Le prénom Constantin Masculin

Origine :

Fête :

21 Mai

Signification de Constantin

Constantin est un prénom masculin très prisé des empereurs, des familles respectables, des familles royales et des artistes. Il a devancé son équivalent Constant en ayant plus de succès que lui.
La force de leur caractère, leur franchise et leur imagination fertile constituent les plus évidents des traits de personnalité des Constantin. Ils se distinguent aussi par leur goût artistique, leur esprit communicatif et leur sens de l’analyse.
Plusieurs prénoms comptent parmi les variantes de Constantin dont Costa, Constantine, Constantino et Costantino.
On reconnaît de nombreuses personnalités célèbres ainsi prénommées comme Constantin Simonov (écrivain), Constantin Frosin (écrivain), Constantin Weyer (écrivain) et Constantin Andréou (peintre).

Personnalité de Constantin

Ce sont souvent des hommes robustes, intelligents, curieux et cultivés. Très séduisants et rassurants, ils inspirent une confiance qu'ils ne trahissent jamais. Leur vie est faite de simplicité. Ce sont des esprits pratiques et concrets. Ils se montrent brillants dans la vie et adorent "épater" leur entourage. La fidélité, l'amour, l'amitié sont des valeurs essentielles à leurs yeux.

Provenance du prénom Constantin

Histoire de Constantin

Etymologie de Constantin

Les Constantin célèbres

  • Constantin ACROPOLITE : fils du précédent, et son successeur dans la charge de grand logothète , s'attira la disgrâce de Michel Paléologue, par son obstination clans le schisme, mais rentra en faveur sous Andronic. Les Grecs l'appellent le jeune Métaphraste, parce qu'il écrivit les vies de quelques saints, à l'imitation de Siméon Métaphraste. On a de lui celle de St. Jean Damascène, qui se trouve dans les Bollandistes. Il avait composé divers traités sur la procession du StEsprit, l'une des principales questions qui divisent les Églises grecque et latine. Il n'en reste que des extraits
  • Constantin BELLERMANN( 1696) : musicien, théo-' ricien et compositeur, naquit à Erfurth en 1696. Il y étudia la jurisprudence, fut promu à tous les grades universitaires et devint recteur à Munden. Dans ses moments de loisir , il s'exerçait avec assiduité à la composition , au luth, à la flûte, etc. Il a Composé un grand nombre de can-'Utes, concerto, sonates , ouvertures, la plupart restées inédites. On a encore de lui l'opéra italien issipile. 11 publia en 1715 : Programma in quo , Parnassus Musarum vocc, fidibus, tibiisque reso- nans, etc
  • Constantin CAJETAN( 1560) : fils du marquis de Sortino , prince de Cassano , naquit à Syracuse en 1560, et entra en 1586 dans l'ordre de StBenoît à Catane, où il se distingua par ses travaux littéraires, et surtout par un zèle exagéré pour la gloire de son ordre , qu'il chercha à illustrer par les noms d'une foule de personnages célèbres , tant anciens que modernes, dont il entreprit de faire des bénédictins ; tels étaient, entre autres , St. Grégoire pape, St. Ignace de Loyola, St. François d'Assise, St. Thomas d'Aquin, etc. Il suffisait qu'un homme devenu célèbre eût séjourné quelque temps dans un monastère de l'ordre pour être inscrit sur cette liste. Les moines du mont Cassin sentirent tout le ridicule d'une pareille prétention, et la désavouèrent surtout pour le fondateur des jésuites ; et le cardinal Cabellucci dit plaisamment à celte occasion : « Je crains « que Cajetan ne transforme bientôt St. Pierre en « bénédictin. » Cependant il fut fait abbé de StBaronte, au diocèse de Pistoie. Paul V l'appela I à Rome, et le rit son secrétaire pour les lettres sacrées. Clément VIII le nomma bibliothécaire du I Vatican, et il mourut à Rome, le 17 septembre 1650. Cajetan avait fourni beaucoup de matériaux à Baronius pour ses Annales , et publié luimême un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1° P. Damiani Opera , Eonle , 1606-8-40, 4 vol. Iiifol. avec des notes ; réimprimés à Paris en 1642 et 1665. Il avait donné précédemment une édition des lettres du même auteur, 1610 9.° Ama- larii Forunati, Früa , Rome , 1612 de 45 p. I 50 Sanctor. Isidori Ilispalensis, Ildefonsi Toletani cl Gregorii card. Ostiensis rite scholiis illustratœ, accesserunt opuscula qucedam S. Isidori nondum edita, ibid., 1616 Le titre gravé porte 16013, ce qui a fait croire à quelques personnes qu'il y avait deux éditions. 4° Animadversiones in vitam S. Anselmi Lucensis , dans les Monumenta contra schismaticos de Gretser. 50 De Erectione collegii Gregoriani, Rome , 1622 6° Vita Erasmi Gaet(e. urbis patroni, ibid., 1658 7° Gelasii pape II Vita a Pandulpho Pisano consol: et, rom- mentariis illustrala a ConsL Gaetano, ibid., 1638 8° De singulari Primatu, S. Petri solius, item de romano ejusd. domicilio et pontilicatu, dans le t. 7° de la Bibliotheca pontificia de Roccaberti. Cajetan a composé un grand nombre (Vautres ouvrages sur divers sujets, les uns pour attribuer à un inconnu nommé Jean Gessen, ou Gersen , prétendu abbé de son ordre, le livre de Imitatione Christi, ce qui l'entraîna dans une longue dispute avec Rosweyde ; les autres , pour revendiquer en faveur du même ordre plusieurs illustres personnages. Dans celui de Religiosa Si. Ignatii fundatoris soc. Jesu per benediclinos Institutione , Venise , 1641 il veut prouver que le fameux livre des Exercices spirituels du saint est l'ouvrage de Cisné- vos , bénédictin espagnol. Il fut réfuté par Jean Mo, jésuite milanais, qui publia contre lui : & ha- les adversus ineptias et malignitates libelli Pseudo- Constantiani, etc., Lyon, 1644 Les deux ouvrages furent défendus par la congrégation de l'Index. Cajetan avait deux frères jésuites. — Alphonse CAJETAN, également recommandable par son savoir, a publié la vie de François Cajetan, (le la même société. — Sébastien CAJETAN, fut prov des mineurs observantins dans la province de Labour, vers la fin du 16e siècle. On a de lui un commentaire latin des décrets de la congrégation des rites, sur la célébration de la messe
  • Constantin CANTEMIR : né en Moldavie, entra fort jeune au service de Pologne, et en sortit avec le grade de colonel. Il fut attaché quelque temps à George Gika, prince de Valachie, revint ensuite dans sa province, où il fut élevé successivement aux premiers emplois. 11 commandait la division auxiliaire des Moldaves, lors de l'expédition de Mahomet IV contre les Polonais; et, loin d'imiter le vayvode Pétreczéicus, qui passa du côté de l'ennemi à la journée de Choczim, il défendit avec courage les femmes du sultan, et empêcha qu'elles ne fussent enlevées. Cet exploit lui valut la promesse de régner un jour sur la Moldavie. Il fut provisoirement revêtu de la dignité de soudan, et chargé en cette qualité de la défense des frontières entre le Dniester et le Pruth. Constantin Cantemir occupait ce poste depuis plusieurs années, lorsque le prince Démétrius Cantacuzène , qui était jaloux de son mérite, le dénonça au sérasquier SolimanPacha. Constantin réussit à se justifier ; et, par un jeu singulier de la fortune, il obtint la principauté de son accusateur, sur la demande de ce même sérasquier, qu'on avait voulu rendre l'instrument de sa perte. Bon officier et politique adroit, il favorisa, mais sans se compromettre, les entreprises des Polonais sur la Moldavie. Ces derniers l'ayant attaqué, par une espèce de trahison, à la journée de Boïan, il lei combattit avec tant de valeur, que les Turcs lui durent la victoire. Il eut la satisfaction d'apprendre à son lit de mort que les États lui avaient donné pour successeur son second fils , le célèbre Démétrius Cantemir. 11 mourut le 23 mars I t95, après avoir gouverné la Moldavie pendant huit ans
