Le prénom Henry Masculin

Origine :

Fête :

13 Juillet

Signification de Henry

Henry, prénom masculin, s’est nettement imposé dans les pays anglophones, francophones, germaniques et hispanophones. Il s’agit d’un prénom très prisé des familles royales.
Les grandes lignes de la personnalité des Henry sont entre autres leur sensibilité, leur esprit critique et leur nature posée et sereine. Ils sont pudiques et se montrent jaloux de leur espace personnel.
L’expansion de ce prénom au niveau international a donné naissance à plusieurs variantes dont Henri (français), Enrico (espagnol), Henrique (portugais), Heinrich (allemand), Henrik (suédois) et Heinz (polonais).
Nombre de personnalités ont illustré ce prénom dont Henry Ford (industriel), Henry Miller (romancier), Henry David Thoreau (écrivain, poète), Henry Jaynes Fonda (acteur) et Henry Kissinger (politologue).

Personnalité de Henry

Une main de fer dans un gant de velours. Sous des apparences douces et calmes, ils cachent une volonté de fer et le goût du pouvoir. Intelligents, sûrs d'eux, ils ont tendance à abuser de leur pouvoir de séduction. Leur morale est un peu élastique en fonction de leurs intérêts. Attentifs, généreux, très organisés, discrets, élégants, ils ont aussi le goût du luxe.

