Le prénom Arnaud Masculin

Origine :

Fête :

10 Février

Signification de Arnaud

Arnaud est de nature curieuse. Il aime faire des découvertes et apprendre de nouvelles choses qui lui permettent de mieux évoluer dans la vie. Ce prénom est porté par quelques célébrités notamment Arnaud Clément, Arnaud Lagardère, Arnaud Montebourg ou encore Arnaud Larher. Il est également très apprécié en tant que nom de baptême dans les pays chrétiens. Ce prénom est tiré d’un prénom germanique : Arnawld. Les personnes qui le portent sont connues pour leur générosité et leur gentillesse incomparables. Le prénom « Arnaud » continue jusqu’à ce jour à être régulièrement attribué. Sachez que ce prénom est associé au cuivre, un métal reconnu pour sa grande finesse.

Personnalité de Arnaud

Leur optimisme est un gage de chance dans la vie. Fonceurs, ils aiment toujours aller plus loin. Perpétuels insatisfaits, ils voudraient toujours être aimés, admirés, complimentés. Réalistes, exigeants, volontaires, ils agissent en fonction de leurs intérêts. Séduisants et séducteurs, il est bien difficile de résister à leur charme.

Provenance du prénom Arnaud

Histoire de Arnaud

Etymologie de Arnaud

Les Arnaud célèbres

  • Arnaud AMALRIC : 17 abbé de Clteaux, fut choisi, en 1204, par Innocent III, avec Pierre de Castelneau et Arnoul, pour travailler à la conversion des Albigeois, dont la secte faisait des progrès dans le Languedoc et la Provence. Ces trois légats furent revêtus de pleins pouvoirs dans les provinces d'Arles, d'Aix et de Narbonne ; mais leurs prédications eurent d'abord peu de succès; l'évêque d'Osma, en Castille, qui vint à cette époque, avec St. Dominique, visiter l'abbé de Ceaux, conseilla aux légats de renoncer à l'appareil somptueux dont ils se faisaient accompagner, et leur fit entendre qu'ils ne parviendraient à convertir les hérétiques qu'en imitant la simplicité des apôtres. Les trois missionnaires, ayant suivi ce conseil, ne trouvèrent pas les Albigeois plus dociles. Comme l'ardeur des croisades n'était pas encore éteinte dans les esprits, Innocent III imagina de tourner contre les hérétiques les armes qu'on prenait contre les et il chargea ses légats en Languedoc de prêcher une croisade contre Raimond , comte de Toulouse, et contre ses sujets, coupables d'hérésie. Amalric se distingua par la chaleur avec laquelle il prêcha une guerre qu'on appelait l'affaire de Jésus- Christ. Comme cette croisade entraînait avec elle peu de dangers, et qu'on pouvait gagner les indulgences sans quitter l'Europe, une foule de croisés aimèrent mieux aller combattre en Languedoc que dans les plaines de la Syrie. On les vit accourir de toutes les provinces de France, et même de l'Allemagne, jurant d'exterminer les Albigeois, auxquels les dévots Allemands avaient donné le surnom de beguins ou pequins. Les croisés, dont le nombre s'éleva à près de 500,000 hommes, avaient à leur tète les comtes de Montfort, de Nevers, le duc de Bourgogne , et plusieurs évêques. L'abbé de Cîteaux était leur guide et leur conseil. Ne pouvant pardonner aux Albigeois d'avoir dédaigné ses exhortations, il échauffa contre eux l'esprit des croisés-, 'el contribua beaucoup à faire guerr d'extermination. A la de cette croisadeprise de Béziers, oh 1.,‘I aernanda ce qu'on devait faire, dans l'impossibilité de dieinguer les catho- ligues des Albigeois : « Tuezles tous, réponditil, « Dieu connaît ceux qui sont à lui. » Les croisés n'avaient pas besoin de cet horrible conseil ; les plus ardents étaient déjà dans la ville, dont ils massacrèrent tous les habitants. 