Le prénom Matthias Masculin

Origine :

Fête :

14 Mai

Signification de Matthias

Matthias est un prénom masculin qui décrit un homme à multiples facettes. Il peut se montrer colérique, râleur et susceptible, tout comme doux et attentionné. Lorsqu’il a peur d’être blessé, il a tendance à se recroqueviller et à se cacher derrière un masque hautain et glacial. Lorsque Matthias entreprend quelque chose, il se donne corps et âme pour pouvoir réaliser son projet.
Au fil des siècles, plusieurs Matthias célèbres ont marqué le monde entier. On peut citer le peintre allemand Matthias Grünevald (XVè et XVIè siècle), le général autrichien Matthias Gallas (1584-1647) et l’homme politique allemand Matthias Erzberg (1875-1921).

Personnalité de Matthias

Plutôt exubérants, chaleureux, généreux, mais au caractère difficile, ils ont une volonté un peu fluctuante. Il faut souvent les forcer pour aller au bout des choses. Passionnés, ils travaillent avec obstination s'ils sont intéressés. Assez influençables, ils n'osent jamais dire "non", car ils ne veulent pas déplaire. Affectueux, tendres, ce sont de grands sentimentaux. Charmeurs, ils sont coutumiers des coups de foudre et des coups de coeur.

Provenance du prénom Matthias

Histoire de Matthias

Etymologie de Matthias

Les Matthias célèbres

  • Matthias CORVIN( 1443) : roi de Hongrie, né en 4443, à Clausembourg, en Transylvanie, était fils de Jean Hunniade. A l'âge de treize ans, il se vit, par la mort de son père, exposé à la fureur de ses cimemis ; Ladislas, son frère aîné , fut décapité, et luimême fut conduit à Prague, où il était détenu, lorsqu'en 1458 la nation hongroise le choisit pour son roi. Le fils du grand Hunniade, dont la mémoire était si chère à ce peuple , fut reçu à la frontière avec des démonstrations de joie extraordinaires. Le règne de ce prince entreprenant n'offre qu'une suite de guerres avec l'empereur Ferdinand III, avec les rois de Bohême Podiébrad et Wladislas, avec Casimir IV, roi de Pologne, avec les woywodes de Transylvanie, de Moldavie et de Valachie, et avec les sultans Mohammed Il et Bajazet II. Dans les intervalles de paix qu'il pouvait saisir, on le voit occupé à former des établissements pour les sciences et les arts, et à donner des lois à la nation hongroise. Obéissant aux impulsions de quelques mécontents, Ferdinand avait pris le titre de roi de Hongrie, sous prétexte qu'il tenait entre ses mains la couronne royale, qui lui avait été remise en gage pour une somme d'argent prêtée aux derniers princes hongrois. Matthias s'avance jusque sous les murs de Vienne ; la paix se fait; Ferdinand se désiste .de ses vaines prétentions et rend la couronne. C'est alors , que Corvin se fit couronner à AlbeRoyale. Ferdinand, ce prince faible et avare, renouvela plusieurs fois cette lutte, en attaquant les Hongrois, lorsqu'il les voyait engagés avec les Turcs ou avec leurs autres voisins : Corvin l'en fitrepentir à chaque provocation. En 1485, il s'empara de toute l'Autriche ; il se fit rendre hommage par les états du pays, dans la ville de Vienne, et, à sa mort, il était encore en possession de cette belle conquête. Ses armes obtinrent en Bohème des succès également glorieux. 36 Le roi Podiébrad, dont il avait épousé la fille, était attaché à la secte des hussites ; sur les instances du clergé catholique de Bohême, et àla prière du pape, Corvin déclara la guerre à ce prince ; il s'empara de la Moravie, de la Silésie, de la Lusace, et se fit élire roi de Bohême par les états catholiques assemblés à Olmutz, le 3 mai 1469. Podiébrad étant mort en 1471, Corvin se mit sur les rangs, afin d'être reconnu légalement parles états du royaume ; on donna la préférence à Wladislas, fils aîné de Casimir IV, roi de Pologne. Cependant, voyant leur roi sans cesse occupé hors de ses frontières, à des guerres étrangères aux intérêts de la nation, les Hongrois ne cachaient point leur mécontentement; plus des trois quarts des comtés du royaume avaient formé un parti, dans lequel se jeta, avec le haut clergé, le savant Jean Witez, qui avait élevé et instruit le