Le prénom Octave Masculin

Origine :

Fête :

20 Novembre

Signification de Octave

Prénom masculin, Octave s’est nettement imposé vers la fin du XIXe siècle et a atteint son pic en 1902 avec 321 naissances. Ce prénom est présent dans les pays néerlandais, polonais et italien.
Les traits de caractère des Octave sont leur sympathie, leur intelligence et leur gentillesse. Oscillant entre deux natures, les Octave sont à la fois introvertis et extravertis.
Octave connaît plusieurs variantes parmi lesquelles on peut citer Octavien, Octavie, Octaaf (néerlandais), Ottava (italien) et Oktawa (polonais). Parmi les dérivés féminins on trouve Octavienne et Octavia.
La sphère littéraire regorge d’Octave dont Octave Feuillet (romancier), Octave Mirbeau (écrivain et journaliste), Octave Hamelin (philosophe) et Octave Crémazie (poète et écrivain).

Personnalité de Octave

Etres raffinés et distingués, ils ont de la classe et ne laissent pas indifférents. Patients, souples, agréables, ils font facilement confiance, au risque de se faire avoir. Assez casaniers, ils préfèrent le calme de la vie familiale ou le cercle restreint des amis. Ils ont une grande confiance en eux, ce qui les rend parfois têtus et obstinés. Ils se servent beaucoup de leur intuition pour agir.

