Le prénom Antonio Masculin

Origine :

Fête :

17 Janvier

Signification de Antonio

Antonio se distingue par sa vigueur et son endurance hors du commun. Il est à la fois fort et prudent et dispose d’une intelligence exceptionnelle. De nature curieuse, il s’intéresse à tout et aime découvrir de nouveaux horizons. Avoir un Antonio parmi ses proches permet d’élargir ses connaissances et sa culture.
Malgré une personnalité en apparence introvertie et discrète, Antonio est une personne fière et combative. Il est doué d’une sensibilité à fleur de peau et, sentimental, il préserve son jardin secret de l’indiscrétion de son entourage.Il possède également un don inné pour les affaires et n’hésite pas à faire tout son possible pour atteindre ses objectifs. Son ambition est d’ailleurs une des particularités qui le distingue.

Personnalité de Antonio

Ils sont d'une énergie et d'une endurance exceptionnelles. Robustes, pondérés, intelligents, ils sont curieux et s'intéressent à tout. On s'enrichit toujours en leur compagnie. Discrets, combatifs, fiers, ce sont des sentimentaux qui préservent leur jardin secret. Ils ont le sens des affaires. Ambitieux, ils mettent tout en oeuvre pour réussir.

Provenance du prénom Antonio

Histoire de Antonio

Etymologie de Antonio

Les Antonio célèbres

  • Antonio CALDARA : né à Venise , a produit un grand nombre de compositions tant pour l'é- glise que pour le théâtre. Son premier opéra, Ar-. gine, fut composé pour sa ville natale, en 1689: Après avoir parcouru différentes parties de l'Italie, en y faisant exécuter douze opéras et oratorio il se fixa à Vienne , où il devint second maitre de la chapelle impériale. L'empereur Charles VI goûtait à un tel point le style grave de ses compositions, que jusqu'à la mort de Caldara, arrivée en 1736, ce prince ne voulut jamais employer un autre compositeur de musique sacrée ou profane. Nonseulement il mit en musique un grand nombre d'opéras d'Apostolo Zeno , mais encore huit opéras et plusieurs oratorio de Metastase, sans compter treize autres oratorio de sa composition, des messes, des motets, etc. La majesté du style, la pureté d'harmonie, la correction dans l'ensemble des parties, la connaissance profonde de l'art , telles étaient les qualités qui distinguaient les productions de Caldara pour la musique sacrée ; mais il serait difficile d'asseoir aujourd'hui un jugement précis sur sa musique profane. Métastase se plaint dans ses lettres de son manque d'invention , de goût et d'élégance dans la confection de ses drames; néanmoins sept de ses meilleures pièces, interprétées par Caldara , eurent du succès au théâtre impérial. Mais , il faut bien qu'il y ait dans la musique de celuici quelque défectuosité capitale ou d'invention , pour empêcher les compositions de ce musicien de se répandre clans le reste de l'Europe : car les chefsd'oeuvre de Métastase n'y ont été entendus que lorsque la musique en a été refaite par d'autres compositeurs
  • Antonio FERNANDÈS : né à Souzei en Portugal, fut maitre de choeur dans la paroisse de SteCatherine à Lisbonne. On a de lui un Traité de l'orgue, du pla de l'harmonie : Arte da musica de canto, de orgam, etc., Lisbonne, 1625, 4". Il a laissé d'autres Traités manuscrits dont la Bibliothèque de Barbosa donne l'indication
  • Antonio FERREIRA( 1528) : poëte , naquit à Lisbonne en 1528 , et non à Porto, comme l'ont écrit quelques biographes. Son propre témoignage ne permet pas d'en douter. « Cette cité, « ditil dans une de ses épitres , cette cité où je naquis , cette belle, et noble, et populeuse Lis-« bonne , feineuse en Afrique , en Europe , en « Asie. Esta cidade entque nasci fburinsa , Esta nobre , esta chea , esta Lisboa Lin Africa, Asia , Europa tain [amusa. 11 étudia le droit à Coïmbee et devint professeur à l'université de cette ville. Ce poëte est considéré par les Portugais eointile l'Un des fofidateurs de leur littérature et comme un auteur éminemment classique. Quand la plupart des littérateurs de son temps préféraient encore exprimer leurs pensées dans la langue des Latins •ott des Espagnols , il s'efforça de perfectionner la langue de sa patrie en y faisant passer les beautés des anciens. Il fut heureux dans ses ends et parvint à faite a'imer à ses compatriotes la langue portugaise. Aussi méritatil qu'on lui décernât le beau titre de pone national. Les ouvrages de Fertelra sont écrits avec une admirable pureté. A la vérité, il leur manque cet enthousiasme , cet entraînement sans lesquels il n'y a guère de poésie ; mais ils offrent sans cesse le mélange heuretlx de la perfection du style et de la grandeur des idées. Admirateur passionné d'Horace, qu'il imita sans cesse , il a rejeté ces formes orientales et toutes ces hyperboles ambitieuses depuis longtemps dans les langues portugaise et espagnole. Ferreira s'est exercé dans le genre comique et tragique. De plus, il a composé titi grand nombre d'épîtres , d'odes , de sonnets , d'élégies et de pastorales. Ses épîtres sont la partie la plus considérable de ses oeuvres diverses. Elles font voir en lui un observateur attentif et réfléchi , qui vécut au sein des sociétés Lrillantes et qui les connut bien. Ses odes rappellent trop fréquemment les pensées du lyrique latin ; niais elles méritent des éloges sous le l'apport de l'expression et des nouvelles formes qu'il y introduisit. On reproche justement à Ferreira de ne pas laisser assez parler son coeur dans ses élégies ; on voit trop souvent qu'elles lui ont été inspirées par un nom illustre. Néanmoins , telles qu'elles sont , elles offrent une preuve nouvelle de son talent. Il montre dans ses sonnets qu'il a étudié les Italiens ; et dans ses poésies bucoliques , qu'il les a plutôt écrites pour imiter ses contemporains que pour satisfaire un besoin d'exprimer ses idées mélancoliques et tendres. Le théâtre de Ferreira lui donne de justes droits à la reconnaissance de sa nation et à l'estime des gens éclairés ; car il est deux de ses pièces où il montre souvent la puissance d'un génie créateur. Nous voulons parler de sa comédie du Jaloux et de sa tragédie d'Inès de Caetro. Le Jaloux est la première comédie de caractère qui ait paru en Portugal et peut-être en Europe. C'est une imitation assez naïve des anciens. Ferreira y prouve d'une manière gaie et originale un vice reproché surtout à ses compatriotes et aux Espagnols. Les erteurs de la jalousie , ses exttavagances et ses ridieules préeatitions lui ont inspiré des plaisanteries qu'aujourd'hui nous jugerions pent-être dignes de flatter les goûts du peuple ; niais , pour etre juste envers un homme , il faut toujours le juger d'après l'esprit du temps où il Vécut. Il faut se souvenir aussi qu'à l'époque où Ferreira écrivait sa comédie, il avait à égayer des hommes pour qui l'exagération Était un besOin , et Chez qui la gaieté dégénérait sOuvent en licence. La comMie du Jaloux n'est pas une cottipoSition iégulièt ; elle est de pins asseZ faiblement exédUtée ; mais l'idée en est fotte et l'on y trouve , Outre Un style,pUr , des détails piquants et timuSants. Nous allons citer un fragibent de cette coinédie qui donnera Une idée de