roi dans sa jeunesse , et qui depuis était devenu archevêque de Gran. On offrit la couronne à Casimir, frère cadet de Wladislas, roi de Bohême; ce prince entra en Hongrie à la tête d'une armée, qui se fortifiait tous les jours par l'arrivée des mécontents. Matthias accourut à la tête de ses vieilles bandes; les factieux, déconcertés par la rapidité de sa marche, abandonnèrent l'armée polonaise, qui sortit avec précipitation du territoire hongrois. Peu après, Corvin se vit, avec 6,000 hommes, cerné dans Breslau par les rois de Pologne et de Bohême, qui étaient dix fois plus forts que lui ; les ayant éloignés par la sagesse de ses mesures, il reprit la Silésie et la Lusace. La paix se fit enfin en 1 478, à des conditions trèsglorieuses pour Matthias, qui, en conservant le titre de roi de Bohême , ainsi que Wladislas, gardait pour lui les provinces de Moravie, de Silésie et de Lusace. Les woywodes de Transylvanie, de Walachie et de Moldavie cherchaient à se rendre indépendants ; ils profitaient de toutes les circonstances favorables pour attaquer Corvin; chaque fois, ce prince les fit rentrer dans le devoir. Après avoir pris la Servie et la Bosnie, Mohammed II menaçait en même temps l'Allemagne et l'Italie; les papes, pour arrêter cet ennemi formidable de la chrétienté, avaient jeté les yeux sur Corvin, que l'on regardait comme un des premiers généraux de son temps ; malheureusement ce prince était trop occupé d'autres projets; ses guerres avec les Turcs furent mêlées de succès et de revers; il entra souvent sur leur territoire, et eux pénétrèrent plus d'une fois au delà des frontières de la Hongrie; Bajazet, successeur de Mohammed, rechercha l'amitié de Matthias, espérant que, par le moyen de ce prince, il parviendrait à retirer son frère Zizime des mains des chevaliers de Rhodes; mais ses propositions furent toujours rejetées. Corvin mourut le 5 avril 1490, dans sa 47° année, d'une attaque d'apoplexie, qui l'emporta en trois jours. C'est à ce prince que l'armée hongroise doit son organisation. Avant lui, elle ne consistàit qu'en cavalerie levée à la hâte; chaque soldat s'armait et s'équipait comme il voulait. Corvin se forma un corps d'infanterie ; qu'il appela la garde noire; c'est au milieu de ces vieilles bandes qu'il affronta tous les dangers à Breslau , à Barnia et dans d'autres circonstances périlleuses ; enfin c'est cette infanterie qui lui assura partout la victoire. 11 lui donnait l'exemple d'une intrépidité dont l'histoire nous a conservé un grand nombre de traits ; nous n'en rapporterons qu'un seul. Pendant qu'il faisait le siége de Neustadt, en Autriche, un envoyé du sultan Bajazet v int le trouver; Matthias lui dit de le suivre et de lui exposer le sujet.de sa mission. On se trouvait tellement exposé au feu des assiégés, que l'ambassadeur effrayé balbutiait, ne pouvant se rappeler ce que son maître l'avait chargé de dire. Corvin le rassurait en riant; il :s'arrêta et donna tranquillement sa réponse au milieu du feu le plus vif. L'envoyé turc, qui ne se rappelait ni ce qu'il avait dit, ni ce qu'on lui avait répondu, demanda une seconde audience; Matthias le congédia, en se moquant de sa pusillanimité. Ce prince montra souvent la plus sévère loyauté envers ses ennemis. Les deux fils de Podiébrad étant venus, à son invitation, le voir à Olmutz, le légat du pape lui fit observer qu'il n'avait donné à ces deux princes aucune assurance par écrit, et qu'il était le maitre de les faire arrêter. « A qui tenezvous un tel dis « cours? lui dit Corvin. Sachez qu'un signe de ma • part est sacré ; il vaut mieux que les paroles écri « tes que donnent les lâches qui vous ressemblent.» Un autre trait, que l'on cite de lui, marque l'homme grand , mais soumis aux faiblesses de l'humanité. Un émissaire s'était engagé à faire périr Podiébrad par le fer, si on voulait lui donner cinq cents ducats. Le roi avait promis la récompense. Ce malheureux, après avoir cherché inutilement l'occasion d'exécuter le coup qu'il méditait, vient dire à Corvin qu'il avait un moyen sûr de donner du poison à Podiébrad. « Retirezvous, lui