Provenance du prénom Octave

Histoire de Octave

Etymologie de Octave

Les Octave célèbres

  • Octave ARCHINTO( 1500 - 1656) : comte milanais, fils d'Horace Archinto et de Léonore Tonsa, naquit vers la fin du 16° siècle. Il occupa plusieurs emplois publics, et reçut de Philippe III, roi d'Espagne, le titre de comte de Barate. Il mourut le 13 juin 1656. Archinto avait de grandes connaissances en antiquités, et avait particulièrement étudié celles de sa patrie. Il avait rassemblé une collection curieuse de monuments dont il a publié les descriptions. Ses principaux ouvrages sont : Epilogati racconti delle antichità, e nobiltà della filmiglia Archinti, etc. Aggiuntari una breve esposizione degli antichi marrai, che ne' palagi di questa famiglia si leggono, Milan, 1648 ; 2° Colleclanea antiquitatum in ejus domo sans date ni nom de lieu, ouvrage tellement rare qu'il a été inconnu à Argellati, qui n'en fait pas mention dans sa Bibliotheca Scrip-( ornai Mediolanensium
  • Octave BELTRANO : de Terranova, dans lai Calabre citérieure, exerçait en 1640, à INaples, lest professions d'homme de lettres, de libraire et d'imprimeur. 11 a publié : 1° la Breve descrizione del regno di Napoli, imprimée par lui à Naples, 1640 et réimprimée, par lui et par d'autres, plusieurs fois depuis. 2° Une espèce de refonte et de division en parties de l'Almanach perpétuel de Benincasa, avec des additions de traités et de chapitres entiers, Venise, 1662 et 1688 5° Le Quadrio lui attribue une espèce de centon intitulé : il Vesuvio , poema in ottave rime, composé d'octaves prises de différents auteurs ; mais il ne dit point où ce centon est imprimé, et nous n'en connaissons non plus aucune édition. Il nous serait aussi trèsfacile de citer de lui, comme ouvrages existants : 4° une Introduction à l'astrologie, que tout le monde peut apprendre facilement; 5° l'Extrait de diverses sciences, très- utile aux astrologues, médecins, barbiers, alchimistes, marins, agriculteurs et autres ; 6° Annuaire, ou Journal de tous les Saints dont la file arrive jour par jour, avec les figures de chaque saint et son martyre; mais le fait est que Mazzuchelli, qui nous donne les titres ita- liens de ces prétendus ouvrages, n'en cite aucune édition connue
  • Octave CAJETAN( 1566 - 1600) : jésuite sicilien , né le 22 avril 1566, à Syracuse, mort à Palerme en 1600, àgé seulement de 34 ans. C'était un homme d'une profonde érudition et d'une solide piété. On a de lui : 1° des Remarques sur les lettres de Théodose, moine , concernant le siége de Syracuse, que l'on trouve dans le t.1", 2e partie du recueil de Muratori. 20 Longtemps après sa mort, on a publié de lui : Vitte sanctorum Siculorum, Palerme, 1652 50 Isa- goge ad historiam sacram Siculam, Palerme, I707, réimpritné dans le t. 10 du Thesaurus And- quitaium de Grïevius : on y trouve des remarques curieuses sur la langue sicilienne
  • Octave FALCONIERI : savant antiquaire, prélat de l'Église romaine, d'une ancienne famille originaire de Florence, mort à Rome en 1676, àgé seulement d'environ 30 ans, est auteur de plusieurs Dissertations sur les antiquités, insérées par CrIrvius et Gronovius dans le volume 4 des Antiquités romaines et dans le volume 7 des Antiquités grecques. On lui doit la première , sur une médaille d'Apamée , portant pour empreinte le Ces deux pièces se trouvent aussi dans les Selecta mata anliqua de Seguin. déluge de Deucalion. Ni le grand succès de cette Dissertation , ni les éloges qui en furent faits par les plus célèbres antiquaires, n'ont empèché Apostolo Zeno de consigner dans ses notes sur la Bibliothèque de Fontanini, un trait de critique qui a été répété depuis avec la confiance qu'inspire le nom de ce savant et judicieux écrivain. « Sur cette a médaille, ditil , Falconieri crut voir représenté a le déluge universel avec l'arche, etc., et il crut a lire audessous ME , c'est-àdire, le nom du ,, elles signi« fient ME ; mais lues de la gauche à la droite , « elles ne sont que les trois dernières lettres du « mot entier. » Notes sur Fontanini, t. 2, p. 252. En lisant ce trait lancé avec tant d'assurance, il n'est personne qui n'y voie une bonne leçon sur la crédulité des antiquaires; mais c'en est une, au contraire, sur la légèreté des critiques. L'éditeur de la 4e édition de la Roma antica . Il est donc prouvé que la critique de Zeno est nonseulement légère, mais entièrement dépourvue de fondement. Nous avons donné quelque étendue à cette question , quoiqu'elle soit purement accessoire , parce que l'exact auteur de l'Histoire de la Littérature italienne, Tiraboschi', a cité, en l'adoptant , cette