Le prénom James Masculin

Origine :

Fête :

03 Mai

Signification de James

James est un prénom masculin ayant connu plus de succès dans les pays anglophones, avant de s’imposer dans les pays francophones. Sa popularité a légèrement baissé ces dernières années.
Les plus distinctifs des traits de caractère des James sont le sens de l’amitié, l’hospitalité, la sympathie et la séduction. Ils se démarquent également par leurs facultés d’élocution et leur sens de la communication.
Le prénom James connaît beaucoup de variantes dont Diego (espagnol), Jack (anglais), Tiago (portugais), Jacques (français) et Giacomo (italien).
L’on rencontre surtout le prénom James dans le milieu artistique avec James Brown (chanteur), James Blunt (chanteur), James Joyce (écrivain et poète) et James Cameron (réalisateur).

Personnalité de James

Particulièrement efficaces dans le monde du commerce, ils s'épanouissent sur le terrain, dans le concret. Plus vendeurs que gestionnaires, ils sont faits pour le contact direct et les décisions rapides. Ce sont des tempéraments têtus et rusés qui n'en font qu'à leur tête, même s'ils vous donnent l'impression de vous suivre. Hommes de combat, volontaires, ils sont aussi contestaires et les échecs les stimulent.

Provenance du prénom James

Histoire de James

Etymologie de James

Les James célèbres

  • James ANDREW( 1773 - 1833) : directeur principal de l'école militaire pour le génie et l'artillerie de la compagnie des Indes anglaises, naquit à Édimbourg en 1773. Après avoir fait ses études à l'université de sa patrie, il fut admis à l'école militaire , où il se distingua parmi les élèves. L'administration de la compagnie des Indes lui ayant proposé de se rendre à Calcutta en qualité de professeur des sciences mathématiques et de directeur de l'école militaire, il accepta, professa avec succès pendant quinze années , et au bout de ce temps il obtint une retraite honorable. On doit à Andrew les ouvrages suivants : 1° une grammaire et un vocabulaire de la langue hébraïque ; 2° Système de chronologie sacrée ; 3' des Tables nautiques assez estimées. Depuis dix ans Andrew avait quitté le service de la compagnie ; il vivait retiré dans sa patrie, où il est mort le 13 juin 1833, regretté par les savants
  • James BAYARD : d'une famille distinguée des ÉtaisUnis, parcourut avec honneur la carrière diplomatique. Il fut un de ceux qui signèrent, le 25 décembre 1814, le traité de paix avec la GrandeBretagne. Bayard se rendit particulièrement utile par l'habileté avec laquelle il conduisit les négociations relativement aux Floriiles. En février 1815, il fut nommé ministre à StPétersbourg. Il venait de rentrer dans sa patrie, où il avait recueilli les témoi; gnages d'estime les plus mérités, et il se préparait à partir pour la Russie, lorsque la mort l'enleva, au mois d'août de cette même année
  • James BEATTIE( 1755) : naquit le 5 novembre 1755, à Laurencekirk, en Écosse. Son père était sim- pie fermier, ce qui ne l'empèchait pas de se livrer à son goût pour la poésie : on conserve encore dans la famille quelques pièces de vers de sa composition. James Beattie le perdit à l'âge de sept ans, et fut laissé sous la protection de son frère aîné, David Beattie. Les progrès que lit James dans l'école de Laurencekirk, et la réputation qu'il y acquit comme poète, déterminèrent David, malgré la modicité de sa fortune, à conduire son frère, alors âgé de quatorze ans, à Aberdeen, pour le mettre à portée d'y obtenir une bourse dans l'université. James se présenta au concours ouvert au collége Mareschal, première bourse, et demeura quatre ans à ce collége, dirigé alors par le savant Thomas Blackwell. Ses études finies, Beattie prit ses degrés, et retourna, âgé de dixhuit ans, à Laurencekirk. Il fut successivement maître d'école à Fordoun, et professeur à l'école de grammaire latine instituée à Aberdeen. il avait alors vingttrois ans. Le manque de livres, qu'il ne pouvait que difficilement se procurer, avait arrêté son goût pour l'étude de la littérature. Le défaut d'habitude du monde avait laissé à ses manières de la gaucherie, et à son caractère une sorte de timidité défiante, naturelle dans un homme que sa situation, toujours inférieure à ses moyens, n'a pas accoutumé à croire aux succès. Placé dans la sphère qui lui convenait, il se fit bientôt connaître par les progrès de ses talents. Dès son arrivée à Fordoun, il avait fait insérer plusieurs pièces de vers dans un journal littéraire d'Édimbourg intitulé the Scots Magazine. Après un séjour de quelque temps à Aber - deen, ses amis l'engagèrent à publier un recueil de ses poésies. Elles furent annoncées par souscription, en 1760, et parurent en 1761, à Londres. Ce recueil, composé d'odes, d'élégies, de stances sur différents sujets, et d'une traduction des Églogues de Virgile, annonce un goût sain, de l'esprit, du talent, de la sensibilité ; mais on y désirerait plus de chaleur d'imagination ou de sentiment. On y trouve des images heureuses, généralement empruntées au spectacle de la nature, une disposition d'esprit philosophique, des vers harmonieux, et des traductions élégantes et fidèles. Quoique, en publiant ce volume, Beattie eût fait un choix parmi ses premiers essais, cependant, lorsque son esprit se fut mûri et son talent perfectionné, il rougit de leur imperfection, à tel point, que, non content de les retrancher dans les éditions suivantes de ses oeuvres, il passa sa vié à tâcher d'en effacer le souvenir. Il n'en parla jamais à son fils, et son fils crut devoir, par égard, ne lui jamais avouer qu'il les connût. Néanmoins ces poésies furent réimprimées à Édimbourg, 1807 et 1808 et la première édition est la seule qui soit excessivement rare. Ses amis obtinrent pour lui, en 1760, la chaire de professeur de philosophie au collége Mareschal ; mais les études de Beattie s'étaient si peu tournées vers cette partie de l'enseignement, que, la première année, sans les manuscrits de son prédécesseur , il lui aurait été difficile de se tirer de son cours. Il parait même, qu'excepté quelques sermons prononcés pendant son séjour à Fordoun, où il avait suivi les études de théologie, les seuls morceaux qu'il eût écrits en prose se bornaient à la préface du recueil de ses poésies et à quelques notes de sa traduction de Virgile; mais la nouvelle carrière qui s'ouvrait à lui ayant dirigé ses idées vers un but nouveau, il en fit l'objet de tous ses efforts. C'est aussi dans la philosophie morale et critique que Beattie s'est particulièrement distingué. En 1762, il I composa son Essays on poetry and music , réimprimé à Londres, 1779 et plusieurs fois depuis ; traduit en français, Paris, 1797 en 1764, son Essais sur le rire el les ouvrages de plaisanterie, et, peu de temps après, son célèbre Essay on the nature and humilia- bility of truth , ouvrage dont la 8e édition parut à Londres, en 1812, qui établit la réputation de l'auteur et auquel les circonstances donnèrent un grand intérêt en Angleterre et surtout en Ecosse, où les écrits de Locke, et plus récemment ceux de Hume, avaient tourné les esprits vers les discussions philosophiques. L'ouvrage de Beattie était dirigé contre la doctrine de Locke, des sensations, source unique de nos idées, et contre le scepticisme de Hume. Il distingue dans ce traité deux sortes de vérités : les unes que nous recevons d'une manière intuitive, c'est-àdire sans avoir besoin d'aucune preuve, au moyen de cette faculté qu'ont tous les hommes d'ètre frap- pés de certaines vérités incontestables, et qu'il appelle le sens commun. La seconde classe est celle des vérités qui entrent dans notre esprit au moyen des preuves ; celleslà sont du domaine de la raison mais tout raisonnement, aboutissant à un premier principe, nous ramène à l'intuition, qui est la source première de nos connaissances. Telle est la doctrine de Beattic : elle avait été mise au jour quelques années auparavant par le docteur Reid , également professeur à Aberdeen, dans ses Inquiry into 1u- man muid ; mais on n'y avait fait que peu d'attention. L'ouvrage de Beattie écrit avec chaleur, et même avec une véhémence I quelquefois déclamatoire , et plus polémique que [ philosophique, fit au contraire un grand effet, d'abord en Écosse, et bientôt après en Angleterre, où son poème du Minstrel obtint un trèsgrand succès, et attira plus particulièrement sur lui l'attention du public. Ce poème, le meilleur de ses ouvrages de poésie, fut composé en 1768, et la 1" partie fut publiée en 1770. Cette même année, Beattie alla pour la première fois à Londres, où il fut accueilli avec distinction par lord Littleton, le docteur Johnson, Burke, lady Montagne, etc. ; il jouit dans cette ville de tous les agréments que pouvait lui procurer sa réputation, * parvenue alors à son plus liant période. 11 y revint en 1773, et fut alors présenté au roi, qui lui accorda une pension. En 1774, il fit,paraitre à Londres son Ménestrel complet, et à Edimbourg une seconde édition de son Essai sur l'immutabilité de la vérité, accompagné de l'Essai sur la poésie et la musique, de l'Essai sur le rire, et d'un Essai sur l'utilité des études classiques. En 1777, il donna un Essai sur la mémoire et l'imagination, faisant partie de ses cours de philosophie à Aberdeen. En 1779, il publia, à l'usage des classes , une Liste de scotticismes, au nombre d'environ deux cents, et, peu de temps après, parut son Essai sur les songes. En 1785, il fit imprimer the Theory of language , un , de ses meilleurs ouvrages, accompagné de trois dissertations, sur la Table et le Roman, sur les Affec- tions de famille, et sur les Exemples de sublime. 11 publia ensuite un traité sur l'Évidence du Christia- nisme . En 1790, il donna le 1" volume de ses I Elements of moral science , dont le 2e parut en 1795. Cet ouvrage réimprimé à Édimbourg, 1807, 2' vol. ou 1 vol. est un résumé de ses leçons à l'université d'Aberdeen. Beattie avait eu d'abord le projet de le publier en latin, et on en a retrouvé dans ses papiers une grande partie écrite en cette langue, qu'il maniait avec élégance et facilité. En 1790, il publia à Édimbourg les oeuvres posthumes d'Addison, en 4 vol., avec une préface de l'éditeur. Beattie s'était marié en 1766; il avait eu de ce mariage deux fils de la plus belle espérance : il perdit l'un en 1790, à l'âge de vingtdeux ans, et le second en 1796, à l'âge de quinze ans. Ces deux pertes le plongèrent dans une douleur qui altéra sa santé, naturellement délicate. Dégagé des devoirs de sa place, à laquelle il s'était fait nommer un substitut, après la mort de son second fils, il se retira entièrement du monde, et se refusa même à la société de ses amis ; les trois dernières années de sa vie, il ne sortit point de sa chambre, et presque pas de son lit. Il mourut le 8 - août 1803. Ce qu'on remarque surtout dans ses écrits Une traduction française de cé potine a été insérée dans le t. 5 de la Bibliothèque étrangère, d'histoire et de littérature an- cienne et moderne, publiée par Aignan , Paris, 1825-1824 CH—S. F.S. Jacquier, pasteur de l'Église réformée, a publié une traduction de cet ouvrage, sous ce titre : Preuves de la vérité de la religion chrétienne, présentées dans un exposé simple et rapide, avec des notes. Paris, 1825 CH—S. philosophiques est la clarté, une grande pénétration, plus de subtilité que de profondeur ; mais un esprit net et sage. line s'attache pas à pénétrer trèsavant dans les idées métaphysiques ; il tourne plutôt sa philosophie vers l'application à la morale, qu'il étaie d'un grand nombre de faits ; ce qui, joint à la nature de son style, généralement trèsclair, quoiqu'un peu prolixe, et rempli de chaleur et de mouvement, a .contribué à rendre ses écrits extrêmement populaires. Son caractère était doux et modeste ; ses manières dans le monde étaient l'expression de son caractère, et son esprit avait de la gaieté. On conserve en Ecosse le souvenir de son talent et de son penchant pour les jeux de mots, preuve peut-étre d'un goût formé un peu tard par l'usage du inonde. Sir William Forbès a publié, en »1806 , An Account of the life and writings of James Beattie, Londres, 2 vol. qui contiennent un grand nombre de lettres inédites de cet homme célèbre
  • James BURROW : auteur anglais, mort en 1782, membre de la société des antiquaires de Londres, créé chevalier de la Jarretière en 1775, a publié les ouvrages suivants : 1° Anecdotes et Observations relatives à Olivier Cromwell et à sa famille, insérées dans I'Llistoria gymnasii Patavini, 1763 ; 2° quatre volumes de rapports publiés successivement en 1766, 1771 et 1776; 5° Décisions rendues par la cour du banc du roi de 1732 à 1772 , 1768, 1772 et 1776, 5 parties en 1 vol. L'Essai sur la ponctuation a aussi été imprimé séparément en 1773
  • James DODSON : professeur de mathématiques à Londres, vivait dans le 18C siècle ; il succéda à Hodgson dans la chaire de mathématiques de Christ- Church Hospital, en 1756, et mourut le 23 novem- bre 177 ; il a publié. The-..- Inti, Logarithmic Canon, ou Canon Anti- Logarillimique 1742. C'est une table des nombres de onze figures correspon- dants à tous les logarithmes ordinaires moindres que cent mille ; elle est disposée de manière à donner un nombre par son logarithme, et à ne pouvoir résoudre le problème inverse que par un calcul »assez long. Plusieurs savants s'étaient occupés de ce genre de table , mais leurs travaux n'avaient pas eu de suite : ce fut Dodson qui eut le courage de les entreprendre et de les exécuter jusqu'à certain point. Malgré leur utilité bien reconnue, malgré le zèle et le mérite de l'auteur, leur succès n'a pu balancer celui des tables ordinaires; nous ne croyons même pas qu'elles aient été mises en usage sur le continent. Dodson publia encore à Londres The Calculutor 1147. C'est un recueil de tables utiles et commodes, avec lesquelles on fait rapidement toutes les opérations de l'arithmétique. ; on trouve à la fin un abrégé de la table antilogarithmique. Dodson est plus connu en Angleterre par un ouvrage intitulé : The mathemali- cal Repository, et par son zèle pour les établissements d'humanité. C'est dans les leçons qu'il fit à l'école de l'hôpital de ChristChureh en 1756 qu'il donna la pmmière idée de la fondation d'une société pour l'assurance de la - vie ; plan qui fut exécuté quelques années après par Edouard Rowe Mores, sous la dénomination de The equitable So- ciety for assurance on lives and Survivorship
  • James HAKEWILL( 1778 - 1843) : né en 1778, mort à Londres le 28 mai 1843, est auteur de plusieurs ouvrages sur l'architecture ancienne et sur les beauxarts. Nous signalerons les suivants : 10 Histoire de Windsor et de ses environs, 1813, un fort volume avec 21 gravures et 14 vignettes. Hakewill avait dessiné luimème toutes les vues produites dans cette publication, qui ne fut pas moins bien reçue du public que la suivante : 2° Voyage pittoresque en Italie, 1818- 1820 et 63 planches, 12 parties. L'auteur avait rassemblé ses matériaux pendant un ' long séjour qu'il fit en Italie en 1816 et 1817. Le Voyage en Italie est accompagné des plans de Dorton flouse , Hatfield , Longleat et Wollaton en Angleterre. Le texte en est intéressant , et les gravures se font remarquer par la fidélité et la finesse de leur exécution. Turner y a fourni plusieurs planches d'un beau dessin, et entre autres le plan d'un édifice romain. 3. Voyage pittoresque dans l'île de la Jamaïque, 1825 d'après des dessins pris en 1820 et 1821 ; 4. Plans, coupe et élévation des abattoirs de Paris , avec des consi- dérations au sujet de leur adoption à Londres, 1828, 5. Essai sur le véritable caractère de l'ar- chitecture du temps d'Élisabeth, 1835
  • James HAMMOND( 1710 - 1742) : poee anglais, fils du précèdent, naquit en 1710, étudia à l'école de Westminster, et fut attaché comme écuyer à la personne du prince de Galles , Frédéric, jusqu'au moment où un amour mal récompensé vint égarer sa raison.,C'est à cette passion malheureuse qu'on doit ses Elégies d'amour : quoiqu'elles n'aient été publiées qu'après sa mort, c'est surtout durant sa vie qu'elles ont eu leur plus grande réputation. Comment ne pas admirer les poésies d'un homme dont les lords Cobham , Lyttelton et Chesterfield étaient les compagnons de plaisir et les admirateurs? Le lord Chesterfield en donna la première édition , avec une préface, où , malgré son enthousiasme pour ces Élégies. il ne peut s'empècher de reconnaître qu'elles avaient été écrites à l'àge de vingt et un ans , époque de la vie , ditil, où l'esprit et l'imagination s'exercent aux dépens du jugement et de la correction. Il paraît que Hammond recouvra par la suite toute sa raison , puisque nous voyons qu'il fut nommé en 1741 membre du parlement pour le canton de Truro dans le comté de Cornouailles. Il mourut, peu de temps après, le 7 juin lut à Stowe, résidence du lord Cobham. Sa maîtresse, miss Dashwood, mourut en 1779 femme de chambre de la reine Caroline, sans avoir jamais été mariée; et il faut avouer que le caractère qu'il lui a donné n'était guère propre à lui attirer des adorateurs. Samuel Johnson s'est montré trèssévère en jugeant les Élégies de Hammond ; il n'y trouve ni naturel , ni passion , mais seulement une froide pédanterie. a Où il y a tic-« tion, ditil , la passion n'existe point; celui qui a se peint comme un berger, et sa Nérée ou sa a Délie comme une bergère , ne sent aucune pas- sion. » Nous n'examinerons pas ici jusqu'à quel point cela est vrai. D'après ce jugement , on peut croire que Johnson aurait été peu flatté de voir les poésies de Hammond imprimées à côté des siennes , comme elles l'ont été dans un charmant volume intitulé The Laurel, etc. , Londres, 1806
  • James HARRINGTON( 1611) : écrivain politique anglais, naquit en 1611 à Upton, dans le comté de Northampton. Muni de la connaissance de plusieurs langues étrangères , et après avoir fait de bonnes études classiques, il passa en Hollande, où ses méditations se tournèrent bientôt sur la science du gouvernement. 11 disait souvent par la suite « qu'avant de quitter l'Angleterre il ne connais« sait l'anarchie , la monarchie, l'aristocratie, la « démocratie , l'oligarchie , etc., que comme des « mots durs à prononcer, dont la signification se « trouvait dans son dictionnaire. » Il entra peu après comme volontaire dans le régiment du lord Craven , fréquenta beaucoup à la Haye la cour du prince d'Orange , et celle de la reine de Bohème, fille de Jacques Ler, qui s'y était réfugiée, et visita successivement le Danemarck, l'Allemagne, la France et l'Italie. Il était à Rome à la fête de Noël , au moment où le pape distribuait des cierges bénits. Harrington témoigna le désir d'en avoir un ; niais s'apercevant qu'il fallait pour cela baiser les pieds de Sa Sainteté, il préféra de s'en passer. On raconta ce trait au roi, qui dit à Harrington qu'il aurait pu s'y soumettre seulement en signe de respect pour un prince temporel : Harrington répondit que, « depuis qu'il « avait eu l'honneur de baiser la main de Sa Ma« jesté, il pensait qu'il était audessous de lui de « baiser le pied de tout autre prince, » De retour en Angleterre à l'époque de la guerre civile, il se montra favorable à la cause du parlement ; mais il sut affecter tant de modération que , lorsqu'en 1646 le roi fut transféré de Newcastle dans le voisinage de la capitale , Harrington fut choisi pour lui tenir compagnie, comme un homme qui était étranger à toute espèce de parti. Le roi approuva ce choix , et il s'entretenait volontiers avec lui sur les matières de gouvernement , excepté lorsqu'il était question de république. Après avoir essayé de défendre son maitre, Harrington l'ae- compas na jusqu'à l'échafaud. Depuis ce terrible événement, il vécut quelque temps trèsretiré, occupé principalement à composer une espèce de roman politique, à l'imitation de l'Atlantide de Platon , et intitulé Oreona, nom par lequel il désigne l'Angleterre. C'est le plan d'un gouvernement républicain. Cromwell, dont la conduite n'y était pas ménagée, ayant appris qu'on imprimait ce livre, fit faire des recherches pour le découvrir. L'ouvrage fut saisi, et déposé à Whitehall ; mais l'auteur parvint ensuite à obtenir son manuscrit, le lit imprimer en 1656, et le dédia même au protecteur. Devenu , avec l'àge , plus entêté de ses opinions, Harrington forma une société composée de républicains ardents comme lui ; société qui se réunissait à Westminster, et qui subsista jusqu'à l'arrivée du général Monk. Après la restauration il s'occupa de réduire ses principes en aphorismes pour les répandre plus facilement, et il y mettait la dernière main lorsqu'il fut arrêté par ordre du roi le 28 décembre 1661 , et enfermé à la tour comme coupable de haute trahison. On l'accusait d'avoir pris part à un complot dont l'existence n'a pas été prouvée. Transféré à l'île StNicolas, et de là à Plymouth, il fit connaissance avec un docteur Dunstan , qui lui conseilla , pour se guérir du scorbut , l'usage d'une préparation de gaïac dans du café ; il en prit trop et tomba dans un état de délire qui se renouvelait fréquemment. Quelques circonstances firent soupçonner qu'on lui avait joué un mauvais tour, pour l'empêcher, disaiton , d'écrire des Oceana. Il suffit du moins de lire les portraits qu'il a tracés des Stuarts, et surtout de Charles ler, pour croire qu'il ne devait pas ètre agréable aux yeux de Charles Il. Il raisonnait cependant encore avec assez de justesse, excepté lorsqu'il s'occupait de son propre état : il ne parlait alors que de bons et de mauvais esprits, prétendait que ses esprits animaux s'exhalaient sous la forme d'oiseaux, de mouches, d'abeilles, etc.; et lorsqu'on lui objectait que ces chimères n'étaient que le produit d'une imagination désordonnée , il se comparait à Démocrite , qui, pour ses admirables découvertes en anatomie , fut regardé comme fou par ses concitoyens. C'est pourtant dans cet état qu'il se maria avec une femme à laquelle il avait fait autrefois la cour. 11 mourut à Westminster le Il septembre 1677. Ses ouvrages ont été pour la première fois réunis par Toland en 1700 en un volume le docteur Birch en a publié en 1757 une édition plus complète ; une troisième parut en 1747. Harrington a donné la traduction en vers de deux églogues de Virgile , et des six premiers livres de l'Énéide ; mais ce n'est pas à sa poésie qu'il doit sa réputation. L'Ocenva a été traduit en français, Paris, 1795, 5 vol. ; les oeuvres politiques, avec sa vie par Toland , l'ont été par M. Henry, Paris, 1789, 3 vol. les Aphorismes, par Aubin, avec une notice sur l'auteur, Paris, an 3 C'est David Hume qui , par les citations qu'il a faites de l'Ocrana dans son Idée d'une république parfitite lui a redonné une espèce de célébrité. Nous ne devons pas oublier ici ce passage de Montesquieu, liv. 11 , ch. 6, de l'Esprit des Lois : a Harrington , dans son Oceana, a examiné quel a était le plus haut point de liberté où la constitution d'un État peut être portée. Mais on peut dire de lui qu'il n'a cherché cette liberté e' qu'après l'avoir méconnue, et qu'il a bâti Chal(' ayant le rivage de Byzance devant les a yeux
