Le prénom Luc Masculin

Origine :

Fête :

18 Octobre

Signification de Luc

Luc est un prénom masculin dont la réputation s’est toujours montrée discrète dans l’Hexagone. Il demeure attribué actuellement mais n’a pas réellement réussi à s’imposer.
L’obstination, l’enthousiasme, la mobilité et la nervosité constituent la personnalité des Luc. Ils se démarquent aussi par leur sensualité, leur perspicacité et leur méticulosité.
Voici une liste non exhaustive des dérivés de Luc : Lucas, Luca, Lukas, Luciano, Lucien, Luck et Lucilien.
On cite quelques personnalités célèbres ayant illustré ce prénom : Luc Baba (écrivain), Luc Ferry (écrivain, philosophe), Luc Estang (écrivain, poète) et Luc Besson (cinéaste).

Personnalité de Luc

Ils sont volontaires et entêtés, hyper-actifs, ils ne tiennent pas en place. Ce sont des perfectionnistes qui aiment le travail bien fait. De tempérament inquiet, ils sont parfois hésitants devant une décision importante à prendre. Accueillants, bavards, ils recherchent les contacts. Ce sont hommes généreux qui ont le sens des valeurs familiales. Leur optimisme les aide à supporter les difficultés.

Provenance du prénom Luc

Histoire de Luc

Etymologie de Luc

Les Luc célèbres

  • Luc CAMBIASO( 1527) : peintre, appelé improprement CANGIAGE, OU , en un style plus doux et plus harmonieux. On a beaucoup de dessins de Cambiaso, quoique sa femme et sa servante en aient brûlé une grande quantité pour allumer le feu. Un jour, Lazare Lavarone, son élève, entrant dans une salle de son appartement, en vit par terre un énorme paquet qu'on allait employer au même usage. 11 s'en saisit surlechamp , et les emporta sous son manteau. Les dessins de Luc sont, la plupart , sur papier de qualité inférieure de couleur grise, jaune, ou gris de fer. Valerio Corte, peintre, apporta plusieurs fois à Luc , son ami, de trèsbeau papier ; mais ce dernier ne voulut jamais s'en servir, disant qu'il ne fallait pas le gâter avec ses griffonnages. Ces mêmes dessins, que l'auteur estimait si peu, se vendent trèschers à Gènes. On vante beaucoup la fresque de Lue , peinte dans la villa de Terralba ; il y a représente l'Enlèvement des Sabines. On remarque avec plaisir la hardiesse des Romains, l'indignation des Sabins, la crainte, mèlée d'une sorte de joie, des jeunes filles sabines ; le dessin est pur, la distribution des figures est judicieuse : on regrette seulement d'y trouver une place ornée de palais et de monuments qui alors n'existaient pas à Rome. Quoi qu'il en soit, l'effet général de la fresque de Cambiaso est tel, qu'en la voyant, Mengs s'écria : « Voilà la première fois « que je retrouve les loges du Vatican hors de « Rome. » Luc fut aussi sculpteur. On a de lui une statue représentant la Foi ; elle est drapée avec assez de goût. Bientôt il jeta le ciseau, et reprit les pinceaux avec un nouveau zèle. Ayant perdu sa femme, il invita sa bellesoeur à venir prendre soin de son ménage et de ses enfants. Peu après, devenu amoureux d'elle, il conçut le projet d'aller offrir au pape deux beaux tableaux , et de lui demander en même temps des dispenses pour épouser sa bellesœur; mais il ne put les obtenir. Le peintre Castello étant mort à Madrid, Philippe II invita Luc Cambiaso à venir le remplacer pour continuer les fresques de l'Escurial. Luc partit de Gènes, en 1585, espérant que ce voyage apporterait quelque distraction à son amour. Le roi le reçut avec bonté. Il allait souvent le voir travailler. Un jour, Philippe, le regardant peindre, lui fit observer qu'une Ste. Anne était trop jeune , et, au même instant, détourna les yeux pour donner un ordre à un page qui était auprès de lui. Le roi, aussitôt après, ayant reporté ses regards sur la fresque, vit avec étonnement que la tète de Ste. Anne était déjà changée, et si bien qu'elle était vieillie de plus de trente ans. Philippe ne cessa pas de lui témoigner de l'estime, ce qui le détermina à parler à ce prince du dessein qu'il avait d'épouser sa bellesoeur, et à lui demander une recommandation pour le pape ; mais les ministres de Philippe cherchèrent à détourner Luc de ce projet, en lui disant que le roi ne consentirait pas à intervenir dans cette affaire. Cette réponse, faite sans ménagement, plongea Cambiaso dans une profonde tristesse. II se forma sur sa poitrine un abcès, dont il mourut en 4585, âgé de 58 ans. Les élèves de Cambiaso sont Horace , son fils ; François Spezzino, et J.B. Paggi. Ce maitre était parvenu à peindre des deux mains : le Guide a gravé d'après lui. Cambiaso était un génie supérieur ; il lui manquait cependant une connaissance plus approfondie de l'histoire ; il n'est pas devenu un des premiers maîtres de l'Italie , parce qu'il se défiait beaucoup trop de ses forces. Une sensibilité trop vive et une modestie quelquefois déplacée ont nui à ses talents
  • Luc CASTELLINI : natif de Faenza, évêque de Catanzaro, dans la Calabre, était de l'ordre des frères prêcheurs. Il professa la théologie au collée de la Minerve, à Borne, s'acquit la réputation d'un savant canoniste, devint vicaire général de son ordre, et enfin évêque en 1629. Ses ouvrages, assez bien écrits en latin, annoncent chez lui trop de confiance dans les canonistes et théologiens modernes, et trop de crédulité pour des histoires suspectes. Ils consistent dans les livres suivants : 1° de Electione et Confirmatione canonica prcelatorum, Rome, 1625, rédigé suivant les principes ultramontains. 2° De Canonisaiione sanctorum, ibid.,1628 : il y soutient que le pape est infaillible dans la canonisation des saints ; mais il croit que tous ceux qui sont dans le Martyrologe ne doivent pas être censés canonisés. 50 Tractatus de miraculis, 1629, où il insiste sur la nécessité des miracles pour établir la sainteté. Castellini publia l'année suivante un autre traité pour prouver qu'on ne doit pas se presser de procéder à la canonisation, et qu'il faut y apporter beaucoup de précautions. 4° Plusieurs autres ouvrages qui prouvent qu'il était meilleur canoniste que théologien.
