Le prénom Achille Masculin

Origine :

Fête :

12 Mai

Signification de Achille

Achille incarne souvent le trouble-fête du groupe, mais les gens apprécient sa compagnie pour son humour. Il est d’humeur imprévisible et peut se mettre rapidement en colère pour un rien. En dépit de ses quelques défauts, c’est un homme au grand cœur. Il apprécie le contact humain et prend soin de ses proches. Intelligent, il n’agit que rarement sur un coup de tête et prend le temps de bien peser le pour et le contre avant de faire quoi que ce soit. Ce prénom est célébré le 12 mai en hommage à Saint Achille, un célèbre évêque de Larissa qui a exercé au IVème siècle. De nombreux artistes se prénomment Achille dont Achille Chavée, Achille Tatius et Achille Zavatta.

Personnalité de Achille

Imprévisibles, déconcertants, ils sont difficiles à suivre. Intelligents, rapides, ce sont des fonceurs. Ils aiment prendre des responsabilités. Travailleurs infatigables, ils savent aussi prendre le temps de vivre. Ce sont de bons vivants à leurs heures. Ils apprécient de se retirer dans la solitude pour se ressourcer.

Provenance du prénom Achille

Histoire de Achille

Etymologie de Achille

Les Achille célèbres

  • Achille BOCCHI( 1488) : naquit à Bologne, én 1488, d'une faniillé noble. il montra dans le cours de ses - études des dispositions précoces, et se fit connaître, dès Page de vingt ans, par un ouvrage d'érudition, Il s'attacha , selon l’usage du temps, à Plbsients princes, et d'abord dit Célébré Albert Pio, Ceinte de Carpi. Deventt orateur impérial en cotir de Borne, il obtint, par ses talents et par son habileté dans la conduite des affaires, les titres de chevalier et de comte palatin ; titres qui furent accompagnés de fonctions honorables et de confiance, telles que la faculté de conférer le doctorat, d'armer chevalier, de créer des notaires , et même de légitimer des bâtards. A Bologne , sa patrie , il fut élu y dès l'an 15'..42 , ati nombre des Anziani, tandis qu'il y était professeur dé littérature grecqtte et latine, de rhétorique et de poésie. Sa fortune lui ayant petMis d'y bâtir tin palais ; il y institua, en 1546 , une académie , qui s'appela de son nom aceademia Bocchiând, ou Bocchiale. Elle prit aussi le Pont latin d'Hermathena, en italien Ermatena , conforme à sa devise, où étaient gravées les deux figttres de Mercure et de Minerve. Le fondateur y plaça une impritherie. Les académiciens et litititême avaient pour principale occupation la correction des ouvrages , Jean Pliilotée Achillini et Lélio Gregorio Giraldi étaient ses amis, et ont parle honorablement de lui dans leurs ouvrages. Ce dernier savant était son ami le plus intime ; on croit iitië ce fut pour indiquer son tendre attachement pour• cet ami , se' donna le surnom de Phileros , que l'on voit en tète de quelqttesuns de ses ouvrages. Certains biographes ont cru qtté, parce que Boechi avait écrit en latin et s'était appelé eh latin Bocchias , ce nom en es était celui d'Uri I Wien du 166 siècle : c'est comme si l'on parlait cil français de l'évêque HuctiuS , dit jésuite Ruteus , etc. Bocélli mourut à Bologne, le G novembre 4562. Ses ouvra' ges sont : Apologia in Mitchum , cuti accéde Ciceronis authore Plutarcha, Bologne, 1508 2° Carmina in laudem Jo. Baptiste Pii Bologne, 4509 5° Symbolicarum QUeStioniiM de uniterso t'encre, quis serio ludebat, libri 5, Bononie, in œdibus nom academico Bocchiance 1555 11g., réimprimé â Bologne, 1574 Ce recueil est précieux par les emblèmes; qui sont presque tous de l'invention de Bocchi, et auxquels il a joint des vers latins de sa composition ; et par la manière dont ces emblètnes sont gravés dans la première édition , et retouchés dans la seconde. Le premier graveur fut le célèbre Jules Bonasoni, et, comme les planches étaient fatiguées lors de la seconde