Le prénom jeremie Masculin

Origine :

Fête :

07 Juin

Signification de jeremie

Le prénom Jérémie atteint dans les années 1986 et 1990 son pic de popularité avec une moyenne de 9000 attributions annuelles. Quelque 131 000 personnes le portent en France, l’intégrant parmi les 100 prénoms les plus attribués. Jérémie possède un fort potentiel pour les affaires. Il excellera dans le marketing ou autre domaine professionnel ayant trait à la communication. Il privilégie le travail en solitaire pour obtenir les résultats et l’excellence à laquelle il aspire. Jérémie devra toutefois développer son ouverture aux autres et sa capacité à s’exprimer librement s’il choisit de faire carrière dans ce domaine. Parmi les prénoms dérivés de Jérémie se trouvent Jeremy et Jeremias. Les célébrités portant ce prénom sont aussi nombreuses, entre autres le philosophe Jeremy Bentham, l’athlète américain Jeremy Wariner, ou encore l’acteur Jeremy Kapone.

Personnalité de jeremie

De caractère fort, ils sont attirés par les responsabilités. D'une autorité naturelle, ayant confiance en eux, ils aiment entreprendre, diriger, prendre des initiatives. Volontaires, d'apparence flegmatique, mais pourtant actifs, ils ne manquent pas d'ambition. Ce sont des passionnés. Discrets, parlant peu, plutôt effacés en société, ils sont possessifs, jaloux et leur sens de la propriété les rend plutôt égoïstes.

Provenance du prénom jeremie

Histoire de jeremie

Etymologie de jeremie

Les jeremie célèbres

  • Jérémie BENTHAM( 1748) : célèbre publiciste anglais, naquit à Londres, en 1748. Son père, qui comme lui s'appelait Jérémie, nom d'un de leurs ancètres, banquier sous Charles II , était attorney : son aïeul paternel avait été chargé des mêmes fonctions, et de plus il était clerc de la compagnie des notaires. Sir Samuel Bentham, mort général au service de Russie, le 50 avril 1831, était son frère. En sa qualité de fils aîné, Jérémie fut destiné à suivre la nième carrière que son père et son aïeul. Dès l'enfance il avait manifesté des dispositions rares. A trois ans, il lisait l'Histoire d'Angleterre de RapinThoyras ; à sept, il comprenait Télémaque en français ; à treize, après s'ètre distingué au collège de Westminster, il fut admis dans celui de la Reine, à Oxford, et y soutint une discussion publique, dans laquelle la finesse de ses remarques, la précision de son langage, excitèrent la surprise et les applaudissements de tout l'auditoire. Trois ans après, il fut reçu bachelier, et, à vingt ans, devenu maitre èsarts, il était cité comme le plus jeune gradué qu'eussent vu les universités. Il entra ensuite à Lincoln's Inn, et, en 1772, il débuta au barreau, où les souvenirs de son père lui promettaient des succès éclatants, et surtout des moyens de s'enrichir. Mais déjià sa vocation était bien plus d'observer que de mettre à profit les vices des lois et de l'organisation judiciaire. La vue de tout ce qui se passait dans l'enceinte de la justice lui inspira bientôt un profond dégoût, non pour la science judiciaire, puisqu'elle fut l'objet constant de ses travaux, tuais pour l'exercice de la profession qui se joue si bien de l'insuffisance et des bizarreries de la loi par l'astuce de la chicane. De tout temps, il faut le dire, la jurisprudence anglaise a été un chaos de lois faites pour désoler le légiste, nonseulement par les dispositions mesquines, stupides ou despotiques qu'elle consacre, mais par l'impossibilité où l'on est de les coordonner, de les soumettre à une méthode quelconque , sans doubles emplois et sans contradiction. On sait dans quel labyrinthe inextricable se trouvent engagés ceux qui doivent consulter à la fois les lois véritables ou rendues par le parlement, les statuts des rois, les simples ordonnances de police et les arrêts rendus par les cours. Ce n'est pas, au reste, que