Le prénom Gaspar Masculin

Origine :

Fête :

06 Janvier

Signification de Gaspar

Véritablement apparu dans les registres de naissance français en 1960, Gaspar est un prénom masculin dont la popularité connaît des hauts et des bas. Gaspar a atteint son apogée en 2005, avec 57 nouveau-nés baptisés ainsi. Depuis lors, une cinquantaine de nouveaux Gaspar viennent étoffer chaque année les registres français.
Parmi les Gaspar célèbres, plusieurs ont marqué le monde de l’art sous toutes ses formes, dont Gaspard Augé, qui fait partie du duo français Justice, orienté dans la musique électronique. On retrouve également Gaspard Blate, connu pour ses œuvres de graphisme érotique du XXème siècle, ou encore l’artiste dessinateur Gaspard Ignacio, caricaturiste et dessinateur de bandes dessinées originaire de Corse.

Personnalité de Gaspar

C'est la force tranquille. Lorsqu'ils se mettent en marche, plus rien ne les arrête. Peu émotifs, très actifs, ils ont le sens de la mesure et une excellente maîtrise d'eux-mêmes. D'une autorité naturelle, ils ont une âme de chef. D'une volonté implacable, leur confiance en eux est totale. Ils n'ont aucune compassion pour la faiblesse des autres. Pudiques, ils ne parlent pas de leurs problèmes.