édition, ce fut un graveur encore plus célèbre, Augustin Carrache, qui les retoucha. A. On trouve des vers latins de Boechi dans le 1" volume du recueil de Gruter : Delicice italorum Poetarum, et dans lé second volume du recueil des Poetes latins d'Italie, imprimé à Florence. On en conserve d'autres en manuscrit dans la bibliothèque Laurentienne, sous kd ce titre : Achillis Philerotis Bocchii Lusuum Libel- lus ad Leonem X. On conserve aussi , dans la bibliothèque de 'l'institut de Bologne , l'histoire de cette ville, qu'il avait écrite en latin et en dixsept livres. Il en existe une copie à la bibliothèque royale de Paris, n° 9951
  • Achille ESTAÇO( 1524 - 1581) : Tel est le véritable nom d'un savant portugais que l'on a quelquefois, par er- reur, appelé Statio, et qui est plus généralement connu sous le nom latin d' Achilles Statius. Il naquit le 15 juin 1524, à Vidigueira. Son père, chevalier de l'ordre du Christ et gouverneur du château de Outam , s'était couvert de gloire dans les guerres d'Asie , et il voulait que son fils héritât de ses inclinations belliqueuses; ce fut même pour exciter son émulation et lui rappeler sans cesse les exploits d'un héros, qu'il lui donna le nom d'Achille. Mais le jeune Estaço était entralné vers la littérature par un penchant invincible; d'ailleurs, la délicatesse de sa santé ne lui permettait pas de suivre la carrière militaire, et il fut forcé de quitter les Indes, où il faisait , sous les yeux de son père , l'apprentissage des armes, et de revenir en Portugal. Après avoir étudié à Evora, sous le savant Resende , il entreprit , pour augmenter et perfectionner ses connaissances , le voyage de Louvain. Il n'y resta pas longtemps. La guerre que les Français faisaient dans cette partie de la Flandre lui ôtait le repos qu'exigeaient ses études littéraires, et il vint le chercher à Paris. Ce fut dans cette ville qu'il publia son premier ouvrage. C'était un recueil de vers latins , où l'on dut admirer un excellent ton de style et une grande pureté de morale. En voici le titre : Sylvoe aliquot, una cern duobus hymnis Cal- limachi eodem carminis genere reddits , Paris 1549 11 y a une réimpression de 1555, avec quelques additions. Cette version de deux hymnes de Callimaque parait avoir échappé aux recher- ches de Fabricius et du nouvel éditeur de sa B/- bliothèque grecque. Après avoir passé quelques années à Paris, occupé de travaux d'érudition, Estaço retourna à Louvain. Les ouvrages qu'il publia dans cette ville prouvent le bon emploi qu'il y faisait de son temps. De là il se rendit à Rome, où il obtint une chaire au collége de la Sapience. Bientôt après , le cardinal Sforza le choisit pour son bibliothécaire, et le pape Pie IV lui donna l'importante place de secrétaire du concile de Trente. Il fut, sous Pie V, nommé secrétaire pour les lettres latines que les papes écrivent aux princes. Sa fortune eût été encore plus brillante, s'il avait eu plus d'ambition ; mais , après la mort de Pie V, qu'il avait trèsvivement ressentie , il voulut , dans une retraite honorable, ne vivre plus que pour lui et pour les lettres. Ce fut en vain que le roi dom Sébastien lui offrit la place d'historiographe latin de Portugal et de garde des archives royales; que le cardinalroi dom Henri désira l'avoir pour secrétaire : Estaço préféra à ces emplois brillants la société de ses livres et celle de quelquec amis savants et vertueux. Il mourut à home, le 28 septembre 1581 , à l'âge de 57 ans. Par son testament, il demanda à être enterré avec , l'habit de l'ordre de StDominique , dans l'église , des Oratoriens de Rome, et , ce qui est plus rai- ( sonnable, il leur légua sa riche bibliothèque; elle fut trèsutile au cardinal Baronius, qui , dans ses Annales et dans son Marturo/ oge, remercie plus d'une fois Estaço de cet inestimable présent. On peut consulter les bibliographies espagnoles et portugaises qui ont donne la liste exacte de tous les ouvrages d'Estaço ; nous n'en indiquerons ici qu'un petit nombre : 1° Commentaire latin sur Ci- céron , De fato , Louvain , 1551 et 1555; 20 sur les Topiques de Cicéron, ibid., 1552 et 1555. Ce livre est dédié au célèbre historien portugais Jean de Barros. 