Le prénom Daniel Masculin

Origine :

Fête :

11 Décembre

Signification de Daniel

Le prénom Daniel tire ses origines de l’hébreu « dayân » et « el ». Daniel est une personne intègre. Il respecte la confiance qu’on lui a accordée. Généreux, il n’hésite pas à venir en aide à ses proches. Réfléchi, il ne prend jamais de décision à la hâte. Il a tendance à bien analyser la situation dans laquelle il s’engage avant d’agir. Sûr de ses capacités, il cherche en permanence à progresser. Fidèle, Daniel est un romantique en quête de relation stable.
Parmi les célébrités portant le prénom Daniel, on peut citer Daniel Picard, comédien, Daniel Balavoine, chanteur, Daniel Cohn-Bendit, politicien, et Daniel Nestor, joueur de tennis professionnel.

Personnalité de Daniel

Leur force d'inertie est impressionnante, il est difficile de les mettre en colère. D'un naturel calme, réfléchis, ils sont d'une honnêteté scrupuleuse. Intelligents, imaginatifs, créatifs, ils sont quelquefois loin des réalités. Leur gentillesse, leur disponibilité en font des personnages attachants. Travailleurs consciencieux, voire maniaques, ils sont perspicaces dans ce qu'ils entreprennent.

Provenance du prénom Daniel

Histoire de Daniel

Etymologie de Daniel

Les Daniel célèbres

  • Daniel ANGELOCRATOR( 1569 - 1635) : théologien réformé, né à Corbach en 1569, mort en 1635, sur et pasteur à Korthen. Il assista au synode de Dordrecht en 1618, et fut trèsmaltraité lors de la prise de Cassel, en 1626, par Tilly: Dans le nombre de ses ouvrages, indiqués dans la liesse savante de Striedel, on remarque : C h ronologia an toptica. Cassel, 1601 , c'est-àdire, chronologie tellement évidente qu'elle équivaut à l'avantage d'avoir été témoin des événements. Ses écrits théologiques n'annoncent pas moins de confiance dans ses lumières et ses opinions. On a encore de lui des ouvrages sur l'art métrique des anciens, et un traité des poids, mesures et monnaies, accompagné de tableaux bien faits : Docirina de ponderibus, mensuris et monelis, Marbourg, 1617 Son nom de famille était Engelhardt. Sa chronologie est un ouvrage savant, mais plein d'erreurs, et d'une confiance déplacée dans les absurdes compilations d'Annius de Viterbe
  • Daniel ARNAUD : troubadour du 12° siècle, né de parents nobles, au château de Ribeyrac, en Périgord. Si l'on juge du mérite de ce poète par les pièces qu'on a recueillies de lui, on aura de la peine à lui accorder la préférence sur d'autres troubadours de son temps ; cependant les anciens auteurs italiens semblent lui assigner le premier rang : le Dante surtout le cite comme le poète qui faisait le mieux des vers tendres en langue romance provençale, et ne prise pas moins la prose de ses romans. Pétrarque, qui le place à la tète des poètes provençaux, l'appelle le grand maitre d'amour ; l'amant de Laure a même terminé une stance d'une de ses chansons par un des vers d'Arnaud Daniel ; à la vérité, on a prétendu que ce vers n'était point de ce troubadour, et ce doute est l'objet d'une longue digression qu'on peut lire dans l'ouvrage de Crescimbeni. Il parait, au reste, que les meilleures pièces de ce poète ont été perdues, puisque celles qui nous restent ne pourraient soutenir la comparaison, du côté de l'imagination et de la grâce, avec celles de quelquesuns de ses contemporains. Arnaud Daniel est l'inventeur d'un genre de composition nommé sestine, dont le mérite consiste dans certaines combinaisons et répétitions : il attachait surtout beaucoup d'importance à la rime. 11 joignait au talent de la poésie celui de faire les airs de ses chansons, qu'il exécutait aussi bien que le meilleur jongleur.
  • Daniel BAERHOLZ : poète allemand de la lin du 17° siècle, naquit à Elbing, et alla, en 1670, étudier à Giessen avec un jeune comte de Salm. Il fut reçu, la même année, membre de la société de Pregnitz, où il porta le nom d' Hylas. De retour dans sa patrie, il fut fait secrétaire, et ensuite membre du sénat. Il mourut en 1688. On a un recueil de ses poésies, publié à Lubeck, en 1674, sous le nom de Bathys, dont le 5' volume, qui renferme cent sonnets, porte le titre d'Hylas. On a encore de lui le Mois d'octobre mémorable, imprimé à Hambourg, en 1678
  • Daniel AXTEL : officier anglais au service du long parlement, avait été , dans sa jeunesse, garçon de boutique chez un épicier. D'un caractère sérieux, et imbu de bonne heure des principes des puritains, il acheva d'être exalté par les prédications de leurs chefs , prit du service dans leur armée , parvint au grade de lieutenantcolonel , et s'opposa fortement à toute réconciliation avec Charles 1". Quand ce prince fut conduit devant ses sujets, Axtel commandait le détachement chargé de l'escorter. L'épouse du général Fairfax ayant parlé hautement, ainsi que d'autres femmes, en faveur du roi, Axtel s'écria : « Chassez ces coquines, » Sur le chemin du roi , quelques personnes , touchées de compassion , crièrent : « Dieu sauve le roi ! » les soldats d'Axtel crièrent : « Justice ! justice ! » Et lorsque, le dernier jour du jugement, quelquesuns crièrent : « Dieu préserve Votre Majesté ! » les soldats crièrent : « Exécution , exécution ! » Quand la sentence de mort fut prononcée, le roi fut transporté dans une chaise à porteurs au milieu de la rue Royale. Les deux hommes qui le portaient ôtèrent leurs chapeaux par respect, mais les soldats d'Axtel les forcèrent à les remettre. On apprit dans la suite qu'Axtel avait été jusqu'à battre ses soldats pour leur faire tenir une pareille conduite ; que, pendant le procès, il riait et plaisantait avec eux, et qu'il les avait excités à brûler devant le visage du prince de la poudre qu'il leur avait donnée. Il passa ensuite en Irlande avec Cromwell, obtint le gouvernement de Kilkenny, et poursuivit rigoureusement les partisans de la monarchie. Lorsque Cromwell se fut emparé ouvertement du pouvoir, Axtel et plusieurs autres officiers donnèrent leur démission à Henri, fils du protecteur, envoyé par lui en Irlande comme major général ; et Axtel surtout montra dans cette circonstance beaucoup d'emportement. Depuis cette époque, il vécut en simple particulier, de la fortune qu'il avait acquise ; mais il se vit toujours surveillé, jusqu'à la mort du protecteur. Le long parlement reprit alors son autorité, et Axtel fut nommé colonel par le lieutenant général Ludlow. Quoiqu'il eût changé d'idées en matières religieuses, et que de puritain il fùt devenu anabaptiste, il ne varia jamais dans ses idées politiques. La réputation qu'il s'était faite à cet égard, et son courage bien prouvé, le firent placer à la tète d'une division d'Irlandais , chargée de défendre le parlement contre Charles 11; mais lorsque cette division fut arrivée dans l'Yorkshire, Monk lui lit congédier Axtel, ainsi que ceux qui pensaient comme lui, et choisir d'autres officiers. Axtel tenta ensuite, avec le général Lambert et quelques troupes, de rétablir les affaires de son parti ; mais il n'y réussit point, et se tint caché , prévoyant bien que le rôle qu'il avait joué dans le procès du roi l'exposerait à étre poursuivi. En effet, après la restauration , il fut du nombre de ceux que Charles II excepta formellement de l'amnistie générale. Mis en jugement, il se défendit sur tous les chefs d'accusation avec une grande présence d'esprit. Axtel fut condamné à mort, ainsi que le colonel Hacker, et marcha au supplice avec beaucoup de fermeté. On exerça sur son cadavre d'inutiles cruautés ; niais on ne priva point sa veuve et ses sept enfants du bien qu'il avait amassé dans le temps de sa prospérité
  • Daniel BARBARO( 1513 - 1570) : noble vénitien, patriarche d'Aquilée, naquit le 8 février 1515, de François Barbaro, arrièrepetitfils du fameux François Bar-. baro, dont nous avons parlé dans un article précé- dent. Si l'on veut connaître la descendance de tous ces membres plus ou moins illustres d'une même famille vénitienne, il suffit de savoir que Candiano Barbu°, sénateur au 14e siècle , eut deux fils, Fran-çois qui fut le célèbre littérateur nommé cidessus, et Zacharie; de ce dernier naquit Ermolao, évêque de Trévise et de Vérone ; de François, un autre Zacharie qui fut procurateur de St- Marc ; de ce Zacharie vinrent trois fils, Louis, mort sans postérité, Ermolao, patriarche d'A.quilée, auteur des Cas- tigationes Plinianœ, etc., et Daniel : de ce dernier, un second François; et de ce François, 'un second Daniel, qui est le sujet de cet article. 11 lit ses études à Padoue, et montra de bonne heure un gok particulier pour les mathématiques. Il en avait aussi pour les sciences naturelles; et le prouva en faisant construire et planter à Padoue le jardin de botanique qui le reconnaît pour fondateur. Il fut reçu docteur de la faculté des arts en 1540, retourna ensuite à Venise et entra dans les emplois publics. Il fut chargé, en 1548, d'une ambassade auprès du roi d'Angleterre, Édouard VI, et s'y distingua par ses talents, son savoir et sa magnificence. A la fin de 1550, le pape Jules III le donna pour coadjuteur à Jean Grimani , patriarche d'Aquilée, avec qui il partagea alors le gouvernement de cette Église. Il prit le titre de patriarche élu, et le porta jusqu'à sa mort, car Jean Grimani lui survécut. L'é- vèché de Vérone étant resté vacant en 1559, le sénat mit Daniel Barbaro au nombre des sujets qu'il présenta au pape pour le remplir. Le pape lui préféra un autre candidat, mais en réservant à Daniel une pen- sion de 500 écus d'or, qui fut doublée l'année suivante. Il assista au concile de Trente, et les services qu'il y rendit à l'Eglise auraient été récompensés par la pourpre romaine, s'il avait vécu plus longtemps. Il mourut à Venise, le 12 avril 1570. Daniel Barbaro était mathématicien, philosophe, littérateur, antiquaire et théologien, presque également habile clans toutes ces facultés. Il eut pour amis les hommes de lettres les plus célèbres de son temps, Bembo, Varchi, Sperone Speroni, le Tasse, Pierre Arétin, Nicolas Franco, et surtout l'illustre cardinal Navagero. On a de lui 1° Esquisitœ in Porphyrium Commentationes, Venise, Aide, 1542 2' Predica de' sogni, sous le le faux nom significatif du rever. padre D. Hypneo L__ da Schio, imprimé pour la première fois sans , date et sans nom de lieu, et réimprimé à Venise, 1542 Cet opuscule singulier et trèsrare est en vers rimés de sept pieds , et l'auteur assure dans son épître dédicatoire, adressée à Giulia Ferretti, qu'il l'a composé comme en rêvant. 3° La traduction latine de la Rhétorique (l'Aristote par son grandoncle Ermolao Barbaro, avec de savants commentaires de lui Daniel, Venise, 1544 ouvrage réimprimé la même année à Lyon, et plusieurs fois ensuite ailleurs. 4° I dieci libri dell' Architettura di M. Vitruvio tradottie commentati, Venise, 1556 ouvrage estimé, dont la meilleure édition est celle de Venise, 1567 11 donna sur le même auteur d'autres commentaires latins, Venise , 1567, in - fol. ; ces derniers ont été insérés, par extraits dans l'édition de Vitruve des Elzevirs, Amsterdam, 1649 5° Dell' Eloquenza, dialogo, etc., Venise, 1557 ; Florence, 1641. 6. La Pratica della Perspativa, opera molto utile a' pittori, seul- lori, e architetti, Venise, 1568
  • Daniel BERCKRINGER : né, selon Vossius, dans le Palatinat, fit ses études à Groningue. Il était instituteurs des enfants du roi de Bohème, lorsqu'il fut, sur la recommandation de la reine, nommé, en 1640, par l'académie d'Ltrecht, professeur de philosophie ; en 1648, il devint professeur d'éloquence. Il réussissait aussi en poésie, mais on l'accusa de néologisme et d'affectation dans son style. Il mourut le 24 juillet 1667, laissant quelques ouvrages, dont les principaux sont : 1 ° Exercitationes ethicce, ceconomicce, politicoe, U trecht, 1664 ; 2° Dissertatio de comelis, utrum sint signa, an causa), an utrumque, an neulrum, Utrecht, 1665 etc. On assure qu'il avait fini, et qu'il devait publier contre Hobbes un ouvrage intitulé : Examen elementorumphilosophicorum de bono cire ; mais cet ouvrage n'a point paru. Berckringer craignit probablement d'entrer en lice avec un aussi redoutable adversaire
  • Daniel BARGETON( 1675) : naquit à t lès, vers 1675. Méconnu, tant qu'il fut obscur et peu riche, par une famille de son pays et de son nom, qui se prétendait noble, il s'en vit recherché aussitôt que son mérite lui eut acquis du crédit et de la fortune; mais, dédaignant ce genre de lustre, il répondit à l'homme qui, pour l'engager à se laisser reconnaltre pour son parent, vantait l'ancienneté de son origine : o Puisque vous lies gentilhomme, je n'ai pas l'honte neur de vous appartenir. » II parvint de bonne heure au premier rang des avocats du parlement de Paris. Il dirigeait, par ses conseils, les affakes des plus grandes et des plus opulentes familles du royaume, et il jouissait particulièrement de la confiance du due et de la duchesse du Maine. Ces rapports le compromirent un moment, à l'époque de la découverte (le la conspiration du prince de Cellamare. On voit, par les Mémoires de Dangeau, que Bargeton, soupçonné d'avoir pris part à cette fut mis à la Bastille; niais son innocence ayant bientôt été reconnue, il recouvra 11 liberté, le 16 mai 1719. La réputation de Bargeton comme publiciste n'eut pas moins d'éclat que celle qu'il s'était laite comme jurisconsulte. Le Contrôleur général des finances, Machault, forma le dessein, en 1749, d'assujettir les biens du clergé à l'impôt des vingtièmes. Il communiqua son projet à Itargeton. Quoique bien convaincu que l'ordre ecclésiastique n'avait aucun droit réel de se soustraire aux charges publiques, et de n'accorder que des dons gratuits, Bargeton, sans confiance dans le succès de la lutte qui allait s'engager, parce qu'il connaissait la faiblesse et la versatilité de Louis XV, conseillait ou de commencer par interdire les assemblées du clergé, ou de ne pas hasarder le combat. Le ministre, qui croyait avoir inspiré au monarque la force et le courage* de le soutenir, insista sur l'exécution de son plan, en disant : « J'ai la promesse du roi. — Il y « manquera, » répondit Bargeton; et l'événement ne tarda pas à vérifier cette prédiction. Malgré sa prévoyance, Bargeton n'hésita pas à céder au désir de Machault, et à lui prèter le secours de ses lumières pour éclairer l'opinion publique. 11 composa, dans cette intention, les lettres Ne repugnate vestro bono, ainsi appelées du passage de Sénèque qui leur sert d'épigraphe. Ce livre fut regardé par tous les bons esprits comme un ouvrage profond, « où l'érudition, « le bon sens, la philosophie et le talent d'écrire plai-« (laient à l'envi, suivant les propres expressions de « l'auteur, la cause de la patrie, de la noblesse, des « peuples ; et, sij'ose le dire, ajoutaitil, celle du roi « lui même, du droit naturel, des lois divines et « humaines, des lois fondamentales du royaume, « des libertés de l'Église gallicane , et de l'usage constant et inunémdrial de la monarchie. » Le desein du contrôleur général ayant échoué, le clergé eut le crédit de faire supprimer les lettres de Bargeton , par. un arrèt du conseil du .1" juin 1750. M. de Caulet, évèque de Grenoble, voyant que cet acte de rigueur, loin d'avoir ébranlé les principes développés par Barg.eton, n'avait servi qu'à les affermir, entreprit de les attaquer dans une réponse en forme épistolaire, 1751, 5 vol. Le docteur de Sorbonne Duranthon avait déjà essayé de réfuter les maximes de Bargeton, dans sa Réponse aux lettres contre l'immunité des biens ecclésiastiques , 175 mais les armes de l'intérét et des préjugés, assez maladroitement maniées, furent encore plus impuissantes que celles de l'autorité. Au surplus, Bargeton ne sentit pas ces coups : il était mort à Paris, âgé d'environ 75 ans, avant mème la publication de son livre. La première édition est supposée de Londres, 1750 Il s'en fit la même année, sous la rubrique d'Amsterdam, une réimpression où se trouve l'arrêt du conseil
  • Daniel BARTOLI( 1608 - 1685) : savant jésuite, né à Ferrare le 12 février 1608, mort à Rome, le 15 janvier 1685. Lorsqu'il eut fourni sa carrière classique et exercé pendant plusieurs années le ministère de la prédication avec succès dans les principales chaires d'Italie, ses supérieurs l'appliquèrent au travail du cabinet. Le plus connu et le plus considérable de ses ouvrages est une histoire de sa compagnie, en italien , imprimée successivement à Rome , depuis 1653 jusqu'en 1675, 6 vol. La partie de l'Asie, dont la 1 édition est de 1653 , en eut une 5' en 1667, augmentée de la mission du Mogol et de la vie du P. Ridolphe Aquaviva. Cette histoire est curieuse, parce qu'on y trouve beaucoup de choses qui ne sont point ailleurs, et que l'auteur avait puisées dans les manuscrits du Vatican, dans ceux de divers colléges anglais, et dans les mémoires qui lui avaient été envoyés d'Angleterre. Ses différentes parties sont difficiles à rassembler. Plusieurs ont été traduites en latin par le P. Giannini , et imprimées en cette langue à Lyon et à Rome à différentes époques. Ses autres ouvrages furent réunis et publiés à Venise en 1717, 5 vol. La partie théologique est peu estimée; mais l'on fait grand cas des ouvrages suivants : 1° l' Uomo di Lettere , traduit en français par le P. Livoy, barnabite, avec des notes historiques et critiques, 1769 , 5 vol. 2. Il Torte e il Diritto del non si puo, ouvrage piquant, où il a affranchi la langue italienne des entraves des puristes. 5° Deil' Ortografia italiana, Rome, 1672 4° Il Trattalo del suono , de tremori armonici e dell' udilo, Rome , 1680 où il examine la ressemblance qu'il y a entre les ondulations qui se font dans l'eau et celles qui se forment dans l'air. Le chapitre le plus curieux est celui des salles parlantes. 5° Del Ghiaccio e della Coagulatione , Rome, 1681 ouvrage rare. L'auteur s'y éloigne des routes ordinaires de l'école, et fonde sa théorie sur les expériences. 6° Della Tensione e Pressione , etc. Ce jésuite passe pour mi des meilleurs écrivains italiens, tant pour la pureté, la précision et l'élévation du style que pour le fond des choses. On lui reproche seulement de ne s'être pas assez garanti du faux goût qui régnait de son temps en Italie . Ses talents étaient relevés par la pratique de toutes les vertus religieuses
  • Daniel BÉGUIN( 1608 - 1696) : jésuite , né à ChâteauThierry, le 14 octobre 1608, enseigna la théologie scolastique au collége de Reims, fut ensuite préfet des hittites classes, et mourut à Reims, le 19 mars 1696. On a de lui : I. de Veritate divinitatis Jesu Christi, Paris, Michallet, 1680 ; 2° les Vérités fondamentales du salut en forme de méditations, ibid., 1686 , 2 vol. ; 5" Retraite ou Exercice qu'il faut faire tous les mois pour se disposer à bien mourir, Reims, 1700
  • Daniel BERNOULLI( 1700 - 1782) : second fils de Jean Bernoulli , né à Groningue, le 9 février 1700, et destiné d'abord, comme son père, au commerce, ne se sentit pas plus de goût que lui pour celte profes- M. Quérard. dans la France littéraire, cite, parmi les ouvrages de J. Bernouilli, publiés séparément 1, Essai d'une nouvelle théorie de lamanceuvre des vaisseaux, Paris, 1714 11g,; 2° Discours sur les lois de la communication des mouvements, ibid., 1727, Ces fleux
  • Daniel BOMBERG( 1500 - 1549) : célèbre imprimeur en caractères hébreux, naquit à Anvers dans le 16° siècle, et alla s'établir à Venise, où il mourut en 1549. Il ne commença à étudier la langue hébraïque qu'en 1515. Félix de Prato, juif italien, qui fut son maitre, l'engagea à imprimer en caractères hébreux une Bible, qui parut à Venise en 1518, avec la Masore et les Targums , 4 vol. Comme l'épître dédicatoire à Léon X porte la date de 1517, quelques bibliographies en ont conclu qu'il y avait deux Bibles de ce genre, dont l'une avait été imprimée à la première, et l'autre à la dernière de ces dates ; mais Wollius a pleinement réfuté cette erreur. Les juifs, peu satisfaits de cette édition, qui avait été dirigée par Félix de Prato, converti au christianisme, chargèrent le rabbin Jacob Ben Haiim d'en donner une nouvelle. Celleci parut en 1526, dans le même format et chez le même imprimeur. Elle est beaucoup plus complète, plus exacte, plus belle, et par conséquent plus recherchée que la première. On la préfère encore à celle que Jean de Gara lit sortir, en 1568, des mêmes presses, parce qu'indépendamment de ce que l'exécution n'en est pas aussi parfaite, elle a en outre été altérée par la censure des inquisiteurs. Bomberg a imprimé plusieurs autres Bibles hébraïques toutes estimées par la beauté des caractères et la pureté du texte. C'est encore à ce savant imprimeur que l'un doit la première impression de la Concordance hébraïque du rabbin Isaac Nathan, 1524 Il entreprit, en 1520, la publication du Talmud de Babylone, qui lui prit quinze ans de travail, et dont il fit trois éditions qui lui contèrent, diton, chacune 100,000 écus; les deux dernières sont plus amples et plus belles que la première, et plus estimées que celles de Venise par Bragadini, et de Bâle par Buxtorf. Le Talmud avec ses commentaires forme 12 vol. Celui de Jérusalem n'est qu'en 1 vol. également On assure qu'il employait un certain nombre de juifs des plus savants à la correction et à l'impression de tous ces ouvrages, et qu'il y dépensa plus de 5 millions , ces frais excessifs le ruinèrent. Il est certain qu'il porta son art à la perfection en ce genre. Les juifs disent que, depuis sa mort, l'imprimerie hébraïque est toujours allée en dégénérant
  • Daniel BOON : cultivait une ferme dans la Caroline septentrionale, dont il était originaire, lorsqu'en 1769 il alla, suivi de cinq individus, foncier dans le Kentucky, alors en friche et inhabité, le premier établissement qui ait commencé à donner de la vie à des déserts que traversaient de loin en loin des nomades étrangers à toute espèce de civilisation. La maison fortifiée qu'il éleva dans ces vastes solitudes, et dont le nom Boonsborough atteste l'influence qui guidait les premiers colons au milieu des forets sans lin du Kentucky, est devenue le centre d'une ville . riche, et florissante. Six ans avaient suffi à l'industrie , , , et a I activité de Boon pour donner à son établisse- ment tout ce qui pouvait en assurer le succès. Il avait pris, par droit de premier occupanr, possession de toutes les terres environnantes, et il s'en était fait garantir la propriété. Dès 4775, il commençait à recevoir des familles émigrantes, qui, chaque jour, augmentaient la population de sa colonie. Des maisons s'élevèrent à côté de la sienne ; la sape, la bêche déboisèrent des plaines incultes, ameublirent des terrains vierges. Un plan de défense et de garde perpétuelle fut organisé contre les attaques fréquentes des peuplades indiennes que la curiosité, le besoin, le caprice poussaient de temps à autre vers Boonsborough, et qui cependant voyaient avec admiration et une espèce d'amour le chef de cette colonie. C'est dans le New- Monthly Magazine qu'il faut lire par quelles ingénieuses précautions Boon sut éloigner ces visites importunes, ou neutraliser les mauvaises Intentions des visiteurs. Il y a quelque chose de vraiment inouï dans la constance et la fécondité de ressources avec lesquelles il poursuivit son plan de civilisation. De tels efforts, de la part d'un homme que pourtant l'éducation n'avait pas développé, annonçaient une âme bien audessus du vulgaire, et certes de tels travaux eussent mérité quelques encouragements d'un gouvernement éclairé. Qui croirait que, sous prétexte d'un défaut de forme , ses compatriotes eurent l'infamie de déposséder et de réduire à la misère celui qui avait changé la face d'un pays? Il semble que, pour frapper ce coup odieux ou eût attendu l'instant où il commençait a recueillir le fruit de ses sueurs, celui auquel sa vieillesse le mettait hors d'état de se défendre. Boon avaitil les titres voulus pour la possession des terres par lui défrichées ? telle fut la question gravement posée devant l'administration de l'Union. Les tribus indiennes, seules propriétaires primordiales du sol où il avait porté la charrue et la cognée, eussent répondu que oui : on fut d'un autre avis dans les bureaux. Exproprié par un arrêt inique, le patriarche regarda ses liens avec la société comme rompus, et, disant à sa famille, à ses amis un éternel adieu, s'enfonça dans les immenses régions du nordouest qu'arrose le Missouri, et se bâtit sur les bords de ce fleuve une hutte, que nul du moins ne fut tenté d'aller lui disputer. Pour tous compagnons, dans cet exil lointain, il avait son fils, son chien et son fusil. Les Indiens le rencontraient parfois dans leurs courses, et transmettaient de ses nouvelles aux habitations angloaméricaines qui , de proche en proche, vont s'étendant vers le territoire du nordouest et envahissent le désert. Jamais le vieux Boon ne se plaignait de son sort. Le bruit de la sape et de la beche., ces avantcoureurs de la civilisation, semblait seul affecter péniblement son oreille. On le trouva, vers la fin de 1822, mort à genoux, son fusil ajusté et posé sur un tronc d'arbre. Le comté le plus septentrional du Kentucky porte le nom de Boon. Cooper a immortalisé le caractère de ce vieillard en l'idéalisant dans son Trappeur, qui joue un rôle si intéressant et si original dans les ouvrages du romancier américain
  • Daniel BROUERIUS : ministre du saint Évangile dans le 17° siècle , d'abord à HelvoetSluys en Hollande, puis aux Indes orientales dans les possessions de la compagnie hollandaise, a traduit en malais la Genèse et le Nouveau Testament. Cette traduction fut imprimée avec la version hollandaise en un vol. Amsterdam, 1662. Le Nouveau Testament malais, traduit par le nom, parut en 1668 il est également accompagné du texte hollandais. Ces deux ouvrages ont été publiés par ordre et aux frais des chefs de la compagnie des Indes , qui n'ont rendu à la religion et aux lettres qu'un service incomplet, en se bornant à faire imprimer la prononciation du texte malais en lettres romaines. Il est à regretter qu'ils n'aient pas t'ad la dépense de types malais ; car, malgré les raisonnements les plus spécieux et les procédés les plus ha, biles, on ne parviendra jamais à représenter avec les 79 caractères européens la valeur de ceux des langues orientales ni la prononciation de ces langues. On a imprimé plusieurs traductions malaises du Nouveau Testament. La meilleure est celle qui parut à Batavia en •758, avec les caractères malais, faisant suite à la traduction malaise de l'Ancien Testament publiée clans la même ville en 4 vol
  • Daniel BRENIUS( 1594 - 1664) : socinien et arminien, disciple d'Épiscopius, naquit à Harlem, en 1594, et mourut en 1664. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, qui composent un volume de la Bibliothèqye des frères polonais. Les principaux sont : de Regno Ecclesice glorioso, per Christum in terris erigendo, trad. en holland., et plusieurs fois réimprimé, ainsi que la traduction. L'auteur veut prouver que JésusChrist régnera sur la terre de la manière que l'entendent les Juifs. T De Qualitate regni Domini nostri Jesu Christi, Amsterdam, 1641 et 1657 3' Arnica Disputatio adversus Judœos, trad. en flam. par J.F. Oudan, 1664 4° Dialogus de veritate religionis christiance. 5° Breves in Velus et Novum Testamentum Annotationes. Tous ces écrits et plusieurs autres ont été imprimés sous ce titre : Durant cette session, il fut élu membre de plusieurs commissions, savoir : 48 janvier 1816, de celle du budgot ; 22 du mémé mois, de la commission nommée pour examiner spécialement le budget du ministère de la guerre ; 28 mars, de la commission chargée d'examiner la proposition tle M. de Blosseville, relative à la caisse d'amortissement , etc. . D—R—R. Opera Iheologica, Amsterdam, 1664 On a encore du même auteur : 6° Un examen du traité d'Episcopius sur cette question : An liceal ehristiano magistralum gerere? Il est imprimé dans le 2' vol. des oeuvres d'Épiscopius, et fut composé en latin vers 1620. 7° Le Miroir des vertus des chrétiens , Amsterdam, 1650 8° Compendium theologice Erasmicce, Rotterdam, 1677 i ; trad. en flam. par Fr. de Haas, avec une préface V—vE.
