Le prénom Jacob Masculin

Origine :

Fête :

20 Décembre

Signification de Jacob

Le prénom Jacob est dérivé de l’hébreu Ya’aqob. Jacob est un homme mystérieux. Il n’aime pas bavarder. Observer, agir et assumer les conséquences de ses actes sont ses maîtres mots. De nature méfiante, il préfère être prudent dans tout ce qu’il fait. Fier, il ne veut l’aide de personne pour réussir. Il préfère se débrouiller par ses propres moyens.
Jacob est le prénom de plusieurs célébrités notamment Jacob Grimm, philosophe, Jacob Sigisbert, sculpteur nancéien, et Jacob Jordaens, peintre flamand. Jacob est également le prénom de l’un des personnages principaux de la saga Twilight. Ce loup-garou est interprété par Taylor Lautner.

Personnalité de Jacob

Particulièrement efficaces dans le monde du commerce, ils s'épanouissent sur le terrain, dans le concret. Plus vendeurs que gestionnaires, ils sont faits pour le contact direct et les décisions rapides. Ce sont des tempéraments têtus et rusés qui n'en font qu'à leur tête, même s'ils vous donnent l'impression de vous suivre. Hommes de combat, volontaires, ils sont aussi contestaires et les échecs les stimulent.

Provenance du prénom Jacob

Histoire de Jacob

Etymologie de Jacob

Les Jacob célèbres

  • Jacob AMEDROZ( 1719) : l'un des Suisses les plus distingués de ceux qui ont servi la France, naquit à ChauxdeFonds, dans la principauté de Neuchàtel, en 1719, et entra , dès l'fige de dixhuit ans, comme souslieutenant dans le régiment de Castella, dont il était lieutenantcolonel à la bataille de Rosbach. Ce régiment fut un de ceux qui , à la déroute de l'armée l'rançaise , résistèrent le plus longtemps aux Prussiens , et Amedroz un des officiers qui contribuèrent le mieux à cette résistance. Il se distingua encore dans beaucoup d'occasions pendant la guerre de sept ans, où les généraux lui confièrent toujours les postes les plus périlleux. Nommé lieutenant de roi à Cassel , il y soutint un siège mémorable. Après avoir fait longtemps les plus grands efforts pour défendre les ouvrages extérieurs, il refusa constamment de signer la capitulation. Âmedroz avait quitté le service de France avant le licenciement des Suisses en 1792, et il vivait dans la retraite à Neuchàtel , où il a terminé sa longue et honorable carrière, le •15 février 1812
  • Jacob ARRHÉNIUS( 1642 - 1725) : professeur d'histoire à Upsal, né à Linkceping en 1642, était frère de Claude Arrhénius 0Ernhielm, auteur d'une histoire ecclésiastique de Suède, estimée. 11 fut d'abord secrétaire de l'université d'Upsal ; puis obtint la chaire d'histoire. En même temps il était chargé des finances de l'université, à laquelle il rendit des services importants par son crédit et sa probité. Il procura à la bibliothèque des manuscrits précieux, et fit construire l'édifice où elle est placée. Les statuts relatifs à l'organisation et à la police intérieure furent rédigés sous sa direction. En 1716, il demanda à ètre remplacé par son fils dans la chaire d'histoire. Il mourut en 1725, dans un âge avancé. Ses ouvrages sont :1° Pa- tria el ejus amor, ex Cicerone de legibus, libr. 2, Upsal, 1670 ; 20 Recueil de Cantiques, en suédois, Upsal, 1689; 5' dissertations latines sur divers sujets d'histoire et de littérature.
  • Jacob ANUND II : roi de Suède, succéda, en 1024, à son père Olaisis, premier roi chrétien, et fut surnommé KOLBRENER , parce qu'il lit une loi portant que celui qui ferait tort à son concitoyen serait condamné à voir brûler sa propre maison. Ce prince, après avoir donné aux lois de la vigueur, favorisa les progrès du christianisme dans ses Etats. Selon J . Coffins et Loccenius, il fut entraîné dans une guerre contre Canut le Riche, roi de Danemark et d'Angleterre, et périt dans une bataille en 1035. Son frère, Emund le Vieux, lui succéda
  • Jacob BŒTHIUS( 1647 - 1718) : archidiacre à Mora en Dalécarlie, était né en Suède, l'an 1647. Après avoir enseigné le grec et la théologie à Upsal, il fut placé comma pasteur et archidiacre à Mora, en 1695. Lorsque Charles XII eut été déclaré majeur à l'àge de quinze ans, quoique le testament de son père statuàt qu'il ne le serait qu'à dixhuit, Bœthius fit un sermon sur ces paroles de l'Écriture : Malheur au pays dont le roi est un enfant ! et, peu après, il envoya à l'un des membres du sénat un mémoire contre le gouvernement illimité introduit sous Charles XI. On donna ordre de l'arrêter, de le conduire à Stockholm, et de faire contre lui une enquête juridique. Les juges prononcèrent l'arrêt de mort, que la cour changea en prison perpétuelle, et Rethius fut mis à la forteresse (le Noteborg en Ingrie. Les Busses s'étant emparés de cette place en 1702, il fut eonduit à Viborg, et de là à Stockholm. Ell 'MO, 00 11.1i permit de rejoindre sa femme et ses enfants, établis à Vesteras. Il mourut en 1718. Outre lie sermon et le mémoire qui furent cause de es maleurs, on a de lui : de Orthographia lingua3 Oitecanoe traclatUS ; lilercuriuS bilingiaS, et plusieurs dissertations
  • Jacob BOEHM( 1575 - 1624) : fondateur de la secte des boehmistes, naquit en 1575 , dans un petit village près tle Goerlitz, dans la haute Limace. Ses parents, qui étaient pauvres, lui firent apprendre le métier de cordormier, et il l'exerça à Goerlitz. Au milieu de son travail, Walther lui ayant donné quelques notions a traduit en français cinq ouvrages de Boehm, savoir : 1° l'Aurore naissante, ou la Racine de la philosophie, de l'astrologie et de la théoogie, etc., Paris , 1800, 2 vol. in'-8° ; 2° les Trois Principes de l'essence divine, etc., Paris, 1800, 2 vol. ; 5° le Ministère de l'homme- esprit, etc., Paris, 1802 ; 4° Quarante Questions sur l'origine, l'esprit, l'étre, la nature et la propriété de l' àme, etc., Paris , 1807 ; 5° de la triple Vie de l'homme, selon le mystère des trois principes de la manifestation divine, Paris, •809 Il se proposait de publier la traduction complète des ouvrages de Boehm en 50 volumes. Il a de plus donné la vie de cet illuminé, dans laquelle il rapporte l'anecdote à laquelle on attribue son illuminisme. En reconnaissant que les illuminés sont presque tous spinosistes, d'habiles critiques observent que Boehm se rapprochait du manichéisme ; car, tandis. que Svedenborg établissait les deux colonnes amour et sagesse, principe de tout ce qui existe , Boehm admettait pour deuxième principe la colère ; et, ce qu'il y a de remarquable, c'est qu'elle émanait du NEZ de Dieu, car ils sont encore tous anthropomorpliites. Indépendamment de ses ouvrages mystiques, Boehm en a fait aussi sur la chimie, entre autres une Métallurgie, en allemand, Amsterdam, 1695 Son Miroir temporel de l'éternité, oie de la Signature des choses, est traduit en français, Francfort, 1669 Tous ses ouvrages ont été' réimprimés à Amsterdam en 1750 sous le titre de Theosophia revelata TD et G—T.
