Le prénom Camille Féminin

Origine :

Fête :

26 Novembre

Signification de Camille

Camille est un prénom relativement courant, plus attribué aux filles qu’aux garçons. Il s’agit pourtant d’un prénom mixte. Les dérivés en sont Camilla, Camillo, Cammie et Kamilla.
Ce prénom figure parmi les préférés des Français puisqu’il se trouve à la 5è position dans le classement des 50 prénoms préférés. Camille est encore un prénom d’actualité. Depuis 1900, il existerait plus de 208 363 Camille en France, selon l’Insee.
Les grandes lignes de sa personnalité sont l’indépendance, la sentimentalité, l’impulsion et la générosité. Filles ou garçons, les Camille sont connus pour leur charme.

Personnalité de Camille

Ce sont des actifs qui ne tiennent pas en place. Leur enthousiasme est contagieux. Ils savent aussi prendre le temps de la réflexion et accepter leurs erreurs s'ils se sont trompés. Méticuleux, ordonnés, un peu instables, ils sont difficiles à suivre, car ils passent souvent du coq à l'âne. Eternels amoureux, sensuels et gourmands, ce sont des passionnés qui succombent facilement à leurs passions.

Provenance du prénom Camille

Histoire de Camille

Etymologie de Camille

Les Camille célèbres

  • Camille AGRIPPA : célèbre architecte de Milan, vivait au 16e siècle; il avait fait une étude particulière des mathématiques, de la physique et même de la philosophie. Sous le pontificat de Grégoire XIII, on voulut, à Rome, transporter un obélisque sur la place de StPierre; Agrippa fut un de ceux qui s'occupèrent le plus de cette opération, alors cite. Le résultat de ses recherches est consigné dans son ouvrage, intitulé : Traitai° di traspotar la guglia in su la piazza di San- Pietro, Roma, 1i83. Nous avons encore di scienzia d'arme, con un dialogo di filosofia, Roma, 15i3; Vend., 1568, 160; Dialogo copra la generatione de' verdi , etc., Roma , 158; , 50 Num, Ineenzioni supra il modo di narigare, Roma, 1595 Tous les ouvrages d'Agrippa sont rares. D
  • Camille BALDI( 1547 - 1634) : savant écrivain du 16° et du 17e siècle, naquit à Bologne, vers 1547. Son père avait été, pendant vingtsix ans , professeur de philosophie dans cette célèbre université. Camille suivit ses traces, et s'étant livré comme lui à l'étude de la philosophie, il y fut reçu docteur en 1572 ; il professa longtemps la logique et les autres parties de cette science dans la même université, et se fit une grande réputation par ses vertus morales autant que par son savoir. I1 vécut jusqu'à l'àge de 87 ans et mourut en 1654, dans sa patrie, d'où il n'était jamais sorti. Ses meilleurs ouvrages imprimés sont : 1° In Physiognomica Arislotelis Commentarii, etc., Bologne, 16'21 2° Trattato corne da una lettera missiva si conoscano la natura e qualita dello scrillore, Carpi, 1622 ; et traduit en latin , Bologne, 1664 5° Delle mentite e offese di parole corne si possano accomodare, etc., Venise, 1590 et Bologne, 1625 Cet ouvrage a été réimprimé avec beaucoup d'additions et de corrections, après la mort de l'auteur, Venise, sans date ; celle de l'épître dédicatoire porte 1655. 4° Traitai delle imprese annesso ail' introduzione alla virai, morale, etc., Bologne, 1624 Humanaum propensionum ex temperamenti prcenotionibus Tractatus, Bologne, 1629-1644 6° De nature ex unguiton one Prœsagio Commentarius, Bologne, 1629 et 1664 7° I Congressi civili, ouvrage posthume, qui ne fut imprimé qu'en 1681 et 1698
  • Camille CAPILUPI : de Mantoue, s'est rendu fameux dans le 16e siècle par un ouvrage intitulé Stratagema di Carolo II, contra gli ugonotti, Borne, 1572 imprimé en italien et en fran-çais en 1574 augmenté dans la version d'un avertissement du traducteur. C'est une relation de l'horrible massacre de la StBarthélemy, dans laquelle l'auteur rend compte des motifs qui déterminèrent cette affreuse journée, des préparatifs qui la précédèrent, et des suites qu'elle eut. On doit ètre en garde contre les faits qu'il raconte; mais on y trouve des choses curieuses. Capilupi, croyant faire beaucoup d'honneur à Charles IX et à son conseil, s'attache dans sa préface à prouver que la StBarthélemy était méditée. Le cardinal de Lorraine, qui se trouvait à Rome quand cet écrit parut, l'avait d'abord approuvé ; mais quand il sut qu'on avait honte en France de ce massacre, et que l'idée d'une telle boucherie préparée paraissait atroce mème aux Italiens les plus forcenés, il chercha à en empècher le débit
  • Camille COCCAPANI : de Carpi, un des plus .lèbres littérateurs italiens au 16e siècle, mourut à erraie, au mois de juin 1591, âgé de 56 ans. Il )mmença ses études à Modène et les acheva à Ferire, puis devint professeur de belleslettres, et en-:igna pendant plus de trente ans, nonseulement ans ces deux villes, mais encore à Mantoue, à Plaimceet à Reggio. Par son testament, il lit don de I bibliothèque à la ville de Modene. Ses connaisances et son goût en poésie le tirent surnommer il . oetino. Il fut en relation avec la plus grande partie tes potes de son temps. Le Tasse luiméme avait )our lui la plus grande estime. On a de cet auteur 't'Errata Bendinellii in P. Scipionis IL'eniliani Vita, ‘ Iodène, 1570 C'est une critique trèsmorlante de la vie de P. Scipion, écrite par Bendinelli, lui avait injurié Coccapani dans quelques lettres. r Z Ad Poneponium Taurelluen contilem illontis Chia- I ruguli ode iricolos tarastrophos, qui se trouve dans 1 le recueil des poésies latines d'Angelo Guicciardi, publié à Reggio, 1595 ; 5° Comento sulla poelica d'Orazio , resté manuscrit, et qui était dans les archives secrètes de la ville de Modène