Provenance du prénom Henry

Histoire de Henry

Etymologie de Henry

Les Henry célèbres

  • Henry ASHBY( 1744 - 1818) : célèbre calligraphe, né le 17 avril 1744, à WottonUnderEdge, reçut dans cette ville les premiers déments de la gravure. Placé comme apprenti chez un horloger, il y consacrait tous ses loisirs à graver sur cuivre, sur étain, sur fer, etc. Ce fut ainsi qu'il acquit une grande facilité à manier le burin. 11 se rendit bientôt dans la capitale, où il contracta d'abord un engagement avec M. Jefferies, qui le chargea de graver les titres de ses cartes géographiques et maritimes. Le jeune Ashby s'en acquitta avec une rare perfection. Il passa ensuite chez Spilsbury, célèbre graveur calligraphe qui mourut à cette époque. Asliby épousa sa veuve et succéda à ses affaires, ce qui lui valut bientôt une grande renommée. Sous sa main le burin avait pris la flexibilité de la plume, et les planches exécutées par lui, d'après les copies des meilleurs mitres d'écriture, surpassèrent tout ce que l'on avait vu jusqu'alors. D'innombrables pièces d'écriture furent gravées par ses soins avec une rare perfection : tuais ce qui plus que tout le reste servit à sa réputation et à sa fortune, ce furent ses relations avec Tomkins qui l'employa à ses travaux littéraires, et lui lit graver les lettres et les actes publics de la cité de Londres. Les principaux ouvrages d'Ashby sont : 1° plusieurs planches de l'élégant ouvrage : Beautés de la littérature; 2° les Lettres de lord Nelson après la bataille du Nil; 3° I' Epitre dédicatoire de la Bible de Macklin ; 4' l'Epiire dé- dicatoire de la nouvelle édition des Saisons de Thomson ; 5° une Épitre dédicatoire à l'impératrice Catherine. Ashby passa la dernière année de sa vie à Extfing, dans le comté de Suffolk, où, tout en cultivant son jardin, il ne cessa de s'occuper de gravure, tandis qu'un de ses lits conduisait ses affaires à Londres. Il mourut dans ce village, le 51 août 1818.
  • Henry HOLLAND : biographe et libraire anglais, sur lequel on n'a que des renseignements trèsincomplets. Kœnig le confond avec Henry Holland, théologien catholique, qui se retira dans les PaysBas pour y suivre plus librement l'exercice de_ la religion , et dont on a quelques ouvrages . Celui qui fait le sujet de cet article était un protestant trèszélé. Désirant, comme il .nous l'apprend luimeule, rendre un juste hommage à ceux de ses compatriotes qui ont le plus contribué à soustraire la GrandeBretagne au joug de la cour de Rome, il n'imagina pas un meilleur moyen que de publier les vies de de. ces illustres personnages avec leurs portraits exécutés par les artistes les plus distingués. Ce fut ce qu'il fit dans l'ouvrage intitulé : Heroologia anglica , hoc est clarissimorum et doctissimorum aliquot Anglorum qui jloruerunt ab ann- o Christi M. D. usju. e ad prœsentem annum M. DC, . XX, rivce effigies, vitœ et é logia , petit de 240 pages, 11 feuillets préliminaires et 1 feuillet Pu". la table. Ce volume rare et recherché contient soixantequatre portraits gravés par Crispin de Passe; l'ouvrage ne laisse rien à désirer sous le rapport des gravures; mais il n'en est pas de méme du texte, imprimé trèsincorrectement. Il est divisé en deux parties; la première est dédiée au roi Jacques ler, et la seconde aux Académies d'Oxford et de Cambridge. llolland y témoigne le regret de n'avoir pas étudié dans l'une de ces célèbres universités. On conne un second ouvrage de Holland, ou plutôt publié par ses soins et à ses frais. C'est un recueil des portraits des rois d'Angleterre, depuis la conquète des Normands, intitulé Bazilicologia, a book of Kings, etc., Londres, petit Ce volume contient vingtquatre beaux portraits sans texte. M. Brunet en parle avec détail dans la troisième édition dc son Manuel du libraire ; il est encore plus rare que le précédent. Holland est l'éditeurdes OEuvres théo- logiques de Richard Greenham, Londres, 1612
  • Henry MACKENZIE( 1745) : poëte et littérateur anglais, naquit à Edimbourg au mois d'août 17U. Son père était un médecin célèbre de cette ville, qui s'était fait distinguer dans la république des lettres par des essais sur la médecine et la littérature. Après lui avoir donné une excellente éducation , les parents , auquel il doit sa réputation , et qu'il avait commencé pendant son séjour à Londres. Ce roman fut d'abord assez mal accueilli ; et Mackenzie eut de la peine à trouver un libraire qui voulût se charger de le publier, quoiqu'il n'exigeât aucune rétribution. Cette dif- ficulté vaincue, le livre parut sans nom d'auteur, et il excita bientôt l'enthousiasme général ; le beau sexe particulièrement s'en montra l'admirateur passionné. Ce qu'on remarqua surtout dans cet ouvrage, ce fut la manière délicate avec laquelle l'auteur avait su représenter les premiers sentiments qu'éprouve en entrant dans la vie un jeune homme que le monde n'a point encore corrompu. Harley, le héros du roman, est plein de sens et de raison ; son caractère parait être une imitation de celui du StPreux de Rousseau, niais avec une pureté de sentiments que celuici était loin d'avoir. Il ne se laisse point guider par les froids préceptes de la raison, mais par sa sensibilité exquise. Après avoir été élevé dans la retraite, il se rend à la ville ; il est témoin de diverses scènes remarquables , et prend une part active dans quelquesunes. Il retourne à la campagne, soupire quelque temps sans oser déclarer ses sentiments , et expire de joie en apprenant que sa tendresse est payée de retour. Cet opuscule est écrit avec beaucoup de pureté ; le nom de l'auteur ne fut d'abord connu que d'un petit nombre de ses amis. Un jeune ecclésiastique de Bath, nommé Eccles, voulut profiter de cette circonstance pour s'attribuer l'Homme sensible. Il le copia en entier de sa main , fit des ratures, des corrections, etc., sur sa copie, et s'en prétendit l'auteur avec tant de ténacité et d'une manière si plausible, que les éditeurs de Mackenzie se virent obligés de réclamer contre cette fraude audacieuse. Le succès de l'Homme sensible encouragea Mackenzie, qui fit paraitre peu de temps après un pot;me intitulé la Poursuite du bonheur. Dans l'Homme du monde , il donna une suite à l'Homme sensible. Son pre- mier ouvrage avait présenté un homme qui trouve tous les plaisirs et toutes les peines de sa vie dans l'obéissance à toutes les émotions de son coeur. Dans l'Homme du monde, au contraire, c'est un