Le prénom Mathieu Masculin

Origine :

Fête :

21 Septembre

Signification de Mathieu

Mathieu aime sa liberté et fait tout pour ne pas nuire à celle des autres. Ce séducteur né profite à fond de sa vie et n’hésite pas à aider ses amis qui font face à des problèmes délicats. Mathieu est aussi un grand voyageur. Il aime respirer l’air frais de la nature et son plus grand plaisir est de faire de nouvelles rencontres amicales. De nature curieuse, il cherche toujours des nouvelles choses à découvrir. Il est impliqué dans tout ce qui l’intéresse et est très attentionné et protecteur envers sa famille. Mathieu ne fait jamais de gestes qui pourraient heurter ses proches. Pour leur bonheur, il est capable de mettre de côté sa fierté.

Personnalité de Mathieu

Plutôt exubérants, chaleureux, généreux, ils ont une volonté un peu fluctuante. Il faut souvent les forcer pour aller au bout des choses. Passionnés, ils travaillent avec obstination s'ils sont intéressés. Assez influençables, ils n'osent jamais dire "non", car ils ne veulent pas déplaire. Affectueux, tendres, ce sont de grands sentimentaux. Charmeurs, ils sont coutumiers des coups de foudre et des coups de coeur.

Provenance du prénom Mathieu

Histoire de Mathieu

Etymologie de Mathieu

Les Mathieu célèbres

  • Mathieu CORTI( 1475) : en latin' Curtius, médecin, né à Pavie en 1475, obtint en 1497, à l'université de cette ville, une chaire qu'il occupa pendant dixhuit ans. line la quitta que pour aller remplir celle qu'on lui offrit à Pise en 1515. Il y professa neuf années, et se rendit en 1524, avec le même titre, à l'université de Padoue. La réputation qu'il s'était acquise détermina le pape Clément VII à le choisir pour son archiàtre. Corti accompagna ce pontife à Marseille, lorsqu'il y conduisit sa nièce , pour épouser le dauphin de France. Après la mort du pape, Corti fut nommé professeur de médecine théorique et de poésie à Bologne. En 1541, il devint médecin du grandduc de Tuscane, Cosme ler, qui lui donna une chaire à Pise, en 1543, pour augmenter l'éclat de cette université. C'est là que Corti mourut l'année suivante, laissant divers petits ouvrages, dont quelquesuns sont encore consultés : t° Quœstio de phlebotomia in pleuresi , ex Hi ppocratis et Galeni sententia, contra communent medendi modum,etc.,Venise, I 534 Corti se perd en raisonnements vagues et ridicules, polir démontrer qu'il faut saigner du côté malade. Il a traité de nouveau ce sujet, mais d'une manière beaucoup plus étendue, sous ce titre : De vente sectione cum in aliis affectibus, tune ce! maxime in pleuritide, liber, Lyon, 1538 opuscule souvent réimprimé. 2° De curandis febribus ars medica, Venise, 1561 Ce mince écrit avaitdéjà été publié en 1521, avec d'autres sur la même matière, .de Guido Guidi et de Louis Mercati. 3° Dosandi methodus, Padoue, 1536 On a joint à cet opuscule ceux de Barthélerni Montagnana, de Benoît Vittori et de Guillaume Rondelet. 4° De prandii ac calice modo libellas, Rome, 1562 Corti a publié, en outre, des Commentaires sur l'Anatomie de Mondini, et des Préceptes sur l'Art de consulter