  • James HARRIS( 1709 - 1780) : célèbre métaphysicien et grammairien anglais, né le 20 juillet 1709, à Salisbury, fit ses études à l'université d'Oxford. II acquit des connaissances littéraires fort étendues, et joignit à l'érudition puisée chez les anciens un esprit philosophique, un goût sùr , et d'excellentes vues sur les arts. Son application à ces divers objets ne l'empêcha point de remplir plusieurs fonctions publiques. 11 siégea dans la chambre des communes à diverses époques, fut nommé en 1762 un des lords commissaires de l'amirauté, passa de cette place en 1765 au bureau de la trésorerie, et devint en 1774 contrôleur et secrétaire de la reine. Il mourut le 22 décembre 1780. Harris était, par sa mère, neveu de lord Shaftesbury , auteur des Caractères. Il fut le père du lord Malmesbury, ministre plénipotentiaire envoyé pour traiter dela paix avec la France en 1796; et luimême avait été employé à StPétersbourg avec un caractère public. Mais c'est comme littérateur , et surtout comme grammairien philosophe , qu'il est principalement connu. Son ouvrage le plus considérable sous ce rapport est Hermès , ou Recherches philosophiques sur la grammaire universelle, en trois livres avec des notes , 1751 Il a été réimprimé plusieurs lois, et reproduit dans les Collectanea. critica , Londres, 1816 Justement apprécié en Angleterre et dans les pays étrangers, il le fut également bien en France. Sur la proposition de Garat, chef de l'instruction publique, le gouvernement français chargea M. Tliurot de traduire ce savant ouvrage; et , d'après le rappeirt fait par Ginguené, la traduction d'Hermès fut imprimée aux frais du gouvernement, Paris, an 4 avec des Remarques sur les théories grammaticales modernes dont Harris n'avait pu parler, et un Discours contenant l'histoire littéraire des grammairiens qui ont précédé ou suivi Harris, et servant d'introduction à l'ouvrage, comme les remarques en sont le complément. L'Hermès d'Harris méritait tous ces soins ; et si l'on en croit l'évêque Lowth dans la préface de sa Grammaire anglaise, c'est le plus beau et le plus parfait exemple d'analyse qui ait paru de- C'est sous ce nom que les Grecs honoraient l'inventeur des lettres ou le régulateur du langage ; et ils le représentaient par une tête avec des ailes, les mots étant, comme les appelle Homère, des paroles ailées, titre donné par un autre Anglais à l'ouvrage qu'il a écrit sur la grammaire. _..,„ puis Aristote. Après avoir montré la liaison intime de la grammaire avec la logique , et marqué les limites de la science grammaticale, Harris pose les bases de la proposition, et s'élève à ce principe de l'ancienne métaphysique, que les êtres dans la nature se divisent en substances et en modes; d'où il infère que tous les mots principaux, ou significatifs par eux- mêmes, se partagent en substantifs et en attributifs . H admet ensuite deux autres classes de mots, dans lesquelles il comprend l'article, la conjonction, la préposition, etc.: il nomme ces mots, accessoires, ou signficatifs par relation ; dénomination vivement attaquée par Horne Tooke, dans son chapitre sur la préposition, et par Court de Gebelin, qui ne veut pas que les conjonctions soient des mots vides de sens ou insignifiants par euxmêmes. M. Thurot , collaborateur d'Urbain Domergue à l'époque de la reprise du Journal de la langue française, en 1796, observe, dans les remarques jointes à sa traduction, que ce dernier s'est rencontré avec Harris , en remontant au même principe de classification, mais qu'il a embrassé généralement toutes les espèces de mots dans les deux classes qu'il en déduit . H convient de rappeler ici que les grammairiens de PortRoyal avaient remonté euxmêmes à une base logique générale, plus simple que celle de Harris , et plus déterminée que celle de Domergue, en divisant aussi les mots en deux classes : le les mots qui sont l'objet de nos pensées ; 2° les mots qui signifient la manière ou la forme de nos pensées . Au surplus, la grammaire d'Harris donne, dans le le, et le 2e livre, l'explication analytique, la définition , la fonction et l'emploi des différentes classes et espèces de mots, souvent comparées entre elles dans la langue de l'auteur et dans les langues grecque et latine ; et, quoiqu'il y reproduise fréquemment la doctrine des anciens sur divers points de la science grammaticale , Harris discute et analyse en maitre plusieurs parties, entre autres le verbe , et ne le cède pas à PortRoyal et à Dumarsais, avec lesquels il est d'accord sur la nature de cette classe de mots. Le 5e livre de la grammaire d'Harris sur l'origine et les éléments du langage , s'il n'était tempéré par quelques chapitres où brillent la critique et le goût unis à l'érudition, offrirait le plus généralement une métaphysique trop subtile ou trop élevée. L'auteur n'adopte l'axiome d'Aristote, Nihil fuit in inlellectu, etc., que pour les connaissances purement humaines ou physiques , et ne fait point dériver les signes de nos idées des sons produits par onomatopée, comme le prétendent le président de Brosses et Court de Gebelin. Le traducteur français a cru devoir supprimer, à ce sujet , quelques digressions d'une métaphysique prise de trop haut; mais il en a conservé les passages qui pouvaient du moins servir à l'his. toire de la philosophie ancienne. Dans un ouvrage non moins méthodique, intitulé Philosophical arrangements , '1775 Harris déploie une érudition encore plus vaste que clans sa Grammaire; mais on y trouve le ménie caractère d'une métaphysique souvent surannée ou trop abstraite. Considéré sous un autre rapport, Harris a produit des ouvrages qui montrent autant de goùt que de connaissances ; 1° trois TraitésDialogues, le premier sur l'art en général ; le deuxième sur la musique, la peinture et la poésie ; le troisième sur le bonheur, ou l'art de se conduire avec sagesse dans les événements de la vie, 1744 édition augmentée, 1773; traduit en allemand, Halle , 1780 Cet ouvrage se trouve réuni aux deux précédents, sous le titre de Miscellallies, Londres, 1772, 3 vol. 2. Recherches philologiques sur l'origine et les principes de la critique, sur les célèbres écrivains en ce genre tant anciens que modernes, avec un essai sur le goût et la littérature du moyen âge, et un Appendice, dans lequel on trouve des notes curieuses sur les progrès des lettres et de la civilisation en Russie , 1781 , 2 vol. La partie relative à l'histoire du moyen âge, qu'on peut regarder comme l'esquisse intéressante d'un ouvrage qui manque en partie à notre littérature , a été traduite en français par M. Boulard , Paris , 1786 Toutes les oeuvres d'Harris ont été réunies et publiées, en 1783, en 4 volumes et son fils, lord Malmesbury, en a donné une magnifique édition, avec une notice sur la vie et le caractère de l'auteur, Londres, 1801, 2 vol.
  • James HEATH( 1629 - 1664) : historien anglais, né à Londres, en 1629, et fils d'un coutelier du roi , fut expulsé, en 1648, de l'université d'Oxford, par les commissaires du parlement, comme partisan de la cange royale. Après avoir dissipé son patri- moine, il se maria, eut plusieurs enfants, recourut à sa plume pour les soutenir, et mourut dans la misère à Londres, en unit 1664. Ses ouvrages, quoique dépourvtis de méthode et de style, sont encore lus avec intérét , parce qu'on y trouve des faits qu'on chercherait vainement ailleurs, moine dans Clarendon. En voici les titres 1. Courte chronique de la dernière guerre intestine § dans les trois royaumes d'Angleterre, d'Écosse et · d'Irlande, 1661 augmentée ensuite par l'auteur et complétée de 1637 à 1663, en quatre parties, 1663, 1 gros vol. John Philip§, neveu de Milton, en fit une continuation de 1663 à 1675; 1676 e Elégies sur le docteur Th. Il Fuller, 1661 ; 3. Les gloires et les magnifiques triom- phes de l'heureuse restauration de Charles II, 1662 4° Flagellum, ou la vie et la mort, la nais- sance et l'enterrement d'Olivier Cromwell, le der- nier usurpateur, 1663 et 4665 3. édition, avec des additions ; 50 Élégie sur le docteur Sanderson, évéque de Lincoln, 1662; 6. Nouveau livre des loyaux martyrs et confesseurs anglais, qui ont en- duré les souffrances et les terreurs de la mort, etcpour le maintien du gouvernement juste et légitime de ces royaumes, 1663 7. Exposé court, mais exact, des affaires des Pays- Bas unis, I vol
  • James HERVEY( 1714) : théologien anglais, né à Hardingstone dans le comté de Northampton , en 1714, et élevé à Oxford , obtint quelques bénéfices ecclésiastiques de peu de valeur, avec lesquels il trouvait cependant le moyen de faire beaucoup de charités. 11 avait chargé une personne d'acheter diverses étoffes pour vêtir les indigents qu'il nourrissait, évitant toujours d'être connu pour leur bienfaiteur. Il mourut, le 25 décembre 1758, àgé de 45 ans , dans sa cure de WestonFavell, ne laissant que fort peu d'argent, qu'il destina encore à habiller quelques pauvres. Hervey était un homme instruit, un prédicateur éloquent et d'une sensibilité douce, que l'on retrouve dans tout ce qui est sorti de sa plume. Quoiqu'il eût du talent pour la poésie , les ouvrages qui ont fait sa réputation sont écrits en prose ; ce qui les distingue des Nuits d'Young, avec lesquelles ils ont quelque rapport : la touche en est plus faible; ils sont, d'ailleurs, ornés de Burnham , 17i3 8° onze Lapes à Wes- ley; 9. Lettres â lady Françoise Shirley, 1782 Les Méditations ont eu un grand nombre d'éditions ; la 21° est de 1781 : elles ont été élégamment réimprimées en 1808 , avec plusieurs autres de ses ouvrages, en 3 volumes ornés de 17 jolies gravures. Le Tourneur en a donné une traduction française , Paris, 1770 et et madame Thiroux d'Arconville une autre , Paris, 1771 On a imprimé à Londres, en 1782, the Beauties of Hervey, 1 vol. Le recueil de ses oeuvres forme G volumes Le colonel Burgess a publié pour la première fois, en 1811 , des Lettres élégantes , intéressantes et évangéliques , etc., Londres Baour de Lorinian a mis avec succès en vers français plusieurs morceaux des Méditations d'Hervey. On voit dans le Voyage aux Hébrides, par Boswell, que le docteur Johnson faisait trèspeu de cas des Méditations d'Hervey, et s'amusait à les tourner en ridicule. Il affectait d'en réciter des passages d'une manière niaise pour divertir ses amis, et en faisait des parodies trèsplaisantes. Boswell a conservé , entre autres , une Méditation faite sur un boudin. On trouve aussi dans le Massacbusett's Magazine, journal américain , un article sur le méme sujet, intitulé Sensibilité burlesque, écrit dans le mène esprit de dénigrement. L
  • James HOGG( 1772 - 1835) : poète et romancier anglais, ami , peme où se trouvent toutes les merveilles du genre romantique ; D, The perils of man , 3 vol. traduits en français par M*4* , Paris, 1801, 5 "pi. 3. The perils woman, 5 vol. , traduits par le même sous le titre des Trois écueils de la femme, Paris, 1825, 4 vol. 40 Madone, poifme en cinq chants; 5. Guide du berger, 1 vol. 6° OEuvres poétiques, 4 vol. Une des plus charmantes compositions de notre auteur est intitulée le Miroir poétique. Dès son début dans la carrière littéraire, Ilogg avait concouru à la rédaction de l'Espion , journal d'Édimbourg, et plus tard il fut attaché à celle du Blackwood Magazine
  • James HUTTON( 1726) : médecin, philosophe sceptique anglais, membre de la société royale d'Édimbourg, né dans cette ville en 1726, a obtenu un rang distingué parmi les géologues, quoique plusieurs de ses opinions aient été violemment attaquées. 11 s'attacha d'abord aux sciences mathématiques; mais il conçut bientôt une prédilection particulière pour la chimie après avoir vu le phénomène de l'eau régale , qui est le seul dissolvant de l'or. On sait que ce métal ne peut être dissous que par l'action réunie de deux acides, tandis que chacun d'eux suffit pour dissoudre tout autre métal. Les amis du jeune Hutton le placèrent dans un bureau ; mais au lieu de s'occuper à copier . Il prouve que le dernier est le rebut de la partie non fusible du charbon de pierre, mais trèsdifférent dans ses propriétés du rebut de la partie fusible du, charbon ordinaire. Il communiqua ensuite à la société royale d'Édimbourg, formée depuis peu, un essai de son grand ouvrage sur la Théorie de la terre, fruit de plusieurs années de travail ; il inséra aussi dans les Mémoires de la même société sa Théorie de la pluie. Cette théorie éprouva une opposition vigoureuse de la part de M. de Lue, et produisit des controverses soutenues de part et d'autre avec trop de chaleur. Après ces deux ouvrages, le docteur Hutton fit plusieurs excursions dans différentes parties de l'Écosse, pour comparer certains résultats de sa théorie avec les observations nouvelles. En 1792, il publia des Dissertations sur différents sujets de philosophie naturelle, dans lesquelles sa théorie, pour expliquer les phénomènes du monde matégel, parait avoir assez d'analogie avec celle du P. Boscowich. Le docteur Hutton ne se borna pas aux spéculations physiques : il dirigea aussi son attention vers l'étude de la métaphysique , et publia son ouvrage sur les Recherches des principes de la connaissance et des progrès de la raison, 1794, 3 vol. Les opinions métaphysiques avancées dans cet ouvrage se rapportent beaucoup àçelles du docteur Berkeley, et sont empreintes d'un audacieux scepticisme, et même d'un peu de mauvaise foi. Dans le courant de la même année parut, en un volume sa Dissertation sur la philosophie de la lumière, de la chaleur et du feu, qui peut être considérée comme une espèce de supplément aux deux ouvrages précédents. Il lit réimprimer séparément , ,en 1796, sa Théorie de la terre en 2 volumes avec beaucoup d'additions et un nouveau système minéralogique. Sentant toute la difficulté que présente l'hypothèse de la dissolution aqueuse de toutes les substances qui forment le globe, Maton a cru devoir faire intervenir l'action du feu dans ces grandes opérations : il suppose que, par une cause qu'il n'assigne pas, le globe a éprouvé un degré de chaleur suffisant pour le réduire à une liquéfaction ignée, à la suite de laquelle chaque substance minérale, suivant la loi des affinités, a cristallisé, soit régulièrement , soit confusément, en se refroidissant. Plusieurs de ses opinions ont été combattues par le docteur Kirwan et autres. La santé du docteur Hutton commença à décliner en 1792. Dans l'été de 1793, il fut attaqué d'une violente maladie qui , après quelques intervalles de convalescence, termina enfin sa carrière le 26 mars 1797. Le professeur Playfair, mort en 1797, à donné de grands détails sur James Hutton et sur sou système dans son ouvrage intitulé the Huttonian Geology. Ce livre a été traduit en français
  • James IVORY( 1765) : un des plus habiles mathématiciens de l'époque contemporaine , et un de ceux que la GrandeBretagne aime quelquefois à mettre en face des sommités continentales , bien que ce ne soit ni tout à fait un Gauss, ni même un Abel ou bien un Poisson, naquit en 4765 à Dundee, en Écosse, où son père était un assez mince horloger: L'Écosse alors était, on peut le Aire, en épanouissement intellectuel , et fournissait à sa hautaine et oinniconfiseante soeur plus que son contingent d'illustrations : c'était l'époque des quine , des. Dugald Stewart, des Smith, des lord Kames, des Burns, des Beattie; et sous peu ce devait être celle de la Revue d'Édinburgh et de Scott : aux historiens, aux romanciers, aux. grands.potqes, aux critiques profonds;aux métaphysiciens rénovateurs, devait aussi s'ajouter un mathématicien de premier ordre ou peu s'en faut. Cambridge seule croyait en avoir le monopole : aussi ses princes du logarithme et de la normale ne furentils pas médiocrement étonnés quand plus tard ils s'aperçurent que, du milieu des brouillards de la Calédonie,a I lait émerger un astre qui ne serait pas rangé parmi les nébuleuses et qui peut être serait coté de n+ grandeur, tandis que le leur continuerait à n'être que de /vue. Mais n'anticipons pas. D'ailleurs la vocation d'Ivory n'éclata pas immédiatement et d'emblée. Longtemps il sembla de ceux qui n'ont de vocation que par avis de parents. Son éducation élémentaire, qu'il reçut au collége de sa ville natale, ne fit surgir en lui nulle préférence décidée ; il mordait à tout, aux mathématiques comme au reste , mais son application n'était pas une passion, pas un culte, et il passait volontiers d'Euclide aux Catilinaires. Ces premières études terminées , et quand son père l'eut envoyé à l'université de StAndré , les choses commencèrent à changer : la trigonométrie sphérique, les courbes du deuxième degré , les séries trouvèrent leur place à côté de la philosophie, de l'histoire et des langues ; aux x vinrent s'associer les f. West, alors titulaire de la chaire de hautes mathématiques à StAndré, s'applaudissait d'un tel disciple. Ses éloges cependant ne firent pas d'Ivory un néophyte; le jeune homme, conformément au voeu de son père l'horloger, avait en vue la carrière ecclésiastique, à laquelle, sans doute, peut à toute force s'allier l'étude des mathématiques, mais qui n'en est pas l'alliée naturelle,- élastique et commode, surtout aux lieux où fleurit le puritanisme presbytérien; et, dès qu'il eut conquis son degré de maître ès arts , ce qui ne lui coùta pas moins de quatre ans d'études, il se toit presque exclusivement à la théologie , toujours sur les bancs de StAndré. Deux ans de dogme, d'hébreu et d'exégèse l'avaient à peu près suffisamment initié , quand, pour satisfaire à la lettre des règlements,qui stipulent trois ans d'études théologiques , il alla chercher, sinon nouvelle instruction , du moins nouveaux procédés et nouvelle atmosphère à l'université d'Edinburgh. L'atmo- sphère se trouva bientôt changée en effet : nous ignorons quelles brises plus douces souillèrent au lieu de la bise ecclésiastique; mais le jeune lévite ne montra pas grande impatience de monter au rang de ministre, quand l'expiration de l'année scolaire 1781-1785 amena l'instant de prendre les ordres; et Dundee, sa ville natale, s'étant, sur l'entrefaite, enrichie d'une haute école sous le titre d'académie, il s'y laissa, sans trèsforte résistance, installer en qualité de professeur de mathématiques et de philosophie naturelle . a Enfin donc, » vaton dire, « nous y voici ! voilà la vocation déterminée! voilà le West de l'avenir, comme l'eût dit Dante, sacré et mitré ! » Pas encore ! D'abord la physique et la chimie empêtraient sa spécialité. Mais, incident plus grave', trois ans après avoir pris possession de sa chaire, le jeune professeur l'abandonnait pour devenir industriel. Son père venait de mourir. A la tète de quelques capitaux par suite de cette perte, il entra comme sociétaire et comme gérarit dans un établissement pour la filature du lin à Douglaston, et la raison sociale fut lames Ivory et Ce. Les soins que pendant quinze ans de suite il ne cessa de donner à ces mille détails matériels qu'implique la moindre industrie ne l'empêchèrent pas de trouver des heures de reste pour s'adonner aux études qu'il avait, un peu par hasard d'abord, dégustées, et qui, à mesure qu'il s'avançait dans la vie, lui devenaient plus chères en même temps que plus familières. Esprit actif, il eùt péri d'ennui sous la monotonie de sa manufacture. Sagace et tenace, il lui fallait un travail qui , du même coup, mit toutes ses forces intellectuelles en jeu et rassasiât sa soif de savoir : les mathématiques sont dans ce cas. De plus, ce sont les études qu'il est le plus aisé au penseur de poursuivre économiquement et sans maître : peu de livres et quelques instruments, c'est tout ce qu'il faut pour parcourir le champ entier des éléments de la science. Veuton ensuite approfondir? bien que tout devienne plus complexe et plus ardu, les difficultés n'augmentent pas; les habitudes de concentration d'esprit sont prises , et si les ouvrages à lire sont plus nombreux , leur prix, du moins, ne les rend pas inaccessibles à qui ne veut pas se ruiner. Ainsi pensait Ivory, et infatigable dans ses veilles; après avoir épuisé tous les exposés synthétiques de l'analyse infinitésimale, il se mit à rechercher toutes les archives où s'enregistrent les découvertes, bulletins des sociétés sava n tes, magasins, revues, mémoires, pour se tenir constamment à la hauteur de la science ; il entra en correspondance suivie avec les premières sommités scientifiques de l'époque, les Playfair, les sir John Leslie, les Wallace, les Brougham, correspondance qui n'eut de terme que la mort de l'un ou l'autre des correspondants ou leur réunion au i»éme lieu. Aussi n'eutil aucune peine, quand en 1801, las de l'industrie et des fatigues de la gérance, il résolut de .eprendre l'enseignement, à trouver un poste seon son coeur. Ce fut la chaire de mathématiques ru collége militaire royal de Harlow : là, ni phy.ique ni chimie ne venaient attenter à la spéciaité qu'il cultivait. Quelque chose de mieux eût pu ui être confié, si l'on n'eût examiné que le mérite. dais Ivory n'avait que peu d'ambition ; et, d'autre )art, la renommée vint prompteinent le trouver fans son humble résidence : et le géomètre de larlow marcha bientôt ce que l'on appelle de pair avec es premiers analystes de l'Europe. Dès 1809, il i'annonça au monde savant par l'élégant et fécond léorème qui porte son nom et qui roule sur l'attraction des ellipsoïdes sur des points extérieurs juelconques. Newton et Maclaurin ne l'avaient léterminée que pour les- points intérieurs, le pre- mier mène s'en tenant aux points intérieurs situés sur l'axe. Legendre, mais à l'aide des séries, avait posé en fait que des ellipsoïdes , Si l'enfant qu'elle est vraie dans sa plus grande généralité, vu que , si le terme négligé peut devenir infini, néanmoins il reste toujours, par rapport aux termes conservés, infiniment petit.Quel. ques passes d'armes se suivirent encore de loin en loin, relatives au même épisode; mais, soit parce qu'il n'était plus possible d'en appeler sérieusement après l'arrèt du Bulletin, soit parce qu'on se lasse de revenir toujours sur les mimes pistes, soit surtout parce qu'lvory venait à cette époque de lancer un autre lièvre , tout naturellement la vue ! Enfin il déclara qu'il allait consigner dans un ouvrage spécial sa nouvelle théorie de l'hydraulique, suivie de toutes les conséquences qui en découlaient pour la détermination de la figure des planètes.... Ces derniers mots , en quelque sorte le postscriptum de sa réclame, indiquent assez quelles préoccupations le travaillaient pardessus tout : les lauriers de Laplace l'empêchaient de dormir; s'il attaquait Clairault , ce n'était que pour aller à Laplace. Il n'en vint pas à son honneur, et la théorie de Clairault reste inébranlable aux yeux de tous les géomètres de l'Europe, bien qu'il ait fini par paraltre, ce grand ouvrage tant annoncé qui devait réduire en poudre toute la théorie française. En Angleterre meure il n'eut qu'un faible retentissement : la voix d'Ivory n'était plus que comme un écho mourant , et ses malencontreux efforts étaient jugés. On voyait trop qu'il reprenait en sousordre des sujets traités déjà, soit pour en donner de nouvelles démonstrations évidemment superflues, soit pour les purger d'erreurs le plus souvent imaginaires. On voyait aussi qu'au milieu de toutes ses hautes prétentions, il n'aboutissait, le plus souvent, qu'à des formules empiriques. En réalité, l'on est affligé qu'avec de si rares aptitudes et après un début aussi brillant, Ivory, en définitive, ait dilapidé ses facultés et son temps en disputes qui laisseront des souvenirs stériles, et n'ait légué à la science qu'un théorème et quelques formules. L'Académie française des sciences fut plus généreuse, plus impartiale pour lui qu'il ne l'avait été pour la France dans le cours de ses débats : elle le nomma son correspondant, titre un peu plus rare et plus recherché par toute l'Europe, y compris la GrandeBretagne, que celui de • R. S. F. , membre de la société royale de Londres. D'autres distinctions , un peu moins éclatantes toutefois, étaient venues récompenser ses travaux : en 1814, il avait reçu la médaille de Cowley, et en 1839 il fut de nouveau gratifié d'une des médailles royales. A la pension qu'il recevait de l'office de la guerre comme ancien professeur à l'école militaire royale, et bien qu'il n'eût pas complété le nombre d'années voulu par les règlements, sonjami lord Brougham en avait fait joindre une autre de 500 liv. sterl. , par le roi Guillaume IV en 1831. Il survécut dix ans encore à cette dernière preuve de l'amitié des uns, de l'estime des autres. Sa santé n'avait jamais été , les poumons, du moins, et le larynx se reposèrent. Un peu moins d'ardeur à sans cesse reparaître sur la brèche eût peut-être allongé sa vie dé quelques années. Le fait est, cependant, qu'il étira le fil au delà de ce qu'auraient 'pensé ses amis de 1816. Sa mort eut lieu le 21 septembre 1841. Il n'avait jamais été marié. Voici, très en abrégé la liste de ses ouvrages : 1. Sur les attractions des ellipsoïdes homogènes . C'est là que se•trouve le fameux théorème. ' 2. Sur les principes de la méthode de Laplace pour calculer les attractions des sphéroïdes quelconques ; 5. Sur les attractions d'une nombreuse classe de sphéroïdes ; 4' Sur le développement en sorte de l'attraction d'un sphéroïde ; 5. Sur les réfractions astronomiques . C'est à ce travail surtout qu'on a reproché de n'aboutir qu'à des formules empiriques. 6° Sur la figure que doit avoir, pour être en équilibre, une masse fluide homogène qui se meut autour d'un axe ; 7. P roblème de géodésie ; 8° Sur la méthode des moindres carrés ; 9° Sur les lois de la condensation et de la dilatation de l'air et des gaz, et sur la vitesse du sou ; 100 Sur la constitution de l'atmosphère ; 11. Sur la variation de densité et de pression dans l'intérieur de la terre ; le Sur l'action capillaire et la dépression du mercure dans les, tubes barométriques
