Le prénom Stanislas Masculin

Origine :

Fête :

11 Avril

Signification de Stanislas

Stanislas est un prénom masculin dont le succès reste fulgurant. L’Insee dénombre plus de 17 538 Stanislas en France.
Les grandes lignes de la personnalité des Stanislas sont notamment l’apparence sereine, l’esprit rationnel et la conscience professionnelle. Individus au charme indéniable, les Stanislas séduisent leur entourage par leur caractère adorable.
Stanislas compte plusieurs dérivés dont Stanislaw (polonais), Stanislao (italien), Estanislao (espagnol), Stanislaus (allemand), Stan et Stanley.
Plusieurs personnalités ont porté ce prénom parmi lesquelles on trouve Stanislas Leszczynski (roi de Pologne), Stanislas de Boufflers (poète) ou encore Stanislas Lem (écrivain).

Personnalité de Stanislas

De tempérament vif et actif, optimistes, leur bonne humeur est communicative. Leur forte personnalité, leur autorité naturelle, en font des meneurs d'hommes. Ce sont des "jouisseurs" qui aiment profiter de tout ce que la vie leur donne. La chance est souvent de leur côté. Imaginatifs, rêveurs, ils adorent fabuler. Un peu velléitaires, ils se donnent à fond dès que s'ils sont passionnés. En amour, ils profitent du moment présent sans penser aux conséquences éventuelles.

Provenance du prénom Stanislas

Histoire de Stanislas

Etymologie de Stanislas

Les Stanislas célèbres

  • Stanislas CANOVAI( 1740) : savant religieux italien du 18' siècle, naquit à Florence, le 27 mars 1740. Il y lit ses premières études chez les pères des écoles pies, et obtint dès l'âge de douze ans d'en prendre l'habit. Transféré à Pise dans le collège de son ordre , il y eut pour maîtres les plus célèbres professeurs de l'université, et se distingua surtout dans les mathématiques, qu'il enseigna ensuite à Cortone et dans le collége de Parme. Reçu membre de l'académie étrusque de Cortone , il enrichit d'excellentes dissertations les recueils de cette société. L'académie lui décerna en 1788 le prix fondé par le comte de Durfort , ambassadeur de France en Toscane, pour l'éloge d'Aniéric Vespuce. Le discours gli antichi il leatro , imprimé dans le tome 8 des Libri poelici della ttibbia iradotti da Saverio Matin*, Naples, 1781 5° Orazione funebrc del marchese eavaliere Giuseppe Benrenuto Ventai, di Cortona, Florence, 1780 6° Il donna en 1781, de concert avec son disciple le P. Gaétan del Ricco, une traduction italienne des Leçons élémentaires de mathématiques de la Caille, revues par l'abbé Marie, en y faisant des additions et des améliorations; il s'en est fait cinq éditions, et les célèbres professeurs Grégoire Fontana à Pavie, et Antoine Cagnoli dans l'école utilitaire de Modène, adoptèrent cette traduction dans leur enseignement. 7° Ce fut Canovai qui donna la première édition italienne des Tables logarithmiques de Gardiner, Florence, 1782. 8° 11 publia , conjointement avec le même P. Gaétan Ilicco : Elementi di fisica matematica, dedicati ail' altezze reali di Ferdinand° , etc., Florence , 1788. 9° Monumenti relativi al giudizio pronunziato dall' accademia Elrusca di Cortona di un elogio d'Amerigo Vespucci, etc., Florence, 1787 10° Elogio d'Amerigo Vespucci Che ha riportato il prend° dalla nubile accadentia Etrusca di Cortona, etc., con una dissertazione giustilicaliva di questo celebre navigatore , Florence , 1788 ; ibid., 1798 , 4' édition , avec le portrait d'Améric Vespuce. 11° Disserlazione suite ricende delle lonqiludini geografiche da' tempi di Cesare Augusto fino a quelli di Carlo V, dans le t. 9 de l'académie de Cortone. 12° Des Menterie istoriche di pisl uomini illasiri, imprimé à Pise, FE- loge du dominicain Alexandre Spina , né dans cette ville après la moitié du 13" siècle, et qui ne fut pas le premier inventeur des lunettes , mais qui , sachant qu'elles étaient récemment inventées , et n'ayant pu obtenir de l'inventeur qu'il lui en com- muniquilt le secret , parvint à en fabriquer sans maitre et sans modèle. 13° Ri/ lessioni sut mande di risolvere l'equazioni numeriche proposte dal signore de la Grange , dans le t. 7 des Alti de' lisiocritica di Siena, Sienne, 179.1. 14° Disserlazione supra il primo viaggio d'Amerigo Vespucci aile indic occidentali, Florence, 1809 Esame crilico del primo viaggio d'Amerigo Vespucci al nuovo mundo, Florence, 1811. On voit que Canovai eut fortement à cœur ce sujet intéressant jusqu'a la lin de sa vie, puisqu'il publia ce dernier écrit peu de temps avant sa mort
  • Stanislas CHAMPEIN( 1753 - 1830) : né à Marseille, le 191- septembre 1753, d'une famille originaire de Grèce, annonça dès sa plus tendre enfance des dispositions merveilleuses pour la musique. Il eut pour maîtres l'Italien Peccico et Chauvet. A l'itge de treize ans, il était luimème maitre de musique à la cathédrale de Pignare en Provence. Il y composa une messe, un Magnificat et quelques psaumes. Voulant étudier à fond le traité de l'harmonie de Rameau, il le copia tout entier pour mieux le comprendre. A vingttrois ans , il vint à Paris. Ses premiers morceaux décelèrent un compositeur dont l'école française devait un jour s'enorgueillir. Il fut assez heureux pour donner à la chapelle du roi à Versailles, entre les deux messes, un motet à grand choeur . La même année il composa pour la fête de Ste. Cécile, aux Mathurins de Paris, une messe qu'il lit entendre avec son motet, Mais bientôt il tourna vers le théâtre les inspirations de son génie. Son premier opéra fut joué en 1779, sur le théâtre des comédiens du bois de Boulogne, où est aujourd'hui le Ranelagh. Le titre de cet ouvrage en 2 actes était le Soldat français. Les princes, frères du roi, et particulièrement le comte d'Artois, depuis Charles X, témoignèrent à Champein tout le plaisir que leur causait eet opéra, dont ils honorèrent plusieurs fuis les représentations de leur présence. L'année ,vivante il donna au ThéàtreItalien Mina, opéra 5 actes qui fut applaudi ; mais, en 1781, la Mé?< manie, en 1 acte, obtint sur la n'élite scène un succès d'enthousiasme. La musique de ce chefd'oeuvre compte plus de soixante ans d'existence, et cependant elle a conservé toute la fraîcheur, tout le piquant de la nouveauté. Presque tous les ouvrages de Champein ont eu le même succès, et sont demeurés au répertoire des théâtres pour lesquels ils ont été composés. Ils ont placé leur auteur à côté de Grétry et de Dalayrac. Sa musique est un heureux mélange du goût fiançais et de la vivacité italienne. Son Nouveau Don Quichotte , est un chefd'oeuvre en ce genre. A cette époque, les théâtres ne jouissaient d'aucune liberté : celui de Monsieur n'avait la permission de jouer que des opéras en musique ; les Dettes, en 2 actes ; Menzikoff, en 3 actes, toutes trois Î' représentées au ThéatreItalien ; les Déguisements amoureux, en 2 actes ; Florette et Colin, en 1 acte; le Manteau, ou les Nièces rivales, au théatre de Beaujolais. Le même compositeur a prêté le charme de son talent à un opéra eu 2 actes de Rochon de Chabannes, intitulé le Portrait, ou la Divinité du sauvage , et représenté à l'Académie de musique en 1791. « M. Champein, dit un biographe, a, le « premier, traité et résolu le problème si difficile « d'attacher de la musique à des paroles en prose. « Pour cette innovation hardie, il a choisi un sujet « où les passions les plus véhémentes et les remords « les plus terribles exigent du musicien une grande « variété de tons et une poésie immense. Ce sujet « est l'Electre de Sophocle. » Le premier acte (le cette oeuvre extraordinaire fut répété et enleva tous les suffrages; mais l'autorité ne permit pas la ceprésentation publique. On peut citer, parmi les derniers ouvrages de Champein reçus à l'Académie de musique : Wistnou, en 2 actes, et Diane et Endymion, en 3 actes, paroles de son fils. Champein fut l'ami de Florian, de Philidor, de Monsigny, de Grétry. Depuis la, mort des deux derniers, il était le doyen des compositeurs français, lorsque luinlème mourut à Paris, en 1850, le jour anniversaire de sa naissance.
