Le prénom Mathias Masculin

Origine :

Fête :

14 Mai

Signification de Mathias

Mathias est un prénom masculin qui a d’abord séduit les pays hispanophones avant de s'imposer en France. Introduit dans les années 1900, il fallut attendre les années 2000 pour qu’il atteigne un pic de 1 463 attributions (2006).
Les traits de caractère des Mathias sont leur générosité, leur sensibilité ainsi que leur sens des responsabilités. Ils se font également reconnaître par leur impatience et leur nature exigeante.
Beaucoup de prénoms sont apparentés à Mathias dont Mathieu, Matthieu, Matthias, Mathys, Mathis et Math.
On compte un grand nombre de célébrités se prénommant Mathias : Mathias Énard (écrivain), Mathias Alexandre Castrén (philosophe, ethnologue), Matthias Jakob Schleiden (botaniste) et Mathias Frank (cycliste).

Personnalité de Mathias

Plutôt exubérants, chaleureux, généreux, mais au caractère difficile, ils ont une volonté un peu fluctuante. Il faut souvent les forcer pour aller au bout des choses. Passionnés, ils travaillent avec obstination s'ils sont intéressés. Assez influençables, ils n'osent jamais dire "non", car ils ne veulent pas déplaire. Affectueux, tendres, ce sont de grands sentimentaux. Charmeurs, ils sont coutumiers des coups de foudre et des coups de coeur.

