Le prénom Augustin Masculin

Origine :

Fête :

28 Août

Signification de Augustin

Le prénom Augustin tire ses origines du latin Augustinus. Ambitieux, il se bat pour atteindre ses objectifs. Mûr, il est réfléchi et ne prend pas de décision sans avoir analysé la situation au préalable. Courageux, il ne craint ni les difficultés qui se dressent devant lui ni la concurrence. Il met tout en œuvre pour s’améliorer. Dynamique, il recherche l’action.
Parmi les Augustin célèbres, on peut citer Augustin Trapenard, chroniqueur français, Augustin Pajou, sculpteur, Augustin Legrand, acteur français, Agustín Javier Delgado Chalá, footballeur équatorien, et Augustin Dumay, chef d’orchestre et violoniste français.

Personnalité de Augustin

Ce sont des battants, ils veulent sans cesse aller de l'avant, se dépasser. Courageux, vaillants, intrépides, ce sont des aventuriers. Ils ont le sens de l'autorité et de la générosité. Ce sont de bons vivants, pleins de bon sens, à l'esprit pratique et optimiste.

Provenance du prénom Augustin

Histoire de Augustin

Etymologie de Augustin

Les Augustin célèbres

  • Augustin ARGENTI ou ARIENTI : noble Ferrarais et poète italien, florissait vers le milieu du 16e siècle ; il fut jurisconsulte de profession et particulièrement protégé du cardinal Louis d'Est. 11 mourut le 20 aofit 1576. Ce poète est un des premiers qui aient écrit des pièces de théâtre dans le genre pastoral . 11 en composa une en vers libres , intitulée : la Sforiunato, fayota pastorale, Venise, 1568 et la dédia au cardinal d'Est, son protecteur. Cette pièce fut représentée à Ferrare, au mois de mai 1567, avec le plus grand succès. Dans le prologue qui la précède, Aroiminven. genti affirme que ce fut la première pastorale composée en italien, et qu'il l'avait écrite dans sa jeu-, nesse ; elle est divisée en 5 actes, sans chœurs, et avec neuf interlocuteurs. On a encore d'Augustin , Argenti : Carallerie di Ferrara, ouvrage dans lequel il décrit les fêtes publiques et les spectacles donnés à la cour des ducs de Ferrare
  • Augustin BARBARIGO : doge de Venise, succéda, en 1186, à son frère Marc, dont le gouvernement, qui n'avait duré que six mois, ne fut remarquable par aucun événement. Sous celui d'Augustin, le royaume de Chypre fut réuni aux États de Venise, par la cession de la reine de Chypre, qui était de la maison Cornaro. On lui donna pour dédommage- ment une pension de 8,000 ducats, et quelques châteaux dans la 1arche de Trévise. L'invasion de Charles VIII en Italie entraîna ensuite la république dans une guerre continentale, tandis que les Turcs lui enlevaient ses provinces grecques, et qu'ils poussaient leurs ravages jusque dans le Frioul. Le règne de Barbarigo fut pour les Vénitiens une époque de dangers et de calamités; il mourut dans l'automne de 1501. Léonard Loredano lui succéda. — Nicolas BARBAhlGO, de la mème famille, fut ambassadeur de Venise à Constantinople, et mourut dans la première de ces villes, en 1579. 11 a donné la vie du doge André Gritti, et celle du cardinal Contarini, en latin. —Un autre BARBAR1GO, aussi de la mème famille, et dont Cordora a écrit la vie, devint cardinal, et publia quelques ouvrages de piété
  • Augustin BARBOSA( 1590 - 1649) : jurisconsulte portugais, né à Guimaraens, en 1590, se distingua dès sa jeunesse par un ouvrage qui était pour ce tempslà d'un trèsgrand intérèt, et qui eut une grande vogue dans le clergé catholique des deux derniers siècles. La 1" édition de ce livre, dont le titre est : Remissiones in loca varia Concilii Tridenlini, parut à Lisbonne, 1618 On l'a réimprimé à 'Tolède, à Brescia, à Anvers, à Lyon, a Venise. Le grand succès de son ouvrage engagea Barbosa à sortir de Portugal pour visiter les universités de France, d'Italie et de l'Allemagne catholique. Il se fixa enfin à Rome, qui était effectivement la vint' où l'on pouvait le mieuN apprécier son genre de connaissances. Urbain VIII et Innocent X le distinguèrent et le récompensèrent par des bénéfices. Lors du rétablissement de la monarchie portugalren 1640, il suivit le parti espagnol , et il fut nommé , par Philippe IV, en 16119, évêque d'Ugento , dans le royaume de Naples. Il se rendit à son évêché et y mourut la même année. Ses ouvrages très- nombreux ont été souvent imprimés en France, en Italie, en Espagne, dans les PaysBas ; ils ont été recueillis sous le titre de Opera omnia, Lyon , 1716 et suiv., 16 vol. ; mais les changements survenus en Europe ont infiniment diminué les occasions d'en faire usage, et ils ne tarderont pas à tomber dans l'oubli. On doit distinguer les suivants : 1° de Officio et Potestate episcopi, duquel il existe une édition de Rome, deux de Venise, une de Paris et quatre de Lyon ; 2° de Officio et ii. Potestate parochi , imprimé deux fois à Reine, trois fois à Venise et trois fois à Lyon. — Son père a publié des commentaires estimés sur les lois portugaises
  • Augustin BEAULIEU( 1589) : navigateur fiançais, né à Rouen en 1589, se voua de bonne heure à la marine, et obtint, à l'âge de vingttrois ans, le commandement d'un vaisseau dans l'expédition de Briqueville, sur la côte d'Afrique. En 1616, s'étant attaché à la compagnie des Indes qui venait de se former, il conduisit un vaisseau dans l'Inde, sous les ordres du capitaine Nets. Les Hollandais attaquèrent cette expédition , et Nets fût obligé d'abandonner le plus considérable de ses vaisseaux ; mais la cargaison du second suffit pour le dédommager des frais. Enfin, en 1619 ; Beaulieu eut le commandement d'une expédition pour l'Inde,' cômposée de deux grands vaisseaux et d'une patache. Il fut encore traversé par les Hollandais, qui mirent le feu à un de ses vaisseaux ; mais le sein qu'il ramena suffit pour couvrir les dépenses de l'expédition. Il fit une relation de ce voyage, dans laquelle il développa de grandes connaissances nautiques. Aidé par Darien, l'un de ses pilotes, il enrichit cet ouvrage de YUCS et de renseignements trèssûrs pour la reconnaissance des côtes. Le style en est suranné ; mais il inspire la confiance par sa simplicité. On ne peut, pli sans frémie, y lire les détails du supplice que le roi d'Achem fit subir sous ses yeux à plusieurs de ses femmes. Beaulieu fut ensuite employé au siège de la Rochelle et à la prise des îles SteMarguerite, et, au retour de cette dernière expédition, il mourut, à 'foulon, en 1637, àgé de 48 ans. La relation de son voyage n'a été publiée qu'en 1661, par Thévenot, (bans sa grande Collection des Voyages. D—P—s. Il
  • Augustin BEAZIANO ou BEATIANO ou BEAZZANO( 1500) : poête latin et italien, naquit à Trévise, et florissait encore vers le milieu du 16e siècle, sans que l'on sache positivement le temps de sa nais-. sance et de sa mort. Il fut chevalier de l'ordre de StJean de Jérusalem, quoiqu'il eùt d'abord été marié. Il était à Venise en 1514, trèslié avec le célèbre Bembo. On voit dans le recueil des lettres de ce cardinal plusieurs preuves de leur Intimité. Il y est toujours nominé Beazzano. Il avait une adresse particulière pour le maniement des affaires les plus difficiles, et son habileté fut appréciée par la cour de Rome. Dans la force de l'âge et au milieu des plus belles espérances de fortune, il fut attaqué d' douloureuses, surtout de la goutte, et se vit forcé de renoncer aux affaires. Il se retira d'abord à Vérone, puis à Trévise, où il passa les dixhuit der-, nières années de sa vie dans des souffrances exces- sires. Il n'y trouvait de distraction que dans l'étude et dans la conversation d'amis instruits et de savants qui venaient quelquefois de fort loin pour jouir de la sienne. On a de lui : 1° delle Cose volgari e latine del Beatiano, Venise, 1538 Ce volume, dont les pages ne sont point chiffrées, est fort rare. On croirait qu'il en a été fait une seconde édition sous ce titre : le Rime volgari e latine del Beatiano, Venise, 1551 mais celleci, qui est aussi trèsrare, n'est autre que la première, dont on a changé le frontispice et la dernière page. 2° Le selle Aile- grezze e cinque Passioni d'amore, Trévise, 1590 5° Quelques petits poèmes latins, imprimés chacun séparément, des rime italiennes insérées dans divers recueils, et plusieurs lettres qui font parti de celles di diversi adressées au cardinal Bembo
  • Augustin BECCARI( 1510) : poète italien du 16' siècle, a dû sa célébrité à une seule pièce de théâtre, dans un genre où il fut surpassé, mais dont il eut la gloire d'ètre l'inventeur. Né à Ferrare un peu avant 1510, il était savant, nonseulement en littérature, mais en philosophie, et avait été reçu docteur en droit civil et en droit canon. Il cultivait aussi la poésie, et composa des sonetti, canzoni, madrigali, etc., qui n'ont point été imprimés; mais en 1554, il lit, pour les spectacles que le duc de Ferrare, Hercule 11, donnait dans son palais, une comédie pastorale, ou, conune les Italiens l'appellent, favola pastorale il Sacrifizio, qui fait époque dans l'histoire du théâtre italien. Les choeurs et l'entrée du grand prètre furent mis en musique par Alphonse dalla Viola ; et André, frère de ce compositeur alors cé- . lébre, chanta le rôle du grand prêtre. La pièce fut imprimée l'année suivante , Ferrare, 1555, petit Cette dak, lui assure l'antériorité sur toutes les pastorales italiennes, même sur l'A minta du Tasse, qui ne parut que dixhuit ans après. On tira si peu d'exemplaires du Sacri fizio , que cette édition est extrêmement rare. L'auteur en donna une seconde, revue et augmentée, Ferrare, 1587 qui est aussi trèspeu commune. 11 n'est pas inutile de prévenir les amateurs de livres que cette dernière édition a été contrefaite, ou plutôt reproduite à Brescia en .1720, sous la même date de Ferrare 1587, mais en petit tandis que la véritable est et ne portant point à la fin le nom des libraires de Fer- rare Giulio Cagnacci e fratelli, qu'on lit dans la pre- mière. Beccari mourut à Ferrare, non pas en 1560, on vient d'en voir la preuve, mais le 2 août 1590.11 avait fait une seconde pastorale intitulée Daine, dont il est parlé dans la préface de la seconde édition du Sacrifizio, mais qui n'a point été publiée
  • Augustin BELLEY( 1697) : antiquaire, naquit le 19 décembre 1697, à SteFoideMontgointnery, diocèse de Lisieux. Après avoir achevé ses études à l'université de Caen, il vint à Paris se perfectionner sous la conduite d'habiles maîtres. Il reçut en 1726 la licence en théologie , et fut admis répétiteur au collége du Plessis. Chargé peu de temps après de l'éducation des fils du marquis de Balleroy, il accompagna ses élèves chez M. de Caumartin, leur oncle, évêque de Blois, et trouva dans la riche bibliothèque de ce prélat toutes les ressources dont il avait besoin. Le marquis de Balleroy ayant été nommé , en 1755, gouverneur du duc de Chartres , l'abbé Belley ramena ses élèves à Paris, et logea avec eux au PalaisRoyal. Apprécié bientôt par le vertueux duc d'Orléans, lils du régent, il devint son secrétaire ; et dès lors il put se livrer entièrement à son goût pour les recherches d'érudition. A des connaissances profondes en histoire et en géographie, il joignait celle de la numismatique. Lié par la conformité de ses études avec les membres les plus distingués de l'académie ' des inscriptions , il y fut admis, en 1744. Le chancelier d'Aguesseau l'associa à la rédaction du Jour- nal des savants, que Belley enrichit d'un grand nombre d'excellents articles, et fut nommé censeur royal. Le nouveau due d'Orléans, héritier de l'affection que son père portait à l'abbé Belley, le confirma dans l'emploi de secrétaire et lui confia la garde de sa bibliothèque et de ses pierres gravées. Ces différentes fonctions , loin de nuire à ses travaux , lui fournirent le sujet de la plupart des dissertations qu'il lut à l'académie , ou des secours pour les rédiger. Elles sont presque toutes relatives à quelques points obscurs de notre ancienne géographie , ou à des médailles inconnues ou mal expliquées par les numismates. L'abbé Belley mourut à Paris, le 26 novembre 177.1. Son éloge par Lebeau est inséré dans le 58C vol. des Mémoires de l'académie. On trouve la liste de ses dissertations dans la France littéraire par M. Quérard, t. 1er p. '265. Dans le nombre on I oi t distinguer celles qui font suite au célèbre ouvrage du cardinal Noris : Annus et Epochœ Syro- filacedonum. Ou sait que l'abbé Belley est l'auteur des Éclaircissements géographiques sur l'ancienne Gaule, imprimés à la suite du Traité des mesures itinéraires par d'Anville , Paris, 1741 Cet ouvrage fut jugé digne de ce grand géographe, auquel on l'a longtemps attribué, sans que Belley ait songé à réclamer. C'est encore à lui que les savants sont redevables de l'Explication des marbres de Cyzique, publiée par Caylus, dans le t. 2 de son Recueil d'antiquités. Pour plus de détails, on peut recourir à l'éloge déjà cité de cet académicien par Lebeau
  • Augustin BELLOSTE( 1654 - 1730) : chirurgien de Paris, qui a joui d'une grande réputation , né en 1654, et qui pratiqua surtout dans les armées, soit de France, soit de Sardaigne. Il est mort à Turin, le 15 juillet 1750. Ses services dans les armées le mirent à même de composer, en 1695, le Chirurgien d'hôpital, ou Manière de guérir promptement les plaies, ouvrage dont il y a eu diverses éditions en diverses langues, Paris, •696 , 1698 , 1705 , 1715 Amsterdam, 1707 ; Dresde , 1705, 1710, 1724 et auquel il publia une suite , sous le titre de Suite du Chirurgien d'hôpital, Paris, 1725,1751, 1728 Mais ce qui lit sa réputation, est l'emploi de pilules mercurielles qui portent son nom, et dont il établit Il y en a une traduction imprimée à Rome, 4738, 1750, 1791 et qui renferme aussi le tombeau des Nasons. C. TY. Une traduction latine eu a été donnée par Laurent Léger, 1702 C. TY. l’usage elles présentent une association de purgatifs, d'antispasmodiques et de mercure. Leur combinaison n'est pas son ouvrage, quoi qu'on en ait dit ; on en tretrouve la formule dans la Pharmacopée de Renoa, ,dit Renaudot; mais c'est lui qui en répandit l'usage. 11 en parle dans un Traité sur les effets du mercure, iqu'il a joint au dernier ouvrage dont nous parlions ' out à l'heure, et qui a été réimprimé séparément n 1738, et par le fils de l'auteur en 1757, Paris Belloste, en général, fut un praticien fort teureux; et dans ses ouvrages on retrouve d'anciens 'rocédés chirurgicaux qu'il employait avec succès, .t à la pratique (lesquels il est souvent bon de rue, ir : tel est, par exemple, celui qui consiste à établir in véritable cautère derrière l'oreille, à l'aide de la potasse caustique
  • Augustin CAPONI : entra, en 1515, dans une *conjuration avec PierrePaul Barcoli et le célèbre Machiavel, pour enlever aux Médicis l'autorité qu'ils avaient recouvrée, l'année précédente, avec l'appui d'une armée étrangère. Les citoyens les plus dist gués de Florence, et l'archevêque luimême, prenaient part à ce complot ; niais Cauoni, le plus zèlé de tous, fut celui qui perdit les autres. Un papier, qui contenait la liste des conjurés, échappa de sa poche et fut porté aux magistrats : tous ceux qui y étaient nommés furent aussitôt arrêtés et mis à la torture. Caponi et Barcoli eurent la tète tranchée ; les autres, condamnés à une prison perpétuelle, re-çurent ensuite leur grâce de Léon X
  • Augustin BRYAN( 1723) : critique anglais, entreprit, vers 1723, une édition grecque et latine des Vies de Plutarque, avec des corrections et des notes de plusieurs savants; mais il mourut en 1726. Moise du Soul continua son travail, et le mit au jour à Londres en R29, 5 vol. Cette édition est estimée; on y joint ordinairement les Apophthey- mata, Londres, 1741
  • Augustin CARRACHE( 1558) : peintre, cousin de Louis et de Paul, naquit à Rolog,ne en 1558. Il fut d'abord destiné à apprendre l'orfévrerie; mais il n'en chercha pas moins à vivre en même temps dans la société des savants et des gens de lettres. Louis l'ayant déterminé à s'occuper de la peinture, il devint bientôt, surtout pour l'invention , un des plus habiles élèves de son cousin. Il s'occupa aussi de la gravure, et il a plus gravé qu'il n'a peint, par des considérations que nous allons détailler, et qui donnent l'idée la plus avantageuse de la douceur de son caractère. Augustin avait appris de bonne heure à dessiner, à l'époque où il avait reçu les premières leçons de ciselure : aussi corrigeaitil les maîtres qu'il gravait, et donnaitil aux contours une grâce nouvelle que n'avaient pas les originaux. De retour de Venise, où il avait été voir les ouvrages du Tintoret, il reprit l'étude de la peinture, et, ayant été préféré, dans un concours, à son frère Annibal luimême, il conçut l'idée de sa Commu- nion de Si. Jérôme, qui est au musée du Louvre, et qu'on regarde, à juste titre, comme l'idée première du tableau du Dominiquin, représentant le même sujet. On ne peut rien ajouter à la piété du saint vieillard, à celle du prêtre qui lui offre l'hostie , à l'expression des assistants qui soutiennent le moribond. On voit seulement avec peine que l'ofliciant, dans sa nature, est presque aussi beau que le saint Jérôme, personnage principal. Annibal conçut une jalousie contre Augustin, et sous différents prétextes, il chercha à lui persuader de continuer de graver. Augustin eut la bonhomie d'entrer dans les vues de son frère. Annibal, en même temps averti par le succès du Si. Jérôme, sentit qu'il fallait devenir plus soigné , et travailler avec moins de promptitude. Plus tard, Augustin ayant accompagné son frère à Rome, l'aida dans une partie de ses travaux de la galerie de Farnèse, et lui donna quelquesunes de ces idées poétiques qu'on y rencontre avec tant de plaisir. L'exécution de la fable de Cé- phale el de Galathée est presque tout entière d'Augustin. Cet ouvrage parait dicté par Anacréon à un peintre des beaux temps de la Grèce. Le bruit ayant couru que le graveur faisait mieux que le peintre , Annibal éloigna son fi-ère, en disant que son style était élégant, mais point assez grandiose. Les prières d'Augustin , la médiation de plusieurs grands de la ville, et même des ordres supérieurs, ne purent changer la volonté d'Annibal , qui fut flexible, et qui faisait valoir le droit qu'il avait de ne pas laisser son frère travailler à cette galerie, dont l'entreprise était confiée à lui seul. Augustin, toujours docile, se retira à la cour du duc de Parme. Il y peignit dans un salon l'Amour céleste, l'Amour terrestre et l'Amour vénal. Peu de temps après , il succomba à un excès de fatigue. Il restait une ligure à terminer. Le duc de Parme ne voulut pas qu'aucun artiste l'achevai, et, à sa place, il fit mettre l'éloge d'Augustin. On regrette un Jugement dernier que ce maitre venait aussi de commencer, et qui resta imparfait lorsqu'il mourut à Parme, en 1601. Augustin avait composé, pour l'académie qu'il avait fondée à Bologne avec son cousin Louis et son frère Annibal, un Traité de per- spective et d'architecture qu'il commentait luimême dans son école. Il expliquait en même temps le mouvement des articulations et des muscles, et, en cette partie, on sait qu'il était aidé par le chirurgien Lanzoni. Le musée du Louvre a trois tableaux d'Augustin, y compris le Si. Jérôme dont nous avons parlé, et son Élément du feu, connu sous le nom du Pluton. Comme graveur, Augustin mérite, aussi de grands éloges : son burin est lier et savant, ses hachures bien prises suivent ordinairement le sens des muscles, comme il l'avait enseigné dans son Traité de perspective, cité plus haut. On s'a- perçoit facilement qu'il gravait au premier coup d'oeil. Il a laissé beaucoup de gravures obscènes qui sont devenues trèsrares
