Le prénom Xavier Masculin

Origine :

Fête :

03 Décembre

Signification de Xavier

Le prénom Xavier est inspiré de l’espagnol Javier. Doux et droit, il ne tolère pas les faux semblants. Il est curieux et veut découvrir les mystères cachés derrière chaque chose. Xavier est attiré par les femmes simples et authentiques. Pour s’épanouir, il a besoin de venir en aide à son entourage. Vivre dans un endroit serein permet à Xavier de trouver l’équilibre dont il a toujours rêvé. Sa soif d’aventure le pousse à vivre sa vie au jour le jour et à être plus spontané que ses amis.
Le prénom Xavier est porté par plusieurs célébrités notamment les Français Xavier Gélin, acteur, réalisateur et producteur, Xavier Beauvois, scénariste et acteur, et Xavier de Langlais, écrivain.

Personnalité de Xavier

Ils sont passionnés par tout ce qu'ils entreprennent. Ce sont de grands voyageurs dotés d'une curiosité insatiable. Leur souplesse d'esprit leur permet de s'adapter à toutes les situations. Leur morale est stricte. Ce sont des solitaires qui aiment se retirer cultiver leur jardin secret. En amour, ce sont des rêveurs, toujours à la recherche de la femme idéale.

Provenance du prénom Xavier

Histoire de Xavier

Etymologie de Xavier

Les Xavier célèbres

  • Xavier BETTINELLI( 1718) : l'un des littérateurs italiens les plus célèbres du 180 siècle, naquit à Mantoue, le 18 juillet 1718. Après avoir étudié sous les jésuites, dans sa patrie et à Bologne, il entra, en 1756, au noviciat de cette société. Il y fit un nouveau cours d'études, et enseigna ensuite les belleslettres, depuis 1759 jusqu'en 1744, à Brescia, où le cardinal Quirini, le comte Mazzuchelli, le comte Duranti et d'autres savants, composaient une illustre acalémie. Il commença à s'y faire connaître par quelques poésies composées pour les exercices scolastiques. Envoyé à Bologne pour y faire sa théologie, il 'continua en mème temps de cultiver son talent poétique, et fit aussi, pour le theere de ce collége, sa tragédie de Jonathas. Le nombre des savants et des littérateurs réunis dans cette ville surpassait de beaucoup celui qu'il avait trouvé à Brescia. L'institut récemment fondé par le comte Marsigli, l'académie Clémentine du dessin, l'école de l'astronomepoète Manfredi, la réputation naissante de ses savants et ingénieux élèves, Zanotti, Algarotti, etc., fixaient alors sur Bologne les regards du monde littéraire. C'est au milieu de cette réunion, où il fut admis, que Bettinelli acheva son éducation, et atteignit l'âge de trente ans. Il passa, en 1748, à Venise, où il alla professer la rhétorique. 11 en sortit pour d'autres missions, et y retourna plusieurs fois. On voit par quelquesunes de ses épîtres en vers libres, ou sciotti, qu'il y fut lié d'amitié avec tout ce que cette ville et cet Etat possédaient alors de plus illustre. 11 fut destiné par ses supérieurs à la carrière oratoire ; mais la faiblesse de sa poitrine le força d'y renoncer. La direction du collège des nobles, à ;Parme, lui fut confiée en 4751; il y dirigeait principalement les études poétiques, historiques, et les exercices du théâtre ; il y resta huit ans ; mais ce ne fut pas sans voyager dans plusieurs villes d'Italie, soit pour les affaires de sa compagnie, soit pour sa propre satisfaction ou pour sa santé. 11 lit, en 1755, un plus long voyage, parcourut une partie de l'Allemagne, vint jusqu'à Strasbourg et à Nancy, et retourna par l'Allemagne en Italie, emmenant avec lui deux jeunes princes, lils ou neveux du prince de Hohenlohe, qui l'avait prié de se charger de leur éducation. Il fit l'année suivante un autre voyage en France avec l'aîné de ces deux jeunes princes, et logea, à Paris, au collége de LouisleGrand. Ce fut pendant ce .voyage qu'il écrivit lès fameuses Lettres deVirgile, et qu'elles furent imprimées à Venise avec ses scioni et ceux de Frugoni et d'Algarotti. Les opinions, et, osons le dire nettement, les hérésies littéraires, spirituellement soutenues dans ces lettres contre les deux grandes lumières