Provenance du prénom Mathias

Histoire de Mathias

Etymologie de Mathias

Les Mathias célèbres

  • Mathias BALEN( 1611) : historien, naquit en 1611 , à Dordrecht , d'unedes familles les plus hono- rables de cette ville. Élevé dans la maison de son aïeul maternel, à Gand, il y contracta l'habitude de parler flamand, et cultiva depuis cette langue de préférence au néerlandais. On cite de lui des pièces de vers estimées. Ayant abandonné la poésie pour se livrer aux études historiques , il obtint des magistrats de Dordrecht la permission de puiser dans leurs archives les matériaux dont il avait besoin, et Par une distraction inconcevable, l'édition du Dictionnaire de Cliaudcn, 1804, fait de Dordrecht une ville d'Angleterre. Barbier, dans son Examencritique, a relevé cette faute ; mais il aurait dû remarquer qu'elle a passé dans le Dictionnaire universel publié par Prudhomme, auquel luimelue a travaillé. mit au jour la Description de Dordrecht, contenant son origine, ses accroissements et son état présent, avec la généalogie des principales familles, etc., Dordrecht, 1677, 2 vol. lig. . Peu d'ouvrages de ce genre, dit Paquot, ont été faits avec autant de soin, et il n'en est peut-être aucun qui renferme une si prodigieuse quantité de détails curieux. Balen mourut peu de temps après sa publication. Son portrait a été gravé par le fameux Romain de Hooghe
  • Mathias BEL ou BELIUS( 1684) : théologien et historien, né en 1684, à Orsova en Hongrie. Après avoir fait de trèsbonnes études à l'université de Balle, il retourna dans son pays, et fut placé comme recteur des écoles protestantes et ministre du culte de la même religion à Neusohl. Lorsque Je temple de cette ville eut été enlevé aux protestants, Bel exerça les fonctions du ministère à Presbourg, où il fut en même temps mis à la tète d'un collége. 11 mourut en 1749. Les académies de Ber- lin et de Pétersbourg et la société royale de Lon- (fies lui avaient donné une place parmi leurs associés étrangers. On a de lui une traduction de la Bible en bohémien, une édition de Thomas à Kem- pis, plusieurs ouvrages de dévotion, et des ouvrages historiques trèsestimés des savants par lems exactitude : 1° Prodromus Hungarim antique° et hodicrnce, Nuremberg, 1725 ; 2° Notifia Hltngarice nom historie° - geographica, Vienne, 1735-12, 4 vol. : cet ouvrage valut à l'auteur le titre d'historiographe de l'empereur Char- les VI, et des lettres de noblesse ; 50 de vdere Mie- ratura Hunno- Segthica Exercitatio, Leipsick, 1718 4° Apparatus ad historiant Hungarice, sive Collectio monununtorunt ineditorum partim, par- tim editorum, Presbourg, 1735-46, 3 vol. 50 A mplissinice historico- criticoe Proefationes in Scriptores & non Hungaricarum, 3 vol. — Charles- André BEL, son fils, était conseiller de l'électeur de Saxe, professeur et bibliothécaire de l'université de Leipsick. Né en 1717, à Presbourg, il lit ses études à Altorf et à Iéna. Une thèse de Modo- baptismi Histoffit lui lit obtenir, dans la dernière de ces villes; le degré de maitre èsarts. Après avoir voyagé avec plusieurs gentilshommes hongrois, il se retira en Saxe vers l'année 1750. Sa réputation se répandit en Allemagne et ailleurs, et l'académie de Munich, la société d'histoire de Goettingue, ainsi que d'autres compagnies littéraires, lui envoyèrent des diplômes d'associé. Il mourut subitement, le 5 avril 1782, laissant plusieurs ouvrages, dont les plus remarquables sont : 1° de veva Origine et Epocha Hunnorum et rerum Hungararum, Leipsick, 1757; 20 B 07i filai decades rerum Hungaricarum edit. 7, Leipsick, 1771 50 une traduction allemande de l'Histoire de la Confédération helvétique, par AlexandreLouis de Watiewille, Lemgo, 176; 40 des dissertations latines sur divers sujets d'histoire et de littérature. Après la mort d'Othon Menk, Bel continua, de 1754 à 1780, les Acta erudi- forum et le journal littéraire allemand de Leip- sick
  • Mathias BERNEGGER( 1582 - 1640) : né le 8'février 1582, à Hallstadt, en Autriche, recteur du collége et professent en histoire à Strasbourg, mourut le 3 février 164d. 11 a écrit en latin un e nombre d'ouvrages sur diverses matières, et dont on trouve la liste dans le t. 27 des Mémoires de Niceron. Les principaux sont : 1° Hypoboliniœa D. Maria Deiparce Camera, idolum Lauretanum, etc., dejectum, Strasbourg, 1619, 7n-4.; 2, de Jure eligendi reges el principes, Strasbourg, 1617 Il a donné une édition de Tacite , 1658 et de Pline le jeune, avec des notes choisies de divers auteurs, 1635 Il a traduit de l'italien le traité du Système du monde de Galilée. Ilernegger était en correspondance avec Koppler et Grotius. Leurs lettres ont été recueillies sous ers titres : Episiohe mana, Hugonis Grolii et Mati. llernegyeri, Strasbourg, 14167 et EpisLola) Joannis Keppleri et Mati. Berneggeri Strasbourg , 1672 Freinshemius, auteur des Suppléments de 'Tite - Live, était gendre de Bernegs
  • Mathias BREDENBACH( 1489 - 1529) : principal (lu collège d'Emmerick dans le pays de Clèves, naquit, vers l'an 1489, à Iiersp dans le duché cie Berg. C'était un homme savant dans les lettres, l'histoire et la • théologie. Il mourut à Emmerick, le 5 juin 1529 âgé de 70 ans. On a de lui divers ouvrages de théologie et de controverse ; les principaux sont :1° de Dissidiis Ecclesice componendis Sententia, Cologne, 1557, 1558 Hyperaspiles pro libro de Dissidiis Ecclesice, Cologne, 1560 : ouvrage savant, exact et solide. C'est une défense contre H. Pila leus. 3° Apologia pro acerbitatibus in Lutherum, ' in libro de Dissidiis Ecclesice, Cologne, 1757 4° Epistolce dual de negolio religionis, Cologne, 1567 5° Introducliuncula in grœcas litteras, Cologne, 1554. 6. Commentar ia in 69 Psalmos : l'auteur rapporte les différences du texte hébreu. 7° Comment. in Evangelium Matthcei. Ces deux commentaires ont été imprimés ensemble à Cologne, en 1560, 2 tomes en 1 seul vol. Le dernier est en méfie temps littéral et moral. Les ouvrages de Bredenbach sont instructifs et édifiants. Sa manière d'écrire est à la fois noble et polie
  • Mathias CHARDON( 1695 - 1771) : bénédictin de la congrégation de StVannes, né à IvoiCarignan, dans le Luxembourg français, en 1695, fit ses voeux le 25 juin 1712. Il parait que, dans cet acte religieux, on ajouta à son prénom de Mathias celui (le Charles, puisque dans sa congrégation il ne fut connu que sous le nom de D. Charles Chardon. Il y passait pour un bon théologien, un savant distingué, et pour un homme studieux, d'un esprit Juste, aussi indulgent pour les antres que sévère pour lui, et ne quittant guère sa cellule ni ses livres. Il fut pendant quelque temps chargé du noviciat, et professa la théologie à NovilesMoines, près Rethel. Le chapitre général tenu à Toul en 1750 le destitua à cause de son opposition à la bulle Unigenitus. Il est auteur d'une Histoire des sacrements, ou de la manière dont ils ont été célébrés et administrés dans l'Eglise, et de l'usage qu'on en a fait depuis le temps des apôtres jusqu'à présent, Paris, 1745, 6 vol. : cet ouvrage, plein de recherches, est écrit solidement ; il a été traduit en italien, Brescia, 3 vol. D. Charles Chardon mourut à StArnould de Metz, en 1771. 11 a laissé en manuscrit un ouvrage contre les incrédules modernes, et une Histoire des variations dans la discipline de l'Église. L—
  • Mathias CORNAX : médecin du 16e siècle, né à la Meldola, dans la Romagne, devint médecin de l'empereur Ferdinand, et professeur à l'université de Vienne. Praticien distingué, il consigna le résultat de ses observations dans deux ouvrages que l'on consulte encore avec fruit : 1° Historia qu quennis fere gestationis in utero , quoque modo fans semiputridus, resecla alvo exemptus sit, et mater curata evaseril, Vienne, 1550 La femme qui fut le sujet de cette histoire infiniment curieuse s'étant exposée de nouveau à devenir enceinte, malgré la cruelle leçon qu'elle avait reçue, fut victime de son imprudence,comme on le voit par le supplément, intitulé : Historia secunda, quod eadem femina denuo conceperit, et gestaverit t'edam vivitm perfectum mascatinurn ad legitimum pariendi tem- pus, quodque ex posihabita sectione mater una cum puello interierit. 2° Medicce consultationis apud œgrotos secundum arlem el experientium salubriter instittiendœ Enchiridion ; libellus unus pro mullis : adjectœ sont et historiai aliquot, etc., Bàle, 1564
  • Mathias DUPUIS : né en Picardie, entra dans l'ordre des frères prêcheurs, au couvent du noviciat général, en 1641 , et fut envoyé , en 1644 , comme missionnaire à la Guadeloupe et dans les autres possessions françaises : il y resta jusqu'en 1650. De retour en France, il demeura quelque temps à Caen, et passa ensuite à Langres, et quelques années après à Orléans, où il est mort. On a de lui : Relation de l'établissement d'une colonie française dans Vile de la Gua- dtloupe , et des moeurs des sauvages, Caen, 1652 Les manuscrits du P. Raimond reton , ne furent pas inutiles à upuis, dont le petit ouvrage n'est ni bien écrit, i exempt des préjugés de parti, dit la Bibliohèque historique de la France
  • Mathias FARINATOR : religieux carme , était de Vienne en Autriche, et vivait à la fin du 15. siècle. Le bibliothécaire de son ordre , le présente comme un illustre philosophe , et l'un des plus savants théologiens de son temps. Cependant il serait resté dans l'oubli, s'il n'avait attaché son nom au Lumen animce , vaste recueil de lieux communs de morale , extraits des anciens poètes, des orateurs, des philosophes et des pères de l'Église. Farinator ayant retrouvé dans W—s. On a cru longtemps Farinator l'auteur de cet ouvrage, dont il n'est que l'éditeur.
