Le prénom raphael Masculin

Origine :

Fête :

29 Septembre

Signification de raphael

Raphaël est un prénom masculin biblique qui a commencé à se répandre au cours des années 60. Il rencontre un fort succès en 2010 avec 4199 nouveau-nés prénommés ainsi, selon l’Insee. Très apprécié dans les milieux bourgeois, Raphaël figure aujourd’hui parmi les prénoms les plus tendance en France. Raphaël est un prénom qui caractérise un homme serviable et généreux. Il s’agit d’une personne en qui on peut faire confiance. Raphaël se distingue également par son émotivité et sa sensibilité. Rafael, Rafaelo, Raphel ou Rafaellino sont autant de déclinaisons du prénom Raphaël. Parmi les personnalités célèbres, on peut citer le chanteur français Raphaël Haroche, le rugbyman Raphael Ibanez ainsi que le journaliste et humoriste Raphael Mezrahi.

Personnalité de raphael

Ce sont des nerveux qui "piquent" souvent des colères. Ils sont brillants et font tout pour que cela se sache, car la modestie n'est pas leur qualité première. Actifs, curieux, ils s'intéressent à tout. Plus velléitaires que volontaires, ils s'arrêtent souvent en cours de route. D'une intelligence rapide, les réactions sont spontanées, que cela plaise ou non. Généreux, ils adorent rendre service. Ils sont assez portés vers le luxe. Leur morale est assez fonction des circonstances.

Provenance du prénom raphael

Histoire de raphael

Etymologie de raphael

Les raphael célèbres

  • Raphaël ADORNO : fils de George et petitfils d'Antoniotto , fut élu doge en 1443. Philippe Marie, duc de Milan , et Alphonse, roi d'Aragon et de Naples , faisaient à la république une guerre acharnée , et donnaient des secours aux rebelles ; Raphaël réussit à obtenir la paix du roi d'Aragon , et à réprimer Pierre Frégoso, son ennemi personnel ; mais ses partisans se plaignirent de sa modération et de son impartialité, qui ne leur laissaient recueillir aucun fruit de leurs victoires. Ils lui demandèrent , comme une marque de dévouement à sa patrie, de renoncer de luimême à la magistrature suprême, l'assurant qu'il apaiserait ainsi toutes les factions. Raphaël suivit leurs conseils ; il donna son abdication en 1447 ; et quoique son désintéressement demeurat sans avantage pour la république, il fut applaudi par tous les citoyens vertueux. — Barnabas ADORNO s'empara , en 1447 , à force armée, de la dignité que Raphaël venait d'abdiquer. C'était lui que les partisans de la famille Adorni avaient voulu élever au trône ducal , préférant les qualités d'un chef de parti à celles d'un magistrat ; mais Barnabas ne conserva pas plus d'un mois cette dignité suprême. Il fut chassé de son palais par la faction ennemie, et Pierre Frégoso lui fut donné pour successeur
  • Raphaël BOMBELLI : est un des plus célèbres algébristes italiens du 16° siècle. Cossali, dans le 2° volume de l'ouvrage ayant pour titre : Origine, trasport in Italia e priori progressi in tissa alger bra, réfute l'assertion de Gua de Malves, qui regardait Botnbelli comme l'inventeur du calcul des radicaux. Cependant il convint que Bombelli est le premier qui ait donné expressément les règles du calcul des quantités radicales imaginaires ; qu'il a le premier extrait la racine cubique (fun binôme ayant un terme réel et un terme imaginaire, et montré, par ce moyen, la réalité des racines des équations du 5' degré dans le cas irréductible ; qu'enfin, si d'autres avant lui avaient résolu des équations particulières du 4' degré, il a le premier donné une méthode uniforme pour résoudre ces équations dans tous les cas. Les découvertes de Bombelli sont exposées dans son Traité d'algèbre, en langue italienne, imprimé à Bologne en 1572 et 1579 et qui passe pour le plus complet qu'on ait publié dans le 16° siècle
  • Raphaël BORGHINI : poëte et littérateur florentin , florissait vers la lin du 16° siècle. Il était trèslié avec Baccio Valori, qui l'était aussi, comme on vient de le voir, avec D. Vincent Borghini. Raphaël s'étant. fait des idées exagérées de réforme, crut qu'il ne pouvait cultiver ensemble la vertu et les muses. 11 prit donc la résolution de dire à ces dernières un éternel adieu ; mais Valori, plus sage, combattit ce dessein par de si bonnes raisons qu'il le rendit à ses travaux poétiques, et Borghini lui en sut gré. C'est luimême qui raconte ce trait dans la dédicace d'une de ses pièces , intitulée la Diana pietosa , commedia pastorale in versi , Florence , 1585 réimprimée en 1686 et 1687. On a de lui deux comédies en prose , avec des intermèdes en vers : la Donna costanie , Florence, 1582 Venise, 1589 et 1606 ; et l'Amante furiosa, Florence, 1585 ; Venise, 1597 Mais son ouvrage le plus intéressant est intitulé : il Riposo, in cui si traita della pittura e della scultura de' più illuslri professori antichi e moderni, Florence, 1584 11 en a paru une seconde édition, enrichie d'explications, de notes, et d'une élégante préface, par monsig. Bottari, Florence, 1730 édition reproduite dans celle que l'on a faite de cet ouvrage pour la Collection des classiques italiens, Milan, 1807, 3 vol
  • Raphaël BRANDOLINI : frère cadet d'AureHo comme lui surmnomé il Lippo , quoiqu'il fût aussi privé de la vue, se lit également une grande réputation par son talent d'improvisateur. Une telle ressemblance entre les deux frères ne pouvait manquer de les faire confondre par les bibliographes ; et c'est ce qui est arrivé fréquemment. Raphaël alla, dans sa jeunesse , à Naples , et y resta elusieurs années , vivant du produit de ses talents. 1 parait qu'il ne trouvait pas de grandes ressources dans la générosité des seigneurs napolitains , car leontanus , son contemporain , le loue du courage avec lequel il supportait sa pauvreté. Lors de l'ex- pédition des Français dans le royaume de Naples , Raphaël récita le panégyrique du roi Charles VIII en vers italiens, Ce prince l'en récompensa par le brevet d'une pension de 100 ducats. Mais, dit Ginguené, à moins que ce brevet ne fût payable en France, il est probable que Itaphaël ne fut jamais payé de ses éloges. . Après la retraite des Français, il vint à Rome , où il donna des leçons de littérature et d'éloquence. Il eut l'honneur de compter parmi ses élèves J.Mar. del Monte, qui depuis occupa le trône pontifical sous le nom de Jules III. Les talents de Raphaël lui méritèrent enfin la protection spéciale de Léon X, qui lui donna des marques de sa munificence. On ignore la date de sa mort ; mais il vivait encore en 1515, puisque , le 50 juin , il prononça dans la chapelle papale l'éloge funèbre d'une soeur de Jules II. De tous ses discours trois seulement ont été imprimés le panégyrique de St. Thomas , en 1498; l'oraison funèbre de Guill. Pererio, premier auditeur des causes apostoliques , en 1500 , et celle du cardinal Dominique de la Rovere, en 1501. Un autre ouvrage trèsremarquable de Raphaél est son dialogue latin Le P. Audiffredi, Catal romanar. Mit., p. 389, cite une édition de 1496. C'est probablement la même édition sans date du Calai. Pinelli. intitulé Leo, qui contient l'éloge de Léon X et des princes de la maison de Médicis. Il a été publié pour la première fois à Parme , en 1755 , par les soins du docteur II. Fogliazzi , qui l'a fait précéder d'une vie de l'auteur et y a réuni quelquesunes de ses lettres, avec des notes de l'éditeur remplies d'é- rudition