  • Mathieu DAMMY : fils d'un marbrier de Gênes, se donnait le titre de marquis. Il fit beaucoup de bruit à Paris, où il vint intriguer en se disant pos- sesseur de secrets merveilleux, tel que celui de blanchir les diamants qui avaient une teinte jaunâtre. Il se prétendait aussi l'inventeur du stuc ou marbre artificiel; mais il parait qu'il en avait reçu la recette d'un marbrier allemand. Dammy, sans état et sans fortune , faisait beaucoup de dépense. Plusieurs fois il fut mis en prison pour dettes, et quoiqu'il n'eût aucunes ressources apparentes, il parvenait à se procurer toujours assez d'argent pour en sortir, en satisfaisant ses créanciers. Il se retira à Vienne en Autriche, vers l'an 1725, et s'y maria avec une demoiselle de condition. On a de lui un ouvrage intitulé : Mémoires de Mathieu, marquis Dammy, contenant des observations et recherches curieuses sur la chimie, le travail des raines et mi- néraux, écrits par lui- même Amsterdam, 1739
  • Mathieu DEVARIS : ou DEVARIUS né à Corfou, d'une famille qui suivait le rit latin, fut, à l'àge de huit ans, amené à Rome et placé dans l'école grecque que dirigeait Jean Lascaris, ét dans laquelle étaient élevés les jeunes Grecs qu'il avait, par l'ordre de Léon X, rassemblés des diverses parties de l'Orient. En sortant de ce collége, il entra dans la maison du cardinal Ridolfo, qui le chargea de lui lire les auteurs grecs, et le tit son bibliothécaire. Ce fut pendant son séjour chez ce cardinal qu'il composa l'index des Commentaires d'Eustathe, ouvrage considérable, et pour lequel il ne fallait guère moins d'érudition que de patience. Le pape Paul HI, en récompense de ce grand ira- sait, donna à Devaris la place de correcteur des manuscrits grecs de la bibliothèque du Vatican, et lui fit une pension. Après la mort du cardinal Ridolfo, Devaris présida, pendant trois ans, à l'éducation de MarcAntoine Colonna, qui depuis fut cardinal. Ses fonctions à la Vaticane ne lui ayant pas permis d'accompagner son élève à Padoue, il le quitta,.et entra chez le cardinal Alexandre Farnèse, petitlits de Paul III. Il y acheva ses jours. L'époque de sa mort n'est pas connue ; mais il Nisait encore sous Pie IV, qui rétablit la pension qui lui faisait Paul 111; et l'on sait de plus qu'il inourut à 70 ans, ce qui porte sa naissance au\ dernières années du 15e siècle. Devaris doit sa réputation à son traité De linguoe Grœcoe particulis, publié après sa mort par Pierre Devaris, son ne- veu, Rome, 1-à88 Il y en a eu plusieurs édi- tions, parmi lesquelles il faut distinguer celle de Reusmann (Leipzig, 1775 à cause des additions et des corrections importantes que l'éditeura faites au texte original
  • Mathieu DOBRACKI : gentilhomme polonais. La guerre lui ayant fait perdre sa fortune, il se rendit, en I u;;9, à Breslau pour y enseigner le polonais. Il devint ensuite notaire à Strasbourg dans la Prusse polonaise. Il a écrit le Courrier de la lan- gue polonaise, Oels, 1668 ; une Grammaire polo- naise, Oels, 1699, et quelques autres ouvrages en polonais
  • Mathieu DOGIEL : historien de Pologne, entra vers le milieu du 1 le siècle dans la congrégation des écoles Pies en Lithuanie. 11 introduisit à Wilda, où il était recteur, uu atelier d'imprimerie qui, pour les ouvrages latins, surpassa en peu de temps tous les établissements de ce genre en Pologne. Il accompagna le jeune comte de Campo dans les voyages qu'il fit en Allemagne et en France. C'est L Paris qu'il conçut l'idée de son grand ouvrage Codex diplomaticus regni Polonice et magni ducatus Lithuan iœ, in quo pacta, fccdera , tractatus paci$ , etc . , exhibentur. Les Zaluski et le prince Jablonowski l'avaient aidé dans l'exécution, et lui avaient même fait ouvrir les archives de Cracovie. L'ouvrage était fini, et prêt à être donné à l'impression, lorsqu'un incendie, arrivé probablement à Wilda, consuma, en 1754, les matériaux qu'il avait rassemblés avec tant de peines, sans qu'il pût en rien sauver. Sans se laisser décourager par un événement aussi fatal, il se remit au travail et le finit une seconde fois en 8 volumes. Le 1 er, que l'on publia en 1758, comprend toutes les pièces diplomatiques de la Pologne et de la Lithuanie, avec le Danemark, la France, et divers États de l'Allemagne et du midi de l'Europe. Le 5° qui parut, en 1759, comprend les pièces avec la Livonie, et le 4', publié en 1764, les docu- monts qui regardent la Prusse. On ne connaît point le temps de la mort de Dogiel, mais il ne vivait plus en 1764
