Le prénom Germain Masculin

Origine :

Fête :

28 Mai

Signification de Germain

Les Germain sont connus pour leur élégance. Ils ont le sens de l’esthétisme et savent mettre en valeur tant leur apparence que le cadre dans lequel ils vivent. Pour eux, l’apparence compte énormément, car c’est de là que les gens tirent leur premier jugement. Ce sont des personnes à l’affut des dernières nouveautés en matière de vêtements, de décoration d’intérieur ou encore de high-tech. Le prénom « Germain » est célébré le 28 mai pour rendre hommage à Saint Germain, un évêque de Paris qui a fondé l'abbaye de Sainte-Croix-Saint-Vincent qui est devenue plus tard Saint-Germain des Prés. Ce prêtre était très apprécié par le roi Childebert (fils de Clovis) pour sa foi inébranlable.

Personnalité de Germain

Il en faut beaucoup pour les émouvoir. Leur flegmatisme et leur sang-froid sont remarquables. Ils ne manquent pas de sensibilité, mais savent prendre du recul avant de juger. Ils vont lentement mais sûrement ; c'est la force tranquille qui n'est pas dénuée d'efficacité. Très sociables, ils aiment recevoir et ont le sens de la fidélité. Ce sont des gens sérieux et fiables.

Provenance du prénom Germain

Histoire de Germain

Etymologie de Germain

Les Germain célèbres

  • Germain AUDEBERT( 1518) : poête latin, né le 15 mars 1518 , à Orléans, termina ses cours de littérature et de philosophie dans cette ville, et alla suivre à Bologne les leçons d'Alciat, dont la réputation s'étendait alors dans toute l'Europe. 11 profita . Audebert avait été dans sa jeunesse l'ami de Théodore de Essais historiques sur Orléans, 1778 p. 193. Bèze. Une pièce de vers de ce fameux réformateur, intitulée : de sua in candidum Audebertum Benevolentia, a donné lieu aux soupçons les plus graves, mais les plus mal fondés, sur la nature de leur liaison. Gaucher de SteMarthe a publié l'éloge d'Audebert dans les Gallorum doctrina illustrium, etc., Eloqia. Trippault a donné son anagramme dans le Cellhellénisme, p. 55, où il annonce un ample recueil de pièces de ce genre. Outre la pre- mière édition de l'ouvrage d'Ugol. Verino : de Illustratione urbis Florentice , Paris , 1185 on n'a d'Audebert que les trois petits poèmes dont on a déjà parlé : Roma, Paris, 1555 Venetioe, Alde, 1585 rare ; Parthenope et Roma, Paris, 1585 Ils ont été réimprimés, IIanau, 1693 édition rare et recherchée des amateurs. On les retrouve dans le t. 1" des Delicioe Poel. gallorum avec quelques pièces de Nicolas Audebert. On apprend par l'épitaphe de Germain qu'il avait composé plusieurs livres de sylves, restés inédits
  • Germain AZZOGUIDI( 1740) : médecin italien, ne à Bologne, en 17 40, obtint le grade de docteur clans la célèbre université de cette ville, après avoir soutenu avec distinction une thèse sur la génération, sujet dont les physiologistes s'occupaient alors d'une manière spéciale. Les talents remarquables qu'il déploya lui firent confier une chaire de professeur, quoiqu'il n'eût encore atteint que sa vingtquatrième année. Une vive discussion s'éleva, quelque temps après son installation, sur la question de la sensibilité des diverses parties du corps. Azzoguidi prit une part très - active à cette controverse , et l'on regrette qu'il n'ait pas livré à l'impression son mémoire, à la suite duquel se trouvait l'exposé de nombreuses expériences faites sur les animaux vivants. En 1775, il publia, sous le titre d'Observationes ad uleri constructionem pertinentes , un travail complet et curieux, dans lequel il réfute quelques erreurs des anciens et confirme l'existence de la membrane caduque de Hunter. En 1775 parurent ses Institutions de médecine, où il déploya de vastes connaissances en physiologie. Les travaux littéraires auxquels ils se livrait avec ardeur ne lui firent cependant pas négliger la pratique, comme on peut en juger d'après un mémoire trèsintéressant qu'il publia sur les mauvais effets de l'inoculation de la variole, ou petite vérole. Un antre ouvrage, auquel il donna le titre modeste de Spezieria domeslica, atteste son éloignement pour la polypharmacie. Lorsque l'université de Bologne reçut un nouveau mode d'organisation, IAzzoguidi fut chargé d'y enseigner l'anatomie comparée; il publia bientôt un manuel qui lui servit de guide dans ses cours, et fonda le cabinet que possède actuellement cette université. Une péripneumonie , termina sa carrière dans le courant de 1814, à l'âge I de 74 ans