dit ce prince ; contre mes « ennemis, je n'emploie que l'épée; » il fit avertir Podiébrad de ne manger qu'après avoir fait goûter les mets à celui qui les aurait préparés. Jean de Cisinge , neveu du savant \Vitez , étant mort dans la disgrâce du roi, les chanoines de sa cathédrale avaient laissé son corps sans sépulture; le toi, lorsqu'il l'apprit, leur en marqua son indignation. «Ne savezvous donc pas encore, lelir écrivit « il, que je ne fais la guerre qu'aux vivants et ja« mais aux morts? » Corvin, dans sa jeunesse, avait été parfaitement instruit dans les sciences; il parlait la plupart des langues vivantes, et s'exprimait avec une grande facilité en latin; il connaissait les auteurs de l'antiquité, surtout ceux qui ont rapport. à la science militaire. Il aimait à s'entretenir à table avec des hommes instruits; il protégeait les sciences; la nation hongroise lui doit des établissements trèsutiles. Avant lui, quelques écoles avaient été établies par Louis I" ; Matthias conçut, en 1465, le dessein d'ériger une université; le pape Paul II l'y autorisa par un bref adressé à Witez, qui le secondait dans ses grands desseins. Le prince avait le projet de bâtir une ville savante qui pût contenir quarante mille étudiants avec leurs maîtres, médecins, chirurgiens, et autres personnes nécessaire à leur service; il avait luimême dressé le plan de cette ville, qu'il faisait exécuter sur les bords du Danube, audessous de Bude : les fondements sortaient déjà de terre; mais les guerres qu'il eut à soutenir l'arrêtèrent dans l'exécution de ce beau projet ; il établit dans Bude même l'université pour laquelle il fit venir des savants d'Allemagne, d'Italie et de France. Il profita de la dispersion des bibliothèques grecques, après la prise de Constantinople, pour enrichir celle de son université : &avait à Florence quatre calligraphes, sans cesse occupés à transcrire les manuscrits qu'il n'avait pu faire acheter; il en avait aussi à Rome et dans d'autres villes. Matthias Belius porte à trente le nombre de ces copistes, travaillant sous la direction de Félix de Raguse , artiste aussi habile dans la miniature, que savant dans les langues grecque, arabe et chaldaigne. A la mort de Corvin, sa bibliothèque de Bude était la plus belle de l'Europe; elle contenait cinquante mille vorumes, presque tous manuscrits, magnifiquement reliéS : on y voyait aussi trois cents statues antiques, un grand globe et d'autres objets d'art. L'observatoire, qu'il avait fait bâtir pour son université, est le premier que l'on eût vu en Hongrie : il était bien fourni d'instruments. Ce prince avait fait venir d'Italie un artiste nommé Hess, qui imprima, en 1473, une chronique latine, le premier livre que la typographie ait exécuté en Hongrie. Les gens de lettres que Matthias avait attirés dans son royaume fondèrent deux sociétés savantes, l'une pour les Hongrois, l'autre pour les Transylvains. On reproche à Corvin des traits d'ingratitude et de cruauté. 11 devait son élévation sur lé trône à son oncle Szilagyi; il le fit arrêter et enfermer, parce qu'il ne pouvait plus souffrir la sagesse de ses remontrances. Par de vains motifs d'ambition, couverts du voile de la religion, il déclara la guerre à Podiébrad , son beaupère, auquel il avait les plus grandes obligations. 11 fit ignominieusement charger de chaînes, et tint enfermé pendant deux ans Banffy, comte de Presbourg, parce que ce seigneur, qu'il avait jusquelà honoré de sa confiance, avait permis à sa femme de se retirer à la campagne, pour se soustraire aux visites importunes du roi. Quelques traits semblables n'ont point effacé, dans le coeur des Hongrois, le respect que leur avaient inspiré pour Corvin la sagesse de ses lois, la sévérité et l'impartialité avec laquelle il faisait rendre la justice; ils lui doivent entre autres un code, qu'ils appellent leur grande charte, Decretum ma jus , qu'il fit paraître dans la diète de 1485 . Longtemps encore après sa mort, on répétait par tout le royaume : « Corvin est mort ; depuis lui, plus de justice. » On peut ajouter qu'il a aussi