le continent ne l'ait longtemps disputé à l'Angleterre sous ce rapport, et même ne le lui dispute encore : la France surtout , avec ses nombreuses coutumes , les unes écrites, les autres traditionnelles, toutes limitées en certains points, a longtemps offert une arène non moins féconde à la mauvaise foi et à la chicane. Le spectacle de tant d'abus et : les trente années suivantes devaient le voir produire dix fois autant de volumes, plus féconds encore que les premiers en idées profondes autant qu'originales. Mais plus il avançait dans sa laborieuse carrière, plus il éprouvait d'antipathie pour la rédaction de ses idées. Penseur profond, mais écrivain inhabile, il ne voyait qu'avec effroi la nécessité, pour tout écrivain qui veut être lu, de décorer sa pensée de formes brillantes et faciles à saisir, de s'astreindre à un ordre qui gradue les idées et les échelonne, de transiger sans cesse avec les préjugés, l'ignorance, ou la légèreté des lecteurs, en n'omettant aucune idée intermédiaire. Toutes ces réflexions, à mesure qu'il les faisait, étaient jetées sur le papier, sans liaison, sans méthode, à moins qu'il ne s'agit d'un objet spécial et à l'ordre du jour, qui lui inspirait surlechamp un pamphlet. Probablement elles eussent été perdues pour la postérité, si le hasard n'eût mis sur son chemin le ministre genevois Dumont, qui, forcé de quitter sa patrie pour la France, et ensuite la France pour l'Angleterre, était devenu bibliothécaire du marquis de Lansdowne. Bentham et Dumont se virent à Bowood, résidence du marquis, et bientôt ils s'apprécièrent. Dumont consentit à mettre en ordie les feuilles volantes de Bentham ; et c'est à cette association, unique peut-être, qu'est due la promulgation des idées du savant anglais. Le premier fruit de cette union de travaux fut une critique du plan proposé par le comité de l'assemblée constituante pour l'organisation de la justice en France. . Ce morceau, dont les principales idées entrèrent depuis, avec de larges développements, dans son grand Traité de l'organisation judiciaire et de la codification, parut alors en quatre lettres dans le Courrier de Provence , journal qu'avait commencé Mirabeau. Les idées du publiciste anglais ne portaient pas toutes à faux ; et les partisans qu'elles eurent dès lors à Paris en ont vu plus tard réaliser quelquesunes. En 1802, Bentham profita de la paix que le traité d'Amiens donnait à l'Europe pour se rendre de nouveau à Paris ; et ce fut pendant son séjour dans cette ville que l'Institut, classe des sciences morales et politiques, le comprit parmi ses membres. En 1825, il revint encore en France, et il y fut reçu avec enthousiasme. Amené un jour par le hasard à la cour de cassation, il vit tout le corps des avocats se lever à son approche, et le tribunal lui donner une place d'honneur. Il était alors en correspondance avèe les personnages politiques les plus influents : tandis que le comte de Torréno lui demandait son avis sur le code pénal donné à l'Espagne par les cortès, le roi de Bavière, auquel il faisait hommage d'un projet de code, lui répondait qu'il avait communiqué cet ouvrage à une commission qui ne manquerait pas de profiter de l'expé-4 rience d'un esprit aussi judicieux, etc. Ces expressions du roi témoignent d'une haute estime, lorsqu'on pense qu'elles s'adressaient à un homme qui, en Angleterre, passait pour le chef des radicaux. Placé d'un accord universel au premier rang parmi lest publicistes utilitaires, chef d'école, et, quoiqu'il se fût toujours tenu loin des affaires, coryphée du parti le 4 plus tranché de la GrandeBretagne, oracle des philosophes et des jurisconsultes qui réduisent tout à l'utile, reconnu même par les penseurs des écoles contraires comme le théoricien le plus perspicace, le plus instruit des détails du mécanisme judiciaire, entouré d'amis, de