homme qui se précipite dans la misère et le malheur qu'il répand autour de lui , en poursuivant un bonheur qu'il espère toujours obtenir, en se défiant de ses sentiments. Ce caractère n'était pas nouveau ; plusieurs écrivains l'avaient déjà traité. Aussi le docteur Johnson, apercevant dans l'Homme du monde peu d'observations originales sur la vie humaine, et rien sur les incidents et les passions, témoignatil peu d'estime pour l'ouvrage, et en parlatil d'une manière fort sé- vèreJulie de Rubigné est la dernière production un peu considérable de Mackenzie. Ce roman est assez intéressant, et les lettres sont écrites avec élégance ; mais les sentiments et les caractères sont pris dans une nature idéale. Il a été traduit en français par David de StGeorges. Mackenzie donna en 1773 une tragédie sous le titre de Prince de Tunis , qui fut jouée avec applaudissement sur le théâtre d'Edimbourg , mais qui n'a jamais été représentée à Londres. En 1767 il avait épousé miss Pennel Grant ; et quelques années années après, il forma une société , composée en grande partie d'hommes de loi, qui publia toutes les semaines le Miroir , recueil dans le genre du Spectateur. Cette entreprise obtint quelque succès ; mais il en parut cependant peu de numéros ; ils ont été réimprimés en 3 volumes Un autre recueil des mêmes écrivains fut publié ensuite sous le titre du Loua- ger Flâneur); il obtint également du succès, quoiqu'il ne se continuât pas plus longtemps ; il fut réimprimé et Ces deux recueils n'étaient , à proprement parler, que des imitations du Babillard et du Spectateur . On leur attribue d'avoir contribué à donner à la haute société en Ecosse le bon ton qui y règne aujourd'hui. A la création de la société royale d'Edimbourg, Mackenzie en fut nommé membre. Parmi les mémoires dont il a enrichi la collection de ses Transactions, on cite un Eloge du juge Abercrombie, son ami ; une Dissertation sur la tragédie en Allemagne, dans laquelle il loue beaucoup l'Emilie Galotti de Lessing , et les Brigands de Schiller. Mackenzie ne savait point l'allemand ; il avait fait son mémoire avec le secours d'une traduction française ; mais désirant connaître les beautés de la littérature germanique, il prit des leçons de cette langue du docteur Ok.ely; et ses progrès dans cette étude parurent bientôt dans une traduction qu'il donna en 1791 du Set of horses de Lessing, et de deux ou trois autres tragédies. Le docteur Okely l'avait aidé , à ce qu'il parait, pour la traduction de ces dernières. Une comédie de Mackenzie, intitulée l'Hypocrite blanc, qui fut jouée en 1788 ou 1789 au théâtre de CoventGarden , fut assez niai accueillie ; il n'en fut pas de même d'une tragédie intitulée le Nau- frage, ou la Fatale curiosité, fondée sur la Fatale Le Miroir commença paraitre le 23 janvier 1779, et finit le 27 mai 1780. Quant au Lounger, ce recueil, commencé le 6 février 1785, se termina, après deux ans d'existence, le 6 janvier 1787. curiosité, drame horrible, mais célèbre, de Lilly . Sa Revue des débats du parlement , et ses Lettres de Brutus, sont des productions politiques qui, par leur esprit, leur élégance et leur tendance à maintenir l'ordre du gouvernement et la tranquillité de son pays, font beaucoup d'honneur à Mackenzie. Il avait entrepris la première collection d'après les instances de son ancien ami Duriclas, depuis lord Melville. Elle le fit connaître de Pitt, qui ne dédaigna pas de la revoir avec un soin particulier et d'y faire plusieurs corrections de sa propre main. Quelques années après sa publication, Mackenzie obtint la place de contrôleur des taxes pour l'Ecosse. 11 la remplit avec zèle, et montra la flexibilité de son talent dans la discussion des détails arides et compliqués des affaires qu'il avait à traiter. Mackenzie donna en 1808 une édition complète de ses oeuvres en 8 volumes Il ne paraît pas que depuis cette époque jusqu'à sa mort, arrivée le 14 janvier 1831, il ait publié d'autre ouvrage. Duault a traduit en français l'Homme sensible, dont StAnge a donné également une traduction qu'il a accompagnée de celle de Homme du monde. Boissonade a publié sur Mackenzie un curieux article dans le Journal de l'empire du 12 juin 1807; et Walter Scott a écrit une notice sur sa vie et ses ouvrages. Les oeuvres de Mackenzie ont été traduites en français par F. Bonnet, Paris, 14825, 5 vol — Son fils aîné, Josué- Henri la.ckenzie , mort à Belmont, près Edimbourg, le 17 novembre 1851, à l'àge de 74 ans, fut avocat et juge à la cour des sessions
  • Henry MARTYN : orientaliste et ecclésiastique anglican, élève de l'université de Cambrige, habitait dans le Bengale comme chapelain de la compagnie des Indes orientales, lorsque, stimulé par le voeu de plusieurs sociétés bibliques , il songea à terminer ou plutôt à refaire la traduction persane du Nouveau Testament commencée par Nathanaël Sabat, Arabe converti, et continuée par un ecclésiastique italien , L. Sébastiani , qui avait résidé plusieurs années à la cour de Perse. Martyn, ayant déjà traduit le Nouveau Testament en indoustani depuis 1808 et s'occupant à le traduire en arabe, se rendit en 1811 à Chiraz pour se livrer à son nouveau travail. Il y demeura environ un an ; et, sous la protection de Cette traduction a reparu sous ce titre the New Testament of lesus- rhrist , translated into the hindooslanee language trou lie original g feek, and itou, printed in the nogrea charocter, by H. Martyn nuit afierwards earefully rPvi, ed wtth the assistance of Mirza Fitriel, and otite, learned nativesfor the brilesch and foreign Bible, society Calcutta, 1815 l'ambassadeur anglais à la cour de Perse , il y termina la révision de sa traduction persane avec l'aide d'un Persan instruit, nommé Mir SeidAli. Il revenait en Angleterre par la voie de Constantinople , lorsqu'il mourut à Tocat, dans l'Asie Mineure, le 16 octobre 1812, par suite de l'excès . L'ambassadeur s'acquitta de la commission après avoir fait tirer plusieurs copies de l'ouvrage , qu'il distribua aux personnages les plus lettrés et les plus considérables de, la cour, et avoir obtenu du roi la promesse qu'il lui en dirait son opinion. Une lettre de FethAliChah , datée de rabi 2", 12'29 et adressée à sir Gore Ouseley, , fait connaître le jugement que ce monarque a porté du travail de II. Martyn. Il le trouve complet en ce que l'on ne connaissait en Perse que les quatre évangélistes, d'après deux traductions persanes