  • Stanislas GROCHOWSKI : poëte polonais du Ir siècle. On a de lui des Hymnes sur divers textes du premier livre de Thomas à Kempis, Cracovie, 1611 ; un Recueil de poésies sur divers sujets, ibid., 1608; Les nuits de Thorn ibid., 1610 ; Rome moderne plus fortunée que l'ancienne , ibid., 1610. —Un autre GROCIIOWSKI , lieutenantcolonel d'infanterie , se distingua en 1792 dans la guerre contre les Russes, fut élu général par les insurgés des cantons de Lublin et de Chelm, se réunit au général Kosciusko, et fut tué au combat de Syerckociny le 6 juin 1794
  • Stanislas KARNKOWSKI et non CZARNKOWSKI( 1520) : fameux prélat polonais, né vers 1520, était évéque . 11 y avait longtemps déjà que les deux grandes sectes protestantes, k luthéranisme et le calvinisme, s'étaient répandues en Pologne ; mais une hérésie bien autrement profonde venait Cuire l'Histoire de Russie, on a traduit en français quelques ouvrages de Karamzine 1. Julie, nouvelle, traduite par M. de Bouillers, Moscou, 1797 2. Marpha, ou la Prise dé Novgorod, traduit par J,13. P...ze, Moscou et Leipsick, 1807 Une traduction de cette nouvelle, qui a paru à Genève, 1805 pourrait bien être la même que celle que nous venons d'indiquer. Il y en a une autre par M. Auger StHippolyte, Paris, 1818 3. Remous ria Nord, imités du russe et du danois de Karamzine et de Shum , par M. de Cuiffier D,,- moret , Paris, 1808, 3 vol. Le traducteur les avait d'abord insérés dans la Nouvelle Bibliothèque des romans; des trois volumes un seul est consacré à l'écrivain russe, et contient / Vdthafie, ou la Fille dtc briard; ter poutre Lise , et haie.— M. Bowring a fait connaître aux Anglais, dans le recueil intitulé Russian anthology , quelquesunes des productions poétiques de Karamzine. É. dogmatiques, en d'autres termes, que le pouvoir , cet acte , elisons- nOUS , fut signé par tous les sénateurs et par beaucoup de nonces, c'est-àdire par tout le parti du grand maréchal ; mais, des dignitaireS . Quoique appuyé de la protection du monarque , il vit se glisser un rival à la coadjutorerie de Gnesne, qu'il ambitionnait et où il eût formé un contrepoids à la puissance de l'archevêqueprimat Uchanski. Il n'en devint pas moins, à la mort du prélat, son successeur sur l'expresse recommandation de Battori. Grégoire XIII lui envoya ses bulles. Placé ainsi à la tête du clergé polonais , Karnkowski se trouva dans une fausse position, suspendu entre ses précédents et la nécessité de marcher d'accord avec ses évêques, entre ses opinions tolérantes et un secret pressentiment de tout le mal que causeraient à la Pologne les dissidents. Aussi le viton étaler un grand zèle pour réformer son diocèse, d'après les décrets du concile de Trente, convoquer un synode, aller de paroisse en paroisse prêcher luimême, et répandre parmi ses subordonnés les livres utiles à l'instruction des fidèles; et aussi à la mort de Battori , futil , avec le palatin Etienne et le staroste Nicolas laslowiecki, à la tête du parti des Zborowski, qui favorisait l'Autriche. En sa qualité de primat, il était alors chargé de la présidence du royaume. Cet interrègne fut de plus de six mois , pendant lesquels la faction autrichienne résista vigoureusement, mais perdit toujours du terrain. A la diète de convocation , les nobles laïques ayant voulu obstinément que la paix des dissidents fit partie des nouveaux Pacta conventa, les évêques en corps, à l'exception de celui de Kaminiec, se retirèrent ; à celle d'élection , les deux partis, sous forme d'armées, restèrent six semaines en présence l'un de l'autre , n'attendant que le signal de la mêlée. La diplomatie électorale pendant ce temps allait son train , et de
  • Stanislas KONARSKI( 1700 - 1775) : religieux piariste polonais , né en 1700, mort vers 1775 , contribua beaucoup à la réforme des écoles et travailla mène à celle des lois constitutionnelles de sa patrie , en démontrant dans un ouvrage les abus du Liberum veto. Les Lithuaniens furent si satis- faits de ses arguments , qu'ils chargèrent leurs députés à la diète de proposer l'abolition de ce peivilége. Konarski est aussi auteur de quelques poésies et d'un ouvrage trèsestimé intitulé de Emendandis eloquentiœ vitiis, 1741. Ce dernier ouvrage et celui sur le Liberum veto firent tant
  • Stanislas LUBIENIECKI( 1623 - 1675) : en latin Lubienicius, socinien polonais, né à Cracovie en 1623, fut un des chefs de cette secte en Pologne, pendant le 17' siècle, et pasteur de l'Eglise de Lublin. Son Historia reformationis polonicoe fut vivement censurée par les jésuites, et l'auteur fut obligé de quitter le pays. Il se réfugia à Hambourg, où l'on prétend qu'il fut empoisonné. Il y mourut le 18 mai 1675. Outre son Histoire ecclésiastique . dont la meilleure édition est de Freistadt , 1685 , on a de lui quelques poésies en polonais sur des sujets religieux, et un grand ouvrage intitulé Theatrum cometicum, Amsterdam , 1668 divisé en deux parties la première offre , en 69 planches, tous les détails de la comète de 1664 ; la deuxième , ornée de 25 planches, donne le détail des 415 comètes connues depuis le déluge jusqu'en 1664, dont 50 remontent au delà de l'ère chrétienne. L'auteur a eu soin de comparer les événements qui ont suivi les apparitions des comètes, pour prouver qu'elles ne présageaient rien ; de mème que ses prédécesseurs ne les avaient compilées que pour en faire remarquer les funestes augures. Cet ouvrage , qui fut publié avec un nouveau frontispice en 1681 , à l'occasion de la fameuse comète de 1680, est le plus ample qui eût encore paru sur cette matière
  • Stanislas MAILLARD : qui a joué un certain rôle pendant la révolution , avait d'abord été laquais du marquis de StePalaye , puis soldat dans un régiment d'infanterie avec Mamin . il revint ensuite à Paris, et s'y lit huissier. Obligé de quitter cette profession, il se jeta bientôt dans le parti de la révolution et joua un grand rôle à la prise de la Bastille. Dans la journée du 5 octobre 1789 , il figura à la tète des rassemblements qui forcèrent la garde nationale 2t son chef, Lafayette, de se rendre à Versailles, et battit luimême le tambour pour rassembler les femmes. BertrandMoleville assure néanmoins que Maillard empêcha ces femmes furieuses de mettre le feu aux archives de la ville. Pendant toute la route, on' le vit à leur tète ; ce fut lui qui les conduisit à l'assemblée nationale, et qui vint menacer les députés dans la salle, en leur demandant du pain , l'achèvement de la constitution et la punition des gardes du corps. Après avoir fait rendre plusieurs décrets sur les subsistances, il retourna à Paris le soir même, dans une voiture de la cour , et ne se trouva pas à Versailles pendant la nuit du :i au 6. Le Châtelet ayant commencé une procédure sur cet attentat, Maillard y fut appelé comme témoin ; mais sa déposition ne fut qu'une apologie de la conduite qu'il avait tenue. Dès lors, considéré comme le meneur le plus influent de la populace révolutionnaire, il en dirigea la plupart des mouvements au champ de Mars , dans le mois d'aat 1791, au 20 juin, au 10 août !79, et surtout dans les massacres de. septembre. Au commencement de 1793 , le conseil exécutif lui donna une mission à Bordeaux ; mais ce fait avantS été dénoncé à la convention nationale par Fabre d'Églantine , on n'osa plus lui confier de pareilles missions. Sous le règne de la terreur, il fut agent du comité de sùreté générale, chargé de faire la police des suspects. Décrété cependant d'arrestation le 17 décembre 1793, avec nonsin et Vincent, il fut remis en liberté. Maillard rentra ensuite dans une obscurité profonde. Il vivait encore dans les premières années du gouvernement impérial ; mais il avait changé de nom , et il serait impossible aujourd'hui de savoir précisément l'époque de sa mort