  • Raphaël CASABIANCA( 1738 - 1825) : IleqUit Vescovato, en Corse, le 27 novembre 1758, d'une ancienne et noble famille de cette île. Entré dans la carrière des armes en 1768, il se joignit aux Français qui firent la conquête de l'ile sous les ordres de Chauvelin et du maréchal de Vaux, et fut chargé par M. de Marbceuf de plusieurs missions auprès de ses compatriotes qui combattaient encore pour l'indépendance de la Corse. Nommé en 1770 capitaine au régiment de Buttafuoco, il passa avec le même grade dans le régiment provincial corse en 4772, et devint ensuite major, puis lieutenantcolonel en 1779. L'assemblée nationale ayant déclaré , en 1790 que la Corse, qui jusquelà n'avait été qu'une colonie, faisait partie du territoire français, Casablanca fut un des députés chargés d'aller la remercier de ce bienfait. Nommé en 1791 colonel du 49° régiment d'infanterie, il fut employé à l'armée du Nord. Lors de la honteuse retraite de Mons, après s'être emparé de Quiévrain, où il ne put se maintenir, il forma l'arrièregarde, et fut récompensé de cette belle conduite par le grade de marécharde camp . Ce fut en cette qualité qu'il commanda l'avantgarde de Montesquiou à l'armée des Alpes, puis dans l'expédition de Truguet contre la Sardaigne qui échoua coniplétement. Appelé la même année, par un décret de la convention, au commandement de la Corse, Casabianca s'opposa d'abord aux Anglais, lorsque ces derniers s'emparèrent de l'île, et il s'enferma ensuite dans la forteresse de Calvi où, après avoir soutenu un long siége, il capitula aux conditions les plus honorables. Envoyé à l'armée des Alpes en 1794, il fut nommé général de division, et fit toutes les campagnes de cette armée sous les ordres de Schérer et de Bonaparte. Il commanda en 4798 une division à l'armée de Borne sous Championnet, et concourut à l'invasion du royaume de Naples. L'année suivante, il fut employé à l'armée d'Helvétie sous Masséna ; puis à celle de l'Ouest, lorsque Bonaparte, devenu premier consul, le nomma sénateur . Casablanca fut, quelque temps après, pourvu de la sénatorerie d'Ajaccio, puis nommé comte en 1806. Envoyé en 1810 en Corse, avec mission de surveiller la conduite du général Morand, gouverneur de cette île, et de s'assurer de la légitimité des plaintes de ses habitants, Casabianca remplit sa tâche avec beaucoup de zele, mais au préjudice de son pays natal ; car il fournit, par ses rapports, occasion à quelques membres de la famille impériale d'obtenir de Napoléon d'abord le rappel du général Morand, et plus tard la suppres sion du département du Golo : mesure désastreuse et contraire à la bonne administration autant qu'aux intérêts matériels du pays, sacrifiés en cette circonstance à des vues étroites et à des animosités funestes. Déclaré pair de France en 1814, et conservé dans cette dignité au retour de Napoléon de l'île d'Elbe, il en fut privé en 1815 ; mais il y fut encore rappelé sous le ministère Decazes en 1819. Depuis cette époque, Casablanca ne siégea à la chambre des pairs que pendant deux sessions, sans discontinuer, ainsi qu'il l'a pratiqué toute sa vie, de profiter de sa haute position pour favoriser ses compatriotes, qu'il accueillait toujours avec autant de bienveillance que de générosité. On voit dans les mémoires publiés par M. de Montholon que Napoléon, qui estimait la probité de Casablanca, ne le jugeait pas propre à commander un bataillon. Il mourut à Bastia, le 28 novembre 1825, à l'âge de 88 ans. — Son fils , né en 1784, fut aide de camp de Masséna et colonel d'infanterie. llfut tué à la tète de son régiment dans la campagne de Russie, eu 1812
  • Raphaël DONNER( 1680 - 1740) : sculpteur, né en Autriche vers l'an 1680; on ne peut pas dire qu'un voyage qu'il lit en Italie lui ait été de quelque utilité, puisqu'il n'y alla que pour acheter du marbre ; cependant les Allemands vantent ses talents et surtout l'exactitude de son dessin. Ses principaux ouvrages sont une fontaine sur la nouvelle place à Vienne, et la statue de Charles VI à Breitenfort, maison de plaisance dans les environs de cette Ille. Donner mourut à Vienne, en 1740, à l'âge d'environ 60 ans
  • Raphaël FABRETTI( 1618) : le plus habile antiquaire tlu 7c siècle, naquit à Urbin, en I i? I , d'une famille noble. N'étant pas rainé de sa famille, il fut destiné à suis re la carrière des lettres et de la jurisprudence, afin de se mettre en état tle remplir les places honorables et utiles auxquelles un célibataire peut aspirer dans les États du pape, dont k duché tftibin était devenu une tb • %mers, peu de temps après la naissance de Fabretti. Il fut en conséquence envo? é aux écoles de Caglis petite aille du oléine duché, où il étudia les belleslettres et les langues grecque et latine, sous un professeur qui avait eu l'avantage de converser avec Muret et Mauve , et de profiter de leurs leçons. Cette excellente institution littéraire disposa le jeune élève aux études de l'antiquité, et le pénétra de cet amour pour la lecture des auteurs anciens, qui est le plus sûr garant des grands succès dans la carrière de l'érudition. De retour dans sa patrie, il y fit son cours de droit, et y fut reçu docteur à l'Age de 18 ans. Alors, ses parents l'envoyèrent à Rotne , pour s'initier dans la pratique du barreau, sous la direction d'Étienne, son frère, qui y exerçait honorablement la profession d'avocat. Quoique l'étude des lois absorbAt une grande partie du temps du jeune jurisconsulte, elle lui laissait encore assez de loisir pour qu'il pût se livrer à celle des monuments de tout genre, dont la capitale de la religion, des lettres et des arts était si riche, et qui frappèrent à un tel point ses yeux et son imagination, qu'il en lit bientôt l'objet presque unique de tous ses travaux. Ce fut à cette heureuse époque qu'il jeta, pour ainsi dire, les fondements de cette instruction vaste et solide et de cette critique raisonnée qui l'élevèrent, dans les sciences des antiquités, audessus de tous ses prédécesseurs. Cependant il ne négligeait pas le barreau ; et les lumières qu'il y avait acquises, jointes à un esprit vif et juste et à un maintien modeste et décent, le firent choisir par le cardinal Lorenzo Imperiali pour aller travailler en Espagne à l'arrangement de quelques affaires importantes et difficiles. Fabretti remplit si bien cette mission, que le cardinal , pour le récompenser, obtint pour lui du pape Aleemdre VII la place distinguée et fort lucrative de trésorier, et ensuite la place encore plus importante d'auditeur tic la légation papale en Espagne. Son séjour dans ce royaume dura treize ans, et ce fut pendant ce temps qu'une lecture plus assidue et plus réfléchie des auteurs classiques féconda et mûrit , pour ainsi dire , les notions et les observations archéologiques de l'antiquaire tl'Urbin; mais il fallait en faire l'application aux monuments nu'ines ; et Fabretti , après avoir visité ceux qu'il put trouver en Espagne, sentit qu'un nouvel examen des monuments de fouie lui était in?ispensablement néeessaire pour l'avancement de la science. La fortune le seconda : le prélat Charles Bonelli, nonce en Espagne, fut nommé cardinal; et en retournant à Rome pour y jouir de sa nouvelle dignité , emmena avec lui Raphaël Fabretti , que tle nouveaux honneurs attendaient dans son pays. Dans le cours de ce voyage , il put visiter Paris et la France, ainsi que les villes