Le prénom Jeanne Féminin

Origine :

Fête :

30 Mai

Signification de Jeanne

Le prénom Jeanne tire ses origines de l’hébreu Yehohanan.
Jeanne a besoin de grandir dans un environnement calme pour s’épanouir. Elle évite les disputes et préfère user de la diplomatie pour régler les problèmes. Jeanne veut réussir dans la vie. Pour ce faire, elle travaille comme une acharnée. Cependant, sa nervosité peut mettre un frein à ses efforts si elle ne parvient pas à se maîtriser.
Le prénom Jeanne est porté par plusieurs célébrités notamment Jeanne Geneviève Labrosse, première femme parachutiste de France en 1799, et Jeanne Moreau, chanteuse, réalisatrice et actrice française. Ce prénom est également le titre d’une chanson de Laurent Voulzy en 2011.

Personnalité de Jeanne

Courageuses, loyales, ce sont des femmes d'action organisées et efficaces. On peut leur faire confiance sans réserve et compter sur elles lorsqu'il s'agit de rendre service. Travailleuses infatigables, elles épuisent leur entourage qui s'essouffle à vouloir les suivre. Obstinées, peu tolérantes, car elles seules détiennent la vérité, elles sont difficiles à diriger, parfois agressives et réagissent au quart de tour.