Provenance du prénom Gaspar

Histoire de Gaspar

Etymologie de Gaspar

Les Gaspar célèbres

  • Gaspar BACHOT( 1550 - 1687) : médecin, était né vers 1550, dans le Bourbonnais. Un passage de ses Erreurs populaires fait conjecturer qu'il était de Montmeraud. Sa famille, qui a produit plusieurs hommes de mérite, jouissait d'une grande considération dans la province. Bachot nous apprend luimème qu'il était cousin du savant Gilbert Gaulmin. Voy. ce nom.) Il exerçait déjà la médecine à Thiers, en 1584. L'année suivante, il se rendit à Paris, pour suivre les cours des plus habiles professeurs. Il nomme, parmi ses maîtres, Faber, Perdulcis, Simon Piètre, Riolan et Duvet. En 1592, il reçut le grade de docteur, sous la présidence de Delorme, son parent. La manière dont il parle de sa réception peint naïvement la futilité des questions qui s'agitaient alors dans les écoles. « Et comme j'eus soutenu, « ditil, tous les plus furieux assaults de ceux des-« quels j'estoys âttaqué, j'obtins enfin que le vice « des humeurs et le naturel des parties du corps eau-« saient la cacoêthie et l'opiniàtreté des maladies, « et envoyai à l'instant au président les despouilles, « remportant le doctorat pour trophée de cette vic-« toise. s Bachot revint aussitôt à Thiers, où il était déjà connu d'une manière trèsavantageuse. Sa réputation ne tarda pas à s'étendre dans les provinces voisines. 11 était appelé fréquemment à Montbrison, ville où le célèbre Laur. Joubert avait pratiqué la médecine dans sa. jeunesse. Ce que Bachot entendait rapporter d'honorable à la mémoire de ce grand médecin fut sans doute une des causes qui l'engagèrent à le prendre pour modèle, et à devenir, dans le traité qu'il composa, son continuateur. Son goût pour la botanique le lia promptement avec le petit nombre d'amateurs de l'histoire naturelle qui se trouvaient alors dans le pays, et il herborisait de temps en temps avec eux sur les montagnes du Forez et de l'Auvergne. En 1609, Bachot fut nommé médecin du roi à Moulins. Il se montra digne de cette marque de confiance, en s'occupant de l'examen des eaux minérales du Bourbonnais, qu'il réussit à remettre en crédit. On ignore l'époque de sa mort , niais il est probable qu'il ne survécut pas longtemps à la publication de l'ouvrage dont on va parler. Il est intitulé : Erreurs populaires louchant la médecine el Régime de santé, Lyon, 1626 Cet ouvrage, que Bachot entreprit dans le but de compléter celui de Joubert qui porte le mème titre, est divisé en 5 livres , dans lesquels il traite de la complexion et coutume, de l'air et des vètements, de l'appétit et de la soif, du repos, et enfin de la digestion. On y trouve des renseignements utiles et des remarques assez intéressantes semées ou entremêlées de passages d'Hippocrate, d'Horace, de Lucrèce et de l'école de Salerne, traduits en vers •an-çais. Bachot montre de l'érudition, de la franchise et de la bonne foi ; mais il n'a ni le coup d'oeil, ni l'esprit philosophique de Joubert. On est surpris de lui voir rapporter, comme des vérités incontestables, diverses croyances populaires de son temps; par exemple : que le diamant se ramollit dans le sang de bouc ; que le chant du coq met en fuite le lion, etc. 11 cite comme un des échos les plus merveilleux celui de Charenton, qui répète sept fois le son. Les sonnets placés en tête de chaque chapitre prouvent qu'il sacrifiait aussi aux muses ; mais un biographe a déjà dit avec raison que ses vers font plus, d'hon- neur à son coeur qu'à son talent poétique. Éloy n'a point donné d'article à Bachot dans son Dictionnaire. Carrère se contente de rapporter le titre de son ouvrage. Mais ce médecin est oublié dans toutes les biographies modernes, quoique son livre, devenu rare, soit assez recherché des curieux. — Un autre médecin de la même famille, Étienne BACHOT, était né à Sens vers 1610. 11 prit le grade de docteur à la faculté de Paris en '1648. Médecin et ami de Ménage, Gomberville, Benserade, Charpentier, etc., il cultivait luimême la littérature avec beaucoup de succès. On a de lui des épigrammes latines trèsagréables. Dreux du Radier, dans ses Récréations historiques, t. 2, p. 108, en rapporte deux, l'une contre les parti- ' sans de l'antimoine, qui se flattaient d'avoir, avec ce remède, opéré la guérison du roi en 1650 ; et l'autre sur l'écuyer du comte de Crussol, qui se poignarda sous les yeux d'une femme qu'il n'avait pu rendre sensible à sa passion. Cet événement, qui fit 'une grande sensation à la cour, est de l'année 1669. Le quatrain suivant de Bachot, sur la mort de Molière, qui mourut en jouant le Malade imaginaire, est une des meilleures pièces qui parurent alors : Roscius hic.situs est, parva Molierus in urna, Cui menus humanum ludere ludus erat. Dum ludit mortem, mors indignata jocantem Corripit, et minium tingere sacra negat. Ménage a conservé quelques vers agréables que Gomberville avait adressés à Bachot pour lui reprocher son silence. On n'a pu découvrir la date de la mort 'de Bachot ; mais on peut la placer vers 1687, année où parut son dernier ouvrage. Il prenait le titre de médecin du roi. Voici la liste de ses productions : 1° le Tombeau du maréchal de Schomberg , Paris,1655 2. Apologie pour la saignée contre ses calomniateurs, Paris , 1646 ; ibid., 1648 5. Ergo medicus philosophus ia*ag, Paris, 16i6 4° Ergo in febribus continuis putridis tennis rictus, Paris, 1647 Cette thèse renferme des propositions que nos écoles modernes ne désavoueraient pas. 5° Ergo pueris acute laborantibus velue seclio, Paris , 1648 6° Questiones medicce, Paris, 1648 7° Ergo patrum in natos abeunt atm semine mores, Paris, 16/9 8° Panegyrirus gratulatorius ad Ludovicum XIV post civicos tumullus Lutetiam reveesum, Paris, 1652 et 9° Ergo utendum cibis simplicioribus, Paris, 1658 10. Eucharisticum pro pace ad card. Mazarinum, Paris , 1660 11° Vespertina et pilous doctoralis, cum qucestionibus ntediris. Paris, 1675 12° An chocolatce usus salularis ? Paris, 1684 15. An a ffectibus melancholicis manna? Paris, 1685 14° Parerga sou Horne subcesivœ, quibus continentur poemata latina et gallica, Paris, 1686 C'est un recueil de pièces en vers et en prose, dans lequel on trouve une traduction de la Solitude de StAmand, qui avait paru en 1662, sous le nom du P. Cotignac , dans une collection de pièces de quelques pères de la Doctrine chrétienne, avec un changement de certains mots seulement. 15° Non ergo urinis se medicum professo statim credendum, Paris, 1686 16° Estne phlebotomia omnis celatis, omnium morborum magnorum princeps, et universale remedium ? Paris, 1687 J—D—N et W—s.
  • Gaspar COELLO( 1531) : en latin CoEntus, jésuite portugais, né à Porto, en 1551, s'embarqua pour les Indes dès sa première jeunesse, lit profession à Goa en I556, et, après avoir prêché l'Évangile sur la côte de Malabar pendant dixhuit ans , fut envoyé au Japon, l'an 1571. Son zèle y fut d'abord couronné du plus grand succès, et il baptisa, seul, i 0,000 idolâtres dans le royaume d'Omura. Aucun danger n'arrêtait son ardeur; il renversait les idoles, abattait les temples, et vint à bout de convertir une soixantaine de bonzes, lorsqu'il cherchait à détruire leur collége principal. Coello fut bientôt après mis à la tète de l'église d'Omura, où, avec le secours de quelques autres missionnaires, il avait baptisé en trois ans jusqu'à 50,000 personnes, et nommé, en 1581, viceprovincial du Japon. Cambacondono ou Taïcosama, empereur du Japon, lui accorda une permission générale de prêcher l'Evangile dans tout l'empire; mais, quelque temps après, il lui donna ordre d'en sortir avec tous ses compagnons, le 25 juillet 1587. Coello espérant que cette tempête ne durerait pas, se déguisa, ainsi que ses confrères, et 'ils continuèrent de veiller sur leur troupeau. Il choisit pour sa résidence la ville de Conzuça, soumise au roi d'Arima, qui le favorisait. It y mourut enfin, épuisé de fatigues, le 7 mai 1590, et ce prince lui fit des funérailles magnifiques. On a du P. Coello des lettres insérées dans les Lettres annuelles ou Relations du Japon, datées de 1575, 1582 et 1588; on les a publiées en portugais, Evora, 1595 ; les premières l'ont été en italien, Rome et Venise, 1585. Celle de l'an 1582 a été traduite en allemand , sous ce titre : Jungste Zeitung aus der treitberiimblen Insel Jappon, Dillingen , 1586