principales de l'Italie : il v fit connaissance avec les hommes les phis estimés dans la littérature solide et dans la science des antiquités; les Ménage, les Mabillon, les Ilardonin , les Montfaucon, devinrent ses correspondants et ses amis. Arrivé à Rome , il full nommé juge des appellations dans la cour du Capit?le; et , quoique cotte charge lui laissAt assez de loisir pour vaquer à ses occupations favorites , il ne se refusa pas à l'invitation du cardinal Ceci . qui allait gouverner les États d't rbin , en qualité de légat du pape, et qui l'avait nommé son auditeur : les fonctions de cette place le détournèrent presque entièrement de ses études , pendant les trois années qu'il en fut revètu , et qu'il employa à améliorer, par ses conseils et par son crédit, le sort de son pays natal, et les affaires de sa famille, moyennant les sommes qu'il avait apportées d'Espagne. Ces arrangements lui procurèrent une entière tranquillité sur ses propres affaires, qui, depuis, ne lui causèrent aucune distraction. Alors, il désira de retourner s'établir à Home; et le cardinal Gaspar de Carpegna , vicaire du pape Innocent hi, grand amateur de l'antiquité et protecteur des savants , lui en offrit l'occasion , en le nommant à une place honorable dans son département. Raphaël Fabretti pouvant alors se livrer entièrement à ses goûts, entreprit et acheva deux ouvrages qui fixèrent à jamais sa réputation littéraire. Le premier consiste en trois Dissertations latines sur les aqueducs des Romains. Fahretti , tians l'examen et la description de ces super?rs ruines, dont l'aspect imposant fait encore l'ornement de ces campagnes classiques , éclaircit une foule de questions sur la topographie de l'ancien Latium , et détruit un grand nombre d'erreurs où ses devanciers étaient tombés. Aucun antiquaire n'a répandu sur cette branche de l'archéographie romaine une lumière plus éclatante et plus dura?le. Parmi les écrivains dont il combat les opinions. Fahretti ne ménage pas Jacques Gronovius, au sujet des explications qu'il avait données de quelques passages de TiteLive relatifs à la topographie du Latium et des corrections qu'il avait prétendu y faire. Soit que l'antiquaire d'Urbin choqué des expressions grossières que le savant hollandais employait contre les gens de lettres qui n'étaient pas de son avis, cherchat à le provoquer; soit qu'il s'empressàt de saisir une occasion pour donner un essor à une certaine causticité qui lui était naturelle , et qui assaisonnait sa conversation familière, il faut ;nouer . Celuici répliqua sur le mème ton. Se jouant du nom de cronovins, il h:. transforme en Grunnovius. par alitiSiOn au grognement des cochons ; et par un autre jeu de mots, il traite de . ile futilités, les rernanrs du premier sur Titelive. Au reste, le fond de la dispute fut jugé par le public, et mène en Hollande, d'une manière favorable au savant italien ; et l'on n'a jamais appelé de ce jugement. D'ailleurs •a?retti tic figura point dans cette querelle sou.; son nom; il tacha de donner le change au publie sur le véritable auteur de sa brochure : quoiqu'elle Mt imprimée à Rome, il la data de Naples; il la signa ilu nom déguisé de Iatit? r'ruf, , Rome, 1683 auquel étaient joints deux autres opuscules d'un grand intérèt ; l'un sur un basrelief qui est maintenant dans le Musée du Capitole à Rome, et qui représente en petites figures , désignées par des inscriptions grecques, les événements de la guerre et de la prise de Troie, d'après les poëmes d'Homère , de Stésichore , d'Arctinus et de Leschès, monument connu sous la dénomination de Table iliaque ; l'autre sur le canal souterrain , creusé sous le règne de l'empereur Claude pour donner mi écoulement aux eaux . Enfin le 10e chapitre présente un grand nombre d'autres inscriptions inédites et remarquables, que Fabretti a copiées en différents endroits. Tout le recueil offre plus de quatre mille six cents inscriptions, dont la plupart paraissent pour la première fois. Quelques corrections aux inscriptions du Trésor de Gruter terminent l'ouvrage. Les remarques succinctes mais savantes qui accompagnent chaque monument, et se rattachent les unes aux autres par l'analogie des sujets, procurent une connaissance intime et à peu près complète de la partie de la science des antiquités qu'on désigne sous le nom de paléographie lapidaire, et portent une grande et nouvelle lumière sur un nombre infini de points d'archéologie, de philologie latine, d'histoire et de géographie. On peut dire sans crainte que cet ouvrage, pour lequel Fabretti n'eut point de modèle à imiter, est pour la science des inscriptions ce que l'ouvrage de Spanheim, De Val et proestantia numisnzatum, a été pour celle des médailles , avec cette différence , qui est à l'avantage de l'antiquaire italien, que celuici a laissé bien moins de fautes à corriger dans son ouvrage que l'antiquaire allemand n'en avait laissé dans le sien. Mais l'ouvrage de Spanheini a sur celui de Fabretti l'avantage du plan , qui embrasse sous une vue générale tous les rapports sous lesquels la numismatique peut être utile aux autres branches des connaissances humaines; Fabretti , au contraire, répand ses trésors suivant les occasions pic les monuments qu'il explique lui présentent. Quand on ne fait pas une lecture suivie de cet ouvrage, on ne sait où chercher les renseignements qu'on désire ; la pauvreté de la table générale rend encore ce défaut plus sensible. L'antiquaire d'Urbin publia son recueil en 1699 , et il en soigna luiMélle , de manière fiteon peut dire qu'il a pris sur lui jusqu'au travail matériel de la typographie. En effet, la moindre faute aurait déparé un ouvrage de ce genre. A peine futil publié, Qu'il réunit les suffrages de tous les savants d'Europe qui étaient capables d'en apprécier le in rite; et si Elie Benoît en a jugé autrement, sa critique ne prouve que la mesure trop rétrécie de ses connaissances philologiques, et peut-•tre sa partialité pour Gronovius, dont la patrie lui avait offert un asile. Tout antiquaire qui, dans le cours du 18e siècle, a publié des ouvrages sur les inscriptions latines, est resté bien audessous de Fabretti, et manie le marquis Maffei , qui a prétendu donner un Art critique lapidaire. Un seul homme , qui a rempli à Rome la mème place de préfet des archives , a montré dans ses ouvrages paléographiques, et notamment dans le recueil des Actes des frères Areales, jusqu'à quel degré d'intérèt l'érudition et la sagacité de la critique réunies pouvaient élever l'étude des inscriptions latines. Fabretti mourut à Rome , d'une maladie aiguë, peu de mois après avoir publié cet ouvrage, le 7 janvier 1700. Ses parents , d'après son testament , déposèrent ses restes dans l'église de SteMarie dite della Alinerva , dans le mème tombeau où les cendres de son frère Étienne reposaient depuis longtemps. Son monument fut décoré de son buste , exécuté par Camille Rusconi , statuaire italien le plus habile de son temps. On l'y voit encore à l'entrée de la petite nef du côté gauche. Outre les ouvrages de Fabretti dont nous avons parlé dans le cours de cet article , il est à remarquer qu'un mémoire écrit par lui en italien, et contenant des corrections de l'ouvrage du P. ldrcher sur la topographie du Latium , a été imprimé après sa mort dans le 2' volume des Dissertations de l'académie de Cortone ; que