Le prénom Diego Masculin

Origine :

Fête :

03 Mai

Signification de Diego

Diego est un prénom masculin très répandu en Amérique latine et dans les pays hispanophones. Diego existe en plusieurs variantes dont Diogo, Didace ou encore Santiago.
Généralement doués pour la communication, on reconnaît aux Diego un caractère agréable et sympathique. Ils sont intelligents et se démarquent par leur grand sens de la répartie.
C’est surtout dans les pays espagnols qu’on rencontre le plus de célébrités prénommées Diego. Dans le domaine sportif, on reconnaît notamment Diego Maradona (Argentine), Diego Lopez (Espagne) et Diego Forlan (Uruguay). Des artistes plasticiens ont aussi honoré le prénom Diego dont Diego Vélasquez (grand peintre du XVIIe) ou encore Diego de Siloé (sculpteur).

Personnalité de Diego

Particulièrement efficaces dans le monde du commerce, ils s'épanouissent sur le terrain, dans le concret. Plus vendeurs que gestionnaires, ils sont faits pour le contact direct et les décisions rapides. Ce sont des tempéraments têtus et rusés qui n'en font qu'à leur tête, même s'ils vous donnent l'impression de vous suivre. Hommes de combat, volontaires, ils sont aussi contestaires et les échecs les stimulent.