  • Constantin CÉPHALAS : auteur d'une Anthologie, vivait dans le 108 siècle. Il existait déjà trois compilations de ce genre, recueillies par Méléagre, Philippe de Thessalonique et Agathias. Céphalas en lit une quatrième, et ce fut, dit Schoell, une heureuse idée, puisque nous lui devons la conservation de diverses pièces tirées des collections de Méléagre et de Philippe, qui, sans cela, ne nous seraient pas parvenues. En composant son Anthologie, Céphalas consulta le goût de son siècle pour le choix des pièces ; aussi tiratil un plus grand nombre de morceaux du recueil d'Agathias que des deux autres, et il enrichit le sien des meilleurs ouvrages des poètes qui avaient fleuri dans l'intervalle. On ne connaît qu'un seul ancien manuscrit de l'Anthologie de Céphalas, et peut-être n'en existetil pas d'autre. Saumaise l'ayant découvert dans la bibliothèque d'Heidelberg , d'où il a passé avec cette bibliothèque dans celle du Vatican, le collationna sur l'Anthologie de Planudes, de l'édition imprimée par les Wechel à Francfort, en 4600. Ce travail de Saumaise était trop utile pour que les copies ne s'en multipliassent pas ; !nais, comme il arrive presque toujours, chaque nouveau transcripteur ajoutait ses fautes à celles de son devancier. Ce fut d'après une de ces copies infidèles que Jonsius publia quelques morceaux de la nouvelle Anthologie, Rotterdam, 1748; et ensuite Leich , dans les Carmina sepulchralia. Le célèbre J.J. Reiske en inséra quatre livres dans les Miscellanea Lipsiensia, t. 1-.i. 11 en donna trois autres séparément, Leipsick, 1754 sous ce titre : Anthologi. ca grcecce e Constant. Cephala conditœ libri Ires. De ces trois livres le dernier avait été déjà publié par Jonsius, mais les deux autres paraissaient pour la première fois. Cette édition, faite à la liate, et, comme les précédentes, sur une copie défectueuse, a été reproduite en 1766, à Oxford, par les soins de Warton, qui retrancha de son édition les notes de Reiske. Enfin Brunck ayant acquis deux excellentes copies de la collation de Saumaise, faites l'une par Guyet , à qui Saumaise avait communiqué son travail, et l'autre par le président Boulder, donna, le premier, une édition critique de l'Anthologie de Céphalas dans les Analecta velerunt Poelar. grœcorum, Strasbourg, 1776, 5 vol. Elle a été réimprimée avec des corrections par Frédéric Jacobs, dans l'Anthologia grceca, sive poetar. grcecorum Lusus, Leipsick, 1794. Des douze volumes qui composent ce recueil, l'Anthologie n'occupe que les quatre premiers. Le cinquième contient les index, dont l'absence dans l'édition de Brunck est un défaut senti par tous les hellénistes. Les sept autres, qui forment un ouvrage particulier, renferment des remarques d'autant plus précieuses, qu'indépendamment des secours qu'il avait reçus de Schneider et d'autres savants, Jacobs a pu s'aider, pour ce travail, d'une copie du manuscrit de l'Anthologie du Vatican, faite pour monseigneur Spalletti, secrétaire de cette bibliothèque, et acquis depuis par le duc Ernest de Gotha. On peut consulter, pour plus de détails, les Mélanges de Chardon de la Rochette , qui préparait une édition de l'Anthologie, et le Répertoire de la littérature ancienne
  • Constantin GRIMALDI( 1667 - 1750) : avocat de Naples, né en 1667, et mort dans la même ville en 1750 , avait, diton, des connaissances fort étendues en histoire, en jurisprudence , en théologie et même en médecine. Cependant il n'est guère connu au- jourd'hui que par ses démêlés avec le P. Bene- dictis . Ce religieux , partisan outré de la vieille doctrine d'Aristote, avait publié en faveur du péripatétisme trois Lettere apologe- Liche, dans lesquelles, à défaut de raisons, il ne ménageait pas les injures à ses adversaires. Grimaldi prit la défense des cartésiens outragés, et publia contre ces lettres des Réponses qui eurent dans le temps beaucoup de succès, et sur lesquelles on peut consulter le Dictionnaire de Bonnegarde, t. 5, p. 21. On cite encore de Grimaldi plusieurs Mémoires et Traités en italien, sur diverses questions de droit public et de philosophie scolastique : ils n'offrent aujourd'hui aucun intérêt. — François- Antoine GRIMALDI , né vers 1741, mort à Naples en février 1784, est principalement connu par les ouvrages suivants : 1° h- toria delle leggi e magistrati del reg no di Napoli , Naples, 1749-1759., 4 vol. 20 Annali del regno di Napoli, Epoca I. ibid., 1781, 6 vol. Cette première partie s'étend depuis la fondation de Rome jusqu'à l'an 409 de J.C. 3. Annan, etc., Epoca II, ibid. , 1785-1786, 10 vol. jusqu'à l'an 1211. L'auteur mourut après avoir terminé le sixième volume ; la suite a été mise au jour pa Cestari, son ami. Voyez Fabroni, Vite Italorum t. 3, p
  • Constantin HALAGI( 1698 - 1752) : religieux piariste et pone latin , né en 1698 à Unghvar, en Hongrie, mort à Privitz en 175'2 , était d'une famille noble de son pays, et joua un rôle important parmi les piaristes, dont il devint provincial à Privitz. Il avait une telle facilité pour faire des vers latins, qu'il en improvisa plusieurs au moment mème de sa mort. On a imprimé de lui : Myrias versuum sine ellipsi et synalephe editorum, Tyrnau, 4738; Oda- rom libri III, ibid., 1742 ; Epigrammatum mora- hum. cenigmatum ac tumulorum libri VII, ibid., 1744; Apologorum moralium libri VI; Elegiarum unicus, ibid