  • Luc COURCHETET D'ESNANS( 1695) : né à Besançon, le 24 juin 1695, d'une famille distinguée dans la robe. Après avoir achevé ses études, il eut le projet d'entrer- dans la société des jésuites ; mais il renonça à ce dessein pour étudier le droit. Il fit son cours avec distinction, fut reçu avocat, et plaida pendant quelques années avec succès. Ses amis lui conseillèrent de se rendre à Paris. 11v trouva un protecteur dans Chauvelin, garde des sceaux, et ce fut par lui qu'il obtint une place dans la direction de la librairie, et, peu de temps après, celle de censeur royal. La reine lui donna une preuve particulière de son estime, en le nommant intendant de sa maison, place qu'il remplit jusqu'à la mort de cette princesse : il eut aussi la confiance de la dauphine. Sa réputation seule le fit nommer agent des villes Anséatiques à la cour de France. Com.- chetet avait des connaissances étendues dans la diplomatie, le droit public et l'histoire moderne. Personne ne connaissait mieux que lui les droits, les intérêts des puissances; aussi, les ministres l'employèrentils plusieurs fois dans des occasions importantes; on prétend même que ce fut lui qui rédigea la déclaration de guerre en 1740. Courchetet était obligeant, d'un commerce sûr et d'une probité sévère. Sa modestie était telle, qu'il ne voulut jamais fiermettre que son nom parût à la tête d'aucun de ses ouvrages. Ces qualités étaient en lui le fruit d'une dévotion solide et éclairée, dont il a laissé des preuves dans deux petits écrits, l'un intitulé : Pièces servant de préparation à la mort, 1767 et l'autre : Pensées sur l'aunnine, 1769, même format. 11 mourut à Paris, le 2 avril 1776, dans sa 79e année. 11 a laissé plusieurs ouvrages manuscrits, entre autres, des Mémoires pour SP1Tir à l'Histoire du maréchal de Luxembourg, et une Méthode pour étudier l'histoire et la langue. Ceux qu'il a publiés sont : . 1° Histoire du Traité de paix des Pyrénées, Paris, 1750 2 vol.; 2' Histoire du. Traité de paix . On le attribue encore un Mémoire pour le prince de Montbelliard, 1727
  • Luc DAVID( 1503 - 1583) : historien et jurisconsulte prussien, naquit à Allenstein en 1503. Ayant embrassé la religion protestante, Albert chic de Prusse, le nomma conseiller à Koenigsberg, où il mourut en 1583. Il avait travaillé pendant quarante années à rassembler des matériaux pour l'histoire de Prusse; mais il n'a écrit que les 40 premiers livres, qui finissent à l'année 1410. Son ouvrage, qui n'a pas été imprimé, se trouve en manuscrit à la bibliothèque royale à Koenigsberg
  • Luc FERRINI( 1500) : religieux servite, né à Florence dans le 10e siècle, fut l'éditeur des ouvrages laissés manuscrits par le P. Poccianti, son confrère, et en cela il ne rendit pas un grand service à sa mémoire. Ce sont : 1^ Mich. Pocciantii Catalogus scriptorum Florentinorum omnis generis , quorum et memoria extat atque lucubraliones in litteras relata, sunt ad 'rosira risque tempora, Florence , 1589 Fer- fini ajouta environ deux cents écrivains à la liste donnée par Poccianti, mais elle n'en est pas moins trèsincomplète. Les ouvrages imprimés n'y sont pas distingués des manuscrits; on n'y trouve aucune réflexion critique qui luette le lecteur à inMe de juger du mérite des écrits dont on lui fait passer le catalogue sous les yeux ; enfin le style en est dur et incorrect; 2" Poccianti Mich. rite de selle Beati Fiorentini fundotori dell ordine de Serri, con un epilogo di futile le chiese, monasteri, luoghi pii et compagnie della ciltà di Firenze , Florence , 1589, Ferrini inséra dans ce volume deux morceaux de sa composition , l'un : Della nobiltà de' Fiorentini , l'autre : Della religione de' Servi. - FERRINI , religieux dominicain, né dans le 16e siècle à CastelNuovo de Carfagnana , en Toscane, était vicaire général de l'inquisition à Parme en 1583. 11 fut nominé l'année suivante supérieur des couvents de son ordre dans la Ilongrie, la Styrie et la Carinthie, et se signala dans ces provinces par son talent pour la prédication et son zèle ardent pour la pureté de la foi. Le P. Ferrini était à Venise en 1596 , et à cette époque il était déjà avancé en âge; mais on ne connalt pas la date de sa mort. On a de lui quelques livres ascétiques : Alfabeto spirituale ; . 1( fabeto esemplare et la Lima universale de' vilii, recueil de maximes extraites des ouvrages des plus célèbres prédicateurs du temps
  • Luc FOX : navigateur anglais , parcourut dès sa jeunesse toutes les mers fréquentées par ses compatriotes, et tourna ses pensées vers la découverte d'un passage au nordouest de l'Amérique. En 1606, il avait dit s'embarquer avec le capitaine Jean Knight , qui avait beaucoup de réputation pour sa connaisance profonde des mers du Nord ; ce projet ne put s'accomplir. Cependant Fox recueillit tout ce qui concernait les voyages entrepris au nordouest ; il conférait fréquemment avec Ballin, Pricket et d'autres marins qui avaient fait cette navigation, ainsi qu'avec les mathématiciens et les géographes les plus habiles, et entre autres avec le chevalier Henri Briggs , qui a écrit sur la question du passage tant cherché . La mort de ce dernier retarda l'expédition que Fox venait de faire adopter. Enfin des honnnes puissants, qui s'intéressaient au succès de ses projets, lui firent obtenir du roi un bâtiment et tout ce qui était nécessaire au voyage. Il fut présenté à Charles qui lui donna une carte où étaient notées toutes les découvertes faites jusqu'alors , et lui remit ses instructions ainsi qu'une lettre pour l'empereur du Japon , dans le cas où le passage serait découvert et franchi. Le 5 mai 1651, Fox appareilla de Deptford. Il entra le 22 juin au milieu des glaces dans le détroit de lfudson ; et , après s'ètre approché de la côte appelée par Button Cary'sSwan'sNest, il porta au nordouest et vit , le 27 juillet, par 64° l' de latitude boréale, le i Ne ultra i de Button, terre à laquelle il donna le nom de sir nomas,Roe's Welcome, qui lui resta. Le temps était beau, la mer libre de glaces; la i terre n'était i plus couverte de neiges; la côte paraissait fort saine et découpée par différentes ouvertures. Fox se dirigea au sud et vit i plusieurs i lies auxquelles il donna des noms. Il dit dans son journal que plus il s'éloignait du 'Welcome , moins la marée montait , et qu'elle finissait par devenir insensible. Le 9 août , il entra dans la rivière de Nelson , et, en la remontant, il trouva renversée la croix que Button avait élevée sur ses bords; il la rétablit et y attacha une inscription gravée sur une plaque de plomb. Les vents contraires l'empéchèretit d'avancer; alors il i alla à i l'est et rencontra le 29 août le capitaine James, qui était parti à peu près en mème temps que lui pour le mème objet. 11 explora ensuite la partie méridionale de la baie de Hudson jusqu'au cap HenrietteMarie. Ainsi , il la parcourut dans une étendue de près de neuf degrés en latitude. Comme il avait l'espérance de trouver un passage dans cette partie de la baie , il fit voile au nordest vers l'He de Nottingham ; et après avoir reconnu différentes pointes de terre , il vit le 20 septembre , un peu au delà (lu cercle polaire , un promontoire qu'il nomma i Lord Weston's Portland i, parce qu'il a , en effet , quelque ressemblance avec la pointe de Portland en Angleterre. Au nord de ce cap , la terre courait au sudest. Il l'appela i Fox's Farthest i; cette lie est nommée sur quelques cartes i James Island i; tuais une partie de la côte du détroit de Davis, vis-àvis l' île Disco dans le Groenland , portant le meule nom, il conviendrait, pour éviter la confusion, de conserver le nom de Fox à l'île dont ce navigateur a découvert la pointe la plus septentrionale, et dont un cap au sud-ôuest reçut de lui le nom de cap Charles. Depuis quelque temps, Fox voyait plusieurs de ses gens tomber malades. Les gelées devenaient plus fréquentes et gènaient la manoeuvre: Il quitta ces parages vers la fin de septembre et arriva aux Dunes le 21 octobre , sans avoir perdu un seul homme ni éprouvé le moindre dommage. La relation de son voyage, écrite en anglais, est intitulée : i Le Nord- Ouest de F0. 