Le prénom theodore Masculin

Origine :

Fête :

07 Février

Signification de theodore

Le prénom Théodore exista dès l’Antiquité, il fut porté par de nombreux souverains d’Orient et des hommes d’Église. Il est ensuite tombé dans l’oubli pendant quelques siècles pour renaître durant la Renaissance. De nos jours, il n’a plus la même popularité, mais reste encore attribué. Il est surtout apprécié des parents qui recherchent des prénoms anciens pour leurs enfants. Théodore est un homme juste, droit et intelligent. Son sens de la justice est très développé, le rendant assez strict et exigeant. Il est sociable, dynamique et communicatif. Son entourage l’apprécie pour ses nombreuses qualités, mais surtout pour sa générosité. Le prénom Théodore connaît de nombreuses variantes : Dorian, Fedora, Fiodor, Teddy, Teodor, Thedora, Théodorit, Todor, Théodorine et bien d’autres encore. Ce prénom est également porté par de nombreuses personnalités célèbres, à l’exemple du peintre Théodore Géricault, le 26e président des États-Unis Theodore Roosevelt, l’explorateur Théodore de Banville ou encore le comédien Theodore DiBiase.

Personnalité de theodore

Ce sont des colériques, pas toujours faciles à manier en raison de leur émotivité. Ils sont aventureux, indépendants et orgueilleux. Ce sont des hommes d'action et de réflexion. Leur volonté est motivée par ce qu'ils aiment. Très intuitifs, ils portent sur autrui des jugements fulgurants. Sensibles, ils ne supportent pas d'être seuls. Ce sont des hôtes agréables qui ont besoin de se sentir entourés. Objectifs, ils ont un sens aigu de la justice et reconnaissent leurs erreurs.

Provenance du prénom theodore

Histoire de theodore

Etymologie de theodore

Les theodore célèbres

  • Théodore ANGELUCCI : poëte italien, florissait à la tin du 16' siècle; il était né à Belforte, château voisin de Tolentino, dans la Marche d'Ancône. Il fut médecin de profession, et l'exercice qu'il fit de son art dans un grand nombre de villes lui procura dans plusieurs, entre autres à Trévise, le titre et les droits de citoyen. Il se rendit surtout célèbre par ses querelles littéraires avec François Patrizi, en faveur d'Aristote. Quelques auteurs ont écrit qu'il avait été professeur public à Padoue; mais Riceobini, Tomasini et Papadopoli, historiens de cette université, n'en parlent pas. Il nous apprend lui-' même, dans une de ses épîtres edicatoires, qu'étant encore trèsjeune, il avait fait quelque séjour à Rome, et qu'en 1593 il se trouvait à Venise, exilé de sa patrie, et accablé par le malheur. Il ne dit rien d'un prétendu séjour en France , dont il est à croire pcependant qu'il n'aurait pas manqué de parler, surtout s'il y avait achevé ses études. Il fut membre de l'académie vénitienne, et mourut en 1600, à Montagnana, où il était premier médecin, et d'où. son corps fut transporté à Trévise. Il a laissé les ouvrages suivants : Sentenlia quod metaphysica sit eadem quce physica, Venise , 1584 F. Patrizi avait attaqué, dans un livre en 4 volumes, la philosophie d'Aristote, pour y substituer celle de Platon : Angelucci entreprit de le réfuter dans cet ouvrage. Patrizi lui répondit par un autre, auquel il répliqua par le suivant : Exercilalionum cum Palrilio liber, Venise , 1585 5° Ars medica, ex Hippocratis et Galeni Ihesauris polissimum deprompla, etc., Venise, 1595 . 4. De Natura et Curatione malignœ ( ebris libri 4 , Venise, 1595 Cet ouvrage fut durement critiqué par Donatelli de Castiglione, auquel Angelucci répondit de même. Sa réponse est intitulée : Bactria, quitus rudens quidam ac falsus criminator valide repercutitur, etc. 5° Deus , canzone spiriluale di Celio magno, etc. , con due Lezioni di Teodoro Angelucci , 'Venise, 1597 6° Capilolo in iode della pazzia, inséré par Tommaso Garzoni, à qui il est adressé, dans son Ospilale de' pazzi, Venise, 1586 et 1601. 70 L'Eneide di Virgilio, dotta in verso sciolto , Naples, 1649. Cette édition, qui est la seule, est fort rare. Les auteurs du journal des Lellerati d'Italia, Algarotti dans ses Lettres sur la Traduction d'Annibal Caro, le P. Beverini dans la préface de sa traduction de l'Énéide, in ottava rima, ont parlé avec éloge de la traduction attribuée à Théodore Angelucci ; 'd'autres ont pensé qu'elle est du P. Ignace Angelucci , jésuite, né en 1585, à Belforte, comme Théodore, et sans doute son parent ; mais ce P. Ignace n'a laissé aucun autre ouvrage qui puisse le faire croire capable d'avoir fait cette traduction
  • Théodore ABUCARA : évêque de Carie ou de Charan, disciple de St. Jean Damascène, profond théologien et philosophe, instruit dans la littérature arabe, s'est fait remarquer, vers l'an 770, par les écrits qu'il a publiés contre les juifs , les mahométans, les nestoriens, les jacobites et les origénistes. Ses Opuscules, au nombre de quarantedeux, ont été publiés par le P. Gretser, gr. lat., Ingolstadt , 1606 d'où ils ont été imprimés en latin dans la Bibi. patr. , Cologne , 1618, t. 9, et Lyon , 1677, t. 16 ; ensuite gr. lat. dans l'.. luctarium Duc. fr. , Paris , 1624, t. 1, et dans la Bibi. Pair. , Paris , 1644 et 1ti54. Gilbert Genebrard traduisit en latin quinze de ces Opuscules que l'on trouve dans la Bibi. Pair., Paris, 1575, t. 5, et 1579, t. 4. Canisius en a publié trois, gr. lat., dans le t. 4, Antiq. Led., Ingolstadt, 1603 d'où ils ont passé dans la Bibl. Pair. , Cologne, 1622, t. 15, et Paris, 1624, t. 4. Le Traité de Unione et Incarnatione a été publié, gr. lat., par Arnold , Paris, 1685 Cotelier a inséré dans le t. 1" de ses Pair. Apost. , gr. lat. , l'Opuscule 25°, sur la Consubstantialité du Verbe ; l'Opuscule 18e, qui a pour titre : ex Coneertationibus cum Saracenis, ex ore Johannis Damasceni, a paru dans les OEuvres de St. Jean Damascène. Ces Opuscules d'Abucara sont des dialogues dans lesquels le chrétien converse d'une manière trèssimple avec les musulmans et avec les hérétiques qu'il veut ramener à la véritable religion. Dans le 15e, le chrétien expose à un musulman les principes de notre religion ; il résout les difficultés ; et, prenant la loi de Mahomet point par point, il montre combien elle est déraisonnable, contraire aux principes de l'honnêteté, et avec quelle tacheté elle favorise les passions honteuses. Dans ses Opuscules, surtout dans le 18e, qui contient la Dispute contre les Sarrasins, notre auteur se dit souvent le disciple de St. Jean Damascène, qui est mort vers l'an 756. Cependant Gretser et Fleury luimême le confondent avec un autre Abucara, qui, dans le 9e siècle, suivit le parti du célèbre Photius; car, dans leur système, ce dernier Abucara aurait eu au moins cent quatorze ans , lorsqu'en 870 il assista au concile de Constantinople. Aussi Fleury remarquetil que si on n'admet qu'un Abucara, il doit avoir vécu trèslongtemps ; car ce fut lui qui dicta en langue arabique la grande lettre dogmatique de Unione et Incarnatione, queThomas, patriarche de Jérusalem, envoya aux hérétiques d'Arménie. Or ce prélat était mort en 820, cinquante ans avant le concile de Constantinople, huitième œcuménique. Ces difficultés, devant lesquelles les biographies ont reculé jusqu'à présent, s'expliquent facilement, quand, avec le savant Fabricius et avec Cotelier, on admet deux Théodore Abucara, tous les deux évêques de Carie ou de Charan ; l'un, celui dont nous venons de parler, qui fut disciple de Jean Damascène avant l'an 756 ; et l'autre qui, en 870, assista au concile de Constantinople