la manière de notee vete. C'est le jaloux ) qui patle ; bien qu'il ait quitté sa femme, il est plus que jamais totirmenté par sa Maudite passion Ah ! que du peines il iteeil coûte pour sortir de cette maison ! Mon corps va dans les rues , et mon Anie reste en sentinelle atK fettelees. Ce qui me fait porter le plus envie atm Pois a et attk princes , c'est qu'ils sont assez heureux pont que les gens d'affaireS et les passetemps a Viennent lés ttouver dans lents habitations. Si je ne craignais d'introduire une eotittune éttalige , je fermerais les portes et je ferais Mettre quelques traverses à ces fenètees ; mais, a à cause des sots , il faut que cela reste comme cela est. Je ne gattletai pas comme nion trésor mon honneur et ma rehOmmée ! Ils en rient, a les ateugleS ! ils ne voient pas quelle différence il y a entre une femme et une bourse : ils Mettrent pont' un peu d'or trouvé dans la terre ils trensent pour t'obtenir ; ils le cachent ; ils C' Veillent sur lui ; ils le gitedent tomme des rea ligues et ne se permettent pas même d'y toua chée ; et la tetnme, qed est bien titi autee trésor, a ils l'abandonnent, ils la dédaignent, ils semblent a l'offrir aux larPOns ; ils appellent impertinent ttn homme d'esprit qui aime sa fenitne , qui est éperdninent amoueeux d'elle. Gens peu eXpérinientés dans lès allaites de ce monde , ceS a fausses idées n'enteent que dans votre matidite a cervelle. Qin a parcouru les terres étrangères a agita comnie je le fais ! Oh ! qite l'expérience est une bonne inaltresse ! C'est pour cela que a cet auteur avait tant raison de dire que les a gens d'esprit recevaient plus de profits des a sots , que les sots des gens d'esprit. Les iniprua dents m'ont instruit , et je Web n'olive pas un a seul qui veuille étée instruit par moi. n Ferreira a composé Une autre pièce intitulée / hist° ; inais pOtir la marche , elle est de beaucoup inférieure à celle dont nous venons de parlee. On à encore de lui plusielirs de ces petites pièces cornlites sous le nom de learras , 4.enre d'ouvrage Où le sacré se trouve mêlé au profane , et où l'exteava. gance est rachetée par la naïveté. Mais c'est Sti1. tont dans le genre tragique que Ferreira s'élèVe et qu'il efface tous ses rivaux. In èe de Castro, soja si ptcipee à exalter l'âme d'un pete , est la seconde tragédie régulière qu'on ait vue en Europe . Cet ouvrage , que Ferreita a empreint de tout l'enthousiasme dont son àtne était cà pable est conduit et écrit avec tine simplicité v& ritablement antique ; cependant il a qttel Là première tragédie rêgullèfë est duê hli Trlsih ; elle est intitulé Sophonisbe, et elle ne parut que quelques années avant l'Inès de Ferreira. de plus entraînant que les tragédies grecques. Il I offre la réunion du caractère chevaleresque du 16e siècle et de la gravité des temps héroïques. On ne peut se dissimuler qu'il renferme de graves imperfections. On regrette que le poète n'ait pas cherché à peindre les situations pathétiques que ltii offrait l'amour des deux héros de la pièce. L'effet dramatique en eût été assurément plus complet. On regrette aussi que Ferreira ait fait emploi des choeurs , parce qu'ils refroidissent l'action ; mais il y règne tant _de dignité , qu'on est presque tenté de les lui pardonner. Le début de cette tragédie mérite d'être cité. — « bits. Cueil- « lez des fleurs , mes charmantes compagnes ; « tressez les lis et les roses , pour en orner vos « blondes chevelures ; que leurs parfums suaves « embaument l'air ! que de doux concerts se « fassent entendre ! vos voix enchanteresses doi- « vent se mèler aux sons de la lyre pour célébrer « le jour heureux où je retrouve ma gloire. » — « LA NOURRICE. Quelles nouvelles fètes , quels « nouveaux chants demandezvous? » « INÈs. Toi « qui m'as élevée , toi dont le coeur a toujours « été celui d'une mère , aidemoi à jouir de mon « bonheur. ), « LA NOURRICE. Je vois , hélas, « deux choses bien différentes ! vous parlez de « fêtes , et des larmes brillent dans vos yeux ; « qui peut donc ainsi vous faire éprouver en « mème temps la tristesse et la joie ? » « INÈs. « Celle que tu vois heureuse peutelle encore se « plaindre ? » — « LA NOURRICE. Quelquefois le « destin mêle les regrets aux plaisirs. » « 1NÈ5. « Mon âme ne conne que les ris et la plus douce « satisfaction. » « LA NOURRICE. Les larmes « (liguent cependant la douleur. » — « 1NÈs. Ce « sont aussi les preuves d'un destin plus heu- « reux. » « LA NOURRICE. Elles sont naturelles « à l'infortune. » « INÈS. Elles sont douces au « plaisir. » — « LA NOURRICE. Quels plaisirs diquent donc vos regards ? » « INÈS. Je me vois « assurée d'un bien que je craignais de perdre. » MM. Sana et Sismondi ont publié plusieurs morceaux d'Inès de Castro : le premier à la suite de sa grammaire portugaise ; le second dans son ouvrage sur la littérature du Midi , où il a consacré quelques pages à Ferreira. Les oeuvres de Ferreira ne sont pas volumineuses. Il exerçait une place de juge qui lui laissait peu de loisirs, et il mourut en 4569, presque à la fleur de l'Ap,e et dans toute la force du talent. On a de lui Poêmas Lusitanos , Lisbonne , 1598 , et des Comédies imprimées en 1622 , avec celles de Sa de Miranda il y en a quelques éditions plus récentes , une entre autres de 1771. Diego Bernardes , qui lui était attaché par la plus tendre amitié , a déploré sa mort prématurée dans une fort belle épître adressée à Caminha , qui , comme lui , avait aimé Ferreira. « Ferreira , s'écrie Bernardes , adora- « teur heureux de la muse portugaise , tu fus « pour ton pays ce que Virgile fut pour Rome, « Homère pour la Grèce ! » Ah bom cultor da musa Portugueza Quai foy Virgilio a Roma, a Grecia limer°, Tal foste tu a tua natureza ! A ces vers , dictés par l'enthousiasme de la poésie et de l'amitié , nous joindrons l'opinion plus grave et plus raisonnée de Dias Gomes : « La lecture « d'Horace , dit Gomes , le désir d'imiter Miranda « et la sévérité naturelle de son génie lui firent « rechercher la concision dans le style ; mais il « la pousse si loin , que presque toujours il sa-« crifie l'harmonie à la pensée. Il a uniquement « consacré son talent à la poésie utile , et , de « tous nos pones , il est le seul où l'on ne trouve ,, point de bagatelles sonores... Dans tous ses ou-« vrages brillent la raison et la profondeur de la « pensée : c'est là son caractère distinctif. Ses « peintures sont graves , mais un peu petites « son expression , plus forte que douce , est très- « animée et pleine de cette chaleur qui élève , qui « nourrit l'esprit et remue le coeur. Il est le pre- « mier de nos pones qui ait uni la poésie d'image « à celle de sentiment , qui ait connu la force et « la vérité de l'utile dulci du lyrique latin , et « jeté les fondements de la poésie tragique : bel « exemple dont ses successeurs n'ont guère pro-« lité. » B—ss et C—S—A.