2 i:, ou Fox de retour du NordOuest, Londres, 1635 avec une carte. Elle prouve que l'auteur était un homme fort instruit et un trèshabile marin. On y trouve, en effet, des observations précieuses sur les glaces, les marées, les courants, les variations de la boussole et les aurores boréales , qui toutes appartiennent plutôt à la physique générale qu'à la navigation. Il établit dans ia préface et dans la conclusion de son ouvrage que les hautes marées qu'il avait rencontrées au Welcome ne pouvaient absolument pas venir par le détroit de i Hudson i , mais devaient y , être amenées par un océan occidental , et il affirme l'existence du passage que l'on trouvera le long de la côte du Welcome , parce que c'est le point où les marées sont le plus hautes et qu'il y a des baleines; il ajoute que l'on y découvrira un passage large et ouvert situé sous un climat tempéré. Il fonde cette assertion sur sa propre expérience , ayant observé que , plus il était monta vers le nord dans la baie de Hudson , 'plus il avait trouvé le temps chaud et la mer dégagée de glaces. Les voyages entrepris postérieurement n'ont pas confirmé les suppositions de Fox ; mais il n'en a pas moins le mérite d'avoir fait le premier connattre avec précision une partie des parages qu'il a parcourus; ; la justesse de ses indications a été prouide , puisque les noms qu'il a donnés se trouvent encore sur les cartes; il y a conservé ceux qui avaient été donnés par les navigateurs précédents. Sa relation est précédée d'une introduction dans laquelle il se plaint de i ce i que l'on n'a pas suivi la découverte avec assez de persévérance. il donne l'histoire de tous les voyages faits depuis les temps les plus reculés; il porte sur les découvertes faites dans chaque expédition un jugement qu'il accompagne de remarques, et il essaye de fixer les latitudes auxquelles se sont élevés les navigateurs, quand i ceux- ci ont i négligé de les déterminer
  • Luc GAURIC( 1476) : mathématicien et astrologue, né le 12 mars 1476, à Gifoni dans le royaume de. Naples, s'appliqua à l'astrologie indiciaire et obtint par ses succès dans cette vaine science une réputation qu'il n'aurait jamais acquise par ses connaissances positives. Il parait qu'il était sans fortune, et qu'il fut d'abord obligé pour vivre de donner des leçons de mathématiques. Scaliger le père fut de tous ses élèves celui qui lui lit le plus d'honneur et qui lui témoigna aussi le plus de reconnaissance de ses soins. L'événement ayant justifié quelquesunes de ses prédictions, il quitta le métier ingrat et pénible de maltre d'école pour celui d'astrologue, plus honorable alors et surtout plus lucratif. Cependant il apprit à ses dépens que ceux qui venaient le consulter ne désiraient connaître l'avenir qu'autant qu'il leur était favorable. Bentivoglio, seigneur de Bologne, était détesté du peuple pour ses cruautés : Curie lui prédit qu'il serait chassé de ses États ; ce qui n'était pas difficile à prévoir d'après la disposition des esprits. Le tyran, irrité de sa hardiesse, le condamna à cinq tours d'estrapade ; 1 souffrit longtemps des suites de ce supplice, qu'il aurait évité avec un peu plus de prudence . Catherine de Médicis lui demanda ensuite l'horoscope de Henri II ; mais il n'employa cette fois que des termes vagues et qui ne pouvaient le compromettre, ni lui ni son art. Gauric professait les mathématiques à Ferrare en 1551 , et il prononça cette année un discours latin à la louange de l'astrologie. Quelque temps après il se rendit à Rome, où il parvint à se faire de puissants protecteurs. Le cardinal Farnèse lui fit obtenir en 1545 l'évêché de Civitata ; mais il s'en démit au bout de quatre années, et revint à Rome, où il mourut le 6 mars 1558 dans sa quatrevingtdeuxième année. Il est inhumé dans l'église d'Ara Cceli avec une. épitaphe. Les OEuvres de Luc Gauric ont été rucueillies et publiées à Bâle, 4575, 3 vol. On y trouve l'Éloge de l'astronomie ou de l'astrologie, car l'auteur confondait ces deux sciences ; 0 une Description de la sphère céleste ; un Traité du mouvement des cinq planètes; des Notes sur les tables astronomiques d'Élisabeth d'Espagne et d'Alphonse le Sage; un Calendrier ecclésiastique; le Calendrier de Jules César; plusieurs Traités purement astrologiques ; une Méthode pour apprendre la grammaire ci toutes sortes de personnes dans l'espace de trois cents heures ; l'Eloge des belles- lettres, des poètes anciens et de la vraie noblesse. La plupart de ces ouvrages avaient déjà été imprimés séparément. Les Tollius, dans son traité De infelicilale lilteralorum , et après lui Teissier disent que Gauric mourut des mauvais traitements que lui fit éprouver Bentivoglio ; mais c'est une erreur. Boccalini a introduit cet astrologue dans ses Raggnayli di. Parnasso; et Apollon lui demande pourquoi ayant deviné si juste le manieur de Bentivoglio, il n'a pas prévu le sien propre. Gauric répond que c'est parce qu'il ignorait l'instant précis de sa naissance. Lé dieu se moque de cette défaite et raille ensuite FieFean beee4iPi mérite bien 41êtrP suivants ne font pas partie du recueil qu'on vient d'indiquer : 1° De conceptu natorum et septimestri partu ex Valenti Antiocheno, Venise, 1533 2° De eclipsi solis miraculosa in passione Domini observata ; item de anno, mense, die et bora conceptionis, nativitatis, passionis et resurrectionis dus, Rome, •539 ; Paris, 1553 ; 3° Ars in ystica de quantitate syllabarum in componendis versibus ne- cessaria, Rouie, 1545 t ; 4" des vers latins dans le premier volume des Delicice poëtar. italorum de Gruter ; Doctrina sinuum et amuira, Bile, 1567 à la suite du Primum mobile d'Érasme Oswald ; et enfin des Notes sur Almageste de Ptolémée, sur le Traité des naissances d'Abraham deus, et des Réflexions sur les jours critiques. La vie de Gauric a été insérée dans les Mémoires de Niceron, t