  • Daniel BREVINT( 1616 - 1695) : théologien protestant, né à Jersey, en 1616, reçut sa principale éducation à l'université de Saumur, d'où il passa à celle d'Oxford. Nommé, en 1658, associé du collège de Jésus à Oxford, il en fut expulsé ensuite par les commissaires du parlement, pour avoir refusé de reconnaître le covenant , et retourna dans sa ville natale. Cette place étant tombée au pouvoir de l'armée parlementaire, Brevint s'enfuit en France, et devint pasteur d'une congrégation protestante en Normandie. Peu de temps après le vicomte de Turenne le nomma son chapelain. Il fut un des théologiens employés dans le projet dont on s'occupait alors de concilier les religions protestante et catholique ; «ce qui lui donna , ditil, l'occasion de pénétrer dans 'tous les coins de l'église de Rome. » Après la restauration, Charles II, qui l'avait connu dans son exil, lui donna une prébende dans l'église de Durham. Il prit, en 1662, le degré de docteur en théolop,le à Oxford, fut nommé doyen de Lincoln en 1681, et mourut en 1695. On a de lui, entre autres ouvrages : I° Missale romanum, ou la profondeur et le mystère de la messe romaine mis à découvert, et expliqué en faveur des chrétiens réformés et non ré- formés , Oxford, 1672; 20 le Sacrement et le Sacrifice chrétien, etc. , Oxford, 1675, imprimé pour la troisième fois à Londres, en 1759 ; 50 Eucharistiœ chrigtiance Proesentia rea- lis , et pontificia fiela ; luculentissimis non testi- moniis modo, sed diam fundamentis , - quibus fere Iota SS. Patrum theologia nititur , htec explosa, illa suffulta et asserta. Les ouvrages de Brevint sont estimés des protestants, et en général dirigés spécialement contre les catholiques romains
  • Daniel CACHEDENIER( 1500 - 1612) : seigneur de Nicey; né à BarleDuc, dans le 16e siècle, était fils d'un officier au régiment de Florainville. Après avoir étudié en droit à Altorff, sous le professeur Conrad Kittershusius, il embrassa la profession des armes. Il publia à Franofort une grammaire française en latin, sous ce titre : Introductio ad linguam galli- cam, 1601 Le caustique et superficiel Chevrier, dans ses Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres de Lorraine , dit que cette grammaire étant faite pour la Lorraine, il doit paraître extraordinaire qu'elle ait été écrite en latin; niais l'auteur composa cet ouvrage pour l'Allemagne, où il se trouvait alors et où il avait épousé une tille noble de la maison d'Etzdorff. Il mourut à Paris, en 1612, dans un voyage qu'il avait fait dans les intérêts de cette maison
  • Daniel CHAMIER : que Bayle nomme l'un des grands théologiens du parti réformé , fut pendant longtemps ministre à Montélimart , sa patrie, et ensuite à Montpellier. « On ne vit jamais , dit le « mène biographe, un homme plus roide., plus flexible , plus intraitable par rapport aux artifices («lue la cour mettait en usage pour affaiblir les pro-« testants. » Il fut employé dans plusieurs circonstances difficiles par les religionnaires ; et, selon Variflas , il eut la principale part à la rédaction de l'édit de Nantes, qui leur accordait le libre exercice de leur culte en France. Son caractère altier lui attira quelques désagréments, qui, en le rendant plus cher à ceux de son parti, exaltèrent encore son zèle outré. En 1599, un ministre de Grenoble ayant attaqué le dogme de la présence réelle, le jésuite Coton, qui jouissait alors d'une grande célébrité , entreprit de le réfuter. Le premier, ne se sentant pas assez fort pour lutter contre un pareil adversaire, appela à son aide Charnier, qui eut , à Nîmes, avec le P. Coton une conférence publique qui dura sept jours, et dont les protestants ne manquèrent pas de s'attribuer tout l'honneur. En effet , dans les disputes de ce genre, Charnier obtenait presque toujours l'avantage par son impétuosité , sa vaste érudition et son élocution entrainante , qualités qui l'emportent ordinairement sur la raison privée du charme de la parole. En 1612, Charnier fut nommé professeur de théologie à Montauban. Lorsqu'en 1621 la guerre civile éclata de toutes parts, il se trouva renfermé dans cette place , assiégée par Louis XIII en personne. Comme il était un de ceux qui avaient le plus contribué à exciter la révolte, I. il ne négligea rien pour l'entretenir. Il exhortait les soldats à se défendre, partageait volontairement leurs dangers, se montrait au prêche et sur les remparts, et toujours avec un sangfroid que rien ne pouvait émouvoir. Enfin , le 16 octobre , comme il montait sur un bastion, il fut tué d'un coup de canon ; mais sa mort ne ralentit pas le courage des protestants, puisque le roi fut obligé de lever le siége. Charnier savait bien le grec, et son immense érudition lui ob- tint l'estime et l'amitié de Scaliger. Les protestants le chargèrent plusieurs fois de présider les synodes, mais ils conviennent euxmèmes qu'il était emporté, dur et même grossier. L'aigreur et la passion conduisirent presque toujours sa plume. Le seul de ses écrits qu'on consulte encore pour les faits qu'il contient, et qu'on a conservé comme un monument de l'exaltation des querelles religieuses au 16' siècle, est intitulé : Panstratie catholique , ou Guerre de l'Éternel, Genève, 1610, vol. 11 y traite des controverses des catholiques et des protestants, et s'y attache particulièrement à réfuter Bellarmin. 11 en annonçait un 5" volume qui n'a point paru. Son fils et Benoît Turretin sont les éditeurs des quatre autres. Frédéric Spanheim en publia l'abrégé, sous le titre de Chamierus contractus , Genève, 1645 On a encore de Charnier : Epistolce je- suiticce. et ad eas Responsiones, Genève, 15993 réimprimées à la suite de son Corpus theologicum, Genève , 1655 Les Epistolce sont curieuses. Charnier aimait la bonne chère et les plaisirs de la table, et on le citait pour son gros ventre et son grand appétit , surtout depuis une incongruité qui lui arriva, diton, en chaire , à la suite d'un ken- ' ner trop copieux ; ce qui lui attira des réprimandes de la part du synode de Privas, et plusieurs épigram- mes conservées dans les recueils du temps; mais il conserva toujours la raideur et l'inflexibilité de son caractère, et il ne preta jamais l'oreille aux de la cour qui voulut le gagner. Son petitfils, ministre ainsi que lui en Dauphiné, et qui avait hérité de sa fougue, périt sur la roue en 1682, ayant été pris les armes à la main , après s'ètre permis, dans un sermon, des déclamations violentes et séditieuses en faveur de son parti, qui l'a mis au rang des martyrs. W—s et B—G—T.
  • Daniel CONCINA( 1686 - 1756) : fameux théologien de l'ordre de StDominique, naquit vers l'année 1086, dans le Frioul, sur une des terres des seigneurs Savorani, nobles vénitiens. 11 prit l'habit monastique en 1708, consacra toute sa vie à la prédication et aux lettres, joua un rôle trèsactif dans les disputes théologiques qui agitèrent l'Italie vers le milieu du dernier siècle, obtint la confiance de Benoît XIV, dont plusieurs décisions importantes furent prises sur ses avis, et mourut à Venise, le 21 février 1756. Son humilité l'éloigna des ehar'ges et des dignités de son ordre; il avait un esprit juste, étendu, une imagination vive et féconde, une vaste érudition. Il se montra constamment l'ennemi des casuistes reillés, et les journalistes de Trévoux le peignirent comme un déclamateur, plus accoutumé à parler beaucoup qu'a bien parler. Il a composé plusieurs ouvrages, les uns en italien, les autres en latin. Les principaux sont : 1° Disciplina apostolica monastica, Venise, 1759 2° della Storia del probabilismo e del rigorismo, dissertazioni, con la difesa, Lucques, 1745, et Pesaro, 1745, 4 t. Concilia expose les subtilités des probabilistes modernes, et les combat en leur opposant les principes fondamentaux d.? la théologie chrétienne. Il divise l'histoire du probabilisme en quatre épo Concanen restera peut-ètre moins connu par ses propres écrits que par une lettre qui lui fut écrite par Warburton, et que Matone a publiée le premier dans son Supplément â Shespeare, vol. er, p. 222. Elle fait COfillaiire qu'eu S Newark, était ami intime de Concanen, et qu'ils travaillaient de concert à rabaisser la réputation et à déprécier les talents de Pope. En 1724, Concises publia un volume de poésies diverses originales, et traduites par lui et par d'autres écrivains. ll—z—s. sujet alors fortement controversé entre Montegazzi, les abbés Capelloti et Cazali, le célèbre Muratori, Carbonata, le P. Brignolle, etc. 4.) Usura eontractus trini dissertationibus histor. theolo. demonstrata, adversus mollioris ethices casuistas, Rome, 1746 Concina écrivit ce livre contre le savant traité du marquis Maffei, dell' Impiego del danaro, publié en 1744. Le pape avait établi en 1745 une congré- gation de cardinaux, de prélats et de religieux de différents ordres, parmi lesquels se trouvait le P. Concina ; cette congrégation fut chargée de parcourir toute la tradition et de fixer avec précision le dogme constamment reçu dans l'Église sur l'usure. Concilia s'attache à prouver l'usure du triple contrat, et défend la lettre circulaire sur l'usure, que Benoît XIV écrivit à tous les évêques d'Italie. Theo- logia christiana doginatico-- moralis, 1746,12 vol. Cette théologie, quoique un peu diffuse, est estirace dans les écoles d'Italie, et les jésuites l'attaquèrent sans succès. 6° De Spectaculis theatralibus, Rome, 1752 contre le marquis Scipiou Maffei et le P. Bianchi, cordelier : l'un et l'autre prétendaient que la comédie n'est défendue que lorsqu'elle flatte ou irrite les passions. 70 De Sacramentali Absolu- tione impertienda aut differenda recidivis consuetu- dinariis, 1755. Cette dissertation a été traduite en français sous ce titre : Traité du délai d'absolution, 1756 Cette traduction est précédée d'un éloge historique de l'auteur et du catalogue de ses ouvrages. 8. Explication de quatre paradoxes qui ont été en vogue dans notre siècle, traduite par le P. Dufour, Avignon, 1751 ; l'original italien, dédié au cardinal Quirini, fut imprimé à Lucques en 1746. Les ennemis de Concina lui donnaient la dénomination de Pascaliste, et l'accusaient : 1° d'ètre chef de la secte des rigoristes; 20 de relever niai à propos et sans discernement les erreurs de ses adversaires ; 50 d'être sans charité et de publier tout le niai qu'il savait des personnes qui pensaient autrement que lui ; 4° d'ètre un esprit inquiet et qui ne cherchait qu'à exciter des disputes et à troubler la paix de l'Église. Ce sont ces quatre accusations que le P. Concina traite de paradoxes dans son livre, et dont il entreprend de se justifier. On a encore du P. Concilia la Vie du cardinal Ferrari, dominicain ; un Traité de la religion révélée, contre les athées, les déistes, les matérialistes et les indifférents, Venise, 1754 ; neuf Lettres sur la morale relâchée, des Mémoires historiques sur l'usage du chocolat les jours de jeûne, Venise, 1748, et Lucques, 1749 etc. Sande- liteslitimprimer à Brescia, en 1767 une vie du P. Coricina, intitulée: de Danielis Concince vita et scriptis Commentarius. — Nicolas CONCINA, frère de Daniel , embrassa aussi l'institut de StDominique, enseigna la philosophie et la théologie, remplit avec succès, depuis 1752, pendant seize ans, la chaire de métaphysique dans l'université de Padoue, se retira à Venise pour rétablir sa santé, et mourut dans cette ville en 1763. On a de lui plusieurs ouvrages : 1° Sy- nopsis tertice partis metaphysicoe, hoc est, iheologice 4°; 2° Origines et fundamenta et capita prima delineata juris naturalis et gentium; 3° Jurfs naturalis et gentium doarina metaphysiee asserta, Venise, 1756
  • Daniel COSSON : naquit à Leyde, de parents qui exerçaient le commerce avec distinction. Il étudia sous Gronovius le père, et dut à ce maître habile un goût pour les lettres que rien ne put jamais éteindre. Bientôt la guerre, dont son pays était devenu le théâtre, et les sollicitations de sa famille, le déterminèrent à passer dans le Levant. Il quitta la Hollande en 1674, visita l'Italie, et arriva à Smyrne au milieu de l'année suivante. Après s'être rendu familiers les idiomes du iîays, il porta son attention sur les antiquités dont abonde cette contrée. Des recherches soutenues lui procurèrent une suite précieuse de monuments de toute espèce. Nommé viceconsul de sa nation, il profita du crédit que lui donnait cette place pour augmenter encore le riche cabinet qu'il s'était formé. Après un séjour de treize années en Asie, il se disposait à repasser en Europe, lorsque le 10 juillet 1688, im tremblement de terre affreux vint ruiner la ville de Smyrne. En un instant, Cosson perdit sa fortune, sa maison et tout ce qu'elle renfermait. Obligé d'abord de chercher un asile sur un vaisseau, où les secousses qui se renouvelaient par intervalle le retinrent longtemps, il se réfugia avec ses compatriotes dans un village 'voisin, pommé Hadgilar, où, quelques mois après, il fut victime d'un malheur encore plus funeste. Étant sorti dans la campagne, un livre à la main, pour se promener, il fut surpris par des Algériens qui avaient abordé sur la côte. Deux de ces pirates, pour l'empêcher de fuir, lui coupèrent le tendon d'Achille, et, l'ayant ensuite entraîné !taus une cabane écartée, ils le percèrent de plusieurs coups dont il mourut. 11 était âgé seulement de 40 ans. Nous avons puisé ces faits dans. l'éloge qu'a publié Jacques Gronovius, sous ce titre: Menzoria Cossodena, Leyde, 1695 A la suite de cet éloge, on trouve une copie du célèbre monument d'Ancyre, plus exacte et moins incomplète que celle qu'avait rapportée Busbecq, et quelques autres inscriptions que Cosson avait envoyées en Europe avant la perte de son cabinet
  • Daniel CRAMER( 1568 - 1637) : théologien protestant, né le 20 janvier 1568, à Reetz, dans la nouvelle Marché de Brandebourg, professeur à Wittemberg et à Stetin, mort le 5 octobre 1637, a laissé : 1° De Aretino et Eugenio, fabula comice descripta, Gies- sen, 1606 2° Schola prophetica, articulorunz Symboli Apostolici e prophetis excerptorunz de J .- C . incarnat ione, etc., Hambourg, 1606-12, 6 part. 30 Emblemata sacra, Francfort, 1622 40 Arbor hœreticoe consanguinitatis, Strasbourg, 1623 50 plusieurs ouvrages polémiques, en latin, contre les catholiques et contre les calvinistes, entre antres : oratio, quale animal sit pa- pista ? 6° des Oraisons funèbres ; '70 l'Histoire ec- clésiastique de Poméranie, en quatre livres, en allemand, Stetin, 1628
  • Daniel CRESPI( 1500 - 1630) : peintre de l'école lombarde au commencement du re siècle, était né vers la fin du 16e, au bourg de Busto Arsizio dans le Milanez : ce qui l'autorisa à se qualifier ifcdiolanensis en écrivant son nom sur un de ses derniers ouvrages, plus estimés que les précédents, parce que cet artiste avait à coeur dans chaque production de se surpasser luimême. Ce sont les peintures à fresque de l'église des chartreux de Carignano près de Milan, où on les admire encore. Elles représentent divers traits de la vie de St. Bruno; et celui de tous où l'artiste s'est montré l'égal des plus grands maîtres, est la résurrection de ce docteur de Paris, qui, suivant quelques légendes, s'était levé de son cercueil pour déclarer qu'il était damné. Beaucoup d'églises de Milan se glorifiaient , au éommence`ment du dernier siècle, de posséder des tableaux sur toile peints par Daniel Crespi, et l'on y en voit encore plusieurs. Il ira\ ailla beaucoup de cette manière et à fresque dans la fameuse chartreuse dite de Pavie ; il y peignait le choeur de l'église lorsqu'il mourut de la peste qui ravageait Milan, en 1630. Crespi excella dans l'art de distribuer ses figures, de rendre leurs attitudes analogues aux affections de ses personnages , et d'exprimer sur te visage des saints la belle âme dont ils devaient être animés. Son coloris est plein de vigueur dans ses peintures à l'huile comme dans celles à fresque ; et quoiqu'il n'eût pas fréquenté l'école d'Annibal Carrache, il pratiquait ses maximes et composait dans sa manière
  • Daniel CRESPIN ou CRISPIN : descendant du précédènt, habitait Lausanne, et peut-être y étaitil né, mais il ne prend que le titre d'He/ vétius à la tète de ses ouvrages. Il professa les humanités avec line telle distinction, que le savant Huet le jugea en état de revoir quelquesuns des classiques qui s'imprimaient alors pour le dauphin. Sa modestie ne le mit point à l'abri des envieux; on l'accusa de socinianisme, et il fut obligé de se justifier dans le temple en présence de tout le peuple. Il se plaint avec amertume des ennuis qu'il avait éprouvés à ce sujet dans ses notes sur la 5° élégie dit livre 4°' des Tristes. 011 ignore l'époque de sa mort. Les auteurs sur lesquels Crispin a t•av aillé sont : Siiittsfe, Paris, 1674 réimprimé en 1726. Le texte qu'il avait adopté a été suis i dans éditions (le Londres, 1697 et 171:; et on y trouse également des notes sur •s endroits qui lui avaient paru mériter des éclaircissements. 2' Ovide, Lyon, 1689, 4 vol. : le 4° contient un Index trèscopieux, mais que Crénius ne trouve pas fait avec assez de soin. On a corrigé les principales fautes dans l'édition de Venise, 1731, Freind a inséré ses notes sur les Métamorphoses dans l'édition d'Oxford, 1696
  • Daniel DROUYN( 1550 - 1610) : sieur de Belendroit, né à Loudun, vers 1550, prit d'abord le parti des armes ; pendant les troubles qui désolaient la France, il resta constamment attaché à la cause du roi. La vie des camps le détourna peu de son goût pour l'étude. 11 avait formé d'immenses recueils de tous les passages qui l'avaient frappé dans ses lectures, et, après les avoir disposés dans un ordre convenable, il se proposait de les publier successi- vement. On conjecture qu'en récompense de ses services il avait obtenu un emploi qui le fixait à Paris. 11 mourut vers 1610, avant d'avoir pu mettre au jour tous ses ouvrages. Ceux qu'il a publiés sont : I° Le . Revers de fortune, traitant de Vinsta- bilité des choses mondaines, Paris, 1587 Le style en est assez bon. Scevole de SteMarthe, ami de l'auteur, lui adressa tin sonnet pour le féliciter au sujet de cet ouvrage. 2° Le Miroir des rebel- les, traitant de l'excellence de la majesté royale et de la punition de ceux qui se sont élevés contre icelle, Tours, 1592 3. les Vengeances divines de la transgression des saintes ordonnances de Dieu, Paris, 1594, Cet ouvrage est écrit en vers français. La Croix du Maine annonçait, dès 1583, Drouyn avait plusieurs poêmes imprimés; il cite luimême ses oeuvres poétiques, mais mi n'a pu les retromer
  • Daniel DUBOIS D'ANNEMETS : gentilhomme rmand, fut envoyé de bonne heure à Paris, s'y fit connaître du duc d'Orléans, frère de Louis XIII, et devint son premier maréchal des logis. Il fut disgracié pour s'être rendu sans son ordreau siége de la Rochelle. 11 passa en Italie, où la guerre était allumée, cherchant les occasions de se signaler. S'étant arrêté à Venise en 1627, il prit querelle avec un nommé Ruvigny, qui le tua en duel. On a de lui les Mémoires d'un favori de son altesse royale monsieur le duc d'Orléans, 1667 en 1668 et en 1-702 : il y en a une édition jointe aux Mémoires d'Angouléme, d'Estrées et de Déageant, Paris, 1756, 4 vol. Les Mémoires de Dubois d'Annemets sont curieux, et contiennent ce qui s'est passé de plus considérable touchant le duc d'Orléans, depuis sa naissance, en 1608, jusqu'à la mort du comte de Chalais, en 1626 : ils ont un grand caractère de sincérité et de bonne foi, et l'auteur, qui parle de ce qu'il a vu, y parait autant homme de bien que mauvais courtisan
  • Daniel DUMOUTIER( 1500 - 1631) : peintre de portrait, naquit, à Paris, vers le milieu du 16e siècle. On ignore qui fut son maître, mais tout porte à croire que ce fut un (le ces peintres italiens que les bienfaits de François ler avaient attirés en France; il tient un rang distingué parmi les Français qui cultivèrent les premiers la peinture avec succès : ses portraits, devenus aujourd'Imi fort rares, sont dans le goût de ceux que le Primatice avait faits des principaux seigneurs de la cour (le François 1". Une exécution facile et peu travaillée, beaucoup de liberté dans le pinceau, la physionomie ,iles figures heureusement conservée, voilà les caractères auxquels on reconnail les portraits de Dmnoutier; ils ont aujourd'hui pour nous un genre de mérite phis précieux encore que le mérite de l'exécution, relui de nous avoir conservé les traits de plusieurs personnages célèbres des cours de François I" et des rois de sa famille, de Henri 1V, et même de quelquesuns de la cour de Louis X111. On couinait encore de ce maitre une suite de cinquantesix portraits dessinés aux trois crayons, qui ont nu caractère d'originalité particulier : tous paraissent a??ir été dessillés d'après nature. Ce sont autant d'esquisses historiques, puisqu'il n'est aucun des personnages représentés qui n'ait joué un rôle plus on moins important dans l'histoire de son temps. Le célèbre 11ariette eu avait formé la collection, qu'on admira longtemps dans le cabinet de M. Delah?nr, savant imprimeur de Paris. 1 mmoutier, qui ? toit être considéré comme un des pères de la peinture en Franre, mourut, à Paris, en 1631.— 11 y a eu eu France plusieurs autres peintres du nom de DvmovvEn ; le dernier, mort en 1782, a joui de quelque réputation
  • Daniel DUNCAN( 1649 - 1735) : docteur en médecine, né à Montauban en 1649, mort à Londres le 30 avril 1735, était fils et petitfils de médecins français, issus d'une famille noble d'Écosse. Pierre Duncan, son père, (Iiii exerçait avec distinction la médecine à Montauban, l'envoya faire sa philosophie à Toulouse, où il fut condisciple du célèbre Bayle. Il alla ensuite étudier la médecine à Montpellier et après y avoir pris le doctorat, il vint se perfectionner dans la capitale. Revenu dans sa ville natale, il y . avait succédé à son père depuis huit ans, lorsque la révocation de l'édit de Nantes le força de quitter la France.11 alla chercher un asile à Genève ; mais la jalousie que ses talents excitèrent parmi ses nouveaux confrères l'obligea bientôt de s'éloigner de cette ville. Il alla s'établir à Berne, où il exerça son art, et enseigna l'anatomie avec beaucoup de distinction. Cependant il lui fallut renoncer encore à cette nouvelle retraite. Les magistrats de Bey ne ayant rendu une ordonnance qui expulsait du territoire de ce canton tous les Français réfugiés, Duncan se rendit à Berlin, où il fut reçu comme un frère; on l'honora de la charge de professeur en médecine. Mais il préféra le séjour de La Haye; il l'habita pendant plusieurs années, puis il se retira à Londres, où il vécut encore vingthuit ans, pendant lesquels il exerça la médecine d'une manière fort distinguée. Il a laissé plusieurs ouvrages, que l'on estime encore, quoique la plupart aient vieilli quant à la théorie; les principaux sont : 1° Explication nouvelle et mécanique des actions' animales, Paris, 1678 2 ; 2° la Chimie naturelle, ou Explication chimique et mécanique de la nourriture de l'animal, . Montauban , 1681 I 2; La Haye, 1707 ; traduit en latin par Fauteur et considérablement augmenté, Amsterdatn, 1707 3° l'Histoire de l'a? imal, ou la Connaissance du corps animé par la mécanique et par la chimie, Paris, 1682, 1687 Il suppose dans cet ou\ rage que le principe de la vie est une matière subtile extrèmement active, qui se trouve emprisonnée dans les parties embarrassantes de la matière grossière. 11 résulte de la lecture de ce traité, que notre vie est un miracle continuel, à cause du nombre infini de causes qui peuvent briser les ressorts de notre corps. 4° Avis salutaires contre l'abus des choses chaudes et particulièrement ( lu café, du chocolat et du thé, Rotterdam, 1703 en allemand, Leipsick, 1707 2 ; en anglais, Londres, 1716
  • Daniel EBERLIN : aventurier allemand, était né à Nuremberg. Il fut dans sa jeunesse capitaine dans un régiment que le pape envoyai en Morée contre les Turcs. La campagne finie, il revint dans sa ville natale, et y exerça les fonctions de bibliothécaire. Son humeur inconstante l'entralna à Cassel, où son talent pour,. la musique le fit choisir pour maître de cha-/ pelle de la cour. Il quitta en 1676 cette vinai pour Eisenach, où il fut gouverneur des pages, maître de chapelle, secrétaire intime, inspecteur général de la monnaie, administrateur d'un district. Ennuyé de ce séjour, il alla s'établir banquier à Hambourg et à Altona ; niais au bout de quelque temps, il revint à Cassel, et y mourut capitaine des milices. Ses trios de violon, imprimés à Nuremberg en 1675, prouvent qu'il était d'une grande force sur cet instrument, et très habile dans le contrepoint
  • Daniel EKSTROM( 1711) : cétane inécanicin& suudois, naquit au mois de novembre 1711 , près de la d'Elssag , en Sudeemanio, où son père travaillait comme ouvrier. Il perdit sa mère de bonne heure, et fut placé chez une tante mariée avec un ?jardinier de ,Stockholm. Tout en se livrant aux travaux d'horticulture ,qui lui fournissaient les moyens de gagner sa vie sans Otre à charge à sa famille, le jeune Eksteont montra une liptalide prédilection pour la mécanique. Aussi, '.après .ses désirs, cruton !devoir le placer en i,•apprentissage chez. un fabricant. d'instruments tioniiné Rosenberg, qui passait, pour le meilleur du pays. Le temps pamé par Ekstrom dans les ateliers de ce fabricant, fut fort bien employé. Il s'y fortifia dans la pratique;,niais comme il était devenu aussi .habile que sou ,maitre et qu'il désirait se perfectionner davantage , il quitta Rosenberg et se rendit à. Jonkopping où il obtint un emploi dans la fabrique royale _d'armes de cette ville. Après s'y être fait distinguer pour la perfection de son travail, i1 voulut sortir de la classe vulgaire des ouvriers et s'instruire dans les mathématiques et la physique, qu'il ne pouvait apprendre à Jon- kopping. Il quitta en conséquence cette ville et se rendit à Stockholm, no possédant aucune espèce de ressources pécuniaires et porteur seulement d'une lettre d'intr4.4uction de son ancien patron Itose.nberg, pour Ch. Nordencreutz , directeur de l'établissement géodésique de la capitale,- et pour un M. Faggot, qui jouissait, à ce qu'il paraît , de fluelque crédit. Nordencreutz et Faggot, tous deux passionnés pour les bons instruments , et reconnaissant combien leur disette était grande en Suède, accueillirent parfaitement le jeune et habile ,tiv•ier. 1,e premier lui lit accurd.er ales.éinetu-, ments par le bureau topographique, et le second lui procura , faveur inappréciable aux ,yeux d'Ekstrom, l'enseignement gratuit des mathématiques. Avec le secours de ses deux protecteurs, Ekstrom put se rendre à Upsal et entrer dans une école pratique de mécanique , et se fortifier dans les mathématiques. En 1735, ?il avait fait tant de progrès et acquis une tell© réputation, que le bureau géodésique le nomma son fabricant " d'instruments, et qu'il en construisit aussi pour Anders Celsius. Ce célèbre astronome, do retour d'un grand voyage qu'il venait de faire en Angleterre où il avait connu l'habile artiste Graham, conseilla à Ekstrom d'aller à l'étranger pour v étudier les nouvelles méthodes adoptées pour la fabrication des inst truments et do son côté Faggot lui' fit accorder !en 1738 une somme annuelle par les états du royaume. Ekstrom eut ainsi les moyens de _suivre les conseils de Celsius. Il se rendit à Londres où il se présenta cher.Graham avec une lettre de recommandation de l'astronome suédois qui ,,pour le faire mieux accueillir, l'avait chargé d'acquérir de l'artiste un de ses meilleurs mmtrunienls et d'e? acquitter le prix. Cette recui?linandation et la précaution prise par Celsius deviureut inutiles , car dès la première visite, Je jeune Suédois inspira une telle estime au savant mécanicien anglais, que celuici lui accorda son amitié et lemit en relation avec les :plus habies fabricants de Londres, et avec les :savants les plus distingués. Ekstrom visita plus particulièrenient ces derniers, surtout ceux ésormais luxé clans sa patrie, il y construisit .une immense quantit4S monts de mathématique et do ph? s'igue nonseulement pour les .différents établissements publics .de la Suède , tels que l'Observatoire d'Uissal,"l'Acadérnie et l'Ecole desCadets, etc. , mais Aussi pour le. roi Adolphe Frédéric, grand amateur do mécanique, pour la Société des sciences do Saint?Pétersbourg et de Copenhague, rrporrr l'Académie de Greifswald etpour plusieurs HÉtats d'Allemagne. D. Antonio de Ulloa , célèbre marin espagnol, que ses travaux au Pérou avaient rendu excellent connaisseur des instruments astronomiques, venu en Suède eu 1751, déclara qu'il n'en avait vu aucun qui fia supérieur à ceux qui sortaient des mains d'Ekstrom; il lui en commanda plusieurs pour le nouvel Observatoire de Cadix et le roi de Suède , qui avait été trèssatisfait ,des instruments qu'Ekstrom avait :fabriqués pour lui , récompensa le cet artiste en nommant. d irec- tour de la fabrique royale, d'instruments de mathématique avec un traitement de six mille rigsdaler, somme énorme pour le temps et pour le jays. Ekstrom , passionné polir la lecture, avait formé une collection des meilleurs ouvrages sur la physique et la mécanique, qu'il étudiait pendant les loisirs que lui laissait l'exécution des travaux dont il était chargé. Il était occupé d'un travail que lui avait demandé l'Académie deF sciences de Stockholm, qui l'avait admis dans son sein dès 1742 , lorsqu'il tomba malade, et mourut avant de l'avoir terminé , le 30 juin 1755, dans la Vee année de son àge , sans avoir été marié. Il était seulement fiancé avec une fille du savant Elvius , qui épousa plus tard le professeur Stromer. Ekstrorn légua à l'État par son testament son atelier d'instruments, sous la condition qu'il serait placé sous l'inspection de l'Académie des sciences, qui lit frapper une médaille en son honneur. L'astronome Vargentin lut en 1758 son éloge dans la séance annuelle de cette Académie dont les transactions contiennent, outre plusieurs mémoires et notes d'Ekstrom, la description des instruments perfectionnés par cet habile artiste