publiées à Londres vers le milieu du 18e siècle. Le style lui en paraît convenable, c'est-àdire simple et facile , et il ordonne qu'on le lui lise tout entier. Si ce jugement n'est qu'un acte de complaisance, il prouve au moins combien la tolérance des Persans surpasse celle des Turcs. L'ambassadeur, à son retour de Perse, s'arrêta à StPétersbourg et y remit à la société biblique, établie en 1813, le manuscrit de Martyn, qui fut imprimé sous ce titre : Vorum Testamentum Jesu- Christi c gray in persicam linguam in urbe Miras, nunc ver° cura et sumptibus Soc. bibl. Ruthenicee typis datura, Petropoli, 1815 Comme en général les diverses sociétés bibliques établies en Europe depuis 1804 , époque de la fondation de celle de Londres, embrassant toutes les communions de la religion chrétienne n'imposent aucune règle aux traducteurs pour le choix des leçons qu'ils doivent suivre, on ne sera pas surpris que Martyr' ait inséré dans sa traduction quelques passages qui ne sont pas admis dans les versions catholiques. Mais on doit s'étonner qu'il ait adopté les noms musulmans d'Isa et Fahia au lieu de Jésus et Jean- Baptiste. Nous reproduisons cette observation de Silvestre de Sacy, et nous renvoyons à la critique grammaticale que ce savant a faite du livre de Martyn dans le Journal des savants de septembre 1816. On a encore de l'orientaliste anglais des Mémoires posthumes, écrits et publiés dans sa langue, Londres, 1821
  • Henry MEREDITH : voyageur anglais, avait fait un long séjour à la côte d'Or, comme employé de la compagnie d'Afrique. Nominé gouverneur du fort d'Ouinnebah , à l'est d'Aurom , dans le pis d'Assim, il employa ses moments de loisir à t `olé cet or : a Nous n'avons Janilais idu dire, répondirenta ils, qu'un blanc ait jamais volé un noir ; u ajoutèrentils, ce n'est pas nous, c'est le féti« the qui l'a dit. o Le lendemain, 6 février 1812, pendant que Meredith se promenait dans son jardin, les nègres y pénétrèrent et se saisirent de lui , ainsi que du sergent. Ils arrachèrent de ce dernier tous les aN eux qu'il leur plut d'exiger en le menaçant de le tuer aN t'C toute sa famille. Aussitôt que l'on sut dans le fort que Meredith avait éié arrêté par les nègres de la ville, un employé alla les trouver pour les exhorter à relâcher leur prisonnier. Ce ne fut qu'avec bien de la peine et après avoir parcouru une distance de trois milles qu'il obtint la permission de lui parler. Ils l'avaient entraîné tète et pieds nus à travers un champ à l'herbe duquel ils avaient mis le feu. Ils s'opposèrent longtemps à ce que Meredith remit à l'employé les clefs de son secrétaire, craignant que celle du magasin de poudre ne se trouvât dans le nombre , ce qui eût mis à même de canonner la ville. Enfin, après bien des difficultés , l'employé retourna au fort ; peu s'en était fallu que les nègres ne le retinssent prisonnier. Aussitôt qu'il fut rentré, il manda cette triste aventure à Jean Hope Smith , gouverneur du fort de Tantum. Smith , arrivé le lendemain matin à Ouinnébah, apprit que déjà les nègres avaient sommé l'employé de leur fournir des marchandises. Il voulut aller voir son malheureux compatriote ; ils exigèrent de lui la promesse de leur payer une grosse somme en or, et ne le laissèrent repartir qu'au bout de vingtquatre heures, après qu'il se fut engagé à leur compter pour la rançon de Meredith deux cent vingtcinq onces d'or et beaucoup d'objets , le tout formant un total de onze cents livres sterling. Les bourreaux de Meredith avaient consenti à le ramener dans une maison de la ville ; l'employé y accourut et le trouva dans un état désespéré. Meredith, qui sentait sa fin approcher, fit à la hâte quelques changements à son testament et mourut après une torture de quarantehuit heures. Quand la nouvelle en parvint au fort, les nègres , qui étaient en train de recevoir la rançon promise, sortirent précipitamment, sans rien emporter. Le corps de Meredith, transporté dans le fort, y fut enterré avec tous les honneurs dus à son rang. Les nègres retournèrent ensuite chercher leur or. Cet attentat ne tarda pas à être puni ; une frégate anglaise mouilla devant Ouinnébah, prit à bord les employés de la compagnie , détruisit cette ville et en dispersa les habitants dans les forêts voisines. L'emplacement qu'elle occupait fut abandonné , malgré les sollicitations des nègres pour que les Anglais s'y établissent de nouveau. — On a de Meredith en anglais : Relation de la côte d'Or en Afrique, avec une histoire succincte de la compagnie d'Afrique, Londres, 1812 carte. Ce livre est un de ceux qui renferment sur la côte d'Or les notions les plus exactes et les plus complètes. Il fait commencer ce pays à Issiny, à vingt lieues à l'ouest du cap Apollonia, et le termine à Accra, estimant son étendue à deux cent soixante milles. Dans un autre endroit de l'ouvrage , elle va du même endroit 'jusqu'à l'embàuchure du Rio- Volta, ce qui lui donne une longueur de trois cent cinquante milles ; la carte est conforme à cette dernière énonciation. Quoique Meredith répète nécessairement beaucoup de choses dites avant lui par d'autres voyageurs , sa relation contient néanmoins des observations nouvelles et intéressantes sur la nature du pays, les moeurs des habitants et l'histoire de leurs guerres. En parlant de la ville d'Ouinnébah ou Simpah, à laquelle le fort anglais est contigu, il expose les inconvénients et les dangers de cette position sans se douter que bientôt il en serait la victime. Il remarque aussi que le nombre des soldats de la garnison est insuffisant pour se défendre contre les nègres , qui sont turbulents et féroces ; il cite plusieurs exemples de leur caractère farouche et perfide , et ajoute qu'un gouverneur doit s'astreindre à ne pas s'éloigner du fort, s'il ne veut pas courir le risque d'être attaqué et pris. Comment atil succombé à un péril qu'il avait si bien prévu? Au sujet de Christiansbourg, fort des Danois, Meredith note que ces Européens ont les premiers sur la côte d'Or aboli la traite des esclaves et se sont les premiers adonnés à l'agriculture et aux plantations. Meredith avait fait passer son manuscrit à l'institution africaine dans le mois de novembre 1811. L'Anglais à qui ce manuscrit fut confié avait luimême séjourné quatorze ans en Afrique. Il a ajouté quelques notes fort judicieuses à l'ouvrage ; malheureusement elles sont en trèspetit nombre. Comme Meredith avait envoyé une addition à son manuscrit pendant qu'on l'imprimait , on ne put la fondre dans l'ouvrage ; elle se trouve à la suite, de sorte que ces deux parties présentent parfois des répétitions, des contradictions, et qu'il est trèsdifficile de démêler ce qui doit être adopté comme exact. La catastrophe de Meredith est racontée par Guillaume Hutton, ancien consul en Achanti, dans le livre intitulé Voyage en Afrique, contenant la relation d'une ambassade envoyée en 1810 dans un des royaumes de l'intérieur, Londres, 1821 carte et figures coloriées ; traduit en français par Torel de la Trouplinière, Paris, 1823 carte et figures coloriées