des lettres sur plusieurs sujets d'érudition ont été insérées dans d'autres ouvrages : par exemple, sa lettre sur la Lex regia, dans l'ouvrage de Gravina De origine juris ; une autre sur une inscription , dans le Journal des Savants, 1691 , 17 décembre; quelques sonnets italiens dans les ouvrages de Crescimbeni ; que ses observations sur l'àge d'un manuscrit de la Bible, trèsancien, et appartenant à la bibliothèque des moines de StPaul à Rome, communiquées à quelques amis , n'ont jamais vu le jour ; et qu'enfin c'est une erreur de croire , avec les bibliographes les plus récents, que le Syntagma de columna Trajani , etc., et les inscriptions aient été réimprimées; il y a bien des exemplaires de ces deux ouvrages qui ont une date et un frontispice différents; mais là se borne toute la diversité . Une autre erreur a été commise dans l'article FABRETT1 du Dictionnaire historique , par 1111I. Chaudon et Delandine. On y avance que le jésuite Etienne Fabretti , d'Urbin , dont nous avons un recueil de poésies latines publié à Lyon l'an 1747 et un Abrégé de la Crusca ou dictionnaire portatif de la langue italienne, Lyon, 1759 était frère de Raphaël. Ce jésuite , issu peut-ètre de la mème famille que l'antiquaire, vivait à Lyon à l'époque où ses poésies furent publiées, comme on peut s'en convaincre en examinant cet ouvrage. Un homme versé dans la lecture habituelle des auteurs et des marbres écrits de l'antiquité ne pouvait manquer d'avoir du goùt pour la composition d'inscri?tions latines. On en voit encore deux de lui sur les monuments publics de Rome; l'une a rapport à l'alignement de la rue du Cours , ordonné par Alexandre VII; elle est placée vis-àvis le palais du prince Ottoboni ; l'autre est sur la façade de la grande fontaine de l'eau Pauline, au haut du Janicule. Elle a rapport aux restaurations de cette fontaine ordonnées par Alexandre VIII. On doit aussi à Fabretti les légendes de quelques médailles d'Innocent XI, d'Alexandre VIII et d'Innocent XII, indiquées dans la vie de cet antiquaire, que Dominique Riviera , son compatriote, son ami et son successeur dans la surintendance des archives secrètes, écrivit en italien et inséra dans le recueil de Crescinibeni, intitulé : Vite degli Arcadi illustri. L'abbé Maroni a écrit en latin une Vie de Fabretti , qu'on trouve dans le 6e volume de la collection qui a pour titre : Vitae illustrium Italorum, par Ange Fabroni. Il faut ajouter à cet article que le cardinal Stoppani , qui gouverna Urbin sous Benoît XIV , jaloux de conserver à la patrie de Fabretti les inscriptions et les monuments qu'il avait réunis et rendus célèbres, acquit cette collection de ses héritiers , et la fit placer dans le palais ducal de la mème ville
  • Raphaël HOLINGSHED ou HOLINSHED( 1500 - 1580) : historien anglais, naquit au 16e siècle à Borseley, dans le Chetshire, d'une famille honorable. Ayant embrassé le ministère évangélique, il fut nominé pasteur de Bramcote, dans le comté de Warwick, et y mourut vers la fin de l'année 1580. On a de lui : Chronicles comprising the description and historie of England , Ireland and Scotland, Londres, 1577 Dans cette première édition Holingshed fut aidé par Guill. Harrison, qui lui fournit la description historique de la GrandeBretagne, avec un court exposé du naturel et des qualités de ses habitants ; l'ouvrage reparut à Londres en 1586, 2 vol. partagés en trois tomes. Cette édition, dont il existe des exemplaires avec la date de 1587, est rare et fort recherchée des Anglais. Elle renferme de nombreuses additions de différentes mains , et la continuation de l'histoire générale jusqu'en 1586. La prudence en avait fait retrancher quarantequatre pages de 1491 à 1536, qui contiennent des particularités dont la reine -Élisabeth aurait pu se trouver offensée; mais elles ont été réimprimées dans le 18e siècle . L'édition la plus belle et la plus récente des Chroniques de Holingshed est celle de Londres, 1808-1809, 6 vol
  • Raphaël LIBERATORE( 1787 - 1843) : linguiste et publiciste italien, naquit à Lanciano le 22 octobre 1787. Des malheurs domestiques et des changements politiques l'obligèrent à entreprendre la carrière des lettres, dans laquelle il se distingua par d'importants travaux. Il commença par la traduction de deux ouvrages de droit, le Corso de Darlincourt et le Répertoire de Sirey. A l'àge de dixsept ans il publia une brochure intitulée Pensées civiles et économiques sur l'amélioration de la province de Chieti, Il travailla comme collaborateur à la publication des Curiosités scientifiques et littéraires, et d'un Recueil des phénomènes rares en médecine. Il s'établit de nouveau à Naples en 1828 et y créa une société typographique, dite du Tramater, dont il fut le directeur. Il ne tarda pas à concevoir l'idée de composer un Vocabulaire universel de la langue italienne, sans distinction de dialectes , et en mettant à profit tous les ouvrages précédemment publiés dans les différentes provinces de l'Italie. Il s'adjoignit de savants collaborateurs , M. Gatti pour la synonymie, M. Porelli pour l'étymologie, M. Tenore pour la botanique, etc. Mais les soins de cette importante publication ne l'empéchaient pas de produire divers écrits : un Voyage pittoresque dans le royaume des Deux- Siciles ; plusieurs éloges funèbres; un grand nombre d'épitaphes italiennes, dont, quelquesunes, et les plus belles, sont encore inédites; la Vie de Marie- Christine de Savoie. Il dirigea pendant un an le journal le Progrès, à Naples. Plusieurs journaux hebdomadaires comme le Poliorama, la Revue napolitaine, le Lucifer, lui demandaient continuellement des articles, parmi lesquels on a surtout remarqué ceux sur les Sociétés anougmes, sur les Ecrivains en dialecte napolitain et son Esquisse d'un cours de littérature italienne. laiberatore mourut à Naples le 10 juin 1843
  • Raphaël LONGOBARDI( 1784 - 1854) : homme politique italien, né à Castellaniare en 1784. Après avoir étudié la juisprudenee à Naples, il entra dans la magistrature sous le règne de Ferdinand Ier, et parvint rapidement aux fonctions de procureur général près la cour criminelle d'Avellino. Ses talents ayant appelé sur lui l'attention du gouvernement des DeuxSiciles, il fut appelé au poste d'intendant de la Calabre intérieure. Cette province avait plus que jamais à souffrir du brigandage ; Longobardi déploya une grande énergie dans sa répression ; et le succès qu'obtint l'administration de celuici pour le rétablissement de la sécurité publique le fit choisir, en 1827, comme préfet de police à Naples ; il garda ces fonctions jusqu'en 1831 , réussissant dans la délicate mission de maintenir l'ordre sans donner à la surveillance un caracère tracassier et inquisitif. Mais la ligne de modération qu'il s'était imposée ayant cessé de convenir au gouvernement royal , Longobardi quitta son poste et rentra dans la magistrature. Les événements de 1818 appelèrent de nouveau le choix du roi sur lui. Il fut nommé au ministère de l'intérieur, d'où il passa, le 7 août 1819 , à celui de grâce et de justice. Longobardi, tout en s'acquittant de ses hautes fonctions avec une grande activité, ne cessa pas de cultiver avec succès les lettres. Il est mort en 1851