7,000 personnes, réfugiées dans l'église de SteMadeleine, y furent passées au fil de l'épée, sans distinction de sexe, d'âge, ni de religion. Cependant les croisés s'effrayèrent de régner sur des tombeaux, et de conquérir des ruines : maitres de Carcassonne, ils épargnèrent la vie des habitants, et se contentèrent de les faire sortir de la ville en chemise ; condition qui pourrait passer pour barbare dans une autre circonstance, mais qu'il faut regarder comme un trait d'humanité dans une pareille guerre. Amalric ne fut pas toujours maitre d'arrêter ainsi les fureurs qu'il avait provoquées. Étant venu au siège de Minerbe, il fut interrogé, comme maitre des croisés, sur les articles de la capitulation. « Je souhaite avec ardeur, réponditil à « Simon de Montfort, la mort des ennemis de Jésus-« Christ ; mais, étant prêtre et religieux, je n'ose opi-« ner pour faire mourir les assiégés. » Il demanda qu'on laissât la vie au commandant, aux soldats, et aux hérétiques renfermés dans la place, s'ils vou- laient se convertir. Cette condescendance déplut à un croisé, plus fanatique que les autres, nommé Robert de Mauvoisin, qui dit tout haut « qu'on était venu « pour exterminer les impies, et non pour leur faire « grâce. — Ne craignez point, lui dit alors Amalric; « peu d'hérétiques se convertiront. » Malheureusement il ne se trompait point : les Albigeois trouvés dans la place persistèrent tous dans leur hérésie, et plus de cent quarante furent condamnés aux flammes, où ils se précipitèrent euxmêmes, tant le fanatisme était aveugle de part et d'autre. Amalric conserva le plus grand ascendant sur l'esprit des croisés dans le commencement de cette guerre, ce qui a fait dire faussement à quelques biographes qu'il était généralissime de la croisade. Ce fut lui qui donna au comte de Montfort, de la part du pape, la souveraineté des pays conquis sur les hérétiques; il lança plusieurs fois les foudres de l'Église contre le comte de Toulouse, mit ses États en interdit, et força ce malheureux prince à demander pardon à l'Église, dans la posture la plus humiliante; il se conduisit mémo avec tant de violence et d'injustice, qu'il s'attira les reproches d'Innocent III, et fut remplacé dans ses fonctions de légat apostolique. Le pape lui adressa, ainsi qu'à Simon de Montfort, une lettre dans laquelle ils étaient accusés l'un et l'autre d'avoir envahi les biens des hérétiques, et même ceux des catholiques. Amalric fut néanmoins nommé archevêque de Narbonne; mais, né inquiet et remuant, il ne pouvait aimer le repos : il abandonna 011 diocèse qui *avait plus que jamais besoin de la présence de son chef, et alla en Espagne faire la guerre aux Maures. Il a laissé une relation en latin de cette expédition. Revenu de cette autre croisade, il voulut faire ériger le diocèse de Narbonne en principauté; et, ses prétentions n'ayant pas été accueillies par Simon de 'Montfort, il abandonna ses intérèts pour épouser ceux du comte de Toulouse. En 1221, il présidait le concile de Montpellier, assemblé pour écouter les plaintes de Raimond. Il mourut l'année suivante, et son corps fut transporté à Cîteaux, oit les moines lui firent ériger un mausolée
  • Arnaud BERQUIN( 1749 - 1791) : naquit à Bordeaux, en 1749. Après avoir publié des idylles et des romances, il s'occupa , écrivain allemand auquel la jeunesse doit un grand nombre de bons écrits; mais Berquin se les est appropriés par le naturel et la naïveté de son style. La preuve qu'il est resté luimême, quoique en imitant, c'eet que l'Ami des Enfants a été traduit en allemand. Bevin était dans la société l'homme de ses livres : son caractère était doux, franc, naïf même. Il aimait beaucoup les enfants, se plaisait à leurs jeux et y prenait part. Bouilly lui a consacré une de ses historiettes qui n'est pas la moins attachante, dans ses Encouragements de la jeunesse. On a de lui : 1° Idylles, 1774 2° Second re- cueil d'Idylles, 1775 ; 5° Pygmalion, scène ly- rique de J.