Provenance du prénom Diego

Histoire de Diego

Etymologie de Diego

Les Diego célèbres

  • Diégo ALVAREZ : dominicain espagnol, né à RioSéco, dans la VieilleCastille, professa la théologie pendant trente ans en Espagne et à Rome, où il fut envoyé en 1596, pour soutenir la doctrine de St. Thomas, contre les disciples de Molina, dans les congrégations de Auxiliis; mais il laissa à son confrère Lemos la partie brillante de cette célèbre dispute. Il s'y fit néanmoins une sorte de réputation en publiant, pour la défense des opinions de son ordre : 1° de Ausiliis divince gratice, Lyon , 1611 qui a eu plusieurs éditions; 2 Concordia liberi arbitrii cum prcedestinatione, Lyon, 1622 Ce§ ouvrages lui valurent l'archevêché de Trani, dans le royaume de Naples, où il mourut en 1655, dans un âge avancé. On le regarde comme le chef des théologiens mitigés de l'école du docteur angélique. Il admettait, par exemple, dans les justes, un pouvoir prochain d'accomplir les commandements de la grâce efficace, quoiqu'il convint que le pouvoir ne pouvait jamais ètre réduit à l'acte sans cette grâce. Pascal a beaucoup diverti ses lecteurs, dans ses Provinciales, aux dépens de ce système. Alvarez a composé des commentaires sur Isaïe et sur la Somme de St. Thomas; il est encore Fauteur des ouvrages suivants : de Inearnatione di- vini Verbi dispui. 80, Lugduni, 1614 ; de Ori- gine Pelagiance heresis, etc., Trani, 1629 — Un autre ALVAREZ , jésuite, natif de Grenade, mort vers l'an 1617, a publié un ouvrage : Deeisio easuum occurrentium in ariieulo mortis, Hispali, 1001. L'auteur s'y est déguisé sous le nom de Melchior Zambrano. — Enfin deux autres ALVAREZ, aussi jésuites, ont publié quelques ouvrages de piété
  • Diégo CENTENO( 1505 - 1549) : né en Castille, en 1505, d'une famille noble, suivit Pizarro au Pérou, con- tribun à la conquète de cet empire , se vit bientôt en possession d'une immense fortune dans la province des Charcas , et se distingua à la bataille de Chupas , gagnée en 1542 , par Vaca de Castro, sur le jeune Almagro, meurtrier de Pizarre. S'étant déclaré pour Gonzale, frère de ce dernier, Centeno suivit, en 1514, dans la province des Charcas, François d'Almendras, son ami, que Gonzale y envoyait pour commander. Almendras s'étant fait détester par sa tyrannie, Centeno le poignarda luimême , soit par ambition, soit pour venger ses concitoyens, et, s'étant emparé de l'a?torité, il embrassa aussitôt le parti du roi. Il eut bientôt une armée, avec laquelle il prit la ville de la Plata, menaçant Cuzco et tout le liant Pérou ; mais, attaqué , en 1546, par Carvajal, lieutenant de Gonzale , ses troupes furent battues et dispersées; luimême, n'ayant plus d'asile, se réfugia dans des montagnes escarpées , s'y tint caché, et ne dut la vie qu'à la fidélité (le quelques Indiens. Excité, peu de temps après , à reprendre les armes, par des émissaires du président la Gasca, Glue venait d'envoyer CharlesQuint, il sortit de sa retraite, appela ses anciens soldats, cachés près de lui, surprit la ville de Cuzco , défit le lieutenant de Gonzale, et se fit proclamer capitaine général au nom du roi. Gonzale s'avançant à grandes journées pour le combattre , ces deux capitaines se disputèrent les armes à la main , à Guarina, le 16 octobre 1547, la possession du Pérou. Centeno fut complétement défait. Porté sur un brancard par des Indiens, et doublement accablé par la maladie et le désespoir, il trouva cependant assez de force pour s'élancer sur un cheval, et se dérober à la mort, par une fuite précipitée , à travers les déserts. Parvenu à joindre l'armée royale , commandée par le président la Gasca, il contribua l'année suivante à la défaite du parti de Pizarre, et entreprit ensuite la découverte de tout le pays qu'arrose la rivière de la Plata. Mécontent néanmoins de n'avoir pas eu une part assez considérable à la distribution des récompenses accordées aux généraux royalistes, il se disposait à passer en Espagne pour aller porter ses réclamations à CharlesQuint, lorsqu'il mourut, en 1549, d'un breuvage empoisonné qu'on lui donna dans un festin, selon Garcilasso de la Véga
  • Diego CISNEROS : a publié en espagnol Un ouvrage sur la ville de Mexico intitulé : Sitio natta- ai, leyes y propriedades de la ciuda de Mexico , Mexico 1618
