Le prénom Victor Masculin

Origine :

Fête :

21 Juillet

Signification de Victor

Victor est de nature curieuse et cherche constamment à faire des découvertes. Adepte de la réflexion, il ne manque pas une occasion de faire un débat et de partager ses connaissances. Intelligent, il ne se fie pas uniquement à son intuition. Il se lance toujours dans une analyse profonde et prend le recul nécessaire avant de débuter un projet. Il ne tolère pas l’échec et fait tout pour s’en écarter. Susceptible et émotif, il s’emporte facilement. Sa colère ne dure cependant pas longtemps vu qu’il est capable de la surmonter aisément. Le prénom Victor est célébré le 21 juillet en l’honneur de Saint Victor, un officier condamné à mort pour avoir refusé de renoncer à sa foi.

Personnalité de Victor

Ils sont curieux de nature, s'intéressent à tout et leur soif d'apprendre est sans limite. Susceptibles, ils laissent facilement apparaître leur mauvais caractère par des "coups de gueules". Emotifs, il leur arrive de perdre assez souvent leur sang froid. Energiques, d'une activité débordante, ils touchent à tout. Ils ont le goût du jeu et aiment les "challenges" . Leur tempérament optimiste les aide à réussir.

Provenance du prénom Victor

Histoire de Victor

Etymologie de Victor

Les Victor célèbres

  • Victor ALFIERI( 1749 - 1803) : poète italien, qui a puissamment contribué., dans le 18° siècle , à soutenir l'honneur littéraire de sa patrie, et qui lui a même procuré une gloire nouvelle, en créant pour elle un genre de poésie qui lui manquait. 11 a luimême laissé des matériaux surabondants pour la partie historique de cet article, dans un ouvrage imprimé après sa mort, où il serait à désirer qu'il n'eût fait entrer que des faits dont sa mémoire et l'histoire littéraire pussent s'enrichir. Il naquit à Asti en Piémont, le 17 janvier 1749, de parents nobles, honnêtes et riches. Il n'avait pas encore un an lorsqu'il perdit son père, Antoine Alfieri. Il eut pour tuteur son oncle Pellegrino Alfieri , gouverneur de la ville de Coni. Cet oncle le fit entrer, en 1758, à l'académie ou collége des nobles, à Turin , où résidait la famille de sa mère, qui était de la maison de Tournon. Il y fut principalementconfié aux soins du comte Benoît Alfieri , cousin de son père , qui était premier architecte du roi. Le jeune Alfieri n'avait fait que trèsfaiblement ses premières études. 11 ne. fit aucun progrès à l'académie. Des maladies dégoû- tantes, un caractère violent qu'elles aigrissaient, et les désagréments que ce caractère lui attirait, remplirent fort tristement les premiers moments de sa jeunesse. La mort de son tuteur l'ayant rendu tota- lement libre, et maître de sa fortune à seize ans, il sortit de l'académie, à peu près dans l'état d'ignorance où il y était entré, sans avoir pris aucun goût même aux exercices agréables, excepté à l'équitation. Sa première passion fut celle des voyages, mais sans aucun autre but que le mouvement et le chan- gement de lieu. D'abord, en moins de deux ans, il parcourut une grande partie de l'Italie, vint à Paris, passa en Angleterre, séjourna en Hollande, et revint en Piémont , sans avoir cherché à rien connaître, à rien étudier, à rien voir. Son second tour fut encore plus étendu et plus rapide : en dix—huit mois, il parcourut l'Allemagne , le Danemark , la Suède , la Russie, la Prusse, revint par Spa et par la Hollande en Angleterre. Son second séjour à Londres ne fut marqué que par des folies d'amour, et par les aventures scandaleuses qui en furent la suite. Il y resta sept mois, et reprit sa course par la Hollande, la France, l'Espagne, le Portugal, d'où il s'élança, avec toute la rapidité des chevaux de poste, à travers l'Espagne et la France, et fut de retour à Turin le 5 mai 1772. Un amour violent et mal placé, quoiqu'il eût pour objet une grande dame de ce pays, l'ab—sorba tout entier pendant deux ans ; mais cette passion eut pour lui l'heureux effet de lui inspirer, pour la première fois, le goût de la poésie et le désir de faire des vers. Après quelques faibles essais, il parvint à composer une espèce de tragédie de Cléo- pâtre, qui fut jouée à Turin le 16 juin 1775, avec une petite pièce , où l'auteur se moquait lui—même de sa tragédie. Le succès de ce double essai, quoique borné à deux représentations, décida du sort d'Aller, et ce fut pour lui l'époque d'une nouvelle vie. 11 ne savait alors que médiocrement le français, presque pas l'italien, et point du tout le latin. Il entreprit d'oublier entièrement la première langue, d'apprendre parfaitement la seconde, et assez la troisième pour entendre les auteurs classiques. L'étude du latin et du toscan pur, et la composition dramatique, selon un nouveau plan qu'il conçut, èt de nouvelles idées qu'il se proposa de suivre dans toutes ses pièces, remplirent alors son temps, four—nirent un aliment à l'activité de son esprit, et firent de l'homme le plus oisif, l'homme le plus laborieux et le plus occupé. Philippe II et Polynice furent ses deux premières tragédies ; Antigone suivit de près; puis, à différents intervalles, Agamemnon, Virginie , et Oreste ; la Conjuration des Pazzi et Don Garcia; Rosmonde, Marie Stuart, Timoléon et Octavie; »- l'ope et Saül; cette dernière en 1782. C'était quatorze tragédies en moins de sept ans ; encore l'auteur avait—il écrit plusieurs autres ouvrages, soit en prose, - comme la traduction de Salluste, et le Traité de la tyrannie ; soit en vers, comme le poème de l'Étrurie vengée, en 4 chants, et les cinq grandes Odes sur la révolution d'Amérique. Il avait été de plus détourné par des déplacements et des voyages, dont un en Angleterre, seulement pour acheter des chevaux ; enfin par les agitations d'une passion vive et con— stante pour une femme distinguée par son mérite et par son rang. Séparés en Italie par divers obstacles, ils se rejoignirent en Alsace, où Alfieri reprit le cours de ses travaux. 11 y fit Agis , Sophonisbe , Mirrha , et, dans un autre voyage, Brutus I" et Brutus II. Malgré son peu de goût pour la France , il vint alors à Paris pour y faire imprimer son théàtre, en même temps qu'il faisait imprimer à Kehl d'autres ouvrages, en vers et en prose, qui auraient éprouvé des difficultés en France , entre autres le traité de la Tyrannie, et celui du Prince et des Lettres, qu'il avait fait depuis. 