  • Stanislas MITTIÉ( 1737 - 1816) : né à Paris en 1737 , était petitneveu de Massillon et parent du précédent. 11 fut d'abord contrôleur des domaines du roi et de la généralité de Paris, puis receveur général des domaines. 11 mourut dans cette ville en 1816. On a de lui : Plan d'administration pour les charités publiques , Paris, 1789 2° Plans adressés à l'Assemblée nationale, Paris , 1790 3° Obserraiio? s adressées aux consuls et au conseil d'Etat , sur la législation fiscale des domaines nationaux, suivies du projet de lois réglementaires pour la réorganisation de cette régie, Paris, 1800 ; 4" Projet d'embellissements et de monuments publics de Paris, suivis des moyens d'exécution , et du programme d'une jr'te4 pour eélébrer l'anniversaire de Mars, Paris , 1804 ; 5. Plan d'administration générale des secours et des travaux publics, Paris , 1809 ; 6° Lettre à M. le roi de France et de Navarre, sur les moyens d'éteindre radicalement le fléau redoutable de la mendicité , Paris , 1815
  • Stanislas ORICHOVIUS, ORICHOTIUS ou ORECHOTIUS : personnage fameux du 16e siècle, à qui son éloquence valut le surnom de Démosthène polonais, mais à qui sa conduite donna une fàcheuse célébrité, était issu d'une famille noble. au diocèse de Premislaw, il étudia à Wittem berg , sous Luther et Melanchthon , puis à Venise, ' sous JeanBaptiste Egnace. De retour en Pologne, il embrassa l'état ecclésiastique et fut nommé chanoine de la cathédrale de Premislaw. Mais les funestes atteintes que son éducation avait portées à sa foi et à ses moeurs l'ébranlèrent : il dit luimême dans ses Annales qu'il ne pouvait s'astreindre au célibat, ni souffrir son évêque. Ce prélat, peiné de l'état où les erreurs luthériennes l'avaient jeté, prit le parti de l'excommunier ; alors Orichovius leva le masque, résigna ses bénéfices et se maria. Voulant justifier son mariage par des raisons dignes de Luther, il prétendit que la loi du célibat est injuste, onéreuse et honteuse. On lui objecta le voeu qu'il avait fait; il répondit que, dans la supposition que ce voeu fût légitime, il n'oblige pas plus que s'il avait fait voeu de toucher le ciel avec le doigt; et, comme lui, Orichovius. est d'origine grecque, il tire de là une induction en sa faveur, puisque chez les Grecs les prêtres sont époux. Martin Cromer, , dans un ouvrage excellent, fait l'apologie du célibat, et prend pour sujet de ses observations Orichovius, dont il veut bien louer l'éloquence, la science et mème la piété ; niais il le blâme de s'ètre marié quoique avancé en âge, in / lent atatis. Un autre auteur polonais, Piazeski , évêque de Premislaw , accorde les mêmes éloges aux talents d'Orichovius; mais il lui reproche son obstination à garder sa femme , et l'accuse d'avoir voulu , en 1550 , soulever l'ordre équestre contre le clergé, pour faire abolir la juridiction papale, ce qui l'avait fait excommunier par Driasduski , un des prédécesseurs de Piazeski . Dans l'apologie de sa conduite que nous citions tout à l'heure , Orichovius finissait par une supplique au pape Jules d'approuver son mariage, vu qu'il avait épousé une vierge et qu'il s'abstenait des fonctions ecclésiastiques. En 1561 , dix ans après son mariage , Orichovius, poursuivi par l'opinion publique, abjura l'hérésie dans un synode tenu à Varsovie , prononça un discours sur la dignité sacerdotale comparée au mariage , avoua son tort, se plaignit d'être molesté, et demanda aux prélats qu'on lui permît de vivre avec sa femme et ses enfants. Le pape lui permit, diton , de garder son épouse par un bref dont l'intitulé était : Tibi soli Oriehovio. Depuis son retour à la foi catholique , Orichovius publia un grand nombre d'ouvrages de controverse. Dans son livre contre le socinien Stancari voy. ce nom), en avouant qu'il a violé les règles de l'Église , il déclare que sa femme lui est adjugée, suinma yoluntate ac judicio ipsius Ecclesioe. Les motifs déterminants de l'indulgence du pape envers lui furent , diton , les qualités honorables fi) Alarlini Cromeri Orichovius, sire de conjugio et cœlibalu socerdotum commentatio ad S. Orichovi. Chronica ge, torum Europee singularium , etc., a Paulo Piasecio , epise. Prœmis., Cracovie du suppliant, et parce que, ayant épousé une femme d'un rang distingué, leur séparation eût peut-être causé des troubles parmi les magnats. La tradition reçue en Pologne assure la vérité de ces détails. Cependant, en 1771, le prélat Jarampi , nonce en Pologne , écrivit à Rome , en demandant qu'on fit des recherches dans les archives pour s'assurer si l'on y trouverait cette permission. Le savant Gaetanol1larini n'y trouva rien. Il paraît que la cause d'Orichovius avait été renvoyée au concile de Trente, auquel il avait également adressé son ouvrage contre Stancari. Le concile qui venait de statuer sur le célibat ecclésiastique ne crut pas qu'il fût prudent de faire une exception pour un seul homme. Alors vraisemblablement le pape lui lit dire de rester tranquille, et , par Commendon , nonce, depuis cardinal , il invita les évêques polonais à ne pas l'inquiéter, sans toutefois donner de la publicité à cet acte de tolérance qui heurtait les décrets . Ladvocat dit qu'Orichovius, après son apostasie , causa de grands maux au clergé et de grands désordres par son esprit et ses discours séduisants. Nous ignorons l'époque de sa mort. Il a laissé plusieurs ouvrages, et nous pouvons citer : P deux Discours sur la guerre contre les Turcs , Bâle , 1551 ; 2° Lettres à Pierre Geratius, contenant les mystères et les disputes des Russes; 3° Confession catholique qui découvre la chimère de François Stancari , imprimée à Cologne en 1656. Nous ne savons si cet écrit est le même que celui qui est intitulé en latin Chinuera contra Stancarum, où il conseille au roi Sigismond de chasser de son royaume tous ceux qui sèment de nouvelles doctrines, et qui fut imprimé à Cologne en 1563 4° Un traité intitulé Fricius , ou de la majesté du saintsiége apostolique, adressé à l'évêque de Cujavie, ibid . ; 5. Traité de l' Église de Jésus- Christ, Cracovie, 1546 ; 6° Discours sur la dignité sacerdotale , Cologne, 1563 ; 7° des Annales; 8° enfin le discours contre Syrice mentionné cidessus : Stanislai richovii de lege ca'libatus contra Syricium in concilio habita ° ratio , ejusdem Stanislai ad Julium III, pont. max., supplicatio, de approbando matrimonio a se inito , Bâle, 1551. Le continuateur de Fleury, BéraultBercastel , Choisy et autres historiens se sont tus sur Orichovius; mais on peut consulter les Éloges latins de cent Polonais, de Harovolcius , l'Histoire du mariage des prêtres, de l'abbé Grégoire, qui prétend qu'Orichovius n'abandonna jamais la foi ; la Table des auteurs ecclésiastiques du 16° siècle, de Dupin , et enfin les écrits d'Orichovius luiinème