  • Diego COVARRUVIAS ou COVARRUBIAS Y LEVA( 1512 - 1577) : surnommé le Bartole espagnol, naquit à Tolède en 1512. Son père Alphonse, architecte de la cathédrale, fut appelé Covarrubias, d'une ville 'le cenem, où il était né, dans le diocèse de Burgos. Diégo étudia les langues sous Nic. Clénard et Ferd. Nonius, et la jurisprudence sous Azpilcdeta. Bientôt il enseigna le droit canon à Salamanque, et, à l'âge de 26 ans, i.J fut reçu parmi les professeurs ln collége d'Oviédo. La bibliothèque de cette ville, l'une des plus considérables de l'Espagne, ne contenait pas un seul volume qui ne fût chargé de no- tes de la main de Covarruvias. Il occupait une place distinguée dans la magistrature de Grenade, lorsque CharlesQuint le nomma en 1549 archevèqtie de StDonaingue. Philippe Ille fit évêque de CiudadRodrigo en 1560. Chargé de réformer l'université de Salamanque, il dressa des statuts qui ont été suivis jusqu'à ces derniers temps. Ayant tqé envoyé au concile de Trente, il fut chargé, conjointement avec Hugues Buoncompagno , de dresser lé décret de réformation, auquel il travailla tout seul, et, à son retour du concile, il fut placé en 1565 sur le siége de Ségovie: Philippe II lui donna en 1572 la présidence du .conseil de Castille, et, deux ans après, celle du conseil d'État. Il mourut à Madrid le 27 septembre 4517, âgé de 65 ans. Les Espagnols prétendent qu'il n'est rien de bon que Covarruvias n'ait compris dans ses livres. Les savants étrangers l'ont regardé comme un des premiers jurisconsultes de son temps. Le président Favre, Grotius, Menochius, Conring, Vict. Rossi, Boccalini et plusieurs autres le louent comme un homme qui montra dans le maniement des affaires une adresse égale à son intégrité. Ses ouvrages, où la science du droit se trouve éclairée par celle des langues, de la théologie et des belleslettres, ont été imprimés à Lyon, 1568, 1606 et 1661 ; à Anvers, par les soins de Jean Meursius, 1638, 2 vol. La dernière et la meilleure édition est celle de Genève, avec les additions d'Ybannez de Faria, 1762, 5 vol. On y trouve deux traités : 1° De mutatione monetarum; 2° Collatio nummorum ve- terum cuin modernis: il avait été imprimé séparé- ment en 1556 Les autres ouvrages de Co- varruvias traitent des testaments, du mariage, des contrats, de la possession et de la prescription, de la restitution, des règles du droit, des immunités des églises, etc. On distingue surtout les trois livres Variarum resolutionum ex pontificio, regio et cœsareo jure. Parmi les manuscrits laissés par Covarrtrvias, les biographes espagnols citent des notes latines sur le concile de Trente, un traité De pcenis, et un recueil qui a pour litre : Catalog de los reges de Espana, y de otras cosas. Fundacion de algunas ciudades de Espana. Advertencias para entend er las inscripciones . La ville de Tolède ayant donné naissance à quatre savants vertueux du nom de Covarruvias, Blaise Lopez fit le distique suivant "lis non alta suos componat Roma Catones : Toletum jaetat quatuor, illa duos
  • Diego FERNANDEZ : historien espagnol, était natif de Palencia , au royaume de Léon. Il em- brassa l'état militaire , passa au Pérou peu de temps après la conquête , et fit en 1553 la campagne dans laquelle le rebelle Giron fut défait et son parti détruit. Le marquis de Canete, qui vint comme viceroi au Pérou en 1555, le chargea d'écrire l'histoire de ces troubles: Fernandez, auquel il donna un emploi , commença ce travail , et retourna en Espagne , où Sandoval , président du conseil des Indes , l'engagea à donner aussi le récit des mouvements causés par Gonsalve Pizarre et ses adhérents. Fernandez composa en conséquence un ouvrage intitulé : Primera y segunda parte de la Historia del Peru , Sévi11e,1671 L'auteur entre dans un grand détail de tout ce qui s'était passé au Pérou depuis l'arrivée de P. de la Gasca . Ayant pris part à plusieurs événements et connu les hommes qui avaient figuré dans la plupart des scènes qu'il décrit , il peut être regardé comme un historien dont le témoignage mérite d'ètre pris en considération. Carcilasso de la Vega , qui cite de lui de longs passages, et les compare avec les récits de Zarate et de quelques autres historiens espagnols , lui reproche de montrer de la partialité et de l'animosité contre certains personnages. Quel qu'en ait pu être le motif , le conseil des Indes prohiba la vente de ce livre et en interdit surtout l'usage à tous les habitants de l'Amérique. On reconnaît dans le livre de Diego un homme d'un jugement solide, qui n'adopte les faits qu'après les avoir soumis à une critique éclairée, et qui se livre aux recherches les plus exactes pour connaitre la vérité. On peut donc regarder comme exagérés les reproches que lui adresse l'historien des Incas