  • Augustin CASTAGNARES( 1687 - 1744) : naquit le 25 septembre 1687, à Palta, capitale de la province du Tucuman , dans le Paraguay. Son ardeur pour les missions se déclara de bonne heure et le lit entrer chez les jésuites. Ses supérieurs le destinèrent à prêcher la foi chez les Chiquites. Plusieurs centaines de lieues qu'il fallait traverser pour arriver citez ces peuples , les difficultés d'un terrain coupé de rochers et de précipices , les variations d'un climat tantôt glacial et tantôt embrasé , n'étaient pas les seuls obstacles qu'il eût à surmonter; la langue des Chiquites en présentait de plus grands encore; mais, à force de travail, elle lui devint familière, et bientôt il se vit en état d'assister le supérieur (te sa mission dans une entreprise d'une grande importance. Il s'agissait d'ouvrir une communication entre la mission des Chiquites et celle des Guaranis, et d'annoncer l'Evangile aux différentes nations sauvages qui occupent l'intervalle immense par lequel ces deux peuplades sont séparées. Ce projet eut d'abord peu de succès; mais le P. Castagnares ne se rebuta point, et bientôt il eut la consolation de convertir une partie de la nation des Samuques et de fonder au milieu d'eux une peuplade à laquelle il donna le nom de StIgnace. Il reprit alors le plan de communication entre les Chiquites et les Guaranis, dont il avait été forcé de suspendre l'exécution ; mais après des efforts dans des terres inondées, où il avait souvent de l'eau jusqu'à la poitrine, manquant de nourriture , épuisé de sang par la piqôre des insectes, les pieds déchirés par l'herbe dure et tranchante des marécages, il se vit contraint de regagner l'habitation de StIgnace. Son repos n'y fut pas de longue durée. Le désir de répandre les lumières de la religion l'entraîna chez un peuple connu sous le nom de Mataguais ; et d'abord il fut assez bien accueilli par quelquesuns de ces barbares ; déjà méme il travaillait à leur faire construire une petite église, lorsque le cacique, ennemi juré des chrétiens , le surprit seul , et le massacra , le 15 septembre 174. r. Castagnares était dans la 57e année de son âge
  • Augustin CAYOT( 1667) : sculpteur, naquit à Paris en 1667, et d'abord étudia la peinture sous Jouve- net ; mais ayant abandonné cet art pour la sculp- turc , il reçut les leçons de le Hongre , gagna deux fois de suite le prix, et fut envoyé à Borne en qualité de pensionnaire du roi. Malgré ces heureux commencements , Cayot , soit qu'il se défiât de son talent , soit que les circonstances ne lui fussent pas favorables, dut se résigner à travailler sous la direc- tion d'un autre artiste. Il s'attacha à van Clève, et l'aida dans ses ouvrages pendant quatorze années. On cite parmi les productions de Cayot les deux Anges adorateurs, exécutés en bronze pour le maitreautel de NotreDame de Paris; une Nymphe de Diane, statue en marbre du jardin des Tuileries, et une Didon abandonnée, qui fut, en 1711, son morceau de réception à l'académie. On ne sait pas précisément en quelle année mourut cet artiste , qui, sans avoir de trèsgraves défauts , n'aura jamais dans l'école qu'un rang secondaire
  • Augustin COLTELLINI( 1613 - 1693) : né à Florence, le 17 avril 1613, d'une famille noble, originaire (le Bologne, n'avait encore que dixhuit ans, lorsqu'en 1631, il manda dans sa propre maison la celèbre académie des Apatisti. Des jeunes gens studieux venaient' s'y exercer à la poésie et à l'éloquence. S'étant lui- méme consacre à la jurisprudence, il prit ses degrés, fut reçu docteur, et se livra en même temps aux exercices du bareau et à l'enseignement de la science des lois, dont il démontrait chez lui les principes à la jeune noblesse ; tuais il ne put soutenir longtemps cette vie fatigante, et, renonçant à tout le reste, il se donna aux soins de l'académie qu'il avait fondée, et à laquelle se firent bientôt inscrire les premiers littérateurs, nonseulement de t'Italie, mais encore des pays étrangers. Aprt:s sa mort, cette académie fut placée par le grandduc Cosme III dans l'université de Florence, avec une forme et des règlements particuliers. Coltellini a publié plusieurs opuscules, tant en prose qu'en vers, où il faisait briller beaucoup de goût et de connaissances littéraires. Il était membre de l'académie de la Crusca, et fut quatre fois consul de l'académie florentine. Il a été loué par rn grand nombre d'écrivains. On trouve dans les astes consulaires de Salvino Salvini les détails s plus circonstanciés sur cette académie des Apa- iti, dont Coltellini fut le fondateur, et qui lui a fait plus de réputation que sec écrits. Coltellini est 'port à Florence, le 26 aolit 1695
  • Augustin CIAMPELLI( 1578 - 1640) : peintre, naquit à Florence en 1578, fut élève de Sanetti. A ttiré à Borne par les travaux que le pape Clément VIII faisait faire an Vatican, il lit preuve d'une grande manière de peindre dans les différents ouvrages dont il fut chargé. Ciampeln axait un pinceau large et facile ; son style est noble, son dessin correct, et son coloris plein d'harmonie. On compte à Rome plus de quarante ouvrages de sa main dans des édifices publics, tant à l'huile qu'à fresque, et tous ces ouvrages sont exécutés avec beaucoup de soin ; les plus beaux se voient au Vatican et à StJeandeLatran. Aug. Ciampelli aYait formé un livre de dessins, faits avec Oreaticoup Je soin, de tous ses ouvrages. 11 mourut à Rome en 1640
  • Augustin DAVILA Y PADILLA : domi,nicain espagnol, né au Mexique, fut prieur du couvent de la Puebla, et se distingua tellement par son éloquence, que Philippe Ill lui donna le titre de son prédicateur, puis le nomma archevêque de SantoDomingo. Davila administra son diocèse avec beaucoup de sagesse, et mourut en 1604. 11 avait écrit Historia dela provincia de San- logo de Mexico de la orden de Predicadores, Madrid, 1590 Bruxelles, 1625 Une 3e édition porte ce titre: Varia Historia de la Nueva Espana y no- rida, Valladolid, 1634 Cet ouvrage contient des documents- curieux sur les premiers temps de la découverte de l'Amérique
  • Augustin DARQUIER( 1718 - 1802) : né à Toulouse le 23 novembre 1718, fut entraîné par son goût à l'étude de l'astronomie, s'adonna et fut utile à cette scien- ce jusqu'à sa mort, arrivée le 18 janvier 1802. Non content d'avoir établi dans sa maison des instruments et un observatoire, il formait des élèves et payait des calculateurs. Darquier était associé de l'Institut national. On a de lui : 1° Uranogra- phie, ou Contemplation du ciel à la portée de tout le monde. Paris, 1771 ce petit ouvrage contient les figures des constellations, et est, dit Lalande, trèscommode pour apprendre à connaître le ciel. L'auteur l'avait composé pour madame ' d'Etigny, dont le mari était intendant d'Auch, et l'a fait réimprimer à la suite de ses Lettres sur l'as- tronomie. 2° Observations astronomiques faites à Toulouse, Avignon, 1777 Darquier en publia un second volume à Paris, en 1782; il en donna la suite dans les Mémoires de l'Académie des sciences de Toulouse, et dans l'Histoire céleste française de Lalande. 3° Observation de l'éclipse de soleil du 24 juin 1778, etc., traduite de l'espa- gnol, Toulouse 1780 tiré à petit nombre, mais réimprimé dans le Journal de physique, d'a- vril 1780. 4° Lettres sur l'astronomie pratique, 1786 ; 5° Éléments de Géométrie, traduits de l'anglais de Simpson, 1766 ; 6° Lettres cos- mologigiues sur la construction de l'univers, tra- duites de l'allemand de Lambert, Amsterdam 1801 les notes sont de M. d'Utenthove qui fut l'éditeur
  • Augustin DATI( 1420 - 1478) : qui ne parait pas avoir été de la même famille que les précédents, naquit à Sienne en 1120. Il annonça dès ses premiihres études des dispositions extraordinaires. Il prit ensuite, pendant trois ans, des leçons de François Philelphe, qui le désigna , en quittant Sienne, comme le plus savant de ses disciples. Naturellement éloquent, a avait, comme Démosthènes, la langue embarrassée et une sorte de bégaiement 11 corrigea ce défaut par le même moyen, en mettant de petits cailloux dans sa bouche, marchant avec vitesse, et faisant pendant ce temps tous ses efforts pour bien prononcer. Il ne lui resta de sa première incommodité, que la faiblesse singulière de ne pouvoir souffrir la compagnie de ceux qui bégayaient. Il fut appelé par le duc d'Urbi'', en 1442, pour professer les belleslettres dans cette ville : il n'y resta que deux ans, et après avoir fait un voyage à Rome, où le pape Nicolas V, ami des lettres, essaya inutilement de le fixer, il se hâta de retourner à Sienne. Il y ou'rit une école de rhétorique et d'humanités. Quoiqu'il ne fût point ecclésiastique et qu'il fùt même marié, ses talents oratoires lui firent obtenir la permission de prononcer des discours sur des sujets de morale et mème de religion, nonseulement dans son école, mais dans les églises et dans d'autres lieux publics. Dans plusieurs occasions solennelles, ses concitoyens le choisirent pour haranguer publiquement en latin : ils l'élevèrent aussi à différentes charges et aux premiers emplois de leur république. 11 en fut enfin nommé secrétaire en 1457, et fut chargé par un décret spécial d'en écrire l'histoire. Il l'écrivit en latin et en trois livres, avec la sincérité d'un homme d'État instruit des faits, et qui regarde comme un devoir de les présenter tels qu'ils sont. 11 mourut de la peste en 1478, laissant plusieurs autres ouvrages d'histoire, de philosophie et de littérature. Son fils, Nicolas bah, qui lui succéda dans son emploi, les fit imprimer à Sienne en 1503 L'histoire de Sienne n'y parait que sous le litre de Fragmenta Senensium historiarum. Le fils, qui voulait conserver sa place, craignit que la vérilè, dite avec franchise, ne blessàt quelques citoyens puissants; il n'eut pas le courage de publier ce que son père avait eu celui d'écrire, et il ne donna que des fragments. On remarque dans le reste de ce solurne, un traité en 10 livres De animi immortalitate, 6 listes de discours publics ou harangues en latin et un seul en italien ; un petit traité : De vita beata, un ouvrage intitulé : Isagogicus libellas pro conficiendis et epistolis et orationibus, autrement appelé Elegantarium libellas, réimprimé plusieurs fois, tant à part que dans d'autres recueils; une Histoire de la cille de Piombino, 3 livres de lettres ou Epftres, curieuses pour l'histoire littéraire et politique de ce temps, etc. Les ° ancres d'Augustin Dati furent réimprimées à Venise, 1516 Cette réimpression est conforme à l'édition de Sienne, mais ne la vaut pas. Les Lettres furent réimprimées seules à Paris en 1517 ; les Discours latins l'y avaient été en 1; j13- 13, 2 vol
  • Augustin FANGÉ : bénédictin de la congrégation de StVannes et abbé de Senones, né à RationChâtel près Verdun, était neveu de dom Calmet par sa mère. Il fit ses voeux à l'abbaye de Munster en Alsace, le 21 juin 1728. Rien ne lui manquait des vertus religieuses. A un maintien modeste et réservé il unissait un esprit sage , de la piété , l'amour du travail et le goût de ces études cultivées dans l'ordre de StBenoit, qui acquirent une si grande réputation à son oncle. 11 professa avec distinction les humanités, la philosophie et la théologie dans sa congrégation. Dom Calmet était abbé de Senones, monastère de Lorraine. Le gouvernement de la Lorraine étant sur le point d'éprouver de grands changements par la cession de ce duché à la France , il craignit qu'on ne mit son abbaye en commende. Il ne vit d'autre mOyen de la conserver à sa congrégation que de demander la permission de se faire élire un coadjuteur. Il l'obtint du duc François et de l'empereur, et dom Fangé fut d'une voix unanime élu coadjuteur de Senones le 6 septembre 1736. Il reçut ses bulles le 7 octobre de la mème année , et fut béni le 6 mai suivant par M. Sommier, archevique in partibus de Césarée et grand prévôt de StDiez. Il ne devint abbé titulaire qu'en 1755 , après la mort de son oncle. On a de dom Fangé :1° un Traité des sacrements en ge, néral et en particulier, ouvrage profond et estimé; 2° Diarium Helreticum, Einsidlen , 1756, grand de 149 pages, avec figures: c'est le récit de ce que dom Fangé avait trouvé de remarquable dans un ouvrage qu'il avait fait en Suisse en 1718 avec son oncle, sous le nain duquel il publia le livre; mais dom Calmet l'attribue positivement à dom Fangé, dans sa Bibliothèque de Lorraine, imprimée en .1751, ce qui semble supposer qu'il existe peut-ètre, sous le titre ( Filer Helvetirum , une édition antérieure à celle de 1756, citée par Ilaller ; 5° le 2e volume de la Notice de Lorraine; 4" Fie de dom Calmet, 1763 Quelquesuns lui attribuent : Mémoires pour servir à l'histoire de la barbe de l'homme, Liée, 1775 Dom Fangé acheva aussi l'Histoire unii'erselle commencée par son oncle , arrangea ses oeuvres posthumes, et publia ses ouvrages en 1762
  • Augustin FAVORITI( 1624 - 1682) : l'un des pontes de la Pléiade latine qui brillait en Italie dans le 17e siècle , naquit à Lucques en 162i. Ayant embrassé l'état ecclésiastique, il vint à Rome, où ses talents lui méritèrent bientôt d'illustres amis. Le cardinal Fabio Chisi, depuis pape sous le nom d'Alexandre VII , se déclara l'un des premiers son protecteur, et ne cessa de lui donner des marques de son affection. Honoré de la charge de secrétaire du sacré collége, il fut presque constamment employé On peut consulter sur cette Pléiade l'art. de Ferd. FUR- tTEMBE aG. dans les affaires importantes, et mourut le 13 novembre 1682. Comme le chancelier Bacon , Favoriti ne pouvait supporter l'odeur de la rose. 11 ne faisait par jour qu'un seul repas, et si frugal, qu'on était surpris qu'il pût vivre avec un pareil régime. Faisant allusion à Leone Allacci et Christ Lopo, ses amis , deux zélés défenseurs de la foi catholique , il disait en plaisantant qu'il vivait dans un siècle bien merveilleux , puisqu'on y voyait un lion et un loup défendre le troupeau que leurs semblables sont habitués à dévorer . Il était membre de l'Académie des humoristes. Nourri de la lecture des anciens, il se montra souvent l'égal de ses modèles. Ses poésies ne sont pas moins remarquables par le naturel et la force des pensées que par l'élégance et la clarté du style; elles ont été recueillies avec celles des autres pffles de la Pléiade , sous ce titre : Septem illustrium virornin poenzata. L'édition d'Amsterdam, 1672 sortie des presses d'Elzévir, est d'une beauté admirable. A la suite de ses vers, on trouve deux Oraisons funèbres, prononcées par Favoriti
  • Augustin FIORITO( 1500) : docteur en médecine, né à Mazzara en Sicile dans le 16' siècle, pratiqua l'art de guérir et en donna des leçons dans sa patrie avec un grand succès. Il s'était aussi appliqué à l'étude de la philosophie qu'il enseigna également avec beaucoup de réputation. Il mourut en 1590, laissant plusieurs ouvrages manuscrits, entre autres la Topographie de . 11- azzara. — Augustin FIORITO , de la même famille que le précédent, naquit à Mazzara en 1580, fut admis dans la société des jésuites et chargé d'enseigner la langue grecque aux jeunes profès du collége de Palerme. Une mort prématurée l'enleva en 1613, à l'âge de 53 ans. Fiorito avait recueilli et traduit en latin un grand nombre d'opuscules des Pères grecs relatifs à l'histoire ecclésiastique de Sicile. Octave Celan en a inséré la plus grande partie dans ses Sanctorum siculorum vite , Palerme , 1657, 2 vol. On assure que Fiorito avait laissé en manuscrit plusieurs Tragédies écrites les unes en grec et les autres en latin
  • Augustin FONTANA : comte Scagnelli, juge civil à Plaisance , sénateur à Mantoue , auditeur de rote à Bologne , mort vers la fin du 17e siècle , s'est fait connaltre par les ouvrages suivants : 1" Amphitheatrum légale, sen Biblioiheca legalis amplissima , Parme, 1688 , 5 tom. qui se relient ordinairement en 2 volumes ; 2c. De successione monasterii bonorum capacis , Bologne , 1685 ; Anamalogia seu tractatus de omni genere expensarum; 4° Astrea criminale toscana, overo breve metodo di ben procedere nelle cause criminali. Ces deux ouvrages étaient sur le point d'ètre livrés à l'impression en •688. 5° Quelques Poésies insérées dans le Salmista toscan° , Bologne, 1688. 11 avait commencé sa Bibliotheca legalis dès 1661 , sur le plan d'un répertoire du moine genre que le cardinal Curzio , évèque de Rimini , dont le comte Jean Fontana, son frère, était vicaire général , avait fait pour son usage, et il ne cessa d'y travailler. Celle de Lipenius ayant paru en •678, il se hâta de la faire venir, y prit tous les articles qui lui manquaient et y reconnut un grand nombre d'omissions : aussi l'ouvrage de Fontana , contenant plus de quinze mille articles, est bien plus complet que la première édition de Lipenius ; et quelque amples que soient les additions et suppléments dont on a enrichi ce dernier dans les éditions suivantes, l' imphitheatrum legale sera toujours recherché, étant rédigé suivant un ordre beaucoup plus commode, et enrichi d'ailleurs de notes sur les ouvrages des jurisconsultes d'Italie. Les deux premiers tomes sont par ordre alphabétique de noms d'auteurs, et les trois autres sont comme *des répertoires par ordre de matières qui renvoient à ces deux tomes pour les détails bibliogra- phiques. — eharies- Emmanue/ FONTANA , autre bi- bliogra?he italien de la .ntème époque , a publié une Bibliuthera poetico- toscana, Rimini, 1688 citée dans la Biblioteca volante. « Quel que soit cet opuscule que je n'ai pas vu, dit Cinelli, l'idée en est bonne, si l'auteur s'y est donné de la peine ; se t'am. faticato il suo autore
  • Augustin FORTUNIO( 1500 - 1595) : camaldule, né dans le 16e siècle à Fiesole en Toscane de parents originaires des Florence, était en bas âge lorsque son père mourut. Il fut placé aux frais du grandduc au collége de Pise , où il fit des progrès trèsremarquables dans les langues et la littérature ancienne. Après avoir terminé ses études, il entra au couvent des SaintsAnges , à Florence, et ne tarda pas à y prononcer ses voeux. L'exercice de ses devoirs, l'enseignement des langues et la recherche des monuments qui pouvaient intéresser son ordre remplirent entièrement la vie du P. Fortunio. Il mourut à Florence vers 1595, dans un âge peu avancé. On a de ce savant religieux : 1. Historia Camaldulensium , Florence, Ire part., 1575; 2e part.,1579 Gui Grandi rend justice à l'érudition de l'auteur et à l'utilité de ses recherches, qui ont préservé de la destruction plusieurs pièces importantes ; mais il lui reproche d'avoir adopté sans examen des traditions suspectes et d'avoir commis un grand nombre d'anachronismes. Cette histoire des Camaldules a été entièrement effacée par celle qu'ont publiée les PP. Mittarelli et Costadoni . 20 Apologia angustini Florentini pro libris suis historiarum Camaldulensiunz , ibid. , 1592 C'est une réponse au P. Luc, ermite, qui avait démontré la fausseté de plusieurs miracles cités par Fortunio : elle ne satisfit personne. 5° Chronichetta del monte San- Savino di Toscane, ibid. , 1583 4. Liber carininum, ibid. , 1591 Les poésies de Fortunio roulent uniquement sur des sujets de dévotion. On a encore de lui des opuscules peu intéressants : Vita et miracula SS. Justi et Clementis ; Translatio reliquiarum S. Romualdi, 1562 etc. Il traduisit luimême ce dernier ouvrage en ita- lien; il a donné aussi tisse traduction italienne de la Vie de St- Romuald par Pierre Damien