  • Stanislas ORZECHOWSKI : en latin Orichovius, orateur et écrivain polonais, vécut sous le règne de SigismondAuguste. On ne sait point précisément l'année de sa naissance ni celle de sa mort. Il s'attira l'attention publique lorsque étant chanoine de Premislie, pendant les querelles reli-. gieuses de cette époque, appuyé par les principaux dissidents , il épousa Illadeleine , fille de Jean Chelmicki , gentilhomme. Son évêque Dziaduski, avec lequel il guerroya longtemps, le dégrada du sacerdoce et l'excommunia. Mais après la mort de sa femme, ayant fait une profession de foi au synode de Pétricovie, il fut relevé par le primat Dzierzgouski des censures ecclésiastiques. 11 fut ensuite nonce ou député à la diète de 1561, et il vivait encore vers 1570.11 composa en latin les annales de la Pologne depuis la mort de Sigismond I", et les dédia , en 1554, à SigismondAuguste : elles ont été traduites en polonais par Sigismond Wlynski , docteur en philosophie de l'académie de Cracovie, et imprimées dans le choix d'auteurs polonais, Varsovie, 1803-1806. Orzechowski écrivait avec élégance et facilité dans les deux langues : outre les nombreux I écrits qu'il mit au jour à l'occasion de son mariage, il y en a de lui d'autres de moindre importance , tant en latin qu'en polonais : il composa en latin les Annales du règne de Sigismond- Auguste, publiées en 1611, et réimprimées en 1712, avec l'Hist. Pol. de Dlugosz. Son oraison funèbre du I roi Sigismond , Cracovie et Venise , 1548, réimprimée dans le recueil de Pistorius et dans plusieurs autres collections, le fit surnommer le Démosthène de la Pologne. Janoczki Biblioth. I Zalusk.) fait l'éloge le plus exagéré de cette pièce, qui est en latin
  • Stanislas SIESTRZENCEWICZ DE BOHUSZ( 1731) : archevêque catholique de Mohilow et métropolitain de Russie, était né de parents protestants le septembre 1731 à Zabladow, diocèse de Wilna. Après avoir suivi quelque temps la carrière militaire et obtenu un grade dans un régiment prussien , il se trouva en relation avec le prince Massalski, évêque de Vilna, qui le convertit à la religion catholique et l'engagea même à entrer dans les ordres. 11 lui donna d'abord un canonicat de sa cathédrale, puis, en 1762, lui conféra la prêtrise. A l'époque du premier partage de la Pologne entre l'Autriche, la Prusse et la Russie, Catherine II voulant soustraire à l'autorité des évêques polonais les provinces incorporées à son empire, demanda au saintsiége qu'elles fussent administrées par un vicaire apostolique. En conséquence, Siestrzencewicz reçut ce titre, après avoir été sacré évêque de Priallo in partibus. Dans le même temps , le pape Clément XIV, par son bref du 21 juillet 1773, prononça la suppression de la compagnie de Jésus. Cette mesure, exécutée dans tous les pays catholiques, resta sans effet dans les Etats du roi de Prusse. Il en fut de même pour la partie du royaume de Pologne qui avait passé sous la domination de la Russie ; les jésuites continuèrent d'y résider comme auparavant ; seulement , ils s'abstinrent de recevoir des novices , et n'en ad-, mirent qu'en 1779, d'après la permission que leur en accorda , le 28 juin, Siestrzencewicz. On assure qu'il y avait été autorisé par des pouvoirs particuliers que le pape Pie VI lui avait donnés l'année précédente. Siestrzencewicz fut nommé par le pape, en 1783, archevêque de Mohilow. L'impératrice Catherine ayant demandé qu'il y eût un siége métropolitain dans cette ville, Pie VI envoya à cet effet à StPétersbourg le nonce Archetti, qui fit la promotion du nouveau prélat et lui donna un coadjuteur ; il avait aussi deux évêques suffragants, l'un à Polotsk, l'autre à kiow . L'impératrice sanctionna par un édit ces différents actes. Siestrzencewicz fit beaucoup de bien dans son diocèse et accueillit avec des soins particuliers de malheureux religieux obligés de quitter l'Autriche par la suppression d'un grand nombre de couvents. Il consacrait toute sa fortune au soulagement des pauvres. Après le dernier partage de la Pologne, une portion de la Lithuanie étant devenue province russe, Siestrzencewicz fut chargé de l'administration du vaste diocèse deWilna, duquel relevaient quatre évêques suffragants. En 1799, l'empereur Paul lui adressa un rescrit où, déclarant qu'il n'admettrait aucune sorte de nonciature, il confia la direction de toutes les affaires religieuses de ses sujets catholiques à l'archevêque de Mohilow, comme à l'unique métropolitain de l'Eglise catholique en Russie. Le prélat donna connaissance de ce rescrit aux archevêques et évêques placés sous son autorité, et leur communiqua en même temps l'extrait d'un bref de Pie VI du 19 septembre 1795, par lequel, prévoyant déjà le refus d'un nonce en Russie, le souverain pontife en conférait tous les pouvoirs à l'archevêque de Mohilow. Devenu ainsi le ministre du culte catholique pour tout l'empire, Siestrzencewicz faisait sa résidence ordinaire à StPétersbourg. Il mourut dans cette ville le 13 décembre 1826, âgé de 95 ans, et universellement regretté. Il était décoré de divers ordres, membre de plusieurs sociétés savantes, cultivait luimême la littérature, les sciences et les arts. 11 a laissé les ouvrages suivants : 1° Recherches historiques sur l'origine des Sarmates, des Esclavons et des Slaves, et sut- les époques de la conversion de ces peuples au christianisme, StPétersbourg, 1812, 4 vol. ; ibid., 1833, 4 vol. avec tableaux et cartes. L'auteur en envoya un exemplaire à Grégoire, ancien évêque constitutionnel de Blois, qui, comme on sait, cherchait à nouer, dans tous les pays, des relations religieuses ou scientifiques. Il avait adressé à Siestrzencewicz un mémoire sur la réunion des Eglises, auquel l'archevêque répondit, en 1817 et 1819, que l'initiative et l'intervention du saintsiège étaient indispensables dans une telle oeuvre ; il envoya aussi à Grégoire une copie des Recherches sur l'origine de la Russie, traduites en russe et lues à l'académie russe, StPétersbourg, 1818; ce qui ferait croire que Siestrzencewicz avait d'abord composé ces Recherches en français. 2° Précis des rechercheS historiques sur l'origine des Slaves ou Esclavons et des Sarmates, etc., 2" édit., StPétersbourg, 18'24 avec une planche et trois cartes ; 3° Histoire du royaume de la Chersonèse taurique , 2° édit., StPétersbourg, 1824 avec une planche et trois cartes