  • James HOWELL( 1594 - 1666) : écrivain anglais, né en 1594 dans le comté de Caermarthen, vint à Londres vers l'année 1613, sans fortune , mais avec quelques talents et beaucoup de goût pour une vie active. Il fut d'abord commis voyageur d'une verrerie : ce qui lui procura l'avantage de visiter les principales villes de llollande , de France , d'Espagne et d'Italie. Il revint à Londres en 1621, possédant , outre la connaissance des langues classiques qu'il avait étudiées à Oxford , une grande facilité pour les langues modernes. Gràf, ces à Dieu , ditil dans ses lettres, j'ai recueilli un fruit de mes voyages, c'est de pouvoir le prier chaque jour de la semaine dans une langue différente, et en sept langues le dimanche. » Revenu en Angleterre en 162I , il fut successivement secrétaire de lord Scrope, membre du parlement pour la corporation de Richmond en 1627 ; secrétaire 'de Robert , comte de Leicester, ambassadeur en Danemarck en 1632, et clerc du conseil en 1640. Il fut mis dans la prison the Pied en 1643, soit pour dettes, soit pour des raisons politiques. Ce fut alors principalement qu'il coni- posa la plupart des nombreux ouvrages qu'il a laissés, tant originaux que traduits. 11 ne recouvra sa liberté que quelque temps après la mort de. Charles 1er. Les flatteries qu'il adressa ;tu protecteur Cromwell n'empèchèrent pas Charles II de l'honorer de sa faveur. Ce fut mène pour le lui témoigner que ce prince créa la place d'historiographe royal d'Angleterre. 11 mourut en novembre 1666. C'était un homme d'un esprit vif et d'une imagination féconde , dont l'adversité ne put jamais étouffer l'enjouement. Ses ouvrages sont malheureusement déparés par des jeux de mots quelquefois révoltants. Nous ne donnerons point la liste de tous ses écrits, au nombre de près de cinquante, et dont la plupart sont fort peu lus aujourd'hui. Voici les principauX : 1° Dendrologia, ou la Forêt de Dodone , ou les Arbres parlants ; car on l'a réimprimé sous ces différents titres, et il a été traduit en français par Bàudouin ; 2. Instructions pour voyager dans l'étranger, Londres, 4610 traduites en français, Paris, 1648-52 c'est un ouvrage allégorique sur l'histoire du commencement du 17e siècle, où l'on démontre par quelle voie et en combien de temps on peut prendre un tableau exact des royaumes et Etats de la chrétienté et parvenir à la connaissance pratique des langues; 1642 et 1650, avec des additions; 3" Epistotœ Ilitliance , 1645; une seconde partie parut en 1647, et toutes deux furent réimprimées avec une troisième en 1650. C'est ce que l'auteur a fait de mieux, malgré les jeux de mots qui déshonorent sa plume. On y trouve en grande partie l'histoire du période trop intéressant où il vécut, et des faits instructifs et piquants. Ce recueil a eu beaucoup ,d'éditions , notamment une onzième en 1754 4. Lustra Ludorici , ou la Vie de Louis XIII ; 5. Bella Scot- Anglica , Précis de toutes les batailles entre l'Angleterre et l'Ecosse, etc., 1648; 6° Abrégé des guerres de Jérusale? ; Partenopeia, ou Histoire de , Naples, 1654 8. Lexicon tetraglotton , Londres, 1660 'J) Grammaire française et Dialogue contenant tous les gallicismes , avec un recueil des meilleurs pro- verbes, 2. édit., Londres, 1673 ; 40. La Conférence des animaux, 1660; 11° Nouvelle Grammaire anglaise pour les étrangers avec une Grammaire des langues espagnole et castillane, et des Remarques particulières sur le dialecte portugais, 1662 ; 12° Des Poésies, recueillies et publiées par Payne Fisher. James Ilowel est moins connu aujourd'hui pour ses nombreux ouvrages que pour avoir été l'objet de la cure la plus étonnante et la mieux constatée que le chevalier Digby ait opérée avec sa poudre de sympathie. Blessé grièvement aux deux mains , et ne recevant aucun secours des chirurgiens qui étaient sur le point d'en venir à une cruelle amputation pour prévenir la gangrène , il eut recours à Digby, qui en faisant ses pansements , non sur le malade, mais sur un linge imprégné du sang de la bics-. sure , la guérit radicalement avec une promptitude incroyable. Le roi Jacques, le duc de Buckingham, dont Ilowel était secrétaire, des médecins et des savants examinèrent toutes les circonstances de cette guérison et furent convaincus de sa réalité : Bacon luimème cite ce fait comme digne de la plus grande attention. Digby donna au roi le secret de la composition de sa poudre , qui n'était que du vitriol calciné ; et il en expliquait les effets par la philosophie corpusculaire. kircher, Conring et autres savants du 17e siècle nient ces guérisons ou les attribuent à l'opération du diable. Les magnétiseurs modernes, qui prétendent opérer aussi quelquefois des guérisons à distance , y voient un effet magnétique auquel la volonté forte du guérisseur a une grande part : ce qui expliquerait pourquoi cette poudre de sympathie est demeurée inefficace entre les mains de ceux qui ne lui attribuaient qu'une propriété purement physique. Voyez à cet é,;.?,.aril un curieux article de NI. Deleuze dans les Annales du magnétisme animal n° 16, au tome 15, p
  • James JOHNSON( 1777 - 1845) : médecin anglais distingué, naquit en 1777 à Eallinderry en Irlande. Après avoir étudié la médecine et la chirurgie à Londres, il fut nommé, en 1800, chirurgien dans la marine royale, et fit, en cette qualité, un voyage autour du monde. Attaché, en 1809, à l'expédition de Pile de Walcheren , il fut, en 1812, nommé médecin en chef de la flotte des mers du Nord, en 1814 médecin particulier du duc de Clarence, et en 1830 médecin extraordinaire du roi Guil- laume IV. 11 est mort à Brighton le 9 octobre 1845. Parmi ses ouvrages nous citerons les suivants, tous en anglais : I. Le voyageur oriental ou récit d'un voyage dans l'Inde sur la frégate la Caroline, 1807, 2. Essai sur l'influence du climat des tropi- ques sur la constitution des Européens, Londres, 1814, 5. édition , 1836; 5. Recherches pra- tiques sur la nature et le traitement de la goutte et la manière de la prévenir, dans toutes ses formes mani- festées ou secrètes, avec un examen critique des re- mèdes les plus célèbres employés dans cette maladie. Londres, 1818 traduit en allemand l'année suivante ; 4" De l'influence de la vie civile, des ha- bitudes sédentaires et des travaux de l'esprit sur la santé et le bonheur de l'homme , Londres , 1818 traduit en allemand, Weimar, 1820; 5. Traité pratique sur le dérangement des organes digestifs et du système lierveux, avec un essai sur la prolongation de la vie et la conservation de la santé . Londres, 1818 6. Essai sur l'indigestion ou la sensi- bilité maladive de l'estomac et des entrailles , comme source des diverses maladies de l'esprit et du corps, Londres,1827 souvent réimprimé; 7° Chan- gement d'air ou poursuite de la santé; excursion en France, en Suisse et en Italie dans l'automne de l'an- née 1829, Londres; 1831 8. Économie de la santé ou courant de la vie humaine, du berceau au cercueil, avec des réflexions morales , physiques et philosophiques sur les phases successives de l'exis- tence de l'homme, les maladies auxquelles il est sujet et les dangers qu'il doit éviter, Londres, 1838 traduit la mème année en allemand à Leipsick , sous le titre de Hygiastique ; 9" Pèlerinage à Spa, à la poursuite de la santé et de la récréation, avec des recherches sur les mérites comparatifs des diverses eaux minérales, sur les maladies qu'elles sont aptes à guérir, et sur celles auxquelles elles sont nuisibles, Londres, 1841 10° un certain nombre d'articles insérés dans le Journal de médecine et de chi- rurgie et dans d'autres recueils. On trouve dans les écrits de Johnson une certaine gaieté douce et philosophique. Ses ouvrages sont 'un mélange amusant de conversation, d'observations piquantes et de dissertations médicales. —JOHNSON , mort à Londres, le 5 mai 1841 , a laissé divers ouvrages sur les plaisirs de la chasse. Outre son Encyclopédie du chasseur, qui , dans un plan d'une certaine étendue , contient des anecdotes sur divers sujets, nous citerons de lui : Le guide du chasseur, Le complet chasseur, Le compa- gnon du tireur, etc.; une Histoire de l'Europe en 4 volumes ; un roman : Les mystères de l'abbaye ; et des Observations physiologiques sur la susceptibilité de l'esprit
  • James KIRKPATRICK : majorgénéral anglais, employé au Bengale, savant orientaliste et membre de la société asiatique de Calcutta , mort le 22 mars 1812, occupa, entre autres places, au service de la Compagnie des Indes, celles d'ambassadeur et résident auprès du nizam, à Haïderabad, et près les cours de MadadjiScindiah et du Grand Mogol SchahAàlem. Il était particulièretuent instruit sur l'histoire, les antiquités, les religions et les langues de l'Asie , et il a publié : 10 Biographie des poëtes persans, trad. de DaouletSchah, insérée dans le New Asiatic Miscellany. Calcutta, 1789 2° Description du royaume ale Népaul, avec une carte et des planches, Londres, 1811 On y 'trouve un petit vocabulaire de la langue néwâr, et les alphabets perbety , néwar et koïth fort bien gravés', et qui semblaient évidemment dérivés du dévanâgary; 3° Choix des lettres de Tippou sultan, trad., etc., Londres, 1811 L'appendix, qui forme plus de cent pages offre de curieux détails sur les diverses tribus indiennes et sur le gouvernement du Maïssour. On peut lire sur ces deux publications deux articles du illonlly repertory , pour novembre 1811 et janvier 1812. 40 Le texte persan d'une belle élégie d'Anwéry, w avec la traduction anglaise en strophes de six vers, et un excellent extrait du Code de Ghàzànriihan
  • James LINDSAY( 1794 - 1855) : général anglais, le 17 avril 1794. Il appartenait à la famille écossaise des comtes de Crawford , qui a obtenu un siége à la chambre des lords. Entré fort jeune encore dans l'armée, il servit dans les grenadiers de la garde. En 4809, il prit part à l'expédition (le Walcheren, en 1811 à la défense de Cadix. Il fut grièvement blessé à BergopZoom, et fit les campagnes de 1812 et de 1813 en Espagne. Après la paix, Und_ say entra dans la vie politique, et en 1826 il fut élu à la chambre des communes, où il représenta successivement la ville de %Vigan et le comté de Fife. Il y vota généralement avec le parti conser. vateur. En 1851, il fut promu au grade de major général et en 1855 à celui (le lieutenant général. Il mourut le 5 décembre de la même année, laissant un fils qui sert aussi dans l'armée britannique et qui s'est fait connaltre dans le inonde littéraire par deux tragédies
  • James LOGAN( 1674 - 1751) : l'un des législateurs de la Pensylvanie, né à Lurgan en 1674, était issu d'une famille écossaise , que la part qu'elle prit à la conspiration Gowrie avait contrainte , et tel fut son zèle à s'acquitter et est située dans une place qui le porte également. Les mémoires de James Logan ont été publiés à Londres en 1851 par Wilson Armistead
  • James MACKNIGHT( 1721 - 1800) : l'un des ministres d'Édimbourg en Écosse, né en 179,1, et mort dans cette villeen janvier 1800 , est auteur des ouvrages suivants, qui sont estimés : 1. Harmonie des quatre Evangiles, où l'on a conservé l'ordre naturel de cha- cun, arec une paraphrase et des notes, 1756 ; traduit en latin par Ruckersfelder, professeur à Deventer, 1775 ; o la Vérité de l'histoire de l'E- vangile, dénzontrée, en trois livraisons in4°, 1764; 30 Nouvelle traduction littérale , d'après l'original, de la première et de la seconde Epitre de St- Paul aux 7'hessaloniciens , avec un commentaire et des notes, 1787Traduction littérale, d'après l'original grec , de toutes les Epares apostoliques, avec un commentaire et des notes philosophiques, critiques , explicatives et pratiques , à laquelle est jointe l'histoire de la rie de Paul, apôtre, 1795, 4 vol
  • James MARSH( 1795 - 1846) : chimiste anglais, né à Londres vers 1795. Après avoir étudié la chimie et la pharmacie, il obtint un emploi à l'arsenal de 1, Woolwich où il se livra avec succès à des recherches de chimie. Mais la passion des liqueurs fortes s'empara graduellement de lui ; elle hâta sa fin. Marsh mourut en 1846. Ce chimiste s'est fait un nom par l'invention d'un appareil précieux pour les enquêtes de médecine légale dans les cas d'empoisonnement, et qui permet de découvrir les quantités les plus minimes d'arsenic contenues dans l'estomac d'une personne morte. Il consiste en un flacon tubulé, semblable à celui dont on se sert pour obtenir de l'hydrogène ; le tube horizontal recourbé, destiné au passage du gaz, se termine, dans l'appareil de Marsh, en une pointe trèsfine. S'agitil de constater l'existence de l'arsenic dans une substance, on la dépose dans l'appareil au sein duquel l'hydrogène se dégage d'un mélange d'eau, de zinc et d'acide sulfurique trèsconcentré. Traité par un autre acide, l'acide nitrique par exemple , au bout d'un certain temps le gaz apparait à l'extrémité du tube conducteur, on y met le feu et on en approche une soucoupe de porcelaine. Si la plus légère quantité d'arsenic se trouve dans la substance , hi. la porcelaine se couvre de taches brunnoir d'un éclat métallique. La délicatesse de cet appareil , qui a depuis été modifié et perfectionné par d'autres chimistes, notamment par Lassaigue et Chevallier, surpasse celle de toute autre méthode fondée sur l'emploi des réactifs. Souvent mis à l'é, preuve en Angleterre, l'appareil de Marsh acquit ' en France une grande célébrité lors du procès de madame Lafarge, où son emploi vint au secours de l'insuffisance des procédés auxquels avait recours le chimiste Orfila
  • James MARSHMAN( 1769 - 1838) : sinologue anglais , né à WestburyLeigh en 1769. Il fit partie de la mission baptiste qui fut envoyée dans l'Hindoustan. Arrivé aux Indes en 1799, il s'établit à Serampore, où il se livra pendant trois ans avec ardeur a l'étude du sanscrit et du bengali , puis apprit le chinois en vue de traduire dans cette langue l' Écriture sainte. Avec l'aide de deux Chinois , il parvint à donner une version passable du Nouveau Testament. En 1809, il tit paraitre une Dissertation sur les caractères et les sons de la langue chinoise puis commença une traduction des oeuvres de Confucius . Cet ouvrage , dont le tome 1" seul a paru, renferme le texte et la traduction anglaise du Lun- yu ; il est précédé de la Dissertation sur la langue chinoise que l'auteur avait publiée séparément. Depuis les progrès qu'a faits la connaissance du chinois, on doit la considérer comme insuffisante. J. Ma nhman publia successivement une Claris sinica et des Eléments de langue chinoise dans lesquels est placée en appendice une traduction du Ta- hio , l'un des livres classiques de la Chine (1814.—Marshman, qui avait associé ses efforts à ceux des missionnaires Carey et Ward , fut un des apôtres les plus zélés du christianisme évangélique dans les Indes ; il dirigea l'imprimerie de Serampore, d'où sont sortis un grand nombre de livres destinés à répandre chez les Hindous la bonne parole. Il mourut le 7 décembre 1838, fort regretté de ses coreligionnaires. Ses restes reposent à côté de ceux de Carey et de Ward
  • James MASON( 1700) : graveur anglais , naquit vers le commencement du 18° siècle, et travailla souvent de concert avec Canot. On doit à ces deux artistes plusieurs suites de paysages trèsestimées pour la beauté et la délicatesse du burin. Les pièces que Mason a exécutées seul ne jouissent pas d'une moindre estime ; mais c'est surtout comme graveur de paysages que sa réputation est le plus solidement établie. Au mérite d'un travail dans lequel la science n'exclut pas la délicatesse , il a joint le mérite plus rare encore de rendre dans sa gravure l'effet et la couleur des originaux. Les artistes d'après lesquels il a le plus gravé sont : Vander Neer, , Van den Velde, Moucheron, le Guaspre, Claude Lorrain, Georges Lambert , etc. Ses estampes , au nombre de quarantequatre , et parmi lesquelles celles qu'il a gravées d'après Lambert tiennent le premier rang , sont trèsrecherchées ; on peut en voir le détail dans le Manuel des amateurs de Huber et Rost
  • James MILL( 1773 - 1836) : économiste et historien anglais, né le 6 avril 1773 à LogiePert, dans le comté de Forfar où son père était un simple cordonnier. Il suivit l'école primaire de sa ville natale et grâce aux sacrifices que s'imposa sa famille frappée de ses heureuses dispositions, il put être envoyé à l'école supérieure de Montrose. Un riche propriétaire du voisinage , sir John Stuart , informé de l'ardeur qu'apportait le jeune Mill dans ses études, lui fournit les moyens d'aller les compléter à l'université d'Edimbourg. En vue de s'assurer des moyens d'existence, le fils du cordonnier se tourna vers la théologie avec la pensée d'embrasser le ministère évangélique. Il suivit aussi les cours de métaphysique et d'éthique de Dugald Stewart, et ne tarda pas à acquérir une instruction solide et fort étendue. Mais n'ayant pu obtenir une place de curé dans quelque paroisse, il prit le parti de venir à Londres et de chercher fortune dans la presse et la littérature. Il réussit à entrer dans la rédaction de divers recueils périodiques , l'Edinburgh Review , l'Eclectic Review, le Crinsh Review; il s'attacha surtout au Philanthropist , journal fondé par le célèbre Bentham, dans lequel on poursuivait la réforme des lois pénales et du système pénitentiaire. Ses articles y furent remarqués ; et il retourna de plus en plus vers les travaux économiques . Doué d'une grande activité, Mill parvint durant plusieurs années à vivre de sa plume et à soutenir une famille déjà nombreuse que lui avait donnée une union contractée de bonne heure. Sa collaboration journalière à tant de recueils ne l'empêcha pas de se livrer à des recherches historiques fort étendues et d'amasser les matériaux du grand ouvrage qu'il fit paraître de 1818 à 1819 en 6 volumes sous le titre de History of British indic. Ce livre fonda sa réputation. On y trouve toutes les qualités de l'historien, intelligence des événements, impartialité des jugements, clarté de l'exposition. Le succès qu'il obtint appela sur son auteur l'attention des directeurs de la compagnie des Indes, et bien qu'il eût parfois jugé sévèrement les actes de la compagnie, un emploi lui fut donné dans l'East lndia H OUS6 ; il le remplit avec l'intelligence qu'on pouvait attendre d'un esprit aussi distingué , et il fut plus tard promu aux fonctions de chef de la correspondance. Son autorité dans l'administration de la compagnie alla chaque jour croissant, et il eut la satisfaction de voir adoptées la plupart des réformes qu'il avait proposées. La vie d'affaires à laquelle son poste l'obligeait ne l'empêcha pas cependant de continuer ses études économiques. En 1821 , il fit paraître des Elements of political economy, dans lequels, s'appuyant sur les idées de Ricardo , il chercha à donner à l'économie politique la forme systématique et philosophique qui lui manquait. En 1829, dans un livre intitulé Analysis of the phenomena of the human mind, il montra qu'il n'avait pas abandonné son ancien penchant pour la psychologie ; on y reconnaît le disciple de l'école écossaise , qui sans avoir le talent des chefs de celleci, apporte dans l'étude de l'homme plus de pénétration et d'indépendance. Dans son Fragment de Mackintosh , qui parut en 1835, il appliqua son génie analytique et sagace à l'examen de divers points de philosophie morale. Ces divers ouvrages ont valu à leur auteur un rang élevé entre les publicistes contemporains. J. Mill fournit aussi des articles de politique et de législation à l'Encyclopédie britannique et au lliestnzinster Review. Défenseur des principes de Bentham et adversaire de ceux de Macaulay , il soutint avec beaucoup d'ardeur , mais parfois trop d'entraînement, des opinions toujours dictées par une conviction profonde , mais auxquelles on peut reprocher un caractère trop absolu. J. Mill est mort le 23 juin 1836, épuisé par le travail , laissant un fils, Mr John Stuart Mill, digne successeur de son père et aujourd'hui l'un des plus grands économistes de l'Europe
  • James MILLINGEN( 1775) : célèbre antiquaire an- , plais, né à Londres en 1775, d'une famille d'ori; gine néerlandaise. Il fréquenta qui ne reçut pas un moins favorable ac- rueil. Millingen a fait preuve dans ces ou% rages d'un grand tact archéologique et d'une science approfondiede la m? thologie et des mœurs de la Grèce. Eteiolant bientôt ses recherches, il entreprit de faire co? naitre un ensemble de monuments intéressants dans une oeuvre d'une conception plus générale intitulée Ancien eneyr.: opedique, Eau J ?• ual clos sci,•, s ( 1, s lettres et des arts, en :A numéros commen,;é1 !e 1•, décembre 1792, et devenue fart rare. 1111111111. par ces publications, et surtout par la dernière qui révélait aux antiquaires l'existence d'une foule de richesses archéologiques de l'Angleterre eue ore ignorées, le lit élire membre de la plupart des sociétés sav antes fondées pour l'as ancement de l'archéologie. La .? eiété des antiquaires de Londres, la s(wiété ro ale de littérature de la inèine ville , la société ri”, ale des antiquaires de France, l'académie d'Herculanum, l'académie des sciences de Munich tinrent à honneur de rtn•crire parmi leurs membres. L'Académie des inscriptions et b•lleslettres de l'Institut de France ki choisit pour correspondant en janvier 1833. Millingen fut aussi un des fondateurs de I Institut de correspondance archéologique de Rome. En possession de la réputation d'un des premiers antiquaires de l'Europe, Millingen tint a honneur de maintenir son autorité scientifique par de nouveaux ouvrages où l'on retrouve, bien qu'à des degrés divers, une critique exercée et un réel sentiment de l'antiquité. Nous citerons : Sylloge of aneient unedited coins of Iceek citirs and kinys , from tarions colleetions, Paris, 1847 recueil d'une grande i?portance pour la numismatique grecque, destiné surtout à faire connnaitre les pièces rares de diverses collections de la GrandeBretagne. — Considérations sur la numismatique de l'ancienne Italie, Florence • 1841 ouvrage qui a jeté les bases d'une étude des monnaies antiques de l'Italie plus féconde que celle qui avait été poursuivie jusqu'alors. Millingen édita en 1819 l'Histoire métallique de Napoléon, à faire suite à L'Histoire mitallique de la ro'rolulion française de ?Ilin trot'. ce nom`. Ce sav ant a fourni, en outre, quelques articles à la Berme de numismatique de 1:ratite notaminent une Lettre à E. de Lonlperier sur les monnaies de Théodebert , aux Mémoires de la société des antiquaires de France. aux Transactions de la société royale de littérature de Londres et à l'Ar- I chroloyia , recueil publié par la société des antiquaires de la mé?e ville. Nlillingen mourut à Florence le er octobre 18 41i. En récompense de ses ira% aux , le gouvernement anglais lui a ait accordé une pension de cent livres sterling. I:e savant a laissé deux fils : l'un , le docteur Julins Ntillingen, chirurgien (le 'narine, accompagna lord Byron en Grèce; l'autre servit comme médecin dans la compagnie des Indes. Le premier, tombé entre les mains des Turcs à la !bataille de Navarin et quelque temps prisonnier Constantinople, est l'auteur d mi ou' rage es- timé intitulé . Uenioirs on the atfairs of Grerre, London . 1K: 31. Un frère de James Millingen , 1.G. Millingen , médecin distingué assista à la bataille de Waterloo, où il était chirurgien d'un régiment de cavalerie, fut ensuite attaché à l'asile des aliénés de Ilarivsell , et .1 publie. trois ouvniges estimés : Curtossiies of faufil- al ,. rpeeience ; Aphorisins in insanity; — . 11ind and ter, London, lm dans lesquels il a étudié avec beaucoup de sagacité les relations du physique et du moral