disciples, d'admirateurs, enfin, ayant la conscience de conserver dans une vieillesse avancée ce dont il avait le plus redouté la perte, toute la vigueur et la lucidité de sa vue intellectuelle, il n'eut d'autres maux à déplorer quo la disparition successive de quelques amis. Cherchant toujours dans le travail une diversion aux souffrances de quelque nature qu'elles fussent, Bentham ne s'en livrait qu'avec plus d'énergie à ses études favorites, et il venait de mettre la dernière main au 5e volume de ses Principes fondamentaux d'un code constitutionnel, lorsqu'il fut atteint de la maladie (lui l'enleva le 6 juin 1832. Quelques jours auparavant, il avait réuni trois de ses amis sur l'attachement et la fermeté desquels il pouvait le mieux compter, pour leur confier l'exécution d'une de ses dernières volontés, disaitil, volonté à laquelle le monde opposerait des reproches et peut-être une résistance matérielle : il leur demanda s'ils se sentaient capables de faire triompher son voeu de tous les obstacles, et s'ils voulaient lui promettre solennellement de le remplir. On devine qu'ils répondirent par l'affirmative la plus formelle. « Eh bien, leur dit le mourant, cette volonté, je l'ai « consignée dans mon testament. Elle est relative à « ce corps que la vie est sur le point d'abandonner. « J'exige, qu'après sa mort, il soit transporté à l'am« phithéâtre et soumis à la dissection. » Cette volonté de Bentham n'était pas un vain caprice d'imagination malade. Dès 1769, c'est-àdire lorsqu'il comptait à peine vingt et un ans , il avait fait un premier testament dans lequel se lit la même disposition avec cette note de sa main : «
  • Jérémie COLLIER( 1650 - 1726) : théologien anglais, né le d'avoir livré la place de Saorgio, furent fusillés sur l'Esplanade, à Turin. « Arrèt sévère, bien que juste, dit Botta, et par lequel le roi » de Sardaigne voulait effrayer les novateurs. u 23 septembre 1650, StowQui, dans le comté de Cambridge, eut pour père un ecclésiastique trèsversé dans les langues. 11 commença son éducation dans l'école d'Ipswich dont son père était maitre. 11 la termina à l'université de Cambridge, dans laquelle on l'avait admis comme écolier pauvre. Reçu maitre èsarts en 1676 , il fut ordonné diacre la même année, et admis dans les ordres en 1677. Collier of Vicia quelque temps à Knowle chez la comtesse douairière de Dorset, et obtint ensuite une petite cure, qu'il résigna au bout de six ans, en 1685, pour venir exercer à Londres les fonctions d'aide ministre on prédicateur à Gray'sInn. 11 les remplissait en- core lorsque Jacques II tut renversé du trône par le prince d'Orange. Ses principes, contraires à cette révolution, ne lui permettaient pas de continuer ses tonctions; mais il n'était pas homme à se soumettre en silence. Le. docteur Burnet venait de publier un pamphlet où le roi Jacques était représenté comme ayant déserté le trône; Collier y répondit en 1688 , par un autre pamphlet sous le titre de Considérations sur la désertion. H continua , après la révolution , à refuser le serment, et à empêcher . Admis à donner caution, et remis en liberté, il conçut quelques scrupules sur cette caution, par laquelle il craignait d'avoir reconnu la compétence du tribunal : il alla donc se faire remettre en prison. Élargi au bout de huit à dix jours, par les soins de quelques amis, il ne fut pas encore tranquille, et il écrivit pour s'excuser d'être sorti de prison, quoiqu'on l'eût mis, pour ainsi dire, à la porte. eut à se justifier, en 1696, d'une action bien plus extraordinaire, à l'occasion de l'exécution de deux hommes convaincus d'avoir eu part à un complot formé contre la vie du roi. Collier et deux autres ecclésiastiques, réfractaires comme lui, ayant accompagné les criminels au lieu de l'exécution, leur donnèrent solennellement l'absolution par