de la poésie italienne, et surtout contre le Dante ; lui firent beaucoup d'ennemis, et, ce qu'il y eut pour lui de plus fàcheux, le brouillèrent avec Algarotti. Voulant connaître de la France autre chose que Paris, il fit quelques excursions en Nor- mandie et dans /d'autres provinces ; il alla surtout en Lorraine, à la cour du roi Stanislas, d'où il se rendit à Lyon, et de là aux Délices, près de Genève, où il alla visiter Voltaire. Cette visite eut des particularités piquantes : on en trouve plusieurs détails dans deux articles du Publiciste , mais avec beaucoup d'inexactitudes . Par exemple, on y fait de Bettinelli un frère servite, au lieu d'un jésuite, et on le donne pour né à Vérone, tandis qu'il l'était à Mantoue. Voltaire ne l'ignorait pas, lorsqu'en lui envoyant à son auberge une édition de ses œuvres, il y joignit ce quatrain, où il faisait allusion aux Lettres de Virgile : Compatriote de Virgile, Et son secrétaire aujourd'hui, C'est à vous d'écrire sous lui Vous avez son Aine et son style. De Genève, où il consulta Tronchin, Bettinelli se rendit à Marseille, de là à Ni mes, et repassa par Gènes en Italie et à Parme, où il arriva en 1759. La même année, il fit un voyage à Venise, et de là à Vérone, avec intention de s'y fixer. Il y resta jusqu'en 1767 ; ayant repris les travaux de la prédication et de l'enseignement, il convertissait la jeunesse, dit le chevalier Pindemonte dans ses Poesie campestri, à Dieu dans l'église, et au bon goût dans sa maison. 11 était depuis quelques années à Modène, et il venait d'y ètre nommé professeur L'auteur de l'Enfer est comparé, dans ces leitres, au vieil Ennius. Z —o. L'auteur de ces articles était Suard, qui les avait déjà insérés dans ses Mélanges de littérature, t. i. r. Barbier, dans son Diction- naire des anonymes, reproduit l'erreur de Suard, qui avait fait de Bettinelli mi religieux servite. D—R—R. Mantoue se fut rendue, il y retourna, et, quoique - presque octogénaire, il reprit ses travaux et sa manière de vivre accoutumée. 11 commença, en 1799, une édition complète de ses œuvres, qui ne fut tenni- nec que deux ans après : l'abbate Bettinelli, Opere edite cd inedite, in prosa ed in versi, Venise, 1801, 24 vol. Parvenu à l'àge de quatrevingtdix ans, il conservait encore sa gaieté et la vivacité de son esprit ; enfin, le 13 septembre 1808 , après quinze jours de maladie, il mourut avec la fermeté d'un philosophe et tous les sentiments d'un homme religieux. Il serait trop long de donner la liste de tous ses ouvrages, et d'en spécifier les éditions séparées ; il suffira de les indiquer dans l'ordre où il les a placés luimême dans cette dernière édition. 1. Ra- gionamenti filosofici, con annotazioni. Ces discours philosophiques, qui l'emplissent les deux premiers volumes, forment un cours de morale religieuse, dans lequel l'auteur avait eu dessein de montrer l'homme sous tous les rapports et dans tous les états, en suivant l'ordre des livres saints, et traitant d'abord de l'homme créé, de l'homme raisonnable, de l'homme maître des créatures, et ensuite de l'homme dans les différents états d'isolement, de société, d'innocence, d'erreur, de repentir, etc. 11 n'en a écrit que dix discours ; les notes sont elles—mêmes de petits traités philosophiques sur la beauté en général, sur la beauté d'expression, sur la phy—sionomie, etc. 20 Dell' Entusiasmo delle belle arti, 2 vol. en parties, dont la dernière est un appendice des deux autres, et traite de l'histoire de l'enthou—siasme chez les différents peuples, et de l'influence qu'ont eue sur l'enthousiasme, les climats, les gou—vernements, et toutes les modifications sociales. Dans les deux premières parties, l'auteur, qui n'était pas trèssujet à l'enthousiasme, en parle quelquefois peu clairement, se gonfle, au lieu de s'élever, et, cher—chant avec effort une chateur quilui est étrangère,reste froid. 