  • Mathias FERRERI( 1600) : capucin piémontais , né à Cavalmaggior dans le 17t: siècle , professeur en théologie et ensuite définiteur des différentes maisons de son ordre , s'était acquis une réputation assez étendue pat, son talent pour la chaire. Il fit plusieurs missions dans lrs vallées des Alpes, et toutes furent suivies de la conversion d'un assez grand nombre de protestants. Il est auteur d'un ouvrage intitulé t Jus regnandi apostolieuna per missiones eeelesiasiicas reliqiosorum tatius ordinis hierarchici, ab initia Eeclesiœ, siee Butionarium chro- nographicum missionum evangelicarum ab apostoticis operariis proesertim capuccinis... in quatuor mundi partibus, signanter in Gallia cisalpina exercit« rum, Turin, 1659, 2 vol. Dans le premier volume, il traite des missions en général , avec moins de détails que ne l'a fait depuis Fabricius dans son & di/ taris lux Evangelii ; mais il s'étend beaucoup plus sur les travaux apostoliques des capucins en Piémont, et donne lé texte de tous les brefs des papes et les édits des souverains relatifs aux missions. Dans le tome second, beaucoup plus ample, il donne minutieusement l'histoire des missions faites par les religieux de son ordre dans les vallées des Alpes occupées par les Vaudois ou Barbets. On y peut trouver quelque S détails importants pour l'histoire à la topographie de ces contrées peu connues.
  • Mathias FUNCK( 1400) : philosophe et pone , né dans le Hanovre vers le milieu du 1N** siècle, est auteur d'un ouvrage intitulé : De genuino vitœ humance colle ex pythagorica traditione, On cite encore de lu i un Poème à la louange de Ste- Anne ; une Généa- logie de la Ste- Vierge ; une Vie de Ste- Edwige, en vers héroïques; et enfin une Satire contre les vices des hommes en général. Funck vivait encore en HM; il avait un frère nommé Fabius, qui a laissé entre autres ouvrages, un poème en vers élégiaques sur la philosophie, et un autre sur les sept arts libéraux. Ws.
  • Mathias FUHRMANN : savant et laborieux moine autrichien , mort à Vienne en 1775, appartenait , suivant Adelung, à l'ordre tic Stl'aul premier ermite, et était définiteur général de 11 province d'Autriche. Il a publié en allemand 1. L'Autriche ancienne et moderne, Vienne, I 751-57, i part. . Vienne ancienne et moderne, ibid.; 1738, 2 part. 50 1. ie et miracles de St- Uve- rin , apôtre du Nordgau ou de l'Autriche , et abbé de Ileiligenstatt , prés de l'icnne , ibid., 17 II; ilt- i" , - 1" Dissertation sur deux question historiques- I. Fienne est- elle balle sur l'emplacement de l'an- cienne Vindpbona , frontiere de l'empire ruinant. ' 2" L'ancienne ville étail- ellc aussi grande que la Vienne moderne 1 ibid. , 1761 Ces deux questions furent ‘ivenient agitees. keic P. limpoid Fischer, jésuite, essaya de réfuter le 1. Fuhrinanit dans une Biens notifia urbis Uindubonœ , I 7(iir ouvrage qui eut beaucoup de succès, dont il parut successivement quatre parties, suivies de trois suppléments de ri71 à 177ti. 1,e thème jésuite avait publié en allemand un Acis ( lux lecteurs de la Dissertation d4 i'. l'i4hrileatie snr eleu. c questions historiques , ibid., Iiiii 8". Le P. Fuhrinanu soutint son opinion avec dc nouveaux développements dans l'ouvrage suivant : :i° Oescription his- torique de in ville et des Jiiubourgi de Penne, 1 rc partie , où l'on prouve qu'elle occupe l'emplacenzent de l'ancienne Vintlobona , et avec la tnème étendue, ibid., '1766 avec 4 pl. ; 2e partie, 1766-67, vol. avec 7 pl. 6. Histoire générale ecclé- siastique et civile des Etats héréditaires de la maison d'Autriche, depuis Auguste jusqu'à l'an 357 de . 1- C. ibid., 1769 avec 13 pl. 7. Le P. Fuhrmann a encore publié, en latin , Historia sacra de bap- tismo Constantini Aug. colloquiis familiaribus digesta, in, partie, Rome, 1745; 2e partie, Vienne, 1711 fig.; ouvrage curieux , plein d'érudition , mais dont le second volume est défiguré par de nombreuses fautes d'impression ; Dux vice angelicus ad urbem Romain , ibid., 1710, ; traduit en allemand la même année
  • Mathias GALLAS( 1589) : feldmaréchal des armées impériales, naquit en 1589 , dans le comté de Trente, d'une ancienne et illustre famille de ce pays. Il fut d'abord attaché comme page, et ensuite comme écuyer, à un seigneur de Bauffremont , qui , dans la guerre de l'Espagne contre le duc de Savoie, eu 1616 et 1617, le fa enseigne. Gallas obtint ensuite le commandement de Riva, place forte située dans les montagnes, sur le lac de Garda ; mais il le quitta bientôt, à la suite d'un dérnèlé qu'il eut avec un commissaire autrichien, et il alla chercher fortune en Allemagne. Les ser- vices qu'il rendit, dans l'armée de Tilly, à Ferdi- nand 11 et à la ligue catholique , en Bohème , sur le Rhin et ailleurs, lui valurent un avancement rapide. 11 contribua au succès que les Impériaux obtinrent sur les Danois, près de Brème, et à la Éloge de messire Jean- Ba p! isle- Alarie de Beauvais, ancien évéque de Senez , prononcé le décembre 1806, Paris, 1807 2 de CO pages. victoire qu'ils remportèrent en 1625, près de Ste en Westphalie. 11 fut en 1629 major général de l'armée qui, sous les ordres de Colalto, marcha contre le duc de Mantoue ; et bientôt les du général l'ayant forcé à se démettre du commandement, Gallas le partagea avec Aldr Plusieurs avantages brillants et la prise de diverses places précédèrent celle de Mantoue, qui fut saccagée , et où se fit un butin immense. Gallas veilla ensuite, comme ministre plénipotentiaire de l'empereur, à l'exécution du traité de paix de Cherasco, conclu en 1630, puis retourna l'année suivante en Allemagne, avec les troupes impé- riales et le titre de général de cavalerie. L'empereur l'éleva au rang de comte de l'empire, et, après la bataille de Leipsick , gagnée par les Suédois, lui donna, sous Wallenstein, le commandement d'un des corps de troupes destinés à secourir la Bohème. Gallas justifia cette marque de confiance en dégageant Pilsen et en aidant à reprendre Prague. Il montra une bravoure ex- trème à la bataille de Nurenberg et à celle de Lutzen ; il fut chargé ensuite par Wallenstein de menacer Dresde avec un corps de dix mille hommes, ce qui facilita la reprise des places dont les Suédois s'étaient emparés sur la ligne de l'Oder ; de là il marcha au secours du duc de Bavière et de la ville de Ratisbonne ; mais Wallenstein, qui déjà couvait des desseins ambitieux, lui avait donné l'ordre de rester sur la défensive. Cependant la prise de Ratisbonne força le généra- lissime à faire avancer des troupes pour couvrir Passau : Gallas défendit cette place , et aida ensuite à conquérir le haut Palatinat. Quand Wallenstein écrivit à ses généraux absents de venir le trouver pour obtenir un acquiescement à ses projets, ou pour s'assurer de leurs personnes en cas de refus, Gallas, instruit d'avance, se hâta d'arri- ver, mais pour voir par luiinème l'état des choses, et pour envoyer à l'empereur des avis d'autant plus certains. Les éclaircissements qu'il donna, conjointement avec Piccolomini , firent connaltre toute l'étendue du danger que l'on avait seulement soupçonné. Ferdinand H lui expédia une patente qui lui conférait le commandement suprème , enjoignait aux généraux et aux officiers de lui obéir en tout , et promettait l'oubli pour tout ce qui s'était passé. Rien de moins rassurant pour Gallas que cette marque honorable de confiance. Il était alors à Pilsen , sous les yeux et au pouvoir de celui dont il tenait le sort dans ses mains, et qui avait un nombre infini d'espions pour le surveiller et découvrir le secret de sa commission. D'ailleurs les sentiments des chefs étaient incertains : il était douteux qu'ils voulussent se fier aux promesses de l'empereur , et renoncer tout d'un coup aux brillantes espérances qu'ils avaient fondées sur Wallenstein. 11 y avait trop de danger à essayer de l'arrèter comme un simple criminel au milieu des gardes qui l'entouraient, et dans une ville qui lui était entièrement dévouée. Gallas, bien pénétré de l'impossibilité d'exécuter sa commission sous les yeux de Wallenstein , désirait se concerter avec Aldringer avant de rien hasarder. La longue absence de celuici avait commencé à éveiller les soupçons du généralissime. Gallas lui offre d'aller trouver Aldringer : sa proposition est acceptée avec empressement. Profitant du succès de sa ruse , il charge Piccolomini de surveiller la conduite de Wallenstein, et se hâte de quitter Pilsen. Partout où il passe, il fait connaltre la patente impériale ; les troupes se déclarent d'une manière beancoup plus favorable qu'il n'avait osé l'espérer : personne ne fait résistance. H envoie Aldringer défendre l'empereur contre une attaque dont il était menacé, s'assure des principales places de la Bohème, prend toutes les dispositions néces- saires pour déjouer les entreprises du rebelle, et marche vers l'Autriche supérieure, où l'approche du due Bernard mettait tout en combustion. Après la mort de Wallenstein , Ferdinand II avait nommé généralissime son propre fils, Ferdinand, roi de Hongrie : sous lui commandait Gallas, qui exer- çait réellement les fonctions de général. L'armée impériale entreprit le siége de Ratisbonne, que Wallenstein s'était constamment obstiné à ne pas vouloir tenter. Grâce à l'activité de Gallas, cette ville fut obligée d'ouvrir ses portes : les Suédois furent graduellement repoussés des rives du Danube , et enfin éprouvèrent une défaite complète sous les murs de Nordlingen , le 6 septembre 1631. Cette victoire, qui causa au chancelier Oxenstiern la seconde mauvaise nuit qu'il dit avoir passée en Allemagne, remit les Impériaux en possession de la Souabe, de la Franconie et du cours du Rhin. Gallas avait en tête une armée française , commandée par le cardinal la Valette : il surprit Philippsbourg à la faveur des glaces, et mit ensuite le siége devant DeuxPonts. Les Français, joints aux confédérés d'Allemagne , l'obligèrent à le lever, et demeurèrent ma Itres de la campagne : ils s'étaient déjà avancés jusqu'à FrancfortsurleMein, lorsque Gallas, les harcelant et leur coupant les vivres , les obligea à leur tour de songer à la retraite ; il les poursuivit au delà du Rhin , et se posta toujours si avantageusement qu'il les mettait à la fois hors d'état d'avancer dans leur marche et de l'attaquer. Ils parvinrent cependant à lui échapper : il les poursuivit à travers le Hundsruck ; inais leur vigoureuse résistance et quelques échecs qu'il éprouva lui firent manquer son but principal , celui de prendre ses quartiers d'hiver en France. 