  • Jacob CHRISTMAN( 1554) : né à Joannesberg, ville de l'ancien electorat de Mayence, en 155i, cultiva avec succés les langues orientales et les mathématiques. Après avoir commencé ses études dans le collège de celte ville, il vint les achever dans celui de Neuss, où le tirent admettre ses heureuses dispositions, et dans leque,I il prit les premières leçons d'hébreu. Il le quitta pour venir à Heidelberg, fut attaché à trois collées de cette ville, et lors de la mort de l'électeur Frédéric III, il résolut de se former l'esprit et le jugement, d'accroitre ses connaissances par les voyages. Christisian se rendit d'abord à Dale, avec le docteur Erasta, et y étudia la médecine ; de là à Breslau, à Vienne, à Prague, à Ncustadt, où il publia son Alphabeium arabicurn, et enfin retourna à Heidelberg, en 1583. Il fut nommé successivement régent du collée de cette ville, professeur d'hébreu, de logique en 1592, et d'arabe en 1668. L'électeur Fréderic IV, voulant récompenser son mérite, ce ça extraor dinairement cette dernière chaire en sa faveur. Cependant l'ardeur avec laquelle il se livrait à ses travaux avançait ses jours, et il succomba à l'attaque d'une jaunisse trèsgrave, le 16 juin 1613. Christman avait professé l'hébreu pendant sept ans, et expliqué la Logique d'Aristote pendant vingtdeux. Son érudition était trèsvariée; outre l'arabe, l'Irebreu, le syriaque, le chaldéen, le grec, le latin, le français, l'italien, l'espagnol, il possédait à fond les mathématiques et l'astronomie, surtout dans ses rai?orts avec la chronologie, et ses connaissances se trouvaient jointes à une moralité pure et douce, à une rare modestie. On a de ce savant : 1° Alphabettint arabicu?, cossu isagoge scribendi legendiquc arabice, Neustadt, près de Spire , 1582, de 22 p. Cet essai est le premier qui ait eté publié en Allemagne avec des caractères arabes, et il fixa d'autant plus l'attention, que, nonseulement on n'y connaissait point ces caractères, mais que personne n'avait étudié, et encore moins donné les principes de cette langue. Il se divise en 3 chapitres ; dans le 1", Christinan explique l'alphabet ; dans le 2°, il donne les principes de l'écriture; dans le 3°, ceux de la lecture. Le tout est terminé par un modèle propre à exercer à lire et à écrire. On doit convenir que les caractères sont trèsgrossièrement dessinés et gravés. 2° Milhatnedis Al/ ragani arabis ehronologica et aslronomica Elementa, e Palat. Bibi. veteribus libris versa, expleta, et scholiis exposila; additus est cornmcnlarius qui rationem calendarii romani, ergypt., arab., pers , syriaci, et hcbr. explical. Francfort, 1590 et 1618 Christ?an lit sa traduction d'après une version hébraïque de Jacob Antolius, et la compara à une version latine du même ouvrage qui existait à la bibliothèque palatine de Bavière, et avait été achevée de copier l'an 1417 ; on en ignore l'auteur. est bon d'observer que la traduction de Christmas se divise en 52 chapitres, tandis que le texte arabe, publié par Golius , ne se compose que de 30; la division seule diffère; les deux textes sont complets. 5° Kalendarium Palestinorum et univers. Judœor. ad annos 40 supput., auct. Oni fil. Simeonis ex hcbr. in lal. vers. cum scholiis, Francfort, 159i On trouve dans le ,nome volume : Episiola chronol. ad J. Lipsium de aun. hebr. connexione; Dispuiatio de anno, mense, et die passionis dominicoe Dans ces ouvrages, Christman combat plusieurs opinions de Scaliger sur la computation des Juifs et des Hébreux, et défend ce avait avancé dans ses notes sur Alfe•gan. 40 Traciatio geomelnica de quadralura circuli. C'est une réfutation de Joseph Scaliger, qui, dans sa Nova Cyclomciria, avait pretendu trouver la quadrature géométrique du cercle, en mesurant mécaniquement la longueur d'un fil appliqué sur une circonférence circulaire. 5° Obscrvationum solarium libri Ires, Bille, 1601 6° Theoria lump ex novais hypolhes. et observa!. demonstrata, Heidellar, 1611 7° Nodus gordius cx docirina SinUt1? 11 explicatus, accedit appendix observ. quw per radium ariifirios. babils' sural circa Saturn. Jov. el lucid. siell. affix., ibid., 1612 Ces deux derniers ouvrages prouvent qu'il n'était pas moins bon observateur que savant théoricien. 8" Comput us grœcorunt de solemni Paschalis celeb., grirce, cum latin. vers. el schol.. Heidelberg, 161 I , 9° De Kalendario romano, dans le t. 8 du Thesaurus Antiq. ROM. de Crievius. 10° Epislola de litteris urabicis. Cette lettre, adressée à Joseph Scaliger, et datée de Heidelberg, le 28 mars 1585, a été publiée dans le Syllogcs epislolar. de P. Burmann, Leyde, 1727, t. 2, p. 318. Lorsque la mort surprit Christman, il avait dessein de traduire Avicenne en latin
  • Jacob CRONANDER : jurisconsulte suédois, du I7e siècle, employé d'abord en Poméranie, devint ensuite juge à File de Gotland et président de la. ville de Wisby. On a de lui : 1' Descriptio Westrogothice, 1646 2° Fasciculus juridicus in digesta cum collatione juris Suecani, i 651. Il composa aussi une comédie en suédois, qui parut en 1647, et qui est une des premières qui aient été faites en Suède
  • Jacob DORÉ( 1400 - 1569) : dominicain. A la fin des Divins Bénéfices, l'auteur se vante d'avoir eu la ville d'Orléans pour patrie. Né vers la fin du 15" siècle, il entra dans l'ordre de StDominique en 1514. Ses premières étlides se firent au couvent de Blois; il les perfectionna dans Paris, où la douceur de son caractère multiplia le nombre de ses amis ; il y re-çut le bonnet de docteur en théologie. Après avoir annoncé la parole de Dieu dans les principales villes de France, il mérita l'estime des premiers ducs de Guise, qui le rapprochèrent d'Henri 11, auquel le P. Doré dédia quelques ouvrages. Il se servit de la protection du monarque autant pour fonder que pour enrichir la bibliothèque des Dominicains de Chàlons. Ce bon religieux mourut à Paris le 19 mai 1569. Doré a composé un grand nombre de traités moins connus par leur véritable mérite que par la singularité de leurs titres. Nous nous contenterons de citer les plus originaux : I° Les Allu- mettes du feu divin, pour faire ardre le cœur en l'a- mour et b crainte de Dieu, Paris, 1:ii38 goth. '2° Le Collége de Sapience fondé en l'université de Vertu, auquel se rendit écolière Madeleine, disciple ; et apostole de Jésus, Paris, 1539 ; Douai 4598 30 L'Arbre de vie appuyant les beaux lys de France, où sont mis en lumière les hauts titres d'honneur de la croix, avec odes et complaintes, Paris, 1542 en vers. On y trouve une complainte curieuse sur la prison de François 1". 40 La Céleste Pensée des grees divines arousée. Cet ouvrage, dédié à Marguerite de Valois, fille de François ler, porte la date de 4543. 50 Le Pciturage de la brebis humaine selon que l'enseigne le prophète, suivi de l'anatomie et mystique description des membres de Notre- Sei- gneur, Paris, 1544; 6. La conserve de grilce, la pis- cine, le mirouer de patience, le remède salutaire con- tre les scrupules de la conscience, etc. ; '7' La Tourterelle de viduité, enseignant aux veuves com- ment elles doivent vivre en leur état; 8° Le Passereau solitaire, le Chandelier de la foi, etc. Nous pourrions donner ainsi le détail de trenteneuf ouvrages du P. Doré, dont on ne parlerait plus si la singularité de leurs titres n'eût frappé ses contemporains, qui s'en servirent pour multiplier les épigrammes contre tant de mysticités théologiques. L'auteur n'en fut pas quitte pour quelques satires; car il fut décrété de prise de corps comme ayant attaqué les libertés de l'Église gallicane. C'est lui que Rabelais appelle notre maitre de Doribus. En prenant l'habit de StDominique il avait échangé le nom de Jacob contre celui de Pierre, qu'on lui donne plus communément