  • Mathieu DORING( 1300) : né en Thuringe dans le 14e siècle, entra dans l'ordre des frères mineurs, et professa pendant plusieurs années la théologie à Erfurt, et ensuite à Magdehourg. Le landgrave de Thuringe le jugea propre à rétablir la discipline parmi les franciscains d'Eisenac, dont les mauvaises moeurs causaient un grand scandale. 11 assista an concile de Bâle, et fut élu, par ses confrères députés au mème concile, supérieur général de l'ordre, en 1443. 11 se retira, sur la fin de sa vie, au couvent de Kitils, dans la Marche de Brandebourg. On ignore l'époque précise de sa mort ; mais de fortes raisons font croire qu'il ne vivait plus en 1485. Doring était savant théologien, ennemi déclaré des abus, niais trop subtil et trop enclin à la dispute, ee qui a fait conjecturer à quelques personnes qu'un siècle plus tard, on l'aurait vtt fi gurer dans les rangs des réformateurs. Il a laissé les ouvrages suivants: 1° Continuatio chronici Theod. Engelhusii, ab anno 1420 ad annum 1464. Cette continuation a été fusé- rée dans le tome 3 des Scriptores rerum Germani- carton de Mencken. L'éditeur dit, dans sa préface, que cet ouvrage est un des meilleurs qu'on puisse consulter pour l'histoire de la ilisnie , de la Thuringe et du Brandebourg. Après la mort de Doting,i un anonytne a continué cette chronique jusqu'à l'an- née 1494. 2' De fensorium sive Replica, adversus Pou- lum Burgensem pro Nicolao Lyrano. Cette répons de Doring à Paul de Burgos se trouve dans plusieurs éditions des Postilles de Nicolas de Lyre, notqmment dans celle qu'a donnée Feuardent . 3° Apellatio contra Magdebur- gensem archiepiscopum pro colin superstitioso hos- miraculosoe Trolsenae. Cet ouvrage existait en manuscrit dans la bibliothèque Pauline de Leipzick. 4° Liber perplexorum Ecclesioe. Doring parle luimême de cet ouvrage dans sa Continuation de linrege d'l e ; et le peu qu'il en dit suffit ffitrit, pour en faire regretter la perte. 11 avait encore composé des commentaires sur Isaïe, et sur les quatre livres des Sentences, un TraiM de dialectique, des sermons, etc. Oudin, et après lui quelques biogra- phes, l'ont cru, mais à tort, l'auteur de la chronique connue sous le nom de Nuremberg, parce qu'elle a été imprimée, pour la première fois, dans cette ville. On s'accorde aujourd'hui à la regarder comme l'ouvrage de Hartman Schedel . L'article Doring, dans Moreri, est rédigé d'une manière peu satisfaisante : son nom se trouve écrit indistinctement, Doëting, Doring, Dorinck et Tho- ring. Richard Simon s'est écarté davantage de la véritable orthographe en le nommant Dornick. — Un autre DoRtm , écrivain allemand du 16° cle, a laissé quelques ouvrages. Melchior Goldast a publié quatre de ses lettres dans un recueil inti- tulé : Philologicarum epistolarum centuria , Paris, 4610