l'imposition des mains. Cet acte, où ils avaient bravé toutes les formes reçues dans l'Eglise anglicane, fut regardé comme une insulte faite au gouvernement et au. clergé; nonseulement les tribunaux se crurent obli- gés _d'en prendre connaissance, mais les deux archevêques d'Angleterre, et douze de leurs suffragants, publièrent une déclaration où ils exprimaient l'hor- reur que leur inspirait une pareille action. L'affaire fut portée devant la cour du banc du roi. Collier, qui refusait de reeiamiaitre toute autorité établie comme setacha, pour éviter de donner une seconde fois caution; mais, sans se montrer, il reprit la plume pour justifier sa conduite, ainsi que celle de ses confrères. 11 fut déclaré contumace et privé de la protection des lois. Ce jugement, dont il ne fut jamais relevé, parait cependant n'avoir pas eu pour lui des consé- quences bien fâcheuses. Il travailla alors à divers ouvrages d'un genre plus utile et d'un but plus louable que tout ce qu'il avait produit jusqu'à cette époque. Ses Essais sur divers objets de ) norale, Cl) 3 vol. Pli bliés successivement en 1697 , 1705 et 1709, furent trèsfavorablement accueillis du public, qui cependant n'aimait point l'auteur. On y trouve autant d'esprit et d'originalité que d'érudition, mérites relevés encore par celui d'un style facile et élégant. On en a donné depuis un grand nombre d'éditions. Collier publia en 1698 son Coup d'œil sur l'immora- lité el la dépravation du thécitre anglais, avec le sen- timent des anciens sur ce sujet . La publication de ce livre l'engagea dans une controverse trèsanimée avec plusieurs littérateurs du premier ordre, à la tète desquels étaient Congreve et Vanbrugh , qui prodiguèrent en vain beaucoup d'esprit pour soutenir une cause qu'ils avaient eux mémes rendue mauvaise par l'immoralité de leurs propres comédies. L'avantage resta au théologien , et l'on parait s'accorder à lui attribuer l'heureuse révolution qui s'est opé- rée depuis. en Angleterre, dans la morale du théâ- tic. Cet ouvrage a été traduit en français par le P. Courbeville, grand admirateur de Collier. Sous le règne de la reine Anne, on mi lit des ouvertures pour l'engager à un acte de condescendance, en lui promettant un bénéfice, s'il voulait reconnaitre le gouvernement ou s'y soumettre; niais comme il était devenu nonjureur par principe de conscience, relasa d'écouter aucune proposition. En 1713, it lut consacré évêque par le docteur George Hickes, qui avait éte lui- mème consacré suitragant de Thetford par les évég nes de Norwich, d' Ely et de Péterhorough, dépouillés de leurs siège en 1694. bu avançant en ttge il éprouva de fréquentes attaques de la pierre, maladie à laquelle sa vie sedentaire avait probablement contribué, et dont if mourut, le 26 avril 1726. Collier était trèssavant et trèspieux. Les principaux traits (le sa vie publique indiquent assez que son caractère était aussi terme que consciencieux. Dans la vie privée , c'était un homme paisible, aimable et spirituel. Parmi d'autres ouvrages qu'on a de lui, on remarque: 1 ° la traduction anglaise du Dic- tionnaire de Moréri, en 4 vol. fol., dont tes deux premiers parurent en 1701, le 5' sous le titre de supplément, en 1705, et le 4e comme appendix, en 1721 ; 2° les Réflexions morales d'Antonin, et le Ta- bleau de Cébès, traduits en anglais et publiésen 1701 ° Histoire ecclésiastique de la Grande- Bretagne , principalement de l'Angleterre, depuis l'introduction du christianisme jusqu'à ( afin du règne de Charles 11, avec un précis des affaires religieuses en Irlande, 1708 et 1714, 2 vol. ouvrage écrit, diton, avec goiit et !Hème avec impartialité; l'auteur eut cependant à le défendre contre les censures des évèques Burnet et Nicholson, et contre celles du docteur Kennet ; 4° des Discours pratiques, publiés en 17-15, écrits en anglais, comme tous ses autres ouvrages —tin autre COLLIER, auteur anglais, plus connu sous le surnom de Tint- Bobbin, niort en 1786, a publié un liNre original intitulé: A View ol the Lancashire dialed. C'est une suite de dialogues en patois du comté de Lancastre, suivis d'un glossaire des mots particuliers à ce dialecte : la e édition a paru Londres, en 1750