  • Antonio FRANCO( 1662) : jésuite portugais, naquit à Montalvao , l'an 1662. 11 entra dans la compagnie de Jésus à l'àge de quinze ans et mérita bientôt l'estime de ses supérieurs par son application et ses progrès dans les lettres divines et humaines. Franco remplit avec honneur les charges les plus importantes de son ordre; mais ce qui le rendit plus recommandable , ce fut d'avoir été le premier qui, par des recherches exactes et laborieuses, fit connaitre les sujets les plus distingués parmi les jésuites portugais, soit dans les sciences, soit dans les missions. Après avoir mené une vie aussi exemplaire que studieuse, le P. Franco mourut à Evora le 3 mars 1732. 11 a laissé plusieurs ouvrages en portugais et en latin , dont les plus remarquables sont : 1° Annus gloriosus societatis Jesus in Lusitania , complectens sacras memorias illustrium virorum qui virtutibus , sudoribus , sanguine , ( idem, Lusitaniam et socielatem Jesus in Asia , Africa , America et Europa felicissime exornarunt , Vienne, 1720 2° Synopsis annalium societatis Jesus in Lusitania ab anno 1540 usque ad annum 1725, Augsbourg , 1726 ; hrtagem do primeiro seculo da companhia de Jesus em Portugal, 2 vol. ; Imagent do segundo seculo, 1 vol. Cet ouvrage est inédit et comprend par ordre chronologique les événements les plus mémorables des premiers cent c ans de la province du Portugal. On connaît encore de ce laborieux et savant religieux une Syntaxe abrégée en portugais et une traduction en la même langue de l' Indiculus universalis du P
  • Antonio JOSÉ( 1700) : auteur dramatique portugais, naquit au commencement du 18e ,siècle. Accusé de judaïsme, il fut jeté dans les cachots de l' où il subit d'horribles tortures , et n'en sortit qu'en 47.4i, pour ètre livré aux flammes. Il est évident que cet infortuné entretenait au fond de l'aine quelque pressentiment de la déplo- rable fin qui l'attendait ; car il avait eu soin de terminer chacun des volumes de la première édition de ses oeuvres par une espèce d'acte de foi portant qu'il ne croyait à aucune des divinités qu'il avait mises en scène. Il avait dans le célèbre comte d'Eryceyra un protecteur chaud et zélé, qui, s'il eût existé à l'époque du terrible gacrifice qui termina sa vie, n'eùt sans doute pas manqué de s'employer pour le sauver. Ce qui caractérise le génie comique de José, c'est une bizarrerie inconcevable et une invincible indé- pendance. 11 se faisait un jeu de violer tontes les règles, heureuses inventions du goût et de la raison. On rapporte qu'après avoir vu la représentation d'une des pièces de cet auteur, le comte d'Eryeeyra le pressa de lire Molière et de chercher à l'imiter. 11 est probable que José ne fit ni l'un ni l'autre ; car il continua de suivre les impulsions de son imagination déréglée. Son génie était d'une fécondité sans exemple. Il aimait à s'abandonner aux plus triviales plaisanteries, et ne pouvait réussir à peindre les vices et les caractères. Cependant il est certains abus de son temps qu'il osa fronder, et certains ridicules qu'il peignit avec une malicieuse gaieté. La contexture de ses pièces est généralement négligée ; on en peut dire autant de la plupart de ses couplets. Tout imparfait, tout extravagant qu'il est, il ne laisse pas de plaire par les traits piquants de son dialogue et la vivacité originale de son esprit. Les Mémoires de l'Académie des sciences renferment sur le théâtre portugais une notice où, après avoir indiqué les défauts de cet auteur, on dit avec raison qu'il savait entralner l'imagination par sa 'folle gaieté. Le thédtre de José est trèsconsidérable. La plupart des pièces qui le composent sont regardées comme des espèces d'opérascomiques à grand spectacle. Les meilleures de ces pièces sont incontestablement D. Quixote . Ésope , les Enchantements de Médée. Antonio José exerça sur les esprits plus d'influence qu'on n'aurait pu s'y attendre. Il a souvent été imité , mais il est à observer que ses imitateurs ne lui ont guère emprunté que ses défauts. On distingue parmi eux un certain Sylverio- da Syl- vera e Sylva qui , se piquant d'ètre plus régulier dans ses pièces que son modèle, publia du temps de José une espèce de tragicomédie intitulée l' Amour fait des choses impossibles ou Inès de Cas- tro, reine de Portugal, ouvrage qu'il terminait par le couronnement d'Inès sur la scène, et qui ne mérite qu'une simple mention . Z. Les amateurs du théâtre portugais peuvent consulter le vo-
  • Antonio NIBBY( 1792 - 1839) : archéologue romain, né en 1792. Dès sa jeunesse, il se livra avec zèle à l'étude de l'antiquité ; c'était sur ce terrain que le gouvernement pontifical appelait l'attention des savants ; décidément contraire aux travaux philosophiques, médiocrement disposé en faveur des sciences naturelles, il réservait ses sympathies, ses encouragements pour ceux qui se vouaient à déchiffrer des inscriptions, à expliquer des médailles, à décrire des statues ou des vases étrusques, et qui, sans se préoccuper de l'état présent de l'Italie, concentraient toute leur attention sur ce qu'elle avait été à l'époque de Jules César et des premiers empereurs. Winckelmann venait d'ailleurs de donner en ce genre l'exemple d'un enthousiasme éclairé qui trouva de nombreux imitateurs. Nibby s'aperçut, dès ses premiers pas, qu'à Rome l'étude du grec était fort négligée et qu'il en résultait un défaut d'ampleur et d'exactitude dans l'appréciation de l'antiquité. 11 travailla, dès l'âge de dixsept ans, à fonder demia Ellenica qui , plus tard , prit le nom de Tiberina. En 1812, il fut attaché à la bibliothèque du Vatican en qualité d'écrivain dans la langue grecque. Il ne tarda pas à se faire connaître par une bonne traduction italienne de la Description de la Grèce, par Pausanias, qu'il accompagna de notes savantes, Rome, 1817-1818, 4 vol. En 18.20, il obtint la chaire d'archéologie à l'université de Rome, et la même année il mit au jour une édition refondue et notablement améliorée de la Roma antica, de Nardini. Après s'être livré à des recherches approfondies sur le Forum , sur la Via Sacra et sur l'amphithéâtre de Flavius, il fit paraître son Viaggio antiquario de' con tond di Ronza, livre qui plus tard fut derechef publié avec des additions importantes sous le titre de Analisi storico- topografieo- antiquaria della caria de' eontorni di Roma, 1837-1838, 3 vol. ; ce travail, souvent mis à profit par des auteurs qui n'ont pas toujours indiqué la source de leur érudition, est peut-être ce qu'il y a de plus complet et de plus exact sur la campagne romaine. L'ardeur de Nibby ne se démentit jamais et se manifesta par de nombreux écrits parmi lesquels on distingue ses mémoires sur les églises primitives des chrétiens, sur le cirque de Caracalla, sur le temple de la Fortune prénestine , sur le lac de Gabino, sur la ville de Porto et la route qui y conduisait, sur le tombeau des Horaces et des Curiaces „sur les orti serviliani. Il rédigea le texte de l'ouvrage qu'un Anglais, William Cell , fit paraître sur les murailles antiques de Rome. Il fit paraître en 1828 le premier volume d'un cours d'archéologie ; en 1830, il commença la publication d'un Traité des antiquités romaines, qui en resta également au premier volume. Un Mémoire sur le Gladiateur mourant, Rome, 1820, montra avec quelle intelligence il avait interrogé les oeuvres des sculpteurs anciens. De concert avec un autre archéologue zélé, Lorenzo Re, il rédigea l'explication des monuments conservés dans le Musée capitolin ; il décrivit ceux que possédait la célèbre villa Borghese , et il continua le Musez) Chiaramonti , qui forme un trèsbeau volume grand sorti en 1837 de la chalcographie de la congrégation apostolique , et offrant, indépendamment du portrait de Grégoire XVI, 83 planches gravées par d'habiles artistes. On peut juger par cette énumération , qui est loin d'être complète , de l'activité de Nibby. Sa fécondité ne nuisait d'ailleurs nullement aux soins qu'il donnait à ses écrits; chacun d'eux porte l'empreinte de recherches sérieuses et d'un soin minutieux. La mort vint, le 29 décembre 1839 , mettre un terme à cette carrière laborieuse