  • Gaspar HELTAI( 1500) : né en Transylvanie au 16e siècle, et placé d'abord comme ministre protestant à Clausenbourg, établit une imprimerie dans cette ville; il passa ensuite du côté des antitrinitaires. Ses principaux ouvrages sont : 1° une Traduction de la Bible, en hongrois, Clausenbourg, 1551-4561 , 5 vol. ; 2. Historia inclyti Mathice Hunyadis regis Hungarioe, ibid., 1565 50 Decrelum tripartitum juris consuetudinarii regni Hungarioe, en langue hongroise, ibid., 1574 4' une Chronique de Hongrie, en hongrois, traduite en grande partie de l'ouvrage historique de Bonfinius , ibid., 1575
  • Gaspar HOFFMANN( 1572 - 1648) : médecin allemand, naquit à Gotha en 1572. La modicité de sa fortune l'aurait empéché de continuer les études qu'il avait commencées à Strasbourg, si Mathias Schiller, notaire de Nuremberg, n'eût pourvu pendant sept années aux frais de son instruction. Il consacra tout ce temps à l'étude de la médecine dans l'université d'Altorf, où il fit de si grands progrès, qu'il obtint la pension que la faculté accordait aux étudiants distingués par leur mérite. A Padoue, il étudia sous Fabrice d'Aquapendente. Il se ren- dit ensuite à Bâle, y reçut le bonnet de docteur en 1605, et l'année suivante se fit agréger au collée de médecine à Nuremberg. En 1607 il devint professeur de médecine théorique à l'université. d'Altorf, et remplit ces fonctions jusqu'à sa mort, arrivée le 3 novembre 1648. Hoffmann fut un savant helléniste; mais il se montra trop attaché aux- opinions des anciens, et surtout à celle d'Aristote. Quoiqu'il aimât les ouvrages de Galien, il se déchalna souvent avec aigreur contre ce médecin, et se fit toujours un malin plaisir de relever ses fautes les plus légères. Le nombre de ses écrits prouve sa grande facilité. Les volumes se succédaient rapidement, et toutes les matières étaient de son ressort. Parmi les vingtsix ouvrages d'Hoffmann dont les bibliographes nous ont laissé la notice, on cite celui qui a pour titre Apologia apologiœ pro Germanis contra Galenum, Amberg, 466 L'auteur y discute, entre autres points, dans quelles maladies on doit prefé- rer la saignée à la purgation. Dans son commentaire De thorace ejusque partibus, Francfort, 1627 son principal objet est de concilier les sentiments d'Aristote avec ceux de Galien ; mais sa partialité l'emporte toujours. On remarque, en général, que les ouvrages de ce médecin lui donnent un air d'érudition qu'il ne doit qu'aux fruits de ses lectures : car, de mème qu'il a parlé d'anatomie sans avoir manié le scalpel, il a beaucoup écrit sur la pratique, quoiqu'il n'ait guère vu de malades. Tel est Liu moins le jugement qu'en porte le célèbre Haller
  • Gaspar LOZANO ou LOÇANO : poëte dramatique espagnol, sur lequel on n'a que des renseignements incomplets, nous apprend luinième en tète de son recueil, qu'il était d'Hellin, bourg du royaume de Murcie, et cependant il se dit ailleurs de Montésino. Son oncle, Christophe Lozano ! roy. cidessus), lui fit achever ses études à l'académie d'Alcala ; il y reçut le grade de licencié dans la faculté de théologie. Il montra de bonne heure des dispositions pour les lettres. Étant encore écolier, il composait des vers en latin et en espagnol. Ses talents précoces lui méritèrent l'aantage d'être attaché, comme répétiteur, au jeune marquis de Pontecarrero, qui, dans la suite, lui donna des marques de sa reconnaissance. En 1662, il était recteur du collège de l'Annonciade, à Murcie, et il y professait en même temps la théologie. Plus tard , il obtint diverses cures et quelques autres bénéfices dans le diocèse de Tolédé. Il vivait en 1674 ; mais on n'a pu découvrir la date de sa mort. Gaspar est auteur d'un ouvrage intitulé Soledades de la rida y desenganos del 7nundo, Madrid, 1662 Ce volume contient une nouvelle en prose mêlée de vers, et six comédies : los Trabajos de Darid y jinezas de 4 ichol; los Amantes portugueses y querer hasta Walekenaër,Paris,1804,t. ler, p. 25. Il n'est pas inutile de rappeler ici qu'A zara ne partit pour amérique qu'en 1781 . l) 'ario de un triage a la colla de la mar Mayallanica en 1745, desde Buen. s. A yres hosto el esirecho de Magallanes, for' modo cotre las otservociones de los PP. Cardiel y Quiroga, por et P. Pedro Lozano. morir; Herodes Ascalonita y la hermosa ; el Estudiante de Dia; En mugir Venganza honronza ; los Pastores de . Belen. Toutes ces pièces sont en trois actes ou journées , excepté la dernière qui n'a qu'un acte. La nouvelle qui les précède est désignée quelquefois par le titre des Monges de Guadalupe , qui sont en effet les principaux personnages. Nicol. Antonio, dans la Bibl. Hispana nova, t. 1", p. 217, cite ce volume sous la date de 1672 ; mais il en parle sans l'avoir vu , puisqu'il attribue les Soledades à Christophe Lozano, Gaspar a publié la vie de JésusChrist sous ce titre : el Hijo de David mas perseguidado, Madrid , 1671-74, 3 parties Les deux premières sont de Christophe, et la troisième de l'éditeur
  • Gaspar NETSCHER( 1639 - 1684) : peintre allemand né en 1639 à Prague, ou selon d'autres à Heidelberg, s'instruisit des premiers principes de la peinture chez un peintre sur verre, et passa dans l'école de Koster, qui peignait supérieurement les oiseaux. Il se perfectionna ensuite sous Terburg, , savant peintre flamand. Son application continuelle à dessiner, à peindre et à examiner la nature, développa en lui le talent singulier qu'il avait pour bien imiter les différentes étoffes. On admirait particulièrement ses satins, dont il rendait parfaitement les luisants et les reflets , ainsi que le tissu des tapis de Turquie : il en faisait . remarquer le point et le velouté. Netscher ayant ' fixé son séjour à la Haye, s'appliqua au portrait, qu'il traita,avec le plus grand succès. Sa touche, délicate et moelleuse, était finie sans être peinée. Son pinceau léger et ses couleurs locales, conservées dans toute leur vivacité, soutiennent la fratcheur de ses carnations sans que leur éclat . nuise à l'intelligence de l'effet général et du I clairobscur. Cet artiste, sans ètre sorti de. son 1 pays, dessinait assez correctement. Il choisissait , ses sujets dans un rang plus élevé que le commun des peintres des PaysBas , et il donnait toujours de l'intérêt à la scène qu'il représentait. Charles II, roi d'Angleterre, voulut l'attirer à sa cour ; mais Netscher préféra son indépendance aux faveurs de ce monarque. Il ne quitta point la Haye où il était considéré et où il mourut le 15 janvier 1684. Le Musée du Louvre possède deux tableaux de ce maître : une Jeune femnie recevant une leçon de chant , et une autre jouant de la basse de viole. Il eut pour disciples ses deux fils , Théodore et Constantin Netscher, qui n'ont jamais approché de la réputation de leur père, et Jacob Van der Does. — Constantin était né à la Haye en 1670. Il est mort dans la même ville en 1721. Il s'appliqua à imiter la manière de son père, et peignit comme lui beaucoup de portraits de petite dimension. Admif le 8 août 1699 dans la société des peintres de la Haye, il devint plus tard directeur de l'école académique. Le musée du Louvre possède de lui 'une Vénus pleurant Adonis métamorphosé en anémone. — '. 1 héodore , né à Bordeaux en 1661, niort à Hulst en 1732, séjourna une partie de sa vie à Paris ; il y gagnait beaucoup d'argent en faisant des portraits, et fut admis dans l'intimité des grands seigneurs. Il quitta cependant la France pour • gérer la recette de la ville de Hulst . Théodore Netscher a peint un nombre prodigieux de portraits, et souvent il a copié ceux de Van Dyck avec un véritable talent