  • Jérémie DREXEL ou DREXELIUS( 1581 - 1638) : né à Angl.- bourg en 1:i011, tit jésuite à l'ige de dixsept ans et. apn-4 *soir priefeeksé ta rtiétonque avec distinction, fut penituit vingttrois Air, prêtficateur de Itaximdien, decteur Ka% icre fee religieux s'est rendu célisbre par le 4 ne anbni x ouvrages ascétiques qu'il a publiés. Son style est si grase, si doux, et cependant si religieusement circonspect, que les protestants C111-11W111C3 le lisent quelquefois et %ont jusqu'à le recounnander. D'une santé faible, il sut, par une intn-1*Hr tempénince. se maintenir si bien, que Sa prédication lien souffrit pas et que ses sermons ne furent point négligés. Il recueillit un fruit encore plus précieux de sa sobriété, car il ne fut jamais malade. l'électeur prisait tant le Nénéraide religieux, que, recominandant à son cul de de veiller sur la muté du Ibère, il elleait que % je! était plus utile au leieu de l'État que celle de Drexel mourut à ‘11inich, le 19 et ni 1638. Ses écrits sont rares aujounflini, et il serait difficile d'en former la collection ; meus croyons devoir en donner la nomenclature arec détail, car ils portent presque tous des titres singuliers : Con- sidère: aunes de œternitate, avec graveires,11unich, 1620 anginentéesen 1622. 2° Zeidiacue chris- tianias, seu Signa duoderina divin& prœdestinotio- , ais, Munich, 11;22 Ilorologium auxiliariat tutelaris Angel•, ibid., 1621, in troue,' turaet auteur une notice dans la Rd ligpthfca scrapforum » ridages lexie
  • Jérémie DRIVÈRE( 1504) : dont on a latinisé le nom en celui de Driverius, et quelquefois Thriverius, naquit au village de Braeckel, en Flandres, l'an 4504, fut docteur et professeur à l'université de Louvain. Drivère était cloné d'un esprit vaste, pénétrant et rempli d'aptitude pour la culture des sciences. avait remporté le grand prix de philosophie, ait concours général de l'université de Louvain, honneur tellement insigne, dans cette école, alors trèscélèbre que celui qui l'avait obtenu conservait toute sa vie le titre de premier de Louvain . Après ce succès, Drivère enseigna la philosophie avec une distille- La ville qui avait donné le jour au pr . emin de Louvain, lui déferait des honneurs semblables à ceux qu'on rend aux triomphateurs. Le jour que Peleve couronné faisait sou entree, les magistrats sortaient pour le recevoir, et ils l'escortaient au milieu des réjouissances publiques. Fn qui lui valut, en trèspeu d'années, une place de membre du conseil de l'université. Tandis qu'il enseignait la philosophie il étudiait la médecine, et se rendit capable de recevoir le bonnet de docteur. Ce titre ne se donnait, à Louvain, qu'aux,hommes d'un talent supérieur, à ceux qu'on jugeait dignes du professorat. Les autres médecins n'étaient que licenciés. Drivère, aussitôt qu'il eut obtenu leshonneurs du doctorat, ouvrit des cours publics de médecine, dans lesquels il fit preuve de beaucoup de savoir, et de cette élocution facile et brillante, qui ajoute au mérite réel du professeur, et qui est le plus sûr garant de ses succès. Drivère n'était point encore professeur de l'université, et ne pouvait le devenir , bientôt, attendu qu'étant marié, il aurait fallu que l'une des deux places de professeur laïque (Unira vacante Km- qu'il en pût obtenir une. Un é,N énement auquel on aime à croire qu'il ne contribua point le fit arriver prématurément à cette dignité. Les deux professeurs laïques furent accusés, l'un de négligence, l'autre d'incapacité, et la