  • Daniel ENCONTRE( 1762) : professeur à la faculté de Montauban, naquit à Nîmes en 1'762. Il était le cadet des trois fils de Pierre Encontre, ministre du saint Évangile, qui destinait ses enfants à le remplacer dans une carrière semée de continuels dangers depuis la révocation de l'édit de Nantes. Cdmme ses deux autres frères, Daniel fut dirigé dans ses premières études par son père, homme trèsinstruit, niais qui s'était fait une méthode d'enseignement trèspropre à rebuter des élèves moins dociles. Par exemple, il leur enseigna le latin en leur faisant apprendre le Dictionnaire, dont ils devaient chaque jour lui répéter un certain nombre de pages. Un jour, Daniel, fatigué de cette étude aride, s'échappa de la maison paternelle ; mais il reconnut promptement sa faute, et s'empressa d'implorer son pardon. Avec le secours de son frère aîné, qui lui donnait en secret des le-çons, il triompha bientôt de toutes les difficultés dont l'étude des langues est hérissée, et se rendit fort habile dans le latin, le grec et l'hébreu. En même temps, il apprit, sans maitre, les mathématiques qu'il poussa jusqu'au calcul infinitésimal. Envoyé, vers 1180, à Lausanne, puis à- Genève, pour y faire ses cours de philosophie et de théologie, la rapidité de ses progrès étonna ses mitres, qui devinrent tous ses amis, et lui valut les plus brillants succès. En attendant qu'il eût atteint l'âge fixé pour recevoir les ordres sacrés. il crut devoir s'exercer à la prédication dans les assemblées; mais il sentit bientôt que la faiblesse de son organe et le manque de dignité le rendaient peu propie à la chaire : sans renonce• à sa ocation , il profita de ses loisirs pour se perfectionner dans les mathématiques et pour cultiver l'histoire witurelle et la littérature. Un attrait irrésistible l'attirait à Paris, où il devait trouver plus de ressources pour son instruction. Il y arriva, pour la première fois, en 1783, au moment où Montgolfier répétait l'evpérience de son aérostat; et, si l'on en croit l'auteur de la No- fice citée à la lin de cet article, Encontre, quoique privé d'instruments, calcula l'ascension et la marche de ce globe avec une précision admirable. Il fut rappelé peu de temps après en Languedoc, pour y prendre la direction d'une paroisse ; mais une extinction de voix qui dura cinq ans, et repa- rut dans la suite à plusieurs reprises, le força bientôt de suspendre l'exercice du ministère. Il se disposait à le reprendre, lorsque la persécution qui s'étendit sur les ministres des différents cultes l'obligea d'abandonner sa paroisse et de chercher un asile à Montpellier. Sans fortune et sans res- source, Encontre y vécut quelque temps du produit des leçons qu'il faisait aux ouvriers sur la coupe des pierres. Il eut part à la réorganisation de l'église protestante de Montpellier, et devint membre du consistoire. A la formation de l'école centrale du département de l'Hérault; il obtint la place de professeur de belleslettres, qu'il remplit avec un succès croissant jusqu'à la suppression de cette école et sa transformation en lycée. Encontre eut alors Id générosité de renoncer aux droits qu'il avait sur cette chaire, que sollicitait un père de famille, homme de mérite, et concourut pour celle de mathématiques transcendantes. Il fut, en 180g, nommé professeur et doyen de la faculté des sciences à l'académie de Montpellier. Entouré l'estime générale, et jouissant d'une existence aussi douce qu'honorable, il n'hesita cependant pas à faire le sacrifice de tous ces aNantages, pour aller, en 18t4, remplir à Montauban la chaire de dogme à la faculté de théologie, dont il fut nommé doyen. Le zèle qu'il apporta dans ces nouvelles fonetions, et les contrariétés qu'il eut à vaincre, altérèrent bientôt sa santé naturellement délicate. Après avoir lutté vainement pour arrêter les progrè.s de la maladie, prévoyant l'issue qu'elle devait avoir, il prit la résolution de se faim transporter à Montpellier, pour y être enterré près d'une fille chérie, qu'il avait en le malheur de perdre quelques années auparavant. Parvenu mourant au terme de son Noyage, il y expira le 16 septembre igig. Pour le faire apprécier comme savant, il suffit de rappotter ce que Fourcroy disait d'Encontre : « j'ai vu, en France, deux ou trois tètes « comparables à la sienne ; je n'y en ai trouvé « aucune qui lui fit supérieure. » A des talents éminents et variés, il joignait toutes les vertus chrétiennes, et les vifs regrets que sa mort excita parmi ses coreligionnaires furent sincèrement partagés par tous ceux qui l'avaient connu. Membres des académies de Montpellier, de Nimeg- et de Montauban, la plupart des morceaux échappés à sa plume sont disséminés dans les recueils de ces compagnies. On cite d'Encontre : 1° Mémoire sur la théorie des probabilités. On en trouve un extrait dans le Bulletin de la société de Montpellier pour l'an 8. 26 Mémoire sur tu/1 cas particulier de l'intégration des quantités angulaires, ibid., an 9. L'auteur se proposait de l'insérer avec quelques développements dans un oinrage sur le Calcul différentiel et intégral. 3. Mémoire sur l'inscription de l'ennéa- ' gone et sur la division complete du cercle, ibid. an 10 ; imprimé séparément, Montpellier, 1801 avec une planche, traduit en allemand. 4° Lettre sur différents problèmes relatifs à la théorie , des combinaisons. Essai de critique sur un Passage de Platon , traduit par Laharpe. fi* Mémoire sur le théorème fonda- mental du calcul des sinus. -;* Nouvelles recher- ches sur la composition des forces. L'auteur y démontre, contre l'opinion de Bailly et de 11ontucla, que les anciens, et particulierement Aristote, ont connu le parallélogramme des forces. 8' Eléments de géométrie plane. tr" Théorie de l'intérét composé, et son application au calcul de la différence des niveaux, d'après les observations du baromètre. 10" Examen de la nouvelle théorie du mouvement tle la terre, propoFée par le docteur Wood, dans les Annales mathémat. de M. Gergonne. I V » moi re sur file de Missouri. Encontre y donne son opinion sur les causes de l'ensablement du port de Cette et sur les moyens d'y remédier. 12° Aléinuire sur les principes fondamentaux de la théorie des équa- tions. 43° Addition à la Flore bliblique de Sprengel. . 1« " 7:; articles de cette Flore, Encontre en ajoute quinze, et prouve qu'elle serait susceptible d'une plus grande augmentation. 1 I* Rechcrches sur la butan igue des anciens. ? Iontpellier, iii-8'. Il n'a parti qu'une seule livraison de cet ouvrage qu'Encontre avait entrepris avec liocatidole. lb° Diseerlatit,n sur le vrai système du monde, comparé itNec le récit que Moise fait de la création, Montpellier, 1807, A‘ignon, 1808 160 Lettre d M. Combes- Dounous, auteur de l'Essai historique sur Platon, Paris et Montpellier, 1811 C'est un modèle de logique et de la convenance qu'il faudrait apporter dans les discussions sérieuses. I 70 Discours prononcé à fourerturr des cours de la faculté de Montauban, Montauban, 1816, in -8° ; traduit en anglais. Encontre est auteur de quelques pièces de théâtre dont une seule a été jouée et imprimée : c'est II. Boucacous, ou ÏS et le T, comédie en 1 acte et en vers, qu'il a% ait composée dans une promenade. Il a laissé manuscrits plusieurs ouvrages parmi lesquels on cite uu Commentaire presque achevé sur la Mécanique céleA de La Place, et ,des Mémoires da sa vie, qui présenteraient sans doute un grand intérêt. M. indicratChasseur, l'un des pasteurs de l'Église de Parie, a publié : Notice sur la vie et les écrits de Daniel Encontre, let' M. C. Coquerel aussi publié une Notice sur le mène
  • Daniel FEATLY ou FAIRCLOUGH( 1582 - 1645) : théologien anglais, né en 1552 à Charlton, dans le comté d'Oxford, se distingua par une profonde connaissance des Pères de l'Église et des conciles, et par une grande habileté dans la controverse scolastique. Étant passé en France comme chapelain de sir Thomas Edmondes, ambassadeur du roi Jacques, il y soutint, pendant un séjour de trois ans qu'il y fit, plusieurs disputes contre les plus savants théologiens catholiques. De retour en Angleterre, il devint chapelain de l'archevéque.Abbot, qui le nomma recteur de Lambeth. En 1617, à l'occasion de sa thèse de théologie, il embarrassa tellement le professeur Prideaux par ses arguments, qu'il s'ensuivit une querelle, que l'autorité de l'archevêque put seule apaiser. Après avoir occupé différentes cures, il se maria en 1625, et alla vivre à Kennington , près de Lambeth. Il publia l'année suivante un livre intitulé : Ancilla pietalis, ou la Servante dans ses dévotions privées, dont il y eut huit éditions avant l'année 1676. 11 y ajouta ensuite la Pratique de dévotion extraordinaire. 11 fut obligé de faire une espèce d'amende honorable aux genoux de l'archevêque de Cantorbéry, Laud, pour avoir, dans l'un de ces deux ouvrages, révoqué en doute l'histoire de StGeorge, le patron de l'Angleterre. Quoiqu'il eût passé sa vie à défendre la religion anglicane, il était soupçonné d'étre réellement catholique romain, ou du moins d'avoir, comme on disait alors, un pape dans le ventre. A l'époque de la guerre civile, les soldats du parlement firent des recherches pour se saisir de sa personne, et n'ayant pu le découvrir, s'en consolèrent en détruisant ses propriétés. Nommé en 1615 membre de l'Assemblée des théologiens de Westminster, il manifesta des principes de calvinisme qu'on n'attendait pas de lui, et porta témoignage contre l'archevéque Laud; mais son opposition au covenant l'ayant fait regarder comme un espion dans le parlement, il fut mis en prison. Transféré , quelque temps après, par égard pour ses infirmités, au collége de Chelsea, dont il était alors prévôt, il y mourut en avril 1645. Ce théologien, qui fut la terreur des écoles et à qui ses antagoniste donnaient les titres de acutissimus et acerrimus, es! à peine connu aujourd'hui. De quarante traités qu'il a écrits, la plupart sont entièrement oubliés. On peut voir dans le Cignea cantio du roi Jacques, publié en 1629, les détails d'une dispute scolastique qu'il soutint avec ce monarque théologien. Sa vie a été écrite par J. Featly, son neveu, X—s.
  • Daniel FEHRMAN( 1710 - 1780) : graveur de médailles , né à Stockholm en 1710 , eut pour maitre le fameux Hedlinger , qui était alors graveur du roi de Suède. Fehrman accompagna Iledlinger dans un voyage en Danemark et en Russie , et , de retour en Suède , il fut employé par le gouvernement suédois à la monnaie de Stockholm. Lorsque Hedlinger se retira , il obtint du roi la permission de remettre sa place à son élève , qui la remplit avec autant de distinction que de zèle. 11 grava un grand nombre de médailles, de jetons , de sceaux et d'armoiries , qui sont la plupart recherchés des connaisseurs. Plein de reconnaissance pour Hedlinger , il fit une médaille à l'honneur de cet artiste , qu'il représenta sous l'emblème du soleil prêtant sa lumière à la lune ; la médaille a pour inscription : Lucem dat sidas amicum. En 176i , Fehrman fut mis par une attaque d'apoplexie hors d'état de travailler ; il eut cependant la satisfaction de se voir remplacé par son fils, dont il avait été le maitre. Outre cet élève , il en avait formé plusieurs autres , entre lesquels se sont distingués surtout C.P. Wickman et G. Ljunberger. Daniel Fehrman mourut en 1780. Les travaux de tous ces artistes ont donné à la Suède une suite de médailles trèsconsidérable , conservant le souvenir des principales révolutions , des traits les plus remarquables de chaque règne, des actions éclatantes et des entreprises patriotiques. Jonas Hallenberg, historiographe de Suède et auteur de plusieurs ouvrages historiques, a publié le catalogue de toutes ces médailles , et de celles qui ont été achetées en plusièurs pays pour être placées dans le cabinet du roi avec les médailles nationales
  • Daniel FINCH( 1647) : comte de Nottingham, fils du précédent, naquit en 160. Au moment de la mort de Charles II , il faisait partie du conseil d'État qui signa l'ordre pour proclamer roi le duc d'York; mais il n'en vécut pas moins éloigné de la cour et des affaires pendant tout le cours de ce règne. Lors de l'abdication de Jacques H, il se montra trèsactif pour la création d'une régence. A l'avénement de Guillaume et de Marie , il accepta le poste de secrétaire d'État, qu'il conserva sous la reine Anne jusqu'en 1704, qu'il le résigna volontairement. Lorsque George succéda au trône, Finch fut un des commissaires chargés de l'administration des affaires jusqu'à son arrivée , et fut aussitôt nommé président du consei; d'État; niais il se retira entièrement des affaires publiques en 1716 , et ne s'occupa plus que d'études théologiques , comme on peut en juger par sa réponse fort étendue à une lettre que lui avait écrite le savant Whiston au sujet de la Trinité. Daniel Finch mourut en 1730. —FiNcu , frère du garde des sceaux , était vicaire de Christchurch à Londres, niais en fut expulsé par le parlement réformateur pour des crimes dont le plus grand était de porter un surplis. Il mourut Peu de temps après , le 2 février 1742. — Fixa , théologien anglais , né en 175, fut prébendier de Westminster et recteur de StJean l'Évangéliste; il a publié : Considéra- tions sur l'usage et l'abus des serments reçus judiciaire- ment , 1788 2. Defense du sabbat des chré- tiens contre l'indifférence sceptique , etc., 1798; 50 des Serinons détachés. Il est mort le 18 mai 1803. Son fils , Thomas Fircii , né en 1757 , devint un jurisconsulte distingué et fut membre de la Société royale de Londres. Il fut l'éditeur du recueil intitulé: P recedents in chancery, , being a col- lection of cases in chancery , from 1689 tu 172; recueil qui a été réimprimé en 1786. Thomas Finch est mort à Londres en mai 1810
  • Daniel FISCHER( 1695 - 1746) : né le 9 novembre 1695 à Kesmark en Hongrie , alla étudier Part de guérir à l'université de Wittemberg. On découvre dans le premier essai du jeune candidat la prédilection qu'il a toujours conservée depuis pour les sujets singuliers, bizarres, paradoxaux : Tentamen pneu- matologico- physicum de mancipiis diaboli sen sayis 1716. Revêtu du doctorat en 1718, il fut nonnué bientôt après médec de Kesmark et médecin de l'évêque de CrossWardein %radin) L'Académie impériale des Curieux de la nature l'admit au nombre de ses membres en 171,9. Fischer eut la manie d'inventer , d'attacher son nom à divers remèdes , qui ne justifient point les titres brillants dont il les décora. Tels sont l'élixir antivénérien , la poudre et l'esprit de nitre bé- zoardiques, qui , malgré cette prétendue propriété, ne préservèrent point l'inventeur du typhus de llongrie, auquel il succomba en 174G, Agé seulement de 50 ans. 11 déploya la même exagération dans l'éloge qu'il fit du baume de Hongrie et du végétal qui le distille . Parmi les autres opuscules publiés par ce médecin trop empirique, ou distingue les suivants : Commentationes physicœ de cabre atmosphœrico non a sole sed a pyrite fer- vente deducendo, Bautzen , 1722 ; 2" De terra medieinali Tokayensi a chymicis quibusdam pro so- lari habita , Breslau , 1752 i" ; 30 De remedio rusticano variolas per balneum primo aquœ dulcis , post vero seri lactis feliciler curandi , Erfurt, 1745 Cette dissertation est accompagnée d'une relation de diverses épidémies varioleuses , et de l'usage du lait dans cette maladie éruptive. Fischer a inséré en,outre plusieurs mémoires et observations dans les Ephémérides des Curieux de la nature et.dans quelques recueils périodiques moins connus
  • Daniel FREUDWEILER( 1793) : peintre suisse, le 18 décembre 1795, était le fils d'un pauvre cordonnier. Dès l'enfance il manifesta le goût le plus vif pour les arts du dessin , et il eut le bonheur de pouvoir entrer encore jeune dans l'atelier de Pfenlinger, , qui, gratuitement, lui donna des leçons et qui lui marqua de l'intérêt. Au bout de quelques années, un connaisseur mit à sa disposition une somme qui pouvait, en partie du moins , lui faciliter les moyens , en revanche il le mit à profit , étudia profondement les écoles principales, tâcha de reproduire , de s'approprier des faires divers, et s'attacha également au dessin avec les Français, encore alors enthousiastes de David ; au coloris avec l'école de Venise ; à l'idée avec Raphaël. 11 affectionnait surtout ce prince des peintres de tous les siècles et de tous les pays, et il n'en est pas qu'il connût mieux et avec lequel il sympathisât davantage. Dans son ardeur à tout voir, à tout apprécier, il trouva bien courtes les trois années de son séjour à Rome, et reprit en soupirant la route ries Alpes. De retour à Zurich , il fut obligé, pour s'assurer une existence, d'adopter de nouveau la spécialité du portrait et de se faire maitre de dessin , quitte à consacrer ses heures perdues à la grande peinture. Comme maitre et comme portraitiste, il acquit de la réputation, mais peu de fortune ; et lorsqu'en 1826 il se maria, il ne fit que joindre misère à misère. Ses jours d'ailleurs étaient comptés : phthisique, trèsfaible dès son jeune âge, nourri en quelque sorte de privations, il avait fini par n'avoir que le souffle : sa femme fut moins sa compagne que sa gardemalade, et elle le vit s'éteindre le 30 avril 18'27. Plusieurs des portraits de Freudweiler sont véritablement des oeuvres d'artiste : tout en n'altérant point la ressemblance , il poétise , il idéalise ses figures : ses personnages deviennent des types ; l'un est un poëme épique, l'autre une élégie , et ainsi de suite. Il a laissé une collection de beaux dessins représentant : 1°, de Raphaël , la Transfiguration , le Couronnement de Marie, des Tètes d' apdtres et d'autres grands morceaux ; 20, d'après le Pérugin , le Garde endormi sur le tombeau du Christ; 3°, d'après le Titien , Danaé ; 4. , d'après Guido Reni , l'Enlèvement d'Europe ; 50 , d'après Jules Romain, une Vénus de grandeur naturelle, à genoux ; 6°, d'après le Corrège , une Madone et l'Enfant Jésus
  • Daniel GAETAN ou CAJETANO( 1400) : habile grammairien , né à Crémone vers le milieu dune siècle, ouvrit en cette ville une école qui fut trèsfréquentée. Sur le bruit de sa réputation , FrançoisMarie Sforce l'attira à Milan , où il professa la littérature avec succès pendant plusieurs années : mais ce prince ayant été obligé de quitter ses Etats, Gaëtan , privé de son protecteur, revint à Crémone, où il essaya vainement de rouvrir son école. Ses ressources s'épuisèrent; il tomba dans la plus grande misère, et mourut de chagrin vers 1528. On connalt de lui : 1° des Commentaires sur les tragédies de Sénèque, imprimés, avec ceux de Bernardin Marmita, dans les éditions de ce poète publiées à Venise, 1443, '4498, 1505, 1522 et Paris, 1519, même format; 2. des Eclair. cissements sur Priscien , insérés dans l'édition des ouvrages de ce grammairien, Venise, 1496 fol. ; la Préface des Commentaires de Julius Pomponius Sabinus sur Virgile , dans laquelle il annonce son projet de publier luirnème de nouvelles explications sur ce grand pone; 4° des Dis- cours en latin et des Pièces de vers , dont Ansi rapporte un grand nombre de fragments dans sa Cremona letterata
  • Daniel GERDES( 1698 - 1767) : théologien protestant, naquit nrome en 1698 ; il étudia dans sa ville natale et treeht. Ses études finies, il voyagea en Alte- rne, en Suisse et en France. En 1721 il fut iné pasteur à Wageningen en Gueldre. L'uni- ,ité de Duishourg l'appela en 1726 à une chaire théologie, à laquelle, deux ans après, il réunit celle eruditionis theologieir, : 1111st. et Duisb., 17%)- 1'7, 3t en 2 tomes, et Misrellanea Groningana, 1757-1745, en 2 tomes. A ce dernier recueil fait suite son Scrinium antiquarium, sire Misrellanea Groningana nova , 1748-1765, 8 tomes. Pendant qu'il était pasteur à Wageningen, il avait publié 'espera. Calleuses, Utrecht, 1727 Différents petits traités et discours académiques de Groles avaient d'abord paru séparément ; il les réunit ensuite dans ses Exereitationum aeaderairarum libri 111, Amst., 1758 Il était ordinairement heureux dans le choix de ses sujets, comme De dada in theologin ignorantin ; De issu Eurharistirr medico. etc. Nous ne voulons point passer sous silence ses Obserrationes misrellanem ad giardam lora Seripturre sacra, quitus historia patriarrharum illuttratur, Duisb. 1729-1733 Obserrationum miseellanearum ad historiam lsaari thyms , ibid. , 1734 ; Origines erangelieoe inter Salt.: burgenses ante Lutherum. ibid., 1753 Broies illustrationes circa citant et seripta Duisburgtnsium theologoum , ibid., oléine année Flariblinen historieo- eritirum Mn- olon rariarum , 1717 , I 719 , 1765 ; Rariora quœdum superioris mirais ; Historien motivait ecelesiastieorum in eivitate Bremensi, 1517 à 1561, Gron., 1756, in 1"; Meletemata carra, Cron. et Brème, 1759 Nous laissons de côté d'autres écrits exégétiques, quelques traités polémiques, et enfin quelques ouvrages en langue hollandaise. On peut consulter sur Gentes la Bibliothèque des sciences et des beaux- arts, t. 176rt), I r" partie, p. 257-261, et l'Histoire littéraire, en hollandais, de M. V.G. \'an Kampen, t. 5, p. 181. Gcorge- Gustarc tn: CERDES, savant littérateur poméranien, conseiller de justice et syndic de la ville de Stettin, a publié en latin, de 1752 à 1751, quelques opuscules académiques de jurisprudence ; et en allemand : 1" Niitzliehe Sammlung , etc. , c'est-àdire recueil intéressant de pièces, la plupart inédites, sur le droit et l'histoire du Mecklenbourg , Wismar, 1736 et années suivantes ; Auserlesene Sammlung, etc., c'est àdire recueil choisi de diverses notices sur l'agriculture et le droit de la m Gordes parie dans ce livre de plus de huit cents OUN r et ne se contente point d'en donner les titres ; il appren.. souvent la cause de leur rareté, les jugements qu'on 0, porter, renvoie aux critiques qui en ont parle, donne quelque)des anecdotes intéressantes sur la vie de leurs auteurs. Dès 17 10 il avait fait parnitre un premier essai de ce travail soue cc titre: Spicilegium tibroram quurumdain rarioruin in Catalog° Vogfaano onussorunt. Ce spicilége fut imprime d'abord dans le, Aliscalfaaea Groaiagana, et aussi à part. Poméranie et de I'lle de Riigen, Greifswald, 1747 ; la suite a paru à Rostock et à Wismar, 173G. MON.T46
  • Daniel GUYOT( 1704 - 1780) : célèbre chirurgien, né à Pragelas en 1704, pratiqua longtemps avec beaucoup de succès à Genève, où il acquit surtout une grande réputation pour les accouchements. Il remporta un prix à l'Académie royale de chirurgie de Paris, par une Dissertation sur les remèdes anodins, qui fut imprimée dans la collection des Prix en 1757, ainsi que son autre Dissertation sur les remèdes émollients. Guyot a encore publié un Mémoire sur l'inoculation pratiquée à Genève de 1750 à 1752 , lequel se trouve dans le' tome 2 des Mémoires de l'Académie de chirurgie; plus une Dissertation sur un polype utérin, ibid., t. 5; enfin une Lettre sur l'usage du forceps, dans le premier volume du Journal de médecine. Guyot est mort à Genève en 1780. Z
  • Daniel HASENMULLER( 1651 - 1691) : orientaliste , né en 1651 à Eutin , dans le Holstein , était fils d'un pasteur de cette ville. A l'âge de quinze ans, il fut envoyé à Lubeck pour y continuer ses études et passa depuis à Kid , où il apprit le grec et l'hébreu du savant Mathias Wasmuth. En 1677 il reçut le degré de maitre ès arts à Leipsick , et il retourna ensuite à Kiel , où il commença à se livrer à l'enseignement. Nommé en 1687) profes- seur de grec, il réunit quelque temps après à cette chaire celle de langues orientales , vacante par la mort de Wasmuth , et les remplit toutes les deux avec une grande distinction. Il mourut le 9. 9 mai 1691 dans sa 40e année. On a de lui Janua hebraïsmi apert a , Kiel , 1691 obl. Cet ouvrage est divisé en cinq parties : les deux premières contiennent la grammaire et le dictionnaire hébreux; la troisième , le texte de la ;ible en cette langue ; la quatrième , des obser-'ations critiques sur les passages les plus diffi- iles, et enfin la cinquième, des règles pour lac- centuation, appuyées par des exemples. On lui ibit encore des éditions estimées du Syriasmus de Henri Opitz, et de la Bible en grec, Kiel, 1686 L'édition qu'il a donnée du dialogue de Mich. Psellus, De operatione doemonum, est moins correcte que celle de Gaulmin, sur laquelle elle a été faite. On trouvera la vie de Dan. Hasenmuller dans les Elogia philologorum hebrœorum , par Goetz, Lubeck , 1708 et dans les Mémoires de Niceron, t. 42. — Eue HASENMULLER , né en Allemagne dans le 16e siècle, abandonna l'institut des jésuites pour embrasser les principes du lu-, théranisme , et écrivit avec beaucoup d'emporte- ment contre ses anciens confrères. On ignore les autres partieularités de sa vie, et l'on croit qu'il était mort lorsque Polycarpe Lyser publia l'ou- vrage de cet auteur, resté inédit , sous ce titre Historia jesuitici ordinis , in qua de ejus auctore , nomine , gradibus , incremento , vita, votis , privile- giis , etc., irartatur, Francfort, 1593 Ce livre, réimprimé en 1605 ne dut son succès passager qu'à la hardiesse singulière avec laquelle une société célèbre y est attaquée ; mais depuis longtemps il est tombé dans l'oubli. Le Triumphus palmes, qui est au- devant de cette histoire, est de Maximilien Philon
