d'apporter dans l'administration du pays d'utiles réformes. A la fin de 1854, il interdit l'introduction des esclaves dans toutes les provinces placées sous ses ordres. Dès ce moment , il avait résolu d'abolir complétement et définitivement l'esclavage des noirs au lieu même de son origine. Un premier pas était fait. Deux ans après , il compléta son projet en libérant tout ce qui restait d'esclaves et en prenant les mesures nécessaires pour empêcher la servitude de renaître, sous quelque forme que ce fùt. La paix rendue à l'Orient en 1856 lui permit bientôt d'introduire de nouvelles et réelles améliorations dans le gouvernemeut de l'Egypte. L'un de ses premiers soins fut d'abolir les monopoles, d'affranchir les fellahs de l'obligation où ils étaient de résider dans leurs villages, ce qui, en quelque sorte, les attachait à la glèbe, et de leur rendre la pleine liberté de la culture et du commerce. Il distribua aux cultivateurs tous les terrains disponibles, les partageant entre les cheiks de village et les chefs de famille. L'impôt en nature fut transformé en impôt en argent. Cette transformation heureuse, en même temps qu'elle allégea les populations, donna au trésor une sensible augmentation de revenu aussi l'agriculture égyptienne estelfe parvenue sous son règne à un degré d'aisance et même de richesse qui lui était inconnu depuis des siècles. L'historien doit rappeler surtout les grands travaux d'utilité publique que MohammedSaïd lit entreprendre, qu'il a protégés ou patronnés. C'est sous son administration qu'on a continué les travaux du barrage du Nil , commencés par MohammedAli , et que se sont exécutés l'achèvement du chemin de fer d'Alexandrie au Caire et "a prolongation du Caire à Suez, le chemin de antah à Samanoud, l'embranchement de Benha l_it, à Zagarig. L'Egypte lui doit le balisage et l'éclairage du port d'Alexandrie, le curage du canal Mahmoudiéh avec route latérale, l'établissement du télégraphe électrique sousmarin qui relie l'Egypte à l'Europe, la création de la compagnie maritime de la Medjidieh , etc. , etc. Dans un autre ordre d'idées, nous rappellerons les efforts que SaïdPacha n'a cessé de faire pour améliorer l'instruction, qui est la base de toute civilisation. Par ses soins, un conseil , composé des personnages les plus éclairés du pays , fut chargé de diriger les écoles primaires , où furent librement enseignées la lecture et l'écriture arabes , ainsi que l'arithmétique. Dans les écoles secondaires, on enseigna le turc, la géographie, l'histoire, les mathématiques et le dessin. L'école de médecine instituée par MohammedAli fut réorganisée. Enfin il ne cessa d'encourager les expéditions aux sources du Nu, et l'Egypte a été dotée par ses soins d'un musée, où sont venus s'entasser, sous la direction d'un savant français, M. Mariette, les trésors de l'antiquité égyptienne, encore si peu explorés. Mais ce qui fera la gloire du règne de SaïdPacha , ce qui rappellera certainement son nom à la postérité, à côté de ceux des Ptolémées, ce sera l'ceuvre du percement de l'isthme de Suez. En 1854, le viceroi d'Egypte, à peine monté sur le trône, accordait à un Fran- çais , M. Ferdinand de Lesseps, une concession ayant pour but d'établir de la ville de Suez à la baie de Péluse un canal maritime, destiné à la grande navigation, lequel devait se relier au centre de l'Egypte , au moyen d'un canal d'eau douce prenant sa prise d'eau au Nil et irriguant et fertilisant les terres qu'il était appelé à traverser. SahlPacha mettait en même temps à la disposition du concessionnaire toutes les sommes nécessaires aux études et travaux préliminaires et passait divers traités ayant pour but d'assurer le concours des ouvriers égyptiens à la compagnie