5° Commenktires latins sur l' Art poé- tique d'Horace, Anvers, 1553; 4" Observationes dif- ficilium aliquot locorum , Louvain , 1552. Ces observations ont reparu dans le tome 2 du Thesaurus criticus de Gruter. 5° Commentaire latin sur le traité de Suétone De claris grammaticis , à la suite du Suétone de Pulmann , Anvers, 1571. La Ire édition est de Rome , 1565; la 2° de Paris , 1567. Ce commentaire a été loué par Casaubon; il dit qu'Estaço, par ce travail, a bien mérité de Suétone. 6" Notes latines sur Catulle , Venise, chez Paul Manuce, 1566. M. Doering, dans la préface de son Catulle, vante l'érudition qu'Estaço a répandue dans ces notes; elles ont été réimprimées dans le Catulle de Morel et celui de Grœvius. 7" Notes latines sur Tibulle, imprimées.de mème chez Paul Manuce , en 1567, et de mème réimprimées dans les Tibulle variorum de Morel et de Grœvius. Estaço avait eu les variantes de plusieurs manuscrits, et son travail est fort digne d'estime. 80 Traductions latines de différents ouvrages de StChrysostome , de StGrégoire de Nysse, de StAthanase , etc. , à Rome, sous différentes dates ; 90 Illustrium viro- i rum ut extant in Ude expressi vultus , Rome 0569, 1 C'est un recueil de portraits , une iconographie antique; l'épitre dédicatoire et la préface sont d'Estaço. On confond quelquefois cette collection avec celle d'Orsini , qui parut l'année suivante , dans la méme ville et du mème format. Il y a dans l'une et dans l'autre beaucoup de planches pareilles ; l'imprimeur est le même, et c'est un FrancComtois , nommé Lafrérie, qui a , pour l'une et pour l'autre , dirigé le tirage des gravures. La collection de 1570 peut ètre regardée comme une 2e édition de celle de 1569. Tous les ouvrages d'Estaço n'ont pas été imprimés. Il laissa en manuscrit beaucoup de poésies portugaises, entre autres une traduction des psaumes, des remarques latines sur la Poétique d'Aristote, sur Virgile , sur les odes d'Horace ; la Vie de son père, écrite en latin, et plusieurs petits traités. Selon le témoignage de Barbosa , qui écrivait vers le milieu du dernier siècle, les manuscrits d'Estaço étaient conservés à Rome dans la bibliothèque des Oratoriens et dans celle des Augustins. 11 est probable qu'ils y sont encore, et à peu près sûr qu'ils ne seront jamais imprimés. La critique et la philologie ont fait de trop grands progrès XIII. pour que la publication des manuscrits d'Estaço doive aujourd'hui être désirée et puisse être fort utile
  • Achille GAGLIARDO ou GAGLIARDI( 1537) : jésuite italien , né à Padoue vers 1537, entra en 1559, à l'âge de vingtdeux ans, au noviciat de cette société. Elle fit en même temps une triple acquisition dont elle eut lieu de s'applaudir : deux frères cadets de Gagliardi imitèrent l'exemple de leur allié, et embrassèrent en mème temps que lui l'institut des jésuites qui venait de s'établir. Les trois frères appartenaient à une famille distinguée et riche. lis préférèrent la pauvreté évangélique aux avantages que pouvaient leur procurer la fortune et leur naissance. La nature d'ailleurs les avait doués si heureusement, que le jésuite Simon Rodriguez, l'un des dix premiers compagnons de StIgnace, disait que si on lui avait donné à choisir trois sujets dans toute l'Italie, il n'eùt pu rencontrer mieux. Achille avait à peine vingtcinq ans, que ses supérieurs le jugèrent capable de professer la philosophie dans leur collége de Rome. Il enseigna ensuite la