  • Diégo LÉON( 1804) : général espagnol, né en 1804, d'une bonne famille de province , annonça de bonne heure des dispositions pour les armes , et, au sortir d'une des écoles militaires de la Péninsule , entra comme officier dans la cavalerie. On sait qu'après la courte guerre de 1823, l'Espagne jouit pendant une dizaine d'années, sinon d'une tranquillité parfaite , au moins de la paix. Diégo Léon, pendant cet intervalle, ne put se distinguer essentiellement. Mais quelques affaires d'honneur, cet entrain naturel qu'on regarde comme s'associant à la bravoure , et qui chez lui en étaient effectivement l'indice , enfin un caractère franc, ouvert et chevaleresque, qui réunissait en quelque sorte ce qu'ont de mieux le Français et l'Espagnol, lui valurent certaine popularité, nonseulement parmi les officiers ses camarades, mais , ce qui est rare en Espagne , parmi les soldats. Son avancement fut donc assez rapide. Il n'était que colonel , cependant, quand la mort de Ferdinand VII déchalna les guerres civiles sur la malheureuse Espagne. Diégo Léon, qui depuis longtemps était regardé comme un des soutiens de l'opinion constitutionnelle , bien que toute sa politique se réduisit alors à ne pas faire d'opposition à ce qui semblait le voeu de Ferdinand, et à ne point prendre parti pour un prince dont les prétentions étaient contestées, et qui n'avait point pour lui la légalité matérielle et le pouvoir de distribuer beaucoup de faveurs, Diégo Léon, gendre d'un ancien ministre de la guerre de Ferdinand VII rano), ne tarda point à recevoir sa nomination de brigadier général , et la justifia par son éclatante intrépidité, que rehaussait sa tenue riche et magnifique comme celle de Murat. Aussi futil surnommé dans la suite le Murat espagnol ; et ce surnom ne contribua pas peu à le rendre une des idoles de l'armée. Promu ensuite au grade de lieutenant général , et revètu du titre de comte de Belascoain sur le champ de bataille, il se distingua dans cette foule de petites rencontres qui signalèrent les deux dernières campagnes de l'Ebre, tant avant qu'après la convention de Bergara. Il eut jusqu'à dixhuit chevaux tués sous lui. Deux fois il sauva la vie à Espartero. En avril 1840, c'est lui qui s'empara du fort de Mora de l'Ébre, évacué la veille par Cabrera. 11 fut ensuite employé à couvrir la Castille Nouvelle contre les incursions des troupes carlistes, et après avoir longtemps manoeuvré sans désavantage, mais sans affaire importante, avec des forces trèsinférieures, entre Burgos et Madrid , ainsi que quelques autres chefs aiix ordres de Coucha et surtout d'Espartero , il contribua puissamment à débarrasser le pays de ces attaques désastreuses, et à faire perdre du terrain au général légitimiste Balsameda . La promptitude et le brillant des opérations de Diégo Léon, dans cette dernière partie de la guerre , achevèrent de le classer parmi les héros de la constitution de 1837 , et il était unanitnerrient regardé comme le meilleur général de cavalerie que possédât l'Espagne. Quelquesuns des autres généraux en furent jaloux; et peutètre Espartero luimême , avec lequel il était trèslié, eùt partagé ces sentiments s'il n'eùt regardé Diégo Léon comme dénué de talents politiques. Ce jugement , un peu sévère , était juste cependant : Diégo Léon n'était, au fond, qu'une admirable épée, aveugle et docile le plus souvent. Toutefois , il ne se dissimula point que l'affection et l'estime dont on l'entourait pouvaient le rendre redoutable et devait le rendre précieux. Aussi, en ce moment, où les plus tenaces adhérents de don Carlos avaient enfin laissé le champ libre à leurs adversaires, et où la lutte allait commencer entre les diverses nuances de constitutionnels et de révolutionnaires, le nouveau duc de la Victoire Mil souhaité se concilier les sympathies intimes du comte de Belascoain. Mais , d'une part, Diégo Léon avait marqué assez de répulsion à Linage, ce favori d'Espartero, pour que ce dernier cherchât plutôt à dénouer qu'à resserrer les liens des deux généraux; et, de l'autre, il suffisait que le chef du gouvernement auquel il avait juré fidélité fût une femme pour que le chevaleresque Léon ne pût donner les mains aux trames ourdies contre elle, et dont déjà, en juillet 1840, on ne pouvait méconnaître qu'Espartero était le meneur. Sa désapprobation , sa tiédeur au moins, ne fut point un mystère lors de la fameuse journée du 18 juillet, provoquée par la feinte démission d'Espartero, après la sanction de la loi sur les ayuntamientos, Diégo Léon était, à cette époque, avec Casteneto à Barcelone, ou, pour parler exactement, à Sanz, village tout près de cette ville; et, s'il n'agit point en ce moment, c'est qu'il n'avait point d'ordre , soit de la régente, soit du chef politique de Barcelone, le général Van Haien ; et que, agissant de son chef, il n'eût point réussi à empêcher le triomphe de l'émeute qui amena la suppression de la loi contre les ayuntamientos et l'avénement au