  • Théodore BALSAMON : né à Constantinople, dans le •2e siècle, fut fait chancelier et bibliothécaire de SteSophie, prévôt des Blaquernes ; enfin, patriarche d'Antioche, en 1186. 11 ne put cependant pas aller remplir les fonctions de cette dernière place, parce que les Latins étaient alors maîtres de cette ville, et y avaient un évêque de leur communion. Isaac II, ayant dessein de placer sur le siée de Constantinople son prophète Dorothée, déjà patriarche de Jérusalem, contre la disposition des canons qui condamnaient les translations, chargea Balsamon de proposer la question dans une assemblée d'évêques, en lui laissant entrevoir que le choix le regardait. Ce prélat, en qui l'étude n'avait pas éteint l'ambition, lit aisément passer la proposition; mais sa coupable complaisance n'eut que la honte pour salaire; car le patriarcat de la ville impériale qu'il convoitait fut donné à Dorothée. Balsamon mourut vers 1204. C'est le plus habile canoniste qu'aient eu les Grecs. Il ne paraît cependant pas trop versé dans la critique ni dans la connaissance de l'antiquité ecclésiastique. Ses ouvrages annoncent d'ailleurs trop d'animosité contre les Latins. Le plus important est un commentaire sur les canons des apôtres et des sept conciles oecuméniques, sur le code de l'Église d'Afrique, et sur les épîtres canoniques des Pères grecs, dont la meilleure édition est celle de Bévérège, Oxford, 167:2 Son commentaire sur le Nomocanon de Photius fut imprimé en grec et eu latin, à Paris, 1615 puis en 1661, dans la Bibliotheca juris canonici de Justel. La même collection contient encore, du même Balsamon, un recueil de constitutions ecclésiastiques avec les notes de Leunclavius et de Fabrot. On a quelques autres ouvrages de lui sur des matières canoniques, dans le Jus grœco- romanum de Leunclavius, et dans les Monument( ' Ecclesioe de Cotelier
  • Théodore BALTHASARI : professeur de mathématiques et de physique à Erlangen , inventa, en 1710, le microscope solaire, au moyen duquel on grossit les objets transparents par la lumière du soleil. Il en a publié l'explication sous ce titre : de illicrometrorunt telescopiis et microscopiis applicandorum varia Structura et nu multiplici Opusculuta, Erlangen, 1710 D'autres attribuent cette invention à Lieberkunhn
  • Théodore ANKARCRONA( 1687 - 1750) : amiral suédois, naquit à Carlscronn en 1687. S'étant appliqué au commerce chez son oncle, établi à Amsterdam, il entra au service de la compagnie hollandaise des Indes occidentales ; mais, dans son premier voyage, il fut pris par un corsaire français. Son goût pour la marine l'engagea à servir sous le chevalier de Forbin ; il passa ensuite en Angleterre, où il parvint au gracie de lieutenant de la marine royale. Son intrépidité et ses talents s'étaient montrés dans plusieurs occasions, et il en donna de nouvelles preuves lorsqu'il fut retourné dans sa patrie. Ce fut lui qui fit parvenir heureusement en Allemagne le roi Stanislas et sa famille, lorsqu'à la suite des revers de Charles XII, Auguste'cut reconquis la Pologne. En 1715, il conduisit Charles XII luimême, de Stralsund en Suède, à travers les glaces et au milieu d'une obscurité profonde. Le roi l'avança dans la marine et lui donna des titres de noblesse. Il devint ensuite successivement amiral, gouverneur de la province de Stockholm, commandant de l'ordre de l'Épée, et mourut en 1750, âgé de 69 ans. N'ayant point laissé de fils, ses titres de noblesse passèrent à son frère
  • Théodore ANTONIDES : théologien hollandais du commencement du 18e siècle. 11 a donné des commentaires en langue hollandaise sur les Epitres de St. Jacques, St. Pierre et St. Jude, et sur le Livre de Job. Il était partisan S—R.
  • Théodore BELLÉE( 1500 - 1600) : docteur en médecine, né à Raguse, dans le 16e siècle, d'une famille dist gué, enseigna la 'médecine à Padoue, avec beaucoup de succès, pendant tin grand nombre d'années. Une aussi longue absence et le bruit de sa mort portè- rent sa 'femme à se remarier. Bellée, de retour dans son pays natal, et s'informant aux portes de Raguse de la santé de sa femme et "dé ses enfants, apprit cet événement. Il eh ressentit tant de chagrin , qu'il n'entra point dans la ville, et reprit' le chemin de Padoue, où il moutUt vers l'an '1600. 11 est auteur d'un commentaire :latin stil. les Aphorismes d'Hip- pocrate, imprimé en 1571
  • Théodore BERGER( 1683 - 1773) : professeur de droit et d’histoire à Cobourg, né en 1685, à Unterlautern, lit ses études à Halle, accompagna plusieurs jeunes gentilshommes dans leurs voyages, et mourut le 20 novembre 1775. Sa grande histoire universelle : Histoire universelle synchronistique des principaux Etats de l’Europe, depuis hi création du monde jusqu’à nos jours , Cobourg, 1729 est un ouvrage estimé, qui a eu cinq ehlions, et a été continué par Wolfgang Ja.ger, professeur à Altdorf, Cobourg, 1781 On a de Berger plusieurs dissertations
  • Théodore BIBLIANDER( 1500) : dont le véritable nom était BuctibLuv, qu'il changea, suivant l'usage de ce tempslà, naquit en 1500, ou plutôt 1504, selon D. Clément et Christophe Sax, à Bischoffzell, près de StGall, et succéda en 1552 à Zwingle, dans la chaire de théologie de Zurich, qu'il occupa trèslongtemps ; mais comme il eMbrassa, sur la prédes- tination, des opinions contraires à celles des protes- tants, on prétexta son âge avancé et ses longs ser- vices pour le déclarer émérite, et le faire remplacer par Pierre Martyr. Théodore Bibliander mourut de la peste à Zurich, le 24 septembre 1564, avec la réputation d'un homme trèssavant, surtout dans les langues orientales. Voici la liste de ses principaux ouvrages : I o Institutionum grammaticarum de lin. qua Hoebrœa liber unus, Bàle, 1555 avec une savante préface. 2' Apologia pro Mit. Àlcorani, telt- ta a J. Fabricio, cum testamento Mahamedis, Ros- toch, 1638Saracenorum pr cipis, ejusque surcessorum vite, doctrina, oc ipse Alcoran, etc., Bàle, 1545 Cet ouvrage se divise en 5 parties ou tomes réunis en un seul ; le -1" contient la version latine de l'A/coran, que Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, lit faire pendant son séjour en Espagne par Robert et Hermann, pour obéir aux ordres de St. Bernard ; le 28 volume se compose de quelques pièces où l'on s'efforce de combattre la doctrine et les erreurs de l'Alcoran; le 5e renferme divers écrits de Paul Jove et autres sur l'histoire ou les coutumes des Turcs. On trouvera une table trèsexacte de ces différentes pièces dans la Bi- bliolheca Historica de Meuse], t. 1", part. '1 . Cet ouvrage a été téimpritné à 13àle en 1550 Dans cette seconde édition, hien moins rare que la première, on a retranché les textes grecs du 2e tome, et on a ajouté neuf pièces nouvelles au 5°. 4. Quo-- modo oporteat legere sacras Scripturas, prœscrip- 6. Serina majest. voce pronuncialus, seu Com- ment. in decalog. et Sermon. Dom. in monte Sinai, Bâle, 1552 70 Concilium sacro- sanctum Ec- clesice cathol., in quo demonstratur quomodo possit ac debeatpereunti populo christiano succurri per lé- gitim. Eccles. reform., 1552 80 Vita B. Marci evangelistee, Bâle, 1552. 9° De Ratione temp. Christ. reb. cognosc. et explic. accommodala liber, ibid., 1551 10° Temporum a condito mundo usque ad niant. ipsius œtat. Supputatio, ibid., 1558 11° De Mis monarchie° roinanœ Somnium, valicinium Esdrce, etc., ibid., 1555 C'est un farrago des livres poétiques, dès livres sibyllins, et du 40 livre d'Esdras, sur l'apostasie de l'Eglise romaine, la conversion des juifs et des chrétiens, le rétablissement de Jérusalem, etc.; l'auteur a traité le même sujet dans son discours de reslituenda Pace quam turbare studet Antichristus, ibid. D. Clément observe qu'a la page '20 de cet opuscule, Bibliander parle de l'origine de l'imprimerie en Allemagne. 12. De summa Trinitate et Fide calholica, scilicet de christianis hœreticis, catholicis, et apostatis, de sacramentis fidéi et unionis christia- nœ, de potestate, jure et religione papistica, ibid., 1555 15° De 1Plysteriis salutiferee passionis et MOriiS Jesu Nessiœ libri tres, ibid., 1555. 14° De & ajonc communi omnium linguaruni el litterarum Commentarius, Zurich, 1548 L'auteur cherche à y prouver qu'il y a de l'analogie entre toutes les langues et 'toutes les lettres des langues en usage dans le monde. Ces cinq derniers ouvrages sont trèsrares . Bibliander, aidé par Conrad Pélican, et par Pierre Cholin, avait mis la dernière main à la Bible de Léon de Juda, autrement de Zurich, dont il surveilla l'édition . La biblio- thèque de Zurich conservait beaucoup de manuscrits de ce laborieux écrivain, sur lequel on trouvera de gi.ands détails dans l'ouvrage de Teissier intitulé Eloges des hommes savants, tirés de l'Histoire de . 4I. de Thou. JN et T—D.