  • Constantin HARMÉNOPULE( 1320) : célèbre jurisconsulte grec , naquit à Constantinople vers l'an 1520. Son père était curopalate , et sa mère , nommée 11Iuzalona , était cousine de l'empereur Jean Cantacuzène. Il fit ses premières études soue le moine Philastre, et lorsqu'il eut atteint l'age de seize ans, son père confia le soin de le diriger dans les lettres latines à Aspasius, moine calabrois , qu'il avait fait venir d'Italie. Sous ce maître le jeune élève assista aux leçons de Léon, qui fut puis archevêque de Mitylène. Dès l'àge de vingt s il s'appliqua entièrement à l'étude de la juris)rudence, sous le jurisconsulte Simon Attaliota , lescendant de Michel Attaliota dont on a un ilbrégé du droit . Doué d'un esprit ?if et pénétrant, Harménopule parvint bientôt à !mbrasser toute l'étendue de la science , et à peine zutil vingthuit ans qu'il mérita et obtint le titre de maitre en droit , gué les empereurs n'accordaient ordinairement qu'à ceux qui avaient vieilli dans l'étude et l'application des lois. A trente ans, il fut nommé juge supérieur ; et bientôt après, ayant été appelé à faire partie du conseil de l'empereur, il s'acquitta de ses hautes fonctions avec tant de lumières et de profondeur, que l'on vit le plus jeune des conseillers du prince éclipser les vieillards par l'étendue de ses connaissances. Sa réputation était si bien établie que l'empereur Cantacuzène ayant abdiqué, Harménopule n'éprouva sous son successeur Jean Paléologue aucun changement de fortune; ce fut même vers ce temps qu'après la mort de son père il fut nommé sébaste, et il lui succéda dans sa charge de curopalate. Il fut bientôt après nommé préfet de Thessalonique, et grand chancelier . Comblé de richesses et de dignités, il s'appliqua dès lôrs tout entier à l'inderprétation des lois avec cette sagesse et cette érudition que l'on remarque à chaque pas en paricourant ses ouvrages. Au milieu des importantes fonctions de sa charge, il se livrait comme par distraction à l'étude des difficultés du droit canon ; genre de discussion auquel les Grecs ont toujours été trop portés, et qui dans le moyen âge leur fit perdre lé goiit de la véritable littérature. Aussi, au témoignage de Nicolas Comnène, Harménopule tientil un rang aussi distingué parmi les canonistes des Crees, que parmi leurs jurisconsultes. 11 mourut à Constantinople à l'àge de 63 ans en 1383. Les ouvrages d'Ilarménopule sont : 1° 1146zupov v4,.., seu Promptuarium juris civilis,- seu manuale legum dictum Hexabiblos. Suallemberg en donna la première édition à Paris, 1540 grœce. Cujas avait collationné son exemplaire sur les manuscrits d'Harménopule, que possède la bibliothèque de Paris ; et il y avait ajouté quelques notes. Cet exemplaire, après avoir passé par différentes mains, fait aujourd'hui partie de la bi- bliothèque du sénat de Leipsick , et il est du nombre de ceux dont Réitz s'est servi pour son édition. Le Prochiron a été traduit en latin par Bernard Rey, Cologne, 1547 Jean Mercier en a donné une autre traduction latine à Lyon, en 15i6 De Thou a loué le traducteur et l'ouvrage au livre 47 de son Histoire : Fabricius, dans sa Bibliothèque grecque , et d'autres auteurs, ont jugé cette traduction fort supérieure à la première ; mais Réitz, dernier éditeur d'Harménopule, donne la préférence à celle de Bernard Rey. Denis Godefroi, qui par ses notes claires et précises a porté une si vive lumière dans le Corpus juris civilis , a donné une édition du Prochiron, en grec , avec la traduction latine de Jean Mercier, et des variantes tirées des manuscrits, Genève, 1587 Enfin une nouvelle édition du Prochiron, commencée par Ruhnken, continuée par Réitz, et terminée en 1768 , a été publiée par Meermann le fils , dans le Supplementum novi Thesauri pipis civilis et canonici, la Haye, 1780 Cette édition , la meilleure de toutes, est le résultat de la comparaison de plusieurs manuscrits avec les précédentes; le texte y est continuellement éclairci par de savantes scholies. On voit dans la préface d'Harménopule, qu'il n'a composé son Prochiron que pour remplir les lacunes et corriger les erreurs du Manuel ou Prochiron, en quarante titres, qui avait été composé par les ordres de Basile le Macédonien , de Constantin Porphyrogénète et de Léon. Cet ouvrage a servi de base au sien. L'auteur n'a rien négligé de tout ce que son érudition avait pu lui fournir, et l'on y rencontre entre autres détails concernant les coutumes et usages, au titre 4 du livre H, un chapitre précieux pour la géographie, relatif aux mesures syriennes, et tiré de Julien d'Ascalon, architecte , qui avait écrit sur les lois et les moeurs de la Palestine. 20 Epitome divinorum et sacrorum eanonum , accompagné de scholies. Il a été publié en grec avec une traduction latine de Leunclavius, dans le Jus Grœco- Romanum de Marqua•d Fréher, Francfort, 15J6 3° De opinionibus hœreticomm. qui singulis temporibus exstiterunt. Ce livre a été imprimé en grec , avec une traduction latine de Leunclavius, à la suite de la relation de l'ambassade de Manuel Comnène près la cour d'Arménie, Bàle, 1578 et dans le JuiGrayo- Romanurn de Fréher. 4° De fide orthodoxa libellus. Ce petit traité est ordinairement joint à celui qui précède, et lui sert d'introduction. On dit qu'llarménopule, étant au lit de mort, récita deux fois de mémoire cette profession de foi. 11 reste encore de lui quelques ouvrages qui n'ont point été publiés. On pourra consulter Lambécius à ce sujet. Harménopule présente dans l'histoire littéraire du moyen àge un assez singulier phénomène. Presque tous les savants jusqu'à Lambécius avaient pensé qu'il avait vécu dans le 12e siècle. Bayle dans ses Bdponses aux questions d'un provincial , a discuté à fond ce point de critique ; et il a partagé l'avis de Marquard Fréher, Suarès , Jacques Godefroi , et de beaucoup d'autres. Lambécius avait d'abord suivi la mème opinion , et depuis ayant vu clans la bibliothèque de Vienne un manuscrit de l'Epitome canonum d'Harménopule , avec les scholies de Philothée, patriarche de Constantinople, qui vivait au milieu du 14e siècle, il y trouva une annotation de ce patriarche , portant que ce livre avait été composé par Constantin Hartnénopule, en 1343, sous le règne d'Anne Paléologue et de Jean Paléologue , son fils. Dans un autre manuscrit le ['lègue patriarche s'adresse à Harméno- pule comme étant encore vivant . L'induction tirée de la scholie de Plailothée s'est convertie en certitude, depuis que Nicolas Comnène a publié à Naples ses Prffnotiones mystagogicoe, 1695 dans lesquelles il donne le premier les détails que l'on vient de lire sur la vie d'Harménopule , en annonçant qu'il les a tirés de commentaires manuscrits sur la bibliothèque de Photius. Aussi cette question estelle aujourd'hui bien décidée, et l'opinion de Lambécius et de Nicolas Comnène, partagée par Fabricius, Heineccius, Stockmann sur l'Histoire de la jurisprudence romaine de Bach, Zépernick sur les Novelles de Léon , Pohl sur Suarès , ne permet plus d'assigner à l'existence d'Harménopule d'autre époque que le 14e siècle. On observera que cet auteur, qui est peu connu en France , a cependant été nommé par le prince de nos petes. L'Intimé, dans les Plaideurs , le cite au beau milieu de son plaidoyer : Hermenopul in prompt..... et Dandin , impatienté, interrompt le burlesque avocat
