Le prénom Catherine Féminin

Origine :

Fête :

25 Novembre

Signification de Catherine

Le prénom Catherine s’inspire du grec Aikaterinê. Catherine est une femme extravertie. Diplomate, elle trouve toujours les mots qu’il faut pour apaiser les tensions. Elle déteste la solitude et préfère être entourée de ses proches. Déterminée, elle travaille dur pour atteindre son but.
Parmi les Catherine célèbres, on peut citer Catherine de Médicis, reine de France au XVIe siècle, et Catherine d’Aragon, Catherine Parr et Catherine Howard, toutes trois épouses d’Henri VIII, roi d’Angleterre.
Catherine excelle dans plusieurs domaines. Dans la catégorie sport, on peut citer Catherine Suire, joueuse de tennis. Les actrices Catherine Zeta-Jones, Catherine Deneuve et Catherine Bell sont des célébrités du monde du cinéma. On peut également citer Catherine Lara, chanteuse.

Personnalité de Catherine

L'humilité n'est pas leur qualité première. Intelligentes, d'une moralité à toute épreuve, elles ont conscience de leur valeur. Très émotives, elles sont souvent nerveuses et "piquent" aussi de belles colères. Actives, sûres d'elles, sérieuses, elles sont obstinées et ne baissent pas les bras facilement. Elles ont souvent de la chance.