  • Luc GHINI( 1500) : médecin et botaniste italien , en 1300 à Croara , près d'Imola, et mort le 4 mai 1556 , fut le premier botaniste que le protomédicat de Bologne choisit pour occuper la chaire des simples, instituée en 153/ , et qu'il remplit pendant neuf années. Appelé à Pise en 15it , il y fonda le jardin botanique, dont il fut nommé directeur. Il passait le temps des vacances à Bologne, où il eut occasion de connaître Ulysse Aldrovandi , si célèbre depuis qui , en conversant avec ce savant botaniste, sentit augmenter sa passion pour l'étude des sciences naturelles. Afin de s'y perfectionner, ce seigneur passa à Pise, et suivit un cours entier des leçons de Ghini , qu'il écrivit de sa main , et dont on conserve le manuscrit à la Specola de Bologne. Ghini était aussi bon médecin que savant botaniste ; mais sa prédilection pour les sciences naturelles l'empéchait d'exercer la rué- decine. 11 a laissé un traité fort estimé : Alorbi neapolitani curandi ratio perbrevis , Spire, 1589 Cet ouvrage a eu plusieurs éditions. Ghini avait conçu le dessein de publier la description de différentes plantes qu'il avait soigneusement examinées, observées et dessinées : cette compilation formait déjà plusieurs volumes, lorsque Mathiole fit paraltre son Dioscorides ; Ghini se désista alors de son projet ; niais il eut la générosité (l'envoyer à Mathiole différentes plantes que cet auteur ne pouvait pas connaltre, en l'invitant à s'en servir dans une nouvelle édition. Mathiole témoigna sa reconnaissance pour un si noble procédé dans une lettre qu'il écrivit à Aldrovandi. Foy. Fantuzzi, dans sa Fie dAidrovandi, et le docteur Jean Calvi, dans son Commentarium histo- ricum pisani rireti, etc., Pise , 1777
  • Luc GIORDANO( 1632 - 1705) : peintre célèbre , né à Naples en 1632, dans une maison . Ce peintre avait une disposition toute particulière pour ce qu'on appelle les pastiches, c'est-àdire qu'il imitait, avec une facilité et une exactitude surprenantes, les manières des différents maîtres. Un jour, le roi d'Espagne , lui montrant un beau tableau du Hassan, lui exprima le regret de ne point avoir un second ouvrage du même peintre. Dès le lendemain , Giordano se munit, d'une vieille Longtemps appelé Jordans ou Jordane par les biographes Français; ce qui donnait souvent lieu de le confondre avec / tiques Jorda, ns, peintre de l'école flamande. Giordano signait quelquefois ses tableaux de la manière suivante Jordan. fecit, etc. Il est peu d'ateliers oit l'un ne raconte comme certain le fait suivant , que les peintres ont peut-étre invente pour donner une idée de l'excessive facilité avec laquelle Luc Giordano maniait le pinceau. Un jour qu'il était occupé à peindre un tableau représentant Jésus et ses disciples, il fut dérangé par son père qui l'appelait Pour Biner. u Lucas, criait le père par une tenètre , descends u fout de suite, la soupe va refroidir. — Je suis à vous, repoliu dit le fils ; je n'ai plus à faire que les douze apôtres. Toi/Fe, sur laquelle il peignit avec tant d'adresse un tableau dans le goût du Bassan , que peu de jours après ce pastiche, placé dans la galerie du monarque , fut pris par les plus savants connaisseurs pour un ouvrage du Bassan luimême. Une autre fois, il peignit de souvenir, sans préparation , et pour ainsi dire en une minute , la figure de sa femme absente, que la reine d'Espagne, devant laquelle il travaillait, disait avoir envie de connattre. La reine, qui le croyait occupé à toute autre chose, fut si surprise et si enchantée de cette espèce de tour de force , que, détachant de son cou une superbe chatne de perles, elle la remit à Giordano pour qu'il en fit cadeau à son épouse. Les critiques sévères refusent aujourd'hui à ce peintre une place au rang des grands modèles , c'est-àdire à côté des MichelAnge , des Raphaël , des Titien ; ils reconnaissent à la vérité la prodigieuse flexibilité de son talent, le feu de ses compositions, le moelleux de sa touche, et surtout l'effet séduisant de son coloris; enfin ils avouent que , dans presque toutes les parties de son art, le Giordano est dighe d'éloges; mais dans aucune , suivant eux, il ne s'est élevé au sublime, et les beautés de sa manière sont souvent plus brillantes que correctes. Tel est , ajoutentils, le sort des artistes qui visent à l'universalité des genres et qui ne peignent que de pratique, c'est-àdire d'après les diverses manières des autres peintres : leur talent n'a point de caractère déterminé, point de consistance, et, s'ils ont presque toujours la satisfaction de plaire à la multitude, ils méritent rarement d'avoir à leur tour des imitateurs. Ou peut toutefois, sans craindre d'être contredit par les artistes, considérer le Giordano comme un des peintres de l'école napolitaine qui était le plus richement pourvu des qualités vives et séduisantes, propres à tenir lieu, jusqu'à un certain point, ou d'une étude approfondie de la nature, ou de la supériorité du génie. Quelques écrivains l'ont appelé le Protée de la peinture : cette dénomination doit lui ètre conservée. Luc Giordano mourut dans sa ville natale en 1704 ou 1705. ll y jouissait d'une grande considération, à laquelle ses richesses et le titre de chevalier, qu'il tenait du roi d'Espagne, ne contribuèrent pas moins sans doute que la célébrité de ses productions. On assure d'ailleurs qu'il faisait un noble usage de sa fortune; (full donnait souvent ses tableaux aux églises pauvrement dotées, et que sa conver, cation, toujours vive et enjouée , le faisait re- chercher des personnes les plus considérables de la cour, où il était familièrement admis. On voit sa sépulture dans l'église de SteBrigide , dont il avait entièrement peint la coupole. Ses principaux ouvrages sont à Naples , à Madrid , à Florence et à Rome. On comptait aussi un bon nombre de ses tableaux dans la galerie de Dusseldorif, dans celle du duc d'Orléans, et, en dernier lieu, au musée du Louvre. F. Bartolozzi et J. Beauvar- let ont gravé, d'après Luc Giordano, le premier, Ste- Cécile mourante et Vénus caressant l'Amour; le second , l'Enlèvement d'Europe, celui des Sabines , le Jugement de Pdris et Acis et Galatée. Enfin ce maitre a luimême gravé à l'eauforte ceux de ses ouvrages qu'il aimait le mieux, et ses estampes, faites librement , ont beaucoup de prix aux yeux des amateurs. Douze cartons de Lue Giordano , représentant les Amours de Psyché et de Cupidon, appartiennent aujourd'hui à la reine d'Angleterre
  • Luc GORNICKI : en latin Goruicius, staroste de Tykoczyn et de Vasilkow, était chambellan du roi de Pologne SigismondAuguste. On a de lui quelques ouvrages importants , et qui ont été réimprimés plusieurs fuis. Ses Acta regni Polonhe ab anno 1538 furent publiés d'abord par son fils, chanoine de Vilna , en 1657 à Cracovie ; on en fit une seconde édition en 1654, et une troisième en 1752 : cette dernière, la plus soignée, a été publiée à Varsovie Un autre ouvrage de Gornicki, intitulé Dialogi de electionis libertiste legibus muribusque Polonhe , a eu également trois éditions, dont la dernière parut à Varsovie en 1751. C'est sur cette dernière édition que l'ouvrage a été traduit en allemand , Breslau, 1753; le traducteur y a ajouté des notes et la vie de l'auteur