  • James MITCHELL : né à Aberdeen , a publié beaucoup d'ouvrages de voyages , de sciences et d'art. Il contribua à fonder et à soutenir plusieurs sociétés littéral es et scientifiques de Londres. 11 avait beaucoup voyagé et bien observé. Il a laissé en manuscrit une Description gèologilue de Londres et de ses environs, formant plusieurs volumes , et des notes sur les antiquités , la géographie , la littérature , etc., de l'Ecosse, et sur les portraits d'Écossais célèbres. Ces manuscrits sont conservés à l'université d'Aberdeen. Il mourut le 3 septembre 1844 à BedfordCircus . Le Journal d'Exeter a donné une liste de ses ouvrages . — MITCIIELL , né à Londres le 30 mai 1783, mourut à SteepleAston, près WoodStock , le 4 ou 6 mai 1845. Collaborateur de la Quarterly Review, il donna en 18201822 une traduction d'Aristophane en 2 volumes, une édition du même avec des notes; commença une édition de Sophocle ; publia d'utiles Index pour les orateurs grecs et pour Platon, et la Petttalogia Aristophanica . Prenantpeu de souci de la vie matérielle , il se- rait tombé , sans sir Robert Peel , dans le plus grand Mettent
  • James MONROE( 1758) : cinquième président des EtatsUnis d'Amérique , naquit le 28 avril 1758 Monroe's Creek , propriété appartenant à son père, qui exerçait la profession' de maçon ou de charpentier dans le comté de Westmoreland en Virginie. Il venait à peine de terminer son éducation littéraire au collège de Williamsburg, lorsqu'il entra comme cadet dans un régiment commandé par le colonel Mercer. Nommé peu après lieutenant, le jeune Monroe joignit l'armée de Washington, et prit part aux combats de Harlem Heights et de White Plains. Le 26 décembre il fut blessé à l'attaque de Trenton ; cette circonstance et la bravoure qu'il avait montrée lui firent obtenir le grade de capitaine d'infanterie. Devenu aide de camp de lord Stirling, il servit en 1777 et 1778, et figura d'une manière active aux batailles de Brandywine, de Germantown et de Monmouth . Il essaya pendant cette dernière année de lever un régiment dans la Virginie ; mais n'ayant pas réussi , il abandonna momentanément la carrière militaire pour se livrer à l'étude des lois sous la direction de Jefferson. En 1780, il fut nommé commissaire militaire pour la Virginie, et visita l'armée du Midi sous le baron de Kalb. Deux ans après il fut élu à l'assemblée par le comté de King George ; et en 1783 , il devint membre du congrès , n'étant âgé que de vingtquatre ans. Monroe fit en 1786 la proposition, qui ne fut pas adoptée, d'investir cette assemblée du pouvoir de régler le commerce avec les différentes nations. Ayant alors siégé trois ans dans le congrès, il se retira à la campagne où il épousa une fille de Lawrence Kortwright , jeune personne aussi belle que spirituelle. Membre de la convention de Virginie en 1788, il était sénateur des EtatsUnis depuis 1790 , lorsque en 1794 Washington l'envoya auprès de la république française en qualité de ministre plénipotentiaire. Arrivé à Paris après la chute de Robespierre , il fut admis le 15 août à la convention , et reçut du président l'accolade fraternelle. Il venait en France dans des circonstances extrêmement délicates : nonseulement l'Amérique était en froid avec l'Angleterre , mais ses relations avec la France étaient sur le point de cesser. On doit surtout attribuer le peu de succès des négociations qu'il dirigea à l'injustice et à la rapacité des chefs de la république française, et à leurs fréquentes mutations. La rupture devint complète sous la présidence de John Adams, dévoué aux Anglais ; Monroe, qui s'était lié surtout avec le parti révolutiénnaire le plus exalté, fut accusé de trop de complaisance pour le directoire et rappelé. Ce gouvernement, tout en lui montrant les plus grands égards , refusa de recevoir sir Pinckney, envoyé pour le remplacer. Monroe avait été censuré dans une lettre de M. Pickering, secrétaire d'Etat, pour n'avoir pas suffisamment expliqué et défendu le nouveau traité que les EtatsUnis venaient de conclure avec l'Angleterre. A son retour en Amérique, il publia toute sa correspondance en la faisant précéder de 100 pages d'observations préliminaires, qui, dirigées principalement contre les fédéralistes dont Monroe était l'adversaire trèsprononcé, eurent un grand retentissement et influèrent beaucoup sur la nonréélection de John Adams. Jefferson ayant été élu président , appela aux emplois ses amis du parti républicain , parmi lesquels Monroe figurait en première ligne. Nommé gouverneur de la Virginie, en 1799 , il en exerça les fonctions jusqu'en 1802, qu'il se rendit en France comme envoyé extraordinaire pour traiter de l'achat de la Louisiane ; M. Livingston était ministre résident des EtatsUnis à Paris. Cette négociation ayant été heureusement terminée , Monroe alla remplacer à Londres en 1803 M. King, ministre américain auprès de la cour de StJames. Il fut adjoint en 1805 à M. Charles Pinckney pour les négociations avec l'Espagne, et retourna ensuite à Londres où il resta encore deux ou trois ans, occupé d'importants travaux. Après avoir fait d'énergiques protestations contre les saisies de navires américains effectuées en vertu des ordres du conseil , il négocia de concert avec M. William Pinckey un traité de commerce avec la GrandeBretagne, qui ne fut pas ratifié par Jefferson parce qu'il ne contenait pas d'article séparé contre la presse des matelots, Monroe était absent des EtatsUnis depuis cinq années, lorsqu'en 1808 il retourna en Amérique , où il passa deux ans comme simple particulier dans sa ferme du comté d'Albemarle. Quelques mois s'étaient à peine écoulés depuis que , pour la seconde fois , il avait été élu gouverneur de la Virginie, quand Madison le nomma secrétaire d'Etat en remplacement de M. R. Smith. Il conserva cet emploi jusqu'au 4 mars 1817. Il fut alors élu président des EtatsUnis, pour remplacer Madison , à une majorité de cent soixantedix contre quarante. Peu après, il prit la résolution, d'après un acte du congrès , de visiter les eûtes maritimes, et se rendit successivement à Baltimore, Philadelphie, NewYork , etc. Dans son inspection, il portait le même chapeau qu'il avait en combattant sous Washington. Il était monté sur un cheval blanc, avec un habit bleu fort simple, des culottes de peau et des bottes. Il employa dans sa tournée tous les moyens possibles pour ranimer l'esprit patriotique et faire cesser les querelles de parti. Il déclara expressément à Hartford « qu'il entendait ètre, non le chef d'une secte ou « d'une faction , mais le président des Etats« Unis. » Le 3 décembre 1817, il transmit au congrès un message pour faire connattre la situation intérieure et extérieure de l'Union, qui, à aucune époque, n'avait été aussi satisfaisante. Le président terminait ce message en félicitaef sa nation d'avoir atteint la quarantième année de son existence politique, et de ce que l'expérience d'une génération entière avait consacré une constitution libre, et consolidé un gouvernement dont la seule ambition est de favoriser les progrès des lumières , le maintien d'une paix universelle et le bien- être de l'humanité. Dans le mois de mars 1818, il mit sous les yeux de la chambre un tableau des relations des EtatsUnis avec l'Espagne. Réélu à la présidence le 4 mars 1821, il fut remplacé en 18.25 par John Adams. Pendant les huit ans que durèrent ses fonctions de premier magistrat de la république, il se conduisit avec sagesse dans tout ce qui concerne le gouvernement intérieur de l'Union. Quant à la politique extérieure, il se laissa gouverner par le secrétaire d'État John Adams qui lui succéda , c'est- à- dire qu'elle ne fut pas toujours conforme aux principes de la modération et de la justice. Il ne paratt pas que Monroe soit depuis 1825 sorti de la vie privée, quoiqu'on assure qu'il exerçait, peu d'années avant sa mort, l'humble office de juge de paix du canton de London. Il cessa d'exister le 4 juillet 1831, à l'àge de 72 ans , ne laissant que deux filles. Comme militaire, Monroe a montré du talent et de la bravoure ; comme administrateur et comme homme d'Etat , il s'est distingué par la suite et l'énergie des mesures qu'il a fait adopter. Ce fut à ses négociations, secondées par l'extrême désir du premier consul d'empêcher que la Louisiane ne tombât au pouvoir de l'Angleterre, que les EtatsUnis durent la cession de cette belle et importante province. C'est encore à lui qu'ils doivent l'acquisition de la Floride. Pendant sa présidence, l'état de l'armée , il n'avait que des dettes quand il quitta la présidence. On doit reconnattre que le congrès lui accorda depuis de justes dédommagements pour les avances qu'il avait faites pendant la guerre
  • James MONTGOMERY( 1771) : esq., poète anglais, né le fs novembre 1771 à Irwin, comté d'Ayr . Son père était un prédicateur morave qui partit en 1783 , avec sa femme , pour les Indes occidentales , où tous deux moururent en 1790. James avait été laissé à l'école de la communauté morave de Fulneck , non loin de Leeds p, . Il aimait mieux lire Robinson Crusoe, composer des imitations d'hymnes moI raves , que de remplir la tâche que ses maîtres lui assignaient. A quatorze ans, il commença un peme épique, le Monde. Quand il fut en âge, on le plaça chez un marchand de Mirlield ; mais ses goûts ne le portant pas vers ce genre d'occupa- tion , il s'enfuit en 1789 , n'ayant en poche que trois shillings six deniers, pour aller chercher à Londres la gloire et la fortune. Trompé dans cette espérance, il dut reptendre du travail chez un marchand d'une autre ville. Les frères moraves, ayant découvert sa retraite, voulurent le faire rentrer chez eux ; mais il refusa. Conti- fluant de cultiver la poésie, il envoya un volume de vers à l'éditeur Harrison, à Londres , où luimême ne tarda pas à se rendre. L'éditeur n'imprima pas les poésies ; mais garda l'auteur en qualité de commis. Là, Montgomery mena la même vie solitaire et retirée que dans sa province ; il ne fréquentait ni le théâtre ni les lieux d'amusement public ; on raconte même qu'il ne mit pas une seule fois les pieds au BritishMuseum , bien que , dans cette période, sa seule distraction fût d'écrire et de se livrer à des travaux littéraires. Sa première oeuvre parut 'dans l'Abeille, recueil périodique d'Edimbourg . Une nouvelle qu'il avait composée dans le goût de celles de Fielding et de Smolett ayant été refusée par un éditeur de revue pour ce motif que les personnages juraient un peu trop , le pete quitta Londres et retourna dans le comté d'York. En 1 792, il accepta du service dans l'établisse- ment de M. Gales , libraire de Sheffield, proprié- taire, imprimeur et directeur d'une feuille politi- que, Me Sheffield Begister, qui défendait la cause de la révolution française. Montgomery s'attacha à I son patron, pour lequel il écrivit des articles politiques, et quand ce dernier fut contraint de fuir en Amérique afin d'éviter des poursuites dirigées contre lui à cause de ses opinions, il entreprit la rédaction du journal devenu the Sheffield Iris. Cette feuille, commencée en 1794, a continué à paraître jusqu'en janvier 1857. Montgomery en garda la direction jusqu'en 1825. C'était un tra- vail en dehors de ses habitudes calmes et de ses goûts pour la rêverie et la poésie. « Je hais la « politique , disaitil, et j'aimerais autant avoir « affaire à un ours. » Et pourtant il fit ce métier avec ardeur. Il défendit, comme M. Gales, les principes de la liberté politique et religieuse, et éprouva le même sort que lui. 11 fut arrêté, condamné à l'amende et à la prison , une fois, entre autres, pour avoir imprimé une pièce de vers intitulée On the Fall of the Bastille, et dans une autre occasion, pour un compte rendu d'une émeute qui avait eu lieu à Sheffield. Ce fut pets- dant sa détention au château d'York qu'il composa les Amusements d'un prisonnier , qui furent suivis d'autres petits poëmes. En 1806 , il fit paraître une oeuvre Plus impor- tante , le Touriste en Suisse , qu'il imprima luimême sans se presser, puisqu'il y employa trois années. C'est qu'il augurait mal de cette composition , qui pourtant obtint beaucoup de succès et parvint rapidement à sa troisième édition. Montgomery travailla alors pour les magazines et les recueils , notamment pour l'Ecelectic Revint), où il fit la critique littéraire, genre qui ne convenait guère à son esprit, à en juger par les appréciations qu'il porta sur le talent de Th. Moore. En 1806 parurent les Indes occiden- tales, qui sont en progrès sur le poLime précé- dent ; en 1810, le Groa/ and, tableau des tribulations subies par la communauté des frères moraves qui était venue s'établir dans cette terre désolée vers la fin du 18° siècle ; en 1812, le Monde avant le déluge, qui a joui d'une juste popularité. En 1825, il se retira comme nous avons dit de la rédaction de l'Iris. A cette occasion, un banquet lui fut offert : on y fit une souscription pour fonder une station de missionnaires moraves à Tobago, où ses parents étaient morts ; cet établissement reçut le nom de Montgomery. N'ayant plus la lourde charge d'un journal Montgomery put voyager et lit en quelques villes des lectures publiques sur la poésie et la littérature anglaises. EH 1827, il publia 171e des péli- cans, accompagnée d'autres petites pièces. Sa carrière poétique fut terminée par des Hymnes originales pour la dévotion publique et privée '4853). Un ouvrage en prose qu'il donna en 1830, His- toire des efforts des missionnaires dans les mers du Sud, contient des recherches intéressantes et des renseignements utiles. Sir Robert Peel lui fit accorder par la reine en 1835 une pension de cent cinquante livres sterling. Montgomery mourut le 30 avril 185k ; ce jourlà, les manufactures et les boutiques de Sheffield lurent fermées, et une partie de la population suivit son convoi. Il laissait une somme de neuf cents livres sterling pour être distribuée aux pauvres. Les oeuvres complètes de Montgomery ont été publiées en 3 volumes, 1836 ; une autre édition en volumes parut en 18I.10, et une autre en 1 seul volume compacte, 1851. Ses Mémoires ont été publiés par MM. J. Holland et J. Everett. « Les « poëmes de Montgomery, a dit un critique , ap- « partiennent à cette école où la sonorité de la « versification et la pompe des mots sont plus « appréciés que l'idée et la fantaisie ; cependant « ils peuvent être encore lus de nos jours par « les amateurs, à cause d'une certaine harmo- « nie dans le nombre, de l'élévation de ton et de « sentiment , et du pittoresque des descriptions. « Ses poésies lyriques et ses petites pièces ont « un plus grand mérite. Sans atteindre à la frai- « cheur et à l'originalité de Wordsworth, plu- « sieurs d'entre elles l'emportent de beaucoup « sur quelques poésies du même genre de Cow- « per, qui dans leur temps ont été tant admirées « et si souvent citées. Un clair de lune au château « d'York , le Tombeau, les Vers à J. Browue, le « Quaker martyr, le Sort commun , sont empreints « d'une grande sensibilité, unie à une versification « harmonieuse et une rare élévation de pensées. » M. J. Milnes a sculpté le buste de Montgomery. — Consultez sur ce poète l'ouvrage de MM. Will. Cartwright Newsam et J. Holland : the Poets of Yorkshire, comprising sketches of the lires, and specimens of the writings of those... who have been natives of, or connectai with the countg of York, London , 1845 p. 140 ; The English Cgclopcedia; — et Gentleman's Magazine, 1854
  • James MORIER( 1780 - 1849) : écrivain anglais, né vers 1780, était issu d'une famille de la Suisse française qui avait émigré en Angleterre. Ayant reçu une éducation soignée et ses études s'étant plus particulièrement portées vers les langues orientales, il fut d'abord secrétaire particulier de lord Elgin , ambassadeur à Constantinople , et ensuite secrétaire de l'ambassade d'Angleterre en Perse. Il se familiarisa avec les moeurs et les coutumes de ce pays , et il publia le résultat de ses observations dans un ouvrage intitulé Voyage en Perse, en Arménie, en Asie Mineure et à Constantinople, fait en 1808 et 1809, Londres, 1811 en anglais ; traduit en français par Eyriès, Paris, 1813, 3 vol. , qu'il compléta en 1818 par un Second voyage à travers la Perse, l'Arménie et l'Asie Mineure. On lui doit en outre divers romans, pris la plupart dans des sujets persans ou orientaux ; ce sont : 1° les Aventures dl- lai: il- Baba, Londres, 1824-28, 5 vol. ; 2° Zohrab, ou l'Otage, Londres, 1832, 3 vol.; 3° Ayesha, la jeune fille de Kars, Londres, 1834, 3 vol.; 4° le Mirza, Londres, 1841, 3 vol. ; 5° l'Exilé, roman historique de Souabe, Londres, 1838 ; ouvrage médiocre, imité (le l'allemand, et qui n'obtint aucun succès, de même que les suivants : 6° Abel Affina , et 7° Martin Toutrond, Londres, 1848. Morier est mort à Brighton au mois de mars 1849
  • James NARES( 1715 - 1783) : musicien anglais, était né à Stanwell , comté de Middlesex , en 1715. Dès son plus jeune âge , il s'adonna d'une manière tout spéciale à l'étude de la musique, sous la direction de Bernard Gates et ensuite sous celle de Pepusch Nominé d'abord organiste de la cathédrale d'York , il fut nommé eu 1756 , à la mort du docteur Greene , organiste et compositeur de George II. et l'année suivante maître des enfants de la chapelle royale , fonctions qu'il conserva jusqu'en i780. 11 est mort en 1783. James Nares est auteur de plusieurs ouvrages de musique ; les plus importants sont Vingt Anthèmes en partition, composés pour l'usage de la chapelle roi ale et adoptés depuis par toutes les cathédrales d'Angleterre et d'Irlande ; un Recueil de chansons et d'hymnes, dédié au comte de Mornington. Après sa mort , son fils a publié une nouvelle série d'anthèmes au nombre de six, qui , bien que ren- fermant des passages pleins de mérite , n'obtinrent point le même succès que les premiers
  • James NEILD : philanthrope anglais, se dist particulièrement par son zèle pour l'amélioration du sort des prisonniers. II fut choisi trésorier de la société pour le soulagement des petits débiteurs, puis nommé juge de paix pour les comtés de Bucks, de Kent, de 31iddlesex, et pour la cité de Westminster. Le résultat de ses nobles recherches a été consigné par lui dans un écrit intitulé Tableau de personnes détenues pour dettes dans les dei- entes prisons de l'Angle- terre et du pays de Galles, 1800 réimprimé la mente année ; ainsi que dans plusieurs articles insérés dans le Gentleman's Magazine. James Neild est mort à Chelsea le 16 février 1814, âgé de:
  • James NORTHCOTE( 1746 - 1837) : peintre anglais, né à Plymouth en 1746, était fils d'un horloger qui le destinait à suivre la même profession ; mais un penchant irrésistible pour les beauxarts et surtout pour la peinture lui fit abandonner cette carrière. 11 travaillait avec tant d'assiduité et faisait de tels progrès que le docteur Mudge, médecin, ami de sa famille, le recommanda à sir Josué Reynolds, qui consentit à le recevoir au nombre de ses élèves. Northcote se rendit en conséquence à Londres en 1771 pour suivre les leçons de cc peintre célèbre. Après cinq ans d'études sous un si bon maitre, Northcote résolut de voler de ses propres ailes, et parvint bientôt à se faire distinguer nonseulement comme peintre habile, mais encore comme auteur. 11 mourut à Londres le 13 janvier 1837. Il a publié divers morceaux dans le journal l'Artiste, tels que : Sur l'originalité de la peinture, Lettres d'un génie désappointé, Caractère de Jean Opie , Seconde lettre d'un génie désappointé, Sur l'imitation du théâtre en peignant, Histoire de la beauté légère, allégorie. Il a écrit aussi les Mémoires biographiques de Josué Reynolds, dans le 4e numéro des Beaux- arts de l'école anglaise. Il a inséré cet opuscule dans un ouvrage plus étendu, intitulé Mémoires de sir Josué Reynolds , renfermant des anecdotes sur plusieurs personnages distingués , ses contemporains , et une analyse succincte de ses discours , auxquels il ajouta des Variétés sur l'art de la peinture, 1813 En 1815 , il y joignit un supplément
  • James PRICE( 1752) : docteur en médecine et membre de la société royale de Londres, naquit en 1752. Il fit beaucoup d'expériences de chimie et répéta les procédés curieux inventés par divers chimistes allemands. Il fut à ce sujet en correspondance avec sir Joseph Banks et d'autres savants. En janvier 1783, il montra une sombre inquiétude d'esprit, se retira de toute société et se unit à distiller une grande quantité d'eau de laurier rose qu'il réduisit enfin à une pinte. Puis ayant écrit son testament, il but la liqueur qu'il venait de faire et expira peu de temps après. — Owen PaicE, né dans le comté de Mdntgommery, tint au 17e siècle école à Oxford et dans d'autres villes d'Angleterre et publia divers ouvrages sur l'orthographe de la langue anglaise. Il mourut en 1671