Provenance du prénom Catherine

Histoire de Catherine

Etymologie de Catherine

Les Catherine célèbres

  • Catherine BERNARD : née à Rouen, de l'académie des Ricovrati de Padoue, se distingua par quelque talent pour la poésie, vers la lin du 17' siècle et le commencement du 18e. Après avoir été couronnée plusieurs fois par l'Académie française et par celle des jeux floraux, elle lit représenter deux tragédies, Lardamie, en 1689, et Brutus, en 1690. Elle était parente des deux Corneille et de Fontenelle, à qui on ne manqua pas . Elle mourut à Paris en 171'2
  • Catherine COCKBURN( 1679) : darne anglaise, diîtinguée par ses talents littéraires, née à Londres, le 16 août 1670, était fille de Trotter, capitaine de la marine royale, originaire d'Ecosse, et de Sarah Ballenden , proche parente du lord de ce nom. Elle était trèsjeune lorsqu'elle eut le malheur de perdre son père, et cet événement réduisit sa mère à un état voisin de la pauvreté. A un esprit naturellement porté à la philosophie, mademoiselle Trotter joignait du talent pour la poésie. Elle lit des vers dès l'enfance , apprit seule à écrire, étudia le français, et reçut ensuite quelques leçons sur la logique et la langue latine. Une tragédie d' Inès de Castro, qu'elle composa à dixsept ans, d'après une nouvelle fran-çaise portant le mème titre, i in primée à Paris en 1688, fut jouée avec succès en 1695 sur le théaltre royal, et imprimée l'année suivante sans nom d'auteur. Elle donna au théâtre plusieurs autres pièces; mais ce 1702, elle se fit connaître sous un nouveau rapport, par sa Défense de l'Essai de Locke sur l'entendement humain. En la faisant imprimer en 1702, elle crut devoir garder l'anonyme , de peur que la connaissance de son sexe et de sou àge n'élevat une prévention defa- fable contre un tel ouvrage. Ses précautions furent ailes; elle fut connue, et Locke lui exprima sa :onnaissance par une lettre accompagnée d'un sent de livres choisis. Catherine Trotter s'at- liait à prouver dans cette défense que la doc- ne du matérialisme n'est pas incompatible avec le de la révélation , ni même avec l'espérance / ne vie à venir, espérance qui ne repose pas sur notion de l'immatérialité de l'âme. Le célèbre cteur Priestley a sourenu les mêmes principes. En 08, miss Trotter épousa Cockburn, ecclésiastique, tem' de quelques écrits, notamment d'un Traité r le déluge de Moïse, publié après sa mort. Depuis temps, occupée des soins de son ménage , elle Tivit moins, et n'exerça plus son talent que sur de .aves sujets de morale et de religion. Son dernier ivrage, Remarques sur les principes et les raisonne- ents du docteur Eutherforth , dans son Essai sur nature el les obligations de la vertu, composé dans soixantehuitième année, prouve qu'elle avait conl'vé dans un âge avancé la vivacité et la vigueur . esprit qu'elle avait manifestées dès l'fige le plus 1 tniire. Elle mourut en 1749. Voici les titres de .ttx de ses principaux ouvrages que nous n'avons ' as cités : 1. l'Amitié fatale, tragédie : c'est la meilmre de ses productions dramatiques ; elle fut rei résentée en 1698 sur le nouveau théâtre de L , et imprimée la même année avec ' ne dédicace à la princesse Anne de Danemark; , l'Amour dans l'embarras , ou la pluralité l'eut- ' rie , comédie , 1701 ; 3° le Malheureux Pénitent, .agédie, 4701; 4° la Révolution de Suède, tragédie. insieurs des ouvrages de mistriss Cockburn ont été éunis et imprimés par le docteur Bird' en 1751, ..:/us le titre de : OE
  • Catherine CLIVE( 1711) : célèbre actrice, dont le nom de famille était RAFTOR, naquit en 1711, et montra de bonne heure une grande inclination et de précoces dispositions pour le théâtre. Recommandée à Cibber, qui consentit à l'engager pour un salaire IJè smodique, e e n'était encore qu'une enfant lorsju'elle parut pour la première fois à DrttryLane _tans le rôle d'Ismène, page de Zéphores, de la comédie de Mithridate. Son zèle et sa réputation s'ac-:lurent de jour en jour ; mais ce fut en 1731 que le rôle de Nell qu'elle remplit dans le Diable à payer , lui assura une supériorité , incontestable sur toutes ses rivales ; pendant trente ans elle ne fut pas surpassée. L'année suivante elle épousa un légiste appelé George Clive, frère du baron de ce nom, union qui ne fit le bonheur ni de Ion ni de l'autre. Ils se décidèrent bientôt d'un commun accord à se séparer, et ils n'eurent plus désormais aucun rapport pendant toute leur vie. Mistress Pritchanl, amie intime de madame Clive, ayant quitté la scène en 1768, celleci se détermina à suivre son exemple, quoiqu'elle eût pu continuer encore à l'occuper avec succès. Elle se retira dans une maison petite, mais élégante, près de StrawberryBill, Twickenham, où elle passa le reste de sa vie dans l'indépendance, adorée d'un cercle d'amis. Ce futqu'a- près une courte maladie , elle mourut le 6 décembre 1785. 11 est peu d'actrices qui aient rempli avec autant de succès un plus grand nombre de rôles que madame Clive, depuis la femme de chambre jusqu'à la dame de qualité. A une voix étendue et agréable, elle joignait un jeu spirituel, et soit qu'elle se bornât à sourire ou qu'elle rit aux éclats, elle était sûre d'obtenir les sympathies de ses auditeurs. Dans la vie privée, elle menait une conduite exemplaire. Elle a donné au théâtre quelques pièces de peu d'importance, écrites par elle et par ses amis, niais aucune n'a de mérite transcendant. On peut consulter sur cette actrice la Biographie dramatique et la Vie de Garrick