critique, t. 7, p. 249 ile sa première édition ; qu'appuyée sur cette double autorité, elle a passé dans le Nouveau Dictionnaire historique italien de Bassano , et qu'il n'y aurait pas de raison pour qu'elle cessât de se propager, si l'on ne se faisait enfin un devoir d'en avertir. Falconieri était en relation de correspondance et (l'amitié avec les savants les plus célèbres de son temps. Nic. Heinsius lui a dédié le 5' livre de ses Elégies , Spanheini son traité des médailles, et plusieurs autres savants d'autres ouvrages. Il était membre de plusieurs académies savantes , et ne bornait pas ses études aux sciences et à l'érudition ; il cultivait aussi les belleslettres. Dans le ter volume des Lettres d'homnzes illustres, publiées par Ange Fabroni , on en a une que Falconieri écrivit, le 15 décembre 1665, au prince Léopold de Toscane , sur la nécessité (l'admettre le Tasse parmi les auteurs qui font autorité pour la langue, dans la nouvelle édition qui se préparait du Vocabulaire de la Crusea. En lisant les excellentes raisons qu'il donne au prince, tant en son nom qu'au nom du carlinal Pallavicino, ce qui frappe le plus, c'est qu'à cette époque il eût encore besoin de les donner
  • Octave FARNÈSE : second duc de Parme et de Plaisance, fils et successeur de PierreLouis, était à Pérouse, auprès de Paul III, lorsqu'il apprit que son père avait été assassiné à Plaisance le 10 septembre 1547; que Ferdinand de Gonzague, lieutenant de l'empereur à Milan, avait pris possession de Plaisance au nom de CharlesQuint, qu'il avait promis de réformer les abus du gouvernement, de diminuer les impôts, et de pardonner à tous les coupables; enfin que les forteresses de SanDonnino , ValdiTaro et CastelGuelfo s'étaient rendues à lui. D'autre part cependant les Parmesans avaient proclamé pour duc Octave Farnèse : celuici accourut au milieu d'eux avec l'armée du pape; mais se sentant trop faible pour attaquer Plaisance, il fut contraint à signer une trève avec Gonzague, en même temps qu'il négociait avec Henri H pour s'assurer l'appui de la France. Cependant Octave Farnèse, gendre de l'empereur et petitfils du pape , se voyait également dépouillé par tous deux. Gonzague faisait à Milan des préparatifs pour attaquer Parme , et Paul III, pour mieux défendre cette ville, résolut de la réunir de nouveau au domaine immédiat de l'Église. Il rappela son petitfils à Rome en 1549, et il fit occuper Parme par Camille Orsini, général de l'Église. En donnant cette nouvelle à Octave , il lui annonça qu'il lui rendrait le duché de Camerino , dont il l'avait précédemment investi , mais auparavant il voulait terminer des négociations commencées soit avec l'empereur, soit avec le roi de France. Le pape était fort vieux , et Octave courait risque de le voir mourir tout à coup sans avoir pourvu à son sort. Il le pressa longtemps de se décider, puis, marchant sur Parme à l'improviste, il essaya de surprendre cette ville , afin d'être nanti de quelque chose. N'ayant pu y réussir, il entra en traité avec Ferdinand de Gonzague pour recouvrer la faveur de l'empereur; mais Paul III conçut tant de douleur de ces démarches précipitées, qu'il en mourut le 10 novembre 1549. Octave, dépouillé de tous ses États et privé de l'appui de son grandpère , paraissait perdu sans ressources ; mais Paul III, pendant un pontificat de seize ans, ayant créé soixantedix cardinaux, avait assuré à sa famille un parti puissant dans le sacré collége. Le pape Jules III fut à peine consacré, que pour témoigner sa reconnaissance au parti Farnèse, il fit rendre Parme avec tout le duché à Octave, le 24 février 1550 ; il le créa gonfalonier de l'Église, tandis qu'il confirma son frère Horace dans la charge de préfet de Rome. Jules III avait cru être agréable à l'empereur en rendant un État à son gendre; mais les généraux de CharlesQuiftt haïssaient Farnèse et voulaient le ruiner. Celuici fut obligé de recourir à la protection de la France , et le traité qu'il signa le 27 mai 1551 avec Henri II attira sur lui l'indignation du pape et de l'empe reur; ses fiefs furent confisqués, les cardinaux ses frères furent obligés de sortir de Rome ; cependant il se défendit avec courage , et au bout de deux ans il obtint une trève honorable. Sur ces entrefaites, Horace Farnèse, duc de Castro et frère du duc de Parme, fut tué le 18 juillet 1553 en défendant Hesdin contre les Impériaux ; c'était lui qui avait rapproché la maison de Farnèse de la France. Comme il mourait sans enfants, Octave recueillit sa succession, et chercha en méme temps à se réconcilier avec la maison d'Autriche. Son traité avec Philippe II