qui devait être formée par les soins de M. Ferdinand de Lesseps. Le projet de percement de l'isthme de Suez fut universellement applaudi par le monde. L'Angleterre seule crut devoir lui faire, par la voie de sa diplomatie et de sa presse, une opposition systématique. Il ne peut entrer dans notre cadre de retracer les diverses phases de l'entreprise du canal de Suez. Nous dirons seulement qu'à la fin de i858, elle entrait du domaine des idées dans le domaine des faits. Une société par actions fut formée au capital de deux cents millions. Le gouvernement de SaïdPacha souscrivit pour une somme de quatrevingtsept millions environ. En 1859, les travaux furent commencés. Ils se poursuivirent sous la protection du viceroi en i860, 1861 et 1862. A la fin de cette année, les eaux de la Méditerranée se déversaient dans le lac Timsah , au centre de l'isthme, qu'arrosaient déjà depuis plusieurs mois les eaux du Nil. Un port sur la Méditerranée, à l'embouchure du canal, s'exécutait; une ville s'y élevait déjà sous le nom de PortSaïd. En 1862 , SaïdPacha quitta momentanément l'Egypte pour visiter la France et l'Angleterre. Il recueillit dans ces deux pays les témoignages de la plus respectueuse et de la plus vive sympathie. La France acclama surtout en lui le promoteur du canal maritime de Suez, amené dès ce moment à un point qui ne permettait plus de douter de son achèvement. De retour en Egypte, Mohammed Saïd se disposait à imprimer une impulsion nouvelle à l'entreprise quand il fut subitement enlevé par la mort, dans la nuit du 17 au 18 janvier 1863, à Alexandrie. Devant les grands services que SaïdPacha a rendus à l'Egypte , la postérité, impartiale, oubliera certainement les légers reproches qui lui ont été adressés de son vivant. Si, en présence de l'opposition acharnée que lui faisait le gouvernement anglais , il a parfois conservé envers lui certains ménagements, il a, en définitive, déployé une persévérance constante à défendre et favoriser le projet d'union des deux mers ; si quelquefois il s'est peut-être trop abandonné à sa munificence naturelle, il n'en a pas moins laissé l'Egypte dans un état de prospérité inconnue avant lui, et qui , gràce à l'exécution du canal de Suez , non moins soutenu et protégé par son successeur IsmaïlPacha , ne peut encore qu'augmenter dans des conditions dont l'avenir seul est appelé à dire le dernier mot
  • Mohammed SADEK KHAN : quatrième prince de la dynastie zend , qui a régné en Perse dans la seconde partie du 18° siècle, était le frère aîné du célèbre KerimKhan . Son éducation n'avait pas été plus soignée que celle de kerim , et , quoique pendant une partie du règne de ce prince Sadek eût gouverné le Farsistan et dirigé la police de Chyraz , ce ne fut qu'alors et dans un âge trèsavancé qu'il apprit à lire. Lorsque KerimKhan déclara la guerre à la Porte Ottomane, SaclekKhan, par ordre de son frère, vint, avec une armée de 60,000 hom- mes et une flotte de 30 petits vaisseaux, assiéger I3assora, qu'il prit au mois d'avril 1776, après un blocus de treize mois. 11 usa de sa victoire avec modération ; mais son neveu AlyMoliaminedKhan, auquel il laissa le commandement de cette ville, ayant mécontenté les habitants par ses vexations et ayant péri dans un combat contre les Arabes Mountefiks, Sadek revint à Bassora, parvint à y rétablir le calme par sa conduite sage et conciliante et la gouverna paisiblement jusqu'à la mort de KeriniKhan , arrivée à la fin de mars 1779. Alors le soin de sa propre sûreté leIdétermina à évacuer sa conquête, qui retomba au pouvoir des Turcs. Il marcha vers Chyraz, où ZekiKhan, son demifrère, avait usurpé la souveraineté sur les enfants de Kerim. Il campa près de la ville, et, ayant appris de son