  • Catherine GABRIELLI( 1730) : fameuse cantatrice italienne, née à Rome le 12 novembre 1730. Son père était cuisinier du prince Gabrielli. La nature avait doué Catherine d'une trèsbelle voix; mais son père n'ayant pas les moyens de lui faire apprendre la musique, se contentait , pour entretenir son goùt pour le chant, de la mener quelquefois à l'opéra; Cathe- rine saisissait à l'instant les meilleurs morceaux, et les chantait ensuite avec un talent merveilleux. Un jour qu'occupée à son ouvrage elle chantait pour se délasser une ariette trèsdifficile de Galuppi , qu'elle avait entendue la veille au théâtre d'Argentina, le prince Gabrielli, qui se promenait dans son jardin, l'ayant écoutée , demanda tout surpris comment se trouvait dans sa maison une aussi habile virtuose? On lui apprit que ce n'était que la fille de son cuisinier : S'è cosi, il mio cuoco deverrà presto un asino d'oro. S'il est vrai, ditil, e mon cuisinier va devenir bientôt un âne d'or. » Il fit venir Catherine en sa présence , et lui fit chanter plusieurs morceaux qu'elle savait par coeur, et qui le surprirent de plus en plus. Catherine n'avait alors que quatorze ans : elle était trèsvive et jolie; et quoiqu'elle louchât un peu de l'oeil droit, ce défaut semblait ajouter au piquant de ses traits. Le prince se chargea de son éducation : le premier maitre qu'elle eut fut Garcia , qui était alors à Rome; et ensuite le fameux Porpora la perfectionna dans le chant. Le prince donnait souvent des concerts chez lui pour faire entendre à ses amis cette merveille. Bientôt on ne parla dans la ville que de la cochetta di Gabrielli , d'où ce dernier nom lui est toujours resté. En 1747 , elle dé, buta pour la première fois à Lucques , en qualité de prima donna dans l'opéra de la Sofonisba, de Caluppi , où elle eut un succès étonnant. Guada- gni , qui chantait sur le mème théâtre, eut beaucoup de peine à soutenir sa réputation près d'elle. Cependant ce célèbre soprano forma le goût de la Cabrielli, qui ne fut pas ingrate, diton, aux soins de son nouveau maitre. Après avoir parcouru plusieurs théâtres de l'Italie, elle passa à Naples en 1750, où elle débuta dans l'opéra de la Didone , de Métastase. La Gabrielli causa un tel étonnement dans la fameuse ariette de Son regina e sono wmante, qu'elle fixa pour jamais la grande réputation dont elle a joui dans la suite. Métastase s'empressa alors de la faire venir à la cour de Vienne, où François Pr la d- clara chanteuse de la cour , et n'allait au spectacle que lorsque la Gabrielli chantait. Elle gagna beaucoup par les leçons de Métastase, qui la perfectionna dans la déclamation. Il parait méme qu'il ne put pas ètre insensible aux charmes de cette sirène ; mais il fut bientôt obligé de se borner à la simple amitié, à cause de son caractère inconstant. Il y a eu peu de femmes aussi capricieuses en amour que la Gabrielli ; elle a toujours aimé de préférence ses propres camarades, qui étaient ses héros à la chambre et au théâtre : cependant elle admettait par ambition les principaux seigneurs; et, tandis qu'elle en agissait ainsi trèsfamilièrement avec les premiers , elle était bien moins facile avec les autres, qui , pour avoir le plaisir de la saluer, ne se rebutaient pas quelquefois de faire une longue antichambre : ce qui , pendant longtemps, a été le ton des plus célèbres cantatrices italiennes . A cause de son caractère léger et versatile, il manqua de lui arriver à Vienne un trèsfâcheux accident : l'ambassadeur de France lui faisait la cour, tandis qu'elle admettait secrètement les hommages de l'ambassadeur de Portugal, dont la Cela prouve que quand ce monarque dit à son bibliothécaire Duval que la Gabriclli ne chantait pas bien La Banti à Naples avait souvent dans son antichambre trois ou quatre seigneurs qui attendaient qu'elle fût visible. générosité lui avait fourni une partie des grandes richesses dont elle jouissait. Chacun des deux amants se croyait seul; mais le Français , se doutant enfin d'être trahi, trouva le moyen de se cacher dans un endroit secret de la maison de son amante : il ne tarda guère à voir sortir un rival de la chambre de la Gabrielli. Emporté par sa jalousie, il s'élance sur celleci, et l'aurait percée de son épée sans la résistance qu'opposa au coup le juste- mi- corps qu'elle portait ; ce qui fit qu'elle ne reçut qu'une légère blessure. Le Français, rentrant en luimême, se jette à ses genoux pour lui demander pardon de son emportement; il l'obtint, sous la condition de céder son épée. L'intention de la cantatrice était de conserver ce trophée , et d'y faire graver cette inscription Épée de M...., qui osa frapper la Gabrielli , tel jour. , etc.; mais l'ambassadeur intéressa Métastase dans cette affaire, et put , par le moyen de ce dernier, ravoir son épée. Après avoir gagné à Vienne des sommes immenses, la Cabrielli passa en 1765 à Palerme , où son talent produisit le mème enthousiasme f lue partout ailleurs, et où elle fit aussi connaître son caractère capricieux. Le vic,croi donnait un repas de cérémonie, et y invita la Gabrielli ; l'heure du Le Dictionnaire tifs . 