  • Constantin HUYGENS( 1596 - 1687) : chevalier , seigneur de Zuylichem , né à la Haye en 1596 , a fourni une carrière également lionoré.e dans les fonctions publiques et dans les lettres. Ce que on père avait été à Guillaume Jrr, il le fut aux stathouders Fré déric Ilenri, Guillaume ll et Guillaume III; et il mérita , aux titres de secrétair, et de conseiller intime, toute leur confiance. 11 rendit surtout au dernier d'utiles services pour le faire rentrer dans plusieurs anciens domaines de la maison de Nassau , et particulièrement dans la principauté d'Orange. Après quatre années de négociations à la cour de France, Huygens reprit solennellement possession de cette principauté, au nom de Guillaume lit , en 1665. 11 réunissait l'expérience des albires au savoir et au goùt. Le comte d'Estrades écrivait de la Haye à M. de Lionne le 13 janvier 1667 : C'est un grand partisan de la France en « ce pays. » Les plus beaux esprits de son temps, soit nationaux, soit étrangers, l'ont comble: d'élo- ges. lloofl't aimait à le consulter pour son histoire, et il recourait aussi quelquefois à son crédit. Dans le recueil de ses lettres, il y en a cinquantedeux à l'adresse de M. de Zuylichetn. Courtisan sans bassesse, Huygens faillit se détacher entièrement tlu service de Guillaume H en 1650. 11 a cultivé avec succès les muses latine et hollandaise. Ses poésies latines se composent de quatorze livres , dont un de pièces diverses, intitulé Farrago ; douze d'épigrammes et un de Jurenilia. 11 les composait avec une extrème facilité et sans y mettre de la prétention. Il les laissa publier par Gaspard Barlœus, qui s'entendit à ce sujet avec Louis lluygens, l'un des fils de l'auteur. Ces poésies ne méritent ni tout le bien, ni tout le mal qu'on en a dit. Elles ont été dépréciées à l'excès dans le Menagiana, t. 1, p. 138, et par Chapelain, d'antipoétique mémoire. Elles sont trop prônées dans le recueil de complaisants éloges dont on les a fait précéder. A douze livres d'épigrammes doit presque nécessairement s'appliquer ce vers de Martial. Sunt bons, sunt quœdam mediocria , sunt mata pinta, si toutefois le plut Lona n'est pas déjà de trop. Les poésies hollandaises de lluygens, dont l'édition complète est de 1687, 2 vol. ont trouvé dans l'historien de la poésie hollandaise , M. de Vries, t. 1, p. 177-187, un appréciateur éclairé!, mais peut-ètre un peu trop prévenu en leur fa, veux. M. Siegenbeek , dans son Anthologie hollandaise du 17e siècle, semble toutefois partager la m'aie opinion. Huygens est sans contredit poète, il a souvent de la verve et de l'originalité, il pense et il fait penser; 'nais il manque aussi quelquefois d'harmonie, il tourmente trop sa pensée et il court après l'antithèse. Son poème sur sa maison rie campagne, nommée Hofwych , et située au bord du canal entre la Haye et Leyde, mérite d'être distingué. On a encore de lui un petit traité en hollandais intitulé lie l'usage et de l'abus de l'orgue dans le service divin des églises réformées. 11 parait avoir Il,: 1 beaucoup contribué à l'emploi qu'on y fait actuel' lement de cet instrument, et a donné lieu à un recueil ayant pour titre : Responsa prudentum ad auctorem dissertationis De organo in ecclesiis foederaii Belyii, ordine quo miss( ' frierunt, Leyde, Elzevir, , 1641 Iluygens mourut en 1687, à l'âge de 90 ans
  • Constantin LASCARIS : l'un de ces illustres Grecs qui, chassés de leur patrie dans le 15e siècle, contribuèrent si puissamment à la renaissance des lettres en Europe, quitta Constantinople en 1454, et vint chercher un asile en Italie; il y fut accueilli par François Sforce, duc de Milan , qui le chargea d'enseigner la langue grecque à sa fille Hippolyte, mariée en 1465 à Alphonse, depuis roi de Naples. Il partit ensuite pour Rome, où il vécut quelque temps dans l'intimité du cardinal Bessarion. De là il st rendit à Naples, appelé par le roi Ferdinand, pour y professer la langue grecque et la rhétorique. 11 avait formé le projet d'aller finir ses jours dans quelque île de la Grèce; mais le vaisseau qu'il montait ayant relàché à m Les Grecs, dit Gibbon . Le tombeau de marbre élevé à Lascaris clans l'église des Carmes de Messine a été ruiné par le temps, et on ne l'a point rétabli. On a de lui 10 Gram? Italica grœca, sive Compendium octo orationis par. , 4. r 1512, même format; 15!0, 1557 Cet ouvrage a été traduit une seconde fois en latin par JeanMarie Tricelli , d'Aquino, Ferrare 2. Deux Opuscules sur les Siciliens et les Calabrois qui ont écrit en grec, publiés, pour la première fois, par Maurolico, en 1562. Le premier a été inséré par Jérôme Ragusa dans ses Elogia Siculorum, Avignon, 9690; et d'après un ancien manuscrit, par D. VitoMaria Amico, bénédictin du MontCassin, dans le tome ler, part. .t des illemor. leiter. di Sicilia, 1756. Ces deux opuscules ont été reproduits par l'abbé Zaccaria, dans sa Bibl. di storia lelteraria. 3° Une Dissertation sur Orphée, imprimée dans le tome ler des Alarmera Taurinensia, d'après un manuscrit de la bibliothè que du roi de Sardaigne
  • Constantin MANASSÈS : écrivain grec du 1.2e siècle , nous a laissé une Chronique en vers politiques , depuis le commencement du monde jusqu'à l'an 1081 de J.C.; elle est de quelque utilité pour l'histoire du BasEmpire. Composée en grec , et dédiée à Irène, soeur d'Alexis Com- nène , elle a été traduite et publiée en latin par Leunclavins, à Bàle, 1573 et avec le texte grec et les notes de Meursius , à Leyde, 1616. On l'a réimprimée parmi les auteurs de la Byzantine , avec les mêmes notes et le glossaire de Fabrot , Paris, &655 On a encore les fragments , en 9 livres , d'un roman des Amours d'Aristandre et . Manassès vivait encore, en 1150, au temps de Manuel Comnène, à la soeur duquel il dédia sa Chronique
  • Constantin MAUROCORDATO : fils et successeur du précédent , fut le dernier hospodar de Valachie nommé par les boyards et confirmé par la Porte ottomane , qui , depuis , s'est réservé le droit de donner seule des souverains aux loldaves et aux Valaques. L'élection de Constantin doit justifier la mémoire de son père, car il n'est pas probable qu'un peuple eût choisi pour souverain le fils de son tyran . Ce prince était à peine installé, qu'il faillit être victime de la révolution qui entraîna la déposition d'Achmet III , en octobre 1730. Il fut arrêté avec sa famille , et l'on séquestra ses biens ; mais, dès l'année suivante , le sultan Mahmoud lui rendit sa liberté, ses biens et sa principauté. Le règne de Constantin Maurocordato a fait époque en Valachie à cause de la fameuse réforme de 1739 , à laquelle on a donné son nom et qui consomma l'asservissement et la ruine de cette province. Il établit de nouveaux tribunaux , en remplaça quelquesuns par des juges militaires, priva les boyards des gardes dont ils se faisaient escorter, acheva la suppression des milices nationales et n'en réserva qu'un petit nombre pour le service civil et pour les postes. Aussi mauvais financier que maladroit politique , au lieu d'asseoir le poids principal des impôts sur les productions et les consommations du pays , il augmenta la capitation , et mit en ferme toutes les autres contributions. Quoique les changements opérés par Constantin n'eussent pour objet que d'accroître ses revenus, sa réforme embrassa lj Voyez la description de ce volume page 837 de la Biblio- thcce Menckenianct, édition de 17e7. toutes les parties de l'administration civile et militaire tout fut soumis au système fiscal. Il parait néanmoins que ce prince eut d'abord des intentions louables. Il publia quelques bons règlements ; il abrogea quelques impôts ; il en diminua d'autres : il réduisit et fixa la quotité des corvées ; il abolit même la