Pierre était le chef des douze apôtres. Il s'appelait Simon et était pêcheur sur le lac de Tibériade lorsque Jésus lui demanda de le suivre. C'est le Christ qui lui donne le nom de "Pierre", pour lui signifier qu'il ferait de lui le fondement de son Eglise. Il s'établit à Rome. On le considère comme le premier pape. Il fut martyrisé, crucifié la tête en bas, sous l'empereur Néron, en 64.
Originaire de Bethsaïde, en Galilée, Simon est pêcheur sur le lac de Tibériade avec André, son frère, avec Jacques, Jean et Philippe, ses amis, lorsque le Christ l'appelle et lui dit : "Tu seras pêcheur d'hommes". Il le surnomme Pierre et fait de lui le premier de ses apôtres. Ayant quitté sa femme, abandonné sa barque et ses filets, le disciple renâcle un peu mais suit le Maître.
Palestinien aussi, mais de la ville d'Éleuthèropolis, saint Pierre Balsame subit le martyre en 311, pendant la persécution de Maximin Daïa. À Sévère, gouverneur de la province, qui lui demande : "Quels sont ton pays et ta famille ?" Pierre répond : "Je suis chrétien". Le gouverneur le presse de sacrifier aux dieux par obéissance aux édits de l'empereur.
Périgourdin, saint Pierre Thomas est moine carme, puis successivement évêque, archevêque et patriarche. Légat universel du pape en Orient, il dirige une croisade contre les Turcs, la croix à la main au milieu des combattants, en 1365. Plusieurs fois blessé, il est ramené à Famagouste, dans l'île de Chypre, et succombe le 6 janvier 1366.
Missionnaire romain en Angleterre, puis abbé d'un monastère fondé par saint Augustin à Cantorbéry, Pierre de Doroverne périt dans un naufrage, le 6 janvier 608, au retour d'un voyage en Gaule. Rejeté sur la côte, son corps est retrouvé sur la plage d'Ambleteuse, en Artois, et enseveli comme celui d'un inconnu; mais une lumière vive attire bientôt l'attention sur sa tombe et une enquête permet d'établir l'identité du personnage dont les restes sont alors transférés dans une église de Boulogne. En 1915 le pape Benoît XV confirme le culte immémorial rendu à saint Pierre de Doroverne.
Dixième enfant de sainte Eumélie, frère de saint Basile le Grand, de saint Grégoire de Nysse et de sainte Macrine la Jeune, Pierre est né à Césarée de Cappadoce, Asie Mineure, l'an 349. Il est élevé par sa sœur Macrine qui est en fait son père, sa mère, son précepteur, son consulteur et son gardien. Responsable d'un monastère, probablement celui qu'a fondé Basile sur les bords de l'Iris, Pierre trouve le moyen de nourrir une foule de pauvres que sa sainteté attire autour de lui lors d'une grande famine.
Doge de Venise, Pierre Orseolo gouverne avec énergie et tact, doué des plus hautes qualités d'administrateur, jusqu'à cette nuit du 1 septembre 978 où il disparaît discrètement et définitivement. Son épouse, à laquelle il est marié depuis plus de vingt ans, et son fils, qui deviendra l'un des plus célèbres doges, ignorent longtemps le lieu de sa retraite, du moins le croit-on. Pierre a trouvé refuge à l'abbaye bénédictine de Cusan (Saint-Michel-de-Cuxa), en Roussillon, sur la frontière franco-espagnole, où il mène la vie d'un véritable ascète dans l'austérité et l'abnégation, sous la direction du saint abbé Guérin, durant plusieurs années.
Au 13e s. aussi, avec Raymond de Peñafort et Jacques Ier d'Aragon, saint Pierre Nolasque fonde l'ordre de Notre-Dame de la Merci pour le rachat des chrétiens enlevés par les musulmans. Aux trois vœux traditionnels les moines mercédaires ajoutent celui de se constituer en otages si cela est nécessaire pour libérer les captifs.
Archidiacre à Poitiers, Pierre succède à son frère Isembert, évêque depuis quarante ans. Il est élu à l'unanimité, à cause de sa sainteté, en 1087. Il préside le concile réuni à Poitiers, l'an 1100, pour faire sanctionner le mauvais exemple que le roi Philippe Ier donne à la chrétienté par son union illégitime avec Bertrade et, malgré l'opposition de Guillaume d'Aquitaine, comte de Poitou, condamne solennellement l'adultère.
Né à Tarragone, en 1238, dans la famille des comtes d'Urgel, Pierre Armengol (ou Armengaud) a une adolescence difficile. Il abandonne les siens, se laisse aller à toutes sortes d'excès et devient le chef d'une bande de voyous qui détroussent et parfois tuent les gens qui s'aventurent seuls dans la montagne pyrénéenne. Vers vingt ans, touché par la grâce, il se précipite chez les moines mercédaires de saint Pierre Nolasque et accepte de faire une année de pénitence très rigoureuse au couvent de Barcelone, en Catalogne.
Près de Vienne, en Dauphiné, Pierre apprend les psaumes en gardant les troupeaux de son père au début du 12e s. Devenu moine chez les cisterciens, il est chargé de fonder un nouveau monastère à Tamié, en Savoie, l'an 1132. En 1138 il est proclamé évêque par tous les chrétiens de Tarentaise mais refuse, se jugeant indigne d'une telle distinction.
Capucin à Rome, puis à Orvieto, en Ombrie, Pierre Fioretti, dit "frère Crespin", travaille au jardin, à la cuisine, à l'infirmerie, partout où l'on a besoin de lui, toujours heureux de servir. Il étonne tous ceux qui l'approchent par sa disponibilité et sa bonne humeur. Le premier aspect de la sainteté de Pierre est la joie, une joie franciscaine, soutenue par un caractère extrêmement communicatif, ouvert à la poésie, une joie découlant surtout de son grand amour de Dieu et d'une confiance sans limite dans sa Providence.