Provenance du prénom Jeanne

Histoire de Jeanne

Etymologie de Jeanne

Les Jeanne célèbres

  • Jeanne DUMÉE : Parisienne, est un exemple frappant de la promptitude avec laquelle la raison et le g( us! t se dé\ eloppent chez les femmes. Dès son bas àge, elle se livra à la littérature et au sciences niatliémaliqucsavec une arde arque le mariage seul put interrompre. Elle n'était point encore sente, elle ne connaissait de la science que ce qu'il ? de plus aride et de plus rebutant, et néanmoins k charmes de soi nouvel état ne purent lui faire oublier ceux qu'elle vidait auparavant à s'instruire. A dixsept ans son mari la laissa euve, ayant êté tué à la tète d'une compagnie qu'il commandait en Allemagne. Jeanne Dumée, rede\ enue libre, sentit bientôt sa passion pour l'étae reprendre ses droits: elle se livra entièrement à l'astronomie, et composa 1111 ouvrage intitulé : Entretiens sur l'opinion de , ipernic, touchant la mobilité de la terre, Paris, c80. On n'a jamais pu trouver ce livre, et l'un doute s'il a été imprimé. Tous les dictionnaires qui en parlent semblent le faire d'après un article du Journal des Savant, année 1680. Or, celuici ne donne point le format ni le nom du libraire; il est donc probable que le journaliste en a rendu compte d'après le manuscrit et l'espoir d'une prochaine publication, et que quelques circonstances en auront ensuite empêché l'impression. Mais, puisque l'ouvrage a été connu et jugé favorablement dans !e temps, nous devons en conserver la gloire à l'auteur. On rapporte que Jeanne Dumée y traitait a' cc netteté les trois mouvements de la terre. Elle tirait ses preuves de l'analogie qui existe entre no- tre globe et les autres planètes, et de l'impossibil lité de concevoir le mouvement de la sphère c.:- leste anion' de nous. Si l'on considère qu'à cefl époque une fausse interprétation de quelques pastiges de l'Ecriture faisait presque regarder cornu une hérésie une vérité que les lois de la nt eunique rendent aujourd'hui incontestable , trou era remarquable qu'une l'ermite, se dépouil: ' tant des préjugés de l'ignorance, reconnaisse et tente de propager cette \ éri té, quand le souvenir des malheurs de l'illustre Galilée frappait encore de terreur Louis ceux qui en étaient les partisans
  • Jeanne GAILLARDE : Lyonnaise célèbre par son esprit et sa beauté, florissait au commencement du 16e siècle. Clément Marot, qui l'avait surnommée la Perle dorée , lui adressa la cent vingtsixième de ses épigrammes, et le vingtdeuxième de ses rondeaux. Jeanne répondit à ce rondeau par un autre, et c'est la seule pièce de cette dame que le temps ne nous ait pas enviée; Philipon la On a donné aussi ce surnom Matthieu Terrasson, céièbre avocat, né à Lyon en 1669, mort à Paris en 1734 ladelaine l'a reproduite dans la courte notice qu'il lui a consacrée , p. 203 de son Dictionnaire por- tatif des poètes français. On ne saurait dire si c'est d'elle dont Marot parle dans son treizième Cimetière , comme ayant épousé un des Allemands de Bourges : Jane Gaillard espousa Jehan l'aisné; » mais il est présumable que c'est à elle que Guil- laume Crestin adressa l'Epitre à une dame de Lyon, qu'on lit à la page 241 de ses poésies, dans l'édition de Coustelier, et qui commence ainsi Tant ayje ouy parler de tes beaux faictz Et des gaillards escritz que tu as faictz... François de Billon, fol. 15 du Fort inexpugnable de l' honneur féminin, mentionne parmi les poétrices de la ville de Lyon , ,s une qu'on nommait dane Gaillarde. » Le P. de Colonia , qui l'a louée dans son Histoire littéraire de la ville de Lyon, ne nous donne ni la date de sa naissance ni celle de sa mort ( voy. la dixneuvième des Lettres lyonnaises de C. Breghot de Lut, et ses Mélanges, p. 200, 376 et 380
  • Jeanne GAMA( 1515 - 1586) : illustre daine portugaise, naquit à Viana , dans la province , Évora , 1555 La plupart de ces poésies, tirées de sujets sacrés , sont remariluables par la clarté, l'expression, la naïveté du style, et surtout par la morale aussi simple que Pu. re qu'elles renferment. Jeanne de Gaina était nourrie de la lecture des meilleurs auteurs de sa nation , et notamment de Camoëns, son contemporain; quelquesuns de ses sonnets ne seraient pas indignes de ce pote célèbre