servitude des paysans ; et cependant leur nombre , qui se trouva de cent quarantesept mille familles dans le premier dénombrement qu'il ordonna, ne fut que de soixantedix mille dans un second en 1745 , et se trouva réduit à trentecinq mille dans la suite, soit par l'émigration des mécontents , soit parce que plusieurs familles obtinrent, avec de l'argent, de n'être pas inscrites sur les registres civils. Mais lorsque Maurocordato se vit , à diverses reprises, dépouillé de sa principauté par les cabales de ses rivaux il ne se montra pas plus délicat sur les moyens de s'y maintenir ; et sa plus grande faute fut d'avoir augmenté d'un million cinq cent mille francs , le tribut que la Valachie payait à la Porte , à l'avénement d'un nouvel hospodar. Cette mesure mit non seulement le comble aux malheurs du pays ; elle fut même la source de la disgrâce de son auteur. Les Turcs, intéressés à se procurer le plus souvent possible cette somme, ont changé continuellenient les hospodars . Les peuples n'en ont été que plus écrasés d'impôts ; et les princes avilis ne sont plus que des fermiers amovibles de la Porte. Aucun d'eux n'a donc fait plus de tort à la Valachie que Constantin Maurocordato. Déposé en 1741 , rétabli en 1744, dépossédé de nouveau en !7t8, réintégré en 1756 , révoqué en 1759 , nommé pour la dernière fois hospodar en 1761 , il fut enfin disgracié complétement en 1763, et mourut, sans doute peu d'années après , dans un àge assez avancé. Les intervalles de ses divers règnes depuis 1741 jusqu'en 1761 furent remplis par sept princes, dont trois de la famille Racowitza et quatre de celle de Ghicca , qui tous gouvernèrent plus d'une fois la Valachie ; et depuis la dernière époque, les mutations n'en ont pas moins été fréquentes. On peut juger par là de la situation de ce malheureux pays
  • Constantin MOURADGEA D'OHSSON( 1780 - 1855) : fils du précédent, naquit à Constantinople yers 1780. Il connaissait le turc, l'arabe, le persan, l'arménien, et partagea les travaux littéraires et diplomatiques de son père , qu'il accompagna en France , où il résida plusieurs années. Il a été ambassadeur de la Suède à Bruxelles et ensuite à Berlin, où il est mort en 1855. On lui doit 1° Histoire des Mongols, depuis Tchinjuiz- Khan jusqu'à Timeer- Lanc, avec une carte de l'Asie centrale au 13' siècle, Paris, 1824 L'auteur a le mérite de s'être occupé d'une partie fort peu connue de l'histoire orientale pendant le moyen-âge. Les notions qu'il donne sont exactes. Il fait preuve d'une véritable érudition. 2° Des peuples du Caucase et des pays au nord de la mer Noire et de la mer Caspienne dans le 10e siècle, ou Voyage d'Abou- el- Cassim, Paris, 18'27 imitation des Voyages d' Anacharsis, dit la France lit- téraire de Quérard. C'est la relation supposée d'un envoyé du calife de Bagdad au roi des Bulgares du Volga. l'an 336 de l'hégire . Mais les faits historiques, les notions géographiques et les autres documents sur diverses nations peu connues dans le moyen âge y sont exacts, et traduits ou extraits de vingtquatre ouvrages arabes, turcs et persans, dont l'auteur donne de courtes notices dans sa préface. Les notes, qui forment la moitié du volume, ne sont pas la partie la moins importante de cet ouvrage curieux. On lui doit en outre la publication du tome 3 du Tableau général de l'empire ottoman
  • Constantin NOBLE : navigateur néerlandais, était en 1661 contreamiral d'une flotte de douze vaisseaux, réunie sur la rade de Batavia et commandée par l'amiral Balthazar Bord. Elle avait pour viceamiral Jean Van Campen, et devait porter au gouverneur de la province de FoKiel], en Chine, le secours qu'il réclamait contre TchingTch , pirate nommé Coxinga par les Européens, qui , déjà maître de Ta'Ouan ou Formose, ravageait le continent et en avait soumis une partie. Le gouvernement de Batavia était d'autant plus disposé à bien accueillir la demande que le père du pirate lui avait enlevé Formose. On résolut de profiter de cette occasion pour obtenir des Chinois la liberté du commerce, et à cet effet de charger un ambassadeur des pouvoirs nécessaires pour leur proposer et conclure une ligue contre Coxinga. Noble fut revêtu de ce caractère. Déjà Nieuhof , à son retour de la Chine, avait conseillé au gouverneur de Batavia de tirer avantage de la guerre du souverain de cet empire avec le père de Coxinga, pour parvenir par des négociations à donner plus d'extension aux affaires, en offrant à ce prince l'assistance des vaisseaux de la compagnie. Quoique cet expédient eût été goûté du conseil , il résolut d'attendre, pour y recourir, des circonstances plus opportunes; elles se présentèrent en 1662. Le 29 juin, la flotte fit voile ; le 3 août, elle rencontra des pécheurs chinois , qui annoncèrent la mort de Coxinga , arrivée déjà depuis près de trois ans ; mais, se fiant peu à cette nouvelle, les Néerlandais s'avancèrent vers une ville maritime appartenant au successeur de Coxinga et brûlèrent plusieurs jonques. Ensuite Van Campen gagna IlokSyeou , qui est sur le Tchang assez loin de la mer; puis il expédia au viceroi un messager. Celuici revint le 8 septembre avec la réponse du viceroi et du général des troupes, adressée à Bord. lis le priaient de venir les trouver. L'amiral, qui ne jugea pas à propos de quitter sa flotte, adjoignit Van Campen à Noble pour conférer avec Je viceroi. Les deux Néerlandais et leur suite montèrent le 18 sur deux jonques envoyées par le gouverneur d'une ville maritime, furent reçus partout avec , alors âgé de seize ans. Il fit un accueil gracieux aux Européens; après avoir examiné leurs présents, il les accepta. L'ambassadeur avait, dès le commencement de son séjour à Péking, adressé au gouvernement chinois son placet, contenant les demandes suivantes : faculté de venir tous les ans commercer dans l'empire, notamment dans les ports de Canton, SingTcheou, HokSyeou, Hingpo et HangSyeou; de commencer leur trafic à l'arrivée de leurs navires, avec qui il leur plairait , et d'aller partout où il leur conviendrait; d'acheter de la soie écrue et toutes sortes de marchandises non prohibées ; de louer une maison commode pour eux et leurs marchandises. A son départ, il fut congédié avec une lettre scellée et adressée à Maatzuiker, gouverneur général. Le 5 août , il sortit de la capitale ; le 2 novembre, il rentra dans HokSyeou. Toutes les caisses, excepté celles qui lui appartenaient personnellement ou à une autre personne de son cortège , furent rigoureusement fouillées. I)es demandes, qu'il adressa au viceroi de FoKien , furent insolemment refusées : néanmoins, on lui fit des présents, ainsi qu'aux Néerlandais, mais on ne .voulut pas accepter ceux qu'ils offrirent, et ils subirent toutes sortes d'humiliations. Le 28 , l'ambassadeur s'embarqua sur une frégate de sa nation , et il éprouva encore des chicanes et des difficultés sans nombre. Noble, qui était sur une autre frégate, le rejoignit le n décembre. Ayant gagné PouloTimon, ile située près de la presqu'ile de