11 se vit contraint de ramener ses troupes par la Lorraine, l'Alsace et la Souabe, provinces déjà épuisées, et il perdit beaucoup de monde. Mais la retraite des Français, quoiqu'elle leur eût acquis beaucoup de gloire, lui avait donné la facilité de reprendre Mayence et d'autres places sur le Rhin : il passa ce fleuve à Brisach , secourut Dôle assiégée par le prince de Condé, et , fondant sur la Bourgogne, il fit mine d'assiéger Dijon , et vint investir St- Jean de Losne. Son armée, grossie de celles du due de Lorraine, qui commandait en personne, et du roi d'Espagne , se montait à 80,000 hommes. La résistance courageuse de cette petite ville, mal fortifiée et mal pourvue de troupes, sauva Paris, où tout était déjà dans la consternation ; car les ennemis avaient aussi fait des incursions en Picardie. La bravoure des habitants de StJean de Losne rendit nuls tous les assauts qui furent donnés : l'armée impériale , épuisée par les fatigues du siège et par la rigueur de la saison, diminuait chaque jour. Gallas, après avoir vu périr l'élite (le ses troupes, fut obligé de s'en aller précipitamment le 2 novembre 1656, abandonnant son artillerie et une partie de son bagage. L'année suivante il reparut avec plus de succès sur la scène : il contraignit Banier à lever le siége de Leipsick, et le chassa de Torgau , où il avait pris possession. Gallas crut avoir mis son ennemi dans l'impossibilité de lui échapper; mais celuici arriva dans la Poméranie, en exécutant une retraite dont l'audace et la réus- site paraissent également incroyables. Cependant Gallas, à qui l'on indique près de Tribsée un passage important qui n'était pas gardé avec assez de soin , pénètre dans la Poméranie, réduit la plupart des places situées à la gauche de l'Oder, et les Suédois sont repoussés jusqu'aux bords de la Pène. Pendant près d'un an la Poméranie fut le théâtre de la guerre entre les deux rivaux. Gallas, après avoir laissé des garnisons dans les places qu'il avait conquises, ainsi que dans les Hes de l'embouchure de l'Oder, cantonna ses troupes dans la Saxe ; mais la famine, qui bientôt régna dans ces contrées ravagées et appauvries, fit périr un grand nombre de soldats impériaux ; d'autres désertèrent à l'ennemi. Banier, qui avait reçu de Suède des renforts , reprit l'une après l'autre toutes les villes de la Poméranie , força Gallas à se retirer, et le repoussa jusqu'en Silésie et en Bohème. L'empereur, voyant ses États héréditaires menacés, ôta le commandement à Gallas, qui resta dans l'inaction jusqu'en 1643. Alors la retraite de Piccolomini lui fit de nouveau confier le commandement : il se signala contre les Suédois en Bohème, cri Moravie et en Silésie, et fut, au mois de décembre, envoyé avec l'élite des troupes contre Torstenson, qui , traversant la Saxe, était tombé sur le Holstein, et avait pénétré dans le Jutland. Gallas avait ordre de suivre, malgré la rigueur de la saison et la longueur de la marche, les mouvements rapides des Suédois : il vola au secours du roi de Danemarck , joignit ses troupes à celles de ce prince , s'empara de Kiel , et ne douta pas un instant qu'il n'enfermât les Suédois et ne les réduisit à la dernière extrémité ; mais Torstenson prévint l'exécution de ce dessein. Un défilé était resté libre près de Sleswig ; il en profita pour marcher audevant de Gallas, et lui présenta la bataille, que celuici refusa ; il sortit ensuite du Holstein , en faisant passer son armée sous les retranchements des Impériaux. Ceuxci se séparèrent des Danois, fort mécontents les uns des autres : et l'on frappa à Hambourg une médaille avec ces mots : « On peut voir sur l'autre côté le narré ,( succinct des hauts faits de Gallas dans le Hot- « stem. » De l'autre côté il n'y avait rien. Gallas, repoussé tout le long de l'Elbe , vint se retrancher à Bernbourg, où, malgré sa réunion aux Saxons, il fut réduit à la plus grande détresse , parce que les Suédois avaient choisi en arrière de lui des positions qui lui coupaient toute communication avec la Saxe et la Bohème. La famine exerça ses ravages dans le camp des Impériaux, et en fit périr un grand nombre. Une retraite qu'ils ten- tèrent sur Magdebourg n'améliora en rien cette situation désespérée : la cavalerie, en cherchant à s'échapper vers la Silésie, fut atteinte par Torstenson près de Juterbock , et dispersée; le reste, en essayant de se faire jour les armes à la main, fut presque entièrement anéanti près de Magdebourg, le 25 novembre 1614. De toutes ses troupes, Gallas ne ramena en Bohème que quelques milliers de soldats exténués ; et cette campagne lui mérita, dit Schiller, la réputation d'ètre le premier géné- ral du monde pour perdre une armée. Cette catastrophe termina la vie militaire de Gallas : rongé par les infirmités que les fatigues de la guerre lui avaient causées, il mourut à Vienne le 25 avril 1647. Son corps fut transporté à Trente, dans l'église des jésuites. Il était fort aimé des soldats, parce qu'il se montrait pour eux plein de bonté; niais, poussée à l'excès, cette qualité l'empêchait de faire observer exactement la discipline , et l'on prétend que c'est à cela qu'il faut attribuer une partie des revers qui finirent par l'accabler : ils ne purent néanmoins faire perdre le souvenir de ses exploits brillants durant une guerre où tint un rang distingué au milieu d'un grand nombre de généraux habiles
  • Mathias KNUTZEN ou KNUZEN( 1640) : l'un des fanatiques les plus extravagants du 17 siècle, naquit, vers 1640, à Oldensworth , dans le duché de Sleswig , d'une famille pauvre et obscure. Il avait reçu de la nature des dispositions pour les sciences , une grande facilité à parler sur toutes sortes de matières , mais en même temps un penchant irrésistible aux idées singulières. Son père étant mort , il alla continuer ses études à Koenigsberg , où l'un de ses frères occupait un petit emploi. Les mauvais traitements de ce frère le déterminèrent à s'enfuir secrètement, et il revint dans sa famille en demandant l'aumône. Il retourna, en 1664, à Koenigsberg, où il acheva ses cours de philosophie et de théologie, et resta ensuite attaché à quelques ministres, qu'il aidait dans leurs fonctions. Au bout de quelques années, il fit un voyage à Copenhague, et eut l'impudence d'annoncer, à son retour, qu'il avait été reçu maitre ès arts ; mais comme il ne put produire son diplôme, ce mensonge lui fut inutile. Il parcourut ensuite la Pologne, et arriva dans le Ilolstein , sans argent et manquant de tout. Il s'engagea , en 1673, chez un ministre de campagne, pour enseigner le catéchisme aux petits enfants, et prêcha quelquefois dans le voisinage de Rypen ; mais il fut bientôt interdit, pour s'être permis en chaire de violentes sorties contre l'ordre ecclésiastique : de là il se rendit à Tonningue , où il ne put réussir à être employé, et ensuite à Iéna, où il commença, en 1674, à débiter son étrange doctrine. Il publia la même année deux Dialogues, en allemand, et une Lettre, en latin, qui ren- ferment tout son système. Il y enseigne qu'il n'y a point de Dieu ni de diable ; que les magistrats et les prêtres sont également inutiles au maintien de la société ; que le mariage ne diffère point de la fornication ; que la vie de l'homme est bornée à cette terre , et qu'après la mort il n'y a point de récompenses à espérer, ni de châtiments à craindre ; enfin que chacun doit se diriger d'après le sens intime, qui apprend à chacun son devoir. Knutzen nommait ses partisans les consciencieux, et il se vantait d'en avoir un trèsgrand nombre dans les principales villes de l'Europe, et même à Iéna, où il en comptait plus de sept cents. 11 est probable que les magistrats jugèrent à propos de faire enfermer ce sectaire, puisqu'on ignore ce qu'il est devenu depuis cette époque. Deux écrivains prirent la peine de le réfuter ; ce furent Jean 111asaeus, professeur à Iéna, et Valentin Gressing ; mais ce dernier eut le tort de confondre Descartes avec Knutzen , et de le traiter à peu près de la même manière dans ses Exercitationes dam academicoe de atheismo Descartes et Math. linutzen oppositoe, Wittemberg, 1677 La lettre latine de Knutzen, dont on a parlé dans le corps de l'article, et qu'il data de Rome, quoiqu'il ne soit jamais sorti d'Allemagne, a été insérée par Lacroze, avec une traduction française, dans ses Entretiens sur divers sujets d'his- toire , de littérature et de religion. On peut consulter sur Knutzen Bayle et Chaufepié. — Martin KNUTZEN, né à Koenigsberg le 14 décembre 1713, fut professeur au gymnase de la méme ville et premier conservateur de la bibliothèque du château ; il mourut le 29 janvier 1751 , après avoir publié divers ouvrages, dont les principaux sont 1. De ceternitate mundi impossibili, Koenigsberg, 1735 , 4. ; Elementa philosophice rationalis, methodo mathematica demonstrata , ibid., 1747 ; 54) Specimen theorice motus polaris et historioe stellarum polarium, livre approuvé, à la censure, en 1747, niais non publié. Les suivants sont en allemand. 4^ Preuve philosophique de la vérité du christianisme, démontrée à la manière des sciences mathématiques , ouvrage qui a eu six éditions , de 1739 à 1765 , et qui a été traduit en danois, 1 7 42 ; 50 Arithmetica mecluinica, ou Descrip- tion d'une machine à calculer, en forme de cassette, Koenigsberg, 1744 ; 6. Dissertation historico- mathématique sur les miroirs ardents, particulière- ment sur celui d'Archimède ; 7. Notice d'une nou- velle mnémonique philosophique , etc., dans la Feuilled'avis de Koenigsberg, 1738, et divers morceaux dans les Acta erudito- rum • et autres recueils périodiques