  • Jeanne GREY : était arrière- petitefille de Henri VII, roi d'Angleterre. Marie , seconde fille de ce prince, épousa Louis XII, roi de France. Devenue veuve , elle se maria avec Charles Brandon, duc de Suffolk, dont elle eut une fille, qui fut marquise de Dorset. De cette dernière naquirent trois filles, dont Jeanne Grey était l'aînée. Cette origine royale causa les malheurs et la fin tragique de Jeanne. Édouard VI, âgé d'environ dix ans, avait succédé à son père Henri VIII. Édouard Seymour, oncle du jeune roi, se fit nommer protecteur du royaume et duc de Sommerset. Thomas Seymour, son frère, en devint extrêmement jaloux; et Jean Dudley, vicomte de Lisle , conçut le projet de les ruiner l'un par l'autre, et de s'emparer de l'autorité sous un roi enfant. Thomas Seymour, excité par Dudley, ne cessait de cabaler contre le protecteur : celuici, d'un caractère modéré, s'était plusieurs fois réconcilié ; mais Dudley parvint à lui persuader d'accuser son frère devant le parlement. On ne connaît pas précisément ce qui dans cette occasion fut imputé à Thomas Seymour. Le parlement, habitué sous les Tudor à proscrire tous ceux que la couronne lui déférait, porta un bill d'attainder contre un pair du royaume, parent du roi et amiral, sans spécifier le crime pour lequel il était condamné à mort. Il restait à Dudley à perdre Sommerset ; et il devait en venir aisément à bout. Le protecteur n'avait tenu aucun compte du testament du dernier roi, qui nommait seize régents du royaume. La mort de son frère était regardée comme un sacrifice fait à. sa sûreté: La haute noblesse, qui avait reçu de Henri VIII une partie des terres du clergé, était irritée de ce que le protecteur soutenait quelquefois contre elle les tenanciers de ses nouveaux domaines, qu'elle traitait avec rigueur. Sommerset, en outre, s'était prononcé en faveur de la réformation religieuse qui s'introduisait en Angleterre ; et cette conduite lui avait attiré la haine des catholiques. Dudley sut réunir contre le protecteur ces diverses sortes d'ennemis et tous ceux qui étaient mécontents de son administration. Alors il jeta le masque dont il s'était toujours couvert. Le conseil, à son instigation, déclara que Sommerset exerçait un pouvoir qui ne lui appartenait pas ; et il fut défendu au conseil commun de Londres et au gouverneur de la Tour de reconnaltre son autorité. Dès que Sommerset fut averti de ce grand changement, il songea à se défendre , et arma ses amis et ses domestiques ; mais, ayant appris qu'Édouard venait de ratifier tout ce qui avait été fait , il parut au conseil ; et là , à genoux, il convint que l'accusation dirigée contre lui était fondée. Son unique défense fut qu'il avait agi sans avoir des intentions criminelles, mais seulement par légèreté, imprudence et folie. Dudley, satisfait de l'humiliation de Sommerset, jugea à propos, pour le moment, de lui laisser la vie. Une amende, que le roi remit ensuite, fut la seule peine prononcée par le parlement ; et bientôt on vit celui qui avait été protecteur du royaume entrer au conseil comme l'un de ses simples membres, et accepter pour gendre le fils aîné de son ennemi. Tout fléchissait sous Dudley ; il s'était fait nommer duc de Northumberland et adjuger des terres immenses et à M. 13riffaut le sujet d'une tragédie. Cette dernière n'a pas été imprimée
  • Jeanne HACHETTE : de Beauvais, s'est rendue célèbre par le courage qu'elle déploya lors du siége que le duc de Bourgogne fit de cette ville en juin 1472. On la vit monter sur la muraille, arracher l'étendard des mains d'un soldat boucguignon, et le porter à l'église des Jacobins, où il a toujours été conservé depuis . D'autres femmes de la ville donnèrent aussi pendant ce siége des preuves de la plus grande énergie. Pour leur en témoigner sa satisfaction , Louis Xi leur accorda, par lettres patentes datées l'appelle Jeanne Fourquet; P. Mathieu la désigne sous le nom de Jeanne Fouquet. Les auteurs de l'Art de vérifier les dates l'appellent Jeanne Lainé, d'accord sur ce point avec Antoine Loisel . Il existe à la bibliothèque de Paris une tragédie manuscrite d'un sieur de Rousset , garde de la Manche, intitulée Triomphe du beau sexe, Jeaune Hachette, ou le Siége de Beauvais. En tète de cette pièce, l'auteur a placé de nouvelles lettres patentes de Louis XI , qu'il a copiées luimème dans les archives de Beauvais. Ces lettres patentes, datées d'Alençon le 9 août 1473, sont la répétition de celles dont nous avons parlé plus haut : comme les autres elles ne font mention d'aucune femme en particulier. Selon plusieurs biographes,. Jeanne Hachette fut mariée à Colin l'ilion , et exemptée de la taille, elle et ses descendants. La Bibliothèque du Médire françois , par le duc de la Vallière, t. 3, p. '225, fait mention d'une pièce ayant pour titre le Siège de Beauvais, par Araignon , imprimée en 1766. ST. P—R. Ce drapeau se trouve gravé dans les Costumes de M