  • Germain BOFFRAND( 1667 - 1754) : architecte et littérateur, né à Nantes, le 7 mai 1667, d'un sculpteur peu connu et d'une soeur du poète Quinault, vint à Paris à l'âge de quatorze ans. Pendant trois ans il se partagea entre la sculpture et l'ârchitecture, étudiant ce dernier art pendant l'été, et passant les hi vers dans l'école du sculpteur Girardon. Il prit enfin le parti de se consacrer entièrement à l'architecture, et parvint à gagner l'amitié de JulesHardouin Mansard, en dessinant, avec une grande exactitude, le château de StGermain. Cet artiste lui fit suivre la construction de l'orangerie de Versailles, puis celle de la place Vendôme , et enfin lui procura la commission du bureau des dessins des bâtiments du roi, qui valait alors 2,500 livres. Jeune encore et ami des plaisirs , Boffrand composa plusieurs pièces bouffonnes qui furent jouées à la ComédieItalienne, et imprimées dans le recueil de Gherardi ; mais heureusement les distractions que lui causaient ces bluettes, aujourd'hui oubliées , ne lui firent point perdre de vue l'art qui devait lui procurer une grande réputation. Ce goût pour le spectacle lui fit concevoir le projet d'une grande salle d'Opéra, qui était ingénieusement disposée d'après les principes de l'acoustique. Elle devait être exécutée à Paris, rue StNicaise. Il avait aussi conçu l'idée d'y faire arriver le roi, du palais des Tuileries, par une galerie, se rapprochant ainsi, du moins en partie, du projet qu'on exécute aujourd'hui. En 1719, il fut reçu à l'académie d'architecture. L'année suivante , il exécuta
  • Germain BRICE( 1652 - 1727) : né à Paris en 1652, mort le 18 novembre 1727, est auteur d'une Description de Paris, 1685, 2 vol. qui a eu environ dix éditions. La dernière est de 1752, 4 vol. Les trois premiers ont été revus par Mariette; le quatrième, par l'abbé l'ému, qui a fait aussi la préface, où l'on trouve diverses corrections importantes pour les trois premiers volumes; ouvrage curieux, quoique mal écrit, et quelquefois inexact. — Son neveu, Étienne- Gabriel BRICE, bénédictin de la congréga- tion de StMaur, né à Paris en juin 1697, s'était d'abord retiré chez les chartreux; mais, après un an et demi, il pensa à embrasser un institut Moins opposé à son caractère vif et bouillant. Il se dévoua à l'étude du grec et de l'antiquité ecclésiastique, et traduisit en français les lettres de St. Basile. Cette traduction n'a pas vu le jour. Depuis 1731, il travailla à la nouvelle Gallia christiana, et mourut le 18 novembre 4755. On trouve son éloge dans le t. Il de cet ouvrage
  • Germain BRICE : né à Luxerre, étudia la langue grecque sous Marc Musu-•is, à Padoue, revint en France, embrassa l'état eclésiastique, et fut aumônier du roi : il obtint enalite un canonicat à la cathédrale de Paris. En revenant de Blois , où était la cour, il mourut en 1538, dans le diocèse de Chartres, de chagrin, dit-:in, d'avoir été volé. On a de lui : 1° Germani Bri- xii Carmina, 1519 2° Chrysostomi Liber contra gentiles, Babylœ, . Intiocheni episcopi et mar- tyris, vitam continens, 152S 30 Sexdecim no- tnilioj Chrysostomi, 1533 4° Chrysostomi in Epistolam ad Romanos oeto priores, 1546 : ces deux traductions de St. Chrysostome se trouvent dans plusieurs éditions des œuvres de ce Père. 50 Dialogus de episcopatu et sacerdotio, sive de di- gnitate et onere episcopi libri sex, 1526 cette traduction de St. Chrysostome a été aussi imprimée plusieurs fois. 60 Enfin quelques opuscules, dont on trouve la notice dans la Bibliothèque des auteurs de Bourgogne par Papillon
  • Germain CHAMBERT( 1784 - 1821) : peintre et graveur, né en 1784, à Grisolles , quitta le pinceau pour le burin , lorsque ses succès dans la peinture lui assuraient déjà une place honorable dans cet art. Sans autre maitre que son goût , parvint en peu d'années à un degré de talent qui le fit choisir par l'académie des sciences de Toulouse Pour dessinateur et graveur. 11 fut l'un des plus zélés propagateurs de la lithographie en France, et il avait monté à Toulouse une imprimerie de ce genre , dont il se promettait d'heureux résultats, lorsque la mort l'enleva, le 15 février 1821. Parmi ses ouvrages comme peintre on cite une Assomp- tion, et comme graveur un Ecce homo d'après Mignard