  • Luc HOLSTÉNIUS( 1596) : dont le nom allemand était Holste, et non Holstein, naquit en 1596. Quand il eut achevé ses études dans le gymnase de Hambourg, sa patrie, il se rendit à Leyde. Vossius, Meursius , Ileinsius3 Scrivérius , faisaient alors l'ornement de l'université de cette ville. Il suivit exactement leurs leçons ; et, après avoir été leur disciple , il devint leur ami. Vers le mème temps, il se lia avec le célèbre Cluvier, qui le prit pour son compa- gnon de voyage lorsque; vers 1618, il parcourut à pied l'Italie et la Sicile. Ce voyage fini, Holsté- nius revint à Leyde , où il reprit le cours de ses études; et, pour suppléer à son peu de fortune, il se chargea d'une éducation particulière. Une plus belle carrière sembla , peu de temps après, s'offrir à ses talents. Une place vaquait dans le gymnase de Hambourg; il la demanda : son mérite était incontestablement plus grand que celui de ses concurrents ; d'ailleurs ils étaient étrangers, et l'on ne doutait pas que le sénat ne s'empressât, pour l'honneur et l'avantage de l'école, de favoriser Holsténius, ou plutôt de lui rendre justice. Mais il en fut autrement. On le rejeta pour lui préférer un homme inconnu. Profondément sensible à ce déplaisir, Holsténius renonça dès lors pour jamais à sa patrie , et résolut de consacrer aux étrangers des talents qu'elle dédaignait. Ses liaisons avec Cluvier lui avaient inspiré le goût de la géographie savante ; et il avait formé le projet de donner un recueil complet de tons les petits géographes grecs et latins. En 1622 il passa en Angleterre avec l'intention d'y recueillir, dans les bibliothèques publiques et particulières, des matériaux et des secours pour l'exécution de ce grand travail. Après deux ans de séjour à Londres et à Oxford, il se rendit à Paris, où il fut bientôt admis dans la société des frères Dupuy et de tous les hommes distingués par l'érudition. Le président de Mesmes, touché de son mérite , lui confia la garde de sa bibliothèque : emploi doux et commode , qui le mettait au milieu des livres qu'il aimait. C'est vers cette époque qu'il faut placer sa conversion à la religion catholique. Quelques biographes ont attribué son changement de communion au ressentiment qu'il avait conservé de l'injuste préférence donnée à ses concurrents par le sénat de Hambourg. Mais cet événement était déjà trop ancien pour que Holsténius pin en garder alors un souvenir bien vif. M. Bre- ilow a prétendu qu'il ne s'était fait catholique que pour avoir un libre accès dans les biblio- thèques d'Italie, qu'il avait le projet de visiter. Ce motif n'est ni plus chrétien , ni plus vraisemblable que l'autre. Les bibliothèques , ou parce qu'il ,ne pouvait jamais réussir à se contenter; peut-être ' aussi parce qu'il craignait les jugements du public, et surtout parce qu'il était, à ce qu'il semble , de ces esprits laborieusement paresseux, qui aiment à changer d'occupation , à passer d'une étude à une autre, et qui, commençant dix ouvrages immenses , finissent par ne laisser que des recueils et des notes. A ses projets déjà si vastes il en joignit bientôt un autre , celui d'un recueil de tous les monuments, de tous les actes qui concernent l'histoire des papes. Une lecture critique d'Anastase le Bibliothécaire , écrivain trèsutile et trop négligé , l'avait jeté dans cette nouvelle étude. H s'aperçut bientôt qu'Alph. Chacon , Panvinio , Platina et les autres biographes des souverains pontifes laissaient beaucoup à désirer, et s'étant mis à chercher dans les bibliothèques de Rome , il trouva un nombre immense de docu- ments inédits de la plus grande importance : mais il recueillit et ne publia rien. La critique de la Bible, les monuments anciens l'occupèrent aussi. Il collationna des manuscrits de l'Ancien Testa- ment; il fit un recueil considérable d'inscriptions. Mais ces travaux furent, ainsi que tous les autres, perdus pour le public. Balzac, dans une lettre à l'abbé Houchard , a critiqué agréablement cette manie de Holsténius d'amasser toujours et de ne rien publier, ou de ne donner que de trèscourts morceaux. Cet abbé Houchard vivait à Rome dans l'intimité de Holsténius. « Je ne doute « point, lui dit Balzac, des grandes richesses de « M. Holsténius; je me plains seulement de son « bon ménage. Que sert l'abondance sans la libé- « ralité?... Il faudrait qu'il possédât moins , ou « qu'il donnât davantage. Et quoique je sache qu'il « amasse pour la postérité, et qu'il enrichira nos « neveux, il me semble qu'il ne devrait pas ce-« pendant nous déshériter, ni garder la meilleure « partie de sa gloire pour un avenir qu'il ne verra « point. » En 1636 le cardinal s'attacha plus particulièrement Holsténius : il lui confia lasarde de sa bibliothèque, que quittait Suarès , promu à l'évèché de Vaison ; et l'ayant fortement reco au pape Urbain VIII, il obtint pour son protégé un canonicat du Vatican. Le successeur d'Urbain , Innocent X , ne témoigna pas moins de bienveillance à Holsténius ; il le fit garde de la bibliothèque du Vatican, et avait même l'inten- Lion de lui donner le chapeau , en reconnaissance du zèle avec lequel il s'était employé pour accom- moder les différends qui existaient entre lui et les Barberini. Holsténius fut aussi dans la faveur d'Alexandre VII, qui porta la tiare après Innocent. Alexandre le fit son commensal ; il le chargea de plusieurs grandes affaires. Ce fut Holstéfins qui fut envoyé à Inspruck, auprès de la reine Christine, pour recevoir son abjuration , et l'admettre dans la communion catholique. Cette distinction tenait trèsprobablement au même motif qui l'avait fait choisir pour le voyage de Pologne, à sa connaissance de la langue allemande, que personne à la cour de Rome n'entendait et ne parlait. C'est ainsi qu'il avait été employé à la conversion de Frédéric , landgrave de Darmstadt, qui se fit catholique en 1637. Depuis il employa son éloquence, avec un égal succès, à la conversion d'un grand seigneur danois nommé Ranzaw. Quoique catholique trèszélé , Holsténius s'opposa autant qu'il fut en lui à la censure , souvent trop rigoureuse , que la congrégation de l'Index exer- çait contre les ouvrages des réformés. Il obtint que le livre de Grotius, Sur la liberté de la mer, pùt se vendre publiquement à Rome. Il défendit aussi l' Aristarque sacré de Dan. Heinsius auprès de son cardinal. A cette occasion nous traduirons un passage d'une de ses lettres : « Un des cardi- « naux les plus distingués , qui se croit et à qui « beaucoup de gens croient un esprit peu co quelques vers qui ont du mérite et de la facilité.. 