11 était à Paris depuis près de trois ans avec son amie, qui, étant devenue libre, s'était réunie à lui, et ne l'a plus quitté. Ses éditions étaient presque terminées quand la révolution éclata. L'ock.b, qu'il lit sur la prise de la Bastille prouve assez de quel œil il vit cet événe—ment ; mais bientôt les circonstances devinrent plus difficiles, et, après un assez court voyage en Angleterre, le 10 août 1792 ayant donné à Paris, à la . France et à la révolution un aspect effrayant, Alfieri et son amie partirent, avec des difficultés nées de ce moment de trouble, regagnèrent préci—pitamment l'Italie, et se fixèrent à Florence. On commit, après son départ , l'injustice barbare de traiter en émigré cet étranger célèbre, de saisir et de confisquer ses meubles et ses livres. La plus grande partie de sa fortune *était placée dans les fonds de France, il la perdit. Il ne sauva enfin de tout ce naufrage que les ballots de la belle édition de son théâtre, sortie des presses de P. Didot ; ceux qui contenaient ses éditions de Kehl se perdirent et n'ont jamais été retrouvés depuis. De là vint cette haine implacable qu'il conçut contre la France, qui n'a fait que s'accroître ensuite par les événements survenus dans son pays même, et qu'il n'a cessé d'exhaler dans tout ce qu'il a écrit jusqu'à la fin de sa vie . Le travail était devenu un besoin pour lui. Parmi les études auxquelles il se livra dans ses dernières années, il faut mettre celle du grec, qu'il entreprit à quarante—huit ans, et qu'il ne cessa de suivre avec une ardeur infatigable. Des traductions du grec , quelques nouvelles compositions dramati—ques, des comédies d'un genre nouveau, des satires, occupaient le reste de son temps. Il s'excéda enfin de travail ; des erreurs de régime achevèrent de l'épuiser, et il mourut à Florence, le 8 octobre 1805. Peu de temps avant sa mort, voulant, disait—il , se récompenser lui—même d'avoir réussi, après tant de peines , à apprendre le grec, il imagina un collier d'ordre, sur lequel devaient être gravés les noms de vingt—trois poëtes , tant anciens que mo—dernes , et dont il voulait se décorer. Ce collier de—vait être exécuté en or, en pierres dures, et enrichi de pierres précieuses. Un camée , représentant Ho—mère, y était attaché, et, à l'exergue, étaient deux vers grecs de la composition de l'auteur, qui les traduisit ensuite en italien ; mais il dissimula en partie dans sa traduction l'orgueil du texte grec. 11 signifie littéralement : « Alfieri , en se faisant lui—« même chevalier d'Homère, inventa un ordre plus « noble que celui des empereurs. » Il fut enterré dans l'église de Ste—Croix, où reposent un grand nombre d'hommes célèbres. La respectable amie qui lui survit lui destina aussitôt un tombeau magnifique , en marbre , dont le célèbre Canova fit Alfieri se trouvait à Florence en 1798, lorsque le malheureux roi de Sardaigne y passa, poursuivi par les ordres du Directoire de France. Le poète, qui depuis longtemps se repentait de ses pro- tolères opinions en faveur de la révolution, profita de cette circon- stance pour se présenter devant son souverain et faire amende honorable. Ce fut alors que Charles Emmanuel, faisant allusion à son ouvrage révolutionnaire sur la tyrannie, lui dit ce mot remarqualaie «Voici votre tyran.» M—» j. 458 ALF Iheintes contiennent un drame d'Abel, auquel il a donné le singulier titre de tramélogédie, genre dans lequel il avait compté en composer plusieurs autres; une traduction de l'Alceste d'Euripide, et une autre Alceste de sa composition, qu'il appelle Alceste seconde ; les Perses, traduits d'Eschyle; le Philoctète, de Sophocle ; les Grenouilles, d'Aristophane ; Panégyrique de Trajan, par Pline , dont il est souvent parlé dans sa Vie . On ne voit pas trop pourquoi cette exception ; il est difficile que l'auieur soit plus antifrançais dans son Miso- Gallo que dans sa Vie et dans ses satires. On a publié en France trois traductions d'Alfieri : 1° de la Tyrannie , Paris, Molini, an 10 ; Oeu- _ Ginguené ignorait sans doute en 1811, lorsqu'il a composé celte notice, que le Miso- Gallo avait été plusieurs fois imprimé en Italie, notamment à Asti, en 4799 sous la rubrique de Londres. Il l'a encore été depuis, en 4814, à Florence et dans d'autres endroits. MDj. Pres dramatiques dis comte Alfieri , traduites par C.B. Petitot, Paris, 1802, 4 vol. iii-8°-; 5°' Vig Victor Alfieri, écrite par luimème et traduite par M***, Paris, H. Nicolle, 1809, 2 vol. Allier était d'une taille haute et noble, d'une ligure distinguée, niais peu imposante, quoique son air fût habituellement dédaigneux et hautain ; son front était grand et ouvert, ses cheveux épais et bien plantés, niais roux; ses jambes longues et maigres. Il aimait passionnément les chevaux : il en a eu jusqu'à douze ou treize à la fois, presque tous fins et de prix. H se plaisait peu dans le monde, et ne prenait aucun soin pour y plaire. La qualité distinctive de son esprit et de son âme était l'élévation : son défaut dominant était l'orgueil. Ce fut par orgueil plutôt que par penchant, ce fut pour exciter l'admiration, pour être le premier en quelque chose, pour vivre dans la postérité, qu'il devint poète. Au milieu de ses succès poétiques et littéraires, il eut un grand malheur : c'est, à ce qu'il paraît, de n'aimer véritablement ni la poésie ni les lettres. Ses passions étaient ardentes. On l'aurait cru peu sensible ; il l'était pourtant en amitié; il y était aussi trèsfidèle. Dans d'autres affections il fit souvent de mauvais choix ; mais, dès qu'il eut trouvé une femme digne de l'attacher, il fut constant, et le fut pour la vie. Sa réputation littéraire s'est établie avec peine. On trouvait à son style des défauts, qui ont été regardés depuis comme des qualités. Il n'écrivait pas comme tout le monde ; on l'en blâmait ; niais tout le monde, ou du moins tous les poètes tragiques, ont fini par vouloir écrire comme lui. Le système dramatique qu'il a introduit en Italie est, quoi qu'il en ait dit, celui de France : il n'a fait qu essayer d'en corriger les longueurs et les langueurs. Il a supprimé les confidents et presque tous les personnages secondaires : il en résulte plus de vigueur sans doute, et une action plus serrée, niais aussi moins d'épanchements, de la sécheresse et de la roideur. Notre théàtre est déjà maigre, auprès de celui des Grecs ; celui d'Alfieri est, à l'égard du nôtre, presque dans la mème proportion. Il parle rarement au coeur; niais il est éloquent et nerveux dans les passions fortes; il a de la grandeur, et, dans ses idées comme dans son style, il aspire toujours au sublime ; ses caractères ont de l'énergie, quelquefois aux dépens de la vérité historique et même dramatique; ne donnant rien aux yeux et peu au coeur, il fait peu d'effet au théâtre, mais il en fait beaucoup à la lecture. Son dialogue est souvent un modèle de précision, de justesse et .d'argumentation dramatique. La coupe de ses vers est savante et harmonieuse ; mais son style, toujours fort, est quelquefois un peu dur. il en scia de lui comme de la plupart des inventeurs d'autres Italiens feront mieux que lui, mais en l'imitant ; ils iront plus loin, mais en suivant la route qu'il leur a tracée . G—É. M. FalletteBarrol, de l'Académie de Turin, a donné une notice sur Alfieri, dans les Archives littéraires de l'Europe, t. 3 , P. 137-150. L'Académie de Lucques avait proposé un prix pour le ineilleur ouvrage qui lui smit présenté sur le mérite littéraire d'Alfieri, considéré connes poéte tragique; il fut remporté en 1807 par M. Carmignani, professeur de droit criminel à Pise, .et lieri."11111"11.11