- J. Rousseau, mise en vers, 1774, grand 4° Idylles auxquelles on a joint Pygmalion, Iverdun, 1776 ; 5° Tableaux anglais choisis dans diverses galeries, traduits librement des meilleures feuilles périodiques publiées en Angleterre depuis le Spectateur, Londres et Paris, 1775 ; 6° Ro- nuances, Paris, 1776 ; 1788 ; l'Ami des Enfants, paraissant par cahiers, Paris, 1782-85, 24 vol. et Paris, 1795, 8 vol. ; 8° Lectures pour les Enfants, ou Choix de petits Contes et Dra- mes également propres à les amuser et à leur inspi- rer le goût de la vertu, 1784, 4 vol. 9° l'Ami des Adolescents, suite de l'Ami des Enfants, Paris, 1784, 12 vol. 10' Introduction familière à la connaissance de la nature, traduction libre de l'anglais de miss Trimmer, 1787, 5 vol. ; 11° Sandfort el Merlon, 1786, 7 vol. 12° le Petit Gran- disson, 1787, 5 vol. : 15° Bibliothèque des villages, 1790, 5 vol. ; 14° le Livre de famille, ou Journal des Enfants, 1791 L'Almanach des Muses de 1774 et années suivantes renferme un assez grand nombre de pièces de vers de Berquin. Ses œuvres complètes ont été publiées en 1796, 28 vol. grand ; en 1805, Paris, llenouard, 20 vol. et '17 vol. ; et en 1856, Paris, 4 vol. à deux colonnes, avec deux cents vignettes. Berquin fut pendant quelque temps rédacteur du Mo- niteur. et publia aussi, avec Ginguené et Grouvelle, la Feuille villageoise. Il fut en 1791 un des candidats proposés pour être instituteur du prince royal, et mourut à Paris, le 21 décembre de la méme année. Z - O
  • Arnaud RIVES( 1782) : magistrat français, né à Miélan le 22 août 1782, se fit remarquer, dès son extrême jeunesse, par un goût prononcé pour l'étude. Son père, négociant estimé, avait été ruiné par la désastreuse loi sur le maximum. Le jeune Rives, nommé élève à l'école centrale du département, eut le bonheur d'y rencontrer trois excellents professeurs, M. Chantreaux , dont nous avons raconté la vie , M. Thou- I louzet, et M. Barthe, évêque constitutionnel. Ce dernier, obligé de se rendre au concile qui allait s'ouvrir à Paris, n'hésita pas à lui confier sa chaire, et le fit nommer son suppléant par M. Fran- 1 ois de Neufchâteau, ministre de l'intérieur. Lorsque les écoles centrales furent supprimées, Rives professa la seconde et la rhétorique à la pension ouverte à Auch par l'abbé Carrère. Tandis qu'il enseignait aux autres les lettres, il complétait ses études et trouvait le temps d'apprendre luimème • le droit. Il obtint le diplôme de licencié à l'école de droit de Toulouse, à l'unanimité des juges de sa thèse. Désireux de suivre les audiences d'une cour, il quitta Auch pour être professeur au collége d'Agen. Sa réputation de jurisconsulte ne tarda pas à s'étendre; il était satisfait de sa posilem! modeste, lorsqu'en 1822 il fut nommé, à on insu, juge au tribunal du cheflieu de son département. Les excellents rapports que reçut bientôt M. de Peyronnet, garde des sceaux, sur la manière dont il remplissait ses fonctions, déterminèrent le ministre à proposer au roi Rives comme conseiller à la cour d'Agen , mais, sur l'observation qui lui fut faite que cette place ne lui serait accordée qu'au détriment d'un auditeur qui la méritait par l'ancienneté des services, M. de Peyronnet fit nommer Rives à la cour de Pau. Là , celuici s'est fait remarquer, dans les présidences d'assises, par la gravité et le charme de sa parole ; dans les délibérations , par l'étendue de sa science juridique ; dans la rédaction des arrêts, par l'érudition et le style. Il prêta surtout un concours actif et fort utile à son constant ami M. de Lagrèze, chargé pendant trois ans de présider une chambre temporaire, qui mit la cour de Pau pour toujours au courant, en déblayant dixhuit cents affaires du rôle. Pendant plus de trente ans, Rives, dans la même compagnie, ne cessa de se distinguer par son zèle et son assiduité, autant que par ses lumières et son savoir. Cette position , qui lui convenait et à laquelle il convenait si bien , lui fut enlevée par le décret sur l'âge , au moment où son expérience était surtout précieuse à la cour, éprouvée par de grandes pertes. Ses goûts de travail le suivirent dans sa retraite. Il avait toujours aimé la science pour les satisfactions qu'elle donne plutôt que pour les avantages qu'elle procure ou devrait procurer dans ce monde. Il continua sans cesse ses études de droit, d'histoire et de littérature. Il avait tout lu et n'avait rien oublié. Aussi atil été donné à peu d'hommes de recueillir une aussi grande masse de connaissances. Il mourut à Pau, le 12 octobre 1855. 