  • James PRINSEP( 1800) : savant anglais, non moins célèbre comme littérateur que comme numismate, archéologue et orientaliste, naquit en 1800 dans une famille nombreuse. Après avoir achevé ses études scholaires, il semblait vouloir consacrer sa vie aux sciences physiques et naturelles ; mais envoyé, dès de vingt ans, dans le Bengale, il obtint un emploi à l'hôtel des monnaies de Benarès. Il se prit bientôt d'une telle passion pour les antiquités indiennes, qu'il étudia les monuments de cette ville sainte des sectateurs de Brahma ; il les mesura, les dessina et employa les soins les plus actifs afin d'en assurer la conservation , et les moyens mécaniques les plus hardis pour restaurer les minarets de la mosquée musulmane que l'empereur mogol Au- rengZeyh y avait fondée dans le but d'insulter les Hindous. Prinsep publia plus tard le résultat de ses recherches et de ses opérations sous le titre d'illustrations de Benarès. Appelé à Calcutta, il y remplaça comme maitre de la monnaie, en 1831, M. H. Wilson qui venait de retourner en Europe, et il recueillit son héritage littéraire en lui succédant, la même année, dans la place de secrétaire de la société asiatique de Calcutta , dont il était un des membres les plus distingués. Il remplit avec autant de zèle que de ponctualité les devoirs de ces doubles fonctions, dont les premières étaient sous sa responsabilité. L'état des finances de cette société ayant arrêté la continuation des Asialie Researehes qu'elle publiait depuis plusieurs années , Prinsep fonda, à ses frais, le Journal de la so- , ciété asiatique du Bengale, recueil neuf et intéressant où s'enregistrent toutes les découvertes qui , depuis quelques années , ont enrichi les sciences naturelles et historiques, à la culture desquelles la rare souplesse de l'esprit de Prinsep lui permettait de se livrer tout à la fois. Il se chargea de la nombreuse et pénible correspondance qu'exigeait cette entreprise, ainsi que de la rédaction des articles les plus importants des Mémoires sur la géographie, l'histoire naturelle et les antiquités de l'Orient. On y trouve les résultats de ses beaux travaux sur les anciennes indoscythiques et bactriennes, et surtout sur les inscriptions magadbies de Pigadasi ou Açoka , que personne avant lui n'avait pu déchiffrer et par le moyen desquelles il est parvenu à assigner une date à un grand nombre de monuments d'une haute antiquité. Ce recueil est un des meilleurs qui aient jamais paru. Prinsep y a gravé de ses propres mains plusieurs centaines de planches dont il l'a enrichi et qui représentent des monnaies, des antiquités, etc. Ce journal devint bientôt, en quelque sorte, le musée de l'Inde ; car il réunit en deux années plus de matériaux historiques que les Asialie Researches n'en avaient recueilli pendant quarante ans ; un tel succès répondit au zèle de Prinsep. En 1834, le général Allard vint soumettre à la société asiatique de Calcutta la collection de médailles que le général Ventura et lui avaient rassemblées dans les Etats du roi de Lahor. Prinsep, qui s'était livré avec ardeur et succès à l'étude de la numismatique bactrienne et indoscythique et qui était parvenu à résoudre sur cette matière un grand nombre de difficul- tés, mit en ordre la collection des deux généraux qu'il avait rendue plus complète, au moyen de quelques échanges faits avec eux , et il y joignit un catalogue sommaire destiné à servir d'index pour les recherches et la classification systématique des pièces. On doit regretter que sa modestie l'ait empèché d'en rédiger un catalogue numismatique complet et analytique. En 1834 et 1836, il publia, en 2 volumes les Tables du Journal de la société asiatique de Calcutta, contenant les monnaies, poids et mesures de l'Inde britannique, avec la chronologie et les généalogies de toutes les dynasties de l'Inde ancienne et moderne, ouvrage fort utile à tous ceux qui s'occupent de recherches historiques sur l'Orient . En remerciant la société asiatique de Paris qui, On en trouve l'analyse dans le Journal asiatique de Paris, dont la table des matières a confondu l'auteur avec H.Th. Pr autre orientah,te anglais, auteur d'une Biographie d' AniirKhan , nabab de Seroudj, Calcutta, 1832 et d'un ouvrage sur l'Origine de la puissance des Seiks el la vie politique de Randjii- Singh , Calcutta, 1834 en 1835, l'avait nommé un de ses membres associés étrangers, Prinsep lui annonça l'envoi de l'index des dixhuit volumes des Transactions de la société asiatique du Bengale, pour celle de Paris, et du Kahgyour, compilation des livres sacrés des bouddhistes tibétains. En 1836, il ne se contenta pas de donner, comme secrétaire, ses soins assidus à la publication des chefsd'oeuvre des littératures sanscrite, arabe et persane, et surtout aux éditions du illaheibharata , épopée classique des Hindous , en sanscrit, et du Radjataranyini , célèbre chronique du Cachemire, qui avaient été ordonnées par la société asiatique de Calcutta. Le gouvernement de l'Inde anglaise ayant cessé d'accorder des fonds d'encouragement pour ces publications, Prinsep s'engagea personnellement pour cinquante mille francs et se chargea de tous les ouvrages commencés. Il continua d'en payer toutes les dépenses jusqu'en 1839. Alors la cour des directeurs alloua une subvention pour les frais des impressions orientales et pour la liquidation de ceux qui avaient été faits jusqu'à ce jour. Dans l'intervalle , la société asiatique de Paris ayant offert à celle de Calcutta de contribuer à ces dépenses et de faciliter le placement et le débit des ouvrages orientaux imprimés dans l'Inde, Prinsep, par sa lettre du 7 janvier 1837, adressa des remerciments au nom de ses cosociétaires et annonça l'envoi de huit caisses de livres expédiés à Paris , tant pour la société asiatique de cette ville que pour y être vendus au compte de celle de Calcutta. Le 15 octobre de la même année, il écrivit à M. Troyer, agent de la société asiatique du Bengale auprès de celle de Paris et traducteur du Radjatarangini, pour qu'il l'informât qu'on s'occupait à Calcutta de la copie, demandée par les orientalistes parisiens, des Védas , bases de la religion brahmanique. Prinsep n'était pas moins recommandable par ses qualités morales et par la bonté de son caractère que par ses talents et son érudition. Toujours actif, désintéressé, exempt de jalousie et de vanité, il aidait de ses lumières, de ses recommandations et de ses moyens les savants de toutes les nations qui voyageaient dans l'Inde , ainsi que les orientalistes, entre autres le jeune Jacquet . Forcé par une grave maladie d'interrompre les travaux qui l'avaient illustré et d'abandonner un poste qu'il occupait si dignement, il tomba dans un état de langueur déplorable, eu 1839. Il s'embarqua précipitamment pour aller respirer l'air de l'Europe niais il fut frappé de paralysie sur le vaisseau et y mourut le 26 avril 1840 , avant d'avoir accompli sa 40e année. Son corps fut ramené à Calcutta où une foule immense assista, le 30 juillet, à ses obsèques. Une souscription produisit une somme considérable pour lui ériger un monument. C'est au zèle et à l'infatigable persévérance de Prinsep pour les progrès de la littérature orientale en Europe et en Asie, que la société asiatique de Pa- ris doit la continuation des ouvrages sanscrits dont la publication avait été commencée , puis abandonnée par le gouvernement anglais. Elle a reçu des dignes successeurs de ce savant environ soixantedix volumes de copies des t'édas et des écrits qui s'y rapportent et qui appartiennent aujourd'hui à la bibliothèque de Paris. On y trouve un spécimen de la copie du texte et du commentaire du Rigveda, sur lequel Prinsep avait désiré connaître l'opinion de la société
  • James RALPH( 1600 - 1762) : écrivain anglais né vers la fin du 17e siècle. Il était originaire de l'Amérique, où il fut d'abord maître d'école; mais en 1725 il s'établit sur le sol britannique et ne le quitta plus. 11 se fit auteur, et il publia en 1728 un poënie intitulé la Nuit. Pope, qu'il avait attaqué dans une satire, riposta vivement dans sa Dunciade et lui consacra deux vers mordants : « Tai-« sezvous , loups , tandis que Ralph , poussant « des hurlements adressés à Cynthie, rend la nuit « hideuse ; et vous, hiboux, chargezvous de « lui répondre. » Non content de cette apostrophe, Pope y joignit une note dans laquelle il désigne Ralph comme un être ignare, une plume vénale achetée par Walpole. Plusieurs critiques ont regardé ce jugement comme injuste et passionné. Ralph connaissait le français et le latin ; il n'ignorait pas l'italien; et quoiqu'il Mt un poète fort médiocre, il n'était pas sans mérite comme auteur dramatique; il débuta en ce genre par une comédie, la Dame à la mode, qui fut jouée en 1730 avec quelque succès, et que suivirent la Chute du comte d'Essex , l'Astrologue , la Fête de l'homme de loi, etc. La plupart de ces pièces ne sont d'ailleurs que des remaniements d'anciennes productions que Ralph s'appropriait sans scrupule. II délaissa bientôt la littérature pour la politique; il prit une part active à divers journaux , éçrivit de nombreux pamphlets fort oubliés aujourd'hui, et s'attacha au parti du prince de Galles, fils de George H. La mort de ce prince , survenue en 1751, coupa court aux espérances ambitieuses de Ralph, auquel des emplois importants avaient été promis ; mais il trouva moyen d'obtenir une pension, et il se fit payer, diton, assez cher par le gouvernement la remise de papiers importants qui étaient venus dans ses mains. Cette conduite, médiocrement honorable, ne parait pas avoir soulevé l'indignation à une époque où le niveau (le la loyauté politique était peu élevé. Ralph mourut de la goutte le n janvier 1761 Il serait sans intérèt de transcrire ici les titres de ses divers ouvrages , presque tous publiés sous le voile de l'anonyme ; nous indiquerons seulement l'Histoire d'Angleterre depuis l'avénement du roi Guillaume jusqu'à la mort de George Jr, par un ami de la vérité et de la liberté, Londres, 1744-1746, -2 vol. On peut reprocher à ce travail une hostilité systématique contre Guillaume III; niais il offre un style animé, et il présente bien des faits nouveaux
  • James RICHARDSON( 1810 - 1851) : voyageur anglais, connu par ses explorations en Afrique, naquit en Ecosse en 1810; il fut un de ces missionnaires qui partent de la GrandeBretagne tenant la Bible d'une main et cherchant à servir les intérêts mercantiles et politiques de leur pays. La triste infériorité des noirs, au point de vue de la civilisation, enflammait le zèle de Richardson; il voulut s'efforcer d'améliorer le sort de ces peuples nombreux. Après avoir parcouru le Maroc, il pénétra courageusement dans le grand désert ; il séjourna quelque temps dans les villes de Gliadarnez et de Chat, si peu connues des Européens, et il y recueillit des renseignements curieux sur l'étrange nation des Touaregs. Après neuf mois de pérégrinations et accablé de fatigue , il atteignit Tripoli en traversant le Soudait. La relation de ses Voyages dans le grand désert de Sahara vit le jour à Londres en 1849 ; il en a paru un extrait à Paris dans le Bulletin de la société de géographie, en 1850. Le gouvernement anglais, reconnaissant l'aptitude et le courage de Richardson, lui accorda son appui pour une autre expédition, à laquelle devaient concourir deux Allemands, Barth et Overweg . Il s'agissait de pénétrer dans le Soudan et d'arriver au mystérieux làc Tschati. On partit de Tripoli au mois de mars 1850 ; les voyageurs traversèrent le désert pierreux d'Hormadah, jusqu'alors inaccessible aux Européens ; ils entrèrent dans les Etats du roi de Bornou, et ils n'étaient plus qu'a quelques journées de distance du lac lorsque, succombant à la lassitude, Richardson expira, le 4 mars 1851, à Ungaratua, village dont le nom fut pour la première fois connu hors de l'Afrique. Ses notes et son journal, envoyés à Londres, fournirent les matériaux de deux volumes, mis au jour en 1859 : Relation d'une mission dans l'Afrique centrale
  • James SAVAGE( 1767 - 1845) : journaliste et littérateur anglais, naquit à Ilowden , dans le Yorkshire, le 30 août 1767. Son père, horloger et mathématicien instruit, lui inspira de bonne heure le goût de l'étude, et sa mère lui donna l'habitude d'écrire en lui faisant faire de nombreux extraits des ouvrages qu'elle lisait. En 1790, il fonda avec son frère William une imprimerie et une librairie. En 1803, il se rendit à Londres, où il se livra à l'étude de l'antiquité et de la bibliographie. Il travailla ensuite avec Phillips et devint bibliothécaire adjoint dans Finsburg Circus. Le bibliothécaire en chef Porson étant ensuite venu demeurer chez lui , James Savage rendit compte des derniers moments de ce personnage dans un écrit intitulé lin account of Porson's lest Muss. Il alla ensuite à Taunton pour y rédiger un journal qui ne réussit point; puis il y devint bibliothécaire. Plus tard, il passa à Dorchester, pour y rédiger le Dorset County Chronicle and Somersetshire Gazette . Il publia cette feuille pendant quatorze ans. Plusieurs recueils, tels que le Monthly Magazine et l'Universal Magazine, firent souvent leur profit des articles de Savage. Il était protestant et attaché aux pr du torysme. James Savage mourut le 19 mars 1845. Ou a de cet écrivain : 1. The History of Ilmoden Church , 1799 ; 2° A concise History of the present state of the commerce of Great Britain . traduit de l'allemand de Rheinhardt , avec notes et additions, 1805 ; 3° The Librarian , contenant la description de divers ouvrages usuels, manuscrits et journaux, 1808-1809 ; 4° An account of London duily new's paper , 1811 ; 5° MemorabiliaObservations on the varieties of architecture and in. the structure of parish churches, to which is added description of the characteristics of the Saxon , Norman styles , 1812 6° History of Taunton , considérée comme une oeuvre de mérite, 1822 7° History of Dorchester , 1832
  • James SAVAGE( 1779) : architecte anglais, né à Hacknor, , le 10 avril 1779, mort le 7 mai 1852, à Londres. Elevé d'abord par Alexandre, architecte des docks de Londres, il acheva son éducation dès 1798 , dans la Royal Academy. 11 se signala de bonne heure et gagna , déjà en 1800, un prix pour son projet d'assainissement de la ti fille d'Aberdeen. En 1805, il reconstruisit à Dublin le pont d'Ormond , sur la rivière Liffey , et, en 1808, sur la même rivière, le pont de Richmond. Après avoir restauré, en 1819, l'église de StLuc, à Chelsea, il allait recevoir d'importantes commandes pour la ville de Londres ellemême. Il y construisit, en 1823, un nouveau pont, et fut chargé, en 1825, de l'exécution de la rive méridionale du quai de Surrey, pour améliorer le cours de la Tamise. Nommé, en 1830, architecte de la société du Middle Temple , il poussa , en 1832, à la restauration, à laquelle il prit une grande part luimême, de la chapelle dite Lady Chapel, dans l'église de StSauveur, à Southwark. La ville de Londres lui doit encore la nouvelle église de StMary- atHill et le clocher de StMaryleBow , situés tous deux dans le quartier Cheapside; puis la restauration ; 2° Observations sur le style en architecture, avec des idées sur la meilleure manière de dresser des plans pour des constructions publiques et d'avancer l'art de l'architecture, ibid
  • James SCHOLEFIELD( 1789 - 1853) : philologue anglais, né e 15 novembre 1789 à Hemley, près d'Oxford, 'Itait fils d'un ministre dissident. Elevé à Londres Jans l'école de l'hÔpital du Christ, il s'appliqua avec succès à l'étude de la langue grecque, et, à 'âge de vingt ans, il entra au collége de la Tri-' à Cambridge. Il s'éleva rapidement dans les s universitaires et, se vouant à la profession siastique, il fut ordonné au mois d'octobre 813. Ses connaissances dans les langues classilues lui firent obtenir le premier rang dans divers concours ; en 1815, il devint l'un des membres du collège de la Trinité ; en 1823, présenté par son collége, il fut nommé curé de la paroisse StMichel, à Cambridge, bénéfice lucratif dont il remplit d'ailleurs les fonctions durant trente ans avec beaucoup de zèle et d'assiduité. L'helléniste Dobrée, professeur royal de grec à Cambridge, étant mort en 1825, Scholefield fut choisi pour le remplacer. Il se maria en 1827 et commença la même année à faire, sur les principaux auteurs grecs , des cours qu'il donna trèsrégulièrement pendant plus de vingtcinq ans. Il consacrait successivement une année à Platon, à Eschyle, à Aristophane, à Thucydide, à Sophocle , à Démosthène, à Pindare, et il re- commençait quand il avait accompli ce cercle. En 1849, l'église de StMichel fut détruite par un incendie ; le lendemain, le docteur French, chanoine d'Ely, étant mort, Scholefield fut promu au bénéfice devenu vacant. L'église de StMichel fut rouverte le 11 janvier 1852 ; mais la santé ' du professeur était chancelante ; on lui conseilla le repos ; il se retira à Hastings, petit port de mer, où il mourut le 4 avril 1853. Parmi ses principaux travaux , on petit citer des éditions , du traité de Mithileton sur l'article grec , du théâtre d'Eschyle avec des notes, des Prœleetiones de Leighton.11 mit au jour les Adversaria ou notes de Dobrée sur divers auteurs grecs, 3 parties, 1831-1833. En 1832, il fit paraître des Observations relatives à une traduction nouvelle du Nouveau Testament, et, en 1834, il donna un Nouveau Testament, texte grec et anglais sur deux colonnes parallèles. En 1843, il publia les Euménides d'Eschyle. On a également imprimé quelquesuns de ses sermons. Comme philologue, Scholefielcl a une érudition solide et une critique judicieuse. Sa veuve publia en 1855 sa biographie , avec un mémoire de W. Selwyn, chanoine d'Ely, sur les travaux littéraires de ce seholar
  • James SEDGWICK( 1775) : polygraphe anglais. naquit en 1775. Membre du collège de Pembroke à Oxford, il entra au barreau en janvier 1801, et fit paraître alors une édition des Lois de l'évidence par Gilbert. Il publia aussi des Remarques sur les Commentaires de Blackstone, 1804 et 1805 De 1807 à 1808 il dirigea l'Oxford Review, publication mensuelle. Il exerçait depuis quelques années la profession d'avocat, lorsque lord Melville l'appela à des fonctions supérieures dans l'administration de l'excise à Edimbourg , qu'il remplit de manière à s'attirer les éloges du ministère. II fut. en effet appelé à un emploi considérable et lucratif dans l'amirauté. En 1817 il entra dans l'administration du timbre. Des passedroits lui ayant été faits ensuite, il s'en plaignit amèrement dans une brochure : considérée comme offensante pour lord Liverpool. Plus tard, il adressa de nouvelles réclamations au même ministre et à ses collègues. Ce qui valait mieux que ces débats peu intéressants pour le public, ce fut une lettre que Sedgwick adressa en 1833 sur le rappel de la loi des pauvres; il y joignait un plan d'abolition de cette taxe. Il mourut subitement à la suite d'un (liner chez le baron Pollock, le 26 janvier 1851. Il fut reconnu par son amphitryon et le jury décida qu'il était mort de la rupture d'un anévrisme
  • James SHÉRIDAN KNOWLES( 1784 - 1863) : dramaturge et mancier anglais, né le 12 mai 1784 à Cork, en rlande, mort à Torquay, dans le Devonshire, en mars 1863. Son père, du simple nom (le Knowles, iiopt'abord, et auteur d'un Dictionary of english lanage, s'était allié à la famille du célèbre Shéridan, dont il adopta ensuite le nom. Quant à James, après avoir étudié à l'université de Dublin, où il montra des dispositions trèsheureuses, il devait embrasser la carrière d'avocat. Mais, au lieu de cela, il monta, en 1806, sur la scène thatrale. Il joua successivement à Waterford, Dublin, Londres et aux EtatsUnis. En même temps, il publia luimême des poésies lyriques, des nouvelles, des romans, et des drames qui furent représentés à leur tour par les meilleurs acteurs anglais : Charles et Edmond Dean, Charles et Fanny Kemble, par Macready, Ellen Fanent et mistriss Burney. En 1815, Shéridan Knowles se retira entièrement de la scène, et passa le reste de ses jours avec une pension de deux cents livres sterling, que sir Robert Peel lui avait accordée sur le fonds littéraire. Il avait contribué à la conservation de la maison de Shakspeare, à , Stratford sur Avon. A la fin de sa vie, Shéridan se fit controversiste et pamphlétaire en faveur du baptisme. Mais, par un singulier contrecoup du sort, son propre fils passa au catholicisme, Les principaux drames de Shéridan Knowles sont : 1° Caïus Gracchus, 1815 ; 2. Urginius, 1820 ; 3° Il- allant Tell, 18'25. Cette pièce renferme plusieurs scènes trèsheureuses, quoiqu'elle ne puisse pas entrer en parallèle avec la pièce similaire de Schiller. Ses comédies en re-[nom sont : le Bossu, 1832 , et la Chasse amoureuse. Ce n'est pas le genre comique proprement dit, mais une espèce de tragicomédie
  • James SMITH( 1775 - 1839) : littérateur anglais, né à Londres le 10 février 1775, était fils d'un homme de loi en réputation. Après avoir reçu une bonne éducation , il entra dans les bureaux de son père , dont il devint plus tard l'associé et enfin le successeur. D'accord avec son frère, dont nous parlerons bientôt, il s'exerça à écrire , Jane Lomax , Adam Brown, Arthur 'undcl et autres qui n'ont point passé dans notre rr ngue. Horace Smith fournit aussi de nombreuses ijèces de vers, tantôt enjouées, tantôt sentimenles, au Nouveau magasin mensuel, que dirigeait poete Thomas Campbell. llmourut le 12 juillet 49 aux eaux de Tunbridge
  • James SMITH( 1789 - 1850) : agronome anglais, naquit à Glascow le 3 janvier 1789. Ayant perdu en bas âge son père, il alla demeurer avec sa mère chez un oncle maternel, qui dirigeait à Deanston une importante filature de coton. Instruit d'abord sous les yeux de son parent, le jeune Smith continua ensuite ses études à l'université de Glascow , au sortir de laquelle il retourna chez son oncle. Après l'avoir secondé quelque temps et contribué à améliorer l'état sanitaire des filateurs de Deanston, Smith s'appliqua presque exclusivement à l'agriculture, qu'il préférait à toute autre profession. A cette époque, le club des fermiers de Dalkeith proposa un prix de cinq cents livres pour une moissonneuse.11 n'obtint pas le prix ; mais la machine qu'il proposait était si ingénieuse qu'il fut encouragé à concourir de nouveau en 1813. Un accident l'empècha encore de l'emporter sur ses concurrents ; mais diverses sociétés d'agriculture lui envoyèrent des témoignages d'estime, et la société agricole de StPétersbourg, en particulier, lui décerna une médaille d'or. Chargé d'exploiter une ferme de son oncle , il y introduisit d'importantes améliorations, qui eussent été plus considérables si son parent eût voulu le suivre dans ses essais. Devenu enfin, en 1823, possesseur d'une ferme, Smith réussit à faire d'un terrain assez ingrat une propriété fertile , en drainant et en labourant à fond et en employant une charrue spéciale, qui ramenait à la surface une terre pierreuse et sablonneuse. C'est ce qu'il expliqua dans une brochure intitulée Thorough draining and deep ploughing , 1831. Le public, à commencer par les voisins de l'auteur, apprécia bientôt l'utilité de cette pratique. En 1846, Smith fut membre d'une commission chargée d'étudier l'état sanitaire des cités manufacturières. Il communiqua aussi à la société agricole irlandaise maintes propositions utiles, et il compta parmi les membres éclairés de la société philosophique de Glascow. En économie politique, Smith était de l'école de son célèbre homonyme. Après une existence entièrement consacrée au bien, il mourut subitement, le 10 juin 1850
  • James SMITHSON( 1770 - 1829) : philanthrope anglais • fils naturel du duc de Northumberland et d'Elisabeth Hungerford , naquit en 1770. 11 fut élevé à Oxford et devint, en 1787, membre de la société royale de Londres. Il fut lié avec les célébrités scientifiques de la plupart des pays civilisés, qu'il visita d'ailleurs tour à tour , ayant le goût des voyages et du déplacement, au point de ne vouloir se fixer nulle part. Et l'on raconte de lui cette particularité qu'il vivait toujours en garni. La chimie avait surtout . L'établissement fut en effet monté dans de grandes proportions. Le président et le viceprésident de l'Union, les membres du cabinet, le grand juge de la cour suprême et le maire de Washington font de droit partie du conseil d'administration. Le viceprésident, le grand juge et le maire forment le conseil actif , composé en outre de douze membres, trois sénateurs, trois représentants et six citoyens américains nommés par les deux chambres du congrès. Les revenus de l'institut servent à fonder des cours, à encourager des recherches dans l'intérêt de la science et des voyages d'explorations; enfin à publier des ouvrages importants. Depuis 1848. XXXIX. une série de volumes de format grand accompagnés de planches, a été mise au jour. L'institut les distribue aux établissements scientifiques des Amériques ou de l'Europe ; il en met aussi en vente un certain nombre à des prix qui couvrent à peine les frais de publication. Le premier volume des Contributions o la science a paru en 1848; le treizième, en 1862. Parmi les plus remarquables de ces écrits, on peut citer les Anciens monuments de la vallée du Alississipi, publiés par MM. Squier et Davis , et la Grammaire de la langue dakota, avec un dictionnaire (l852',. Il a paru en 1862, à Washington, un Catalogue des publications de l'institut smithsonien, arrêté au mois de juin
  • James SOWERBY : artiste et naturaliste anglais, fut d'abord maitre de dessin , et, s'étant appliqué particulièrement à dessiner des plantes, il se lit connaître des principaux botanistes anglais, surtout du docteur Smith , président de la société linnéenne, qui l'employa à embellir ses ouvrages et le fit admettre dans cette société. Ainsi encouragé , Sowerby acquit une connaissance étendue de l'histoire naturelle, et il réunit une superbe collection qu'il communiquait généreusement aux personnes qui désiraient l'étudier. Dans cette collection se trouvaient divers météorolithes tombés de l'atmosphère en différentes parties du globle. Il avait fait faire avec l'un de ces aérolithes , tombé à environ 200 milles du cap de BonneEspérance, un sabre très-élégant- ment monté, dont la lame avait deux pieds de long sur deux pouces de large, et qu'il offrit à l'empereur Alexandre, lorsque ce prince se ren- dit à Londres en 1815; le czar lui envoya une bague d'une riche émeraude, entourée de diamants. Sowerby a publié : je Livre de dessin pour la botanique, ou Introduction facile à l'art de dessi- LmelqueN changements que de Souza n'a pas approuvés de son vivant. Nous citerons seulement celui de l'avantdernier vers de la 9ti strophe du chant 10 , où Verdier a mis Raplon rio , le fleuve Raptus au lieu de rapt., rio, fleuve rapide , qui se trouve dans l'échtion On nous assure que Hase et d'autres savants préfèrent cette dernière ; et elle a été adoptée par Millié, qui a publié, en 1825, une excellente traduction des Lusiades, dédiée à M. de Souza luimême, et à laquelle il paraitrait que ce dernier a bien voulu coopérer, du moins par ses avis. net. les fleurs d'après nature, 1789 2. édit., 1791. 2° Les Délices du fleuriste, contenant six figures coloriées, avec des descriptions botaniques, 1791 3° les Champignons anglais, avec des planches, 1796 ; 4° Minéralogie anglaise, ou figures coloriées, avec des descriptions pour éclaircir la minéralogie de la Grande Bretagne , 1803 5° Description de nzodèles pour expliquer la crystallographie, 1805 Sowerby a encore donné quelques morceaux dans les mémoires de la société linnéenne