  • Jeanne LEADE( 1623 - 1704) : fameuse mystique anglaise, née en 1623, suivant Jœger, épousa un riche négociant dont elle devint veuve. Elle lut les ouvrages du philosophe allemand Jacob Boehm , et suivit, avec Thomas Bromley, écrivain du mème genre , une société d'illuminés , présidée par le docteur- médecin Jean Pordage , auteur d'une Théologie mystique, et d'un traité intitulé Sophie. • Elle composa ellemème huit volumes d'oeuvres théosophiques , que sa fortune la mit à portée de publier et de répandre. L'auteur de l'Histoire des sectes religieuses , imprimée en 1810, dit que Pordage et Bromley furent les admirateurs de cette sectaire. Il ne faut pas inférer de là qu'ils aient été ses élèves ou ses prosélytes. Ce fut l'élève mème qui excita l'enthousiasme du maitre et des disciples. Elle établit le culte de la Sophie dont Boehm avait donné l'idée à Pordage, et dont celui de Marie ne leur offrait que la figure. Ce fut sous les lois de cette Sagesse du sexe féminin, dont elle s'annonçait comme l'organe, qu'elle fonda la so- ciété des Philadelphes. Elle publia des Révélations, d'après lesquelles le règne millénaire devait rétablir toutes choses , et cette société devenir le centre d'une nouvelle Église universelle. Le spiritualisme tendre et pieux de la fondatrice des Philadelphes, pouvant s'exercer indifféremment au milieu des diverses sociétés chrétiennes, lui a donné beaucoup de partisans en Angleterre et parmi les illuminés paisibles de France et d'Allemagne. Nous voyons, par la correspondance de StMartin et de Kirchberger , que Jeanne Leade occupait un rang distingué chez les théosophes. Néanmoins Gichtel , disciple enthousiaste de Boehm, et qui prétendait vivre en communication avec la Sophie, trouvait que la pieuse Leade avait des manifestations d'une sphère bornée, et produites par une source plutôt astrale que divine; Kirchberger pense qu'en effet elle se somnambulisait ellemême, et que par là elle jouissait de manisfestations astrales ou magnétiques. Cependant Poiret , dans son Epitre sur les carac- tères des auteurs mystiques, met les révélations de cette Anglaise touchant la restauration de l'Eglise chrétienne, au même rang que les Visions d'Hermas , et dit qu'il suffit de lire les révélations où sont expliqués les Sept sceaux de l'Apocalypse, pour juger qu'elles partent du fonds le plus et le plus élevé. Selon le mème Poiret, Jeanne Leade, initiée dans la théologie mystique de Pordage, qui finit où commence celle de Boehm, et en est comme le préliminaire, avait fait à son tour une préface pour servir d'introduction à la théologie du premier. Une rencontre assez singu- hère , c'est qu'un élève tic madame Guyon , le comte de Metternich , donnait en allemand, presque en mème temps que Jeanne Leade en an- glais, une introduction à la Métaphysique de Por- dage. Il semble que l'imagination et la sensibilité des femmes les aient fait pénétrer plus avant dans les profondeurs du mysticisme, dans les ré- gions du somnambulisme magnétique. Ce qu'elles se figurent entendre mieux que les hommes, elles sont portées à le regarder comme révélé, et se Parmi les Lettres de madame Guyon, en cinq volumes, plusieurs sont adressées à M. de Metternich, ministre et envoyé du roi de Prusse. Luimême fut le maître spirituel de l'auteur du Témoignage d'un enfant de la vérité (StGeorge de Marsayl,Berlebourg, 1735. rient appelées à nous endoctriner. Jeanne Leade, très avoir prononcé elleméme son oraison fuaèbre, en s'appliquant le texte du verset 24 du :hapitee ler de l'épltre aux Philippiens , mourut le 19 aoin 4704, âgée de 81 ans. Les ouvrages qu'elle a publiés à diverses époques en anglais,, et qui ont la plupart des titres allégoriques, ainsi que ceux de mademoiselle Bourignon , avec laquelle elle a aussi de l'analogie, sont : 1" / es Nuages célestes, ou l'Echelle de la résurrection, 1682 20 la Révélation des révélations, 1686 5. les six traités mystiques : 1. la Vie duo- chienne, ou le Cheminement avec Dieu, 1694,- .2. les Lois du paradis; 3. la Fontaine du jardin, ou Journal des communications et des manifestations de jouteur; 4. l'Evangile éternel 5. la Montagne d'é- vidence; 6. les Guerres de David, et le pacifique empire de Salomon , 1695 40 les Merveilles de la création en huit mondes différents , tels qu'ils ont été montrés à l'auteur, 1695 5° le Céleste Alessager de la paix universelle, signes du règne du Christ, 1695 6° l'Arbre de vie qui croit dans le pal adis de Dieu, 1696 '70 l'Arche de la foi, 1696 80 Motifs et établissement de la société des Philadelphes, 1696 Tous ces traités ont été traduits en allemand, et quelques.uns l'ont encore été en hollandais. Le docteur Lée a écrit la Vie de Jeanne Leade. Voyez aussi le Gyne- coeum d'Arnold Feustking, en allemand, et .4ger, Dissertatio de vita et doctrina Jance Leude