11 est à regretter que Rives n'ait pas voulu publier des ouvrages qui auraient assuré à son nom une place parmi nos bons écrivains. Il avait composé en vers, dans sa jeunesse, deux tragédies , Jeanne Gray et Illérovèe ; un poeme intitulé Charles Martel; une traduction partielle des odes d'Horace ; des épîtres et des poésies fugitives. Il avait traduit en prose des philosophes anglais et des auteurs italiens. Malheureusement on n'a rien imprimé, et il ne nous reste de lui qu'un rapport qu'il l'ut chargé de faire au nom de la cour de Pau , qui avait été consultée par le ministre sur un projet de réforme du régime hypothécaire. 11 était le frère aîné de M. D. B. Rives, actuellement doyen des conseillers à la cour de cassation, et avait été nommé, en 1829, chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur
  • Arnaud SORBIN dit de Ste-Foi( 1532) : prélat frans çais-, naquit à Montech le 14 juillet 1532. Encore enfant il se rendait de son village où il ne trouvait pas des moyens suffisants pour s'instruire, à Montauban, où résidait un de ses oncles exerçant l'humble état de savetier. Les écoles publiques lui étaient ouvertes dans cette ville, qui. dans tous les temps, fut hospitalière aux sciences et aux lettres. Mais son oncle. aussi pauvre que lui, ne pouvait que lui donner l'hospitalité de sa modeste demeure. Pour satisfaire aux premiers besoins de la vie, l'enfant regagnait à pied, toutes les semaines, son village natal et s'adres- sait, pour obtenir l'assistance, aux bonnes âmes de l'endroit. La tradition du pays raconte que les matrones de Montech . réunies au four banal pour les soins de leur ménage, offraient chacune un petit tribut de pâte qui servait à composer un pain pour le jeune Arnaud. Ce dernier, muni de sa ration hebdomadaire , retournait à Montauban, où, soutenu par le pain de l'aumône, il pouvait se livrer sans préoccupation à ses chères études. Mais bientôt les connaissances qu'il acquit, les talents dont il fit preuve, attirèrent sur lui les regards de deux prélats éminents : l'un, le cardinal d'Este, archevêque d'Auch, t'attacha à sa personne et le nomma théologal de sa métropole; l'autre, le cardinal d'Armagnac, archevêque de Toulouse, lui conféra le même honneur, et lui donna la cure de SteFoi. Il s'attacha tant à cette résidence qu'il voulut que son nom fût désormais inséparable de l'église où pour la première fois il avait prêché l'Evangile. Aussi dans les rares passages que lui ont consacrés les historiens et les biographes, estil nommé Sorbin de SteFoi, et même souvent SteFoi tout court. Luimême a signé de cette double appellation plusieurs de ses écrits. Sa réputation franchit les limites de sa modeste cure. Les églises d'Auch, de Toulouse, de Narbonne, de Marseille et de Bordeaux retenu! tirent des accents de sa voix puissante et persuasive . Mais elle était destinée à se faire entendre dans la capitale du royaume. Charles IX le nomma son ecclésiaste ou prédicateur. Le même titre lui fut continué sous Henri III, qui le nomma en outre évêque de Nevers en 1578, et enfin sous Henri IV. Sorbin se fit surtout remarquer dans un genre qui devait plus tard jeter un si vif éclat. l'oraison funèbre. II prononça les oraisons funèbres du connétable Mine de Montmorency, de Cosme de Médicis, de Charles IX, de Marguerite