Un jour de fête inexistant pour le prénom de votre enfant, que faire ?

Une fête ignorée ? Le calendrier ne comporte que 365 jours ( donc 365 prénoms ) alors que le Martyrologue romain recense environ quarante mille saints . On peut donc avoir un jour de fête sans le savoir ! Le vérifier est la première chose à faire. Si vous avez par exemple choisi pour votre enfant un prénom ancien, il y a sans doute une date de fête que vous ignorez car choisir un prénom porté par un saint était une obligation jusqu’à la Révolution. L’ancien prénom provençal Andéol a ainsi bel et bien été porté par un saint dont le premier mai est le jour de fête. Vous pouvez aussi avoir un jour de fête même si le prénom vient d’un autre continent, l’Eglise catholique comptant des saints d ans tous les pays du monde. Le prénom éthiopien Takla se fête ainsi le 29 août ; Habib , porté par un martyr irakien , le 27 mars ; Ahmed, Zaïd et Zoraïd le 21 août , etc. Toutes les bibliothèques importantes ont sur les saints des ouvrages nombreux qui, même s’ils n’en donnent pas la liste complète, vous permettront de trouver peut-être le jour de fête du prénom qui vous intéresse.

Trouvez le jour de fête du prénom dans le calendrier révolutionnaire

Utiliser le calendrier révolutionnaire En bibliothèque , vous pourrez aussi trouver le calendrier révolutionnaire. En usage quelques brèves années, il attribuait à chaque jour de l’année des noms de l’Antiquité et surtout les animaux, outils et productions agricoles ! On n’appelle plus guère aujourd’hui ses enfants Salsifis (le 1er novembre) ou Chien (25 décembre), mais les Cerise, Prune, Coriandre, Garance, Groseille, etc. y figurent en bonne place et certains sont désormais des prénoms assez courants. Si vous le souhaitez, vous pouvez les fêter à leur date d’attribution dans le calendrier révolutionnaire… ce qui va vous demander une petite gymnastique intellectuelle : car comment trouver à quoi correspond le 25 floréal ou le 12 nivôse dans le calendrier grégorien ? Des tables de correspondance existent heureusement dans les bibliothèques ou dans les cercles généalogiques .

Choisissez un jour de fête en utilisant les parentés de prénoms

Si le prénom qui vous intéresse ne figure décidément dans aucun calendrier, il ne vous reste plus qu’à jouer les similitudes, les correspondances, les parentés, sous quatre angles différents : • Utiliser les parentés familiales. Sonia n’a pas de sainte mais on la fête par exemple le jour de la sainte Nadège (18 septembre), car sainte Nadège avait une fille prénommée Sonia. Evidemment, il vous faut une culture générale colossale sur les saints et leurs familles ! • Utiliser les évocations. On peut fêter toutes les Violette, Violaine, Pâquerette, Dalia, Pervenche, Anne-Aymone , etc. le jour de sainte Fleur (5 octobre). On peut aussi fêter les Lorraine, Lorène ou Loreen le 30 mai, jour de sainte Jeanne d’Arc, la Lorraine ! A vous de trouver un rapprochement vraiment signifiant. • Utiliser les parentés étymologiques. Brune, prénom féminin donné l’an passé, peut se fêter le jour de sainte Mélanie (Mélanie signifiant «la brune» en grec ). Monsef , qui signifie «juste» en arabe, le jour des Just ou des Justin. Certains correspondent même tout bonnement à l’équivalent, dans une autre langue, de prénoms présents dans le calendrier comme Youssef (Joseph) , Ibrahim (Abraham) , Ayoub (Job) , Haroun (Aaron) , Malaury (Laurent) , Maïlys (Marie en basque) , etc. • Utiliser les parentés phonétiques. Pour ceux qui n’auront toujours pas pu rattacher leur prénom à un jour précis, il ne reste que cette solution : fêter ce prénom le même jour qu’un autre aux sonorités approchantes . A vous de choisir : Lou le jour de sainte Louise ou de saint Loup ; Leïla le jour des Léa ; Laurie ou Lorie le jour des Laurent … A vous de jouer et de créer une petite fête qui soit, pour la famille, celle de votre enfant.

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