  • Antonio PATICCHI( 1762 - 1788) : peintre, naquit à Rome en 1762. Son père, qui cultivait luimême la peinture avec quelque succès, mais qui était- surtout profondément versé dans la théorie de cet art, lui donna d'excellentes leçons que le jeune Paticchi sut mettre à profit. Ses progrès furent extrêmement rapides , et en trèspeu de temps il devint un trèshabile dessinateur. La nature l'avait doué d'une facilité d'invention vraiment extraordinaire. 11 composait le même sujet de plusieurs manières différentes et dans l'espace d'un moment. Cette facilité dans les premiers pas de sa carrière lui donna l'assurance de s'y avancer. A l'âge de vingt ans, après avoir copié les productions les plus remarquables des galeries les plus célèbres de Rome, il commença à peindre d'après ses propres inventions. Il peignit tout le réfectoire des carmes de Velletri avec un véritable succès. Il représenta dans la voûte Elie enlevé au ciel dans un char de feu , et laissant son manteau à Elisée. Sur l'un des murs de cette salle , il peignit la Cène; et en face , la Vierge entourée des saints de l'ordre ; enfin les vantaux de chaque fenêtre étaient ornés de beaux paysages. Cet ouvrage , déjà remarquable par son éclat, devenait plus étonnant encore par la jeunesse de l'auteur. Le comte de Torruzzi , gentilhomme distingué de Velletri, lui confia alors la peinture de la galerie de son palais. Il s'agissait d'y représenter dans le plafond le Char de la Nuit, et tout autour les histoires les plus connues de la fable. Le peintre se mit à l'ouvrage avec la plus grande ardeur, fit les dessins de tous les sujets et en termina même toutes les esquisses peintes. acheva deux des tableaux retraçant des sujets de l'histoire amoureuse de Jupiter, commença la plus grande toile où il voulait peindre la Destruction de la famille de Niobé, et ébaucha toutes les autres : mais il n'y eut que les deux premiers tableaux de terminés. Dans le temps qu'il y travaillait avec le plus d'activité, s'étant mis à réfléchir sur la route qu'il avait suivie jusqu'alors, il reconnut combien il était loin de posséder toutes les connaissances nécessaires à un habile coloriste; il s'aperçut que les ombres, trop jaunes , manquaient de transparence , et que ses teintes locales étaient trop monotones. Il résolut d'étudier les meilleurs coloristes flamands et vénitiens, et tourna toute son ardeur vers ces nouvelles études; mais il était attaqué d'un mal de poitrine que son assiduité au travail ne fit qu'augmenter, et qui le conduisit au tombeau au mois de février 1788, à l'âge de 26 ans, quelques jours après la mort de son père. Outre ces travaux , Paticchi a peint avec succès plusieurs portraits au pastel , ainsi que différents tableaux à l'huile qui lui avaient été commandés. Il possédait un talent vraiment unique pour imiter les dessins des grands maîtres. Son toucher était si heureux en ce genre, surtout pour les dessins à la plume et à l'aquarelle, que ce n'était plus lui : il devenait réellement le maitre qu'il voulait imiter, même lorsqu'il ne songeait qu'à le copier. ll a composé une foule de dessins dans le goût de Polydore de Caravage, que les artistes les plus expérimentés confondaient avec ceux de ce maître, et qui font l'ornement de plusieurs beaux cabinets. Lorsque l'on connaît la grande intelligence avec laquelle Polydore dessinait , on apprécie le degré de savoir que devait posséder ce jeune artiste pour ètre parvenu à imiter aussi parfaitement le caractère et la touche décidée du maître. Paticchi avait de plus le secret de donner au papier cette teinte de vétusté propre à surprendre l'oeil le plus exercé. Mais on doit dire à sa louange que jamais il n'abusa de ce talent pour tromper les amateurs
  • Antonio PEREZ : ministre du roi d'Espagne Philippe H, célèbre par sa fortune rapide, ses fautes, sa disgrâce, ses malheurs, et les événements dans lesquels il joua un rôle considérable . Il était fils de Gonzalo Perez , qui exerça longtemps l'importante fonction de secrétaire d'Etat de CharlesQuint et de Philippe 11; il entra de bonne heure dans les grandes affaires. Plein d' et de vivacité, peu chargé de scrupules, insinuant, dévoué, écrivant bien et avec une rapidité facile, il plut à Philippe II ; il obtint toute la confiance de ce monarque soupçonneux et sévère. Nommé un des deux secrétaires du conseil d'Etat, il était chargé de contresigner et d'expédier les ordres du roi, les correspondances diplomatiques. A lui le soin de déchiffrer les dé- vagero, ditil, l'ayant entendu, avoua franchement qu'il enlèverait un jour la palme aux Italiens. Quo audit° , lialis palmani aliquando prœreplurum ingenue confessus est. 11) L'article consacré à Perez dans la V* édition de la Biogra- phie était devenu tellement insuffisant en présence des importants travaux dont ce personnage a été l'objet, qu'il a fallu le refaire en totalité. Une lumière toute nouvelle a été jetée par l'ouvrage de M. Bermudez de Castro : Antonio Perez secrelario de esIado del rey Felipe II ; et par celui de M. Mignet r Antonio Perez el Philippe II. Ce dernier livre, après avoir d'abord fourni matière à huit articles du Journal des savants en 1844 et 1845, a reparu en un volume avec de nouveaux développements. Nous y avons eu amplement recours. Les pièces inédites du procès fait à Perez en Espagne , des correspondances conservées parmi les manuscrits de la Bibliothèque de Paris, ont été utilisées avec succès par le judicieux historien. Parmi les articles consacrés au travail de M. Mignet, nous indi- I querons celui de M. A. de Broglie dans la Revue nouvelle, t. 9. I pèches secrètes, de séparer ce qui devait être communiqué au conseil et ce qui était réservé pour le souverain. Les pensées les plus intimes de Philippe lui étaient connues ; il n'y avait rien de caché pour lui. Il était difficile qu'une si haute faveur ne fit pas tourner une jeune tète ; Perez était d'ailleurs fort ami des plaisirs : joueur et prodigue, il étalait un luxe éblouissant, il se montrait hautain et insolent avec les personnages du plus haut rang, tels que le duc d'Albe. Il s'attira beaucoup d'ennemis qui se promirent bien de chercher toutes les occasions de le renverser. Des intrigues multipliées se croisaient à la cour. Le frère naturel du roi , don Juan d'Autriche , avait été chargé de la mission difficile de ramener à l'obéissance les PaysBas qui s'étaient insurgés; mais Philippe se méfiait de ce prince