emporté avec lui dans le tombeau la gloire de la monarchie hongroise, considérée comme État indépendant. Wladislas, son successeur, fut lâche et indolent, autant que Matthias avait été actif et entreprenant; le malheureux On trouve la collection des lois rendues par Corvin, dans Bonfini, édition de FeaRefurt, 4I.84, p. 71 et suivantes du supplément. fils de Wladislas lisTà la Hongrie aux Turcs lui la ravagèrent; Bude, ce séjour auquel Corvin portait une si tendre affection, fut livrée aux flammes en .1527, sa magnifique bibliothèque fut pillée et détruite . Enfin, après une lutte sanglante, la maison d'Au t riche s'est emparée de la Hongrie GY.
  • Matthias KAGER( 1566 - 1634) : naquit à Munich en 1566. Après avoir appris les premières notions de son art dans son pays, sous la direction de Pierre de Witte, plus connu sous le nom de Pietro Condito, il alla se perfectionner en Italie , où il étudia particulièrement l'antique et les ouvrages des grands maltres. Après un séjour pro- longé dans ce pays, il fut appelé à Munich près du duc Maximilien , électeur de Bavière, qui lui accorda sa protection , le nomma son premier peintre avec un traitement considérable, et lui commanda plusieurs ouvrages. Cependant, malgré tant d'avantages , Kager, détourné de ses travaux par les troubles de la guerre, se décida à s'établir dans la ville d'Augsbourg, où son mérite l'éleva à la place de bourguemestre, et où il peignit , pour la salle d'audience de l'hôtel de ville, son chefd'oeuvre représentant le Jugement dernier. Mais il ne jouit pas longtemps de la tranquillité qu'il était venu chercher dans cette ville ; il y mourut au bout de quelque temps, en 1634, à l'àge de 68 ans. Outre le tableau cité cidessus, ses autres principaux ouvrages sont : Le Baptême de Jésus- Christ. — Ste- Cunégonde soutenant l'épreuve du feu et des lames tranchantes. — Ste- Élisabeth servant les pauvres.— Jésus- Christ apparaissant à Jacques de Ledesma, jésuite. — St- Jacques combattant contre les Maures, en faveur de dom Ramire. — Le duc Maximilien de Bavière commandant à la bataille de Prague, etc. Ces tableaux 'ont été gravés par R. Sadeler, L. et Wolfgang Kilian. Kager a gravé, d'après luimhme, le Baptême de Jésus- Christ, et L. Kilian a en outre gravé, d'après ce maitre , une suite de seize tableaux représentant Jésus- Christ , la Vierge , St- Jean- Baptiste , et les apétres. Le musée du Louvre possédait de ce maitre un dessin à la plume et lavé, représentant le Christ descendu de la croix; il a été repris en 1815 par les Prussiens
  • Matthias KWAST : navigateur néerlandais, fut expédié en 1639 par A. Van Diemen , gouverneur général des Indes . Ses instructions le chargeaient de découvrir la côte orientale de la grande Tartane et les fameuses lies de l'Or et de l'Argent. Des renseignements confus, que l'on avait obtenus des Japonais plusieurs années aupa- ravant, faisaient penser que ces terres étaient situées par les 7) 7 degrés de latitude nord, et à quatre cents lieues à l'est du Japon. Diverses Causes empéchèrent que l'on s'occupât tout de suite de cette recherche, et d'ailleurs quelques personnes regardaient la chose comme trèsincertaine , puisque depuis longtemps les Espagnols passaient tous les ans dans les parages indiqués. L'expédition de Kwast manqua empiétement; il n'eut pas connaissance de la côte de Tartane, et ne découvrit pas les Iles qu'il cherchait. En conséquence le journal de sa campagne ne fut pas publié, parce qu'on pensa que les circonstances n'en étaient pas assez importantes. Quelques particularités en ont été insérées dans le livre de Dirk Rembrantz van Niekop, en néerlandais, et intitulées Observations relatives aux voyages filits d'Europe au nord- est pour aller aux Indes orientales, Amsterdam' 1674. On les trouve aussi dans les Philosopliieal Transactions de 1674, numéro IO. Il parait que \eitsen vit aussi le journal de Kwast. Il dit dans son Noord en Oost Tartary que ce navigateur, qui avait avec lui deux navires, se dirigeant à l'est, vers 32 à 41 degrés de latitude, rencontra, à deux cents milles néerlandais