  • Augustin GABRINO : fanatique breseian, vers la fin du 17' siècle, se qualifiait de monarque de la SteTrinité, prince du septénaire, chef suprème de tous les nombres mystérieux : il se disait appelé à combattre l'Antechrist, dont le règne était prochain, et qui devait ètre universellement adoré. Il avait réuni, au nombre d'environ quatrevingts , unç troupe d'imbéciles fanatiques comme lui; la plupart artisans, auxquels il donnait le titre de chevaliers de l'Apocalypse, et qui exer-çaient leur profession l'épée au côté. Les armes de ces chevaliers de nouvelle fabrique étaient une étoile flamboyante, environnée des noms des archanges Raphai4 , Michel , Gabriel , un bâton de commandeur et un glaive en sautoir. Le dimanche des Rameaux de l'an 1691, Cabrino entra dans une église de Brescia , et fondit l'épée à la main sur les prètres qui entonnaient le chant : Quis est iste rex gloria'! en leur criant d'une voix formidable : a C'est moi. 11 fut pris et mis en prison , et sa secte facilement dissipée ; c'était, autant qu'on peut en juger, une espèce de maçonnerie cabalistique
  • Augustin GADALDINI( 1515) : MédCeill né en '15l, à Modène , était fils d'Antoine , imprimeurlibraire, dont le nom s'est conservé dans l'histoire WC- raire de l'Italie , à raison de l'étendue de son com- merce et du nombre prodigieux de livres grecs . Il mourut en 1575, année où Venise était affligée d'une maladie contagieuse, laissant trois fils : Marc- Antoine, chanoine de Trévise , savant dans les langues orientales ; Bélisaire , à qui l'on doit quelques pièces de vers, recueillies dans le tome ier des Delicioe poe- tar. italor., et la publication du Traité de Trineavelli sur les fièvres; et Théophraste, également distingué comme jurisconsulte et comme littérateur. On peut consulter pour plus de détails la & Mot. modenese de Tiraboschi
  • Augustin GIUSTINIANI( 1470) : évèque de Nebbio , en Corse, était de l'illustre famille de ce nom, et naquit à Gènes en 1470. Seul rejeton de cette branche des Giustiniani , il reçut de ses parents une éducation trèssoignée. Dès l'âge de quatorze ans, il voulut entrer dans l'ordre des frères prècheurs ses parents employèrent tout leur crédit pour le détourner de ce dessein, et le firent partir pour Valence. Là, s'étant livré avec trop d'ardeur aux plaisirs de la jeunesse, il éprouva une maladie trèsgrave à la suite de laquelle il revint dans sa patrie ; ramené par cette maladie à son premier dessein, il entra dans l'ordre , mais que le résultat n'a point répondu à son at- tente ; à peine s'en étaitil vendu le quart. Ce Psautier, comme le remarque Huet, est le premier de ce genre qui ait été publié en Europe : car, bien que la Bible du cardinal Ximenès eùt commencé à paraitre dès 1514 ou 1515, cependant le Psautier qui en fait partie ne parut qu'en 1517; et d'ailleurs cette Bible ne renfermait ni la paraphrase chaldaïque, ni la version arabe. Au surplus, les caractères arabes et grecs employés par Ginstiniani sont trèsinformes . 4. Phi/ onis judoei centum et duce questiones , totidem responsiones mo- rales super Genesim, Paris, 1520 ; 5. Rabbi Alossei Egyptii dus sen director dubilantium, etc., in III librus divisas et somma accuratione recognitus, ibid., 1520 ; 6° Castigatissimi annali con la loro copiosa tavola della eccelsa ed. illustrissima re- publica di Genova da fideli ed approbali scrittori, Gènes, 4537 Cet ouvrage, publié après la mort de l'auteur, a été l'objet de jugements trèsopposés, les uns le louant, les autres en faisant une critique amère. Giustiniani a laissé manus- crits : 1. le Nouveau Testament en hébreu , chaldéen , grec , arabe et latin, tel que son Psautier ; . une Description de rite de Corse, indiquée par Léandre Alberti dans sa Description de lie
  • Augustin GRISCHOW( 1683) : savant philologue et mathématicien allemand, naquit à Anclam dans la Poméranie citérieure , le 13 décembre 1683. Après avoir terminé ses études académiques à l'université d'Iéna, il alla à Berlin et y fut nommé, en 1725, professeur de mathématiques au collége de médecine et de chirurgie. Comme membre de l'ancienne Académie des sciences, il fut pendant vingthuit ans chaNé des observations météoro- logiques et de la rédaction des almanachs. Ce ca- lendrier astronomique avait été publié en allemand jusqu'en 1748. Grischow rédigea en latin celui de 1749, et y ajouta beaucoup de tables et de problèmes d'astronomie. Ce professeur mourut le 10 novembre 1749. Il a publié en latin : 1. De philologia generali, Iéna 2° De polychreste ophthalmographia, ibid. ; 50 Isagoge ad studia mathematica, seu mathematum prœcognita, ibid., 1712 4. Introductio in plzilutogianz gene- ralem, ibid. , 1715 Grischow a pour objet d'expliquer, dans cette introduction à la philologie, la nature de la parole, et d'indiquer les principes qui peuvent le plus contribuer à perfectionner le discours ; il y a joint un catalogue des auteurs qui ont écrit sur la philologie générale. 5. Astrognosia novissima , sen phœnomenorum algue hypothesium circa aellas nouas speciatim ita dictas, succinct, son fils, né à Berlin en 17'26 , profita si bien des leçons de mathématiques de son père qu'il lui succéda en 1749 comme astronome et membre de l'Académie de Berlin. Deux ans après, il fut nommé professeur d'astro- nomie et secrétaire de l'Académie impériale à St- Pétersbourg ; mais il ne jouit pas longtemps de cette place , étant mort le 4 juin 1760. Ce savant s'était transporté en 17M et 1752 à l'île d'Oesel, sur les côtes de la Livonie , pour y observer les parallaxes, quand la Caille alla au cap de BonneEspérance ; et il avait publié à son retour : Sermo habitus de parallaxi cœlestium corporuni , sive de via ad distantias et magnitudines eorum definiendas apud astronomos celeberrima , St - Pétersbourg , 1755 Les Novi commentarii de l' Académie de St- Pétersbourg renferment de cet auteur un grand nombre de mémoires astronomiques ; on y trouve dans le tome 4 Methodus investi- gandi parallaxin lime et planetarum eclipsibus stel- larum fixarum a lima innixa. — Solutio non i cujus- dam problematis astronomici , in usum prœcipue nauticum propositi , in dissertatione de progressu artis nauticœ in determinanda maris et longitudine et latitudine, t. 5 . — Errorum ta- bularum lunarium , ex eclipsibus sous prœcipue u. quœ ann. 4748, die 25 jul. et ana. 1750, d. 8 jan., styli non i , diligentissime sunt observatce , definien- dorum disquisitio, ibid.— kvestigatio positionum signiorunz Russiœ locorum, t.8 , et beaucoup d'autres , traducteur infatigable, né à Osterode, près de Halberstadt en 1685, fut em- ployé à l'imprimerie de la maison des Orphelins, à Halle, comme inspecteur des différentes éditions de la Bible, et traduisit en latin une vingtaine d'ouvrages plus ou moins volumineux de l'anglais et de l'allemand; même la Grammaire grecque ( i l'usage de l'école de Halle. La plus importante de ces traductions est celle des Origines ou Antiquités ecclésiastiques. de Jos. Bingham , Halle et Franc- fort, 1724-1729, 10 vol. Ce laborieux écri- vain mourut le 6 novembre 1754
  • Augustin INVÈGES( 1595 - 1677) : savant historien , né en 1595 à Sciacca, en Sicile, embrassa l'état ecclésiastique et entra chez les jésuites, où il professa quelque temps la philosophie ; mais sentant qu'il ne pouvait concilier ses devoirs avec son goût pour les recherches historiques, il demanda sa sécularisation et commença à suivre son plan de travail avec une ardeur infatigable. Il eut le bonheur de trouver dans la riche bibliothèque de Fr. Schiafani , prêtre de Palerme , de nombreux matériaux pour l'histoire de la Sicile, et, voulant connaltre tout ce qui existait sur ce sujet, il se mit à fouiller toutes les bibliothèques et les archives du royaume, dont il tira une foule de pièces curieuses. La rédaction de ses ouvrages occupa le reste d'une vie qu'il n'honorait pas moins par ses vertus que par ses talents, et il mourut à Palerme en 1677, à 82 ans. On a de lui : 1° tinnali della cati di Palermo, overo Palermo antico, sacro e no- bile Palerme, 1649-51 , 3 vol. fig. Cette histoire est trèsestimée, mais les exemplaires en sont rares, mème en Italie. Burmann a inséré la Palermo antico dans ses Thesaur. antiquit. Sicil., t. 10. 42. La Carthagine Siciliana divisa in due libri, Palerme, 1650, 1661, rare. C'est une histoire fort curieuse de la ville de Carcawo. Le troisième livre , resté en manuscrit, a été publié par le père Amati , jésuite, ibid., 1708. Burmann a inséré cet ouvrage dans son Thesaurus antiquit. Italice, t. 10. 3° ild annales siculos prcelitninaris apparalus, Palerme , 1709 Cet ouvrage , publié avec une préface et des notes par le P. Michel de Giudice, est une introduction aux Annales de Sicile encore inédites. 4° Historia sacra paradisi terrestris et S. S. Innocentice sinter, Palerme, 1651 On peut consulter, sur cet estimable écrivain , Mongitore, Bibl. secula. et les Mémoires du P. Niceron, t. 11
  • Augustin LAMMA( 1636) : peintre, né à Venise , vers 1636, reçut les leçons d'Antoine Colza , élève du Bourguignon. Il est compté parmi les meilleurs peintres de batailles qu'ait possédés l'Italie.Toutes les galeries un peu riches de ce pays renferment quelques tableaux de Lamma. Le plus renommé 'est celui qu'on voit dans le cabinet de la famille Cuti , à Venise, et qui représente le Siège de Vienne par les Tures. Il est peint, suivant l'habitude de Lamina ,dans la manière de Mathieu Stom. Cet artiste vivait encore en 1696, ainsi qu'on le voit par la date de plusieurs des ouvrages (1u'il a exécutés à cette époque
  • Augustin LASCARIS( 1776 - 1838) : marquis de Vintimille, de la metne famille que le précédent, naquit à Turin en 1776, fut placé parmi les pages et reçut sa première éducation à la cour. Premier page de le reine, il fut promu au grade d'officier de cavalerie, et, en 1792, les Français ayant occupé le comté de Nice, il fut nommé aide de camp du roi VictorAmédée, qui avait établi son quartier général à Saorgio, d'où bientôt il fut obligé de repasser le col de Tende. La guerre ayant cessé par suite du traité de Cherasco (1796j, le marquis Lascaris continua son service dans les bureaux de l'étatmajor, où il se distingua paf son instruction, et son activité. Après la bataille de Marengo , en 1800, il abandonna la carrière militaire; il épousa (Il Nom pris par le compagnon de voyage de Lascaris, quel possédait les notes. mademoiselle Carron de StThomas , héritière de l'ancienne et riche famille de ce nom. Napoléon, voulant entourer son trône de l'ancienne noblesse, nomma, en 1810, la marquise LascarisStThomas dame d'honneur de l'impératrice MarieLouise. Le mari vint à Paris , où il s'occupa de sciences, d'arts, et surtout d'agriculture. En 1814, le roi de Sardaigne, étant revenu à Turin, rappela au service les anciens officiers avec le grade d'ancienneté qui leur était dû , comme s'ils l'avaient toujours servi ; et Lascaris, de capitaine qu'il était en 1800 , se trouva général dans l'étatmajor. Depuis longtemps il présidait la société royale d'agriculture, lorsqu'en 1829 il fut admis à l'académie des sciences, dont il devint aussi président, et il donna un puissant encouragement théorique et pratique aux travaux de ces deux sociétés savantes. Nommé, en 1831, conseiller d'État, il prit part à la rédaction définitive du Code civil sarde, publié en 1837. Enfin, accablé de chagrins et de contrariétés, il mourut le 28 juillet 1838, dans la vallée d'Aoste , au petit village de StVincent, où les médecins l'avaient envoyé pour prendre les eaux minérales. Il était lieutenant général, commandenr de l'ordre de StNlaurice, de l'ordre militaire de Savoie et (le celui de Léopold d'Autriche, conseiller d'État ordinaire, viceprésident honoraire de la chambre royale (l'agriculture et de commerce, décurion de la ville de Turin, et académicien honoraire des beauxarts. On a de lui : 1° Capelli di paglia di Toscane, Turin, 1819 Dans cet ouvrage il a démontré l'utilité de la manufacture de chapeaux de paille, qui donnait à Florence un produit annuel de 5,000,000 de fr., et il anima à Nice cette industrie, dont nous avons admiré les progrès en 1829. 2. Ragiunamento sopra la litografia, Turin, 1820 Cet art, qui a fait des progrès si remarquables, dus au zèle du comte de Lasteyrie , languissait alors en Piémont. 3. Dei fontanili, Turin , 1830 4° Sul Arracha olici_ fera, 1831 5. Sul gelso delle Filippine, 1832 6° Schiaritnenti supra il riso bertone del Dol- ton ormes, 1834 ; 7. Brevi discorsi , Turin, 1837 Ce sont des discours à l'usage des agriculteurs, pour l'intelligence (les nouvelles lois. 8° Dell' acero campestre 1837. Dans ce mémoire, l'auteur prouve que les jardiniers peuvent cultiver utilement l'érable sauvage et il donne le dessin l'un arbre dans lequel on a formé une galerie, à Savigliano
  • Augustin LEYSER( 1663) : célèbre jurisconsulte allemand , naquit à Wittenberg en 1663. Après avoir fait ses études de la manière la plus brillante, voyagé en Hollande, en Angleterre et en Italie , et servi comme volontaire dans l'armée autrichienne contre les Turcs, il revint dans sa patrie en 1706, y exerça divers emplois, fut nommé professeur de droit à Wittenberg en 1708, et à Helmstadt en 1712. Il remplit encore d'autres charges importantes, et la place de président du consistoire ecclésiastique de la principauté. Ces diverses fonctions et la rédaction de ses ouvrages remplirent sa vie. ll mourut à Wittenberg le 3 niai 1752. On citera de lui : 1. De logomachiis in jure dissertai°. Wittenberg, 1707 ibid., 1724. Leyser se proposait d'en donner une troisième édition fort augmentée, et l'impression même en était déjà commencée, mais l'affaiblissement de ses forces l'empêcha de la terminer. 2° De assentationibus juri3consultorum dissertatio , ibid., 1712 Itelinstadt, 1726, et Leipsick, 1741 Cette dernière édition a été publiée par HenriGottlob Franck, qui y a joint des notes , un index trèsample et différentes pièces intéressantes. Quelques expressions échappées à Leyser blessèrent les professeurs de Wittenberg ; ils se réunirent contre l'ouvrage et suscitèrent à l'auteur des tracasseries si violentes, rpie GottlobAugnste lénichen a cru devoir lui donner une place parmi les martyrs du droit, dans son édition de la eblioth. juridiea Lipenius. Leyser a rendu un compte trèsdétaillé de cette persécution dans une lettre à ses amis, insérée dans la dernière édition de son ouvrage. 30 Jurisrousultorum rariationes el retractatioues, Belmstadt, 1713 nouvelle édition, augmentée et publiée avec une savante préface, par Gottlob,Auguste lénichen , Leipsick, 1737 4" !) e feudis Brunsricenribus et Luneburgen, ibus , ibi d 1720 ; nouvelle édition augmentée, 1755; 5" De jurïjurando purgutorio, ibid., 4724; 60 Dissertai° de mutatione lnonetc e • ibid., 1729 7" De luis qui ex mentis imbecillitate delinq? unt dissert., ibid., 1752 8" De inculpai 1101h. d'un avo, a). Plusieurs d'entre eux, parmi lesquels on citera le professeur Hartleben, LouisJulesFrédéric Hepfker, EsnestJuste Muller, ont commenté, éclairci , expliqué, abrégé cet ouvrage, resté classique dans toutes les universités d'au delà du Rhin , et qui est cependant à peine connu en France
  • Augustin LUBIN( 1624 - 1624) : religieux augustin, né à aras en 1624 et mort dans la même ville en 695, fut géographe du roi et remplit différents mplois dans son ordre. On a de lui : 1° Marty0/ OginM romenum cum tabulis geographicis et notis istoricis, Paris, 1660 , 1 vol. ; 2" Tabulœ arra, geographicoe, sire ll'otitia « tiqua medii temoris et noya nominum utriusque 7'estamenti ad eographiam pertinentiunt, Paris, 1670, 1 vol. n-8°. C'est :un dictionnaire géographique qui ist souvent joint à la Bible latine de Léonard ; 10 Tables géographiques pour les ries des hommes ! lustres de Plutarque , Paris, 1671, 1 vol. 4" La suite le la clef dtt grand l'ouillé des bénéfres de France, 'anis, 1671 , 1 vol. ; 5° Orbis Augustinia- 4 s, sire Conrentetum ordinis errai sancti ugustini rhorographica et tvpographiea deseriptio, ,iaris, 1672 , 1 vol. oblong. Ce livre est rné de beaucoup de petites cartes géographilues , presque toutes dessinées et gravées I Par l'auteur, avec une grande netteté; 6° Index geographicus , sire in annales Usserianos tabule et obserrationes geographiroe. Il a été imprimé en tète de l'édition d'Usserius publiée à Paris en 1673. Lubin avait composé d'aetres tables du même genre , qui n'ont pas été imprimées ; 7° Mercure géographique ou le Guide du curieux des cartes géographiques , Paris, 1678 , 1 vol. Le but de l'auteur est de faciliter la connaissance des cartes de géographie en donnant l'expliCation de tous les mots latins qui s'y trouvent; il y ajoute le synonyme en grec , et ter- mine le volume par diverses notices de noms employés en géographie par les écrivains du moyen âge et plusieurs nations de l'Europe. Cet ouvrage prouve que Lubin avait profondément étudié la science à laquelle tout son loisir fut consacré. On voit qu'il avait bien profité de son séjour à Rome , comme assistant général des augustins français , pour chercher dans les bibliothèques tout ce qui concernait la géographie. Il parle de plusieurs ouvrages qu'il serait bon de composer, annonce qu'il a traduit Étienne de Byzance, et qu'il médite depuis longtemps un w La carte de la province de Lombardie , par exemple, est du P. Bonjour , qui s'y qualifie de géographe de Sa Majesté catholique. C. M. P. livre intitulé Orbis ruilera, où il se proposait de marquer la situation de toutes les villes détruites, et de celles qui ont changé de lieu , et dit qu'un de ses contemporains a composé une bibliothèque des voyages. On regrette que les circonstances , ainsiqu'il le déclare , empêché (l'effectuer quelquesuns de ses projets. On lui doit aussi l'Histoire de la Laponie, traduite du latin de Scheffer, Paris, 1678 fig
  • Augustin MAINARDO( 1500 - 1563) : moine apostat, né dans le 16e siècle à Asti, embrassa la règle de StAugustin, et se distingua d'abord par son amour pour l'étude et par un véritable talent pour la chaire ; mais, séduit par les opinions des réformateurs, il abandonna son couvent et alla chercher un asile à Chavienne, où il mourut en 1563. On a de lui : 1° Anatomie della messe, con un sermone della eucharistie nelfine, par Anton. di Adamo ,1552 de 142 feuilles. C'est une des satires les plus amères que les protestants aient publiées contre l'Eglise romaine. L'ouvrage est trèsrare il en existe une traduction française : De l'anatomie en cite un intitulé Della soddisfazione di Cristo