211usiciens place daLs la méme année, 1765, la Gabrielli à StPétersbourg. Cependant il n'est guère possible qu'une même personne puisse être en mate temps dans deux endridts , séparés d'ailleurs par une énorme distance, et d'autant plus que la Gabrielli resta deux ans à Palerme. contraint de céder aux voeux du public; et quand la Gabrielli sortit de prison, elle était attendue à la porte par une foule de pauvres qui l'accompagnèrent en triomphe chez elle. En 1767, elle se rendit à la cour de Parme. L'infant don Philippe devint si follement épris de la Gabrielli , .qu'il lui passait tous ses caprices. Il la tourmentait, en revanche, par la plus aveugle jalousie, telle que bien des fois il la tenait pendant plusieurs .jours renfermée chez lui, dans une chambre dont il gardait la clef : cela entraînait de fréquentes disputes, dans lesquelles la Gabrielli ne gardait aucune mesure'dans ses expressions, et allait jusqu'à apostropher le prince sur ses défauts naturels , gobbo ma ledetto. Un soir, comme à son ordinaire, il lui prit fantaisie de ne pas chanter dans ce moment l'infant était furieusement jaloux d'un lord anglais qui avait fait de riches propositions à la cantatrice. Le prince, saisissant le premier prétexte, la fit mettre en prison le jour suivant. En y entrant, la Gabrielli fut très étonnée d'y trouver un appartement garni des tapis les plus magnifiques et des meubles les plus somptueux , et un grand nombre de domestiques prêts à obéir à ses moindres ordres; c'était une galanterie de l'infant , qui viril bientôt lui rendre visite incognito : mais la Gabrielli était vivement piquée , et il n'obtint qu'avec bien de la peine qu'elle sortit de prison. Pour se soustraire à sa jalousie, elle s'évada secrètement de Parme , et alla en Russie , où depuis longtemps Catherine Il l'appelait. ta czarine voulut la voir aussitôt qu'elle fut arrivée : lorsqu'il s'agit de lixer ses honoraires, elle demanda dix mille roubles.— t, Je ne paye pas, dit l'impératrice , sur ce piedlà mes feldmaréchaux. — En ce caslà, répond la , Votre Majesté n'a qu'à faire chanter ses feldmaréchaux. » Elle resta plusieurs années à StPétersbourg, où elle jouit toujours de la protection de Catherine, et y reçut les plus grands honneurs : elle revint en Italie chargée de diamants, et son portefeuille rempli de lettres de change; ce qui la mit en état de se faire un revenu de quatre mille écus romains . La Gabrielli pouvait ainsi se passer du théâtre , mais la vanité l'y entralnait. En 1777, elle chanta à Venise, sur le théâtre S. Benedetto, avec le célèbre Pacchiarotti , qui se croyait perdu, chantant avec elle ce jourlà pour la première fois. Elle exécuta un aria de bravoure trèsanalogue à sa voix, qu'elle déploya d'une manière si étonnante que Pacchiarotti s'enfuit derrière les coulisses, en criant : Puer me ! pour ne! questa é un portent° I — Malheureux que je suis ! ... c'est un Ce ne fut pas sans peine qu'on engagea le chanteur à reparaltre de nouveau : il chanta avec tant d'expression un air tendre qu'il adressait à la Gabrielli, qu'elle en fut toute émue Le duc de Parme était un peu bossu. ainsi que tous les spectateurs, Son talent fut un peu balancé à Milan par celui de Marchesi , qui chantait dans le méme genre. Il se forma alors deux partis qui , comme il arrive en Italie, sifflaient et applaudissaient à l'envi au spectacle, et se battaient ensuite dans les rues et dans les cafés, Depuis cette époque , la Gabrielli se retira à Renne avec sa sœur aînée, Anna, qui l'avait tou- jours accompagnée en qualité de seconda donna. Elle n'avait jamais voulu aller en Angleterre. « Sur le théAtre de Londres, disaitelle, je ne i La nature avait accordé à la Gabrielli une voix d'une étendue prodigieuse et d'une étonnante rapidité.; elle brillait surtout dans les sons aigus : ses airs, tels qu'elle les chantait, ne pouvaient être exécutés que par un violioniste trèshabile. La Cabrielli était aussi une excellente actrice. Peu de femmes ont joui d'une égale considération. Elle vivait et voyageait avec une grande magnificence, ayant toujours plusieurs domestiques à sa suite, et un çourrier qui la précé,dait : l'Italie était remplie de son nom. L'expression suivante était passée en proverbe; quand quelqu'un voulait étaler sa magnificence ou ses prétentions , on disait uniquement : Chi è?... la Gabriellil Malgré son inconstance et ses caprices, la Gabrielli avait le coeur bon elle a fait beaucoup de bien dans toutes les villes où elle a demeuré, et partout les pauvres la considéraient comme leur protectrice. Elle n'a jamais oublié ses parents, et notamment un frère à qui elle procura une éducation soignée, mais dont malheureusement il ne sut pas profiter. Elle était d'une conversation agréable et Spirituelle , et parfois elle avait des traits originaux. Dans la chambre comme au théâtre elle voulait être une princesse, et réglait sa conduite extérieure d'après ces prétentions ; elle haïssait les avares, mais les punissait assez délicatement. Un seigneur florentin étant venu lui rendre visite , une de ses mançhettes s'attacha à une épingle de l'habit de la Cabrielli, et se déchira. Les Florentins passent pour être fort économes, et ce seigneur parut trèsfeché cet accident. La Gabrielli s'en aperçut : le lendemain elle lui envoya six bouteilles de vin d'Espagne, et à la place des bouclions, c'étaient les plus riches dentelles de Flandre. La Gabrielli menait à Home une vie assez régulière; elle donnait souvent des concerts, mais elle y chantait rarement. La principale noblesse des deux sexes la visitait, et avait pour elle toute espèce de considération, Elle mourut d'un rhume mal s'aigrit!, en avril 1796
