Le prénom josue Masculin

Origine :

Fête :

01 Septembre

Signification de josue

Le prénom Josué est rarement attribué dans les pays Européens. Il connaît un franc succès en Espagne et en Amérique latine où il se classe parmi les 400 prénoms les plus appréciés. Sa popularité devient grandissante en France au début du XXe siècle. Curieux et intelligent, Josué brillera dans le domaine de la mode et de l’esthétique. Il se démarquera également en exerçant un métier en rapport avec les voyages, la technologie ou les associations gouvernementales. Joshua et Josiah sont, entre autres, dérivés du prénom Josué. Parmi les célébrités ainsi prénommées, citons le géologue français Josué-Heilman Hoffet, l’économiste brésilien Josué de Castro et le poète italien Josué Carducci.

Personnalité de josue

De caractère fort et chaleureux, ils aiment s'entourer de nombreux amis. Travailleurs, actifs, ils sont doués pour la "débrouillardise". Rien ne les arrête. Ils ont le sens du commerce et se tirent toujours d'affaire. Leur morale est assez élastique en fonction de leurs intérêts. Mieux vaut rester sur ses gardes, car leur charme et leur finesse peuvent jouer des tours aux plus malins.

Provenance du prénom josue

Histoire de josue

Etymologie de josue

Les josue célèbres

  • Josué ARND( 1626 - 1685) : ministre du culte luthérien, né -1 Gustrow, eu 1626, succéda, en 1655, à son frère Chrétien Arnd dans la chaire de logique à Rostock, fut ensuite amWinier du duc de Mecklenbourg, GustaveAdolphe, et mourut en 1685, après avoir publié un grand nombre d'ouvrages de philosophie, ii d'histoire et de controverse. La plupart sont dans les Mémoires de Niceron, t. 43. Les plus remarquables sont : 1 ° Lexicon antiquitatum ecclesiasticarum , Greifswald , 1667 , 1669 2. Genealogia Scaligerorum , Copenhague , 1648 ; 5° Trutina Statuum Europce ducis de Rohan, im- primé plusieurs fois, et à Gustrow, en 1665 ; 4° Laniena Sabaudica, Rostock, 1655 5° Exer- cit. de Claudii Salmasii erroribus in theologia; Wi- teb., 1651 ; 6° Observai. ad Franc. Vavassoris 1 librum de forma Christi, Rostock, 1666 ; 7° des poésies latines, etc. ; 8° une traduction en latin de . l'Histoire de Wallenstein , écrite en italien par Gualdi, avec des notes , ibid. , 1669. Josué Arnd 11, était trèsversé dans l'histoire de la guerre de trente ans. Sa. er
  • Josué BARNES( 1654 - 1712) : théologien anglais, lits d'un marchand de Londres, naquit en cette ville, le 10 janvier 1654.11 s'était fait remarquer, dés son enfance, par ses progrès dans l'étude du grec, et par une grande facilité à faire des vers anglais et latins. Élevé à l'université de Cambridge, où il fut nopuné en 1695, professeur de grec, il s'était fait connaître par : c'est une compilation indigeste, où Darnes, mauvais imitateur des anciens, se perd dans des harangues longues et ennuyeuses qu'il prête à ses héros, et dans des origines imaginaires, telles que celle de l'ordre de la Jarretière, qu'il fait remonter jusqu'aux Phéniciens; elle a été réimprimée, avec d'utiles augmentations de Beck, Leipsick , 1778g8, 3 vol. 5° Euripidis qua, extant Omnia, etc., Cambridge, 1694 cette édition renferme, outre le texte et la traduction latine de Guillaume Canter, revue par Barnes, une notice sur Euripide, une dissertation sur la Tragédie des anciens Grecs, trois et des notes. 6° Anacreon Teins, poeta lyricus, summa cura et diligentia ad / idem etiam vet. ma- musc. Traticani emendatus, Cambridge, 1705 et 172i ; on y trouve une vie d'Anacréon, des prolégomènes, quelques odes de Barnes, en grec et en latin, sous le titre de Anacreon christianus, etc. 7° Homeri Opera, grec et latin, Cambridge, •710, 2 vol. c'est une des éditions les plus corn piètes qui existent (le ce poète. Les autres ouvrages (le Barnes sont entièrement oubliés, et sa réputation, même comme helléniste, est bien peu de chose aujourd'hui