habile et ambitieux; il chargea Perez de le surveiller. Une correspondance confidentielle s'ensuivit entre Perez d'un côté, don Juan et son secrétaire Escovedo de l'autre. Le confident du roi dut paraltre entrer dans les vues de ses correspondants, feindre de partager leurs projets, provoquer leurs confidences , s'exprimer luimême avec beaucoup de liberté sur le compte de Philippe, afin d'appeler des confidences semblables. Ce rôle perfide et odieux fut rempli avec beaucoup d'habileté et de persévérance. En présence d'obstacles insurmontables, privé d'autorité, manquant d'argent, don Juan se livrait au plus vif chagrin : il exhalait des plaintes amères qui parvenaient aussitôt à la connaissance de Philippe. Il prit le parti d'envoyer Escovedo en Espagne porter au roi ses réclamations et ses demandes de secours. On prêtait au secrétaire de don Juan des projets de révolte; on l'accusait d'avoir tenu des propos indiquant l'intention d'attaquer à main armée l'autorité du roi. La chose est trèsdouteuse ; mais il suffisait à Philippe de soupçonner pour qu'il condamnât, et la mort du secrétaire de don Juan fut résolue. Le roi voulut cependant que le marquis de Los Velez , un de ses conseillers les plus intimes , fût consulté. Le marquis opina pour le parti qui était dans la pensée du roi. Un autre motif que le dévouement aux intérêts de Philippe poussait d'ailleurs vivement Perez à se défaire d'Escovedo. Il avait, tout l'indique du moins, des relations intimes avec la princesse d'Eboli, femme déjà âgée de quarante ans, mais belle encore, fort altière, fort passionnée. Son mari, Ruy Gomez de Silva, personnage adroit et prudent, très en faveur auprès du roi, semble ne pas avoir voulu se douter de la conduite de son épouse. Plusieurs écrivains dont l'autorité est imposante ont regardé comme controuvés les amours de Perez avec la duchesse ; mais M. Mignet ne voit pas de motifs sérieux pour mettre au rang des fables une intimité qu'attestent de nombreux témoignages recueillis dans le procès intenté à Perez, et dont nous parlerons plus tard. Le roi luimême, malgré toute son austérité, est signalé par des contemporains comme ayant été l'amant de la pr comme ayant été le père du duc de Pastrana. Un écuyer de Perez déposa qu'Escovedo avait été témoin de faits qui ne laissaient pas de doute sur les relations entre le secrétaire du roi et la princesse, et qu'il menaça de dénoncer les coupables. Sa mort fut alors résolue par Perez, qui, présentant à Philippe la raison d'Etat, l'entretenant de pernicieux desseins tramés contre sa couronne , se fit donner l'autorisation de livrer aux assassins un ancien ami qui pouvait le perdre. L'ardeur inquiète d'Escovedo, ses réclama- tions continuelles pour que des secours fussent envoyés à don Juan, étaient d'ailleurs des motifs d'alarme plus que suffisants pour le sombre monarque des Castilles. Le meurtre était, dans ce siècle rempli de violences, regardé à peu près comme un droit , soit par les princes, soit par les sujets , et divers casuistes avançaient qu'un souverain, ayant pleine puissance sur la vie de ses sujets, peut la leur ôter soit par suite d'un jugement en forme, soit sans procédure. Philippe n'éprouvait donc aucun trouble de conscience en faisant périr Escovedo. Après avojr sans succès essayé d'empoisonner ce malheureux en l'invitant par un odieux raffinement de perfidie à (liner chez lui , Perez le fit assassiner un soir dans une rue de Madrid, le lundi de Pâques, 31 mars 1578. Quatre sicaires employés à ce guetapens furent généreusement récompensés et envoyés sans retard en Italie, afin de cacher leurs traces. Des soupçons se portèrent sur Perez ; la veuve et les enfants de la victime le dénoncèrent au roi en réclamant justice ; ils étaient appuyés par des personnages influents qui, ennemis de Perez , se flattaient d'avoir trouvé l'occasion de le perdre. Le roi , redoutant un procès qui pouvait le mettre luimême en cause, suivit une marche tortueuse; il parut écouter avec intérêt les accusateurs de Perez, et il informa son secrétaire des inimitiés qui s'élevaient contre lui , des attaques dont il était l'objet; il lui promit de ne pas l'abandonner, mais il ne fit rien pour le tirer de sa position périlleuse. Perez connaissait trop son maitre pour ne pas s'en méfier ; il sollicita, mais en vain, la permission de quitter son service; il proposa ensuite au roi de le laisser traduire en justice, en faisant remarquer qu'il n'existait aucune preuve de culpabilité. Philippe ne voulut pas affronter cette épreuve. Don Antonio de Pazos , évêque de Palencia et président du conseil de Castille, reçut l'ordre d'engager la famille Escovedo à se désister de ses poursuites; les ennemis de Perez ne cessèrent cependant pas leurs attaques contre lui ; le plus acharné de ses antagonistes était son collègue, Mateo Vasquez , secrétaire de Philippe, en faveur auprès du roi, grAce à son intelligente activité. On fit parvenir aux oreilles du roi les bruits qui couraient sur
  • Antonio QUIROGA( 1784 - 1841) : général et administrateur espagnol, né à tetanços en 1784, mort à StJacques de CoMpostelle en 1841. Fils d'une famille aisée, Il étudia d'abord les mathématiques et passa bientôt gardemarine. Mais en 1808 il s'engagea dans l'armée de terre, où il devint lieutenant dans le régiment de la Victoire, puis dans celui de /a Met. Il se distingua dans la guerre nationale contre Napoléon I", et arriva sous Murillo au grade de lieutenantcolonel. Lors de la tentative de Porlier pour rétablir le gouvernement constitutionnel en 1815, Quiroga se trouva à StJaCqttes, et chercha à favoriser les projets de ce patriote. Mais Porlier ayant échoué, Quiroga fut envoyé à Madrid par le commandant de la Galice, et traduit devant un conseil de guerre qui l'acquitta. Nommé mistilte colonel du 1" bataillon dé Catalogne pour aller dans l'Amérique du Sud, il prit part au projet de soulèvement du comte d'Abisbal , projet qui échoua par la trahison de ce chef. Arrêté le 8 juillet 1819, Quiroga dut, en janvier 1820, sa liberté au soulèvement des troupes de Itiégo, qui l'amenèrent dans l'île de Léon. Riégo , inférieur en grade, n'ayant pas osé se mettre à la tête de l'insurrection, Quiroga , qu'il avait proposé aux troupes, fut proclamé commandant de l'armée constitu- tionnelle. Pendant l'expédition malheureuse de Riégo contre Malaga, Quiroga se soutint à la tète de l'armée de l'île de Léon , qu'il sut enflammer par de chaleureuses proclamations. Après que Ferdinand VII eut été forcé de jurer la constitution de !8i2, Quiroga fut nommé maréchal de camp et député de la Galice aux cortes extraordinaires. Il s'y distingua par sa ferme opposition contre les idées démocratiques. En 1821, il devint capitaine général et comrnandant militaire de la Galice. Comme tel , il refusa l'offre que lui firent les cortès d'un grand domaine. En mars 1822, il se démit de ses fonctions par suite d'un duel, et se retira à la campagne. Lors de l'invasion française de 1823, il fut de nouveau placé sous les ordres de Murillo, commandant en chef de la 2° division militaire. Son supérieur ayant déposé les armes, Quiroga se mit à la tête de la division de la Corogne et fit plusieurs sorties heureuses. Voyant qu'il ne pouvait pas se maintenir, il se démit du commandement entre les mains de Novello, et alla à Cadix , d'où il s'embarqua pour l'Angleterre. Croyant de nouveau la partie gagnée, il revint à Gibraltar, mais dut bientôt reprendre le chemin de la GrandeBretagne. Après le séjour de quelques années dans l'Amérique du Sud , Quiroga , profitant de l'amnistie de la reine Isabelle II, re- vint en 1833 en Espagne, et fut en 1835 nominé capitaine général de Grenade. Il mourut dans la retraite à StJacques. Sans être ni un homme d'Etat ni un militaire d'un talent supérieur, Quiroga se distingua par la fermeté de son caractère