  • Jacob ERICI( 1500 - 1619) : savant suédois né à Stockhohn, dans le 16e siècle, mort le 40 décembre 1619, fut longtemps professeur de langue grecque à Stockholm et à Upsal, et fit imprimer en 1584, dans la première de ces villes, le discours d'Isocrate à Détnonicus. C'est un des premiers monuments de l'étude du grec en Suède, où cette étude ne se développa que vers le milieu du 1 siècle, lorsque l'université d'Upsal eut été réorganisée par GustaveAdolphe. — Il y a eu en Suède quelques autres savants du nom d'Erici, parmi lesquels nous remarquerons Isaac ERICI, auteur d'un ouvrage qui a pour titre : Calendarium ecclesiast. Sueticuni in quo vitœ sanctorum, quorum nomina in [ astis Sueiicis orcurrunt, breviter enarrantur. CAu.
  • Jacob FERGUSON : algébriste hollandais, est auteur d'un ouvrage intitulé : Labyrinthus alge-& ce , la Ilaye, 1667 en hollandais, dans lequel il traite très au long de la préparation et résolution des équations. Une partie de cet OUvrage traite aussi de la nature, de la décomposition et de la sommation des nombres figurés, à l'occasion desquels il résout plusieurs problèmes difficiles proposés aux analystes par un nommé Tjado Focken
  • Jacob FINNO : pasteur à Abo en Finlande vers la fin du 16e siècle , est auteur d'un ouvrage re- cherché des bibliographes et des antiquaires , et ayant pour titre : Cantiones pic episcoporum vete- 711/ 11 in regno Suecioe , prœsertim rnagno ducattt 'inlandice usmpatœ , cunz nous musicalibus , Creifs-.,,ald , 1582 ; Rostock , 1625
  • Jacob GEMBICIUS( 1569 - 1633) : théologien polonais de la religion protestante, né en 1569, mourut en 1633 à Dombnitz, où il était pasteur. On a de lui des hymnes sacrées en polonais, faisant partie du recueil de cantiques à l'usage des protestants de Pologne, imprimé à Dantzig , en 1619
  • Jacob GROENEWOUD : se dévoua de bonne heure au ministère évangélique, et devint ministre à Zierickzée en Zélande. Dans l'intérêt de ses études théologiques, il cultiva les langues orientales et se fit connattre par un lexique hébraïque et chaldéen , pour l'intelligence de l'Ancien Testament Lexicon hebraïcum et chaldaïcum manuale in codicem Feteris Testamenti. Il est mort le 24 septembre 1828, à l'âge de 70 ans, à Franeker, où il s'était retiré après avoir obtenu sa retraite
  • Jacob HUNTHERUS ou HONTHERUS( 1500) : né en Suède à la lin du 16d ou au commencement du 47. siècle , quitta jeune sa patrie, passa en Hollande, et de là eu Angleterre. On croit qu'il se fit catholique dans ce pays. Il se rendit en 1625 à Paris, où il se lia d'abord avec Grotius, et ensuite avec l'ambassadeur d'Autriche en France, qu'il accompagna à Vienne. Après avoir recherché en vain plusieurs places, il obtint enfin celle de secrétaire impérial à Ratisbonne. Mais lorsque les Suédois eurent paru en Allemagne comme ennemis de la maison d'Autriche, on fit entendre à l'empereur qu'il n'était pas convenable de confier à un Suédois les affaires de l'empire, et Huntherus perdit sa place. On ignore quelles furent ensuite ses destinées. Il est surtout connu par ses lettres latines, imprimées à Vienne sous ce titre : Jacobi Huntheri Aliscellaneoe , ° mata sententiarum concinnitate vestitoe, sermonis elegantia gravidoe, in quibus res tragicœ pelle comice , tristes remisse, severa' hilare, foreuses sceniea prope venustate tractantur : qui maous attulerit steriles intro ad illas, gravidas foras exportabit : lege, vide, ride. Viennoe flustr., ex ° Sic. typogr. Mich. Rictii, an. 1631. Ces lettres, pleines de sel et d'anecdotes piquantes, sont adressées à Banier, Horn , Meric Casaubon , Prustenberg, et à plusieurs autres personnages illustres de Suède, d'Allemagne et deFrance
  • Jacob ILIVE : imprimeur anglais du 18e siècle, est connu par quelques ouvrages bizarres . Il était tout à la fois fondeur de caractères, imprimeur et auteur. Ayant été mis en prison en 1756 pour avoir publié ses Modestes observations sur les sermons L'édition de Bàle, 1474, citée par Haym dans la Bibliolh. ilal., p. 223, est imaginaire, quoiqu'il en fixe la valeur à dixhuit francs. Independamment de cette édition, Il aym en indique quatorze autres de ce Commentaire, toutes à part celle de Venise , 1513 , qui est La plus récente est de Venise, 1515. La Monnoye paraît n'en avoir connu que cinq, dont la plus ancienne est celle de 1484 . Tiraboschi ne cite pas celle de Venise, 1494. . G—ce. liens sont le Livre de Jasher, supposé traduit d'un auteur nommé Alcuin, de Bretagne, mais écrit et imprimé (le nuit par !live en 17:it, et un Discours où il essaye de prouver la pluralité des mondes. Suivant lui , ce globe est l'enfer, les âmes humaines sont des anges apostats, et le feu qui doit punir les habitants de la terre au jour du jugement sera immatériel. Ce discours fut écrit en 17429 et prononcé dans une réunion publique, conformément aux dernières volontés de la mère de l'auteur, qui partageait ses opinions
  • Jacob MARX( 1743 - 1789) : médecin israélite , né en 17 43 , à Bonn, mourut le 24 janvier 1789, à Hanovre, où il pratiquait la médecine avec succès. Ayant voyagé dans sa jeunesse , en Hollande et en Angleterre, il y lit la connaissance du célèbre docteur Fothergill , qui paraît avoir beaucoup contribué à son instruction et à son talent de praticien. Il ne cessa , pendant toute sa vie, de travailler à l'avancement de l'art qu'il exerçait ; et il concourut puissamment à répandre , en AI lemagne l'usage du gland de diène, qu'on employa de son temps, comme tonique, dans plusieurs affections des viscères et des poumons, et dont on faisait usage pour le déjeuner, en place de café. Lorsque Ilerz et d'autres médecins s'opposèrent de toutes leurs forces aux inhumations précipitées, alors en usage parmi les juifs, Marx les accusa d'exagération : cet acte fit tort à l'opinion que l'on avait de ses lumières. Marx était médecin de l'électeur de Cologne. Voici le titre de ses ouvrages : P Dissertatio de spasmis s'u motibus conrulsiris optimaque iisdem medendi ration. Voy. Magasin für .- Erzte, 2' part., 1775); 5° Effets confirmés du gland , ouvrage adressé à M. le docteur Auenbrugger à Vienne ; 8° Instruction pour traiter ( l'une manière simple et peu dispendieuse les malades attaqués de la petite récole, Hanovre, 1784 ; 9° . Mémoire sur l'atrophie des poumons et , moyens de la guérir. Ce mémoire fut bien accueilli par la société de médecine de Paris, en 1784