Malacca, Van Campen expédia un navire chargé de ses effets les plus précieux, et écrivit en même temps à Bort, gouverneur de cette place, pour lui annoncer que désormais les commerçants devaient tourner leurs vues vers Canton et renoncer à IlukSyeou ; que, du reste, il ne pouvait l'informer des conditions que l'empereur de la Chine imposait aux Néerlandais, parce que la lettre qu'on lui avait remise pour le gouverneur général était scellée. Toute l'ambassade finit par rentrer heureusement à Batavia. Arnold Montanus , auteur néerlandais, prit soin (le recueillir les journaux de Noble et ceux de Van Campen, et c'est à lui que l'on est redevable du volume publié par napper, ainsi que nous l'avons dit à l'article de ce dernier, en donnant le titre complet de l'ouvrage. Voici en entier celui de la traduction anglaise : Atlas Sinensis , ou Relation de deux ambassades de la compagnie hollandaise des Indes orientales au vice- roi S et au général TaySingLipovi , et à Kandi, empereur de la Chine et de la Tartane orientale, arec le récit des secours que les Hollandais donnèrent aux Tartares contre Coxinga et la flotte chinoise, et une desrription géographique plus exacte qu'on n'en a jamais ru de l'empire chinois én général et de chacune de ses principales provinces Londres, 1671 fig. La route de Noble et des autres ambassadeurs fut si différente de celle de Pierre de Goyer et de Jacob de Keyser, dont Nieuhof a publié le voyage, que l'on en peut tirer des notions pour la géographie de la Chine. Les particularités concernant les provinces et les villes, ainsi que les moeurs des habitants, sont instructives ; enfin le voyage ayant été fait à l'époque où lès derniers partisans de la dynastie des Ming succombaient sous l'ascendant que pre naît celle des TaTsin ou TartaresMandchoux, tout cela donne un certain intérêt à cette relation. Lenglet - Dufresnoy dit qu'elle mériterait d'ètre traduite dans notre langue ; mais aujourd'hui elle pourrait passer pour surannée. L'extrait que contient le tome 5 de l'Histoire des voyages de Prevost est suffisant. Le tome ler de la traduction d'Ogilly renferme deux lettres concernant l'ambassade des Néerlandais à la Chine en 1665. Elles attribuent son mauvais succès aux manoeuvres des jésuites portugais, qui ne pouvaient voir de bon œil que des hérétiques fussent accueillis et pussent commercer librement dans le Céleste Empire. Les pièces officielles extraites de ces lettres sont curieuses. — Montanus a aussi publié en néerlandais l'ambassade de ses compatriotes au Japon, Amsterdam, 1669. avec cartes et fig. L'ouvrage fut traduit en allemand, ibid., 1669-1670 , avec cartes; et en français, sous ce titre Ambassades mémorables de la compagnie des Indes orientales des Provinces- Unies vers l'empereur du Japon, contenant les choses remarquables pendant le voyage, la description du pays et l'histoire de ses révolutions , Amsterdam, 1680 cartes et fig. ; Leyde , 1686 , 3 vol. Paris, 1722 , vol. fig
  • Constantin NICOLOPOULO( 1786 - 1841) : savant grec , né à Smyrne en 1786 d'une famille d'Andritséna en Morée, commença ses études dans sa ville natale et alla les terminer à Bucharest , en Valachie , où il reçut les leçons du savant professeur LamprosPhotiadès. Jeune encore il vint en France, et s'y concilia la bienveillance des littérateurs et des savants, qu'il seconda quelquefois dans leurs travaux. Successivement il enseigna la littérature grecque, devint professeur à l'Athénée de Paris , et enfin fut attaché à la bibliothèque de l'Institut, où il passa un grand nombre d'années. En 18iO il expédia plusieurs malles remplies de ses livres pour la petite ville d'Andritséna , et c'est en battant des livres sur son bras pour en ôter la poussière, qu'il s'y fit une meurtrissure; un abcès s'ensuivit, l'os du bras fut bientôt attaqué, et la carie se déclara. Les dépenses considérables que le traitement de sa maladie exigeait le forcèrent d'aller à l'HôtelDieu ; mais ni les secours de l'art ni la vigueur de son tempérament ne purent le sauver. Il succomba en 1841, à l'âge de 55 ans. Plein d'amour pour son pays , Nicolopoulo vit avec joie les efforts de ses compatriotes pour recouvrer leur indépendance, et publia même quelques écrits à ce sujet. Il avait légué à la ville d'Andritséna , sa patrie d'origine, tous ses livres pour y former une III Nicolo donna au théâtre de Livourne trois opéras italiens: le Tonnelier, Renaud d'Ast et les Deux Avares. Après la chute du premier, en 1800, sur le théâtre de l'OpéraComique à Paris, il y donna , la même année, l'Impromptu de campagne, qui ne réussit guère mieux. En 1801, il s'essaya , sans succès, sur la scène lyrique, par le grand opéra de Flaminius, auquel d'antres compositeurs avaient aussi travaillé. 11 revint à l'OpéraComique et y fit jouer la Statue , qui tomba en 1802 ; il en fut consolé la même année par la réussite de Baiser el quiltance, qu'il avait composé avec d'autres musiciens. Enfin le succès complet de trois ouvrages représentés en 1803, les Confidences, Michel- Ange et le Médecin turc, établit sa réputation de compositeur agréable et quelquefois original. Il donna depuis successivement, en 1803 , l'Intrigue aux fenêtres, Léonce, ou le. Fils naturel, la Rase inutile ; en 1806,1a Prise de Passau, le Déjeuner de garçon, le Petit Page ; en 1807, les Rendez- vous bourgeois, le Remède é la gowie en 1808, Cimarosa, Un jour à Paris ; en 1810, Cendrillon ; en 1811, le Billet de loterie, le Magicien sans magie, Lulli et Quinault; en 1812, le Prince de Catane, le Français à Venise; en 1814, Boyard à , 11‘,... yières, en société avec MM. Boieldieu, Catel et Cherubini ; seul , Joconde, ! canant et Colin; en 18,6, les Deux Maris, l' Une pour I autre, les Deux Capitaines. La mort le surprit lorsqu'il s'occupait d'Aladin., ou la Lampe nterveilleuse, dont il a composé les trois premiers actes presque en entier. M. Beninchori finit le quatrième acte et les récitatifs; cette pièce , longtemps attendue , fut jouée sur le théàtre de l'académie royale de musique, avec le plus grand succès, plusieurs années après la mort de Nicolo. Parmi les vingtneuf opérascomiques de Nicolo joués en France, il y en a une douzaine qui sont constamment joués sur tous les théâtres de France. Jeanno! et Colin a été traduit en plusieurs langues; on l'a mis en ballet à Londres. Nicola étudiait tous les matins les chefsd'oeuvre des grands maîtres, il s'attendrissait jusqu'aux larmes en chantant l'Alceste de Glück. Sa bibliothèque musicale, qui était nombreuse et bien choisie, et la plupart des partitions de ses opéras ont été achetées par l'école royale de musique et de déclamation. Il a composé en outre une grande quantité de pièces pour piano, harpe, flüte , violon et harmonie. A—T. bibliothèque publique. Ses livres étaient tous de choix, en grand nombre ; il les avait acquis en s'imposant les plus dures privations. Absorbé d'ailleurs par ses occupations littéraires, il ne prenait aucun soin de sa personne; son extérieur, sa mise, tout annonçait une négligence excessive. 