  • Daniel HEINSIUS( 1580) : philologue hollandais, naquit à Gand en 1580, d'une famille distinguée. Son père, homme sage et sans ambition, mais d'un caractère élevé, prit, dans les troubles dee PaysBas, un parti funeste pour son repos et pour celui de sa famille. Dès l'âge de trois ans, Daniel fut envoyé, d'abord à Veere, en Zélande , d'où il ne tarda pas à passer, avec ses parents, en Angleterre. Peu après, il les suivit encore en Hollande. On s'établit d'abord à Delft, puis dans le village de Ryswick, et enfin à la Haye. Le père de Heinsius se consolait Si l'on en croit Balzac, Heinsius, dans ses relations avec Rome, ménageait un peu la chèvre et le chou. Dans l'apologie de son Hel. ' odes infanticida contre les critiques de Balzac, apologie que Heinsius en- voya à Rome, un passage du texte, où il est question du parte, portait : Ipsum etiam Ecclesice capta; l'errata le rectifie ainsi : Ipsum Ecclesice Ronzance captif. Le texte, dit Balzac, était pour Rome; l'errata pour Leyde : d'un côté Heinsius voulait plaire au pape, qui vraisemblablement ne lirait ,C pas son errata ; de l'autre , avoir un moyen de se justifier envers les ministres, si on l'accusait d'être mauvais huguenot et d'avoir des intelligences avec l'ennemi. » Mais, 1° cette duplicité tout à fait hors du caractère bien connu de He sius; 2. Heinsius luimême ne fut pas l'éditeur de son Epistola qua dissertation; D. Balzacii ad Hero- dem infanticidam respondetur , mais bien M. Z. Boxhorn ; 3° l'errata en question n'est point rejeté, comme c'est l'ordinaire, à la fin du volume, mais il s'y trouve en quelque sorte à l'endroit le plus apparent, entre la dédicace et le commencement de la lettre; 40 il parait, par le récit de Thysius, dans son oraison funèbre sur Heinsius, que, dans les propositions du pape Urbain VIII et du cardinal Barberini pour attirer Heinsius à Rome, il ne fut rien stipulé qui eùt trait à la religion. La république de Venise créa Heinsius chevalier de l'ordre de StMarc ; le roi de Suède GustaveAdolphe le nomma son historiographe, en y joignant le titre de conseiller privé. Les États de Hollande le récompensèrent de son attachement à sa patrie et du refus de ces diverses propositions étrangères, en le choisissant pour leur historiographe, et en attachant un traitement libéral à ce titre. Heinsius s'aliéna bien des amis en acceptant, en 1618, la qualité de secrétaire politique au fameux synode de Dordrecht. A l'âge de trentecinq ans , il épousa Ermegarde, soeur du célèbre Janus Rutgersius; et il eut de cette alliance honorable deux enfants, Nicolas Heinsius, dont l'article suit, et Élisabeth , qui fut mariée à Guillaume VanderGoes ou Goesius . Heinsius survécut à cette épouse chérie, et il a consacré à sa perte une touchante complainte. Bien qu'il ait écrit sur le mépris de la mort, il jugea sagement ne pas devoir la braver, quand une épidétnie pestilentielle exerça les plus déplorables ravages à Leyde, en 1635; et l'on voit par ses lettres qu'il se retira au village de Wassenaer. Doué d'une forte complexion, Heinsius fut rarement malade : un symptôme particulier accompagna le déclin de ses jours, celui de l'extinction presque totale de sa mé- moire. Il mourut à Leyde, à l'àge de près de 85 ans, le 23 février 1665. Le jour méme de ses obsèques, Antoine Thysius prononça son oraison funèbre, qui a été recueillie dans les Memorice philosophorum , oratorunz , etc., de Witten, t. 2, p. 171-191. Ileinsius trouva en lui un digne panégyriste. Le caractère de ce savant ne mérite pas moins d'éloges que sa vaste érudition. La modestie, la sensibilité, l'obligeance, la franchise, en formaient les traits distinctifs : il était naturellement grave; mais, pourtant, il aimait à se dérider avec ses amis et à se livrer à d'inno- centes plaisanteries. Il eut quelques démélés plus ou moins sérieux avec Sautnaise , avec Balzac , et avec un ministre du saint Évangile , qui était loin de les valoir, et qui avait commencé par être son flagorneur, Jean de Croy. Malgré tout ce que savait Heinsius, ou peut- être parce qu'il savait tant, il avait adopté pour devise : Quantum. est quod nescimus ! Son père lui avait inculqué, dans sa jeunesse, que la religion n'est communément qu'un manteau dont on se sert pour cacher ce qu'on a intérét à ne pas montrer au grand jour; que les princes en font un jeu; que le vulgaire n'y aperçoit qu'un moyen d'existence; toutefois ces idées moroses n'avaient point germé dans l'âme de Heinsius au point de le prévenir contre la véritable piété. Le parti qu'il prit dans les troubles religieux de la Ilollande ne le fit paraître que trop calviniste. On peut voir, dans notre article GROTIUS , que les déplorables querelles du temps lui donnèrent des torts avec ce grand homme. Cependant, c'est une satisfaction pour nous de remarquer ici que Heinsius célébra, non sans quelque courage , la sortie de Grotius de sa prison de Loevestein. On a de lui : 1° Nombre d'éditions de classiques grecs ou latins , ou d'ouvrages de critique qui s'y rapportent. Les voici à peu près dans l'ordre du temps où ils ont paru : 1. Crepundia Siliana, sive notœ in Silium Italicum , Leyde , 1600 2. une édition de Théocrite et de son scholiaste, ibid. , 1605 Il parait que le libraire Co en arrêta une première émission fautive, et que l'ouvrage reparut l'année suivante. 3. Une édition d' Hésiode et de son scholiaste, ibid., 1603, XIX. 4. Paraphrasis Andronici Rhodii in Arislo- telis Ethica ad Nicomachilm , gr. et lat. , ibid., 1607 et 1617 5. les discours de Maxime de Tyr, avec des notes gr. et lat. , ibid., 1607 et 1614 6, Dissertatio de Nouai Dionysiacis , ibid., 1610 7. Sénèque le Tragique, avec des remarques , ibid., 1611 8. la Poétique d' Aristote, gr. et lat., avec des remarques, et avec un traité De constitutione tragica secundum Aristo- telem, ibid., 1611 9. Theophrasti Eresii opera omnia, gr. et lat. , avec des notes , ibid., 1611 et 1613 ; 10. Horace, avec des remarques, et un traité De satyra Horatiana, ibid., 1612 11. Notœ et emendationes in Clementem Alexandrinum , ibid., 1616, ; 12. Térence, Amsterdam, 1618 etc.; 13. Paraphrasis perpetua in Politica Aristotelis, Leyde, 1621 ; 14. Aristarchus sacer, , sive exercitationes ad Nonni paraphrasin in Johannenz , ibid., 1621 15. Ovide , 1630-1653-1661 ; 16. Tite- Live, 1620-1631 17. Aurèle Prudence, avec des notes, Amsterdam, 1637 18. Exercitationes sacroe ad Novum Testamentum, en 20 livres, Leyde, 1639 ouviage important où Heinsius fait aussi preuve de ses connaissances en hébreu et en syriaque , langues dont Erpénius lui avait recommandé l'étude. On assure qu'il avait beaucoup travaillé sur Homère; mais il n'en a rien paru. Heinsius avait aussi projeté, vers la fin de ses jours, une édition de Diogène Lerce. Il s'était beaucoup livré à l'étude des PP. de l'Église et des antiquités ecclésiastiques. En général, tout ce qu'il a écrit, en fait de philologie et de critique , est du premier mérite. 2° Des poésies pr latines, savoir : lambi, parant morales, partinz ad amicos , Leyde, .1602 , in4°, Auriacus , sive libertas saucia , trageedia, ibid., 1602 Ce drame sur la mort de Guillaume ler, prince d'Orange, fut joué sous les auspices de l'autorité publique, à la maison de ville, à Leyde. Ces deux articles qui vraisemblablement, aux yeux de Heinsius, se ressentaient trop de sa jeunesse, n'ont pas reparu dans le recueil de ses Poemata , Leyde, 1615, etc. : celuici se compose de 4 livres de Sy/ , ou mélanges ; de son Hipponax , également formé de mélanges ; d'un livre d'Odes; de trois d'Élégies, dont un sous le titre de Monobiblos ; de sa tragédie de Herodes infanticida , beaucoup prônée dans le temps, et en effet remplie de grandes beautés, mais à laquelle Balzac et d'autres ont reproché, non sans fondement, un mélange bizarre du sacré et du profane, de la doctrine biblique avec la mythologie païenne; de son poine De contemptu mortis : il est çn 4 livres, en vers alexandrins, et suivi d'un précis en prose. Ce peme est trèsremarquable; toute la doctrine de Platon s'y trouve exposée avec un art infini, et couronnée, au dernier chant, par la doctrine évangélique. 11 n'est peut-être pas de production 9 moderne de ce genre qui puisse y être comparée avec avantage. Suivent un livre d'Extemporanea et un de Juvenilia; puis viennent les poésies grecques de Heinsius. Il a encore excellé dans ce genre, et peut-être aucun moderne n'y a plus approché des anciens. Heinsius est, quoi qu'on en ait dit, vraiment poète, plein de verve, d'imagination , d'élévation ou de grâce. Il ne faut pas oublier de dire, à son honneur, qu'il n'a pas dédaigné les muses bataves. Un recueil de ses vers hollandais, publié dès 1616, par les soins de Pierre Scriverius, sert à prouver ce qu'il aurait pu faire dans cette branche, s'il s'y était adonné tout entier, comme ses illustres contemporains Cats, Vondel, Hoofft, etc. M. de Vries , dans son Histoire de la poésie hollandaise, t. 1, p. 131-134, s'est plu à rendre justice à Heinsius. 5. Des Harangues latines en assez grand nombre et trèsestimables , recueillies sous le titre de Orationes varii argumenti , Leyde, 4615, 16'20 , etc. On y remarque les oraisons funèbres de Douza, Scaliger, Bontius, Cluverius, du stathouderMaurice , dc GustaveAdolphe, roi de Suède. 4. Dans le genre historique, il s'est fait honneur par son Histoire du siége de BoisleDuc : Berum ad Sylvam Ducis atque alibi in Belgio mit a Belgis anno 1629 gestarum historia, Leyde, 1631 , ; André Rivet l'a traduite en français. 5.Enfin on a de lui des facéties sous les titres de Laits asini, Laus diculi , insérées dans quelques recueils de traités plaisants ou burlesques; et on lui attribue aussi Satyrœ Afenicece ires : Hercules tuam fidem ; Vir- gula divina ; Gras credam, hodie nihil
  • Daniel HERVÉ : prêtre de l'Oratoire, né à StPère , dans le duché de Retz , au diocèse de Les derniers diplômes souscrits du nom d'Hervé, chancelier, sont de 919. Nantes, entra dans la congrégation en 16a, àgé de vingt et un ans. 11 s'y livra à l'étude des sciences profanes et sacrées, professa la philosophie et la théologie dans plusieurs colléges, remplit avec distinction divers autres emplois , et mourut à Rouen le 7 juillet 1694. On a de lui : 1° La vie chrétienne de la vénérable soeur Marie de l'Incarnation , fondatrice des carmélites en France , etc. , Paris , 1666 Cette vie , composée d'après les mémoires que les carmélites avaient fournis à l'auteur, est plutôt. un panégyrique qu'une histoire ; les faits y sont noyés dans un déluge de réflexions et de moralités qui en rendent la lecture fastidieuse. 20 Une Harangue prononcée en 1667 en présence des jurats de Bordeaux, avec lesquels le P. Hervé était allé négocier l'acquisition du collége de Guyenne, que la ville avait offèrt dès 1639 à la congrégation de l'Oratoire ; Apocalypsis beati Joannis apostoli explanatio Itistorica, Lyon, 1684 C'est le meilleur ouvrage du P. Hervé. Il y fait un heureux emploi de l'histoire ecclésiastique et profane pour établir son système, qui consiste à expliquer les vingt premiers chapitres de ce livre mystérieux par les événements arrivés dans l'empire romain et dans celui des Ottomans. 4. Paraphrase de la messe, Lyon, 1683 ; 5° Sermons sur les évangiles de tons les dimanches de l'année. Rouen , 1692, 2 vol. Il y a plus de solidité que d'éloquence dans ces discours. La préface contient les avis que le P. de Bérulle donnait à ses disciples sur la manière d'annoncer la parole de Dieu. Le P. Hervé, avait fait beaucoup de recherches pour écrire l'histoire du cardinal de Bérulle. L'ouvrage que l'on conservait dans les archives du secrétariat de l'Oratoire était composé sur d'excellents mémoires ; niais cette Vie a les mémes défauts que celle de madame Acarie. Il existait de lui , dans la bibliothèque de l'Oratoire de Rouen , une explication française , en manuscrit , des prophéties d'Osée et de Son La mort le surprit travaillant à la réfutation du Traité de la Nique du P. Lami , son confrère et son ami
  • Daniel JOUSSE( 1704 - 1756) : naquit à Orléans, le 10 février 1704, d'une famille ancienne et honorée dans le haut commerce. Il termina avec succès, au collége du PlessisSorbonne , à Paris, , Paris , 4766
  • Daniel KMETH( 1783 - 1825) : astronome et mathématicien hongrois , naquit le 15 janvier 1783, à Britcho- Bania ou Bries , et entra le ler novembre 1790, en qualité de novice , au couvent des Piaristes de cette ville, où, son noviciat fini il fut quatre ans professeur de grammaire. Passant ensuite aux hautes études, il suivit à Waitsen les cours de philosophie, et ne tarda point à recevoir le diplôme de docteur à l'université de Pesth ; puis il alla se perfectionner à Neutra , dans la théologie. Mais au milieu de ces études de genres divers , la vocation astronomique s'était déclarée chez Kmeth. Ses supérieurs s'empressèrent de la seconder, et l'envoyèrent à l'Observatoire de Bude , où il put passer ses nuits et même ses jours à calculer les élémen4 des comètes nouvelles , et à dédoubler les étoiles multiples. Ses progrès furent rapides, et , en 1812 , après un sévère et glorieux examen public , il fut nommé adjoint au directeur de l'Observatoire, le célèbre Pasquich. De nombreuses observations, des publications utiles prouvèrent au monde savant qu'il méritait sa position. Mais il eût voulu la voir s'améliorer par le directoriat en chef ; de là une antipathie sourde entre Pasquich et lui. Finalement les deux astronomes se séparèrent : Pasquich garda son poste de Bude,
  • Daniel LECLERC( 1652) : frère du précédent, né en 16Z2, étudia la médecine à Paris, à Montpellier, se fit recevoir docteur à Valence, et exerça son art avec distinction dans sa patrie. Il se délassait des travaux de sa profession par l'étude des belleslettres, et surtout par celle des médailles , pour laquelle il avait un goût de prédilection. Il devint comme son père conseiller de la république, et mourut en 1728 , estimé et considéré de ses compatriotes pour l'aménité de son caractère. On a de lui : 1° Bibliulheca anatomica , conjointement avec Manget, Genève, 1688, 2 vol. La seconde édition de 1699 est plus ample. 2° Chirur- gie cémplète , Paris , 1 695 5° Histoire de la médecine, Genève, 1606 la meilleure édition est celle d'Amsterdam , 1725 Cette histoire ne va que jusqu'à Galien (voy. 40 Historia naturalis medica lumbricorum, Genève, I715 — Jacques- Théodore LECLERC , de la même famille que les précédents, mort en 1'758, pasteur et professeur de langues orientales en Hollande, a publié : 1° une Version française en prose des Psaumes , 1740; 2. Préservatif contre le finalisme, ou Réfutation des prétendus inspirés de ce siècle , traduit du latin de Samuel Turretin , 1723 II avait traduit du persan la Vie du grand Saladin; mais il la renferma dans son portefeuille lorsqu'il vit paraltre celle que Monder en publia d'après les mêmes auteurs
  • Daniel LESCALLIER( 1745) : ingénieur de la marine française, naquit à Lyon le 4 novembre 1745, d'une famille honorée dans le commerce. Après avoir fini avec succès ses études à l'âge de treize ans, il alla passer cinq ans en Angleterre pour en apprendre la langue. 11 revenait en France avec le projet de subir les examens pour entrer dans le corps du génie de la marine, quand les cir- constances le portèrent à suivre la carrière administrative. Il partit pour StDomingue avec le comte d'Estaing, nommé gouverneur général de cette colonie en 1761. Lescallier y débuta par une mission qu'il fut chargé de remplir dans la partie espagnole )ositions des fournisseurs, le ministre décida bientôt que les gabares du roi seraient expédiées pour cette mer afin d'y charger des mâtures. Une lettre du :24 novembre avait déjà témoigné à Lescallier que le roi était satisfait de son voyage, et l'engageait à suivre l'impression de son Vocabulaire. Jusqu'à la fin de 1779, il fut occupé d'abord au détail . Tous deux réunirent de concert des matériaux précieux et des procédés d'amélioration aux pratiques des arsenaux , des ateliers et des chantiers maritimes d'Angleterre et de Hollande. Le mémoire qu'ils rédigèrent en commun contenait environ cinquante articles nouveaux et intéressants. En 1790 il fut appelé pour être adjoint au comité de marine de l'assemblée nationale, ce qui ne lui permit pas d'aller aux Antilles françaises, où un décret du 29 novembre 1790 l'envoyait avec trois autres commissaires. Au mois d'aoùt 1791, il fut un des commis-- saires civils désignés pour les établissements fran- çais situés au delà du cap de BonneEspérance. Ils partirent de Lorient en 1792 , commencèrent par poser aux îles de France et de Bourbon des bases de législation, d'administration, et firent des dispositions qui , secondées par le bon esprit de la majorité de leurs habitants, ont préservé ces colonies des événements désastreux de StDomingue. Vers le milieu de 1792, Lescallier fit voile pour Madagascar, où il conclut une convention solide et avantageuse avec le roi d'une vaste portion de l'He. Les conditions de ce pacte étaient favorables aux Français qui viendraient commercer, voyager ou posséder des terres dans I'lle elles assuraient aussi les relations des Iles fran-çaises du voisinage avec la métropole. tc Si tout a cela, dit Lescallier, est resté sans effet, ainsi a que bien d'autres choses, par suite des varia- tions dans le gouvernement, de fréquents chan- gements de ministres et de leurs agents, par a d'autres causes encore , un moment viendra a peut-être où mes efforts seront mis à profit. » Il toucha ensuite aux Séchelles pour y organiser l'administration. Enfin il atterrit à Pondichéry, où il prit les métnes mesures que dans les autres comptoirs. Il y mit un terme aux abus, aux vexations et aux monopoles, et parvint à doubler les revenus de la France dans ces contrées, en procurant plus de facilités au commerce et en soulageant les cultivateurs et les ouvriers. Il avait préparé la voie à de notables améliorations qui auraient agrandi notre existence politique dans les Indes, lorsque les Anglais vinrent attaquer Pondichéry en 1793; cette ville était sans défense, ils la prirent le 22 aoùt. Au bout de trois semaines, Lescallier obtint de lord Cornwallis, gouverneur général du Bengale , la permission de se rendre à l'ile de France. Il ne revint à Paris qu'en 1797, reprit son grade précédent, et fut employé provisoirement à la direction des colonies. Un an après il essaya inutilement de gagner Corfou, où il devait orga- niser un grand établissement maritime et un arsenal ; les ennemis bloquaient la place par terre et par mer. Il resta donc forcément à Ancône, et, malgré cette contrariété, il réussit à sauver à la France un vaisseau de 74, qui se trouvait dans ce port, et, après la prise de Corfou, aurait couru de gros risques de ne pas échapper aux ennemis. Les instructions qu'il donna au capitaine étaient calculées de manière que celuici franchit la sortie de la mer Adriatique , passa autour de Malte sans étre intercepté, et entra sain et sauf à Toulon. A son retour à Paris, Lescallier fut accueilli par le ministre comme ayant fait dans cette mission tout ce qui avait dépendu de lui , et quand le gouvernement consulaire forma une nouvelle administration dans laquelle il plaça les hommes que leurs services et leurs connaissances recommandaient, il appela Lescallier au conseil d'Etat en 1799 et le chargea spécialement des colonies. Il le détacha quelques mois après en service extraordinaire pour StDomingue, où une escadre et des troupes de terre tkvaient l'accompagner. Les Anglais gardaient si bien tous les passages avec des forces supérieures, que malgré deux tentatives il fut impossible de gagner la pleine nier. Une dépêche télégraphique transmit à Lescallier l'ordre de revenir à Paris. En fé- vrier 1801, nommé préfet maritime à Brest, il s'y embarqua sur l'escadre conduite par Ganteautue . La paix de 1801 signée, Lescallier fut aussitôt expédié sur une frégate à la Guadeloupe. Ayant appris aux atterrages l'insurrection des gens de couleur de cette île contre le gou- Illrneur général qu'ils avaient expulsé , il prit terre et resta quelque temps à la Dominique; puis, en attendant les ordres du ministère pour rentrer à la Guadeloupe , il fit un voyage à la Martinique, où il prépara les voies pour régler la remise de cette colonie à la France et pour assurer la tranquillité des propriétaires, qui, contraints d'en sortir par les événements, s'étaient réfugiés en grand nombre dans lite anglaise. Quand il put exercer ses fonctions à la Guadeloupe, il remit en possession de leurs habitations huit cent cinquante colons qui avaient été expulsés par les mesures révolutionnaires. Il se disposait à revenir en France, lorsque la guerre éclata de nouveau en 1803. Il prit passage pour les EtatsUnis, où il s'occupa des affaires de la colonie qu'il quittait ; puis il gagna sa patrie, resta conseiller d'Etat, fut nominé préfet maritime à Gènes en 1806; au Havre en 1808; consul général aux EtatsUnis de l'Amérique septentrionale en 1810.11cessa en 1818 d'are employé, et mourut à Paris au mois de mai 1822. Il avait été nominé associé de l'institut en 1801. Lescallier était un homme d'un caractère doux et même timide; cependant il savait, au besoin , prendre une résolution énergique. Trèsmodeste, quoique trèsinstruit, il ne cherchait pas à se faire valoir et communiquait volontiers ce qu'il savait. On a de Lescallier : Vocabulaire des fermes de marine auglais- français et français- anglais , Paris, 1775, 1 vol. figures. Cette édition , destinée à l'usage de la marine royale, fut bientôt épuisée une seconde édition, qui parut en 1785 pendant l'absence de l'auteur, porte sur le titre qu'elle a été imprimée à Londres; niais les gravures étant les mêmes que celles de la première , on peut supposer qu'elle a été également faite en France; elle ne tarda pas non plus à devenir rare. Alors Lescallier donna plus n'extension à son ouvrage il enrichit la seconde partie d'un dictionnaire des définit:ons des ternies de marine, y ajouta beaucoup de planches et en changea le titre ainsi Vocabulaire des termes de marine anglais et fran- çais, titrisé en deux parties, orne de gravures. auquel est joint un calepin des principaux termes du com- merce materne, de denrees et de productions exoti- ques et autres accessoires à la marine, en anglais et en français, pour faciliter l'intelliyence des voyages maritimes, Paris, an 6 , 3 vol. dont la pagination est continue. L'auteur en fit parai- Ire un abrégé, portant a peu près le inème titre que le précédent, sauf l'énonciation des gravures, qu'il a laissées de côté, et les définitions détaillées de ternies de marine en français. Il est intitulé Vocabulaire des termes de marine anglais- français et français- anglais, etc., Paris, an 8, 2 vol. Il a 'neve les éloges de tous ceux qui l'ont consulté, et un vocabulaire du [Ume genre, imprimé vers la méme époque à Londres, a souvent coidé mot pour mot ce qu'il contient de relatif seulement à la marine. 2" Traité pratique du gréement des vaisseaux et bdtiments de mer, ouvrage publié par l'ordre du roi pour l'instruction des élèves de la marine, Paris, 1791 , 2 vol. avec beaucoup de planches. Lescallier a reconnu dans sa préface qu'il d'avoir été chargé de la composition de ce traité. ti0 essai méthodique et historique sur la tactique navalt. traduit de l'anglais de John Clerk, Paris, 1792 Ce livre élémentaire et fort estimé, propre à donner aux jeunes officiers des idées exactes, fut traduit d'après les ordres du ministre de la marine . 4. Exposé des moyens de mettre en valeur et d'administrer la Gu9ane. Paris, 1791 ; 2e édition, 1798 cartes. On y trouve des détails précieux sur cette colonie et les causes du discrédit dans lequel elle est tombée, avec les moyens de la rendre florissante. 50 Nations sur la culture des terres basses dans la Guyane, Paris, 1798 Ces notions sont contenues dans la correspondance d'un habitant hollandais avec un habitant français, recueillie , rédigée et corrigée par Lescallier. 6.. Voyage en Angleterre, en Russie et en Suède fait en 1775, Paris, an 8 '7. ilanière de bon, fier av, c facilité et économie , au moyen d'un appareil simple et solide, les mauvaises eaux à bord des vaisseaux et partout ailleurs. par Barry, Paris, 1779, in•80. Lescallier s'intéressa si vivement à la publication de cet ouvrage, à la reprise des expériences de Barry et à la mise en activité des utiles et salutaires procédés indiqués par ce dernier, qu'il a pu, sans forfanterie, le ranger parmi ceux dont on lui est redevable. Ajoutons à cette liste différentes traductions : Enlèvement du navire le Bounty, etc.. Paris, 1790 cartes. L'article Bricu contient tous les détails désirables sur ce li?re. De., criptian botanique du chirantodendron, attire du Mexique. planches ; mémoire curieux dont l'original est écrit en espagnol. Les Professeurs du jardin des plantes ont donné des éloges au travail de Lescallier. Contes indiens, traduits du persan, Paris, 180t ils sont extraits du Bahar Danisch, ouvrage plus considérable que ce seul volume. Baktaide Namèh ou le farori de la fortune, Paris, Didot, 1805; Neh-. 11an- zer ou les Mut Loges, Gènes, 1808 le Trône enchanté 2 vol. 8.. Lescallier, trèslaborieux, avait profité de son séjour à Pondichéry pour apprendre le persan ; il a traduit de cette langue tous les contes dont nous venons de donner les titres. Sa version est parfois négligée. On a aussi de lui des brochures sur la marine : Bases de l'administration maritime, ou Prajet pour l'amélio- ration de cette partie , proposé au gouvernement Paris, 1819 Mémoire au roi et aux chambres, Paris, Ita0 Dissertation sur l'origine de la boussole.... C'est une réponse aux paradoxes d'Azuni. Mémoire relatif à l'He de Madagascar Fragments d'un voyage dans l'Inde, insérés dans le tome 4 des ilémoIrts de l'Institut, 1803. Notie sur la vie et les travaux de 41. L.... , ancien consPiller d'Etat , Paris, 1820 , Ce mémoire apolugétique , réimprimé presque entièrement dans l'Annuaire nécrologique de 1822 et dans les Annales maritimes et colonioles, 1822, nous a été trèsutile pour la composition de cet article. En 1820, les journaux annoncèrent que Lescallier devait publier un ouvrage intéressant sous le titre de Mémoires des voyages et séjour dans les deux Indes, mdlés d'observations maritimes , politiques, administratives, morales et instructives, 4 vol. Ce projet n'apas eu de suite, et l'on doit le regretter
