Le prénom Jonathan Masculin

Origine :

Fête :

29 Décembre

Signification de Jonathan

Jonathan est un prénom d’origine hébraïque. Doté d’un sens du leadership naturel, Jonathan est un homme autoritaire qui sait ce qu’il veut et qui n’hésite pas à employer les grands moyens pour l’obtenir. Généreux, il tend la main aux personnes qui ont besoin de lui et leur prodigue des conseils sages et mûrement réfléchis. Loyal, il est intègre et honore toujours ses promesses.
Plusieurs célébrités portent le prénom Jonathan notamment Jonathan Rhys-Meyers, acteur dans la série « Les Tudors », Jonathan Zebina, footballeur français, Jonathan Swift, écrivain anglo-irlandais, et Jonathan Edwards, athlète britannique.

Personnalité de Jonathan

Intelligents, l'esprit toujours en éveil, très actifs, volontaires, ils épuisent leur entourage qui s'essouffle à vouloir les suivre. Obstinés, ils sont aussi sensibles, toujours en quête de tendresse et d'affection. Calmes, peu tolérants, car eux seuls détiennent la vérité, leur morale est exemplaire. Travailleurs, leur vie familiale est souvent perturbée par leur intense activité professionnelle. En amour, c'est de la passion et c'est pour la vie.