L'autre Pierre de Tarentaise est dominicain au 13e s. Résident au couvent Saint-Jacques, à Paris, il étudie et enseigne dans la capitale de 1255 à 1272, avant d'être nommé archevêque de Lyon, en 1272. Élu pape sous le nom d'Innocent V le 21 janvier 1276, il meurt le 22 juin de la même année.
Pierre de Luxembourg est nommé évêque de Metz, en Lorraine, par l'anti-pape Clément VII, en 1384, pendant le grand schisme d'Occident. Encore adolescent, le nouvel évêque entre dans sa ville les pieds nus et, conduit par l'Esprit-Saint, dirige habilement son diocèse pendant trois ans. Mort à Villeneuve, près d'Avignon, Provence, Pierre sera béatifié par l'autre Clément VII, le vrai, en 1527.
Originaire d'Amiens, Pierre l'Ermite prêche la première croisade avec le pape Urbain II et Adémar de Monteil, évêque du Puy. Avec Gautier Sans-Avoir, il conduit une croisade populaire qui est écrasée par les Turcs en Anatolie dès 1096, tandis que celle des chevaliers aboutira à l'établissement du royaume de Jérusalem en 1099. Rentré en France, Pierre fonde le monastère de Neufmoustier à Huy, près de Liège, Belgique, et y meurt saintement l'an 1115.
Pierre de La Rochefoucauld est évêque de Saintes en août 1792 et, avec François, son frère, l'évêque de Beauvais, parmi les premiers prisonniers de l'église des Carmes, à Paris. Massacré début septembre, il est béatifié par Pie XI en 1926 avec cent quatre vingt-dix victimes de la Révolution, les "martyrs de septembre", dont vingt-trois se prénomment Pierre.
Pierre Claver est catalan, jésuite et missionnaire en Nouvelle-Grenade, l'actuelle Colombie, où il se dévoue pendant quarante-sept ans auprès des Noirs victimes de la traite des esclaves. Mort en 1654, Pierre est canonisé et honoré du titre d' "Apôtre des Noirs".
Franciscain aussi, saint Pierre d'Alcantara est le fondateur des frères mineurs de la stricte observance, les alcantarins, approuvés par Rome en 1562. Pierre exerce une grande influence sur Thérèse d'Avila qui écrit à son sujet : "Ceux qui l'ont entendu prétendent qu'il était fou. Bienheureuse folie, mes sœurs, et plût à Dieu que nous en fussions toutes atteintes".
Pierre Yu n'a que treize ans lorsqu'il est arrêté en Corée vers la fin de l'été 1839. Quatorze fois interrogé, quatorze fois torturé, il garde encore le sourire. Trop jeune pour être décapité, selon la loi de son pays, le garçon est étranglé dans son cachot le 31 octobre de la même année.
Catalan, Pierre Almato subit le martyre au Tonkin le jour de son trente-et-unième anniversaire (1 novembre 1861). Son dernier geste : il tombe à genoux et vénère le crucifix qu'on lui ordonne de fouler sous ses pieds. Il est canonisé à Rome en 1988.
Moine franciscain martyrisé à Jérusalem, Palestine, le 14 novembre 1391, Pierre de Narbonne est canonisé par Paul VI en 1970 avec ses trois compagnons.
Missionnaire français (originaire de Beynat, en Limousin), Pierre Dumoulin-Borie subit le martyre au Tonkin le 24 novembre 1838. Il est canonisé par Jean-Paul II en 1988.
Curé de Mattaincourt, en Lorraine, de 1597 à 1640, Pierre Fourier fonde la première caisse d'assurances (ancêtre lointain de la sécurité sociale) avec et pour ses paroissiens, puis un institut de religieuses enseignantes pour l'éducation des adolescentes appartenant à des familles pauvres, en collaboration avec Alix Le Clerc. Il donne aussi des "missions", organise des confréries, initie ses paroissiens au chant grégorien toujours sur la brèche, "toujours prêt à entrer en action spirituelle" dit son biographe. Exilé à Gray, en Franche-Comté, par Richelieu, pour avoir autorisé un mariage qui déplaît au cardinal, il meurt le 9 décembre 1640 en soignant les pestiférés.
Pierre Kanijs (dont le nom sera latinisé en Canisius) est hollandais, jésuite, expert au concile de Trente et apôtre de la Contre-Réforme en Allemagne du sud et en Autriche au 16e s. Pour répondre au Petit Catéchisme de Luther, il rédige son propre catéchisme, un ouvrage qui connaîtra une énorme diffusion en quinze langues. Premier provincial de son ordre en Allemagne (1556), Pierre Canisius y multiplie les fondations de communautés et collèges.
Humble ramoneur, réputé inculte, Pierre Friedhofen passe ses loisirs au service des malades sans ressources. Puis, pour être plus efficace, il rassemble quelques amis et fonde "les frères de la Miséricorde de Marie-Auxiliatrice", en Allemagne, l'an 1850. Il est surnommé "le bon Samaritain" mais s'en va fêter Noël au paradis dès 1860.
Surnommé "le Vénérable" par l'empereur allemand Frédéric Barberousse, saint Pierre de Cluny est l'un des plus grands abbés de l'illustre abbaye bourguignonne. Ecolâtre puis prieur à Vézelay, Pierre est élu abbé à trente ans, en 1122. Son esprit universel et tolérant s'ouvre à toutes les religions.
(c) Notrefamille.com. Certaines données sont extraites du livre TOUS LES PRENOMS J-M. Barbé, Ed. Gisserot