  • Josué BROOKES( 1761 - 1833) : anatomiste anglais, né le 24 novembre 1761, reçut une excellente éducation classique, et à l'âge de seize ans lit ses études médicales sous Magnus Falconer, et aux cours de Marshall, d'Hewson, de Sheldon et de Guill. Hunter. Après avoir suivi la clinique chirurgicale dans les principaux hôpitaiix ou établissements publics de Londres, il reçut le diplôme de chirurgien. Mais comme dès lors son intention était de remplir dans la capitale de l'Angleterre une chaire d'anatomie, au lieu d'exercer surlechamp la profession qu'il embrassait, il voulut se perfectionner par des voyages sur le continent. A Paris, il s'occupa d'anatomie pratique, c'est-àdire de dissection, et suivit, tant à l'HôtelDieu qu'aux autres hospices, les leçons des plus célèbres chirurgiens. La vue du muséum anatomique de Hunter, ainsi que d'autres belles collections de ce genre sur le continent, avait excité en lui le vif désir d'en former une qui rivalisât avec les plus riches, ou même qui les surpassât. 11 y travailla sans relâche pendant quarante ans ; niais, avant tout, il s'engagea dans une série d'expériences dont le but était de préserver aussi longtemps que possible des atteintes de la putréfaction les corps qu'il voulait soumettre à la dissection. 11 obtint de ses tentatives des résultats importants; et, après avoir successivement essayé les solutions de deutochlorw'e de mercure , de chlorure de sodium et de nitrate de potasse , pour injecter les vaisseaux sanguins des cadavres, il reconnut que le dernier nonseulement pouvait suspendre la décomposition, mais encore maintenait et en certaines occasions augmentait la couleur fleurie qu'offrent les chairs à l'état vivant. Des cadavres soumis au procédé antiseptique de Brookes sont restés quatre mois à l'amphithéâtre par un été fort chaud, sans que la décomposition se fit sentir ; et l'on remarqua que, pendant le laps de temps fort long qu'il consacra sans interruption à l'enseignement de l'anatomie pratique, pas un de ses élèves en dissection ne périt victime d'une de ces affections que causent ou qu'aggravent les miasmes respirés à l'amphithéâtre. Il s'en faut de beaucoup qu'on puisse en dire autant des autres cours d'anatomie qui ont lieu soit en Angleterre, soit ailleurs. Brookes avait vingtsix ans lorsqu'il commença ses leçons publiques d'anatomie, de pathologie et de chirurgie. Contrairement au voeu de beaucoup de ses confrères, il abaissa de vingt à dix guinées le prix d'admission perpétuelle à ses instructions anatomiques , ce qui excita singulièrement la jalousie contre lui. Il l'augmenta encore en créant , indépendamment du cours d'hiver , un deuxième cours qui prit le nom de cours d'été. Brookes regardait cette saison comme plus favorable que l'hiver à l'étude de l'anatomie. Au reste, comme les descriptions qu'il donnait des organes, de leurs fonctions, de leur développement, étaient détaillées, et, au dire de quelques critiques, minutieux, ses cours, au lieu d'être de trois mois, selon l'usage, duraient six mois et quelquefois davantage. Le cours d'été, qui commençait en juin, finissait en décembre et souvent en janvier : de là résultait une solide instruction pour ses élèves. Aussi disaitil que ceux d'entre eux qui subiraient d'une manière satisfaisante ses examens pouvaient affronter tous les examinateurs possibles. Ses descriptions des appareils musculaires, ligamenteux et vasculaires, en Mei avec la charpente osseuse, rendaient l'étude ? kie cette partie de l'anatomie aussi facile que lumineuse. Il adopta pour les systèmes artériels et nerveux une nomenclature trèssimple , et en même temps classique, scientifique, et de nature à se graver facilement dans la mémoire. Elle se rapprochait des dénominations françaises. En pathologie, il a insisté sur les changements de forme que doivent subir les nerfs, soit dans leur dimension longitudinale, soit dans leur diamètre, par l'état morbide, et cette remarque justifie l'importance qu'il mettait à exprimer les détails les plus minutieux d'un os, d'une apophyse, . 2° Une Lettre sur un remède à faire en cas d'empoisonnement par lucide oxalique . 5- Un petit Traité sur le choléra. Ce léger bagage scientifique prouve que Brookes n'a été qu'un collecteur, un formateur de cabinet anatomique, et que toutes ses brillantes préparations n'ont contribué en rien à l'avancement de la science. Que n'imitaitil son illustre compatriote John Hunter, qui, tout en créant une magnifique collection (le pièces anatomiques préparées avec intention de progrès et (le découvertes, composait et publiait des ouvrages originaux, qui ont reculé les bornes (le l'anatomie et de la physiologie ? Le portrait de Brookes, exécuté par Philippe en 1821, et son buste en marbre, ouvrage de Sivier en 18:36, sont deux fort beaux morceaux