Provenance du prénom Jonathan

Histoire de Jonathan

Etymologie de Jonathan

Les Jonathan célèbres

  • Jonathan BATTISHILL( 1740) : compositeur anglais, né vers 1740, mort dans les premières années de ce siècle, jouit d'une grande réputation à Londres. Il lit graver, en 1760, son opéra d'Almena, paroles de Richard Bolt, et qui avait été représenté à Londres en 1764. 11 a publié encore, en 1783, deux recueils de chansons anglaises à trois ou quatre voix. Il est appelé Battishall dans le dictionnaire des musiciens de Choron et Fayolle
  • Jonathan BOUCHER( 1737 - 1804) : théologien anglais, membre de la société des antiquaires de Londres , né en 1757, dans le comté de Cumberland, résidait comme missionnaire dans l'Amérique septentrionale, lorsque la révolution commença à se déclarer dans cette contrée. Il repassa alors en Angleterre , et mourut en 1804 , à Epsom, paroisse du comté de Surrey, dont il était recteur. On a de lui plusieurs écrits estimés, entre autres quelques notices biographiques insérées dans l'Histoire du Cumberland , par Hutchinson, et treize Discours sur les causes et les résultats de la révolution d'Amérique, imprimés en 1797. 11 avait publié en 1801 et 1802 des prospectus d'un Glossaire des mots vieillis et provinciaux, pour servir de supplément au Dictionnaire de Johnson, et qui devait former deux gros volumes ; mais la mort le surprit avant qu'il eût pu faire jouir le public de son travail. Il en a seulement paru en 1808 un échantillon, qui donne une idée assez favorable de l'ouvrage, et où l'aridité du sujet est sauvée par l'intérêt des détails historiques qui servent à expliquer les termes peu usités, et à en donner l'étymologie
  • Jonathan EDWARDS( 1703) : théologien angloaméricain , né en 1703, à Windsor, dans le Connecticut , étudia au collége Yak , où il obtint , en 1724, une place d'instituteur . Il avait été ttdmis, deux ans auparavant, à exereer le ministère ecclésiastique, et avait commencé à prêcher parmi les presbytériens de NewYorcli. Le docteur Stoddard .son grandpère maternel , ministre d'une congrégation à Northampton , rengagea, en 1726, à venir partager ses travaux. Ed‘yartls, entré peu après en fonction , fut généralement aimé , et vécut fort tranquille jusqu'en 1744, que le refus qu'il fit de recevoir à la communion les personnes qui ne donneraient pas des preuves satisfaisantes de. leur conversion , et le droit qu'il prétendit s'arroger de soumettre à des censures ecclésiastiques les jeunes gens adonnés à des lectures et à des conversations obscènes , lui suscitèrent l'animosité publique, et offensèrent nombre de familles considérables dans la ville. 11 essaya de justifier sa conduite , mais ce fut en vain. 11 fut destitué en 1750, dans une réunion des membres de sa congrégation , où vingt seulement votèrent en sa faveur, et deux cents contre lui. Chargé d'une famille nombreuse , il se trouva alors dans une situation assez critique , qu'il supporta avec beaucoup de courage. 11 passa , en 1751, en qualité de missionnaire, à Stockbridge , dans la province de MassachussetsBay, où il resta six ans, également estimé des Anglais et des Américains. Il fut choisi , en 1757, président du collée de NewJersey , de PrinceTown ; mais il mourut quelques mois après son arrivée en cette ville, en 1758, des suites de l'inoculation , à laquelle on l'a? ait engage à se soumettre , à cause des ravages que faisait en ce moment la petitevérole dans le pays. C'était un homme modeste, humain et bienveillant , auquel on ne peut reprocher qu'une piété un peu ardente. Calviniste rigide , il s'est montré un des plus habiles défenseurs de quelquesuns des principes de l'école de Cenève. Ses écrits prouvent beaucoup d'érudition , de profondeur et de jugement. Outre un grand nombre de manuscrits , on a de lui divers ouvrages imprimés , dont voici les principaux : Tableau fidèle de l'oeuvre surprenante de Dieu dons la conversion de plusieurs centaines d'âmes dans la province de Northampton , Londres, 1737 ; et Boston , 1738 ; 2° Traité concernant les affections religieuses , 1746 3° Vie de David Brainerd , ; I? i s s ionna ire en Amérique , 1749 -4° Examen exact et sévère de l'idée généralement adoptée dP nos jours sur celte liberté de volonté que l'on suppose être essentielle à l'étre moral ; 1754 ; ouvrage regardé comme une des meilleures défenses de la nécesité philosophique ; 5° D fense de la grande doctrine du péché originel , 1758, 60 un Recueil posthume de Sermons sur différeqts sujets , 1765