fut conclu le 15 septembre 1556. Les villes de Plaisance et de Novare lui furent rendues; le monarque espagnol s'en réserva cependant les forteresses, et il ne restitua celle de Plaisance que trente ans après. Quant à Novare, cette ville avait servi de dot à Marguerite d'Autriche, et ne passa point à la maison Farnèse. La réconciliation de Farnèse avec Philippe II fut consolidée par les services que sa femme Marguerite (l'Autriche et son fils Alexandre rendirent à la monarchie espagnole dans les PaysBas. Marguerite ne parait pas avoir désiré vivre avec son époux. Philippe H la nomma en 1559 gouvernante des PaysBas; et cette princesse, par sa modération et sa douceur, aurait probablement conservé ces riches provinces aux Espagnols, si Philippe avait écouté ses conseils plutôt que de suivre son propre génie soupçonneux et cruel. Il la rappela en 1567, lorsqu'il envoya en Flandre le duc d'Albe. Marguerite, après avoir rendu une visite à son mari à Parme, se retira dans l'Abruzze, où elle mourut au mois de février 1586. Son fils Alexandre avait habité en Flandre avec elle ; il y fut rappelé en 1577 pour prendre le commandement que Philippe Il avait ôté au duc d'Albe ; il y était toujours, et s'était déjà illustré par les exploits les plus glorieux , lorsque son père Octave Farnèse mourut le 18 septembre 1586. Octave Farnèse avait joui pendant les trente dernières années de sa vie d'une paix non interrompue; il en avait profité pour réparer les désordres des administrations précédentes, et soigner le bonheur des peuples qui lui étaient soumis. Il fit prospérer les deux duchés de Parme et de Plaisance, et sa mémoire a été longtemps chère aux habitants de ce pays
  • Octave FERRARI( 1607 - 1682) : neveu du précédent, né à Milan en 1607, se livra .comme lui à l'étude de l'antiquité; il n'avait que vingt ans lorsque le cardinal Frédéric Borromée le nomma professeur d'éloquence à son collége Ambroisien. En 165i, il fut appelé à la mème chaire dans l'université de Padoue , et y joignit bientôt après celle de langue grecque. Ses leçons attiraient un grand nombre d'auditeurs , qui parut rendre à cette université son ancien éclat, de l'aveu mème de ceux qui en ont écrit l'histoire. Ayant prononcé publiquement un panégyrique de la reine Christine de Suède, H reçut en présent de cette princesse un collier en chaîne d'or de la valeur de mille ducats. Il fut encore mieux récompensé de celui qu'il publia à la louange de Louis XIV, et reçut de ce monarque, pendant cinq ans selon les uns, et pendant sept selon d'autres , une somme annuelle de cinq cents écus. La ville de Milan le nomma son historiographe avec 500 écus d'appointements. Il avait composé sept livres de cette histoire , mais on mit peu d'exactitude à lui fournir les documents nécessaires ; il craignit d'ailleurs d'offenser ou 1;1 maison d'Autriche, dont il était sujet , ou le roi de France, de qui il avait reçu des bienfaits ; il aima mieux interrompre ce travail , et défendit ineine de publier jamais ce qu'il en avait fait. Cela valait sans doute mieux que d'altérer la vérité de l'histoire ; mais il fallait donc renoncer au titre et aux appointements d'historiographe. Tiraboschi croit que les lettres y ont peu perdu ; il ajoute mème que les honneurs et les récompensés accordés à Ferrari attestent plutôt le mauvais goût du siècle que le mérite de l'écrivain , dont les ouvrages purement littéraires ont au souverain degré tous les 'défauts de son temps. On en trouve la liste dans Argelati , Bibi. script. mediol., t. 1, part. 2. Quant à ses ouvrages d'érudition, ils jouissent de plus , Wolfeninitial , 1714 et inséré dans le tome 2 des Antiq. rom. de Sallengre ; Dissertationes due , allera de balneis , altera de gladiatoribus ; 9. Apollo tuam lidem, sive litteratorum fatum; accessit ejus- dent epistola de ° Lita Dominici , senatoris Veneti, Venise , 1656 de 43 pages. Les continuatdurs de bloreri citent cet ouvrage, dont ils ne savent point, disentils, qu'il ait été fait mention ailleurs. La plupart de ces dissertations ont été souvent réimprimées, tant en Italie que chez l'étranger, surtout les deux livres E/ ectorum, qui sont regardés comme son meilleur ouvrage. Quelques auteurs ont soupçonné qu'il les avait trouvés parmi les papiers de son oncle , et qu'il se les était attribués. On conserve de lui en manuscrit plusieurs ouvrages inédits dans la bibliothèque de SteJust:ne , à Padoue , entre autres un traité en 1. livres De fiinere christianorum, qui n'est point ache% é ; ses leçons sur Apulée, Tacite , Juvénal, Virgile , etc.; les dissL.rtations sur Tertullien, et un ouvrage curieux en sept livres, intitulé Gym- nastira sacra , sen duriores veterum christianorum ad corpus edomandum artes. Octave Ferrari mourut à Padoue , le 16 mars 1682 , universellement aimé et regretté nonseulement pour son s'avoir, mais pour ses qualités morales et pour son caractère si conciliant et si doux, qu'on lui avait donné , selon le Dictionnaire historique italien de Bassano, les surnoms honorables de Pacifique et de Concilia- teur