ministère des exaltados. Diégo Léon se voua , dans cette crise si rapide, à la cause de la régente, et devint ainsi, de fait, un des coryphées du parti modéré, sans certainement avoir des idées bien nettes du jeu des partis, du plus ou moins de légitimité ou d'illégitimité des factions qui se disputaient le pouvoir, et des *véritables besoins de l'Espagne contemporaine. A cette âme loyale et simple, il suffisait que Christine l'eût comblé de bienfaits pour qu'il ne tirât point contre elle l'épée dont elle avait récompensé ses services; et il suffisait qu'Espartero dût tout à Christine pour qu'il ne pût voir sans indignation le sujet dépouiller sa souveraine. Ce n'était pas l'exaltation des doctrines qu'il réprouvait le plus: c'étaient l'ingratitude et la trahison. Toutefois, d'accord avec les conseillers de Christine , il ne crut point à propos de se séparer avec éclat d'Espartero; et il sembla encore quelque temps marcher de concert avec le gouvernement de Madrid, tandis que, partant de Barcelone, la régente se rendait à Valence , et , de plus en plus abandonnée , faisait de vains efforts pour sauver son pouvoir. On sait avec combien de célérité, affermissant partout sa puissance, au nord, au centre et dans l'est , Espartero se fit charger par la régente de composer un cabinet plus progres- , siste que le ministère Sanche, entra en triomphe dans Madrid, alla recevoir les mêmes honneurs à Valence , seule ville alors des christinos, et que les christinos ne pouvaient lui tenir fermée , et, par la dureté des concessions qu'on exigeait d'elle, lui arracha sa démission des fonctions de régente . Ce fut quelques jours seulement avant ce triste dénoûment , et quand il était à peu près impossible désormais de l'empêcher, que Christine nomma Diégo Léon capitaine général de Madrid. Mais Léon n'eut pas le temps de prendre possession de son poste , et sa nomination se trouva naturellement annulée par l'abdication de la régente. Peu de jours après , la jeune reine Isabelle H, séparée de sa mère qui partait pour l'exil , était ramenée à Madrid par les espartéristes. Peu s'en fallut qu'en chemin les christinos ne ravissent à ceuxci ce gage qui leur assurait le pouvoir. Diégo Léon , à la tête de ses troupes, qui n'avaient point encore donné leur adhésion au nouvel ordre de choses , s'était porté sur Aranjuez, où la jeune princesse devait passer la nuit du 26. 11 est vrai qu'il prétendit avoir ree. des ordres d'Espartero. Mais les exaltados ne s'y méprirent point , et Diégo Léon devint décidément suspect à tous les démocrates. Cependant Espartero permit au comte de Belascoain le séjour de la capitale, mais sans lui donner d'activité. Évidemment, il comptait le surveiller là mieux qu'ailleurs. 11 n'ignorait pas que les adhérents de Christine ne tarderaient pas à tout tenter pour son rappel. En effet, un an n'était pas entièrement écoulé que le signal de l'insurrection contre Espartero , devenu régent, et régent uniquer partait de l'hôtel de Courcelles, résidence de l'ex régente à Paris. Muni de fortes sommes et comptant sur la coopération , morale au moins , du gouvernement français, O'Donnel relevait le drapeau de cette princesse à Pampelune , et une partie des provinces basques se prononçait en sa faveur avec la Navarre, tandis qu'à Madrid, Diégo Léon, avec les généraux Pezuela et Concha, devait se mettre en possession de la ville et du palais. On ne doutait pas que les bataillons les plus dévoués, en apparence, au régent, y co même son fameux régiment de Soria, ne se déclarassent, à l'aspect de Léon, en faveur de leur ancien général. Le mouvement devait d'abord éclater le 4; mais, dès le 3, Espartero, prévenu, avait ordonné l'arrestation de tous les généraux et officiers compromis. Il est vrai que pas un ne fut pris, et que, avertis à temps, tous purent se dérober aux recherches, la plupart dans Madrid même, ce dont il est permis de conclure qu'un gouvernement si mal servi était fort peu populaire , et que sa chute n'eût pas excité de grands regrets. Les fils du complot n'en étaient pas moins rompus, ou fort embrouillés. L'intrépidité de Pezuela les renoua ; allant et venant par toute la ville , et l'on pourrait dire au vu et au su de toute la ville , sous un déguisement fort imparfait , il rétablit des espèces de communications entre les conspirateurs cachés , et l'on convint que le co éclaterait le 8 octobre, à huit heures du matin. Diégo Léon et Pezuela devaient tous deux se présenter, avec leurs amis, à la caserne del Soldado, pour entraîner les bataillons ; et, à une décharge de mousqueterie, signal du succès dans cette partie de l'opération, le général Concha devait se mettre en marche pour s'emparer du palais. Pezuela ne fut point arrêté ; mais évidemment Espartero pénétra ou apprit une portion du plan