  • Germain COLLADON : docteur en droit, né à la Cliàire, vint professer à Genève la religion protestante qu'il avait embrassée. Il obtint la bourgeoisie en 1555, et fut, cinq ans après, chargé, avec Dorsières, de la confection du code des édits politiques et civils Ce fut chez Colladon que Henri Estienne trouva le manuscrit d'aprés lequel il imprima l'édition donnée par Th. Cet ouvrage ; Methodus facillima explicationem Apocalypseos Johannis, Morges, 1591; 30 Jesus Nazarenus ex Mattleceo, chap. 1 I , v. 52 , Lausanne, 1586 — David COLLADON, fils de Germain, professeur de droit en 1584 , conseiller d'Etat en 1604, a laissé en manuscrit des Mémoires sur l'Histoire de Genève. — haïe COLLADON, pro—fesseur de philosophie à Lausanne, puis à Genève en .1694 , a publié divers ouvrages de J. Godefroy, avec des préfaces
  • Germain COURTIN : médecin, né à Paris, reçut le doctorat dans cette ville en 1576. Nommé professeur deux ans après , il enseigna la chirurgie jusqu'en 1587. Les traités qu'il dicta pendant cet espace de temps furent recueillis par ses disciples. Jacques Guillemeau avoue que le livre De la géné- ration et celui Des plaies de tête, qui se trouvent dans ses oeuvres, ont été puisés dans les leçons de Courtin. Étienne Binet, chirurgienjuré de Paris, publia en 1612, en un volume les Leçons anatomiques et chirurgicales de feu M. Courtin...., recueillies, colligées et corrigées. Cet ouvrage fut réimprimé sous le titre d'OEuvres anatomiques et chirurgicales de Germain Courtin , Rouen, 1656 Riolan fait le plus bel éloge de ce médecin ; il le regarde comme un trèsgrand anatomiste, et assure que c'est lui qui a formé les premiers chirurgiens de son temps. On lui doit encore une dissertation, aujourd'hui peu importante : Adversus Paracelsi de tribus principiis, auro potabili, totaque pyrotechnia portentosas opiniones , Paris , 1579
  • Germain FROMAGEAU : théologien et casuiste, né à Paris de parents riches et alliés à plusieurs familles distinguées dans la magistrature, lit ses études avec succès. Se destinant à l'état ecclé- . siastique, après avoir achevé sa théologie et soutenu sa tentative se fit recevoir de la maison et société de Sorbonne, le 9 août 1661 , fit son cours de licence d'une manière brillante, et prit le bonnet de docteur en •664. Les honneurs académiques ne firent qu'accroltre en lui le désir et le besoin de savoir : il étudia surtout la morale, la discipline ecclésiastique et les écrits des canonistes. La conformité d'études et de goûts le lia bil'une amitié étroite avec AdrienAugustin . De Lamet étant venu à mourir, Fromageau se chargea de cette tâche, qu'il remplit avec le même zèle que son prédécesseur. Sa charité lui lit s'imposer une tâche plus pénible encore : la maison de Sorbonne s'était chargée de fournir parmi ses membres des confesseurs aux criminels condamnés à mort. Frumageau rechercha cette triste et respectable fonction : il l'obtint, et l'exerça jusqu'à la fin de sa vie. Cette sainte aniltition, s'il est permis de s'ex- primer ainsi, est la seule qu'il ait jamais eue : il ne voulut ni bénéfices ni dignités ecclésiastiques. Il mourut en Sorbonne en 1705, avec la réputa- tion d'un prêtre humble, pieux et savant. Ses décisions ont été recueillies sous le titre de Résolu- tions de cas de conscience touchant la morale 1 l« discipline de l'Église, 1714 avec de Lama. ce volume devait être suivi de quatre autres. SimonMichel Trouvé, théologal de M£aux sous le grand Bossuet, et docteur de Sorbonne, en publia deux sous ce titre : Le Dictionnaire des cas de con- science, décidés suivant les principes de la morale, les usages de la discipline ecclésiastique, et la juris- prudence du royaume, par feu MM. de Lamet et Fromageau , Paris , Coignard et Guérin, 1733 : l'ouvrage est précédé d'une préface que le P. Fabre, de l'Oratoire, se chargea . On joint crdinairement cet ouvrage aux trois volumes de Pontas, sur le même sujet. Il existe un abrégé de ceuxci, dans lequel les deux volumes de Lamet et de Fromageau ont été analysés