  • Augustin MASCARDI( 1591) : fils du précédent • fut regardé comme l'un des écrivains les plus purs et les plus corrects de son temps. Né à Sarzana en 1591, il montra dès sa premièro jeunesse, de grandes dispositions pour les lettres ; et aprè, avoir terminé ses études, il entra chez les jésuites : mais il ne tarda pas à s'apercevoir qu'il s'était trompé sur sa vacation, et il vint à Rome où ses talents le tirent bientôt emmaitre. Le papc Urbain 1111 le nomma l'un il ses camériers d'honneur et lui assigna un traitement de cinq cents écus, sous la condition qu'il professerait la rhétorique au collége de la Sapience. Son gat pour 1y. FIESQUE. ) 5° Sagyj areademiei da dirersi ingegni, Venise, 165:1, 1600 ; arte historica ( rat- tati v , [tome, 16:16 avec des additions, Venise , f 6i6 C'est h meilleur ouvrage de Mascardi ; aussi a- t- on dit qu'il avait mieux réussi à donner des leçons d'histoire, qu'à les iliettre en pratique. Cependant la première édition, imprimée aux frais de l'auteur, n'as oint pas un débit aussi prompt qu'il l'avait espéré, il en envo? a un certain nombre d'exemplaires au •ardinal Mazarin , qui se chargea de les undm et de lui en faire passer le prix. 7° Dissertationes ( I' affectibus, sire perturbationibus animi , « H- unique rhararteribus, Paris , 1639 ; 8° Prolusiones rthica., ibid. 16:19 9. Oraisons fun, ln- r. t el( la duchesse d• . 11oene (Virginia Medici , rt deIre princesse de Caatiglione llihiana Pernestana Gonzaga , modène, i fï ri et 1616 'n italien. Ces ivux pièces citées par Cinelli Ilihliot. t. :1, p. 291 \, ont été inconnues à Niceron. Aposlobs Zeno, dans les Notes snr la Bihlioth. de Fontanini , a corrigé quelques erreurs conquises pat Niceron et Richard Simon, en parlant de cet écrivain
  • Augustin MASETTI( 1757 - 1833) : architecte hydraulique , naquit en 1757, à Bovère en Lombardie. Son père était médecin et alla s'établir à Mantoue en 1772; c'est là que le jeune Masetti fit son cours de mathématiques sous l'abbé Mari. 11 étudia ensuite l'architecture sous l'habile Pozzi et s'appliqua à l'hydraulique. Admis, en 1777, dans le collège des ingénieurs de la chambre impériale, il se signala tellement qu'on le nommait, en 1791, vicedirecteur des eaux du Mantouan, et six ans après directeur en chef, à la place de son ancien professeur l'abbé Mari. La république Cisalpine ayant établi à Modène, en 1800, une commission hydraulique composée des mathématiciens et des architectes les plus distingués, Masetti en fit partie et proposa de réparer les digues de l'Adige. Ce fut aussi lui qui dirigea, en 1804, les travatn, pour l'assainissement de Mantoue et du bas Mantouan , travaux auxquels la garnison française , commandée par Miollis, prit beaucoup de part. Nommé, en 1811, inspecteu rgénéral des ponts ei chaussées à Milan , il se rendit au mois d'octobre 1813, à Ferrare, avec huit cents hommes, pour réparer la digue du Pô, qui s'était rompue et qui fut par ses soins solidement rétablie. En 1820, l'empereur d'Autriche appela Masetti à la direction générale des travaux publics en Lombardie; depuis lors il s'occupa constamment d'améliorer le cours (les rivières , afin de prévenir les inondations qui désolent souvent certaines parties de ces riches contrées, et il obtint d'immenses résultats. Après cinquantesix ans de service actif, Masetti allait recevoir une honorable retraite, lorsqu'il mourut à Milan le 24 septembre 1833. Cet habile architecte a publié plusieurs mémoires et plans , fort appréciés par les hommes de l'art
  • Augustin MASUCCI( 1691 - 1753) : peintre romain , né en I691, fut le dernier élève de Charles Maratta froy. ce nom). Ce n'est point par l'esprit que brillent ses compositions; les sujets qu'il aimait à traiter en exigent peu. Dans ses petits tableaux de Vierges, il le disputa à son maitre, auquel les nombreux tableaux de ce genre ont valu le nom de Charles delle J'adonne. Ainsi que Baratta Masucci donne à ses Vierges une physionomie remplie plutôt de majesté et de sérieux que de douceur et d'affabilité. Cependant, dans- les tableaux de galerie, il renonçait quelquefois à re système ; mais il fallait le lui recommander for- terrent. 11 eut un talent. remarquable pour la peinture à fresque, et il exécuta à la satisfaction de Benoît XIV la décoration d'un appartement du Casin , qui existe dans les jardins du palais Quirinal. Il a composé un grand nombre de tableaux d'autel où l'on ne peut trop admirer la grâce qu'il a su donner à ses ligures d'anges et d'enfants. Le tableau de Ste- Anne, dans l'église du Sacré Nom de Marie, est une de ses meilleures peintures. On cite encore un St- François aux Observantins de Maceratta , et une Conception à StBenoît de Gubbio. Le St- Bonaventure qu'il a exécuté dans la ville d'Urbin est la plus vaste de ses compositions ; il y a introduit une foule de portraits, et l'ensemble en est conduit avec un soin exquis. Ce peintre mourut en 1753, laissant un fils nommé Laurent, qui cultiva comme lui la peinture, mais sans atteindre à son talent
  • Augustin MITELLI( 1607 - 1660) : peintre, né à Bologne en 1607, fut élève du Dentone : il peignait à fresque l'architecture et les ornements. Appelé en Espagne par Philippe IV, il y exécuta un grand nombre de décorations dans les appartements du roi. Il mourut à Madrid en 1660. On a d'après ses dessins plusieurs ornements, composés avec beaucoup de goitt ; entre autres, un recueil de quarantehuit frises et vingtquatre cartouches et ornements , gravés à l'eauforte par François (',urti et par son fils Joseph- Marie MITELLI, né à Bologne en 1634, qui s'est distingué dansia gravure. On a de ce dernier un grand nombre d'estampes d'après des maîtres italiens. Il gravait à l'eauforte avec esprit et d'un bon caractère de dessin. Quoique ses travaux soient un peu maigres, ils sont disposés avec intelligence. On lui doit la gravure du tableau connu sous le nom de la Nuit, du Corrége. 11 a gravé aussi d'après ses propres dessins. On a encore de lui une suite de douze estampes d'après les plus beaux tableaux, qui se trouvent dans les églises de Bologne, l'histoire d'Enée ou de la Fondation de Rome, en dixsept pièces , les Gris de Bologne, d'après les tableaux peints par Ann. Carrache, dans une des salles du palais Fava , et quantité de sujets et d'emblèmes de sa composition. J.M. Mitelli mourut en 1718
  • Augustin MEYFFRET( 1770 - 1839) : né en 1770 à StTropez Var), avait environ vingt ans quand il débuta dans la marine marchande. Il fit deux campagnes dans le Levant en qualité de volontaire et de second capitaine. A son retour en France, Meyffret entra dans la marine de l'Etat, et s'embarqua comme aidetimonier le 20 février 1793 sur la frégate la Minerve. Il ne tarda pas à se faire remarquer de ses chefs, et , quelque rèmps après, il obtint le grade d'aspirant de deuxième classe. Nominé enseigne de vaisseau le 28 novembre 1796, il fut embarqué sur le chébec le St- Pierre, et combattit entre la Corse et l'île d'Elbe trois corsaires anglais, qui furent obligés de prendre la fuite. Nommé successivement au commandement du lougre le Bonaparte et de l'aviso le Frimaire, affectés au service de l'armée d'Italie , il donna des preuves de courage dans différents combats, notamment dans celui qu'il livra devant le port de Quiet° , dans l'Adriatique , contre une flotte autrichienne escortant un convoi. Cette affaire eut pour résultat la prise de plusieurs bâtiments du convoi. Embarqué le 30 septembre 1798 sur le vaisseau le Généreux, Meyffret prit part aux combats que ce vaisseau eut à soutenir contre la flotte turcorusse près de Corfou , et mérita par sa bravoure les éloges du commandant Lejoille. En 1802, il fit partie de l'expédition dirigée contre StDomingue, en qualité de com- mandant d'une goélette. A la suite de plusieurs engagements que Meyffret eut avec les insurgés, l'amiral Emériau le mit à l'ordre du jour de l'armée. Attaché en 1804 à la flottille de Boulo- gne, il prit successivement le commandement de plusieurs canonnières sur lesquelles il livra différents combats à des frégates et à d'autres bâtiments anglais. Promu au grade de lieutenant de vaisseau , il fut embarqué le 19 juillet 1806 comme lieutenant chargé du détail sur la frégate la Manche. Pendant la croisière qu'il fit dans les mers de l'Inde sous les ordres du commandant Hamelin, il se trouva jusqu'en 1810 à divers combats soutenus avec succès contre des forces anglaises souvent supérieures. De ce nombre fut la glorieuse affaire du GrandPort, dans laquelle deux frégates françaises, commandées par le capitaine de vaisseau Duperré, depuis amiral , prirent ou brûlèrent quatre frégates anglaises. De retour en France, il fut nommé capitaine de frégate le 3 juillet 1811 , et embarqué successivement comme second sur les vaisseaux ie Majestueux et le Breslaw, et sur la frégate la Galatée, où il consolida de plus en plus la réputation qu'il s'était acquise. Nommé, pendant les centjours, au commandement du fort Caire, appelé le Petit Gibraltar, dans la rade de Toulon, il parvint par son énergie à maintenir la subordination et le bon ordre au milieu d'une population exaltée par le retour de Napoléon. Après avoir été employé comme sousdirecteur au mouvement du port , il fut admis à la retraite le 19 mars 1833 avec le grade de capitaine de vaisseau. Meyffret mourut le 9 mars 1839. 11 était chevalier de StLouis et de la Légion d'honneur
  • Augustin MONNERON : député de Paris à l'assemblée législative , prit part, le 22 octobre 1791, à la discussion relative aux prêtres perturbateurs , réclama leur punition individuelle , et demanda la prompte organisation des écoles primaires. En janvier 1792, il proposa de déclarer qu'il n'y avait lieu à délibérer sur les moyens d'empêcher les accaparements de sucre. Ayant donné sa démission au mois de mars de la même année, il fut remplacé par Kersaint. Devenu, en 1798, directeur général de la caisse des comptes courants, il disparut tout à coup en laissant un grand nombre de ses billets en circulation. Cette affaire ayant été portée au tribunal criminel de la Seine, Monneron y fut acquitté dans le courant de mai. On s'épuisa en conjectures sur les causes de cet événement ; et quelques personnes crurent les trouver dans la liaison de Monneron avec le directeur Barras. Pendant l'assemblée constituante, les frères Monneron obtinrent la permission de frapper sous leur nom des pièces de deux sous et de cinq sous en cuivre. Ils en firent une émission considérable ; mais cette mon naie donna lieu à beaucoup de friponneries, à cause de son volume , et l'on jeta dans le public une grande quantité de pièces fausses , qui n'étaient que recouvertes d'une feuille de cuivre. Il mourut vers 1801. — MONNERON , frère du précédent, député des colonies françaises des Indes orientales, fut admis en 1790 à l'assemblée constituante en cette qualité, et publia en 1791 un mémoire intitulé Opinion sur le projet d'établissement d'un acte de navigation en France Monneron y démontrait la nécessité de maintenir nos établissements dans l'Inde. Le 11 mai, il demanda le rejet du projet qui donnait aux colons l'initiative des lois sur le régime intérieur des colonies, et consacrait la dépendance des hommes de couleur ; et il présenta l'opinion des colonies orientales comme contraire à ce projet. Dans le courant de juillet, il publia des observations sur la législation coloniale. En 1798, ayant été soupçonné de complicité avec son frère Augustin , lors de sa disparition , il fut arrêté et mis en liberté peu de temps après. Il mourut dans les premières années de ce siècle
  • Augustin MORETO Y CABANA : poete espagnol du 17e siècle et contemporain de Calderon , écrivit comme ce poëte pour le théâtre, mais avec moins de fécondité. 11 fut protégé par Philippe IV, et entra.dans l'état ecclésiastique comme Calderon et Lope de Vega ; il renonca dès lors à la carrière dramatique, et ne se livra plus qu'aux pratiques de la dévotion. Ses comédies . ont été recueillies en 3 volumes Valence, 1676 et 1703 ; chaque volume contient douze pièces , le premier avait paru à Madrid en 1654. Moreto n'avait pas l'imagination aussi brillante, ni autant de facilité dans sa composition que les premiers poCes du théâtre espagnol , mais ses pièces sont généralement mieux conçues et contiennent peut-être plus de vrai comique que les leurs. 11 n'a pas si souvent recours à l'histoire et à la romance que Lope pour trouver des sujets, il les invente pour la plupart. On y voit aussi l'intention de tracer des caractères , art qui était ignoré de ses contemporains. Au reste le théâtre de Moreto offre les mêmes défauts que celui de Lope et de Calderon : les travestissements et les coups d'épée y abondent, le dialogue dégénère en longues conversations qui n'ont aucun rapport à la pièce, la dévotion se mêle à la bouffonnerie , le comique est fréquemment de mauvais goût, enfin les convenances du lieu, du temps, des moeurs, sont rarement observées. Le gracioso était alors un personnage d'obligation : aussi le voiton figurer dans toutes les pièces de Moreto , même dans celles dont le sujet est tiré de l'histoire ancienne, par exemple dans le Pouvoir de l'amitié, où paraissent Alexandre galant, le prince de Thèbes et le duc d'Athènes ; ainsi que dans Antiochos et Séleucus, qui est l'histoire connue de Stratonice : dans cette pièce , où le rôle du jeune prince est tracé avec intérêt , il est question de la fête du StSacrement. Les meilleurs ouvrages de Moreto n'ont pas été inutiles aux auteurs français. Sa comédie El desden con el desden a donné, diton . à Molière , l'idée de la Princesse d'Elide ; le sujet en est heureux et a été mis plusieurs fois au théâtre. Diane , l'héroïne de la pièce de Moreto, est une prude à qui plusieurs amants font la cour et qui ne renonce à sa froideur pour Charles, qu'elle aime en secret, qu'en se voyant négligée pour son amie Cinthie. Le domestique Polillo , qui se fait introduire chez Diane comme un médecin fraîchement débarqué et baragouinant le latin , est assez comique. Cette pièce , arrangée pour la scène allemande par West, a eu récemment du succès. Linguet prétend , probablement à tort , que Regnard a pris dans une pièce de Moreto toute l'invention des Ménechmes, dont le sujet est de Plaute. Un emprunt mieux constaté est celui que Scarron a fait au Marquis de Cigarral , comédie trèsbouffonne de Moreto, qu'il s'est presque borné à traduire sous le titre de Don Japhet d'Arménie. Une des meilleures pièces de Moreto , et qui a servi , à ce qu'on prétend , à Molière pour son Ecole des Maris , est celle de Guardar ana muges no puede ser, où une femme aimée d'un jaloux met sa vigilance en défaut pour lui prouver qu'il vaut mieux s'en rapporter à la bonne foi des femmes : c'est en favorisant l'intrigue amoureuse et le mariage clandestin de la soeur du jaloux qu'elle donne cette leçon à son amant. Il y a dans la pièce espagnole des scènes d'un bon comique et ,une intrigue originale. Une autre comédie dont le titre est De fuera vendrà quiers de casa nos echarà, mérite d'ètre remarquée à cause des caractères bien soutenus d'une vieille coquette , d'un militaire bon vivant et d'un pédant amoureux. El parecido en la coite est encore une pièce justement estimée par les Espagnols. On l'avait arrangée, dans ces derniers temps, pour le théâtre de Madrid , conformément aux règles des trois unités ; mais la tentative fut mal accueillie , et il l'ailla revenir à la pièce ancienne. Quelquesunes des comédies de Moreto sont des pièces de dévotion , telles que : Notre- Dame de l'Aurore, St- François de Sienne, Ste- Rose du Pérou, la Fie de St- Alexis
  • Augustin NICOLAS( 1622 - 1695) : littérateur moins connu qu'il ne mérite de l'être , naquit en 16'92 à Besançon, d'une famille ancienne , mais pauvre. Après avoir achevé ses études et travaillé quelque temps chez un notaire, il choisit la profession des armes, et fit plusieurs campagnes en Italie. Il se trouvait à Naples au moment qu'éclata la sédition de Masaniello . La FrancheComté ayant été conquise en 1668 par Louis XIV, Nicolas fut l'un des premiers à se déclarer le partisan des Français; mais la province rentra l'année suivante sous la domination de l'Espagne, et il fut obligé de chercher un asile en Lorraine, d'où il se rendit à Paris pour y attendre la suite des événements. La paix de Nimègue ayant assuré à la France la possession définitive du comté de Bourgogne , Nicolas fut nommé conseiller d'Etat, et réintégré dans la place de maître des requêtes au parlement, transféré peu après à Besançon. Dans le cours d'une vie si agitée, il n'avait pas négligé la culture des lettres. Composant des vers avec une extrême facilité en latin , en français, en italien et en espagnol, il se flattait d'égaler les meilleurs poetes dans ces quatre langues. Cette vanité lui attira quelques épigrammes de la Monnoye , qui les a recueillies dans le fer volume du Illenagiana ; cependant le poëte bourguignon a dépassé toutes les bornes de la critique littéraire, en accusant Nicolas d'avarice et de vénalité, deux vices odieux qui ne lui ont été reprochés par aucun autre auteur contemporain. Mal partagé de la fortune, il a dû être économe; mais il était obligeant, et ses dernières dispositions furent au profit des pauvres, qu'il institua ses héritiers. Nicolas mourut à Besançon le 25 avril 1695 , et fut inhumé dans la chapelle des Pénitents noirs, où l'on voyait son épitaphe. 11 était membre de l'académie des Arcadiens et de celle de la Crusca, et il avait une correspondance très-étendue arec des littérateurs français et italiens, parmi lesquels on se contentera de citer la Chambre, Fremont d'Ablancourt, Sinibaldi, Magri , etc. Si l'on en croit la Monnoye , les vers latins de Nicolas sont fort peu de chose; les français valent encore moins ; il n'y a que les espagnols et les italiens qui méritent d'être lus . Ce jugement est trop sévère ; et tout en convenant que les vers latins de Nicolas sont trèsinférieurs à l'idée qu'il en avait, on est forcé d'y reconnaître des traces d'un véritable talent pour la poésie. Ses ouvrages sont 1° Europa lugens, site de universa Europee clade carmen elegiacuni cui accesserunt elegiarum varia- rom libri duo, Naples , 1647 nouvelle édition , revue et augmentée , Besançon , 1692, même format ; 2° Historia dell' ultime& rivoluzione del reyno di Napoli , Amsterdam , 1660, petit rare. Cette histoire est trèsestimée. Les Italiens refusèrent longtemps de croire qu'elle avait été écrite par un étranger. 3° Panégyrique au roi Louis Ail/ , Besançon , 4668 Parthenope furens, Lyon , 1668, ou Paris, 1670 C'est la même édition; les exemplaires ne diffèrent que par le changement du frontispice. La révolte de Masaniello est le sujet de ce poëme , qui est divisé en cinq livres. On trouve à la suite trois élégies : la première, que l'auteur adresse à ses envieux , contient le précis de sa vie, et il a indiqué à la marge les ouvrages qu'il avait déjà publiés, dont plusieurs sont entièrement inconnus, tels que Difese oltramontani; Pilules mercuriales contre la dépravation des moeurs , etc. . 5° Lyricorum libri tres, Dijon, 1670 Ce recueil contient quatre livres d'odes, quoique le titre, n'en annonce que trois. 6° Discours et relation véritable sur le succès des armes de la France dans le comté de Bourgogne en 1668 , 1673 Cet ouvrage, trèsintéressant pour l'histoire du comté, renferme des détails vraiment curieux sur la population et les ressources de cette province à l'époque où elle fut occupée par les Français . 7° Paradoxes moraux ci politiques, Besançon, 1675 , C'est un recueil de quatre dissertations : la première, contre le duel et le suicide; dans la seconde, l'auteur cherche à prouver qu'il est impolitique de racheter les chrétiens tombés au pouvoir des barbaresques; dans la troisième, que les ligues affaiblissent les Etats au lieu de les fortifier ; et enfin. clans la quatrième , qu'un prince ne doit jamais user de dissimulation. 8° Dissertation morale etjuridique, si la torture est un moyen sur à Vérifier les crimes secrets, Amsterdam, 1681, petit rare ; traduit en latin, Strasbourg, 1697, On attribue encore à Nicolas la Vérité rendue à son jour contre les déguisements de la passion et du mensonge, par un esprit sincère et sans flatterie de 50 pages. C'est une apologie du parlement. On le regarde aussi comme l'auteur des Mémoires du marquis d'Yennes, gouverneur de la province, et de différents écrits publiés pour la justification des magistrats et des généraux chargés de la défense du comté de Bourgogne. A la fin de quelques exemplaires on trouve une partie sé• C'est le seul des ouvrages de Nicolas qui soit encore recherché : il le dédia à Louis XIV, qu'il supplie d'extirper de son royaume tant d'injustes moyens de venir à la connaissance et au châtiment des crimes. Ses réclamations furent inutiles ; l'on a vu jusque dans ces derniers temps la chambre et les instruments de torture dont, il est vrai, l'usage avait été aboli par Louis XVI. 9° Saggi in poisia toscana , burlesea, seria e Brie«, Besançon 10° Gioiello compost° de quatro gioie pellegrine, ibid., 1687 Nicolas nous apprend, dans une lettre au cardinal Rospigliosi, que cet ouvrage fut la suite d'une espèce de défi de la part du nonce, qui lui indiqua luimême le sujet qu'il l'engageait à traiter en vers lyriques italiens. C'était la ligue des princes chrétiens contre les Turcs. Il composa sur ce sujet deux odes, l'une au pape et l'autre à l'empereur, et les traduisit en espagnol. I J ° Raccolta dell' opere galanti in lingua e poesia toscans, ibid., 1687; seconde partie, 1689 1`.).0 Dissertation sur le génie poétique, ibid., 1693 Il prétend que la mélancolie est le fondement et la cause naturelle du vrai génie poétique et de toutes les productions de l'entendement humain ; et il en conclut que les Italiens et les Espagnols doivent mieux réussir que les Français dans la haute poésie, parce qu'ils sont Plus sérieux et plus mélancoliques. A la suite de cette dissertation est un Discours à l'abbé de la Chambre, sur la nécessité de réformer l'orthographe et de la rapprocher de la prononciation. 13° Fora de rondeaux, ibid., 1694 Ce recueil est cité dans le catalogue manuscrit de la bibliothèque de Ferdinand Lampinet froij. ce nom); mais on n'a pas pu en découvrir un exemplaire. Le portrait d'Augustin Nicolas a été gravé par de Loisy , format . Dunod histoire du comté de Bourgogne, t. 3) dit qu'il le fut deux fois , et que Nicolas avait mis au bas des vers pleins de vanité. On n'en connaît qu'un avec la devise de Nicolas : Ardens ad eethera rirtus. Dans la Roreolta d'opere galanti, on trouve une épigramme latine pour son portrait; mais cette pièce, qu'on lui aura sans doute attribuée par inattention, est signée par Ch. i,Ad. Sinibaldi, son ami