  • Diego ORTUNEZ : de Calahorra, romancier espagnol, vivait dans le 16' siècle. Il se peut que ce dernier nom fût celui d'une terre, puisque Nic. Antonio nous apprend qu'Ortunez était de Naja , dans le royaume d'Aragon. On ne le connaît que comme le principal auteur d'un roman intitulé Espejo de principes y cavallevos en el quai se cuentan los liecos del cavalier° del Febo y de su hermano Rosieler, Saragosse , 1562 C'est une suite des Amadis divisée en quatre tomes ou parties. Ortunez est l'auteur de la première; Pedro de la Siera de la seconde; la troisième, de Marcos Martinez , fut imprimée avec les deux précédentes, Saragosse , 1580, et la quatrième, de Feliciano de Silva, Alcala, 1589. L'édition la meilleure et la plus complète de ce fameux roman est celle de 1617-1623, 2 vol. ; elle est trèsrare. Cervantes parle de l'Espejo de cavalleros dans la revue de la bibliothèque de don Quichotte, 1. 1, ch. G : « Je connais, « faitil dire à son bon et spirituel curé, le Miroir « de la chevalerie. On y trouve Renaud de Mon- « tauban , avec ses amis les douze pairs de « France, tous bons compagnons, mais grands « voleurs, et leur historien véridique Turpin. Je « suis d'avis de ne les condamner qu'à un ban- « nissement perpétuel , parce que leur histoire « roule sur le mème fond que le poëme du fa- « meux Bojardo et celui de l'Arioste. » Le Miroir de la chevalerie a été traduit en français par Rosset sous ce titre : l'Admirable histoire du chevalier du Soleil
  • Diego PEREYRA( 1570 - 1640) : peintre portugais, naquit vers l'an 1570 , et fut un des peintres de paysages et autres tableaux de même genre les plus distingués qu'ait produits ce royaume. Il avait un talent rare pour représenter les incendies, des feux, des tours brûlées, des purgatoires, des enfers. Les sujets qu'il peignait de préférence étaient l'Incendie de Troie, l'Embrasement de Sodome, il les a répétés plusieurs fois, niais toujours d'une manière différente. Il excellait aussi à peindre les tableaux de fruits et de fleurs , ou des sujets rustiques éclairés par la clarté de la lune ou la lumière des flambeaux. Ses paysages sont peints avec esprit, et ornés de petites figures d'un excellent goût. Plusieurs se rapprochent beaucoup de la manière de Teniers, et sont d'un ton aussi argentin que ceux de ce maître. Malgré son assiduité au travail et le mérite réel de ses ouvrages, Pereyra, tant qu'il vécut, éprouva les rigueurs de la fortune; et il aurait péri de misère si , sur la fin de sesjours, il n'avait été recueilli dans la maison d'un grand seigneur. Il y mourut en 1640, âgé d'environ 70 ans. Mais à peine eutil cessé de vivre, que chacun se disputa la possession de ses ouvrages ; et ceux qu'on put faire passer soit en France, soit en Angleterre, soit en Italie, y furent chèrement payés. C'est surtout à Lisbonne que se trouve le plus grand nombre de ses productions; le cabinet du duc d'Almeida en renferme plus de soixante. — Ma- nuel PEREYRA, sculpteur, né en 1614, est regardé comme un des plus habiles artistes qu'eût produits le Portugal. Il vint de bonne heure à Madrid , où il ne tarda pas à se distinguer. Le nombre d'ouvrages qu'il fut chargé d'exécuter est infini. Son chefd'œuvre est le Christ del Pardon, qui se trouve dans l'église des dominicains du Rosaire. Ses biographes rapportent que, sur la fin de ses jours, étant devenu aveugle, il fit le modèle de la statue de St- Jean de Dieu, et qu'il en dirigea par le tact le travail , que ses élèves exécutèrent sous sa direction. Cette statue est un de ses bons ouvrages. Pereyra ne cessa jamais de travailler qu'à l'instant de sa mort , qui eut lieu en 1667
  • Diégo VÉLASQUEZ( 1460) : fondateur des plus anciennes villes de l'île de Cuba, dont il fut le premier gouverneur, naquit de 1460 à IVO à Cuellar, ville de la province de Ségovie en Espagne. et accompagna Christophe Colomb dans son second voyage. Il partit avec lui de Séville le 25 septembre n93, et, après avoir visité une partie des îles Antilles , il s'arrêta à StDomingue, qui portait alors le nom n d'Il, espagnole , et s'y établit. Barthélemy Colomb, frère de l'illustre navigateur génois, ayant été nommé par celuici capitaine général des Indes pendant son absence. Vélasquez fut attaché à s4 maison et obtint son estime et sa confiance. Il jouit de la même faveur auprès de Nicolas de Ovando , qui, en 1501. avait succédé à Bobadilla dans le gouvernement de StDoin et il était alors considéré comme l'un des principaux capitaines de la colonie. Plusieurs caciques s'étant révoltés