  • Josué CHILDREY : ecclésiast igue anglais, dans le I7e siècle, se livra à l'étude Childrey expose dans cet ouvrage ce que ('Bague comté offre de plus remarquable. Il le fait le plus souvent sur la foi des auteurs précédents, surtout de Camden et de Specd ; il se montre incrédule sur quelques faits, mais Il en admet d'autres dont il tache mème de donner l'explication, et qui sont maintenant rangés au nombre des fables. 11 combat clans quelques endroits les réveries de l'astrologie; cependant il parait croire que cette science peut avoir quelque fondement. Quoiqu'il se laissàt entraîner par des raisonnements captieux, il était observateur. Il s'appliquait aussi avec zèle à des recherches astronomiques, et il était persuadé que la terre était un ellipsoïde, et non une sphère régulière mais, contre l'opinion actuellement teÇue, il croyait que son plus grand diamètre était dans la direction du pôle. Il exposa ses idées sur l'astronomie, niais trop souvent imbues d'astrologie, dans un petit traité, sous ce titre : Syzigiasiicon in$ tauraluin, Londres, 1653. Entre autres faits, il signala deux phénomènes, le premier était une nébulosité dans la voie lactée, entre la tète de Céphée et le Cygne; le second était la première observation positive de ce qu'on nomma depuis huilière : meacafe. Childrey ne regardait son Oritannia Baroniea que comme l'esquisse d'un travail bien plus considérable, dans lequel il se proposait de passer en revue, de la mètne manière, tout ce que la nature présente de singulier et de merveilleux dans bout l'univers. Il avait rassemblé, dans ce but, un gratté nombre de matériaux qui sont restés itutti!,'s par sa mort, are; vée en 1670
  • Josué HEILMANN( 1796 - 1848) : célèbre inventeur, né à Mulhouse le 17 février 1796, y mourut le 5 novembre 1848. Ses parents, commerçants modestes , le destinaient à les seconder, et l'envoyèrent dans ce dessein à l'institution de Pestalozzi à Yverdun. L'instruction élémentaire acquise de neuf à onze ans, constitua à peu près le bagage scientifique du jeune Heilmann avant son entrée dans le comptoir de son père à Mulhouse , et plus tard chez son oncle, banquier à Paris. En 4816, lorsque la fin des guerres tourna les esprits vers l'industrie , ses parents montèrent une petite filature de coton , mue à la main. On fit alors entrer le jeune Heilmann comme apprenti dans une manufacture du mème genre qui existait à Paris. Il profita de son séjour dans cette ville pour y suivre les cours du Conservatoire des arts et métiers, mais un an à peine fut consacré à cette éducation professionnelle, théorique et pratique. Sa famille le rappela pour lui confier la création d'un établissement au VieuxThann. En moins de deux ans Heilmann, qui n'en avait pas vingt et un, établit de fond en comble une filature de dix mille broches. Obligé d'être à la fois ingénieur, constructeur, filateur habile, dans une entreprise où il devait tout inventer, combiner et exécuter avec des ressources infiniment moins étendues que celles dont nous avons aujourd'hui la connaissance, le jeune Heilmann se multiplia, pourvut à tout et réussit d'une manière éclatante. Ce succès produisit une immense sensation, et l'Alsace en conserve encore un souvenir reconnaissant. Elle voit dans cette œuvre l'une des impulsions heureuses et promotrices de sa prospérité industrielle. Heilmann, distingué dès ce moment par son intelligence et ses qualités privées, devint le gendre de M. Jacques Kœchlin, chef de l'une des plus importantes maisons du pays, homme d'un caractère élevé dont le nom figura si honorablement dans nos luttes de la Restauration. Cette heureuse alliance fut tout à l'avantage des progrès industriels. Heilmann put désormais se livrer à ses goûts dominants d'investigateur et de créateur. L'énumération de ses nombreux travaux et des perfectionnements que les arts mécaniques lui doivent serait sans intérêt ici ; il nous suffira pour faire apprécier le mérite et la puissance de conception de l'inventeur de citer ses œuvres capitales. Il fit plus encore pour le tissage que pour la filature mécanique. 