  • Daniel LESSMANN( 1794) : romancier allemand, né le 18 janvier 1794 à Soldin , dans le Neumark. Il fut élevé à Berlin, au gymnase de Joachimsthal, et étudia ensuite la médecine. En 1813, il servit comme volontaire dans l'armée prussienne et fut blessé àLützen. Remis de ses blessures, il conti luta d'être employé à l'armée, et fit encore la campa- gne de 1815. Lessmann eut ainsi l'occasion de ré- sider quelque temps à Paris et de se familiariser avec la langue française. Après la paix, il alla re- prendre à Berlin le cours de ses études médicales et de ses occupations littéraires. Il y resta jusqu'en 1819, puis se rendit à Vienne, où il entra comme précepteur dans la maison du comte O'Donnel. Il fit avec son élève des voyages en Italie et en Hongrie, et commença à cette époque à se livrer à son goût pour la littérature et la poésie. Il fit paraître à Berlin, en 1824, son premier essai poétique sous le titre de la Vénus d'Amathonte , Berlin , 1824. En 1827 il donna Louise de lettre écrite du midi de l'Espagne. Berlin, 2 vol. Ce roman obtint un certain succès et l'encouragea à commencer une série de Nouvelles qu'il fit paraltre dans la méme ville, de 1828 à 1829 ; suivirent ses Tableaux biographiques , 1829-1830, 2 vol. puis des Poésies , 1830. En 1831 et 1832 parut encore de Lessmann 1111 roman intitulé Livre de voyage d'un mélanco- lique , 2 vol. Lessmann vivait tout entier livré à ses occupations littéraires. Le ler septembre 1832, il entreprit à Leipsick un de ces voyages à pied qu'il était dans l'habitude de faire; et quoiqu'il parût être dans la disposition d'esprit la plus heureuse et que son caractère, généralement en- joué, n'annoret en lui aucun sujet de tristesse, on le trouva, quelques jours après son départ, pendu à peu de distance de Wittenberg. L'enquête qui fut ouverte à cette occasion démontra que Lessmann s'était donné la mort. Il a laissé manuscrit un ouvrage intitulé Die Heidenmühle, qui a été imprimé en 1833, 2 vol. Lessmann se distingue par une remarquable facilité de composition, une grande vérité de tableau, un profond sentiment poétique. Il est encore l'auteur de plusieurs autres ouvrages d'imagination et de diverses traductions de livres français
  • Daniel LYSONS : médecin anglais, pratiqua successivement à Gloucester et à Bath , et fut l'un des médecins de l'hôpital général de cette ville, où il mourut en 1800.11 a publié : 10 Essai sur les lets du camphre et du mercure dons dans les Prises, 1771 ; 2° Nouvelles obserrations sur les effets du camphre et du calomel, 1777Essai pratique sur les jièrres intermittentes, les hydropisies, les maladies du foie, l'épilepsie, la colique, les flux dyssentériques et les effets du calo- mel, 1783
  • Daniel MAICHEL( 1693 - 1752) : savant pl iilologue, né à Stuttgard en 1693, fit ses premières études à l'université de Tubingue , avec beaucoup de distinction. I I visita ensuite la Suisse, la France, l'Angleterre, et mit ses voyages à profit pour son instruction. Ses manières affables et polies lui facilitèrent les moyens de voir tous les objets dignes de sa curiosité. Passant à Lyon , il fut présenté à une société littéraire qui se réunissait à l'archevêché, et il en fut reçu membre après avoir lu une curieuse dissertation : De Origine renon possibilium . Il accompagna ensuite deux jeunes seigneurs en France et en Italie. De retour en Allemagne, il fut nommé en 1724 professeur de théologie et de philosophie à Tubingue , et remplit ce double emploi de manière à se concilier l'estime universelle. Il obtint en 1739 une chaire de droit naturel et politique , et fut nommé en 1749 abbé de ticenigsbrunn. il mourut le 20 janvier 1752. On citera de lui : 1° Introductio ad historiam littera- riant, de prœcipuis bibliotheris Parisiensibus , locu- pletata annotationibus, etc., in duas partes . Il parle ensuite des sources de l'histoire littéraire , et en particulier de l'histoire des antiquités ecclésiastiques des bibliothécaires et des principaux savants de Paris , enfin de la nécessité d'avoir un but constant dans ses études. Cet ouvrage est rempli de détails intéressants et il est essez recherché. 2' Lucubrationes Lamie- tan r & queis sisluntu MOnumenla historico- theologico- litteraria, Tubingue, 1729 C'est le recueil des notes qu'il avait extraites des manuscrits de la fameuse bibliothèque de Lambeth pendant son séjour à Londres. Il promettait l'histoire de cette ' bibliothèque et le catalogue raisonné des principaux ouvrages qu'elle renferme ; niais ses occupations ne lui ont pas permis de remplir cet engagement. 3° Dissertatio de ingenio Gallorum, ibid., 1736 Maichel, tout en rendant justice aux Français, y venge les Allemands des injustes dédains de quelquesuns de nos écrivains. Anno- tationes ad Graresandii Introductionem ad metaphy- sicam, ibid., 1737-1738,2 parties ; 5° Oratio de vita nemini mancipio, omnibus rero usai dalla, ibid., 1739 ; 6° Factum Simsonis ab ŒtjTO-Ïetp2ç erimine vindicatum, idem. C'est lui qui a fourni à l'éditeur des Cérémonies et coutumes religieuses les détails relatifs aux Églises luthériennes
  • Daniel MANIN( 1804) : naquit à Venise, le 13 mai T80 I , d'une famille ; à dixsept ans, il fut reçu docteur en droit, fait presque inouï dans l'histoire des universités ; il traduisit ensuite le grand ouvrage français de Pothier sur le droit romain , les Pandectes rédigées dans un nouvel ordre, et écrivit un dictionnaire du dialecte vénitien. En 1825, à vingt et un ans, il épousa une femme plus àgée que lui de quelques années, Teresa Perissinotti , âme noble et ardente , qui devait s'associer avec enthousiasme à son patriotisme et à ses glorieux périls. Sans fortune , il dut, pour soutenir une famille naissante, prendre en 1830 une position plus que modeste, celle d'avocat dans le bourg de Mestre , avocat consultant, bien entendu ; il n'y en avait pas d'autres sous les Autrichiens, qui avaient aboli toutes plaidoiries comme toute publicité. — La vie politique de Manin commença, d'intention, l'année suivante ; à la nouvelle de l'insurrection de la Romagne et des Duchés, il conçut le projet de s'emparer de l'arsenal et de soulever Venise : le prompt étouffement du mouvement romagnol l'empêcha de donner suite à son dessein , qui resta ignoré , et il ne sortit de son obscurité que sept ans après , en 1838 , à l'occasion des polémiques soulevées par les questions de chemins de fer. Ces débats d'intérêt économique ne furent P° ur lui qu'une occasion de rendre à ses concitoyens l'habitude de la discussion et de l'action collectives, une préparation à la vie politique. Il s'était fait tout un plan de conduite consistant à tourner contre le gouvernement autrichien le peu de légalité que la cour de Vienne était obligée de laisser subsister ; ce plan devait aboutir à démontrer que la tyrannie étrangère ne voulait ni ne pouvait respecter même les lois qu'elle avait faites ; que la domination autrichienne n'était point améliorable et qu'il n'y avait aux misères italiennes . Le gouvernement autrichien répondit par l'arrestation de Manin et de Tommaseo . — La défense de Manin, durant l'instruction entamée contre lui , fut un chefd'oeuvre d'habileté et de dignité ; ce fut moins une défense qu'un large exposé de sa con- duite toute légale, qu'un manifeste et qu'un ultimatum au pouvoir qui le poursuivait. Une agitation extraordinaire régnait dans Venise ; la population entière n'avait plus d'autre pensée que le procès de Manin et de Tommaseo. Le 29 février, arriva la nouvelle de la révolution de France ; le 5 mars, le tribunal de première déclara qu'il n'y avait pas d'indice légal contre les deux accusés ; la police ne les garda pas moins sous les verrous. Il ne s'agissait de rien moins que d'une translation dans les trop fameuses prisons de l'Autriche allemande. Le cabinet de Vienne n'en eut pas le temps. Le 15 mars, on apprit à Venise que la révolution était à Vienne ; le peuple réclama impérieusement du gouverneur la mise en liberté des deux captifs. Le gouverneur hésitait ; la foule , les enfants en tète , et parmi eux le jeune fils de Manin , se porta à la prison et attaqua les grilles. Les geôliers ne se défendaient pas. Manin refusa de sortir jusqu'à ce que le tribunal eût donné l'ordre de lui ouvrir les portes. Il força ainsi l'autorité judiciaire à constater l'illégalité de sa etention et l'arbitraire du gouvernement autrichien. — phase des discussions légales, cependant; était achevée : la révolution commençait ; des luttes sanglantes éclataient entre le peuple et la gar- nison. Manin ne perdit pas de temps. Il organisa de son chef un noyau de garde nationale ; le gouverneur Palffy, après plusieurs refus, fit dire qu'il autorisait à lever '200 hommes : on en le\ a 1,000. Dès qu'on les eut, Manin voulut s'en ser- vir : il signifia au commandant de la nouvelle garde qu'il s'agissait de chasser surlechamp les Autrichiens de Venise. Le commandant et d'autres officiers, ne croyant pas au succès, refusèrent de mettre leur troupe à sa disposition. Il part, seul avec son fils , ramasse une centaine d'hommes, pénètre dans l'arsenal , s'en empare sans coup férir, arme les gardes nationaux et les ouvriers, et revient procladier la république sur la place StMarc , le forum de Venise . Pendant ce temps, le gouverneur Palffy conférait avec les délégués de la municipalité, dont l'orateur, l'avo- cat Avesani , réclamait énergiquement l'évacuation de Venise. La prise de l'arsenal et la clameur de la place StMarc obligèrent le gouverneur à céder. Les Autrichiens quittèrent la ville. Le lendemain 9d3 mars , la garde civique et le peuple proclamèrent Manin président de la république sur la place StMarc. — Dans la même semaine. Milan avait chassé Radetzki de ses murs après une bataille de cinq jours, et toute la Lombardo- Vénétie s'était affralichie, à l'exception des deux grandes places fortes de Vérone et de Mantoue. Quelle politique le chef de Venise restaurée devaitil adopter pour maintenir la liberté vénète et coopérer à l'entière libération de la grande patrie, de l'Italie, but suprême auquel tout devait être sacrifié? Point de transaction avec l'Autriche: étroite union avec tous les Etats italiens qui s'associeraient à la guerre de l'indépendance, jusqu'à ce qu'une constituante italienne eût décidé de l'organisation définitive de la Péninsule ; alliance avec la France : telle fut la triple base du programme de Manin. A l'intérieur, d'importantes réformes judiciaires, fiscales, etc., attestèrent im- médiatement le grand sens et la haute moralité du nouveau gouvernement ; l'égalité des droits fut établie entre les citoyens de toutes religions et entre les provinces et Venise. L'alliance armée de la France était indispensable aux yeux de Manin : il connaissait l'étendue des ressources militaires qui restaient à l'Autriche, malgré ses échecs d'Ita- lie et sa révolution intérieure ; ni les populations révolutionnées ni surtout les principaux des chefs qui les conduisaient, on le vit trop en Hongrie, n'avaient compris encore la solidarité de leur cause avec celle de l'Italie, et ne refusaient leur concours au gouvernement impérial dans une guerre qui devait aboutir à leur propre asservissement si les Italiens succombaient. Manin voulait donc faire appel à l'intervention française. Il ne le put. Cet appel ne pouvait avoir lieu que de concert avec le Piémont et la Lombardie. Or, le roi de Piémont , CharlesAlbert, presque aussi opposé à la république française qu'à l'Autriche, jeta le mot fatal : Italia fara da sè ! et ce mot fut répété en Milanais , nonseulement par les partisans de CharlesAlbert , mais par les républicains mazzi- "liens, malgré les républicains plus pratiques qui avaient dirigé l'insurrection de Milan et qui pensaient comme Manin. Le président de Venise dut s'abstenir : il ne pouvait rompre avec Turin et Milan. Il demanda seulement à la république fran- çaise de réparer CampoFormio en reconnaissanl le rétablissement de la république vénitienne. De la part de la France , cette reconnaissance était un devoir et eût été une garantie ; les conséquences en eussent été plus tard trèsheureuses P°' r Venise et pour la république française ellemême. Si l'Italie eût demandé à voix haute une armée à la France , elle l'aurait eue ; le peu que demandait Manin à mi ministre français, il ne l'obtint pas : la politique, non pas du gouvernement provisoire dans son ensemble, niais du ministère des affaires étrangères en particulier, entrait dans une voie de transactions diplomatiques qui n'était pas celle de la révolution et du pr cipe de nationalité, âme de la révolution. M. de Lamartine ne voulait pas s'engager envers Venise, et pensait qu'elle devait se contenter d'une constitution libérale sous un viceroi autrichien. Personne alors ne se doutait de ce qu'étaient le peuple de Venise et son chef ! — Il eût fallu à CharlesAlbert du génie pour justifier le mot téméraire qui avait écarté le concours de la France. Il n'eut que du courage. Il tira peu de parti de ses premiers succès ; les Autrichiens se renfor-çaient ; ils tenaient tête au roi de Piémont sous Vérone et rentraient en Vénétie par le Frioul. A défaut des secours piémontais , Manin attendait ceux de Rome et de Naples ; mais déjà Pie IX reculait devant la révolution nationale dont il avait donné le signal et prétendait rentrer dans la neutralité : Rome soulevée lui arracha l'autorisation de laisser marcher ses troupes ; les Romains, unis ttop tard aux Vénètes, furent refoulés par une armée autrichienne jusqu'à Vicence ; là, la résistance fut invincible. Manin , accoUru en personne, montra dans la lutte une intrépidité, une indifférence pour le danger et la mort qui tirent l'étonnement des plus braves . Les escadres de Naples , de Sardaigne et de Venise s'étaient réunies en vue des lagunes ; l'armée de terre napolitaine approchait ; les présages rede- venaient favorables. La défection du roi de Naples, à la suite de la funeste journée du 15' mai, renversa toutes ces espérances ; ce prince rappela ses forces de terre et de mer, et le général Pepe ne put entraîner dans sa généreuse désobéissance qu'un faible corps de troupes, avec lequel il se jeta dans Venise. Vicence et toute la terre ferme vénète succombèrent sous une nouvelle attaque de Radetzki , renforcé d'un troisième corps d'armée , et Venise fut réduite à ses lagunes . — Pendant ce temps , l'Autriche essayait de négocier avec la France et l'Angleterre sur la solution des affaires d'Italie. Le ministère des affaires étrangères , en France , avait accueilli favorablement des ouvertures relatives à la cession de la Lotnbardie par l'Autriche et au retour de la Vénétie sous la viceroyauté d'un archiduc, avec des institutions séparées. Lord Palmerston , au contraire , répondit à l'ambassadeur autrichien qu'il était trop tard , et que l'Angleterre n'inter- poserait sa médiation que si l'Autriche renonçait à Venise. Le gouvernement provisoire lombard refusa de traiter à part des Vénitiens, et CharlesAlbert déclara qu'il ne traiterait que lorsqu'il n'y aurait plus un Autrichien en Italie. Sur ces entrefaites , à la nouvelle de la chute de Vicence, la commission exécutive, cette espèce de directoire qui gouvernait la république française , résolut l'intervention armée au delà des Alpes , sans plus attendre l'aveu de CharlesAlbert ; l'assemblée nationale devait être saisie par la commission des grandes questions relatives à la direction de l'intervention. — Que seraitil arrivé? La politique particulière qui dirigeait les affaires étrangères eût été infailliblement brisée par l'assemblée et par l'opinion, qui n'eussent entendu à aucune transaction avec l'Autriche , à aucune négociation sur Venise malgré Venise ; et l'armée française des Alpes eût servi non à imposer un traité contraire au principe de nationalité , mais à chasser les Autrichiens au delà de — L'affreuse catastrophe du '23 juin perdit tout. Les passions, exaspérées par quatre mois de crise sociale, éclatèrent à Paris ; la France se déchira de ses propres mains au lieu de porter son énergique activité au dehors , et le gouvernement du géné- rai Cavaignac, qui sortit de cette guerre civile, ne donna pas suite à la résolution de la commission exécutive. — Avant le 23 juin, la garde civiquè de Venise avait signé à l'unanimité une pétition pour demander l'appel à la république française , et Manin avait remis en question le funeste Fara da sè par des lettres pressantes Ma divers gouvernements d'Italie. Le Piémont ne répondit pas : les autres répondirent négativement. Venise, bien année et bien gardée, ne courait pas un péril immédiat : Manin ne se crut pas en droit de décider le recours à l'intervention française malgré le reste des Etats italiens. L'opinion, à Venise , jusquelà trèsrépublicaine , se rejeta brusquement alors du côté de la fusion avec le Piémont. Manin, d'abord, et par sentiment et par raisonnement, s'était efforcé de maintenir la république vénète et eût voulu la fondre avec la Lombardie en un seul corps d'Etat républicain ; il ne croyait ni CharlesAlbert capable de sauver l'Italie sans l'assistance française, ni la république française et les princes italiens disposés à accepter l'extension de la puissance de CharlesAlbert. Les provinces vénètes, cependant, sous la pression du danger, avaient voté , peu avant leur chute , la fusion avec le royaume piémontais. La ville et la province de Venise penchaient maintenant, en grande partie, vers la mème décision , espérant lier indissolublement le Piémont à leur cause. Manin eût pu résister à ce courant ; il ne voulut pas de liffle civile ; il sacrifia ses opinions à son pays , et fit voter la fusion à la presque unanimité par l'assemblée vénitienne ; puis il rentra dans la vie privée. — II n'y demeura pas longtemps. Quelques semaines après, CharlesAlbert était défait entre l'Adige et le Mincio Milan retombait au pouvoir de l'ennemi, et le roi de Piémont signait un armistice qui l'obligeait à rentrer dans ses anciennes limites et à évacuet Veliise . A la nouvelle de cet abandon, Venise se soulève contre les commissaires qui gouvernaient au nom de CharlesAlbert, et rappelle Manin. Manin s'interpose entre les commis- saires piémontais et le peuple, et déclare l'assem- blée de la ville et de la province convoquée sous deux jours. « En attendant, ditil, c'est ' moi « qui gouvernerai io) » . Son premier acte, durant cette dictature de quarantehuit heures , est d'envoyer Tommaseo à Paris réclamer le secours immédiat de la France. « La « France, écritil , a envers Venise une dette « immense à acquitter : elle doit réparer l'iniquité « de CampoFormio. » L'assemblée vénitienne réunie, il fait constituer par elle un gouvernement provisoire et de salut public, écartant toute question de parti et de forme politique. Italiens « ou Autrichiens „ ditil , pas d'autres partis! » A la dictature succède un triumvirat exécutif où l'on associe à Manin un militaire et un marin, Cavedalis et Graziani, qui ne sont en réalité que ses lieutenants pour les choses de la guerre. Les gardes civiques sont mobilisées ; de nombreux volontaires appelés des diverses parties de l'Italie on réunit 20,000 soldats et 5,000 marins, sans la garde civique. La population fournit les ressources pécuniaires avec un zèle admirable ; l'or et l'argent sont portés à la monnaie ; des emprunts nationaux successifs sont couverts avec empressement ; les riches donnent l'exemple ; le peuple, qui avait
  • Daniel MENLŒS : professeur de physique expérimentale à l'université de Lund, mourut vers le milieu du dernier siècle. Il s'était appliqué surtout à l'hydraulique, et il fut employé à l'exécution de plusieurs entreprises importantes en Suède. L'académie des curieux de la nature le reçut parmi ses membres en 1736. On a de lui un grand nombre de dissertations , et un Traité de l'usage et de l'utilité de la balance hydrostatique, imprimé en suédois à Stockholm en 1728
  • Daniel NEAL( 1678 - 1743) : né à Londres le 14 décembre 1678 , mort à Bath au mois d'avril 1743 , est l'auteur d'une Histoire des puritains qui est estimée. Cette histoire, dans laquelle on remarque une grande exactitude et une grande précision, fut d'abord publiée en 4 volumes qui parurent successivement en 1732 , 1733 , 1736 et 1738 , et a eu depuis de nombreuses éditions. Le 1" volume fut _critiqué par le docteur Maddox, évêque de StAsaph , et les suivants par le docteur Zachary Grey. On doit encore à Daniel Neal une Histoire de la nouvelle Angleterre , publiée en 1720, et un Exposé de la méthode d'inoculation de la vaccine, telle qu'elle était pratiquée de son temps en Angleterre
  • Daniel NETTELBLADT( 1719 - 1791) : savant jurisconsulte, né le 11 janvier 1719 à Rostock, commença ses études à l'université de cette ville , et les conti- nua à Marpurg, sous Christ. woiir, qu'il suivit à Halle . Les dispositions qu'ilavait développées dans ses cours lui méritèrent l'affection de son célèbre professeur ; et à peine eutil pris ses grades, qu'il obtint la permission d'en: seigner à l'université de Halle , avec le titre de suppléant. Il fut pourvu en 1746 de la chaire de droit naturel, et la remplit avec une distinction qui attirait à ses leçons des jeunes gens de tn toutes les parties de l'Alleagne. Habile dialecti- cien , il avait l'art d'ordonner ses idées et de les exposer avec une clarté vraiment extraordinaire: il n'annonçait pas un principe sans l'examiner sous toutes les faces et sans en déduire toutes les conséquences, et ne refusait jamais de résou- dre les difficultés qu'on lui présentait, ou de dissiper les doutes qui pouvaient rester dans l'esprit de ses auditeurs. Nettelbladt, nommé en 1765 membre du conseil privé, fut élevé en 1775 à la place de directeur de l'université, et il mourut à Halle, le 4 septembre 1791, regardé comme l'un des plus profonds jurisconsultes qu'ait eus l'Allemagne. Les nombreux écrits qu'il a laissés sur toutes les parties de la science qu'il a enseignée si longtemps avec tant de réputation, sont trèsrecherchés de ses compatriotes ; mais il en est plusieurs qui n'ont qu'un intérèt local, qu'ils ont perdu en partie depuis les changements qu'a éprouvés la constitution de l'empire ; ger- manique. On se bornera donc à citer ici les pr cipaux : 1° Proccognita universœ eruditionis generalis et in specie jurisprudentiœ tain naturalis quant posi. tivœ, Halle, 1748 ; nouvelle édition, 1775 Systenta elementare universœ jurisprudentiœ nattiralis, ibid., 1719 réimprimé plusieurs fois avec des additions et des corrections. 3° Hal- lische Beytraege , etc. , 1754-1762, 1 vol. On y trouve d'excellents morceaux biographiques. Zeidler en a tiré la Vie de Duaren , qu'il a traduite en latin , Lucques, 1768 le Initia historia, litterarioe juridicoe universalis, ibid., 1764 ; ibid., 1774 avec des additions. Cette histoire de la jurisprudence est trèsbien faite. L'auteur y a ajouté : Specinua bibliotis. scriptorum juridicorum anonymorunt et psettdonymorumSpecimen catalogi scriptor. juridicor. rariorunt. — Index alphabeticus scripto- rum in tractatu t raclai num juris necnon Ottonis algue lileermanni contentorum. Ces trois catalogues peuvent faciliter beaucoup les recherches. 5° Versuch einer Einleitung , etc. , ibid., 1767 30 édit., 1781, mème format. Voyez la Notice sur ce savant professeur, rédigée par luimême, et insérée dans les Vies des jurisconsultes vivants, par Weidlich : elle a été aussi imprimée séparément. — Son frère, _ Henri NETTELBLADT, usé à Rostock en 1715, suivit également la carrière du barreau, exerça dans sa patrie divers emplois judiciaires ou administratifs, et mourut le 26 mars 1761 , après avoir publié, en latin ou en.allemandi, divers ouvrages, dont voici les phis importants: Suecincta 'notifia scrtptoruin tunt editorum anecdotorunv durants Megapoli- tani historiant jusque illustrantiunt, Rostock, 1745 2° Dissertation sur quelques savants princes de Mecklembourg , ibid., 1746 ; 3° Disserta- tion sur l'origine de la ville de Rostock, et son his toire jusqu'à l'an 1358, avec un grand nombre de pièces justificatives , chartes , sceaux , monnaies et autres monuments du moyen àge, ibid., 1757 ; 4° Notirc de tous les écrits et monuments Médits pour la plupart ) qui peuvent éclaircir I histoire de Rostock, ibid., 1761, in4°
  • Daniel O'CONNELL( 1775) : le plus célèbre des Irlandais contemporains, naquit le 6 août 1775 près de Caherciveen , dans le comté de Kerry ; c'était là que résidait son père, Morgan O'Connel' , issu d'une ancienne famille, mais se trouvant, comme presque tous les propriétaires indigènes, dans une situation de fortune fort gênée. Daniel était l'aîné des fils de Morgan ; il reçut les premiers éléments de l'instruction dans une de ces écoles tenues à peu près en plein vent, qui étaient alors le pr foyer des pauvres enfants de l'Irlande cette école de haie était dirigée par un vieillard nommé David Mahony, qui n'inspirait pas à ses disciples un vif attachement pour la domination anglaise. A treize ans, Daniel entra dans une école plus sérieuse établie à Redington , près de Cove , et conduite par un prètre catholique nommé Harrington ; ce fut la première école qui s'ouvrit en Irlande après le rappel des lois qui défendaient, sous des peines sévères, aux ecclésiastiques catholiques de se mèler de l'instruction de la jeunesse. En 1790, O'Connell avait quinze ans ; son père voulut qu'il achevât ses études sur le continent : on le destinait alors à l'Eglise il fut envoyé à Liège ; mais comme il avait dé-
  • Daniel PAPEBROCH ou PAPEBRŒCK( 1628 - 1714) : l'un des plus laborieux éditeurs des Actes des saints, naquit en 1628 à Anvers, de parents originaires de Hambourg, dont ils s'étaient éloignés par attachement pour la foi catholique. Après avoir achevé ses cours de philosophie à Douai, il embrassa en 16'16 la règle de StIgnace et ne tarda pas à ètre imité par ses trois frères. Destiné à l'enseignement, Papebroch régenta quel ques années dans différents collèges de Flanare. Il fut ensuite associé par Bollandus à la vaste entreprise qui sauvera son nom de 'l'oubli , et en 1660 il accompagna Henschen en Italie, où ils recueillirent une foule de pièces et de documents précieux pour l'histoire du moyen àge . En 1668, ils firent paraître les Actes des saints du mois de mars, qui furent trèsbien accueillis des savants. Les éditeurs avaient inséré au 29 de ce mois une Vie du bienheureux Berthocl , précédée d'une courte dissertation, dans laquelle ils démontraient, d'après des autorités incontestables, que ce saint a été, sinon le fondateur, du moins le premier général de l'ordre du Carmel. Les carmes de Flandre, qui avaient la prétention de tirer leur origine du prophète Elie, réclamèrent avec chaleur contre une assertion qu'ils regardaient comme injurieuse à leur ordre ; mais Papebroch ne crut pas devoir répondre à des adversaires qui mettaient si peu de sangfroid dans une discussion historique, et il continua de se livrer paisiblement à l'examen et à la critique des pièces qui devaient trouver place dans le grand ouvrage dont il était seul chargé après la mort d'Ilenschen. Cependant le nombre de ses antagonistes augmentait, et chaque année voyait éclore quelques nouveaux écrits pleins de passion et d'em- portement. Ce fut un motif de plus pour Papebroch de persister à garder le silence. D'ailleurs l'approbation que son travail recevait des savants de France, d'Italie et d'Allemagne le vengeait d'une manière suffisante des injures de ses obscurs ennemis. Les carmes, outrés de ne pouvoir l'amener ni à se rétracter ni à se justifier, s'avisèrent, au bout de vingtdeux ans, de dénoncer au saintsiège les quatorze volumes des Actes des saints, qui portaient le nom de Papebroch , comme renfermant les plus graves erreurs. L'ouvrage fut envoyé à l'examen de la congrégation de l'Index ; mais la sage lenteur dont elle avait coutume d'user ne pouvait convenir aux ennemis de Papebroch, impatients de le voir condamner ; ils déférèrent en même temps son ouvrage à l'inquisition d'Espagne, qui passait pour agir avec plus de célérité. Le P. Sébastien de StPaul, sans doute pour faciliter le travail des juges, publia en 1693 un volume , dans lequel il signalait plus de deux mille erreurs échappées au savant éditeur des Vies de saints. Le 1& novembre 1695, l'inquisition espagnole rendit enfin un décret portant condamnation des volumes qui lui avaient été soumis, comme renfermant plusieurs propositions hérétiques, sentant l'hérésie, scandaleuses, impies, etc. Après un tel éclat, il n'était plus possible à Papebroch de se taire. Il demanda un nouvel examen, et sollicita la permission de repousser les imputa- tions de ses adversaires et en particulier du P. Sébastien de StPaul, ce qu'il fit avec succès dans un ouvrage intitulé liesponsio ad Exhibitio- nem errorum , etc., 3 vol. in40, imprimés à Anvers de 1696 à 1699. Dans l'intervalle, l'inquisition d'Espagne avait défendu d'écrire sur la dispute entre les jésuites et les carmes , et le pape mit enfin un terme à cette longue querelle en imposant silence aux deux partis sur la question de la primitive origine de l'ordre du Carmel. Le P. Papebroch fut libre de reprendre ses utiles travaux, qu'il ne cessa de poursuivre avec la même ardeur jusqu'au moment où la perte de la vue l'obligea de renoncer à toute occupation. Il consacra les cinq dernières années de sa vie à des pratiques de piété, et mourut à Anvers le 28 juin 17i!, à l'àge de 87 ans. Papebroch est l'un des savants les plus distingués qu'ait produits l'ordre des jésuites, qui en compte un si grand nombre. Egalement profond dans l'histoire, la chronologie et la diplomatique , il a rendu d'immenses services par les savantes dissertations qu'il a publiées sur l'histoire du moyen àge, dont il a éclairci les points les plus obscurs. Il était en correspondance avec Ducange, Mabillon, Muratori, etc. Il a publié avec Henschen les Actes des saints du mois de mars, 3 vol.; seul, les 3 volumes d'avril et les trois premiers de mai; avec Fr. Bart et Conrad Janning, les quatre derniers volumes de mai, et il a eu part à la publication des 7 volumes de juin. On joint au mois de mai un Se volume intitulé Propyleum ad Acta sanctorum, qui contient, outre des suppléments : Conatus chronoloyiro- historicus ad catalo- gum romanorum pontificat': , morceau de chronologie trèsestimé, dans lequel il a inséré la traduction latine de la Chronique de Matthieu Spinello . Le P. Papebroch a laissé en manuscrit les Annales de la ville d'Anvers, depuis sa fondation jusqu'en 1700, d'après les monuments les plus authentiques. On peut consulter pour les détails sa Vie par le P. Piens, à la tète du tome 6 des Actes du mois de juin, et le tome 2 des Mémoires de Niceron