en 1503 , Ovando la chargea de pacifier la province de Ilaniguayaga. Vélasquez eut bientôt réduit les Indiens , dont il lit le cacique prisonnier. On commença ensuite par ses ordre.., ç pot« les tenir en bride, la construction d'une ville ou forteresse qu'il appela Salratierra de Zabaria , et ce dernier nom devint 'plus lard celui de toute la province. Il fonda dans le même temps les villes de Yaquinio, de San- Juan de la Maquana, d'Azua, et Ovando, pour lui témoigner sa satisfaction , le nomma son lieutenant dans ces quatre villes et dans celle de Vera Paz, que Rodrigo Mexia de Trillo avait fondée dans la province de Guahaba. En 1508 D. Diego Colomb, fils de l'amiral, fut rétabli dans une partie des priviléges de son père, avec le titre d'amiral des Indes, et il arriva à StDomingue pour en exercer les fonctions. Vélasquez , à cette époque le plus riche et le plus estimé des anciens habitants de Ille, renommé par son expérience et adoré de tous les Castillans qui avaient servi sous lui , fut choisi par Diego Colomb pour commander l'expédition qu'il se proposait d'envoyer à la conquête de Cuba, qu'on supposait encore un continent, et pour y fonder une colonie. Plusieurs personnes de distinction de StDomingue voulurent prendre part à l'entreprise, et l'on donna seulement à Vélasquez 300 hommes pour faire la conquête d'une ile qui a plus de trois cents lieues de long et qui était extrêmement peuplée. Il est vrai que ses habitants n'étaient pas plus aguerris que ceux de StDomingue et qu'ils n'avaient fait aucun préparatif pour résister à leurs nouveaux ennemis, quoiqu'ils dussent. s'attendre depuis longtemps à leur invasion. Les Espagnols n'éprouvèrent de résistance que de la part du cacique Hatuey, qui s'était enfui de StDomingue et avait formé un établissement à l'extrémité de la côte orientale de Cuba. Il les attaqua à leur débarquement; mais ses soldats furent bientôt mis en déroute et luimême fut fait prisonnier. Suivant la coutume barbare du temps, Vélasquez le considéra comme un esclave qui avait pris les armes contre son mattre et le condamna à ètre brûlé. Lorsqu'il était près de monter sur le bûcher, un moine franciscain, cherchait à le convertir, lui vantait les doueurs ineffables du paradis, où il serait certainement admis s'il voulait embrasser la foi chrétienne. « Y atil des Espagnols dans ce paradis cc dont vous me parlez? » lui demanda le cacique. Après un moment de silence, le moine lui répondit : « Oui; mais seulement ceux qui C, qui ont été vertueux et bons. — Les meilleurs u d'entre eux , répliqua avec indignation le cacique , ne peuvent avoir ni vertu ni bonté; je u ne veux point être placé dans un lieu où je « pourrais me trouver avec un individu de cette u race maudite, » et il se précipita dans les flammes. Cet exemple terrible frappa d'une telle épouvante les habitants de la province de Mayei, où résidait le cacique Hatuey, qu'ils se soumirent sans résistance. Parnphile Narvaez , né comme Zabaria , dan8 la langue des naturels, sIgniâe pays de plaine , et, en effet, tout le pays est plat et mag,niaque, du moins dans la partie qui avoisine la mer. Vélasquez dans le district de Cuellar, apprenant qu'il était pressé par les Indiens, lui amena un corps d'archers en 151'2. Il en fut bien reçu et eut la mission de faire des découvertes. Vélasquez venait de fonder Baracoa , la première ville de Cuba, lorsque quelques Espagnols, qui résidaient dans cette île et qui étaient mécontents de lui, ayant appris que des juges chargés de. recevoir les appels venaient d'arriver à file espagnole, résolurent de leur porter des plaintes contre son administration. Fernand Cortez, que Vélasquez avait amené de l'île comme son secrétaire, osa se charger de cette mission délicate. Le gouverneur de Cuba, qui en eut avis , irrité de son ingratitude, donna ordre de l'arrêter, en manifestant l'intention de le faire pendre si on parvenait à le saisir. Cortez se réfugia dans une église, d'où on l'arracha . Traduit devant les alcades, il fut condamné à des peines trèsrigoureuses, dont Vélasquez lui fit grâce à la sollicitation d'Andrès de Duero, qui avait partagé avec lui les fonctions de secrétaire du gouverneur et qui les exerçait encore. Il poussa plus loin la magnanimité; car il tint sur les fonts baptismaux un fils de Cortez , qu'il appela toujours depuis son compère, et il lui assura une part considérable dans la répartition des Indiens de la ville de Santiago, dont il le créa alcade ordinaire. La même année, Vélasquez se maria avec la fille du contador don Christobal, né comme lui à Cuellar. Les noces furent célébrées avec pompe; mais six jours après son épouse avait cessé