  • Jeanne MANCE( 1606 - 1673) : née près de Langres, à NogentleRoi , vers 1606 , d'une famille honorable de la magistrature , forma de bonne heure le voeu de se consacrer à Dieu. Ayant perdu son père et sa mère, elle ignorait encore comment elle mettrait à exécution la résolution qu'elle avait prise , lorsque en 1640 elle entendit parler des établissements que l'on fondait dans Io partie de l'Amérique septentrionale appelée la NouvelleFrance , du dévouement que les femmes avaient montré dans l'établissement de cette colonie, du départ de madame de la Peltrie pour Québec, et des dons considérables faits par la duchesse d'Aiguillon pour l'établissement d'un hôpital dans cette ville. Mademoiselle Mance prit alors la réso- lution d'aller au Canada , et partit pour Paris afin de reconnaître comment elle pourrait exécu- ter son projet. Après avoir consulté plusieurs personnes , elle revint annoncer son départ à ses parents, qui firent tous leurs efforts pour la détourner d'un parti qui leur paraissait si étrange et si téméraire; mais ils ne purent changer ses dispositions, et elle revint à Paris pour se disposer à son voyage. La détermination extraordi- naire prise par une jeune femme d'une figure charmante, d'une tournure trèsdistinguée , et appartenant à une famille honorable, de traverser seule les mers pour aller vivre au milieu d'un pays habité par des peuplades sauvages , fut bientôt connue à Paris, et la princesse de Condé, la duchesse de Montmorency, la femme du chancelier et la reine ellemême voulurent voir et interroger cette femme qui , avec une constitution frêle et délicate, allait s'exposer à des fatigues et à des périls si grands. Elle répondait aux ques- tions qui lui étaient adressées que Dieu voulait qu'elle passât au Canada , qu'elle ignorait pourquoi , mais qu'elle ferait ce qu'il lui inspirerait. Ayant été mise en rapport avec madame de Bul- lion , veuve du surintendant des finances , et qui jouissait d'une grande fortune , madame de Bul- lion lui dit qu'elle désirait fournir les fonds nécessaires pour établir un hôpital au Canada et lui demanda si elle voulait aller fonder cet hospice et le diriger. Mademoiselle Mance accepta cette proposition , et , munie de quelque argent que madame de Bullicin lui remit, elle partit pour s'embarquer à la Rochelle. En arrivant dans ce port, elle apprit que les bâtiments qui allaient partir pour le Canada devaient emmener les soldats que la compagnie de Montréal envoyait à l'île de Montréal sous le commandement de M. de Maisonneuve, nommé gouverneur de cette île . Ces soldats, qui étaient célibataires ou avaient dû se séparer de leurs femmes, ayant demandé, avant de s'embarquer , que l'on emmenât dans la colonie une femme qui pût les soigner s'ils étaient malades, M. de la Dauversière , qui surveillait le départ de l'expédition, demanda à mademoiselle Mance si elle voulait ètre reçue au nombre des associés de la compagnie de Montréal et accepter la mission de soigner les malades et les blessés ; elle accueillit cette proposition et partit avec les soldats de la compagnie de Montréal. Débarquée à Québec , mademoiselle Mance fut forcée d'y passer l'hiver avec les soldats , qui travaillèrent pendant ce temps à construire des baraques en bois qu'ils devaient transporter dans l'ile de Montréal ; elle se chargea dès lors de toute l'administration de ces colons, leur distribuait chaque jour les vivres et tout ce qui leur était nécessaire, et avait même la garde des munitions de guerre. Par son dévouement et sa charité, elle acquit une telle autorité sur les soldats et les colons qu'ils lui obéissaient comme à une mère. Elle quitta Québec le 8 mai 1642, et arriva le 18 mai à File de Montréal, où elle La compagnie de Montréal, qui se proposait de coloniser Pile de ce nom, venait de se former sous la direction de M. de la Dauversière: elle était composée des personnages les plus dist gués, qui agissaient d'après des considérations religieuses. Après avoir acheté l'île de Montréal de M. de Lanson, intendant du Dauphiné , à qui elle avait été donnée à la condition d'y établir une colonie, la société de Montréal avait recruté des soldats, qui tous étaient ouvriers et devaient exécuter tous les travaux nécessaires dans la colonie, et en même temps la défendre contre les attaques des Troquais. C'était cette expédition qui allait s'embarquer à la Rochelle, continua à se consacrer au service des colons jusqu'à ce qu'elle pût s'occuper de la fondation d'un hôpital. Ce ne fut qu'en 1642 qu'elle établit un hôpital à Villemarie, avec les fonds qui lui furent adressés par madame de Bullion. Elle eut aussitôt à y soigner de nombreux soldats, blessés ayer des soldats, mais à la condition que, lorsque a tranquillité serait rétablie dans la colonie, on ibandonnerait à l'hôpital des terres en payement le la somme qu'elle donnait. Pendant l'absence lu gouverneur, mademoiselle Mance s'efforça de ;outenir le courage des colons, parmi lesquels il l'y avait plus que dixsept hommes en état de )orter les armes. M. de Maisonneuve ramena de :rance un assez grand nombre de soldats, qui %.endirent la sécurité à la colonie, et qui, ayant .ous été