  • Camille DESMOULINS( 1762) : était né, en 1762, Guise, en Picardie, et fils d'un lieutenant au bailliage de cette petite ville. qui, pour lui faire faire ses études à Paris, eut recours à la bienveillance du chapitre de Laon : il en obtint une bourse pour le collège de Louis le Grand, où son fils, le jeune Camille, fut le condisciple et l'ami du fameux Robespierre. Doué de beaucoup d'esprit naturel, il tif d'assez bonnes études, et fia devenu peut-être tin Fujet trèsdistingué, si, moins abandonné à luimême, des conseils sages eussent pu combattre dans son imagination ci, que l'étude même pou , en ce tempslà, ;noir de dangereux. En effet, i?it ne parlait alors que de principes républicains, que de vertus républicaines, à des jeunes gens destinés à vivre dans un État monarchique, dont une fausse philosophie sapait d'ailleurs tous les jours les fondements, avec une incroyable activité. Le système d'Helvétius devint celui . Pendant le règne de l'assemblée constituante et de l'assemblée législative, Desmoulins continua d'être l'agent le plus furieux, et surtout le plus utile des chefs de la révolution. Lors de l'assassinat du marquis Delatmey et de 111.?I. de Flesselles, Foulon et Berthier, if prit, dans ses pamphlets séditieux, le titre de Procureur général de la Lanterne, et ne cessa d'exciter le peuple aux plus extrêmes violences, soit dans les groupes, soit dans les petits écrits dont il inondait le public, soit enfin dans son journal intitulé : les Révolutions de France et de Brabant. Lorsqu'on agitait dans l'assemblée la question de savoir si l'on accorderait au roi la sanction absolue des décrets, et si le corps législatif serait divisé en deux chambres, ou n'en aurait qu'une seule, on se servit de Desmoulins pour rédiger les écrits anonymes dans lesquels on menaçait de l'insurrection populaire, et même d'incendier les châteaux des députés qui voulaient la sanction absolue et les deux chambres . M. Malouet, indigné de tant d'audace, dénonça plusieurs fois Desmoulins à l'assemblée, comme un provocateur à l'assassinat, et obtint même qu'il fût traduit au Châtelet, alors chargé de la poursuite des crimes de lèsenation ; mais celuici réclama contre le décret, et ses partisans appuyèrent sa réclamation ; M. Malouet insista avec force, et dit que si quelqu'un osait combattre ses assertions, il était prêt à le confondre. « Oui, je l'ose, » s'écria Desmoulins, qui se trouvait alors dans les tribunes publiques. Cette hardiesse fit un bruit épouvantable : mille voix demandèrenCque l'insolent fût arrêté ; mais Robespierre prit sa défense, parla de sa vivacité, de son caractère, . Au surplus, Desmoulins iw doit pas moins être signalé au nombre des plus cruels ennemis du roi, et il fut, sous les auspices de Danton, On des provocateurs les plus immédiats de la révolution du 10 août. Après cet événement, il devint le secrétaire de Danton, et il parait ce• tain qu'il complota avec lui et Fabred'Églantine, les affreux massacres du 2 septembre. Quelques jours auparavant, il annonça avec son indiscrétion accoutumée, qu'il se préparait une expédition importante contre les ennemis de la patrie : mais il assura que tout se passerait avec ordre, et que les bons citoyens n'avaient rien à craindre. Après les assassinats, il essaya de les justifier, en disant que, connue il l'avait annoncé, tout s'était passé avec ordre, que le peuple n'avait frappé que les contrerévolutionnaires, et que mêle il avait renvoyé absous plusieurs aristocrates. Ce fut dans ces temps terribles, et pour ainsi dire sous la hache des bourreaux, que Camille Desmoulins fut nominé député à la convention, par les électeurs du département de Paris ; il y v?ta la mort du roi : après ce vote, il se comporta avec modération, et partit déplorer les attentats auxquels ses amis continuaient à se livrer. Il parla peu dans cette assemblée, la difficulté qu'il avait à s'exprimer en fut la cause; il défendit cependant de toutes ses forces le général Arthur Dillon, qu'on avait résolu de proscrire, et ne cessa de se montrer son apologiste jusqu'au moment où il fut traîné à l'échafaud . « Sont suspects, disait Chaumette, et « il faut arrêter comme tell : 1° ceux qui, dans « les assemblées du peuple, arrêtent son énergie « par des discours artificieux, des cris turbulents, « des murmures; 2° ceux qui, plus prudents, par « lent mystérieusement des malheurs de la répu « blique, s'apitoyent sur le sort du peuple, et sont « toujours à répandre de mauvaises nouvelles « avec une douleur affectée ; 3° ceux qui ont « changé de conduite et de langage, suivant les « événements, qui, muets sur les crimes des roya « listes, des fédéralistes, déclament avec emphase « contre les fautes légères des patriotes, et afrec « tent, pour paraîtra républicains, cette sévérité, « celle austérité étudiées, qui se démentent dès g qu'il s'agit d'un modéré ou d'un aristocrate ; « 4° ceux qui plaignent les fermiers et marchands « avides, contre