  • Théodore BRAND( 1488 - 1558) : né à Bâle, en 1488, fut destiné à la chirurgie par son père qui exerçait cette profession; mais il s'engagea dans les troupes suisses avec lesquelles il passa en Italie où il signala son courage. De retour (bans sa patrie, il quitta le service, obtint la charge de conseiller, et celle de premier scolarque, et en cette double qualité se rendit trèsutile à la ville et à l'université. En 1559 on le lit tribun du peuple et bourgmestre en 154/e. Il mourut le 4 octobre 1558.— Bernard BRAND, fils du précédent, était professeur d'institutes de droit romain à Bâle en 1548, quitta cet emploi en 1552, et entra au service de France. De retour dans sa patrie, il fut nommé membre du conseil, et occupa les premières places de la magistrature à Hombourg, dans le canton de Bâle. C'était un homme trèsversé dans les belleslettres et les affaires publiques. 11 mourut de la peste, le 15 juillet 1394. On a de lui, en allemand, une Histoire universelle , depuis la création jusqu'à l'an 1555, Bàle, 1555 de 644 p., avec ligures. La troisième partie de cet ouvrage est une chronique de la Suisse, où l'on trouve plusieurs anec- dotes curieuses
  • Théodore BRAND( 1488 - 1558) : né à Bâle, en 1488, était fils d'un chirurgien, et s'engagea fort jeune dans les troupes suisses, avec lesquelles il passa en Italie. Après avoir servi pendant quelques années avec distinction, Brand revint dans sa ville natale, et succéda à son père dans la charge de conseiller. Nommé ensuite scoliarque, il rendit plusieurs services à l'université de Bâle, fut élu tribun du peuple en 1534, et parvint en 1544 à la dignité de bourgmestre. Théodore Brand mourut le 4 octobre 1558, dans sa 70e année
  • Théodore CANTER( 1545 - 1617) : frère de Gttillaume , naquit à Utrecht, en 4545. Comme lui, il cultiva les lettres, mais sans renoncer au commerce des hommes, et aux devoirs qu'itupose la société. Il n'avait pas encore vingt ans lorsqtt'il composa ses Varice Lectiones, qui parurent à Anvers en 1574, et sont réimprimées dans le t. 5' du Thesaurus de &tuer. Scaliger, parlant de Canter, dans le Scaligeriana, dit : « 11 y a de bonnes choses dans ses « Varice Lectiones ; j'y profite beàucoup. » Son second ouvrage est une édition d'Arnobe , avec de courtes notes, qui ont reparu dans la grande édition d'Arnobe donnée à Leyde en 1651 11 avait fait une collection ; » il à lu tous les auteurs « grecs pour recueillir cela. » Après la mort de la i Bovière, qui était chargé d'imprimer cet ouvrage, le ' manuscrit passa successivement en diverses mains, et, vers le milieu dit dernier siècle, il se trouvait entre celles de Pierre d'Oreille, frère du philologue de ce nom Nous ignorons quel en est aujourd'hui le propriétaire. Canter avait aussi fait beaucoup de remarques sur St. Clément d'Alexandrie. A l'époque où G. Burmann écrivait son Trajectum eruditum, en 1758, elles étaient dans la bibliothèque de Drahenborch. Le 1" volume du Syllog. Epistol. de P. Burmann offre trois lettres de Canter. Ce savant mourut en 1617, à Lemvarden, et fut enterré à Vollenhoven ; ce que nous remar- quons, parce qu'il y a eu quelques doutes sur le lieu ide sa sépulture
  • Théodore COLLADON : originaire de Bourges, pratiqua la médecine à Genève, et a publié, dit Sénebier : Adversaria, seu commentarii medicinalis eritici dialytici, Genève, 1615-17, 1 vol. sous le titre de : Sphalmata medica adornala et correcta tain in iheoria quam in praxi. « C'est un ouvrage « de pratique ; mais l'auteur, en voulant corriger « Iloullier, Lepois et Ileurnius, s'est jeté , dit Eloy, « dans des minuties déplacées qui l'écartent de son « but
  • Théodore CRAANEN : médecin hollandais, exerça d'abord sa profession à Duisbourg, puis à Nimègue, enfin à Leyde, où il enseigna pendant dixhuit ans. FrédéricGuillaume, électeur de Brandebourg, le nomma son conseiller premier médecin, et il conserva ce titre jusqu'à sa mort, arrivée le 27 mars 1688. Ses ouvrages renferment quelques vérités noyées dans un océan d'erreurs 10 Lumen rationale medicurn, hoc est praxis me- dica reformata, Middelbourg, 1686 sans nom d'auteur. La seconde édition parut, corrigée et augmentée, sous ce titre : Observationes quibus emendatur et illustratur Henrici Regii praxis me- dica, medicotianum exemplis demonstrata, Leyde, 1689 ; Observationes quibus Danielis Sennerti de auxiliorum materia institutionum liber emen- datur, Leyde, 1687 On trouve aussi ces observations jointes au Lumen rationale medicum. 30 Tractatus physico- medicus de homine, in quo status ejus tain naturalis quam prœternaturalis quoadtheoriamrationalem mechanice demonstratur, Leyde, 1689 fig. ; Naples, 1722 fig. Ce traité posthume a été publié par Théodore Schoon, médecin de la Haye. Craanen a composé plusieurs opuscules : 1° l'Eloge funèbre d' Arnould Syen ; 20 des dissertations sur le flux menstruel, sur l' tempérie froide, sur l'épilepsie, etc. Toutes ses oeuvres ont été imprimées à Anvers, 1689, 2 vol. Partisan fanatique du cartésianisme, Craanen a porté l'enthousiasme jusqu'à modifier et dénatu- rer, dans ses planches et dans ses descriptions, la structure et les fonctions des organes, toutes les fois que leur mécanisme ne s'accordait pas avec l'hIpothèse qu'il avait adoptée. Parmi les opinions ridicules dont ses écrits fourmillent, il suffira de remarquer la respiration du foetus dans le sein de sa mère, le combat des esprits animaux, etle siége de l'âme dans la glande pinéale
  • Théodore CRINSOZ DE BIONENS( 1690) : seig leur de Cotant, théologien geno. nis, né en 1690 à \pu, refusa de signer la fameuse formule de consentement, ce qui lit qu'on lui refusa l'ordination à t,nive Il a%ait formé le projet de donner une non-\ elle traductiondes livres saints en frtuiçais. 'fiuTetin, à qui il communiqua les commencements de son travail, fut d'avis qu'il devait discontinuer, sous prétexte que le peuple:, qui st tait accoutumé aux anciennes éditions, ne saurait, en en voyant paraitre une nouvelle, à laquelle se tenir. Le clergé de Genève lui défendit de publier cette wrsion. D'après l'Apocalypse de St. Jean, il s'était attaché à des opinions toutes particulières. Il avait prédit que, suivant le lie chapitre de ce livre, il arri% e- rait avant l'année 1747 de grands changements dans l'Église de Genève ; que les N rais cro?ants trouveraient asile en France, où, par mesure de précaution, il tuait eu soin de faire passer sa for- tune, qui était considérable ; par la même raison, il a‘ait fait entrer $on fils an service de France. Ift:%énement ne réalisa' point ses craintes. Entre autres ouvrages, nous avons de lui : le Livre do Job, traduit en français d'après le texte hébreu, Rot- terdam, 17'29 ; 2° le Livre des Psaumes, tra- duit cm français sur l'original hébreu, Yverdun, 1729 30 Essai sur J'Apocalypse, avec des éclaircissements sur les prophéties de Danielqui re- garderrt les derniers temps, 1729. ; quelques oferages polémiques. à l'occasion de la défense qu'on lui a‘ait faite de publier sa version de la Bible GY.