  • Catherine LESCAILLE( 1649 - 1711) : Genevoise d'origine, née vers 1649 à Amsterdam, où son père était associé dans la célèbre imprimerie de Blaeu , m Il avait luimême du talent pour la poésie ; mais il perdit tous ses papiers dans l'incendie qui consuma l'imprimerie de Blaeu, en 1671. L'empereur Léopold l'avait créé poételauréat par des lettres patentes du 1., mai 1663. Il mourut en 1677, à l'âge de 67 ans. cultiva avec distinction la poésie hollandaise, et fut surnommée la dixième Muse, la Sapho hollan- dai., e, etc. Bien qu'il y ait de l'exagération dans ces éloges, on ne peut lui contester un véritable talent , que Vondel avait signalé dès l'enfance de Catherine. Elle succéda à son père dans lé commerce de la librairie ; et les poètes de son temps n'eurent pas moins à se louer d'elle pour les conseils de sa critique éclairée que pour l'exécution typographique de leurs œuvres. Les siennes ont été recueillies en 3 volumes par son beaufrère Rank, à Amsterdam, en 17:28. On y trouve sept tragédies, traduites du français, et jouées à Amsterdam , savoir : Genséric, Wenceslar . Hérode et Marianne , Hercule et Déjanire Nicomède Ariane et Cassandre. Catherine Lescaille mourut le 8 juin 1711. M—ON,
  • Catherine MACAULAY-GRAHAM( 1733) : Anglaise célèbre, née en 1733, à 011antigh, dans le comté de Kent, était fille d'un riche gentilhomme nommé Sawbridge. Elle reçut chez une parente une éducation solitaire qui disposa de bonne heure son esprit à l'enthousiasme. Elle épousa, en 1760, le docteur Macaulay, médecin distingué de Londres. Nourrie de la lecture des historiens grecs et latins, elle forma le projet d'écrire, dans le mème esprit qui les avait animés, les annales de son pays, et publia, dès l'année 1763, le premier volume de son Histoire d'Angleterre. Une femme qui écrit l'histoire, et dans de pareils principes, ne pouvait manquer d'attirer l'attention sur elle. Son ouvrage fut l'objet d'une foule de critiques, et sa personne fut en butte à des injures grossières qui ne prouvaient que la méchanceté de leurs auteurs. Ses adversaires furent réduits d'abord à dire qu'elle était horriblement laide, et que, désespérant de se faire remarquer et admirer comme femme, elle avait essayé d'empiéter sur le domaine de l'homme. 11 parait cependant que, sans être une beauté accomplie, elle avait une figure aimable et intéressante. Elle fit en 1777 un voyage en France, et connut à Paris, entre autres personnes célèbres, Franklin, Turgot, Marmontel et madame Dubocage. Lors d'un voyage qu'elle fit en Amérique en 1785, elle vécut pendant trois semaines dans la maison de Washington à MountVernon en Yirginie. Elle épousa en secondes noces, en 1778, M. Graham, frère d'un fameux empirique. Ce mariage avec un trèsjeune homme lui donna beaucoup de ridicule dans le monde, et la brouilla même avec son admirateur, le docteur Wilson, dont nous parlerons plus bas. Elle mourut le 22 juin 1791. Ses principaux ouvrages sont : 1° Histoire d'An- gleterre depuis l'arénement de Jacques Pr jusqu'à l'élévation de la maison de Hanovre, 8 vol. publiés de 1763 à 1783. On en avait commencé une traduction française, dont il n'a paru que les cinq premiers volumes sous le nom de Mirabeau , 1791 L'ouvrage, quoi que promette le titre, finit avec le règne de Jacques Il. On peut le regarder comme une violente attaque çontre la dynastie des Stuart. On y sent partout la passion de la liberté. Il excita lorsqu'il parut autant d'éloges que de critiques; mais il est peu lu aujourd'hui. 2° Remarques sur les éléments du gouvernement et de la société, spar Hobbes, 1767 3° Remarques détachées sur quelques assertions de Hobbes, 1769 ; 4° Ré- flexions sur les causes des mécontentements actuels, 1770; 5. Histoire d'Angleterre depuis la révolution jusqu'au temps présent, dans une suite de lettres à un ami . Lorsqu'on demanda au docteur Johnson s'il avait lu le second volume de l'ouvrage de madame Macaulay : « Non, réponditil, pas plus que le premier. » On rappelle à cette occasion qu'il ne voulut pas voir l'abbé Raynal quand celuici vint en Angleterre. Nous voudrions pouvoir nous disenser de rapporter un fait qui fait le plus grand ort au caractère de madame Macaulay, surtout komme historien, et qui prouve jusqu'à quel oint l'esprit de parti peut corrompre le coeur. On lit dans une Dissertation sur les anecdotes, par Id'Israëli , que lorsqu'elle .était occupée à consulter les manuscrits du Muséum britannique, elle avait coutume, dans ses • recherches historiques, de détruire toutes les pages du manuscrit qui renfermaient quelque passage dé- favorable à son parti ou en faveur des Stuart. Cet abus de confiance fut enfin aperçu, et la coupable fut surveillée. « Le manuscrit 7379 de la « bibliothèque Harléienne , ajoute d'Israéli, sera « pour la postérité un témoignage éternel de son « impartialité historique. C'est une collection de « lettres politiques. Trois pages de ce manuscrit « sont entièrement arrachées; et l'on y trouve une « note signée par le principal bibliothécaire, qui « constate que tel jour le manuscrit a été prêté « à mistress Macaulay, et que le même jour on a « remarqué que les trois pages avaient été dé- « truites
  • Catherine PHILIPS( 1631 - 1664) : , Anglaise distinguée par son esprit, naquit en 1631 d'un négociant de Londres nommé Fowler. Elle se fit connattre de bonne heure par quelque talent pour la poésie. Ce fut sur l'invitation du comte d'Orrery qu'elle traduisit du français la tragédie de Pompée de Corneille, qui fut représentée plusieurs fois en 1663 et en 1661 en Irlande, où cette dame était alors. Elle traduisit aussi les quatre premiers actes de la tragédie d'Horace, dont sir J. Denham donna le cinquième. Catherine Philips mourut de la petite vérole à Londres le 21 juin 166, n'ayant que 3i ans. Elle fut célébrée de son temps comme une femme d'un talent incomparable, comme une autre Sapho, et Cowley écrivit une Ode sur sa mort : son nom ne vit plus mainte- nant que dans les biographies. Elle prenait dans ses vers le nom d'Orinde et donnait celui d'Antenor à son mari. On publia eu 1667 ses Poésies, suivies des deux tragédies citées et à sir Charles Cotterel , recueil que ses éditeurs présentent comme « le « modèle d'un commerce vertueux et aimable « entre des personnes de différent sexe »