lesquels la loi est obligée de pren « dre des mesures ; 5° ceux qui, ayant toujours « les mots de liberté, république et patrie sur les « lèvres, fréquentent les cidevant nobles, les prê « ires contrerévolutionnaires, les aristocrates, les « feuillants, les modérés, et s'intéressent à leur « sort ; 6° ceux qui n'ont pris aucune part active « dans tout ce qui intéresse la révolution, et qui, « pour s'en disculper, font valoir le paiement des « contributions, leurs dons patriotiques, leur sen « \ ice dans la garde nationale, par remplacement « ou autrement ; I' ceux qui ont rKu, avec in Cette pièce devait paraitre ii l'article CHAUMETTE; mais la censure d'alors ne permit pas de la publier. femme charmante, qui venait tous les jours dans le jardin, sous les fenêtres de la prison, recevoir les adieux de son mari : elle était, diton, fille natu•elle de l'abbé Terrai, et avait apporté en dot 6,000 francs de rente à Desmoulins, qui en était tendrement chéri et qui l'aimait luimême avec passion. Il avait fait bénir son mariage par un ecclésiastique insermenté ; c'était elle qui l'avait exigé, et cet ecclésiastique était le professeur de Desmoulins, pour lequel, au milieu de ses monstrueuses cireurs, il avait cousu\ é beaucoup de vénération . Il montra an tribunal réN olutionnaire, comme ses coaccusés, beaucoup d'impatience et d'indignation ; il ne pouvait comprendre comment, avec ses principes, il se trou\ ait devant des juges de cette espèce, dont presque tous étaient ses compagnons d'armes, ou avaient été dirigés par lui dans la carrière de la réN olu Lion. Lorsque le président lui demanda quel était son âge, il répondit : 33 ans, l'âge du sans- culotte Jésus, l'âge funeste aux réN olutionnaires. Après sa condamnation, il résista de toutes ses forces aux sbires chargés de sa garde; il écumait de rage ; seslabits étaient en lambeaux, et il était presque nu lorsqu'il arriva à l'échafaud : il fut exécuté le 3 avril 1794, avec Danton et autres. Son intéressante femme fut assassinée de la même manière quelques jours après ; elle montra beaucoup plus de fermeté que son mari, et prédit aux misérables qui l'avaient condamnée, le soit qui les attendait. Desmoulins avait été un des accusateurs des députés en mission dans la Vendée, et avait osé faire considérer comme des crimes, les horreurs qui s'y commettaient. Il fut, après le 9 thermidor, considéré comme une des ?ictimes de la tyrannie, et sa mémoire fut particulièrement honorée par ceux qui avaient triomphé dans cette journée . Outre un grand nombre de pamphlets et de journaux, les Révolutions de France et de Brabant, commencées en 1789, et le Vieux Cordelier, en 1794, on a de Camille Desmoulins : 1° Satires, ou Choix des meilleures pièces de vers qui ont prérédé et suivi la révolution, Paris, an 1 er de la liberté de 32 pages ; recueil pitoyable sous le rapport de la poésie. L'éditeur, dans son avertisseruent, promettait un cahier tous les quinze jours : il ne parait pas qu'il ait tenu parole. 2° Opuscules de Camille Desmoulins, Marseille, Strasbourg et Paris, 1190 ; 3° Histoire des Brissotins, ou fragments de l'Histoire secrète de la révolution et des six premiers mois de la république, 1793, id-8° de 80 p. Une traduction anglaise de cette brochure, formant un de 68 pages, eut deux éditions à Londres, en 1794. Quelques bibliographes lui attribuent encore la Maltéide ou le Siège ( le Malte, poème, Bo, Linon, 1,90 cet ouvrage a pour auteur un Desmoulins, contrôleur des fermes à Sedan
  • Camille FALCONET( 1671) : fils du précédent, naquit à Lyon, le I er mars 1671, et ne fut baptisé que le 29 mars , ce qui a induit en erreur des biographes. Son père, étant venu s'établir à Paris, le laissa dans sa ville natale, sous la direction de son grandpère. Il vint ensuite faire ses études au collége du cardinal Lemoine, retourna faire sa philosophie à Lyon , puis alla à Montpellier, où il eut Chirac pour professeur et Chicoyneau pour compagnon d'études. fi alla se. faire recevoir docteur à Mignon , et vint s'établir à Lyon. Son cabinet fut bientôt le rendezvous des savants et des étrangers, et il est regardé comme le berceau de l'Académie de cette ville. Madame Guyon, revenant en 1687 de son exil , alla voir Falconet. Un jour, à la toilette de cette dame, une dispute s'éleva sur son système, entre elle et Falconet. La conversation s'anima de plus en plus , et madame Guyon, tout occupée du sujet de la conversation, ne s'aperçut pas qu'elle était dans un certain désordre. Sa tille de chambre, voulant le réparer, lui présenta un mouchoir ; mais madame Guyon de s'écrier : est bien question d'un mouchoir. » En 1707, Falconet vint à Paris auprès de son père, mais ce ne fut que quelque temps après qu'il y fit venir sa femme, ses enfants et sa bibliothèque. 11 eut d'abord la survivance de médecin des écuries du roi; à ce titre il joignit ensuite celui de médecin de la maison de Bouillon : enfin, après la mort de Tournefort, il fut, en 171)9, nommé médecin de la chancellerie. Ce fut cette n' élue année qu'il se lit recevoir à la faculté de médecine de Paris. 