de France, duchesse de Savoie ; de Claude de France, duchesse de Lorraine, tille de Henri II; de MarieIsabelle, fille de Charles IX; et plusieurs autres. Sorbin, ardent ennemi de la réforme, avait publié divers ouvrages de controverse, où moins d'emportement eùt été plus louable et peut-être plus utile. Il avait donné aussi une histoire des Albigeois, une histoire de Charles IX, des sermons, un recueil d'homélies et trois ouvrages en vers. On remarque que sa nomination à l'évêché de Nevers date de l'époque où il prononça les oraisons funèbres de Quélus et de StMaigrin. Quélus avait été tué en duel; StMaigrin, tombé sous le fer d'un assassin, ne méritait pas plus que Quélus un éloge prononcé dans la chaire évangélique. On sait que Henri Ill fit élever à ces deux favoris, dans l'église de StPaul, des tombeaux et des statues de marbre, qui furent brisés dans les fureurs populaires du jour des barricades, en 1588. Sorbin entra dans la ligue ; et l'on voit par les titres seuls de plusieurs de ses ouvrages, qu'il y porta un esprit passionné. « Comme on était, dit l'historien de « Thou, dans un temps où les prédicateurs se « donnaient la liberté de dire tout ce qui leur « plaisait, Arnaud Sorbin osa un jour , « dans un sermon où le duc Nevers) assistait « le censurer en sa propre présence, en disant « qu'il écoutait trop facilement les courtiers des « hérétiques, car c'est le nom qu'il donnait aux « magistrats du parti du roi ; mais le « duc l'obligea de se rétrader dans un autre « sermon, où de Thou se trouva , et de réparer « ainsi publiquement l'outrage qu'il avait fait à « la personne du roi et à la sienne . » Cependant Sorbin obtint dans la suite et mérita sans doute la confiance du vainqueur de la ligue qui le nomma aussi son prédicateur. Il fut envoyé en 1595, à Rome, pour solliciter l'absolution du monarque. En 1600, il fut l'un des arbitres de la fameuse et inutile conférence de Fontainebleau, entre le cardinal du Perron et Philippe de Mornay. La plupart de ces faits sont consignés dans l'épitaphe de Sorbin , qui mourut à Nevers. le fr mars 1606, àgé de 74 ans . Pierre Matthieu rapporte que lorsqu'en 1604, Henri lit entrer dans l'ordre de Malte le second fils naturel qu'il avait eu de Gabrielle d'Estrées, et qu'on appelait Alexandre ou iliansieur),Sorbin prononça le discours d'usage, et officia pontificalement à cette cérémonie, qui fut faite avec beaucoup de pompe, dans l'église des Augustins, et à laquelle assistaient, avec le roi et sa cour, le grand prieur, douze commandeurs de Malte, seize chevaliers, le cardinal de Gondi, le nonce du pape, plusieurs évêques, les ambassadeurs d'Espagne et de Venise, le connétable, le chancelier, les sept présidents du parlement de Paris et les chevaliers de l'ordre du StEsprit. Sorbin est fort maltraité dans la Confes- sion de Sancy. « SteFoi, y estil dit, a été fait « évêque pour avoir mis le roi Charles IX au rang « des martyrs. » On lit, dans les Mémoires de l'état de France sous Charles no 579, t. 3, p. 9.67): « Les uns ont parlé de la vie et de la mort du « roi Charles comme si ç'avait été le plus accom- « pli et saint personnage qui ftlt jamais. De ce « nombre est un certain Sorbin, surnommé de « SteFoi, lequel en compte merveille, si on l'en « croit; mais en telle sorte que je ne sais si l'on « doit rire ou pleurer de l'impudence et vilainie « de ce caffard. » Sorbin est accusé, dans le même ouvrage, d'avoir fait raye à la cour, avant la StBarthélemy, « tantôt criant contre le roi, « de ce qu'il se montrait trop doux envers les « huguenots, et tantôt exhortant le duc d'Anjou « à entreprendre le massacre, non sans lui donner « l'espérance de la primogéniture, comme Jacob « l'avait eue sur son frère Esaü C'étaient les « propres ternies que tenait ordinairement, en « ses sermons, ce bouffon', etc Un jour, par- · lant du