  • Victor BACH( 1770) : révolutionnaire fanatique, né vers 1770, à 'Villefranche , d'une famille de cultivateurs propriétaires, se voua de bonne heure à la profession de médecin, et fit ses premières études à Montpellier , où il fut reçu docteur. Il alla vers le commencement de 1790 achever ses cours à Paris; mais arrivé dans cette capitale, il s'y occupa de politique et de révolution beaucoup plus que d'étude médicale. Lié dès ce temps avec tout ce qui s'y trouvait de démagogues et d'anarchistes turbulents, il prit part à toutes leurs entreprises, et se montra pendant le règne de la terreur un des partisans les plus fougueux de cet horrible système. Après la chute de Robespierre, il fut à son tour persécuté, et il n'échappa qu'avec peine aux poursuites qui furent alors dirigées contre les complices de Babeuf et les agresseurs du camp de Grenelle. Nommé en 1799 député au conseil des cinqcents, par la fraction du corps électoral de Paris qui siégeait à l'Oratoire, il eut le chagrin de voir cetteoomination annulée par un décret, et il en exprima sa douleur et son ressentiment dans un petit pamphlet intitulé : la Grande Conspiration anarchique de l'Oratoire renvoyée à ses auteurs, par le citoyen Bach, etc. Arrêté pour cette publication, et traduit devant un jury d'accusation, Bach fut acquitté et mis en liberté. Quelques mois plus tard, on le vit un des coryphées du club des jacobins, qui se réunissait dans la salle du Manége, prononcer un discours véhément contre le directoire et contre les conseils qui avaient annulé sa nomination. Dans le même discours il fit ouvertement l'éloge de Robespierre et de son système ; il demanda sans détour la loi agraire, le partage des biens, et proposa un projet de constitution dont les bases étaient plus démocratiques encore que celles qui avaient été présentées par Robespierre cinq ans auparavant, et repoussées par la convention nationale. Ce discours, que l'auteur fit imprimer, et dont nous avons un exemplaire sous les yeux, est un des monuments les plus irrécusables du délire de cette époque. Lorsque la révolution du 18 brumaire vint mettre fin à ces extravagances, Bach en conçut un profond chagrin , et dans son désespoir il alla un matin se prosterner devant la statue de la Liberté, qui existait encore sur la place Louis XV , dans l'androit même où la tète de Louis XVI était tombée ; et là, maudissant la tyrannie qui pesait sur la France, il se brûla la cervelle d'un coup de pistolet. Ce fait remarquable, et qui prouve au moins que Bach était un républicain de conviction, fit trèspeu de bruit, la police consulaire, dès lors trèsvigilante, ayant tout fait pour l'étouffer
  • Victor BARZONI( 1764 - 1829) : né à Lunato, dans l'État de Venise, en 1764, fit ses études à Brescia. Fort attaché à l'ancien gouvernement de sa patrie , il se montra dès le commencement trèsopposé aux principes de la révolution française , et il exprima cette opinion avec beaucoup de force dans un volume publié en 1794 sous ce titre : le Solitaire des Alpes. C'est un dialogue entre un vieillard indigné des premiers excès de cette révolution et un jeune enthousiaste à qui il cherche à en démontrer les dangers. L'invasion , 51 mai 1800. Cet ouvrage, qui parut au moment où l'Italie allait rentrer sous la domination des Français par la bataille de Marengo, fut peu connu à cette époque ; cependant un exemplaire parvint en Angleterre, et il fut aussitôt traduit et publié ; ce que l'auteur apprit avec beaucoup de surprise par les journaux anglais. Il en a depuis fait imprimer luimême , en 1814, à Milan, une seconde édition trèsexacte, et dans la préface de laquelle il se plaint amèrement le Carthaginois, journal politique dont le principal but était d'attaquer les opérations du gouvernement de Napoléon. Il est évident que la haine lui fait expriruer quelquefois sur ce grand homme des accusations injustes; niais , à côté de quelques déclamations passionnées et d'assertions inexactes, on trouve dans son recueil , à Malte : Matifs de la rupture du traité d'A- miens, vol. Ce livre, trèsprécieux par les renseignements diplomatiques, eut une 2e édition à Malte, en 1811, et une 5° en 1815, à Milan, où Pau-1 leur était revenu, et où il publia dans la même année un autre volume , intitulé : Descrizioni , no 14, presso Baret, a Milano. Dans cet ouvrage curieux , dédié à Thomas Maitland , gouverneur et commandant de File de Malte, Barzoni présente : I. un tableau trèspittoresque et trèsvrai des Apennins et de la forêt de Vallombreuse ; 2° une description de plusieurs statues de Canova, et de la Vénus de Médicis ; 3° les horreurs des prisons de Venise ; 4° la peste dont il fut le témoin à Malte dans le mois de juillet 1813. C'est dans ce dernier tableau qu'il fait la description du château impérial de Laxembourg , près de Vienne , qu'il avait visité en 1803, et qu'il rapporte la conversation qu'il y eut avec un vénérable vieillard qui le conduisait dans la maison dite du Caprice ou de la Révolution, et qui lui dit : Les temps de révolutions sont des temps d'ignorance et de barbarie, quoique l'on y parle beaucoup de lumières et de sciences.... Dans les dernières minées de sa vie, Barzoni s'était retiré à Naples, où il est mort en 1829. On croit qu'il a laissé manuscrit un autre ouvrage allégorique intitulé : les Grecs à Rome, dans lequel il représente tous les maux que les Italiens eurent à supporter de la part de leurs conquérants
  • Victor BITHNER : médecin du 17e siècle, né en Pologne, vint jeune en Angleterre, et prit ses degrés à Oxford. Il s'établit à Cambridge, puis à Cornouailles, où 4i exerça son art avec succès. Rithner mourut en 1664. Outre plusieurs écrits relatifs à la médecine, on a de lui : Lyra prophetica Davidis regis, sire Analysis critico- practica Psalmorum
  • Victor CASSAS( 1773 - 1821) : né en 1775 , était cousin du précédent. Il embrassa la carrière commerciale , se lit courtier près la bourse de Paris, et devint syndic de sa compagnie. Versé dans les matières de finan- ces , il publia au commencement de la restauration quelques écrits sur le budget et sur les emprunts, dans lesquels il défendait le ministère contre les attaques de Bricogne et de Casimir Périer ; et il fournit aussi à la Gazette de France divers articles rédigés dans le même sens. Cassas mourut à Paris, Je 16 janvier 1821. M. Moret, son neveu , avocat à la cour royale, et M. Maurice Arclidéacon, son successeur dans le syndicat des courtiers de commerce, prononcèrent des discours sur sa tombe. Voici la liste de ses publications : 1° Considérations sur réta- blissement d'un entrepôt réel de denrées coloniales à Paris, et Réponse aux objections des places mari- times , Paris , 1816 ; ibid. , 1818, 2e édition ; 20 Réflexions sur l'écrit intitulé: Examen impartial du budget , etc. , Paris , 1816 ; 5° un Mot à M. Bricogne , ibid., 1816 ; 4° un Mot sur l'éciit ululé : Réflexions sur le projet d'emprunt , Paris, 1817 ; 5° Observations sur les dernières Réflexions de M. Casimir Périer au sujet de l'emprunt , ibid. 1817