11 était l'ami de Malebranche , de Fontenelle, etc. Ses connaissances littéraires le firent admettre à l'Académie des inscriptions et belleslettres, et il a fourni plusieurs dissertations curieuses dans les mémoires de cette société. Il était possesseur d'une belle bibliothèque , que mademoiselle de Bouillon avait bien enrichie en lui léguant celle qu'elle tenait du duc son père. Cette bibliothèque, composée de cinquante mille volumes, était autant à ses amis qu'à lui ; et plusieurs fois il lui est arrivé de racheter d'autres exemplaires de livres qu'il avait prétés, jugeant que, puisqu'on ne les lui rendait pas, on les avait perdus ou qu'on en avait encore besoin. Il mourut le 8 février 1762, à l'\gc de 91 ans. On a remarqué que son père était mort à 90 et sa grand'inère à 99; mais la longévité de sa famille ne s'est pas étendue jusqu'à sa postérité; il avait eu quatre enfants : ils étaient tous morts longtemps avant lui. Dès l'année 17a2, Camille FaIrenet avait donné à la bibliothèque du roi tous ceux de ses livres qui n'y étaient pas; il s'en était seulement réservé l'usage durant sa vie. On porte à onze mille le nombre de volumes dont il a enrichi la première bibliothèque du inonde. Quoique non exposés dans la vente, ces volumes ont cependant été compris dans le précieux Catalogue de la bibliothèque de feu . 11. Falconet , et sont distingués par les crochets qui les entourent. Dans l'avertissement qui précède ce catalogue, on trouve un Mémoire sur la vie et les ouvrages de , 11. 11. Falconet. On y a énuméré avec soin les ouvrages que Camille a produits dans les différents genres ; mais on doit remarquer : 1" Dissertation hist. et cri!. sur ce que les anciens ont cru de l'aimant ; 2' Observations sur nos premiers traducteurs français arec un essai de bibliothèque française ; 5" Dissertation sur les Assassins ; Dissertation sur . arques de Dondis ; 5" plusieurs thèses de médecine; 6° une édition des Amours pastorales de Daphnis et Chloé, trad. par Amyot ; 7' avec Lancelot, l'édition du Cymbalum mundi de 1752 .11 avait laissé plus de cinquante mille cartes, sur lesquelles il avait porté ses extraits de notes. Rigoley de Juvigny a employé celles qui étaient relatives aux Bibliothèques de Lacroix du Maine et Durerdieroy. DUVERDIER et LACROIX DU MAINE). Camille Falconet avait traduit en latin le Nouveau système, ou Nouvelle explication du mouvement des planètes de Ph. Villemot, curé de la Guillotière. Cette traduction anonyme a été imprimée en regard du texte, Lyon, 4707 C. Lebeau a publié en 1762 son Mage historique, Paris A
  • Camille JORDAN( 1771) : naquit à Lyon , le 11 janvier 1771., d'une recommandable famille de négociants. Il avait dixsept ans et sortait du séminaire de SaintIrénée, où il avait achevé ses études comme élève laïque , lorsqu'il se trouva au château de Vi4ille chez son oncle , M. Périer , où s'assemblaient, sans convocation royale, de leur propre droit et autorité, les états de Dauphiné. Il assista ainsi à ce premier ' acte de la révolution. Telles furent les premières impressions ilui pénétrèrent son esprit et influèrent sur ses opinions. Tout jeune qu'il était , il se lia avec les hommes importants et honorables de cette réunion , avec Mounier surtout. Dès lors s'enracina en lui cet amour de la liberté et de la justice , uni et confondu avec un invariable sentiment de droiture et de modération. Lorsqu'on discutait à l'assemblée constituante la constitution civile du clergé , Camille Jordan publia quelques écrits contraires à cette oeuvre imprudente. Son éducation au séminaire lui avait donné une piété vive et sincère; il était alors un vrai sulpicien , plein d'aversion pour les doctrines jansénistes, qui, abâtardies, médiocres et exagérées, tentaient , à la faveur de la révolution , une pitoyable réforme de l'Église de France. En 1793, la ville de Lyon se souleva contre la convention, qui, après le supplice de Louis XVI, préludait au régime de la terreur par la proscription des girondins. Canaille Jordan prit avec énergie et chaleur sa part dans cette héroïque résistance, et se fit remarquer par son al Père de Casimir Périer, dont C. Jordan tut le condisciple, l'ami, et dont on sait que les opinions influèrent beaucoup sur les siennes, surtout é l'époque de la restauration. M—D j. éloquence et son courage. Ayant reçu an commencement du siége une mission pour le département du Jura, il dut son salut à cette circonstance, et se réfugia en Suisse, puis en Angleterre. Là , il devint l'ami de quelques émigrés français qui , connue lui, ne connaissaient point de liberté sans l'humanité, la justice et la raison Malonet LallvTollendal, Cazalès. Il s'attacha aussi aux hon;tnes distingués de l'Angleterre dont les opinions c'taient conformes aux siennes : Fox , Erskine , Mackintosh, lord Holland. H suivait assidument les séances du parlement , s'instruisait des lois, de toutes les circonstances politiques , des opinions, de la littérature de l'Angleterre. Son esprit était actif ses sentiments élevés, son àme candide, sa vie pure. Il rentra en France après la révolution du 9 thermidor. En 1797, il fut élu député au conseil des cinqcents par le département . Sa tll Quelque temps auparavant , C. Jordan avait fait partie d'une deputation que la ville de Lyen avait envover auprès do l'empereur d'Autriche, à Dijon, ahn d'en obtenir tW adoucis:4, nets aux requtious dont elle etait frappe,/ On utit que les députes, qui a,aient etè choisis parmi le. hommes le, plus ce, nus peur leurs opinions royalistes. saisirent cette ,>evasion de sonder le monarque autrichien sur la possibiMe du retablissement des Bourbon>, et que François II garde une grande rerve sur ce point, Le, a rologisks que C. Jordan a trouves dans le parti oppesè aux Bourbons ont nie qu'il tilt pris part à cette dentarrhe laquelle n'eau t assurement pas comprise dan ke instructions qu'avaient reçues les deputès; mais cela est peu probable. Nous pett,01,5 Au ,,,ntraire que C. Jordan qui M'ait tra, er,e la revolution environne d'hommes grenés à la eau, des B.,tubuns, n'avait point igu,re leurs projets et leurs vœux, et