  • Jonathan GODDARD( 1617 - 1674) : physicien et chimiste an- glais, naquit à Greenwich en 1617. I1 fut reçu docteur en •642 à l'université de Cambridge , et fut nommé depuis médecin en chef de l'armée anglaise. En cette qualité il accompagna Cromwell, d'abord en Irlande et ensuite en Écosse, et . revint à Londres en 1651, après la bataille de Worcester. Goddard avait été nommé, la mème année, principal du collége de Merton , et avait été également agrégé comme docteur en médecine à l'université d'Oxford , dont Cromwell était chancelier. Quand ce dernier retourna en Jcosse, l'année suivante, pour réunir ce royaume à l'Angleterre , il nomma , par un arrêté du 16 octobre 1652 , Goddard et quatre autres ses délégués pour toutes les concessions et dispenses qui exigeaient son consentement. Lorsqu'en 1665 le parlement fut dissous par Cromwell et remplacé' par un nouveau, Goddard fut nominé représéntant de l'université et conseiller d'État la inème année. Quoique les honneurs dont il avait été comblé par le protecteur l'eussent mis en défaveur auprès de Charles II , ce physicien ne laissa pas de jouir d'une grande considération par les services utiles qu'il rendit à la société royale (le Londres. 11 enseigna aussi la médecine au collége de Gresham , et publia différents écrits. il mourut le 2i mars 1674. Le souvenir de son nom s'est conservé par l'invention qui lui est due de différentes drogues, aujourd'hui hors d'usage, et qu'on trouve indiquées dans Sprat : History of Me royal society , p. 193, 290. Mais il mérite surtout d'être cité, parce que si l'on en croit Seth Ward, évèque de Salisbury , dans son Inquisitio brevis sur l' Astron. philolaïcce fundamenta de Boulliau, Oxford, l653 , Goddard est le premier Anglais qui ait con- struit un télescope. Voici la liste des ouvrages qu'il a publiés en latin et en anglais : I. ilreana Goddardiana , qui ont été réimprimés dans la Pharmaeopeia Bateana ; 2° De l'abus des remèdes; 3° De la malheureuse situation où se trouve la pra- tique de la médecine à Londres , 166J Les Transactions philosophiques et l'Histoire de la. sociétÉ royale , par Birch , indiquent encore nombre d'autres écrits de ce médecin , mais qui de nos jours n'ont plus d'importance
  • Jonathan PEREIRA( 1804 - 1858) : médecin et pharmacien anglais, naquit à Londres le 22 mai 1804. Après avoir fait de bonnes études, il entra comme élève chez un des premiers pharmaciens de la capitale; il fut ensuite attaché à un dispensaire qui servait en même temps d'école. Il voulut se rendre utile aux étudiants il traduisit en anglais la pharmacopée latine du collège des médecins de Londres, et il publia un recueil de prescriptions latines sous le titre de Selecta e prescriptis. Se livrant en même temps à des travaux d'une plus grande importance, il s'occupa avec zèle de recherches sur la chimie , et il fit paraitre une Table des nombres atomiques. En 18'25, il devint membre du collège royal des chirurgiens; l'année suivante, promu à la chaire de chimie dans l'école de médecine située dans la rue d'Aldersgate , il y fit un'cours sur la matière médicale, cours qui lui fournit les matériaux de ses ouvrages et qui fonda sa réputation. Ces leçons, d'abord publiées dans la Gazette médicale, furent refondues et formèrent 2 volumes mis au jour en 1839 sous le titre de Eléments de matière midi- claie et de thérapeutique. Regardé avec raison comme le savant le plus compétent dans cette branche des connaissances humaines , Pereira vit les fonctions s'accumuler sur lui. Reçu membre du collége de médecine, il devint professeur de chimie et de botanique à l'hôpital de Londres, et en 1851 il fut nommé médecin en chef de cet hôpital. Il remplissait les fonctions d'examinateur des élèves de l'université de Londres. En 184til fit paraitre , sur la Nourriture et la diète, un travail qui fut regardé comme ce qui a paru de mieux sur ce sujet. Il s'occupait aussi de physique et de physiologie; il publia une série de leçons sur la lumière polarisée, et il inséra de nombreux articles dans les journaux scientifiques de Londres. Il faisait partie de la société royale et de la société linnéenne lorsque la mort vint le frapper, le 20 janvier 1858; à la suite d'une chute qu'il fit sur l'escalier du musée Hunterien , il se brisa un muscle de la jambe et il fut atteint d'une lésion du coeur qui l'enleva quelques jours après. Les amis de ce savant lui ont érigé un buste dans cet hôpital de Londres auquel il avait rendu tant de services