3° Dialoghi d'amore, 2 vol. Le but de l'auteur est de montrer l'influence que l'imagination, la vanité, l'amitié, le mariage, l'honneur, l'amour de la gloire, l'étude des sciences, la mode, ont sur cette passion, et ensuite l'empire qu'elle exerce clans les produc—tions des arts, de l'esprit, et surtout de l'art dramatique. Le dernier, qui a pour titre : de l'Amour et de Pétrarque, est suivi de l'éloge de Pétrarque; l'un des meilleurs morceaux de l'auteur. 4. Risorgimento negli studj, nelle arti e ne' costumi dopo il mille, Bassano, 1775. 2 vol. ouvrage regardé en Italie comme superficiel, mais qui cependant contient des aperçus lumineux, et où les faits sont souvent présen- tés sous un point de vue philosophique qui ne manque ni de nouveauté, ni de justesse . 5° Delle Lettere e delle Arti Mantovane ; lettere cd arti Modenesi, etc., 1 vol., presque tout rempli, comme on voit, de morceaux d'histoire littéraire, principalement consacrés à la gloire de Mantoue, patrie de l'auteur. 6° Let— L'auteur y traite de l'état ott la musique s'était trouvée depuis l'an 4000jusqu'en l'an 1500, et de la manière dont elle s'était relevée depuis ces temps d')gnorance, ce qui a engagé MM. Charon et Fayolle à comprendre Bettinelli dans leur Dictionnaire des Mu- siciens. DRR. tere aieci di Virgilio agli As- cadi, 1 vol. Ces lettres, qui ont été traduites en français d'abord par Langlard , 1759 , puis par Pommereul, Florence , 1778 sont de tous les ouvrages de Bettinelli celui qui a fait le plus de bruit. Les admira- teurs des deux anciens poètes qui font le plus d'hon- fleur à l'Italie ne les lui pardonnent pas encore. Elles sont suivies, dans ce volume, des Lettere d'un Inglese ad un Veneziano, qui roulent un peu vaguement sur divers sujets de littérature. 7. Lettres italiennes d'une dame à son amie sur les beaux- arts, et Lettres d'une amie, tirées de l'original et écrites au courant de la plume, 5 vol. ; dont les Lettres sur les beaux- arts ne remplissent que le premier. 8° Poe- sie, 3 vol., contenant sept petits poèmes, ou poemetti; seize épîtres en vers libres , des sonda, canzoni, etc. Sans s'y montrer jamais grand poète, l'auteur y est toujours poète élégant et ingé—nieux. Ces trois volumes sont précédés d'un trèsbon discours sur la poésie italienne. Plusieurs des épîtres et des poemetti sont assaisonnés du 'sel de la satire tel est le poème en quatre chants intitulé le Raccolle , dans lequel Bettinelli tourne spiri—tuellement en ridicule ces insipides recueils de vers que l'on voyait de son temps paraître à tout propos en Italie. 9' Tragedie, 2 vol. ; ces tragédies sont Xercès, Jonathas, Démétrius Poliorcètes, et Rame sauvée, traduite de Voltaire ; elles sont précédées de quelques lettres écrites en français et d'un discours en italien sur la tragédie italienne. Quelques lettres sur la tragédie, une entre autres sur les tragédies d'Alfiéri, viennent ensuite ; et le second de ces deux volumes est terminé par un éloge du P. Granelli, jésuite, prédicateur et poète, auteur de quatre tra—gédies estimées, et qui le sont surtout pour l'élégance et la beauté du style : Sedecia, Manasse, Dione et Sella; celles de Bettinelli leur sont. fort inférieures. 10 Lettere a Lesbia Cidonia sopra gli epigrammi, 2 vol. : ce sont vingtcinq lettres mêlées d'épigrammes, de madrigaux, et autres petites pièces, les unes traduites, les autres originales. 11° Enfin, un Essai sur l'éloquence, suivi de quelques lettres, discours et autres mélanges, 2 vol. Il y aurait de la témérité à porter un jugement sur une si grande diversité d'ouvrages, dont l'auteur a 'cessé depuis si peu de temps d'écrire et de vivre. 