théologie à Padoue et à Milan, et s'y acquit la réputation d'un homme versé dans cette science. Il eut successivement à gouverner en qualité de recteur les colléges de Turin, de Milan , de Venise , et enfin de Brescia. Il mettait un soin particulier à former à la vie spirituelle ceux de ses jeunes confrères qu'il avait sous sa direction; et pour cela il les réunissait tous les dimanches dans des conférences qu'il faisait luimême. Son zèle n'était pas moins infatigable que sa vie était exemplaire. A I'àge de plus de soixante ans, il lui arrivait souvent de pr?cher le matin , de faire une leçon dans l'aprèsmidi , et le soir une exhortation à des personnes distinguées qui se rassemblaient dans un oratoire pour l'entendre. 11 avait établi des exercices spirituels pour tous les états, et il y présidait. Retiré à Modène dans ses dernières années, il y fut attaqué d'une maladie cruelle qui lui ôta la mémoire , le priva de la vue, et lui causa pendant vingtdeux mois les plus vives douleurs : il les supporta avec patience; enfin il expira dans de grands sentiments de religion le 6 juillet 1607, âgé de 70 ans, dont il en avait passé quarantedeux dans la société , constamment occupé de services utiles et de bonnes oeuvres. Il est auteur de plusieurs ouvrages religieux dont voici les titres : 1° un Catéchisme en langue italienne, Milan, 1584 Ce caté- chisme fut fait à la demande de StCharles Borromée, qui avait pour l'auteur la plus grande estime, et qui voulut l'avoir pour compagnon lors de la dernière visite qu'il fit de son vaste diocèse. 2. De disciplina hominis interioris , opuscule l'érudition se réunit à la piété. Philippe Chitilet a mis en tète de son édition de l'Imitation de Jésus- Christ, un chapitre du P. Gagliardo, où se trouve une exposition abrégée de la doctrine de cet excellent livre. 3° Compendium christianoe perfectio- ais, continens praxie& uniendi animam cum Deo. Ce livre écrit d'abord en italien fut traduit en latin, Vienne en Autriche , 1653. 4° Des commentaires sur les écrits de Si- Ignace ; 5° Explication de l'institut de la société de Jésus ; 6° Des méditations pour tous les états ; 7° Différentes manières de méditer en récitant le Rosaire. Trois éditions différentes du Combat spirituel attribuent cet ouvrage ascétique si répandu au P. Gagliardi , sur la foi de l'éditeur anonyme de l'ouvrage du P. Théophile Raynaud , intitulé : Erolemata de malis ac bonis libris , édition de Lyon , H165 ; mais il parait que cette opinion n'a pas été fortement défendue par les jésuites euxmêmes, qui l'ont abandonnée : en effet, Sotwel ne compte pas le Combat spirituel parmi les ouvrages de Gagliardi
  • Achille RICHARD( 1794) : fils du précédent, est né à Paris le 27 avril 1794. A l'exemple de son père et de son aïeul Antoine Richard , il se voua à l'étude de la botanique. Il eût am- bitionné , dit on , la gloire des naturalistes voyageurs allant, à travers mille difficultés et mille dangers, à la découverte d'espèces inconnues, dans des contrées lointaines et jusquelà inexplorées. La délicatesse de sa complexion s'opposa à ce qu'il suivit cette pénible carrière, parcourue avec tant d'éclat par les Tournefort , les .Adanson, les Pallas, les Gaudichaud , les Humboldt, etc. Obligé de demeurer en France et à Paris, il n'en offrit pas moins l'exemple d'une vie remplie par l'étude et par des travaux utiles à la science qu'il affectionnait. Comme c'est l'ordinaire, il devint même, en plus d'une occasion, lui sédentaire, le collaborateur des naturalistes explorateurs qui, absorbés par les soins incessants à donner aux collections recueillies dans leurs pérégrinations autour du monde ou brisés par les fatigues d'un voyage au long cours, n'avaient eu ni le temps ni les moyens de mettre en ordre et de décrire les richesses amassées à la hâte. Forcé, eu 