  • Stanislas SOLTYK( 1751) : l'un des plus ardents et des plus puissants soutiens de l'indépendance ,polonaise, était le fils du castellan de Varsovie et le neveu de l'évêque de Cracovie. Il naquit en 1751 , à Krysk , dans le palatinat de Plock en Mazovie, où sa famille possédait de grands biens. la diète constituante de 1788-1792, il se fit particulièrement remarquer et contribua à la constitution du 3 mai 1791. Enhardi par la faiblesse du roi StanislasAuguste , il lui adressa , dans la séance du 29 mai 1792, ces paroles audacieuses : « Sire, le temps est arrivé où tout Polonais va, « sous vos auspices, se ranger sous les drapeaux « de la liberté et défendre cette terre qui l'a vu « naltre, cette terre chérie où il est heureux , « parce qu'il est devenu libre. Je passe sous si-« lente les vingt premières années de votre règne ; « mais vous, Sire, souvenezvous de ce que vous « étiez, de ce qu'était cette nation qui, de bonne « foi, vous abandonne ses destinées, et vous y « verrez alors la règle de votre conduite. Quelle « différence de la seconde époque de votre règne « avec celle de la diète actuelle, où la nation « recouvre sa liberté et où vous gagnez sa con-« fiance I Dans cette diète , les limites entre la « nation et le roi sont à jamais posées. La sou-« veraineté reste à la nation et le pouvoir exé-« cutif au roi. Sire, vous approchez des moments « les plus critiques de votre vie ; ils vont faire « voir si vous méritez d'être mis au rang des « plus célèbres monarques, ou si avec vous doit « périr la mémoire de votre règne, etc. » Stanislas était incapable de répondre comme il convenait à un pareil langage. Soltyk fit les plus grands sacrifices pour le triomphe de ses opinions. Il livra les armes et les canons qui se trouvaient dans ses châteaux, équipa et paya un nombre considérable de soldats; mais tous ses efforts furent inutiles. Après le dernier démembrement de la Pologne , Soltyk se réfugia à Venise , où, réuni à plusieurs autres patriotes, il chercha à intéresser les cabinets alliés à la cause de la Pologne ; mais il ne réussit dans aucune de ses tentatives près des cours de France, de Turquie et de Suède. A la suite dune amnistie qui lui fut accordée, il rentra en Pologne et fut surveillé sévèrement par la police. Lors de la paix de CampoFormio, qui ruinait les espérances des Polonais dans la France, Soltyk , Dmochowski et Thadée Ozacki établirent une société des amis des sciences à Varsovie, qui , avec le but de cultiver et de conserver la langue polonaise , renfermait évidemment l'idée générale d'entretenir et de propager partout l'esprit révo - lutionnaire. En 1802, Soltyk forma encore avec le mème Ozacki, Michel Walicki et Joseph Drzewiecki un nouveau moyen de propagandisme, sous prétexte d'une association commerciale qui eut peu de succès. En 1811, étant nonce de la noblesse à la diète, il en fut nommé maréchal par le roi (le Saxe. Le royaume de Pologne fut proclamé par la grande confédération de Varsovie réunie a celle du grandduché de Lithuanie; et Soltyk fut élu par ses concitoyens pour porter à \ Vilna, avec une députation solennelle, cette grande nouvelle à l'empereur Napoléon. Il se retira ensuite dans ses terres. Affaibli par l'àge, les fatigues de l'exil , il s'était soumis sincèrement au gouvernement d'Alexandre, lorsqu'une nouvelle conjuration fut découverte dans la journée du 26 décembre 18'25. Les prisons de Varsovie, de Wilna, de KaminieckPodoloki, de Kiow et autres furent aussi remplies. Après une année d'instruction faite par une commission de Russes et de Polonais, huit d'entre les principaux accusés, parmi lesquels était Soltyk, furent livrés au tribunal de la diète par le décret impérial et royal du 19 avril 1827. Tous ses complices furent admis à se défendre ; quant à lui, son àge, ses infirmités, les horreurs de sa prison l'empêchèrent d'assister aux débats. Mais ii apprit qu'il avait été absous à l'unanimité, moins une voix. L'autorité exécutive arrêta la publication du décret. Soltyk resta longtemps détenu, et la mort seule put mettre fin à ses malheurs
  • Stanislas STASZIC( 1755 - 1806) : écrivain et philanthrope polonais , naquit en 1755, à Pila, ville où son père et son grandpère avaient successivement exercé les fonctions de bourgmestre. Après avoir suivi les cours des universités de Gcettingue et de Leipsick, il se rendit à Paris, où il passa deux ans, s'occupant surtout de l'étude de la physique ; il se lia avec d'Alembert, Raynal et divers autres personnages marquants de l'époque. Il parcourut ensuite la Suisse, l'Italie et la Sicile ; son but principal était de se livrer dans ces divers pays à des investigations géologiques. S'étant ainsi rendu maître de connaissances variées et profondes , il revint en Pologne , où il ne trouva que de l'indifférence; personne ne s'intéressa au mouvement intellectuel qu'il aurait voulu introduire dans sa patrie. Il prit alors le parti de se retirer dans une solitude laborieuse, et il répandit autour de lui d'abondantes largesses. Sa fortune était considérable, et elle s'accrut par l'effet d'une économie sévère. Il était entré dans les ordres ecclésiastiques, obéissant ainsi aux désirs de sa mère plutôt qu'a son propre penchant; mais il se tint toujours à l'écart des querelles religieuses. Il ne prit aucune part active dans les agitations politiques qui eurent pour la Pologne de si tristes conséquences. Toutefois il écrivit quelques ouvrages destinés à soutenir les aspirations patriotiques du pays . Ses Réflexions sur la vie du chancelier André Za- moïski , dont il avait été l'ami, excitèrent une vive sensation. Entre autres productions d'un caractère scientifique , nous signalerons la Sta- tistique de la Pologne et la Géographie des monts Carpathes. Staszic laissa peu de productions litté- raires, et ce ne sont pour la plupart que des traductions; il fit passer en polonais les oeuvres d'Homère, les Epoque i de la nature de Buffon et le poéme de la Religion de Racine le fils : il avait commencé à quinze ans cette dernière version. Ce vertueux citoyen mourut le 20 janvier 1806; son testament renfermait un grand nombre de dispositions charitables : ii léguait deux cent mille zlots à l'hôpital de Jésus à Varsovie, cent mille à l'institut de chimie, quarantecinq mille à la maison des sourds et muets; il ordonnait que son domaine de Rubieszov fût morcelé et partagé entre plusieurs familles re- commandables et pauvres