  • Mathieu DRESSES ou DRESSERUS( 1536 - 1607) : savant luthérien', né à Erfurt, en 1536, fit ses premières études à Eisleben, et se rendit ensuite à Wittemberg pour suivre les leçons de Mélanchthon et de Luther. Une indisposition assez grave l'obligea de retourner dans sa patrie, où il apprit le grec de Maurice Sideman. Au bout de quelques années il ouvrit une école de rhétorique, et bientôt après fut agrégé au collége d'Erfurt. Il fut appelé à léna pour remplir la chaire d'histoire, vacante par la démission de JusteLipse, et il prononça sa harangue inaugurale en 1574. Cependant il préféra à cette place celle de principal du collége de Meissen, qu'il abandonna, en 1581, pour la chaire d'humanités de l'université de Leipsick. A son arrivée à Leipsick, il trouv.a les docteurs divisés au sujet de la philosophie de Ramus. 11 ne voulut pas d'abord se mêler de cette querelle; mais, quand on lui eutmontré que les partisans de Ramus penchaient en secret pour le calvinisme, son zèle s'enflamma, et!! devint l'un des plus ardents à faire proscrire l'enseignement de la nouvelle doctrine. Les réflexions de Bayle, sur la conduite que tint Dresser dans cette occasion, méritent d'être lues. Ce premier succès l'enhardit, et il parvint à faire enseigner publiquement la confession d'Augsbourg à l'université, dont tous les membres étaient catholiques romains, à part un seul. Dresser mourut le 5 octobre 1607. On a de liii : Rhetoricce inventionis, dispositionis et elocu- tionis libri quatuor, quamplurimis exemplis illus- trati, Leipsick, 1585 On peutencore consulter cet ouvrage. 2° Tres libri Progymnasmatum littera- turce grœcce, cum exemplis modum scribendi mons- trantibus, Leipsick, 1585 30 Isagoge histo- rica per millenarios distributa, Leipsick, 1587, in 8°. Bodin écrivit contre cet ouvrage, et Dresser lui répliqua. Depuis longtemps l'ouvrage même est oublié. 4° De Testis et prœcipuis anni Partibus li- ber, Wittemberg, 1584 réimprimé en 1597 , même format, avec des additions et des changements. 11 y a des recherches et de l'érudition. 5° Bis- brio Martini Litheri , Leipsick , 1598 elle est inférieure à celle qu'a donnée Mélanchthon. On a encore de Dresser une Chronique de Saxe, en allemand, Wittemberg, 1596 et plusieurs écrits polémiques peu intéressants . C'est sans doute à lui qu'on doit aussi l'édition de la Saxonia illustrata, de George Fabricins, Leip- sick, 1606, 2 vol. puisqu'il jouissait d'une pension pour s'occuper de la continuation de cet ouvrage. — Un autre écrivain du même nom a composé quelques écrits sur la médecine, cités par Mercklin dans le Lindenius renovatus. Eloy, le plus récent et le plus exact des bibliothécaires de cette profession, a négligé de tirer ce médecin de son obscurité
  • Mathieu ÉGIZIO( 1674) : naquit à Naples le 23 janvier 1674, d'unj famille estimée, originaire de Gravina. Après ses premières études, il étudia le grec sous Grégoire 1?Iesserio, célèbre professeur, puis la philosophie qu'il appliqua à l'étude de la médecine, et enfin le droit, dans lequel il fit de si grands progrès qu'en trèspeu de temps il obtint le bonnet de docteur. Egizio, s'étant fait des protecteurs, fut nommé agent des fiefs que possédait le prince Borghèse. Il rut bientôt créé auditeur général du duché de Matalona, et se conduisit si bien dans cette place que, pour reconnaître les services qu'il avait rendus, on le nomma secrétaire. de la ville. Sa réputation, qui prenait chaque jour lin accroissement nouveau , parvint auprès du prince Della Torella, que le roi des DeuxSiciles envoyait à l'ambassade de France. Cc prince présenta Egizio pour être secrétaire d'ambassade en 1735. Louis XV fut si content des manières d'Egizio plia lui fit présent d'une chaîne d'or avec une médaille qui, d'un côté, représentait le monarque, et, de l'autre, contenait le motif de la donation. De retour