  • Gaspar NEUMANN( 1648 - 1715) : théologien allemand, naquit à Breslau en 1648. Après avoir terminé ses études à Iéna avec distinction, et accompagné, depuis 1673 jusqu'en 1676, le duc de Gotha en qualité de chapelain dans ses voyages en France et en Italie, il fut fait diacre de SteMarieMadeleine ; en 1678, pasteur de SteElisabeth ; en 1697 , professeur de théologie et d'hébreu ; inspecteur des églises et des écoles en 1706, et mourut dans sa patrie le 27 janvier 1715. Neumann avait beaucoup d'érudition, mais pas assez de jugement : il se laissait maitriser par une imagination vive et bizarre , qui l'a souvent. égaré. Nous citerons de lui : P Genesis l guœ sanctœ reteris Testamenti, docens rulgo sic dic- tas radices non esse vera hebrœorum primitiva, sed voces ab alio quodani radicibus his priore et m' pliciore principio deductas, Nuremberg, 1696 Cet ouvrage lui a fait parmi nous une réputation d'homme hardi et singulier. 2° Exodus lingue sande reteris Testanrenti, tentatus in lexie° etymologico- hebrœo- biblico, pro illustranda hypo- thesi , il, Genesi lingue sande tradita, quod ita concinnatum, ut simul patent esse litteraturam he- braïcam suo modo hieroglyphicani et ri si inificandi symbolica prœditam, Nuremberg, 1697 Le titre de l'ouvrage indique ce qu'il contient. Neu- mann s'était fait un système sur la langue hébraïque dans sa Genèse de la langue sainte, et il le soutint dans l'Exode. 3° Claris domus Heber, rese- vans januam ad significationem hieroglyphicam lit- terature hebraïce perspiciendam. C'est une grammaire sous ce titre emphatique. 40 Epistolca de scientia litterarum hieroglyphicarum. Il l'écrivit pour la défense de son système, qu'il poursuivait sans cesse. 5° De punctis hebrœorum litterariisBiga di ffirultatum physico- sacrarum de gernmis Urine et Tuntmim dirtis , et de cibo Samarie obsessœ , una cvmresponsionead quœstionenz amici Num potus café dicti aliqua in sacris dentur vestiyia, occasione 2 Samuel, c. 17, y. 28 , pro novo spe- cimine hypotheseos de significatione litterarum he- braicarum hieroglyphira, Leipsick, 1709 y a des choses fort curieuses dans ces dissertations ; l'auteur y donne carrière à ses idées. 7' Disputationes de dispensatione cirra legem natu- ralem; 8° Formulaire de toutes les prières , ouvrage dont il y a eu au moins vingtdeux éditions en divers formats ; traduit en français, en italien, en hollandais, en anglais, en polonais, en danois, en suédois, en latin et même en quelques langues orientales .0n l'a réimprimé à Munich et à Sultzbach pour l'usage des catholiques. Quelques éditions sont accompagnées de son Recueil de cantiques, trèscélèbre en Silésie et remarquable par les notes grammaticales qu'il y a insérées pour l'explication des mots surannés qui se rencontrent dans les anciens cantiques allemands. 9° Trutina religionum, avec le portrait de l'auteur, et sa Vie, par Maur. Casten. 11 existe aussi une Vie de Gaspar Neumann, par Fréd.P. Tacke, Breslau, 1741, L—BE.
  • Gaspar PATRIARCHI( 1709) : littérateur, né en 1709 à Padoue, mais Florentin d'origine, fit ses études à l'université de cette ville, y prit ses degrés en droit, puis embrassa l'état ecclésiastique, et ayant gagné l'affection de l'abbé Aut. Conti, fut, par sa protection, employé à Venise à l'éducation de la jeune noblesse. Le comte Algarotti faisait grand cas de son jugement, et lui soumettait, diton, tous ses ouvrages. Après trente ans de séjour dans cette capitale, l'abbé Patriarchi revint dans sa ville natale, où il fut un des membres les plus distingués de l'académie que l'on y rétablit à cette époque , et nommé l'un des premiers académiciens pensionnaires, dans la classe de philosophie rationnelle. Il y mourut peu après, en 1780, regretté de tous ceux qui avaient pu apprécier ses talents et son caractère. On a (le lui, outre quelques opuscules en vers et en prose dans les journaux , une traduction italienne des Saints devoirs de la mort, par le P. Lailemant, suivi du Traité, de Bossuet, sur l'agonie de Jésus- Christ, Vérone, 1763 un Traité des tropes, etc. ; criais son principal ouvrage est le l'ocabolario veneziano e padorano co' termini e : midi corrispondenti toseani, Padoue, 1775 de 388 pages; livre curieux et important pour la connaissance des divers dialectes de la Lombardie orientale , et pour la lecture des petes assez nombreux qui ont fleuri dans cette contrée. L'auteur en préparait une édition augmentée du double; mais il ne put l'achever. On trouve l'éloge de ce savant dans le Saggi seientifici dell' aceademia di Padova, t. 2, p. 8, Padoue , 1789
  • Gaspar PEUCER( 1525) : médecin et mathématicien, né le 6 janvier 1525 à Bautzen , dans la Lusace, acheva ses cours à l'académie de Wittemberg, et y prit ses degrés. Son activité lui mérita l'amitié de Melanchthon, dont les conseils lui furent trèsutiles, et qui finit par lui donner en mariage une de ses filles. Peucer, chargé d'abord de l'enseigne?ent des mathématiques , fut pourvu en 1559 d'une chaire de médecine qu'il remplit avec beaucoup de succès. 11 se vit alors l'objet des attentions de toute la cour de Saxe. L'électeur luimême, charmé d'avoir fixé dans ses Etats un homme d'un si rare mérite, le confirma dans la surintendance de l'académie, dont à sa prière il augmenta les revenus, et lui fit l'honneur d'être le parrain d'un de ses enfants. Cette haute faveur fut de courte durée. Les liaisons de Peucer avee Hubert Languet , calviniste zélé, le firent soupçonner d'en partager les opinions, et refroidirent l'électeur à son égard. On répandit le bruit qu'il favorisait la lecture des ouvrages de Théodore de Bèze ; enfin ses ennemis l'accusèrent d'être l'auteur d'un traité de la Cène composé d'après les principes de Zwingli. Mandé à Dresde pour se justifier des imputations qui pesaient sur lui, il fut jeté dans une prison et traité avec la dernière rigueur. En vain Peucer protesta de son innocence. On lui fit entendre que l'aveu de ses fautes pouvait seul en mériter le pardon ; et il consentit enfin à signer une déclaration qui lui fut dictée par ses juges euxmêmes. Cet acte, qui lui avait été arraché par ses ennemis, devint entre leurs mains une arme terrible. On l'avait obligé de se recon-. naître le chef d'un complot tendant à faire prévaloir dans la Saxe les principes du calvinisme; on voulut le contraindre à nommer ses complices : en vain protestatil qu'il n'en avait pas; le malheureux Peucer, au lieu de la liberté qu'on lui avait promise, fut renfermé dans une tour, et traité comme un criminel d'Etat. Son courage l'empêcha de se livrer au désespoir; il finit même par s'habituer à sa prison ; et comme il était privé de papier et d'encre, il prit une Bible qui faisait son unique lecture, et écrivit ses pensées sur les marges avec une paille trempée dans une liqueur où il avait fait dissoudre des croûtes de pain brûlées. L'empereur et le landgrave de Hesse sollicitèrent inutilement la grâce de Peucer. Ce ne fut qu'au bout de onze années qu'il recouvra sa liberté, à la prière du prince d'Anhalt, beaupère de l'électeur de Saxe. 11 sortit de prison le 8 février 1586, après avoir juré solennellement qu'il ne se permettrait jamais aucune plainte sur la manière dont on en avait agi avec lui. Il apprit alors que sa femme était morte de chagrin, et que ses biens avaient été dissipés pendant sa longue détention. Il se retira à Zerbst, dans les Etats du prince d'Anhalt, et épousa en 15R7 une riche yen e, qui voulut faire partager sa fortune à un huilane qu'elle estimait. Peucer mourut à Dessau le 25 septembre 1602 à l'âge de 78 ans, regretté pour la douceur de ses moeurs et pour sa probité. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, presque tous oubliés aujourd'hui, dont on trouvera la liste dans le tome des Eloges des hommes illustres de Teissier, et dans le tome 25 des Mémoires de Niceron. C'est Peucer qui fut l'éditeur des oeuvres de Melanchthon, son beaupère, qu'il publia à Wittenberg en 1562 , avec des préfaces à la tète de chaque volume. Il ajouta aussi à sa Chronique, connue sous le nom de Carion, un quatrième et un cinquième livre qui contiennent l'histoire universelle depuis Charlemagne jusqu'à la mort de Maximilien I" voy. CAtooN). Parmi les productions de Peucer, on se contentera de citer : 1° Elernenta doctrinee de circeelis cœlestibus et primo motu, Wittemberg, 1551 Cet ouvrage, qui eut beaucoup de vogue dans le temps, est rédigé d'après les principes de Copernic. 