  • Jonathan RICHARDSON( 1665 - 1745) : peintre, naquit à Londres en 1665. Son père le plaça d'abord comme clerc chez un notaire, et ce ne fut qu'au bout de six ans que la mort de son patron vint le délivrer d'une profession pour laquelle il ne se sentait aucune inclination et lui permettre de suivre le goùt qu'il nourrissait depuis longtemps pour la peinture. Il était déjà Agé de trente ans lorsqu'il se mit sous la direction de Riley. Il sui- vit ses leçons pendant quatre ans, épousa sa nièce et s'appropria si bien la manière de son maître , qu'il parvint à se faire en peu de temps une réputation très-étendue, même pendant la vie de tineller et de Dalh, après la mort desquels il resta à la tète des meilleurs peintres de portraits des trois royaumes. La fortune que ses ouvrages lui avaient acquise , et qu'il accrut encore par le commerce des objets d'art, servit à l'éducation de sa famille. Il avait un fils qui suivit la même carrière que lui, mais qui n'eut pas le même talent, et quatre filles, dont l'une épousa le peintre Hudson , dont il avait été le maitre. Lorsqu'il vit sa réputation solidement établie , il résolut de parcourir l'Italie pour y recueillir des tableaux et des dessins des grands maitres, ainsi que des fragments d'antiques. Il en forma une collection précieuse et considérable dont il a rédigé luimême la description; il en faisait un commerce qui lui rapportait beaucoup; cependant, quelques années avant sa mort il abandonna entièrement les affaires. Il avait éprouvé une attaque de paralysie à l'un de ses bras, niais qui ne l'empêchait point de peindre. A l'âge de 80 ans, à la suite d'une promenade au parc de StJames, il se trouva mal en rentrant chez lui, et mourut subitement en 1745. Deux ans après sa mort, la collection de ses dessins et de ses tableaux fut vendue et acquise en grande partie par Hudson, son gendre. Lorsque, après la mort de Richardson fils, on vendit le reste de ce cabinet, on trouva plusieurs cen- taines de portraits du père et du fils gravés par Richardson père, avec la date du jour où ils avaient été exécutés. Lorsque celuici fut retiré du négoce, il paraît qu'il s'occupa d'un petit poëme et qu'il s'amusait chaque jour à faire un nouveau portrait de lui et de son fils, qui de son côté en fit plusieurs qu'il marquait de l'expression affectueuse de my dear, ftither, mon cher père. Richardson est certainement un des artistes anglais qui ont su le mieux peindre une tète. Son coloris est remarquable par la force, le relief et la hardiesse; mais ses figures d'hommes manquent de noblesse, et celles de femmes sont dépourvues de grâce. Il a su exprimer, dans la physionomie de ses personnages, le caractère propre à sa nation. Comme il vécut dans un temps où rien n'excitait l'enthousiasme, il borna ses efforts à bien peindre une tète, et ne montra jamais la moindre imagination. Ses attitudes, ses draperies, ses fonds sont tous également monotones et communs. Quoique dans ses écrits il ne manque pas d'une certaine chaleur, ses peintures en sont totalement privées. Pénétré de la beauté noble et idéale de Raphaël et de l'éclat naturel de Van Dyck , dès qu'il fallait copier la nature il ne voyait plus que par ses propres yeux ; et l'on s'étonne qu'il ait su si bien analyser les ouvrages de ces grands maîtres et qu'il les ait imités si mal. En fait de peinture, de sculpture et d'architecture, il possédait de vastes connaissances qui étaient le fruit, tant de ses voyages et de l'attention avec laquelle il avait observé les chefsd'oeuvre des arts, que de la riche et nombreuse collection de tableaux et de dessins des différents maîtres de toutes les écoles et de tous les pays qu'il avait recueillis dans une partie de l'Europe. Il en publia le catalogue raisonné en anglais, sous son nom et celui de son fils en 1722., et en français en 1728. Cet ouvrage essuya de nombreuses critiques; on y releva une foule d'opinions hasardées et de fausses indications; mais ce qui excita le plus la clameur publique, ce fut l'intention trop manifeste de vouloir faire passer les dessins et les tableaux qu'il possédait pour des ouvrages originaux, afin de les vendre plus avantageusement ; et l'on est forcé de convenir que ces inculpations n'étaient pas toutes dénuées de fondement. Voici le titre de ses autres ouvrages : 1° Essay on the Theory of Painting, and two Discourses : 1. An Essay on the tchole art of Criticism, as il relates to Painting; 9.. An argu- ment on behalf of the science of a connaisseur. An account of statues, bas- reliefs, drawings and pictures in Italy, etc., with rentarks , by 1111. Richardson , Londres, Sénévand Junior, 1719 il a été traduit en français par A. Rutgers le jeune, sous le titre suivant : Traité de la peinture et de la sculpture, par MM. Richardson père et fils, fi vol. en 3 tomes, Amsterdam, 1728. On y a joint un discours préliminaire de Lambert lier- manson Ten Kate sur le beau idéal des peintres, des sculptenrs et des poètes. En général , cet ouvrage jouit de peu de réputation. 