  • Antonio RAMPEGOLO ou RAMPIGOLI : nommé aussi Rampelogo et Ampelogo, religieux augustin, naquit à Gènes et fut, en 1412, choisi au concile de Constance pour disputer contre les partisans de Jean Hus. Le talent avec lequel il remplit cette mission eut l'approbation du concile et augmenta sa réputation déjà fort étendue. Il est auteur d'un livre intitulé Biblia aurea, et quelquefois Figurœ bibliarum ou Repertorium biblicum, dont il se rit au 15e siècle plusieurs éditions, ainsi que dans le siècle suivant, toutefois avec des corrections, car l'ouvrage en avait grand besoin. Rampegolo, en le composant, avait un louable dessein : il voulait faciliter aux prédicateurs de son temps leur travail en réunissant et leur mettant pour ainsi dire sous les yeux un grand nombre de textes de l'Ecriture sainte dont il indiquait le sens mo- ral. Malheureusement son livre manquait d'exactitude ; il s'y glissa beaucoup de fautes et même des erreurs contre la foi, de sorte que Clément VIII le mit au nombre des livres prohibés jusqu'à ce qu'on en eût fait disparaître toutes les propositions hétérodoxes, ce qui fut exécuté en 1628. On ignore en quel temps mourut Rampegolo. Un auteur moderne assure qu'il était au concile de Bàle, en 1433
  • Antonio ROSSI( 1300) : peintre, né à Zoldo, dans le duché de Padoue, vers la fin du 14" siècle, mérite d'ètre tiré de l'oubli, puisqu'il fut le premier maitre du Titien. De son temps, la peinture à l'huile n'était pas connue; mais il reste de lui trois tableaux peints en détrempe qui suffisent pour lui faire une réputation méritée. L'un est une grande composition que l'on voit dans l'église paroissiale de Selva. Il représente St- Lau- rent, patron de l'église , et plusieurs autres saints debout autour du trône de la Vierge; l'autre, d'une dimension moins considérable, se trouve dans une des chapelles de la paroisse de Cadore; représente le Trône de la Vierge, entouré de per- sonnages qui jouent des instruments. Enfin , le troisième et le plus remarquable est une composition partagée en six compartiments. Le style en a plus de douceur et Intiii/S de sécheresse; et si ce tableau est inférieur par le dessin à ceux de Jacques Bellini, il leur est égal par le fini, la couleur, et la manière en est tout à fait sem- hlable. Aussi Lanzi pensetil que Rossi doit être classé en tète des peintres de l'école vénitienne. — Rossi , née à Bologne vers les dernières années du 15° siècle, cultiva de bonne heure tous les beauxarts, et se distingua dans celui qui a été rarement l'apanage de son sexe, la sculpture. Les premiers essais qu'elle tenta, quoique extrêmement remarquables , ne présageaient point le talent qu'elle devait développer par la suite. C'étaient des noyaux de fruits sur lesquels elle représentait d'un côté les apôtres et de l'autre plusieurs saints. La plus singulière de ces sculptures fut la Passion de Je'sus- Christ , qu'elle représenta sur un noyau de pèche, et où l'on voyait un nombre de figures considérable, toutes variées . toutes bien disposées et inventées avec art. Enhardie par le succès de ces petits ouvrages, elle osa s'essayer dans des travaux plus importants, et exécuta, pour la façade de l'église StPétrone, deux statues en marbre qui obtinrent le suffrage des connaisseurs. Le sénat de Bologne lui confia plusieurs ouvrages qui mirent le sceau à sa réputation. Avide de toutes les connaissances qui appartiennent au dessin, elle cultiva l'architecture et la perspective, et peignit quelques sujets d'histoire, qu'elle grava ensuite avec succès. Elle se distingua également dans la musique instrumentale et vocale. Elle se maria de bonne heure : recherchée pour son esprit, sa beauté, son amabilité et ses talents par tout ce que la ville de Bologne offrait de personnes de distinction, Propertia aurait pu être heureuse si l'amour n'était pas venu empoisonner son existence. Elle devint éprise d'un jeune homme qui ne répondit point à sa passion; elle voulut éterniser son malheur, et commença un basrelief en marbre représentant Joseph gui re- jette les offres de la femme de Putiphar; elle y mit tout son savoir et produisit un chefd'œuvre. L'épouse de Putiphar était son portrait; Joseph représentait celui qu'elle aimait. L'exécution de ce basrelief épuisa toutes ses forces; et lorsqu'elle l'eut terminé elle abandonna son ciseau et mourut consumée de douleur à la lieur de son âge. Lorsque le pape Clément VII vint à Bologne, en 1530, pour le couronnement de l'empereur CharlesQuint. il voulut rendre visite à Propertia ; mais elle avait cessé de vivre quelques jours avant l'arrivée du pontife, et fut ainsi privée des honneurs qu'il réservait à ses talents. — Rossi rog. BERNIN). Innocent XII lui donna la croix de l'ordre du Christ et le chargea, en 1695. d'aller inspecter les eaux de la Chiana pour re- médier aux ravages qu'elles avaient fait ; mais, à son retour à Rome , une rétention d'urine l'enleva à l'âge de 58 ans. — Pascal Rossi, plus communément appelé le Pasgualino, peintre. naquit à Vicence en 164i. On connaît de lui quelques tableaux, tant à Rome qu'à Fabriano; et, dans diverses galeries, des Scènes de jeux, des Concerts, des Conversations et autres sujets de petite dimension dans le genre flamand; mais c'est surtout au palais royal de Turin que Rossi a déployé le plus de talent. On y admire plusieurs dessus de porte et de grands tableaux de sujets tirés pour la plupart de l'Ecriture, et exécutés de ce style gracieux qui lui était propre. Dans quelquesuns, il a saisi heureusement le goût de l'école romaine. — Angelo DE Rossi, sculpteur, né à Gènes en 1671, fut élève de Philippe Parodi, son compatriote, et devint membre de l'académie de StLuc. On a de lui quelques beaux morceaux à la chapelle de StIgnace, dans l'église du Jésus à Rome. Il est auteur du dessin et d'une partie des sculptures du mausolée d'A - lexandre VIII à StPierre. Le basrelief qui décore ce monument jouissait d'une si grande estime, que Louis XIV ordonna que le moule en plâtre en fût placé dans les salles de l'académie de peinture à Rome, pour servir de modèle aux élèves. Angelo Rossi mourut en 1715. — Antonio Rossi, peintre, né à Bologne en 1700, s'exerça surtout à des tableaux d'église et déploya un talent particulier à orner de petites figures les tableaux d'architecture et les paysages de l'Orlandi et de Brizzi. Il mourut à Bologne en 1753