  • Augustin NIFO( 1473 - 1538) : en latin Niphus, l'un des plus célèbres philosophes de son temps, était né vers 1173. Trois villes se disputent l'honneur de lui avoir donné le jour : Japoli, dans la Calabre ; Tropea, dans les Abruzzes, et Sessa, dans la terre de Labour. Nifo avait adopté Sessa pour sa patrie; mais Gabriel Barrio, auteur presque contemporain, assure qu'il était né à Japoli et que les mauvais traitements d'une marâtre l'ayant forcé de fuir sa famille, il vint à Sessa, où il reçut un accueil si obligeant qu'il se détermina sans peine à s'y fixer. 11 y donna des leçons à quelques jeunes gens, qu'il accompagna à Padoue lorsqu'ils allèrent y achever leurs études. Il profita de son séjour en cette ville pour s'appliquer à la philosophie , et il y fit de tels progrès qu'en 1192 les curateurs de l'université lui conférèrent le litre de professeur extraordinaire , en attendant la vacance d'une chaire, qu'il obtint trois ans après. Plein de la lecture des oeuvres d'Averres, Nifo composa un traité De intellectu, dans lequel il s'efforce de prouver qu'il n'y a qu'une âme, une intelligence répandue dans tout l'univers , dont elle vivifie et modifie les êtres à son gré. Cette opinion , qui paraissait favorable au matérialisme, lui attira un grand nombre d'ennemis, et il aurait couru risque de la vie, si le pieux évêque de Padoue , Pierre Barozzi, ne l'eût pris sous sa protection. Nifo s'abandonna aux bontés du prélat, qui lui conseilla de retrancher de son manuscrit les 'passages les plus répréhensibles, et d'y substituer une déclaration claire et précise de ses sentiments religieux. Il fit en 1196 un voyage à Japoli pour régler les affaires de la succession de son père , mort abtmé de dettes ; en repassant à Sessa, il s'y maria et revint à Padoue, où il remplit encore la chaire de philosophie pendant un an. La crainte de voir le Padouan devenir le théâtre de la guerre, par une nouvelle invasion des Français, le décida en 1498 à se retirer à Sessa, où il s'appliqua à revoir et à expliquer les différents traités d'Aristote. Robert Sanseverino, prince de Salerne, l'appela dans cette ville pour y donner des leçons de philosophie , et l'on sait que Nifo s'y trouvait encore en 1507. De Salerne il se rendit à Naples, comme on l'apprend d'un passage de ses Dilucidationes metaphysicoe. Origlia le compte parmi les professeurs de l'université de Naples en 1510. Nifo, dont la réputation prenait chaque jour plus d'accroissement , vint enfin à Rome , où tl reçut l'accueil le plus distingué du pape Léon X. Ce pontife le décora du titre de comte palatin , lui permit de prendre les armes et le nom des illédicis , et lui accorda de grands De nealiqu: 'ale el si. Calabria, Rome, 1571 Les auteurs du Dizionario s'oriels , imprimé à Ba,hano, rejettent ce témoignage et apportent de nombreux arguments en faveur de l'opinion qui fait Nifo natif de fiessa, où il est certain que sa famille était établie. Nifo usa souvent•de cette permission à la tète de ses ouvrages, où il prend les noms d'Eulychssi, de Philolheus, de Me- dites, de Magnus et de Philosophus. priviléges . Mais si, comme on le prétend, Nifo a professé à Rome, ce n'est du moins pas au collége de la Sapience. Il fut appelé en 1519 à Pise, avec le traitement de sept cents florins d'or. Les villes de Florence et de Bologne lui firent des offres encore plus brillantes; mais le prince de Salerne , héritier de l'affection que son père portait à Nifo, le rappela en 1525 dans cette ville , et ce savant y reprit l'enseignement de la philosophie avec un succès qui parait aujourd'hui bien inconcevable. Dans un voyage que Nifo fit à Sessa , il fut saisi d'une inflammation à la gorge, dont il mourut le 18 juin 1538, date que Tafuri assure avoir prise sur les registres mêmes de Sessa. Ses restes furent déposés dans l'église des Dominicains , sous une tombe décorée d'une épitaphe , rapportée par la plupart des écrivains qui ont parlé de ce philosophe. Si l'on en croit les auteurs contemporains, Nifo avait beaucoup d'esprit et d'imagination, et il était trèsversé dans la littérature grecque. 11 possédait une bibliothèque bien fournie ; mais il ne prêtait ses livres qu'avec une répugnance trèsrare parmi les savants. Paul Jove dit que Nifo avait l'air grossier, mais qu'il parlait avec gri'ice. Son enjouement et son goût pour le plaisir le firent rechercher des grands et des princes, plus disposés à s'amuser de ses ridicules qu'à profiter de ses leçons. Il conserva jusque dans sa vieillesse le goût le plus vif pour les femmes, et se rendit la fable de la cour de Salerne par son amour pour une des filles d'honneur de Jeanne d'Aragon. On ne lit aujourd'hui aucun des nombreux ouvrages de Nifo : on en trouvera la liste dans le tome 18 des Mémoires de Niceron. Il serait bien inutile de rappeler ici les titres des commentaires dont il a prétendu éclaircir les traités d'Averroës et d'Aristote , ainsi que de ses productions métaphysiques ; mais on citera de lui : le De intellectu libri sex , Padoue, 1492. Cette édition ne peut qu'être de la plus grande rareté, puisqu'elle a échappé aux recherches de Maittaire et de ses continuateurs ; les suivantes, quoique corrigées et augmentées, restent ensevelies dans la poussière des bibliothèques. 2° De immortalitate animce , Venise, 1518, 1524 C'est une réfutation du fameux traité de Pomponace sur le même sujet . Nifo l'entreprit, diton, à la demande du pape Léon X. 3. De falsa diluvii proynosticatione, Naples, 1519 ; Bologne , 1520 et Rome , 1521 C'est à coup sûr le plus utile de tous les ouvrages publiés par Nifo. Il l'écrivit afin de rassurer les _esprits que Stofflet. avait effrayés en Par un bref du 15 juin 1521, le pape accorda à Nifo le droit de créer des maîtres ès arts, des bacheliers, des licenciés , des docteurs en théologie , en droit civil et canon , de légitimer des bâtards et d'anoblir trois personnes. Il paraît que Niro fut professeur à Bologne ; mais on ne sait pas à quelle époque. Tiraboschi , Stor. della lifter. t. 7, p. 433. annonçant un déluge universel pour l'année 1524 . V De auguriis libri duo, Bologne, 1531 , i1i-4°. Cet ouvrage, réimprimé plusieurs fois, a été traduit en latin et inséré dans le Thesaur. antiq. romancer., t. 5 ; il en existe aussi une traduction italienne et une française par Antoine Dumoulin, Lyon, 1546 plus rare et plus recherchée que l'original. Voyez Opuscula Inoralia et politica, Paris , 1645 Ce recueil a été publié par le fameux Gabriel Naudé, qui l'a fait précéder de Recherches curieuses sur Nifo et sur ses ouvrages. On y trouve les traités De pulchro et De aurore, imprimés plusieurs fois séparément, et que feuillettent encore quelquefois les personnes qui aiment à se. faire une idée du caractère d'un auteur par ses ouvrages. Nifo a dédié le traité De pulchro à Jeanne d'Aragon, dont on a prétendu faussement qu'il était amoureux : quelque imprudent qu'il fût, il n'aurait jamais osé porter. ses voeux si haut . Cet ouvrage , ainsi que celui De re aulica, renferme beaucoup de passages licencieux, et Tiraboschi accuse Bayle de les citer avec complaisance dans son Dictionnaire. Naudé cherche à justifier Nifo de son goût pour les historiettes, par l'exemple de Boccace , de Pogge , etc., et de la plupart des littérateurs ses contemporains. Le lecteur examinera si cette raison suffit pour excuser un grave philosophe d'avoir publié des obscénités dans des ouvrages dont le sujet devait les exclure
  • Augustin OLDOINI( 1612) : historien et biographe assez médiocre, était né en 1612 à la Spezzia , petite ville de l'Etat de Gènes. Il fut admis jeune dans la société des jésuites, et prononça ses voeux à Naples , où il professa les humanités. Après avoir régenté longtemps dans différents colléges, entre autres celui de Pérouse , il fut appelé à Rome, où il publia une édition augmentée des Vies des papes et des cardinaux d'Alph. Chacon , avec une continuation . Oldoini vivait encore en 1680, et il était alors presque septuagénaire; mais on ignore le lieu et l'époque de sa mort. C'était un compilateur fort sec et inexact; cependant ses recherches ont été utiles aux biographes italiens qui l'ont suivi. Outre une Grammaire italienne , Ancône, 1637 surpassée depuis longtemps, on cite d'Oldoini : 1° Necrologium pontificunt et pseudo- pontificum Romanorunt cum ? lotis, Rome, 1671 2° Clementes titulo sanctitatis vel morurn sanctimonia illustres , nem animadversioni- bus, Pérouse, 1675 ; 3. Athemeum Roma- num in quo pontificum, cardinalium, etc., scripta exponuntur, ibid., 1676 Mandosio a beaucoup puisé dans cet ouvrage, sans convenir des obligations qu'il avait à Oldoini . Athenoeum Ji ugustunt in quo Perusinorum scripta publice exponuntur, ibid ., 1678 ; 5. Athe. noeum Ligusticum seu Syllabus scriptorunt Ligu- rum, nec non Sarzanensium ac Cyrnensium reipu- blicee Genuensis subditorunz, ibid . , 1680 Ces trois derniers ouvrages sont encore recherchés. 6° Catalogues cornai qui de Romanis poile- cibus scripserunt , Francfort , 1732 . Oldoini a laissé en manuscrit l'Athenœunt Pistoriense, que le P. Zaccaria a Compiété et publié dans la Bibliotheca Pistoriensis , Tut- in, 1752 ; un Athenoeurn italicum; — un traité, De titulis cardinalium, et d'autres ouvrages de biographie qui n'ont pas vu le jour. Ceux qu'il a publiés ne sont guère que des catalogues donnant peu de détails sur les personnes, et rapportant souvent inexactement les titres des livres , ce qui n'empêche pas qu'on ne puisse les consulter avec fruit
  • Augustin OLIVIERI( 1758 - 1834) : évêque d'Aréthuse, dans le royaume de Naples, naquit à Gènes en 1758, d'une famille considérée. Il entra fort jeune dans la congrégation des Pères de la MèredeDieu, fit ses voeux et alla achever ses études théologiques à Naples, où il devint lecteur et professeur de Philosophie dans le couvent de son ordre. Ses talents pour l'enseignement le firent distinguer par le roi de Naples Ferdinand I", qui lui confia mie partie de l'éducation du prince royal , depuis François Pr. Lorsque les armes de Napoléon obligèrent la maison de Bourbon à se réfugier en Sicile, Olivieri fut du petit nombre de serviteurs qui lui restèrent fidèles. Il en fut largement récompensé après la restauration ; son royal élève, devenu roi, le nomma évêque d'Aréthuse et chevalier de ses ordres. Plus tard, il reçut de flatteuses distinctions des rois de Sardaigne et d'Espagne, et en 1830 , François I" lui accorda le grand cordon de l'ordre de StJanvier. Mgr Olivieri mourut le 10 juin 1834. Il n'avait publié qu'un seul ouvrage sous le titre de : la Filosofia morale, ossia li doyen i dell' uomo, 9. vol. Il en a été fait Plusieurs éditions : la meilleure est celle de Gènes, en 1828
  • Augustin PAJOU( 1730 - 1809) : statuaire, naquit à Paris le 19 septembre 1730. Il était fils d'un sculpteur compagnon ornemaniste du faubourg StAntoine, qui le destinait au même métier ; mais les dispositions que le jeune Pajou manifestait pour l'art de modeler décidèrent son père à le placer chez Lemoine, qui à cette époque occupait le premier rang dans la sculpture. Il ne tarda pas à se distinguer; et à l'âge de dixhuit ans, en 1748, il obtint le grand prix , succès inouï à cette époque dans les fastes de l'Académie. Dès ce moment, loin d'ètre à charge à sa famille, ce fut lui qui vint à son secours. Envoyé à Rome avec 1lutin , Doyen , Dumont , la Traverse et Larue , ces artistes formèrent la Nouvelle école des élèves protégés. Après des études approfondies qui ne durèrent pas moins de douze ans, il revint à Paris, et présenta pour être reçu de l'Académie, le 26 janvier 1760, un groupe de Pluton qui tient Cerbère enchainé. C'était le meilleur ouvrage que l'on eût vu depuis longtemps, et l'on s'étonna qu'un jeune homme osât s'écarter des principes adoptés qui avaient dirigé ses études. Cette nouvelle route, dans laquelle il se montra le premier et où la génération suivante devait l'éclipser, fut parcourue par lui avec assez de succès pour lui mériter le titre d'un des restaurateurs de l'art statuaire en France. Doué d'une extrême facilité, il a exécuté plus de cent quatrevingts morceaux de sculpture en marbre, en bronze, en plomb, en pierre, en bois et même en carton. Mais, quel que fût son talent, le vrai style de la sculpture monumentale était totalement perdu en France; et ses travaux en ce genre, quoique supérieurs à ceux de ses contemporains, ne prouvent que trop celte vérité. C'est à, lui qu'on doit toute la sculpture qui décore la grande salle de spectacle du château de Versailles, les fron- tons de la cour du PalaisRoyal , plusieurs ouvrages pour l'embellissement du palais Bourbon et pour la cathédrale d'Orléans. Louis XVI , en ordonnant d'élever des statues aux grands hommes qui ont illustré la France, vint ouvrir une nouvelle route au talent de Pajou. Chargé de faire les statues de Descartes, de Pascal, de Turenne, de Bossuet et de Buffon , il se surpassa luimême; et si la statue de Descartes, qui est la première dont il s'occupa, offre encore quelques traces de timidité, on le voit s'élever successivement avec Bossuet et Pascal. Peu d'artistes ont su tirer un Si heureux parti de la forme ingrate de nos vêtements. Ce mérite se fait surtout remarquer dans les figures de Turenne, de Pascal et de Bossuet; et ces deux dernières statues, ainsi que celle de Descartes, peuvent être rangées parmi les plus belles productions de cette époque. C'est alors que Pajou entreprit sa statue de Psyché au moment oit l'Amour vient de fuir. On crut y reconnaître une courtisane pour mo- dèle, et elle fut seulement exposée dans l'atelier du sculpteur. Cette statue, que l'on voit aujour- d'hui au Louvre, n'est pas la production qui fait le plus d'honner à son ciseau : elle manque d'expression et (l'idéal, les formes en sont lourdes et communes, et les défauts qu'on peut lui reprocher trahissent à l'oeil le moins exercé le vice de ses premiers principes. En 1767 il était professeur à l'Académie de peinture et de sculpture; en 1768 il exposa au Louvre l'esquisse du tombeau du roi Stanislas; une figure en plomb de grandeur naturelle, représentant l'Amour domi- nateur des éléments, pour la duchesse de Mazarin, et quatre figures en pierre de neuf pieds de proportion pour l'avantcorps neuf du PalaisRoyal, du côté du jardin , représentant Mars , ou les Talents militaires, la Prudence, la Libéralité, et Apollon ou les Beaux- Arts. Ce fut en 1773 qu'il exposa le modèle de sa statue de Turenne, et en 1775 la statue en marbre de Descartes. Cette même année, le public se porta en foule au Jardin des plantes pour y voir la statue de Buffon, qu'il avait exécutée par ordre du roi. En 1777 il termina sa figure de Bossuet, qui fit partie de l'exposition du Louvre. Lorsqu'il fut question de transporter la fontaine des innocents de l'angle de la rue StDenis, où elle se trouvait, au centre de la place du Marché, on démolit toutes les parties qui formaient la décoration de cette fontaine, on les transporta et on les mit en place avec toutes les précautions que réclamait ce chefd'oeuvre. Suivant le nOuveau plan, il fallait composer une fontaine monumentale et isolée; les deux faces de l'ornement de la décoration primitive ne suffisant pas, on dut y suppléer par de nouveaux pilastres et de nouveaux basreliefs; mais le point difficile était d'ajouter aux cinq figures de naïades de Jean Goujon trois autres figures du même style et du même goùt; c'étaient les deux naïades de la face méridionale et celle de la face occidentale. Cette entreprise délicate fut confiée à Pajou; et le plus grand éloge que l'on puisse faire de son ouvrage, c'est qu'il est parvenu à reproduire quelquesunes des qualités de son modèle, l'une des productions les plus précieuses de la sculpture moderne; la seule chose qu'il n'ait pu rendre, c'est cette grâce et cette naïveté qui sont le principal caractère du ciseau de Jean Goujon. Pajou avait senti luimême combien le défaut d'instruction pouvait nuire au développement de son génie : cherchant à réparer par son travail le manque d'éducation que n'avait pu lui donner son père, il se livra avec ardeur à l'étude de l'histoire, de la mythologie et de l'antiquité sous le rapport des arts, et sut acquérir ainsi une instruction peu commune , qui rendait ses conversations pleines d'intérêt et de charme. La révolution, en le privant d'une fortune que d'honorables travaux lui avaient acquise, ne put abattre son courage; mais de douloureuses infirmités accablèrent sa vieillesse et le détournèrent de ses travaux. mourut à Paris le 8 mai 1809. Pajou avait été nommé en 1781 garde des antiques du roi ; il était membre de l'Institut depuis sa formation il fut même un des quarantehuit nommés par l'arrèté du directoire exécutif du 29 brumaire an 4 chargés d'élire les quatrevingtseize autres. Une Notice historique sur la vie et les ouvrages de M. Pajou , lue dans la séance publique du 6 octobre 1810, par Joachim Lebreton , est imprimée en 8 pages