  • Victor ESCOUSSE( 1813) : poète dramatique , dont le nom est inséparable de celui d'Auguste Lebras , son ami d'enfance, son collaborateur , son compagnon, pendant leur courte vie et à l'heure de la mort, naquit en 1813, et Lebras en 1816. Tous deux débutèrent dans la carrière dramatique par une tragédie intitulée ? arruch le Maure. Le succès de cet essai , représenté au théâtre de la Porte StMartin , était bien uns assez comme cela? » La fille de la marchande apporta le charbon, qu'on lui fit déposer dans l'antichambre, et les deux amis se séparèrent. Le soir Escousse écrivit à Lebras : « Je t'attends à onze heures et demie , le « rideau sera levé. Arrive , afin que nous précipi- « tions le dénoûment. » Lebras arriva avant l'heure indiquée : les réchauds étaient allumés ; ils fermèrent avec du papier les fentes des portes et fenètres. A onze heures et demie une actrice du théâtre de la PorteSaintMartin, madame Adolphe, dont l'appartement n'était séparé de celui d'Escousse que par une mince cloison, entendit en rentrant chez elle des râlements de mort ; elle appela : « Monsieur Escousse, estce que vous souffrez? « Répondez, c'est moi : voulezvous que j'appelle « du secours? » Il n'y eut pas de réponse. Elle court chez M. Escousse père, le réveille, l'emmène effrayée à la porte de l'appartement. En entendant ces deux respirations mourantes, qui répondaient l'une à l'autre, le père conçut tout à coup l'idée que son fils était avec une maitresse ; il se prit à sourire et parut croire que la jeune femme avait agi par un sentiment de jalousie contre une rivale plus heureuse : « Ne voyezvous pas , lui « ditil, pourquoi il a refusé d'ouvrir? » Le lendemain , quand le père inquiet de ne pas voir enfin son fils , eut été de nouveau frapper inutilement chez lui, qu'il eut couru aux bains où ce jeune homme allait quelquefois dans la matinée, il revint à cette porte fatale , la fit enfoncer, et vit les réchauds , la terrine qui avait contenu le charbon consumé , puis les deux cadavres qui se tenaient la main. On trouva sur une table la note suivante , écrite de la main d'Escousse : « Je dé« sire que les journaux qui annonceront ma mort « ajoutent cette déclaration à leur article Es- « coasse s'est tué parce qu'il ne se sentait pas à « sa place ici , parce que la force lui manquait à « chaque pas qu'il faisait en avant ou en arrière , « parce que l'amour de la gloire ne dominait pas « assez son Aine , si dme il y a. — Je désire que « l'épigraphe de mon livre soit : » u Adieu, trop inféconde terre, Fléaux humains , soleil glacé ; Comme un fantôme solitaire, Inaperçu , j'aurai passé. Adieu , palmes immortelles , Vrai songe d'une âme de feu L'air manquait , j'ai fermé mes ailes: Adieu." île tels sentiments parlent assez d'euxmêmes : on y reconnaît un jeune homme sans principes, et qui, dans la supériorité de ses dons intellectuels, n'avait trouvé que le moyen d'épuiser plus vite à vingt ans la coupe des goûts et des plaisirs qui corrompent et énervent l'âme. Le jour (le sa mort les journaux annoncèrent qu'une jolie actrice avait été à cette fatale nouvelle atteinte d'un ac- cès de folie. C'était sans doute la rivale que le père d'Escousse avait supposé être avec son fils dans la nuit du double suicide. On est moins attristé, quand on lit l'expression des dernières pensées d'Auguste Lebras. Au moins il songeait à son père, à sa mère, à ses frères ; au moins pritil quelques mesures pour leur cacher le crime par lequel il terminait son existence à peine commencée : « Mon bon père et ma bonne mère , vaitil , je vous trace ces lignes sur le lit de la « mort. Une maladie cruelle, causée par un grand « travail, a ruiné mes forces. Je vais mourir... De grâce , pensez quelquefois à votre Auguste , qui vous attend dans un monde meilleur. Oh ! si main« tenant la santé m'était offerte, je la refuserais : « car je regarde la tombe comme un bien , l'exil- « tence m'est à charge... je meurs, et pourtant ne « me plaignez pas ; car mon sort doit exciter plus « d'envie que de pitié... ceuxlà seuls sont à « plaindre qui se ruent dans la tombe du monde. « — Adieu..., adieu... Mille baisers! Mes frères, « mes soeurs, recevez aussi le dernier adieu de « votre frère ; il s'endort pour l'éternité ; priez; a pour lui , mais ne le plaignez pas. » Lebras avait écrit une autre lettre au docteur Salandière, son médecin, pour l'engager à cacher à ses parents qu'il fût mort par un suicide. On admire en frémissant le calme avec lequel l'infortuné poussa jusqu'au bout cette dissimulation puisée dans un sentiment respectable : on s'étonne même que cc sentiment ne l'ait pas arraché à sa fatale résolution , ou plutôt à l'ascendant funeste de V. Escousse. Car lui , Lebras , n'avait que seize ans ! Auprès de lui Escousse était un homme sans doute, et l'enfant se fit complice du double suicide , par ce respect humain, cette mauvaise honte qui a tant de pouvoir sur l'adolescence. Les obsèques d'Escousse et de Lebras eurent lieu le 19 février avec une sorte d'appareil. Des paroles touchantes furent prononcées sur leur cercueil. Le chansonnier Béranger leur a consacré quelques stances intitulées le Suicide. Dans une note jointe à ces stances , il cite quelques traits de la vie d'Escousse. En 1830, le :28 juillet, ce jeune homme avait combattu tout le jour à la place de Grève, et s'était trouvé le lendemain à l'invasion du Louvre et des Tuileries. M. Béranger raconte encore qu'un jour, sur le point d'être surpris avec une personne que sa présence pouvait compromettre, Escousse se précipita d'un second étage dans une cour pavée, sans qu'il en résultat pour lui ni blessures ni contusions. On a d'Escousse et de Lebras quelques poésies fugitives qui ne sont pas sans agrément