  • Théodore DÉSORGUES( 1700 - 1808) : né à Aix en Provence dans la dernière moitié , cr l'Italie, suivie de quelques autres poésies relatives au même pays, an 5 p La pièce italienne intitulée. la Primavera, qui fait partie du volume, prouve que Désorgues avait cultivé fl- ee eiuccès la poésie italienne. L'Hymne à l'Être k; supréMe, qu'on trouve dans ce recueil, avait déjà té imprimé dans l'Almanach des Muses. 3° Chant' e guerre contre l'Autriche, précédé des Trois Soeurs n 7 Les trois soeurs sont la Poésie, la Peinture et la Musique, de chacune desquelles il célèbre le pouvoir dans un chant lyrique. Le Pouvoir de la Poésie avait déjà. paru en 1797 4° Vu/- taire ou le Pouvoir de la Philosophie, an 7 ; 5° les Fêtes du Génie, précédées d'autres poésies lyriques, an 8 6° les Jeux d'Elbequier, , Nilienne, an 8 espèce de dithyrambe. 7° Mon Conclave, suivi des deux & Elles; par les deux Balles, l'auteur entend la Toscane et la Provence. Parmi les pièces imprimées à la suite, on remarque un Chant Funèbre pour les mdnes de Pie VI, trèsinjurieux pour la mémoire de ce pontife. 8° Chant Funèbre en l'honneur des guerriers morts à la bataille de Marengo, précédé d'autres essais lyriques, an 8 ; 9° Hommages à la Paix, an 9 On trouve dans ce volume une comédie intitulée : le Pape et le Mufti, ou la Réconciliation des Cultes. Désorgues ne s'est placé tout au plus que parmi les poètes du troisième ordre. Son uoiime sur les Transteverins et son Hymne à l'Etre Hiprême sont ses meilleurs ouvrages. Désorgues était d'un républicanisme ardent ; il était extrême en tout, et ne savait ni aimer, ni haïr avec modération. Bossu, comme Ésope, par devant et par derrière, il avait rempli sa chambre à coucher de magots chinois, et couchait sur un hamac. Il avait été mis à Charenton par ordre supérieur, pour avoir fait nue chanson dont voici la fin : Oui, le grand Napoléon Est un grand Caméléon. Lebrun , ayant fait des \ ers en l'honneur d'un des plus alfreux personnages de la révolution, Désorgues décocha cette épigramme : Oui, le fléau le plus funeste, D'une lyre banale obtiendrait des accords: Si la peste avait des trésors, Lebrun serait soudain le chantre de la peste. 11 s'était occi ipé d'une traduction en vers dos Satires ; ces ouvrages sont restés manuscrits
  • Théodore DOTRENGE( 1761) : né à Bruxelles en , chez l'ancien imprimeur de la salle de Curange, 1834, 15 pages Dotrenge mourut le 15 juin 1836. Malgré son âge avancé, il jouissait d'une santé robuste que ne semblaient point altérer des études constantes et des penchants gastronomiques fortement prononcés. Lisant sans cesse, il n'avait rien oublié; témoin d'événements mémorables, admis dans la confidence d'un grand nombre de personnages marquants, doué en outre d'un grand talent d'obsenation, parleur ingénieux et infatigable, il avait toujours quelques anecdotes piquantes à raconter; il savait le mot d'une foule d'intrigues que le temps n'a pas encore dévoilées, et peignait beaucoup d'hommes célèbres sous un aspect nouveau, attendu qu'il les avait surpris dans l'intimité, lorsqu'ils négligeaient de poser pour le pu- blic. Les deux Mirabeau, Rivarol, Linguet, Saba- lier, Dumouriez, etc., lui fournissaient une foule de particularités curieuses; et l'on doit regretter qu'il n'ait pas pris le soin de recueillir ses souvenirs
  • Théodore DUCAMP( 1792 - 1823) : Médecin, à Bordeaux, le 10 avril 1792, mourut à Paris, le 1" avril 1823, d'une maladie de poitrine, à peine entré dans une carrière où tout lui présageait de grands succès. Il avait publié la traduction d'un ouvrage anglais, sur les désordres dela respiration, distinguant spé- cialement les espèces d'asthmes convulsifs et leurs causes et indications curatives, etc., Paris, 1819 Il s'était fait connaître davantage par une Réfutation de la doctrine des fièvres, et surtoutpar un Traité des maladies des voies urinaires, contenant le développement de sa méthode de traitement applicable au rétrécissement du conduit urétral, « Le nombre de malades qu'il avait guéris « prouve assez, dit le rédacteur de la Revue médiea- « le, en faveur des perfectionnements apportés à « la méthode de la cautérisation, et des nouveaux « procédés qu'il a imaginés. » Dans une notice né- crologique sur ce médecin, le docteur Pasquier s'exprimait ainsi : « Le suffrage de deux praticiens « célèbres flatta infiniment « Ducamp; mais un témoignage d'estime qui ton- « cha son cœur, et dont il parlait quelquefois avec « attendrissement, c'est la décision prise par les « élèves des hôpitaux de Bordeaux , de déposer honorable- « ment dans la salle de garde l'ouvrage de leur « camarade avec les instruments destinés à guérir « une des maladies les plus cruelles de l'homme.)) Ducamp avait été employé comme chirurgien mi- litaire dans les hôpitaux de Strasbourg et celui du ValdeGrâce à Paris, puis dans l'hospice de la garde impériale et plus tard dans celui de la garde royale. Il présenta en 1820, à la société de méde- cine, un instrument fort ingénieux, pour replacer le cordon ombilical, dans les accouchements, lors- qu'il est sorti prématurément. Cette société le re- çut alors au nombre de ses membres. On a encore de lui: 1° Mémoire sur les polypes de la matrice et du vagin, Paris, 1815 Ce fut sa thèse inau gurale présentée à la faculté ; 2° Réflexions criti- - ques sur un écrit de M. Chomel ayant pour titre: De l'existence des fièvres, 1820Traité des rétentions d'urine occasionnées par le rétrécis- sement du canal de l'urètre, et des moyens à l'aide desquels on peut détruire empiétement les obstruc- tions de ce canal, Paris, 1820 seconde édition, 1823, avec le portrait de l'auteur et une notice biographique. Ducamp avait aussi donné quelques articles à la Revue médicale, et au Jour- nal général de médecine, dans lequel il avait vengé la chirurgie française des attaques de Wir- [lier. G
  • Théodore EBERT : fils du précédent, se vra comme son père à l'étude de la langue a•aïque, et la professa dans la nième univerté, dont il fut deux fois recteur, en 1618 et 627. Ses ouvrages, assez recherchés de son -.mps, sont presque oubliés aujourd'hui. Nous filerons seulement les suivants : 1° Des - dations touchant la logique, la rhétorique, I physique et l'éthique , écrites en latin , 'rancfort, 1613; ittt1'. 2. Vita Christi tribus rhythmorunt quadratorum hebriticoum, ibid., 16'15 3' A nimad v i. rsionu salticarameenturia, '1619, ibid. 11. ittactionis n phroristicoe nid diseursum art iu in cctiones XV/, ibid., 1620 5- Chrono- prtreipuca Un& lingate sancla? doctoruiii O. C. ad suai/ usepte triaient, ibid., 1620, ii-4°. 6° Eulagiq jarisconsallorunt et polit"- qui 'influant hebreeaen etcliquas Mentales excoluerun t , ibid., 1628 : cet ourage contient cent éloges. 7° Poêmata hebrat- , Leipsick, 1628 8. Juvenitis phihsophia. 9. Speculum morale, i1-4°. Théodore Ebert mourut en 1630
  • Théodore FABRICIUS( 1501) : théologien protestant et l'un des apôtres de la réformation en Allemagne, naquit le 2 février iriol, à AnholtsurUssel, dans le comté de Zutpben. Ses parents ne purent lui donner aucune sorte d'éducation. I Obligé pendant près de huit ans de suite de joindre au travail de ses mains les secours qu'il obtenait de la charité publique pour faire subsister sa mère abandonnée par un mari libertin , parvenu ensuite à entrer en apprentissage chez un cordonnier, ce ne fut qu'à l'âge de dixsept ans qu'il put commencer à fréquenter une école à Emmerick. Son ardeur pour l'étude et les heureuses dispositions qu'il laissait apercevoir lui procurèrent quelques encouragements. Le comte Oswald de Bergen l'envoya au bout de cinq ans continuer ses études à Cologne , et ne lui retira ses bienfaits que lorsqu'il apprit que son protégé était allé à Wittenberg, où, à l'école de Luther, de Mélanchthon et de Bugenhagen, il apprenait l'hébreu, et suçait les principes des nouveaux réformateurs. Le jeune prosélyte ne perdit point courage , se réduisit à passer la nuit dans des écuries et à se nourrir du pain que distribuaient à leur porte les chanoines et autres bénéficiers dont il travaillait de loin à ruiner la puissance et le crédit. Au bout de quatre ans il revint dans sa patrie, ouvrit à Cologne une école d'hébreu, prêcha en secret la nouvelle réforme, et s'étant fait chasser, se retira auprès du landgrave de Hesse , qui le chargea de différentes fonctions diplomatiques, en fit son aumônier après l'avoir d'abord fait diacre à Cassel, et le fit, en 1536, nommer curé à Allendorf sur la M'erra. L'aumônier fut en faveur tant qu'il se prêtait aux passions de son maitre; mais s'étant avisé de le prècher sur la polygamie, l'électeur, qui n'entendait pas raillerie sur ce chapitre, le fit mettre en prison, et confisqua ses biens en 1540. Remis cependant en liberté au bout de quelque temps , Fabricius, qui ne crut pas sa vie en sûreté à cette cour , retourna , en 15i5, à Wittenberg, y devint professeur (l'hébreu et de théologie , et en 15i I fut fait premier pasteur de l'église StNicolas, à Zerbst. Poursuivi par les ennemis que lui attirait son zèle un peu tracassier, accusé luimême d'hétérodoxie , et plusieurs fois réduit à la nécessité (le se justifier dans des assemblées publiques , il termina enfin son orageuse carrière le 15 septembre 1550. On connaît de lui : Institutiones grammaticoe in linguam sanctam, Cologne , 1528, 1531 ; 2° Articuli pro evangelicd doctrind, ibid.; 5. Tabuloe duœ , de nominibus et de verbis Hebrceorum, Bâle, HenriPierre, 1545; •° seize homélies, sermons et discours en allemand. On ne croit pas qu'ils aient été imprimés ; 5° un abrégé de sa Vie ; Théodore de Hase l'a inséré dans le premier fascicule de sa Biblioti,. Brem