du Japon , des indices de terres voisines, et qu'il ne les aperçut que de loin par les 37 degrés et demi. Beaucoup plus à l'est, et sous la mètne latitude, les mèmes signes se présentèrent de nouveau; cependant il n'en résulta rien. Si réellement il découvrit une terre à la latitude précitée, sa découverte peut etre regardée comme nulle, à cause de la manière vague et incertaine dont la distance de la côte du Japon est marquée. Des rumeurs semblables à celles qui avaient donné lieu au voyage de Kwast décidèrent, ,quatre ans plus tard, celui de Vries , qui du moins ne fut pas fait vainement. Au reste , si Kwast échoua dans son voyage de découvertes, ce fut un brave capitaine. Zn 1641, il commandait une escadre de six vaisseaux qui croisaient dans le détroit de Malacca pour observer les mouvements des Portugais. Un galion richement chargé et arrivant d'Europe fut attaqué et enlevépar Kwast; mais un éclat de bois blessa grièvement à la cuisse cet intrépide officier, qui mourut peu de jours après. E—s
  • Matthias NORBERG( 1747) : savant suédois, fut professeur à l'université de Lund , conseiller de la chancellerie , et se plaça au premier rang de la science. Il naquit en 1747 en Angermanie, province du nord de la Suède, où son père était sergent de bailliage. Après avoir fait ses premières études au gymnase de Herniisand, il se rendit en 1773 à Upsal, où. il obtint le grade de docteur en philosophie. Cette université, appréciant les talents de Norberg, le nomma agrégé dans la littérature grecque. Il publia en 1776 ses Observations sur la première partie de la traduction des saintes Ecritures, et devint, trois ans après, adjoint à la faculté théologique. Son goût pour les langues orientales le fit de bonne heure remar quer par ses vastes connaissances. Pour se perfectionner encore, il entreprit en 1777 un voyage dans divers pays étrangers , et s'arrêta pendant l'année 1778 à Paris, où les nombreuses et riches bibliothèques lui offrirent les plus fructueuses recherches. Il y consacra beaucoup de temps à examiner les manuscrits orientaux , que son compatriote le savant Other, ancien professeur à I Paris, y avait laissés. Il y remarqua plusieurs traités sur la religion et les lois des Sabéens, tels que le Liber Adami, une traduction en syrien du deuxième livre des Rois et de la Bible , et une interprétation des quatre évangélistes par Philoxène et Thomas Ileraclensis, du 6e siècle. Il se rendit de Paris à Milan accompagné du savant Villoison; et après avoir fait une visite à Rome, il commença à Milan la copie du Codex syriacohexaplaris, qu'il avait trouvé dans la bibliothèque ' ambroisienne , où il obtint d'entrer à condition d'y laisser une copie de la traduction syrienne du Livre des Rois. C'est par ce Codex, imprimé après son retour dans sa patrie , qu'il fonda sa réputation. Occupé de ces travaux , il apprit que le roi l'avait désigné pour accompagner le professeur Bjiirnstal dans ses voyages en Orient. Cette nouvelle lui était d'autant plus agréable. qu'il se voyait à portée de poursuivre plus facilement ses études favorites; mais arrivé à Constantinople pour y rejoindre son compagnon , il reçut la triste nouvelle que Bjôrnstal venait de mourir à Salonik, ce qui fit évanouir l'espérance qu'il avait conçue de voyager dans l'intérieur des pays orientaux. Norberg tacha donc de profiter de son séjour dans cette capitale; et le hasard lui ayant fait connaître un savant turc qui, malgré les difficultés, l'introduisit dans les bibliothèques , il y puisa beaucoup de matériaux pour les ouvrages qu'il a publiés. Il prit des leçons de langue arabe d'un schérif de la Mecque, et reçut aussi d'un Maronite des notions exactes et très-étendues sur la religion et la politique des Sabéens. Il séjourna un an à Constantinople, et commença son retour vers sa patrie par l'Italie, l'Allemagne et la France. Il s'arrêta quelque temps à Gcettingue , où il publia un traité intitulé De religione et lingua Sabeorum, ce qui le fit nommer membre correspondant de la société des sciences de cette ville. Les talents remarquables de Norberg l'avaient déjà fait élire membre du musée de Paris. 