11 en avait fait d'autres, qui sont perdus, ou que du moins nous n'avons pu trouver. Nous avons, par exem- ple, inutilement cherché ceux qu'il composa , à la demande de Peiresc, sur la mort de l'orientaliste Schickard. En 1621 il avait fait réimprimer l'Institution péripatétique de Nunuesius. Il contribua utilement, comme nous l'avons déjà dit, par la traduction latine de sept homélies , à l'édition de SaintAthanase donnée à Paris en 1627. 11 ne fut pas moins utile à celle d'Eusèbe, que le P. Vigier publia en 1628, en corrigeant sur un manuscrit de la bibliothèque du roi le traité contre Hiéroclès, et en yjoignant de bonnes remarques. Elles ont été réimprimées par Oléarius, qui a placé ce traité d'Eusèbe à la suite de la Vie d'Apol- lonius par Philostrate. Un ouvrage plus important, c'est l'édition grecque et latine qu'il donna à Rome , en 1630, de la Vie de Pythagore et du traité f le l'Antre des Nymphes par Porphyre. Il y joignit , qui reparut à Paris trois ans après. Le cardinal Barberini, héritier de ses manuscrits, fit paraltre à Rome, en 1662, une collection de synodes et autres monuments ec- clésiastiques, dont Holsténius avait commencé l'impression. L'année suivante , là passion de StBoniface , et celle de StePerpétue et de SteFe'- licité, et des remarques importantes sur le martyrologe de Baronius, furent publiées à Rome d'après ses manuscrits. H. de Valois joignit, en 1673, à son édition de l'histoire d'Évagre , 'trois dissertations sur des matières ecclésiastiques, que Holsténius avait composées autrefois pour l'Académie Basilienne. On appelait ainsi une réunion littéraire fondée par le cardinal Barberini , et dont les assemblées se tenaient dans le couvent de StBasile. C'est peut-être aussi pour cette Académie qu'il composa la description (l'un 1. 4m- phceum la dissertation De Pila Staffilari, et une remarque sur le Milliaire (l'or, que Grvius a insérées dans le 4e volume de son Trésor des anti- quités romaines, et que Rickius avait déjà imprimées à la suite des notes de Holsténius sur Étienne de Byzance. Ces notes, l'un des plus importants ouvrages de llolsténius, et celui qui donne la plus haute idée de son érudition géographique, furent mises en ordre et publiées en 1679 par Hickius , à qui le cardinal Barberini les avait remises. Il y joignit un éloge de Borée , badinage que Holsténius avait composé pour l'Académie des Humoristes, et qu'il cùt peut-être mieux valu ne pas tirer de l'oubli. Le cardinal Barberini rendit un meilleur service à la mémoire de Holsténius et à l'érudition en se chargeant luimème de publier de nombreuses remarques sur la Géographie sacrée du P. Charles de StPaul , sur l'Italie de Cluvier et le Trésor d'Ortélius , que Holsténius avait en mourant confiées à ses soins , et qui sont le résultat de travaux considérables et d'une lec- turc infinie. Ces remarques furent publiées à Rome, en 1666, à part, et sans le texte des auteurs; ce que nous remarquons, parce que l'on a dit, à l'article de CHARLES DE STPAUL, que sa Géographie avait paru à Rome, cette mème année, avec les notes de Holsténius, ce qui n'est pas exact. M. Boissonade a publié à Paris, en 1817 un recueil assez considérable de lettres de Holsténius , adressées à Peiresc, Doni , Nicolas Ileinsius, Lambecius, Sirmond , Dupuy, et autres savants hommes de ce temps. Elles sont au nombre de 114, dont 48 étaient inédites. Presque toutes sont intéressantes, et contiennent sur la vie de Holsténius, sur ses travaux et sur l'histoire littéraire de cette époque des renseignements que l'on chercherait vainement ailleurs
  • Luc LONGHI( 1507 - 1580) : peintre, né à Ravenne en 1507, excella dans le portrait. Vasari, qui prétend l'avoir dirigé par ses conseils, regrette qu'il n'ait point fréquenté les écoles, où il aurait pu agrandir son style et devenir un artiste du premier rang. On voit par les ouvrages nombreux qu'il a faits pour la v ille de Ravenne, ou qu'il a exéciliés pour l'église de StBenoit de Ferrare, pour l'abbaye de Milan, etc., que sa composition a encore quelque chose de la manière antique : ce-' pendant elle se rapproche du style moderne dans ses derniers ouvrages; et, quoique Vasari attribue ces progrès à ses conseils. rien n'y ressemble iti faire de ce maitre. Dans tous on trouve une Yierge et l'Enfant Jésus , accompagnés de plusieurs saints et d'un ange d'une beauté céleste. 11 mourut le 12 août 1580. — Barbe LON-.111, sa fille, et Franrois LONGE'', frère de cette dernière, s'adonnèrent également à la peinture, mais aVee 1110iIIS de succès. — Pierre LONCen, (rune autre famille . ne à Venise en 1.702. fut dé\ e de Ralestra et de Crespi. et déploya surtout un talent original dans ses peintures de mascarades et de rourersations et dans les paysa- : ies dont il a orne la plupart des palais de Venise. — 11eu-0,14re Lo.c.Ri. son tils . ne en 1733. se distingua dans le portrait et la gravure à l'eau,- forte. Fié\ e de Joseph Nogari • il fut employé par la plupart des nobles de Venise _ dont il fit les portraits. 11 culti. a en méme temps la gravure-. et. en 176:1. il publia un volume eontenant la vie des peintres d'histoire de l'école Nenitienne de ffli siècles et leurs portraits graN e? à 1.eauforte. Les notices sont redigées avec secherese . et on lac,use mètne d'avoir_ par un motif de jal,Nusie. omis Mles &'plusieurs- artistes distingues . il n'a point oublie d.. mettre .1.1ai propre portrait ni d'y parier de lui d'une manix‘re fort avantageuse. Loughi a gravé d'aie se son père quelques sujets de eenre
  • Luc MILBOURNE : ecclésiastique anglais, mort en 1720, est moins connu par ses propres ouvrages que par le ridicule dont Dryden et Pope l'ont couvert et qu'il s'était attiré par d'injustes agressions. On a de lui : 1° trente et un Sermons publiés de 1692 à 17'20 ; 2° une Traduction enrets des Psaumes, 1698 ; 3° Remarques sur le Uirgile de Dryden, 1698. On trouve à la fin la traduction en vers de la première et de la quatrième Eglogue, et du premier livre des Géorgiques par Milbourne ; traductions qui ne valent pas mieux que ses remarques
  • Luc ORNANO : général des insurgés corses en 1731, né à SantaMaria , arrondissement d'Ajaccio, descendait d'une branche de l'illustre famille des précédents. Quoique Luc Ornano concourût après 1729 avec les autres chefs de l'insurrection corse à soustraire sa patrie au joug des Génois, son caractère inconstant et son ambition l'égarèrent au point de le faire remarquer d'abord au nombre des partisans les plus exaltés du roi Théodore , qui le créa marquis et commandant général des provinces méridionales de son royaume. Les mêmes causes le poussèrent à accepter des Génois le titre et les honoraires de colonel d'infanterie. Mais ce dernier engagement, qui au surplus n'était qu'un leurre offert pour le détacher de la cause de sa patrie, n'eut jamais assez de pouvoir pour décider Luc Ornano à prendre les armes contre ses conci- toyens. Au contraire, lorsqu'il eut acquis plus tard la preuve certaine de la duplicité et de la perfidie des ennemis, il se jeta de nouveau dans les rangs des défenseurs de la nationalité corse, qu'il soutint, quoique bien faiblement, jusqu'en 1751, époque à laquelle il rentra pour toujours dans la vie privée