  • James STODART : métallurgiste anglais et fabricant d'instruments de chirurgie à Londres, s'est fait connaître par les perfectionnements qu'il a introduits dans la fabrication de l'acier et par divers projets relatifs à la métallurgie. Il était arrivé de l'Inde des échantillons d'un métal factice fabriqué par les indigènes, et appelé 71: 1001Z. A la demande de plusieurs savants, Stodart en fit l'analyse, en découvrit les éléments et parvint à obtenir des produits bien supérieurs à tous ceux qu'on possédait encore ; il en fit, avec le plus grand succès , usage pour la fabrication d'instruments chirurgicaux. Il eut pour ces travaux le concours de sir Humphrey Davy, et il seconda ce savant illustre dans une série d'expériences sur la production des phénomènes électriques. Il prit également part à des recherches faites par le chimiste Faraday sur les alliages produisant le meilleur acier ; et ils publièrent en commun plusieurs mémoires sur cette question intéressante. Stodart avait été , en 1821 , élu membre de la Société royale. Il continuait le cours de ses recherches, lorsque la mort vint le frapper, le 1 i septembre 1823, à Edimbourg, où il avait fait un voyage
  • James STIRLING( 1600) : mathématicien anglais, trèsdistingué, et qui a été omis jusqu'à présent dans toutes les biographies, où il mérite cependant un rang honorable, naquit vers la fin du 17° siècle, et fit ses études à Oxford. 11 était encore à cette université lorsqu'il publia son premier ouvrage sur les lignes du troisième ordre : Lineoe tertii ordinis Neutonianœ , site illustratio tractatus Neutoni de enumeratione linearum tertii ordinis, Oxford 1717 Il y a démontré que Newton avait omis deux lignes du troisième ordre. Gua de Malves a remarqué que Newton et Stirling luimême en avaient omis quatre autres; mais, comme le dit Montucla, Stirling eût pu donner une théorie complète des ordres supérieurs, s'il ne s'était pas trop attaché à suivre son auteur. Quoi qu'il en soit, cet ouvrage lui fit le plus grand honneur, et il ne tarda pas à être reçu membre de la société royale de Londres. Quelque temps après, il justifia ce choix par un nouvel ouvrage, qui est le véritable fondement de sa réputation. C'est son Methodus di ferentialis sire tractatus de summalione et interpolatione serierum infinitarum , Londres, 1730, petit Dans ce second écrit, Stirling est un des premiers qui aient ajouté aux découvertes de Moivre sur la théorie des séries. Adoptant les principes de cet auteur, mais se frayant une route nouvelle, il parvint luimême à de nouvelles découvertes fort importantes et fort nombreuses, dont on peut voir l'analyse dans Montucla, t. 3 , p. 233 et suiv.« Elles partent toutes de ce principe, dit cet auteur, que lorsqu'une série n'est pas sommable en termes finis, il faut joindre la somme d'un petit nombre de termes de la série proposée à celle d'un petit nombre de termes d'une autre série extrêmement convergente et qui converge d'autant plus rapidement, qu'on a pris un plus grand nombre de termes de la première. Dix ou douze termes de chacune font ordinairement le même effet que plusieurs milliers de la première seule. s On trouve dans le même auteur un compte détaillé de la seconde partie du Methodus differentialis , etc., dans laquelle Stirling traite avec beaucoup de talent de l'interpolation des séries. On a encore de Stirling un Mémoire en anglais sur la figure de la terre et sur les variétés de la gravité t sa surface, qui a été imprimé, en 1735, dans le 39e volume des Transactions philosophiques. Nous ne savons pas précisément l'année de sa mort : il est à présumer qu'il ne survécut pas longtemps à la réimpression de son Methodus differentialis, qui eut lieu en 1764. On lit encore dans les Transactions philosophiques, volume 53 une lettre écrite par le révérend James Stirling à John Ducan, où l'auteur rend compte d'une obscurité remarquable qui arriva au Détroit, en Amérique. Cette lettre est datée de l'endroit où ce phénomène fut observé, en 1763
  • James SWAN( 1754) : né à FifeShore , en Ecosse, 175, se rendit fort jeune dans l'Amérique du Nord , où il fut d'abord employé en qualité de commis chez un négociant de Boston. Souvent témoin du spectacle des nègres esclaves iris en vente sur les marchés comme de vils animaux, il en conçut une telle indignation qu'il l'exprima de la manière la plus énergique dans un Essai sur rémanripation des nègres , qu'il publia à Boston en 1772. Ce fut dans le male temps que l'oppression britannique excita un soulèvement général dans l'Amérique du Nord. Le jeune SWan prit une grande part au mouvement insurrectionnel, et il fut secrétaire des premières assemblées, puis l'un de ceux qui, déguisés en Indiens, montèrent à bord du bâtiment de la Compagnie des Indes et jetèrent à la mer tous les thés qui s'y trouvaient. Porté pour ce fait sur une liste de proscription, d parvint à se sauver et rejoignit, comme volontaire, le corps d'insurgés commandé par Waren. Nommé, peu de temps après, son aide de camp , il devint son ami et fut blessé à ses côtés lorsque ce général mourut glorieusement à l'affaire de Breed. Rentré alors dans la carrière administrative, Swan fut successivement trésorier. receveur et payeur général. En 1776, à l'époque de la déclaration de guerre, il rentra dans la carrière des armes et fut capitaine, puis major d'un régiment d'artillerie. A cette époque, le général en chef Washington ayant formé le projet de surprendre les Anglais pendant la célé- bration de leur Stliatriek , et ayant fait occuper les hauteurs de Dorchester, ainsi que les îles dominant Boston et la flotte mouillée dans le port, le jeune major sollicita et obtint l'ordre de descendre dans l'île Pitiks, ce qu'il exécuta avec 12 caronades, 4 bombardiers et une pièce de campagne. Un corpS d'infanterie, qui devait le soutenir, n'étant pas arrivé à temps, Swan n'en termina pas moins son entreprise avec le plus grand succès, et il força la flotte à s'éloigner de Boston. Cet exploit lui valut le titre de secrétaire du comité de la guerre, et dès l'année suivante il fut un des députés de Boston à l'assemblée législative. L'Etat de Massachussets s'étant ouvertement insurgé, il fut nommé adjudant général de la première division et commanda en- suite un corps de cavalerie. Maniant la plume aussi bien que. l'épée, il publia, dans le but de porter à la plus étroite union contre l'ennemi commun, un écrit intitulé National arithmetis, qui eut beaucoup de succès. Lorsque la paix fut faite et l'indépendance de l'Amérique du Nord assurée, Swan jouit d'une grande considération dans le nouvel Etat. Il ouvrit des relations de commerce avec la Pranee, et fort de ses liaisons avec les génératix Vaudreuil, d'Estaing et la Fayette, qu'il avait reçus chez lUi, il se rendit à Paris et obtint du ministère français de grands avantages pour le commerce des ÉtatsUnis. En 1789, d fit des envois considérables de blé en France et dans nos colonies, puis il établit à Passy une fabrique de rhum qui eut beaucoup de succès et fit par là i'esser l'espèce de tribut que jusqu'alors la France avait payé à l'Angleterre pour cette industrie. Plus tard , en 1796, lorsque les garnisons fran-çaises de la Martinique et de la Guadeloupe v rent de ces îles aux EtatsUnis dans le plus grand dénùment , Swan leur fournit ce dont elles avaient besoin , et lorsqu'il eut à faire régler le compte de ces avances, Defermont, qui en ful chargé, témoigna par écrit qu'il avait servi la France avec intégrité et désintéressement; ce qui n'empêcha pas plus tard de lui susciter fies difficultés, et que. s'étant rendu à Paris vers 1815, il y fut arrêté pour dettes à la réquisition d'un sieur Lubert, ancien négociant, ou plutôt usurier de ilambourg, qui avait également poursuivi Rivarol et qui est resté détenteur de plusieurs de ses manuscrits. Swan ayant adressé une pétition à la chambre des députés en 1817, pour obtenir sa liberté en sa qualité d'étranger, Lubert y répondit par des Réflexions adressées aux deux chambres relativement à la contrainte par corps dont sont passibles les étranyers; à quoi Swan répliqua par Un mot de réponse à une brochure publiée par . 11. Lubert, se disant de Bordeaux, mais citoyen de Hambourg, Paris, 18'29 Tout cela n'empêcha pas le pauvre Swan de rester encore bien longtemps en prison. 11 n'en sortit qu'après la révolution de juillet 1830.11 ne survécut que quel- l!!' jours ours à sa mise en liberté. C'était au reste 'ar sa seule volonté qu'il était resté pendant vingt nis prisonnier, puisqu'il avait plus de fortune iu'il n'en fallait pour satisfaire le créancier qui e poursuivait, et que, même plus d'une fois, il ui arriva de délivrer quelquesuns de ses compa- tIns d'infortune en acquittant leurs dettes. Il dit à plusieurs des services non moins impur- s, et tant que dura sa captivité, il fut chéri estimé de toute la prison. Il a publié : I' Causes ,,, ai se sont opposées au progrès du commerce entre , chirurgien anglais. a publié : I° Nouvelle ? aliode pour faire lel préparations anatomiques sèches, trad. en français par le docteur Comet , Paris , 18'20, in 8° ; se Nécralogie , ou Description anatomique des nerfs du corps ,,, umain, ouvrage couronné par le Collée royal des chirurgiens de Londres , traduit par A. Chassaignac, Paris, 1838 avec 25 planches
  • James THOM( 1790 - 1850) : sculpteur anglais, naquit dans l'Ayrshire" en 1790. D'abord simple tailleur de pierre, il s'éleva par ses propres efforts jusqu'à la sculpture. Quelques figures tirées des poésies de Burns, celles de Tam O'Shanter et de Souther Johnnie en particulier, lui firent une première réputation dans sa province. Des statuettes qu'il exécuta ensuite le rendirent populaire. Transpor- tées à Londres, elles eurent une telle vogue que Thom fut l'artiste à la mode. D'autres mu' res sui' irent et soutinrent sa réputation; Thom se décida alors à se rendre aux EtatsUnis, où il se fit architecte et se bàtit une maison d'après ses propres dessins. il devint riche et parut aban- donner le ciseau du sculpteur. Il mourut à New- York le n avril 1850. Soir Tant O'Shanter et le Souther Johnnie se trouvent adaptés à un monument élevé à Burns sur les rives de la Doon. Il y en a des copies en Angleterre et chez M. Paterson , du NewJersey; quant à sa statue de la . 1/ ort, elle se trouNie à l'entrée du cimetière de LaurelHill, à Philadelphie
  • James TASSIE : artiste ingénieux , connu par l'heureuse imitation des pierres gravées, naquit près de Glascow, d'une famille obscure, et passa une partie de sa jeunesse dans l'état de tailleur de pierres. Le désir de se récréer l'ayant conduit à la ville un jour de foire, dans le temps où les Foulis essayaient d'y établir une académie des beauxarts, la vue des tableaux exposés aux yeux du public frappa sa jeune imagination. Il vint résider à Glascow, et, sans quitter son travail journalier indispensable à sa subsistance , il fréquenta l'école de dessin, où se développa rapidement le goût délicat dont il était doué. Le docteur Quin , qui cherchait alors à imiter en pâtes colorées les pierres gravées antiques et à en prendre des empreintes, sentait le besoin de s'attacher un aide intelligent. Il remarqua le jeune artisan et lui reconnut les qualités qu'il pouvait désirer. [Labile et patient, il profita des progrès récents de la chimie et réussit, en peu de temps, à imiter toutes les pierres et à en rendre tous les traits. Le docteur Quin , qui dans cette entreprise n'était mu que par son goût et non par l'intérêt, satisfait d'avoir facilité la découverte d'un art précieux, engagea le nouvel artiste à aller s'établir à Londres et à tirer parti de son talent pour améliorer sa situation. Tassie, arrivé dans la capitale en 1766, fut retenu quelque temps dans l'obscurité par son naturel timide et modeste, qui l'empêchait de se produire auprès des grands; mais le degré de perfection qu'il donnait à tout ce qu'il exécutait ne pouvait manquer de frapper les connaisseurs ; son mérite perça enfin, et il parvint même à jouir de quelque aisance. Jaloux de sa réputation, il détruisait sans hésiter toutes celles de ses productions qui ne satisfaisaient pas son goût sévère, et rien ne sortait de chez lui qui ne fût achevé, tellement que des fripons vendaient de ses compositions ou pâtes gravées pour de véritables pierres antiques, et que des connaisseurs trèsexercés avouaient ne pouvoir distinguer les copies d'avec les originaux. Les premiers cabinets de l'Europe lui étaient ouverts. Il en profita pour multiplier ses ouvrages, mais sans les négliger. Aux gravures antiques , il ajouta une collection des plus estimées parmi les modernes, et dont plusieurs égalent les anciennes par l'excellence du travail , sinon par la simplicité du dessin. Gràce à cet artiste ingénieux , l'amateur d'antiquités put se procurer, avec peu de dépense, l'imitation la plus parfaite d'objets auxquels les plus grandes fortunes pouvaient seules atteindre. L'impératrice de Russie, Catherine II, lui commanda plus de quinze mille gravures différentes, qu'elle fit disposer dans d'élégants cabinets et placer dans les appartements du palais de Czarskozelo. L'artiste prenait ses empreintes dans une belle composition d'un émail blanc assez dur pour étinceler sous le briquet et susceptible d'un trèsbeau poli . Un catalogue de la collection de Tassie parut en 1775 ; mais le soin de la mettre en ordre fut confié depuis à E. Raspe, qui s'en acquitta avec succès. Ce savant allemand, qui avait quitté son pays après s'y être déshonoré , rédigea un nouveau catalogue, qu'il écrivit en anglais et en français, afin d'en étendre l'utilité, et le publia sous ce titre : Catalogue descriptif d'une collection générale de pierres gravées , anciennes et modernes, tant camées qu' tailles, tirées des plus célèbres cabinets de l'Europe, jetées en piite colorée, en émail blanc et en soufre, par James Tassie, modeleur, mises en ordre et dé- crites par R.- E. Raspe , et accompagnées de plan- ches ; précédé d'une introduction sur les diverses utilités de cette collection, l'origine de l'art de graver sur les pierres dures el les progrès des compositions appelées pâtes, 1791 , vol. L'auteur a suivi , en le perfectionnant , l'ordre adopté pour la collection du baron de Stosch, telle que l'a décrite Winckelmann. Il commence par les hiéroglyphes égyptiens, conduit le lecteur à travers la longue série des antiques grecques et romaines, passe rapidement sur les malheureux essais du moyen àge et termine par les plus productions des temps modernes. La lecture de ce catalogue n'est pas aride. Raspe en a su faire un livre à la fois instructif et amusant, où l'esprit n'est point épargné. On lui a reproché de n'avoir pas assez ménagé la délicatesse de ses lecteurs, lorsqu'il décrit avec une certaine complaisance les images par lesquelles les anciens représentaient la puissance créatrice de la divinité. Tassie s'occupa longtemps à modeler en cire des portraits qu'il moulait ensuite pour les jeter en pâte. La ressemblance lui échappait rarement ; et, lorsqu'il ne réussissait pas à la saisir d'abord, il attendait, même pendant plusieurs jours , ce qu'il appelait l'inspiration. Il mourut en 1799. Sa collection de pâtes s'élevait alors à vingt mille articles
  • James TAYLOR( 1757 - 1825) : célèbre mécanicien anglais, né à Cumnoch, en 1757, s'occupa dès sa jeunesse des moyens d'utiliser, pour tous les moyens de transport et surtout pour la navigation , le puissant véhicule de la vapeur. Ses premiers essais datent de 1788 et précèdent par conséquent de plusieurs années ceux de Fulton . Ce fut en 1788 que, conjointement avec Miller, Taylor fit sur le lac Dalswinton, la première expérience des bateaux à vapeur. Cet essai ayant réussi, il le renouvela l'année suivante sur le canal de Forth et de Clyde, en faisant usage cette fois d'un bâtiment et d'une machine de plus grande dimension. Cette seconde expérience fut également couronnée de succès, le bateau employé en cette occasion, ayant fait sept milles à l'heure; mais comme il arriva plus tard à Fulton et comme il arrive trop souvent aux premiers auteurs des inventions les plus utiles, le manque d'argent ou de protecteurs assez puissants arrêta Taylor au début de sa carrière, et il mourut presque ignoré à Cumnoch, le 18 septembre 1825, lorsque Fulton et Bell avaient déjà recueilli une grande partie des honneurs et des avantages de ses longs travaux
  • James THOMSON( 1768 - 1856) : publiciste anglais, naquit à Crieff en mai 1768. Il lit ses études à Edimbourg, puis il seconda dans ses fonctions paroissiales son oncle John Ewan, ministre à Wittingharn. quelques années de là , il travailla à l'édition de l'Encyclopédie britannique publiée par l'évêque Gleig, et pour laquelle il écrivit les articles Ruddiman, Ecri tare, Spectre, & lipide, Eau, Superstition, etc., etc. On remarqua surtout l'article Ecriture, qui résumait parfaitement aux yeux de ses compatriotes l'histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament. Et ce qui vaut la peine d'être mentionné, c'est qu'il en fut parfaitement payé ; on lui fournit chandelle et charbon , dit naïvement son biographe, et, ce qui faisait surtout son affaire, une confortable maisonnette. Puis notre auteur publia une édition du Spectateur, en tète de laquelle il écrivit des biographies que l'on trouve encore dans certaines éditions de cet ouvrage, qu'il fit suivre d'un écrit de circonstance , intitulé Commencement , progrès et conséquences des nouveaux principes en France, 1799 Thomson rédigea, en 1802, la partie philosophique du Journal littéraire de James Mill, dont son frère Thomas fit la partie scientifique. Son premier article , intitulé Philosophie de l'esprit, parut en janvier 1803. Appelé ensuite à des fonctions pastorales, il se livra à une étude sérieuse de l'Ecriture. En 1847, il vint s'établir à Edimbotirg, où il séjourna jusqu'en 1854. En dernier lieu, il fut nônirhé docteur de l'université de StAndré. Il se fit remarquer aussi par un rare esprit de charité. Thomson mourut le 28 novetnbre 1856
  • James TOD( 1782 - 1835) : lieutenantcolonel au service de la compagnie des Indes , né en 1782 , partit pour le Bengale en i800, ayant obtenu un brevet de souslieutenant dans le 2' régiment. Ennuyé d'une situation pacifique qui le condamnait à l'oisiveté, il se présenta comme volontaire pour prendre part à une expédition dans les lies Moluques; il passa dans l'infanterie de marine et servit à bord du vaisseau le . 11orniagroa. Revenu dans l'Inde en 1805, le jeune officier fut attaché à une ambassade envoyée auprès de Scindia, le chef des Mahrattes. Il en résulta pour lui une longue résidence dans le Rajpostana une des plus vastes provinces de l'Inde centrale, jusqu'alors fort peu connue. Il se consacra avec un zèle infatigable à des recherches sur la géographie, l'histoire et les antiquités du pays. En 1815, il acheva de dresser une carte trèsexacte et trèsdétaillée qui fut de la plus grande utilité pour la campagne entreprise en 1817, toutes les cartes antérieures étant trèsfautives. En 1817 , Tod fut investi, avec le titre d'agent politique, d'un contrôle absolu sur l'administration de cinq Etats qui venaient de se placer sous la domination britannique. Sa santé affaiblie par un climat redoutable aux Européens l'obligea, en 1823, de retourner en Angleterre. 11 s'y occupa surtout de travaux littéraires, il rédigea un grand ouvrage intitulé les Annales du Rajasthan, en 2 volumes publiés en 18'29 et en 1832. Ce travail important, accompagné de cinquante gravures dues au burin de Finden , obtint les suffrages de tous les savants capables d'en apprécier le mérite. Silvestre de Sacy lui a consacré trois articles, en 1834, dans le Journal des Savants. Tod remplit quelque temps les fonctions de bibliothécaire de la société royale asiatique. En 1834, il fit un voyage dans le midi de l'Europe, et il séjourna quelque temps à Rome, s'occupant à écrire la relation d'un Voyage dans l'Inde occidntal e , voyage qu'il avait entrepris dans.le cours de la dernière année qu'il avait passée en Asie. Revenu à Londres, il succomba , le 17 novembre 1835, à une attaque d'apoplexie. Le Voyage, qu'il avait achevé de rédiger, parut en 1839 et forme un volume intéressant en raison des détails qu'il renferme sur des pays fort peu connus et sur des lieux de pèlerinage, objets de la plus profonde vénération de la part des Hindous. Comme administrateur, Tod s'était fait remarquer par son équité et par son zèle pour le bien-être des populations indigènes; il les aimait, il avait acquis une connaissance intime de leurs moeurs et de leur langage, et il avait obtenu toute leur affection. Z
  • James TRUBSHAW( 1777 - 1854) : architecte anglais, naquit le 13 février 1777. 11 s'acquit de bonne heure la clientèle et la faveur de l'aristocratie de son pays. fi se fit d'abord connaître par la part qu'il prit à la construction du canal du Trent, en qualité d'ingénieur de la compagnie qui l'avait entreprise. Il dirigea ensuite avec un grand art l'édification de plusieurs bâtiments particuliers, tels que HamHall, dans les environs d'Ashbourne, et WestonHouse, dans le Warwickshire. Mais , où il se distingua particulièrement, ce fut eu construisant le pont de Grosvenor sur la Dec, qui fut ouvert au public en décembre 1833, et dont il dirigeait les travaux depuis six ans. Enfin en octobre 1850, une autre construction du même genre, le pont d'Exeter, près de Derby, également dû à ses plans, fut livré à la circulation et mit le sceau à la réputation justement acquise de cet ingénieur distingué. Il mourut le 4 novembre 1854
  • James TUNSTALL( 1710 - 1772) : critique anglais, né vers 1710, étudia dans l'université de Cambridge, au collège StJean , dont il devint un des associés et des instituteurs. En 1741, il fut élu orateur public de cette université : il était dès 1739 rec- teur de Sturm, dans le comté d'Essex. L'arche- vèque de Canterbury Potter l'admit au nombre de ses chapelains et lui donna un rectorat, dont le revenu se trouva insuffisant pour faire subsis- ter sa famille. Rongé de soucis domestiques, il mourut, en 1772, laissant sa veuve et deux filles dans l'indigence. La douceur et la modestie relevaient encore en lui le mérite du savoir et du talent. Aussi, peu de temps après qu'il eut quitté le palais archiépiscopal de Lambeth, on disait que c, de Duckel, etc
  • James TYSONS( 1799 - 1820) : littérateur anglais , naquit à Londres le 29 août 1799 et fut destiné aux lettres dès son enfance. Parvenu à l'âge de quinze ans, il avait à peine achevé ses études lorsqu'il inséra des articles trèsremarquables dans le Morning Chronicle. Il publia ensuite un ouvrage plus important, et qui eut beaucoup de succès, sur l'économie politique. Destiné par ses parents à la carrière du commerce. il obtint d'eux la permission de suivre son goût qui l'entraînait vers les lettres, et composa plusieurs tragédies dont il ne put obtenir la représentation. li fit plusieurs voyages dans les PaysBas, en France, en Suisse, et rechercha partout avec beaucoup d'empressement la société des savants et des gens de lettres. Trèsactif et laborieux observateur, il composa plusieurs écrits dans le cours de ses voyages, entre autres, une Histoire du gouvernement civil d'Angleterre depuis son origine jusqu'à nos jours. Mais une mort prématurée l'empêcha de le terminer. Il mourut à Londres, le 12 juillet 18'20, à l'âge de vingttrois ans. Un de ses amis a publié ses manuscrits, sous ce titre : Lettres, poé- sies et mélanges , précédés d'une notice sur sa vie, vol. avec portrait