choisis parmi les ouvriers, purent donier de nouveaux développements aux différents 4ablissements. Les bâtiments de l'hôpital, qui ivaient été abandonnés, furent réparés et agran- dis, et mademoiselle Mance quitta le fort avec ses malades pour aller s'établir de nouveau à l'hospice. La détermination prise par cette femme courageuse, l'argent qu'elle avait donné pour armer et payer des soldats avaient nonseulement sauvé Pile de Montréal, mais encore tout le Canada ; c'est ce que M. de Denonville , gouverneur général du Canada, et M. de Champigny, , intendant, reconnurent plus tard dans les rapports qu'ils adressèrent au gouvernement. L'hôpital de Yil!emarie ayant pris des développements tels que mademoiselle Mance ne pouvait plus, malgré les aides qu'elle avait prises, suffire à le (linger, elle pensa à faire venir des religieuses de France pour la seconder et lui succéder. M. de Maisonneuve, gouverneur, partit pour la France afin de traiter cette affaire. Pendant l'absence de M. de Maisonneuve, mademoiselle Mance fit une chute sur la glace qui lui fractura le bras et le poignet et la mit dans l'impossibilité de soigner les malades. Elle se décida alors à aller en France afin d'obtenir les fonds nécessaires à l'entretien des religieuses qui viendraient la remplacer. Pendant son séjour en France, elle recou-\ ra l'usage de sa main , et s'embarqua pour retourner au Canada, emmenant avec elle des soeurs de StJoseph, de Rennes. Le bâtiment sur lequel elle était ayant servi d'hôpital à des pestiférés , la peste s'y déclara et y fit beaucoup de victimes : mademoiselle Mance, atteinte de cette maladie , faillit y succomber ; mais elle put débarquer au Canada à la fin de l'année 1659. Malgré ses souffrances , elle conserva l'administration de l'hospice de Villemarie , et fit encore un voyage en France en 1662 pour y prendre la défense des intérêts des établissements de la colonie. C'est alors que, voyant que la société de Montréal, qui avait des dettes considérables, était sur le point de se dissoudre, elle contribua à décider ses membres à céder leurs droits sur l'ile Montréal à la congrégation des sulpiciens. A son retour au Canada , mademoiselle Mance consacra le reste de sa vie à leceuvre qu'elle avait fondée, et mourut au mois de juin 1673. Son nom, après deux siècles, est resté en vénération au Canada, et sa vie, toute remplie d'oeuvres de charité, a été publiée en 1854 à Yillemarie, en volumes T.P. F
  • Jeanne SOUTHCOTE( 1750) : visionnaire anglaise, née au Devonshire vers 1750, passa les quarante premières années de sa vie fort tranquillement. Elle fut servante, travaillant quelquefois chez un tapissier, et en même temps se montrait assidue aux réunions des méthodistes. Un de ces enthousiastes , nommé Sanderson , contribua beaucoup par ses discours à faire tourner la tète de Jeanne. On attribuait à cet homme des dons surnaturels; tous les domestiques le redoutaient. « Mais, ditelle, il n'avait pas de pouvoir sur « moi : je pense que la salle était pleine d'esprits « quand il priait; ils le tourmentaient tellement, « qu'il ne pouvait jamais dormir seul dans une « chambre. » Elle ne savait que penser de lui, car elle était persuadée qu'il opérait des miracles ; mais elle ne pouvait deviner par quel esprit On peut se faire une idée des prédicateurs anglais de ce tempslà , par l'anecdote suivante. South prèchait devant le roi Charles II ; s'apercevant qu'une partie de l'auditoire était en—dormie il appela par trois fois lord Lauderdale, et lorsqu'il l'eut éveillé 44 Milord, lui ditil , je suis fâché de troubler votre .4 sommeil; mais vous ronfliez si haut , que vous pouviez éveiller 44 Sa Majesté; et il continua son sermon avec le plus grand sangfroid. il y parvenait. Enfin , quand elle fut devenue prophétesse , elle découvrit que ce Sanderson était le faux prophète de l'Apocalypse, qui doit être jeté avec la bête dans un lac de soufre brêlant. Jeanne se borna d'abord à des prédictions rela- tives à la température,; ensuite elle proféra des menaces concernant l'état de l'Europe et les succès de Bonaparte, qui remplissait alors les papiers publics. Quelquesuns de ces pronostics furent confirmés par l'événement; et les femmes qui travaillaient avec elle chez le tapissier, lui prêtèrent une oreille plus attentive. Alors elle soumit ses écrits à un prédicant méthodiste, dont elle fréquentait le temple à Exeter. Il parait que ses discours encouragèrent Jeanne à faire imprimer ses visions. La bonne intelligence ne régna pas toujours entre ces deux personnages : ce prédicant disait quelquefois que Janne avait reçu sa vocation du diable; alors elle et ses adhérents le traitaient d'infàme apostà. li avait brûlé des papiers scellés que Jeanne lui avait remis; il était accablé de lettres remplies