  • Luc PACCIOLI : en latin Pariolus , religieux franciscain et mathématicien du 15' siècle, surnommé De Burgo, parce qu'il était né à BorgoSanSepolcro, en Toscane, eut beaucoup de part à la renaissance de la science qu'il cultivait. Il parait qu'il avait voyagé dans l'Orient. Il enseigna les mathématiques à Naples et ensuite à Milan, où il remplit le premier une chaire fondée par Louis Sforce. Il rapporte luimême dans son Traité d'architecture qu'il s'y trouvait avec Léonard de Vinci de 1496 à 1499 et que de là ils passèrent ensemble à Florence. Il enseigna aussi à Rome et se loue de l'accueil qu'il reçut de Paul III. Enfin il expliquait Euclide à Venise en 1508.11 eut beaucoup de disciples, dont il donne les nombreuses listes dans ses ouvrages. On a de lui en italien mêlé de dialecte vénitien : P Suntma, de arithmetica, geometrica, proportioni e proportiona- lità, etc. , Venise, 1494 ibid., 1523 Ce livre est divisé en deux parties, l'une relative à l'arithmétique, l'autre à la géométrie. La première est trèsremarquable. 2° De divina proportione opera à tutti gl'ingegni per- spicaci e curiosi necessaria, etc., Venise, 1509 figures . L'ouvrage est dédié à Louis Sforce et commence par les éloges de la ligne divisée en moyenne et extrême raison, dont il détaille treize ell'etti ou utilités. Cette division joue effectivement un grand rôle dans la géométrie des polygones et des corps réguliers et justifie presque le nom emphatique que lui donne M. Libri, dans son Ilislaire des sciences mathématiques en Italie, et M. Chasles, dans un Histoire de la géométrie, sont entrés dans des détails étendus au sujet de cet ouvrage important. Les 87 figures qui l'accompagnent sont de Léonard de Vinci ; l'auteur k dit expressément dans sa dédicace nostri Leonardi manibus sculpta). Plusieurs de ces figures concernent l'architecture , d'autres représentent un alphabet trèsbien dessiné et indiquant les proportions des lettres. Le livre est d'ailleurs important au point de vue des mathématiques ; ce qu'il dit des polyhèdres , en y joignant les signes algébriques des différentes puissances , est digne d'attention. Be—r. Paccioli en l'appelant proportion divine. Une forte partie du livre est composée de planches représentant l'application de la proportion divine à l'architecture et à la formation des lettres capi- tales, qui ont paru de si bon goût à Montucla , qu'il soupçonne qu'elles sont tirées des monuments anciens dont il est question dans le titre de la Sumnta de arithmetica . 3° Libellus in tres partiales heactatus dirisus, quorumcurnque corpo- runt regularium et dependentium activoe perscruta-
  • Luc ROTGANS( 1645 - 1710) : l'un des poètes les plus dist sur le Parnasse hollandais, naquit dans l'aisance, à Amsterdam, au mois d'octobre 1645, et perdit dès son bas àge les auteurs de ses jours. Une aïeule respectable se chargea de son éducation l'étude des langues anciennes en fit essentiellement partie, et les poètes latins eurent pour lui un attrait particulier. Toutefois la guerre de 167, dont le début fut si alarmant pour la hollande, lui fit prendre le parti des armes, et il entra au service comme enseigne. Le peu de chances d'avancement lui fit quitter cette carrière dès 1674, et il s'établit avec ses livres dans une maison de campagne dite Kromwycic, que possédait sa grand'inère sur les bords riants du Vecht, en tre Amsterdam et Utrecht. Les Français l'avaient dévastée, mais elle ne tarda pas à sortir plus belle de ses ruines. Après la paix de Nimègue. Rotgans fit un voyage à Paris. A son retour, il épousa AnneAdrienne de Sallengre, qu'il perdit en 1689 et qui ne lui laissa que deux filles. Il continua de vivre à la campagne et trouva sa grande consolation dans le commerce des Muses. On a de lui : 1° un poème épique trèsestimable, dont le héros est. Guillaume Iii, stathouder des ProvincesUnies et roi d'Angleterre. Ce poème est en huit chants ; l'ordonnance en est dans les bonnes règles de l'épopée, ce qui n'empêche pas que la contemporanéité des faits n'en rende la marche un peu trop régulière. L'auteur s'est arrèté à la paix de Ryswick : il a été frustré dans son espérance de conduire son héros au delà de ce terme. Le mélange des idées du christianisme avec les fictions de la mythologie païenne a fourni un légitime sujet de reproche. 20 Deux tragédies originales en cinq actes, qui sont demeurées au thatre ou qui du moins y ont joui longtemps d'un succès peu commun, l'une intitulée Enée et Turnes, l'autre, Scylla. Le sujet en est pris dans le huitième livre des liétamorphoses d'Ovide. 3. Un poème descriptif en deux chants. dans le genre burlesque , sous le titre de la Ker- messe, ou la Foire villageoise; 4. des Poésies mè- lées , publiées après sa mort par H. Halma , à Leeuwarde , en Frise. On ne peut contester à Rotgans de la verve et de l'imagination. 11 entend bien la partie technique de la versification. Son style s'élève quelquefois d'une manière remarquable, mais il offre des inégalités que la critique censure à juste titre. Rotgans mourut à sa campagne de Kromwyck, du fléau de la petite vérole, le 3 novembre 1710
  • Luc SCHAUB( 1690 - 1758) : naquit à Bàle en 1690 et mourut à Londres en 1758. Après avoir fait ses études à Bâle et à StAubin , il fut créé docteur en droit et obtint la place de secrétaire près de l'ambassadeur d'Angleterre en Suisse , M. Stanyan , dont il a traduit en français l'ouvrage connu sous ce titre l'E tai de la Suisse. Il le suivit à Londres, d'où il revint la même année en qualité de secrétaire de légation de lord Cobham , ministre britannique à Vienne, après le départ duquel il resta dans cette ville pendant deux ans, comme chargé d'affaires. Il assista ensuite au congrès de Cambrai et se trouva employé successivement dans différentes missions diplomatiques près les cours d'Espagne, de France et de Pologne. George Pr le créa chevalier en 1720. Il revint en Suisse et rendit à son canton de fort bons services, en 1736, dans une contestation assez désagréable qui lui était survenue avec la France touchant la pèche du Rhin. Deux ans après, il eut quelque part à la médiation de Genève et se prononça ouvertement en faveur des magistrats contre la bourgeoisie. Le gouvernement de Bâle lui avait conféré une place honoraire au conseil d'Etat où il ne siégea point, étant retourné en Angleterre. Il cultiva les lettres , surtout la poésie