  • Germain GALLARD( 1744) : docteur de Sorbonne, grand vicaire et chanoine de Senlis , naquit en 1744 à Artenay, près Orléans. Après avoir fait sa licence avec distinction , il fut nommé en 1772 directeur spirituel de l'École royale militaire de Paris , et il en remplit les fonctions pendant quatre ans. Alors M. de Roquelaure, évèque de Senlis, l'attacha à son diocèse en qualité d'official , puis de grand vicaire ; et l'abbé Gallard occupa cette dernière place jusqu'à la révolution. Il joignait à l'esprit et aux connaissances de son état beaucoup d'aménité, de douceur, et des vues sages et conciliantes. Son mérite connu fit jeter les yeux sur lui pour l'édition que le clergé de France voulait donner des oeuvres de Fénelon. On lui en mit entre les mains les manuscrits ; et l'assemblée du clergé de 1782 lui donna pour les frais de l'impression une somme de quarante mille francs. Mais les fonctions que l'abbé Gallard avait à remplir à Senlis, et peutetre aussi les distractions de la so- ciété, où il était fort goûté pour les attraits de sa conversation, l'empêchèrent de terminer seul une entreprise que son goût et ses talents le rendaient néanmoins si propre à diriger. On fut obligé de lui adjoindre le P. Querbeuf, homme laborieux, qui continua l'édition jusqu'au 9e volume et composa la vie de l'archevèque. Il est à croire cependant qu'il profita du travail du premier éditeur : seulement il fit quelques changements à son plan et à la distribution des ouvrages. La révolu- lion vint priver l'abbé Gallard d'une place hono- rable; il fut obligé de se cacher. Lorsque le calme fut un peu revenu , il entreprit de donner une édition des Sermons de M. de Beauvais, évoque de Senez, qui avait été son ami. Elle parut en 1807, en quatre volumes où cependant, par des considérations particulières, l'éditeur n'inséra pas deux discours prononcés aux assemblées du clergé et deux sermons sur la cène : on a dû trouver ces deux discours dans ses papiers. L'abbé Gallard devait joindre à cette édition un éloge de l'auteur; mais son âge, sa mauvaise santé et un peu de négligence l'empochèrent d'achever cet éloge, dont il n'a paru qu'un fragment, où l'abbé Gallard ne conduit l'abbé de Beauvais qu'à l'entrée de la carrière. Ce morceau a été imprimé à part . En 1809 on nomma l'abbé Gallard à une chaire d'élo- quence sacrée dans la faculté de théologie de Paris; mais il n'accepta point cette place. Quoiqu'il eût perdu toute sa fortune, il ne voulut point prendre de fonctions sous un gouvernement dont il avait apprécié les vues ; et il aima mieux vivre dans une honorable médiocrité que de s'attacher à un régime qu'il n'approuvait pas. Il mourut à Paris le 11 niai 1812 , victime d'une infirmité longue et douloureuse, qu'il a supportée avec résignation. Il avait été longtemps recherché pour les agréments de son esprit ; et l'on peut regretter qu'avec beaucoup de goût pour juger les produc- tions des autres, il n'ait pas attaché son nom à quelque ouvrage, où il aurait fait sans doute usage des leçons et des conseils que personne ne savait mieux donner que lui
  • Germain GILLOT( 1622 - 1688) : docteur de Sorbonne, naquit à Paris en 1622, d'une famille où, disent les mémoires du temps, la noblesse et la probité avaient fait comme une étroite alliance. 11 possédait une fortune assez considérable ; mais elle ne suffisait point à ses libéralités, et il s'imposait des privations jourpalières pour aider dans leurs études de pauvres enfants, chez lesquels il reconnaissait des dispositions à servir Dieu dans des professions utiles. On porte à plus de cinq ou six cents le nombre de ceux qu'il fit élever de cette manière, et dont plusieurs acquirent par la suite de la réputation dans l'état qu'ils avaient choisi. Ces enfants étaient désignés dans les écoles par le surnom de Gilotins , qui était devenu une preuve de mérite. Gillot était luimême savant en théologie, et trèsferme dans les sentiments qu'il avait une fois embrassés. C'est ainsi que lors de l'examen fait en Sorbonne des lettres d'Arnauld , tout en condamnant l'opinion de ce grand homme sur la grâce , il soutint que les explications qu'il avait données étaient recevables, et qu'il ne pouvait y avoir lieu à censure. Gillot mourut à Paris le 20 octobre 1688, âgé de 66 ans, ne laissant que peu de biens, dont il disposa encore en faveur des pauvres, auxquels il avait distribué plus de cent mille écus durant sa vie