11 était profondément versé dans l'étude des langues anciennes et modernes; et avec Coray, avec Koumas , il a le droit d'être compté parmi les réformateurs de sa langue. La société philotechnique l'avait admis dans sqn sein, et il était associé correspondant de l'Institut archéologique de Rome. On a de lui : 1° Ode sur le printemps , Paris, 1817 Elle est précédée d'une Epitre au comte Capo d'Istria en vers grecs , dont l'auteur donne aussi une . traduction littérale. 2° Ode à M. Spiridion Contos , eu grec, avec la traduction en vers français, par M. Alphonse Mahul , Paris , 1818 ; 3° l'Abeille, Paris, 181O-1821 Ce recueil littéraire et périodique, écrit en grec moderne, eut assez , ouvrage du même Zalyk dont Nicolopoulo fut l'éditeur, ainsi que du précédent ; 3° la traduction française de l'Ode pindarique au chancelier d' Aguesseau, par Ant. Coray, avec le texte grec en regard , qui précède l'édition des oeuvres du chancelier, publiée en 1829-1830. Nicolopoulo a inséré un grand nombre d'articles philologiques dans différents recueils publiés en France, en Angleterre et en Allemagne, tels que le Magasin encyclopédique, la Revue encyclopédique, le Mercure étranger, le Mentor, la Réunion, le Classical journal de Londres; l'Hermès , rédigé en grec et imprimé à Vienne, journal auquel il a donné, en 1818 et 1819, sous les pseudonymes d'Hellénophron , de Sophronius et d'Agatophron le Péloponésien , divers morceaux de prose. et de poésie , des fables, des chants patriotiques , etc., que M. Iken a traduits en allemand et insérés dans sa Leucothea, Leipsick , 1825. Outre la notice sur Rhigas , dont nous avons déjà parlé , Nicolopoulo a fourni à la Biographie universelle d'autres articles , notamment ceux de Meletius , de Notaras, de Zalyk. Il a publié, comme musicien , le Chant religieux et guerrier des Grecs; le Domine, salvum fac populum Gra'cum; le Celse terrarum moderator orbis , ode saphique du pasteur Marron; le Chant des jeunes Grecs, etc. Il a soigné, pour l'impression du texte grec, l'édition d'Euclide de F. Peyrard , Paris , 181/1-1818 ; celle de l'Almageste de Ptolémée, publié par l'abbé Halma , 1817; la 2e édition de l'Histoire de la littérature grecque de Schoell ; enfin il a donné, avec Burnouf , une nouvelle édition de la Méthode grecque de Lancelot, connue sous le nom de PortRoyal, Paris, 1819
  • Constantin ŒCONOMOS( 1780 - 1857) : théologien et littérateur grec , né le 8 septembre 1780 à Tzaritsani dans la Thessalie, mort à Athènes le 8 mars 1857. Fils de Cyriaque , protopope et économe de Tzaritsani, il reçut sa première instruction de son père , patriote éclairé et savant. Après avoir fait ses études théologiques au couvent du mont Athos, Constantin, qui avait commencé à précher dès l'âge de douze ans, fut ordonné prêtre en 1801. À la mort de son père, en 1803, il hé- rita de sa cure et de ses titres civils et ecclésiastiques, et prit dès lors le nom qui est devenu son nom de famille. Compromis dans le mouvement insurrectionnel de Blacabas en 1806, il fut incarcéré par le fameux Mi Pacha de Janiva , qui ne le relâcha que contre une forte rançon. Nominé exarque, puis vicaire de l'archevêché de Salonique en 1807 par le patriarche de Constan m Sh11011 Crynens, qui ne le quitta point dans sa maladie eu a décrit toutes les circonstances dans une Nutice qu'il mit en tête du commentaire crŒcolampade sur Ezechiel, dont il fut éditeur, Strasbourg , 1531 tinople, il échangea deux ans après cette dignité contre les fonctions de professeur de grec ancien et de rhétorique au gymnase hellénique de Smyrne, restauré sous les auspices de Rizos Neroulos. OEconomos y forma pendant dix ans une partie de la génération qui accomplit la révolution grecque. L'archevêque de Sin) rue ayant trouvé des allusions à sa personne dans quelquesuns des sermons d'OEconomos, celuici dut quitter cette position, en même temps que le gymnase luimême fut fermé par ordre de la Porte. Ap- pelé en 1820 à Constantinople comme prédica- teur général écuménique , il vit sa carrière arrêtée net par l'explosion de la révolution hellénique. Réfugié à Odessa , il y prononça le remarquable Eloge funèbre du patriarche Grégoire, première victime des colères du Grand Seigneur. Il se rendit de là à StPétersbourg, ni! il obtint la permission de prêcher dans toutes h églises, et où il resta jusqu'à l'avènement du roi Othon. Après n' oit' parcouru l'Allemagne et l'Italie, il se fixa à Athènes en 1835 f)our le reste ; 12° Sermons funèbres , Koloktronis , etc.) ; 13° Contre la diffusion de la Bible dans la langue grecque moderne, ibid., 18iik. Cfeonoinos combat dans cet écrit pour la cowervation de la Bible , tant du Nou- veau Testament que de l'Ancien Testament, dans l'ancien grec. Il aurait même voulu faire de cet idiome la langue nationale grecque. Du reste , écrivit luimême dans un st) le archaïque . en se servant des formes grammaticales et s? niaxiques de l'ancien grec , de manière à se rendre incompréhensible aux gens non lettrés. 11 a cependant dérogé à cette manière archaïquedans ses sermons et discours. En fait de théologie , il était très- orthodoxe. Dans la question de civilisation, OEco- nonios s'opposait à la transplantation sur ? e sol hellénique des éléments de culture des Etats modernes de l'Europe. IV Edition des A mphilochiques de Photius, ouvrage posthume, Athènes, 1856. 11 a laissé en outre des traités inédits sur les monastères grecs , sur l'histoire de d'école de Smyrne, etc. Schinas a publié un Sermon à son souvenir, Athènes , 1857
  • Constantin RONCAGLIA( 1677 - 1737) : théologien italien, né à Lucques en 1677, entra jeune encore dans la congrégation de la Mère de Dieu , et y acheva ses études sous la direction d'habiles maltres. Ses progrès furent si rapides qu'on lui confia bientôt une chaire de philosophie et de théologie, qu'il occupa plusieurs années avec distinction. Après avoir passé par les places les plus importantes de l'ordre, il fut élevé à celle de vicaire général , qui en était la plus éminente. On lui attribuait autant de vertu que d'instruction. Il mourut à Lucques le 24 février 1737. Malgré la faiblesse de sa santé et les devoirs multipliés de son état, il a laissé un grand,nombre d'ouvrages qui montrent combien l'étude avait d'attrait pour lui. Le plus considérable est un Commentaire sur l'Histoire ecclésiastique du P. Alexandre, qui parut à Lucques, en 1734, sous le titre de : io Natalis Ale? andri historia ecclesiastica veteris que Testamenti notis et animadversionibus coula et illustraia, opera et studio Constantini Iloncaglia, 9 vol. Ce travail eut un tel succès que, malgré son étendue, le P. Mansi en donna une seconde édition à Lucques; et l'ouvrage reparut. peu de temps après à Naples et à Paris , 1740, 18 vol. Ses autres ouvrages sont : 2° Alcune conversazioni, esaminate co' pr della teologia, sans nom d'auteur, Lucques, 1710, iii-8.; 3° La famiglia crisliana istruita nelle sue obbligazioni, ibid., 1711 et réimprimé à Venise en 1713 ; 4° Istoria delle variazioni delle chiese protestanti , ibid., 1712 5° Effetti della pretesa riforma di Lutcro , di Cal- vino , e del Giansenismo , ihid . , 17i4 6° Quœsita dogmatica et moralia de SS. Ecelesiœ sacramentis , ibid., 1715, ; 7° Vita di Leo- pold° imperatore , ibid., 1718 8° Le- zioni sacre inlorno alla venuta, costumi e monarchia dell' Anticristo, ibid. 1718 9° Le Moderne conversazioni, volgarmente dette de' cicisbei, ibid., 1720 et réimprimé en 1736 avec beaucoup de changements fait par l'auteur; 10° Univers« moralis theologia. ibid., 1730, 2 vol. et à Venise, 1736. Une notice abrégée de sa vie se trouve en tète de la seconde édition de Lucques, de l'Histoire ecclésiastique du P. Alexandre et dans l'ouvrage de Sarteschi intitulé De scriptoribus congregationis Clericorum regularium , p