11 inventa en 1823 un métier si bien raisonné et si parfait, qu'il continue à fonctionner avec avantage malgré les trentequatre années écoulées depuis. Ce résultat remarquable a été le point de départ le plus sérieux de la création du tissage automatique dans le HautRhin. lip modèle de cet intéressant métier existe dans la galerie des filatures et des tissages du Conservatoire impérial des arts et métiers , où il est facile de se rendre compte de toute sa valeur en le comparant à ceux imaginés depuis et dont le mème établissement possède la plupart des types. Ces premiers travaux de l'habile ingénieur eurent surtout pour but, comme on le voit, de faire rivaliser notre industrie avec l'industrie anglaise qui, dès lors, avait pris un développement tel que la distance établie entre elle et les concurrents des autres pays n'a pu être entièrement franchie jusqu'ici. Heilmann et ceux qui comme lui se préoccupaient de cette situation parvinrent bientôt , à force de science et de génie , à créer des machines , des outils et des procédés qui ne laissaient rien à désirer ; mais il n'était au pouvoir de personne de changer les conditions économiques et les tendances nationales des peuples, qui expliquent si bien la différence de leur puissance industrielle, et comment, par exemple, la somme des productions françaises n'est pas en rapport avec ses facultés créatrices. Heilmann ne se contenta pas de marcher sur les traces des meilleurs mécaniciens anglais, de perfectionner mème leurs machines usuelles. Il fit plus; il aborda la solution d'un problème que personne avant lui, ni en France, ni à l'étranger, n'avait osé tenter. Témoin et auteur de merveilles réalisées par le filage, le tissage automatique et les nombreuses machines préparatoires qui y concourent, il pensa que le travail automatique pourrait désormais exécuter toute espèce d'ouvrage réservé encore à la main ; que les plus délicats, les plus minutieux et les plus compliqués devaient pouvoir se réaliser de cette façon avec le succès déjà obtenu pour les plus grossiers , et que la vapeur ou l'eau mo- trice mettrait aussi bien en œuvre l'aiguille de la brodeuse que la scie ou le marteau. Il se proposa , en conséquence , de créer une machine à broder comme il avait fait des métiers à filer et à tisser ; mais cette fois il ne s'agit plus d'étudier, de combiner et de s'inspirer de ce qui avait été fait, au loin, il est vrai, mais qui fonctionnait cepen- dant, et dont la vue et les renseignements avaient été d'un si grand secours an jeune industriel. Il fallait créer, imaginer en un mot une machine sans précédent ni analogie. L'inventeur chercha à bien se pénétrer des conditions du problème en se faisant en quelque sorte l'élève de sa compagne : elle l'initia dans l'art de la broderie, et six mois suffirent à cette organisation merveilleuse pour combiner et exécuter une machine à broder qui fit fonctionner vingt aiguilles à la fois, avec une perfection rivale des doigts les plus exercés et les plus habiles. Cette machine née en 1828 à Mulhouse, fut bientôt achetée par les industriels anglais et suisses. Manchester et SaintGall montèrent des ateliers de métiers à broder qui fonctionnaient pratiquement lorsqu'elle lit son apparition à l'exposition de 1834, où elle ne fut pas moins admirée comme, une merveille par les savants et les praticiens que par les gens du monde. Elle valut à son auteur une médaille d'or et la décoration de 'la Légion d'honneur, prouvant ainsi à nos amis et à nos détracteurs, que l'art de la guerre et les beauxarts n'étaient pas les seuls lots réservés à la France, et que les conceptions les plus hardies y trouveraient désormais d'heureux champions. Cette invention de Heilmann ayant été décrite dans presque toutes les publications scientificoindustrielles du monde, et par conséquent à l'étranger comme chez nous, nous n'en abordeeons pas ici la description , que l'on trouvera en détail , avec les figures indispensables , dans la collection des brevets expirés dans le bulletin de la socièté d'encouragement, dans celui de la société industrielle de Mulhouse, etc. Nous dirons seulement que la supériorité de l'oeuvre est telle qu'elle a encore figuré comme l'une des plus remarquable aux expositions universelles de Londres et de Paris. Nous ajouterons aussi que si cette machine ne s'est pas propagée autant qu'on aurait pu le supposer, surtout en France, elle n'en a pas moins été la source de progrès sérieux par les emprunts qui lui ont été faits. Pour n'en citer que les plus connus, nous signalerons l'aiguille à deux pointes utilisée depuis dans les machines à coudre , et la disposition si ingénieuse qui permet de tendre le fil et de le rapprocher à volonté de la surface à broder. Ce sont là des