11 semble, en général, qu'il y brille plus d'esprit et de talent que de cha—leur et de génie ; que l'on y trouve des opinions lit—téraires dictées par un goilt qui n'était pas toujours sûr, et qui, énoncées publiquement de trop bonne heure, ont souvent mis l'auteur dans l'embarras, ou de se rétracter, ou cie persister, avec un jugement plus formé, dans ce qu'il sentait bien être des er—reurs de jeunesse ; que sa philosophie, dont la partie morale est trèspure, n'a, lorsqu'il veut s'élever à des questions métaphysiques, ni des principes assez définis, ni des déductions assez précises, et qu'elle. ee souvent verbeuse et déclamatoire ; mais que, si ses idées ne sont pas toujours dignes d'éloge, son style l'est presque toujours ; qu'après avoir eu aux yeux des philologues italiens le tort de respecter trop peu les grands écrivains du 14.3 siècle, il doit avoir auprès d'eux le mérite d'être resté constamment attaché à ceux du 16e, et aux auteurs ses contemporains, 'qui les ont pris pour guides; enfin d'avoir défendu jusqu'à la fin, par ses opinions et par son exemple, la plus belle des langues vivantes, contre la corruption qui la menace, ou plutôt qui l'envahit de toutes parts
  • Xavier BOHUSZ( 1746 - 1825) : historien polonais, naquit en Lithuanie, le 1" janvier1746. Élève à l'université de Wilna, il ne tarda pas à être employé dans la maison du célèbre Antoine Tyzenhauz, surnommé le Colbert de la Pologne, à cause des immenses set,- ices qu'il rendit à sa patrie sous les rapports industriels et commerciaux. Bohusz voyagea dans presque toute l'Europe, et laissa trois énormes volumes d'observations recueillies pendant ses longs voyages. Frère (l'Ignace Bohusz, secrétaire de la confédération de Bar, un des hommes les plus influents de cette époque, Xavier Bohusz écrivit l'histoire de cette confédération; mais en 1794, les Russes l'enlevèrent de \Vilna, et l'emmenèrent en Sibérie. Ses pa- piers furent égarés; mais on assure que bien plus tard ils passèrent à la bibliothèque des princes Czartoryski à Pulawy. Après une longue captivité, Bolmsz rentra dans sa patrie, et fut nommé juge de paix du premier arrondissementde la ville de Varsovie, et membre de la société royale des amis des sciences de cette ville. En 1786, il lit imprimer à %Vilna un ouvrage intitulé : le Philosophe sans religion.; mais son ouvrage capital et celui qui le place au rang des savants et des historiens du premier ordre, ce sont ses Recherches sur les antiquités de l'histoire et de la languie lithuaniennes, publiées en 1808 et réimprimées en 1828. Bohusz mourut à Varsovie, en 1825, âgé de 79 ans
  • Xavier DZIALINSKI : général polonais, noncesdu palatinat de Peson à la diète de quatre ans , fut membre de la députation qui prépara Hia constitution du 3 mai 1791. En 1794, il fut très actif dans les conseils qui précédèrent à Varsovie l'insurrection du 17 eril. Dénoncé à Igelstroni, il fut, avec quelques autres chefs du complot, jeté dans les fers. On prétend même que l'ambassadeur russe donna à l'un de ses officiers l'ordre d'égorger ces prisonniers ; mais ils furent épargnés. L'insurrection ayant éclaté, le tégiment qui portait le nom de Dzialinski tomba sur les Russes , et en fit un grand carnage. Quand ils furent chassés de la ville, Daialinski fut mis en liberté; Kosciusko le nomma membre du conseil suprême établi à Varsovie. Après les événements d'octobre et de novembre 1794, Dzialinski se retira dans ses terres. Les Prussiens l'y arrêtèrent et le firent l'enfermer dans la forteresse de Glogau. Au mois de mars 1795, l'impératrice Catherine, à qui on l'avait livré, l'envoya en Sibérie. 11 fut rappelé par Paul ler, quand ce prince fut monté sur le trône. Dzialinski se voyait à peine en liberté , lorsque le chagrin et les fatigues mirent fin à sa carrière en 17'à8
  • Xavier MANETTI( 1723 - 1785) : né à Florence en 1723, étudia dans l'université de Pise, où il exerça la place de lecteur extraordinaire de médecine, et obtint le grade de docteur en 1747. 11 fut agrégé au collège de médecine de Florence en 1758 , et associé aux plus célèbres académies d'Italie et d'autres lieux, entre autres à celle des Géorgophiles , qui le reconnut pour un de ses fondateurs , et dans laquelle il remplit pendant longtemps l'emploi de secrétaire perpétuel. 