  • Daniel PAREUS( 1605) : fils du précédent, né à Neuhausen, vers 1605, avait suivi son père dans ses voyages; il s'en sépara pour suivre une femme dont il était épris. En 1632 , il habitait les environs de Metz; de là il se rendit à Kaïserslautern , pour y enseigner les humanités. Cette ville ayant été prise, le 17 juillet 1635, Pareus fut massacré, ainsi que quelques autres ministres. Suivant une autre version , il fut tué par des voleurs de grands chemins. Outre des éditions de Musée, de Quintilien, d'Hérodien, de Lucrèce, d'Héliodore, de Salluste, on lui doit : 1° , liellificiuni atticum, Francfort, 1627 recueil de sentences tirées des auteurs grecs; 2° Medulla historier uni- rersulis profana', 1631 Bayle ayant découvert que cet ouvrage était de Henri Alting, fait le reproche à Thomasius et à Almeloveen de n'avoir point parlé de ce plagiat. Mais Niceron croit justifier Pareus, en disant que , dans son épttre dédicatoire, il avoue que le fond n'est pas de lui ; 3° Lesicon Lucretianurn, 1631 4° Rhetorica , 163e 5° Historia Palatina, 1633 ; 1.717 , 4.; 6° Universalis historioe ecclesiasticce medulla, 1633
  • Daniel POLLUCHE( 1689 - 1768) : membre de la société littéraire d'Orléans, né dans cette ville en 1689, s'appliqua sans relàche à recueillir et à étudier les monuments qui pouvaient servir à faire connaître ou illustrer sa patrie ; mais dans le temps qu'il concevait et commençait à exécuter le plan d'un grand travail sur l'Orléanais dont l'histoire l'avait occupé toute sa vie , il fut atteint d'une maladie qui le priva de l'usage de ses facultés; et après avoir langui quelque temps, il mourut le 5 mai 1768. Son principal ouvrage est la Des- cription de la ville et des environs d'Orléans , avec des remarques historiques, 1736 La description est celle que dom Duplessis destinait à servir d'introduction à l'Histoire d'Orléans dont il s'occupait alors. Polluche y joignit des remar- ques pleines d'érudition et de sagacité et deux mémoires sur des points d'antiquité de l'Orléanais. Beauvais de Préau ajouta dans la suite de nouvelles observations à celles de Polluche, son parent, et en donna une édition sous ce titre Essais historiques sur Orléans, ou Description topo- graphique et critique de cette capitale et de ses envi- rons, Orléans, 1778 ; le savant éditeur l'a fait précéder d'une notice abrégée sur la vie de Polluche avec le catalogue de ses ouvrages, dont plusieurs sont restés en manuscrit. Outre quelques dissertations insérées dans le 41/ ci- cure et les mémoires de Trévoux , on a de Polluche divers opuscules, parmi lesquels on doit citer : 1' Disser- tation sur une médaille de Posthume, 1726 9Description de l'entrée des évêques d'Orléans, 1734 ; 3° Discours sur l'origine du privilège accordé aux évêques d'Orléans de délivrer les pri- sonniers le jour de leur entrée solennelle, I 734, ; 40 Dissertation sur l'olfrande de cire appelée les Goutières, 1737 ; 5° Dissertation sur le Genabum arec des remarques sur la Pucelle d'Orléans, 1750 Polluche pense, comme Duplessis, que l'ancien Genabum est Orléans et non pas Gien, ainsi que la ressemblance du nom l'avait fait conjecturer à d'autres érudits. 6° Problème historique sur la Pucelle d'Orléans , 1750 L'auteur, en faisant naître quelques doutes sur le genre de mort de cette héroïne, cherche à établir qu'elle n'a point été brûlée par les Anglais. Malheureusement ce fait n'est que trop bien prouvé par les témoignages les plus authentiques . 7. Examen des remarques de l'auteur des Nouveaux mémoires de littérature sur Jeanne d'Arc, dans le Mercure. D'Artigny a inséré ce morceau dans le tome 7 de son recueil, p. 57-67, avec des notes. 80 Un Recueil d'épitaphes et d'inscriptions de 354 pages. Ce volume, devenu trèsprécieux par la destruction des anciens chàteaux et des. abbayes, fait partie des manuscrits de la biblio- thèque d'Orléans, dont Polluche est un des bienfaiteurs
  • Daniel ROLANDER : naturaliste suédois, né tans la province de Smoland , fut , à l'université d'upsal , élève de Linné et se chargea de l'édncation du fils de ce naturaliste célèbre. Il rédigea pendant son séjour dans cette ville plusieurs dissertations de zoologie, qui ont été insérées dans les volumes des Mémoires de l'académie des sciences de Suède, depuis 1750 jusqu'à 1755 ; les sujets dont il s'y occupe sont : Carahus rrepi. fans l'espa eribraria , Heinerobius pulsatorius, Phalœna pyralis pinguinalis. Linné engageait ses disciples à se répandre dans les diverses parties du globe afin d'y faire des découvertes d'histoire naturelle. Dans cette intention , il persuada Rolander, qui n'avait d'ailleurs aucune ressource chez lui , , il n'en publia rien et ne voulut rien communiquer à son ancien mitre. Ce fut le seul élève dont Linné eût sérieusement à se plaindre, et c'est aussi celui qui lui fit le moins d'honneur. Rolander ayant passé en Danemarck et ayant rendu son herbier et le manuscrit de son voyage aux professeurs de Copenhague , Rottbcell et Kratzenstein , revint vivre obscurément dans sa ilia trie et termina sa vie dans la plus grande iniiieence. Le professeur d'histoire naturelle Rottbcell tira des collections de Rolander des renseignements intéressants, dont il fit part au public dans plusieurs de ses ouvrages, tels que Dr. s, riptionum et iconum rariores et pi o maxima parte noyas plantas illustrantium, liv. I , Copenhague, 1773 où il décrit plusieurs cypéroïdes de Surinam ; — Obserrationes ad gentra quirdom rariora exoticarum plantarum , et dans ses Descriptiones reriorum plantarum, necnon materioe eHwilrœ algue volumes sous le titre de Diarium Surinamense. Les observations du voyageur s'étendent sur toutes les branches d'histoire naturelle, et il est le premier qui ait bien observé divers phénomènes de la zone torride. Le professeur J.W. Hornemann a donné quelques extraits de cette relation dans la Notice sur Rolander, insérée au recueil de la société scandinave, année 1811, cahier 2. Cette notice , traduite par Bruun Neergaard , a été reproduite en abrégé dans le tome 6 des Kouvelles annales des voyages
  • Daniel SAITER ou SEITER( 1674 - 1705) : peintre autrichien , naquit à Vienne en 1674. Il apprit les principes de son art à Venise, sous la direction de Charles Loth, qui, pendant douze ans, lui enseigna tous les mystères de la couleur. Lorsqu'il se crut assez habile pour se livrer sans guide à son talent, il se rendit à Rome, sous le pontificat d'Innocent X , et fut employé, avec les plus habiles artistes de cette époque, à l'embellissement du palais Quirinal. Les travaux qu'il exécuta et l'étude des chefsd'œuvre des grands mattres des diverses écoles d'Italie perfectionnèrent sa manière ; et il était dans toute la force de son talent lorsqu'il fut appelé à la cour de Turin. Il orna de ses ouvrages le palais du roi et les maisons royales, et il soutint le voisinage de Miel luimême. S'il le cède à ce dernier peintre pour la grâce et l'amabilité, il l'emporte sur lui et sur les autres pour la force et la magie de la couleur. Ses peintures à l'huile sont étudiées avec un soin extrême ; et il existe de lui, dans la galerie de la cour, une Notre- Dame de Douleur qui semble sortie des mains des Carrache. Il peignit aussi la coupole du grand hôpital ; et c'est une des plus belles fresques que possède la 'ville de Turin. On voit encore de ses productions dans plusieurs autres villes du Piémont ; et, comme il a beaucoup peint à Rome et à Venise, il n'est pas rare de rencontrer de ses tableaux dans un grand nombre de galeries dont ils ne sont pas un des moindres ornements. Cet artiste mou-- rut en 1705
  • Daniel SANDFORD : prélat anglais, issu d'une bonne famille du comté de Shrop, fut associé du collège ChristChurch, dans l'université d'Ox- ford , où il reçut le doctorat en 1802. Les vertus que l'on vit briller en lui lui valurent les suffrages de ses confrères, qui le promurent à l'évêché d'Edimbourg : il fut sacré en 1806. Il est mort eu 1830, àgé de 63 ans. Ou a de lui, outre les morceaux qu'il a donnés au Classical journal I' Leçons sur la semaine de la Passion, 1797 ; 2° Sermons principalement destinés aux jeunes personnes, I 802 , in - 12 ; 3° Mande- nient envoyé au clergé de la communion épiscopale d'Edinibourg , 1807, in - ; ! k° Sermon pour les écoles lancastriennes
  • Daniel SAVARY( 1743 - 1808) : marin français, était né à Salles, près la Rochelle, d'une bonne famille de la province d'Aunis, le 1" février 1743. Orphelin à l'àge de quatre ans, il fut élevé par un de ses oncles. Entraîné par son goût pour la marine, il alla s'embarquer à Rochefort, à peine ses premières études terminées, comme pilotin à bord d'un navire de commerce qui partait pour StDomingue. A son retour, la France était en guerre avec l'Angleterre, et il demanda de servir dans I est imprimé dans le Recueil de l'académie. la marine royale en qualité de volontaire, ce qui lui fut accordé. Après la paix de 1763 , il rentra dans la marine marchande, et, durant cinq ans , il navigua pour le compte de la compagnie des Indes comme lieutenant et second capitaine. Plusieurs voyages de long cours en Amérique, aux ' hides et en Chine, lui firent acquérir une connais-, sance pratique et étendue de la navigation. En 1780, alors que la guerre de Louis XVI contre les Anglais était dans toute sa vigueur , il fut admis , avec le grade d'enseigne auxiliaire , sur les navires du roi , malgré les obstacles qui existaient à cette époque pour tous ceux qui n'étaient pas nobles; mais il y avait cette bonne coutume qu'en temps de guerre on prenait dans le commerce les marins les plus habiles , qui connaissaient par expérience les lointains parages; c'était ce qu'on appelait les eciers bleus; aux gentilshommes seuls était réservé le titre d'officiers rouges. Cette distinction amena même des rivalités dont l'ennemi profita plus d'une fois. Embarqué sur l'Ajax, Savary servit dans l'Inde sous le bailli de Suffren et prit part à tous les combats que les escadres françaises eurent à soutenir contre l'amiral Hughes. Grièvement blessé devant Sadras en 178'2, cela ne l'empècha pas, peu de temps après, de solliciter la faveur de faire partie des détachements envoyés à terre, au siège de Trinquernalé. Chargé du commandement d'une batterie, il lit capituler le fort d'Ostemœ bourg et assista ensuite au combat de Goudelour , sur le St- Michel. Rentré à Roche- fort en 1784, il accepta tes offres d'un armateur de la Rochelle qui lui proposait le commandement d'un navire destiné pour les Indes. Au retour de ce voyage, il dut à Suffren d'être nommé lieutenant de vaisseau . Il alla ensuite faire dans les mers de l'Inde un voyage après lequel il obtint la croix de StLouis . En 1791, il était lieutenant en pied sur la Né- réide, à Rochefort, lorsque cette frégate reçut mission de transporter des troupes à StDom Assailli sous les Açores par une terrible tempète , elle était perdue et déjà l'équipage entier avait abandonné les travaux : Savary parvient à ranimer les esprits, et , dirigeant le sauvetage avec une activité indicible , il a le bonheur de voir ses efforts couronnés de succès. Cette belle action lui valut le commandement d'une autre frégate, la Capricieuse, destinée à la même mission. Il l'accomplit sans accident, et fut chargé du commandement de la station de StLouis, puis ramena en France le malheureux Blanchelande, qu'il fut forcé de remettre dans les mains des autorités de Rochefort. En janvier 1793, nommé capitaine de vaisseau , il fut envoyé dans la rivière de Nantes, afin d'y prendre sous son escorte un convoi- destiné pour les Antilles. Alors éclataient les premiers troubles de la Vendée; il les réprima de son propre mouvement sur le littoral du fleuve et spécialement à StNazaire, Paimbœuf et Nantes. Le ministre de la marine, Monge, l'en félicita et lui donna l'ordre de rester à l'embouchure de la Loire avec sa frégate.' Il s'établit à terre avec son étatmajor t une partie de son équipage pour faire une guerre acharnée aux insurgés. La convention décréta « que le citoyen Savary avait bien mé-« rité de la patrie n. En septembre 1793, il fut nommé au commandement du vaisseau Lepelle- tier, , et pendant cinq mois, il commanda la division navale en rade de l'île d'Aix. A cette époque, chaque vaisseau était devenu un club où les matelots dominaient en maîtres absolus, n'exécutant plus les ordres des officiers , les chassant même selon leur bon plaisir. Jamais pareille insubordination ne se vit sous le commandement de Savary ; il sut toujours maintenir les équipages dans une sévère discipline. Plus d'une fois, il parut sur le pont, l'épée à la main, pour faire rentrer dans le devoir les matelots mutinés. Une semblable fermeté , dans les circonstances où l'on se trouvait, devait être mal interprétée ; aussi le dénonçaton à la société populaire de Rochefort « comme ennemi de l'égalité s. Sommé de comparaître devant elle, il donna lecture pour toute défense du règlement du bord, et plusieurs témoins ayant déposé en sa faveur, les membres de cette singulière juridiction le renvoyèrent en le notant ainsi : « Bon patriote , talents dis-« tingués. » Toutefois le ministre, dans son intérêt, le fit partir pour Toulon , où il prit le commandement de la Victoire , qui fit partie , en 1795, de l'escadre de l'amiral Martin. dans la Méditerranée. Il montait ce vaisseau dans le fameux combat du Ça- ira. Entouré de trois vaisseaux anglais, il sut, par une habile manœuvre , résister à leurs attaques, et , plus heureux que le Censeur et le Çaira, échapper à une destruction inévitable. Il tira, dans l'espace de six heures , 2,060 coups de canon. Nommé chef de division en 1796, il commanda en 1798 l'expédition navale, composée de trois frégates et une corvette, chargée de conduire en Irlande le corps du général Humbert. Parti de Rochefort sur la Concorde, le 6 août, il passa à travers les croisières anglaises et débarqua , quinze jours après , les troupes saines et sauves à Killala. Bientôt de retour à Rochefort, il fut chargé de mener en Irlande un nouveau corps pour renforcer le premier, et il parvint une seconde fois à toucher les côtes de ce pays ; mais, en apprenant la capitulation du général Humbert et la capture de Bompart par les Anglais, il crut prudent de se retirer sans débarquer les troupes. A la sortie du golfe de Higo, il trouve à sa face l'escadre du commodore Warren qui lui barre le passage; celuici le croit déjà en son pouvoir comme Bonipart ; mais Savary l'attaque à l'improviste, démàte un de ses vaisseaux, coupe sa ligne, répétant ainsi un des glorieux faits d'armes de Jean Bart, et, au milieu de la confusion que jette parmi l'ennemi une manoeuvre aussi inattendue, il se soustrait à une perte certaine. Les Anglais le poursuivirent sans pouvoir l'atteindre, et il rentra triomphalement à Rochefort avec sa petite escadrille. Depuis cette époque jusqu'à la paix d'Amiens, on lui confia divers commandements, entre autres celui de 6 vaisseaux stationnnés en rade de l'tie d'Aix. A la fin de 1801 , il eut sous ses ordres une division de l'escadre de LatoucheTréville, qui s'armait à Rochefort, pour agir de concert avec celles de Brest, sous VillaretJoyeuse, et de Toulon, sous Gantheaume, toutes trois destinées à l'expédition de StDomingue, dans laquelle il monta le Héros. Ce fut lui qui amena en France Toussaint Louverture, enlevé de vive force par le général Leclerc, au milieu d'un banquet. Le premier consul le nomma alors contreamiral ; puis il l'envoya au camp de Boulogne commander l'une des trois grandes divisions de la flotille. Lorsque l'empereur abandonna définitivement sa malencontreuse idée d'un débarquement en Angleterre, Savary, déjà souffrant, obtint un congé; une maladie mortelle s'empara de lui, et il expira à Mauzé , le 21 novembre 1808, laissant la renommée d'un homme de mer distingué. Sans avoir la capacité de conduire une armée navale, il excellait dans le commandement d'un vaisseau et d'une petite division. Sa manœuvre était prompte, hardie, téméraire même, et jamais il ne subit d'échec et ne plia sous l'ennemi, échappant toujours avec une dextérité merveilleuse aux périls les plus imminents. Il était commandeur de la Légion d'honneur depuis la création de cet ordre. Ses trois fils ont occupé un rang distingué dans la marine, l'armée et la magistrature
  • Daniel SCOTT( 1600 - 1759) : théologien et helléniste, né à Londres, vers la fin du 17° siècle, acheva ses études dans les universités des PaysBas et se fit recevoir docteur en droit à Utrecht. Pendant qu'il résidait en cette ville, Scott embrassa les opinions des anabaptistes ou mennonites. A son retour en Angleterre, il refusa tous les emplois qui lui furent offerts et passa sa vie dans la retraite, partageant ses journées entre la prière et l'étude. Il mourut à Londres, en 1759. Outre quelques ouvrages de théologie en anglais, parmi lesquels on cite l'Essai sur la Trinité, démontrée par la sainte Ecriture, dont il y a trois éditions, on lui doit une version anglaise de l'Evangile de StMatthieu, avec des notes critiques, Londres, 1741 ; niais il est connu principalement par son Appendix ad Thesaurum lingute grœcce ab H. Stephano constructum, et ad Lexica Constantini et Scapuloe, Londres, 1745-1746, 2 vol. Ce supplément au Trésor de la langue grecque de Henri Estienne est trèsrare en France. Malgré quelques imperfections qu'y signalent les auteurs des Acta eruditor. Lipsiens. , cet ouvrage annonce une connaissance profonde de la langue grecque et mérite l'estime qu'en font les savants. Toutefois on a critiqué le luxe typographique, inutile dans un livre destiné aux érudits et aux élèves des universités
  • Daniel SENNERT( 1575 - 1637) : médecin , était fils d'un cordonnier de Breslau , où il naquit le 25 novembre 1572. Après y avoir achevé ses humanités, il fit ses cours de philosophie à l'académie de Wittemberg, s'appliqua à l'étude de la médecine et visita les académies de Leipsick , Iéna et Francfort. Il reçut, en 1601 , le doctorat à Vittemberg, et l'année suivante, il fut pourvu d'une chaire de médecine dans la même académie , où il introduisit l'enseignement de la chimie, innovation qui ne manqua pas de rencontrer des opposants. Le talent qu'il déployait dans ses leçons et les succès qu'il obtenait dans la pratique ne tardèrent pas d'étendre sa réputation. On voyait accourir près de lui des malades même des provinces les plus éloignées ; mais , ce qui ne se voit plus , loin de chercher à s'enrichir , il se contentait des honoraires qu'on lui offrait, et souvent il rendait ce qu'on lui avait donné. Dans les maladies épidémiques qui désolèrent jusqu'à sept fois Wittemberg pendant qu'il y professait, nonseulement il ne s'éloigna pas de cette ville, comme la plupart de ses confrères, mais il redoubla de zèle pour pouvoir donner ses soins à un plus grand nombre de malades. Ayant eu le bonheur, en 1628, de guérir l'électeur de Saxe d'une maladie grave, ce prince le nomma son médecin, en lui permettant toutefois de résider à Wittemberg. Sennert mourut en cette ville le 21 juillet 1637. Marié trois fois, il n'avait eu d'enfants que de sa première femme. L'un d'eux s'est distingué dans les lettres. Le goût de Sennert pour la chimie, réputée alors une vaine science, et la liberté qu'il prit de contredire ouvertement Aristote lui firent une foule d'ennemis. Sentant la faiblesse du système des scolastiques sur l'âme , il lui fut facile d'en démontrer la fausseté ; mais, ayant soutenu l'immatérialité de l'àme des bêtes, il souleva contre lui de nouveaux adversaires, entre autres Jean Freytag et le P. Honoré Fabri, qui l'accu- • sèrent de blasphème et d'impiété. Sennert protesta qu'il n'avait jamais prétendu que l'àme des bêtes fût immortelle; ruais c'était une conséquence rigoureuse de son principe . Poursuivi comme novateur par ses confrères, il eut le tort d'attaquer à son tour avec trop de vivacité Magati qui venait d'améliorer le traitement des plaies . Ses ouvrages, dont on trouvera le 4e livre des Rois. , 19, 37. détail dans les Mémoires de Niceron, t. Ft, et dans le Dictionnaire d'Eloy, ont été recueillis en 3 volumes , partagés en cinq ou six tomes. La meilleure édition est celle de Lvon, 1650 ou 1666. Haller regardait les ouvragès de Sennert comme une bibliothèque complète dont un médecin ne saurait se passer, et suivant Eloy, ils contiennent plus de vraie médecine que beaucoup de livres modernes fort vantés. Portal n'en porte pas un jugement aussi avantageux : « On « doit, ditil, plutôt regarder Sennert comme un « compilateur judicieux et érudit que comme un « auteur original ; il a trèspeu donné du sien, « encore ce qui lui appartient n'est pas digne « d'être rapporté. Il était convaincu que les sor-« tiers ou les magiciens peuvent à leur gré donner « ou ôter des maladies. Il a grossi ses ouvrages « de formules et de notes inutiles, entre autres « pour se faire croître la barbe, qu'il regar- « dais comme l'un des plus beaux attributs de « l'homme
  • Daniel SHARPE( 1806) : éminent géologiste anglais, naquit à Londres en 1806 ; sa mère, qui mourut quelques semaines après sa naissance, t'gait soeur du célèbre poète Rogers ; il montra fort jeune du goût pour l'étude des sciences naturelles ; niais il ne s'en occupa d'abord que par moments, car il était dans le commerce, et la vente des lins de Portugal constituait la principale branche de ses affaires. En 1829, il fut admis dans la société géologique, et il débuta par un mémoire sur une espèce d'ichthyosaurus, qu'il nomma grandies et qu'il croyait nouvelle ; mais Conybaere déjà décrite sous le nom d'ichthyosaurus tennirostris. Des voyages qu'il lit en Portugal le conduisirent à étudier les terrains qui entourent Lisbonne et Oporto ; il publia quatre mémoires à cet égard dans le recueil de la société géologique ; le premier n'est qu'un essai ; mais les autres renferment des observations judicieuses, des descriptions exactes ; les effets du grand tremblement de terre de 1755 y sont discutés ; les portions de la ville construites sur les lits tertiaires et mous furent renversées, tandis que celles qui reposaient sur des terrains solides n'eurent point de mal. De 181'2 à 18,14, il fit paraître quatre mémoires sur les roches siluriennes du pas de Galles et du nord de l'Angleterre ; il y joignit une carte géologique du territoire gallois. En 18'17, il donna une analyse étendue des fossiles siluriens de l'Amérique du Nord rassemblés par sir Charles Lyell, et il les compara à ceux de la GrandeBretagne. D'autres travaux sur la géologie de l'Ecosse, sur le mont Blanc et sur divers autres points de sa science de prédilection, attestèrent le zèle et les connaissances de Sharpe; s'occupant aussi de paléontologie, il écrivit des notices sur le genre Trematis ; sur les Tylostoma, nouveau genre de Gasteropodes trouvés dans les lits crétacés du Portugal ; sur le genre Nérinée. 11 inséra dans les belles publications de la société paléontographiquo un travail sur les restes fossiles des mollusques trourés dans la formation crétacée ( le l'Angleterre. L'histoire naturelle, dans ses diverses branches, lui était familière, et la philologie ne demeura pas exclue de ses études ; d'anciennes inscriptions rapportées de l'Asie Mineure par di- vers voyageurs, et dont le déchiffrement était hérissé de difficultés, furent un problème qu'il s'efforça de résoudre. En 1850, il avait été admis dans la société royale ; il était membre des sociétés zoologique et linnéenne. En 1853, la société géologique le choisit pour son trésorier, et elle le nomma son président en 1856; il n'occupa que pendant trois mois ce poste honorable; le 20 mai, il fit une chute de cheval, se brisa la tète, et mourut le 31 du même mois