fils Djafar. qu'il avait envoyé auprès de ZekiKhan, la perfidie et les cruautés de ce v il lit ses dispositions pour l'assiéger dans Chyraz mais l'usurpateur fit arrêter trois des fils de Sadek et menaça de livrer au déshonneur et à la mort les familles entières de tous les offir,iers et soldats qui servaient dans l'armée de ce prince. Le vainqueur de Bassora se vit à l'instant abandonné il ne lui resta que 300 cavaliers. Il prit avec eux la route du Kerman, où il arriva après avoir vaincu et tué le chef d'un détachement qui s'était mis à sa poursuite. Du fond de sa retraite, il écrivit à son beaufils AlyMourad , qui commandait à Tehran pour l'usurpateur un corps de troupes destiné à surveiller l'eunuque AghaMohammed , et le pressa de se révolter contre ZekiKhan. Après que celuici eut été assassiné par ses propres troupes , à Yezdekhast, et qu'Abou'lFethahKhan, deuxième fils de Kerim, eut été proclamé roi, SadekKhan revint à Chyraz, où il capta la confiance de son neveu, qui se dirigea quelque temps par ses conseils; mais la mésintelligence éclata bientôt entre eux. L'ambitieux vieillard ne pouvait se contenter du second rang, sous un jeune prince sans expérience , et celuici , démêlant peut-être les projets de son oncle, se montrait jaloux de conserver son autorité. Soit qu'Abou'lFethah bon mais faible, eût trop de penchant pour le vin et les femmes, soit que son oncle l'eût à dessein fait passer pour un prince corrompu et sans capacité, Abou'lFethah fut arrêté et eut les yeux crevés par l'ordre de SadekKhan, qui s'empara du trône. Le nouvel usurpateur trouva bientôt un rival dangereux dans AlyMourad, son neveu et son beaufils. Il perdit deux fois Ispahan, et, quoiqu'il eÛt d'abord remporté quelques avantages, il finit par n'éprouver que des revers. On attribue ses malheurs à l'affaiblissement de ses organes, à l'impéritie, à la mauvaise conduite de ses fils. Bloqué dans Chyraz pendant huit mois, il ne put empêcher les habitants de cette ville, poussés à la révolte par le défaut de vivres, d'en ouvrir les portes aux troupes d'AlyMourad, vers la tin de 1781 . Malgré l'autorité des voyageurs Olivier et Malcolm, qui 'XXVII. SadekKhan s'était retiré avec sa famille dans la citadelle. Forcé de se rendre au bout de quelques jours, il fut mis à mort avec tous .ceux de ses fils qui avaient atteint l'âge viril. On prétend qu'il fut d'abord aveuglé et ensuite empoisonné. Suivant d'autres, il se brûla la cervelle après qu'on lui eut crevé les yeux. AkbarKhan, aussi cruel que son père ZekiKhan, fut, diton, le bourreau de son oncle Sadek et de ses cousins
  • Mohammed ZEKY-KHAN : souverain éplu:nière de la Perse , dans la seconde moitié du 18. siècle, doit être cité parmi 1,:s monstres qui ont déshonoré le trône et l'hun.aeité. Il appartenait à la famille Zend, et il était à la fois cousin germain et frère utérin du célèbre KerymKhan, étant fils de l'oncle paternel et de la mère de ce prince. Pendant le règne de Kerym, il avait souvent excité des troubles par son caractère inquiet et cruel. Il s'était révolté une fois ouvertement; ruais il avait obtenu aisément son pardon. KerymKhan le chargea même d'aller à Damghàn pour y rétablir la tranquillité. Houcein KouliKhan, Khadjar , qui s'y était révolté, s'enfuit chez les Turcomans, qui le nircnt à mort. Mais ceux de ses partisans qui tAnbèrent aux mains du féroce vainqueur éprouvèren un sort plus affreux. Des trous furent creusés à distances égales, comme pour planter les arbres d'une avenue; on y plaça les prisonniers, attachés , la tète en bas, à de fortes branches, et on les étouffa en recomblant les fosses C'est ee que le féroce Zeky appelait faire un jardin de ses ennemis. Les cruautés de ce prince contribuèrent