  • Jacob ROGGEWEEN ou ROGGEVIN( 1669) : né dans la Zélande en 1669, passa de bonne heure à Batavia, où il remplit les fonctions de conseiller de la cour de justice, après avoir navigué quelques années dans l'Inde. Dès 1699, son père avait présenté aux directeurs de la compagnie des Indes occidentales un mémoire détaillé sur la découverte des terres australes. Les brouilleries survenues alors entre la Hollande et l'Espagne empêchèrent le départ de la flotte destinée à cette expédition; elle fut oubliée. Mais Roggeween , auquel son père en mourant avait reco de ne rien négliger pour l'exécution de son projet, réussit à le faire adopter et fut même nommé commandant des trois vaisseaux que la compagnie équipa pour cette entreprise. On supposa, dans le temps, qu'il s'agissait de la découverte d'une certaine île d'or, terre merveilleuse que l'on plaçait à cinquantesix degrés de latitude sud ; mais il est certain que les idées de Roggeween se portaient vers les terres australes, dont l'existence , à la vérité, n'était pas plus réelle que celle des îles d'or, mais dont la recherche conduisit du moins à d'utiles découvertes. L'escadre mit à la voile , du Texel , le 16 juillet 1721. Parvenu au quarantième degré de latitude sud, un coup de vent sépara le Tienhoven des autres vaisseaux. Par le parallèle du détroit de Magellan, Roggeween découvrit une grande île qu'il évalua faussement à deux cents lieues de circuit; il lui imposa le nom de Belgique australe; mais cette île n'est autre qu'une des Malouines , découverte quelques années auparavant par des navigateurs de StMalo. Il est juste de remarquer que cet archipel paraît avoir été réellement découvert par Hawkins le 2 février 1594 et aperçu de nouveau par Sebald de Weert en 1600; mais Frézier est le premier qui l'ait reconnu avec quelque détail. Roggeween, après avoir inutilement cherché une terre qu'il nomme Auke's Magellan, par le trentième parallèle , et qui probablement n'était autre qu'un souvenir confus de la découverte d'Hawkins, passa le détroit de le Maire, et s'étant élevé dans le sud jusqu'au soixantedeuxième degré et demi, rencontra beaucoup de glaces, qu'il s'imagina devoir appartenir à une terre australe . Roggeween se dirigea ensuite vers le nord , côtoya les côtes du Chili, toucha à l'île Mocha et à celle de Juan Feniandez , où il trouva le Tienhoven, dont il était séparé depuis trois semaines. L'escadre se mit de suite à la recherche de la terre de Davis; mais si cette recherche fut sans succès, elle eut pour résultat la découverte de l'île de Pâques, faite le 6 avril 1722. Cook et Lapeyrouse l'ont depuis visitée dans le plus grand détail. Le premier à penser que cette île est la mème que le flibustier Davis assure avoir découverte en 1687. Dalrymple a embrassé cette opinion, qui a été combattue par Fleurieu. Il est difficile de prononcer entre des autorités aussi imposantes, mais l'identité reste au moins dobteuse. La relàche de Roggeween à l'île de Pâques fut signalée par un de ces abus de la force si communs chez les navigateurs européens. La confiance des naturels fut trahie, et leur faiblesse offrit un triomphe facile aux Hollandais , auxquels ils prodiguèrent cependant des vivres et des provisions de toute espèce. Pendant un séjour assez long, Roggeween recueillit sur cette île nouvelle, et remarquable aux yeux du navigateur par les statues gigantesques qui bordent ses rivages, des observations intéressantes sur son sol , ses produits et les moeurs de ses habitants. Si, en la quittant, l'amiral hollandais eût couru immédiatement à l'ouest sans incliner vers le nord , il trouvait l'archipel des Amis et des îles de la Société, bonheur réservé aux Wallis, aux Cook et aux Bougainville. En s'élevant de quelques degrés audessus du parallèle de ces îles, il parvint dans la mer mauvaise de Schouten. C'est dans cette mer qu'il aperçut l'île de Carle Hoff, qu'il ne visita point , et que les vents poussèrent ses vaisseaux au travers d'un groupe d'îles qu'on ne s'attendait pas à rencontrer. La galère l'Africaine alla se briser sur les rochers qui bordaient le rivage d'une terre à laquelle il donna le nom d'île Pernicieuse . Il aperçut successivement dans les mêmes parages deux autres îles qu'il nomma l'Aurore et Vesper. En continuant de cingler à l'ouest, entre le quinzième et le seizième parallèle, il vit tout à coup une nouvelle terre; mais, en s'approchant, il reconnut que c'était un amas d'îles situées les unes tout près des autres; elles étaient au nombre de six, boisées, et de l'aspect le plus riant. Roggeween courut les plus grands dangers au milieu de ces îles basses, parsemées d'écueils, et sans le calme qui régnait, ses deux vaisseaux eussent échoué. Ce groupe ou labyrinthe est encore à retrouver, car on ne peut le confondre avec les fies du prince de Galles de Byron . Trois jours après avoir échappé à ce danger, Roggeween découvrit une nouvelle île dont les palmiers et la riche verdure annonçaient la fertilité ; elle abondait en plantes antiscorbutiques. Elle reçut le nom d'île de la Récréation en mémoire des heureux effets qu'avait eus la relâche sur la santé des équipages, alors en proie à toutes les maladies de mer. Indécis sur la route qu'il avait à tenir, il consulta ses officiers, et il fut résolu qu'on gagnerait au nord et qu'on se rendrait de suite aux Indes orientales. C'était croiser la route de Quiros et suivre à peu près celle de Schouten , par conséquent adopter le plus mauvais parti. Aussi cette navigation ne produisit que la découverte peu importante des îles de Bauman , et, plus au nord, des fies Roggeween, Tienhoven et Groningue. Les géographes anglais ont confondu les Bauman avec l'archipel des navigateurs de Bougainville, erreur savamment réfutée par Fleurieu, qui prouve jusqu'à l'évidence la nonidentité. Les deux dernières furent considérées par les Hollandais comme une langue des terres australes; autre erreur qu'il n'est pas besoin de réfuter. Fleurieu , après avoir essayé de déterminer la position de ces îles, les comprend toutes sous le nom d'archipel de Roggeween et les place entre le huitième et le quinzième parallèle sud et les cent cinquantehuitième et cent soixantième degrés longitude ouest du méridien de Paris. Roggeween atteignit, après une longue traversée, les côtes de la NouvelleBretagne, dont il se croyait beaucoup plus près, et il arriva enfin à Batavia , où il se flattait de trouver le repos et de recevoir le tribut d'éloges que méritaient au moins son zèle et sa persévérance. Mais les officiers de la compagnie, moins humains que les sauvages de la mer du Sud , confisquèrent les deux vaisseaux et jetèrent en prison l'amiral, ses officiers et les faibles restes des trois équipages que les vagues, les tempêtes et le scorbut avaient épargnés. Ils les accusaient de contravention au privilége de la compagnie , en naviguant dans des mers qu'elle regardait comme son domaine. Roggeween et ses compagnons furent envoyés en Hollande comme criminels, et ils y arrivèrent le 11 juillet 1723. La compagnie d'Occident prit leur défense ; elle intenta un procès à la compagnie des Indes orientales, et comme il fut prouvé que l'expédition de Roggeween n'était qu'une expédition de découvertes , cette dernière compagnie fut condamnée à tout restituer et à payer des dommagesintérêts considérables. Roggeween passa le reste de sa vie dans le repos. L'époque de sa mort est inconnue. On voit que la route suivie par ce navigateur fut assez mal choisie; aussi ne produisitelle que de petites découvertes, parmi lesquelles l'île de Pâques et les îles Pernicieuses ont seules été retrouvées. L' de la navigation , dit Fleurieu dans son savant Examen des découvertes de Roggeween , doit engager à rechercher les autres , notamment les Bauman. Malgré le