régence de Louvain les destitua. Les deux chaires, malgré leur importance, furent réunies en une seule, que l'on conféra à Drivère. Il justifia ce choix par toutes les qualités qui distinguent les hommes d'un. ordre supérieur. Mais sa passion pour l'étude s'aug- mentant incessamment, il mourut de consomption, en décembre 1554, à la fleur de son àge. Malgré le temps que lui prenait l'enseignement, Drivère a beaucoup écrit; chaque année voyait éclore une de ses nouvelles production. Outre ses nombreux commentaires sur Hippocrate, nous avons de lui 10 Disceptatio de securissimo vicia, a neotericis perperam proescripto, Louvain, 1531, in40 ; 2° De Missione sanguinis in pleurilide, cc aliis phlegmo- nis tain externis quam internis omnibus, MM Pedro Brissoto et Leonardo Fucbsio, D isceptatio ad medi- cos Parisienscs. Ejusdem commentarius de Vitu ab arthriticis morbis vindicante, ubi, quai n malediris illis cruciatibus sit a neotericis hactenus provisum, Atenditur : ac alii quamplurimi vivendi errores, alibi communes, obiter corrieuntur, Louvain, 1532, Drivère, dans cet écrit, soutient le sentiment des Arabes, qui veulent, contre l'opinion d'Hippocrate, que dans la pleurésie la saignée soit faite au bras voisin du mal. Les hommes instruits savent aujourd'hui que, dans ce cas, la saignée peut être faite indifféremment aux deux bras. 3° De tempori- bus morborum et opportunitate auxiliorum. Adjec- tus est Elenchus apologice Leonardi Fuchsii nuper scriptce de missione sanguinis in pleuritide, Louvain, 1535 ; 4° In Ires libros Galeni de Tem- peramentis et unumde ina3quali temperie, comme> tarit; quatuor, Louvain, 1535 Leyde, 1547 en français, Lyon, 4555 5° Corolla- rium super missione sanguinis in pleuritide, Anvers, 1541 6° Paradoxa de venta, aere, aqua et igne. Intercessit bis obiter censura libelli de 17 la- abus, qui hactenus dictus est Hippocratis, ibid., 4542 ; 7° Disceptatio cum Aristotele et Galeno super natura partium solidarum. Accesserunt et ntultarum aliarum disputalionum argumenta, in quibus varia asseruntur paradoxa, bactenus certa, aut omninoincognita,ibid.,1543 ; 8° Ad studiosos medicince Oratio, de duabus hodie medi- corum scholis, ac de diverse ipsarum methodo, ibid., 1544 9° Artent clarissimi commen- tctrii, Leyde, 1547 10° Varia apophtegmata, ibid., 1549 ; Il° Celsi de Sanitate tuenda li- ber, commeMariis Hieremice Thriverii ac notis Bal- duini Roussei illustratas, ibid., I 592 ; 12° De arthritide Consilia ; il ne fut imprimé qu'en 1592, dans un recueil publié par Henri Genet. 13° Universce medicince brevissinza, absolutissima- que methodus> Leyde, 1592 Ce livre a été publié par Denis, fils de Drivère
  • Jérémie FERRIER( 1500 - 1626) : ministre protestant comme son père, professa la théologie dans l'Académie de Mmes; il était né dans cette ville après le milieu du 16e siècle, et mourut à Paris le 2.6 septembre 1626 , converti depuis treize ans à la religion romaine. Personne cependant ne s'en était plus montré l'antagoniste. Il avait soutenu dans une thèse publique que le pape était l'Antechrist, et cette proposition, reproduite au synode national de Cap, y avait reçu par ses soins une sanction solennelle. Ces sottises théologiques se trouvaient malheureusement liées à des intérèts politiques et plus un ministre avait d'influence dans son parti , plus la cour tâchait de l'intimider ou de k séduire. L'ambition de Ferrier ne résista pas aux offres dont on sut l'éblouir. Les premiers doutes sur sa fidélité s'élevèrent au synode de Saumur; celui de Privas crut avoir acquis des preuves certaines de sa défection et l'excommunia. Ferrier en réclama alors ouvertement le prix : il fut nommé conseiller au présidia de Nimes ; mais son installation dans cette charge occasionna une émeute , et sans le secours des magistrats et du consistoire, c'était