  • Augustin PATRIZI( 1400 - 1496) : littérateu? estimable, était né à Sienne dans le 15° siècle, d'une trèsancienne famille. 11 s'appliqua à l'étude du droit, et y fit de grands progrès sous la direction de Fabiano Benci, célèbre canoniste. Ayant embrassé l'état ecclésiastique, il obtint un canonicat de la cathédrale de Sienne , et fut attaché, peu de temps après , à la daterie romaine. Ses talents lui méritèrent l'estime du pape Pie H, qui lui donna une preuve singulière de son affection en l'autorisant à prendre le nom de Piccolomini . 11 fut revêtu de la charge de maître des cérémonies de la chapelle du pape; et l'on sait qu'il en remplissait les fonctions en 1468, à l'entrée à Rome de l'empereur Frédéric III. 11 accompagna en 1471 , à la diète de Ratisbonne, le Le P. Mabillon et quelques autres écrivains distinguent Patrizi, chanoine de Sienne, de l'évêque de Pienza ; mais il est bien déinontré que c'est le même personnage, C) C'était le nom de famille de Pie II ; le pape le fit prendre à plusieurs gens do lettres, voulant, par cette espèce d'adoption, donner un témoignage éclatant de son affection pour tous les talents , et de la noble protection qu'il leur accordait. On voit un second exemple de cette adoption à l'article PICCOT.nreNt cardinal ale Pavie, cardinal de Sienne , légat du saintsiége, en Allemagne. Il fut nommé en 1484 évêque de Pienza et de Montalcino ; mais il continua de faire sa résidence à Rome, où il était retenu par ses fonctions , et il y mourut en 1496. On a de ce prélat : 1° Deseiptio advenir. lerideriei imperatoris ad Paul= palma 11. Cette relation a été publiée par Mabillon, dans le Museum Italieunt, p. '256, et par Muratori, dans le tome 23 des Scriptor. rerum Italicar. 2° De legatione germanisa. Patrizi avait adressé cette relation à Jacques Piccolomini, cardinal de Pavie; et l'on en trouve un assez long fragment dans le recueil des lettres de ce prélat, Milan, 1506 . Freher l'a reproduit dans le tome 2 des Bertin,. Germanicar. seriptores, sous ce titre : De conzitiis imperii '. apud Ratisponant eelebratis , anno 1471 , commentariolus. L'ouvrage entier est conservé à la bibliothèque du Vatican. 3° Sunznia conciliorum Basiliensis et Florentini, etc. Cet abrégé de l'histoire des conciles de Bide et de Florence est trèsintéressant ; le père Labbe l'a imprimé dans le tome 13 des Acta conciliorunt, et il a reparu depuis dans toutes les collections du même genre. 4° La lie de Fabiano Rend , son maître, dont il était l'exécuteur testamentaire. Elle a été insérée par Mabillon dans le Museum Italie., p. 96. 5. De Sente urbis antiquitate; 6° une Histoire de la ville de Sienne, de 1186 à 1388. Ces deux ouvrages restés inédits, sont conservés à la bibliothèque du Vatican , avec quelques autres opuscules de Patrizi, qui n'offrent pas le même intérêt. Patrizi fut chargé par le pape Innocent VIII de corriger le Pontificale romanunt et d'en publier une édition, qui sortit des presses d'Etienne Planck, 1485 ; c'est la première de ce recueil, et elle est trèsrare. On apprend par la souscription que Patrizi avait été aidé dans ce travail par Jean Burchard ; ils se réunirent encore pour recueillir les pratiques et cérémonies de 1'Eglise romaine, et en composèrent un ouvrage intitulé Ilituum ecclesiasticorum sire saerarunt coeremoniaunt Romana? Ecelesitr, qui fut publié à Venise en 1516 , par les soins de Christ. Marcello, archevêque de Corfou. Pâris de Grassi, maître des cérémonies en exercice, attaqua vivement cette publication , et il ne tint pas à lui de faire condamner par l'inquisition Marcello , auquel il reprochait d'avoir mis au jour des usages qui devaient rester secrets et de n'avoir point nommé dans sa dédicace les auteurs de cet ouvrage ; ce qui n'empêcha pas l'ouvrage d'être réimprimé à Cologne et ailleurs. Une des plus belles éditions est celle des Juntes, Venise, 1589 On trouvera de longs et curieux détails sur cette querelle dans le tome 2 du Museum Jtalicum de Mabillon, et dans les Dis- Vossiane d'Apost. Zéno, à la suite . L'article que Tiraboschi a donné à Patrizi, dans la Moia della letteatura, t. 6 , p. 326 , quoique trèscourt, n'en doit pas moins être lu, parce qu'il sert à corriger quelques erreurs échappées à Zéno
  • Augustin PÉRIER( 1773 - 1833) : fils aîné du précédent, naquit à Grenoble le 12 mai 1773, Il entra à l'école polytechnique dès l'époque de sa création, devint ensuite chef de la maison de commerce de son père , et fonda dans le département de l'Isère plusieurs établissements industriels. Candidat de l'opposition en 1819 , 1820 et 1824, il avait échoué trois fois devant une majorité ministérielle. Enfin, élu député en 18'27 par trois colléges de ce département, il fut rapporteur du projet de loi sur les comptes de 1826, et son rapport est resté comme un modèle en ce genre. Il siégeait au centre gauche, et, lors de la discussion sur la vérification des pouvoirs , il dénonça quelques actes arbitraires, et réfuta l'apologie des préfets, présentée par le baron d'Haussez , ancien préfet de l'Isère. Dans les débats sur l'adresse, il répon- dit durement à M. Alexis de Noailles qu'on ne pouvait être à la fois courtisan et député. Mais il changea depuis de système, comme son frère Casimir. Le collége d'arrondissement de Grenoble l'ayant réélu en 1830, il obtint cent huit voix pour la présidence de la chambre, et fit partie de la commission chargée de reviser la charte de 18111. Augustin Périer s'opposa plus tard à l'abaissement du cens électoral à deux cents francs, et il prit une part active à 4 discussion sur les lois municipale et départementale. li ne fut pas réélu ben 1831, mais le roi LouisPhilippe le promut à la pairie le 16 mai 1832. 11 mourut au château de Frémigny le 2 décembre 1833 , d'une apoplexie foudroyante, laissant la réputation d'un homme d'affaires capable et d'un législateur intègre et modéré. Il avait des connaissances variées et assez étendues, s'exprimait avec chaleur et facilité; mais son débit trop précipité nuisait souvent à l'effet de ses paroles. Degérando , son ami d'enfance, prononça un discours sur sa tombe, et M. Villemain fit son éloge à la chambre des pairs, le 22 février 1834
  • Augustin PRÉVOST( 1753 - 1830) : comédien et auteur dramatique, né à Paris en 1753, était filleul ou peut-être même fils naturel du dernier prince de Conti, qui en avait eu plusieurs autres et qui prit soin de son éducation. H est assez probable que Prévost était fils d'une comédienne et que la nature eut plus d'influence que l'éducation sur sa destinée. Donc il se fit comédien, et après avoir joué pendant plusieurs années sur divers théâtres de province, où il ne put acquérir ni talent ni réputation, il revint à Paris et s'y chargea en 1795 de la direction de l'un des théâtres du boulevard du Temple. Ce théâtre, fondé en 1774 sous le titre de Thédtre des associés, avait pris en 1792 le titre de Thédtre patriotique, sous la direction de Salé, qui avait obtenu d'y faire jouer tous les chefs- d'œuvre de nos grands auteurs, sans que cette concurrence portât ombrage aux comédiens français, car ils s'amusaient à venir y voir parodier leur répertoire et leur jeu. Prévost fut le successeur de Salé, qui venait de mourir , et il prit humblement le titre de directeur du Thédtre sans prétention , où il était en même temps auteur , acteur , régisseur , répétiteur, souffleur, décorateur, machiniste, buraliste, etc. ; sa femme comptait parmi les acteurs qu'il payait régulièrement trois fois par semaine. Prévost y a donné plusieurs pièces trèsmédiocres, mais dans lesquelles il tirait vanité, malgré son extrême modestie, d'avoir respecté les mœurs : Victor, ou l'Enfant de la . forés, comédie historique en cinq actes et en prose , 1793 ; le édit., 1803; — l'Utilité du divorce, comédie en trois actes , en prose , J798-1802; — le Jacobin espagnol , comédie en quatre actes, en prose, 1798; — la Vengeance inattendue, ou le Triomphe de la vertu, tragicomédie hérecornique en cinq actes, en prose, 1799-1802 ; — le Gras et le maigre, folievaudeville, farce comique, caricature ou tout ce qu'on voudra, en un acte, en prose ; — les Femmes duellistes, ou Tout pour l'amour, comédie en trois actes, en prose, 1800 ; — Repentir et générosité, drame en cinq actes, en prose, 1802: — le Retour d'Astrée, ou la Cor- rection des moeurs, pièce allégorique et mythologique en un acte, en prose, 1802; — les Deux i contrats, ou les Menteurs , comédie en un acte, en i prose , 1802; — Ribotte , le savetier, comédie eu deux actes, en prose, 1802; — le Valet à trois mai- Ires, ou les Deuzfous raisonnables, comédie en trois actes, en prose, 1802 ; — les I ïrtimes de l'ambition, drame en cinq actes, en prose, 1802; — l'Aimable vieillard, comédie en trois actes, en prose, 1803 ; — la Marchande d'amadou et la marchande de gâteaux de Nanterre, folieparade, caricature du jour, en un acte , en prose, mêlée de vaudevilles grivois, 1804; — la Cranomanie, ou le Docteur Manicrane à Paris, comédievaudeville en un acte, en prose, 1805 ; — Un jour de car- naral, ou la Moitié du monde joue l'autre, comédie en un acte, en prose , 1806. On lui attribue aussi , peut-être à tort , une comédie de Cadet- Roussel, en un acte, en prose, 1802. Prévost dé-' testait la secte des philosophes, les impies et les athées, se moquait de Voltaire et de JeanJacques Rousseau , et se félicitait de n'avoir pas à faire amende honorable au lit de la mort, Comme Laharpe. Il se roidissait contre la censure, et avait son francparler contre la liberté et contre le despotisme. Lorsqu'en 1807 son théâtre sans prétention eut été compris dans le fameux décret impérial qui fermait la majeure partie des petits spectacles de Paris , Prévost en fut inconsolable et disait de Napoléon : « Cet homme m'a « bien trompé; nous verrons où le conduira ie « grand coup d'Etat qu'il vient de faire s . Quant à lui, toujours honnête homme , il lit placarder sur les murs de Paris une invitation aux créanciers de son théâtre (le se présenter à sa caisse tous les jours , de midi à quatre heures. Ruiné complétement, il montrait une petite lanterne magique au jardin Marbeuf en 18W. et la seconde légion de la garde nationale lit pour lui une collecte à l'occasion de la naissance du duc de Bordeaux. Il mourut dans la plus profonde misère, à l'âge de 77 ans, le 4 août 1830, et non pas en 1825, comme l'a dit Brazier
  • Augustin PONTIER( 1756 - 1833) : médecin et bibliographe, né le 28 décembre 1756 à Aix , était fils du précédent. Il fit ses études médicales et fut reçu docteur en 1775; mais il abandonna bientôt cette carrière pour se livrer à ses goûts bibliographiques. Il entreprit le commerce de la librairie et se chargea de la direction d'une imprimerie qui existe à Aix depuis 1574. Sur la lin de sa vie s'étant retiré à Marseille, il y mourut le 19 septembre 1833. Il était correspondant de l'académie de cette ville et l'un des fondateurs de la société académique d'Aix. On a de lui, dans les trois premiers volumes de cette compagnie 10 Notice sur Fr. , médecin d'Arles ; 2° Notice sur P. Pontier, son père ; 3° Notices sur quelques portes provençaux des trois derniers siècles . Pontier a donné en 1830 une édition de l'Histourien s cère, poème provençal de Jean de Cabanes , qui jusqu alors n'avait pas été imprimé. Enfin il a continué la Collection de pièces piquantes et facé- tieuses de PierreSiméon Caron et n'a fait tirer les Mystères, entièrement calqués sur les anciennes éditions, qu'a un trèspetit nombre d'exemplaires, . pour en maintenir la rareté. — PONTIER , frère du précédent et né aussi à Aix, où il mourut le 11 juin 1816, exerça longtemps les fonctions d'inspecteur des eaux et forêts , et s'appliqua avec ardeur à l'étude de la chimie et. de la minéralogie. C'est lui qui le premier en France découvrit le chromate de fer, près de Grassin , dans le département du Var. Les Mémoires de la société académique d'Aix, dont il était membre, contiennent de lui : 1° Dissertation sur le volcan éteint de Rouyiers et sur son influence sur la végé- tation ; 2. Nouvelle méthode de géologie, son appli- cation au département des Bouches- du- Rhône et ses rapports arec l'agriculture en général; 3° Mémoire sur le carbone, premier élément de l'organisation, et sur les engrais qui le fournissent dans la végéta- lion ; 4° Némoire sur la connaissance des terres en agriculture. Ce mémoire , inséré dans le tome 3 du Recueil de la société académique , avait été tiré à part et publié séparément, Aix , 1826 de 108 pages; e édition, Paris, 1829 de 11'2 pages
  • Augustin RAMELLI( 1531 - 1590) : mécanicien , né vers 1531 à Maranzana, duché de Milan, fit de rapides progrès dans les lettres et les sciences, surtout dans les mathématiques. Ayant embrassé la profession des armes, il servit sous les ordres de Marignan, l'un des plus habiles généraux de l'empereur CharlesQuint , et se signala dans plusieurs occasions. Après la mort de son protecteur, il vint en France, où il fut accueilli par le duc d'Anjou , qui lui donna le titre de son ingénieur. Il suivit ce prince au siége de la Rochelle en 1573, y fut blessé grièvement et resta prisonnier. Dans cette circonstance, il reçut des témoignages particuliers de l'attachement que lui portait le duc d'Anjou : ce prince paya sa rançon et donna des ordres pour qu'on prît soin d'un fils que Ramelli avait laissé à Paris. Henri , appelé peu de temps après au trône de Pologne, ne cessa pas de prendre le plus vif intérêt à son ingénieur et lui adressa plusieurs lettres pleines d'affection; enfin , devenu roi de France, il le fixa près de lui par une pension considérable. Ramelli, pénétré de reconnaissance pour les bontés du roi, lui dédia son recueil intitulé le Direrse ed artificiose machine, etc., italien - français, Paris, 1588 avec 195 planches. Ce volume, rare et recherché des curieux, contient la description de plusieurs machines inventées ou perfectionnées par Ramelli, pour élever les eaux, soulever des fardeaux , construire des ponts, etc. Quelquesunes de ces machines sont assez ingénieuses ; mais elles seraient plus utiles si elles étaient plus simples. Ramelli avait composé un Traité de fortifications, dont le manuscrit lui fut dérobé et qu'il avait le projet de refaire; mais il en fut empêché par sa mort prématurée, arrivée vers 1590. Il était alors âgé d'environ 60 ans
  • Augustin RICCI ou RICCHI( 1500) : littérateur et médecin , né à Lucques au commencement du 16° siècle , fut médecin du pape Jules III et traduisit quelques ouvrages de Galien ; mais ce qui le recommande plus spécialement au souvenir des littérateurs, c'est sa comédie des Trois tyrans . Jouée à Bologne en présence du pape et de l'Empereur, à l'occasion de la fête qui eut lieu pour célébrer l'anniversaire du couronnement de CharlesQuint , elle fut imprimée con privilegio apostolico et venitiano. Une dédicace, datée de Ferrare et conçue dans les termes de l'adulation la plus outrée, en fit hommage au cardinal Hippolyte de Médicis. Cette pièce parait avoir obtenu le plus brillant succès; les trois tyrans qu'elle annonce sont l'Amour, la Fortune et l'Or; elle retrace l'empire qu'ont sur les faibles humains ces trois mattres absolus. Calquée sur le modèle des comédies grecques telles que nous les ont fait connaitre les imitations de Plaute et de Térence, elle mit sur la scène des vieillards imbéciles, des jeunes '(rens dérangés, des parasites au grand appétit, des valets fourbes, sans oublier une ruffiana. Tous ces personnages portent les noms grecs de Philocrate, Calo- nide, Sistagire, Phronésie, Chrisaule ; c'est Mercure qui débite le prologue. Tout cela n'empêche point que l'action ne se passe au 16° siècle , que les héros des romans de chevalerie ne soient mentionnés à l'occasion que Satan et Lucifer ne soient gravement injuriés, et qu'on ne trouve par ci par là quelques lambeaux du latin des offices de l'Eglise. Il se présente même un personnage qui parle espagnol ; c'était assez l'usage chez les écrivains dramatiques de l'époque d'étaler sur le théâtre leur érudition polyglotte; dans les pièces de Torres Naharro, dans celles de Calmo et de plusieurs autres, on rencontre parfois jusqu'à cinq ou six interlocuteurs différents, s'exprimant chacun dans un idiome particulier. La comédie de Ricci ne manque d'ailleurs ni de mérite ni d'agrément; le vers est rapide, le dialogue facile et vif, les plaisanteries y sont continuelles , et , si l'intrigue et les détails sont entachés d'immoralité, c'est un reproche que méritent toutes les compositions dramatiques de l'Italie antérieures à l'an 4550. Les personnages les plus augustes se déridaient alors sans scrupule à de joyeuses représentations; les Trois tyrans pouvaient bien s'offrir à un prince de l'Eglise, puisque Rabelais ne craignait pas de dédier au cardinal de Châtillon le quatrième livre des Ify- thologies pantagruéliques. La comédie dont nous vendus de parler est devenue rare; à la vente Nodier, en 1844, un exemplaire sur papier bleu a été adjugé au prix de quarantesept francs
  • Augustin ROUX( 1726 - 1776) : médecin, était né le 26 janvier 1726, à Bordeaux, de parents pauvres et chargés d'enfants. Ses dispositions précoces déterminèrent son père à le faire étudier, dans l'espoir qu'il embrasserait l'état ecclésiastique et deviendrait le soutien de sa famille. Il lit ses ,le P. Routh , lui attribue encore soirées sur le même su/ci Iles Voyages de Cyrii!), fit passer entre ses mains le Journal de médecine, auquel il sut donner un intérêt et une importance que cette feuille n'avait point encore eus jusqu'alors. Présenté par le baron d'Holbach aux administrateurs de la manufacture de glaces de StGobin , Roux rendit à cet établissement les plus grands services, en rectifiant plusieurs procédés et en y introduisant d'utiles perfectionnements , qu'il avait recueillis dans un voyage à Londres, oh il était allé dans ce but. Depuis longtemps la faculté désirait de compléter l'enseignement médical par un cours de chimie. Ayant obtenu la création d'une chaire de cette science, elle désigna Roux pour la remplir. Il commença son cours le n février 1771 et le continua pendant six ans avec un succès qu'attestent plusieurs délibérations de la Faculté, ainsi que la médaille qu'elle fit frapper en 1771. Epuisé de fatigues, cet habile médecin mourut à Paris, le 28 juin 1776. Il était membre de l'académie de Bordeaux, de la société d'agriculture de Paris et de l'académie de médecine de Madrid. Roux ne connut point d'autres passions que celles de l'étude et du bien public. Critique sévère, mais juste, il était, dans le commerce de la vie, bon et obligeant. Quoique d'un rare désintéres- sement, son esprit d'ordre et son économie lui permirent d'adoucir le sort de ses parents et de former une bibliothèque riche en livres de son état et dont le catalogue est imprimé. Outre différents articles des Transactions philosophiques, insérés dans la Collection académique, partie étrangère, t. 1, Roux a traduit l'Essai de Whyts sur la vertu de l'eau de chaux pour la gué- rison de la pierre, 1757 ou 1767 ; — avec le baron d'Holbach, Recueil des mémoires les plus intéressants de chimie a d'histoire naturelle conte- nus dans les Actes de l'académie d'Upsal et dans les Mémoires de l'académie de Stockholm, 17n, 2 vol. ; — seul, Essai sur les lièvres de Huxhani , 1765 Il a eu part à la traduction de l'Em- bryologie sacrée et à celle des œuvres de Henckel . et y a joint le Tableau de l'analyse végétale, extrait des leçons de Rouelle . Enfin on a de lui : I° Recherches historiques et critiques sur les diprents moyens employés pour refroidir les liqueurs , Paris, 1758 Suivant Eloy , ce petit ouvrage est précieux . 2° Annales typo- graphiques, ou Notice des progrès des connaissances humaines, 1758-1762, 10 vol. . Ce journal, dont il paraissait un cahier par mois, peut être regardé comme un modèle en son genre. Des analyses aussi savantes qu'instructives donnent en peu de mots une idée nette des ouvrages qu'elles annoncent , dégagée du verbiage et des lieux communs qui remplissent trop fréquemment nos journaux littéraires. On regrette que celuici n'ait pas..une table générale alphabétique pour faciliter les recherches; mais, tel qu'il est, il est encore utile à consulter. 3° Le Journal de m ' édecine depuis le mois de juillet 1762 jusqu'au mois de juin 1776 . Après la mort de Roux, il fut continué par Caille, qui n'en publia que trois numéros, et ensuite par Bacher . 4° Nouvelle encyclopédie portative, ou Tableau général des con- naissances humaines, 1766, 2 vol. . Roux avait entrepris cet ouvrage pour son élève, M. d'Héricourt. Il avait traduit et il allait publier les Leçons de chimie médicale et pharmaceutique de Lewis ; mais l'impression , arrêtée par sa mort, n'a point été terminée. On peut consulter, pour plus de détails, l'Eloye de Roux , Amsterdam, 1777 de 72 pages. W—S. Eloy attribue encore à Roux un Traité de la culture el de la plantation dee arbres à ouvrer, Paris , 1750 mais cet opuscule est évidemment d'un homonyme. Le Dictionnaire uni- versel le tait auteur des Pierres et minéraur parfaits, Paris, 1782 et d'une Histoire naturelle , chimique etmedicina Le journal de Morin d'llérouville, qui porte le n.rne titre, et dont Roux fut un des collaborateurs, est dis format L'ouvrage de Roux avait déjà paru à Berlin • 1755 SOUS le titre d'Encyclopédie portative , ou la Science universelle à la perlée de tout le monde ( Lawœtz , Handbuch fi, Biicher- freunde, n° 6389. C'est pour cela que l'édition de 1766 est intitulée N, uvelte encyclopédie, etc. Il y manque la troisième partie qui devait la terminer. On en peut voir l'analyse dans notre Ri- bliograpltie alphabétique, p