  • Victor HUGUES : gouverneur de la Guadeloupe pendant la révolution, est un de ces hommes qui, par l'audace et l'énergie de leur caractère, trouvent toujours à s'élever au milieu des tourmentes politiques. Il naquit à Marseille, d'une famille commerçante; la turbulence de sa jeunesse le fit envoyer à StDomingue, près d'un oncle et d'un frère qui y étaient établis. D'abord simple ouvrier, il devint, par son intelligence et son activité, propriétaire de la boulangerie qui fournissait le pain aux troupes. Lors de la convocation des états généraux , les colonies françaises partagèrent l'effervescence de la métropole, Hugues et ses parents se prononcèrent vivement pour les principes démagogiques, et attirèrent sur eux l'animadversion des colons , attachés à l'ancien ordre de choses. Après avoir vu son frère et son oncle périr victimes de ces premiers troubles, luiméme fut déporté en France en 4793. Mais le comité de salut public le renvoya immédiatement en Amérique en qualité de secrétaire de Simondès, qui était chargé de ramener en France Polvérel et Sonthonax , commissaires du gouvernement précédent. Le bâtiment qu'on leur avait donné pour remplir cette mission faisant eau de toutes parts, Victor Hugues rentra dans le port, et fut tout aussitôt nommé accusateur public près le tribunal révolutionnaire de Rochefort. De là il passa à Brest, où il exerça les mêmes fonctions. Son zèle ayant de nouveau fixé sur lui l'attention du comité de salut public, il fut nommé, au com- mencement de 1794 , avec Chrétien , commissaire de la convention aux lies sous le Vent. Ils étaient chargés de mettre à exécution le décret sur la liberté des nègres, et d'empêcher que la euadeloupe ne tombât entre les mains des Anglais. On avait rassemblé à Rochefort une petite expédition, composée de deux frégates, d'un brick et de cinq bâtiments de transport, sous les ordres du capitaine de vaisseau Leysseigues, ayant à bord environ onze cent cinquante hommes de troupes. Victor Hugues, monté sur la frégate la Pique, appareilla de l'île d'Aix . Après une traversée de quarante jours, l'escadre parut à la hauteur de la Pointe-àPitre, le 24 juin 1794. C'était avec ce faible armement, entièrement formé de jeunes réquisitionnaires, que les commissaires se proposaient d'attaquer des troupes nombreuses, aguerries et appuyées par trente bâtiments de guerre. Mais- ils comptaient sur la valeur française, sur l'attachement des Guadeloupéens à la mère patrie, sur le désespoir où le S avait jetés la tyrannie des Anglais. Aussi , à l'exception du petit nombre de colons que l'intérét attachait à la cause des étrangers, on vit tous les autres habitants, blancs, jaunes et noirs, oublier leurs inimitiés et se faire soldats, en se joignant à la petite armée expéditionnaire, pour chasser un ennemi dont les excès n'épargnaient personne. Dès le 6 juin, la Pointe-àPitre fut enlevée d'assaut. Les Anglais, dans cette circonstance, abandonnèrent si lâchement leur position, que, pour pallier la honte de cet échec, ils l'attribuèrent à la terreur panique des royalistes français servant sous leurs ordres. Bientôt l'amiral Jervis vint bloquer les républicains avec des forces considérables. Déjà le commissaire Chrétien avait succombé à l'influence du climat, en sorte que Victor Hugues se trouva seul chargé de diriger les opérations. Les Français, entourés de toutes parts par les Anglais, qui étaient maîtres de la mer, étaient dans une situation désespérée. Exténués par la fatigue et le manque d'eau, privés de tout, excepté de sucre et de café, ils périssaient d'une manière effrayante. Dans la nuit du 4cr au 2 juillet, les Anglais s'emparèrent de la Pointe-àPitre. Il ne restait aux Français que le Morne du gouvernement, sur lequel Victor Hugues s'était réfugié avec les chefs et le reste des troupes. Les Anglais, pressés autour de ce poste, attendaient le jour pour l'enlever. Mais dès qu'il parut, les Français foudroyèrent avec leur artillerie les masses ennemies, qu'une frégate mouillée au fond du port mitraillait à bout portant. Au moment où les Anglais ébranlés parurent chanceler, les Français se précipitèrent sur eux , les mirent en déroute, prirent leur artillerie et les poursuivirent, la baïonnette aux reins, jusqu'à leurs retranchements. Huit cents ennemis furent pris ou tués. Victor Hugues consacra le souvenir de ce fait d'armes, auquel il avait pris la part la plus active, en changeant le nom de Morne du gouvernement en celui de Morne de la Victoire, qu'il a conservé. 11 donna également à la ville de la Pointe-àPitre le nom de Port de la liberté. qu'il n'a plus. Cependant les Anglais étaient restés maîtres de deux positions du haut desquelles ils ne cessaient de foudroyer la ville. Le général de division Aubert, le seul chef de l'expédition qui restât encore, venait de succomber à la maladie ; Victor Hugues trouva dans la vigueur de son esprit et de son caractère des ressources pour faire face à tout. Il enflamma le courage des individus de toutes les classes, leva deux mille hommes de couleur, et mit à la tète de ces forces le capitaine d'artillerie Pélardy, avec le titre de général de division. Le commandant Boudet fut fait général de brigade, et eut la tâche d'organiser et d'exercer les troupes. Victor Hugues surveillait tout avec une prodigieuse activité, ne se fiant qu'à lui seul du soin de l'administration civile et militaire. Entièrement dépourvu de mu- nitions, il s'en procura par des navires américains; il attira près de lui tous les patriotes français réfugiés dans les lies neutres, nonobstant la rigueur du blocus, et quoique les Anglais eussent signifié à toutes les nations que, la Guadeloupe étant en état de siège, ils s'empareraient d& tout beitiment qui- en approcherait à quatre lieues. Malgré ces faibles secours et des efforts si persévérants, l'expédition française était dans un état peu rassurant. Ses rangs s'éclaircissaient d'une manière effrayante par le bombardement et surtout par la fièvre jaune; les Anglais se flattaient qu'avec le .temps ils contraindraient les Français de se rendre à discrétion. Victor Hugues, qui prévit ce résultat, conçut le dessein d'attaquer l'ennemi dans son camp, de Berville. Secondé par le général Pélardy et par le capitaine de vaisseau Leysseigues, il cerna de tous côtés les Anglais, et s'apprètait à forcer le camp, lorsque, le 6 octobre, le général anglais Graham adhéra à la sommation qui lui fut faite, de la part de Victor Hugues, de capituler dans les vingtquatre heures. Des articles suffisamment favorables aux Anglais furent signés, mais ils n'offrirent de salut qu'aux vingtdeux chefs des émigrés français. Les huit cents autres royalistes furent abandonnés à la vengeance des républicains. L'inexorable commissaire de la convention fit fusiller trois cents blancs et une centaine de gens de couleur libres, et condamna aux travaux publics une centaine d'esclaves. Dans son rapport à la convention, du 26 frimaire an 5, il porte à douze cents le nombre des émigrés qu'il fit prisonniers, et à huit cent soixantecinq ceux qu'il fit fusiller, mais il se vantait; l'assertion plus véridique de témoins oculaires dignes de foi les réduit aux nombres que nous avons rapportés. L'exécution eut lieu avant le départ des Anglais; le général Graham voulut y assister, à côté de Victor Hugues, mais ce commissaire indigné lui dit dans le langage du temps : a Mon devoir a veut que je me trouve ici; mais toi, qui t'oblige (< à venir repaître tes yeux du sang français que a je suis obligé de répandre? » Quant aux Anglais du camp de Berville, ils furent renvoyés sur leur escadre au nombre de quatorze cents prisonniers sur parole. et laissèrent au pouvoir des Français trentehuit bouches à feu, deux mille fusils, une quantité considérable de munitions et de vivres, et les huit cents victimes qui ont fait comparer à la journée de Quiberon la capitulation de Berville.