  • Camille MARIANI( 1565 - 1611) : peintre et sculpteur, naquit à Vicence en 1565 , d'une famille originaire de Sienne. Il s'appliqua fort jeune à la peinture ; mais, après la mort de son père, les académiciens olympiques ayant résolu de terminer le grand théâtre de Vicence, élevé primitivement sur les dessins du célèbre Palladio, Mariani se livra à la sculpture et fut chargé de tous les travaux de ce genre qu'exigeait la décoration du théâtre. Il y déploya beaucoup de talent et une grande fécondité d'imagination. Il parcourut ensuite l'Italie , laissant en chaque lieu des preuves de son habileté comme peintre, comme modeleur et comme sculpteur. Il s'arrêta enfin à Rome , où ses premiers ouvrages furent deux figures en stuc qu'il exécuta dans l'église de StJean de Latran. 11 fit ensuite pour la chapelle .Aldobrandine les statues colossales en marbre des apôtres St- Pierre et St- Paul, qui obtinrent le suffrage des connaisseurs ; mais il se distingua surtout par huit figures colossales en stuc , qu'il exécuta à StBernard de Termini ; il y déploya tout son talent et une majesté de style qui lui fit le plus grand honneur. Les succès qu'obtenaient les productions de son ciseau ne l'empêchèrent pas de cultiver la peinIvre ; mais il ne regardait ces derniers travaux que comme un délassement. Targone, architecte romain , avait donné les dessins du maitreautel de la basilique de SteMarie Majeure ; Mariani lit Je modèle des enfants et des ornements qui décorent cet autel , et ils furent jetés en bronze par Ferreri , élève de Jean de Bologne , et le plus habile mouleur de ce temps. Mariani avait à peine achevé ces modèles, qu'il fut attaqué d'une maladie qui le conduisit au tombeau au mois de juillet 1611. —Francois Moschi, habile sculpteur florentin, fut son élève
  • Camille MELLINET : fils du précédent, exerça la profession d'imprimeur à Nantes , où il est mort au mois d'août 1843. Il était membre de la société académique de cette ville, et on lui doit. quelques publications : 1° De la musique à Nantes, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Nantes, 1837 ; 2° Souvenirs du pays; Molière à Nantes ; Projet d'une scène dramatique , en commimoration du slour de Molière à Nantes en 1648, Nantes, 1838, brochure ; 3° la Commune et la milice de Nantes , publication historique qui ne manque point d'intérêt, et le seul ouvrage de Menuet vraiment important, Nantes, 839-1844 , 12 vol. Le travail de blellinet 'arrète à 1815 ; le dernier volume a été publié près sa mort. 4° Quelques pièces de théâtre : Jeune et vieux, pièce en 3 actes et en prose , Nantes , 1838 , ; une Mère , comédie en 2 actes, Nantes, 1843 une Femme artiste, pièce en 3 actes, ibid., 1839 ; un Homme du peuple, pièce en 3 actes , ibid., 1839, ; la Saint- Barthélemy à Nantes, ou la Guerre civile, drame historique en 5 actes, ibid., IWO Ces trois dernières pièces ont été publiées sous le titre de un Plan de comédie; 5° divers Mémoires ou Notices insérés dans les Mémoires de la société académique de Nantes , par exemple : Notice sur Elisa Mercoeur , 1833 ; Notice biographique sur Français de Nantes, 1836 ; Dar id à Nantes eu 1790, 1836 ; une Conrersation avec Talma à Nantes " en 1813, 1836 ; Boieldieu à Nantes en 1819, 1836. On doit encore à Melliuet : 6° Note sur la propagation et l'amélioration ( les chevaux en France, 1833, ; Des remontes de la curalerie et des haras militaires , 1837, in 8° ; 8° De l'exercice de la médecine vétérinaire dans le département de la Loire- Inférieure, 1838 ; 9° Notice sur 1.- B. de ', aborde , 1839 10° la publication des OEurres littéraires d'Edmond Bicher (roy. ce nom avec notes , Nantes , 1838
  • Camille PELLEGRINI( 1598 - 1663) : l'un des savants qui ont le plus contribué à éclaircir l'histoire de l'Italie au moyen àge, était né en 1598 à Ca- poue, d'une famille patricienne. Il fut envoyé fort jeune à Naples, où il s'appliqua avec un égal succès à l'étude des langues anciennes, de la philosophie, des mathématiques, de la théologie et du droit canonique. 