  • Théodore FIX( 1800) : économiste et publiciste , naquit à Solèure en 1800 d'une famille protestante (l'origine française, que la révocation de l'édit de Nantes avait obligée (l'aller chercher un refuge en Suisse. A l'âge de dixneuf ans il se rendit en France, où il fut employé au cadastre. Ces fonctions subalternes et dépendantes étant peu compatibles avec son caractère, Fix se rendit à Paris où son frère, philologue distingué, l'introduisit dans la carrière des lettres en lui procurant , pour subvenir à son existence, des traductions d'ouvrages allemands , et peut-ètre dutil à ce genre de travaux la vocation qui ne tarda pas à se déclarer en lui ponr l'économie politique. Après avoir travaillé dans le Bulletin universel des sciences, Fix, résolu à voler de ses propres ailes, fonda en 1K;:"; un recueil intitulé : Berne d'économie politique. Malgré sa valeur, malgré le concours de Sismondi, la durée de cette publication fut éphémère : elle n'eut qu'un trèspetit nombre d'abonnés et ne put se soutenir au delà de trois ans. En 1810, Fix fut couronné par l'Académie des sciences morales et politiques pour un mémoire Sur l'association des douanes allemandes, qui n'a pas été imprimé. Bientôt après, il fut chargé par la même Académie de mettre en ordre, sous les auspices de M. Rossi, les matériaux destinés au rapport sur les progrès des sciences morales depuis 1789. En mène temps il collaborait à un grand nombre de journaux et (le recueils périodiques, parmi lesquels nous citerons le Journal des Economistes , la Revue nouvelle, le Siècle et le Constitutionnel. Mais le principal titre de Fix à l'attention du monde savant et philosophique est son ouvrage publié un an seulement avant sa mort : Observations sur l'état des classes ouvrières, Paris, 1846 Dans ce travail , Fix , modifiant sensiblement les opinions de sa jeunesse, étudie la misère de nos sociétés modernes et la compare à celle des sociétés antiques. Il n'hésite pas à déclarer que les progrès de la civi- lisation ont notablement diminué ce fléau de l'humanité. Il signale les causes auxquelles il attribue la misère. Il cherche à relever l'esprit des malheureux par les progrès déjà acquis, en leur montrant que le mal n'est pas incurable; il ne craint pas aussi d'affirmer aux classes laborieuses que toute réforme leur serait inutile si elles ne la secondaient en mème temps par l'économie et la tempérance. La pratique des vertus, l'accomplissement des devoirs, sont à ses yeux la première condition , nonsoulement de la moralisation , mais encore du bien-étre matériel des ouvriers. Il ne dissimule point aux mattres, aux gouvernements, à la société, qu'il reste encore beaucoup à faire pour améliorer le sort de la race humaine; mais en mème temps il ne craint pas de donner aux travailleurs des avis justes et des le-çons austères. L'esprit studieux et méditatif de rix aurait peut-ètre pu rendre des services plus éclatants à la science; mais sa plume et son intelligence, constamment détournées de leur aspiration naturelle par la nécessité de pourvoir aux besoins journaliers de la vie, n'eurent pas le loisir de mûrir et de formuler ses méditations. Il mourut d'ailleurs à l'âge où l'homme est arrivé à tout le développement de sa puissance et de sa force intellectuelle. Il n'avait que 46 ans quand il fut enlevé à ses amis et à la science, le 31 juillet 1846. I.a Revue mensuelle d'économie politique forme 5 volumes Paris, l53-5(i. Plusieurs articles de cette revue et du Journal des Économistes ont été l'objet de tirages à part, notamment : De la con- trefaçon des livres . français en Belgique. Paris, 1836 de '20 pages; une Notice sur la rie et les ou- rages économiques de Sismondi, I 845 ; De la manière d'observer les faits économiques, 1845, etc
  • Théodore FRÈRES( 1643 - 1693) : peintre hollandais, naquit à Enckhuysen , en 161,3. Une excellente éducation et les avantages de la fortune favorisèrent son goût pour les arts. Il alla fort jeune en Italie et s'y livra à l'étude de la peinture avec une ardeur et une assiduité exemplaires. Guidé par les conseils de gens instruits dont il recherchait la société , il prit pour modèles les ouvrages des grands maltres, et il acquit une manière facile et noble de dessiner et de composer qui fait le caractère principal de son talent. De retour dans sa patrie, il soutint sa réputation par plusieurs grands ouvrages qu'il exécuta pour les villes d'Amsterdam et d'Encldiuysen. Ce peintre avait du génie, de l'élégance et de la finesse : mais il n'excella point dans le coloris; c'est pour cela que ses dessins sont recherchés par les connaisseurs, préférablement à ses tableaux. Il mourut en 1693 V—T.
  • Théodore GAZA ou GAZIS : né à Thessalonique, vint habiter l'Italie après la prise de sa ville natale par les Turcs en 1129. Génébrard et Baillet, qui placent cet événement en 1441, se sont beaucoup trompés. Après avoir professé le grec à Sienne, Gaza se rendit à Ferrare, sur l'invitation du duc , et y fonda une académie, dont il fut le premier recteur. Il y enseigna le grec pendant plusieurs années avec tant d'éclat et de succès, que lorsqu'il eut quitté Ferrare pour aller à Rome, où l'appelait le pape Nicolas V, l'usage s'établit, diton , parmi les amateurs des lettres savantes de ne point passer sans se découvrir devant la maison qu'il avait occupée ; et cet usage subsista longtemps même après sa mort. Ce fut vers 1455 que Gaza lit le voyage de Rome. Il savait parfaitement le latin, qu'il avait étudié sous Victorino de 1lettre ; et le pape voulait l'employer à traduire dans cette langue quelquesuns des meilleurs ouvrages grecs. La traduction des i Problèmes i d'Aristote, dont il se chargea , le mit en querelle avec George de Trébizonde , qui les avait déjà traduits, mais lui concilia l'estime et la pro- ', tection du cardinal Bessarion . Il traduisit aussi les i Problèmes i d'Alexandre d'Aphrodise ; la i Tactique i d'Élien ; le i Traité de la composition i, par Denys d'Halicarnasse ; les cinq homélies de St- Jean Chrysostome i sur l'incompréhensible nature de Dieu ; l'Histoire des animaux i, par Aristote , et celle des plantes, par Théophraste . Ces deux dernières traductions furent la principale occupation . Parmi les productions originales de Gaza on distinguera toujours sa i Grammaire grecque i, en quatre livres , ouvrage excellent, imprimé ,1) Quelques bibliographes se sont trompés évidemment en lui attribuant la version grecque de i l'Imitation de Jésus- Christ i , publiée à Poitiers sans nom d'auteur et sans date. Cette traduction, faite sur l'édition latine du jésuite Sommalius , postérieur de cent ans à Théodore Gaza , n'est autre que celle de George Mayr , a paru croire que cette édition n'existe pas; il se trompait. Nous laisserons chercher dans Fabricius, dans llody et dans Mener, les titres des ouvrages inédits de Gaza. Ce qu'on n'a pas imprimé de lui est d'un si faible intérêt qu'il est douteux qu'on puisse jamais penser à le publier. Son commentaire sur les tableaux de Philostrate parait cependant mériter plus d'attention, quoiqu'il soit assez probable que celui qui se donnerait la peine de le chercher et de l'examiner n'y trouverait que des scolies de peu d'importance, Théodore Gaza mourut en 1478, dans un bénéfice qu'il avait obtenu dans l'Abruzze, par la faveur du cardinal Bessarion