  • Mathias LAFOND( 1769 - 1834) : né le 16 juillet 1769 au Conquet , s'embarqua dès son bas âge, et parcourut successivement , soit sur les navires du commerce, soit sur les bâtiments de PEtat , toutes les mers du globe. Promu en 1792 au grade (l'enseigne de vaisseau, son avancement fut d'abord rapide. Dès 1798, il était capitaine de vaisseau et semblait devoir parvenir aux grades élevés de la marine. Les amiraux illorard de Galle, de Bruix, Lacrosse, Missiessy, sous les ordres desquels il servit, le signalèrent comme un officier dont le mérite égalait le zèle et la rigide exactitude. Choisi par l'amiral (le Bruix pour chef d'étatmajor de la flottille de Boulogne, le capitaine Lafond se dévoua avec succès à cette tâche laborieuse et dif- ficile. Ce succès même , il est triste de le penser, parait avoir été la cause qui borna sa carrière. Malgré ses instances réitérées pour aller à la mer, il fut maintenu au poste où il s'était distingué par une remarquable aptitude. Lorsqu'il obtint enfin le commandement d'un des vaisseaux de l'Escaut, la guerre touchait à sa fin. Il n'eut aucune occa- sion de se montrer. En 1815, se trouvant chargé de remplir les fonctions de chef militaire à Toulon, il prit des dispositions énergiques pour empecher l'entrée dans ce port des fédérés et de l'armée du Var. Malgré ce dévouement au gouvernement royal, il passa pour un partisan du régime impé- rial et fut condamné à une retraite anticipée. Il languit dans la détresse et mourut en février 1834
  • Mathias MARTINI( 1572 - 1630) : théologien et philologue allemand, né en 157'2 à Freinhage , dans le comté de Waldeck, acheva ses études à Herborn ; et, s'étant destiné au saint ministère, il fut appelé en 1595 à Dillenbourg , pour y remplir les fonctions de prédicateur du comte de Nassau. Dès l'année suivante il revint à Ilerborn occuper la chaire de grammaire latine, à laquelle on joignit, quelque temps après, la direction du pensionnat. Martini témoigna le désir de rentrer dans la carrière de la prédication ; mais les magistrats de Herborn , témoins de son zèle et de ses succès , refusèrent de le remplacer. Cependant cette ville ayant été ravagée par une fièvre pestilentielle en 1607 , l'école fut fermée ; et Martini fut désigné pasteur de l'église d'Embden , qu'il desservit pendant trois ans . Il fut nommé en 1611 recteur de l'école illustre de Brème, dont il accrut la célébrité dans toute l'Allemagne par son zèle pour les bonnes études et les soins particuliers qu'il prenait des élèves ; il fut député en 1618 au synode de Dordrecht et il en souscrivit les actes. Le reste de sa vie fut partagé entre les devoirs de sa place, l'enseignement de la théologie et la rédaction de ses ouvrages. Il mourut d'apoplexie en 1630 , dans un village près de Brème , où il était allé se délasser de ses travaux. Martini était d'un caractère doux et pacifique : il eut cependant une querelle assez vive avec Balth. Mentzer, querelle qui produisit de part et d'autre un grand nombre de volumes justement oubliés. On a remarqué que Martini travaillait habituellement couché par terre, ayant autour de lui les livres qu'il avait besoin de consulter. Il a laissé des ouvrages de théologie et de controverse, dont on trouvera les titres dans le tome 36 des Mémoires de Niceron. Le seul des écrits de Martini qui lui ait survécu est le suivant : Lexicon philologicum, prœcipue etymologicum; in quo latince et a latinis auctoribus usurpatoe, tum purce, tum barbarce voces ex originibus declarantur, , comparatione linguarem, etc., Brème, 1623 ; Francfort, 1655 — Accedunt Cadmus grcece Phenix et glossarium Isidori , Utrecht, 1697 , 2 vol. Cette édition , revue et publiée par Grzevius , est la plus Pendant son séjour à Embden , il eut malgré lui quelques disputes avec le fameux Gomar ; ce qui le détermina probablement à renoncer au pastorat pour rentrer dans la carrière de l'enseignement. Voy. à ce sujet le Dictionnaire de Chaufepié, estimée. Les exemplaires sous la rubrique d'Amsterdam, 1701, ou d'Utrecht, 1711, ne diffèrent que par le changement du frontispice et par l'addition d'une préface de J. Leclerc, composée à la prière du libraire Delorme, devenu possesseur du restant de l'édition, qui contient une lie de l'auteur et une dissertation sur les étymologies. Cet ouvrage de Martini est plein de recherches et a été fort utile aux savants qui se sont occupés après lui de la science des étymologies. On peut consulter pour plus de détails, outre les Mémoires de Niceron déjà cités, le Dictionnaire de Chaufepié
  • Mathias MAYER D'ALMBERT( 1786 - 1843) : mathématicien français, issu d'une famille d'origine israélite , né en 1786. Il étudia les mathématiques avec succès, et fut admis en 1805 à l'École poly- technique ; n'ayant pu obtenir un service de son choix , il passa dans la cavalerie , et donna sa démission n'étant encore que lieutenant. Il vint alors se fixer à Paris , y donna des leçons de mathématiques , et ne tarda pas à fonder dans cette ville une institution préparatoire pour les écoles spéciales, qui acquit un grand renom. De cet établissement, qu'il dirigea pendant plus de vingt ans , sont sortis un nombre considérable d'élèves de l'École polytechnique , de l'École navale et de l'école de StCyr. Mayer d'Almbert publia , de concert avec un professeur de mathématiques distingué, M. Choquet, un Traité élé- mentaire d'algèbre, 1832 qui a eu de nombrenses éditions. Il est mort en 1843
  • Mathias MICHOVIUS( 1400 - 1523) : ou plus exactement Miechov, médecin et chroniqueur polonais , naquit dans le 15° siècle , à Miechov petite ville de la Cujavie. Après avoir fait ses études à Cracovie, il visita les principales universités d'Allemagne et d'Italie et prit ses degrés à Padoue. A son retour en Pologne, le roi Sigismond 1er le nomma son premier médecin ; mais la vie des cours s'accordant mal avec son goût pour l'étude , il demanda sa retraite et embrassa l'état ecclésiastique. Il fut pourvu d'un canonicat de la cathédrale de Cracovie et mourut en cette ville, en 1523. Il fonda par son testament deux nouvelles chaires à l'université de Cracovie, pour l'enseignement de la médecine et de l'astrologie, et laissa une grande quantité de legs pieux. On a de lui : 1° Un Traité d'hygiène, en latin ; 2. De Sarmatia Asiatica et Europrea libri duo , Augsbourg, 1518 insér. dans le Novus orbis, etc. , et dans les Polonicar. rer. Scriptores , t. 1" ; traduit en italien , Venise , 1561 et dans le tome 2 de la Collection devoyages, par Ramusio : ouvrage curieux et plein de détails intéressants et peu connus. 3° Chronica ab ortu Polonorum usque ad annum 15014 Cracovie , 1521 ; édition publiée par JosseLouis Decius, qui y ajouta trois petites pièces , sur les antiquités de la Pologne, sur l'origine de Jagellon, et enfin sur les principaux événements du règne de Sigismond l" . Cet ouvrage a été réimprimé dans les Polonicar. rer. Scriptores, t. 2 ; et il a été traduit en italien par Maggi , Venise , 1382. 4° illoscovia, dans les Reru? illoscovitarum auctores , Francfort , 1600
  • Mathias NENNICHEN( 1590 - 1656) : né en 1590 à Allenstein, dans la Prusse, embrassa la règle de StIgnace en 1611, se livra avec succès à la prédication , et consacra presque toute sa vie à des missions apostoliques en Autriche et en Bohème pour travailler à la conversion des hérétiques. Il mourut à Brunn, en Moravie, le 4 décembre 1656. On a de lui : 1. Manuale theologiœ dogmaticoe, site ad tristissimam in fidei mentionne cet ouvrage avec beaucoup d'éloge et dit qu'il a été imprimé plusieurs fois, mais il ne donne pas les dates des éditions. 2° Gratulatio de inauguratione Ferdinandi 11, in regein Romanorum, Widmanstadt, 1619. C'est une composition en prose, en vers et en emblèmes. 3. Tractatus de comntunione sub utraque specie , Glogau , 1626