  • Raphaël MAFFEI( 1400 - 1522) : savant littérateur , connu aussi sous le nom de Raphaël Volaterranus ou Vol- terran, était né vers le milieu du 15° siècle , à Volterra, dans la Toscane, d'une famille patricienne. Il consacra sa vie entière à l'étude , et mourut dans sa ville natale, le 25 janvier 152'2, à l'àge de 70 ans. Mari° Maffei, son frère, évêque de Cavaillon, lui fit élever un tombeau de marbre, avec une inscription honorable. C'était un homme affable, d'un caractère doux et modeste, et d'une rare piété. Son portrait , gravé par Th. de Bry, , fait partie de la Biblioth. calcograph. de J.J. Boissard. Les OEuvres de Volterran ont été recueillies et publiées à Rome en 1506 De tous ses ouvrages le plus connu est intitulé Com- mentarii rerum urbaruni libri xxxvm ; il a été plusieurs fois réimprimé, Paris, 1526 ; hâle, 1530, 1544 Lyon, 1552 ; Francfort, Cl. Marnius, 1603 Volterran le nomma Commentarii urbani, parce qu'il le composa étant à Rome. Les douze premiers livres traitent de la géographie, et des découvertes des Portugais et des Espagnols dans les Indes : les onze suivants contiennent des notices abrégées sur les hommes les plus illustres, anciens et modernes ; et les derniers, un som- maire de toutes les sciences alors cultivées, de manière qu'on peut regarder cette compilation comme un abrégé de toutes les connaissances les plus répandues à la fin du 15° siècle. On en a extrait différents morceaux ; par exemple : Libel- lus de grammaticd, Paris, 1515 ; — la l'i, d'Esope, imprimée audevant de la traduction latine de ses fables, par Laurent Valla, ibid., 1522, i11-4°. — Commentaria de magistratibus et sacer- dotiis Rornanorum, insérés par Sallengre, avec les notes de P. Scriverius , dans le tome 3 du The- saurus antiquitat. Romanar., etc. On cite encore de Volterran : 1° De 'ide christiana libri X, dans le recueil de ses œuvres ; 2° I 'ite sunzmor. pontificum Sixti IV, Innocentii Alexandri 1'1 et Pi! Venise, 1518 Paul Jove dit qu'on ne doit pas chercher la vérité dans les ouvrages historiques de Volterran, esprit timide et toujours prêt à tomber dans l'adulation, par la crainte de déplaire au pouvoir. 3° Metaphrasis Odysseoe Home- ri, Cologne, 1523; Lyon, 1541 4° De prie- cipis ducisque officio, imprimé .à la suite de quelques éditions de ses Commentaires, et avec les OEuvres d'Onosander, Bâle, 1558 ; 50 Vita B . facobi de Certaldo, publiée avec les corrections et additiens d'Augustin Fortunio , dans les Acta Tirabosehi dit que Volaterranus naquit en 1451, et mourut en 1522. niais son épitaphe porte qu'il mourut le 8 des Ital. de lévrier 1521, jour qui répond au 25 janvier, et non pas au >3, comme en /e dit dans te Diclionnaire de Moréri. L'année commençant alors à Pàques, le mois de janvier était censé appartenir à l'an 1621. XXVI. sanctorum , avril, t. , p. 153 ; 6° Vita S. Vie- loris, martyris, cum translatione reliquizeunt ejus Volaterra, ; dans 1' Italia sacra d'Ughelli, t. ler, p. 1439. Volterran a traduit en latin , avec plus de fidélité que d'élégance, l'OEconotnique de Xénophon, la Guerre de Perse et celle des Vandales de Procope , et plusieurs morceaux de StBasile, de StEpiphane et de StGrégoire de Nazianze. La Fie de Raphaël Maffei, surnommé Volaterranus, a été publiée à Rome en 1722, par Benedetto Falconcini , évèque d'Arezzo , qui s'attache surtout à faire ressortir les vertus et la haute piété de ce personnage. Il y a joint l'empreinte des deux médailles frappées en son honneur , et qu'on voit dans le musée . 11zzzouchelli, t. fer, p
  • Raphaël MORGHEN( 1758 - 1833) : célèbre graveur au burin et à l'eauforte, né le 19 juin 1758 à Naples , et mort à Florence le 8 avril 1833 , n'est pas le premier artiste de ce nom qui ait tenu le burin. La famille Morghen , d'origine allemande, mais établie à Montpellier, a , depuis plus d'un siècle, produit cinq autres artistes qui , pour avoir été éclipsés par Raphaël , n'en ont pas moins chacun dans son genre bien mérité de l'art. Le premier connu de cette race de graveurs est JeanElie. Il eut pour fils Jean et PhilippeCharles , et c'est de ce dernier, marié avec la fille de Francesco Liani, peintre du roi Charles HI, que naquit Raphaël , qui eut deux frères , Antoine et Guillaume. A la naissance de Raphaël , Jean et PhilippeCharles avaient depuis longtemps quitté la France pour passer sous le ciel riant de Naples ; mais , avant . d'émigrer, ils n'en étaient plus à faire leur éducation; ils étaient dans la maturité du talent et une certaine dureté de dessin , dont ne put les corriger l'influence italienne, offusquait en eux le mérite du burin. Cependant le jeune Raphaël n'eut d'autres maîtres , à ses premiers débuts, que son père et son oncle. Son talent commença par procéder du leur. Ses parents cultivaient le paysage plus que la figure ; il suivit leur exemple, commenta dès l'âge de sept ans à dessiner et à peindre le paysage , puis il grava le paysage et la figure. A douze ans , il avait appris de ses Cette date est celle qu'a donnée luimême notre artiste ; cependant les pièces qu'il fit venir de Naples pour son dernier mariage plaçaient sa naissance à la date du 14 juin 1761 , à Portici , où son père était occupé au Musée pour l'ouvrage d'Herculanum. parents tout ce qu'il en pouvait apprendre, et déjà il avait gravé , presque seul , quatre des douze apôtres de Bacio Bandinelli , qu'on range d'ordinaire dans l'oeuvre de son père. Mais il fallait un plus solide aliment à une précocité si merveilleuse : PhilippeCharles, qui avait le mérite de se sentir luimême et qui en savait trop pour ne pas connaître ce qui lui manquait, envoya le jeune Morghen à Rome , chez Jean Volpato , cet homme qui, de brodeur devenu artiste, sans autre maître que son génie, avait fondé la grande école ro' mine de gravure. 'Volpato fit pour Morghen ce Mue Bartolozzi avait fait pour luimême : il Ûta sa personne , dirigea , fit valoir ses éton- nantes dispositions. Sous les yeux d'un tel maître les progrès d'un tel pupille, né avec tous les talents de la main et du goût, ne pouvaient être que rapides. Hamilton , Guido Reni , Grandjean , f)ucros furent offerts successivement à son burin ou à sa pointe sèche. Il grava d'après eux, sous son maître , des planches d'une touche si facile et si heureuse que le bon Volpato , inaccessible au moindre sentiment de jalousie , mit tout en oeuvre pour lui ménager un succès solide. Il y avait là l'étoffe d'un véritable artiste : l'Allemand, dur par maladresse et par mauvais principes, avait disparu pour faire place à un Italien gravant avec le sentiment de la bonne école. Volpato le trouva mûr pour de grands travaux. L'entreprise de la gravure des salles du Vatican peintes par Raphaël se poursuivait alors avec ardeur : quatre restaient encore à publier : la Poésie, la Théologie, la Jurisprudence, le Miracle de Bolsena; Volpato les lui confia, et l'apparition des planches vers 1784 fit époque dans la cité des arts. Le jeune artiste s'était plus que jamais identifié avec son maître; même mieux que lui il s'était initié au secret de cette souplesse expressive , de cette moelleuse finesse, de ces combinaisons savantes de la taille qui, sans autres ressources que le blanc et le noir, luttent d'agrément et d'harmonie avec les demiteintes les plus délicates de la peinture. Ces qualités , de même que le charme et la facilité de l'exécution , devinrent le caractère constitutif de son talent; mais il eut aussi les défauts de ces qualités, et, à force de lutter contre sa