  • Théodore GODEFROY( 1580 - 1649) : fils du précédent, né à Genève le 17 juillet 1580, fit ses études à Strasbourg, où son père occupait nue chaire de droit; après les avoir terminées il vint à Paris en 1602, abandonna la religion protestante , dans laqu2lle il avait été. élevé, et se fit recevoir avocat au parlement. Il parut cependant trèsrarement au barreau ; son goût le portait vers lis recherches historiques, et il s'y appliqua avec ardeur. Doué d'une patience infatigable et d'une grande sagacité, personne n'était plus propre à débrouiller nos anciennes annales ; et l'on convient généralement que ses travaux en ce genre ont été trèsutiles aux historiens qui sont venus après lui. Un Mémoire, dans lequel il établit la préséance des rois de France sur les rois (l'Espagne, lui mérita une pension qui fut augmentée successivement. Nominé historiographe en 1632 il fut envoyé deux ans après en Lorraine avec le titre de conseiller souverain de cette province. 11 dressa l'inventaire des pièces que renfermaient les archives tic: Nancy, et en envoya les plus importantes à Paris, Il accompagna le cardinal de Lyon au congrès de Cologne, le suivit à Munster, où la paix fut enfin conclue en 1648 , et demeura dans cette ville comme chargé des affaires de France. Il était déjà rev3tu de la dignité de conseiller d'État et privé. Il mourut à Munster le 5 octobre 1649, à 69 ans. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, dont on trouvera la liste dans les Mémoires de Nicéron, t, 17, et dans la Bibliothèque historique de France. Les principaux sont : t. le Mémoire dont on a déjà parlé, concernant la préséance des rois de France sur les rois d'Espagne, Paris, 1613, 1618 On trouve à' la suite différentes pièces curieuses, dont la plupart paraissaient pour la première fois. 20 De la véritable origine de la maison d'Autriche, ibid., 1624 y réfute l'opinion qui la faisait descendre de Mérovée, et prouve que Werner III , comte de Habsbourg, en est le véritable chef. 3° Généalogie des ducs de Lorraine, ibid., 1624 Il en préparait une nouvelle édition, augmentée d'un grand nombre de pièces originales ; mais ce projet n'a pas eu de suite. 4° Traité touchant les droits du roi très- chrétien sur plusieurs États et seigneuries possédés par plusieurs princes voisins, Paris, 1655, et Rouen, 1670 Cet ouvrage a paru sous le nom seul de P. Dupuy ; mais on sait que Godefroy en a rédigé la plus grande 'partie. 5. Vie de Guillaume llarescot ,. conseiller d'État , dans les Opuscules de Loisel. On lui doit encore les premières éditions de l'Histoire de Charles VI, par Jean Juvénal des Ursins ; de Charles VIII, par Guillaume de Juligny et d'autres auteurs contemporains ; de Louis XII, par Cl. de Seyssel, Jean d'Authon, Jean de StGelais , etc.; du maréchal Boucicault ; d'Artus III, comte de Richement ; des additions it l'histoire de Bayard. II a publié la première édition du Cérémonial de France, Paris, 1619 1° ouvrage important auquel il a travaillé plus Cie trente années ; enfin il a laissé en manuscrit 88 volumes sur différents objets, conservés à la bibliothèque de Paris
  • Théodore GOULSTON ou GOULSON ou GULSON : médecin anglais, natif du comté de Northampton, étudia à Oxford , y exerça la médecine , prit le degré de docteur en 1610, et s'établit ensuite à Londres, où il jouit d'une grande vogue dans sa profession. 11 fut membre et ensuite censeur du collége des médecins de cette. ville. Il mourut le 4 tuai 1652, laissant par son testament deux cents livres pour l'achat d'une rente destinée à payer une leçon de pathologie qui serait donnée chaque année dans le collége des médecins, entre Noël et Pâques, par un des quatre plus jeunes docteurs de la faculté. Cette institution subsiste toujours sous le titre de Leçon Gulstonienne ; et c'est à elle qu'on doit quelques essais pathologiques trèsingénieux des docteurs Mitsgrave , Fordyce, Saunders, etc. Goulston était tout à la fois littérateur, théologien et médecin. On a de lui : 1. Versio lutina et paraphrasis in Aristutelis Bhetoricam, Londres, 1619, 1623 fo; 2° ilristo telis de Poetica liber, latine converrus, et analytira methodo illustratus , Londres, 1623 3. Fer sio, varice lectiones et annotationes criticoe in opus- cula varia Galeni, publié après la mort de Goulston, Londres, 1640
  • Théodore GRASWINCKEL( 1600 - 1666) : jurisconsulte et publiciste des plus distingués de son temps, naquit à Delft en 1600., d'une famille patricienne. Après avoir terminé ses études à l'université de Leyde, il se fit remarquer au barreau. Il voyagea en France, et se trouva à Paris en 162i auprès de l'illustre Grotius, son parent et son concitoyen. 11 s'y occupait à mettre au net pour lui son immortel traité De jure belli et pacis. La carrière des honneurs ne pouvait pas manquer de s'ouvrir pour un homme de ce mérite. Il fut successivement avocat fiscal des domaines des États de Hollande, et greffier et secrétaire de la chambre mipartie de la part des états généraux. 11 n'accepta point sa nomination à la place de secrétaire de la députation des états généraux au traité de paix de Munster; mais il ne s'en rendit pas moins utile à cette importante négociation. Jean de Witt fai- sait le plus grand cas de lui , comme de l'un des défenseurs les plus zélés de la souveraineté deS États de Hollande. La république de Venise, à laquelle il avait rendu des services signalés, le créa chevalier de l'ordre de StMarc. A une vaste lecture, Graswinckel joignait une mémoire prodigieuse et une grande sagacité. Il avait le caractère élevé, des moeurs douces, prévenantes, hospita- hères. 11 était religieux sans intolérance, bienfaisant sans ostentation. Surpris à Malines d'une attaque de paralysie , il y mourut en 1666. Son corps fut transféré à la Haye , où son épouse, Gertrude Van bon , a consacré à sa mémoire un monument , construit par Humbold Verhulst, dans la principale église. On a ; 11° un l'obne latin en vers hexamètres , en l'honneur Cette traduction donne lieu de rappeler ici celle qu'avait écrite , çn vers flamands , tin autre avocat hollandais , dont il n'a point été fait mention ; en voici le titre Libri IV de hait. Chr. in rhythmos belgicos versi o Boeyo, fisciadvocrtio el procu- colore generali Holiandioe , 1644 ; elle est ainsi désignée par Henri Brewer, théologien du duché de Juliers, dans sa Biogra- phza Thome, a Kempis , Cologne , 1681. , et prodige d'érudition, moisonné à la fleur de son âge ; 12 Commentarius ad 'allustii Catilinam, Leyde , 1642 ; 43. Pr eps paris, la Haye , 1655 Dissertatio pologetica adversus Sam. Aforesium, pro disserta- ione iIi. G. Boxhornii de Trapezitis ; 15. Excursus olitici in Plutarchi Cassinm et Bruium, la Ilaye, 660 C'est une traduction de l'espagnol le François Quevedo. 16" Graswinckel a écrit en iollandais un traité de l'Art de bien vivre, 47. un 'ecueil sur les comestibles, avec in commentaire; 18° deux mémoires sur la sou-., eraineté des Etats de Hollande. Tant de productions littéraires justifient bien la devise qu'il avait adoptée : Nemo ignaria latins immortalis
  • Théodore HAGEMANN( 1761) : savant feudiste allemand, naquit le 14 mars 1761 en Brunswick, aux environs de Blankenbourg, passa du gymnase de Quedlinbourg à l'université de Helmstœdt , ensuite à celle , et Hagemann obtint les titres de professeur extraordinaire en droit et professeur de la faculté de droit de Helmst2edt. Ses premières lectures avaient roulé sur les fiefs personnels il les étendit au droit romain , au droit féodal , à la méthode qu'il faut suivre dans l'étude du droit et à diverses autres généralités. Il essayait en même temps de monter à Helmstœdt une bibliothèque de droit, et se livrait à la composition de mémoires ou dissertations remarquables sur la science à laquelle il s'était voué. En 1788, il quitta cette ville et le Brunswick et l'enseignement académique pour une place de conseiller à la chancellerie de Zell en Hanovre, place qui lui valut encore la recommandation de Püster, et avec laquelle en 1795 il cumula celles de directeur , il de, vint directeur de la chancellerie de justice. C'est dans cette place qu'il mourut, le 14 mai 1827. Conciliant avec ses travaux l'étude profonde des principes positifs du droit , Hagemann avait beaucoup écrit, et ses ouvrages, sans les classer au premier rang, prouvent du moins une connaissance approfondie des diverses branches du droit, mais surtout du droit féodal et des usages du moyen Age, ainsi qu'une rare sagacité. Nous indk querons de lui : Analecta juris feudalis Brunsvico- Luneburgici , Ilelmst2edt, 1787. Cet ouvrage se compose d'une réimpression du Conspectus juris feudalis tout entier de Hagemann et de dissertations par Reiske , Weissmann et Seckendorf. 