11 se rendit ensuite à Rome pour perfectionner ses connaissances par la fréquentation des savants et en acquérir de nouvelles. L'examen des monuments en tout genre que renferme cette ville tourna ses idées vers l'étude de l'archéologie. Il conçut bientôt le I projet de s'appliquer à l'histoire de l'Italie , et, sentant la nécessité de remonter aux sources, il visita avec le plus grand soin les bibliothèques et les archives publiques, dont il tira une foule de pièces intéressantes; il s'attacha en même temps à former un recueil des anciennes chroniques des différentes villes, et donna ainsi le premier l'idée de cette grande et importante collection publiée depuis par Muratori . Pellegrini , après avoir satisfait sa curiosité sur tous les points, revint dans sa ville natale, où il mit en ordre les matériaux qu'il avait recueillis. Etant tombé malade , il donna l'ordre à sa servante de jeter au feu tous ses papiers s'il ne devait pas en revenir. Cette fille, ayant entendu les médecins dire qu'il n'avait pas vingtquatre heures à vivre, se hâta de remplir les intentions de son maitre. Cependant Pellegrini se rétablit ; mais, informé qu'il n'avait été que trop fidèlement obéi et que tous ses manuscrits avaient été brei- lés, il se fit transporter à Naples et y mourut de chagrin le 9 novembre 1663. La riche bibliothè- que qu'il avait formée à grands frais fut disper7 sée, et. la mémoire d'un savant si distingué s'é- tait à peine conservée parmi ses compatriotes; mais enfin les critiques italiens lui ont rendu une justice éclatante. Un de ses descendants a décoré en 1789 le frontispice de la maison qu'il habitait à Naples d'une inscription à sa gloire, rapportée par Soria dans les Storici Napoletani, où on lui a consacré une notice intéressante , et par Tiraboschi, dans la Storia della letteratura, t. 8, p. 386. On a de Pel- legrini : 10 Historia principum Longobardorum serie abbatum Cassinensium ab anno 720 ad ann. 1137, Naples, 1643 Il y a inséré la chronique de l'anonyme de Salerne et plusieurs autres pièces inédites, avec des explications qui répandent un grand jour nonseulement sur l'histoire de Naples , mais de toute l'Italie. Cet ouvrage important, inséré dans le tome 9 du Thesaur. antiquitat. Italiœ, et dans les tomes 2 et 5 du Corpus scriptor. halie de Muratori , a été publié de nouveau par Franc.Mar. Pratilli, Naples, 1749, 2 vol. Cette édition est augmentée de plusieurs savantes dissertations et de la Vie de Pellegrini. 9Apparato aile antichità di Capua orero della Cantpania felice , ibid . , 1651 , Cet ouvrage est composé de quatre dissertations, qui contiennent la description exacte de la Campania felice, des recherches sur les peuples qui ont le plus anciennement habité ce pays et sur les différentes révolutions qu'il a éprouvées. Elles ont été traduites en latin par Alex. Ducker et insérées dans le tome 9 du The- saurus antiquitatunt Italice. Fr. Daniele a laissé en manuscrit une Vie de Pellegrini
  • Camille PÉRIER( 1781 - 1844) : cinquième et dernier fils de Claude Périer, né à Grenoble le 15 août 1781, reçut sa première éducation au collée de Tournon. Arrivé à Paris en 1799, il entra à l'école polytechnique, où ses fortes études le firent admettre un des premiers dans le corps des mines. Nommé en 1809 auditeur au conseil d'Etat, c'est en cette qualité que l'empereur lui confia l'intendance de Salzbourg, poste que les circonstances rendaient difficile et dans lequel la sagesse de son administration sut, au milieu du tumulte des armes, faire respecter et aimer le nom fran-çais. Appelé en 1811 à la préfecture de la Corrèze, en 1819 à celle de la Meuse , des travaux importants et des mesures administratives d'une haute portée ont laissé des traces de sa sollicitude éclairée pour le bien-être des populations et la prospérité du pays. En 1822, il se démit volontairement de la préfecture de la Meuse pour rentrer dans la vie privée. En 1828, 1'ar- rondissement de Mamers le porta à la chambre des députés. Il y siégea au côté gauche , vota avec le ministère Martignac , et figura parmi les deux cent vingt et un contre leministère Polignac. Réélu en 1830 , il adopta bientôt les opinions de son frère Casimir, et fut un des partisans les plus actifs de la résistance. Il fut encore député de la Sarthe en 1831 et de la Corrèze en 1835. Nommé pair de France en 1837, il ne se plaça pas dans la chambre haute au premier rang des orateurs , mais il s'y fit distinguer par la plus active coopération à tout ce qui réclamait des vues pratiques, une expérience consommée des affaires. Aussi avaitil acquis dans la chambre la réputation d'un homme de coeur et de bien aussi éclairé que consciencieux. Parmi ses travaux les plus remarquables, on cite ses rapports sur le budget de la guerre de 1833, le règlement des comptes de 1831, les règlements de grande voirie , la responsabilité des capitaines de navire, les crédits supplémentaires sur l'exercice 1843, etc. Camille Périer est mort le Vs septembre 1844
  • Camille RUSCONI : de la mème famille que le précédent, naquit à Milan et s'adonna à la sculpture. Il suivit d'abord à Rome les leçons de son compatriote Hercule Ferrata , et passa ensuite dans l'école de Carlo Maratti , où il apprit les beaux airs de tète et l'heureux agencement des draperies. Ses travaux , tant publics que particuliers, sont trèsnombreux , et plusieurs monarques et princes employèrent volontiers son ciseau. C'est à snn talent que l'on doit le mausolée de Grégoire XIII à StPierre, les anges qui sont sous l'orgue de la chapelle de StIgnace dans l'église de Jésus, le tombeau du prince Sobieski aux Capucins, etc. Clément XI l'honorait de son estime. Il se plaisait à venir le visiter et le combla des marques de sa magnificence. Rusconi se fit remarquer par la sévérité de ses mœurs, et laissa toute sa fortune, qui était considérable, à une soeur, et son atelier et tous ses ustensiles à Joseph RUSCOIli , son i élève et son fils adoptif, qui se distingua aussi dans l'art de la sculpture. Camille mourut en 1723, et Joseph en 1758. Rusconi avait un grand goût de dessin, qu'il fortifia par une étude assidue de l'antique. Il savait exprimer les passions d'une manière heureuse; ses attitudes étaient bien choisies, et tous ses ou- Cet article étendu et complet sur Ruscelli remplit le voeu émis par Fontanini , qui , dons sa & Idiote: a dell' eloquenza il,- U, regrette qu'aucun Italien n'ait cionné la note de tous les travaux d'un écrivain qui a si bien mérité de la littérature italienne. C. M. P. vrages se font remarquer par la délicatesse du travail