11 revint en Suède vers la fin de l'année 1781, après un séjour de cinq ans dans divers pays étrangers, et après s'être vu pendant son absence nommé successeur du professeur Bjiirnstal à l'université de Lund. C'est en exerçant cette fonction qu'il a publié ses principaux travaux : Codex syriaco- hexaplaris AnibrosianoAlediolanensis editus et latine versus, Lund, 1787; 2. Rudimenta linguce hebrœoe, Lund , 1812; 3° Codex Nazareus, liber Adami appellatifs, syriace transcriptus latineque redditus , Lund , 1815 , 3 vol. ; 4° Lexicon Codicis Nazarcei, 1816 ; 5. Rudiments etymologiœ grecce, a primis suis originibus repetitce, Lund , 1816 ; 6° Rapport sur la révolution du royaume circassien , par Schil- Effendi ; traduction en suédois de la langue arabe , Stockholm , 1816 ; 7. Onomasticon Codicis Nazarcei , Lund , 1817; 8° Gihan Numa, Geographia orientes, e turcico latinuM versa, Lund , 1818 , 2 vol. Mais ce ne fut pas la connaissance des langues orientales qui seule fonda la renommée de Norberg ; il possédait aussi l'éloquence de la langue latine à un tel point qu'il devint un auteur classique. Les principaux ouvrages latins qu'il a publiés sont : Dissertationes academine Upsalienses, Upsal, 1773- 1775 ,— Dissertationes acadenzicce Lundenses, Lund, 1782-1814 ; — Prograntmata Lundensia, Lund , 1793-1801 ; et une foule d'éloges sur les savants suédois décédés. Il prononça en 1802 un éloge en latin de CharlesLouis , margrave de Bade ; et l'empereur de Russie Alexandre , dont ce prince était le beaupère, lui envoya en récompense une bague de diamants d'un grand prix. Il reçut aussi un témoignage d'estime de la faculté théologique à l'université de Copenhague, où on lui offrit un diplôme de docteur en théologie. qu'il accepta avec le consentement de son souverain. Après avoir conservé avec la plus grande satisfaction sa place de professeur pendant quarante ans , il donna sa démission en 1820 ; mais avant de quitter l'université où il avait rendu ses lumières si utiles, il voulut donner encore à sa patrie un souvenir de son amour pour les sciences , et lui fit don d'une somme de seize mille six cent soixantesix rixdalers trentedeux schillings , sous la condition que les intérêts de cette somme formeraient les appointements d'un professeur de langues modernes. Il offrit aussi à la bibliothèque de l'université des originaux de ses manuscrits. Il finit ainsi honorablement son long séjour à Lund , et il se retira dans sa province natale pour y passer une vie tranquille ; mais malgré son àge et la vie retirée qu'il menait à la campagne, il continua de s'occuper des sciences et termina les travaux qu'il avait commencés à Lund. Il fit paraître en 1822 les trois derniers volumes des Annales de l'empire turc puisées dans les actes du pays. Le premier volume fut publié à Christianstad, avant que Norberg quittât Lund. Invité à assister à la promotion des maîtres ès arts , pour être une seconde fois depuis cinquante ans couronné de lauriers, il se rendit à Upsal , et s'occupa pendant son séjour dans cette ville de Mettre en ordre les manuscrits orientaux dont il a écrit aussi le catalogue qui porte ses ouvrages au nombre de 338. Outre ce catalogue , la bibliothèque d'Upsal conserve de ce savant une copie trèsnette, en 106 pages du Livre saint des Druses « Liber adora tionis... in absoitia domini nostri Miami El Hakem », que le missionnaire suédois Bergren a apporté de Constantinople. Les lettres écrites par Norberg pendant son séjour à Paris , Milan , Constantinople et Venise , dans les années 17781780, qui sont d'un mérite reconnu , se trouvent insérées dans le voyage de Bjôrnstal par Gjbrvell. Norberg avait commencé un traité d'un grand intérêt : Quoestio lingturne ° dis terrestris specie tant= differant, genere auteur ronsentiant ; mais sa mort laissa cette oeuvre imparfaite. A l'Age de 79 ans, Norberg termina sa longue et laborieuse ' carrière , le 11 janvier 1826 , dans la ville d'Upsal. Tout le corps académique et celui des étudiants assistèrent à ses funérailles. Les travaux de Norberg furent mentionnés honorablement dans le rapport sur le progrès des sciences fait à l'empereur Napoléon en 1809