  • Henry MIDDLETON : navigateur anglais, fut. choisi par la compagnie anglaise pour commander la flotte de quatre vaisseaux qu'elle expédia aux Indes après le retour de Jacques Lancaster, dont les conseils dirigeaient ces armements. Middicton partit de Gravesend le 2 avril 1604, entra le 23 décembre dans la rade de Bantam, renvoya deux de ses vaisseaux richement chargés , puis alla aux Moluques, fit un commerce avantageux à Ternate et à Tidor, expédia un navire à Banda, et revint en Angleterre le 6 mai 1606. 11 retourna dans les mers de l'Inde avec trois vaisseaux en 1610. Ayant appris, en relâchant à Socotora, qu'il trouverait à Moka un facile débit de ses marchandises, il gagna ce port et y fut d'abord trèsbien reçu ; niais peu après les Arabes le saisirent en trahison avec plusieurs de ses gens, en tuèrent quelquesuns et essayèrent de s'emparer des bâtiments, mais ils furent repoussés avec un grand carnage. Cependant Middleton fut conduit à Zenam, dans l'intérieur des terres, et ensuite ramené à Moka ; il parvint à s'évader. Il avait demandé une forte somme en indemnité des marchandises qu'on lui avait pillées ; n'ayant pu en obtenir qu'une partie , il résolut de se venger en arrêtant un riche vaisseau que les Arabes attendaient ; les vents contrarièrent ce dessein , et Middleton fit voile pour Surate , où il débita une partie de ses marchandises ; il revint dans la mer Rouge et y fut joint par le capitaine Saris ; ils retinrent beaucoup de bâtiments. 2%1iddicton reçut alors satisfaction des Arabes, et se rendit à Bantam. Il avait, en 1613, fait partir pour l'Angleterre deux vaisseaux richement chargés , et s'était mis en route pour y retourner. Son navire échoua et fut brisé, une grande partie de son équipage fut emportée par les maladies; cette double calamité lui causa un chagrin violent qui le conduisit en peu de jours au tombeau. — Son frère, Dari? MIDDLETON, suivit la même carrière ; il fit trois voyages à Bantam et à Banda , de 1607 à 1615. 11 entreprit à cette époque d'établir un comptoir à Soccadonia, dans l'île de Java ; ce projet n'eut pas de suite; étant arrivé à Bantam en février 1614 , il y apprit la mort , parent des précédents, avait commandé, en 1601, un vaisseau de la flotte de Lancaster ; il mourut devant Bantam en 1603
  • Henry MÜRGER( 1822 - 1861) : poête , romancier et auteur dramatique français, naquit à Paris le n mars 1822. Son père , pauvre tailleur, était concierge d'une maison habitée à la fois par de Jouy, l'académicien , par Isabey, le peintre , et par une famille qui devait donner au théStre mesdames Malibran et Pauline Viardot. Si nous admettions les influences fatidiques et la loi de prédestination, nous remarquerions que le berceau de Miirger ne pouvait être plus significativement entouré. Il semble, en effet, quand on lit ses oeuvres, qu'il ait pris Hermite de la , Chaussée d'Antin la plus fraîche fleur de l'esprit ; que le peintre cé- lèbre se soit plu à lui révéler les secrets de sa palette chaude et brillante ; enfin qu'il tienne des soeurs Garcia l'harmonie et les accents émus de l'âme. Mais venons à al. Milrger a laissé en outre des Nuits d'hiver, volume de poésies qui vient d'être publié, 1861 un roman inachevé , quelques nouvelles, une comédie et un drame. Mfirger était un écrivain consciencieux ; ses conceptions sont fraîches, simples et originales ; son style est pur, brillant, vif, harmonieux. Il habitait ordinairement la campagne, et travaillait lentement , difficilement , dans la solitude , dans le silence. Modeste , bon , sans envie, il comptait autant d'amis que de confrères. Il est mort le 28 janvier 1861, ayant à peine atteint la 39 année. La foule d'élite qui se pressait à son con- voi funèbre témoignait des sympathies que lui avaient acquises son caractère et son talent. Ce talent a été trèsheureusement défini par un de ses confrères, M. E. Fournier, chargé du rapport annuel de la société des gens de lettres : (c Henry Miirger, atil dit, était infatigable à la recher- « che de la perfection ; travaillant toujoursavec « un soin qui Kit fait croire qu'il n'avait pas « besoin de son travail ; artiste opiniâtre dans « l'art, au moment où l'art meurt et fait mou-« rir; enfin, mêlant toujours à son rire, à sa « bonne humeur, je ne sais quelle mélancolie « qu'il devait à la misère passée ou au pressenti.- « ment de la mort trop prochaine ; mélange ex- « quis de notre esprit de Paris avec quelque chose « de la vaporeuse rêverie des poetes d'outre-« Rhin ; un prénom bien français avec un nom « légèrement teinté d'allemand ; d u Vin de France, « et du meilleur ; dans un verre de Bohème; « voilà ce qu'était Henry Miirger
  • Henry RITTER( 1816 - 1853) : peintre de genre, né en l 816 à Montréal dans le Canada , fut d'abord destiné par son père à la carrière commerciale, mais son goùt pour les arts l'emporta, et il put se rendre en Europe afin de se livrer à ses études de prédilection. Il alla d'abord à Hambourg-, ensuite à Dusseldorf, où il travailla avec tant d'application , il fit des progrès si rapides que l'académie de peinture de cette ville lui accorda les distinctions les plus honorables. Ses sujets favoris étaient empruntés à l'existence des marins et des pêcheurs, et il réussissait à donner à ces compositions un intérêt tout particulier. Indépendamment du mérite de l'invention , ils présentaient un coloris excellent et une exécution trèssoignée. Parmi ses oeuvres principales, on distingue des Contrebandiers en lutte avec des soldats anglais ; le Fanfaron, 1819; une Demande de mariage en Normandie . Le meilleur de ses ouvrages peut- être, le Jeune pi- lote noyé, fat acquis par la société artistique de Prusse. Sa santé affaiblie ne lui permit de terminer qu'en 18,17 celui de ses tableaux dont les dimensions sont les plus grandes : le Braconnier; ses Indiens fuyant devant l'incendie allumé dans une prairie offrent des qualités trèsdistinguées. Ritter laissa aussi un grand nombre de petits tableaux de chevalet; et il fit de nombreux dessins pour illustrer divers ouvrages; ce qu'il exécuta en ce genre pour une édition de Washington Irving ne fut publié qu'après sa mort, survenue le 91 décembre 1853 à la suite d'une maladie de poitrine