à Naples, le roi Charles de Bourbon le nomma bibliothécaire de la bibliothèque royale, ensuite, en 1745, l'honora du titre de comte pour lui et ses descendants. Egizio mourut la même année. Ce qui a le plus contribué à la réputation de ce savant, ce fut la connaissance profonde qu'il avait acquise dans l'explication des monuments antiques. L'empereur Charles VI le chargea d'expliquer un bronze qui contenait une défense du sénat pour la célébration des bacchanales, et qui lui avait été donné par le prince del Trido. Egizio composa à cette occasion un savant commentaire sous ce titre : Senatus consulti de Bucchanalibus cenece vetuste tabula' Musei Ccesarei Vindobonensis explicatio, Naples, 1729, grand fig. Il a été inséré dans le supplément donné par Poléni au Trésor des antiquités grecques et romaines. Cet ouvrage, qui obtint l'assentiment général de tous les antiquaires, lui valut de la part de l'empereur une collection de médailles et de médaillons d'or. Il en avait recueilli un grand nombre, ainsi que des inscriptions, et se proposait d'en publier l'explication. Il n'eut pas le temps d'achever cet ouvrage, dans lequel il comptait faire de nombreuses corrections sur le recueil de Gruter. Egizio a encore laissé : 1° Lettera in difesa dell' i? scrizione per la statua equestre di Filippo V, Naples, 1706, ; Memoriale cronologico della sloria eccle- siastica, traduit du français de G. Marcel, Naples, 1713; 3° Opere varie di Sertorio Quattromani, con annotazioni, ibid., 1714 ; 4' Serie degl' lm- pPratori Romani, 1736 ; -5° Lettre amiable d'un Napolitain à M. l'abbé Lenglet du Fresno y, par laquelle il est prié de corriger quelques endroits de sa Géographie touchant le royaume de Naples, Paris, 1738 ; id. traduit en italien, Naples, 1750 Cette Lettre est écrite d'un ton si honnête, qu'elle valut au critique l'amitié de l'auteur critiqué ; 6° Plusieurs dissertations recueillies en un volume P, Naples, I 751 P; y trouve une courte notice sur sa vie. On trouve aussi l'éloge de ce savant dans l'Histoire littéraire d'Italie
  • Mathieu FLINDERS : navigateur anglais, a acquis une juste célébrité par ses découvertes et 11111/14aux nautiques sur le continent de la Nota- fia OU Noureileiidiande. Il naquit à Donington f lins le Lincolnshire, s'adonna de bonne heure à marine, et n'était encore que cadet ou volon- en 1795, lorsqu'il s'embarqua sur le vaisseau qui conduisait an port Jackson le capitaine Hunter, chargé de prendre le commandement de la NouvelleGalles méridionale. Flinders était alors depuis peu de temps de retour d'un voyage dan: le Grand Océan , et le désir de faire des découvertes était le principal motif qui l'avait engagé à s'embarquer pour le port Jackson. George Bass, le chirurgien du vaisseau sur lequel il se trouvait avait les mémes idies et la méme intrépidité. A leur arrivée dans la colonie , leurs amis cherchèrent à les dissuader . C'est aussi dans cet ouvrage qu'on trouvera le récit de la na% igation de Bass, dont nous avons parlé cidessus. l'Ai 1800, Flinders, de retour à Londres, y dressa une carte du détroit Ras, et fit connaltre ses découvertes dans un mémoire intitulé : Obserrations sur la côte de Van- Diemen , qu'ArrowsmIth publia en 1801 L'auteur aloe. était déjà parti pour une nouvelle Pxpédition: II avait proposé un plan au gouvernement pour compléter la reconnaissance des côtes de la Notasie OU Nouvelle- Hollande. Son plan ayant été adopté, on lui avait donné le comman- dement de la corvette r Inrestigateur et tous les moyens nécessaires pour le succès de son entreP• Il