de reproches, d'injures et de menaces. Ces lettres s'imprimaient par une raison toute simple : les sectateurs de Jeanne les achetaient. Les livres de cette femme étaient partie en prose, partie en lignes rimées. Tous les vers et une portion de la prose sont censés dictés par le ToutPuissant. Son écriture était à peine lisible. Elle finit par recevoir d'en haut l'ordre de jeter sa plume et de proférer ses oracles de vive voix. Les mots sortaient de sa bouche avec une insaisissable promp- titude. Elle invita par écrit à examiner sa voca- tion , le clergé et même l'évêque d'Exeter, qui traitèrent cet appel avec le Mépris qu'il méritait. Cette folle trouva cependant des croyants, qui la confirmèrent dans son délire et lui fourhirent de l'argent et les moyens de répandre au dehors ses visions. Elle confirma l'authenticité de la mission de Jacques Brothers, et le reconnut pour roi des Hébreux. Jeanne prétendait être la femme de l'Apocalypse, qui a la lutte sous leuieds et suisa tète une couronne de douze étoiles; elle devait briser la tète du serpent. Sa vocation pr était de détruire le diable ; de eut avec lui, à huis clos, une dispute, dont elle publia le procèsverbal. On peut juger d'après cet échan- tillon, que Satan ignore le langage de la bonne compagnie. Ce livre est le plus curieux de ceux que Jeanne a fait paraitre. Cette femme étant venue à Londres, le nombre de ses sectateurs aug- menta dans cette capitale, où tant de jongleurs ont trouvé des disciples. Elle offrit de subir un examen public , pour prouver la vérité de sa vocation : il n'y parut que des adeptes, mais tout s'y passa suivant les formes. Enfin, cette visionnaire étant tombée malade, en 181%, annonça qu'elle était enceinte, et prédit que, le 19 octobre, elle accoucherait du Shiloh , qui mettrait un terme à la misère des pécheurs. L'événement devait avoir lieu à minuit. On conçoit que la nouvelle de ce prodige avait attiré une foule immense dans la rue où demeurait là prophétesse : l'heure venue, ses disciples voyant que le miracle ne s'opérait pas, s'écrièrent qu'elle était en extase ; et que lorsque le ToutPuissant l'en ferait sortir, le décret s'accomplirait. Une partie de la multitude se dispersa ; mais il en resta constamment un nombre considérable de curieu4, attendant la fin de l'extase. Elle se termina , le 27 décembre, par la mort de Jeanne Southcote, qui, à quatre heures du matin, rendit le dernier soupir. Ses disciples les plus fervents, supposant que les fonctions vitales étaient simplement suspendues ghez elle pour quatre jours, au bout lesquels elle devait accoucher, comme elle l'avait prét phis de vingt ans auparavant, ne voulurent permettre qu'on l'inhumàt que lorsque des signes certains leur eurent prouvé qu'elle avait réellement cessé d'exister . Jeanne était ignorante et s'exprimait mal. Dans les volinhes qu'elle a publiés, on ne trouve bàs trois phrases de suite qui soient liées; les règles de la syntaxe y sont sans cesse violées. Cependant elle a eu des disciples parmi des gens bien élevés , inème parmi le clergé, et elle en conserve encore. 'Voyez Letters from England, by don M. A. Espriella, translated front the spa- nish, London , 1800, 3 vol. On sait que cette prétendue traduction de l'espagnol est un ouvrage de Robert Southey. Divers ouvrages anglais sont relatifs à Jeanne Southcote : Faisburg et flughson ont écrit sa vie en 181%, et Reece a publié un récit de sa mort
  • Jeanne VAUDCHAMP : devenue la campagne de l'abbé Delille , le traducteur de Virgile , avait pour père un musicien de salimi de la petite ville de StDié, en Lorraine. Jeanne, son aînée . apprit un peu, trèspeu de musique; mais bientôt, trouvant sa ville natale un théàtre trop étroit pour son humeur aventureuse, elle se rendit à Paris, où d'abord elle chercha des ressources dans ce qu'elle avait appris de musique. Elle gagna le pain du jour en jouant de la guitare. Ainsi faisaitelle un jour, en mêlant à sa musique Une danse sains doute séduisante, entre la colonnade du Louvre et la façade de StGermain l'Auxerrois, quand Delille vint à passer. C'était en 1786. 