11 fut pareillement secrétaire de celle de botanique et garde du jardin des plantes. Il voyagea en Italie, eut beaucoup d'amis et d'admirateurs dans sa patrie et ailleurs ; il entretint une correspondance constante avec les savants et les physiciens les plus célèbres de l'Europe ; il refusa d'aller professer la médecine à Rome et à Paris, quoique les propositions qu'on lui faisait fussent très - avantageuses. Sa mort arriva le 12 novembre 1785. Ses ouvrages sont : 1° une traduction en italien des deux dissertations de M. de Souvages, sur les médicaments qui attaquent quelques parties animales , 1759 ; 2° un traité publié en 1761 sur l'inoculation , pour en faire connaître l'utilité. C'est à cet ouvrage qu'on doit les premières expériences qui furent faites par ses soins et sous sa direction dans les hôpitaux de Florence. 3° Un traité des diverses espèces de froment et de pain, imprimé à Florence en 1765 ; on le regarde comme son meilleur ouvrage. Il a laissé des notes et des additions manuscrites qui orneront une nouvelle édition. -4° L'Abrégé du système de botanique de Linné et le Catalogue des plantes du jardin de Florence, en latin, par lequel on voit qu'il fit plus usage des végétaux dans ses cures qu'aucun des médecins de son temps et de son pays. 5° Il présida et fut occupé neuf années entières à la magnifique édition en 4 tomes de l'Histoire naturelle des oiseaux, . traitée avec méthode et ornée de figures en taille- douce et enluminées au naturel , dont le 1" volume parut en 1767. Il projeta, de concert avec l'abbé Moutelatici, un Dictionnaire d'agriculture italien , qui devait renfermer toutes les branches de cette science et comprendre tous les mots correspondants des langues savantes, tant anciennes que modernes; mais il renonça à cette grande entreprise , ne conservant que la préface et quelques morceaux relatifs à cet objet qui sont parmi ses manuscrits. En 1770 , il commença à publier un ouvrage périodique sous le nom de Illagazzino toscano ; il en parut chaque mois un volume jusqu'au nombre de 31 volumes ; en 1777, il le reprit sous le titre de Nuovo magazzino, jusqu'à 9 volumes. Cet ouvrage périodique renferme beaucoup de ses mémoires , les autres sont de ses amis et de ses correspondants. En 1780, il publia à Venise une Lecture académique sur les progrès de l'agriculture. Son dernier ouvrage fut imprimé en 1781, sous la rubrique de Florence , avec ce titre : Avis avec des remarques et des additions sur les maladies fébriles mortelles, ordinairement avec une attaque du poumon et bilieuses , lesquelles ont dernièrement eu lieu à Florence et clans les campagnes des environs. Voici l'idée que le Novelle letterarie nous donne du caractère de ce savant homme : il fut d'un caractère tranquille , égal et porté à jouir de la vie; il eut des passions douces ; il souffrit l'envie sans être envieux , ne se plaignant jamais des personnes ni des circonstances. Prodigue de son savoir, il le communiquait aux autres facilement, sans enthousiasme comme sans réserve ; mettant à profit tous ses instants, il s'occupait à la médecine de ses études favorites , ou il se délassait l'esprit dans des conversations joyeuses. Il était libre et aisé dans son maintien, affable sans gravité et sans charlatanerie : sa plus grande passion était de se faire un nom chez l'étranger, mais en le cherchant , il voulut aussi le mériter
  • Xavier SCROFANI( 1756) : historien et économiste italien, naquit le 9.1 novembre 1756, à Modica, en Sicile, et fut élevé par un de ses oncles maternels, Alagona, évêque de Syracuse. Il se destinait à la carrière des autels et prit en effet les ordres sacrés ; mais il n'exerça jamais aucune fonction du saint ministère, et il parait même que dans la suite il cessa de porter l'habit ecclésiastique. A l'àge de trente ans. il alla visiter l'Italie et s'arrêta particulièrement à Florence, où il se lia entre autres avec le chanoine Zuc- chini, directeur du jardin expérimental d'agriculture. 