1814, de payer de sa personne le tribut à la patrie, Achille Richard put se faire attacher au service médical de l'hôpital de Strasbourg. Mais, pour n'étre point parmi les combattants, il n'en fut pas moins exposé à de terribles dangers, car le typhus, qui décimait alors les débris de nos armées, atteignit le jeune chirurgien et ne lui lit grâce de la vie que pour le laisser longtemps valétudinaire. A peu de temps de là, M. Delessert le chargea du soin de ses riches collections; puis il fut nommé conservateur au Muséum d'histoire naturelle et suppléant de M. de Mirhcl à la faculté des sciences, et, vers la même époque, appelé à enseigner la botanique à l'école de médecine avec le titre de démonstrateur, car il n'y avait pas encore d'agrégés. Ainsi qu'il arrive d'ordinaire dans les familles illustrées par la science, Achille Richard produisit de très•bonne heure des oeuvres scientifiques estimables ; précocité facile à comprendre quand on songe à la facilité de s'instruire dont jouit un fils de savant au contact et sous la direction de son père, qu'il lui suffit, nous pouvons ainsi parler, de feuilleter pour en tirer et les faits, base de toute connaissance, et la méthode et les lois, principes régulateurs de toute étude scientifique. Cette réflexion justilierait suffisamment la transmission héréditaire des professions adoptée bénévolement dans certains pays et spécialement en Angleterre, où l'on sait mieux apprécier le prix du temps. Quoi qu'il en soit, Achille Richard était encore sur les bancs de l'école lorsqu'en 1819 il fit paraitre la première édition de ses Nouveaux éléments de botanique appliquée à la médecine, devenus plus tard les Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale, ouvrage qui obtint un grand succès et qui, progressivement amélioré, atteignit sa septième édition. Un Précis de botanique, publié en 1851 , peut même être considéré connue le dernier perfectiounement de cette oeuvre classique. Le 16 mars 1820, il fut reçu docteur et soutint sa thèse inaugurale sur un sujet qu'il avait déjà traité deux ans auparavant : Histoire naturelle et sur les différentes espèces d'ipécacuanha du commerce. Ce travail fixait définitivement la science sur les diverses origines des racines émétiques livrées au commerce et employées sous le nom d'ipécacuanha. Ce n'était que le prélude d'un ouvrage complet qu'il publia, dès 1823, sur la botanique appliquée à la médecine. Son Traité de botanique médicale , transformé bientôt en Traité d'hiitaire naturelle médicale par l'addition de la partie zoologique, eut quatre éditions. Son Formulaire de poche à l'usage des praticiens n'en compta pas moins de sept. Achille Richard a fait aussi un grand nombre de travaux de botanique pure : Monographie du genre Hydrorotyle de la famille des Ombellifères ; - J/ émoire sur les genres Ophiorhiza et Mitreola , dans laquelle il établit plusieurs genres nouveaux, dont il dédia l'un à l'illustre Béclard , son allié; — Mémoire sur la famille des Rubiacées, contenant la description générale de cette famille et les caractères des genres qui la composent i8'29), ouvrage important; - Botanique du voyage de l'Astrolabe, en collaboration avec A. Lesson '1832-341, comprenant : 1° Essai d'une flore de la Nouvelle- Zélande; 2° Sertum Astrolobianum. — Description des plantes nouvelles d'illnissinie et Observations sur le genre Quartinia , publications se rattachant à un ouvrage considérable intitulé Essai d'une flore abyssinienne, d'après les matériaux recueillis dans un voyage exécuté de 1839 à 1843 par MM. Th. Lefebvre, A. Petit, Quart et Vignaud. Viennent ensuite :. Monographie des orchidées recueillies dans la daine des NilGherries . Il a inséré eu outre des travaux de moindre importance dans diverses publications périodiques et a contribué à la rédac- tion