cependant à maintenir la paix intérieure dans le royaume pendant les dernières années de KerymKhan, dont la clémence encourageait les révoltes et assurait l'impunité des rebelles. ZekyKhan, se trouvant à Chiraz lorsque son frère y mourut, en mars 1779, prit les rênes du gouvernement, quoique ce prince eeit laissé quatre fils. Plusieurs chefs de la tribu de Zend, redoutant la haine et la vengeance du régent , se renfer-- , trièrent dans la citadelle pour y défendre les droits d'Abou'l FethahKhan , l'un des jeunes princes.. Mais Zeky fit aussitôt poclamer Abou'l Fethah conj,intement avec son frère Mohammed AlyKhan , dont il était beaupère. Après avoir assiégé quelque temps la citadelle saris succès, il réussit , par ses serments et ses promesses , à tromper les officiers qui avaient osé lui résister ils se soumirent, et Zeky les lit tous égorger sous ses yeux. SadekKhan, qui avait évacué Bassora, en apprenant la mort de son frère Kerym, s'approcha de Chiraz , dans l'intention de s'unir à Zeky ; mais le récit des cruautés de son parent le fit renoncer à cette idée, et,i1 résolut d'assiéger Chiraz. Zeky eut alors recours à une mesure hardie. Il donna l'ordre d'arrêter Abou] Fethah et trois fils de SadekKhan, déclara que Muharnin,c1 AlyKhan , son gendre, était seul souverain de la Perse, fit fermer les portes de la ville et menaça d'exterminer les familles des officiers et des soldats qui servaient dans l'armée de Sadek. Cette menace, qu'il n'aurait pas manqué d'exécuter, produisit son effet. L'armée de SadekKhan déserta, et ce prince fut obligé d'aller chercher un asile dans le Kerman. Inquiet sur les projets de l'eunuque Agha Mohammed, qui s'était enfui de Chiraz, où il était gardé comme ti) Frère du fameux Agha NInhammel.Khan. otage, Zay, en chargeant son neveu Aly MouradKhan de le poursuivre et de l'observer. lui avait confié l'élite de ses troupes ; mais Aly Mourad , brave et ambitieux , fut à peine arrivé à Tehran qu'il se révolta contre un prince déjà reg ,rdé comme le tyran de la Perse, et il revint s'emparer d'Ispahan , où il se popularisa aisément en publiant qu'il allait rendre le trône au légitime héritier de KeryniKlian. La fureur de ZekyKhan fut inexprimable lorsqu'il apprit Li révolte de son neveu. Il rassembla toutes ses forces et marcha aussitôt sur Ispahan. Arrivé à Vezdkhast , ville frontière du Farsistan et de l'Irak, il voulut exiger des habitants le payement d'une somme dont il prétendait qu'ils étaient débiteurs au trésor public. Irrité de leur résistance, il coni!amna dixhuit des plus notables à être jetés dans un précipice audessous de la fenêtre près de laquelle il était assis. Il fit subir le même sort à un seïd ou descendant. du prophète , personnage pieux qu'il accusait d'avoir soustrait une partie de cette somme, et ordonna que la femme et la tille de ce malheureux fussent livrées à la brutalité de ses gardes. Mais ceuxci frémi•ent de vette action sacrilège. Leur indignation se communiqua à toute l'armée, et le tyran fut assassiné la nuit suivante. Abou'l Fethaii, qu'il traînait à sa suite comme une victime fut de nouveau proclamé roi et reprit la route de Chiraz, où il ne tarda pas à être détrôné et aveuglé Jar son oncle SadekKhan . D'après le récit du voyageur Olivier et de sir John Malcolm , il semblerait que la domination de ZekyKhan n'aurait duré qu'environ deux mois. Mais c'est une erreur, et si sa mort est arrivée. vers la fin de niai 1779, celle de KerymKhan doit être rapportée au commencement de la même année, et non au mois de tuars
  • Mohammed BOUDIAF : politicien

Mohammed année par année

Signe astrologique de Mohammed

Couleur de Mohammed

Pierre précieuse de Mohammed

Chiffre de Mohammed

Métal de Mohammed