mariage du prince de Navarre avec la « soeur du roi Charles IX, il dit ouvertement « qu'on ne pouvait pas espérer que d'une telle « alliance il sortit autre bête qu'un mulet, engen- « dré de deux espèces d'animaux, parce que les « deux époux étaient de religion . Au contraire, SteMarthe loue, dans le Gallia Christiana, la science et la vertu d'Arnaud Sorbin. « Il a mis « en lumière, dit Lacroix du Maine, plusieurs « beaux oeuvres, tant de sa composition que de « sa traduction : » et il en cite douze, dans sa bibliothèque. Du Verdier en fait connaître un plus grand nombre dans la sienne. En voici une liste complète, où l'on a conservé aux titres leur développement, lorsqu'ils peuvent faire connaître l'esprit du temps : 1° Trace du ministère vi, ible de l'Eglise catholique romaine , prouvée par l'ordre des pasteurs et pères qui ont écrit et prêché en icelle, arecla répcnse des algarades que l'hérésie calcines- que lui a données en divers temps , et une brière ré- polve à dix principales raisons, desquelles les héré- tiques se veulent justifier sur la prise des armes, Paris, 1568. 2° Oraison funèbre prononcée en l'église Notre- Daine de Paris, aux funérailles de mes, ire Anne de Montmorency, pair et connétable de France, ibid., 1-567 autre Oraison funè- bre prononcée, le 26 de ldvrier, au lieu de Montmo- rency, à la sépulture du corps dudit feu sieur con- nétable, ibid., 1568 3. Histoire de la ligue sainte, sous la conduite de Simon de Montfort, contre les Albigeois, tenant le Béarn, le Languedoc, Gascogne et le Dauphiné, laquelle donna la paix à la France, sous Philippe- Auguste et St- Loys, tra- duite du latin, de Pierre, moine de Vaux- de- Cernay, ibid., 1569 4° Conciles de Tholouse, Béziers et Narbonne, ensemble les ordonnances du comte Raymond contre les Albigeois , et les instruments d'accord entre ledit comte et St- Lyis , roi de France; arrêts et statuts pour l'entretien d'icelui, où est peint au naturel le moyen propre pour l'extirpation de l'hérésie et des abus, ibid., 1569 5° Allé- gresse de la France pour l'heureuse victoire obtenue entre Coignac et Chastelneuf, le 13 mars 1569, ibid., 1569 ; 60 Tractants de monstris qua, a temporibus Constantinihuc usque ortumhabuerunt, oc us qua) circa eorum tempora misere acciderunt, Paris, de Marnef, 1570 Cet ouvrage a été traduit en français, et se trouve dans le recueil des Histoires prodigieuses . 7° Des- cription de la source, continuation et triomphe d'er- reur, de ses maux et des remèdes qui lui sont propres, où est contenu le portrait du vrai politique moderne, Paris, G. Chaudière, 1570 ; réimprimé en 1572 8° Histoire contenant un abrégé de la vie, moeurs et vertus de Charles IX, où sont contenues plusieurs choses merveilleuses advenues pendant son règne, ibid., 1574 9' le Vrai Réveil- matin pour la defense de la majesté de Charles IX, ibid., 1574 réimprimé sous ce titre : le Vrai Réveil- matin des calvinistes et publi- cains françois, où est amplement discouru de l'auto- rité des princes et du devoir des sujets envers iceux, ibid., 1576 10' Oraison funèbre de Char- les IX, prononcée en l'église Notre- Daine de Paris, le 29. juillet 1574, avec une élégie sur la mort de ce prince, ibid., 1579 110 Huit sermons sur la résurrection de la chair, prononcés au château du bois de Vincennes, au temps du deuil du feu roi Charles IX, ibid., 1574 120 le Vrai Discours des derniers propos mémorables et trépas du feu roi Charles LX, Paris, Lyénard Lesueur, 1574 13° Oraison funèbre prononcée à Paris, en l'église Notre- Dame, aux honneurs du sérénissime prince Cosme de Médicis, grand- AC de Toscane, le 27 mai 1574, Paris, Chaudière, 1574 14° Oraison funèbre aux obsèques de très- illustre et très- vertueuse princesse Marguerite de France, du- chesse de Savoye, prononcée en l'église Notre- Dame, le 9, 9 mars 1575, ibid., 1575 150 