travail de Fleurieu , leur position est bien incertaine , et il est impossible de l'établir d'une manière satisfaisante, lorsqu'on n'a pour base, soit en allemand, soit en français , que la relation de Behrens, dans laquelle les longitudes sont de véritables énigmes. Si le journal manuscrit de ce voyage, qui paraît avoir été consulté par l'auteur des vies des gouverneurs hollandais de Batavia, eût été publié, on eût pu y puiser des données plus exactes. La position de l'île de Pâques , comme le remarque Forster, est conforme, à un degré près, à celle que Cook a déterminée; et comme dans ce journal on annonce que l'on part du méridien de Ténériffe, rien n'empêche de supposer que c'est de ce méridien que l'on a toujours compté. Quant à Behrens , il est impossible de déterminer de quel méridien il compte les longitudes. Il faut remarquer aussi qu'il écrivait de mémoire et qu'il n'était pas marin. On a trois relations du voyage de Roggeween : une publiée en hollandais, Dort, 1728 remplie de faits merveilleux et d'erreurs évidentes. La deuxième, en allemand , est l'ouvrage de Behrens, natif du Mecklembourg, sergentmajor des troupes de l'expédition, Leipsick, 1738. La troisième est une traduction française de la deuxième, la Haye, 1739, vol. , sous le titre d'Histoire de l'expédition de trois vaisseaux envoyés par la compagnie des Indes occidentales des Provinces- Unies aux terres australes, en 1721, par N. de B. . Cette narration est simple et porte le caractère de la vérité. On en trouve un bon extrait dans la collection anglaise de John Harris, édition de 1764, connue sous le titre de Naviyantium Bibliotheca, etc
  • Jacob SPON( 1647) : fils du précédent, connu comme médecin et encore plus comme antiquaire , naquit à Lyon en 1647 et, après y avoir fait ses premières études, alla les perfectionner à Strasbourg, obi il passa deux ans chez le célèbre JeanHenri Boecler. Il y trouva Charles Patin avec lequel il contracta une amitié qui ne finit qu'avec la vie. Il lui en donna des preuves plus tard, en allant exprès jusqu'à Turin conduire à son ami ses deux filles, que celuici avait laissées en France lorsqu'il fut obligé de sortir du royaume. En quittant Strasbourg, Spon se rendit à Montpellier, où il reçut, en 1667, le bonnet de docteur en médecine. De retour dans sa patrie, il y fut agrégé, en 1669, au collège des médecins et continua de cultiver à la fois l'art de guérir et la science de l'antiquité. Les monuments nombreux que lui offrait sa ville natale fixèrent d'abord son attention. Il en publia le recueil sous ce titre : Recherches des antiquités et curiosités de la - ville de Lyon, 1673 ; mais bientôt son ardeur l'entraîna plus au loin. Vaillant passant à Lyon pour se rendre en Italie, Spon forma le dessein de l'accompagner. Ils se donnèrent rendezvous à Marseille; mais heureusement Spon y arriva trop tard et échappa ainsi au malheur qu'eut Vaillant d'ètre pris par des Barbaresques dans sa traversée. Spon partit seul pour l'Italie, séjourna cinq mois à Rome et vint à Venise , où il s'embarqua pour le Levant, avec un gentilhomme anglais nommé Wheler. Ils visitèrent ensemble la Dalmatie, .les îles de l'Archipel, Con- Cet ouvrage est aujourd'hui fort recherché à Lyon, et il en a cté fait, en 185S, aux frais de cette ville, une édition nouvelle et fort soignée; elle a été revue par M. 3.B. Montfalcon, qui y a ajouté une notice biographique sur l'auteur, des notes, des recherches sur l'administration romaine dans la Gaule lyonnaise, et qui a relevé les corrections et additions autn,raphes sur un exemplaire de la bibliothèque impériale. En 1856, M. Montfalcon a mis au jour un livre de luxe, un Manuel du bibliophile de l'archéologue lyonnais, qu'il a intitulé le Nouveau Spon. stantinople et l'Asie Mineure. Ils se rendirent ensuite à Patras, virent Delphes, Thèbes, Athènes avec ses environs et enfin Nègrepont. C'est de là qu'il vint aborder à Venise, d'où Spon regagna 1.yon, en traversant le pays des Grisons. Il arriva dans sa patrie vers le milieu de 1676, après une absence de près de deux ans, chargé de plus de deux cents inscriptions inconnues, qui lui ont fourni la matière des ouvrages qu'il mit au jour dans la suite. En 1678, il livra à l'impression la relation de son voyage, Lyon , 3 vol. ; réimprimé en 1679,'Aeristerdam , q vol. Ceux qui veulent eonnaltre le détail de ses courses et l'indication de ses découvertes en trouveront le récit dans les deux premiers volumes. Le troisième a deux parties , dont la première renferme plusieurs des inscriptions qu'il avait recueillies, et le second le tableau des cent soixantequatorze dèmes de l'Attique, aved les inscriptions qui y ont rapport. Malgré le mérite supérieur des ouvrages publiés depuis par Chandler, Choiseul, Pouque, ille , Walpole et d'autres, celui de Spon conserve beaucoup de prix. Il lui attira une querelle avec Guillet de StGeorges, dont il avait relevé quelques erreurs; on en trouvera les détails à l'article de ce dernier. Nous nous contenterons de rappeler la réponse forte, mais modérée, adressée par Spon à son adversaire et qui fut publiée à Lyon en 1679 Les monuments qu'il avait recueillis dans ses pénibles voyages lui fournirent le sujet de deux ouvrages plus importants. Le premier parut à Lyon en 1683 sous ce titre : Ilerherches curieuses d'antiquité. Il renferme trente et une dissertations sur divers points relatifs à cette science. Le second est intitulé Iliecellanra eruditcp antiquitatis ix quibus marinera statuœ, mugira , eu. Grutero et Ursino iynota et hue tuque inedita referuntur et illustrantur, etc., Lyon, 1685 Il est divisé en dix sections, dont les deux premières offrent des mélanges; la troisième, traitant des dieux inconnus, est une nouvelle publication d'un écrit qu'il avait donné sur le même sujet, sous ce titre : Ignotoruni et obscurorum Deorum ara', 1677 La quatrième section comprend les monuments des hommes illustres ; la cinquième ceux qui ont rapport à la géographie; la sixième, ceux des charges, arts et professions diverses; la septième, les monuments militaires; la huitième, ceux des empereurs ; la neuvième , ceux qui concernent les funérailles ; enfin la dixième contient les monuments grecs. Ce recueil, comme l'annonce le titre, forme un supplément utile pour les grandes collections publiées avant Spon. Ses explications sont savantes et presque toujours justes. Il avait rassemblé les matériaux pour un second volume; mais il n'a point vu le jour. On lui doit encore une histoire de Genève, dont la première édition, publiée à Lyon en 1680, n'était qu'en 2 volumes et qui a été portée à 4 volumes dans l'édition de 1730, par les notes qui a ajoutées Gauthier, professeur de philosophie et mem- bre du petit conseil. - Aphorismi non ex Iiippo_ ; et quelques lettres insérées dans le Journal des Savants de 1 680 à 1684. Il s'était chargé de la correction des épreuves du Glossaire grec de Ducange; mais il mourut pen- Ill Cet opuscule curieux a reparu avec des additions dans la Collection de dissertations sur