  • Henry SMEATHMAN : après avoir occupé longtemps la place importante de secrétaire du collège du commerce de Londres, voyagea beaucoup dans les contrées les plus brûlantes de l'Afrique. Observateur exact et versé dans les sciences de l'histoire naturelle , ses voyages ne furent pas inutiles à cette partie des connaissances humaines. A son retour, en 1781, il écrivit à sir Joseph Banks une lettre dans laquelle il donne les détails les plus minutieux et les plus intéres- sants sur les termites ou fourmis blanches, que l'on trouve dans la Guinée et dans d'aures pays chauds. Cette lettre, ou plutôt ce long mémoire, qui lit beaucoup d'honneur à son auteur, a été insérée dans le 71' volume des Transactions philosophiques, imprimé séparément, Londres, 1781, et traduit en français par Cyrille Rigaud , avec des changements consentis par l'auteur, Paris, 1786. Smeathinan mourut en 1787
  • Henry STUBBE( 1631) : savant auteur anglais, naquit, le 28 février 1631, à Partney, près de Spilsbye, en Lincolnshire. Son père, ministre de cette paroisse, fut obligé de s'en éloigner , parce qu'il avait manifesté du penchant pour les opinions des anabaptistes. Accompagné de sa femme et de ses enfants, il se retira en Irlande; ruais lorsque la rébellion eclata dans ce pays, en 1641, mistriss Stubbe s'enfuit précipitamment, revint en Angleterre, et vécut à Londres du travail de ses mains. Henry, qu'elle amena avec elle, avait alors dix ans. Envoyé à l'école de Westminster, il s'y dis- tingua tellement, que le célèbre instituteur Busby , se glorifiant d'un pareil élève, le présenta un jour à sir Henry Varie le jeune, comme un sujet de grande espérance. Cet ardent républicain goùta l'esprit de Stubbe, lui lit de légers présents et lui donna fréquemment à sa table un repas, qui n'était pas pour l'écolier une chose indifférente, car il n'avait alors que deux sous à dépenser pour son dîner, comme il 1.a raconté depuis; et son déjeuner dépendait de la paresse ou de l'incapacité d'un condisciple, dont il était convenu de faire le devoir à ce prix. 11 obtint une sorte de bourse et fut admis, en 1649, comme étudiant, au collége ChristChurch d'Oxford. Sa vanité naturelle s'était malheureusement accrue par ses succès. Plusieurs de ses camarades le trouvaient hautain et insolent ; et, suivant l'historien de l'université, Wood un traité intitulé Plus ultra, ou les progrès et l'avancement de la science depuis le siècle d'Anislote ; exposé de quelquesuns des perfectionnements les plus remarquables introduits récemment dans la science utile et pratique , pour encourager les études philosophiques , 1668. Stuhbe attaqua les deux ouvrages à la fuis avec beaucoup de force, d'adresse et d'érudition, dans un volume publié en 1670, sous ce titre : Les légendes ne sont pas l'histoire, ou échantillon de quelques observations sur l'Histoire de la société royale, avec le Plu.: ultra de Glanvill réduit à rien. L'auteur accuse les membres de la sa:- ciété de tendre à jeter du mépris sur l'ancien et solide savoir , spécialement sur la philosophie d'Aristote ; à saper les fondements des universités, à détruire la religion établie, et même à troduire le papi, ine. Cette attaque fut la source d'une controverse qui se soutint quelque temps avec violence; et Stuhbe nous apprend que ses adversaires , poussés à bout , le menacèrent d'écrire sa vie ; mais, à cet égard , luimême s'exécutait d'assez bonne grâce : l'excuse de sa conduite antérieure était dans ses obligations envers un homme qui avait accueilli son enfance et encouragé ses premiers pas. Le besoin de témoigner sa reconnaissance avait été son unique mobile, et ce sentiment l'avait égaré. Stubbe était à Bath en juillet 1676, lorsqu'il fut appelé à visiter un malade à Bristol ; il partit le soir, prit une fausse route, et se noya en traversant une rivière. Ce fut son ancien antagoniste Glanvill qui prononça son oraison funèbre. Wood , qui fut le contera - porain de Henry Stubbe, lui accorde un .savoir prodigieux, une rare facilité et une grande force d'élocution. ll fréquentait assidûment les cafés, et s'y attirait quelquefois de mauvais traitements par l'intempérance de sa langue
  • Henry TROLLOPE( 1756 - 1840) : amiral anglais, naquit à Norwich en 1756. Il entra dans la marine royale en 1770 et prit d'abord part aux combats de Lexington et de Bunkershill. Lord Duncan le chargea ensuite de réprimer l'insurrection de la Virginie 11 se trouva au siége de Boston et contribua à l'occupation de RhodeIsland. Lieutenant du bristol, en 1770, il assista à l'attaque des forts Montgomery et Clinton , puis de Philadelphie et de NIudIsland. Au début de la guerre avec la Hollande, Trollope , commandant du cutter le Kite , se distingua assez pour que lord Sandwich fit du bàtiment un sloop de guerre dont il donna à Trollope le commandement. Il accompagna en 1781 le viceamiral Darby devant Gibraltar. En 1782 il captura la frégate française l'Illbé, et les années suivantes, en particulier en 1795, Trollope guerroya dans la mer du Nord. Ayant été chargé d'observer la flotte hollandaise du Texel en l'absence de lord Duncan, il s'acquitta valeureusement de cette mission, et fut nommé chevalier en récompense de sa conduite. « Voici Henry Trollope , dit plus tard le roi en le pré- sentant à la reine, lors d'une solennité d'ac- tions de grâces à StPaul : c'est à lui que lord « Duncan déclare avoir dû sa victoire par suite de son active observation de la flotte hollan-« daise. » Trollope mit aussi en fuite en 1796 une escadre française , qu'il avait d'abord crue anglaise. On trouve les détails de cette rencontre dans l'Histoire navale de James , et le peintre Singleton en a fait k sujet d'un tableau qu'il envoya à l'académie royale en 180'k.. Trollope mourut le 2 novembre 1840