  • Octave GAËTANO( 1566 - 1620) : savant jésuite , naquit à Syracuse, le 22 avril 1 566 , de parents issus des illustres maisons de Sortini et de Carrari. Il montra dès son enfance une dévotion trèsvive , et passait en prières le temps que ses camarades donnaient aux divertissements de leur àge. Une vision qu'il eut à seize ans dans l'église des jé- suites détermina sa vocation : il sollicita surlechamp , avec le consentement de son père, son admission dans la société; mais ce ne fut que vingt ans après qu'il prononça ses derniers voeux. La sagesse de sa conduite, sa douceur et ses talents lui avaient acquis l'estime de ses supérieurs. Après avoir administré plusieurs années les colléges de Messine et de Palerme avec autant de zèle que de succès, il fut mis à la tète de la maison professe de cette dernière ville. Ce fut alors que, voulant mettre à profit ses loisirs, il s'occupa de rechercher et de réunir les actes des saints de Sicile. L'excès du travail le fit tomber malade; mais regrettant de laisser imparfait un ouvrage auquel il attachait un grand prix, il demanda à Dieu la santé , et la recouvra presque aussitôt. Enfin, épuisé de fatigues, le P. Ganano mourut à Palerme , le 8 mars 1620 , à 54 ans, dont il avait passé trentesix en religion. Son portrait fut gravé à Rome par l'ordre du supérieur général, avec une inscription qui renferme l'éloge de son savoir et de la sainteté de ses moeurs. Le P. Alegambe et Mongitore, dans la Bibl. de Sicile, rapportent plusieurs faits miraculeux arrivés au P. Getano. On a i le lui : 1. De die natali S. Nymphce virginis et marty- ris panormitane, Palerme, 1610, 4°, 2. 1dea opens Siculorum sanctorum famave sanctitatis illustrium , ibid., 1617 C'est le plan du grand ouvrage auquel il travaillait, qu'il n'eut pas la consolation de terminer entièrement, et qui ne parut que trentesept ans après sa mort , par les soins de ses confrères , sous le titre suivant : 3. Vitce SS. Siculorum ex antiquis grcecis, latinisque monumentis et ut plurimum ex mss. codicibus nondum editis col- lecte, ibid. , 4&7 , 2 vol. ouvrage savant et trèsestimé. Le P. Tamburini en détacha l'His- toire des églises de Sicile dédiées à la Ste- Vierge, la fit imprimer séparément, Palerme, 1663 et en publia, l'année suivante, une traduction italienne, avec quelques additions et des figures . 4. Isagoge ad historiam sacram siculam ibid. , 1707 Cette introduction à l'histoire ecclésiastique de Sicile est pleine d'érudition , et a «é insérée dans le tome 1 0 du Thesaur. antiq. de Crrevius. On a encore du P. Celano, une Oraison funèbre de Philippe II roi d'Espagne, en italien prononcée dans la cathédrale de Palerme, en 1601 . Cette pièce eut deux éditions la même année ; et elle fut réimprimée , pour la troisième fois , 1619. — GAETANO , frère du précédent, naquit à Syracuse, en 1578, et entra dans la com- pagnie de Jésus en 1593 ; il suivit les traces de son frère, et , après avoir rempli avec distinction différents emplois , mourut à Palerme , le 7 janvier 1647. On a de lui : Vita di Francisco Caetano delle compagnia di Giesu , Palerme, 1 657 , et réimprimée avec quelques additions , Bologne , 1619 Cette vie a été traduite en latin par le P. Toussaint Bridoul , Lille, 1641
  • Octave PICCOLOMINI( 1599 - 1656) : un des généraux au- trichiens les plus distingués de la guerre de trente ans, naquit en 1599 d'une illustre famille siennoise originaire de Rome . Il se consacra de trèsbonne heure à la profession des armes et fit ses premières campagnes en Italie dans les troupes espagnoles. Il passa ensuite en Allemagne avec un régiment de cavalerie que le grandduc de Toscane envoyait à Ferdinand II, et dans lequel il servait en qualité de capitaine. La première affaire dans laquelle il se distingua fut la bataille de Lutzen, où il était à la tète d'un corps de troupes, près de l'endroit où périt GustaveAdolphe. Piccolomini commandait les Impériaux, avec Jean de Werth , à la bataille de Nordlingen , et il eut la gloire de contribuer à la défaite du célèbre duc de Weimar. Profitant de la consternation des Suédois pour parcourir la Souabe et la Franconie, il s'ellipara en peu de temps de plusieurs