  • Jacob TIEPOLO : doge de Venise, fut donné, en 1229, pour successeur à Pierre Riani, avant que ce dernier eût expiré. Il alla rendre visite à son prédécesseur mourant, qui le reçut avec mépris. Tiepolo prit part, en 1210, à la guerre des Guelfes contre Ferrare ; et Salinguerra , s'étant confié entre ses mains, fut, contre la foi publique, conduit prisonnier à Venise, où il mourut. Jacob Tiepolo, parvenu à un âge trèsavancé, abdiqua sa dignité en 120. 11 mourut le 9 juillet de la même année. Marin Morosini lui succéda
  • Jacob VAN DER LINT : économiste anglais, d'origine néerlandaise peut-être, vivait dans la seconde moitié du 18° siècle. On manque absolument de détails sur sa vie, et il n'est connu que par l'oeuvre économique à laquelle il a attaché son nom. Voici, en français, les trois ou quatre lignes de ce titre , non moins long que ceux des gros traités qu'élucubrent les Allemands : le Numéraire répondant à tous les besoins, ou Essai pour rendre , une suffisante abondance de numéraire dans tous les rangs de la nation et pour accroître notre commerce tant extérieur qu'intérieur, Londres, 1736 Non content de citer avec éloge ce morceau qui suffit pour que le nom de Van der Lint échappe à l'oubli, Dugald Stewart, dans son Appendice aux éléments d'économie politique d'Adam Smith, en cite des passages qui mettent en relief, avec autant de netteté que de justesse, les avantages du commerce, et qui peuvent à tous égards soutenir la comparaison avec les plus décisifs arguments produits par Hume, dans son Essai sur la rivalité commerciale. Van der Lint termine par des raisonnements pour l'abolition de toute espèce de taxe commerciale et pour leur remplacement par un impôt territorial l'idée du remède, idée qu'adoptèrent ceux que l'on nomma les Physiocrates, était antérieure de quelques années au moins à notre négociant , car Hume, déjà , s'en était fait l'organe; mais quant à la description , à l'anatomie eu quelque sorte du mal qu'il signale et veut guérir, il est le premier peut-être qui le caractérise et l'attaque, et sous ce rapport on croit déjà sentir de loin , chez lui, le souffle du libre échange
  • Jacob VAN EST ou VAN ESSEN( 1600) : peintre flamand, né à Anvers, vivait au commencement du 17° siècle; on manque de détails sur sa vie, et il est à peine connu en France, où l'on attribue à d'autres' maîtres ses tableaux, quand il s'en présente, circonstance trèsrare. Parfois aussi on le range parmi les anonymes. C'est à M. Burger. auquel l'histoire exacte de l'art est si redevable, qu'on doit de posséder quelques détails sur les oeuvres de cet artiste. Il peignait des raisins, des fruits, des poissons, en un mot des objets immobiles . Le musée de Lille possède de luiun excellent tableau ; le musée d'Anvers en a un trèsmédiocre ; au musée de Vienne deux grands Marchés aux poissons, chefsd'oeuvre de cet artiste, sont illustrés de personnages peints par Jordaens, et ceci prouve que Van Est avait une position estimable dans l'école flamande, puisqu'il eut l'honneur d'avoir Jordaens pour collaborateur
  • Jacob VERME : condottière illustre du 15° siècle, était de Vérone, et d'une famille gibeline. Il lit ses premières armes vers l'an 1376, dans la compagnie de StGeorges, sous Albéric de Basbiano ; il entra ensuite au service de Jean Galeaz Visconti, auquel il demeura attaelié toute sa vie. Jean Galeaz le désigna par sou testament pour entrer au conseil de régence de ses fils ; mais Jacob de Ferme , dèmeuré fidèle à la duchessemère, ne tira point parti de l'autorité qui lui était confiée, pour se former, comme tous ses collègues, une petite principauté. Après la mort de la duchesse de Milan , il passa , eu 1404 , au service des Vénitiens : il commanda leurs armées dans la guerre contre François de Carrare ; et à la fin de cette guerre, il sollicita le conseil des dix de faire périr, avec toute sa famille, ce prince qui était son ennemi personnel. — 7ciddee de YERME , fils de Jacob, suivit la inéine carrière que son père, et acquit aussi quelque réputation dans les armes
  • Jacob VERNET( 1698 - 1789) : professeur de théologie à Genève, naquit dans cette ville, le 29 aoùt 1698. Peu d'hommes ont fourni une carrière aussi longue et aussi bien remplie : il prêcha jusqu'à l'âge de quatrevingtdeux ans, enseigna jusqu'à quatrevingthuit, et en avait quatrevingtdix lorsqu'il publia son dernier volume. Privé fort jeune de son père, il fut dirigé par les soins de son oncle, Daniel Leclerc, le savant auteur de l'Histoire de la médecine . Ses délassements furent de bonne heure des études sérieuses. Le hasard le rendit un jour témoin des consolations qu'un pasteur adressait à une femme mourante. Les discours touchants du pasteur , l'impression qu'ils produisirent sur le malade, frappèrent le jeune Vernet, et, dès ce moment, il se sentit sp u, A l'époque de la publication de ce livre. un père de famille se présenta citez l'éditeur en lui en demandant cinq exemplaires, et en ajoutant : e J'ai quatre enfants, et je veux que chacun u d'eux ait ce livre entre les mains. » pelé à une vocation où il pourrait répandre des bienfaits si précieux. Quoiqu'il ait cultivé d'autres études, qu'il ait embrassé une grande variété de connaissances, qu'il ait mème professé la littérature ancienne, depuis l'année 1739 jusqu'au moment où il passa à la chaire de théologie , en 1756, il rapportait tous ses travaux à son étude favorite, celle de la religion et de l'Ecriture sainte, qui était, selon lui , la seule base authentique de la foi. Ce fut à la lecture approfondie des écrivains grecs et latins qu'il dut cette finesse de tact, cette sagacité, ce savoir qu'il porta dans l'explication des livres saints. Les résultats de ses recherches ont pu ne pas satisfaire également tous les esprits ; quelquesunes de ses opinions théologiques ont pu s'écarter des systèmes le plus généralement reçus avant lui; mais on ne peut lui refuser la sagesse du raisonnement , l'exactitude et la bonne foi des recherches , une savante et judicieuse interprétation des livres saints, l'amour sincère et profond de la religion, la vénération la mieux sentie pour l'Évangile et pour son divin auteur : jamais il n'avança rien qu'il ne vit ou ne crût voir enseigné dans l'Ecriture , dont il connaissait également la lettre et l'esprit. Personne n'a plus fortement repoussé le système qui ne fait de l'Envoyé céleste qu'un simple prophète , et du christianisme qu'une sanction nouvelle et plus imposante de la religion naturelle, sans aucun dogme particulier : enfin, il se montra le digne successeur de J.Alph. Turrettini, qui avait été son maître et qui devint son guide et sou ami . Vernet passa quelques années de sa jeunesse à Paris, où il vit les hommes les plus distingués, entre autres le P. Hardouin, pour lequel il fit plus tard l'ingénieuse épitaphe qu'on a rapportée à son article . Une guérison miraculeuse dont on parla beaucoup à Paris, en 1725, et qui fut affirmée par un mandement de l'archevêque , le cardinal de Noailles, attira l'attention de Vernet, et il publia, en 1726 et 1727, deux brochures où il combat la réalité de ce miracle. Il voyagea pendant quelques années en Italie, en Alle'magne, en Angleterre, et partout il fut accueilli nonseulement comme un savant, mais comme un homme aimable et spirituel; il compta des amis parmi les cardinaux