2° Notes et remarques sur le Paradis perdu de Milton, 473& L'évèque de Newton , historien éditeur de Milton, dit que ces notes offrent beaucoup d'inégalité et quelques extravagances parmi d'excellentes observations. 3° Poésies, publiées par son fils en 1776. La plupart roulent sur des sujets religieux. .1° On a encore mis au jour, en 1776, le tome 1" d'un Richardsoniana attribué à ce dernier, et, en 1792, un volume in4. sous le titre de OEuvres de Jonathan Richardson , pour servir de supplément aux Anecdotes des peintres par Josuah Reynolds. Richardson le fils mourut en 1771
  • Jonathan SWIFT( 1667) : surnommé par Voltaire le Rabelais' de l'Angleterre, naquit à Dublin11). le 30 novembre 1667. Sa famille était ancienne, mais pauvret Quelques birigni plies, abusant de ce- qu'il était. enfant posthume' et 'de ce que 'sir William Temple lui témoigna toujours beaueôup d'intérêt, l'ont représenté'comine fils de cet homme célèbre; niais il est avéré que sir William Temple était, depuis plus de- deux ans; en ambassade sur le continent quand le jeune Swift vint su monde. Dès qu'il eut atteint sa quatorzième armee, sa Mère l'envoya au 'collège de la Trinité , à Dublin. Après y avoir 'consacré- quatre ans à des lectures étrangères à ses études et s'ètre montré un''dssez Mauvais- écolier, souvent puni par seS'rnaîtres et tossé payses' camarades , il passa "à"l'Université' dé la même ville , où il fit un meilleur emploi de son temps . Ce fut cepen Un écrivain ingénieux et spirituel , M. Prévostl'aradol . Lorsqu'il sortit die l'universitéi sa. mère lui conseilla ''depassel en Anglererre et de recourirà la protection 'de sir Williarn,Ternple; dont elle était parente. Sire William accueillit parfaitement jeune Irlandais , dont il fit son seerétaire, et ce fut eu copiant les mémoires dece grand hoinme d'Etat que e le jeune Swift, conçut. ses premières idées politiques. Temple le présenta au roi Guillaume , qui l'honorait FsouventAe' sa visite ,dans sa terre de Sheen.Ce princegotita tellement la conversation dei.Stift‘ qu'ille. prenait. pour onenpagnon ordinairede ses promenades. Swift aimait à - ravonter que de monarque lui avait appris à oultiver, les,asperges a la manière hollandaise. Guillaume lui 6offritjeune compagnie de cavalerie;Au'il,refusa en disant qu'il se sentait plus deigdit pour l'état ecclésiastique. Il entra en effet dans les- ordres'r,Lord Câpel, 'viceroi ifIrlande, lui donna la prébende de- Kilroot : mais ',sir 'William Témple 'l'engagea si instamment à revenir 'partager sa retraite, qu'il résigna. son bénéfice et repassa 'en Asigleterre. Il se flattait d'y en obteniride bien plusconsidérables; mais son protecteur 'Mourut, .et le roi parut ravoir entièrement oublié. Il pria alors- le parti de retourner en Irlande 'et 'parvint enfin à s'y faire nommer doyen deStPatrick, titre. sous lequel il est souvent désigné par 'les .écrivains anglais. Pendant son séjour- cheesir William Temple, il s'était secrètement épris deseharines de la fille . ll la déteemina à venir le joindre en !nantie. Quelle que frIt •sa passions pour.elle, il rie s'écarta jamais, dans sa conduite a son égard, des règles de la décencela plus sévère. Quoique élevé dans les principes des- whigs; il -écrivit en flveur du gouvernement. Les ministres de la reine *une témoignèrent le- désir de le voir. 11 fut si' bien accueilli' par les lords Oxford et liolingbrbke qu'il fit iplusieurs,voyages à Londres, 1; y•'dinait- habituellement avec eux, et d'autres membres du mi?istère;en 'petit comité. Cette familiarité le rendit tellement suspect. au parti de l'opposition- qu'il fut plusieurs 'fois- dénoncé au parlement comme. l'àinedu conseil privé. Sa correspondanceavecSa chère Stella , qui e -été conservée, prouve effectivement que Swift exer-!;ait une haute influence sur les mesures du mi- M PrévostParatiol retnar,iiie que dans Pile des Sorciers, ayant obtenu devoquer certains morts illustres, trace d'Aristote un assez vilain portrait Tl se courbait beaucoup et s'appuyait sur un bâton Son visage était maigre, ses cheveux lisses et rares, sa voix «'Tand'is que te eItantre'd'XChille est représenté sous des traits plus flatteurs : II 'se tenait très- . droit pour son âge et ses yeux étateqt les,plus kifs et les plus perçants que j'eusse jamais vus. " Elle avait quatorze ans alors et prenait part aux leçons que Swift donnait à la fille du chevalier. iistère. Sa fortune n'en devint cependant pas )eaucoup plus brillante. 