  • James USHER( 1720) : écrivain anglais, de la même famille que le précédent, mais né de parents catholiques romains , vint au inonde en 17'20. Il exploita d'abord une ferme, à l'exemple de son père, mais non avec la même aptitude. Après une coûteuse expérience, il essaya du commerce des draps et s'établit à Dublin ; mais il n'y fut pas plus heureux, et se trouvant alors veuf , chargé de quatre enfants et ruiné, il prit les ordres dans l'Église romaine. A l'aide d'un legs de trois cents livres sterling que lui fit un gentilhomme irlandais, il ouvrit à Kensington GravelPits, conjointement avec John Walker, auteur d'un Dictionnaire de la prononciation et de plusieurs autres ouvrages estimés sur la construction et l'élégance de la langue anglaise , une école que cet associé lui abandonna peu de temps après. Usher la dirigea avec succès jusqu'à sa mort, arrivée en 1772. Il est auteur de quelques productions ingénieuses : 5° Nouveau Système de philosophie, où il censure Locke comme inclinant au naturalisme, doctrine qu'il considère comme la mort de tout ce qui est sublime, élégant et noble. 2° Des lettres insérées dans le Public Ledger et signées Un libre penseur, où il démontre l'inconséquence et l'impolitique des persécutions exercées alors contre les catholiques romains. 3° Elio, ou Discours sur le qo? it , adressé à une jeune dame, dans lequel il s'attache à prouver qu'il est, à plusieurs égards , dans l'âme humaine, un type universel de goût, qui peut être dépravé ou corrompu par l'éducation ou par l'habitude, niais ne peut jamais être totalement déraciné. A cet essai, écrit avec élégance et où l'on reconnaît le talent de l'observation, niais peut-être trop de subtilité, l'auteur ajouta une Introduction à la théorie de l'esprit humain , dont l'objet est de réfuter les déistes, qui attaquent la • religion révélée sous l'apparence d'un appel à la philosophie
  • James VERE : auteur anglais, fit, à Londres, le commerce de la soie, et acquit une fortune considérable, dont il appliqua une partie au soulagement des malheureux. Il mourut à Edmonton, le 29 août 1779. On a de lui un volume intitulé Recherche physique et morale sur les causes de cette inquiétude ri de cette maladie intérieure de l'homme, dont se sont plaints tous les tiges , 1778, in -8
  • James WADMORE( 1782 - 1853) : célèbre amateur et collectionneur anglais. naquit le 4 octobre 1782. Il fit ses premières études dans une école voisine de GretaBridge dans le Yorkshire. Il entra ensuite comme volontaire dans le corps dit de StPancrace levé en 1803, et à la fin de la guerre il se mit à collectionner les oeuvres d'art. C'est ainsi qu'il acquit d'abord l'Agar et Ismaël de Westall. La mort d'un oncle qui lui laissa une fortune considérable le mit à méme de donner un large cours à son goût pour les oeuvres d'art. Il vivait en même temps avec les artistes en renom, William Allan , Burnet, Denning, Fox , Vincent, enfin, et surtout Wilkie, auquel il donna souvent d'excellents conseils. Il lui acheta en particulier son Trompette, ses Gardes vendus depuis, lors de la vente de sa collection, deux cent quatorze livres sterling. Toutefois Wadmore ne s'en tint pas aux maîtres de l'école moderne. Mis en rapport avec Br)'an, l'auteur du Dictionnaire des peintres et des grareurs, il acquit, guidé par les conseils de cet artiste, /a Vierge à l'enfant d'Annibal Carrache; le ilars et Vénus de P. Véronèse, le St- Jean de Léonard de Vinci, qui avaient fait partie des galeries du duc d'Orléans et du maréchal Ney. Il ne négligea rien pour augmenter ses collections, où l'on voyait des tableaux dus au pinceau des plus anciens artistes de l'Angleterre, tels que Turner, Stanfield, Robert, Cox. Colley Fielding, Chambers, Wright, Denning, Hart, Nash. Il recherchait avec la même ardeur les manuscrits et !ivres rares, les incunables. Wadmore fit partie de plusieurs sociétés savantes : la société astronomique, la société de numismatique entre autres. Il écrivit aussi dans l'Eneelopédie de Rees. Il mourut le 24 décembre 1853. Comme il arrive presque toujours, toutes ces collections choisies et rassemblées avec tant de soin furent vendues et se dispersèrent au hasard d'une adjudication publique. Les articles mis en vente se montaient à cent quatrevingtsix. parmi lesquels soixantequinze étaient l'oeuvre des maîtres anciens ; les autres appartenant à l'école anglaise. Un recueil estimable , le Gentleman's Magazine , se plaît à détailler les prix de vente de ces oeuvres. Ne fautil pas plutôt regretter qu'elles se soient ainsi dispersées ? L
  • James WARD( 1770 - 1859) : peintre d'animaux et de batailles, naquit à Londres en octobre 1770 . C'était vers l'époque où Reynolds était en pleine vogue. Le portrait étant alors seul en faveur, Ward tenta d'abord ce genre ; mais il ne pouvait guère songer à l'emporter sur Lawrence. Il chercha alors une autre voie. Il étudia attentivement les animaux, dont il réussit en effet à rendre presque anatomiquement la forme. Ses tableaux furent loin néanmoins de manquer de chaleur et de mouvement. On petit mème dire qu'ils étaient tout nature. On ne saurait assez admirer en ce genre ceux qui représentent un dogue , une Il) C'est la date que donnent les biographes angbLie; un écrivain spécial, Nagler, en assigne une autre 1768. vache, un veau, et le cheval et le serpent. Ward reproduisit avec un art égal les scènes de bataille. Un de ses tableaux les plus renommés en ce genre représente un Colonel Leicester à la tête de son régiment . On admire aussi sa Chute de Phaéton. Ses tableaux de chasse n'ont pas moins mérité d'être distingués. On cite surtout celui qui représente un Baronnet chassant à la tête de sa meute. A ce genre se rapportent ses Dogues se battant autour d'un arbre à St- Donat. Les oeuvres de Ward se distinguent surtout par lejini. Elles ont de la couleur et du brillant. La gravure en a reproduit quelquesunes ; on en rencontre notamment dans le recueil Boydell publié en 1805 et consacré aux diverses races d'animaux en Angleterre. Le texte est de John Lawrence. Enfin on trouve gravés sur bois, dans le Traité des chevaux de Youatt, quelques dessins de Ward. On lui doit en outre une bataille allégorique de Waterloo, entreprise sur l'invitation de l'Institut britannique , qui avait proposé Un prix à décerner à l'auteur qui glorifierait le mieux les armes anglaises. Ward obtint ce prix. Il avait. eu le titre de peintre et graveur du prince de Galles depuis George IV, et fut professeur à l'académie royale de Londres, dont il devint aussi membre. Il exposa encore en 1855. Depuis il ne parut plus rien de lui, Ward mourut au mois de novembre 1859
  • James WARDE( 1800 - 1841) : célèbre artiste dramatique anglais, naquit en 1797. Il débuta en 1818 au théâtre Ha` market , de Londres, dans des rôles où il se fit tout d'abord remarquer, ceux entre autres de Falkland dans les Rivaux et de don Félix dans le Miracle. Il fut ensuite membre de la société de CoventGarden, XLIV. . . et l'on peut dire que nul acteur ne fut aussi bien vu du public. L'opinion le plaçait comme artiste de talent immédiatement après Kemble et Young. Quoique ce ne fût point précisément son genre, il joua maintes fois et de manière à s'y faire admirer les rôles d'Othello, de Richard III, du roi Jean, etc. Lorsque, en 1833, la situation de Covent Garden ne fut rien moins que prospère , Wardc alla jouer avec son frère au petit théâtre Olympique ; de là il passa au théâtre Victoria, où il tint avec un rare talent plusieurs rôles à caractère. Il revint à CoventGarden lorsque ce théâtre passa sous la direc,- Non de Macready. Warde rendait surtout, de manière à impressionner le public, les caractères sombres. On peut affirmer qu'il fut un des artistes les plus distingués qui aient paru sur la scène anglaise. Malheureusement des embarras, dus en grande partie à ce que son talent ne fut pas toujours rémunéré comme il le méritait, troublèrent la carrière de cet auteur. Les choses en vinrent à ce point que des officiers minis!ériels l'accompagnaient à son entrée au théâtre et à sa sortie. « Heureux, dit un recueil qui donne c( ces détails, le Gentleman's Magazine, s'il eût pu vivre obscur dans quelque coin ignoré de la grande capitale » On a pu voir dans la galerie du dernier Charles Matthews, devenue la propriété du club Garrick, un portrait fort ressemblant de James 'Warde dans le rôle de Cassius. Il mourut le 9 juillet 1841
  • James WARREN( 1726 - 1808) : général et homme politique américain, parent du précédent, naquit en 1726. Comme son homonyme, il fit ses études au collége Harward, puis il entra dans le commerce. En 1757, il remplaça son père dans les fonctions de haut shériff, qu'il garda jusqu'au moment où éclatèrent les hostilités avec l'Angleterre. Comme la plupart de ses compatriotes. il s'opposa aux imprudentes mesures adoptées alors par le cabinet anglais. Devenu néanmoins membre de la cour générale en 1761, il soutint en cette qualité ce qu'il considérait comme les droits de ses concitoyens. Connaissant les talents et le ferme caractère de James Warren , le ministère britannique lui fit d'inutiles avances, et voyant de ce côté échouer ses efforts, il le menaça tout aussi inutilement. Warren continua d'être fidèle à la cause de l'indépendance américaine. En 1775, il proposa des plans d'après lesquels devaient fonctionner des comités de correspondance qui devaient. résultat considérable, mettre de l'unité dans les mesures jusquelà disséminées de la fédération. Warren , par un motif resté obscur , refusa de faire partie du premier congrès. Mais , après la mort de son illustre parent Joseph Warren, il devint président du congrès provincial de NewYork. Quoique fort peu belliqueux, il fut nommé major général de la milice en 1776. Il s'acquitta avec intelligence de ces fonctions, bien nouvelles pour lui , et lorsque l'Etat de NIassachussetts, où sa famille était établie, se fut constitué, il devint membre de la chambre des représentants de cet Etat. Enfin il accepta un emploi dans un service qui ne répondait pas non plus à ses aptitudes, la marine. Warren se démit ensuite de ces fonctions pour rentrer dans la vie privée. Mais ses concitoyens le déterminèrent encore à se mêler aux affaires en qualité de président du conseil. Cet estimable citoyen mourut en 1808, à l'àge de 82 ans
  • James WATT( 1736) : célèbre ingénieur et mécanicien, naquit le 19 janvier 1736 à Greenock en Ecosse, où son père faisait le commerce et exer-çait des fonctions de magistrature. Son grandpère et son oncle s'étaient distingués comme mathématiciens et ingénieurs. James Watt fit ses études dans sa ville natale, et manifesta de bonne heure son goût pour les recherches scientifiques. A l'âge de dixhuit ans, il fut envoyé à Londres et mis en apprentissage chez un habile fabricant d'instruments de mathématiques; mais bientôt la faiblesse de sa santé le força de retourner dans sa famille, et il ne reçut jamais d'autre instruction dans la profession qu'il devait embrasser. En 1757, il alla se loger au collége de l'université de Glasgow, fut nommé fabricant d'instruments de mathématiques de cet établissement, et y demeura plusieurs années. A l'époque de son mariage avec miss Miller, sa cousine, en 1761, il quitta l'université et s'établit dans la même ville comme ingénieur. Appelé à donner son avis sur des travaux relatifs aux canaux et aux ports, il fit adopter et exécuter plusieurs de ses plans, notamment celui de l'important canal calédonien qui , traversant l'Ecosse de l'est à l'ouest, épargne beaucoup de temps et de dangers aux navires qui veulent passer de l'une à l'autre côte. Il projeta encore la jonction du Forth et de la Clyde, à laquelle on a travaillé depuis. Cependant une circonstance fortuite donna bientôt une nouvelle direction à ses études et le fit entrer dans une carrière à peine frayée. On porta à Watt un modèle de la machine à vapeur, en le priant de le mettre en ordre pour l'instruction de la jeunesse au collége de Glasgow. Depuis un siècle on se servait de la vapeur comme force motrice, pour élever l'eau; on sait qu'il est fait mention de ce puissant agent dans la Centurie d'inventions, publiée par le marquis de Worcester, et que l'ingénieur anglais Nforland , dans un ouvrage adressé à Louis XIV, et conservé à la bibliothèque de Paris, parle de l'emploi de la vapeur dans les machines . Papin aussi avait indiqué le principe d'après lequel la vapeur sert de moteur aux machines: mais ce fut le capitaine anglais Savary qui le premier en construisit une, mue par la vapeur, pour élever l'eau. Cet ingénieur prit un brevet et établit sa machine dans les mines de Cornouailles , où elle servit à faire sortir les eaux surabondantes. Dès lors, plusieurs hommes ingénieux avaient cherché le moyen de perfectionner cette première invention. Un quincaillier, Newcommen, et un vitrier, Crawley, firent à Darmouth en Devonshire une machine, dans laquelle la vapeur, au lieu de produire une simple force de pression, sert à produire un vide dans le cylindre renfermant le piston, que le poids de l'atmosphère force de descendre. On introduisait pardessous ce piston la vapeur de l'eau bouillante ; un contrepoids faisait monter ensuite le même piston jusqu'au haut du cylindre ou tuyau ; on fermait la communication entre le cylindre et la chaudière qui donnait la vapeur; ôte condensait celle- ci en injectant un peu d'eau froide dans le cylindre, et Je piston retombait; puis on Je faisait soulever de nouveau en ouvrant la soupape de la vapeur. Dans cette machine il s'agissait donc d'introduire alternativement la vapeur et l'eau froide, par le moyen de robinets différents qu'un ouvrier fermait et ouvrait tour à tour . Quoique ce ne fût pas une machine trèscommode, elle valait infiniment mieux que ce que l'on avait eu jusquelà. Savary s'associa avec Crawley Newcommen construisit probablement la nouvelle machine pour les deux associés, et elle servit depuis dans les mines et ailleurs. En 1718, Beighton inventa le moyen de faire ouvrir et fermer les robinets par la machine même. C'était une économie de ma mais les frais de combustible étaient toujours considérables ; on perdait du calorique par les jets d'eau froide qu'on introduisait dans les tuyaux de fer, et il fallait beaucotip de feu pour les réchauffer à chaque instant. Personne n'avait trouvé le moyen d'obvier à ce grand inconvénient, et, depuis 1718 jusqu'en 1761, la machine à vapeur n'avait subi aucune modification importante. Ce fut à cette époque que le modèle de celle de Newcommen , déposé à l'université de Glasgow, fut confié à Watt, pour qu'il le mit en état de servir aux démonstrations de physique. En s'occupant du principe de cette machine, Watt fut frappé du défaut ou de l'inconvénient essentiel il remarqua que les deux tiers de la vapeur se consumaient par leur contact avec l'eau froide : c'était une perte des deux tiers du combustible. 11 essaya d'abord de substituer au tuyau de fer un tuyau de bois, attendu que le bois est un conducteur moins puissant du chaud et du froid ; mais, d'un autre côté, le bois résistait moins aux altérations subites de la température. Il eut alors l'idée lumineuse de faire entrer et sortir tour à tour la vapeur dans le tuyau de métal, sans refroidir les parois du tube. 11 inventa donc un condenseur. Ce vase vide d'air qui communique avec le tuyau, étant ouvert au moment où le tuyau est rempli de vapeur, attire celleci; et lorsque ce vase reçoit au même moment un jet d'eau froide, la vapeur qui est venue le remplir s'y condense en eau ; ce qui reste de vapeur dans le tuyau est attiré à cause du vide formé par la condensation, et c'est ainsi que le tube se vide compétement et laisse du jeu au piston. Pour faire sortir ensuite l'eau du condenseur, Watt y appliqua une petite pompe à air que le mécanisme de la machine met en mouvement, lorsque cela est nécessaire. Outre le condenseur, il inventa une seconde modification à la machine à vapeur de Newcommen. Celuici se servait de la pression de l'air atmosphérique pour faire descendre le piston et pour conserver à l'air son élasticité ; il était obligé de tenir les tuyaux froids, afin de contrebalancer la chaleur produite par la vapeur. Il fallait beaucoup de combustible pour chauffer d'un côté ce que l'on refroidissait de l'autre. Watt chercha se passer de l'air atmosphérique pour le jeu des pistons, et à les mettre en.mouvement par la force seule de la vapeur. Il appliqua donc la vapeur alternativement à l'un et à l'autre bout du piston , qu'il enferma dans une boîte à cuir gras, et il la fit agir ainsi tour à tour dans les deux sens opposés. Il enveloppa les tuyaux de métal dans des tuyaux de bois, afin de mieux conserver la chaleur et de perdre moins de vapeur. Il calcula exactement la quantité de combustible qu'il fallait employer pour produire une certaine quantité de vapeur, et le volume d'eau froide nécessaire pour la condenser. Par ce moyen , il put donner une précision en quelque sorte mathématique aux opérations de son appareil. Ayant ainsi empreint d'un caractère tout nouveau une invention qui languissait depuis un demisiècle sans résultat, Watt a donc réellement le premier utilisé cette belle découverte. Mais la grande difficulté est toujours de décider les hommes à courir les chances d'une expérience nouvelle, surtout en mécanique, où une erreur de calcul peut précipiter l'entrepreneur dans des dépenses ruineuses. Watt était peu communicatif, peu répandu dans le monde. D'un caractère timide, il ne montrait pas tout ce qu'il valait, et il ne prenait aucune peine pour se faire valoir. Cependant il fit la connaissance d'un homme instruit, le docteur Roebuck, qui jouissait de quelque fortune; et ce fut à cet homme qu'il s'adressa pour exécuter son appareil. Roebuck consentit à une association , et Watt se mit au travail avec les fonds de son ami ; mais les moyens de celuici furent épuisés avant que l'ingénieur eût fini. La machine allait en rester là, lorsqu'un des premiers manufacturiers de Birmingham , Matthieu Boulton, entendit parler des essais de Watt, et en apprécia tout le mérite. Si la machine à vapeur est aujourd'hui répandue dans toutes les contrées, et si elle y rend des services si variés et si importants, il faut en rendre grâces au hasard, qui procura au modeste ingénieur la connaissance et l'association de Boulton , homme riche, éclairé, entreprenant et fort accrédité. Il indemnisa Roebuck de ses avances, attira l'inventeur à Birmingham, et là il établit avec lui une compagnie pour l'exploitation de son plan d'appareil. Les deux associés, ayant pris un brevet, construisirent une machine à Soho, auprès de Birmingham. Ils la firent voir à tous ceux qui s'intéressaient aux travaux des mines; et, en présence d'hommes experts, ils constatèrent par des expériences l'économie du nouvel appareil. Ils allèrent jusqu'à proposer de construire dans plusieurs mines des machines sur le nouveau plan, et de n'être payés que dans le cas où le succès répondrait à l'attente des propriétaires. Peu à peu les avantages de leur machine furent compris. Ils s'engagèrent à en construire de nouvelles , à condition . Il est vrai que, en Angleterre même, Voici comment je me suis exprimé dès l'année i790, dans le 1•. volume de mon Archtleclure hydraulique , après avoir parlé des inventions de Savary, de Newcommen, etc. on contesta de toutes parts à Watt la gloire do l'invention. Obligé de se défendre contre des envieux qui allaient fouiller dans la poussière des bibliothèques quelques moyens de lui disputer la priorité, il ne triompha en justice que plus de vingt ans après sa découverte. Ce fut en 1799 que la cour du banc du roi le déclara véritable inventeur. Aujourd'hui tous les Anglais sont d'accord pour le reconnattre comme un des plus grands bienfaiteurs de leur patrie , et les étron - gers, qui ne pouvaient opposer à son invention que quelques essais antérieurs. sans beaucoup de résultats, sont obligés de rendre justice à son génie. Si quelque autre penseur a aperçu le même objet avant lui , il faut convenir que cette grande découverte n'a réellement influé sur le bien-être de la société que depuis que Boulton et Watt en ont démontré, d'une manière pratique, les avantages évidents. Il est bien vrai que celuici n'a fait que perfectionner la machine à vapeur; mais ce perfectionnement vaut plus que la découverte. Jusqu'en 1800, cette machine ne servit cependant qu'à élever l'eau ; à cette époque on essaya de l'appliquer au mécanisme des moulins; mais on n'y trouva pas d'abord les mêmes avantages, parce que les moteurs ordinaires des moulins, le vent et l'eau, ne coûtent rien, et que l'agent qu'on voulait y substituer était plus dispendieux. Watt avait porté son esprit sur la même application de la vapeur : il pensait qu'on pourrait faire mouvoir les moulins d'après le simple principe qui fait tourner un rouet à filer, c'est-àdire par une manivelle qu'un moteur fait tourner u Un Anglais, appelé M. Watt, a imaginé, vers l'an 1770, la e machine dont la figure 194 , n° 1 , représente lé profil.... Cette a machine a été apportée d'Angleterre en France par MM. Perier, e qui l'ont fait exécuter à Chaillot. n D s'agit ici de la première invention de Watt, celle qui concerne les machines dites à simple efel ; je parle ensuite de l'invention ultérieure des machines dites d double rjfel, et je dis : u M. le chevalier de Bettancoart, étant e allé à Londres, eut occasion de visiter Ir e machines à feu que le piston du cylindre devait ttre poussé u avec le même effort. sait dans sa descente, soit dans sa montre, il et ce résultat lui fit découvrir le double effet qui constitue essentiellement / a nouvelle perfection ajoutée aux machrnes à w feu, par M M. Watt et Boultnn. M. le chevalier de Bettan-« court, de retour à Paris. fit exécuter un modèle de machine à u feu à double effet, sur l'échelle d'un pouce pour pied.... MM. Pée Lier, excellents jugea en cette matière , se sont déterminés à faire construire une madone à feu, à double effet, et conformeau modèle de . M. le ehtv«her de Betancourt. e Cette machine à feu a été construite à l'ile des Clgnes.) Le second volume de mon Architecture hydraulique contient les descriptions des inventions dont je donne l'histoire dans le premier volume; mais on n'y trouve pas un seul mot duquel on puisse conclure que je regarde Périer comme ineenteur' je ne parle de lui que comme d'un imitateur, sait de la première machine de Watt , soit du modèle de Bettancourt. Ainsi, en définitive, loin d'avoir voulu ravir à Watt la gloire de ses découvertes, je nuls, au contraire, le premier qui l'ait proclamée t du moine mir le continent) dans un ouvrage sur les machines à vapeur, qui fut trèsrépandu comme étant le plus complet de sun genre, à l'époque où il parut. Depuis ce temps. des relations suivies d'estime et d'amitié ont existé entre M. Watt et moi, j'ai eu plusieurs fois le plaisir de le recevoir, soit à la ville, soit â la campagne. pendant le séjour qu'il e fait à Paris. Je conserve de lui MIC correspondance trèsaffectueuse , où il me donne des details circonstanciés sur ses expériences, ses travaux ; enfin, les sentiments dont il m'honorait m'ont été rappela, après sa mort, dans la lettre par laquelle son file une fit part de ce douloureux événement. à moitié, tandis que le reste du tour est fait par l'impulsion donnée à la roue. Il employa une double machine pour faire mouvoir deux manivelles; et il mit un contrepoids à chaque manivelle, pour achever le mouvement de rotation. Dans la suite il s'aperçut que le contrepoids était inutile, et pouvait être remplacé par un simple volant. Comme la construction de son modèle éprouva des retards, il apprit dans l'intervalle qu'un fabricant de Birmingham, nominé Birkards, construisait un moulin à farine, qui devait être mû par la vapeur, et dont le mécanisme, disaiton, était celui de l'ancienne machine à vapeur, et non de celle qu'avait perfectionnée 'Watt. Ce dernier, curieux de connattre cette invention. parvint à se procurer le plan du moulin, et trouva que c'était tout simplement celui qu'il avait luimême, et qui avait été vendu en secret à Rickards par un ouvrier infidèle. Cependant ce fabricant avait obtenu un brevet d'invention, et il était trop tard pour réclamer. Ce contretemps frustra Watt des fruits légitimes de invention. Ne pouvant exécuter désormais propre plan sans s'exposer à être talé de pla il