de plusieurs dictionnaires de médecine et d'histoire naturelle. Mais l'oeuvre la plus considérable à laquelle il ait collaboré est sans contredit le grand travail intitulé Commentatio de Conifereis et Cycadeis, dont la partie fondamentale, élaborée par L.Claude Richard, interprétée et iihcomplétée par son fils, n'a vu le jour qu'après la o r t du grand botaniste. Achille Richard a de même achevé un mémoire de son père Sur la famille des Musacées. Après cette brève énumération des travaux d'Achille Richard , il conviendrait de faire l'analyse de ses principaux ouvrages et d'en extraire quelques citations, choisies de manière à faire apprécier directement le caractère du talent de l'auteur. L'espace nous manque pour développer les preuves, nous ne pouvons énoncer que des jugements : « La forme, il est vrai, « l'emportait peut-ètre un peu en lui sur le fond, « dit l'un de ses éminents biographes ; mais « le fond était encore considérable : il était le « fruit des études les plus sérieuses et les plus « approfondies. » Achille Richard n'avait ni les qualités d'un novateur ni celles d'un réformateur de la science ; il ne se distinguait ni par la hardiesse ni par l'originalité des vues; mais c'était pardessus tout un esprit sage et judicieux. Conservateur jaloux de la science traditionnelle, il ne la grossissait que des découvertes récentes les plus incontestées, pour en transmettre fidèlement le dépôt aux générations qu'il était chargé d'instruire. Loin de se complaire à d'audacieuses témérités, la crainte des fausses routes le rendait peut-être trop réservé à l'endroit des innovations. Il appartenait donc par tempérament à la science classique et n'eut pas besoin de se souvenir qu'il avait été suppléant de Mirbel pour se faire l'un des principaux défenseurs de la doctrine du cambium contre la théorie des phytons. Ce n'est pas ici le lieu de mettre en opposition ces opinions rivales qui, d'ailleurs, renferment chacune une partie de la vérité ; nous ne pouvons cependant nous défendre de signaler une méprise dans laquelle on est tombé en croyant que la manière de voir des partisans de l'individualité des feuilles exigeait la locomotion d'une fibre descensionnelle depuis le bourgeon , dont elle procède, jusqu'à l'extrémité des racines, en parcourant toute la longueur du tronc. Achille Richard , persuadé à tort que telle était la pensée du promoteur de la doctrine nouvelle, s'est donné la peine de réfuter à plusieurs reprises ce qu'il considérait à bon droit comme une invraisemblance, et, dans l'une de ses dernières communications à l'Académie des sciences, il revenait encore à dessein sur un principe organogénique se rattachant à la question en litige, principe en vertu duquel toute reproduction nouvelle de tissus végétaux s'accomplit sur place. Or, Gaudichaud n'a jamais soutenu le contraire; M. Dubois a dans son éloge académique, c'était chez lui un « don du ciel ; il était né professeur. » Tous ceux qui ont eu le plaisir de l'entendre souscriront à ce jugement tracé par une plume compétente. Achille Richard était bien réellement un modèle du professeur élégant, chaleureux, capable nonseulement d'instruire, mais de captiver; un type du professeur populaire et faisant aimer la science à la foule de ses auditeurs. Aux qualités essentielles que lui ont reconnues ses deux éminents biographes , MM. Bouchardat et Dubois , à qui nous empruntons la plupart de ces détails, il joignait encore un talent précieux chez un professeur de sciences descriptives et qui semble traditionnel à l'école de Paris, celui de représenter au tableau, avec autant de rapidité que d'exactitude, les êtres ou les organes dont il cherchait par la parole à faire comprendre la structure. C'était, en un mot, un vulgarisateur accompli, et sa nomination à la chaire d'histoire