  • Stanislas TANCHOU( 1791 - 1850) : médecin français, né >à Ecueilli , en' 1791, fut dés son ènfancé destiné à la médecine par sOn père, qui exerçait la chirurgie. En >1806, il se >rendit à Paris polir v faire >ses études, et il entra comme externe'à l'hôpital du ValdeGrâce. An l'àge de dixiietif ans, il passa à l'armée d'Italie comme Chirurgien detroisième classe>, et il fia attaché au 102. de ligne:Désireux de rester dans un corps où-11 avait des amis, il s'engagea- domine *simple Sol,- dat et ildevint bientôt Sdusoffloiér. En 1811 ,"11 passa én Catalogne, se trouva à plusieurs Combats et reçut Urie blessure. Transporté eesinte en Allemagne, il' prit'patt>à totité'la pagne de 1813. Sa helle 'conduite lorS•de la défense du territoire, en' 18U, lui fit> obtenir la croix de la Légion d'honneur, fort' OU péraliguéé Cette époque. En 1815, il se battit â Le `tetour de là paix ayant arrèté •sa CartièCe Militaire, il retOurna à sés études rnédicaleS;'q"ui at'aient été interrompues. ReçurdOetéer, én 1819; il stodeupà spécialement dés inaladies des fetnineg et de la lithôtrifie,liaris' laquelle il iiitroddiSit plusieurs perfectibrineMents"iqénieukr."I)14tg buvrageS atteStèrérie Ses'térherches 'cet égatdi noes nous bornerônS â Signalerla PtToutelle iné, thO et le Traité th rétrécissement dû canal dé l'urètre «.1andhou a inséré uti"gratid n'Ombre d'atticleS dans la & rue médicale, dansié henal de. s'è. bniiaîis'ancesinédicales'iiratiques, dari les Arcliii. es médicales. ' Ce•praticree distingué était Membre de diverses sciciétéeSavatités ; il est mort en 1850
  • Stanislas WODZICKI( 1763 - 1843) : homme politique polonais, naquit en 1763. 11 était fils de François Wodzieki , staroste de Grzybow , et de Sophie Krasinska, soeur de la princesse de Courlande. Il reçut dans sa première enfance les soins de la princesse Lubomirska, sa tante, et plus tard fut élevé sous la direction de l'évêque Michel' Wodzicki , son parent , grand chancelier du royaume de Pologne. Stanislas Wodzicki sortait du collège des késuites de Leopol, lors de l'insurrection de 1794. Il n'eut rien de plus pressé que d'offrir ses services au héros de l'époque. En ef fet , Kosciusko le nomma commissaire civil et Wodzicki organisa en cette qualité le service de l'armée polonaise; puis, simple soldat dans le régiment de Joseph Wodzicki, son oncle, if prit part à toutes les actions livrées aux Russes et aux Prussiens, et ce ne fut qu'après la bataille de Macijowice , dont l'issue fut si funeste aux armes polonaises et qui arracha à Kosciusko ce cri de désespoir Finis Poloniœ , que le jeune Wodzicki revint dans ses foyers. On sait ce qui suivit : le troisième et dernier partage de la Pologne, puis les espérances que donna l'alliance de Napoléon. Après la chute de ce grand capitaine, Wodzicki , qui déjà avait été nommé par le roi de Saxe préfet de Varsovie , fut choisi pour président de la république de Cracovie par les puissances qui se qualifiaient protectrices de ce petit Etat. Ce choix fut renouvelé cinq fois, et pendant quinze ans il remplit ces fonctions assez difficiles alors. Lors de l'insurrection de 1830, Wodzicki conseilla à ses concitoyens de maintenir la neutralité du territoire de Cracovie , manière à se le réserver comme un asile en cas de revers. Mais l'ardeur des insurgés ne se rendit point à ce conseil d'un compatriote expérimenté. Wodzicki se démit alors de ses fonctions; mais il alla offrir ses services au gouvernement de Varsovie, l'inaction ne lui paraissant point permise en un temps de lutte suprême. Il présida le sénat, au sein duquel il appuya tout ce qu'il jugeait de nature à assurer le salut du pays. La prise de Varsovie le décida à se retirer définitivement de la politique. Il chercha , à la manière des aiwiens, des consolations dans l'horticulture, à laquelle il se livra avec une sorte de passion dans son château de Niedzwiedr. Il écrivit même sur la botanique, et il rédigea le premier journal d'horticulture qui eüt paru en Pologne. Stanislas Wodzicki mourut le 14 mars 1843. La nouvelle de sa mort causa une sensation douloureuse à Cracovie. Ce jourlà, les théâtres furent fermés dans la ville dont Wodzicki avait été si longtemps le premier et sage magistrat
  • Stanislas WYDRA( 1741 - 1804) : jésuite et professeur de mathématiques à l'université de Prague, naquit à Koënigsgrffltz le 13 novembre 1741. et mourut à Prague le 3 décembre 1804. Nous avons de lui : 10 Elementa calculi dierentialis et integralis, meletema de regulis arithmeticorum, Prague, 1773 2. Annotationes in regulas arithmeticorum, quas regula aurea ingreditur, ibid., 1773 ; 30 Supplementum tractatus de sectionibus conicis, ibid., J. ; 4° Historia matheseos in Bohe- mia et Moravia cuita', ibid., 1778 5° Lita Josephi Stepling, ibid., 1779 ; 6° Oratio ad monu- mentum a Maria- Theresia- Augusta, Josepho Stepling in bibliotheca Clementina erectum rituque solemni dedicatum, ibid., 1780, et réimprimé la même année 7° Oratio funebris, dum alma soda- lilas latin« major beatce Mariœ Virginis ab archan- gela salutatœ Pragce puis suorum manibus paren- taret, ibid., 1780 8. Vie de Bohuslaw Aloys Baldin, de la société de Jésus, de Kcenigsgroetz, publiée le 29 décembre 1788 , ibid. 9° Sur les masses d'or que l'on a découvertes en 1771 à Podmokl , Prague, 1777 Le même auteur a publié, depuis l'an 1773 jusqu'à sa mort, plusieurs dissertations sous ce titre OTentamina ex mathesi pura et applicala , Prague
  • Stanislas ZABOROWSKI : jurisconsulte polonais, d'une famille illustre pal: les services qu'elle a rendus aux sciences et aux lettres, servit d'abord dans les armées de la république. Ayant obtenu son congé , il vécut pendant quelque temps dans une retraite honorable, consacrant ses loisirs aux lettres et surtout à l'étude de la jurisprudence civile et ecclésiastique. Les rois de Pologne Alexandre et Sigismond ayant reconnu son mérite, il fut nommé en 1506 par le premier de ces princes secrétaire du trésor de la couronne, dont il devint soustrésorier pendant le règne de Sigismond. Il a publié : 1° Tractants de natura jurium et bonorum regis, et de refor- matione repli ac ejus reipublicce regintine. A la dernière page on lit : Finit tractatus quem in lucem edidit Stanislaus Zaborowski, regni Poloniœ thesauri notarius, impressus Cracovioe, feria se- eunda ante Nativitatent Maria , 1507 Cet ouvrage est devenu très- rare ; on en trouve un exemplaire à la bibliothèque de l'académie de Cracovie. 2° Budimenta grammatices , seu Octo partium orationis examen cuit forma seu modo verba exponendi, additaque est orthographia sem modus recte scribendi et leyendi polonieum idioma quant utilissimus, Cracovie, 1519 , Cette grammaire. écrite en polonais, quoique le titre soit en latin, fut aussitôt adoptée comme livre classique. On avait déjà celles de Jean Glogowczyk et de Jean Tucholczyk ; mais étant écrites en latin, elles ne remplissaient point leur but. La première édition de celle de Zaborom;ski , dont nous venons de donner le titre, est devepue trèsrare ; Czacki en avait un exemplaire dans sa bibliothèque. Elle a été réimprimée à Cracovie en 1529, 1536, 1539, 1560 et 1561 Cette dernière édition, ainsi que celle de 1539, se trouve dans la bibliothèque de l'académie de Cracovie. Jean Honter, qui au commencement du i6e siècle était venu de la Transylvanie, sa patrie, pour faire ses études à Cracovie, lit usage de la grammaire de Zaborowski pour publier la suivante, qui est écrite en latin, avec la version polonaise en regard : De grammatica libri duo , quorum pars prior de octo partibus ° ra- tinais, posterior de syntaxi , liguris et ratione car- minunt; adjecta est vocabulis expositio polonica , Cracovie, 1532, 1535. 1538 et 1518 Za- borowski mourut en 1549 dans sa patrie, où il enseignait les belleslettres