chercha un autre moyen de faire tourne _ moulins par la vapeur. et c'est ce qui donna li à une nouvelle invention de sa part qui a appelée sue and plonet motion, c'est-àdire mouvement du soleil et des planètes, qui est plus compliquée que son premier plan , et qu'il est difficile de décrire sans l'emploi des figures. Quant au plan primitif, imité du mécanisme du rouet, il a reçu depuis nombre d'applications, et c'est celui qui constitue le principe d'une quantité d'appareils à vapeur employés dans les arts. Des inventions moins importantes occupaient dans le même temps l'esprit de Watt. Ce fut lui qui inventa, en 1779, la machine à copier des lettre par le moyen de deux cylindres entre lesquels on fait passer une feuille de papier mouillé appliquée sur une feuille écrite : cette machine, dont l'utilité était évidente, eut tin prompt succès. Il établit aussi le premier en Angleterre le blanchiment par l'acide muriatique que Berthollet venait d'inventer en France. Jusqu'en 1800, il fut sans cesse occupé dés travaux de ses grands établissements. Sentant alors le besoin de repos, il se retira de l'association , et se rit remplacer par son fils qui continua les entreprises avec le fils de Boulton. Watt avait perdu sa première femme à Glasgow. S'étant établi à Birm il y épousa la fille de MacGregor, et niena une vie heureuse au sein de sa famille. Dans le temps de ses grandes études, il avait été tourmenté par de violents maux de tète, qui cessèrent lorsqu'il eut plus de repos. Sa vieillesse fut celle d'un homme qui a la conscience d'avoir fait de grandes choses et qui recueille les fruits de ses travaux. Il jouissait de la considération générale : les sociétés royales d'Edimbourg et de Londres l'avaient admis au nombre de leurs membres; l'Institut de France lui avait donné le titre de membre étranger. En 1817, il fit un dernier voyage en Feosse, son pays natal. Deux ans après, sa santé s'affaiblit, et il mourut le 95 août 1819, dans sa terre d'Heatlifield, près de Birmingham, à l'àge de 84 ans. Parmi les notices qui ont paru sur sa vie et sur ses inventions, on distingue celles du professeur Playfair , et de Jeffrey . C'était, SOUS tous les rapports , un homme étonnant. Doué d'une sagacité extraordinaire, d'une mémoire prodigieuse et d'un esprit d'ordre inconcevable, il avait lu autant que les hommes les plus instruits de son temps; aussi savaitil beaucoup, et personne ne pouvait rendre compte de ce qu'il avait appris avec plus de concision et de netteté. Ne bornant pas ses études aux objets 'habituels de ses travaux, il était trèsversé dans la chimie, la physique, et, ce qui est plus surprenant, dans les antiquités, la médecine, l'architecture, la jurisprudence et la musique. Les langues modernes lui étaient familières, et il était au courant de la littérature des divers peuples d'Europe. On l'a entendu pendant des heures entières exposer des systèmes de métaphysiciens allemands, ou discuter le mérite de la poésie de cette nation. Sa tète était une véritable encyclopédie; quelque matière que l'on touchàt, on était sûr qu'il y répandrait des- lumières , et qu'il instruirait ceux qui l'écoutaient. On pourrait s'étonner que le gouvernement anglais ne lui ait conféré aucun honneur, si l'on ne savait pas qu'en Angleterre la nation décerne les honneurs bien plus que son gouvernement. En 1894, au milieu de la prospérité, toujours croissante, due aux effets prodigieux des machines à vapeur, on a fait par souscription les frais d'une statue qui devait lui être élevée à Birmingham, ville remplie de manufactures mues par ses machines. Dans une réunion solennelle, où cette délibération fut prise, un ministre, lord Liverpool, présida , et le roi souscrivit pour cinq cents livres sterling; sir Humphrey Davy, MM. Huskisson , Brougham , Mackintosh et d'autres orateurs , furent les organes de la reconnaissance nationale. Mais ce qui fera durer bien davantage le souvenir des services de Watt, ce sont les richesses créées dans tous les pays où ses inventions ont été mises en pratique. M. Arago a publié, en 1838, une notice biographique fort intéressante au sujet de Watt; elle a été traduite en anglais par J.P. Muirhead, Edimbourg, 1839
  • James WATT( 1769) : minéralogiste anglais, fils atné du précédent, naquit le 5 février 1769. Il fit de bonne heure, sous la direction de son père, des études de philosophie naturelle et de chimie, Il s'adonna ensuite luimême à l'étude qu'il préférait, la minéralogie. 11 n'avait que vingt ans lorsqu'il devint un des secrétaires de la société littéraire et philosophique de Manchester, récemment fondée, et à laquelle il communiqua, en 1789, deux mémoires, l'un sur la mine de baryte d'Anglesark, dans le Lancashire, l'autre sur les effets de ce minerai administré aux animaux. Suivant ensuite les conseils de son père, qui l'engageait à aller étudier les sciences sur le continent, Watt vint à Paris avec son ami Cooper. D'abord bien accueilli par le parti dominant, il fut ensuite signalé par Robespierre comme un émissaire de Pitt.. Le jeune voyageur repoussa vivement cette accusation dans une lettre qu'il écrivit le jour même où elle s'était produite à la tribune des Jacobins. Rentré chez lui , il apprit que sa vie était en danger. Il prit alors à grand'peine la route du midi de la France et se rendit en Italie. Revenu en Angleterre, en 1794, il fut engagé dans la manufacture de machines à vapeur de Soho, ce qui l'éloigna des études scientifiques proprement dites, obligé qu'il fut, comme directeur, de donner tout son temps au développement de l'usine. 11 contribua beaucoup aux progrès de l'industrie des machines en y ajoutant tout ce qui pouvait les perfectionner. En 1851, la manufacture de Soho comptait 319 machines, comportant en totalité une force de 52,31% chevaux. On doit à James Watt, comme écrivain, la Vie de son père, dans le supplément de Macvey Napier à l'Encyclopédie britannique , insérée ensuite dans la septième édition du recueil ; et, en 18%6, il écris it à Muirhead, au sujet des idées de son père sur la Composition de l'eau, une lettre insérée dans la correspondance du premier, qui publia aussi les pièces et documents concernant les travaux du grand ingénieur dont James était le fils. Ce dernier mourut le 9 juin 1848. — WATT , frère du précédent, naquit en 1777. Après avoir reçu une solide instruction , il fut associé avec son frère à la maison Boulton et Watt, en 179% ; re qui ne l'empêcha point de poursuivre ses études, qu'il fit en partie à Glasgow. Sa santé affaiblie l'obligea ensuite d'aller résider à Plenzance, dans l'ouest de l'Angleterre, où il connut le célèbre liurnphry Davy, chez la mère duquel il logeait. En 1800, il se retira des affaires, laissant à ses deux fils ses intérêts dans la manufacture de Soho. Il reprit alors les travaux et les études qu'il avait toujours aimés, et, le 10 niai 180i , il lut à la société royale ses Observations sur le basalte, insérées dans les Transactions philosophiques pour 180i, t. 9. Il muret quelque temps après, le 16 octobre de la mème année, à la suite d'une maladie de langueur
  • James WELWOOD( 1652 - 1716) : médecin, né à Edinibourg en 1652 , fit ses études à Glasgow et fut obligé de se réfugier en Hollande avec son père , que l'on soupçonnait d'avoir assassiné l'évêque Sharp. Revenu dans sa patrie lors de la révolution de 1688 , il y devint médecin du roi. On a de lui des Mémoires sur les affaires d'Angleterre , depuis 1588 jusqu'à la révolution qui renversa les Stuarts, 1 vol. iu-8°. C'est un ouvrage superliciel et trèspartial. On a du même auteur des Notes et observations sur l'histoire du roi Jacques 1", composée par Wilson, et une traduction en anglais du Banquet de Xénophon à laquelle il a joint un discours sur la mort de Socrate et sa doctrine. 11 mourut à Edimbourg en 1716
  • James WHITE( 1754 - 1799) : littérateur distingué, né en 1754 d'une bonne famille, fit ses études classiques à l'université de Dublin. On ne sait pas à quelle époque il vint dans la capitale de l'Angleterre, où sa vie se passa presque entièrement au sein des occupations littéraires. Le premier ou-: vrage qu'il publia fut une traduction anglaise, accompagnée de notes, des Harangues de Cicéron contre Verrès, 1787 Un opuscule qu'il mit au jour, l'année suivante, et qui a pour titre Idée d'un plan pour l'abolition du commerce des esclaves et pour le soulagement des noirs dans les Indes occidentales, fit honneur à sa philanthropie, bien que ses compatriotes lui aient trouvé trop de prssion. Il se livra ensuite à' la poésie, pour laquelle il avait quelque talent, et au genre du roman, où il montra un tour singulier d'esprit et d'imagination, mêlant l'histoire à la fiction, et le ton grave au burlesque, en dépit du bon goût. Son excuse est dans l'amusement qu'il sait procurer à ses lecteurs. Ses divers écrits lui firent de la réputation, sans améliorer sa position. L' accabla ses dernières années, et accéléra sa fin. Ayant conçu une affection vive pour une jeune daine. et n'en étant pas payé de retour, il attribua cette contrariété à une cabale d'ennemis, qui s'attacliaient à semer d'épines sa carrière littéraire, et à lui aliéner ses protecteurs et ses amis. Cette chimère troubla son repos, et finit par altérer ses facultés mentales. On le vit errer dans les rues et les environs de Bath, le corps excessivement. amaigri, le teint have, le regard farouche et pénétrant. S'abstenant de toute nourriture tirée du règne animal, il ne vivait que d'un peu de pain, de pommes de terre et d'eau. Il passait quelquefois la nuit en pleine campagne, couché sur une meule de foin. Les dons que lui offrait la piété étaient repoussés comme une Informés de cette bizarre conduite et de ses discours non moins étranges, les magistrats s'empressèrent de le recommander aux bons soins des officiers de la paroisse mais leur intervention fut trèsmal reçue de M'Ide; et il en écrivit à plusieurs personnes, comme d'une violation inconstitutionnelle de la liberté des sujets. Cependant sa santé parut renaître ; et ce fut quelque temps après qu'il écrivit ses Lettres à lord Camden sur l'état de l'Irlande, où l'on admira la finesse des observations, la clarté des raisonnements, la force et l'élégance du style. Une souscription fut secrètement ouverte, pour venir à son secours; mais on eut beaucoup de peine à lui en faire accepter le produit, mémo comme un prêt. 11 quitta Bath presque aussitôt; et le 30 mars 1799 on le trouva mort dans son lit, à l'auberge où il s'était arrêté, à six milles de cette ville. Il n'avait guère que 40 ans. Outre les trois ouvrages cidessus indiqués, on a de lui : le Chiiteau de Conway, des Vers à la mémoire du comte de Chatham, et la Lune, comparaison, 1789 le Comte Strongbow, ou Histoire de Richard de Clare et de la belle Gé- ralda, 1789, 2 vol. les Aventures de Jean de Gand, duc de Lancaster, 1790, 3 vol. 12; les Aventures du roi Richard Coeur- de- lion, suivies de la Mort de lord Falkland, poème, 1791, 3 vol. Histoire de la révolution de Franc' e, tra- duite de Habaut de StEtienne, 1792 Dis- cours prononcés par Mirabeau l'ami à l'Assemblée nationale de France, précédés d'une esquisse de sa rie et de son caractère, trad. du français, 1792, 2 vol. — Un autre littérateur du mème nom, James WHITE , instituteur estimé, maitre d'école à Londres, mort vers l'an 1811, a donné une traduction anglaise des Nuées d'Aristophane, avec la principale scolie et des notes, 1759 ; et le Verbe anglais, essai grammatical dans la forme didactique, 1761 La critique a observé, à l'occasion de cet ouvrage, qu'on peut être un savant grammairien et un écrivain trèsmédiocre. Cette observation peut se renouveler souvent
  • James WILSON( 1805 - 1860) : économiste anglais, né à Harwick en 1805 , appartenait à une famille d'industriels dont les ressources étaient peu considérables; il fonda d'abord une fabrique de chapeaux dans sa ville natale, elle ne prospéra point ; il se rendit alors à Newcastle, se mit dans le commerce et ne vit pas le succès couronner ses efforts. Il Ee transporta à Londres, dans l'espoir >de rencontrer la fortune moins rebelle, et il se trouva dans la capitale au moment où l'agitation contre les lois sur les céréales était à son comble. La Ligue, créée pour obtenir le rappel de cette législation, multipliait ses efforts. Wilson s'y associa avec zèle; il parcourut les districts manufacturiers , haranguant dans les meetings, agissant sans relàche ; Cobden et Bright n'eurent pas de champions plus résolus et plus utiles ; il publia sur la question du jour plusieurs écrits qui furent remarqués. En 1843, il se mit à la tète d'un journal hebdomadaire, l'Eeouomist, paraissant chaque samedi et qui est encore plein de vie. Celte feuille acquit promptement une haute autorité ; elle a toujours traité les questions économiques d'un point de vue élevé, dans le sens de la liberté et du progrès, tout en repoussant les utopies et les chimères ; le bon sens pratique des Anglais y domine, et les articles de fond sont accompagnés de nouvelles commerciales, de correspondances du continent qui font connaître des faits que les négociants ont le plus grand intérêt à savoir. Une longue série d'articles sur les questions relatives au crédit inaugura la part de Wilson dans la rédaction de l'Economist, et fixa trèsparticulièrement l'attention des esprits sérieux. La réputation que Wilson avait justement acquise le désignait pour entrer à la Chambre des communes; il se présenta aux élections générales de 1847 comme candidat libéral devant les électeurs de Westbury, , et il fut élu à une forte majorité; il ne prit la parole que sur les questions spéciales qu'il connaissait bien, mais il le fit de manière à être écouté avec déférence ; sa participation aux débats sur la crise commerciale de 1847 et sur la motion de lord George Bentinck relative aux droits différentiels en faveur des sucres provenant des colonies anglaises, eut une portée sérieuse; au mois de mars 1848, il fut nommé secrétaire du bureau de l'administration des orientales. Lorsqu'un cabinet tory remplaça en 1852 les whigs dans la direction des affaires, Wilson dut quitter ces fonctions, mais les élec- teurs de Westbury lui maintinrent son mandat, et lord Aberdeen, ne voulant pas se priver des services d'un homme aussi éclairé, appela l'habile économiste à l'emploi de secrétaire de la Trésorerie ; lord Palmerston succéda ensuite à Aberdeen sans que la position de Wilson fût modifiée. La confiance qu'il inspirait se manifesta avec éclat lorsque, après la répression de la révolte des cipayes, la nécessité de réorganiser les finances de l'empire anglais dans l'Inde se fit sentir avec énergie. La guerre avait coùté des sommes énormes et affecté les ressources pécuniaires, on se trouvait en face d'un déficit toujours croissant ; il s'agissait de reconstituer le crédit, de rétablir les recettes sans surcharger d'impôts nouveaux des populations mécontentes, sans entraver les opérations du commerce. Le problème était difficile ; sa solution fut remise à Wilson ; il partit pour Calcutta muni des pouvoirs les plus amples, et à peine arrivé il se consacra avec un zèle infatigable à l'oeuvre dont il s'était chargé ; la fatigue et l'insalubrité du climat furent funestes à une constitution déjà affaiblie ; l'utile administrateur succomba le 11 aoùt 1860 , lorsqu'il n'avait pu encore qu'ébaucher l'ceuvre dont il était chargé. Sa mort provoqua des regrets unanimes; il faisait partie des membres correspondants de l'Académie des sciences morales et politiques, Parmi ses ouvrages composés avant que les travaux administratifs eussent pris tout son temps , on distingue celui qui a pour titre : Variations de la circulation moné- taire, du commerce et des manufactures, 1840 et le volume intitulé Capital, circulation monétaire et système des banques, 1846 ; c'est la reproduction des articles publiés dans l'Econo- mist pendant la crise dé 1847, et provoqués par des questions qui reviennent sans cesse à l'ordre du jour. Le Journal des Economistes , t. 19 p. 178, a publié la traduction d'un de ces articles
  • James WINSTANLEY( 1660) : ingénieur anglais. né vers 1660, fut successivement chargé de diriger d'importants travaux au château d'Audley End, qui appartenait à la couronne, et à Newmarket; mais le plus important de ses ouvrages, celui auquel il dut une célébrité fàcheuse, fut le phare d'Eddystone, construit à l'entrée de la Manche , sur un rocher sans cesse battu des vents. Telle était la confiance de l'architecte dans la solidité de son œuvre qu'il déclara à diverses reprises qu'il ne craignait absolument rien et qu'il y séjournerait en toute sécurité. AU milieu d'une violente tempête, le phare fut renversé par la force de l'ouragan, et le malheureux ingénieur périt au milieu des ruines en 1706. Il figure sur la liste des graveurs anglais à cause de diverses h. vues, coupes et élévations du château d'Audley qui sont devenues fort rares; elles forment un recueil de n planches dédiées à Jacques II, et que les amateurs anglais payent fort cher. — Le fils de cet architecte, Hamlet WINSTANLEY, fut destiné à la peinture et placé dans l'atelier de Kneller; il Fit un assez long séjour en Italie, mais il ne s'éleva jamais audessus de la médiocrité. Il a laissé diverses gravures à l'eauforte ; plusieurs reproduisent les fresques de sir John Thorishill à la coupole de la cathédrale de StPaul, et il y en a vingt qui sont d'après des tableaux de la collection du comte de Derby, mais le mérite de ces oeuvres n'est pas bien considérable
  • James WOLFE( 1726) : général anglais, naquit à Westerham, dans le comté de Kent, le 2 janvier 1726. 11 était fils d'Edouard Wolfe, qui servit avec distinction sous Marlborough, et qui devint major général en 17'15, et lieutenant général en 1747. Quant à James, il entra de bonne heure dans l'armée; lieutenant en second dans le régiment de la marine, dont son père était colonel, il devint enseigne dans le régiment du colonel Dura«' en mars 1742, et lieutenant et adjudant en juillet 1743. 11 était à l'affaire de Dettingen en 1742, et à Fontenoy en 1745. Il assista, diton, aussi au combat de Salkirk , où les forces royales furent défaites par le prétendant, et il fut aide de camp du général Hawley. L'année suivante, il se distingua à Lafeldf, où il fut blessé. Après la paix d'Aix laChapelle, Wolfe, devenu successivement major, lieutenantcolonel et colonel, s'occupa avec une remarquable activité à former et à discipliner les troupes placées sous ses ordres ; et c'est à lui, à l'esprit de discipline auquel il avait habitué ses soldats, que l'on attribua la vigueur avec laquelle plus tard les six bataillons d'infanterie menacés par suite des lenteurs du général Sackville à Minden, tinrent bon durant l'action. Wolfe fut nommé quartiermaître général des forces opposées à la France lors de la reprise des hostilités. En 1758, il fit partie, comme brigadier général, de l'expédition dirigée contre le cap Breton. Il conduisit en grande partie les opérations finales du siège de Louisbourg. Lorsque, l'année suivante , Pitt envoya des forces contre Québec, qu'il méditait d'enlever à la France, Wolfe eut le commandement des forces de terre, tandis que Saunders avait celui des forces navales. Pitt ne s'arrêta point devant l'objection qui lui était faite que Wolfe était un des plus jeunes généraux de l'armée. Mais il fut sur le point de regretter cette nomination, lorsque la veille du départ de Wolfe, qu'il avait invité à dîner, il le vit se lever, tirer son épée, s'escrimer et faire toutes sortes de bravades. « Bonté divine se serait écrié le ministre « en présence de lord Temple, se peutil que j'aie « livré à cet écervelé l'administration et le sort « du pays ! » C'est lord Mahon qui a conté cette anecdote. Arrivé au Canada en juillet 1759, Wolfe fut repoussé lorsqu'il attaqua les retranchements élevés par les Français sur la rivière de Montmorency ; mais à quelques mois de là , quoique affaibli par la maladie et les pertes qu'il avait faites, il vint assaillir Québec du côté de l'ouest. Voyant la ville au pouvoir des Anglais à cet endroit, Montcalm comprit qu'une bataille seule pouvait rétablir les choses. Il engagea vivement l'action, que Wolfe ne soutint pas avec une moindre vigueur. Ils tombèrent frappés à mort l'un et l'autre. Le général anglais- fut vivement regretté des siens. Ses restes furent transportés en Angleterre et ensevelis à Greenwich. En 1759, la chambre des communes lui vota un double monument, l'un qui fut érigé à Westminster en 1773, l'autre au lieu de sa naissance. Le congrès de Massachussets lui vota une statue de marbre. Le peintre américain West a représenté Wolfe à ses derniers moments, et le graveur Woollett a reproduit avec talent ce remarquable tableau. On n publié à Londres la Vie et correspondance du général Wolfe. Cependant on n'a point de biographie proprement dite de ce général. Southey et Gleig ont commencé, mais n'ont point mené à fin cette entreprise. On trouve treize des lettres de ce général dans l'ouvrage intitulé Glasgow , passé et présent, 1856, t. 4, et des détails sur sa personne dans un autre ouvrage, les Notes et recherches, t
  • James WOOD( 1760 - 1839) : mathématicien anglais, naquit dans le Lancastre le 1% déreintir. 1760. Il fit ses études à l'école de Bury, dirigée r.ffir le révérend Francis Hodgson. En 1820. il devint doyen d'Ely; enfin il fut nommé recteur de Freti*water. vie se passa presque tout entière dans l'exercice de ces fonctions. et nul peut-étre n'eut une plus grande influence universitaire. Il travailla avec Samuel Vince à l'ouvrage intitulé Principes de mathématiques et de philosophie naturelle. ce fut lui qui rédigea les Principes d'allèbre , 179$ in 8'; de Mécanique, 1796 ; d ° mir'', 1797, tan. dis que Vince fournit l'Hydrostatique et l'Astrono- , mie. L'ouvrage, clair et elégant dans son ensemble, fut adopté par l'université. Wood a fait paraltre aussi , dans les Transactions philoso- phiques de 1798, un travail estimé sur les Equa- tions algébriquPs. 0 mourut le 23 avril 1839
  • James WYLIE( 1768 - 1854) : médecin russe d'origine écossaise, naquit en 1768. Il fut médecin de l'empereur Alexandre, membre du conseil privé, président du conseil de santé de l'armée et membre de l'académie de chirurgie. Wylie célébra, le 21 décembre 1840, sa cinquantième année de doctorat. Il mourut à StPétersbourg, le 2 mars 1854. Il publia 1° Pharmeopoeia castrensis Ru- thena, StPétersbourg, 1808, grand et 1818, 3. édit.; 2. Rapport officiel à Sa Majesté Impériale sur la valeur comparée des méthodes thé- rapeutiques appliquées dans les hôpitaux militaires et à St- Pétersbourg aux sujets atteints de la ma- ladie épidémique dite le choléra morbus, arec des observations pratiques sur la nature du fléau et sur ce que l'on apprend par l'ouverture des cadavres, St - Pétersbou rg , 1831 3. Description de l'ophthalmie qui a sévi parmi les troupes, StPétersbourg, 1835 4° Méthode de guérison de la gale, dans les Annales de l'art de guérir, mai 1811
  • James Augustine Aloysius Joyce : poète et romancier irlandais
  • James BAKER : politicien
  • James Bond : agent secret dans les romans de Ian Fleming
  • James BROWN : chanteur
  • James CAAN : acteur
  • James CAGNEY : acteur
  • James CAMERON : réalisateur
  • James CLAVELL : auteurScénariste, "Shogun"
  • James COBURN : acteur
  • James COOK : Navigateur anglais
  • James DEAN : acteur
  • James FOX : acteur
  • James GARNER : acteur
  • James Gordon Bennett : journaliste américain, fondateur du New York Herald
  • James JONES : auteur
  • James JOYCE : écrivain
  • James MAC CARTNEY : Musicien, fils de Paul
  • James MARSDEN : acteur, a notamment joué dans "Fausses rumeurs"
  • James MARSTERS : acteur dans la série Buffy
  • James MASON : acteur
  • James ROYAL : chanteur
  • James STEWART : acteur
  • James Sumner : biochimiste américain, prix Nobel de chimie en 1946
  • James TAYLOR : chanteur
  • James Tissot : peintre français
  • James WOOD : acteur

James année par année

Signe astrologique de James

Couleur de James

Pierre précieuse de James

Chiffre de James

Métal de James