sécheresse native, il finit par tomber dans l'excès contraire , dans le flou et la mollesse. Et toutefois Volpato n'avait plus rien à lui enseigner. I, Frappé d'un tel succès , heureux d'avoir rencontré un si habile auxiliaire , il voulut se l'attacher à toujours : il avait une fille, Domenica Volpato personne d'une rare beauté qui avait été sur le point d'épouser Canova ; il la lui donna en mariage et associa en même temps son gendre à ses travaux et à sa fortune. Le Miracle de Bolsena avait déjà paru sous le nom de Morghen : dès lors il vola de ses propres ailes et signa désormais ses oeuvres. Les premières en date furent le Parnasse , d'après la fresque peinte par Raphaël Mengs, dans la galerie de la villa Albani ; le Prix de Diane, d'après le Dominiquin de la galerie de Borghèse; le St- Jean- Baptiste, d'après Guido Reni ; la Ste- Famille, d'après Rubens; la Madonna col Bambino, d'après Andrea del Sarto. Parut enfin le Char du Soleil , ou le Lever de l'Aurore , d'après le Guide; et cette magnifique planche d'ameublenient, où il avait conservé tout ce qu'il y a d'aérien et de céleste dans la composition, fit un tel éclat, qu'on s'en arrachait alors les épreuves et qu'aujourd'hui encore les exemplaires de premier choix se soutiennent de quatre à cinq cents francs . Vinrent successivement Loth et ses filles, d'après le Guerchin ; le Repos en Egypte, et le Temps faisant Des épreuves non terminées, fort recherchées des curieux pour leur extrême rareté et pour leur intérêt sous le rapport de l'étude de l'art, se sont vendues à des prix énormes. Il y e, dans la salle des études de gravure à blilan, une eauforte où deux ou trois figures ne sont encore qu'au trait. C'est une épreuve unique, car gorghen ne tirait guère ses eauxfortes que pour l'usage de son propre travail. 12? Ce magnifique portrait était alors à Rome, et faisait partie de la galerie Borghèse, qui fut achetée par Napoléon. Maintenant il est au Louvre. La gravure en est généralement connue, dans le commerce d'estampes, sous le nom du Cheval. de la Vénus et de la Danaé, de urge Mais aussi quelle distance de Matteïni au Titien et mème à Vanloo, à qui l'on doit l'admirable peinture trop peu connue du Coucher ! Cependant le nom de Morghen occupait toute l'Italie; le roi de Naples et d'autres souverains firent en 1 i92 des tentatives pour attirer auprès d'eux le jeune artiste. Le grandduc de Toscane , Ferdinand lit , qui ne lui imposait d'autre condition que celle d'ouvrir à Florence une école de gravure et lui olibit avec un logement une pension de quatre cents scudi , obtint la préférence. On était alors en 1794 ou 1795. C'est à cette époque que commença la plus glorieuse période de la vie de Moi.- glien ; c'est alors qu'il donna tant d'élan à l'art de la gravure par l'école dont il devint le créateur. L'entreprise de la reproduction des principaux morceaux de la galerie de Florence marqua son début dans cette ville, où sa prodigieuse habileté ne connut d'autre repos que de passer d'une oeuvre à une autre. La J'adonna della Seggiola , d'après Raphaël, l'une des plus charmantes piètes de son oeuvre, parut et ravit les suffrages; puis vinrent cette Madeleine pénitente, à tailles serrées, d'après Murillo, et cette Charité à tailles plus libres, d'après le Corrége , qui attestèrent la souplesse prodigieuse . Il fallut, pour le multiplier par la gravure, consulter les trois meilleures copies qui en existassent, exécutées de 1510 à 1515 par Marco d'Oggione , élève de Léonard , et qui se trouvaient l'une à StBarnabé de Milan , l'autre au couvent des chartreux de Pavie et la troisième à Castellazzo près Milan. C'est Matteïni qui se chargea de relever pour lui le dessin, qui fut terminé devant ' la copie de Castellazzo. Ce dessin n'est qu'une esquisse où la tète du Christ est fort belle, mais où le caractère général et le dessin des accessoires ne sont qu'indiqués. On ne saurait se dissimuler qu'il ne fût fâcheux que le graveur eût besoin d'un nouvel intermédiaire encore entre le maître et lui avant de prendre le burin. C'était une chance de plus pour moins bien saisir, à travers les dégradations de l'original, la pureté primitive de la pensée et du trait de l'auteur. Comme le dessin de MatteIniluimême. la gravure devait donc participer de l'incertitude et de la dissemblance des trois monuments consultés pour reconstituer la grande oeuvre. Quoi qu'il en soit, si dans cette planche qui lui a coûté six années de travail , Morghen a beaucoup mis du sien , s'il est loin de se montrer irréprochable sous le rapport de la vérité d'expression et de caractère, ses qualités ne lui ont pas fait défaut : suavité de burin , aspect tranquille et doux , harmonie de l'ensemble, tout est là. Cette estampe est son chefd'oeuvre. Le succès en fut éclatant et s'est soutenu. Les épreuves de remarque avec la lettre se maintiennent aujourd'hui à quatre cents francs; celles avant la lettre, devenues fort rares, se portent, à la chaleur des enchères, de neuf à douze cents. La Transfiguration ne fit pas fureur à son apparition en 1810 comme la Cène en 1800. L'artiste cependant, un instant sensible aux reproches faits à la Cène, avait eu par exception quelque louable velléité de se tenir le plus près que possible de son divin modèle. Il avait été mème jusqu'à eu faire exécuter un second dessin; le premier, sur la foi duquel il avait commencé son travail . lui ayant paru trop inexact et trop faible en présence de l'original à Rome. Commencée sous de si fâcheux auspices, la planche subit un autre accident encore : elle mordit trop à l'eauforte : le travail d'un an était gâté; M'or- n) L'occupation de Milan, dans les dernières guerres d'Italie, fit un magasin de fourrages du réfectoire des Dominicains, et hâta la destruction d'un chefd'œuvre déjà tant profané. Ainsi, après la prise de Rome, le connétable de Bourbon avait fait une écurie du Vatican. Polybe, cité par Strabon, rapporte que, durant le sac de Corinthe, des soldats romains jouaient aux dés sur le fameux tableau de Bacchus, peint par Aristide. gilet' eut le courage d'abandonner sa planche, que les Artaria firent terminer par son frère Antoine, et il recommença le travail sur un nouveau dessin de Tofanelli , dessin d'une faiblesse désespérante, mais qu'il trouvait un peu plus dans le sentiment du modèle. Bien que cette estampe n'ait pas eu le même succès que la précédente, toujours estil que les Artaria de Vienne et de Manheim qui avaient retenu le premier tirage de compte à demi avec une maison de Paris, ne tardèrent pas à doubler leurs capitaux. Aujourd'hui , cette œuvre se soutenait déjà moins que la Cène, quand une planche du même sujet, gravée par M. Bou, cherDesnoyers, est venue y faire concurrence. L'époque de la publication de la Tran. Ifiguration marqua l'une des phases de la vie de Morghen : depuis lors, il travailla beaucoup moins par luimême, se livra presque exclusivement à la direction de son atelier d'élèves, se fit beaucoup aider par eux, mit également du sien dans leurs œuvres et transforma , il faut le dire, sa maison en une sorte de fabrique. Là se formèrent peu d'artistes et en retour beaucoup d'ouvriers graveurs. Le plus habile est Niccolo Palmerini , artiste médiocre qui a publié un catalogue bien fait de l'oeuvre de son maître . On vit successivement sortir de l'atelier de Morghen la