'La reine Anne le flatta un instant de l'espoir d'un évèché; mais eette ·?rincesse, ayant entendu décrier les opinions cligieuses du doyen .de StPatrick, ne, voulut lus.iqu'on lui parlât de lui 4). Swift prit le•parti létérourner en, friande. Son doyenné lui rappor- tantplus de mille livres sterling, il chercha dans its'plaistrs de la'sotiété et de la table à se con- solerl'ole ta nullité politique où il. était tombé. Stella continuait' à faire les honneurs de sa•mai- son , quoiqu'il crût toujours devoir la tenir dans une habitation séparée. Mi bout de seize ans, il serésolut'énfin à l'épouser. Le mariage fut béni par l'évèque de Clogher; mais ce qui est resté incompréhensible jusqu'à ce jour, c'est que Swift; en prenant Stella pour sa femme, ne'ressa nas dé la traiter comme lorsqu'elle n'était encore flfi" Safi amie: Leur union a dit un écrivain du wips. était touteplatonique, C'est à cette épo- .,• qu'eut lieu brie aventure amoureuse où te ·10yen se montra non moins bizarre que dans ses relations avec Stella. Il avait fait à Londres la connaissance d'une jeune Hollandaise, nommée. Esther Van lIonirigh. qu'il a célébrée dans tin de es poemes sous' le' nom de Vanessa. Charmée l'abord de l'esprit de 'SWift, Esther devint bientôt tellement éprise de sa' personne 'qu'elle lui proposa de l'épéuser. Il éluda ses offres par des plaisanheries; elle le.tdbit néahmoinS'en Irlande, et' il lui rendait- tiPs'Visite's: assidues mais dés qu'il s'aperçut qu'ellé'%ordairrehmu'veler ses propositions de mariage., if lui remit, de sa propre main , une lettre de Stella qui ne lui permettait pins lemoindre 'Eispoir. Esther apprit, peu de teMpS après, 'l'union dit d'oyén avc Stella l'excès da Chagrin la conduisit promptement au tombeau pi favorable â skiteretour eh Irlande,' c'omme'le' partisan déclaré du ministère anglais, Swift trouva et saisit l'occasion de se rendre tout à cdtip extrèmement populaire. Une hniission 'consbierable 'de 'monnaie de bas alcii jetait l'alarme dans Fa classe martufaeturière le'dOyen de 'StPatrick écri‘'rit ses Le1ti2es du Drapie?; pbtirdéinontrett'inconvénient de cette mesure . De ce monient, il devint du 'peuple Il l'attaqua avec éloquence : à Pour moi, disaitil, qui al à une bonne boutique pleine de tirsp , je changerai avec mes o voisins marchandises pour marchandises plutôt que de prendre o le mauvais cuivre de M. Wood .fis consommer que leurs produits inandfaetdribit Voyages de Gulliver à Lilliput. Le premier est une satire allégorique, où, sous les noms de Pierre, de Martin et de . Jean, il attaque le pape, Luther et Calvin . Gulliver est un livre chéri des enfants; mais les esprits judicieux et graves y démêlent aisément l'intention préméditée de jeter le ridicule sur toutes les institutions sociales. Si ce livre, plus bizarre qu'amusant, eut beaucoup de vogue en Angleterre, c'est qu'il contenait une foule d'allusions et même de portraits, aussi piquants pour les nationaux qu'insipides pour les étrangers. Sir Walter Scott en donne la clef; mais, les originaux n'existant plus, les copies ont perdu tout intérêt . Ce fut Voltaire qui, le premier, vanta en France les Voyages de Gulliver. L'abbé Desfontaines en donna une traduction que sir Walter veut bien trouver passable , mais qui, Cl) réalité, est défectueuse . Le biographe anglais a soin d'avertir que la continuation du Gulliver n'est point de Swift mais de son traducteur. Le Rabelais de l'Angleterre a laissé quelques autres ouvrages, tombés dans l'oubli et dont sir Walter Scott n'a pas fait mention. De ce nombre est un livre que l'on peut juger d'après son titre du Grand Mys- tère, ou de l'Art de méditer sur la garde- robe. Un autre écrit plus ignoré encore est une satire intitulée John Bull, sur la paix d'Utrecht. Elle eut pour traducteur l'historien Velly. On a encore traduit en français : 10 ce que Swift a écrit contre Partrige, astrologue, dont il fit tomber les vaines prédictions; 2° son ouvrage intitulé Des avantages qu'il y aurait à abolir la religion en Angleterre ; 30 le Grand Mystère, ou. l'Art de méditer sur la garde- robe, avec des Pensées hasar- dées sur les études, la grammaire , la rhétorique et ta poésie ; 4° plusieurs écrits sous le titre de Productions d'esprit, contenant tout ce que les arts et les sciences ont de rare et de merveilleux. Presque tons les autres ouvrages de Swift sont demeurés