  • Daniel SOLANDER( 1730 - 1787) : naturaliste, né en 1730 dans la province de Nordlattd , en Suède, où son père était pasteur , fit ses études à Upsal , et exécuta, aussitôt après , un voyage, par la Laponie, à Archange', et de là à SaintPétersbourg. Revenu dans sa patrie, il obtint de son père la permission de voyager en Angleterre, avec la recommandation de Linné. S'étant trouvé à bord d'un vaisseau de guerre, où il allait voir un de ses amis, ce vaisseau reçut tout à coup l'ordre de faire voile pour les îles Canaries, afin de s'y emparer de quelques prises. On sait qu'en pareil cas ces ordres sont exécutés immédiatement, et que les vaisseaux auxquels on les transmet ne peuvent différer un seul instant de les suivre. Ce fut ainsi que Solander fit un voyage fort long. Ii eut même une part de matelot dans le partage des prises que le vaisseau fit dans sa tournée ; mais il employa encore plus utilement son temps , en formant des collections d'histoire naturelle, et en donnant des leçons de cette science à des jeunes gens de distinction. A son retour en Angleterre, il fut nommé suppléant au musée britannique, puis admis à la société royale de Londres. En 1768, sir Joseph Banks lui proposa d'accompagner avec lui le célèbre Cook dans son voyage autour du monde. 11 lui assura, pour cela, la jouissance d'une rente viagère de quatre cents livres sterling, et obtint que sa place au musée britannique lui serait conservée pendant son absence. .Solander revint au bout de trois ans . 11 obtint bientôt l'emploi de sousbibliothécaire au musée, et s'occupa de mettre en ordre la .collection de plantés' de son ami Banks, en même temps qu'il faisait la description des plan tes nouvellement découvertes. Dans sa première navigation il avait touché au cap de BonneEspérançe: il communiqua les plantes qu'il y avait recueillies à*sôn maître Linné. Dans le nombre celuici en trouva une qui présentait des caractères singuliers; ne croyant pas avoir une meilleure occasion pour récompenser le zèle de son disciple, il donna le nom de solandra au genre qu'il en forma. C'était en 1769 ; mais en 1781, Linné fils ayant reçu de Thunberg de nouveaux documents sur.cette plante, il la reconnut comme faisant partie du genre hydrocotyle; ainsi le nom de solandra ne fut plus que spécifique mais Murray, fâché de voir que son ami particulier fût privé de l'honneur qu'on lui avait fait, transporta son nom au nouveau genre qu'il forma d'une plante annuelle malvacée, dont les graines avaient été envoyées de Bourbon , sa patrie, au jardin du roi, par Commerson, et de là étaient parvenues à celui de Goettingue. C'était en 1784; mais en 1785, l'héritier, la soumettant à un nouvel examen, la reporta au genre Hibiscus; et le nom de So/ andra se trouve une seconde fois sans destination , lorsqu'enfin Swarts l'appliqua à une belle plante de la Jamaïque, qui jusquelà avait été confondue avec les Datura. C'est donc elle qui définitivement a été consacrée à la mémoire de Solander, en 1787. Ce naturaliste mourut le 13 mai 1781. On a de lui Description des pt, trilications trouvées dans la province de Hampshire, et données au musée britannique, par Gustave Brander, avec des. gravures
  • Daniel STEIBELT( 1755) : musicien et pianiste distingué, naquit en 1755, à Berlin ; son père était facteur d'instruments de musique. Il eut l'occasion d'attirer sur lui les regards du roi de Prusse Guillaume III, qui lui fit faire des études sérieuses. Après avoir parcouru l'Allemagne, il vint à Paris, en 1790, et malgré l'extrême gra- vité des événements qui ne permettaient guère de s'occuper des beauxarts, il fit sensation parmi les amateurs de musique. En 1793, il fit jouer l'opéra de Roméo et Juliette; un succès brillant et durable s'attacha à cette production. Steibelt devint le professeur de piano à la mode; il eut pour élèves les jeunes personnes les plus dist de l'époque, entre autres mademoiselle de Beauharnais, qui depuis fut la reine Hortense. Fantasque, bizarre dans ses allures et peu réglé dans sa conduite, Steibelt quitta Paris, parcourut l'Allemagne, résida quelque temps à Londres, où il fit jouer la Création d'Haydn, et après avoir erré de côté et d'autre, il se transporta à StPétersbourg. L'empereur Alexandre l'accueillit fort bien, le nomma maitre de sa chapelle et lui confia la direction de l'OpéraFrançais. Steibelt fit représenter les opéras de Cendrillon et de Sar- gines ; il en préparait un autre, le Jugement de Midas, lorsqu'il mourut en 189..3, réduit à la détresse par suite de ses imprudences et de son défaut d'ordre. Comme pianiste , il fut à la tète d'une école qui s'attachait pardessus tout au (11 Cette bienheureuse Agnès naquit, en 1274, à Montepulciano en Toscane, et elle y mourut le 20 avril 1317. Elle n'a été cano- nisée qu'en 1727. brillant , aux effets pittoresques; son exécution était rapide et animée. Ses productions offrent de véritables mérites, mêlés à de graves défauts, et la vogue dont il jouit est aujourd'hui disparue. Il a laissé un grain] nombre de recueils de sonates, de rondeaux, etc., pour le piano; M. Fétis, dans sa Biographie des musiciens, en signale 1111P trentaine: niais il serait superflu de reproduire ici cette énumération
  • Daniel STUART( 1766 - 1847) : publiciste écossais. naquit à Edimbourg le 16 novembre 1766. Il appartenait à une famille dévouée aux princes infortunés dont elle portait le nom. Ses aïeux figurèrent même, en 1715 et en 1745, dans les tentatives mémorables faites alors en vue d'une restauration. En 1795, Daniel entra dans la carrière du publiciste, en écrivant d'abord dans le MorningPost , puis en acquérant et éditant ce journal dont il fit aussitôt le succès par ses relations, par la connaissance qu'il avait du caractère des personnages politiques, enfin par sa propre rédaction ferme, vive et spirituelle. Entre ses mains réussit également un autre journal, le Courrier , auquel il sut attacher les plumes considérables de l'Angleterre , « en les payant « bien dit son biographe. Dans le nombre de ces rédacteurs figuraient Mackintosh, Coleridge, enfin Wordsworth et Southey. C'est en 1803 qu'il prit la direction du Courrier. Jusqu'alors il avait, mené de front les deux journaux ; mais, en 1803, il vendit le Morning- Post. Puis il prit part à la publication du Morning- Chronicle. Il s'agis- sait à ce moment de soutenir la lutte contre la France. et Daniel Stuart., aidé des personnages politiques les plus influents, remplit avec une remarquable vigueur ce devoir civique. Le ministère Addington , opposé alors à Bonaparte, eut en lui un organe dont rien ne lassait l'activité. Dans le Courrier, il prêta son appui à Pitt, et ce journal, considéré comme l'organe du gouvernement, eut une grande influence sur l'esprit public. Cette prospérité des journaux qu'il diri- ' geait contribua à la sienne. et en 1816, il résolut de se reposer des fatigues de la polémique et de la publicité. Retiré à WykhamPark dans l'Oxfordshire, il se contenta désormais de remplir d'honorables fonctions locales ou municipales, celles de haut shérif entre autres. Ce publiciste, qui avait joué un rôle assez important dans les affaires de son pays, mourut en 1847
  • Daniel TAUVRI( 1669 - 1701) : habile anatomiste, naquit, en 1669, à Lavai, patrie du célèbre Ambroise Paré . Son père, médecin de l'hôpital de cette ville, fut son premier maître, et il lui lit faire des progrès si rapides dans les lettres et la philosophie, qu'avant l'âge de dix ans, il soutint des thèses de logique. Il lui enseigna ensuite les premiers éléments de l'art de guérir, en le conduisant au lit des malades. Envoyé de bonne heure à Paris, il y suivit les leçons de Duverney, et à quinze ans, il reçut le doctorat de l'université d'Angers. Il revint à Paris où il se fit bientôt connaître par deux Traités, l'un d'anatomie et l'autre de matière médicale. Les règlements concernant l'exercice de la médecine l'obligèrent de se faire agréger à la faculté de Paris, où il fut reçu docteurrégent , en 1697. Fontenelle ayant eu l'occasion d'apprécier le mérite de Tauvri, le fit admettre, comme son élève, à l'académie des sciences. A l'époque de l'organisation définitive de cette compagnie , il y entra comme associé. S'étant engagé contre Méry , dans la dispute sur la circulation du sang dans le foetus, il s'échauffa tellement par un travail opiniâtre, qu'il tomba malade et mourut de plithisie, au mois de février 1701, âgé de 31 ans et demi. Suivant Fontenelle, qui prononça son Eloge à l'académie, il avait l'esprit extrêmement vif et pénétrant; il joignait à la connaissance de l'anatomie le talent de conjecturer heureusement. On a de lui : 10.. Nouvelle anatomie raisonnée, ou les usages de la structure du corps de l'homme et des autres animaux , suivant les lois des mé,chaniques , Paris, 1699 ; avec des corrections et des additions, 1693, 1698 et 1720 ; traduit en latin, Ulm, 1694, in.-8°. Cet ouvrage, oublié depuis longtemps, ainsi que les autres productions de Tauvri, est accompagné de vingt et une planches copiées pour la plupart; 2. Traité des médicaments et de la manière de s'en servir, ibid., 1690, 1699, 1711 30 Nouvelle génération des maladies aiguës , et de de toutes celles qui dépendent de la fermentation des liqueurs, ibid., 1698 1706, 1720 4. Traité de la génération et de la nourriture du foetus, ibid., 1700
  • Daniel TILENUS( 1563) : ministre calviniste, né le 4 février 1563, à Goldberg, en Silésie, fit ses études en Allemagne et se rendit aussitôt après à Sedan, où le duc de Bouillon, qui venait de fonder un collége, le nomma professeur de théologie. Tilenus se montra d'abord partisan de la doctrine d'Arminius ; mais la lecture lieslecritS de Corvinus lui fit ensuite adopter, celle eteS remontrants. fi eut des discussions.it,rès4vives avec le .ministre du Moulin ; .et. l'un et l'autre s'accusèrent d'erreur sur le naystere de l'union hypostatique. Cette affaire,.quilitbeaucoup de bruit, obligea Tilenus de quitter Sedan peur tenir à Paris, où il eut des discussibnsavec l'évèque d'Évreux, J. Davy du Perron, qui furent imprimées sous le titre de Cosefénences sur les traditions apostoliques, . Paris,. 1597. Défense de la suffisance et perfection de tEcriture sainte confit I les. ( ravinations du sieur du Perron, ta Robltelle; 1598: Tilenus se rendit ensuite! ii.Orlénne, où .eut on-1 core à soutenir des disputes théologiquee avec, G. Cameron , professeur 'de ,Saumur: 'Pet! de temps après, il adressa auk Ecossaisun discours dans lequel il avança que l'on avaitfait un,chan‘ gement trop considérable' dans >la! religion des presbytériens. Ce discours fut 'présenté. au roi' d'Angleterre, qui l'approuva, le fit imprimer et écrivit à l'auteur de venir dans son royaume, où il lui fit des propositions qui le décidèrent-à' s'y fixer ; mais étant revenu en Francepeur yare ranger ses affaires, Tilenus fut accuse,, pendant ce temps, à Londres, d'hérésie, et Voyant appris:. il ne pensa plus à y retourner. Ilpublia',.enteitt: un traité De la. rause et de l'origénedu, nterl.- Usoral, 1 en faveur de quelquesuns..de !sesamis-, (lin. étaient scandalisés de ce qu'il n'asaistait pas auxassemblées des calvinistes .à Charehtnnl'betynedit d'Alais ayant alors approuvé leedécisiens deluil de Dordrecht, Tilenus blâma cette deeisloteJ se rapprocha des arminiens, que la cour de France semblait protéger. C'était un 'homme de talent et d'une assez grande éloquence pour ce tempee mais trop ardent à disputer et défendant L'avez! une sorte d'acharnement la secte qu'il avait adoptée. Il mourut à Paris te 11° aoùtilfin. On aenL core de lui un grand noinbre.d'éerits , entre autres : 1° Traité de la cause et de l'origine du péché, oit sont examinées les opinions des philosophes païens, des juifs, des autres hérétiques, des libertins, Luther, Calvin, et autres qui ont traité cette matière, Paris, 1621 ; 2° Réponse à un ouvrage qui fit grand bruit dans le temps, sous le titre de Discours des vraies raisons pour lesquelles les réformés de France peuvent et doivent en bonne conscience résister par armes à la persécution ouverte qu'on leur fait. La réponse de Tilenus est de 1629.. 3° Observations sur le concile de Laodicée. On trouve dans la préface de ce dernier écrit différentes circonstances sur la vie de l'auteur
  • Daniel TURNER : médecin et chirurgien anglais, de la société royale de Londres, a publié P Traité des maladies de la peau , Londres, 4° édit., 1731 trad. en francals par Boyer de Pébrandier, Paris, 1743, 2 ;oie ; 2° Des Maladies honteuses , Londres, 1729, 3. édit.; 5° édit.. 1730, 2 vol. 4° Opus- cule medica et medico- philologica. Francfort, 1766 — TURNER Dawson), botaniste anglais, a publié, au commencement de ce siècle, sur la mousse, ses genres et ses espèces , un ouvrage savant sous ce titre : : Vasto/ 00e ilibernirte atetore DWP8Oli Turner, A . M. soc. reg. ont. et Linn. Lond. int!). oc. flot. cor. phys. Goett. necton lit. nov. cast. sono., Yarmouth et Londres , 1804 avec 16 planches, qui sont, ainsi que l'impression de l'ouvrage, exécutées avec le plus grand soin. L'auteur garda tous les exemplaires pour en faire présent. Dans sa préface. il expnse les découvertes que Dillen, Linné, Haller , Necker, Schmidel , Hudson, Iledwige et quelques autres botanistes avaient faites sur ces petites plantes que nous appelons mousses. (i Hed- « wige, ditil, a le premier soulevé le voile sous « lequel la nature cherche à cacher à nos yeux « cette portion si méprisée du règne végétal. En « observant avec une constance si attentive la · structure délicate des mousses , il a découvert « leurs différences seluelles. Sur cela il a pu « établir un nouveau système, assigner d'autres ‹, genres et leur donner de nouveaux noms, qui, « reçus depuis plusieurs années chez les peuples « voisins, ne sont presque point connus en An-« gleterre. » L'auteur, qui avait parcouru l'Irlande, assure qu'il y a renrontré toutes les espèces de mousses, dont les unes crdissent sur les rochers, les autres dans les lieux bas et fartgens. Il les distribue en vingtdeux genres, dont chacun a ses espèces et ses différences. Sa grande division place ainsi les mousses en trois classes, d'après la forme des capsules 1° Capsula ore millo; ".° Capsule ore nudo; 3° Capsubr ore aucto pensionna. Cet auteur est mort en 1818
  • Daniel VAN HEEL : peintre belge, souvent cité , n'est guère connu que par ses oeuvres et ne présente que peu de traits au biographe, qui, toutefois, peut induire de là que sa vie fut peu accidentée, et qu'il la passa paisiblement ou dans ses foyers ou près de là , sans opulence éclatante, mais loin aussi de la détresse et des privations ou déceptions amères. Son caractère parait avoir été des plus calmes. Tout ce que l'on sait de lui, c'est qu'il vit le jour à Bruxelles, en 1607, et que lorsque, cessant de peindre sous un maître, il se mit à voler de ses propres ailes, provisoirement il se livra au paysage, et que même il obtint dans cette voie des succès qui pouvaient le séduire en lui présentant !a perspective d'un heureux avenir; mais que, se fiant peu au prisme sous lequel les artistes voient trop fréquemment les faits les plus graves de la vie quotidienne, il dressa, pour s'éclairer sur ce qu'il convenait le mieux de faire, en quelque sorte la statistique de l'art en Belgique et dans les zones circonvoisines , et qu'à la suite de cette vue du présent il crut bon d'adopter une spécialité s rare du moins ce fut celle des incendies. Il se fit bientôt un public d'admirateurs enthousiastes et passionnés , par les qualités qu'il déploya dans le genre dont on peut le regarder comme le créateur; nonseulement sa touche est vive et légère, il gradue merveilleusement sa lumière, il verse à l'infini et avec imagination les détails, il dispose ses plans de composition avec autant de goût que de clarté. Aussi la vérité poignante des scènes, la magie des couleurs, fontelles sur quiconque contemple ses tableaux une impression profonde; on dirait que sa toile flamboie, que les langues de feu pointent dans l'atmosphère, que les édifices vont crouler; il nç manque que le craquement et la chaleur. On vante, parmi ses plus beaux ouvrages, l'embrasement de Sodome et l'incendie de Troie
  • Daniel VEYSIE : théologien et grammairien de quelque renom , natif du comté de Devon, suivit les cours de haut enseignement à l'université d'Oxford, prit ses grades de maitre èsarts et de docteur, en 1783 , et finit par obtenir le rectorat de Plymtrée, ce qui lui fut d'abord agréable, parce que c'était à peu près son pays. Mais la rigueur avec laquelle il percevait la dime lui suscita de graves difficultés dans la paroisse, qui lui fit un procès. Il fut fort long, il y eut appel et réappel, des années s'écoulèrent avant qu'enfin la chambre des lords y mit un terme par son arrêt. C'est le recteur qui l'emporta. L'animosité des contendants avait attiré sur l'affaire certaine attention, et par suite avait valu certaine notoriété à Veysie, qui d'ailleurs maniait la parole et surtout la plume avec facilité. On a de lui des sermons, des ouvrages de controverse et un autre livre encore. Les sermons ont pour titre : 1. La doctrine de St- Jcan et /a fo i des premiers chrétiens , Oxford , 1791 2. la Doctrine de l'expia- tion , Oxford, 1791 Les ouvrages de controverse sont au nombre de trois : 1° Examen de l'hypothèse Marsh sur les trois premiers Eran- giles canoniques, 1808 (On voit assez que le traité doit ètre mis à côté du premier sermon ; 2° Préserratifcontre le socinianisme, f 809, 30 Défense du Préserratif contre l'unitarisme en réponse à L. Carpenter, prédicateur de cette secte à Exeter, 1810 lill dehors de ces travaux, tous essentiellement afférents à son ministère sacré, on doit aussi à Veysie une Dissertation grammaticale sur l'article- prépositif grec , I 819 qui décèle une connaissance assez profonde de la langue de Thucydide
  • Daniel WAKEFIELD( 1776 - 1846) : légiste anglais, naquit en 1776. 11 était fils d'un négociant, et sa mère, Priscilla Wakefield, publia des oeuvres estimables, parmi lesquelles un projet de banque de crédit pour les pauvres. Daniel fit de solides études et de bonne heure il manifesta son goût pour les questions d'économie politique et sociale. En 1797 parut son premier ouvrage, intitulé Observations sur les finances, que suivirent ses lettres à Thomas Payne sur la Décadence du système financier de l'Angleterre. En 1798, Wakefield fit paraître un Essai sur les dettes du royaume. Il publia ensuite successivement des écrits sur d'autres questions, alors à l'ordre du jour : des Observations sur la loi des pauvres , ce sujet tant et si diversement débattu, et des Lettres signées un Landlord, adressées au Morning Chronicle et au Chelmsford Chronicle. En 1803 partirent ses Considérations adressées au peuple anglais, à propos de la menace d'invasion des Français, et en 1805 ses Pensées sur la question proposée par . 11. Alaraulay à la société pour la suppression des vices ; une grande entreprise, comme on voir,. C'est alors qu'on of - frit à Wakefield d'entrer au parlement ; niais ne se sentant pas trop de dispositions pour l'art oratoire, il déclina cette offre et accompagna en Irlande le lord lieutenant en qualité de secrétaire. En 1807, il débuta au barreau, à LincolusInn, et bientôt s'y fit remarquer par une rare assiduité et surtout par une si profonde connaissance des lois, que les juges ne manquaient point de le consulter dans les cas difficiles; et il leur arrivait souvent d'aborder Wakefield en lui disant « Au- « riezvous quelque bonne solution à nous don- « ner ? r En 1833, il fut appelé au conseil de la royauté. Wakefield mourut le 19 juillet 1846.— WAKEFIELD , frère du précédent, né eu 1768, mort le 18 ruai 1854, est auteur d'un ouvrage plein de recherches , destiné à éclairer la question de l'Irlande et intitulé Compte rendu de l4 situation politique et statistique de l'Irlande, Londres, 1812, 2 vol.
  • Daniel WATERLAND( 1683) : théologien anglais , naquit le 14 février 1683, dans le Lincolnshire ; il était fils d'un ministre anglican, et après avoir fait ses études à Cambridge, il fut nommé, en 17I3, recteur d'Ellingham , bénéfice qui était à la disposition du comte de Suffolk. Ce fut alors qu'il fit paraître ses Avis à un jeune étudiant, accompagnés d'une méthode pour suivre pendant quatre ans un cours d'étude; ce livre eut un succès qu'attestèrent plusieurs éditions. En 1717, Waterland fut nommé l'un des chapelains de George le', roi assez peu dévot et plus souvent en Hanovre qu'en Angleterre; cette charge dut être à peu près une sinécure. Il se mêla aux con- Foverses religieuses de l'époque; il publia une efutation des Observations du docteur Whitby sur a défense du symbole de Nicée par l'évêque Bull ; Whitby répondit; Waterland répliqua. En 1719, il reprit et développa ce travail dans sa Défense de la di,: inité de Jésus- Christ, et en 1723, il combattit les critiques que Clarke et que les nouveaux ariens dirigeaient contre ce livre. En 1720, à la demande de l'évêque de Londres, il prèéha et publia huit sermons sur la même question ; l'année suivante, il fut placé à la tète de la paroisse de StAugustin, dans la Cité; il y resta peu, ayant été en 1724 élevé à la dignité de chancelier de la cathédrale d'York. En 1727, il devint chanoine de Windsor ; en 1730, archidiacre de Middlesex. Infatigable dans sa polémique, il avait publié en 1721 l'Histoire critique du symbole d'Athanase ; indépendamment de ses adversaires ariens, il eut des querelles avec des libres penseurs , tels que Tindal et Middleton , avec des anglicans qui ne partageaient pas ses doctrines au sujet de la Trinité et de l'Eucharistie. Il serait superflu de donner ici la liste des écrits qu'il publia à cet égard. Waterland mourut le 23 décembre 1740. Deux ans après sa mort, un de ses amis fit paraître deux volumes de ses Sermons, l'un sur la justification, l'autre sur la communion des enfants; une édition de ses oeuvres complètes a été mise au jour à Oxford en 1823, en 11 volumes elle est précédée d'une notice biographique détaillée sortie de la plume d'un prélat anglican, l'évêque Van Mildert
  • Daniel WEBSTER( 1782) : homme d'Etat américain, naquit le 18 janvier 1782. à Salisbury, dans le NewHampshire. Son père , Ebenezer Webster, descendait en ligne droite d'un Ecossais qui , en 1636, était venu s'établir dans cette contrée. Pendant la guerre de sept ans , qui de l'Europe étendit ses ravages dans le nouveau monde. Ebenezer servit contre les Français et contre les Indiens. Parti comme simple soldat, il s'était, grâce à sa valeur et à sa bonne conduite, élevé au rang de capitaine lorsque la paix fut conclue. En 1763, il reçut une concession de terre dans une portion reculée du NewHampshire, véritable désert où pas un Européen ne s'était encore établi. Ce fut là qu'il construisit une cabane, qu'il agrandit et améliora graduellement, et ce fut dans cette solitude que Daniel Webster vit le jour ; il y passa son enfance, ayant trèspeu de ressources pour s'instruire. tout occupé l'été des travaux agricoles et l'hiver forcé d'aller à travers les neiges chercher une école dont il était fort éloigné. Son goût pour l'étude, ses brillantes dispositions se manifestaient déjà avec éclat. En 1796, il entra à l'école supérieure ou académie d'Exeter, et après quelques mois de séjour, il devint l'élève d'un ministre presbytérien , établi dans la petite ville de Boscawen; enfin, au mois d'août 1797, il fut placé au collège de Dardemouth. Il y resta quatre ans, et il revint ensuite à Sali.bury ; là il entra dans l'étude d'un homme de loi attorney), afin d'acquérir une connaissance pratique de la jurisprudence; niais, peu de temps après, obéissant à un noble sentiment, celui de se créer des ressources afin d'aider son frère Ezéchiel à se procurer l'éducation du collège, il accepta la charge de directeur de l'école de Jryeburg, dans l'Etat du Maine. Il consacrait la XLIV. journée aux travaux que lui imposait cet emploi. et il passait les nuits à copier des actes de procédure ou des papiers pour l'administration du comté, se créant ainsi , par un labeur assidu , de maigres, mais honorables revenus. Au mois de septembre 180t, il rentra dans le bureau du praticien qui l'avait déjà employé, et désormais bien au fait de toutes les manœuvres de la procédure, if put, dellX ans plus tard. se rendre à Boston, où il travailla chez M. Gore, Jurisconsulte éminent, qui devint plus tard gouverneur de l'Etat de Massachussets ; il s'appliqua avec autant de zèle que d'intelligence à l'étude du droit. Il se destinait au barreau, et d'après l'avis de M. Gore, il repoussa l'offre qui lui fut faite, au commencement de 1805, de la place de greffier de la cour des plaids communs du comté d'Hibsborough , quoique des appointements considérables y fussent attachés. « Si vous êtes une fois employé dans un rang subalterne , vous ne vous élèverez jamais bien ,r haut, » lui dit son protecteur. Il commença à plaider en 1805, et alin de se rapprocher de son père , qui était devenu infirme et qui mourut en 1806 , il s'établit à Boscawen. Devenu bientôt attorney et conseiller à la cour supérieure du NewHampshire, il céda , au mois de septembre 1807, son cabinet à son frère Ezéchiel, et il se transporta à Portsmouth , la principale ville de l'Etat et le centre du commerce extérieur. Il passa neuf ans dans cette ville, où il obtint une clientèle nombreuse , mais peu lucrative. En 1808, il se maria, et il devint père de quatre enfants, deux fils et deux filles; niais un seul de ses enfants, Fletcher Webster, lui survécut et devint officier du port de Boston. En 1813, Webster entra pour la première fois dans l'arène politique le parti fédéral l'envoya au congrès comme représentant du NewHampshire. L'ora- teur du congrès fit entrer le nouveau venu dans le comité des affaires étrangères. Les questions à débattre étaient délicates; les Etats.- Unis étaient en guerre avec l'Angleterre à l'occasion du droit des navires neutres , et malgré l'infériorité des forces, les Américains avaient eu des succès brillants : trois frégates britanniques capturées coup sur coup montraient à l'Angleterre qu'elle n'était pas invincible et que sa domination sur les mers pouvait être disputée. Cc fut le 10 juin 1813 que Webster prit la parole pour la première fois; son discours, roulant sur les décrets de Napoléon datés de Berlin et de Milan, qui avaient été la cause des complications dont était sorti le conflit, fut remarqué. En 181%, il fut réélu ; mais, pendant quelque temps, il rie prit pas aux débats une part bien active ni bien tranchée, son temps était surtout consaeré à ses travaex comme ai °- rat; il y puisait les ressources nécessa'res à l'entretien de sa famille. En 1816, il quitta Portsmouth et se rendit à Bostort où les affaires 53 étaient plus nombreuses et plus importantes. En 1817, il s'éloigna du mouvement politique. Il était devenu assez riche pour acheter un do maine d'une étendue considérable à quelque dis tance de Boston ; c'est là qu'il passait tout le temps que lui laissait le barreau, occupé de tra vaux agricoles et cherchant des distractions dans la pèche à la ligne. amusement cher aux races britanniques. En 1822 , il accepta cependant l'offre que lui firent les habitants de Boston de le choisir pour leur représentant , et il assista à cinq sessions du congrès, ne se jetant point dans les querelles des partis, n'abordant que les ques- tions sérieuses et les traitant avec une hauteur de vues, une netteté d'appréciation qui le recom- mandèrent de plus en plus à l'estime des hom mes sérieux. En 1828, la législature du Massa - chusetts le fit entrer au sénat, et il continua de faire preuve des qualités qui le distinguaient. En 1836, le Massachussets le présenta comme candidat à la présidence ; mais ce vote resta isolé. En 1839, Webster fit le premier et le seul voyage qu'il ait accompli en Europe; il parcourut rapidement l'Ecosse, l'Angleterre et la France. Deux ans après, le général Harrison fut élu président , et il choisit Webster peur secrétaire d'État. Il y avait alors une question délicate engagée avec l'Angleterre : la possession du vaste territoire de l'Orégon donnait lieu à des débats chaleureux; de part et d'autre on invoquait des raisons plus ou moins plausibles pour revendiquer la propriété de Ces immenses déserts; l'amourpropre des deux nations était en jeu, et la presse enflammait les passions. Webster négocia avec lord Ashburton ; on fit des deux côtés preuve de sagesse et de dispositions conciliantes; on réussit à se mettre d'accord ; la question fut résolue d'une façon qui ne mécontenta ni NewYork ni Londres, et le traité qui trancha ces contestations, d'où l'or) avait cru un moment voir surgir une guerre formidable, fut ratifié le 20 août 1842. Au mois de mai 18!&3. Webster, fatigué et voyant sa santé affaiblie , donna sa démission et rentra dans la vie privée ; mais, deux ans après, cédant aux instances de ses concitoyens, il rentra au sénat. Selon lui , l'Union entrait dans une voie compromettante en s'étendant outre mesure sur de trop vastes espaces , en suivant une politique agressive à l'égard de ses voisins. Il combattit avec énergie l'annexion du Texas, et il s'opposa à la guerre avec le Mexique; mais l'esprit de conquête et d'agrandissement domina , et la voix de Webster ne fut pas écoutée. Sa popularité souffrit de la ligne de conduite qu'il avait adoptée; aussi, en 1818, lorsque le Massachussets le présenta derechef comme candidat à la présidence, cette proposition demeura encore sans appui. Le général Taylor fut élu; mais bientôt, enlevé par une mort prématurée, il eut pour successeur M. Fill- more, qui s'empressa de rappeler Webster dans le cabinet où il remplit les importantes fonctions de secretaire d'Etat jusqu'à la fin de carrière, niais durant deux années seulement; car il expira le 24 octobre 1852, sur sa terre de Marschlield, non loin de Boston. Il existe plusieurs biographies de cet homme d'Etat : elles ont été écrites par S.L. Knapp, NewYork. 1851, 12 par Ch. Lanman, Londres, 1853 par J. Banvard, Boston, 1853 et en allemand, par F.A. Nlaercker, Berlin, 1853, iii-8°