d'exister. Quoiqu'il éprouvât un vif chagrin de cette perte, il n'en continua pas moins de s'occuper avec activité du gouvernement confié à ses soins. Aidé de Narvaez, de Grijalva et de Barthélerni de las Casas, il avança la découverte , la conquête et la paci- fication de l'île, qu'il gouverna avec sagesse comme lieutenant de don Diego Colomb, quoiqu'il reconnût peu l'autorité de son supérieur et qu'il cherchât à se rendre indépendant. Sous son administration, Cuba devint l'un des établissements espagnols les plus florissants, et beaucoup d'habitants des autres colonies y furent attirés par la réputation du gouverneur. Vélasquez fonda les villes de la Trinité du StEsprit, de Puerto del Principe, de SanSalvador, et Carenas, qui a depuis acquis tant d'importance sous le nom de la Havane. En 1514, il envoya Narvaez à la cour pour obtenir de nouveaux priviléges , et l'année suivante il confia une semblable mission au trésorier Michel Pasamonte. Il chargea en même temps celuici de remettre au roi une carte de Ille de Cuba , 'qu'il avait fait dresser, et dans laquelle on avait indiqué avec assez d'exactitude les montagnes, les rivières, les vallées, les ports, etc. , et demanda d'être Antonio dc Leon Pinelo consacre un article à cette preautorisé à achever de réduire Cuba et à conserver le gouvernement sans être obligé de rendre compte à don Diégo Colomb. Connue Cuba est située à l'ouest des autres îles qui étaient occupées par les Espagnols, et que la mer qui baigne ses côtes dans cette direction n'avait pas encore été explorée, plusieurs officiers et soldats qui avaient servi sous Pedrarias, dans le Darien, aimant mieux tenter une entreprise qui pouvait leur faire acquérir promptement d'immenses richesses que de se livrer à la culture et à la fabrication du sucre, dont les résultats devaient être beaucoup plus longs, s'associèrent pour entreprendre un voyage de découvertes. Ils persuadèrent à François Ilernandez de Cordova , riche planteur de Cuba, distingué par son courage, de se joindre à eux , et ils le choisirent pour leur commandant. Vélasquez nonseulement approuva leur projet, mais se réunit à eux pour le mettre à exécution. Les vétérans du Darien se trouvant dans une extrême indigence, Vélasquez et Cordova avancèrent l'argent nécessaire pour acheter trois petits bâtiments , pour les approvisionner de toutes les munitions de guerre et de bouche, de tous les objets d'échange, et cent dix hommes furent embarqués à bord. L'expédition fit voile de Santiago de Cuba le 8 février 1517 et se dirigea vers l'ouest, d'après le conseil du pilote Antoine Alaminos, qui avait servi sous Christophe Colomb et qui avait souvent entendu dire à ce grand navigateur qu'en allant dans cette direction on ferait des découvertes importantes. Vingt jours après leur départ, ils aperçurent le cap Catoche, pointe orientale de cette vaste péninsule , qui conserve encore le nom de Yucatan que lui donnaient les naturels. Les Espagnols débarquèrent ; mais ils reconnurent bientôt que les habitants de cette presqu'île étaient plus aguerris et plus rusés que les autres tribus avec lesquelles ils avaient eu des relations. Après avoir perdu une grande partie de son monde, Cordova fut obligé de retourner à Cuba , où il expira en arrivant. Quoique le résultat de cette expédition n'eût pas été favorable, cependant, comme elle avait fait découvrir, à peu de distance de Cuba, un vaste pays qui paraissait fertile et habité par un peuple infiniment plus avancé dans la civilisation que les autres Américains , et qu'on y avait trouvé quelques ornements en or, un grand nombre d'Espagnols résolurent d'entreprendre une nouvelle expédition, et Vélasquez, qui désirait se distinguer par quelque service important , encouragea leur ardeur et même équipa à ses frais quatre vaisseaux pour leur voyage. Deux cent quarante volontaires, parmi lesquels il s'en trou% ait plusieurs aussi distingués par leur rang que par leur fortune, s'embarquèrent sous le commandement de litière carte de flic de Cuba, dans son Rpitome de la biblioiheca oriental, etc., t 2; Bitturiez generale, as tas islas del tsar octane, p
  • Diego de Siloé : sculpteur espagnol
  • Diego Fabri : auteur dramatique italien
  • Diego Gomes : navigateur portugais
  • Diego MARADONA : footballeureur argentin
  • Diego Rivera : peintre, dessinateur et graveur mexicain
  • Diego Rodriguez da Silva y Velasquez : peintre espagnol
  • Diego Velasquez : conquistador espagnol, compagnon de C. Colomb en 1493

Diego année par année

Signe astrologique de Diego

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Pierre précieuse de Diego

Chiffre de Diego

Métal de Diego