  • Germain MOUETTE( 1652) : voyageur français , était né vers 1652 à Bonnelles , près de Rambouillet , dans le diocèse de Chartres. Un de ses parents, qui avait dessein d'aller aux Antilles , s'étant chargé de l'y conduire , tous deux partirent de Paris le 31 juillet 1670. Arrivés à Dieppe le 29 août , ils s'embarquèrent le 16 septembre comme passagers sur un navire de cent vingt tonneaux , armé de 6 pièces de canon. La traversée fut trèsdifficile : le beau temps était revenu, lorsque le 15 octobre, au soir, « nous ren « contrâmes, dit Mouette, trois gros vaisseaux « hollandais qui revenaient des côtes de Barba- « rie , où ils avaient brûlé quelques corsaires de « Salé , à ce qu'ils nous dirent. Ils nous deman- « dèrent si nous n'avions pas rencontré un flibot « qui en était et qui leur était échappé , duquel « ils nous avertirent de nous donner de garde, « parce qu'il n'était pas éloigné, Ensuite de quoi, « nous étant entresalués, chacun continua sa « route. » Le lendemain , on aperçut deux vaisseaux algériens ; on était en paix avec eux; ils se bornèrent à demander que le capitaine vînt à leur bord montrer ses passeports et qu'ils n'en exigeaient pas davantage. Le capitaine, trop crédule ou trop lâche, ne voulut pas suivre l'avis du pilote ni des matelots, qui lui remontrèrent que l'un de ces vaisseaux était le flibot dont on l'avait sincèrement averti de se donner de garde et qu'il valait mieux se défendre que de les croire. il fit mettre en mer la chaloupe, prit avec lui six de ses meilleurs matelots, et, arrivé à bord des vaisseaux , écrivit au pilote de ne rien craindre et d'accueillir les musulmans qui voulaient seulement s'assurer s'il n'y avait pas des étrangers cachés parmi les gens de l'équipage. Mouette suppose , non sans raison , que ce misérable vendit ses compagnons et tout ce qui leur appartenait; car, ayant fait assurer son navire, il s'enrichissait en le perdant. Les Maures ne furent pas plutôt à bord que, tirant les armes qu'ils tenaient sous leurs capots , ils frappèrent sur les premiers chrétiens qu'ils rencontrèrent, en tuèrent quelquesuns, dépouillèrent leurs prisonniers , qui étaient au nombre de quarante hommes et quatre femmes, les firent passer sur leurs vaisseaux, les attachèrent ensemble à une mème chaîne par les pieds et les menèrent à Salé. On entra dans ce port le 24 octobre. Les captifs furent conduits à l'armateur du corsaire , qui les garda chez lui jusqu'au 1" novembre. Ce jourlà il les vendit à l'encan. Mouette, qui était resté le dernier était un talbe nommé Bougiman, qui, retiré à FezlaNeuve, y exerçait la profession de peintre et de sculpteur en plâtre qu'il avait apprise dans sa jeunesse. « Comme je travaillais aussi de ce métier, dit s Mouette, j'eus tout le loisir d'apprendre ce que « je désirais savoir. Comme il était naturelle- « ment curieux, il s'enquit aussi de moi de beau- « coup de choses dont il n'avait pas la connais- « sauce, ce qui nous lia d'une amitié si forte « qu'il faisait pour moi tout ce que je souhaitais. » Mouette put ainsi s'instruire à fond de tout ce qui concernait MouleyArchy, et ensuite tint un journal exact de ce qui se passa de plus considérable sous le règne de son successeur. Quand ce prince transféra sa résidence à Méquinez, Rougiman y vint aussi demeurer. Pendant plus de trois ans que dura sa liaison avec ce Marocain, Mouette recueillit les renseignements les plus détaillés sur l'empire. Enfin Bougiman dressa pour lui une carte de tous les pays où il était allé avec MouleyArchy. Cet homme, chéri et respecté des musulmans et des captifs chrétiens, mourut de la peste en 1680. C'est de ses instructions familières que Mouette tira la matière de son ouvrage, et plusieurs chrétiens qui avaient accompagné l'empereur dans la conduite de son artillerie confirmèrent à notre voyageur la vérité de tout ce que le talbe lui avait dit. 2. Relation de la captirité du sieur Mouette dans les royaumes de Fez et de , Maroc, oit il a demeuré pendant onze ans, etc., arec un Traité du commerce et de la manière que les négociants doivent s'y comporter, ensemble les termes principaux de la langue qui est le plus en usage dans le pays, Paris, 1683 ; traduit eu néerlandais dans le recueil intitulé Naaskeurige rersamslisy (Recueil curieux des voyages les plus remarquables;, Leyde, 1707 en anglais, dans le Nouveau recueil de voyages et de pérégrinations, Londres, 1708-1710, 2 vol. Ce livre offre des détails intéressants sur les pays où Mouette a souffert si longtemps. 