  • Victor JACQUEMONT( 1801) : naturaliste et voyageur français, était né à Paris le G aoùt 1801. Doué d'une grande facilité et d'une intelligence remarquable, il fit de trèsbonnes études. Il les avait terminées à quinze ans; son père , homme 61 struit , souhaitait qu'il se destinât à la médecine. Victor, emporté par l'ardeur de cultiver les sciences qui ont pour objet la connaissance de la nature, se livra dès ce moment avec passion à ce penchant. Un accident qui manqua de lui être funeste ne put ralentir que passagèrement ses progrès sans amortir son zèle. Dans le laboratoire de chimie où il travaillait , un vase plein de cyanogène se brisa entre ses mains; il respira quelques parties de ce fluide si délétère, et fut sur•lechamp atteint d'un commencement de phthisie laryngée. Les médecins désespéraient de sa vie. Il fallut qu'il renonçât à suivre les cours et qu'il allât passer le temps de sa convalescence à la campagne. Accueilli à la Grange par le général Lafayette, ami de sa _ famille, il dut au séjour des champs le développement de son amour pour la botanique : « C'est à la Grange, « ditil dans une lettre datée de 1832, que je co « mençai à former mon herbier au mois de mai 4818. » Ce goùt, quand sa santé fut un peu rétablie, lui fit former des liaisons avec plusieurs hommes éminents dans les sciences, et le mit particulièrement en rapport avec Ramond , dont la conversation était extrêmement attrayante et instructive. Il puisa dans ses entretiens avec ce savant un goût trèsvif pour la géologie, et depuis cette époque l'étude des plantes et des roches l'occupa principalement. Il y consacra les instants qu'il passa chez M. de Tracy à Paray en Bourbonnais, chez M. le comte Jaubert à Herry dans le Berry. Il y fit en 1821 avec ce dernier, à qui ces sciences étaient familières, des excursions dans les montagnes de l'Auvergne et du Vivarais, dans les Cévennes, les Alpes du Dauphiné et de la Suisse. Vers 1824 , ses rapports avec M. Jaubert avaient cessé : « Mais, ditil , je lui ai pardonné « de s'être séparé de moi, et les souvenirs de « notre amitié lue sont redevenus bien doux « aussi. » Quelque temps après, des chagrins plus sérieux le déterminèrent à quitter la France « J'étais alors , écritil plus tard à son frère, « M. Porphyre Jacquemont, au faite des malheurs « de la vie. » Ce frère l'accompagna jus Jacquemont père , ancien chef de l'instruction publique et membre du tribunat , est mort le 9 novembre 1836. auPrince; Victor Jacqueinont passa trois mois- dans ce pays, attendant inutilement son adver- saire, mais ne négligeant pas l'histoire naturelle. Il rapporta en France de belles collections de plantes et de roches. Ce séjour dans une partie d'Haïti , mal famée parmi les Européens pour sa salubrité , lui fit prendre confiance dans sa santé, qui n'avait nullement été altérée; et, résolu de profiter de cet essai , il rédigea un plan de voyage aux Indes orientales , qu'il soumit aux professeurs du muséum d'histoire naturelle. L'intelligence qui avait présidé à la formation de ses collections , connues de plusieurs d'entre eux détermina l'approbation de son plan ; il est nommé voyageur naturaliste du gouvernement. Aussitôt il se prépare à son départ, et muni de lettres de recommandation de ses amis de Paris , il court à Londres. Quelques semaines passées dans cette capitale suffirent pour faire apprécier ce qu'il valait; il s'assura ainsi d'avance dans l'Inde de puissantes protections auxquelles il dut plus tard de pouvoir poursuivre sans obstacle ses recherches dans des contrées où la plupart des Européens étrangers à l'Angleterre , et même des habitants des TroisRoyaumes ne sont pas admis indistinctement. Deux ans avant son départ pour l'Inde il ignorait l'anglais; il l'avait appris aux ÉtatsUnis. Il s'embarqua sur la corvette la Zélée qui appareilla de Brest le 26 août 1828 : « Je suis « content, écritil à son frère Porphyre; te dire « que ma satisfaction ne soit grave et sérieuse, « cela est inutile. 11 y a lutte au dedans de moi. « Ma réflexion doit combattre mes impressions « instinctives les plus vives, mais elle les domine, « si elle ne les fait taire... Maintenant en regar- « dant l'avenir devant moi , je vois une pente plus « ou moins égale , mais constante , qui me conduit « nécessairement vers une position honorable et « satisfaisante dans ce monde. C'est toi, Porphyre, « qui m'as jeté dans cette progression nouvelle « de bonheur. Tu es la cause de ce que je serai, « de ce que je ferai à présent; je ne regrette plus « rien du passé. » Le navire n'arriva qu'en mai 1829 à Calcutta. Durant cette traversée de neuf mois, il avait relâché à Ténériffe, à Rio de Janeiro, au cap de BonneEspérance, à Bourbon, à Pon- dichéry. Les lettres de Londres et de Paris dont Jacquemont était porteur lui valurent un accueil bienveillant et flatteur de la part des principaux personnages de l'Inde anglaise. Cet accueil ne se démentit jamais. « Des recommandations hono- « l'ables que j'apportais, écritil à M. Victor de « Tracy, m'ont ouvert toutes les maisons respec- « tables. J'ai choisi celle où je pensais devoir être « le plus libre pour me livrer sans partage à mes « études; telle avait été la prévoyance de mes « amis , qu'il n'est pas un seul homme en ce pays, « que je n'y aie vu avec plaisir et profit, auquel « je ne me fusse adressé directement d'Europe. » Parmi les personnes qui lui témoignèrent de l'a- initié, nous nous contenterons de citer lord Vil- liam Bentinck, gouverneur général de l'Inde. Jacquemont se montra reconnaissant C'est, ditil, tr l'homme qui fait peut-ètre le plus d'honneur à l'Europe et à l'Asie. » Sans se laisser distraire par les passetemps agréables que lui ménageait l'obligeance de ses hôtes, il profita des six mois qu'il resta à Calcutta pour prendre connaissance des collections d'histoire naturelle qui s'y trouvent, pour consulter tous les ouvrages publiés sur l'Inde , dans cette ville, à Bombay, à Madras, et les volumineux recueils imprimés en Angleterre, pour apprendre l'hindoustan et le persan, pour se familiariser avec les moeurs et les usages du pys. Ses préparatifs terminés, il se mit en route le 20 novembre, avec un train qui est dans ces contrées et