  • Mathias PALMIERI( 1423 - 1483) : né à Pise en 1423, d'une C'est )e titre que portaient alors les premiers magistrats la république de Florence. famille illustre, mais différente de celle de Matthieu dont on vient de parler, fut prélat de la cour de Rome, abréviateur , secrétaire apostolique, et était trèssavant dans les langues grecque et latine. Il mourut le 19 septembre 1183. Outre sa continuation de la chronique de son homonyme , on lui doit une traduction latine de l'Histoire des septante interprètes, par Aristée. Cette traduction parut pour la première fois à la tète de la Bible latine , Rome, 1471,c..) vol. et a été imprimée plusieurs fois, soit séparément, soit dans des recueils ; l'édition de Cologne, 1578 , est, dit Fabricius augmentée d'une espèce de commentaire , par Jacques bliddendorp. Mathias Palmieri a laissé aussi des ouvrages manuscrits. Le catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Paris contient, sous le n. 6583 : Aristotelis Meteororum libri quatuor, interprete Mathia Palmier°. Labbe dit que la bibliothèque du Vatican possède une version latine, par Palmieri , du sixième livre (l'Hérodote. Tout cela ne fait pas de Mathias un- homme remarquable ; niais il était nécessaire de signaler ce qui le distingue de Matthieu
  • Mathias PRETI( 1613 - 1699) : peintre, naquit le 24 février 1613 à Taverna , petite ville de Calabre. Ses dispositions pour la peinture s'annoncèrent dès son enfance. A l'âge de dixsept ans il vint à Rome rejoindre un de ses frères nommé Grégorio, qui cultivait le même art avec assez de succès pour avoir obtenu le titre de prince de l'académie de StLue. Grégorio lui fit étudier les plus belles figures antiques et les tableaux les plus célèbres de Rome, et il mérita ainsi la protection du pape Urbain VIII. Le Guerchin ayant, à cette époque, envoyé à Rome son fameux tableau de Sainte Pétronille, ce chefd'oeuvre n'eut pas plus tôt frappé les yeux du jeune Preti, qu'il se hâta de se rendre à Cento , où se trouvait le Guerchin , pour y prendre des leçons de cet habile maître, dont il ne tarda pas à mériter l'amitié. Jaloux de se perfectionner dans son art, il ne voulut commencer à peindre que lorsqu'il serait profondé- ment versé dans la science du dessin : c'est à l'âge de vingtsix ans seulement qu'il prit les pinceaux pour la première fois. Il peignit une Madeleine d'une manière si parfaite , que le Guerchin luimême la faisait admirer à ceux auxquels il la montrait. Mais ce n'était pas assez pour Preti. Il parcourut une partie de l'Europe pour y étudier les plus belles productions des différentes écoles. Après une absence de six ans il revint à Rome , et les premiers ouvrages qu'il v exécuta furent un Christ devant Pilate, et une Pénélope chassant ses amants du palais d' Ulysse . Ils furent trouvés si beaux , qu'on les attribua d'abord au Guerchin. Les protecteurs que lui I avaient attirés ses talents obtinrent du pape son admission dans l'ordre de Malte. A peine avaitil été reçu en qualité de chevalier de justice, qu'une aventure dans laquelle il blessa grièvement un spadassin que protégeait l'ambassadeur de l'empereur, le força de quitter Rome et de se réfugier à Malte, où il acquit la bienveillance du grandmaître en faisant son portrait , et en peignant pour lui un tableau représentant la décollation de StJean. Cette protection ne dura pas longtemps. Comme il était en course , suivant les statuts de l'ordre, sur une galère de la religion avec plusieurs chevaliers , l'un de ces derniers le plaisanta sur sa noblesse. Preti, piqué, le frappa si rudement, qu'il le laissa presque pour mort. Condamné à la prison pour ce délit, il se sauva sur une felouque qui se rendait à Livourne. Il trouva dans cette ville le nonce que la cour de Rome envoyait à Madrid , et ce prélat l'emmena en Espagne où Preti se fit connaître avantageusement. Le nonce étant retourné à Rome après la mort du pape Urbain VIII, Preti revint avec lui dans cette capitale , où Lanfranc t Piètre de Cortone occupaient le premier rang. n'y fut occupé que de travaux peu importants. C'en fut assez pour le décider à se rendre à Bologne et à Cento , où il revit le Guerchin son maître; il travailla quelque temps à Modène et à Florence. Ayant appris la mort de Lanfranc; il se rendit en toute hâte à Rome , pour obtenir Pd'être chargé de terminer les peintures de SantAndrea della Valle que. le Dominiquin avait commencées, et que Lanfranc n'avait pu achever. Preti fut préféré à ses concurrents; mais un de ses rivaux éconduits ayant critiqué ses peintures, il se battit avec lui, le blessa dangereusement, et fut obligé d'aller chercher un asile à Naples. La peste venait de ravager cette ville, et il était défendu sous les peines les plus sévères d'y laisser pénétrer les étrangers. Ignorant cette défense il.arrive; la garde s'oppose à son passage, et un soldat le couche en joue. Preti le jette mort sur la place et en désarme un second qui le mena-çait; on parvient cependant à le saisir et à le mettre en prison. Le viceroi , auquel on rapporta cet événement, connaissant le mérite de l'artiste, le sauva d'un jugement, et lui imposa pour toute punition de peindre sur les huit portes de la ville les saints protecteurs de Naples. Les temps n'étaient pas favorables, et il n'eut d'abord que peu d'ouvrages ; mais quelques tableaux qu'il exécuta pour deux riches particuliers le mirent bientôt en vogue. Les religieux de SanPietro à Majella le chargèrent de peindre un des soffites de leur église. Cette entreprise devait comprendre plusieurs tableaux tirés de la vie de SteCatherine. Il avait établi son atelier dans le bas de l'église; calculant l'effet que proproduirait son ouvrage lorsqu'il serait en place, il le peignait à gros traits et d'une manière heurtée. Les moines, qui ne voyaient dans ce tableau qu'une ébauche grossière, refusaient de l'accepter. On nomma des arbitres qui décidèrent qu'il fallait le placer. Lorsque l'ouvrage put être vu à sa véritable distance, il fut déclaré excellent, et les moines euxmêmes furent les premiers à l'admirer; ils prièrent le Calabrèse d'achever les autres tableaux qui restaient à faire; il refusa d'abord , et consentit enfin à finir sur les lieux ceux qui représentaient la Dispute de la Sainte avec cinquante docteurs, et son martyre. Ce n'est qu'à Malte qu'il exécuta les autres; et c'est de là qu'ils furent envoyés à leur destination. Le grand maître le chargea des peintures de la cathédrale ; il mit treize ans à les terminer. L'ordre en fut tellement satisfait, qu'il lui accorda la commanderie de Syracuse avec une pension considérable. Preti revint encore à Naples, puis retourna à Malte, où il exécuta quelques derniers ouvrages bien inférieurs à ceux qu'il avait déjà produits. Son barbier l'ayant blessé en le rasant, la gangrène se déclara , et il mourut en 1699 après deux mois de souffrances, âgé de 86 ans. L'âge avait entièrement changé son caractère : dans les dernières années (le sa vie, il ne travaillait plus que pour les pauvres ; et lorsqu'on lui représentait qu'un travail aussi obstiné altérait sa santé, il répondait : Que deviendraient les pauvres si je ne travaillais point? Il possédait à fond la science du dessin ; mais dans cette partie il se distinguait plutôt par la vigueur que par la grâce et la délicatesse ; quelquefois même il tombe dans la pesanteur. Son coloris non plus n'avait rien d'aimable, mais il était fortement empâté; il sait, par le moyen du clairobscur, faire détacher tous les objets , et ses tableaux ont un ton cendré qui semble fait pour les sujets tragiques et mélancoliques; aussi peignaitil de préférence des martyrs, des pestes, des actes de repentir. Sa méthode était de peindre au premier coup, quoique toujours d'après nature, sans attacher une grande importance à la correction et à l'expression des sentiments. C'est en cela qu'il s'écarte de l'école des Carraches, et surtout de celle du Dominiquin et de Raphaël , et que l'on voit qu'il appartient à une époque où les artistes commen-çaient à dédaigner les vrais modèles. La Ion- gueur de sa vie, son activité, sa rapidité au travail, expliquent le nombre presque incroyable de vastes fresques et de grandes compositions à l'huile qu'il a exécutées , malgré le temps qu'ont dû lui dérober ses voyages multipliés. Il n'est presque pas de ville en Italie qui ne possède de ses tableaux ; ils sont communs en Espagne, à Malte, en Allemagne et en France. Le musée du Louvre en contient deux : le Martyre de St- André et St- Antoine abbé visitant dans le désert St- Paul ermite. Le mème établissement renfermait un troisième tableau du même maître représentant le Reniement de St- Pierre, qui provenait de la galerie de Vienne; il a été rendu en 1815