naturelle médicale, en 1831, fut certainement une bonne fortune pour la Faculté. Cette circonstance importante de sa vie offre d'ailleurs ceci de singulier que, nommé sous le régime du concours, il le fut sans lutte ; sa place, suivant l'expression de M. Bouchardat, étant si bien marquée d'avance, que tous ses compétiteurs s'étaient retirés de la lice. Plusieurs des qualités qui distinguent l'orateur se retrouvent nécessairement dans l'écrivain : je veux dire la netteté, la précision et l'élégance du style. Les livres d'Achille Richard portent aussi l'empreinte d'un sens droit et juste. On peut regretter de le voir soutenir l'absolue fixité des espèces; mais on est heureux, d'un autre côté, de le trouver contraire à la subdivision indéfinie des types. Son travail sur la famille des Rubiacées l'a conduit à réunir jusqu'à cinq genres en un seul et à faire cette déclaration, plusieurs fois renouvelée dans ses écrits, que, dans l'état actuel de la botanique, il y a lieu de réduire les genres et les familles plutôt que d'en augmenter le nombre. MM. Bouchardat et Dubois , s'associant à ces vues, félicitent justement l'auteur de ces tendances conformes à l'esprit philosophique moderne et le louent de la preuve de désintéressement qu'il a donnée , notamment dans sa Flore d'Abyssinie, en sacrifiant aux exigences de la science sérieuse le vain plaisir d'attacher son nom à des genres de sa façon. Achille Richard a réalisé, dans son Traité d'histoire naturelle médicale, une innovation fondée sur une vue émise par l'illustre de Candolle. Autrefois les vertus des plantes ne nous étaient révélées que par le hasard, aidé de tàtonnements plus ou moins aventureux, plus ou moins timides, selon les hommes et les temps; désormais la connaissance des affinités naturelles sera un guide presque certain dans la recherche des agents de la matière médicale. A. P. de Candolle a posé ce principe, vrai dans l'immense majorité des cas, à savoir : que les parenchymes et les sucs de même nom des végétaux , rapprochés dans la série, recèlent des propriétés semblables. Achille Richard, s'emparant de ce fait général, en a déduit la base de sa classification des substances médicamenteuses, qui sont rangées, en conséquence, conformément à l'ordre des familles naturelles ellesmêmes. Toutefois, cette méthode n'est pas sans inconvénient, car si les plantes analogues ont ordinairement des qualités analogues, il n'est pas trèsrare non plus de trouver des agents fort différents dans une même famille naturelle et de rencontrer des propriétés presque identiques chez des êtres très-éloignés les uns des autres au point de vue morphologique. Aussi M. Moqu atil conçu tout autrement la classification des substances médicinales. Son prédécesseur n'en a pas moins eu le mérite de caractériser par leurs propriétés thérapeutiques communes les principales familles végétales, d'habituer les médecins à chercher des succédanées parmi les plantes voisines dans l'ordre naturel, et de tendre à dépouiller chaque simple de la spécificité essentielle d'action que lui accordait la crédulité publique. Dans l'impossibilité de nous appesantir sur toutes les opinions scientifiques d'Achille Richard, nous nous contenterons de rappeler qu'en géographie botanique il fut l'auteur de l'hypothèse des centres de végétation multiples et qu'il a disséminé dans ses livres élémentaires de nombreuses observations qui lui sont toutes personnelles. Tant de travaux méritaient les distinctions honorifiques dont il fut l'objet. Déjà membre de l'Académie de médecine depuis plusieurs années, il fut élu par l'Académie des sciences de l'Institut de France en 1831 et par la société centrale d'agriculture en 1850. Il était officier de la Légion d'honneur, membre de la société philomatique, etc., et quand la Société de biologie se