dont il est le premier à plaisanter. Il marchait vers l'ouest : le 51 décembre Jacquemont entra dans Bénarès, la cité sainte des Hindous; le 23 janvier 1850, il visitait les mines de diamant de Panna , en Bondlecoinad ; puis continuant son voyage , le .10 février il était à Agra ; le 10 mars suivant à Dehli, où il fut présenté au Grand Mogol. Après avoir quitté Deltli, cheminant au nord, il atteint llerdouar, lieu de pèlerinage célèbre, à l'endroit où le Cange sort des montagnes; puis, gravissant les différents gradins de I'llimalaïa , il pénètre à Djamnautri , aux sources de la Djemnah ; le 25 mai il était entouré de sommets couverts de neiges perpétuelles. Le 10 juin il eut la bonne fortune de rencontrer, à Pérali, James Gérard, depuis longtemps accoutumé aux courses dans ces montagnes . Le 21 juin il fut fèté à Simla!) par M Kennedy, officier d'artillerie anglais, qui commandait dans ces cantons. Le gouvernement britannique y laisse l'apparence de la souveraineté à une quantité de roitelets qu'il empéche de se nuire rèciproquement et de pressurer leurs sujets. Ces ombres de potentats rendirent de grands honneurs à Jacquemont , pu , avançant toujours, franchit le 13 juillet le ghât ou col de Borendo, et descendit le long des flancs septentrionaux de I'llimalaïa, dans la vallée du Setledje supérieur. Il s'approchait de la frontière de l'empire chinois; il ne put aller vers l'est au delà de Bekhar dans le Tibet, où, le 15 août, un officier de cet État lui enjoignit de retourner sur ses pas; il essaya, en se dirigeant vers l'ouest, d'ètre plus heureux. Au milieu de ces cantons reculés il éprouva un plaisir bien réel en recevant une lettre du général Allard, qui, de Lahore, lui faisait des ollYes de service auprès de liendjit .Singh, maha- radjah des Seikhs; c'était d'un heureux augure pour les projets futurs du jeune voyageur. Toutefois sa tentative pour entrer sur le territoire chinois , dans le voisinage de tari, échoua le 2 septembre; le village de Kanaour, d'où il écri- vit , est à trois mille sept cents mètres d'altitude. Il avait causé à Kanem, autre village de ce pays, avec M. Csoma de Kœrees, Hongrois qui a passé plusieurs années dans le Tibet pour en étudier la
  • Victor PALLU( 1604 - 1650) : seigneur du RuauPercil, en Touraine, frère du précédent, né à Tours en 1604, mort le 21 mai 1650, a laissé les ouvrages suivants : 1° Stadium niedicum ad laurearn scholce Parisiensis emensum, Paris, J. Camusat, 1630 C'est une espèce de cours de médecine, contenant ses exercices, ses thèses, ses discours, lorsqu'il étudiait aux écoles de Paris. 2" ( hues- tiones medicoe ires : prima, an epicraseos lex a Galeno lata excludat omirem omnino phlebotomiam et catharsin? Sccunda , an dentium dolori tabacum? Tertia , an risus vitam producat? Sequiiur panegy. lieus funebris dom. Claudii Caroli , ohm profes- sons regii Parisiensis et scholce medicce doctoris 'l'ours, J. Poinsot , 1642 3° Lettre de M. Victor Pattu à un de ses amis sur la manière dont Dieu l'a touché et lui a inspiré l'amour de la retraite, Paris, 1643 On la trouve aussi à la page 180 de l'ouvrage intitulé Recueil de plusieurs pièces pour servir à l'histoire de Port- Royal, Utrecht, 1740 4° Le poème latin l'ale mundo
  • Victor PILLEMENT( 1767 - 1814) : graveur paysagiste, fils du précédent, naquit à Vienne, en Autriche, en 1767. Après avoir parcouru avec son père une partie de l'Europe, il se vit livré à luimême à l'âge de quatorze ans, et sut dès lors mettre à profit ses dispositions pour les arts du dessin, dont il fit ensuite, et durant toute sa vie, son unique ressource. Ce fut d'abord par des gravures sur bois, au pointillé et à la manière du crayon, qu'il parvint à se faire connaître. Bientôt il grava le paysage avec un talent digne de remarque. Associant le travail du burin à celui de l'eauforte , il trouva moyen de rendre les effets les plus vigoureux et les plus piquants de la peinture. Cet artiste avait fait une étude toute particulière de l'anatomie végétale, ce qui lui procura l'avantage d'imiter beaucoup mieux qu'on ne l'avait fait jusqu'alors les diverses natures d'arbres, d'arbustes et de plantes. Le nombre de ses eauxfortes est considérable. On en trouve plusieurs dans la galerie du musée, et dans le nième ouvrage, petit format, publié par Filhol. On a aussi de Victor Pillement plusieurs estampes d'après le paysagiste Bourgeois ; les Rires du Bosphore, d'après Melling ; les Voyages en Egypte, d'après Denon ; une grande planche intitulée OEdipe à Colone, d'après Valencienne ; et enfin une foule de dessins , dont l'ordonnance riche et imposante rappelle la grande manière de Poussin. Victor Finement succomba à Paris le 27 septembre 1814 à une longue et douloureuse maladie de nerfs qui avait dégénéré en une sombre mélancolié. Il n'était âgé que de 47 ans. On a publié : Eludes de paysages, dessinées et gravées par V. Pillement fils , et accompagnées de notices rédigées par il. Hanin, docteur- médecin et professeur de botanique, il l'usage de toutes les personnes qui s'adonnent au dessin des paysages, et spécialement destinées aux jeunes artistes, Paris, 1811 Cet ouvrage était annoncé comme devant former un grand nombre de livraisons; mais il n'en a paru que deux, chacune de cinq planches avec texte, par le docteur Hanin, et une préface par V. Pillement
  • Victor PISANI : fils ou neveu du précédent, instruit par lui dans l'art de la guerre et élevé dans sa flotte à un commandement important, parut digne aux Vénitiens, en I 378, de comman- der leur flotte, lorsque éclata leur quatrième guerre avec les Génois. Le premier combat qu'il leur livra, devant Antium, au mois de juillet, rappela la glorieuse bataille du Bosphore et son issue fut plus heureuse. Pisani eut à la fois à combattre une tempête violente et la flotte de Louis de Fiesque; mais il n'avait que n vaisseaux et son adversaire 10 il en prit 5, en coula 1 à fond et laissa échapper les 4 autres. Après cette victoire, sa flotte fut. augmentée par le sénat de Venise on lui confia 25 galères; mais on exigea de lui une activité continuelle. Il dut chasser les Génois de l'Adriatique, protéger les convois qui venaient de la Pouille, punir les révoltés de Dalmatie et reprendre sur les Hongrois Cattaro, Sebenico et Arbo. Après six mois de travaux et de succès, au mois de janvier 1379, les équipages de Pisani demandèrent avec instance la permission de rentrer à Venise pour y prendre quelque repos. Le sénat ne voulut point accorder cette grâce aux instances des matelots et de leur amiral. Pisani fut contraint de continuer de tenir la mer pour éloigner l'amiral génois Lucien Doria de la plage de Venise. Il manœuvra plusieurs mois encore sur les rivages de l'Istrie , luttant contre les privations et les maladies : cellesci , rendues plus dangereuses