  • Augustin ROXAS DE VILLANDRINO( 1577) : né vers 1577 à Madrid , est le principal historien du théàtre espagnol ; mais on ne se douterait guère que cette histoire , tant de fois consultée, reproduite et commentée, soit disséminée dans un roman qui a pour titre : le Voyage amusant , dont la première édition parut en 1603 et non en 1583 , comme don Nicolas Antonio l'a dit par erreur dans sa Bibliotheca Jus- pana. L'inquisition exigea des éclaircissements sur divers passages qui semblèrent équivoques ; de là les changements qu'on remarque dans les éditions suivantes. Roxas fut , à l'âge de seize ans, soldat de Philippe 11, fit pendant six années la guerre en France et fut fait prisonnier à la Rochelle. Après avoir renoncé à la carrière des armes, il entra dans celle du théâtre. Roxas, dit M. de Puibusque, était un comédien vieilli sur les planches, insoucieux, facétieux , caustique, sans scrupule d'aucun genre, qui commençait hardiment toutes ses confessions et ne s'arrêtait jamais au milieu, dûtil avoir à rendre compte de la fin aux alguasils ou aux inquisiteurs. Nul gitan° n'avait eu plus d'aventures et ne les comptait plus lestement. Quatre ou cinq personnages différents l'ont reconnu pour fils, et il ne lui était pas resté un seul père. 11 avait été, assureton , page, étudiant, soldat, voleur, histrion, écrivain et notaire. on l'appelait, dans sa retraite, chevalier du miracle, ce qui revient assez exactement à ce que nous appelons chevalier d' dustrie, et il s'en vantait, car on s'occupait de lui, on riait de lui, tandis que personne n'en aurait dit mot s'il eût été simplement honnête homme. Les vers de Roxas ont la vivacité de sa prose ; ses narrations, toujours piquantes, sont quelquefois un peu longues, mais jamais elles ne sont traînantes. La verve, l'esprit, l'originalité , la licence caractérisent son Voyage amusant, qui a probablement donné à Scarron l'idée du Roman comique. Roxas publia en 1611 , El buen republico , ouvrage d'un genre plus sérieux qui fut défendu par l'inquisition , sous prétexte qu'il donne aux horoscopes une interprétation dangereuse. L'auteur y prend les titres d'écrivain du roi, de notaire public et de membre de l'audience épiscopale de Zamora
  • Augustin SAGERET( 1763 - 1852) : agronome français, né le 27 juillet 1763, membre de la société n'yak d'a- griculture et de plusieurs sociétés savantes, publia divers mémoires épars dans les actes des sociétés d'agriculture ou dans les journaux consacrés à cette science; on distingue parmi ces travaux une Statistique agricole du canton de Lorris. Nous n'énumérerons pas divers opuscules sortis de la plume de Sageret, mais nous signalerons comme avant de l'étendue deux Mémoires sur les rieur- li; tacres, prineipalement le melon, contenant la cul- ture de celui- ci et les perfectionnements dont clic scrait susceptible, Paris, 1826-1427, 2 part. — Pomologie physiologique, ou Traité du perfec- tionnement de la fruetitieation, Paris, 1830, iii-8•. Sageret a &rit en outre : sur la pomme de terre, la patate, les fécondations artificielles, les hybrides, les arbres à fruit , etc. M. Brongniart a donné le nom de Sageretia à une plante de la famille des Rhainnées qui crolt dans les deux Amériques, à Java en Chine et aux pieds de I'llyinalas a. Cet agroil(ime est mort eu 1852 dans un age trèsavancé
  • Augustin SAINT-AUBIN( 1736 - 1807) : graveur, naquit, à Paris le 3 janvier 1736. Son goût pour les arts s'étant manifesté de bonne heure, son père, brodeur du roi, le fit entrer dans une carrière où déjà trois de ses frères obtenaient des succès. tU Lettres choisies , t . 2 , p. 225. i2) t. 3, p. 67, édit. de la Haye, 1707. 13l Recherches des antiquités de Lyon, préface, ad Hist. liti. de Lyon, t. 2, p. 729. Ayant fait d'assez rapides progrès dans le dessin, sous la direction de GabrielJacques de StAubin, son frère ainé, qui commençait à se distinguer dans la peinture, il fut placé chez Etienne Fessard , où il apprit les premiers éléments de la gravure. Ne perdant pas de vue l'étude du dessin, la base de cet art, bientôt il remporta la première médaille de l'école de peinture. Jaloux de parvenir à la célébrité, le jeune StAubin entra dans l'école de Laurent Cars, alors la meilleure école de gravure dans le genre de l'histoire. Ses succès furent si rapides qu'en 1771 l'académie de peinture l'admit à l'unanimité au nombre de ses agréés. Une santé trèsfaible empêcha cet artiste d'entreprendre de grands travaux. Cependant on remarque dans son estampe de Vénus Anadyomène, d'après le Titien , ainsi que dans celle de Jupiter et Léda, d'après Paul Véronèse, une marche savante et vraiment historique. StAubin a gravé d'après ses dessins, ou d'après différents maîtres, plus de trois cents portraits des hommes les plus célèbres, la plus grande partie ses contemporains. On en trouve le catalogue dans celui de sa vente, faite par Regnault. Les portraits d'Helvétius, de Necker, celui de Lekain lui ont acquis dans ce genre des droits à la célébrité. On compte aussi un grand nombre de vignettes émanées de son burin, dans lesquelles on trouve du goût, de l'esprit et un faire aimable, qualités difficiles à réunir. Sa collection des pierres gravées du cabinet d'Orléans , dont il a fait tous les dessins, pourrait seule fixer sa réputation. Malgré l'extrême délicatesse de sa santé, il a poussé sa carrière jusqu'à l'âge de 72 ans, étant mort à Paris le 9 novembre 1807. On distingue parmi ses élèves Blot, Anselin, Duclos et Macret
  • Augustin SANZ( 1724 - 1801) : architecte espagnol , né à Saragosse le 29 décembre 1724 , commença l'étude de la science à laquelle il se consacra en se mettant sous la direction de Raimond Cortes, inspecteur général des bâtiments publics de la ville que nous venons de nommer, et en suivant les cours de dessin que le sculpteur Ramirez , plein de zèle pour l'art, avait établis à ses frais. Il eut surtout l'occasion de se perfectionner lors- que Ventura Rodriguez vint diriger la reconstruction de l'église de NotreDame del Pilar. En 1775, il fut élu membre de l'académie de StFerdinand, et en 1792 l'école des beauxarts, instituée par un amateur riche et dévoué, J. Guicoechea, ayant été élevée au rang d'Aca- démie de Se- Louis, Sanz, qui y avait déjà donné des leçons sans émolument, fut élevé à l'emploi de professeur d'architecture. Ses leçons contribuèrent puissamment à flétrir le mauvais gotlt qui s'était introduit en Espagne et à amener le retour à de meilleurs principes. Le gouvernement lui confia l'inspection de tous les bâtiments publics qui devaient être élevés dans l'Aragon. Parmi ceux dont il fournit les plans, on distingue l'église de SteCroix à Saragosse et les églises d'Urrea et de Binaces , construites l'une et l'autre aux frais du duc d'Hijar. Il dirigea ensuite la construction du théâtre de Saragosse et d'un fort grand nombre de maisons particulières. Il mourut le 25 juillet 1801, laissant un fils qui se livra également à l'architecture et qui termina l'église , entreprise par son frère
  • Augustin STEFANI( 1656) : musicien , diplomate, puis évêque, naquit en 1656 , à CastelFranco, petite ville du Trévisan, dans les Etats de Venise. Doué d'une belle voix et d'un goût inné pour la musique, il fut d'abord chantre dans l'église de SaintAntoine, à Padoue, et alla souvent exercer son talent à Venise. Un seigneur allemand l'ayant entendu et appréciant son mérite, l'emmena avec lui à Munich, où le jeune Stefatii , par les soins de son protecteur, acheva son éducation musicale. Bientôt il devint un compositeur habile et fut nommé directeur de la musique de la chambre de MaximilienEmmanuel, électeur de Bavière. Le Dictionnaire des musiciens le fait naître en 1650; nous avons cru devoir suivre la date indiquée par le Dictionnaire his- torique italien, imprimé à Bassano. Lors du mariage de ce prince avec l'archiduchesse d'Autriche Marie Antoinette, fille de l'empereur Léopold ler, il fit la musique de l'opéra Servio Tallio, œuvre qui propagea sa réputation dans les cours d'Allemagne. Le duc de Brunswick, ErnestAuguste, grand amateur de musique , lui confia la direction du théâtre de l'Opéra; mais Stefani ne trouva pas dans les acteurs l'aptitude qu'il désirait ; enfin leur conduite scandaleuse ïiutiiglia tellement , que le prince George, fils du duc de Brunswick, et qui fut depuis roi d'Angleterre, l'invita à se démettre de ses fonctions, dont il se chargea luimême pendant quelque temps, mais il ne tarda pas non plus à en être fatigué et à les abandonner : « Je COMMall—o derais plus facilement , ditil , une armée de o cinquante mille hommes qu'une troupe de c quante acteurs. o Quant à Stefani, il avait étudié le droit public à Hanovre, et il était à la fois publiciste et diplomate. Ce fut lui que l'empereur Léopold ler chargea de suivre les négociations relatives à l'investiture du duc de Brunswick dans le nouvel électorat qu'il avait créé en faveur de ce prince. Le nouvel électeur récompensa magnifiquement son mandataire et lui accorda une pension. Voué désormais aux affaires politiques. Stefani ne publia plus ses ouvrages que sous le nom de Piva , son copiste. Cependant il accepta la présidence de l'académie de musique ancienne, fondée à Londres en 1724. Depuis longtemps il était tonsuré, portait l'habit ecclésiastique et avait étudié la théologie; il entra dans les ordres, et ses missions diplomatiques l'ayant fait connaître avantageusement à la cour de Rome, il fut promu à l'évêché de Spiga, dans les colonies espagnoles d'Amérique, mais resta en Europe avec le titre de vicaire apostolique dans les Etats de l'électeur palatin, du marquis de Brandebourg et des princes de Brunswick. En 1728, il se rendit en Italie pour revoir sa famille. Il passa quelque temps à Rome , où le cardinal Ottoboni l'accueillit avec empressement : cette éminence faisait souvent exécuter les oratorios et autres oeuvres de Stefani qui, bien qu'avancé en àge, y remplaça parfois quelque chanteur absent. Étant retourné en Allemagne, il mourut à Francfort dans la même année. Plusieurs de ses opéras italiens ont éte traduits en allemand et représentés sur le théâtre de Hambourg, entre autres Roland, Akide , Alcibiade, Atalante, etc. Il a publié un recueil de Sonates, Munich, 1685; une savante Dissertation, où il montre que la musique a des principes certains et combien les anciens l'estimaient. Ecrite en italien, cette dissertation parut à Amsterdam en 1695 ; elle a été traduite et imprimée huit fois en allemand. Le célèbre père Martini, dans sa Teorica musica, donne de grands éloges à Stefani, comme compositeur. On conserve dans les archives de la Propagande, à Rome, un nombre considérable de lettres et de documents relatifs aux affaires dont il fut chargé pen. dant sa carrière politique. Le comte Jourdain Riccati a insérés dans le tome 33 de la Nuova Raccolta Calogeriana, divers articles sur la vie, les études et les fonctions de Stefani
  • Augustin STEUCO( 1496) : érudit italien, qui est aussi nommé Eugubinus, du nom de Gubbio , dans l'Ombrie , où il naquit en 1496, s'appela d'abord Gui, et prit le nom d'Augustin lorsqu'il entra dans la congrégation des cha- noines réguliers de StSauveur, en 1513. Au rapport de Morand et de Niceron , qui l'a co- pié, ce religieux était né si pauvre, si difforme, qu'il ne pouvait pas traverser les rues sans être exposé aux railleries et souvent même aux coups de pierre et de poing de ses jeunes camarades. Tiraboschi a prouvé au contraire que Steuco ap- partenait à une famille aisée ; et que , d'après les portraits que l'on montre encore à Gubbio, il ne devait être ni laid ni bossu. En 1525, il fut envoyé à Venise, et il habita le monastère de StAntoine de Castello , auquel le cardinal Domi- nique Grimani venait de léguer sa nombreuse bibliothèque. Steuco, chargé de la conservation de ce riche dépôt, refusa , pour l'explorer à son aise, les dignités de l'ordre pour ne pas se sé- parer de sa bibliothèque. Enfin, vers 1530, il accepta la charge de prieur d'abord à Reggio de Modène, puis à Gubbio, dans le même couvent de StSecond, qui avait été témoin de ses pre- miers pas dans la vie monastique. Mais son mérite n'était point fait pour rester enfermé dans un cloître. En 1538, Paul III l'éleva au siége de Kisamo en Candie, et le destina pour successeur d'Aléandre dans la place aussi importante qu'honorable de préfet de la bibliothèque vaticane. Retombé dans la même position où s'était trouvé à Venise, Steuco reprit ses anciennes habitudes , et poussa son amour pour l'étude plus loin qu'il ne l'avait fait jusqu'alors. Sa santé ne put tenir à de pareils travaux et il fut obligé de les interrompre pour aller respirer l'air de sa ville natale. Il fut remplacé par le cardinal Cervini , que l'on nomma définitivement bibliothécaire après la mort de Steuco, arrivée en 1549, à Venise. Il s'y était rendu , de Bologne, où, par ordre de Paul III, il devait assister au concile de Trente, qui, en 1547, avait été transféré dans cette dernière ville. A une profonde connaissance des langues anciennes et orientales, Steuco réunissait celle de l'histoire sacrée et profane. 11 avait entrepris un ouvrage très-étendu sur la Bible, pour prouver que l'Eglise avait eu raison de préférer la Vulgate à la version grecque des Septante. Par des rapprochements bien entendus entre les deux traductions et le texte, il relève les erreurs des anciens trop peu familiarisés avec la langue hébraïque. Ses recherches ne vont pas au delà du Pentateuque. Ce travail lui suggéra le plan de sa Cosmopœïa, qui est une espèce de commen- taire sur la création, d'après la Genèse. Il en rapporte le sens littéral et historique, et enrichit cette explication de plusieurs passages tirés des auteurs ecclésiastiques et profanes, auxquels il mêle ses propres réflexions. Mais son plus grand ouvrage est celui où il se propose de montrer que les philosophes païens ont reconnu de tout temps un être suprême, et que beaucoup d'entre eux ont eu une idée confuse de la création, de l'immortalité de l'âme, des peines, des récompenses éternelles, même des démons, des anges et de la Trinité. Entraîné par son idée dominante, il prête souvent aux anciens philosophes des opinions et des maximes auxquelles ils n'ont jamais pensé. On a en outre de lui : P Recognitio veteris Testamenti ad hebraïcam veritatem, collata editione Lxx interpretum, Venise, Alde, 1529, et Lyon, 1531 Voyez R. Simon, Histoire cri- tique du Vieux Testament, liv. 3, chap. 12. 9Pro religione christiana adverses Lutheranos , libri Bologne, 1530 inséré par itoccaberti dans le 4e volume de sa Bibliotheca maxima pontificia; 30 hi psalmos XVIII et cxxxvm interpretatio, Lyon, 1535 Cet écrit donna lieu à une polémique entre Steuco et Erasme, dont les pièces se trouvent à la fin du volume. 4. Cosmopœï a, vel de mundano opilicio, expositio trium capitum Geneseos, Lyon , 1535 et Paris, 1535 avec un supplément intitulé De rebus incor- poreis et invisibilibus ; 5° De perenni philosophia , libri x, Lyon, 1540 et Bâle, 1542 G° De nomine Eugubii , urbis suai, Bâle, 1542 ; 7° Contra Laurentium Vallam , de falsa donatione Constantini, libri duo. — De restituenda navigatione Tiberis, et de aqua virqine in urbem revocanda, Lyon, 1547 ; 8° Énarrationes in Psalmos quadraginta priores, etc. , ibid., 1548 ; 9° De mundi exitio , à la suite de l'ouvrage de Jérôme Maggi intitulé De mundi exus- tione , et die judicii, Bâle, 156 ; 40° In librum Job enarrationes. — An Vulgata editio sit D. Hieronymi? Venise, 1567, in4°. Les œuvres de Steuco ont été recueillies en 3 volumes L'auteur soutient qu'au lieu d'Eugubium et d'Eugubinus, il faudrait dire Iguïum et / gu'inus, et que les copistes ont transformé le premier de ces noms en Tignium dans César ; en gnium dans Cicéron ; en Iceum dans Ptolémée; en Itor dans Strabon; en inginum dans Silius Italicus et Pline. Paris, 1577, et Venise, 1591 et 1601. Cette dernière édition est la plus complète. Voyez sa Vie, par Morand°, à la tète de ses ouvrages ; Niceron, t. 36, p. 325; et Tiraboschi, t. 7, 1re part