constitua en 1848, elle s'empressa de s'adjoindre le professeur d'histoire naturelle de l'école avec le titre de membre honoraire. Marié à l'une des filles du célèbre chirurgien Antoine Dubois, Achille Richard en eut deux fils. Gustave, le plus jeune, destiné à la botanique, est mort prématurément; l'aillé, M. Adolphe Richard , suit avec distinction la carrière chirurgicale. — Achille Richard venait de mettre la dernière main à la partie phanérogamique de la Flore de l' He de Cuba, dont les plantes cellulaires ont été décrites par M. Camille Montagne, le premier cryptogamiste de notre époque ; il préparait enfin un grand Traité de botanique appliquée aux arts, lorsque sa santé, souvent ébranlée, devint tout à fait chancelante. Bientôt on découvrit qu'il était atteint d'une maladie qui ne laissait pas d'espérance. Il succomba, le 5 octobre 4852, à l'Age de 58 ans
  • Achille ROCHE( 1801 - 1834) : littérateur et publiciste, né à 'Paris le 15 mars 1801, n'a fourni qu'une carrière 'Paris et orageuse. Dès l'àge de vingt ans, il fut attaché à Benjamin Constant en qualité de serré- taire, et allilié à la société politique et mysté- ieuse des carbonari. Son début comme écrivain rait avoir été une brochure intitulée De 31A1. le duc de Rovigo et le prince de Talleyrand, 1823 de 68 pages. Elle est relative au procès du duc d'Enghien et aux discussions que cet événement venait de susciter entre les deux personnages qui n'y avaient pas été étrangers. Roche s'occupa ensuite d'ouvrages historiques et littéraires; il publia : 1° Albert Renaud, histoire du 18« siècle, tirée de mémoires inédits sur la révolution française, Paris, 189.5, 4 vol. avec 4 planches; 2° Histoire de la révolution française, de 1789 à 1815, Paris, 1825 reproduite avec un nouveau frontispice en 1826. Cet ou- vrage , qui fait partie de la Bibliothèque du 19« siècle, fut traduit en espagnol la même année. 3" Résume de l'histoire romaine depuis Romulus jusqu'à Constantin, suivi du Tableau de la décadence et de la chute de l'empire romain, Paris, 1826 Ce volume fait partie de la collec- tion des Résumés historiques. V' Le Fanatisme, extrait des Mémoires d'un ligueur, Paris, 1827, 4 vol. Roche avait été l'un des coopérateurs du l'ilote, de l'Album et du Globe avant que ce dernier journal devint l'organe de la secte des saintsimoniens. Editeur en 1829 des , Ilernoires de t, erasseur , exconventionnel, .2 vol. ornés du portrait de l'auteur, Roche y avait joint une préface qui le fit traduire le 19 février 1830 sur les bancs de la police correctionnelle, où le ministère public signala cet écrit comme une audacieuse apologie du régime de l'anarchie et de la terreur. Le jeune accusé y prononça un discours qui fut imprimé, 1830, 2 pages Mais, malgré l'éloquence de son plaidoyer, il résulta Une destinée, Paris , 1833 , 4 vol. , lorsqu'il fut appelé à Moulins pour y être le principal rédacteur du Patriote de l'Allier. Les opinions républicaines qu'il continua de professer dans ce journal , il ne craignit pas de les soutenir dans un duel. Son dernier ouvrage est le Manuel du prolétaire , Paris et Moulins, 1833, 18. Roche l'avait récemment publié, quand il mourut à Moulins le 14 janvier 1834, avant d'avoir accompli sa 33° année. Comme il laissait une veuve et des enfants sans fortune, plusieurs de ses amis , rédacteurs de journaux de diverses opinions, se cotisèrent pour leur faire une pension
  • Achille de broglie : homme politique français
  • Achille héros homérique : roi des Myrmidons et ami de Patrocle
  • Achille Leroy de Saint-Arnaud : maréchal de France
  • Achille Rati : pape sous le nom de Pie XI
  • Achille Zavatta : acteur et clown français

Achille année par année

Signe astrologique de Achille

Couleur de Achille

Pierre précieuse de Achille

Chiffre de Achille

Métal de Achille