Ste- Famille à l'écuelle et les Bergers d'Arcadie, d'après le Poussin ; la Vierge avec l'enfant Jésus et St- Jean, connue sous le nom de la Jladoena del Cardellino, d'après Raphaël ; le portrait de ce peintre d'après luimême ; celui de Napoléon à cheval, d'après David ; la Fornarina, d'après le Raphaël du musée de Florence, estampe où il a pris beaucoup de licences avec son modèle et qui n'en est pas moins un de ses ouvrages les plus aimables et les plus fermes ; enfin une répétition en petit de la Vierge à la Chaise, d'après Raphaël, d'une délicatesse de fini merveilleuse, mais audessous du médiocre par la rondeur, par l'absence de modèle comme de caractère. Nombre de portraits sortirent en mème temps soit de son burin , soit de celui de ses élèves : la famille de lord Spencer, celle de Ilolste , d'après deux charmantes compositions d'Angelica Kaufmann , et son propre portrait, tous ouvrages de mérites divers, où se retrouvent ses qualités et ses défauts. Ces derniers se remarquent surtout dans ses portraits des quatre poëtes : Dante, Pétrarque, l'Arioste et le Tasse, — le Tasse dont il eut l'art malheureux de faire un portrait de fantaisie à côté du masque moulé sur nature qui est à SantOnofrio à Rome, le chantre de la Jérusalem est allé mourir. Jamais Morghen n'avait eu cette chaleur intime qui passionne tous les détails et frappe d'une ive couleur et comme en médaille une oeuvre d'art. Il prit en vieillissant des tons encore plus i 11 Opere d'iniezglio del Car. Rafaclln Morghen , raccolte ed n'astrale da Niccolo Palmerini, socio di varie accademie ; 3a edizione , con aggiunte , Firenze, 1824. passés et plus éteints. Aussi sa gravure des Trois tiges, d'après Gérard, l'une de ses oeuvres dernières, n'atelle point réchauffé les tons languissants de la peinture. Gérard l'avait intitulée d'abord : Une famille en voyage se reposant sur des ruines; l'oeuvre se ressentait de l'incertitude de la pensée du peintre, et encore une fois le travail émoussé du graveur n'était pas pour relever et raviver la philosophie un peu banale , les expressions équivoques, l'exécution molle et indécise de fœuvre. Morghen avait voulu aussi s'essayer dans la composition de la vignette; mais l'imagination lui avait fait défaut : son véritable génie était la gravure. S'il ne s'est pas assis au rang inaccessible des plus savants maitres , les Marc- Antoine, les Edelinck , les Nanteuil, les Gérard Audran, il tient une bonne place au second rang. C'est un maître, sinon dans le dessin, sinon dans la force d'expression , sinon dans la couleur et dans le caractère , du moins dans le charme exquis de l'exécution et dans l'harmonie. Sa facilité de main était prodigieuse : son burin obéissant. semblait courir sur le cuivre, et nul homme au monde n'a été plus maître de son outil. 11 faisait toujours luimême ses eauxfortes qui sont trèsvives et trèsspirituelles , et avançait beaucoup ses planches à l'eauforte et à la pointe sèche. C'est lui le premier qui s'est servi de la pointe dans les chairs. Il avait en particulière aversion les procédés mécaniques et s'était fait à son usage des moyens de merveilleuse invention pour se jouer sur le métal. En résumé, il avait un de ces talents faits pour séduire , pour conquérir la foule et s'emparer de la mode, mais qui ne sont pas assez forts pour être adoptés par tous les Ages : il est rare que le temps consacre ce qui n'est pas fait avec le temps. Associé de l'Institut de France depuis 1803, il fut attiré à Paris en 1819. par Napoléon à qui il avait dédié sa Transfiguration et à qui la princesse Elisa Bacciochi le présenta deux fois , et il remporta dans sa pat rie des marques de la munificence impériale et l'ordre de la Réunion. Enfin , il fut décoré de l'ordre de la Légion d'honneur et du cordon de St- Michel par le roi Louis XVIII . Quand sous l'empire il vint en France, il mit de l'empressenient à visiter ses confrères de l'Institut ; il rechercha surtout l'illustre Bervic, dont l'école a produit l'un de nos premiers graveurs, HenriquelDupont , et tant d'autres graveurs habiles. Dès qu'il aperçut Bervic il lui saisit la main, et, malgré la résistance du graveur français , il la lui baisa Il) On a de Morghen un portrait de Louis XVIII fort rare et fort curieux en ce qu'il a été fait pour ce prince lors de l'émigration. Monsieur, représenté de trois quarts et tourné vers la droite, est en habit de mode anglaise , avec une perruque à cheveux courts qui le défigure singulièrement. Sur une muraille à gauche est suspendue une chaîne brisée, signe allégorique de la liberté que l'émigration a procurée au prince. Audessus est écrite en traits légers la date de sa fuite , le 27 juin 1791. Ce portrait, de forme ovale , peut avoir de huit à neuf pouces de haut sur six ou sept de large. La seule épreuve qu'en ait vue l'auteur de cet article est une épreuve d'artiste citez le célèbre amateur milanais, le marquis de Trivulce. disant : « Permettez que je baise cette main qui « a produit de si beaux ouvrages ! » Politesse italienne , car des oeuvres de Bervic et de celles de Wille , son maître , il disait : « Ce n'est pas « de la gravure, c'est du fer. » Les oeuvres dont il était entouré et qu'il goûtait le plus, c'étaient les gravures de la grande école de Louis XIV et celles de Strange et de Woollet. Il a eu le bonheur de jouir, de son vivant, de toute sa renommée. 11 avait, pour ainsi parler, le mens aurea, l'esprit d'or dont parle le poëte : In summo mens aurea rivet Olyinpo. Par sa prodigieuse habileté à traduire les oeuvres des dieux de la peinture resplendissantes autour de lui , par l'enchantement de son exécution , il transformait en quelque sorte son burin en une baguette à faire de l'or. Plein de passions ardentes et mobiles , dévot par accès, sensuel" par tempérament, le temps qu'il ne donnait point à son travail était ballotté entre les pratiques de la religion , les emportements du coeur et les mille petites douleurs d'une vie de faste et de prodigalité. On dit que, vers ses dernières années, tombé en un rigorisme étroit et puéril , il confondit dans une proscription égale la nudité et le nu, le nu qui a toujours sa décence et qui constitue l'une des plus belles ressources (le l'art ; et que, tranchant en zélé converti ce problème, l'un des plus délicats des beauxarts, il rechercha de tous côtés, pour les détruire , les épreuves de son Angélique et Illédor, et brisa le cuivre inédit d'une Vénus sortant du bain, dont il ne reste aujourd'hui qu'une épreuve d'essai, recueillie par les Artaria de Manheim. Son oeuvre complet monte à 251 pièces , dont 18 d'après Raphaël d'Urbin. Morghen s'est marié trois fois et a laissé plusieurs enfants , dont un seul pratiqua les arts
  • Raphaël SCHIAMINOSSI( 1580) : peintre et graveur, né à BorgoSanSepolcro vers 1580, fut élève de Raphaël del Colle. On connaît de lui le tableau du maitreautel de l'église du Dôme de sa ville natale. La composition en est simple, l'eipression natu- relie, l'aspect n'en est pas dépourvu d'agrément et le coloris en parait étudié. Mais c'est surtout comme graveur qu'il s'est fait une réputation. Ses eaux - fortes , d'un beau brut pittoresque, exécutées dans le style des peintres, sont trèsrecherchées. Les pièces qu'il a gravées sont marquées de son nom ; mais ce nom est écrit de différentes manières : c'est tantôt SCHAINHOSSAUS , tantôt SCHIA-!MOSSI , tantôt SCIAMINOSI. Laozi ajoute à la difficulté en le nommant Scaminorsi et Scaminassi. Son véritable nom doit être celui qu'il a pris sur ses gravures ; elles sont au nombre de soixantetreize, parmi lesquelles il y en a vingtquatre en tailles de bois, formant deux recueils séparés de grandes tètes représentant les Douze apôtres et les Douze Césars. Parmi les pièces à l'eauforte, on distingue une suite de quatorze feuilles de son invention , sur les mystères dù Rosaire, publiée à Rome en 1609. Il a z.avé une autre suite sur le même sujet, composée de quinze feuilles