villes, et trouva de grandes ressources pour la subsistance de son armée. Il obtint l'année suivante un succès moins brillant , mais non moins important. Les PaysBas étaient menacés par les Fran-çais; un renfort de 12,000 fantassins et 7,000 cavaliers , qu'il conduisit à Namur, mit pour le moment les Espagnols à l'abri de l'invasion. Il fut moins heureux dans une attaque qu'il dirigea en 1636 contre les Hollandais ; mais en 1639 , il réussit à délivrer Thionville , assiégée par Châtillon. Ayant ensuite échoué devant Hesdin, il voulut pénétrer en Champagne et vint attaquer Pont-àMousson ; mais , attaqué par Châtillon, qui avait reçu des renforts, il fut contraint de se retirer, et se porta sur la Franconie. Des pluies continuelles et les mauvais chemins rendirent sa marche si difficile, qu'il se vit obligé d'abandonner une multitude de chariots pleins de munitions. Alors, comme de nos jours, le passage d'une armée était rarement exempt de graves pour les pays qu'elle traversait. Les magistrats de Nuremberg obtinrent , moyennant vingtcinq mille florins, que Piccolomini ne passerait pas sur le territoire de leur ville. Cette somme fut employée à l'achat d'une grande quantité de pain et d'autres provisions , de chevaux d'artillerie, à la refonte de quelques pièces, à la réparation des affûts, etc. Toutefois la difficulté du transport força Piccolomini de laisser sur la route plusieurs pièces de douze et de vingtquatre. Bannier , avec 24,000 hommes , désolait la Bohème. Piccolomini , à la tète d'une force égale, fut assez heureux pour arrèter ces ravages et plème pour s'emparer de Collin. Il rendit bientôt à l'Empereur un service plus essentiel encore. Le fléau de la guerre pesait alternativement sur les différentes parties de l'empire germanique. Ferdinand avait réussi jusqu'alors à en préserver l'Autriche. Ce pays était alarmé de nouveau par l'approche des Suédois. L'activité et les manœuvres habiles de Piccolomini le sauvèrent d'une invasion dont les suites étaient incalculables. Le théâtre principal de la guerre s'étant bientôt trouvé transporté à l'ouest, le général autrichien y parut en même temps que les Suédois ; il fit prisonnier le colonel Schlang , avec un corps assez nombreux , auprès de Neubourg, dans le hautPalatinat, gèna beaucoup les mouvements des ennemis et leur occasionna des pertes considérables. Ces avantages, toutefois, furent contrebalancés par la défaite que Torstenson lui fit essuyer en Silésie, ainsi qu'au duc de SaxeLauenbourg. La réputation de Piccolomini inspira au roi d'Espagne le désir de l'attacher à son service, ce qu'il obtint de l'Empereur. Arrivé en octobre 1643 à Saragosse, il fut au mois de décembre décoré de l'ordre de la Toison d'or, avec le titre de grand (l'Espagne , et fut nommé général en chef des forces espagnoles dans les PaysBas. Il ne parait pas y avoir obtenu de succès par terre. L'armée espagnole n'était pas encore remise de la terreur que lui avait imprimée la journée de Rocroi, mais il soutint sans désavantage un combat naval contre la flotte combinée des Français et des Hollandais. L'Autriche avait perdu ses plus grands généraux , Tilly , Wallenstein , Jean de Werth, Mercy. Piccolomini et Montecucculi, déjà célèbre, étaient ses principaux soutiens. Les progrès effrayants que firent de nouveau les Suédois, en 1648 , déterminèrent l'Empereur à rappeler Piccolomini, et il lui conféra le grade de feldmaréchal. Ce général justifia la confiance de son souverain en contribuant à ralentir la marche des Suédois. Toutefois il est difficile de penser qu'il eût pu résister à l'ascendant de cette armée , si glorieusement secondée par Turenne. L'Empereur se vit dans la nécessité de faire la paix , et là se termina la carrière militaire de Piccolomini. Comme il avait, en plusieurs occasions, montré une grande habileté dans les affaires, il fut nommé principal commissaire de l'Autriche au congrès rassemblé à Nuremberg pour l'exécution du traité de Westphalie. Quand cette opération fut terminée , l'empereur l'éleva au rang de prince de l'empire. Piccolomini mourut à Vienne, le 10 août 1656, sans laisser d'enfants, et , en vertu de ses dernières dispositions , son titre de prince et son duché d'Amalfi passèrent à son petitneveu, Enée Piccolomini
  • Octave DENIS D'INES : acteur
  • Octave Feuillet : écrivain français
  • Octave Hamelin : philosophe français
  • Octave Mirbeau : écrivain français
  • Octave puis Octavien : surnommé Auguste, empereur romain

Octave année par année

Signe astrologique de Octave

Couleur de Octave

Pierre précieuse de Octave

Chiffre de Octave

Métal de Octave