Oraison funèbre de T. I. et T. vertueuse princesse Claude de France, duchesse de Lorraine et de Bar , prononcée en l'église Notre- Dame, le 30 mars 1575, ibid., 1775 16° Advertissemens apologétiques au peuple françois, avec briève reponse aux quinze raisons par lesquelles un certain personnage a tâché de repren- dre la manière de prier à la Jin des sermons, ibid., 1575 17° Homélies sur l'interprétation des dix commandements de la loi , et opposition des playes d'Egypte aux trans- gressions d'iceux commandemens, ibid., 1575 18° Alanuel de dévotion, extrait des écrits des SS. Pères et Docteurs, mis en très- bel ordre par Simon Verrepé; traduit en françois, par J. - B . ; Lyon, Michel Jove, 1575, 19° Oraison funè- bre de tres- haute princesse Marie- Isabelle de France, fille de Charles IX, prononcée en l'église Notre- Danse, le 11 avril 1578, Paris, 1578 20" Oraison funèbre de noble Jacques de Levi's, comte de Kailus , gentilhomme, cham- bellan ordinaire du roi , prononcée en l'église St- Paul de Paris, le dernier mai 1578; ibid., 1578 L'oraison funèbre est précédée d'une épitaphe en vingtquatre vers. 21° Oraison funèbre de noble Paul de Caussade, seigneur de St- Maigrin, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi,. pro- noncée en l'église St- Paul, le 25 juillet 1578, ibid., 1578 Il y a des vers au commencement et à la fin. 9.20 Exhortation à la noblesse pour la dis- suader et la détourner des duels et autres combats contre les commandemens de Dieu, devoir et honneur dus au prince, ibid., 1578 ; 9.3° Regrets de la France sur les misères des troubles, ibid., 1578 ; 24° Formulaire des oraisons propres à dire en toutes ordinaires actions chrétiennes, Caen, Bénédict. Macé, 1580 25u Homélies sur l'épitre canonique de St- Jude, ensemble celle de la Nativité de J.- C., prêchées en l'église cathédrale de Nevers, durant l'avent de 1578, et depuis rédi- gées en écrit, Paris, 1580 9.6° Oraison funè- bre du cardinal Charles de Bourbon, Nevers, 1595 27" Oraison funèbre de Louis de Gonzague, duc de Nivernois et de Rhételois , gouverneur ès pays de Bric et de Champagne, Paris, 1596 28° Oraison funèbre de Marie de Clèves, princesse de Condé, Nevers, 1601 29° Il parut à Paris, en 1575 un Recueil pour l'histoire de Charles IX, avec l'histoire abrégée de sa vie, par N. Favier, F. de Belleforest et Arnaud Sorbin. Voir, outre les ouvrages mentionnés, la Biogra- phie de Sorbin par Bey, Montauban, 1860. - Denis SORBIN , docteur de Sorbonne pendant la ligue, se distingua par son attachement aux principes fondamentaux de la monarchie. Davila raconte que lorsque après le meurtre du duc et du cardinal de Guise aux états de Blois, la Sor- bonne déclara Henri III déchu de la couronne, « Jean Lefèvre, doyen de la faculté, homme d'un « savoir profond, Vascarin et Denis Sorbin, deux « des plus anciens du même corps, s'efforcèrent « de persuader aux autres que, quand même les « choses se seraient passées comme on les expo- « sait dans la requête transmise par le conseil « des Seize, au nom du prévôt des marchands et « des échevins de la ville de Paris, on ne pouvait « en inférer que le roi fùt déchu de sa couronne, « ni qu'il fùt permis à ses sujets de s'écarter de « l'obéissance qu'ils lui devaient
  • Arnaud BOETSCH : tennisman
  • Arnaud CLEMENT : tennisman
  • Arnaud de Brescia : réformateur religieux et politique italien
  • Arnaud de Foligno : confesseur de sainte Angèle et auteur de plusieurs ouvrages mystiques
  • Arnaud DE ROSNAY : Véliplanchiste
  • Arnaud de Villeneuve : médecin et alchimiste catalan
  • Arnaud DESPLECHIN : réalisateur "Comment je me suis disputé... ma vie sexuelle"
  • Arnaud DI PASQUALE : tennisman
  • Arnaud GIDOIN : Comédien

Arnaud année par année

Signe astrologique de Arnaud

Couleur de Arnaud

Pierre précieuse de Arnaud

Chiffre de Arnaud

Métal de Arnaud