2. Commentarius de prœcipuis divinationum generibus, in quo a prophaiis divins auctorilote tadilis et physicis prœdiaionibus separantur diabolicer fraudes et superstitiosœ obserrationes, ibid. , 1553 Le P. Niceron en indique sept éditions de différents formats. Ce traité a été traduit en français par S. Goulart, Senlisien. sous ce titre : les Devins, ou Commentaire des principales sortes de divination , Lyon, 1584 rare. L'auteur, malgré ses distinctions, ne peut manquer aujourd'hui d'être taxé de crédu- lité. 3° De dimensione terra' et geometice reteint- randis locorum particularium intorvallis, etc., ibid., 1554 ; Propositiones de origine et ( cuisis succini prtissiaci, ibid ., i555 ; 5° De Henrici regis christianissimi periculis, et notata quœdam ad Sfondrati pontificis romani lutteras monitoriales, Francfort, 1591 6° Historia carcerum et liberationis dirinœ Caspar. Peuceri, Zurich, 1605 Cet ouvrage rare et curieux a été publié par Christophe Pezel; outre l'histoire de la captivité de Peucer, racontée par luimême, on y trouve son portrait sous le titre d'Aulicus, son testament, sa profession de foi, et diverses pièces qu'il avait composées dans sa prison. Voyez la Vie de Peuccr par J.C. Leupold, en allemand , Bautzen. 1745
  • Gaspar RISBECK ou RIESBECK( 1705) : littératerik alleinand, est connu principalement en France par un voyage en Allemagne assez intéressant. Quelques biographes lui donnèrent le titre de baron , qu'il n'avait point et qu'il n'eut jamais la préterilion de prendre à la tète de ses ouvrages. Il naquit en 1705 , à Hoechst, près de Francfort. Son père, riche négociant, le destinait à la magistrature et voulut, en conséquence, lui faire étudier le droit. Entraîné par une imagination ardente, Risbeck sentit bientôt un dégoût insurmontable pour l'étude des lois, et ne songea qu'à se livrer à la culture des lettres. Il avait sans cesse entre les mains les ouvrages de Klopstock et de Goethe), et les lisait même pendant les heures de la classe: De cette manière, le ternie de son éducation seci,- 'astique arriva sans qu'il eût pour ainsi dii'è commencé ses études. Il venait de se former en Allemagne une secte dont les membres prenaient le titre pompeux de génies par excellence et professaient le mépris le plus profond pour toutes les institutions et toutes les convenances sociales. Risbeck eut le malheur de s'y faire agréger; et dès lors ce fut une obligatiOn pour lui de renoncer à l'état auquel son père le destinait. Le désoeuvrement et le goùt deS voytit ges l'entraînèrent dans des dépenses excessives; et il eut promptement dissipé toute sa fortune. Réduit, pour subsister. à se mettre aux gages des libraires, il s'établit à Saltzbourg. Les Lettres sur les » mines, attribuées à M. de la Roche, avaient fait.,une grande sensation dans l'Allemagne protestante. Risbeck entreprit _de continuer cet ouvrage et publia çleux nouveaux volumes, qui eurent encore plus de succès que le premier. En vain,laVait imité le style de sou devancier; on recon,nut dans ti coutinuattiqn , dit le prince de p4itzitt, un écrivain plus hardi dans ees ;vues, uouveau dans son style; et, malgré,le voile refp.ippe dont ils'était enveloppé, sbn,secret ,ne tarda pas etre divulgué. Toujours passionne pour les voyages , il désira visiter la Suisse et se fiXa quelque temps à Zurich, où il de, int le coopérateur du Journal politique qui s'imprimait en cette ville, et il y donna une édition des Lettres de Coxe sur la Suisse. .Ayant rassemblé et mis en ordre les observations que lui avaient fournies ses voyages, il les ,publia en 0,83, SQUS le titre : Briefe eines reisenden Fran;. oscn, etc. . Le succès brillant qu'obtint cette nouvelle production de Risbeck ne put adoucir les chagrins dont il était dévoré. Malgré les témoignages d'amitié qu'il recevait de Gessner et de Lavater et leurs pour le retenir, il quitta Zurich et se retira dans la petite ville d'Arau. Depuis quelque temps il cherchait dans les tavernes et au milieu des orgies des distractions qu'il ne trouvait pas; seul, en proie à la plus noire mélancolie, il écrivit cependant une Histoire de l'Allemagne, où l'on re- arque le même esprit d'indépendance et la même »gueur de style que dans ses précédents ouvrages. Il mettait la dernière main à cette his1oire quand il mourut, le 5 février 1786, à peine âgé de 36 ans. Nous n'ajouterons rien à ce qu'on a dit de ses Lettres sur les moines, qui paraissent ' oubliées aujourd'hui, malgré la vogue dont elles ont joui lors de leur publication mais on doit entrer dans quelques détails sur son Foyuge en Allemagne. La première édition allemande parut, couine on l'a dit, à Zurich, en 1783, 2 vol. il fut traduit en anglais par àlaty, 1787. 3 vol. et en français, d'après la version anglaise, Paris, 1788 ou i790, 3 vol. cartes et portraits. Le traducteur français prétend avoir revu sa version sur le texte allemand ; mais il est certain que les grâces de l'original n'.v ont pas été conserves. L'édition allemande de,i785 enrichie de .notes et de corrections par 13F. Haller. de Berne. ,Risbeck ne s'arrête point à décrire les antiquités ni les édifices des pays qu'il .«c ln traduction. parwu,rt ; tuais il s'attache à faire connattre les suceurs et les usages des habitants, et à donner des notions un peu précises sur les produits . gt 4(1,,i,niinstration des provinces, signalant les vices et les abus qui lui paraissent susceptibles de reforme. On y voit le goût et le talent de fobservatiou; on y trouve du feu , de l'esprit , ruais souvent des déçision.s tranchantes; des j ugernents précipités, des objets saisis d un coup d'œil et rendus d'un trait de plume, un ton satirique et des calculs fréquemment inexacts. 11 parle avec éloge du gouvernement de l'impératrice MarieThérèse ; niais c'est JoSeph Il qui est sou héros. A ses yeux, le roi de Prusse n'est que la seconde personne de l'Alietuagne, quoiqu'il rende justice à ses intentiuns bienfaisantes. Il ne se montre nulle part favorable à la France, ou plutôt à son ministère, qu'il accuse d'avoir sacrifié l'influence qu'il pouvait conserver sur le coutiuent au désir de rendre la supériorité à la marine française. Les erreurs que Risbeck e commises en parlant du gouvernement prussien et du système de finances de l'Angleterre et les inexactitudes signalées dans les journaux du temps sont rachetées par quelques idées neu,es ou instructives; et malgré les changements arrivés dans la politique de l'Allemagne, un peut encore lire ce voyage avec intérêt. M. de la Richarderie en a donné une analyse étendue dans la Biblioth. des voyages, t. 2, p. 298-318. L'Histoire de l'Allemagne , par Risbeck, a été publiée à 'Zurich, 1787. M. Doray de Lougrais en promettait une traduction fran-çaise siaiis le Journal de Paris du 9 niai 1788; mais elle n'a point paru. Cette histoire a été confilmée par Miibitter, professeur à Passau, Zurich, 1788-1789, 2 vol Le prince Boris de Galitzin a publié sur Risheek, dans le Mercure d'août 1788, une curieuse Notice, reproduite dans le Journal encyclopédique et dans l'Esprit des journaux de septembre nième année