explora en 1801, en 180'2 et en 1805 les côtes méridionales et orientales de la NouvelleHollande , et au nord le détroit de Torrès et le golfe de Carpentarie. A peine futil de retour qu'il fit de nouveau voile du port Jackson , sur le vaisseau nommé la Porpaise, pour retourner au nord compléter son travail sur le détroit de Tor- rès ; mais il fut jeté sur un des vastes bancs de ces récifs qui se trouvent entre la NouvelleCalédonie et la Notasie, et son vaisseau , ainsi qu'un autre nommé le Caton , qui l'accompagnait , y firent naufrage le 17 août 1803. Flinders re- vint sur une frêle embarcation au port Jaekson d'où il repartit avec deurk corvettes pour aller au secours de ses compagnons d'infortune restés sur le banc du Naufrage. il continua ensuite de faire voile au nord : il passa le détroit de Torrès, visita Timor, et le mauvais état de son vaisseau ne lui permettant ni de reconnaitre la côte occidentale de la NouvelleHollande, ni de retourner sur ses pas, il se dirigea vers l'ilc de France pour se ravitailler. Flinders ignorait que son pays était alors en guerre avec la France, et le passeport dont il était pourvu et qu'avait accordé le gouvernement français pour faire respecter le vaisseau qu'il montait, même dans le cas d'hostilités déclarées, donnait le signalement de la corvette l'Investigateur et non celui du Cum- berland, que commandait alors Flinders. Ce passeport indiquait la mer Pacifique ou le Grand Océan comme le but de l'exploration de Flinders, et n'avait de validité qu'autant que ce capitaine ne se détournerait pas volontairement de la route qu'il devait suivre. Aussi le capitaine Flinders, à son arrivée à Ille de France, fut soupçonné d'espionnage : on mit l'embargo sur son bàtiment , on mit le scellé sur ses papiers et on le retint prisonnier. Peut- étre les circonstances critiques où se trouvait la colonie française et le besoin de veiller à sa sûreté autorisaientils à prendre dans les premiers moments ces mesures de rigueur ; mais le gouvernement français est inexcusable d'avoir retenu Flinders en captivité pendant six ans et demi. C'est bien à tort cependant qu'on a cru que le motif de cette injuste détention avait eu pour but de s'approprier les découvertes de ['limiers, afin de les attribuer à l'expédition fran-çaise de Baudin , qu'on avait envoyé à la [mime époque et dans le méme but sur les côtes de la NouvelleHollande; et à ce sujet des géographes et divers journalistes ont dirigé contre les estimables rédacteurs de l'expédition de Baudin fles accusations de plagiat aussi violentes qu'injustes . Elles sont victorieusement réfutées par la c , et Iei autenri di Quarter: y Re narration même de Flinders. Cet habile navigateur rencontra Baudin à 35° de latitude sud et à 138. 58' de longitude à l'orient de Greenwich, point où il fixe le terme de ses découvertes vers l'est , et de celles de Baudin vers l'ouest. Nulle part il ne conteste l'exactitude et la légitimité des travaux nautiques des Français. Il rend surtout la plus éclatante justice à l'auteur de l'atlas du voyage d'Entrecasteaux. Il se serait plu de même à recon- naître le mérite de celui de l'expédition de Baudin, si cet atlas, gravé deux ans avant le sien , était parvenu à sa connaissance. Toutes les plaintes de Flinders portent sur les noms français imposés à des côtes qu'il avait reconnues et sur des omissions et des réticences qu'il considère comme nuisibles à ses justes droits. Nous examinerons ailleurs jusqu'où s'étend la légitimité des réclamations du navigateur anglais ; à l'article Péron nous