  • Mathias RINGMANN( 1482 - 1511) : 4° grammairienet, httera, kyr,' plusi.connu s0115 le oom de Philesius Voge- sigenai qu'il, avait adopté suivant l'usaggndes savants de ,Ion temps, était né vers 1482, Seblettstadt, ou dans les enviirons de cette ville,: k eut tenir maitre Jacques Wimpheling y,sotticompatriotet, qui lui fit.faire de, irapideeprogss,datts,kinconnaissance 4es langues grecquelet latine; etodcimt ensuite ,à paris ,où' iltfréquenta quelque tertips les leçons du célèbre Lefebvre d'Estaples, qui, lui enseigna .les règles de ,la irersificatioriffiApràs avoir terminé, ses études,liLfut attaché,icomme professeur de gram-.mairelatine ,, au ,g,ymuasequ'avait fondé Walther ou Gautliier Lud, sayant chanoine de StDi é en Lorraine, et serve en même temps do eorrec- teur idans l'imprimerie que celuici veuait déIa' mir eu _cette ville. ce fut à da prière de ce dianoinel que Philesitis ciaroposa une ,grasnmiiire lating-4, dont nous parleronsdplus bas,. des laquelleies règles sont expliquées par des images ou figuree c;Helle fut, imprimée en 1509, Pbileîlos quitta St.Dié la môme année, sans qu'on sade pour quel motif, et revint à Schlettstadt, où il ranima le goiit des lettresen ouvrant une école qui compta bientôt un grand nombre d'auditeurs. Une mort prématurée en4va ce savant, en 1i1 I. à '!ge d9 ans, .BeatusItheoanusm, Jeau Russet, sgs,Rmis,,; consacrèrent à sa, înémoire une épitaphe dans le,içloitre de StJeu. On a de, jui,;, DomigiAioedri Jesu eranyer, listorum. imueuom aecuJsan'ssime depronipta,, tras- bourg,, EKnoblochis, iffl, i urol. rare volume estorncleivingtsitcpstartipes gravées sur bois, 4 par Hi Gemberlei fe,t4mberlein, , 2° Gram- matira jiyurale; octo parles orationis secundunt Donaiii, editionoiltetenigulalAilemigii, ltd nia9i- niftus exprowewgisfueri jucundo chartarunaiudo faciliore_ grammaticœ prffiludin discore et efercere queantri, St - 1)+ i, é,,; et Ph, i- lesiusrtuiymérrW vaie'esppris,,Par 0m'Yen 'Lee règliJeèi1n yjc1oij tIJQldqf1ei,efubvre d'Estaples. Dans sa grammaire. les huit parties liy,b tivil,,It , U111, i ,, i ,1.1,'1%09k ittb, i?We 'Jale s .1 4m dieePef. SolitPereenteeeaftautant7de per/ sotwase§i;, le PP01,PgM” feré,dgqPruriffltete un domain oe verte parim il rPLid,ad,Vse,r,b0iPPir ung,reitie;„;e peticippar ‘Jii,mojpie, la çpni»fini lion ,p4, nn 'eflapeo, n, la prépPsitiPitr un Iffl'h guillif4,1°.«1:4liefiMtiQn Par AntfMli:,ffipe grande eta44klet) grr.,éç 1ir.494.,, reProduie 441414-7 segiAlei.et,je clétals dg‘diaque partieusont répétés dans autant ile planchés, a li tète de chai) quç chapitre. a / _° _ nstructio in « Olafn il inerarian 1. lartini flilaconlili, et4U1, lieldieliiiOri EUropœ jegins enarratione, strasliourg-,.Gruninger. 154 4 4° Phi lesius est Cap tcur de l'Epitaphe dç pierre,de Blaru, qu'on lit à la tète du Nancei; de plusieurs pièces de l'ers a la louange de 40,e1 ques. Wkmplieling, lts,nprunées à la tte de ses différLents Opuscules, 'et dont Itiegger, a ,recueilli quelquesune,, 4arts,ses A nuenitetes Freurgenoes, p. ,. 4, 411, 42, une 1) escriP1 lion de la ( osge, en vers latins. François 1renieuâ en a inséré le début dans son ou%rage intitulé Gerntanity exegeseos rolumina duodecin a, ljalguel I nau, t;iI8 I", p. 2. w7rf- •!
  • Mathias SAXTORPH( 1740 - 1800) : médecin danois , naquit en 174.0, à Meirup, près Holstebroe. Ayant perdu encore enfant son père et sa mère, il fut élevé par des parents, ainsi que par son frère , qui le plaça dans une maison où il était luimème instituteur. Saxtorph fit de bonnes études, surtout en philosophie et en médecine, et soutint, en 1762, une thèse De doloribus parturientium, à laquelle il fit succéder, deux ans après , une autre dissertation, De la naissance naturelle et parfaite. Ayant été reçu docteur, il obtint du roi la faculté de voyager pour se perfectionner dans son art. Il employa trois ans à visiter les hôpitaux et à fréquenter les cours des médecins et chirurgiens les plus habiles d'Allemagne et de France, et revint par la Hollande en Danemarck, où il se distingua dès lors, surtout en qualité de médecin accoucheur. Il soutint, en 1770, une thèse De diverso partu ab diversam capitis ad pelvim rela- tionent mutuan I. Peu de temps après, il fut nommé accoucheur à l'hospice de Copenhague, puis pro- 1839 et 188, 3 vol. grand avec 5 planches. Après un volume de Recherches critiques sur l'histoire légendaire du Oanc- marck et de la Norvège, Copenhague, 1823, le savant évéque de Séland, PierreErasme Müller. avait pour la première fois commencé une édition critique de l'histoire de Saxo , avec des notes, qui occupent presque autant de place que le texte. A sa mort, survenue en 1834 , Müller était arrivé au 12. livre. Cette première partie fut publiée en 1839 , avec des compléments. par Velschow, qui s'est depuis chargé tout seul de la deuxième et de la troisième partie, publiées par lui en 1858. Une excellente table est due au docteur Secher. Les cinq planches représentent divers monuments runiques très importants, des t9mbesiax funéraires de Harald Blaatand , etc. Il y s, en outre, le renvoi aux anciennes éditions de Stephanius et fesseur à l'université, et en 1784, le roi le créa conseiller de justice. 1l publia encore : De usu forcipis ad extrabendum caput partus incar- ceratum, 1775 ; De uteri luemorrhagiis curatis , 1780 ; puis un Abrégé de l'art des accouchements, à l'usage des sagesfemmes , 1792 On lui a reproché d'avoir mis dans ce manuel trop de théorie et d'hypothèses subtiles. Saxtorph est mort eu 1800. — Il ne faut pas le confondre avec Jean- Sylvestre SAXTORPH, qui, vers le même temps, a publié quelques ouvrages sur les accouchements, entre autres un Examen de divers instruments employés aux accouchements ouvrage dans lequel on recommande l'usage du forceps tel qu'il a été amélioré par Fried , mais en y ajoutant des bras à la Levret et un manche comme dans celui de Smellie
  • Mathias STRYKOWSKI : premier historien de la Lithuanie, sa patrie, acheva ses études à Cracovie. Voulant se perfectionner dans la littérature grec- que et latine, il voyagea en Asie, en Italie, en Allemagne et en France, où il rechercha la société de Budé, de Paul Manuce et des autres savants qui travaillaient avec ardeur à la restauration des lettres. Etant rentré en Pologne, il fut nommé, par l'évêque de Saniogitie, chanoine de Miednice et archidiacre du diocèse. Tous les moments que ses devoirs ne demandaient point étaient consacrés à l'étude et à des recherches sur l'histoire. Sigismond - Auguste, visitant la Lithuanie, le nomma conservateur des archives de la couronne. Strykowski passa le reste de ses jours à mettre en ordre et à étudier les documents confiés à sa garde. 11 a écrit en polonais des Bucoliques, une Elégie sur la mort de Sigismond Auguste, un Poilue sur le couronnement de Henri duc d'Anjou ; la Vie des rois de Pologne , la Guerre des Turcs , à laquelle il avait été présent, un Traité sur la liberté de la nation polonaise ; et enfin une histoire des peuples slaves, sous ce titre : Ossoto- wicy Strykowskiego kronika Polska , Litewska , Ruska, Pruska, Illoskewska, Tartaska , Koenigsberg, 1582 « Pour composer ce grand ouvrage, dit un savant bien digne de le juger , Strykowski avait fait usage de douze dironiques manuscrites en langue lithuanienne, de neuf en langue prussienne et livonienne, de cinq en langue polonaise, et d'une foule de nia-, nuscrits en langues russe, bulgare et slavonne. Il est le premier qui ait osé compulser ces documents des antiquités slavonnes. On doit regretter que sa chronique , fruit de sept ans de travail, et dont il ne fit tirer qu'un petit nombre d'exemplaines, soit devenue si rare et qu'on n'ait point pensé à la réimprimer. Dans sa préface, il avait promis de la publier encore en latin et en allemand ; il en fut empêché par le mauvais état de sa santé, par la difficulté de couvrir les frais de l'entreprise, et sans doute aussi par l'impudence avec laquelle des étrangers osèrent s'approprier le fruit de ses longues et pénibles recherches. On a noté dans sa chronique des erreurs chronologiques, qu'on excuse facilement quand on pense combien il était difficile de mettre en ordre des manuscrits rédigés en tant de langues différentes, et chez des peuples qui n'avaient reçu que depuis quelques siècles la religion chrétienne, et avec elle l'art d'écrire et les premiers éléments de la civilisation. L'italien Guagnini fit paraître, dans le même temps, en latin, une description de la Sarmatie européenne, avec une chronique abrégée de la Pologne et de la Lithuanie. Strykowski réclama vivement contre cette publication , prenant Dieu et sa conscience à témoin que Guagnini ne savait pas écrire ; qu'ayant, comme gouverneur de Witepsk, des ordres à lui donner, il avait lâchement enlevé ses manuscrits, et qu'après y avoir fait quelques légers changements, il les avait publiés en latin. Ceux qui ont pu comparer l'une et l'autre chronique assurent que c'est au fond le même ouvrage. Le roi Etienne, dans le privilège qu'il signa à 'Vilna , en faveur de Strykowski, reconnaît que la description de la Sarmatie est l'ouvrage de cet auteur. Cependant l'Italien Guagnini avait osé, deux ans auparavant, publier le travail qu'il avait pillé. Passkowski fit paraître 1, , en polonais, la chronique de Guagnini, avec quelques additions et sous les yeux de l'auteur; c'est toujours l'ouvrage de Strykowski. Koialowicz a été beaucoup plus sage et plus modeste que Guagnini. En commençant son Histoire de la Lithuanie , il dit franchement., sans même nommer Guagnini Strykowski, cet homme « si érudit, a le premier publié l'Histoire de la · Lithuanie , qu'il avait, avec tant de soin et si « fidèlement tirée de documents manuscrits. Mais « comme il a écrit en polonais et qu'il est à pré- « sent presque impossible de se procurer iii Iiraun, De scr iplorum Polonice el Prussi, P in bibliolhecn Bratinicina colleclorum virlulibus el % d'ils calalogus el judicium, Cologne, « un exemplaire de sa Chronique , l'utilité de l'ou- « vrage ne répond nullement aux immenses re- « cherches de l'auteur. Afin d'en conserver le « souvenir, on m'a engagé à traduire et publier « sa Chronique en latin. J'ai cédé en partie à ces « voeux , en prenant cette Chronique pour base « de mon travail. Ainsi mon Histoire ne m'ap- « partient qu'à raison de l'ordre nouveau que « j'ai cherché à mettre dans les recherches de ce « savant ». La Chronique de Strykowski n'existe point à Paris; et l'auteur de cet article n'a pu la découvrir ni en Allemagne , ni en Pologne