  • Gaspar SAGITTARIUS( 1643 - 1694) : historien saxon, na- quit en 16%3 à Lunebourg, où son père, nommé aussi Gaspar 1), était pasteur. Après avoir fréquenté les principales universités du nord de l'Allemagne, et exercé quelques fonctions ecclé- sia. tiques , il fut nommé , en 167% , professeur d'histoire à Iéna , obtint le titre d'historiographe des durs de Saxe et se dévoua dès lors aux re- cherches historiques jusqu'à sa mort, arrivée le 9 mars 169%. 11 légua sa riche bibliothèque à l'université de Iéna , ainsi que ses médailles et autres curiosités. Ses ouvrages de théologie sont oubliés aujourd'hui; ceux d'archéologie sont peu estimés; usais tous ceux qu'il a donnés sur l'histoire d'Allemagne sont encore utiles et bons à consulter, quoique un grand nombre d'entre eux ne soient que des thèses ou dissertations académiques traitées d'une manière exacte, mais minutieuse. Ses écrits sont en trèsgrands nombre: icéron t. 4), copié par les éditeurs de Moréri, en compte soisantesept ; nous n'indiquerons que les plus importants et ceux qui ont i;chappé aux recherches de ce bibliographe : 1° De januis rete- resta, Altenburg, 1672 Iéna, 169% de plus de 400 pages, ibid., 170i V, inséré par Gracvius au tome 2 du Thesaur. antiq. Ro- man. ; 2' De prœcipuis scriptoribus historia. germa- in Carpes, SACITARIVII le père, né ers It97, à Osterbourg. où !ion pire etait pasteur, mort le 27 avril 1667, est aussi connu pat quelques ouvragcs mole. Ludovici, Historia rectorsins, etc., t. p. 36 Il parait que le nom de la famille était SCAiiilt suivant l'usage des érudits de ce tenips—là , a été latinisé en Sags114Filil nict e, Iéna 1675 ; 3. Nu- deus historioe germanicee, in -12, Iéna , 1675 1682; traduit en français par Rocoles ; 4. Antiquitates reyni Thurinyici yentilismi et christianismi Thurinyici ;... du- catus Thuringici , 3 vol. en allemand, quoique avec un titre latin. Ce sujet avait déjà été ébauché par Fauteur dans sa dissertation De antique statu 7'uringiœ , usque ad ortum langravieruni, ibid., 1675 et l'ouvrage a été réimprimé à Chemnitz, 1779 5° His- toria Lubecencis , Iéna , 1677, 1678 et 1679, 4 part. 4.; 6° Historia antiqua Noriberyoe, ibid., 1679 Altdorf, 1745 de 32 pages ; 7° Historia Eccardi II marchionis , etc., Iéna, 1680 réimprimé en 1683 avec une Histoire des évêques de Naumburg ; cette dernière a reparu à Leipsick, 1735 8. Anti- quitates archiepiscopatus Magdeburgensis , Iéna 1684 dissertation fort curieuse , dit LengletDufresnoy ; 9° Historia vite Georgii Spalatini , ibid., 1684 de près de 600 pages; 10° His- toria Murchite Soltwedelensis, ibid., 1685 traduit en allemand avec des notes d'Hoppius, Salzwedel , 1732 II. Monumenta historica templi lenensis arademici, Iéna, 1685, 1690, 1720 12. Memorabilia hi storite Luneburgicoe, 1714 Dans la première édition , cette histoire n'allait que jusqu'à l'an 1235 ; mais la continuation manuscrite s'est trouvée dans les papiers de l'auteur. 13° Historia Gothaka , Iéna, 1700 Cette histoire de la ville et du duché de Gotha, dont l'auteur n'avait publié de son vivant qu'un précis sous le titre de Memorabilia . L'éditeur enrichit ce livre des lettres de C. Mucianus Rufus, chanoine de Gotha . 14. Antiquitates Meus Bodamici , Iéna, 1693, de 162 pages. Cette histoire du lac de Constance et de la ville de Lindau a été réimprimée dans le Thesaurus cernez Suevicarum de Wegelin et dans d'autres collections. 15° Dissertait, epistolica qua ratio red- dilue yenealogite Sagittarianoe, ibid., 1694, ; 16° Introductio in historiant ecclesiasticam, sive Notitia scriptorunt retende& atque recentium, etc., Iéna, 1694 de plus de 1,200 pages, ouvrage important, curieux , et qui, bien que suranné, peut encore ètre consulté avec fruit. Quoique nous ayons un grand nombre de bibliographies des historiens ecclésiastiques, celleci offre l'avantage d'être distribuée méthodiquement par matières et accompagnée de tables qui facilitent les recherches : sur chaque objet, on indique séparément les écrivains luthériens, les calvinistes et les catholiques. Sagittarius descendit dans la tombe avant d'avoir terminé ce XXXVII, livre ; et , le jour même de sa mort, il avait encore dicté à son secrétaire le chapitre De mani- chais . Le livre fut publié par l'abbé J.A. Schmidt, dépositaire de ses manuscrits, qui en donna , en 1718, une nouvelle édition augmentée d'un volume de supplément, formant près de 1,700 pages. Ce travail eût été plus commode si l'éditeur eût refondu ses additions avec le texte ; mais il lie voulut sans doute pas réimprimer, le tome,' er, dont l'édition n'était pas épuisée. Indépendam- ment des suppléments qui répondent à chaque chapitre, Schmidt a inséré dans le tome 2 une bibliographie des conciles , formant près de 800 pages, et une notice des colloques , au nombre de plus de cent, par ordre chronologique, depuis celui de Hei- delberg, en 1518, jusqu'à celui de Cassel, en 1661. On a reproché à ce livre des omissions, des singularités et même des fables . Quelques protestants l'ont aussi critiqué assez durement et l'ont accusé de plagiat. L'ouvrage est d'ailleurs incomplet, l'éditeur étant mort avant d'avoir pu terminer un troisième volume qu'il se proposait d'y jo sur l'histoire des rites et autres antiquités ecclésiastiques. 17° Oratio de bibliotheca lenensi, publiée par J.A. Schmidt, dans son premier supplément au recueil de Macler, De bibliothecis ; 18. Commentariolus quo modus ex«, pendi omnium ordinunt studiosis summa cum cura monstratur, Helmstadt, 1703 de 96 pages. Ce sujet avait déjà été traité, d'une manière un peu différente, par Locke , par G. Marcel , etc. 19. Histoire du comté de Gleichen , Francfort, 1732 fig. ; 20° Historia Francolurtensis, ibid., 1764 21. Dissertatio de nomine Westphalioe, Publiée en 1716 dans le Nova variorum scripte- rum collectio , t. 1, Halle Parmi les nombreux manuscrits de Gaspar Sagittarius demeurés inédits, et dont Schmidt publia le catalogue, Iéna , 1695 on regrette une Histoire des quarante- trois villes libres et impériales .— Thomas SAGITTAB1US, oncle du précédent, né à Stendal , en 1577, recteur du gymnase deSteElisabeth, à Breslau, mort le 21 avril 1621, publia plusieurs ouvrages, maintenant oubliés , et quelques dissertations sur des sujets bizarres : Qui flat quod mufti abhorreant ah eau casei ;— De barbigenio, etc. — Son fils, Jean- Christfried SAGrrrnaies, né en 1617, professeur d'histoire et de poésie à Iéna, surintendant général et prédicateur de cour à Altenbourg, où il mourut le 19 février 1689, est aussi l'auteur d'un grand nombre de dissertations, dont les plus importantes ont été recueillies sous le titre d'Otiunt knense, 1671 Ce fut lui qui donna l'édition des oeuvres de Luther, Altenbourg, 1661-1664, 9 vol. ; et il traduisit en allemand les ouvrages latins de 30 ce réformateur. — Son fils, Paul- Martin SAGITTARIUS , né en 1645, mort le 31 juillet 1694, parcourut la même carrière et se distingua par son goût pour la numismatique et les recherches historiques. On a de lui six dessertations De numis Saxoniœ ducunz , Altenbourg, 1769 et suivantes et un Syllabus monetee cupreœ saxonice , inséré par Mencke dans ses Scriptores rerum Gernzanicarum , t. p. 786. - Dideric SA- GITTARILS né en 1642, professeur de poésie et bibliothécaire à Brème, mort le 1°' juin 1707, n'est connu que par quelques programmes académiques. — Enfin Jean- Helfrich SAG1TTARIUS , publia en 1745, à Francfort, en allemand, un livre pour prouver qu'un malade chrétien ne peut pas en conscience consulter un médecin juif, et qu'il n'est pas permis de conférer le doctorat en médecine à un israélite. On est devenu plus tolérant depuis ce tempslà. Consultez Ersch et Gruber, Allgemein. encyclopœdia