  • Stanislas ZOLKIEWSKI( 1547) : hetman ou général en chef des armées polonaises sous Sigismond III, fut élève de Zamoyski et l'un des premiers lieutenants de ce grand capitaine. Il naquit en 1517 dans la Russie rouge, d'une famille ancienne, illustrée par ses exploits militaires et par les dignités dont elle avait été de tout temps revêtue. Son père, nommé aussi Stanislas, était palatin de la Russie rouge, c'est-àdire qu'il occupait dans cette contrée la première charge civile et militaire. Le fils, en qui la nature avait réuni tous ses dons, fut élevé avec le plus grand soin, et dès sa plus tendre jeunesse il possédait trèsbien les anciens historiens et les auteurs classiques. Confié de bonne heure au grand Zamoyski, il le suivit dans ses expéditions militaires, et pendant la paix il en reçut des leçons de gouvernement et de politique. Le roi Etienne Battori , l'ayant bientôt distingué, lui accorda un avancement rapide et lui confia tous ses plans pour la guerre de Russie. Après la mort de ce monarque , l'archiduc Maximilien entra en Pologne pour disputer fa couronne à Sigismond III ; Zamoyski, marchant contre le prince autrichien, confia l'aile droite de l'armée royale à Zolkiewski. Le général tomba sur les Impériaux avec une telle impétuosité, qu'il les culbuta entièrement sous les murs de Witzen et les poursuivit jusqu'aux portes de la ville, quoiqu'il eût été grièvement blessé dès le premier choc. Sigismond lui accorda en récompense le bâton de Hetman Polny, ce qui répond à la dignité de major général. ou de premier lieutenant du général en chef. Après avoir chassé les Tartares de la Russie rouge, Zamoyski donna ordre à Zolkiewski de marcher vers l'Ukraine et de faire rentrer dans l'obéissance les Cosaques, qui, devenus auxiliaires de l'empereur Rodolphe II, se servaient des armes et des munitions que leur avait envoyées cc prince pour ravager la Hongrie et la Russie rouge. Zolkiewski les entoura et s'empara de leur camp , où il saisit la correspondance que la cour d'Autriche entretenait avec eux , ainsi que les canons et les drapeaux qu'elle leur avait envoyés. Quatre de leurs chefs qui avaient exercé des cruautés contre des soldats polonais furent mis à mort. Un peu plus tard, les Suédois étant entrés en Livonie, et la Pologne leur ayant déclaré la guerre, Zamoyski, malgré son grand âge et ses infirmités , prit le commandement de l'armée, et emmena encore avec lui Zolkiewski, auquel il confia un corps d'élite chargé de marcher à l'ennemi pour le combattre. L'attaque fut vive et la bataille sanglante. Le chef des Suédois, Arnep, resta sur le champ de bataille. et Zolkiewski s'empara de son artillerie, de ses munitions et de la place de Weissenstein. Zamoyski , qui mourut peu de temps après , donna à son digne élève un grand témoignage d'estime en le nommant tuteur de son fils unique ; mais il lui adjoignit pour collègue dans cette honorable fonction l'un des plus puissants magnats du royaume, le palatin Zebrzydowski, homme vain et ambitieux, qui ne tarda pas à se mettre à la tète d'une conjuration contre Sigismond. Zolkiewski, resté fidèle à ce prince, fut chargé du commandement de l'aile gauche de l'armée royale à la bataille de Guzow , où Sigismond obtint sur les révoltés une victoire complète. Les événements qui se développaient à la cour de Moscou appelèrent bientôt Zolkiewski sur un plus grand théâtre. Après la mort d'Iwan 111 , plusieurs aventuriers s'étant successivement emparés du trône des czars et en ayant été ensuite expulsés par des soulèvements, Sigismond 111 crut devoir profiter de ces circonstances, et proposa à la diète rassemblée à Varsovie de déclarer la guerre à la Russie, ce qui fut accepté. Alors le monarque nomma Zolkiewski grand chancelier, lui donna le bâton de hetman et le chargea de diriger les opérations militaires. S'étant aussitôt mis en campagne avec une armée de 29,000 hommes, celuici voulait aller droit à Moscou, effrayer le nouveau czar, Vassili V, mal affermi sur son trône, prendre sa capitale et réunir à la Pologne les provinces occidentales de la Russie ; mais, en exécutant un tel plan, il aurait pu acquérir plus de gloire qu'il ne convenait aux desseins de la reine Constance, seconde épouse de Sigismond. Par l'influence de cette princesse, autant que par les intrigues des courtisans, le roi décida que l'on commencerait par assiéger Smolensk, qui, selon lui, devait se rendre à la première sommation. Contre son attente, ayant trouvé la place trèsbon état, il envoya ordre aux princes Sapieha et à quelques autres magnats qui s'étaient avancés jusqu'auprès de Moscou pour soutenir le faux Démétrius H de venir joindre l'armée polonaise sous les murs de Smolensk. 'fout cela se faisait contre les avis de Zolkiewski, qui représenta en vain que c'était agir en faveur du czar que l'on voulait combattre. Moscou n'ayant bientôt plus rien à craindre, le czar Vassili réunit ses forces pour aller délivrer Smolensk. Outre les troupes russes, il avait 6,000 Suédois sous les ordres du comte de la Gardie et d'Edouard de Horn, 1,000 Français commandg par Pierre de la Ville, et un corps de troupes allemandes. Cette armée, forte de 30,000 hommes, s'avançait sous les ordres du prince Démétrius Vassili, frère du czar, pour débloquer Smolensk. Zolkiewski prend aussitôt la résolution de marcher contre elle; et, ne pou• vant supporter la pensée d'être attaqué dans ses lignes, il se met à la tète de 8,000 hommes d'élite. laisse le roi devant Smolensk avec le reste de l'armée, se dirige vers la route de Mescou et atteint l'ennemi près de Kluszin . Il l'attaque avec cette poignée de braves, le met dans le plus grand désordre et se présente devant Moscou, qui lui ouvre ses portes. Les habitants lui livrent le czar Vassili, les princes Démétrius et Iwan ses frères, proclament le jeune prince Vladislas, fils aîné de Sigismond, et lui prêtent serment de fidélité entre les mains de Zolkiewski. On promit pour le jeune prince qu'il embrasserait la religion grecque, qu'il n'emmènerait avec lui qu'un nombre déterminé de troupes polonaises , et que ces troupes se tiendraient à une certaine distance de Moscou. Le diplôme de l'élection fut remis à l'archevêque Philarète, métropolitain de Rostock , et au prince Vassili de Gallitzin , qui furent chargés de se rendre au camp devant Smolensk, près du roi, et de le prier de vouloir bien envoyer sans retard le prince Vladislas, pour occuper le trône des czars. Sigismond, loin de montrer de la joie d'un si heureux événement, reçut les députés avec hauteur et donna même ordre de les jeter dans les fers. Dans cette occasion , le faible monarque n'agit évidemment que par l'influence de la reine Constance, qui, jalouse de Vladislas, fils d'Aune sa soeur , et voulant faire tomber la couronne de Russie sur la tète de son propre fils, pressait le vieux Sigismond de garder cette couronne pour luimême et de ne point l'accorder à son fils aîné. Zolkiewski, indigné, laissa son corps d'armée sous