  • Luc SCHERMER( 1688) : poète hollandais, né à Harlem en 1688 et moissonné à l'âge de 22 ans, se consolait avec les muses des cruelles douleurs de la pierre. Le recueil de poésies mêlées qu'il nous a laissé, dans sa langue maternelle, prouve à quelle hauteur il n'eût pas manqué de s'élever s'il avait vécu assez longtemps. Il avait fait d'excellentes études à Leyde, et le goût des anciens se manifeste partout dans ses productions, qui sont en grande partie du genre bucolique. Elles ont été recueillies par Pierre Vlaming , bon littérateur et poète luimême; il les a enrichies d'une excellente notice sur Schermer, à qui de Vries, dans son Histoire de la poésie hollandaise , s'est plu aussi à rendre justice
  • Luc TRIP : poète hollandais, né à Groningue, et membre distingué de la magistrature de cette ville, y mourut en 1783. Il a laissé un receuil de méditations poétiques sur des sujets religieux, sous le titre de Loisirs utilement employés, Leyde, 1774 Ce volume, peu considérable, a suffi pour lui assigner un rang trèsdistingué parmi les poètes de sa nation. Sa verve est riche et féconde. On y regrette quelquefois l'absence d'harmonie et l'emploi d'expressions un peu mystiques. De Vries lui a rendu justice, dans son Histoire de la poésie hollandaise, t. 2, p. 246s52
  • Luc TOZZI( 1638 - 1717) : médecin , né en 1638 à Frignano, près d'Aversa, apprit tes belleslettres chez les jésuites et la médecine à l'université de Naples. Quelques observations publiées sur la comète de 1664 lui acquirent la réputation de savant. Vers cette époque , un jeune homme de beaucoup de talent , mais qu'on a cru mal à propos l'inventeur du thermomètre, était venu du fond d'une province pour porter les premiers coups à l'autorité de Galien. Il avait trouvé des amis et des protecteurs; mais il ne put pas captiver Tozzi , qui se mit à la tête d'une académie nommée des discordanti, pour balancer l'influence des inrestigaiiti, à laquelle étaient affiliés Th. Cornelio, Léonard de Capua , Porzio, l3orrelli, et en même temps pour s'opposer aux progrès des serreti , société nouvellement fondée par J.B. Della Porta, dans le but de propager les découvertes utiles. Cette rivalité réveilla l'attention de la cour de Rome, qui, alarmée par le titre mystérieux de l'académie de Porta , en ordonna la suppression. En attendant, Tozzi, agrégé à la faculté de médecine, fut nommé suppléant de Thomas Cornelio et bientôt professeur à l'université de Naples. Désigné pour succéder à Malpighi , il se rendit en 1695 à Rome, où il réunit aux fonctions d'archiatre pontifical celles de professeur de médecine à la Sapience. A la mort d'Innocent XII , il fut appelé en Espagne en qualité de premier médecin de la cour. Il allait franchir les Alpes lorsqu'il apprit à Milan la mort de Charles II. Désappointé par cette nouvelle, il revint sur ses pas, et, fermant l'oreille aux propositions de. Clément XI, qui aurait 'oulu le retenir auprès de lui, il se hâta d'arriver à Naples, où le duc de MedinaCeli , viceroi espagnol , le prit à son service et le nomma protornédecin du royaume. Tozzi mourut à Naples le 11 mars 1717. Ses ouvrages sont : 1° Rerondita nattirœ opera jam detecta, uhi circa comelam disseritur, Naples, 1665, ie. Ce livre n'est pas mentionné dans la Bibliographie astronomique de Lalande. Gimma s'est trompé en parlant d'une comète de 1674. 2° iledicina theoretica, Lyon et Avignon, 1681-1687 L'auteur n'établit aucun système; il se borne à exposer les opinions des anciens et des modernes sur les maladies et sur les différents remèdes. 3° In Hippocratis aphorismos commentaria, Naples , 1693, 2 vol. 4.; 4° Horarum œquinoctialium et antiquaruni erpositio, ibid., 1706 Dans ce Sébastien Bartoli, né, vers l'année 1635, à Montella , dans la principauté ultérieure, et mort à Naples en 1676. Dans un ouvrage posthume, publié par un de ses élèves , qui en a écrit l'éloge du vivant de l'auteur
  • Luc VAUBERT( 1644 - 1716) : auteur ascétique fort estimé, naquit à Noyon , en Picardie, le 8 octobre 1644. Se destinant à l'état religieux, il entra à dixhuit ans, le 21 septembre 1662, chez les jésuites, et fit son noviciat à Paris. Suivant l'usage général de la compagnie, on l'employa à l'enseignement, et après avoir enseigné les humanités, il fut nommé professeur de rhétorique, puis de philosophie. Vaubert fut admis à la profession solennelle des quatre voeux , et les prononça le 2 fé- - vrier 1678. Alors il se livra à la prédication, et remplit dans son ordre plusieurs emplois impor- tants; ainsi il fut recteur, puis préfet des pensionnaires au collège LouisleGrand , à Paris. employa ses talents et son zèle à composer des ouvrages de piété. Il mourut à Paris, le 5 avril 1716. On a de lui : I* Serenissimo duci Engui- nensium post captum Limborgum et liberatam obsi- dione Ilayensam carmen, Parisiis, 1673 Le P. Vaubert avait aimé et cultivé la poésie; néan- moins, l'ouvrage cité est le seul qu'il ait publié en ce genre. 9.° Exercices de piété pour les associés de l'adoration perpétuelle du saint sacrement, Paris, 1699, plusieurs fois réimprimé; 3" Traité de la communion , ou Conduite pour communier sainte- ment , Paris, 1704, Urbain Couslelier, gros vol. V Instruction sur la fréquente cornu: union , réimprimé à la suite des Entretiens avec Jésus- Christ, par le P. du Sault, 1836 Cet ouvrage a été réuni à l'ouvrage intitulé Sacramen- talische , etc., en 1728. 5° La dévotion à Notre Seigneur Jésus- Christ dans l'Eucharistie ; 2° édition, Paris, 1706, 2 vol. plusieurs fois réimprimé dans le 18' et 'Dème dans le 19° siècle. Cet ouvrage a été traduit en italien par le P. Bertolli, servite. 6' Le saint exercice de la présence de Dieu, divisé en trois parties : première, Dieu présent partout ; deuxième, ce que c'est que l'exercice de la présence de Dieu ; troisième, méthode pour converser avec Dieu. Cet ouvrage a eu plusieurs éditions; les plus récentes sont celles de Lyon, Rusand , 4829; puis, 1833, format 11 a été aussi traduit en italien. Le P. Vaubert a corrigé avec soin les Entretiens avec Jésus- Christ, du P. du Sault. Dans le premier volume de leur Bibliothèque des écrivains de la compagnie de Jésus, ou Nol icesbibliographiques , etc., in4°, les PP. Aug. et Al. de Backer ont indiqué les titres et toutes les éditions des oeuvres du P. Vaubert , principalement d'après M. Quérard
  • Luc BESSON( 1959) : cinéaste
  • Luc BORELLI : footballeur
  • Luc de Vauvenargues : moraliste français
  • Luc Estang : poète et romancier
  • Luc Ferrari : compositeur français
  • Luc JOURET : fondateur de l'Ordre du Temple Solaire
  • Luc LEBLANC : cycliste
  • Luc MERANDA : acteur
  • Luc MONTAGNIER : Médecin
  • Luc PLAMENDON : Starmania

Luc année par année

Signe astrologique de Luc

Couleur de Luc

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Métal de Luc