  • Mathias TANNER( 1630 - 1632) : jésuite, né, en 1630, à Pilsen, dans la Bohème, entra dans l'ordre à seize ans. Après avoir professé les humanités, la philosophie, la théologie scolastique et polémique et l'Ecriture sainte, il fut nommé recteur du collége d'Olmutz et ensuite de Prague. Elu prov ni A l'article Dunois II, on attribue, avec de Thou et la plupart des historiens, au prévôt de Paris la noble conduite de son neveu. cial, il se rendit à Rome en 1675, et lorsque ses fonctions furent expirées, revint à Prague, où il mourut dans les premières années du 18e siècle. Outre quelques opuscules en langue bohème parmi lesquels on cite une histoire du mont Olivet, dans la Moravie, près de Stambourg, et un dialogue, dans lequel on examine si un homme marié peut, du consentement de sa femme, embrasser l'état ecclésiastique, on a du P. Tanner 1° Cruentum Christi sacrificium incruento neissœ sacrificio explicaturn, Prague, 1669 2° So- cietas Jesu usgue ad sanguinis et vite profusionem in Europa, itsia, Africa et America enilitans; sire cite et mortes eorunt gui in causa fidei interfecti sunt, ibid., 1675 fig.; 3° Historia societ. Jesu; sive vite et gesta prœclara PP. Soc,, 1694 fig. Ces deux ouvrages sont écrits avec une élégance remarquable; mais on les recherche surtout pour les beaux portraits dont ils sont ornés. — TANNER , né à Inspruili en 1572, fut professeur de théologie à Vienne et chan- celier de l'université de Prague. Il mourut en 1632, après avoir publié un grand nombre d'écrits, entre autres : Astrologia sacra, Ingolstadt, 1621
  • Mathias WENGIERSKI( 1582) : l'aîné de quatre fières qui, dans le 16° et le 17• siècle, se sont rendus célèbres par leur zèle pour la propagation du socinianisme en Pologne, naquit l'an 1582 en Silésie. et devint eh 1607 recteur de l'école d'Ostrog. En 1609, il fut. à la manière des sociniens, pleinement et légitimement Consacré surintendant des frères dans la grande Pologne. Le nouvel élu était inauguré et déclaré surintendant, avec charge de présider les synodes provinciaux. Mathias remplit ensuite les fonctions de prédicateur à la cour de la princesse de Zaslaw, et il mourut le Il novembre 1638. — WENGIERSKt , frère du précédent, fut déclaré, en 16'26, sur des églises sociniennes dans la Petite Pologne. — WENGIERSKI , frère des précédents, né le 16 novembre 1600, remplit, en fai- sant ses études sous la direction de son frère Thomas, les fonctions inférieures du ministère dans les églises sociniennes de la Silésie, de la grande Pologne et de la Poméranie. Après avoir visité celles de la Hollande, il revint, en 1625, dans sa patrie ; ayant passé par tous les grades, il fut, en 1644, nominé par le synode provincial senior ou ancien du district de Lublin. Les Cosaques et les Tartares s'étant jetés sur les provinces méridionales de la Pologne, il se réfugia avec sa femme et ses enfants à Orzeskow, où il mourut le 11 janvier 1649. Il regretta beaucoup sa bibliothèque qu'il n'avait point eu le temps d'emporter, et que les Cosaques brûlèrent, ainsi que le temple des sociniens, qu'il desservait. Il a traduit en polonais : lo Janua linquarum Joh. Amos Comenii , fj u s dein q u e l'estibulumI 646 2° Con fessio latine in co? ventu Thorunensi 1645 exhibita. , Thorn , 1647. « Afin de concilier les « différends de religion, dit l'auteur, Vladislas IV, « roi de Pologne, avait, pour la première fois, « invité les dissidents à se trouver à une assem-« blée générale ou colloque, qui devait se tenir « a Thorn, en Prusse. Les réformés se continu- « niquèrent entre eux leurs sentiments, et après « avoir tenu des synodes provinciaux et géné-« raux, les évangéliques appartenant, soit à la « confession d'Augsbourg, soit à celle des Eglises « réformées , se trouvèrent à Thorn au jour « nommé, qui était le 28 août 1645. Sur cela on s peut consulter : 1° les Actes du colloque de a Thorn, qui furent imprimés par ordre du roi, à « Varsovie, 1646; 2" Mea colloquii charitativi · cum dissidentibus, par le P. Jérôme de StHya- « cinthe, Cracovie, 1646. Lesécrits présentés au « colloque par les réformés n'ayant point été « admis au protocole, pour la plupart, furent « publiés séparément à Berlin, en 1646. La con- « fession générale et la déclaration spéciale des « Eglises réformées dans le royaume de Pologne « et le grandduché de Lithuanie, rédigées en « latin , furent lues à la session publique du « 1" septembre 1645. » C'est cette confession que Wengierski traduisit en polonais, et qu'il publia en 1647, dans les deux langues. On a aussi de lui , en polonais : Erclesiastes priratus, domesticus , ou Nattière de rélébrer le culte dirin particulier, dans les maisons et dans les églises, tant en présence que dans l'absence du pasteur. Son ouvrage le plus important est intitulé Systerna historico - chronologicum, Ecclesiarunt slavnnicarum per prorincias varias, prœcipue Polonia', Bnhemice, Lithuanie, Russie, Prussiœ1Ioravice , distincterum, libris tv , adornatunt ; continens Historiant ecclesiasticam a Christo et Apostoloruni tempore ad ann. Dom. 1650 , opera Adriani Regenrolscii, Utrecht, 1652 Le manuscrit de l'auteur n'allait que jusqu'à l'année 1648. Après sa mort, qui arriva l'année suivante, son frère Thomas, y ayant ajouté les événements survenus jusqu'en 1650, l'envoya à Gilbert Voèt, professeur à l'a- cadémie d'Utrecht, qui le publia sous le nom d'Adrien Regenvolk. L'ouvrage contenait des assertions dures et hasardées contre les catholiques , Thomas, craignant que la famille ne ft'd inquié- tée, fit mettre en tète le nom supposé qui est l'anagramme de l'auteur. Vingtsept ans plus tard. les sociniens avant changé le titre. et , pour donner plus de poids à l'ouvrage , y ayant placé le véritable nom de l'auteur, le vantèrent comme une production nouvelle; ce qui lui procura une vogue extraordinaire en Hollande. en Allemagne, et surtout en Angleterre. Cette prétendue seconde édition a paru sous ce titre : dretP Wengierscii slaronia reformaia, sire historia ecclesiarum slaronicarum a Christo ad annum 1649. Amsterdam, 1679 Quoique ce soit un ouaage de parti, il est trèsimportant, parce qu'il fait copnaitre les doctrines des sociniens. les points où ils diffèrent des autres Eglises réformées , et les mouvements qu'ils se sont donnés pour répandre leur croyance en Pologne
  • Mathias ZIMMERMANN( 1625) : théologien , né à Eperies, en Hongrie, le 21 septembre 465, commença ses études dans sa ville natale sous les yeux de son père, que ses occupations mercantiles n'empêchaient point de siéger parmi les sénateurs d'Eperies. Il alla ensuite au collége de Thorn , et, au bout de cinq ans, passa à l'université de Strasbourg, où il s'appliqua à la philosophie. Décidé dès lors à entrer dans la carrière du ministère, il commença à suivre les cours de théologie. Admis la même année au grade de maître ès arts , il se rendit à Leipsick, en 1613, pour entendre de nouveaux maîtres ; et enfin en 1651 revint à Eperies, où son père le rappelait. Il fut presque aussitôt nommé recteur du collége de Leutsch , depuis dans le comtat faisant partie de la haute Hongrie ; mais ni les agréments qu'il trouva dans cette place, ni son mariage avec la fille d'un professeur en droit de la ville, ne purent le fixer. L'année suivante le vit revenir à Eperies, où ilresta huit ans ministre. Au bout de ce temps, l'électeur de Saxe le nomma coadjuteur du surintendant de Colditz, puis ministre et surintendant de Meissen. La première de ces places l'avait forcé de se faire recevoir licencié en théologie . Il aspira ensuite au doctorat, et fut promu à ce grade universitaire dans la faculté de Leipsick en 1666. Il se préparait à monter en chaire, le 29 novembre 1689, lorsqu'il essuya une attaque d'apoplexie foudroyante qui l'enleva le même jour. Ce ministre était trèshabile dans l'explication de l'Ecriture et des Pères, et l'on a de lui un grand nombre d'ouvrages curieux, entre autres: I° Historia Eutgehiana , ortum, progressum, pro- pagationem, errorum enarrationem et refulationem, cum consectario Lutheranos non esse Eutychianos , exhibens, Leipsick , 1659 pseudonyme, sous le nom de Théodore Althusius ; 2° Dissel.. tatio ad dictuni Tertulliani apologetici cap. I 8, Fiant , lI OH conserve encore dans l'antique famille russe des Dolgorouky un ,abre qui fut donne à un de ses aneètres par l'empereur Zigniscès, et qui porte cette ngénie inscription latine. non nascuntur christiani, Leipsick , 1662 3° Dorothoei Alciani Montes pietatis Romanenses historice , canonice, theologice deiecti : prœmittitur justus traciatus de nerris renon gerendarum Romane Ecclesiee: subjun- gitur biffa scriptorum pontificiorum, Virolai Ba riani , Augustinianilimites impietatis, 41lichaelis Papalarte decisio contra 411ontes pietatis, Leipsick, 1670, 4. ; 40 Analecta miscella menstrua erudi- . puis à Meuselwitz, auteur d'un grand nombre de sermons; 2^ Chrétien ZIMMERMANN, né à Dresde le 2-1 janvier 1598, et mort en 1665, dans sa ville natale, où il était prédicateur, laissant quinze cents sermons relatifs à l'explication des livres de Samuel ; 3° Guillaume ZIMMERMANN , historien et controversiste de Neus, ensuite surintendant particulier à Vayhingen, et enfin inspecteur des églises et écoles de Gratz. Il avait , en 1583, assisté au colloque de Quedlimbourg, entre les théologiens du Palatinat et de Brunswick. Les jésuites dé- terrèrent son corps quelque temps après ses fu- nérailles. et le firent jeter à l'eau. On lui doit une Histoire,, d1 Allemagne , en latin, une Apologie contre les habitants iii Heidelberg , et des Lettres à Marbach , insérées par Fecht dans , sa collection d'Epistolce theologiccr
  • Mathias Alexandre Castrén : philosophe et ethnologue finlandais
  • Mathias Jacob Schleiden : botaniste allemand
  • Mathias MONCORGE : Eleveur français, fils de Jean Gabin

Mathias année par année

Signe astrologique de Mathias

Couleur de Mathias

Pierre précieuse de Mathias

Chiffre de Mathias

Métal de Mathias