conceptions originales, fécondes , dignes d'être enregistrées au nombre des moyens les plus ingénieux et des combinaisons les plus savantes de la cinématique et de servir de modèles aux mécaniciens expérimentés. Cette invention capitale fera époque , nous n'en doutons pas; elle sera citée dans les annales comme le fameux métier à tisser de Vaucanson. Nous nous sommes souvent demandé comment nos grands artistes, à la recherche des faits honorables et glorieux pour notre pays , ne s'inspirent pas plus souvent de sujets de l'ordre qui nous occupe. Un tableau représentant la leçon de broderie donnée au célèbre inventeur, réunissant dans un groupe les éléments qui font le prix et la gloire de la vie : le travail , la grâce et le génie dans une situation que l'on n'a que trop prosaisée, que l'on nous passe l'expression, seraitil donc indigne du pinceau d'un grand peintre? Tout en s'occupant d'inventions hors ligne, mann se livrait à de nombreuses recherches sur des perfectionnements moins brillants, mais non moins utiles. On lui doit une étude microscopique sur les caractères des matières textiles, une machine à métrer et à plier, des améliorations dans des machines préparatoires de la filature, de nombreux rapports intéressants sur des sujets divers à la société industrielle de Mulhouse, dont il fut l'un des fondateurs et l'un des membres les plus actifs. Mais l'oeuvre capitale du grand ingénieur, celle qu'il ne termina qu'ibla veille de sa 1 mort, et dont il eut cependant la consolation de voir la réussite pratique, fut l'invention de sa peigneuse automatique. Le succès immense de cette machine, mieux connue par ses résultats que par les difficultés qu'elle a vaincues et les principes sur lesquels elle repose, attendu qu'elle n'a encore été publiée nulle part , nous autorise à entrer dans quelques détails, dans le but de la faire apprécier autant que nous le pourrons sans le secours des figures, si utiles à de semblables descriptions. — Les substances textiles se présentent avec des caractères variés et dans divers états. Tantôt ce sont des organes définis, indivisibles, formant un duvet épais composé de fibrilles éminemment flexibles , comme celui du cotonnier ; tantôt ce sont des fibres longues, peu élastiques, divisibles à l'infini, comme la filasse du chanvre, du lin , etc. Dans les matières animales, les unes ont les brins rugueux , vrillés , de longueurs variables, et tellement tassés et adhérents , qu'ils présentent une résistance considérable à la pénétrabilité : les laines, en général, sont dans ce cas. La bourre de soie et les duvets animaux possèdent au contraire une propriété de glissement trèsremarquable. Quelle que soit d'ailleurs la nature de la substance, elle se compose d'une masse de fibres noueuses d'inégales longueurs, se croisant dans toutes les directions. Trier les filaments, les redresser, les épurer, enlever les noeuds et boutons apparents ou microscopiques, réunir parallèlement entre eux ceux d'égale longueur, enfin les diviser et les affiner lorsque la matière le comporte , telle est la tache réservée au peignage. — Le travail à la main est resté en possession exclusive de cette opération délicate jusqu'en 1830. Ce n'est qu'à partir de cette époque que des applications sérieuses de peignage automatique ont eu lieu. Près de vingt années s'écoulèrent en essais plus ou moins heureux dont les réeltats ne purent rivaliser avec ceux obtenus à la main. — Les auteurs des nombreux systèmes de peigneuses produits depuis un demisiècle n'ont eu en vue que l'imitation du travail à la main, et la création de machines spéciales à chaque espèce de filaments. La supériorité du peignage manuel et la diversité des caractères des matières premières expliquent l'opiniâtreté avec laquelle les plus habiles et les plus compétents ont suivi cette voie. Avant Ileilmann , nul n'aurait supposé qu'un méme système pouvait ètre indistinctement appliqué aux diverses fibres, et bien moins encore que L'opération automatique distancerait bientôt les résultats les plus perfectionnés , exceptionnellement fournis par l'ouvrier le plus habile. C'est en abandonnant les errements du passé que le célèbre inventeur a si remarquablement réussi. Il a imaginé deux machines : l'une ébauche le tra- vail par un démélage, l'autre reçoit le produit de la première sous forme de ruban : celleci le fractionne , en redresse