  • Daniel WHITBY( 1638 - 1726) : théologien de l'Eglise anglicane, aussi fameux par la versatilité de 5P% opinions que par son érudition et sa facilité à manier la controverse, naquit en 1638 à Rushilen, dans le comté de Northampton. Il fut admis en 1653 au collège de la Trinité. à Oxford, devint bachelier en 1657 et entra dans les ordres à l'àge de vingtcinq ans. Un ouvrage qu'il composa à cette époque commença à le faire connattre. Seth Wa rd, évêque de Salisbury, le nomma son chapelain, et en 1668 lui donna dans sa cathédrale la prébende d'Yatesbury , qu'au bout d'un mois il quitta pour celle d'HusbornTarrant et Burbach. Quatre ans après, il fut appelé aux fonctions de grand chantre de la même église, et enfin obtint la cure de StEdmond, dans la province de Salisbury. Son Conciliateur protestant excita contre lui un violent orage, et il eut le chagrin de le voir condamné même par l'université d'Oxford, qui le fit brûler par le maréchal universitaire. L'évêque de Salisbury fut tellement blessé de quelques passages de ce livre, qu'il exigea de l'auteur une rétractation. Ce désagrément passager n'empêcha point Whitby de se livrer à la composition de nouveaux ouvrages. P*Totalement étranger au monde, et ne connaissant que Son église et son cabinet, il lui arriva ce qui arrive souvent à ceux qui veulent trop ap- profondir une matière délicate. A force de l'envisager sous des formes diverses, ils finissent par découvrir le point faible, s'en exagèrent l'importance à euxmêmes, et arrivent ainsi les uns au scepticisme, les autres à une négation hardie des principes dont euxmêmes ont été les fauteurs et les propagateurs. Telle fut l'histoire de Whitby. Après avoir soutenu avec beaucoup de force la Trinité contre les ariens, il devint le champion de l'opinion dont il avait été l'antagoniste , et tomba dans les erreurs de l'arianisme et du socinianisme. Il trace luimème avec candeur dans une préface le tableau des progrès que le scepticisme faisait dans son esprit, et montre comment l'arianisme se substituait insensiblement à l'opinion qu'il avait professée d'abord. Whitby mourut le VI mars 1726, âgé de 88 ans. Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : 1° Les doc- trines romaines ne datent point de la naissance du christianisme, Londres, 1664, in4.; opuscule par lequel il débuta dans la carrière polémique, et dans lequel, à l'occasion d'un sermon prononcé devant le roi à Whitehall, en 1662, il cherche à prouver, contre S. C. , que la doctrine de l'Eglise catholique se compose d'additions faites à différentes époques à la simplicité de la foi évangélique, et toutes de fraiche date. 2° Traité de la certitude de la religion chrétienne en général et de la résurrection de Jésus- Christ en par- ticulier, Oxford, 1671 3° Discours sur l'i- dolâtrie de la cour de Rome, etc., Londres, 1674 Ce morceau, où comme dans tant d'autres on insiste sur le reproche banal d'idolâtrie si souvent adressé par les fanatiques réformateurs à l'Eglise catholique, est dirigé contre une réfutation anonyme d'un sermon de Stillingfleet. &° Absurdité et idolâtrie de l'adoration de l'hos- tie, etc., Londres, 1679 Le but de Whitby dans cet écrit est le même que dans le précédent; mais il entre plus avant dans son sujet et présente souvent des objections embarrassantes par I leur subtilité; il essaye aussi de répondre aux raisons que les catholiques tirent soit de Pari- ture , soit des Pères , pour justifier la légitimité évangélique du culte dont il s'agit. A la fin de l'ouvrage se trouve un appendice contre la transsubstantiation. 5° Discours sur les lois ecclé- siastiques et civiles rendues contre les hérétiques par les papes, les empereurs, les rois, les conciles géné- vaux et provinciaux approuvés par l'Eglise de Rome, etc., Londres, 1682 ; réimprimé, ibid., 1723; avec une introduction par Kennet. Cet ouvrage est anonyme, et de là l'erreur de Kennet, qui l'attribue à un docteur Maurice. Mais Whitby luimême eut soin d'en réclamer la propriété dans ses douze sermons, prononcés à l'église de Sarum. Il se compose de deux parties distinctes : dans l'une, il veut prouver que tout sujet protestant doit s'attendre aux persécutions sous un monarque catholique l'autre, consacrée à prouver la nullité des promesses et saufconduits, n'est que la paraphrase de ce vers Avezvous un serment dont Rome ne délie! 6° Le Conciliateur protestant..., par un homme qui souhaite ardemment la paix de l'Eglise et qui gé- mit sur ses divisions, Londres, 1683 Nous avons parlé des contrariétés auxquelles l'exposa la publication de cet ouvrage, de la censure de l'université oxonienne et de la rétractation à laquelle l'obligea son protecteur. Il vit en même temps paraître jusqu'à cinq réfutations. entre autres celle de Womack , sous le titre de Suf- fragium protestantium, dans lequel nos souverains sont justifiés par rapport aux peines établies contre les non- conformistes, et les lois faites sur ce sujet sont defendues contre les railleries et les sophismes séditieux du Conciliateur protestant , Londres 1683 ; la brochure intitulée Trois lettres de remerciments au Conciliateur protestant, la première des anabaptistes, la seconde des assemblées de la Nouvelle- Angleterre , la troisième des quakers de Pensylvanie ; et enfin, la Dénonciation devant les jurés de la nation, Londres, 1683, in4°. L'auteur de ce pamphlet a fait suivre son ouvrage d'un Parallèle entre Whitby et Titus Oates , et semble invoquer contre le premier la sévérité d'un Jefferies et une amende de cent mille livres sterling, que sans doute Whitby n'aurait pu payer. Au surplus, le recteur de StEdmond de Salisbury, lié sans doute par sa position dépen- dante ou réduit au silence par l'influence de Ward , ne répondit point à ce torrent d'invectives et de sarcasmes , et publia quelque temps après une deuxième partie, que l'on pourrait regarder comme une contrepartie du Concilia- teur protestant. 7° Refutation de la pratique usitée dans l'Eglise romaine, et maintenue par le concile de Trente, de faire le service divin en langue la- tine , Londres , 1687 ; 8° la Faillibilité de l'Eglise romaine démontrée par les erreurs pal- pables du second concile de Nicée et du concile de Trente, qui affirment que la vénération et le culte des images viennent de la tradition primitive et apostolique, Londres, 1687 ; 9° Traité des traditions, ete., première partie, Londres, 1688 deuxième partie, Londres, 1689 C'est encore une attaque perpétuelle contre l'orthodoxie romaine. 100 Humbles considérations sur l'obligation de préter serment au roi Guillaume et à la reine Marie, Londres, 1689, in4.; I t Dis- cours sur la vérité et la certitude de la religion chrétienne, prouvée par les dons extraordinaires du St- Esprit, dont les apôtres et les premiers chrétiens ont été favorisés, Londres, 1691 ; 12. Ser- mons dirers, Londres, 1685 - 1691, On peut y joindre, outre plusieurs discours particu- liers 1. Serinons sur les attributs de Dieu, Londres, 1703, '2 vol. 2. Sermons sur divers sujets, Londres, 1720 13° Trartatus de vera Christi deitate adversus Arii et Sorini herreses, Londres, 1691, 4. ; 14* Paraphrase et com- mentaire sur le Nouveau Testament, Londres, 1710, vol. Cet ouvrage, regardé comme le meilleur de Whitby, est consulté journellement. On le joint ordinairement à ceux de Lowth et dé Patrick sur le même sujet, afin d'avoir un excellent commentaire de cette partie de la Bible. A la fin du second volume se trouvent une dissertation sur le millénarisme et une chronologie du Nouveau Testament. La même année, Whitby fit parattre à Londres une espèce de supplément intitulé Nouvelles notes sur le Nouveau Testament arec sept discours, et Examen variantium lectionum Joannr's Millii in Novum Testanientum. 15. Discours, où il est traité : 1. du vrai sens et du sens biblique des mots élection et réprobation ; 2. de l'étendue de la rédemption de JésusChrist; 3. de la grâce, etc.; 4. de la liberté de la volonté dans l'état d'épreuve ; 5. de la persévérance et de la défectibilité des saints . Cette publication, capitale dans la vie de Whitby, est la première où il ait énoncé sa manière d'entendre le péché originel , et par conséquent proclamé des doutes formels sur un dogme fondamental du christianisme. Il s'expliqua bientôt plus ouvertement dans son Trartatus de imputatione ditina percati Adami posteris ejus universis in rectum, composé. à ce qu'il parait, une vingtaine d'années auparavant, et imprimé à Londres, 1714 16. Disseriatio de SS. Seripturarum interpretatione secundum Patrum rommentarios, etc., Londres, 1714 Suivant Niceron ,n Il semble que Whitby se soit proposé de tourner les Pères en ridicule, lorsqu'il a ramassé dans cet ouvrage plusieurs explications singulières qu'ils , ont données de certains passages de l'Ecrifi ture ; c'est-àdire tout ce qu'il y a de plus faible dans leurs écrits ». Mais comment peuton supposer un tel dessein à Uh homme grave, religieux, profond et qui ne parle jamais des Pères qu'avec respect I Le seul but de Whitby est évidemment de prouver que les Pères ne sont point infaillibles, et que l'autorité des sentences tirées de leurs écrits par les modernes n'est pas sans appel. 170 Disguisitiones modestœ in Bulli defensionem fillei Nicœanœ, Londres, 1718 L'auteur se montre ici non moins arien qu'Anus lui- même, et nie, contre l'opinion du savant Bull, que tous les Pères, avant le condie de Nicée, aient eu sur la Trinité les opinions maintenant avouées et enseignées par I Eglise Le docteur Waterland réfuta cet ouvrage, et M'hitby y fit deux réponses. l'une en 1720. l'autre en 1721. Londres
  • Daniel WRAY( 1701 - 1783) : savant anglais, né à Londres en 1701, fit ses études à la Chartreuse , puis au collége de la Reine de université de Cambridge et voyagea ensuite en Italie. Ses connaissances étendues et variées le firent admettre à la société royale, en 1729, et, deux ans après , dans celle des antiquaires. 11 fut membre de plusieurs autres sociétés savantes et conservateur du musée britannique. En i75. M. Yorke, qui fut depuis comte de Hardwicke, lui donna un emploi près de lui à l'Echiquier . Daniel Wray mourut le 29 décembre 1783. 11 fut un des auteurs des Lettres athéniennes, publiées par le comte de Hardwicke . Le premier volume de l'Archœologia contient des Notes sur les murailles de l'ancienne Rome, communiquées par lui, en 1756, et des Extraits de ses lettres écrites de Rome , relative- nient à la découverte d'une belle statue de Vénus, qui y fut déterrée en 1761. La bibliothèque de Wray fut donnée par sa veuve à la maison où il avait reçu sa première instruction. Hurdinge a publié, en 1816, un petit volume intitulé Anec- dotes biographiques relatives à Daniel Wray, Z.
  • Daniel WYTTENBACH( 1746) : savant philologue de l'école hollandaise du 18. siècle, naquit à Berne le 7 aoùt 1746, de parents iSSU.; un et l'autre de familles patriciennes. Son père, ayant le même prénom, professeur à l'académie de sa ville natale, théologien distingué par ses vertus et son savoir, marchait avec honneur sur les traces d'ancêtres de pieuse et docte mémoire, célèbres dans l'histoire de la réforination helvétique, dont le plus illustre, Thomas Wyttenbach, natif de Bienne, avait enseigné la théologie à Bâle au commencement du 16 siècle et compté au nombre de ses disciples Ulric Zwingle et Léon Judas. Son fils Daniel, destiné à la naème carrière, fréquenta l'école publique, et se fit d'abord moins remarquer par son application que par sa vivacité et par son goût pour les combats que se livrait la jeunesse bernoise, divisée en partis ennemis, jeux stratégiques, qui étaient quelquefois pour les parents une source d'inquiétude , par l'acharnement qu'y mettaient les combattants et les blessures auxquelles ces expéditions guerrières, parfois plus que simulées, exposaient les enfants les plus ardents. Le jeune Wyttenbach paraît s'y être signalé par son zèle et son dévouement à la petite troupe d'écoliers dont il était un des chefs les plus entreprenants. La différente manière dont il fut repris par ses parents, après un danger imminent qu'il avait couru dans l'intérêt de son parti, laissa une profonde impression dans son souvenir. La sévérité avec laquelle il fut traité à cette occasion par son père ne servit qu'à le révolter, tandis que les tendres et touchantes représentations de sa mère l'émurent jusqu'au fond de l'âme, et y firent germer des sentiments qui réprimèrent plus efficacement sa témérité que le châtiment rigoureux infligé par la main paternelle, sentiments dont il se plaisait à retracer l'origine et l'influence sur sa conduite. La méthode vicieuse de l'instruction élémentaire qu'il recevait au gymnase de Berne était corrigée par les entretiens de son père, qui, à la promenade et dans leurs courses alpestres, l'exerçait à la construction de courtes phrases latines. Wyttenbach aimait à se rappeler que les conseils exprimés en latin par son père, pour lui recommander la frugalité, l'application, le renoncement aux jouissances sensuelles, qui amollissent l'enfant pour faire de l'homme une proie plus facile de la corruption, le frappaient davantage et lui présentaient un plus grand caractère de vérité et d'utilité que lorsqu'ils étaient répétés en allemand. A l'âge de dix ans, Daniel Wyttenbach changea de séjour et d'instituteurs, son père ayant accepté la place de professeur à l'université de Marbourg , dans le landgraviat de HesseCassel. Là, comme à Berne, on ne se contenta pas de l'envoyer dans les écoles publiques; son père lui donna pour précepteur particulier Jacques Jaeger, jeune savant plein de mérite, dont Wyttenbach a toujours loué le zèle et les connaissances, mais qui, par une fausse méthode, retarda les progrès de son disciple. Au lieu d'exercer sa mémoire et de lui faire apprendre tout simplement par cœur les conjugaisons grecques, il se perdait en raisonnements analytiques pour expliquer à l'enfant la formation des temps du verbe, manie dont beaucoup d'instituteurs furent saisis dans le dernier siècle. Ils s'étaient imaginé que la saine philosophie leur prescrivait de cultiver surtout la raison de leurs élèves, et contrariaient ainsi la marche que la nature suit dans le développement des facultés de l'enfant, en attachant facilité et plaisir aux exercices qui occupent la mémoire et mettent en jeu l'imagination, tandis que les forces intellec- tuelles d'un ordre supérieur se refusent encore au travail qu'on veut leur imposer. Le père de ttenbach , homme plein de sens, vint à son secours et, le délivrant de cet enseignement prématurément rationnel, lui assura la pleine jouissance des fruits qu'il recueillait d'affieurs de la capacité de son instituteur et de son goût pour les écrivains de l'antiquité. A quatorze ans, il fut admis aux cours de l'université, nommément aux leçons de Coing sur la philosophie ; de Spangenberg, sur les mathématiques ; de Schrceder, sur les littératures grecque et hébraïque , et de Geiger, sur l'histoire et le style latin. Aucun de ces professeurs ne manquait d'instruction et de talent, mais Spangenberg surtout laissa dans le souvenir de Wyttenbach de profondes impressions de vénération et de gratitude. C'était un homme d'une piété douce et fervente, et qui, quoique mathématicien rigoureux, se laissait fréquemment entraîner à des digressions sur la sagesse du géomètre souverain qui a si merveilleusement assorti les nombres, poids et mesures aux besoins de ses créatures et à l'accomplissement de ses plans adorables. Wyttenbach aimait à se rappeler le sourire de joie intérieure qui brillait sur les lèvres de l'excellent professeur quand, après avoir achevé la démonstration d'une proposition remarquable par son importance et sa liaison avec un ordre supérieur d'idées, il se retournait du tableau vers ses auditeurs, comme tout resplendissant des rayons de la vérité divine, et conviant leurs jeunes cœurs au partage des sentiments délicieux qui inondaient son âme. Wyttenbach faisait des progrès proportionnés à son ardeur et à ses heureuses dispositions, lorsqu'un livre de piété , qu'il avait trouvé dans la bibliothèque de sa mère, et dont le titre avait piqué sa curiosité, vint interrompre le cours de ses études par le trouble inexprimable où il le jeta : c'était l'ouvrage de J. Bunyan , intitulé le Pèlerinage du chrétien vers une éternité bienheu- reuse. Comparant le tableau des dispositions que l'auteur exige du fidèle avec l'état de son âme, il se crut menacé de la damnation éternelle et tomba dans un découragement voisin du désespoir. Vainement ses parents, ses soeurs, ses amis, cherchaient à pénétrer les causes du changement qui s'était opéré dans toute sa personne et. de la taciturnité qui avait succédé chez lui à des habitudes trèscommunicatives. Pendant neuf mois il garda un silence obstiné. Enfin, sa mère réussit par de tendres sollicitations à lui arracher son secret ; etson père, aidé de son respectable collègue Spangenberg, qui avait toute la confiance du jeune homme , parvint à ramener le calme dans son esprit et à lui rendre la force de reprendre ses travaux avec son ancien zèle. Le biographe de Wyttenbach, N. lahne, nous a conservé la substance des conversations qui produisirent ce bon résultat ; mais bien qu'elles soient pleines de sens et de justes reproches, fondés sur le mystère qu'il avait fait à ses pa- rents et à ses maîtres de la lecture de 13uliyaii el des effets qu'elle avait eus sur son esprit, on est fâché de ne pas voir dans ces entretiens l'impres- sion qu'elle avait produite sur les sentiments du jeune homme appréciée avec plus de discernement, et la part faite , dans les intérêts d'un avenir sans bornes, à ce qu'elle contenait de sa- lutaire, comme à ce qu'elle pouvait entraîner de nuisible et d'exagéré. Allant au plus pressé, ils s'attachèrent uniquement à combattre les terreurs superstitieuses dont Wyttenbach avait été frappé, et à lui recommander une application redoublée à l'étude de la philosophie et des belleslettres, comme propre à guérir plus promptement les blessures que Ini avait faites une doctrine mal comprise. Il n'est pas douteux que la tournure que prit cet épisode dans le cours de ses travaux académiques n'ait contribué à le dégoûter de la théologie, à l'enseignement de laquelle son père eût désiré qu'il se consacrât. Par déférence pour ce voeu, il suivit pendant quelque temps les leçons des professeurs de cette faculté ; mais c'est à regret qu'il leur donnait les heures qu'il aurait préféré employer à la lecture des auteurs grecs. Ce goût devint si prédominant, et son éloignement pour la carrière à laquelle il était destiné s'accrut de jour en jour tellement, que son père , venant audevant de ses désirs, finit par l'encourager à se donner tout entier à. la branche de philologie qui s'était si puissam- ment emparée de lui. Cet acte de paternelle lui ouvrit sa véritable carrière , à l'âge de dixhuit ans. Il faut l'entendre luimême , retraçant, à une époque où ses travaux lui avaient acquis une renommée impérissable , le souvenir de ses premiers tâtonnements dans le genre de littérature où il s'est illustré J'avais, ditil , en s'adressant à la jeunesse batave, ,, accompagné d'un commentaire qui l'éleva, jeune encore, au rang des maîtres. Après avoir donné à l'étude de Plutarque, pendant quatre ans, tout le temps que ses fonctions académiques lui laissaient, et après avoir arrêté les points principaux sur lesquels devaient porter désormais ses recherches pour rendre sa récension digne d'un pareil écrivain, il résolut de visiter les principales bibliothèques de l'Europe et d'en examiner les manuscrits. Il commença par le voyage de Paris, où il fut accueilli avec distinction par les amis des lettres, et se lia étroitement avec Larcher, SainteCroix et Villoison. Dans plusieurs de ses écrits, il fait avec reconnaissance l'éloge des encouragements qu'il trouva dans la société des savants parisiens , et des soins aussi tendres qu'habiles qu'il reçut du docteur Lorry dans une maladie grave , soins qui le rendirent assez promptement à ses occupations et à ses amis d'Amsterdam , parmi lesquels il a célébré dans ses ouvrages, par des dédicaces ou les mentions les plus honorables, Jérôme de Bosch, éditeur de l'Anthologie de Grotius et auteur d'un poême latin de l'égalité des hommes, dédié à Wyttenbach, Pierre Fontein, Mathias Temminck et Constantin Cras. En 1779, les magistrats d'Amster. dam. pour conserver plus sûrement un professeur qui répandait tant de lustre suries établissements littéraires de cette ville, et que plusieurs princes d'Allemagne, ainsi que sa patrie, le canton de Berne , tàchaient d'attirer par des offres avantageuses, créèrent dans une institution florissante, appelée l'Illustre Athénée, une chaire de professeur de philosophie , dont il prit possession le 25 octobre 1779 par un discours modèle, comme tout ce qui est sorti de sa plume, d'une latinité élégante et pure : De philosophia, auctore Cice- rone , laudatarum artium omnium procreafrice et quasi parente. Les travaux auxquels il se livra pour satisfaire aux devoirs de cette place donnèrent naissance à plusieurs écrits , marqués au coin de la plus saine philosophie et d'une grande connaissance de ses vicissitudes. L'histoire de la science y marche constamment de front avec son exposition didactique.
  • Daniel ZWICKER( 1612 - 1678) : le chef de la secte des con- ciliateUrs ou tolérants, était né en 1612 à Dant- zig, d'une famille honorable. Avant achevé ses humanités, il fit un cours de médecine et reçut le grade de docteur. Moins occupé de la pratique de son art que de l'examen des opinions religieuses qui tenaient alors divisés tous les esprits, il embrassa d'abord le socinianisme ; mais étant venu demeurer en Hollande, il se rapprocha des arminiens ou remontrants . Séduit par les idées de paix et de conciliation qu'il remarqua dans leur doctrine, et touché de voir des chrétiens divisés entre eux pour des dogmes dont il n'appréciait pas toute l'importance, Zwicker pensa qu'il n'était pas impossible de les réunir, et travailla dès lors à réaliser ce projet. Dans ce but, il mit au jour un livre intitulé Irenicon Irenicorum, sert Reconcilia- loris christianoruna norma tripler : sana omnium hominum ratio, Scriptura sacra et traditiones, Amsterdam, 1658 Cet ouvrage, qui devait, d'après les idées de l'auteur, opérer un rapprochement entre toutes les cotnmunions chrétiennes , souleva contée lui les principaux théologiens protestants, entre autres Jean Amos Comenius et Iloornbeck. Il défendit son système et l'expliqua dans un second ou- vrage Irenicomastix rictus et constrictus, sen futatio duplex Comenii, Hoornbekii, et aliorum adrersariorum, per ipsum lrenici Irenicorum auc- torem, Amsterdam, 1661 Les adversaires de Zwicker, qui ne se regardaient pas comme vaincus, réfutèrent ses nouveaux arguments, et il leur répliqua dans un troisième volume, plus rare que les deux précédents, intitulé Irenico- mastix iterato vicias et constrictus , inzo obzitutes- cens . Ce volume, quoique imprimé en 1662, ne parut qu'en 1667; c'est la date qu'on lit sur le frontispice. Ces trois ouvrages de Zwicker forment le corps complet de la doctrine des conciliateurs ou tolérants. On en trouve la description détaillée' dans la Bibliographie de Debure, n° 747, théologie. Ils étaient autrefois recherchés, mais aujourd'hui ils sont complètement délaissés. L'expérience avait dû faire perdre à Zwicker l'espoir de rapprocher les hommes. Il fut pen- dant le reste de sa vie étranger à toutes les com- ' munions, et mourut à Amsterdam le 10 novembre 1678. « Si vous demandez, dit Osiander, « quel animal est Zwicker et quelle est sa reli- « gion, il vous répondra luimême qu'il n'est ni « luthérien, ni calviniste, ni chrétien grec , ni « catholique romain, ni remontrant. ni metnno- nite, etc.; mais que, quoiqu'il n'ait rien de « commun avec aucune secte, il n'en désire pas « moins avec ardeur qu'elles se réforment toutes « d'après la vérité divine dont. il se déclare l' « terprète. Ainsi que dans le règne de la nature « on regarde comme monstre tout ce qui s'éloigne « de l'ordre établi, de même dans le règne de la « grâce on doit regarder Zwicker comme un « monstre singulier, irrégulier et étonnant. » . Zwic- ker est auteur d'un trèsgrand nombre d'ouvrages ; il en a publié vingtneuf en latin, en allemand et en flamand, et il en a laissé vingt et un manuscrits. On en trouvera les titres, avec une courte notice sur l'auteur, dans la Biblioth. antitrinitariorum de Chr. Sand , p. 151 - 156. Ceux qui présentent le plus d'intérêt sont : P une traduction latine de l'ouvrage de Minos Celse, SOUS le titre d'Henoticum christianorum, Amsterdam, 1662 Il en avait donné l'abrégé en flamand . 2° Compelle intrare, sets De contradictione ecelesiis ostensa easque reforma- tura , 1666 3' Epistolœ ad Martin. fit: arum de fratribusmoraris, deque cum iis concordia et quid Wi deSiderent , dans la première centurie des 1, et- tres de Ruar, Amsterdam , 1677
  • Daniel AUTEUIL( 1950) : Comédien
  • Daniel BALAVOINE( 1952) : auteur, chanteur et compositeur français
  • Daniel BALDWIN : acteur, a notamment joué dans "Vampires"
  • Daniel BARENBOIM : Chef d'orchestre français
  • Daniel BILALIAN( 1947) : journaliste
  • Daniel BOUTON : homme d'affaire
  • Daniel BRAVO : footballeur
  • Daniel CECCALDI( 1926) : Comédien
  • Daniel COHN BENDIT( 1945) : politicien
  • Daniel DARC : chanteur
  • Daniel DAYLEWIS : acteur
  • Daniel DEFOE : Romancier "Robinson Crusoé"
  • Daniel DUCRUET : Homme d'affaires
  • Daniel DUVAL : acteur
  • Daniel FILIPACCHI : éditeur
  • Daniel GELIN( 1921) : Comédien
  • Daniel GUICHARD( 1948) : chanteur français "La tendresse", "Mon vieux"
  • Daniel HAMELIN : animateur
  • Daniel HECHTER( 1938) : Couturier
  • Daniel IVERNEL : acteur
  • Daniel LAVOIE( 1949) : auteur, chanteur et compositeur canadien
  • Daniel MESGUICH : acteur
  • Daniel MORELON : cycliste
  • Daniel PENNAC : Écrivain français : "Messieurs les enfants"
  • Daniel PREVOST : acteur, a notamment joué dans "Le diner de cons"
  • Daniel SANGOUMA : athlète
  • Daniel SORANO : Comédien
  • Daniel TOSCANDUPLANTIER : Producteur
  • Daniel VACEK : tennisman
  • Daniel VERNET : journaliste
  • Daniel VIGNE : réalisateur
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