  • Camille SAINT-AUBIN( 1755 - 1820) : publiciste, né vers 1755 dans le duché de DeuxPonts, professa le droit public en Allemagne et vint en France lorsque la révolution y attira un si grand nombre d'étrangers. Il établit à Sens une école de langues vivantes, qui fut bientôt fréquentée par un grand nombre d'élèves. Cependant la révolution s'avançait, frappant ceux- là mêmes qui l'avaient appelée de leurs voeux. Inscrit le premier lors de la révolution sur la liste des suspects dans le département de l'Yonne, StAubin fut traduit dans les prisons de Paris. La journée du 9 thermidor le rendit à la liberté; peu de temps après il fut nommé professeur de législation dans une des écoles centrales de Paris. Frappé des abus et des lacunes que présentait le système de finances, il écrivit sur cet objet d'une si grande importance dans les gouvernements modernes et se plaça bientôt au rang des plus habiles économistes et des plus ingénieux pamphlétaires. Il se fit affilier, en 1797, au club de l'hôtel de Salm et se mit en correspondance avec les principaux publicistes de France, d'Angleterre et d'Allemagne. L'année suivante, il ouvrit un cours public sur les finances. Appelé, en 1800, au tribunat par le gouvernement consulaire, il s'y fit remarquer dans les rangs de l'opposition, combattit plusieurs parties du projet de code civil et demanda surtout avec instance l'abolition du droit d'aubaine. Il fut éliminé du tribunat en mars 1802 avec quelquesuns de ses collègues, et il se livra dès lors tout entier à des cours de finances et à la rédaction de diverses brochures. Depuis la restauration , il fit encore paraître dans les journaux beaucoup d'articles sur les divers projets soumis à la discussion des chambres législatives. Il mourut pauvre à Paris le 8 décembre 1820. StAubin était un homme de beaucoup d'esprit, niais systématique; personne ne savait mieux répandre de l'intérêt dans des discussions naturellement arides. Il possédait à fond les divers systèmes de finances et les langues des principaux Etats de l'Europe. D'un caractère loyal et franc, il a fait preuve dans plusieurs occasions de courage, de probité politique et de désintéressement. Les nombreuses brochures qu'il a publiées sur des questions financières n'ont plus aujourd'hui que peu d'importance ; on en trouvera la liste à la suite de sa notice dans l'Annuaire nécrologique de 1820, p. 197. On lui doit en outre la traduction des Lois pénales par Bentham , imprimée à la suite du Traité des délits et des peines par Beccaria, traduit de Morellet, 1797 la partie Finances formant les 3e et 4° cahiers des Annales de la session de 1817 à 1818 ; et enfin le Siége de Dantzig, rédigé sur le journal du siège tenu par le maréchal Lefebvre, Paris, 1818 . StAubin pu- blia cet ouvrage sous le nom anagrammatisé Nibuamias. On lui attribue Glicère, ou la Philo- sophie de l'amour, poënie champètre, Zurich, 1796 tiré à cent exemplaires sur papier vélin
  • Camille TARELLO : auteur agronomique ita- lien, est connu par un ouvrage qu'il lit paraître sous ce titre : Bicordo d'agricoltura, Venise 1567 ; qui reparut à Mantoue en 1577, 1622 et 1735; à Trévise en 1731; enfin de nou- veau à Venise, 1772 avec des notes du P. Scosteni. Tarello ajouta aux documents puisés dans les anciens auteurs ce que son expérience lui avait indiqué. C'est ce que démontre princi- palement la première des deux parties qui com- posent son ouvrage. Ainsi il prescrit de labourer le champ huit fois avant d'y semer du blé et que ce ne soit que dans le quart de sa propriété. Il veut qu'on le remplace dans le reste par d'au- tres productions. On voit ici la première indica- tion de la rotation de récolte ou de l'assolement bien ménagé. Tarello cite des exemples pour prouver l'avantage de la multiplication des labours. La seconde partie, sous forme de diction- naire, concerne encore la culture des champs là l'auteur rentre dans l'esprit de son siècle, en citant plusieurs pratiques superstitieuses ou peu dignes de foi qu'il emprunte aux auteurs anciens, auxquels il donne trop de confiance. Il revient cependant sur les avantages des fréquents labours. Il conseille de faire macérer le blé, avant de le semer, dans l'urine corrompue et dans l'eau de chaux, de le répandre trèsclair, de le fouler souvent. Il loue beaucoup la culture de la luzerne, qu'il désigne sous le nom de cresti. Il veut qu'à des époques déterminées on transforme les prairies en champs par le défrichement, pour les ramener ensuite à leur première destination, pratique encore usitée, notamment en Suisse. C'est aussi dans ce pays qu'on a rendu une justice tardive à cet auteur, comme on le voit dans les notes que lui consacra Dax .Sigismond Gruner, dans la quatrième partie du Recueil d'écrits sur l'agriculture de la société de Berne, commencée en 1761. Cependant on n'approuva pas le conseil qu'il donne de brûler sur place les chaumes et la quatrième partie des prairies. Un écrivain spécial, M. Yvart , a fait sentir le mérite de Tarello dans son traité particulier sur les assolements, publié en I8