  • Antonio SCANAROLO( 1598) : médecin modenais du commencement du 15° siècle, prit part aux discussions qui s'étaient engagées au sujet d'une maladie funeste connue depuis peu en Europe; il écrivit une Dissertatio utilis de morbo gallieo, qui vit le jour à Bologne en 1598, et qui a reparu dans le recueil de Louis Luvigni : De morbo gallico omnia quce exstant, Venise, 1566, t. 1, p. 110 et p. 123 de l'édition donnée par H. Boerhaave, Leyde, 17'28
  • Antonio SQUARCIALUPI : célèbre musicien florissait dans la seconde moitié du 15' siècle. On ne connaît ni le lieu ni la date de sa naissance, non plus que de sa mort. 11 surpassa, diton, tous ses prédécesseurs dans la théorie et dans la pratique de son art. Laurent de Médicis, à la cour de qui il brilla longtemps, avait composé un poënie à sa louange. Valori rapporte qu'un jour on critiquait, en présence de Laurent, le talent d'Antonio : « Si vous saviez, « réponditil aux censeurs, combien il est dilli-« cite d'exceller dans quelque art que ce soit, « vous parleriez de lui avec plus de respect. — SQUARCIAPULT , savant du 16' siècle a publié : De cometa in universum, atque de illo qui virus est anno 1577 dissertation réimprimée dans des recueils sur les comètes . Ce savant est probablement le même que le docteur Marcello Squarcialupi de Piombino , à qui l'on attribue une violente satire contreun médecin socinien de Lucques, satire que Peignot qualifie de « chefd'oeuvre de la licence la plus effré- « née », et qui est devenue presque introuvable, soit qu'elle ait été exactement supprimée, soit, comme le pense Brunet, que, vu son peu d'étendue et le lieu de l'impression , elle ait dû naturellement rester fort rare dans le midi de l'Eu- rope. Elle est intitulée Simonis Sintonii lucensis, primum romani, tum calviniani, deinde lutheriatti, denuo romani, semper autem athei, summa religio; authore D. M. S. P., Cracovie, Alex. Roderic, 1588 Pour plus de détails sur cette satire et sur celui contre qui elle est dirigée , voyez le Dictionnaire de Bayle, article Simonies; foire littéraire de Genève , par Senebier, t. 2 p. 107; la Bibliographie instructive de Debure, 789 ; le Dictionnaire des litres condamnés au feu, par Peignot, t. 2, p. 127, et le 'llanuel du libraire. Le nom du docteur de Piombino se trouve encore sur le titre de l'ouvrage suivant, cité par Haym : Di Pesa contra la Peste, di Marcello Squarcialupi medico , etc. , coretta da Gherardo Borgogni, Milano pel Tini, 1576, sans indication de format
  • Antonio STICOTTI : fils de Fabio Sticotti, acteur distingué de la comédie italienne , suivit aussi la carrière dramatique, où il acquit une réputation méritée, et cultiva en même temps la littérature. 11 parait, par le titre d'un de ses ouvrages, dont plusieurs ont été imprimés à Berlin, qu'il exerça son art nonseulement en France, mais en Prusse, et fut attaché à Frédéric II. mourut vers 1772. Ses productions théâtrales sont : P Cybèle amoureuse, vaudeville en un acte, parodie d'Atys, Paris, 1738 ; 2° Roland, parodie, vaudeville en un acte, Paris, 1744 ; 3° les Fêtes sincères, comédie en un acte et en vers, à l'occasion de la convalescence de Louis XV, Paris, 1744; 4° Compliment en vers , prononcé par Caroline et Arlequin à l'ouverture du ThéâtreItalien, 1745 ; 5° l'Impromptu des acteurs, comédie en un acte et en vers , Paris, 1745 ; ibid. , 1761 ; 6° les Ennuis de Thalie, comédie, 1757 ; 7° les Noms changés, comédie, 1758 ; 8° les Faux Devins, comédie en trois actes et en vers, Paris, 1759; 9. le Carnaval d'été, paro- die en un acte et en prose, mêlée de vaudevilles, Paris, 1759; 100 Mérope travestie, ccmédie en un acte et en vers, Berlin, 1759; IP Amadis, parodie, Paris, 1760 12° Alzaïde, tragédie en cinq actes et en prose, Berlin, 1761 On a encore de Sticotti : 10 l'Art du théâtre, poëine didactique et moral. Berlin, 1760 200Eurres d'un paresseux bel esprit pendant la guerre, pal S**- 4, comédien de S. M. le roi de Prusse, Berlin, 1760 ; 3° Ues gasconnades, Berlin, 1762 ; 4° Garrick, ou les Acteurs anglais, contenant des observations sur l'art de la représentation et le jeu des acteurs, trad. de l'anglais, Paris, 1769 ibid. , 1770 ; 5. Dic- tionnaire des passions, des vertus et des vices, ou Recueil des meilleurs morceaux de morale pratique, tirés des autetirs anciens et modernes, étrangers et nationaux, publié par Sabatier de Castres, Paris, 1769 ; ibid., 1777, 2 vol. trad. en allemand, Copenhague, 1771 M. Brunet , nomme l'auteur Keli Sticotti ; mais Barbier , Ersch et M. Quérard attribuent cet ouvrage, comme les autres que nous mentionnons, à un seul Sticotti, c'est-àdire à Antonio. 6° Dictionnaire des gens du monde, historique, littéraire, critique. moral et physique, Paris, 1770, 5 vol. ; 7. Etrennes fourrées, dédiées aux jeunes frileuses, ou les Pelisses sytnpa. thiques , Genève et Paris, 1770 ; 8° les Soupirs d'Eurydice aux Chanips- Elysées, la Baye et Paris, 1770 Presque tous les ouvrages de Sticotti ont paru sous le voile de l'anonyme
  • Antonio TEDESCHI : littérateur vénitien du 15° siècle. Se trouvant à Florence en prison pour dettes, il employa les tristes loisirs que lui laissait sa captivité à faire passer en langue italienne le roman de Merlin. Cette Historia divisa in VI libri et accompagnée de molle prophetie fut imprimée pour la première fois à Venise en 1480 et réimprimée à Florence en 1485. Elle reparut en 1507, en 1516, en 1529, en 1539, en 1554. Ces éditions multipliées sont une preuve sans réplique de la vogue éclatante qu'obtenaient les merveilleux récits relatifs au vieil enchanteur britannique. Les bibliographes italiens ont établi que l'honneur de cette version revenait à Tedeschi et non à un certain messer Zorzi que nomment les frontispices des éditions les plus anciennes. Elle fut exécutée sur des manuscrits, et il est digne de remarque que l'édition de Venise précéda de dixhuit ans la première édition française. Celleci sortit, en 1498, des presses de Vérard, à Paris, et la même année, on imprimait à Burgos une histoire del sabio Merlin, con sus profecias, volume de 106 feuillets, devenu tellement rare qu'on n'en connaît qu'un seul exemplaire; c'est celui que conserve la bibliothèque de Madrid