  • Gaspar SALA Y BERART( 1600 - 1670) : prédicateur et écrivain espagnol, naquit à Saragosse dans les premières années du 17. siècle. Il termina ses cours de philosophie et de théologie à Barcelone, fut nommé, en 169.8, lecteur, et. en 1635, adopté dans un couvent de l'ordre des Augustins de cette ville. Le frère Sala, qui s'était fait dist par ses talents pour la prédication, était, en 1636, recteur du collége de SanGuillermos ; il devint, en 1635, docteur en théologie à l'université de Barcelone et fut nommé, deux ans après, docteur régent de la même faculté. Dès l'entrée des Français en Catalogne, Sala se déclara hautement leur partisan ; aussi, lorsqu'en 16112 cette province eut été conquise en grande partie par eux, Louis XIII, sans doute par les conseils du comte d'Harcourt qu'il en avait nommé gouverneur, le choisit pour son prédicateur et son historiographe ; il lui donna l'année suivante l'abbaye de SanCugat dei Valles. Lorsque la Catalogne rentra dans les mains des Espagnols, Sala, proscrit par leur gouvernement, fut obligé d'abandonner son abbaye; il se retira, en 1652, à Perpignan. L'abbaye de SanCugat lui fut rendue après la paix dite des Pyrénées , et il en conserva la paisible possession jusqu'à sa mort, arrivée le 7 janvier 1670. On a de cet ecclésiastique plusieurs ouvrages , dont quelquesuns ont paru en idiome catalan : 1° Go- vern politich de la ciutat de Barcelona pera susten- tar los , vobres y eritar vagatnundos, Barcelone, 1636 ; 2° Noticia unirersal de Cataluna en amor, servicios y finer. as admirables, Barcelone, 4639 ; 30 Epitome dels principis y progresos de las guer- ras de Cataluna de los anos 1640 y 1641, Barcelone, 1641. Cet ouvrage fut mis à l'index par le saint office. 4. Proclanzacion catholica, Barcelone, 1640, 1 vol. Sala avait publié cet ouvrage, qui ne parut cependant pas sous son nom , pour justifier la conduite des nombreux Espagnols qui s'étaient prononcés comme lui en faveur du roi de France. 5. Llagrimas catalanas al enterro y esequias del ilustre diputat eclesiastich de Cataluna Pere Claris, 1641, 1 vol. Sala dédia au cardinal de Richelieu cet ouvrage , publié par ordre des députés et auditeurs de la principauté de Catalogne. Parmi les écrits de Sala restés manuscrits, on cite : 1. De la division géographique des royaumes de France et d'Espagne , opuscule qu'il rédigea en espagnol par ordre de Jacinto Serronio, évêque d'Orange, envoyé par Louis X If f pour déterminer les limites entre la France et l'Espagne ; 20 Armonia, etc. . Sala se proposait, dans cette dissertation , de concilier les récits des quatre princes de la géographie, Pomponius Mela, Strabon, Ptolémée, Pline et autres, en ce qui concerne les villes, montagnes et cours d'eau de la Péninsule, et les choses les plus remarquables de chacune de ces régions. Elle fut perdue, ainsi que plusieurs autres écrits théologiques et historiques qu'il n'avait pas eu le temps de faire imprimer, lorsqu'il fut obligé de s'évader pour échapper aux persécutions que lui avait attirées son attachement au parti de la France. On lui doit aussi un sermon prêché devant les députés de Catalogne, le 23 avril 1641. Don Nicolas Antonio lui attribue la traduction , en langue fran-çaise, d'un opuscule de Cevizieri, intitulée el Heroe frances, etc., etc. , 1646, 1 vol
  • Gaspar SMITS( 1600 - 1689) : peintre, naquit en Allemagne vers le commencement du 17. siècle. Il était déjà habile dans son art lorsqu'il vint en Angleterre , d'où il alla par la suite s'établir en Irlande. Il avait un grand talent pour le portrait à l'huile en miniature. On estimait spécialement dans ses ouvrages la ressemblance, l'expression, le ton naturel des carnations et la vie qu'il savait y répandre ; mais son plus grand plaisir était de peindre des Madeleines, et il y excellait. Ses figures étaient bien dessinées et de la plus belle couleur. Ses airs de tète, ses attitudes étaient remplis de grâce. L'expression de la pénitence et du regret était ce qu'il y avait de plus remarquable dans ses compositions de ce genre. La plupart du temps, il introduisait dans ses fonds un chardon fini avec le plus grand soin ; et c'est à cette marque particulière que l'on reconnait ses ouvrages. On dit qu'une dame anglaise fort belle, qui passait pour sa femme, était le modèle dont il s'est servi pour toutes les Madeleines qu'il a peintes. Ce goût particulier avait fait donner 69. à Smits le surnom de Madeleine. 11 ne peignait pas avec moins de perfection les fruits et les fleurs ; et ses moindres tableaux étaient payés fort cher. Il se décida à se rendre en friande, sur l'invitation d'une darne de distinction qui avait été son écolière. A son arrivée, il trouva tous les encouragements et tous les travaux qu'il pouvait désirer. On ne refusait aucun prix de ses ouvrages ; et malgré les sommes considérables qu'ils lui procurèrent , il avait si peu de conduite, qu'il mourut à Dublin, en 1689, dans un véri- table état de détresse. — Louis SMITS , peintre hollandais, connu aussi sous le nom d'Hartcamp, naquit à Dordrecht en 1635 , et se fit connaître par la singularité de sa touche et par sa manière originale de rompre ou de faire saillir ses couleurs, pour produire de fortes oppositions ; il avait le talent (l'obtenir par ce procédé des effets naturels et piquants ; et ses ouvrages étaient si recherchés qu'on se les arrachait au sortir de sa main ; mais comme ils étaient peints avec peu de solidité, ils perdaient bientôt de leur beauté primitive ; et lorsqu'on se plaignait à lui de ce défaut , il se contentait de répondre gaiement qu'ils duraient bien plus longtemps encore que l'argent qu'ils lui avaient produit. Cet artiste mourut en 1675. — Smrrs , peintre, né à Breda vers l'an 1672 a donné des preuves incontestables de ses grands talents dans le château d'ions La.arsdyck , où l'on voit de lui plusieurs beaux plafonds et tableaux d'histoire
  • Gaspar TAGLIACOZZI( 1546 - 1599) : chirurgien italien, né en 1546, d'un fabricant d'étoffes à Bologne, fit ses études à l'université de cette ville, où il eut pour maître Cardan. Reçu docteur à l'âge de vingtquatre ans, il obtint peu de temps après une chaire de chirurgie et s'appliqua particulièrement au traitement des lésions des oreilles, de l'excision des lèvres et surtout des nez coupés. Il publia , sur cette dernière opération, un livre dans lequel il ne se montre que théoricien, quoique son ancien biographe et plusieurs de ses contemporains assurent la lui avoir vu exécuter avec succès dans les principales villes d'Italie. Il ne faut pas croire pour cela que Tagliacozzi ait été l'inventeur de cet art, sur lequel d'autres auteurs avaient écrit avant lui et qui était pratiqué par un certain Branca , en Sicile, par Vianeo et d'autres chirurgiens en Calabre. Ce que l'on doit à ce professeur, c'est d'avoir publié sur la réparation des nez le premier ouvrage méthodique et en même temps le plus complet que l'on possède sur cette partie. Il est divisé en deux livres, dont l'un contient vingtcinq chapitres et l'autre vingt, suivis de vingtdeux planches gravées sur bois et d'une table générale des matières. Du temps de Tagliacozzi, on avait l'habitude d'étaler beaucoup d'érudition, en rapportant de longs passages tirés des anciens auteurs. Se conformant à cet usage, l'auteur emploie les premiers articles de son traité à prouver la dignité et l'importance du nez, des lèvres et des oreilles, invoquant l'autorité des médecins, des orateurs, des poêtes et jusqu'à celle des Pères de l'Eglise et de la Bible. Ce n'est qu'au dixneuvième chapitre qu'il expose ce que l'on savait avant lui sur cette opération et en quoi sa méthode s'accorde avec ces traditions incomplètes. Il cite à cette occasion Galien, Celse, Paul , un des élèves de Tagliacozzi, consacra plusieurs chapitres d'un livre intitulé De prircipuis amis chirurgie& controversiis, à présenter un aperçu de la méthode de son maître. A en juger d'après l'énoncé de ce travail , l'on dirait que l'auteur partage l'erreur commune de son temps de croire que l'on réparait les nez avec de la chair, tandis qu'il dit expressément : Non fit scissio in musculis brachii, sed tant= in Me. Mais il se trompe lorsque, en supposant qu'on puisse faire usage du bras d'un autre, il cite l'autorité de Tagiiacozzi, qui , tout en admettant le principe, se montrait peu disposé à en adopter les conséquences. Ce qu'il y a de plus important dans l'ouvrage de Fyens, c'est le passage où il déclare avoir été témoin de plusieurs guérisons obtenues par son maître. Cette opération, qui parait avoir été trèssuivie en Italie , ne fut presque point accueillie dans le reste de l'Europe, et sans le cas, cité par Hildan, d'un nez amputé et remis en 159'2, par Griffon, à Lausanne, on ne pourrait citer aucun exemple de pareilles opérations entreprises hors d'Italie, les chirurgiens s'étant bornés, dans les autres pays, à discuter sur la possibilité ou l'impossibilité de la méthode de Tagliacozzi. Chez les italiens