  • Camille TUTINI( 1600 - 1667) : historien, né à Naples vers 1600, entra dans les ordres et s'occupa d'éclaircir l'histoire de sa patrie. 11 rassembla un grand nombre de documents dans les archives de la capitale et dans les monastères. Né dans un siècle où l'histoire d'un peuple n'était guère que la généalogie de quelques familles, il négligea trop souvent les travaux utiles pour satisfaire la vanité des grands. Cependant au milieu de beau- coup de détails insignifiants, on trouve dans son ouvrage des faits importants , et quelques idées hardies. Cette innovation le compromit gravement auprès des hommes puissants de ce tempslà. 11 fut obligé de s'expatrier, et se rendit à Rome, où il continua ses travaux sous la protection du connétable Colonne, et du cardinal Fr.MarieBrancaccio. Ilmourut dans cetteville, en 1667, laissant un grand nombre de manuscrits au cardinal Brancaccio, qui les réunit à sa biblio- thèque et en disposa en faveur de la ville de Naples. Les ouvrages de Tutini , sont : morie della vita, miracoli , e culto di S. Gennaro, Naples, 1633 , in4°, et 1710. 2° Notizie della tita e miracoli di due santi Gaudioso ibid., 1634 30 Narrazione della vita e miracoli di S. Biagio, ibid., 1637 ; 4° Istoria della fa- tniglia Blanc, ibid., 1641 réimprimée avec , ibid., 1643 in ; 60 Della varietà della fortuna, Naples, 1643 C'est une traduction de l'ouvrage de Tris- tau Caracciolo, intitulé De varietate l'ortuttee ; 70 Dell' origine e fondazione de' Seggi di Napoli, del tempo in cui furono istituiti, della separazione de nobili dal popolo , etc., ibid., 164'k 8° Prospectus historie ordinis Carthusiani , etc., Viterbe 9° Discorsi de' selle ceci , orvetde' sette grandi del regno di Napoli, 1" pars lie, et la seule publiée, Rome, 1666, in40. Voy. Soria, Storici Napoletani, p
  • Camille ZAMPIERI( 1701) : littérateur, né en l'année 1701, à Imola, d'une famille patricienne, acheva ses études à Bologne, au collége des Nobles, dont la direction était confiée aux jésuites , et par la rapidité de ses progrès devint l'orgueil de ses maîtres, et un objet d'admiration pour ses condisciples. acquit une connaissance parfaite des langues anciennes, et se rendit fort habile dans la philosophie, la théologie et les sciences physiques; mais il s'attacha surtout à la culture des lettres ; et , si l'on en croit les critiques italiens, il égala souvent dans ses vers les plus beaux génies de l'antiquité romaine. Ayant fixé sa demeure à Bologne, il y fut inscrit dans le livre de la noblesse, et admis à la Quarantie . Son ardeur pour l'étude ne le dispensa pas d'acquitter sa dette envers sa nouvelle patrie; nommé ambassadeur près le saint siége, il remplit ensuite jusqu'à vingtquatre fois la charge de gonfalonier. Chéri de ses compatriotes, il ne fut pas moins estimé des étrangers; et aucun voyageur de marque ne passait à Bologne sans lui présenter ses hommages. Le comte Zampieri parvint à un àge trèsavancé, et mourut le 11 janvier 1784. Il était membre d'une foule de sociétés littéraires, et entretenait une correspondance avec les hommes les plus distingués de l'Italie. Outre des notes dans l'ouvrage intitulé Produzioni naturali clic si ritrorano nel Muse° Ginanni , on a de Zampieri : 10 Poesie latine e italiane , Plai sance, 1755 2° Gioboesposto in ouata rima, poema , ibid., 1763 3° Carminuni libri quinque, ibid., 1771 4° Tobbia ovvero della educazione, etc., Cagliari, 1778 Dans ce poëme écrit en vers scio/ ti, l'auteur s'est proposé de donner un système d'éducation conforme aux maximes des Livres saints. Cet ouvrage, trèsestimable par le fond des idées, ainsi que par l'élégance du style, est précédé d'une disser- tation intéressante sur les vers seiolti. 5° Poe- sic 'friche italiane : Opera postuma, ibid., 1784 Jérôme Ferri, professeur d'éloquence à l'académie de Ferrare, a publié l'éloge de Camille Zampieri dans le Giornale di Pisa, t. 55, p. 168 ; Fabroni, sa vie en latin dans les ! liter Italor., t. 12, p. 355, et le P. Paciaudi, son Eloge en latin, Parme, 1784, et dans le Giornale laiera- rio du P. Contini, mème année, p
  • Camille Chamoun : homme d'État libanais
  • Camille Claudel : sculpteur français, sœur de Paul
  • Camille Desmoulin : publiciste et homme politique français
  • Camille FLAMMARION : astronome
  • Camille Hyacinthe Odilon Barrot : homme politique français
  • Camille Pissaro : peintre, dessinateur et lithographe français
  • Camille Saint-Saëns : compositeur français
  • Camille : reine légendaire des Volsques dans L'Éneéde

Camille année par année

Signe astrologique de Camille

Couleur de Camille

Pierre précieuse de Camille

Chiffre de Camille

Métal de Camille