11 vint ensuite à Paris et se mit en rap - port avec Raynal, dont il avait étudié les ouvrages, et avec Rozier , auteur du Dictionnaire d'agricul- ture. Témoin des événements qui préparèrent et firent éclater la révolution, il en suivit les phases avec la plus grande attention, et lorsqu'en 1791 il eut quitté la France pour retourner à Florence, il se hâta de publier dans cette dernière ville une brochure intitulée Tous ont tort, ou Lettres à mon oncle sur la révolution française. Ce livre. écrit avec beaucoup de modération et de conve- nance, fit une grande sensation. Deux autres ouvrages sur des sujets d'économie politique, qu'il publia successivement , lui valurent d'être admis à l'académie de la Crusca et d'être appelé à Venise, où il fut d'abord nommé professeur d'agriculture, puis surintendant général de l'agriculture et du commerce avec le Levant, fonctions qui l'obligèrent à un long voyage pour recueillir sur les lieux mêmes les renseignements nécessaires. Ce fut ainsi qu'il visita tour à tour l'Archipel, la Morée, l'Asie Mineure, l'Anatolie. la Syrie et l'Egypte. A son retour, il écrivit la relation de son voyage. Elle a reçu les plus grands éloges de Chateaubriand, dans la préface. de l'Itinéraire, et de MalteBrun, dans sa Géogra- phie. Lorsque Napoléon retrancha Venise du nombre des nations, Scrofani vint se fixer à Paris et y fut nommé membre correspondant de l'Institut. Il y reprit avec ardeur ses études favorites et publia plusieurs ouvrages qui ajoutèrent à sa réputation d'historien et d'économiste. En 1809, il rentra dans le royaume de Naples; mais tant que Murat resta sur le trône, il n'obtint aucun emploi. Ce fut probablement à cet oubli, qui ressemblait à une disgrâce, que Scrofani dut d'être nommé, en 1811 , par le roi Ferdinand, directeur de la statistique et du recensement. 11 conserva cet emploi jusqu'en 1822 ; mais à cette époque il fut mis à la retraite à cause de la sympathie qu'il avait montrée pour les idées constitutionnelles pendant le peu de temps qu'elles avaient triomphé dans le royaume. Il se retira alors à Palerme, et il ne cessa de s'occuper des études qui avaient fait sa gloire jusqu'à sa mort, arrivée le 7 mars 1835. On a de lui : P Tous ont tort, Florence, 1791 sans nom d'auteur. Ce livre est, comme nous l'avons dit, une histoire et une appréciation des événements survenus en France pendant les années 1788, 1789 et 1790. Les faits y sont racontés avec la plus scrupuleuse vérité et jugés avec la sagacité d'un homme qui voit les choses de haut et ne se passionne pour aucun parti. Son livre fut traduit en français, puis réimprimé en italien avec quelques additions; mais il nous a été impossible de vérifier ce fait, malgré l'opiniâtreté de nos recherches. Peut-être cette traduction atelle paru en Suisse ou en Italie même, ce qui aura empêché qu'elle parvint à la connaissance de notre savant bibliographe Quérard. 20 Essai sur le commerce en général des nations de l'Europe, avec un aperçu sur le commerce de la Sicile en particulier, Venise, 1792 traduit en français, Paris, 1802 Le ministre Roland avait aussi commencé une traduction de cet opuscule, mais il n'eut pas le temps de l'achever. La seconde partie avait paru séparément sous le titre de Bilan du com- merce de la Sicile fondé sur une observation décen- nale de 1773 à 1782, et tiré des registres des douanes de l'Europe. 3. La Vraie Richesse de la campagne, ou Cours d'agriculture, Venise , 1793, t. Pr 4° Réflexions sur les subsistances, tirées de faits observés en Toscane. Elles furent imprimées à Florence, en 1795, à la suite de la Comparaison de la richesse , etc., du sénateur Biffi Tolomis. Aux Réflexions il faut ajouter un Mémoire sur la liberté du commerce des grains, que Scrofani avait présenté au roi de Naples pour lui prouver que la liberté absolue du commerce était la meilleure garantie de la prospérité agricole de la Sicile. 