11 raconte avec simplicité les maux qu'endurent les chrétiens captifs et les tentatives heureuses de plusieurs de ces infortunés, qui par la suite réussirent à recouvrer leur liberté. Quelquesuns de ces récits tiennent tellement du miracle qu'il a jugé nécessaire d'y joindre une attestation en forme signée de plusieurs témoins oculaires et dignes de foi. Il donne aussi la description des villes où il a demeuré et diverses particularités qu'il avait omises dans l'ouvrage précédent. Les explications qui concernent le commerce ne sont pas à dédaigner. Le vocabulaire est conforme à ceux que d'autres auteurs ont donnés. Mouette avait écrit, étant encore à Méquinez , l'Histoire de Mouley- Arch y Un Français parvint à en obtenir de lui une copie, sous prétexte qu'elle ferait plaisir au consul de France à Cadix ; quand Mouette eut recouvré sa liberté , il écrivit à ce dernier et fut très-étonné d'apprendre qu'on avait abusé du nom de ce consul. Ses compagnons de captivité signèrent un certificat de ce fait , et le consul de France à Salé confirma leur témoignage. Une aventure presque semblable lui arriva pour son second livre. ll en avait communiqué le manuscrit aux pères de la Merci. Un sieur L. Desma? étant venu chez son parent, le supérieur du couvent de Paris, y vit cet écrit. Il le trouva intéressant et conseilla au religieux (le le publier. En ayant conféré avec ses confrères, qui approuvèrent ce projet, le supérieur engagea Desmay à rédiger en forme d'histoire le dernier ouvrage de sa rédemption. Desmay lit quelques façons et liait par mettre au jour le livre intitulé Relation nouvelle et particulière du voyage des RR. PP. de la Mercy aux royaumes de Fez et de Maroc pour la rédemption des captif. s, Paris, 1683 Ce volume est assez mince et n'offre qu'un faible extrait de l'ouvrage de Mouette. L'auteur dit que, dans la seconde partie , il fera l'histoire de l'esclavage de celuici ; mais il est probable qu'elle ne vit pas le jour, parce que Mouette termina sa préface en exprimant la surprise de ce que Desmay, qui avait donné au public la relation des voyages des RR. PP. de la Merci, « avance, ajoutetil, que je « lui ai fourni mes mémoires ; il est bien vrai « que je les avais communiqués à ces pères, « mais non pas afin qu'il y mît rien de sa part, « puisqu'ils étaient dans le même ordre que je « les donne aujourd'hui ». Suivant une autre version, les PP. de la Merci communiquèrent au P. Monet, du couvent de Paris, le manuscrit de Mouette, qui avait décrit leur voyage en composant le récit de sa captivité. Le P. Monel le prévint en donnant une petite relation extraite de l'écrit de Mouette
  • Germain PILON : l'un des plus habiles sculpteurs français, naquit à Loué , petite ville à six lieues du Mans. Son père, nommé Germain comme lui, cultivait également la sculpture avec un talent remarquable et fut le maître de plusieurs artistes distingués. Le jeune Pilon exécuta dans son pays plusieurs ouvrages qui annonçaient déjà ses rares dispositions. Telles sont les statues qui ornent le couvent de Soulesmes, près Sablé, dans le Maine, et que l'on connaît sous le nom, devenu populaire, de Saints de Soulesmes. On peut encore regarder comme un de ses premiers ouvrages une statue de St- Bernard qui existait dans l'église de l'Epau, près du Mans, et à laquelle il avait mis son nom , quoique dans certaines parties , et notamment dans les draperies, qu'il exécuta dans la suite avec tant de supériorité, on reconnaisse une main encore peu exercée. Son père se décida enfin à l'envoyer à Paris vers ,1550. II fut émule et contemporain de Jean Goujon : c'est à ces deux artistes que la France est redevable des premiers ouvrages de sculpture qui , parmi nous , dans les temps modernes , ont le plus approché du bon goût de l'antique. Renfermé uniquement