et plusieurs hommes éminents de l'Eglise catholique. Ce fut lui , suivant quelques biographes, qui retrouva à Turin la Table Isiaque, qu'on croyait perdue depuis le sac de Mantoue, en 1630. A Rome, il vit Montesquieu , et depuis lors resta toujours lié avec lui : ce fut à Vernet que Montesquieu confia le soin de faire imprimer à Genève, la première édition de l'Esprit des lois, en 1747. On a dit que l'éditeur s'était permis d'y faire quelques corrections de style ; rien n'est plus faux ; mais ce qui est vrai , c'est que, sur l'invitation de l'auteur, il lui soumit des observations toujours bien accueillies ; et entre autres il l'engagea à supprimer une invocation aux Muses, qui lui paraissait charmante, mais peu conforme au ton de l'ouvrage. Ce morceau a été imprimé à part dans quelques éditions. Vernet soigna aussi la première édition de la Théorie des Jetai- menu agréables, par Levesque de Pouilly troy. ce nom), et y joignit une préface, conservée en partie dans l'édition de Paris. Quelques années auparavant. il s'était fort attaché à Giannone, lorsqu'il se réfugia à Genève, eu 1735. Il lit imprimer l'Histoire de Naples de cet auteur, et mit en tète du second volume, en 1740, une préface qui contient des détails historiques sur ce célèbre et infortuné Napolitain. Vernet eut aussi des relatious avec Voltaire et Rousseau. il n'eut pas à se plaindre de ce dernier; mais il n'en fut pas de même de Voltaire, qu'il avait vu à Paris, en 1733. Pendant plus de vingt ans, ils eurent une correspondance rare , quoique toujours sur un ton d'estime et de politesse réciproque. Lorsque Voltaire vint se fixer dans les environs de Genève , Vernet qui ne pouvait s'empêcher de craindre son voisinage, lui écrivit à ce sujet, une lettre pleine de franchise et d'égards, datée du 8 février 1755. Il écrivit, au sujet de deux chapitres de l'Essai Stil' l'histoire, une lettre insérée dans la Nouvelle bibliothèque germanique, I. 21, et imprimée ensuite séparément. Voltaire n'essaya pas de la réfuter; il se vengea, comme ce fut trop souvent sa manière, par des calomnies, des libelles, des injures. en vers et en prose. On trouve des détails curieux sur ces querelles et sur d'autres objets, dans un Mémoire fort intéressant sur la vie et les ouvrages de rernet, Genève, 1790 donné par M. Saladin, sou petitfils par alliance. Les attaques de Voltaire contenaient des faits faux : Vernet crut devoir rétablir la vérité dans un Mémoire présenté à ilf. le premier syndic, et imprimé en 1766. Quant aux injures, il s'en reposait sur l'estime des gens de bien ; mais il mit plus d'intérêt à défendre l'Eglise et le clergé de Genève, mal représentés par d'Alembert, dans un article de l'Encyclopédie, et surtout la religion, attaquée chaque jour par de nouveaux écrits. C'est ce qui donna lieu à ses Lettres critiques d'un rougeur anglais sur l'article Genève de l'Encyclopédie, qui parurent à différentes époques, depuis 1761, et furent augmentées dans une seconde édition de 1763, contenant six lettres, et complétées par une nouvelle édition en deux volumes Utrecht, 1766, contenant treize lettres. Dans ce livre, écrit tour à tour avec finesse et avec force, on remarque le talent que l'auteur aurait eu pour la polémique s'il avait voulu s'y livrer. Un ministre anglais, M. Brown, en fut l'éditeur, et passa d'abord pour en cotre l'auteur. Mais quand Vernet vit les injures qu'il attirait sur son ami , il se hàta de mettre l'ouvrage sous son nom. Il donna une preuve de sa sagacité critique è l'occasion de l'Examen des apologistes de la religion chrétienne, que l'on essaya, par une fraude trèspeu philoso phique, de faire passer sous le nom de Fréret. Vernet trouva , dans une lecture attentive du livre, la preuve qu'il ne pouvait pas cure de cet illustre savant; et cette conjecture n été pleinement justifiée. Entre un grand nombre d'écrits de Vernet, imprimés à part ou dispersés dans des recueils , et dont on trouvera la liste complète dans le Mémoire cité plus haut, et dans Sénebier, nous indiquerons les plus intéressants 1° Traité de la vérité de la religion chrétienne, tiré en partie du latin, de J.•Alph. Turretfini , Genève, IO vol. Ce fut l'ouvrage de toute sa vie, puisque le premier volume parut en 1730. puis retouché dans une nouvelle édition, en 1748, et le dernier en 1788. Vernet avait d'abord eu le projet de traduire les thèses de Turrettini : De veritate religionis christiance, avec quelques développements; mais ce travail s'étendit sous sa main et peut-ètre trop dans les derniers volumes. On estime particulièrement le tome 4, sur l'excellence de la doctrine chrétienne . 2° Dialogues socratiques , ou Entretiens sur divers sujets de morale, composés pour donner une idée de la méthode de Socrate, et publiés à Paris, en 1745, et avec des additions, en 1755. s Ils sont écrits , dit Palissot, avec une pureté tt remarquable dans un étranger, et remplis d'in térèt. u 3° Un discours latin sur l'influence des arts et des sciences, pour combattre celui de Rousseau. 11 se trouve dans le Museum ', ire/ ici/ ni de 1752. 4. Lettres sur la coutume moderne d'employer le vous au lieu du Tu 11, et sur la question : Doit- on employer le tutoiement dans les versions de la Bible? la Have , 1752, in• 12. Il défend le tutoiement par des raisons et par les autorités de Montesquieu, de Voltaire, de Fontenelle et d'autres bons juges qu'il avait consultés. 5° Instruction chrétienne, imprimée d'abord à Netifotiàtel , en 1752,, 4 vol. et ensuite à Genève, 5 vol. 1756, 1771 et 1807 : ouvrage excellent, véritable cours de théologie biblique, mis à la portée de toutes les classes de lecteurs. On regrette seulement que l'auteur l'ait écrit par demandes et réponses. 6° Réflexion, sur les moeurs, la religion et le ruile, Genève, 1769, S°, où l'on montre la liaison nécessaire de ces trois hases fondamentales de la société. 7° Opuscule theologica scierie, Genève, 1784 Vernet a réuni dans ce volume ses principales thèses théologiques. Parmi tant de qualités, il lui manqua quelquesunes de celles qui font l'orateur. Il n'a iii Les deux volumes sur les Miracles ont été réimprimés à Paris, en iras. par les soins d'un théologien catholique, qui y a fait quelques cbangements et a supprimé us examen des prétendus miracles de l'abbé Pâris. Cet opuscule a été l'occasion d'une singulière faute typographique qui se trouve dans Senebier tillera,* de , et peutare ailleurs; on y attribue à Vernet une Leursur la (011.1., d'emp. oyer les vins as lieu da the, 1752. in -8.. Ce dernier ouvrage n'existe pas. Lei mots omit et tu , mal lus à lifte itnprescon du titre, ont causé l'erreur ; mais. ce qu'il y a de remarquable. c'est que les deux titres, l'un exact et l'autre fautif, sunt doué. s la suite l'un de l'autre par MM. Sénebier et Ersch. A. BT. 1 pas laissé de réputation sous ce rapport, et l'on n'a imprimé aucun de ses serinons. Vernet ler-, mina doucement une vie honorable et heureuse, le 26 mars 1789. ti envisagea la lin de sa car-' -, e avec la confiance du chrétien ; et ses cler cs paroles furent celles de StPaul : Je sais tei id j'ai cru. On peut consulter, outre le mémoire l'Cité plus haut, l'Histoire littéraire de Sénebier, lies mémoires de Palissot, et deux notices placées en tete des deux éditions de l'Instruction ekré- ienne, qui ont paru à Genève, en 1807