  • Raphaël SOPRANI( 1612) : biographe, né à Gènes en 1612, fut élevé chez les jésuites Mais la faiblesse de sa constitution retarda ses progrès. Il aimait , imprimer à Bordeaux en 1647. Elle n'a d'autre mérite que sa rareté. les arts, et on lui permit de consacrer au dessin une grande partie de son temps. A la demande d'un certain Manolezzi (le Bologne, qui travaillait à un supplément pour les Vies des peintres de Vasari, il rassembla des matériaux sur les artistes génois; et quoique l'ouvrage fùt achevé en 1665, il ne parut qu'après la mort de l'auteur. Dans ce recueil, ainsi que dans celui qu'il a intitulé Gli serittori della Liguria, Soprani s'est montré un biographe sans critique et prodiguant indistinctement ses éloges à tout le monde. Des diaux cent vingt peintres dont il a parié, on est étonné de ne pouvoir conserver que le nom de Luc CamMaso, qui est peut-être le seul bon artiste que Gènes ait produit. Soprani, qui était trèsattaché à sa femme, ne put se consoler de l'avoir perdue. Il se démit de sa charge de sénateur, entra dans les lkdres, et allait être élevé à la prêtrise, lorsqu'il mourut à Gènes le 2 janvier 1672. Ses ouvrages sont : Serittori della Liguria, e par- tieolarmente della marittima , Gènes, 1667, iti-%°; ou' rage sec, superficiel et peu exact. Michel Giustiniani en publiait un sur le nième sujet mais il n'en donna que la première partie. Oldoini, qui, en 1671, en rédigea un en latin sur le même plan , n'a que le mérite d'être un peu plus complet. Ce dernier parut en 1680. Tous les trois sont par ordre alphabétique des prénoms ou noms de baptême, suivant l'usage le plus commun de ce tempslà. 2. L'ira di suor Tom- masa Fiesea, et della beata Caterina Fiesea ildorna, ibid., 1667 ; 3° Quelques opuscules restés manuscrits, dont on trouve la liste dans Oldoini, qui donne aussi le détail de trois ouvrages peu importants dont Soprani fut l'éditeur ; o Vite de' pittori, scultori cd arehitetti genoresi, e de' forestieri rite in Genora operarono, 67 avec plusieurs portraits, réimprimé en 1768, 2 vol. avec la vie de l'auteur par Cavanna, et des additions par Ch. Jos. Ratti
  • Raphaël TRICHET-DUFRESNE( 1611 - 1661) : numismate et bibliophile, était fils d'un avocat au parlement de Bordeaux et naquit en celte ville, au mois d'avril 1611. Son père cultiva ses dispositions avec soin et l'envoya de bonne heure à Paris, où il acquit, dans la société des artistes et des savants, la connaissance des livres, des tableaux et des médailles. Le duc d'Orléans s'attacha le jeune Dufresne et lui fit entreprendre plusieurs voyages pour recueillir des antiquités et des objets d'art, dont il enrichit son cabinet. Lors de la fondation de l'imprimerie royale, en 1640, sous la surintendance de SubletDesnoyers, Trichet en fut nommé correcteur . Il devint, après la mort de Naudé, bibliothécaire de la reine Christine, qui avait déjà eu le projet de l'appeler en Suède , et il accompagna cette "'princesse dans son premier voyage à Rome; il profita de cette circonstance pour visiter les principales villes d'Italie, dans lesquelles il acheta, pour son compte et à vil prix, une foule de Il Pierre TeiclisT, avocat à Bordeaux, mort en 1644, à 57 ans, est auteur d'un poème intitulé De Lyside venefica. prcest? giis , Bordeaux, 1627 : de deux tragédies latines : Salmanus 'lamine ictus, 1617, et Maria Aragon., 1h26; d'un recueil : Epigrammata et varia quedam poemaiia , divisé en deux parties, imprimées à Bordeaux en 1617 et en 1635; enfin d'un Traité sur les instruments de musique, que l'on conservait en m ?nuscrit à la bibliothèque de SteGeneviève. Son portrait est gravé il est représenté un livre à la main. . Les auteurs de la Bibliothèque de la France le font directeur de cet établissement, t. 4, 2. part., p. 276; mais il parait plus certain , d'après Sauvai et Piganiol , suivis par Peignot, que SubletDesnoyers , alors surintendant des bâtiments, eut le titre de surintendant de l'imprimerie royale ; Trichet , celui de correcteur, et Cramoisy celui d'imprimeur ; en deux ans il en sortit soixantedix grands volumes grecs, latins, français et italiens. Huet, Comment. de rebut ad eu= pertinentibus, part. 3. livres rares et curieux. Un passage du Chevreeana l'accuse d'avoir abusé de la confiance de la reine. Lui ayant conseillé de se défaire d'une partie de ses médailles et de ses tableaux comme peu dignes de figurer dans sa collection, il s'en rendit l'acquéreur et se trouva posséder les médailles les plus rares et les tableaux des meilleurs maîtres. Il consacra ses dernières années à l'étude, et l'on attendait de lui des ouvrages importants quand il mourut à Paris, le 4 juin 1661, à l'âge de 50 ans. On a de lui : 1° une Vie de Léonard de Vinci et une Vie de I,.- B. Alberti, insérées dans le Trattato della pittura, dont il donna, en 1651, la première édition ; 2° le texte français de la Rriefve histoire de l'institution de toutes les religions ; 3° Epistola ad Petrum Seyuinum, de Charonodce effigie in calanensi numo aryenteo, Paris , 1658 réimprimé dans les Selecta nuntisMata de P. Seguin, ibid. , 1665 et dans le Thesaur. antiquit. grœcar. de Gronove, t. 10, p. 569 ; 4' une épître dédicatoire à Fouquet et l'Eloqe de Jérôme à la tète du traité De equuleo, dont il donna une nouvelle édition , dont le manuscrit était conservé dans la bibliothèque des augustins déchaussés à Paris. 5° Fables diverses, tirées d'Esope et d'autres auteurs, avec des explications, Paris, 1659, 1689 fig. de Sadeler. Cet ouvrage, dont le prin cipal mérite consiste dans les gravures , a été réimprimé en 1743; niais on donne la préférence à l'édition originale. Le P. Labbe nous apprend que TrichetDufresne travaillait à une histoire de l'île de Crète, illustrée par les médailles, et il désire qu'il se présente quelque savant capable de mettre la dernière main à cet important ouvrage . Le catalogue de la bibliothèque de Dufresne, Paris, 1662 est curieux et mérite d'ètre conservé; mais les matières y sont mal distribuées, et il est d'ailleurs imprimé d'une manière incorrecte . Son portrait a été gravé par Bosse
  • Raphaël GEMINIANI : cycliste
  • Raphaël Sanzio : dit Raphaël, peintre italien
  • Raphaël Haroche : Plus connu sous le nom de scène Raphael, Raphaël Haroche est un auteurcompositeurinterprète français.
  • Raphaël Ibanez : Raphaël Ibanez est un rugbyman français.
  • Raphaël Mezrahi : Raphaël Mezrahi est un humoriste et acteur français.
  • Raphaël Coleman : Raphael Coleman est un acteur anglais qui a notamment joué dans le film Nanny McPhee.
  • Raphaël Gualazzi : Raphael Gualazzi est un chanteur et pianiste italien.
  • Raphaël Personnaz : Raphaël Pesonnaz est un acteur français.

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