dans l'exercice d'un art où il sut s'avancer vers la perfection et dans lequel aucun de ses contemporains ne lui avait servi de modèle , la vie de Germain Pilon est tout entière dans ses ouvrages. On ignore s'il avait vu l'Italie; mais doué d'un génie étendu et d'une grande facilité d'exécution, il produisit un nombre considérable d'ouvrages, dont la plupart des églises de Paris furent ornées la Normandie lui devait déjà plusieurs monuments remarquables. Dès que sa renommée se fut répandue, il fut chargé d'exécuter le Mausolée de Guillaume Lanyei du Bellay dans la cathédrale du Mans. Les basreliefs qui ornent ce mausolée, dont une partie a échappé aux dévastations de la révolution, rappellent tout à fait l'antique, ainsi que les deux Trophées, la figure de Du Bellay et les deux Caryatides qui soutiennent le sarcophage. Ce mausolée fut mis en place en 1557 et dut coûter à son auteur plusieurs années de travail. Catherine de Médicis voulant ériger un monument à la mémoire de Henri II, Philibert de Lorme en donna les dessins et l'exécution des sculptures fut confiée à Pilon, qui sembla s'y surpasser. Les statues en bronze de Henri II et de la reine , vêtus en habits de cérémonie et à genoux devant des prieDieu , placées audessus de l'entablement, ainsi que les quatre bas- reliefs représentant la Foi, l'Espérance, la Charité et les Bonnes- OEuvres , sont dus à son talent. L'artiste a représenté la Charité entièrement nue; elle vient de distribuer tous ses vêtements aux malheureux et donne le sein à deux enfants à la fois. Toutes les sculptures de ce monument sont admirables : mais c'est surtout dans les statues couchées de François II et de Catherine de Médicis, qui voulut être représentée nue, que Pilon s'est surpassé et qu'il a su allier sans effort la gravité du style de MichelAnge à la grâce du Primatice, qui dirigeait alors en France tous les arts du dessin. Ce mausolée a repris en 1821 sa place dans l'église royale de StDenis. Une des productions les plus remarquables du ciseau de Germain Pilon est le Mausolée du chancelier de Birague, qui, après la mort de son épouse Valentine Balbiani, embrassa l'état ecclésiastique et parvint à la dignité de cardinal. La statue en bronze du chancelier est à genoux et couronne le monument. Plus bas, son épouse, vêtue à la manière du temps et à demi couchée sur un lit, semble méditer sur le livre des saintes Ecriturcs. Audessous est un basrelief d'une rare beauté représentant Valentine dans l'état de mort. Ce monument est terminé par deux Figures de génies qui éteignent le flambeau de la rie. Il était placé dans l'église de SteCatherine du ValdesEcoliers, dite la Culture, et formait deux mauso- lées séparés mais lors de la démolition de cette maison , les religieux les firent transporter aux jésuites de la rue StAntoine , où les deux monuments furent réunis en un seul. Depuis ils ont été transférés au Musée des monuments français , où ils ont encore éprouvé quelques restaurations d'après les dessins de M. Lenoir. Mais le chefd'oeuvre de Germain Pilon et l'une des productions les plus insignes de la sculpture française, c'est le Groupe des trois Grâces, prises dans un seul bloc de marbre et qu'il exécuta par ordre de Catherine de Médicis. Les Grâces, revêtues d'une étoffe dont l'exécution est d'une transparence, d'une légèreté et d'une vérité admirables, sont adossées les unes aux autres et se tiennent par la main. Elles ont quatre pieds trois pouces de hauteur et sont supportées sur un piédestal en forme de trépied antique de trois pieds six pouces de haut, également en marbre blanc, orné de feuillages, de palmettes. de figures et de cartouches dans lesquels sont gravées des inscriptions. Elles soutiennent une urne destinée à renfermer les coeurs de Henri II et de Catherine de Médicis. L'une des trois Grâces est le portrait de la reine. Watelet dit que ces figures représentent les vertus théologales. S'il eüt fait attention aux inscriptions qui se trouvent sur chacune des faces du monument, il aurait vu que ce sont bien les Grâces que l'artiste a voulu représenter et non des figures mystiques. Ce groupe était autrefois à la chapelle d'Orléans, aux Célestins de Paris. Il fut transporté pendant la révolution au Musée