rétablirons sur cet objet la vérité qu'on a considérablement altérée. Flinders , de retour dans sa patrie vers la fin de 1810 , ne cessa point de travailler à la rédaction de sa relation et de l'atlas qui devait l'accompagner. Cet ouvrage pa- rut enfin en 1814, et l'auteur mourut le 19 juillet de la méme année, peu de jours après avoir corrigé la dernière feuille et avant qu'il fùt publié. Il est intitulé : Voyage à Terra- Australis, entrepris pour complétir la découverte de ce grand pays , et exécuté pendant les années 1801, 1802 et 1805, etc., etc., Londres, 1814, 2 vol. avec un atlas, en anglais. Ce voyage et l'atlas qui l'accompagne placent Flinders au nombre des meilleurs marins du siècle et des hydrographes les plus distingués. Le voyage ne doit être considéré que comme une longue analyse des cartes : il ne renferme presque que des détails nautiques; ce qui en rend la lecture fatigante et peu instructive pour le commun des lecteurs. Il est précédé d'une introduction, dans laquelle l'auteur s'est proposé pour but de tracer le progrès des découvertes faites avant lui sur les côtes de la NouvelleHollande'. Ce morceau historique, écrit avec exactitude, renferme quelques recherches curieuses. L'appendice est un beau travail de M. Brown, sur la flore de la Notasie ou Nouvelle- Hollande. Flinders a aussi publié un Mémoire sur l'usage du baromètre pour reconnaître la proximité des côtes ; mémoire qui a été inséré dans les Transactions philosophiques, partie deuxième, année 1806. On trouve aussi une Lettre de cet estimable navigateur aux membres de la Société d'émulation de l'île de France sur le banc du Naufrage et sur le sort de la Pérouse , inséré dans les Annales des voyages , vol. 10 , p. 88 et suivantes
  • Mathieu FUESSLI( 1598 - 1739) : Cet habile peintre nàqiiit à Zurich en 1598. Cédant à son goût précoce, son père le dOnna pour élève à Gotthard Rine , pe célèbre ; Èuessli fit sous sa direction des progrès étonnants. Génie Original, il ne s'abaissa point à Copier le travail d'autrui. Il paSSa à Venise, où il s'acquit l'estime de l'empesta et de l'Espa- t gnolet. De retour dans sa patrie, il s'occupa de son art ; il se distingua dans la représentation de scènes effrayantes, telles que batailles, combats navals, incendies, pillages, etc. : il sut se procurer mème quelquefois les moyens (le faire naltre des scènes d'arroi pour les dessiner d'après nature. H travailla aussi en émail, en miniature et à fresque. Le burin lui fut également familier : il l'exerçait (l'après la manière de Callot. Il mourut en 1664. Son fils et son petitfils, de mème nom, se sont fait connaitre comme peintres de portraits. Celuici mourut en 1739
  • Mathieu GLOSKOUSKI : écrivain polonais du 17' siècle, est auteur d'un poème intitulé Souve- nir de la passion de Notre- Seigneur, divisé en vingt- quatre heures ; ce poème a eu plus de quatre édi- tions. On a de lui un autre poème intitulé Geometria peregrinans , et des Discours en prose sur divers sujets
  • Mathieu GREEN( 1677) : poëte anglais, né vers 1677 d'une - famille considérée parmi les quakers occupait un emploi dans l'administration des douanes, et, connue Glover, l'un de ses amis intimes , joignait à l'aptitude aux affaires un talent naturel pour la poésie , auquel il ne manqua que d'être perfectionné par des études régulières. Il apprit seulement un peu de latin. Il avait beau- cotip d'esprit, et le rare secret de plaisanter avec sticcèS, sans cependant blesser persinine. Dans le§ intervalles de Ses oceupatitins Obligées ; il composa quelpies