  • Jacob VERNES( 1728 - 1791) : pasteur de Genève, était né dans cette ville, en 1728. Après avoir terminé ses études, il fut admis au ministère évangélique ; mais, se trouvant sans emploi, il résolut de consacrer ses loisirs à la culture des lettres. Lié, depuis plusieurs années, avec Rousseau, il le consulta sur l'idée qu'il avait conçue de publier uni recueil périodique : ,. » Vernies n'en persista pas moins dans le dessein de devenir journaliste, et Rousseau finit par s'engager à lui fournir des articles; mais il s'excusa ensuite de ne pas lui en envoyer sur son métier de copiste, qui ne lui laissait pas le temps d'écrire . L'Entile ayant été condamné par les pasteurs de Genève, Vernes, se rangeant parmi les adversaires de son ancien ami, attaqua, dans plusieurs écrits, ses opinions religieuses; mais ce fut à tort que Rousseau le soupçonna d'être l'auteur d'urné brochtIre intitulée Sentiments des citoyens . Vernes s'empressa de désavouer ce libelle, que Rousseau, dans son indignation, avait fait réimprimer sous le nom de celui qu'il en croyait l'auteur, en y ajoutant des notes. Il écrivit làdessus à Rousseau, et celuici offrit de contribuer, autant qu'il lui serait possible, à répandre son désaveu ; mais il ne voulut pas entendre parler de réconciliation avec un homme qu'il avait jugé faux . En effet, ,n Lettre de Rousseau du 2 avril 175. Ce libelle était de Voltaire. Lettre à :Moultou, 21 juillet 1762. Vernes, qui venait de se montrer si susceptible à l'égard du christianisme de Rousseau , restait lié de la manière la plus intime avec Voltaire. I;ans sa Correspondance, Voltaire ne le nomme que mon cher prêtre, mon prêtre aimable, etc., et Vernes composait alors contre les philosophes un ouvrage, dont nous parlerons plus bas, qui l'a fait placer par Sabatier parmi leurs adversaires les plus vigoureux et les plus adroits . Vernes eut l'occasion de voir, à Ferney, Palissot, qui lui confia le manuscrit de ses Mémoires littéraires, en le priant d'en surveiller l'impression. Depuis dix ans, il était pasteur à Seligny; mais ses talents le firent rappeler à Genève en 1771. 11 partagea le sort de Senebier et des autres citoyens qui furent exilés, en 1782, pour leur opposition à tout changement dans la constitution genevoise. En 1789, ayant obtenu l'autorisation de rentrer dans sa patrie, il y mourut le 22 octobre 1791, regretté de ses nombreux confrères et de ses amis. Outre des éditions, corrigées et améliorées, du Catéchisme d'Osterwald, on a de lui : 1° Choixlittéraire, Genève, 1755-1760, 2 fl vol. C'est moins un journal qu'un recueil de pièces en prose et en vers. 2° Lettres sur le christianisme de J.- J. Rous seau, ibid., 1763 — Dialogues sur le chris tianisme de J.- J. Rousseau, ibid., 1763 — Réponses à quelques lettres de J.- J. Rousseau, ibid., 1763 Ces trois brochures sont rela tives à la Profession de foi du vicaire savoyard. Rousseau, pressé d'y répondre, refusa très•dure ment . 3° Examen de cette question : Convient- il de diminuer le nombre des sermons qui se font à Genève? ibid. , 1775 ; 4° Confidence philo sophique, 1771 4' édit. , Genève, i788, 2 vol. trad. en allemand et en anglais. Dans cet ouvrage, dit Palissot. la nouvelle philo sophie est écrasée sous le poids de ses propres maximes mises en action et rapportées avec la plus scrupuleuse fidélité. 5° Des Sermons, Lau sanne, 1792, 2 vol précédés de la vie de l'auteur . Vernes a laissé manuscrit un Traité sur l'éloquence de la chaire , que Sene hier regardait comme un ouvrage trèsutile aux prédicateurs . On sait qu'il s'était occupé, avec Roustan , de l'Histoire de Genève : .le souhaite, leur écrivait JeanJacques, que vous fassiez un ouvrage assez vrai, assez beau et assez utile pour qu'il soit impossible de « l'imprimer s . Cette histoire n'a point paru. — Dans son catéchisme à l'usage des jeunes gens de toutes les communions chrétiennes, qui a été imprimé à Paris, en 1796 Vernes se montre socinien prononcé. Il élague les dogmes du péché originel, de la Trinité, de l'incarnation, des sacrements ; sur l'éternité des peines, il prétend que tu Lettre à Moultou, aotlt 1763, dans la Bible on trouve le pour et le contre. Jésus- Christ est le . Vessie, le Fils de Dieu . Rabaud nous apprend que ce catéchisme est celui que Marron a adopté
  • Jacob WALCH : graveur allemand du 16° siècle, né à Nuremberg, fut un des plus anciens graveurs de la Germanie. On manque de renseignements sur sa biographie. Ses productions , devenues trèsrares, sont d'un prix fort élevé, quoiqu'elles n'aient pas une haute valeur artistique ; le dessin est d'un gofit gothique ; la main manque d'habileté. Les principales sont : Jésus en croix entre les deux larrons ; la Vierge portant l'Enfant Jésus qui tient une pomme; Deux ange: tenant une étoile où est inscrit le nom de Jésus; Ste- Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus ; un Navire en mer; divers inté, rieurs d'Eglise. Walch était orfévre, et il a gravé des dessins de calices, de tabernacles. Sa marque est un W accompagné d'une espèce de globe renversé
  • Jacob WESTERBAAN : seigneur de Brantwyck, préférait les plaisirs des muses aux intrigues et aux faveurs de la cour. Elève d'Episcopius, il en avait adopté la doctrine et comptait au nombre de ses amis les victimes du stathouder Maurice, Barneveld, Grotius et ce clergé remontrant, condamné au synode de Dordrecht. Westerbaan, retiré dans sa belle maison de campagne voisine de la Haye et appelée Ockenbarg, lui a consacré un poème hollandais, qui porte ce nom, la Have, 1654 Entre autres objets, il y décrit avec complaisance une galerie qu'il y avait formée d'illustres compatriotes, peints par Miereveld et autres artistes. On a de lui une traduction des Psaumes, en vers hollandais, la Haye, 1655 Il a aussi traduit beaucoup de morceaux de Virgile , d'Ovide, de Juvénal, de Sénèque, de Térence. Quelquesunes de ses pièces érotiques sont charmantes. Il maniait aussi l'épigramme avec talent. Ses poésies ont été recueillies en 3 volumes la Haye, 1672. Westerbaan , créé docteur en médecine, avait épousé la veuve d'un des fils d'OldenBarneveld , Régnier, seineur Greeneveld. Quand Vondel eut publié ses Mystères des autels , Westerba a n lança contre lui une satire pleine de sel , sous le titre de Triomphe de la foi de Vondel. Celuici, contre son usage, la laissa d'abord sans réplique et n'y répondit enfin que par une invective en huit vers, peu digne de lui. Voyez la Vie de Vondel, par Brandt. De Vries a bien apprécié le mérite poétique de Westcrbaan dans son Histoire de la poésie hollandaise, t. r, p
  • Jacob Émile Pereire : homme d'affaire français
  • Jacob GRIMM : Philologue
  • Jacob Jordaens : peintre, dessinateur et graveur flamand
  • Jacob Sigisbert et Lambert Sigisbert Adam : sculpteurs et ornementalistes nancéiens
  • Jacob Steiner : mathématicien suisse
  • Jacob van Ruysdael : peintre et graveur hollandais

Jacob année par année

Signe astrologique de Jacob

Couleur de Jacob

Pierre précieuse de Jacob

Chiffre de Jacob

Métal de Jacob