mêmes, il y eut des professeurs qui la rejetèrent comme impraticable, et un Génois nommé Delta Croce , qui , en 1612 , remplissait une chaire de médecine à Rome, en parlait comme d'une chose absurde et ridicule. On peut juger de ce que l'on en pensait dans les autres parties de l'Europe d'après un passage des Institutions chiru, girales d'Heister , qui, en 1739, écrivait que, lorsqu'on a le malheur de perdre son nez, la meilleure manière de le remplacer, c'est d'en commander un autre en bois ou en argent , et l'ouvrage d'Heister, traduit dans presque toutes les langues, a été, pendant un demisiècle, le seul traité genéral que possédàt la chirurgie moderne. Les rêves des partisans de la sympathie vinrent ajouter encore à l'incrédulité des antagonistes de Tagliacozzi. Le célèbre Van Helmont , en répondant à ceux qui attribuaient en grande partie le succès de cette opération à l'intervention du démon, raconte sérieusement l'aventure d'un Bruxellois, qui, ayant perdu son nez dans une bataille, en emprunta un autre sur le bras d'un laboureur, à Bologne. Il était tout fier de sa nouvelle acquisition, lorsqu'au bout de treize mois, il sentit tout à coup son nez se refroidir et tomber en putréfaction. Etonné de cet accident, il en demanda l'explication à son chirurgien Tagliacozzi, qui lui apprit qu'au meule jour et au même instant où ce nez tombait à Bruxelles, le malheureux laboureur qui l'avait fourni rendait le dernier soupir à Bologne. « 11 y a encore des « personnes vivantes, ajoute l'historien, qui ont « été témoins de ce fait , et je demande ce qu'il « y a là d'incompréhensible ou de surnaturel . Robert Fludd fait à peu près le même conte dans sa réponse à Forster, qui avait osé révoquer en doute les vertus surprenantes de l'onguent armarius . La méthode Tagliacozzi était presque et d'après d'autres voyageurs, ce talent était héréditaire chez les koomas, caste des Hindous, qui exerçaient en même temps l'art du briquetier. On ne comprend pas bien ce qu'il peut y avoir de commun entre cette profession et l'opération du nez : le seul rapport que nous y avons découvert , c'est qu'on emploie de la terre à porcelaine pour donner aux nouveaux nez une forme élégante, que la peau seule serait incapable de prendre d'ellemême. Quoi qu'il en soit, il parait que les chirurgiens anglais ont trouvé la méthode indienne préférable à l'italienne, puisque c'est exclusivement du front qu'ils prennent la peau qui doit former le nez , bien que l'opération leur ait souvent manqué. Il ne nous appartient pas de décider laquelle des deux méthodes mérite d'être encouragée; mais il nous semble que l'on se trompe fort lorsqu'on avance que celle de Tagliaeozzi est d'origine asiatique; car, comme nous l'avons déjà remarqué, ce chirurgien s'est expressément prononcé contre l'emploi de la peau du front. Le procédé auquel le docteur Graefe a pompeusement donné le nom de méthode allemande n'est dans le fond que l'opération taliacotienne ou calabraise, avec quelques légères modifications. Tagliac9zzi , après avoir occupé pendant plusieurs années la chaire d'anatomie à l'université de cette ville, y mourut le 7 novembre 1599. Ses compatriotes lui élevèrent, dans les salles de leur théâtre anatomique, une statue tenant un nez à la main, avec une inscription trèshonorable. Ses ouvrages sont : 1° De curiorum chirurgia per insitionem; additis cutis traducis, instrurnentorum omnium, algue deligationum iconibus et tabulis, libri duo, Venise, 1597 fol. , fig. ; réimprimé sous le titre suivant : Cheirur9ia nova de minium, aurium, labiorunique defecla per insitionem cutis ex humero, aile hactenus omnibus ignota, sarciendo, Francfort ; 2° Epistola ad Ilieronymum Mercurialem, de naribus mullo ante abscissis, reficiendis, dans l'ouvrage de Mercuriale intitulé De decoratione , ibid. , 1587 3° Consilia medica, dans le recueil de Lautenbach intitulé Milice medicorum.... consilia medicinalia, ibid., 1605 Voyez Mutio , Oratio in obitu G. Taliacolii , Bologne, 1599 — Bram- ; trad. en latin par le docteur Hecker ; — Schcenberg, Sulla restituzione del naso, Naples, 1819 fig. On en a rendu compte dans sa Bib! ioreca itatiana, année 1820. — Portal , Histoire de l'anatomie, t. 2 , p. 165 ; Dictionnaire des , sciences médi- cales, article Nez
  • Gaspar WISTAR( 1761 - 1818) : professeur d'anatomie à l'université de Pensylvanie , fut un de ces hommes rares dont le caractère mérite d'être remarqué, car la nuance qui le distingue est de nature à ne pas se reproduire souvent, même dans le pays où il vécut. Les temps qui le précédèrent n'y offraient pas les chances de le faire éclore, ceux qui suivront ddivent offrir d'autres combinaisons, car tout marche avec une extrême rapidité dans ces contrées. Il était né, en 1761, d'une famille honnête de la société des Amis, qu'on appelle communément les quakers. La nature particulière de cette société est d'unir à des principes moraux , simples , doux , bienfaisants un esprit d'enthousiasme qui peut aller trèsloin , et parfois produire des fanatiques , quoique jamais il n'ait fait des persécuteurs. C'est dans ces principes que le docteur Wistar fut élevé, et il était sans doute trèssincèrement persuadé de leur vérité, car rien ne fut plus loin de son coeur que la duplicité. L'exactitude de son jugement, les études auxquelles il se livra à Philadelphie, à Londres, à Edimbourg, les observations recueillies dans ses voyages firent de lui un des hommes les plus éclairés de son siècle. Devenu professeur d'anatomie et placé à la tète de cette science dans sa patrie, il voulut que sa méthode d'enseignement fût toute au profit des étudiants; cherchant peu à briller luimême, quoique son élocution fût claire et son discours trèsnourri de faits et d'idées, il s'arrangea toujours pour que la leçon du jour fût répétée le lendemain par les écoliers sur les questions détachées qu'il leur faisait, avant de leur en donner une nouvelle. L'urbanité du maitre était tout occupée de ménager les vanités et d'encourager le zèle. Wistar distribuait des suites d'échantillons des parties à chacune des classes d'étudiants qu'il formait pour leur inspirer de l'émulation. Il avait fait construire sur une grande échelle des modèles de tous les organes du corps humain. Il corn- ' mença et poussa trèsloin une collection de préparations anatomiques à l'université de Pensylvanie, qui est la grande écule de médecine des EtatsUnis. L'ouvrage qu'il publia quelque temps avant sa mort, intitulé Système d'anatomie, 1812, 2 vol. , fruit de beaucoup d'étude et de travail, a obtenu les suffrages de tous les maiIres de l'art. Comme médecin, il était fort attentif, doux et bienveillant pour les malades. Son système était d'aider la nature. Jamais il ne se livrait à des épreuves hasardeuses. Il fut, dans les dernières années de sa vie , président de la société philosophique de Philadelphie, et ce court intervalle fut marqué par l'établissement d'un comité permanent, chargé de l'histoire naturelle de cette intéressante contrée à toutes les époques. Wistar avait surtout de profondes connaissances dans cette partie; et c'est lui qui le premier a dirigé l'attention de ses compatriotes vers l'étude des différentes espèces d'animaux fossiles &l'Amérique. Le 7° volume des Transactions de Philadelphie contient ses premières observations à cet égard. Ce savant si doux , si généreux, joignait à ces avantages le ton de la meilleure compagnie sans la moindre affectation. Il donna le premier, en Amérique , l'exemple de réunir périodiquensent chez lui et de recevoir avec élégance les hommes de tous les pays qui aimaient les lettres et les sciences. Il mourut à Philadelphie le 23 janvier 1818. Son éloge funèbre fut prononcé dans une des églises de cette ville par le chef de la justice
  • Gaspar Angiolini : danseur et chorégraphe italien
  • Gaspar Melchior de Jovellanos : poète et dramaturge espagnol

Gaspar année par année

Signe astrologique de Gaspar

Couleur de Gaspar

Pierre précieuse de Gaspar

Chiffre de Gaspar

Métal de Gaspar