  • Constantin RUGGIERI( 1714) : philologue italien , naquit en 1714 , à SantArcangelo, près de Ravenne. Après avoir étudié le droit à Pérouse , il se rendit auprès de son oncle, à Rome, pour y exercer la profession d'avocat , de laquelle il fut bientôt dégoûté. Il lui préféra l'étude des antiquités et s'occupa surtout de celles du moyen âge qui avaient rapport à l'histoire ecclésiastique. L'amitié de Fontanini, les bibliothèques Ottoboni et 1mperiali, dont il fut successivement le con- servateur, et ses innombrables recherches dans les archives de Rome, lui fournirent une collection importante de documents et d'anecdotes, dont il se servit pour répandre beaucoup d'érudition dans ses ouvrages. Un des plus importants est l'Histoire sacrée et profane Albergato episcopo Bononiensi, Rome, 1744 ; réimprimé parmi les oeuvres de Benoît XIV, par ordre duquel l'auteur l'avait écrit; 6° Disserialiones III de ecelesiastica hierarchia, et 1 de arcani disciplina. Ces discours furent composés pour l'académie ecclésiastique , qui se rassemblait chaque semaine dans le palais du Quirinal , en présence du mème pontife. 7° Osservazioni critiche sopra il monistero rli santa Maria VALUS JOSAPHAT nella diocesi di Cosenza, écrites par ordre du cardinal Spinelli , ancien archevêque de Naples ; 8° Diesertazione intorno al monistero di Brusfeld, nello stoto di Brunswich, à la demande du même cardinal ; 9° Relazione dell' origine , regolamento e stato pesente della stemperia di Propaganda. L'auteur composa cet ouvrage d'après les décrets de la congrégation, les mémoires de Mgr Ingoli, qui en fut le fonda-' tour, et d'autres monuments authentiques. 10° De peculiari quodam Isidis sistro, deque Anubis sphcera, ibid. ; 11° Memoria difatto circa il corso de' Mal- tesi contro gr infedeli, ibid. Le but de cet ouvrage est de prouver qu'en aucun temps il n'a été permis aux Maltais d'attaquer les bâtiments chrétiens d'Orient, quoique appartenant aux Eglises schismatiques, ni d'arborer le drapeau de leur grand martre ou d'autres princes étrangers. 12. Osserrazioni sopra l'uso e lia forma degli ombrelli, appresso gli antichi, tanto gentili clee christiani, ibid. On y répond à un autre ouvrage sur le même sujet P. Paciaudi, auquel ces remarques sont adres- sées. 13° Dissertazione critica circa il numero e l'autenticità degli alti di sauta Barbara, etc. On y recherche la patrie de cette sainte , ainsi que le lieu et le temps de son martyre, d'après deux manuscrits des bibliothèques Vallieella et Casa- > 'intense. I4° Regesti instrurnentorum monasterii SS. Andrew et Gregori in Clivo Scauri, Rome, 1753. Mitareili et Costadoni rapportent une parlie de ces chartes dans leur grand ouvrage .15' Notizie pi « fiche della cité Ancona. L'auteur y donne l'explication de plusieurs anciens monuments. 16° Dell' autoritit e valore de' dialoghi di S. Gregorio magno ; 47. . 1Ietodo facile per Pare 'd'Intente le oceorrenti ricerche negli archirj di Roma. OH t. trouvera le titre de quelques autres ouvrages du même auteur moins importants, et dont plusieurs ont été imprimés sous le faux nom de Nice/ a .. fletojilo, dans Amaduzzi, Commentarius in vitam Constantini Ruggerii, au tome 20 de la Nuora Raccolta Calogeriana
  • Constantin ZOGRAPHOS( 1797) : homme d'Etat grec, naquit en 1797 à Calavryta, en Morée; il alla , comme bien des jeunes gens de la Grèce, en Italie pour acquérir dans les sciences médicales une instruction pour laquelle sa patrie n'offrait pas de ressources; il était de retour depuis peu de temps, lorsque le peuple hellénique se leva contre l'écrasante domination des Turcs; il se jeta avec ardeur dans le mouvement. Sa facilité d'élocution, son éloquence le recommandèrent à ses compatriotes; il fut député aux assemblées nationales qui dirigeaient, au milieu de l'anarchie et des incidents d'une lutte à outrance, les efforts du pays. Lorsque l'intervention de l'Europe eut mis fin à ces calamités et lorsque la Grèce eut été reconnue comme puissance indépendante . Zographos se rangea parmi les adversaires du président Capo d'Istria , et il fut exilé. Au mois d'avril 4832, la Grèce étant gouvernée provisoirement par la commission administrative dite des Sept, il fut nommé secrétaire du gouvernement, et il joua un rôle actif dans les diverses péripéties qui signalèrent la marche politique du nouvel Etat. Le roi Othon lui confia plusieurs fois des portefeuilles ministériels et plusieurs fois aussi Zographos dut les abandonner. Un traité de commerce qu'il négocia avec la Turquie souleva de trèsvives oppositions ; le ministre défendit son oeuvre devant l'assemblée nationale avec une grande habileté, niais le traité avait trop d'adversaires pour que le gouvernement voulùt le ratifier. S'éloignant de la lutte perpétuelle (l'influences et des intrigues dont Athènes était le théâtre, Zographos accepta en 1850 le poste de chargé d'affaires auprès de la cour de Russie; les discussions diplomatiques qui précédèrent la guerre survenue en 485i, les événements dans lesquels la Grèce avait l'intérêt le plus vif, offrirent à sa sagacité des occasions de s'exercer. La paix n'était pas encore rétablie lorsqu'il mourut à StPétersbourg au mois de février 1856. 11 laissait quelques écrits provoqués par les circonstances politiques ; nous nous bornerons à signaler la Réponse qu'il opposa à un livre de M. Duvergier de Hauranne qui avait fait quelque impression sur l'opinion publique en Europe, et qui avait pour but, en exposant la situation actuelle de la Grèce, de chercher à deviner l'avenir de ce pays si fréquemment troublé. Trèsnaturellement Zographos se fait le défenseur de sa patrie, mais on ne saurait adopter compiétement toutes ses idées
  • Constantin Brancusi : sculpteur français d'origine roumaine
  • Constantin Caramanlis : homme politique grec
  • Constantin Guys : dessinateur, aquarelliste et graveur français
  • CONSTANTIN II : Roi de Grèce
  • Constantin Meunier : peintre et sculpteur belge
  • Constantin TCHERNENKO : politicien Russe

Constantin année par année

Signe astrologique de Constantin

Couleur de Constantin

Pierre précieuse de Constantin

Chiffre de Constantin

Métal de Constantin