5. Voyage en Grèce, fait en 1794 et 1795, avec la relation de l'état actuel de l'agriculture et du commerce des îles vénitiennes, de la Morée et de la basse Romélie, Londres, 1799- 1800, 3 vol. Scrofani commence par pe la Grèce telle qu'elle était à l'époque de son voyage , et il décrit tous les monuments qu'elle possédait encore. Le troisième volume est tout entier consacré à la statistique commerciale et agricole, et présente tous les détails qu'on devait attendre d'un voyageur aussi consciencieux. Cet ouvrage a été traduit en français par J.F.C. Blanvillain, Paris, 1801, 3 vol. 6. Sur la ra- leur et la transmission des biens immeubles en Eu- rope, depuis la découverte de l'Amérique; 70 une description des Fêtes de Vénus, que Quérard, trompé par la Biographie des contemporains, a prise à tort pour une nouvelle. 81Mémoires sur les beaux- arts, dédiés au chevalier EnniusQuirinus Visconti , 1800, 2 vol. 9° la Guerre des esclaves en Sicile du temps des Romains, suivie de la guerre des trois mois, Paris, 1806 traduite en français par J. Naudet, 1807 La guerre contre les esclaves de Sicile est une des plus longues et des plus terribles qu'ait eu à soutenir le peuple romain , car elle dura plus de vingt ans et coûta un million d'hommes à la république. On n'avait cependant sur ces événements que des relations sommaires et incomplètes ou des fragments épars dans DionCassius, Diodore de Sicile, Valerius, Athénée, Tacite et quelques autres. Scrofani a comblé les lacunes. Il a rassemblé, classé, analysé et éclairci par la confrontation tous les passages qu'il a pu trouver dans les historiens , et avec ces matériaux il est parvenu à former une histoire dans laquelle il explique et développe avec clarté les causes, les commencements, les progrès et la fin de ces guerres longues et dévastatrices. Quant à la Guerre des trois mois, c'est le récit de la campagne d'Austerlitz. 10° Mémoire sur un vase étrusque , lu à l'Institut et imprimé dans le Moniteur de 1806, p. 236; — autre mémoire sur le méme sujet, aussi inséré dans le Moniteur, année 1809, p. 1099 et 1892; II° Mémoire sur les poids et mesures d'Italie, comparés au système métrique de France, Paris, 1808 Ce travail avait été demandé à l'auteur par le ministre de l'intérieur. 12° Lettre sur un paysage de Claude Lorrain, Naples , 1809 13° 'Parallèle des dames françaises et italiennes, Gynopoli , 1810 ; 14° De la domination des étrangers en Sicile, Palerme, 1893 réimprimé à Paris, l'année suivante. L'auteur, dans cette histoire, remonte aux temps les plus reculés et s'arrête au règne de Charles III d'Espagne. 15.111é- moires d'économie politique, Pise, 1896 On a réuni sous ce titre : Opuscule sur la liberté du commerce, les Réflexions dont nous avons déjà parlé et deux écrits qui ont pour objet, l'un le système des impôts dans l'antiquité et dans les temps modernes, l'autre des considérations sur les manufactures de l'Italie. On doit encore à Scrofani une notice sur l'astronome Piazzi et un éloge du grandduc de Toscane Léopold, qui depuis parvint à l'empire
  • Xavier SIGALON( 1790) : peintre d'histoire, naquit 1790 à Uzès , dans l'ancienne province de anguedoc. Le peu d'aisance de sa famille l'obligea de mettre a profit les dispositions qui l'entraînaient vers la peinture, et ce fut à Nîmes qu'il commença l'étude de cet art où il fit des progrès rapides. Bientôt il exécuta quelques tableaux , dont le plus remarquable est placé dans l'église d'AiguesMortes. Il désirait vivement aller à Paris; mais les moyens pécuniaires lui avaient manqué jusquelà pour réaliser son projet. Le faible produit qu'il retira de ses premiers travaux, encore bien peu rémunérés, lui permit enfin d'entreprendre ce voyage. Arrivé dans la capitale , il se mit sous la direction de Guérin et ne tarda pas à se distinguer parmi les élèves de ce maître. Déjà sa manière hardie faisait pressen- tir qu'il allait abandonner les sentiers battus et s'élancer dans une carrière nouvelle. En i822, Sigalon exposa au musée du Louvre la Courtisane, charmant tableau qui participe de l'école vénitienne et de l'école espagnole , et dont le gouvernement fit l'acquisition pour la galerie du Luxembourg. La Locuste, exposée au salon de 1824, donna lieu à une controverse animée, niais n'en reste pas moins une des compositions les plus originales de son auteur. Acheté par J. Laffitte, ce