  • Augustin TERWESTEN( 1649 - 1711) : peintre, né à la Haye en 1649, manifesta presque au sortir de l'enfance les rares dispositions qu'il avait pour les arts. Sans maitre et sans conseils, on le voyait copier toutes les estampes qui lui tombaient sous la main. Il dessina ensuite d'après des figures de plâtre, et il parvint même à les modeler en cire. 11 essaya ensuite de ciseler, et il y réussit d'une manière si parfaite qu'on le chargea d'exécuter plusieurs ouvrages importantsen or et en argent. Il s'adonna jusqu'à l'âge de vingt ans à ce genre d' ; mais alors il résolut de se livrer à son goùt pour la peinture. Ses parents s'opposèrent en vair) à une résolution qui lui faisait abandonner une profession extrêmement lucrative pour en embrasser une autre où rien n'assurait qu'il ddt réussir. Il parvint à vaincre leur opposition, et il entra chez Wieling. Ce peintre, au bout de dix ans, ayant été appelé à la cour de l'électeur de Brandebourg , Terwesten passa dans l'école de Guillaume Doudyns, qui acheva de l'instruire. Il se mit alors à voyager pour perfectionner son talent. Parti eu 1672, il traversa une partie de l'Allemagne et se rendit à Rome où, pendant trois années, il étudia les chefsd'oeuvre de Raphaël et de l'antique avec l'application la plus constante et un véritable fruit. Il visita ensuite Venise et copia les tableaux du Titien et du Tintoret avec le même succès. Mais il voulut voir aussi la France et l'Angleterre, et ne revint dans son pays qu'après une absence de six ans. On lui demanda de L'abbé Joseph Fabiani, né à Sienne, comme Terueci , n'a pas été seulement un éditeur distingué, mais encore un auteur et un traducteur. On cannait de lui : & mua delle academie the fioriscono presentemenle nella cillit di Sienna. Le Journal étranger . XLI. toutes parts de grands travaux. 11 peignit des plafonds, des galeries, des appartements, et entre autres le salon du bourgmestre Van Stangetandre, à Dut, dans lequel il représenta plusieurs sujets tirés d'Ovide et fit briller toute l'abondance de son genre et la facilité prodigieuse de son exécution. Houbraken raconte que, tandis que Terwesten était occupé de la peinture de ce salon, il alla le visiter accompagné du peintre de Gilder et du sculpteur Henri Hotman. Ils trouvèrent l'artiste à l'ouvrage et lui proposèrent de l'emmener promener avec eux ; sur quoi il les pria de lui accorder une heure. Ils revinrent à l'heure dite, et furent émerveillés de voir entièrement ébauché un grand tableau de trois ou quatre figures qui n'étaient encore qu'à la craie lorsqu'ils l'avaient quitté. Terwesten ne songeait qu'à son art. Voyant l'académie de peinture de la Haye tomber en décadence, il fit tant qu'il parvint à la ma et à lui rendre toute son activité, en donnant luimême l'exemple du travail et du zèle. Le roi de Prusse, Frédéric ler, l'appela à sa cour en 1690, l'honora de son estime et le chargea de plusieurs travaux. 11 eut ordre d'établir à Berlin une académie de peinture à l'instar de celle de Paris, en fit luimême les plans et en dirigea la construction. Terwesten en fut le premier nommé professeur en chef ; il montra dans cet emploi , qu'on ne possédait qu'un certain temps, et auquel il fut nommé trois fois, 'un amour pour son art et un attachement pour ses élèves qui lui attirèrent l'amitié des artistes et l'estime des ministres du roi. Le dépérissement de sa santé ne pouvait le détourner du travail, et il mourut usé par son application, le 21 janvier 1711. Il avait toutes les qualités qui font le grand peintre, et il peut être égalé aux plus habiles de ses contemporains par la beauté et la vérité de ses couleurs, la correction de son dessin. — Elie TERWESTEN, frère et élève du précédent, né à la Haye en 1651 , peignit avec beaucoup de talent les fleurs et les fruits. Ses ouvrages furent recherchés , et le stathouder l'accueillit à sa cour de la manière la plus distinguée. Mais Elie voulut aller se perfectionner en Italie. 11 se rendit à Rome, où ses tableaux obtinrent le même succès que dans son pays. Il s'y maria et résolut de s'y fixer. L'électeur de Brandebourg, se confiant dans le jugement et le goût de ce maitre, le chargea de lui procurer des plâtres des plus belles statues ait. tiques , pour servir aux études de l'académie qu'il venait de fonder à Berlin. Elie acheta en même temps pour ce prince la collection d'objets d'art formée par Belloie, et il la fit encaisser avec tant de soin qu'aucune pièce n'avait souffert du transport lorsqu'elle arriva à Berlin. Ce peintre mourut à Rome en 1721. — Matthieu TERWESTEN, second frère d'Augustin et son élève, naquit à la llaye en 1670. Après avoir étudié avec succès sous son frère, qui s'était plu à cultiver ses rares dispositions, il entra successivement dans l'école 21 de Doudyns et dans celle de Daniel Mvtens, sous lesquels il fit de nouveaux progrès. Il se dist bientôt par plusieurs beaux ouvrages de sa composition , entre autres par un tableau représentant Diane au bain avec ses nymphes, et fut chargé de terminer plusieurs plafonds que son frère Augustin avait laissés imparfaits pour se rendre à la cour de Berlin. Matthieu fit ensuite le voyage d'Italie et séjourna principalement à Rome et à Venise. qu'il visita inéme deux foi:. Les études qu'il fit dans ces deux villes lui furent profitables sous le rapport du dessin et de la couleur; en revenant dans sa patrie, il fut reçu avec distinction à Vienne par Schoonisans , premier peintre de l'empereur Léopold. Le nième accueil l'attendait à Berlin , où Augustin. qui dirigeait l'académie de peinture, le reçut avec la tendre se d'un frère. Il arriva enlin à la llaye en 1699, rt fut reçu dans la société des peintres le 15 août de la navre année, et les personnes les plus distinguées s'empressèrent d'exercer ses pinceaux. Il exécuta un grand nombre de tableaux et de plafonds. Parmi ces derniers, on vante ceux où il a représenté des pastorales, et parmi les premiers, on regarde cousine son chefd'œuvre la Transfiguration, qu'il peignit pour l'église des jansénistes. Tous ces ouvrages montrent un véritable génie pour la peinture; on y trouve de la correction, une excellente couleur, une exécution libre et hardie et une composition sage et judicieuse. S'étant marié en 1710 avec une jeune veuve, il en eut cinq enfants, dont lainé cultiva la peinture avec succès. Matthieu mourut à la Haye en 1735
  • Augustin TORNIEL ou TORNIELLI( 1543 - 1622) : , savant annaliste, était né, le 10 juin 1543, à Barengo dans le Novarèse, d'une famille patricienne. Son père, habile médecin, désirant lui voir embrasser la même profession, l'envoya faire ses cours à Pavie. Mais en 1569 il entra dans la congrégation des Barnabites à Milan et , après quelques mois d'épreuves, y prit l'habit des mains du B. Mex. Sauli . Ses talents le firent élever promptement aux premières dignités de la congrégation. Il en fut élu général en 1579, et plus tard il fut encore revêtu deux fois de cette dignité. Il refusa l'évêché de Mantoue et celui de Casai, préférant à tous les honneurs la vie paisible du dere. L'étude des lettres et de l'histoire occupait tous les moments que lui laissaient ses devoirs. Il mourut à Milan, en 1622. le 10 juin, jour anniversaire de sa naissance, à l'âge de 79 ans. Parmi :es nombreux amis que lui fit son mérite , on doit citer Vincent de Gonzague, duc de Mantoue, StCharles Borromée et le cardinal Baronius. On a de lui : Annales sacri et profani ah orbe condito ad eumdem Christi passione redemptum. Milan , 1610; Francfort, 1611 ; Anvers, 1620, 2 vol. Cette édition a longtemps été regardée comme la meilleure; niais on doit donner la préférence à celle de Lucques, 1757 , 4 vol. enrichie des notes et des additions du P. Hansi . Tornea , Fiture à l'extrémité septentrionale du golfe de Butlinie, fut, comme faisant partie de la Finlande, cédée en 1809 à la Russie. 2) Il avait reçu as baptèrne le nom de Grégaire; mais il le changea contre celui d'Augustin , lorsqu'il embrassa la vie religieuse. Cet ouvrage est le premier dans lequel les difficultés que présentent les livres saints se trouvent éclaircies d'une manière convenable. On peut le considérer, dit Dupin, comme un excellent commentaire des livres historiques de l'Ancien Testatuent. Il est écrit d'un style simple et naturel, avec beaucoup de netteté et de méthode. C'est une introduction aux Annales de Baronius; et Tor - , diton, avait le dessein de donner l'Histoire de l'Eglise ; mais il y renonça pour ne pas se trouver en concurrence avec son ami. Sponde a donné l'Abrégé des Annales de Tornielli, précédé de la vie de l'auteur : on peut encore consulter les Mémoires de Niceron , t. 41 , p. 134-38 ; la Bibi. script. Jlediol. d'Argellati, t. 2, p. 2, 2179
  • Augustin VALIERO( 1531 - 1606) : cardinal et littérateur, naquit à Venise le 7 avril 1531. Après avoir fait ses cours , il s'appliqua avec un soin particulier à la langue latine et aux études ecclésiastiques. En 1561, son oncle Bernard Navagero l'appela à Rome ; puis il lui céda l'évêché de Vérone, où Valiero se rendit, et ses exemples furent aussi édifiants que sa prédication était instructive. Il s'était tellement exercé dans la langue latine, qu'il la parlait beaucoup plus facilement que la sienne. 11 avait connu à Rome le cardinal Borromée, dont il était estimé. En 1583, Grégoire XIII le fit membre du sacré collège et l'appela à Rome pour le charger de présider différentes congrégations. Clément VIII lui conféra l'évêché de Palestrine. L'interdit lancé par Paul V contre les Vénitiens l'affecta au point qu'il mourut de chagrin, le 24 mai 1606. Ses ouvrages sont : P De cautions adhibenda in edendis libris, Padoue, 1719 Ce livre, qui fut publié plus d'un siècle après la mort de l'auteur, contient un catalogue de ses ouvrages, tant imprimés que manuscrits. 2° Rhetorica ecclesiastica ; cet ouvrage latin, comme la plus grande partie de ceux de Valiero , fut traduit en français par l'abbé Dinouart , Paris , 1750 Il eut sept éditions du vivant de l'auteur. 3° Gli antichi monumenti de' vescori di Verona; 4° la Vita di san Carlo Borromeo; 5. Trattato de' doveri de' vescovi ; 6° Trattato de' doreri de' cardinali ; 7° Memoriale di Agostino Valiero sopra gli studi a un senatore conrenienti, etc., Venise, 1803 publié par Morelli. Voy. ce nom, et Tiraboschi, t. 7, p. 39-393. VALIERO , sénateur, de la même famille que le précédent, naquit à Venise. Il rendit des services importants à sa patrie et à la littérature. Nous avons de lui l' Historia della querra di Candia, en huit livres, Venise, 1679
  • Augustin VERMEIREN( 1656 - 1703) : né en 1656 à Dendermonde, en Flandre, entra fort jeune, sous le nom de P. Augustin de StGommer, au couvent des Carmes de l'ancienne Observance , dans sa ville natale, et mourut prieur d'un couvent de son ordre, à Bruges, le 6 janvier 1703. 11 est auteur du Fabuliste moral, en vers flamands, avec des notes, 1710, vol. publié à Gueldre, par le P. Marc de SteElisabeth, autrement Hermans , curé de Gueldre, et ancien provincial de l'ordre des Carmes. Ce Recueil se compose, en grande partie, de fables imitées d'Esope, de Phèdre et de la Fontaine. Douze élégies flamandes du P. Augustin de StGommer. sur les souffrances de JésusChrist , n'ont jamais vu le jour; le manuscrit se trouvait encore dans la bibliothèque des Carmes d'Anvers, à l'époque de leur suppression, en 1795
  • Augustin VERAU : dominicain , natif de l'île Ténériffe, et lecteur de philosophie au couvent des bénédictins d'Orotara, était un des humanistes les plus habiles de son temps. Aux îles Canaries , on le surnommait le Grec, à cause de la connaissance profonde qu'il avait de cette langue. En se faisant dominicain , il changea son nom de Dominique en celui d'Augustin, sous lequel il est COMIU. Il se distingua particulièrement par le zèle qu'il mit à améliorer les méthodes d'enseignement, et introduisit dans les cours de philosophie une logique et une physique raisonnables , soutint des thèses sur le système de Copernic, et fit plusieurs expériences sur la pesanteur et l'élasticité de l'air. Dans ses dernières années, il devint fou. Ou a de lui, entre autres ouvrages, tant de grammaire que de poésie: 10 une grammaire latine ; 2° une prosodie latine ; Acte metrica o poetica latina); 3° le Cicerone espagnol et latin ; 4. l'Alectoromachie , poi*?me héroïcomique latin, composé à Ciudad de Laguna, en 1758. Il existe encore de lui beaucoup de poésies latines manuscrites, estimées des au - teurs qui les ont connues. Aug. Yerau imite le style d'Ovide et a beaucoup de sa facilité et de son esprit
  • Augustin VIVORIO( 1744) : mathématicien italien, na- quit à Virewe en l7Yt. Il appartenait à une famille d'orfévres. Il fit chez les jésuites ses premières études de langues et d'arithmétique. 11 entra ensuite chez les augustins de Vicence et Il Voy. Mcsegiana, &leo., etc., cl les Lustres de madame de Sévigné. fit son noviciat à Pavie. Puis il alla étudier la philosophie à Vérone, et dès cette époque il se trouva en état d'écrire sur les mathématiques. Il publia en effet en latin un traité sur les équations du troisième et du quatrième degré. Revenu dans sa patrie, il y devint précepteur du jeune comte Leonardo Thiene, depuis sénateur du royaume d'Italie. Tout en exerçant cet emploi, il continua ses travaux sur les mathématiques, et il publia quatre opuscules, sur les sections coniques en particulier. Au sortir de la maison Thiene, il entra en qualité d'instituteur dans la famille Falio. et il y utilisa ses loisirs en étudiant sérieusement les beauxarts. Un voyage à Florence et à Rome le mit ensuite à même de se livrer à l'étude des monuments antiques si nombreux dans ces deux grandes cités. Lorsque, en 1782, le cavalier Lorgna fonda la société italienne, Vivorio fut un de ceux qu'il appela des premiers à y siéger. 11 y remplit les fonctions de secrétaire. Enfin, il fut élu professeur de belleslettres, d'histoire et de géographie au collége de Vérone. Vivorio mourut le 25 août 1822. Voici la liste de ses ouvrages : 1° Augusti rivorii erentitce Augustiniani de cubicis ac biquadricis oequationibus tractatus. Aceedit nova regulce cartesiance qua numerus affirmativa- rum et negativarum radicum in œquationibus cligno- scitur demonstratio , Vérone , 1769 , fig. 2° Sublimions geometrite opuscula , Venise, 1772, ; 3° Sopra i corpi delle arte riposta ad un questo accademico , Vérone , 1792 ; 4° strument diviseur, Vérone, 1794 ; 5° Dis- cours sur la vie de Louis Cornaro , arec des argu- ments, Vérone, 1798 ; 6° Force des impres- sions du premier âge, Vicence, 1810, in -8° , 70 l'Education physique, ibid. , 1811 8° l'Education morale, ibid. , 1814 9° la Première éducation intellectuelle , ibid. , 1815 10° des articles dans le Journal encyclopé- dique
  • Augustin WICHMANN( 1500) : né à Anvers à la fin du 16• siècle, après avoir fait de bonnes études, embrassa l'institut de Prémontré à Tongrelo, célèbre abbaye de cet ordre. Lorsqu'il eut prononcé ses voeux, son abbé l'envoya à Louvain, au collége que l'ordre avait dans l'université de cette ville, pour y suivre les cours de philosophie et de théologie et y prendre des grades. Il s'y distingua par son assiduité à l'étude et par des succès. Ayant obtenu le degré de bachelier en théologie, il revint à Tongrelo et y enseigna pendant quelque temps. Pourvu ensuite des prieuréscures de Merlo, de Thilborck et de l'arcliiprètré d'Helmont , bénéfices dépendant de l'abbaye , il exerça pendant plusieurs années les fonctions pastorales avec beaucoup de zèle. Théodore Werbrceken, son abbé, ayant désiré, en 1642, de se donner un coadjuteur, tous les suffrages se réunirent en faveur de Wichmann; et lorsque Werbrœken mourut, le 22 juin 1611, il lui succéda. Le 9 juillet suivant, il reçut la bénédiction abbatiale des mains de l'évêque . Tandis qu'il s'occupait de ces réparations, il ne négligeait pas d'autres objets non moins importants. Il cultivait les saintes lettres et les faisait cultiver par ses religieux. Quoiqu'on n'eût pas cessé de s'en occuper jusqu'alors, leur culture, sous son gouvernement, acquit encore plus de lustre ; et beaucoup d'ouvrages remplis de recherches et d'érudition parurent sous ses auspices. Depuis cette époque jusqu'à ces derniers temps, le goût des études hagiographiques, qui convient à des établissements religieux et qui s'accommode si bien, dit Feller, avec l'étude de la saine théologie et l'exactitude des observances régulières, s'est conservé à Tongrelo et a pris un nouvel éclat sous le dernier abbé, Godefroy Ilermans. Ce prélat, homme d'un rare mérite, soutint et encouragea ce goût d'une manière particulière. En 1787, et malheureusement un peu trop tard, il trouva l'occasion, et ne la manqua point, d'acquérir le fonds des Bollandistes. Etant parvenu à s'attacher quelquesuns des auteurs de ce grand ouvrage, il conçut le dessein de le faire continuer, en leur adjoignant quelquesuns de ses religieux. Il fit construire exprès une nouvelle Ecclesiam ronasterii fui incendio devastatam ercilavit e . einere nobiliorem, picturis canari: elegantibus , cruce argente« altitudinis novera pedum , candelabris ser, , ejusdem proceritalis el melalli, prtliosa dernum supellecliti instruxil sacrarinm, horarium campanile /riginta septem comparais, ad horamern preludium harmonice resonanlibus, opplevit. Ordin. Prœrn. Annales, t. 2, col. 378. salle de bibliothèque, la fournit à grands frais des livres et des documents nécessaires, établit dans son monastère une imprimerie, et ne négligea rien de ce qui pouvait assurer le succès de cette grande entreprise. Le résultat de ces soins fut la publication du tome 6 du mois d'octobre, comprenant les 12°, 13° et 14. jours de ce mois, et formant le 52° volume de la collection. Ce volume parut à Tongrelo, en 1794, avec le frontispice commun à tout l'ouvrage et deux belles gravures, la première représentant Pie VI et l'autre l'abbé Hermans . L'entrée des troupes révolutionnaires dans la Belgique vint interrompre ce beau travail. L'abbé et les religieux, obligés de sortir du monastère, furent dispersés, et ce sanctuaire de la piété et des lettres cessa d'exister. On a de l'abbé Wichmann : 1° Rosa candida et rubicunda , seu Martyrium venerabilis Petri Calmpfhautani, canonici Norberiini, pastoris in Haren , massacré, en i572, par les gueux , nom donné à une association de protestants de Flandre, qui y causèrent bien des maux, Anvers, 1625 2. Apotheca lium pharmacorum , contra litem contagiosam , aliosque nzorbos , ex SS. Scriptura, SS. Patribus , et historicis authentiris deprompta, ibid., 1626 3. Diarium ecclesiasticum de sanclis contra pesleni tutelaribus, ibid., 1626 4° Dissertalio historica de origine et progressu ccenobii Postulani ordinis Proemonstratensis , ibid. , 1628 , 4°; 5° Sabbatismus marianus, ibid.. 1628 6° Brabantia mariana, ibid., 1632 réimprimé à Naples, avec figures, 1634, 2 vol. ouvrage loué par Sander et Foppens ; 7° Syntagnaa pastorale de obligatione pastorzon, resté inédit. Ce savant abbé- mourut à Tongrelo en 1661, bien regretté des siens, après dixsept ans de prélature, et y fut inhumé
  • Augustin ZIPPE( 1746 - 1700) : abbé des bénédictins de Brannati, fut nommé, en 1783, supérieur du séminaire général de Prague, et en 1785, directeur des études théologiques dans les États d'Autriche, puis doyen à Kamnitz, chanoine de l'église collégiale de la chapelle royale de Prague, conseiller à la cour, référendaire ii la chambre des comptes ecclésiastiques et à la commission des études, enfin président et directeur de la faculté théolo- gique de Vienne. Il était né en 1716, à blergen- thal, en Bohème, et mourut dans les dernières années du 18* siècle. On a de lui : 1° Discours prononcé à l'occasion de la bénédiction de l'hospice fondé pour les pauvres enfants , Prague, 1775 ; 2° Discours prononcé à l'occasion des places franches établies par l'impératrice mère dans cet établissement, ibid. , 1776 3° Règlement disciplinaire pour cet hospice, ibid., 1776 4° Instruction de la jeunesse dans la morale et dans la foi, ibid., 1778 5° Sur l'éducation morale des jeunes ecclésiastiques placés dans le sémi- naire de Prague , ibid., 1781
  • Augustin Bon J. de Robespierre : frère de Maximilien, homme politique français
  • Augustin Dumay : violoniste
  • Augustin E. Dubail : général français
  • Augustin Pajou : sculpteur français , Augustin Thierry, historien et écrivain français

Augustin année par année

Signe astrologique de Augustin

Couleur de Augustin

Pierre précieuse de Augustin

Chiffre de Augustin

Métal de Augustin