  • Antonio VENEZIANO( 1310) : peintre , ainsi nommé du lieu de sa naissance, vit le jour vers l'an 1310 et fut élève d'Agnolo Gaddi. Baldinucci le fait naître à Florence ; mais les raisons qu'il en donne ne paraissent pas assez fondées pour infirmer ce que dit Vasari. Après avoir surpassé son maître, il obtint des travaux dans les principales villes d'Italie. 11 s'était déjà fait connaître à Venise par des ouvrages qui excitèrent l'admiration de ses contemporains , mais qui ont péri dans l'incendie du palais ducal, en 1573. Ses rivaux, envieux de son talent, tâchèrent de l'atténuer et parvinrent à l'empêcher d'obtenir la récompense qui lui était due. Irrité d'une pareille injustice, il se rendit à Florence, où il exécuta plusieurs tableaux dans l'église du StEsprit, dans celle de StEtienne et à StAntoine du PontallaCarraja, qui n'existent plus. Appelé à Pise, il fut chargé de terminer, dans le Campo Santo, les peintures de la vie de StRanieri, que Simon Memmi avait précédemment commencées. Il représenta , dans le premier tableau, le Départ du Saint de Joppès; dans le second, le Saint mon- trant à son hôte le demon sous la forme d'un chat ; dans le troisième, sa Réception à table par les chanoines de la cathédrale de Pise, dans le costume religieux de leur temps; enfin dans le quatrième, la Nor! et les funérailles du Saint Ces peintures sont encore un des ornements du Campo Santo. De retour à Florence, il peignit à Nuovoli en dehors de la porte al Prato, un Christ mort, l'Adoration des mages et le Jugement dernier, et dans la Chartreuse, quelques peintures qui n'existent plus. Malgré ses succès dans son art, il finit par l'abandonner pour se livrer sans distraction à l'étude e de la chimie et de la botanique, pour lesquelles il avait un penchant si décidé que Dioscoride était sans cesse entre ses mains. Il professa longtemps la médecine avec une grande vogue ; niais, attaqué de la peste qui désola Florence en 1383, il y succomba, victime de l'esprit de charité avec lequel il prodiguait ses soins à ceux qui étaient atteints de ce fléau. Comme peintre, il est certainement un des artistes les plus recommandables de son époque par l'exactitude de son dessin , par la sagesse de sa composition, la variété des tètes , l'heureux agencement de ses draperies, l'harmonie de son coloris et le scrupule avec lequel il imitait la nature. Il avait un procédé particulier pour peindre à fresque, supérieur à celui qu'employèrent ses contemporains et les artistes qui sont venus après lui; car ses ouvrages se sont conservés d'une manière qui étonne encore aujourd'hui, lorsque l'on considère depuis quel long espace de temps ils sont exécutés. Il forma plusieurs élèves , parmi lesquels les plus célèbres sont Paolo Uccello et Gherardo Starnina
  • Antonio VERRIO( 1639) : peintre napolitain, né à Lecce, en 1639, montra de bonne heure de brillantes dispositions pour les arts; il se rendit dans sa jeunesse à Venise, afin d'y étudier la manière des peintres de cette école; il vint, vers 1660, à Naples, et il exécuta dans l'église des jésuites, une fresque représentant Jésus guérissant les malades ; l'éclat du coloris et l'habile distribution de la lumière fixèrent l'attention des connaisseurs. Obéissant à un goût décidé pour les voyages, Verrio parcourut une partie de l'Italie et se rendit dans le midi de la France. Il peignit à Toulouse un tableau de grande dimension pour le maitreautel des carmélites. Sa réputation avait pénétré jusqu'en Angleterre, et il reçut du roi Charles 11 l'invitation de venir à Londres; le monarque voulait organiser derechef une manufacture de tapisseries que les guerres civiles avaient détruite, mais lorsque l'artiste fut arrivé, une autre idée dominait; il fut chargé de décorer le château de Windsor. Verrio exécuta dans ce palais de vastes fresques; sa facilité était remarquable, mais il manquait d'imagination et de goût. Ses travaux dans la chapelle et à la salle de StGeorge, ses plafonds sont détruits en grande partie. On a conservé le souvenir de quelquesunes des singularités qu'il se permettait; ayant eu une querelle avec une femme de chambre, il la plaça dans une de ses compositions, en lui donnant les traits d'une furie ; il se mit luimème, avec deux autres personnages de l'époque, parmi les spectateurs qui assistent à la guérison des malades opérés par JésusChrist , et tous trois sont coiffés des énormes perruques alors à la mode. Malgré ces excentricités, Charles II fut trèscontent de son peintre; il lui accorda un logement au parc de StJames, et lui paya de fortes sommes. Verrio était fort dépensier ; il aimait à traiter ses amis et il ne craignait pas d'adresser au roi des demandes continuelles avec une familiarité qui divertissait le faible et prodigue héritier de Charles lir. Jacques II monta sur le trône, et Verrio , toujours en faveur, peignit la chapelle catholique qui fut établie à Windsor; il exécuta aussi les portraits du nouveau souverain et de plusieurs personnages importants. Après la révolution de 1688 , Verrio perdit ses emplois, et il refusa de peindre pour Guillaume Ill , mais lord Exeter et d'autres grands seigneurs eurent recours à lui pour décorer leurs hôtels et leurs châteaux. Sur la fin de sa vie, sa vue s'affaiblit beaucoup; la reine Anne lui accorda une pension de deux cents livres sterling, mais il en jouit fort peu de temps; il mourut en 1707. Dominici , dans son Histoire des artistes napolitains, dit qu'il se noya en voyageant dans le Languedoc ; c'est certainement une erreur. Walpole juge sévèrement Verrio « C'était, ditil avec malice, « un excellent peintre pour le genre de travail « qu'on lui confiait ; son pinceau infatigable, sans « se préoccuper du goût et de l'invention , était « toujours prêt à jeter des dieux , des déesses, « des rois, des héros, des marches triomphales « sur ces amples surfaces, où l'ceil ne s'arrête « jamais longtemps, et où il serait fâcheux qu'un « artiste habile employât son temps; nous vou « Ions parler des plafonds et des escaliers
  • Antonio WRONGECKI( 1790 - 1838) : général polonais, né en 1790 à Posen, entra à l'âge de dixsept ans dans l'armée du grandduché de Varsovie alors réuni à la couronne de Saxe. Dès 1809 il était capitaine, et il se montra avec distinction durant la campagne que les troupes polonaises firent cette année contre les Autrichiens. En 1812 Wrongecki, devenu chef de bataillon, prit part à l'invasion de la Russie ; il reçut au combat de Borissow une blessure grave. Après le retour de la paix, il entra dans l'armée polonaise que réorganisa le grandduc Constantin ; il était devenu lieutenantcolonel lorsque l'insurrection de 1830 éclata. Dévoué à la cause de l'indépendance nationale, Wrongecki s'empressa d'offrir son épée aux défenseurs de la Pologne. Elevé au grade de colonel, il se distingua d'une manière toute particulière à la bataille de Grochow, après laquelle il fut appelé au commandement d'une brigade. La Pologne succomba enfin sous le poids d'une lutte inégale; Wrongecki, ferme jusqu'au dernier moment, opposa aux Russes la plus vigoureuse résistance lorsqu'ils attaquèrent les retranchements qui couvraient Varsovie. Après la chute du boulevard de la liberté de sa patrie, il se retira en France, où il vécut dans une noblcs indigence; il mourut à l'hospice de Chaillot le 3 décembre 1838. Il s'était livré à des études approfondies sur l'art militaire, et il a composé divers ouvrages fort estimés de ses compatriotes, mais qui, étant écrits dans une langue ignorée du reste de l'Europe, sont restés inconnus. On signale comme trèsdignes d'attention celui qui est relatif à la petite guerre , et celui qui traite de l'organisation de l'infanterie
  • Antonio Gaudi y Cornet : architecte, urbaniste, sculpteur et peintre espagnol
  • Antonio MASPES : cycliste
  • Antonio SABATO : acteur dans la série Charmed
  • Antonio Salieri : compositeur italien
  • Antonio SPINOLA : Dictateur
  • Antonio Vivaldi( 1678) : compositeur italien

Antonio année par année

Signe astrologique de Antonio

Couleur de Antonio

Pierre précieuse de Antonio

Chiffre de Antonio

Métal de Antonio