  • Henry WHEATON( 1785) : homme d'État et écrivain américain, naquit au mois de novembre 1785, à Providence, dans l'Etat de RhodeIsland. Il fit ses études à l'université de Brown, dans sa ville natale, et se fit recevoir avocat. Il passa ensuite deux ans à Londres et à Paris, où il acquit une connaissance intime de la langue française, et de retour en Amérique, il s'établit à NewYork ; il plaida avec succès, et en 1812, obéissant à un goùt fort répandu aux EtatsUnis, il fonda un journal, l'Avocat national, qui se maintint trois ans avec succès. Il y inséra , entre autres travaux qui furent remarqués, une suite d'articles sur le droit international. En 1815, il fut nommé un des juges de la cour maritime, et il publia la même année un volume intitulé Digeste de la loi des prises et captures maritimes. C'était mi sujet fort intéressant au moment où se terminait une longue série de guerres qui avaient été soutenues avec énergie par toutes les puissances, et qui, multipliant les prises et les arrestations de navires, avaient fait surgir une multitude de procès. Ce livre reçut un trèsbon accueil de la part du public spécial auquel il s'adressait, et il acquit de suite une grande autorité. Peu de temps après, Wheaton fut nommé rapporteur auprès de la cour suprême des EtatsUnis; il remplit ces fonctions pendant douze ans. La collection de ses Rapports sur des affaires jugées par la cour suprême remplit douze volumes; les jurisconsultes américains en font le plus grand cas. indépendamment de ces tra vaux. qui auraient am- plement absorbé l'activité d'un homme moins laborieux, Whea ton fournissait de nombreux a rtieles s une publication fort estimée, la Rende de l'Amérique du Nord; il écrivait sur l'histoire de son pays, sur les événements politiques; il éditait des on- vrages de droit mis au jour en Europe; il faisait à NewYork , devant des sociétés savantes, des cours sur le droit des gens. En 189,1, il fut nommé membre de la commission chargée de reviser la constitution de l'Etat de NewYork ; 1825, il fit partie d'une autre commission instituée dans le but de revoir et d'amender la législation de cet Etat. En 1827, le président John Quincy Adams l'ayant choisi pour chargé d'affaires à Copenhague, il donna sa démission de ses divers emplois. Après sept ans de séjour en Danemarck, il passa à Berlin comme ministre des EtatsUnis. Il avait montré autant de sagesse que d'habileté dans le cours de quelques négociations délicates, et il s'était livré avec zèle à l'étude de la littérature et des antiquités de l'Europe septentrionale. Il consigna les résultats de ses recherches à cet égard dans un ouvrage qu'il fit paraître à Londres, en 1831 : Histoire des peuples du Nord, ou Des Danois et des Normands depuis l'époque la plus reculée jusqu'à la conquête de l'An- gleterre par Guillaume, duc de Normandie. En 1844, M. P. Guillot publia une traduction fran-çaise de ce livre estimé, en joignant au texte original de nombreuses augmentations et améliorations introduites par l'auteur . Wheaton fit paraître, en 1834, en collaboration avec M. Crichton, un autre ouvrage qui, sous le titre de Scandinavia, offrait l'histoire et la description du Danemarck, de la Norvége et de la Suède. Pendant les douze années de sa résidence à Berlin, Wheaton fut regardé comme le chef de la diplomatie américaine sur le continent. C'était à lui que s'adressaient les autres représentants des EtalsUnis dans les circonstances épineuses; sa sagesse et son expérience l'avaient tout naturellement investi d'une autorité que chacun reconnaissait. Il poursuivait d'ailleurs ses études favorites; en 1836, il publia ses Eléments de droit international, livre qui se plaça aussitôt au premier rang de ceux qui se rapportent à cette branche importante de la jurisprudence. Une question, mise au concours par l'Académie des sciences morales et politiques, l'amena à écrire en français l'Histoire du progrès du droit des gens en Europe depuis la paix de Westphalie jusqu'au con- grès de Vienne, arec un précis historique du droit des gens européen avant la paix de Westphalie. Ce livre fort remarquable , publié à Leipsick , en 1841 fut réimprimé en 1846, avec de nouveaux et amples développements empruntés à l'édition en langue anglaise que Wheaton fit imprimer à NewYork en 1845 , et qui offrait un remaniement habile et complet du volume de 1841. Le président Polk rappela, en 184,6, le vieux diplomate, qui, renonçant à la politique, mais toujours rempli d'ardeur pour le travail et ne voulant pas entendre parler de repos, avait accepté l'emploi de professeur de droit interna- tional à l'université Harvand , lorsqu'il fut enlevé par une mort subite, le 11 mars 1848. Une quatrième édition des Eléments du droit des gens renferme une notice sur Wheaton et sur les négociations diplomatiques auxquelles il prit part ; ce travail bien fait est sorti de la plume de M. W. Lawrence, exchargé d'affaires à Londres. Une traduction française de ces Elements a vu le jour à Leipsick , 1848, 2 vol. et dès 1835 M. Frère a fait passer dans notre langue ce que Wheaton avait écrit sur la littérature scandinave. Signalons aussi des articles fournis au Journal des Economistes, notamment celui inséré dans le cahier de décembre 1843, sur une question imparfaitement abordée et non résolue encore au point de vue de la navigation, le percement de l'isthme de Panama. Wheaton faisait partie d'un grand nombre de sociétés savantes, telles que l'académie des sciences de Berlin, la société historique de NewYork , la société asiatique de Londres; il figurait parmi les correspondants de l'Institut de France
  • Henry WOTTON( 1568) : diplomate et littérateur anglais, né le 9 avril 1568 , à BostonHall, dans le comté de tient, appartenait à une famille ancienne et des plus honorables ; son père, devenu veuf, s'était marié en secondes noces à une veuve ; de son premier mariage il avait eu trois fils, qui furent tous élevés à la dignité de baronet; un d'eux entra même à la chambre des lords. Après avoir commencé dans la maison paternelle des études qu'il continua d'abord à l'école de Winchester , Henry fut à seize ans envoyé à l'université d'Oxford ; il y composa, à la demande d'un des professeurs, une tragédie intitulée Tancr? de, qui fut lue avec admiration, mais qui n'a point été imprimée. Ces études littérairesne le détournaient pas de s'appliquer à des travaux d'un autre genre ; il fit en latin des leçons relatives aux phénomènes de la vision, et il expliqua le traité d'Aristote sur la logigue. Il se lia d'une façon intime avec un savant réfugié italien, Alberico Gentili , qui était alors professeur de droit civil à Oxford et auquel il dut une connaissance approfondie de la langue italienne et une instruction sérieuse dans la jurisprudence e% dans les mathématiques. 