  • Catherine SEGURANA( 1518) : fut la Jeanne Hachette de Nice. Née dans cette ville vers 1518, d'une famille pauvre et obscure, elle vivait d'un petit commerce en plein vent, lorsque la flotte turcofrançaise assiégea, en 1543, la ville de Nice, qui fut vaillamment défendue, nonseulement par les troupes du duc de Savoie, mais encore par la population tout entière. Segurana se distingua par son ardeur martiale et fut admise dans la tour de Cinquaire, un des endroits les plus menacés. Après une canonnade de plusieurs jours, la brèche était devenue praticable sur une grande étendue, et une foule de Turcs, mêlés de quelques Florentins commandés, par Strozzi , montèrent à l'assaut. Déjà les Niçois commen-çaient à faiblir, lorsque Segurana se jette résolùment sur le porte-étendard ennemi , l'étend à ses pieds d'un coup de poignard, s'empare de son enseigne et, la brandissant d'un air de triomphe, ranime le courage de ses compatriotes, qui se précipitent avec fureur sur les assaillants et les chassent de tous les points. Cet échec décida la flotte turcofrançaise à cesser les hostilités et à prendre le large. L'humble condition de l'héroïne n'empècha pas ses concitoyens de lui ériger, dès l'année suivante , un buste sur le théâtre même de son exploit. On lisait au bas cette inscription ; Mea> na amazon, irruentibus Tureis, oceurrit ereptoque vexillo triumphunt mentit. Placé d'abord près de la porte Pairoliera, ce buste fut ensuite transporté à l'hôtel de ville. En 1803, on éleva à Segurana, sur la promenade publique du Parco, une statue en plâtre avec quatre inscriptions ; mais elle n'existe plus aujourd'hui. Une autre statue en bronze de moyenne grandeur, due au talent d'un sculpteur de Nice fort distingué, le comte de Pierlas, représente Segurana dans le moment où elle vient de s'emparer d'un drapeau turc et s'élance contre l'ennemi , en invitant du regard ses compatriotes à la suivre. Cette figure noble et martiale qui n'exclut pas le caractère propre au sexe, cette taille à la fois élevée et élégante, souple et bien prise ; cette énergie qu'indique l'expression du visage, la fierté de la pose, la décision de l'allure, voilà bien le type idéal de l'amazone. Malheureusement ce type ne s'accorde guère avec le portrait réel de Segurana, qui était si peu douée des avantages de la beauté qu'elle n'était connue parmi le peuple que sous le nom de dopa niaufaccia, mots qui, en dialecte niçois, signifient femme final faite. Au reste, cette difformité n'a pas plus arrèté les poëtes que les artistes; et Segurana a eu des Homères, quoique la fin de sa vie soit restée enveloppée, comme le commencement, des plus épaisses ténèbres. Chose à peine concevable, il ne s'est trouvé aucun historien qui ait suivi jusqu'au bout de sa carrière cette femme, à qui l'en avait élevé une statue de son vivant, honneur que bien des princes n'obtiennent pas même après leur mort. Gioffredo, ce chroniqueur si minutieux et si prolixe, accorde à peine quelques lignes à Segurana, et la plupart de ses contemporains qui ont raconté le siége de Nice ne font d'elle aucune mention. Heureusement la reconnaissance du pays l'a vengée de cet injuste oubli ; et l'enthousiasme que son nom excite à Nice ne s'est pas refroidi , malgré un intervalle de trois siècles. Parmi les poëtes qui ont chanté Segurana , nous citerons Louis Andreoli , auteur d'un poënie italien en six chants, qui n'est pas dépourvu de tout mérite, quoiqu'il soit assez dénué d'invention et que le style laisse souvent beaucoup à désirer sous le rapport de l'élégance et de l'harmonie
  • Catherine SFORZA : tille naturelle de GaléazMarie, duc de Milan, fut mariée, en 1484, à Jérôme Riario, neveu du pape Sixte IV, lorsque la maison Sforza se réconcilia avec l'Eglise. Riario avait acheté ia seigneurie d'Imola et usurpé celle de Forli ; il n'était point aimé dans l'une ni dans l'autre de ces deux villes, et à peine le pape, son oncle, futil mort, que l'on conjura contre lui. Deux citoyens de Forli, François Orsi et Louis Pansecchi, le tuèrent le 15 avril 1488. Ils se rendirent maîtres de son palais et de toute la ville. Catherine Sforza, avec son fils Octavien Riario, demeura prisonnière entre leurs mains ; mais le commandant de la citadelle ne voulut point l'ouvrir aux révoltés ; il déclara qu'il ne la remettrait qu'à la veuve de son maître, et qu'il n'obéirait même aux ordres de Catherine qu'autant qu'il verrait celleci en liberté. Les conjurés consentirent alors à ce que Catherine entràt dans la forteresse, en laissant son fils comme otage entre leurs mains. Elle leur promettait d'engager le commandant à se rendre ; mais dès qu'elle fut entrée dans ce fort, elle monta sur les créneaux pour ordonner aux conjurés de poser les armes, les menaçant des châtiments les plus sévères en cas de désobéissance. Ils s'écrièrent aussitôt qu'ils feraient périr son fils si elle n'exécutait passes promesses. « Vous pouvez voir, ditelle alors en « soulevant