les ordres d'un de ses lieutenants, et, sous prétexte d'aller audevant du jeune Vladislas, il se rendit à Varsovie , où il fut reçu en triomphe et avec une pompe dont on n'avait point d'exemple en Pologne. Monté sur un char richement orné de trophées , il précédait d'autres chars où étaient assis le czar Vassili V, ses deux frères, Démétrius et lwan , presque tous les membres du sénat russe, le patriarche de Moscou et un grand nombre de boyard. Le czar et ses deux frères, vêtus de robes de pourpre, portaient les marques de leurs dignités. Il est impossible de se représenter l'ivresse des Polonais à l'aspect d'un cortège qui leur rappelait toute la gloire des anciens Romains. Après avoir traversé b ville , le triomphateur entra dans la salle où la diète était assemblée. Il présenta au roi et à la nation polonaise le souverain russe et les autres personnages que le sort des armes avait remis entre ses mains, et il prit ensuite sa place comme grand chancelier. Semblant oubtier ce qu'il avait fait, ne disant pas un mot de ses exploits, il déplora en termes affectueux et touchants le sort de ceux qui , par les événements de la guerre, étaient tombés de si haut. Après la séance, il entra chez le roi, et Dans quatre cent trente a., Moscou a été brûlé trois fuie; le août 1382 , par Toktarnisch 11'oy. Andréiowitz ; en 1611, par les Polonais, et en 1812, par les Français. que faisait la Turquie , et témoignait le désir sincère d'en secouer le joug et de remettre de nouveau la Moldavie entre les mains de ses anciens maures. La Porte, in,truite de cette intrigue, donna ordre à Skinder Bacha d'entrer en Moldavie et d'arrêter Gratian. A force de prières et de promesses, l'hospodar fit décider qu'on lui donnerait des secours ; et Zolkiewski reçut ordre d'entrer en Moldavie, Gratian l'assurant qu'il viendrait le joindre à la tète de ses troupes. Le général polonais passa les frontières , à la tète de 8,000 hommes, se confiant à sa fortune, à la valeur de ses soldats et aux secours que l'hospodar lui annonçait ; mais celuici n'avait amené que 600 hommes de cavalerie, lorsque les Polonais virent fondre sur eux une nuée de Tartares et de Turcs. Zolkiewski fit tous ses efforts pour inspirer du courage à sa petite troupe, et elle repoussa vivement les premières attaques. Le lendemain , il fit venir tous les chefs de corps et leur annonça qu'il avait pris la résolution d'attaquer ; que, si l'issue de la bataille ne lui était point favorable, il ferait sa retraite pendant la nuit. Kalinowski, le prince Korecki et Nicolas Strus, qui depuis longtemps portaient envie à la gloire de leur chef, dirent hautement que l'on n'était point en mesure de combattre ; et, pendant le reste de la nuit, ils allèrent de tente en tente pour gagner les autres chefs. Avant le point du jour ils abandonnèrent leur général et prirent la fuite. Le ciel ne laissa point cette lâcheté impunie. Kalinowski se noya en voulant passer le Pruth ; Gratian et plusieurs autres furent atteints et mis à mort par les Tartares. Zolkiewski , ainsi abandonné, ne perdit point courage ; et, depuis le 30 septembre jusqu'au 6 octobre, il exécuta sa retraite avec autant de bonheur que de présence d'esprit. Malgré son grand âge, il était partout ; et sa retite troupe faisait toujours bonne contenance. Déjà l'on touchait aux frontières de la Pologne; mais, dans la nuit du 6 octobre 1620, des lèches répandent l'alarme parmi les soldats, espérant s'enfuir plus facilement. Les Turcs et les Tartares, instruits du désordre, eurent bientôt pris d'assaut le camp polonais. La nuit était obscure, tout fut massacré. Les deux fils de Zolkiewski, quoique blessés l'un et l'autre, se placèrent devant leur père ; et tous les trois périrent glorieusement, après avoir vendu chèrement leur vie. Quand le jour fut venu , et que l'on put reconnaître le corps du général en chef, les Turcs lui coupèrent la tète, qui , selon leur usage féroce, fut promenée dans leur camp, puis envoyée à Constantinople et portée en triomphe dans les rues. C'est ainsi qu'à l'âge de 73 ans périt un général qui avait rendu de si grands services à sa patrie. On trouve dans le recueil de Lubienski, évêque de Plock, p. 185, une lettre où ce grand homme a décrit les événem .. nts de cette dernière guerre jusqu'au moment de sa mort. En 1786, Constance Dembowska a composé, en polonais, une élégie touchante sur les exploits et la mort de Zolkiewski. JulienUrsin Niemcewicz, président de la société royale des amis des sciences de Varsovie, a fait aussi une élégie sur Zolkiewski , qui est insérée dans le Spietry hist°. ryczne z lJu; ykon i Rycinami, ou Chants historiques, etc., Varsovie, 1819 On y trouve une notice historique sur Zolkiewski, avec une gravure qui représente la séance où le général présenta au roi et à la diète le czar moscovite. Starowolski , dans ses Sarmatie Rellatores , s'exprime ainsi : Ce « général, si grand par son origine et par ses « exploits, avait conservé les moeurs des anciens. « Il parlait peu et agissait beaucoup. Après avoir « passé par tous les grades de la milice , il défit « dans les plaines de Kluszin une armée innom« brable ; il s'empara de la capitale des Mosco,( vites, et conduisit en triomphe leur souverain. « Enfin, il força la nation russe à jurer foi et « hommage au prince Vladislas.... Selon l'usage « des Lacédémoniens , il ne demandait jamais « combien d'hommes l'ennemi comptait dans ses « rangs, mais où il était campé. Partout il a été « grand : il le fut surtout lorsque, étant entré « dans la Valachie pour s'emparer de cette pro. vince que Gaspard Gratian soumettait à la « Pologne, il soutint, dans les plaines de Cecora, « avec quelques cohortes décimées par l'indisci« One , les attaques réitérées des Turcs et des « Tartares. Pressé par ces barbares. ayant à re• « lever le courage de ses soldats, il veillait sur « tout à ce qu'ils observassent la discipline, et « que dans leurs défaites ils ne ternissent point « leur gloire. Pendant huit jours il s'était retiré « en bon ordre, et il approchait du Dniester, « lorsque, vers la se'onde veille de la nuit, des « lèches l'abandonnèrent afin de gagner plus « promptement le fleuve. Les barbares, instruits « du désordre, pénétrèrent dans le camp ; ceux a qui entouraient le chef furent massacrés avec • lui, et sa tète, placée au haut d'une pique, a fut promenée dans tout le camp, puis envoyée « à Constantinople et montrée en triomphe aux musulmans. Quelle honte pour nous f ce n'est « point l'ennemi, ce sont nos discordes qui ont « triomphé de Zolkiewski. » Son corps, rapporté à Zolkiew, fut placé dans le tombeau de ses ancêtres, à côté de celui de son épouse. Plus tard, ses amis etses parents y réunirent sa tète, qu'ils achetèrent des barbares à prix d'or
  • Stanislas Fumet : écrivain français
  • Stanislas Lépine : paysagiste français
  • Stanislas Lesczynski : roi de Pologne et beaupère de Louis XV
  • Stanislas Poniatowski : dernier roi de Pologne

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