en anglais. Ses vers sont moins parfaits que sa L'Eglise étab'ie prit en horreur celui qui, en réalité, la défendait contre les dissidents. Elle l'appela infidèle t Unbelierer Swift Feignit de voir dans cette accusation de l'ineptie ou de l'ingratitude. Je voudrais, ditil, que ce corps respectable n'eût pas donné d'autres preuves de cette inhabileté, que j'ai «souvent remarquée chez lui, à distinguer ses ennemis de ses 0 amis. R—LD. 121 Cependant on sait que la reine Anne est cette reine de Lilliput qui ne put pardonner à Gulliver d'avoir éteint d'une façon inconvenante l'incendie du palais. R—LD. 131 Gulliver a été plusieurs fois traduit depuis Desiontaines. Parmi ces versions nous citerons les suivantes : ly Voyages de Guiliver, traduction nouvelle, précédée d'une Notice par W. Scott, et illustrée par Grandville, Paris, MA; 20Ie mémo ouvrage, précédé de la méfie Notice, ibid., 1841 et 1846 in -80. 141 Il y démontre finement que l'abolition du culte e.1 Angleterre aurait moins d'avantages que d'inconvénients. 0 être poursuivi par l'attorney général, 1: avouera lui Ssvilti que, dans la situation exterieure et intérieure du pays, il ne voit aucune u nécessité absolue d'extirper le christianisme en Angleterre ... Ne fautil pas une religion nominale pour exercer l'activité 0 belliqueuse des gens d'esprit? S'ils n'ont plus de Dieu A insola ter, n'estil pas A craindre qu'ils ne s'attaquent au gouverne-" ment, au ministère ? ... On se plaint de l'observation du dimanche, ajoutetil, mais on oublie l'utilité des églises pour les marchés, les rendezvous d'affaires et d'amour, et surtout pour le somu med. n Ainsi parle celui qui aspirait aux honneurs de l'épi->copal. prose ; en général, son style est nerveux, clair et précis. Il égale en élégance et en exactittick les meilleurs écrivains en prose de sa nation, et il les surpasse presque toujours en variété et en verve; ses écrits sont assez souvent parsemés d'expressions grossières et indécentes. Il y peint néanmoins toujours la vertu sous une image agréable, en lui opposant un tableau hideux du vice. Son grand principe, en matière de politique, était celui de Cicéron, que « l'intérèt et le bon-« heur du peuple est la première de toutes les « lois. » Le docteur Swift jouissait de plus de trente mille livres de rente. Sa manière de vivre, simple, modeste et frugale, lui laissait beaucoup de superflu. Il disait qu'il était le plus pauvre de ceux qui avaient une vaisselle d'argent et le plus riche de ceux qui n'avaient pas d'équipage. Sensible à la misère des pauvres, il imagina de faire un fonds et d'établir, pour leur soulagement, une banque où, sans caution, sans gages, sans sûreté, sans intérèts quelconques, on prêtait à tout homme ou femme du bas peuple ayant quelque métier ou quelque talent, jusqu'a la concurrence de dix livres sterlings, c'est-àdire plus de deux cents livres monnaie de France. Le temps de la restitution du prêt était fixé et toujours proportionné à la situation de l'emprunteur. Par là, il faisait vivre des milliers de personnes, animait l'industrie, encourageait les talents, détruisait la fainéantise, et jamais on ne lui manquait de parole. Au jour marqué, les sommes prêtées rentraient dans la banque pour circuler en d'autres mains. On peut consulter sur ce célèbre écrivain l'ouvrage intitulé Lettres du comte d'Orrery sur la vie et les ouvrages de Swift, imprimé à Paris en 1753, iut.12. Ce comte était ami intime de Swift, et ses lettres sont curieuses et intéressantes; mais la traduction française en est trèsfautive. La vie de Swift a été écrite en anglais par Th. Sheridan, Dublin 1785 M. Craufurd a publié un Essai historique sur le docteur Swift, etc., 1808 et le romancier Walter Scott a donné une notice sur le nième dans sa Biographie des romanciers célèbres, tra- duite en français, Paris, 1826 . On peut consulter aussi sur le célébre auteur du Conte du tonneau et de Gulliver : une édition des oeuvres de Swift, par Roscoe, Londrès, 2 vol. iii-8°; un article de la Revue d'Edimbourg ; enfin une étude du célèbre historien Macaulay sur William Temple
  • Jonathan Edwards : théologien et prédicateur américain
  • Jonathan Hutchinson : chirurgien anglais
  • Jonathan KAPLAN : réalisateur "Belles de l'Ouest"
  • Jonathan LIPNICKI : acteur, a notamment joué dans "Le petit vampire"
  • Jonathan Swift : romancier et poète irlandais
  • Jonathan : le frère de Judas Maccabée

Jonathan année par année

Signe astrologique de Jonathan

Couleur de Jonathan

Pierre précieuse de Jonathan

Chiffre de Jonathan

Métal de Jonathan