ses habits, que je puis en faire « d'autres. » Ce mépris de toute pudeur persuada aux conjurés qu'elle méprisait aussi toute affection maternelle et qu'elle était audessus de toute crainte. Ils n'exécutèrent pas leur menace. Cependant Jean Bentivoglio accourut de Bologne avec 3,000 chevaux pour. la secourir ; bientôt après, JeanGaléaz San Severino lui fut envoyé de Milan avec de nouvelles troupes. Les conjurés, ne recevant point les secours qu'ils attendaient du nouveau pape, se virent obligés de capituler le 29 avril suivant. Octavien Riario fut reconnu comme seigneur ou prince, sous la tutelle de sa mère. Celleci conserva encore près de douze ans sa seigneurie , et elle épousa secrètement Jean de Médicis, père d'un autre Jean, le chef fameux des bandes noires, et aïeul de Cosme, premier grandduc de Toscane. A la fin de l'année 1499, César Borgia attaqua les Etats de Catherine, comme ceux de tous les petits princes de la Romagne ; il prit en peu de temps Imola et sa forteresse ; Forli ne put pas non plus se défendre; mais Catherine s'était enfermée dans la citadelle, et elle en soutint le siége jusqu'à la dernière extrémité ; enfin , au commencement de l'année 1500, elle fut prise sur la brèche, au milieu de ses soldats, qui furent tous massacrés. Elle avait envoyé d'avance son fils et ses effets les plus précieux à Florence. César Borgia, à la sollicitation d'Yves d'Allègre, officier français, qui commandait les troupes fournies par Louis XII, rendit bientôt après la liberté à Catherine, qui se retira à Florence, où elle mourut. Elle fut, diton, marraine de Catherine de Médicis, reine de France. On a de Buriel Catarina SforzaRiario , Bologne, 1785, 3 vol. Voyez pour d'autres renseignements sur les Sforza Ratti, dlernorie della fainillia Sforza, Rome, 1794, 2 vol. du même, l'Autenticità degli Alberi genealogici stampati pel ducit conti Sforza Cesarini, ibid., 1821 ainsi que Nuovi documenti degli Alberi suddetti, ibid., 1821, et Litta, Fanai- quia Sforza, dans son Recueil des familles célèbres de l'Italie, Milan, 1813
  • Catherine TALBOT( 1720) : Anglaise distinguée par ses vertus et par son esprit, naquit en mai .17,.0. Fille unique d'Edouard Talbot, second fils de l'évèque de Durham et neveu du chancelier, elle vint au monde cinq mois après le décès de son père, qui mourut dans sa vingtneuvième année, laissant sa veuve sans fortune. Heureusement celleci reçut de son frère Benson, depuis évêque de Gloucester et de Secker, qui fut élevé dans la suite sur le siége archiépiscopal de Canterbury. tous les services., toutes les consolations qui pouvaient adoucir ses regrets. Le dernier, qui avait éprouvé l'obligeance d'Edouard Talbot, reporta sa recennaissance sur sa famille et regarda dès lors mistriss et miss Talbot comme faisant parue de sa maison. Après qu'il eut perdu sa femme, il leur abandonna le soin de ses intérèts domestiques. L'esprit vif et les qualités heureuses de Catherine se développèrent rapidement. A des études graves, elle joignit celle des langues modernes et des arts d'agrément : la géographie, l'astronomie, la musique, le dessin, la peinture d l'aquarelle, furent tour à tour l'objet de son application. Elle commença de bonne heure à confier au papier ses pensées et ses sentiments, mais sans aucun désir de publicité. On a imprimé après sa mort, dans le Gentleman's maga- zine, de 1770, une lettre spirituulte et philosophique. adressée par elle, à Dge de seize ans. à la fille nouvelle- née d J. Talbot, lils du charretier, et cette lettre a été reproduite dans d'autres recueils. Quelques autres lettres, écrktes vers le aulne âge, semblent annoncer qu'elle avait alors autant de légèreté , ornée comme elle des avalitk4:es de l'esprit; et ce fut à cette amie qu'elle abandonna, en mourant, les manuscrits de ses opuscules. 'L'archevêque Secker mourut en 1768, léguant à mistriss Talbot et à sa fille une somme. de quatre cents livres; mais sa pupille ne lui survécut que peu de temps : elle maurut le 9 janvier 1770, Mistriss Carter, sans etre aveuglée par une prévention bien naturelle, jugea que plusieurs écrits de son amie étaient dignes des regards du public. Réunis et imprimés sous le titre d'Essais Ste divers sujets, ils furent généralement goûtés : on y reconnut répancheinent d'une âme sensible et religieuse, et lé fruitd'un esprit cultivé. Les Réflexions sur les jours de la semaine, qui fur ..nt imprimées séparément en un voitune creaviron quarante pages, eurent un grand succès, et il, s'en débita plus de vingtcinq mille exemplaires. On a donné, en 1812, une septième édition des Essais, en deux volumes précédés d'une notice sur la vie de l'auteur, par le Rév. Montague Pennington. Ce recueil se compose principalement d'essais, de Lettres à un ami sur un état futur, de Dialogues, de Pastorales „ en prose,, d'Imitations d'Ossian, d'Allégories et de Poésies. On attribue à miss Talbot le trentième numéro du flambiez', 3.0 juin 1750. File eut aussi, dit-:)n, quelque part aux Lettres athéniennes on a publié sa correspondance avec mistils Carter