11 perdit son père en 1589, et, quittant l'université quelque temps après, il se mit à voyager. Des biographes disent qu'il passa neuf ans sur le continent ; il résida un an à Genève, logeant chez le très-érudit Isaac Casaubon ; il séjourna trois ans en Allemagne et cinq ans en Italie, recherchant partijut la société des hommes les plus distingués par leurs talents dans les sciences, les lettres et les arts. Revenu en Angleterre, il s'attacha au comte d'Essex, et il accompagna ce favori de la reine Elisabeth dans ses deux expéditions contre les Espagnols, en 1596 et en 1597, et dans son voyage en Irlande en 1599. Lorsqu'en 1601 le comte fut arrêté, accusé de haute trahison et mis à mort le 25 septembre . Wotton se crut compromis, et il jugea prudent de quitter précipitamment l'Angleterre , de chercher un asile en France. Il ne paraît pas cependant qu'on eût rien de grave à lui reprocher, mais on ne saurait blâmer sa prudence. Il se rendit derechef dans cette Italie qu'il aimait , et il se trouvait à Florence lorsque le grandduc de Toscane, ayant, diton, appris par des lettres interceptées qu'il se tramait un complot contre la vie du roi d'Ecosse, Jacques 1m', chargea Wotton de se rendre à Edimbourg pour porter au roi des avis confidentiels àcet égard et pour lui offrir en même temps quelques contrepoisons. Cette mission fut l'origine de la fortune de Wotton. Se cachant sous le nom d'Octavio Baldi et s'acheminant par le nord de l'Allemagne et la Norvége afin de dérouter les curieux, il gagna l'Ecosse non sans beaucoup de fatigues, et s'annonçant comme envoyé du grandduc de Toscane, il obtint une audience du roi après qu'on lui eut fait déposer son épée ; il révéla le but secret de sa mission à Jacques, qui lui fit un fort bon accueil et le retint trois mois auprès de lui ; mais Wotton, s'apercevant qu'il n'y avait rien de bien avantageux à obtenir dans une cour pauvre et presque sauvage, retourna à Florence. Fort peu de temps après son arrivée, il apprit la mort d'Élisabeth et l'avénement de Jacques au trône d'Angleterre ; la situation n'était plus la même. Wotton revint auprès du roi qui ne l'avait point oublié ; nommé aussitôt baronet, il fut l'année suivante, en 1604, envoyé à Venise comme ambassadeur. Ce fut en se rendant à son poste qu'en passant par Augsbourg il écrivit sur l'album d'un de ses amis d'Allemagne sa fameuse définition d'un ambassadeur : « Un ambassadeur est un honnête homme « envoyé dans un autre pays, avec la commis-« sion de mentir pour le bien de l'Etat. e Cette définition fit du bruit, Scioppius l'ayant découverte et publiée huit ans plus tard, en la signalant comme une preuve de la mauvaise foi habituelle chez le roi d'Angleterre. Jacques fut d'abord trèsirrité, mais Wotton l'apaisa en lui écrivant une lettre d'excuses et en adressant à un érudit magistrat d'Augs- . bourg, Marc Welser, un écrit rempli de personnalités blessantes à l'endroit de Scioppius. Rappelé de Venise, Wotton, qui avait déplu à son capricieux et bizarre souverain , resta quatre ou cinq ans sans emploi. On croit qu'il fit partie du parlement qui se réunit le 5 avril 1614 et qui fut dissous le 5 juin. Vers la fin de 1615, il fut chargé d'une mission diplomatique en Hollande, et en 1616, il fut de nouveau appelé au poste de représentant de l'Angleterre à Venise. Il passa trois ans dans cette ville , revint à Londres et fut ensuite chargé de diverses négociations confidentielles, d'abord auprès du duc de Savoie, ensuite en Allemagne, au sujet des affaires de l'électeur palatin, gendre de Jacques Pr. Il rentra à Londres en 1621, et au mois de juillet 1625 il fut nommé gardien des archives . place qui lui était devenue nécessaire, car sa fortune était à peu près perdue, En 1627, il se fit ordonner diacre, et il conserva son emploi jusqu'à sa mort, survenue en décembre 1639.11 avait compiétement renoncé à la politique, et il consacra ses dernières années à l'étude. Par son testament, il ordonna qu'on mît sur son tombeau l'inscription suivante : Hic lacet huila sententiœ priiuus auctor : DISPUTANDI PRUBITUS ECCLESLE SCABIES ; nomen alias guerre. On trouvera dans le Dictionnaire de Chaufepié, qui a consacré à Wotton un bon article, les titres détaillés de ses écrits. Ses principaux, dont aucun d'ailleurs n'est lu aujourd'hui, sont Éléments d'architecture, 1621 trèsbon ouvrage ; — Poésies; — Examen philosophique de l'éducation ou de l'architecture morale ; — Charactères de quelques- uns des rois d'Angleterre; — Parallèle entre le comte d'Essex et Villiers, duc de Buck ; — Coup d'ail sur la vie et la mort du duc de Buckingham, 1642 ; — quelques Méditations religieuses. En 1601, au début de son séjour sur le continent , il avait écrit un livre intitulé Etat de la chrétienté, offrant une découverte exacte et complète de beaucoup d'intrigues politiques et des secrets d'Etat de la plupart de's cours de l'Europe, 1657,1677 ouvrage aujourd'hui sans valeur. Divers ouvrages de Wotton ont été recueillis dans les Reliquim trottoniance, Londres, 1651, 1654, 1672, 1685 La quatrième édition est précédée d'une vie de l'auteur par Isaac Walton , On y remarque les deux lettres que Wotton écrivit a Scioppius et au savant Marc Welser , au sujet de la maxime qu'on a rapportée, et dont l'influence sur sa destinée est si remarquable. Sir Egerton 13rydges g inséré une vie de Wolton dans le deuxième volume du Bibliographe anglais. Consultez également Wood, Athencc Oxonienses. Nous devons au surplus faire observer que les anciens biographes ne s'accordent pas tous sur les dates de certaines circonstances de la vie de ce diplomate, mais la chose ne mérite pas qu'on s'y arréte au- jourd'hui
  • Henry DE MONFREID : Explorateur et écrivain
  • Henry de Montherlant : écrivain français
  • Henry FONDA( 1905) : acteur
  • Henry FORD : Industriel
  • Henry HATHAWAY : cinéaste
  • Henry Kissinger( 1923) : homme politique américain, prix Nobel de la paix 1973
  • Henry Laurence Gantt : ingénieur américain
  • Henry MANCINI : Compositeur
  • Henry Purcell : compositeur anglais
  • Henry WINKLER : acteur jouant Fonzy dans la série TV "Happy Days"

Henry année par année

Signe astrologique de Henry

Couleur de Henry

Pierre précieuse de Henry

Chiffre de Henry

Métal de Henry