2° Documents I pour le droit féodal de Brunswick - Lunebourg , Ilelmst2edt, 1791. C'est une continuation des Ana- lesta. 3° Éclaircissements pratiques sur des objets appartenant à toutes sortes de matières juridiques avec des arrêts du tribunal de Zell et d'autres cours à l'appui , Ilanovre, 1798- 1818 , 6 vol.; 2e édition des deux premiers volumes, 1801 , en 4 volumes. Ce recueil est d'une haute importance , et il mérite d'être mis à côté des Observations de Pultendorf et des Méditations juridiques de St ruben. Le tome 5 , publié en 1809, contient une table. 4° Recueil des ordonnances et circulaires du Hanovre de 1813 à 1817, '12 vol.; 50 Archives de jurisprudence théorique et pratique , 1788-1 792 , 6 parties ; 6° parmi les nombreuses dissertations sur des points de droit féodal, nous citerons : 1. De feudo insignium vulg. Wapenlehen, 1785 ; 2. De feudo halsbergoe sive loricte vulgo Panzerlehen dicto , 1785 ; 5. De exspectativis feudalibus in terris Brunsvico- Luneburgicis. 1786 ; 7° parmi les articles qu'il a donnés dans les feuilles semipériodiques : 1. Licinia , femme de Gracchus le jeune ; de diverses lois qui ont cours dans le haut comté de Hoya
  • Théodore HARTLEBEN( 1770) : jurisconsulte allemand, naquit à Mayence le 24 juin 1770. Sa famille , d'origine hollandaise, avait porté le nom de Hartlœwen. N'ayant encore que quatorze ans, il écrivit un Programma remarquable sur la déca- dence des sciences parmi les Grecs et les Romains, et sur les moyens de prévenir pareille chute parmi les modernes , et soutint publiquement une dissertation d'histoire avec assez d'éclat pour attirer l'attention de Jean de Müller, le célèbre historien de la Suisse , alors au service de l'électeur comme référendaire intime. Cet homme illustre seconda les progrès de Hartleben, en dirigeant son activité sur les matières de droit public de l'Allemagne , c'est-àdire sur les relations des divers États d'empire les uns avec les autres et avec l'empire meme. De semblables étu- des ouvraient naturellement la carrière diplomatique à celui qui les poursuivait avec succès , et l'électeur vit avec plaisir le jeune homme s'y destiner, et faire en peu de temps de rapides progrès. Plein d'ardeur et animant les autres du feu qu'il ressentait, Hartleben fondait alors une société savante, en dressait les statuts, et rédigeait le tome ler des mémoires du Cercle littéraire de correspondance . A vingt ans il reçut le bonnet de docteur en droit , et , muni de recommandations honorables , il partit pour Wetzlar, afin d'y étudier le mécanisme de la chambre impériale. lin des meinlwes de cette cour, le baron de Steigentesch, le prit en amitié. C'était au moment où la révolution française allait servir de prétexte aux grandes ambitions pour s'arrondir et s'enrichir. Déjà l'on parlait de guerre; la Prusse voulait protéger les cercles de l'ouest , et commençait à glisser tout bas les mots de subsides , de réquisitions. Ces mielleuses paroles de la sérénissime diète effrayaient les futurs protégés tout autant que les furibondes déclamations des clubs de Paris. Hartleben se fit leur organe dans une brochure qu'on a eu la naïveté de mettre parmi ses opuscules ju- ridiques , mais où nous voyons, nous , l'inspiration, la vraie pensée des princes aux dépens desquels la Prusse se promettait de battre monnaie. En voici l'intitulé : Des réquisitions, ou Pen- sées sur une matière de droit en faveur de laquelle ne préjuge nul arra de la chambre impériale , We.tzlar, 1791. Nous ne doutons pas que l'on ne doive voir dans cette publication une émanation seiniofficielle de l'électeur de Mayence. De Wetzlar, Hartleben se rendit en Autriche, et passa par Prague, lors du couronnement de l'ernpereur Léopold. Cet événement lui inspira un autre opuscule, mais qu'il n'imprima pas surlechamp . A Vienne il eut, sur la demande de l'électeur de Mayence, accès aux archives, et il continua ses études scientifiques , dirigé par le référendaire impérial , de Franck, et par le premier conseiller, baron de Hess, par le directeur de la haute police , De Lay , et toujours protégé par Jean de Müller, qu'il retrouva faisant partie de la chancellerie de Vienne. Müller le présenta au toutpuissant ministre Thugut, qui, sur sa prière, plaça le jeune homme à l'école des langues orientales, avec la perspective de faire partie de la légation autrichienne à Constantinople. Ilartleben ne put profiter de la lionne volonté du ministre; son père y mit obstacle, on ne sait trop pourquoi. Avant de quitter Vienne , Hartleben traita encore un sujet à l'ordre du jour. Ce fut à l'occasion de la mort indique assez que c'était encore là un ouvrage semiofficiel. Ce que ron y trouve de plus remarquable , c'est la preuve de l'empressement des deux grandes puissances germaniques à se jeter sur la France révolutionnaire. L'interrègne était de nature à retarder, à détruire l'effet du concert naguère établi entre FrédéricCuillaume et Léopold : c'est ce résultat que Ihrtleben veut empècher, croyant qu'il est du devoir du vicaire de l'empire de le prévenir par sa vigueur et sa célérite. Au bout de l'année, il était à Ratisbonne, achevant de s'initier aux ziffaires publiques de l'empire , et surtout . Peu de temps après. Mayence était aux Français , et un boule- versement complet dans toute la partie de l'électorat située à l'ouest du Rhin signalait le succès de leurs armes. La convention nationale de Ma)ence lui offrit une position dans l'administration ; il refusa , et alla se ranger près de l'electeur, avec ses fidèles , à Aschatrenbourg. Une place de conseiller au tribunal de la cour électorale fut tout ce que l'on put lui donner pour l' Grand désappointement pour le diplomate, qui eût voulu une mission diplomati lue. Il passa au service du prinee-évèque de spire , qui l'envoya prés du directoire de la diete .outenir les demandes de modification au logement des gens de guerre, et surtout le privilége qu'avaient les résidences princières d'ètre exemptes de cette charge. A son retour, il ne tarda point à devenir grand bailli de Kisslau , et dans cette place il eut souvent de difficiles relations eec l'armée de Condé, qui se comportait dans toute cette zone comme en pays conquis. Sa fermeté, son adresse, le soin qu'il eut de pourvoir aux besoins de ces réfugiés exaspérés atténuèrent un peu le mal. Pendant ce temps , les événements militaires amenaient la suppression des fonctionnaires au service des petits princes de la rive occidentale du Rhin, et la paix de Bàle rendait le sort des princes euxmeules plus précaire. Hartleben apres avoir donné sa démission alla passer huit ans à l'université de Salzbourg comme professeur de droit et procédure en empire , et par son enseignement il fit hausser le nombre des élèves , et surtout des élèves de grande famille. Ses travaux ne l'empêchèrent pas d'ètre au service de l'ar- chevèque, qui lui confia plusieurs affaires graves. Il fut surtout utile lors de l'occupation de l'archevéché de Salzbourg par Moreau, qui avait établi sa résidence à Salzbourg. Le désordre et l'embarras étaient au comble , et les fonctionnaires pliaient sous le faix , lorsque Hartieben vint les relayer. Ses premières mesures furent suivies d'un tel succès avait souhaité L'avoir dans ses États, profita Courtes observations d'un historien et publi- ciste sur l'interdiction du commerce pendant les guerres d'empire, 1792; 4. Du choix des députés de la diète d'Allemagne, chargée des négociations re- latives à la paix, 1797 ; 5c) ? Ifélhode à suivre pour l'étude du droit des États d'Allemagne, 1800 ; 6. La Constitution germanique telle qu'elle est après laréa- lisation du système des indemnités, 1805 ; 7" Du droit qu'a le pape de coilj'érer à des juges synodaux de , troisième instance plein pouvoir en toute cause spi- rituelle litigieuse, 1805; 8" Tableaux statistiques de Carlsruhe et des environs, 1815. 11 a publié , de 1802 à 1808, un journal intitulé Justice et police allemandes , journal qui s'est continué depuis; et, en collaboration avec Gruner, les Archives universelles des établissements pour les pauvres. Enfin , il a traduit en allemand le code pénal français