des monuments français, et il a été réuni en 1822, dans une des salles du Louvre, aux plus belles sculptures de l'école fran-çaise depuis la renaissance des arts jusqu'à nos jours. La statue en terre cuite de StFrançois, qu'il devait exécuter en marbre pour la chapelle du Louvre, avait été placée dans le couvent des GrandsAugustins de Paris elle fut renversée au commencement de la révolution, et la tête, qui en avait été détachée, se trouvait chez un marbrier de la rue des FossésStVictor. En 1819, M. le comte de Chabrol , préfet du département de la Seine , racheta cette tête et la fit replacer sur le corps de la statue, qui a été déposée depuis dans l'église de StFrançois d'Assise, au Marais. C'est encore Germain Pilon qui , par un marché passé le 10 février 1558, fut chargé, moyennant la somme de onze cents livres, d'exécuter en marbre les huit basreliefs qui ornent la grande voûte du Tombeau de François ler. . Ce monument, longtemps attribué au Primatice, a été rendu à son véritable auteur, Philibert de Lorme, par M. Alex. Lenoir, qui a prouvé par des extraits des registres de la chambre des comptes nue cet habile architecte avait fourni les plans et dirigé l'exécution. C'est d'après ces mêmes titres qu'il a été également mis hors de doute que Germain Pilon, Ambroise Perret et Pierre Bontemps, tous sculpteurs fran-çais, étaient ceux qui avaient fait les basreliefs et les statues du monument, et non des artistes italiens venus à la suite du Primatice, comme on l'a cru trop longtemps. Les mêmes incertitudes qui environnent la naissance de Pilon enveloppent l'époque de sa mort. Sur la foi d'une épitaphe eu vers de Pilori , composée par le président Maynard, encore bien jeune à cette époque, et publiée en 1606 , on a longtemps regardé cette année comme la véritable date de la mort de Pilon et le dernier éditeur de Moréri la donne comme certaine. Cependant, d'après de nouvelles recherches plus exactes consignées dans le Musée des monuments français de M. Alex. Lenoir, il a été reconnu que, passé l'année 1590, on ne pouvait plus citer un seul ouvrage de cet artiste. Aussi , dans le monument élevé à la mémoire de Germain Pilon dans les salles des PetitsAugustins, M. Lenoir atil indiqué l'année 1590 comme l'époque vraisemblable de la mort de cet illustre sculpteur. Il a paru en 1860 un Mémoire pour servir à l'histoire de Germain Pilon , sculpteur du roi de 19 pages, publié par le baron J. Pichon dans les Mélanges de la société des bibliophiles français; cet opuscule renferme des documents nouveaux et trèscurieux , extraits des registres de la cour des monnaies
  • Germain VAILLANT DE GUELLE( 1500 - 1587) : né à Orléans au commencement du 16° siècle, était fais d'un conseiller au grand conseil. Il fut élevé dans la maison des Coligny, et s'acquit par son goût pour les lettres la protection de François ler, qui l'admit au nombre des savants dont il aimait à s'entourer. 11 fut conseiller au parlement de Paris, abbé de Paimpont, et évêque d'Orléans en 1586. Il mourut l'année suivante à MehunsurLoire. Nous avons de lui un Commentaire sur Virgile, Anvers, 1575, estimé dans le temps pour son érudition , mais difficile à lire à cause du style qui est trop concis. Il composa , à nge de soixantedix ans, un peme latin , qui se trouve dans les Delicia, poetarunt gallorunt, et dans lequel il prédit l'assassinat con' unis , quelques années après, sur Henri 111, et les désordres qui suivirent ce forfait. Plusieurs de ses écrits périrent pendant les guerres civiles. Scévole de SteMarthe a fait son éloge. — Dom Guillaume- Hugues VAILLANT , bénédictin , mort professeur de rhétorique à PontleVoy , en 1678, âgé de 59 ans, était aussi d'Orléans , mais on ignore s'il était de la même famille. On a de ce dernier diverses poésies latines, Poiles , Odes, Hymnes , etc., entre autres un recueil d'épigrammes à la louange des saints de toute l'année, sous le titredeFasticacri, Paris, 1674, 2 ti ol
  • Germain Martin : économiste et homme politique français
  • Germain Nouveau : poète et mystique français
  • Germain Pilon : sculpteur français

Germain année par année

Signe astrologique de Germain

Couleur de Germain

Pierre précieuse de Germain

Chiffre de Germain

Métal de Germain