ouvrages de peu d'étendue, Soit en vers, soit en ptose, dans la seule vue de S'amuser avet ses amis. Auetin de ces ouvrages né fut im- primé pendant sa vie, ekcepté un opuscule intitulé la Grotte, en 1759.. lin autre de ses Morceaux de poésie fut tellerrient goûté de celtx gni Én eurent communitation, que GlOrer pressa son ami d'y donner plus de développernent ; ce fit, et il en résulta le poënie intitulé le Spleen, petillant d'esprit , riche de poésie, êt également original dans les pensées et dans le style. Green mourut à Londres en 1757; âgé de 41 ans. Glover publia, la mênie année, le peine du Spleen, qui eut un ?rand succès; et fut honoré des éloges de Pope et de Gray. Il fut réimprimé ensuite, ainsi que les antres poésies du inèrhe anteur, dans le Recueil poétique de Dodsley , et depuis dans là deuxième édition du Recueil du nièrile genre donné par Samtiel Johnson. En 1796 le docteur J. Aikin publia séparément iule notivelle édition du Spleen et autres Poésies de Math. Green, qu'il fit précéder d'un Essai biographique et cri- tique et qui est orné de jolies graVures, d'après les dessins de Stothard. Le caractère partienlier du talent de Green , siliVant ce judicieux éditeur, est de c, rapprocher des idée éloignées, de ma= fière à produire des effets nouteank et Un-« pains. » Son style est exetiipt de inanière; Mais il est souvent tifWig4, prdsaïque et incorrect, comme celui 'de tous les éetivains dont le génie a été privé de culture. La sagacité et la vivacité de son esprit ne se montraient pas moins dans sa conversation que dans ses écrits. Parmi les menues dépenses consacrées à l'entretien de l'hôtel des douanes, on payait quelques sous chaque semaine pour acheter (hi lait aux chats de la maison. Green , instruit que cette dépense allait être supprimée, se constitua l'avocât de ces animaux, et composa en lems noni une pétition en vers, qui eut le succès qu'il avait désiré
  • Mathieu HUBERT( 1640 - 1717) : prêtre de l'Oratoire et prédicateur distingué, naquit à Châtillon, près Mayenne, en 1640. Ses parents, quoique pauvres, ne négligèrent rien pour cultiver les heureuses dispositions qu'il montrait , et l'envoyèrent faire ses études au Mans. Mascaron était alors professeur au collége de cette ville. Le jeune Hubert eut l'avantage d'étudier la rhétorique sous un tel maître, qui se plut à orner son esprit, et devint pour ainsi dire le directeur de sa conduite. En 1661 Hubert entra dans la congrégation de l'Oratoire , et fut chargé pendant quelques années d'enseigner les belleslettres ; mais , entraîné par un goût dominant qu'éclairait une piété solide, il se consacra tout entier au ministère de la chaire, et prèeha pendant plus de quarante ans, soit à la cour, soit à Paris ou dans les provinces. Bourdaloue, qui se plaisait à l'entendre, rendait justice à ses talents. Le P. Hubert Méritait le suffrage de ce grand orateur. a Sa manière de raisonner, ,, dit l'éditeur de ses oeuvres, n'avait point cette « sécheresse qui fait perdre l'onction du discours, (C et ne tenait lier, de cette élocution trop élira diée qui l'affaiblit à force de la polir. » Sans prétention comme sans jalousie, Hubert disait que Massillon, son confrère, devait prêcher les grands, les riches , et lui le peuple et les pauvres. ll répondit avec humilité à un seigneur qui lui rappelait , devant une nombreuse assemblée , qu'ils avaient fait leurs études ensemble. ‹, Je n'ai garde

Mathieu année par année

Signe astrologique de Mathieu

Couleur de Mathieu

Pierre précieuse de Mathieu

Chiffre de Mathieu

Métal de Mathieu