  • Matthias UGONIUS : évêque de Famagouste, en Chypre , llorissait au commencement du 16. siècle. Nous avons de ce savant prélat : 4. Tractatus de dignitate patriarchali , Bresse, 1507 Cet ouvrage est en forme de dialogue. 2° Synodia Ugonia... de conciliis, Bresse, 1532 fort rare. On trouve au commencement de ce volume quatre feuillets séparés, qui renferment le titre, au verso duquel il y a une dédicace à cinq cardinaux, datée de I53 I , et ensuite une préface et une table. Le corps de l'ouvrage est composé de cent quarantecinq feuillets à double colonne. La lecture en est difficile, à cause du caractère gothique et des nombreuses abréviations. On prétend qu'il y a des exemplaires qui portent la date de Venise, I53!à, 1565 et 1568 ; ruais il est constant qu'il n'existe qu'une seule édition. C'est un des ouvrages les plus vigoureux eu faveur des maximes de la primitive Eglise. Il n'est point étonnant que, malgré l'approbation de Paul III, du 16 décembre 1553, la cour de Rome l'ait fait disparaître avec le plus grand soin. On serait bien plus étonné qu'il ne soit cité par aucun écrivain gallican des derniers temps, si son excessive rareté, autant que la difficulté de le lire, ne l'avait fait négliger. La préface est intéressante par la bonne foi qui y régne. Après avoir gémi sur les maux de tout genre qui désolaient l'Eglise, l'auteur se demande quelle pouvait are la cause du mépris qui s'attachait à la personne et à l'autorité des ecclésiastiques; et il n'hésite point à déclarer qu'elle était tout entière dans le débordement de leurs mœurs. Le traité De conciliis se divise en quatre parties prœludia, dispositio , potestas, dissolutio. Elles renferment toutes des choses fort curieuses ; mais la troisième est celle qui en renferme da-% antage. Ugonius y traite les points les plus importants de la hiérarchie avec autant de savoir que de modération. Quelle est la source immédiate de la juridiction du concile œcuménique? Le pape estil audessus du concile, ou le concile audessus du pape ? Dans le cas de dissentiment, doiton s'attacher à la décision du concile de préférence à celle du pape? etc. Le docte prélat répond à ces questions d'une manière si claire et si précise, que notre immortel Bossuet ne l'eût pas désavouée
  • Matthias WASMUTH( 1625) : orientaliste allemand, né à Kiel le 29 juin 1625, commença ses études dans sa ville natale, passa à l'académie de Wittemb?rg, où il fut admis à la licence, et, après un séjour de quelques mois à Leipsick, alla entendre dans les PaysBas les savants Golius, Cocceius et Gentius. Ces maîtres habiles trouvèrent en lui un disciple qui bientôt les égala, et dès l'an 1654 Wasmuth, qui n'avait que vingtneuf ans, publia une excellente grammaire arabe à Amsterdam. Il continua ensuite ses voyages, s'arrêta quelque temps à Strasbourg et à BAle, pour entendre le célèbre hébraïsant Buxtorf, et après plusieurs années d'absence revint dans sa patrie. Son érudition Illi fit obtenir une chaire de logique. Sur la Cm de sa vie il s'occupa d'une chronologie astronomique, où il déploya un savoir immense, et dont quelques tableaux furent imprimés aux dépens de la reine Christine de Suède. Mais sa mort, arrivée le 18 novembre 1688. l'empêcha d'y mettre la dernière main. Outre sa Grammaire arabe , Wasmuth composa plusieurs ouvrages dont les plus importants sont 1° Smegma Hebroeum ; 2° Janua he- braistni ; 3° Hebraismus restittttus; 4° Annales cœli et temporum; 5. Mea astronomicœ chronologie, restitutœ, Kiel, 1678 ; 6° Propositio nom pro ernendatione sive restitutione styli calendalis loco duplicis juliani et gregoriani, ibid., 1683 Cette idée bizarre ne pouvait être adoptée
  • Matthias Erzberger : homme politique allemand
  • Matthias Gallas : général autrichien
  • Matthias Grünewald : peintre allemand

Matthias année par année

Signe astrologique de Matthias

Couleur de Matthias

Pierre précieuse de Matthias

Chiffre de Matthias

Métal de Matthias