et épure les fibres presque une à une, réunit celles d'égale longueur, les pa- rallélise et les soude par juxtaposition pour reformer un ruban peigné dans tous les sens. Les propriétés de la machine sont telles, que les fibrilles les plus courtes, mèlées aux impuretés constituant les étoupes, les blouses ou les déchets du coton, réservés jusqu'ici à l'action de la carde, peuvent être peignés désormais. Cette faculté toute nouvelle de travailler, avec un égal succès, des filaments d'une longueur quelconque, nonseulement des matières usuellement peignées, mais aussi celles qui n'avaient pas été transformées de la sorte avant l'invention de Heilmann , a eu des conséquences inespérées pour l'industrie. Des rebuts sont ainsi propres aux fils les plus estimés. La supériorité du système nouveau sur ceux qui l'ont précédé est si tranchée, que son emploi a été le point de départ d'une phase nouvelle de progrès dans les arts textiles en général. Le génie de Heilinann paraît s'être résumé dans cette dernière oeuvre de sa vie. Des démonstra- tions géométriques aussi neuves qu'ingénieuses en exposent le principe; plusieurs solutions élégantes et sùres, et des combinaisons de détails d'une précision mathématique en assurent la réalisation. Le succès inouï de la nouvelle méthode de peignage a provoqué les recherches et fait surgir de nombreux essais; mais jusqu'ici, ou leurs résultats sont moins parfaits et moins généraux , ou les moyens participent de ceux de Heilmann. Son oeuvre, après avoir traversé les phases plus ou moins pénibles réservées surtout aux grandes découvertes, fait aujourd'hui le profit de toutes les nations industrielles. L'exploitation commerciale de la nouvelle machine remonte à quelques années à peine, et les profits annuels qu'elle a réalisés se comptent par millions pour chaque spécialité qui en fait usage. Son emploi a pour résultat une perfection inconnue antérieurement, une économie importante dans les transformations, et la disparition des opérations insalubres réservées aux ouvrières. Ce sera pour Heilmann un éternel honneur d'avoir affranchi les femmes d'un travail pénible et dégradant, qui était une protestation contre l'art mécanique et tin tort bien plus grave envers l'humanité. — Cette découverte donne une impulsion nouvelle aux arts mécaniques, provoque une foule de recherches, alimente d'importants ateliers de construction, et substituera bientôt une méthode saine et parfaite de travail à des moyens insalubres, vicieux ou irrationnels. Elle crée, régénère et transforme, en un mot, les spécialités qui lui doivent leur prospérité. Sous quelque aspect qu'on l'envisage, elle commande à un égal degré l'estime de la société, l'admiration de la science et la reconnaissance de l'industrie. Elle a été proclamée par le jury international de l'exposition de 48h5, la découverte la plus importante qui ait eu lieu depuis quarante ans dans l'art de la filature. La société d'encouragement pour l'industrie nationale vient de lui décerner le prix d'Argenteuil de 12,000 francs, destiné à récompenser la découverte la plus importante faite dans la période de six années. Ces témoignages ont une signification trop élevée pour que nous ayons à insister sur la valeur et les services de cette invention. Nous devons seulement ajouter que l'homme, par ses qualités privées, était à la hauteur du savant nous n'en donnerons pour preuve qu'un seul fait c'est l'énergie et la persévérance avec laquelle Josué Heilmann a poursuivi toute sa vie l'obtention d'une loi pour régler le travail des enfants dans les manufactures, et pour empêcher qu'ils ne fussent exploités trop jeunes et dans des conditions déplorables au point de vue moral et humanitaire. La collection des bulletins de la société industrielle de Mulhouse témoigne suffisamment de sa constante préoccupation pour tout ce qui pouvait améliorer le sort de ses semblables. Lorsqu'on songe que Heilinann n'a vécu quec quantetrois ans, on est frappé de tout ce que l'homme peut faire de grand et de bon dans sa courte carrière, lorsqu'il est animé du souffle béni de son Créateur
  • Josué Carducci : poète et critique italien
  • Josué de Castro : économiste brésilien
  • Josué Heilmann : industriel et inventeur français
  • Josué Hoffet : JosuéHeilman Hoffet était un géologue et paléontologue français.

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