11 s'entretint avec elle, et le lendemain Jeanne Vaudchamp venait , franchissant le seuil du collége de France, achever à loisir près de l'académicien la conversation ébauchée la veille au soir. Puis cette conversation se renoua avant la semaine écoulée. On vit encore revenir l'infatigable interlocutrice quelques jours après , et on ne la vit plus ressortir que de loin en loin et comme de chez elle. Elle avait, en ce peu de temps, conquis au collège le droit de cité : le poète l'avait fait consentir à la prendre pour gérer sa maison , où régnait quelque aisance. Delille unissait aux émoluments de sa chaire ses jetons de l'Académie et ses rentes comme titulaire de l'abbaye de StSéverin , qu'il devait à la délicate intervention du comte d'Artois. Cependant l'état politique de la France réagit sur la vie intérieure de Delille. Dès 1789 et 1790, les sourds rugissements de l'orage effarouchèrent les muses, à bien plus juste titre encore la muse inoffensive du poète. fi en vint à ne pas être sans courir luiméme quelques risques. Déjà avait dû comparaitre devant le tribunal révolutionnaire, et il n'avait, diton, dû son salut qu'a la saillie d'un citoyen compagnon maçon. Suivant alors le conseil de Jeanne Vaudchamp , il alla chercher un asile dans la ville natale de sa compagne, à StDié, et dans sa famille. Quand de la Lorraine il passa en Suisse, elle l'accompagna ; quand de Bâle il se rendit à Brunswick, elle le suivit à Brunswick . et lorsque enfui Londres lui sembla le séjour préférable à tous, celui qu'il n'abandonnerait que pour rentrer en France à la suite d'une restauration, les rivages de la Tamise la virent comme l'avaient vue les plages du Rhin et les bords de l'Ocker. Auprès de Jeanne était une de ses soeurs, la plus jeune, qui rendait le service de rajeunir un peu la maison , de faire bonne garde en cas de collatéraux et d'être un peu demoiselle de compagnie. Revenu en France après la paix de Lunéville, Delille rentra d'abord dans sa chaire du collège de France; puis, suivant les çonseils de Jeanne Vaudchamp , il reprit avec ardeur ses compositions poétiques, la Pitié, Milton , etc. Seulement il parait que son influence dégénéra en tyrannie, qu'elle tenait le poète en une sorte de charte privée. Plus tard, lorsque Delille toléra qu'elle s'appelât madame Delille , bien qu'il semble certain qu'il n'y ait eu aucune union légale entre Delille et mademoiselle Vaudchamp, elle l'enfermait lorsque, par exemple, il tardait à livrer la copie, contre la remise de laquelle le libraire, obligé parfois de faire la sourde oreille aux demandes incessantes d'argent, lâchait le billet de cinq cents. Elle imposait au rival de Virgile, à l'interprète de Milton, au chantre des Trois Règnes, cent vers avant déjeuner, deux cents vers avant dîner ; comme des assiégés qui tardent trop à se rendre, s'il n'arrivait qu'aux deux tiers, qu'aux trois quarts de sa tâche, elle le prenait par les vivres, elle le pri% ait d'un plat ; ce qu'elle lui ôtait de meringues, elle le passait à sa soeur Dilette. Si, tentant de se révolter, il supportait vaillamment le martyre des martyrs, le jeûne, pendant quelques heures et se refusait carrément à licher la copie commandée, elle le battait. Et c'est un trait de plus à joindre à ceux qui composent la physionomie du poète que la sérénité, la mansuétude par lesquelles il répondit constamment aux injurieuses boutades de son irascible compagne. Plus il avançait en âge, plus il l'idéalisait en chaque coin de ses oeuvres, et par cela même la recommandait aux respects de tous. En prose et dans le langage familier de tous les jours, c'était son Antigone, puisque, devenu aveugle, il eut besoin de s'appuyer sur elle. A la mort du poète, Jeanne Vaudchamp tint tète à des héritiers venus d'Auvergne : elle avait fait sa main, et d'ailleurs elle produisit une donation entrevifs et en bonne (orme, une preuve qu'elle n'avait négligé aucune précaution utile. Au surplus, elle se faisait gloire du mérite de l'élégant traducteur de Virgile et se l'incarnait pour ainsi dire. Jeanne Vaudchamp survécut encore dix ans à Delille, mort en 1813, loin de l'opulence, mais loin de la gène. Elle semblait avoir senti l'honneur du nom que l'illustre mort l'avait autorisée à porter en l'incorporant à son œuvre ; sa vénération pour cette grande mémoire devint un culte. En approchant du dernier jour, elle exprimait souvent le voeu qui avait été celui du poète, de reposer auprès de sa cendre. Ce voeu fut exaucé. Elle disait un jour en parlant de l'empereur Napoléon : « Cet hommelà n'aura jamais un hé-» mistiche de nous. » Le fait est que c'est elle seule qui a empèché le cMèbre poète de céder aux inspirations que devaient nécessairement faire naltre en lui les glorieux exploits du grand capitaine
  • Jeanne CALMENT( 1875) : Doyenne
  • Jeanne d'Arc( 1412) : dite la Pucelle d'Orléans, héroïne nationale et sainte patronne de la France, qui unit la nation française à un moment critique de son histoire et fit tourner la guerre de Cent Ans à l'avantage de la France.
  • Jeanne DU BARRY : Comtesse
  • Jeanne Geneviève Garnerin : première femme aéronaute et parachutiste
  • Jeanne LANVIN : couturière
  • Jeanne MAS( 1957) : auteur, chanteuse, compositeur française
  • Jeanne MOREAU( 1928) : actrice française

Jeanne année par année

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Couleur de Jeanne

Pierre précieuse de Jeanne

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