  • Théodore KERCKRING : médecin du 17n siècle, naquit à Amsterdam , d'une famille protestante originaire de Lubeck. Ce ne fut qu'à dixhuit ans qu'il commença l'étude du latin, avec Benott Spinosa, sous François van Ende , qu'on disait athée. Quoique Kerckring eùt épousé la tille de son maitre , loin d'adopter ses opinions , il embrassa la religion catholique .et passa en France. Peutètre estce à la haine que provoqua ce changement qu'il faut attribuer en partie les anecdotes scandaleuses qui circulèrent sur son compte. On disait qu'il avait causé la mort de sa première femme pour en épouser la soeur, et qu'il avait profité des travaux et des observations des autres pour établir sa réputation. Haller prétend que Ruysch faisait les préparations anatomiques de Kerekring, et que Pechlin lui préta sa plume. Il parait cependant ne pas avoir nlanqué de talents : il fit des observations trèsintéressantes sur la formation des os et sur celle du foetus ; il avait à cet effet disséqué plus de soixantedix foetus, classés d'après leur âge. Haller et Soemmering sont pourtant d'avis qu'il s'est souvent trompé sur l'àge qu'il leur suppose. Il fut l'un des défenseurs du système de génération par les germes et par les oeufs, matière sur laquelle on dispu- tait encore beaucoup de son temps. On lui attribue aussi la découverte d'un moyen de liquéfier le succin sans lui faire perdre sa transparence, et il s'en servit pour conserver ses préparations anatomiques. Il se moquait de ceux qui cherchaient à introduire les explications mathématiques dans la médecine. En 1678, Kerckring alla demeurer à Hambourg avec le titre de résident du grandduc de Toscane, et c'est là qu'il mourut, le 2 novembre 1693 , laissant une grande collection de pièces d'anatomie, qui restèrent longtemps entre les mains de ses héritiers. 11 jouissait d'une grande célébrité, et fut membre de la société royale de Londres. On a de lui plusieurs ouvrages, parmi lesquels on distingue les suivants : Spicilegiunt anatomicum continens observationum anatomicarum centuriam unam, nec non osteogeniam fcetuum , in qua quid cuique ossiculo singulis accedat mensibus, guide/ ne decedat, et in eo per varia immutetur tempora , accuratissime oculis subjieitur, Amsterdam , 1670 et 1673, in - 4°. Les figures de la dernière édition sont un peu plus exactes, mais Haller doute de la justesse de plusieurs de ses cent observations. 2. Anthropogenia ichnographia, sive conformatio foetus ab ovo usque ad ossificationis principia , i7Z supplementum Osteogenice fœluum, Amsterdam, 1671 avec figures, et Paris, 1672 ; 5. Il a aussi traduit en latin le Char triomphal de l'antimoine, par Basile Valentin , Amsterdam, 1661 Ses oeuvres anatomiques se trouvent réunies dans un volume imprimé à Leyde, en 1717
  • Théodore KRUGER( 1694 - 1751) : savant théologien protestant, naquit le 16 décembre 1694, à Stettin , où son père avait un petit commerce. Après avoir exercé le ministère évaDgélique et l'inspection des écoles, tant à Stettin que dans quelques villes de la basse Lusace , il fut nommé surintendant à Colditz en 1732, à Chemnitz en 1735, docteur en théologie à Wittemberg en 1737, et il mourut d'une attaque d'apoplexie le ler juillet 1751. Ses principaux ouvrages sont : In Origines Lusatiœ, complectens historiam Geronis primi Lusatiœ infe- rions Marchionis , Leipsiek , 1721 C'est contre ce livre que M. Fréd. Matha écrivit en 1727 son Lubbena ohm magna. 20 De martyriis falsis, prœsertim atheis pseudomarlyribus , Wittenberg, 1722 11 y réfute Bayle. 30 Prodromus anna- lium Luccavensium, Lubben, 1727 Il était un des collaborateurs du Journal de littérature théologique intitulé Fortgesesetzte Sammlung
  • Théodore LASCARIS : prince dont les historiens grecs et latins ont également vanté la bravoure, descendait . Lorsque les croisés assiégèrent Constantinople en 1203, il tenta de s'opposer à leur débarquement, et demanda ensuite à grands cris qu'on les attaque dans leurs retranchements; mais il ne put persuader Alexis, qui, sans avoir combattu, ordonne la retraite. Cette malheureuse ville voyait se succéder rapidement ses indignes maîtres. Murzuphle, assassin d'Alexis le jeune, fuyait devant les croisés, réunis pour le punir. Théodore se présenta pour disputer un trône qui n'était plus . Il fut nommé empereur, mais il refusa ce titre, et se contenta de celui de despote, qui lui assurait le second rang. Il essaya de ranimer le courage des Grecs, en leur montrant qu'il serait facile d'exterminer 20,000 croisés renfermés dans Constantinople; mais, abandônné de ses soldats, il fut obligé de quitter luimorne une ville que personne ne voulait défendre. Il passa le Bw.vhore, confia sa famille aux habitants de Nicée, et, ayant rallié ceux , dans la cathédrale de Nicée. Lascaris fit ensuite une trève de deux ans avec les Français, occupés à se défendre contre les Bulgares, et profita de ce délai pour s'opposer aux progrès des aventuriers qui venaient fonder de nouveaux États sur ses frontières. Pendant qu'il soutenait des guerres presque continuelles contre les Français ou contre ses voisins, son beaupère Alexis, échappé des mains du marquis de Montferrat, arrive à la cour du sultan Cette belle expression appartient à Michaud, à qui l'on a d'aitteurs emprunté plusieurs traits de cet article. sultan , et l'atteint près d'Antioche : il en gage le combat, quoique avec des forces trèsinfé. rieures; et au moment où la perte de ses meilleurs soldats lui faisait désespérer de la victoire , il parvient à joindre le sultan , qu'il tue de st main, et fait prisonnier Alexis, qu'il se contente . LASCARIS , empereur de Nicée, était fils de Jean Vatace, qui l'éleva dans le métier des armes ; il était né en 1222, l'année mème que son père fut appelé au trône, et il lui succéda en »1255. Il mit ses frontières à l'abri d'une invasion en renouvelant le traité d'alliance avec le sultan d'Icone, et revint dans sa capitale , où il fut couronné solennellement le jour de Noël. Il apprit dans le même temps que les Bulgares, voulant tenter de reprendre les provinces que Vatace leur avait enlevées, venaient . Michel Paléologue, qu'il soupçonnait 'ambitionner le trône, s'enfuit à la cour du solin d'Icone. Théodore se réconcilia avec lui; mais, uelque temps après , il exigea que la soeur de aléologue donnât sa fille en mariage à un de ses voris, et, sur son refus, il la fit mettre jusqu'au Itt dans un sac , avec des chats, dont on animait + fureur en les piquant avec des aiguilles. Crainant que Paléologue ne voulût venger l'affront u'avait reçu sa soeur, il le fit arrêter et charger e fers; mais il s'attendrit en le voyant, l'emirassa et témoigna le plus vif repentir de ses mportements. Théodore, épuisé de plus en plus +ar la maladie, ne songea plus qu'à se préparer à a mort; il distribua aux pauvres d'abondantes tnônes, confessa publiquement ses fautes, se evétit d'un habit religieux , et mourut au mois l'août 1259, après un règne de trois ans et dix Dois. Il fut inhumé à Magnésie, près de son père. 'héodore li avait de grandes qualités , qui furent ternies par ses emportements et par ses soupçons. 11 laissa de son mariage avec Hélène, fille d'Asan, roi des Bulgares, quatre filles et un fils nommé Jean , âgé de six ans, dont il confia la tutelle au patriarche Arsène et à George Muzalon, son favori, dont il avait éprouvé la fidélité mais Michel Paléologue s'empara de la tutelle de cet enfant, qui avait porté quelque temps le vain titre d'empereur, sous le nom de JEAN IV , le lit priver de la vue et monta sur le trône à sa place
  • Théodore LOMBARD( 1699 - 1770) : écrivain et poëte français , né à Annonay le 21 juillet 1699 , entra clans la compagnie de Jésus, et professa la rhétorique au collège de son ordre à Toulouse. 11 remporta au moins dixhuit prix académiques, entre autres un prix d'éloquence, à l'Académie française , en 1745, pour un discours sur une question de morale ; un prix de poésie, à l'académie de Montauban, en 1748, dont le sujet était : le Retour des arts en Italie après la prise de Constantinople. Trois de ces odes, couronnées en 1738, 1739, 1740, à l'académie des jeux floraux . On a encore du P. Lombard : 1° un poëme sur la peste de Marseille , 17'22 ; 2° les Combats de St- Augustin, autre poëme bien versifié , mais trop chargé d'antithèses ; Leçons aux enfants des souverains, petite pastorale trèsgracieuse ; 4° rie du P. ranière , 1739 Elle est estimée. 5° Rzylexion sur l'impiété prise du côté littéraire, 1749 6° Réponse à un libelle intitulé e Idée générale des

theodore année par année

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