tableau appartient maintenant au musée de Nîmes. Le même musée possède un autre tableau de grande dimension, que Sigalon avait exposé au Louvre en 1827, et qui représente Athalie faisant égorger les enfants du sang royal. Cette production, où l'artiste a donné un libre essor à son génie audacieux, reçut des éloges, essuya des critiques , ce qui n'arrive qu'aux ouvrages remarquables. Il exposa encore deux tableaux religieux , dont l'un représente une Vision de St- Jérôme et l'autre un Calvaire. Le premier, acheté pour la galerie du Luxembourg, parut offrir quelque similitude avec celui du Guerchin, et le second quelques traits empruntés à Daniel de Volterre; niais ces réminiscences n'empêchent pas d'y reconnaître le cachet particulier de Sigalon. Enfin il envoya au salon de 1833 un tableau, sur un sujet anacréontique, qui fut encore acheté par Laffitte. A cette.époque, notre artiste vivait retiré à Nîmes, après avoir demeuré vingt ans à Paris , ce sanctuaire des sciences , des lettres et des arts, mais qui n'est pas toujours pour ceux qui les cultivent le temple de la fortune. Sigalon en fit la triste expérience. Ses travaux, plus admirés que rétribués, lui procuraient à peine une existence précaire ; souvent même les prix qu'on lui en donnait ne couvraient pas ses frais : ainsi son tableau d'Athalie, qui lui avait coûté plus de sept mille francs, lui fut payé trois mille. Déçu dans les espérances brillantes et légitimes qu'il avait pu concevoir pendant un si long séjour à Paris, il le quitta sans bruit et sans murmure et s'achemina vers Nîmes , où il se fixa, bornant désormais toute son ambition à être peintre de portraits et maître de dessin , ressource bien faible et bien éventuelle eu province. Telle était pourtant sa position lorsqu'une circonstance inattendue vint l'en tirer et le replacer au rang qu'il méritait. M. Thiers, qui le connaissait, étant devenu ministre de l'intérieur, le fit envoyer à Rome afin d'y copier, dans des proportions identiques , les belles fresques de MichelAnge qui ornent la chapelle Sixtine , notamment le fameux tableau du Jugement dernier, dont la dégradation progressive fait craindre , qui, par une heureuse coïncidence, est construite à peu près dans les mêmes proportions que la chapelle Sixtine à Rome. Cette copie est jusqu'à présent le seul et deviendra peut-être dans la suite l'unique spécimen du chef.d'œuvre de MichelAnge. SigaIon était venu à Paris pour surveiller la pose de son tableau , et if y fut accueilli par de nombreuses félicitations. Cependant il n'avait pas encore achevé les copies, qu'on lui avait également commandées, des douze figures colossales de prophètes et de sibylles , peintes par MichelAnge sur les pendentifs de la voûte de la chapelle Sixtine, Il repartit donc au mois de mai pour Rome, où il croyait rester encore un an. A peine arrivé, il reprit ses pinceaux avec une activité nouvelle. Malheureusement le choléra ne tarda pas à se déclarer dans la ville , et Sigalon en fut bientôt atteint. Un matin qu'il en avait ressenti les premiers symptômes , il ne voulut pas en parler à l'ami chez lequel il demeurait, dans la crainte qu'on ne l'obligeàt de suspendre son travail ; mais, dès le soir même, il fut contraint de s'aliter, et soixante heures après, malgré tous les soins que l'on s'empressa de lui prodiguer, il expira le 10 août 1837. Le buste de Sigalon, dû au ciseau de M. Briard, fut inauguré solennellement, le 9.6 niai 1839, au musée de Nîmes, établi dans l'antique monument romain appelé la Maison carrée. Le directeur prononça l'éloge de l'illustre défunt
  • Xavier BICHAT : anatomiste, physiologiste
  • Xavier de Maistre : écrivain français, frère de Joseph
  • Xavier de Montépin : romancier français
  • Xavier Depraz : basse française
  • Xavier FAUCHE : auteur
  • Xavier GELIN : acteur
  • Xavier Leroux : compositeur français
  • Xavier MALISSE : tennisman

Xavier année par année

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Chiffre de Xavier

Métal de Xavier