  • Catherine THÉOS( 1725 - 1845) : visionnaire, qui joua un rôle au temps de Robespierre, naquit, en 1725, dans un village près d'Avranches. C'était une pauvre villageoise , venue à Paris dans sa jeunesse pour y trouver des moyens d'existence qui lui manquaient dans son village. Née avec un esprit déréglé , elle se persuada qu'elle avait des visions : tantôt elle était 'une nouvelle Eve, tantôt la mère de Dieu ; enfin elle était appelée à régénérer le genre humain. Ses extravagances avaient été assez scandaleuses pour que le gou- vernement crût devoir la faire enfermer ; sa détention l'ayant calmée, elle fut mise en liberté, et l'on n'en parla plus jusqu'à l'année 1794, époque à laquelle les sectaires de la déesse Raison allèrent chercher Catherine Théos dans un réduit de la rue Contrescarpe, à l'extrémité du faubourg StJacques, où elle avait recommencé à débiter ses rêveries à une multitude d'insensés, et surtout de femmes qui prétendaient faire secte. Sénart, secrétaire du comité de sûreté générale, fut chargé de l'arrêter avec ses principaux acolytes. Dans ses mémoires, il est entré dans des détails trèscirconstanciés sur Catherine Théos, et il parle longuement des pratiques bizarres et des momeries ridicules de cette femme et de ses adeptes. Il met surtout au nombre de ses affidés le chartreux dom Gerle. Sénart interrogea Catherine Théos et dom Gerle; et d'après les pièces qu'il remit aux comités de salut public et de sûreté générale réunis, \radier fit, le 17 juin 1794, sur la conspiration de Cathe- rine Théos, un rapport empreint d'une extrême violence. Il présenta les conférences qui se te- On a dit qu'elle s'appelait Théot, et non pas Théos, et qu'on lui fit prendre ce dernier nom, qui en grec signifie divinité , expression plus conforme à ses vues et au rôle qu'on voulait lui faire jouer. naient chez cette femme comme les actes d'une ligue d'odieux fanatiques et de prêtres perturbateurs, dont il fallait débarrasser la république. Il s'épuisa en déclamations contre les prètres; et ce qui peut être remarquable, c'est qu'il montra surtout beaucoup d'acharnement contre les jésuites, dont on ne pouvait pas même apercevoir, dans cette affaire, la moindre apparence. Il prétendit ensuite , selon l'usage invariable de ce temps , que Catherine Théos et ses sectaires avaient des rapports avec le ministre anglais Pitt, avec le baron de Batz , chef imaginaire de la conspiration de l'étranger , et même avec le pape; enfin , il n'est point d'invention absurde qu'on ne trouve dans ce rapport. Vadier parla aussi des conférences de la vieille illuminée avec la duchesse de Bourbon, la marquise de Chastenay et un médecin du duc d'Orléans nommé Lamothe; enfin il fit décréter d'accusation Catherine Théos et dom Gerle. Cette femme mourut à la Conciergerie, cinq semaines après son arrestation, à l'âge d'environ 70 ans. Dom Gerle fut oublié et remis en liberté , mais après une longue détention. Robespierre présidait la convention lorsque \radier fit son rapport, et l'on Croit qu'il ne l'approuva pas. Lorsque, dans la journée du 9 thermidor , ses complices l'attaquèrent, chacun à sa manière, Vadier lui reprocha de s'être opposé à son projet sur la conspiration de Catherine Théos. « Je par-« lerai , ditil, avec le calme de la vertu; j'ac-« cuse Robespierre d'avoir appelé le rapport sur « Catherine Théos une farce ridicule, d'avoir dit « que c'était une femme à mépriser, tandis que « nous prouverons qu'elle avait des correspon-« dances avec Pitt, avec la duchesse de Bourbon « et avec Bergasse. » Sénart et Villate, ce dernier juré au tribunal révolutionnaire , ont prétendu que Catherine Théos avait des rapports avec Robespierre, qui voulait se servir d'elle pour établir une religion positive, dont sa déclaration de reconnaissance de l'EtreSuprème et de l'immortalité de l'âme devait être l'introduction mais cette assertion est tout à fait dénuée de preuves et de vraisemblance. Les Mystères de la mère de Dieu dévoilés forment la troisième partie du livre intitulé Les Causes secrètes de la révolution ; ils ont été réimprimés dans la Collection des mémoires relatifs la révolution française, 20e livraison, p. 271. Les curieux recherchent une brochure devenue fort rare : Vie privée de Catherine Théos, se disant mère de Dieu , par Chenon ; l'auteur était le commissaire de police qui dressa le procèsverbal de l'arrestation de cette insensée
  • Catherine TASCA( 1941) : Femme politique française
  • Catherine ALLEGRET( 1946) : actrice
  • Catherine ALRIC : actrice
  • Catherine BELL : mannequin
  • Catherine BREILLAT : cinéaste
  • Catherine CEYLAC : journaliste
  • Catherine de Médicis : reine de France, mère de dix enfants dont trois rois
  • Catherine Deneuve( 1943) : actrice française
  • Catherine DESTIVELLE : alpinisme
  • Catherine FLEURY VACHON : Judoka
  • Catherine HIEGEL : actrice française, a notamment joué dans "La vie est un long fleuve tranquille"
  • Catherine JOURDAN : actrice
  • Catherine la Grande : impératrice de Russie
  • Catherine LALUMIERE : politicienne
  • Catherine LANGEAIS( 1923) : téléspeakerine
  • Catherine LARA( 1945) : auteur, chanteuse, compositeur canadienne
  • Catherine MARSAL : cycliste
  • Catherine NAY : journaliste
  • Catherine OKENBERG : actrice dans la série "agence acapulco"
  • Catherine PLEWINSKI : Nageuse
  • Catherine RIBEIRO : Chanteuse
  • Catherine RICH : actrice
  • Catherine RINGER : Chanteuse
  • Catherine ROUVEL : actrice
  • Catherine RUBY : Surf/neige
  • Catherine SAMIE : actrice
  • Catherine SAUVAGE : Chanteuse
  • Catherine TANVIER : tenniswoman
  • Catherine Théot : visionnaire normande exploitée contre Robespierre
  • Catherine TRAUTMANN : politicienne
  • Catherine ZETA JONES : acteur, a notamment joué dans "Le masque de Zorro"

Catherine année par année

Signe astrologique de Catherine

Couleur de Catherine

Pierre précieuse de Catherine

Chiffre de Catherine

Métal de Catherine