par le découragement même de ses matelots, faisaient un ravage affreux sur sa flotte. Pour remplacer ceux qu'il avait perdus, Victor Pisani fut obligé d'embarquer un grand nombre d'habitants de Pola qui n'avaient aucune habitude de la mer. Lucien Doria vint. enfin lui présenter le combat avec 22 galères le 29 mai 1379. Pisani, qui avait deux galères de plus, mais qui ne se dissimulait pas sa faiblesse réelle , fut forcé par ses équipages d'accepter la bataille : bientôt, malgré sa bravoure et son habileté, ses nouvelles recrues, opposées aux meilleurs marins de l'Europe , succombèrent; en une heure et demie la bataille fut perdue : elle lui coûta 15 galères et 1,900 prisonniers, parmi lesquels on comptait vingtquatre membres du grand conseil. Lorsque Pisani rentra dans le port de Venise avec les débris de sa flotte, il fut mis aux fers par les ordres du sénat et demeura trois mois en prison sous les voûtes qui supportent le palais de StMarc : mais de nouveaux revers de la république et la prise de Chioggia par les Génois apprirent aux Vénitiens à regretter ce grand amiral. Le peuple ameuté sur la place publique entoura le palais en s'écriant : Si vous voulez que nous combat- tions, rendeznous Victor Pisani, notre amiral « vive Victor Pisani I » Le marin entendit ces cris du fond de sa prison , il se traîna chargé de fers vers une des grilles qui donnaient sur la place. c‹ Arrêtez, s'écriatil, Vénitiens; vous ne , Plus récemment, D. Grassi a fait paraître une Vita di V. Pi- sani, Padoue, 1837
  • Victor SIMON( 1789 - 1831) : homme de lettres, né à Paris le 18 septembre 1789, et mort le 4 juillet 1831, a publié les écrits suivants : 1° Observations sur l'attraction, Paris, 1819 ; 2° Considérations sur quelques points d'économie publique et politique, d'après les mémoires inédits de feu M. Gasseau, mis en ordre et publiés par Viçtor Simon, Paris, 1824 3° les Présents du dey d'Alger, ou l' Usurier, comédie en un acte et en prose , Dun kerque, 1825 4° Examen du projet formé par une société de capitalistes de joindre Paris à l'Océan par un canal maritime à même de porter les navires du plus fort tonnage, Paris, 1826 Les oeuvres de Victor Simon ont été imprimées à Dunkerque, 1834 précédées d'une notice sur l'auteur. Ce volume contient, outre des opuscules en prose, plusieurs morceaux de poésie, notamment deux traductions d'Horace et une de Martial; mais on n'y a pas inséré la comédie des Présents du dey d'Ager. — Il ne faut pas confondre cet écrivain avec un autre Victor SIMON, dont l'article est plus haut
  • Victor TRINCAVELLI( 1496 - 1568) : l'un des médecins les plus distingués du 16° siècle, était né en 1496 a Venise, d'une famille honorable de Padoue, où il commença ses études; il se rendit ensuite à Bologne, et il y fit de si grands progrès dans la 01 Vers 1491, suivant Tirshoschi, dont on ne Tenonnait pas ici l'exactitude ordinaire, ItIoria , à l'âge de 72 ans. Ses obsèques furent célébrées avec une grande pompe, aux frais de l'Etat. Parmi les éditions pr d'auteurs grecs que l'on doit à Trincavelli, nous citerons : les OEuvres de Themistins , I534, petit les Commentaires de Jean le grammairien sur Aristote, 1535-1536, 4 vol. l'Histoire de l'expédition d'Alexandre, par Arrien, 1535 le Manuel d'Epictète avec le Commentaire d'Arrien, 1535 les Sentences de Stobée, 1535 et enfin les Poèmes d'Hésiode, 1537 Les Œuvres médicales lie Trincavelli, dont chaque partie avait été publiée séparément, ont été recueillies On lit dans quelques auteurs en 1563; mais c'est encore une faute d'impression. en 2 volumes Lyon, 1586, 1592, etVenise, 1599, précédées de la vie de l'auteur, par Maruccini. Outre des Commentaires sur quelques livres d'Avicenne, sur les Prognostics d'Ilippocrate et sur plusieurs opuscules de Galien, cette collection renferme divers traités sur les principales branches de l'art de guérir, tels que de la sailnée dans les maladies inflammatoires; une Pratique médicale, en deux livres; une Matière médirate, avec un traité de la préparation des remèdes, etc. Les progrès de la médecine rendent ces ouvrages à peu près inutiles; mais on a dû les lire longtemps avec fruit. On doit encore à Trincavelli, sous le titre de Consilia medica, un Recueil de consultations des médecins ses contemporains, qui fait bien connaître la pratique du temps. L'édition de Bâle, 1587 était la meilleure avant celle qu'a donnée Sprengel, précédée de la vie de Trincavelli qu'on a citée plus haut. Il faut consulter, pour plus de détails, les Scrittor. ( 'eneziani du P. Degli Agostini, t. 2, p
  • Victor ZONCA( 1580) : habile mécanicien, était né vers 1580. S'étant appliqué de bonne heure à l'étude des mathématiques et de l'architecture, il y fit de rapides progrès, et fut honoré du titre d'architecte de la ville de Padoue. La vue, diton , du recueil de machines d'Aug. Ramelli lui inspira le goût de la mécanique. Quoi qu'il en soit, on lui dut bientôt une foule d'inventions trèsingénieuses et de perfectionnements dont il publia la description sous ce titre : Nuovo teatro di machine ed edifizj per varie e sicure operazioni, Padoue, 1607 ou 1621 On cite encore des éditions de 1653 et de 1656 ; mais ce volume ne serait pas aussi rare s'il en existait tant de réimpressions. Il contient quarantequatre planches, qui représentent la vis sans fin d'Archimède, des modèles d'écluses pour les canaux de navigation, des moulins à blé de différentes sortes, des pressoirs, le moulin du foulon. celui du fabricant de poudre, la presse de l'imprimeur en caractères et celle de l'imprimeur en tailledouce, une machine à rôtir les viandes mise en mouvement par la fumée ; mais, ce qui est plus remarquable encore, une machine à filer mue par l'eau, semblable à celle qu'on a importée dans le commencement de ce siècle d'Angleterre en France, sans qu'on en ait jusqu'ici revendiqué l'honneur pour l'ingénieux artiste italien, trop peu connu, même de ses compatriotes
  • Victor BALTARD : architecte
  • Victor Boniface de Castellane : maréchal de France
  • Victor Cousin : philosophe français, ministre de l'Instruction publique
  • Victor Duperré : amiral, pair de France et ministre de la Marine
  • Victor HUGO : écrivain romantique
  • Victor LANOUX( 1936) : acteur
  • Victor MATURE : acteur
  • Victor PECCI : tennisman paraguayen
  • Victor Riqueti de Mirabeau : économiste français, père de l'orateur politique
  • Victor Ségalen : écrivain français
  • Victor Vasarely : peintre français d'origine hongroise
  • Victor II : pape désigné par l'empereur Henri III et qui gouverne l'empire après la mort de l'empereur
  • Victor IV : antipape que saint Bernard de Clairvaux aide à se soumettre

Victor année par année

Signe astrologique de Victor

Couleur de Victor

Pierre précieuse de Victor

Chiffre de Victor

Métal de Victor