probablement fait de lui. Transplanté à Paris avec toute sa famille, il lit abjuration entre les mains du cardinal Duperron, et reconnut pour des blasphèmes, dans un ouvrage qu'il publia presque aussitôt, tout ce qu'il avait précédemment dit du pape.. Cette rétractation et sa conversion dont elle fut la suite ne restèrent pas sans récompense la ville de Mmes eut ordre (l'acheter les biens de Ferrier et de lui payer une assez forte somme à titre d'indemnité. Estimé de Richelieu et de Louis XIII, il fut employé dans plusieurs affaires importantes , et surtout à cette guerre de plume à laquelle les souverains ne dédaignent pas quelquefois de descendre. La France , pendant la guerre de la Valteline, avait fait alliance , par le traité de Compiègne, avec les Hollandais. Les écrivains aux gages du cabinet de Madrid déclamèrent contre cette union d'un prince catholique avec un État protestant. Ferrier répondit à ces diatribes par un ouvrage intittilé : le Catholique d'État, ou Discours politique des alliances du roi très- chrétien contre les calomnies des ennemis de son Elat, %ri Les Espagnols, dans la réponse qu'ils firent à ce livre, le traitèrent de scopce . Ferrieranœ ; mais il n'en resta pas moins estimé : il s'en fit trois Mitions en un an. Quoique l'opinion publique de toute l'Europe en eût sanctionné les principes, ce succès n'empocha pas, peu de temps après , le fameux Jansénius de reproduire dans son Afars gallieas, à l'occasion d'un traité de Louis XIII avec les princes protestants d'Allemagne, les mèrnes plaintes que le livre de Ferrier avait victorieusement repoussées, et, ce qui est plus extraordinaire, le successeur du cardinal de Richelieu dans la Place de premier ministre, Potier , évOque de Beauvais , osa exiger, pour premier acte de son autorité, que les Hollandais , s'ils voulaient rester dans l'alliance de la France, rentrassent dans le sein de l'Église catholique. Il est vrai que cette ineptie fit congédier ce prélat, et le gouvernement français, fidèle aux maximes qu'il avait fait soutenir par Ferrier, continua de penser que les États peuvent suivre des cultes différents et avoir cependant des intértts communs et s'unir pour les défendre. Baillet a regardé, sans raison , le Catho- lique d'État comme un ouvrage pseudonyme de Sirmond : Jérémie Ferrier en est trèscertainement l'auteur. Il était le père de l'épouse du lieutenant criminel Tardieu , de cette femme dont Boileau a fait un portrait si hideux, et qui, comme l'a (lit Racine d'elle, Aurait du buvetkr emporté les serviettes Plutôt que de rentrer au logis les mains nettes, et à qui son avarice attira, ainsi qu'à son époux, une fin si funeste
  • Jérémie HORROX( 1619 - 1641) : astronome anglais, naquit vers 1619 à Toxteth , dans le comté de Lancastre, de parents peu aisés, mais qui surent s'imposer des sacrifices pour lui faire faire ses études. Il apprit le latin d'Un maitre d'école de campagne , et lut ensuite envoyé au collée d'Émanuel , à Cambridge , où il s'appliqua particulièrement à la physique et aux mathématiques. De retour dans sa famille , à l'âge de quatorze ans , Horrox étudia l'astronomie sans maitre , et presque sans autre livre que les Progyrnnasmata de Phil. Lansberg, que le hasard avait fait tomber entre ses mains. Malgré sa pénétration naturelle , il lui était impossible de reconnaître les erreurs de ce guide trompeur, et il aurait fini par s'égarer sur ses traces s'il n'avait eu le bonheur de se lier d'amitié avec Guillaume Crabtrée, jeune homme de son âge, et qui partageait son goût pour l'astronomie. Crabtrée, qui habitait Broughton, près de Manchester, lui prêta les ouvrages de TychoBrahé et de Képler, dont la lecture agrandit ses idées et les rectifia. Les deux amis entretenaient une correspondance suivie, dans laquelle ils se rendaient un compte mutuel de leurs travaux , et s'encourageaient à les poursuivre. Horrox parvint enfin à se procurer quelques instruments, et il en fit d'abord usage pour rectifier la théorie de la lune, proposée par Képler ; mais de toutes ses observations la plus importante fut celle du passage de Vénus sur le disque du soleil , annoncé par les astronomes pour le 4 décembre 1639. Il en rendit compte dans un excellent traité , auquel il venait de mettre la dernière main, lorsqu'il mourut à Toxteth en 1641 , le 5 janvier, suivant Wallis , et le 15, ,suivant Montucla : il n'avait que 22 ans, ce qui doit encore augmenter le regret de sa perte. Ilévélius, ayant reçu d'Huyghens une copie de l'ouvrage d'Ilorrox, le fit imprimer à la suite de son Mercurius in sole visus, Dantzig, 1662 . Le docteur Wallis, devenu possesseur de ses autres écrits, les publia en 1672 à Londres. Cette édition fut reproduite avec de nouveaux frontispices en 1673 et 4678 . Ce recueil contient la défense de Képler contre les attaques de Lansberg; la Dans les exemplaires datés de 1678, la Théorie de la lune a été remplacée par quelques pièces de Wallis. Voyez la Bibliographie asircmont. de Lalande, p. 278. correspondance d'llorrox avec Crabtrée, et leurs observations; la théorie de la lune rectifiée ; et le calcul des mouvements lunaires d'après Horrox par Flamsteed. Les autres manuscrits d'Ilorrox ont été détruits, soit en Irlande, où son frère les avait transportés, soit dans l'incendie de Londres de 1666. Jérémie Shakerby en avait eu en communication quelquesuns, dont il s'est servi pour dresser ses Brittish- Tables , publiées en 1655. Crabtrée survécut peu de temps à son ami On croit qu'il périt victime des troubles civils qui désolèrent l'Angleterre vers le milieu du 47e siècle
  • Jérémie MARKLAND( 1693) : l'un des plus savants philologues anglais du 18e siècle, était un , revues sur les anciennes éditions, et accompagnées de notes et de corrections. Stace est un écrivain si altéré et dont les manuscrits sont si rares , que le critique qui essaye de le corriger et de l'interpréter est sans cesse obligé d'employer la méthode hardie des conjectures, et de chercher dans son propre génie les ressources qu'il ne trouve pas dans les procédés ordinaires de son art. Suivant les traces de Bentley , doué d'un goût excellent, plein de la lecture des auteurs latins, et initié à tous les petits secrets de la critique verbale, Markland a déployé dans son travail sur les Silres le talent le plus remarquable. Ses restitutions paraissent quelquefois très - hardies , très - forcées mème ; mais quand on lit ses preuves si bien présentées, ses autorités si heureusement appliquées , on en vient le plus souvent à croire vrai ce qui d'abord semblait le plus invraisemblable ; et même quand on n'est pas convaincu , on se trouve toujours contraint d'admirer le jugement et l'érudition du commentateur. Si nous ne nous trompons, les notes de Markland sur Stace sont, avec l'Horace de Bentley, ce que les philologues anglais ont écrit de plus beau sur la littérature latine. Hand les réimprime toutes dans l'édition de Stace, qu'il a commencée il y a quelques années. En 17'28 , Markland se chargea d'achever l'éducation d'un jeune homme nommé William Strode, avec lequel il passa quatre ou cinq ans, dont deux furent employés à visiter la France, les PaysBas et la Hollande. De retour en Angleterre, Strode se maria ; et, quand son fils aîné eut atteint sa sixième . année , il le confia aux soins de Markland , qui consacra sept ans à cette seconde éducation. Plein de complaisance et toujours prêt à communiquer ses idées quand il croyait pouvoir être utile à ses amis ou servir la littérature, Markland fournit à Taylor beaucoup de remarques sur Lysias ; à Ward , qui donnait une seconde édition du Maxime dei) r de Davies, d'excellentes notes sur ce philosophe ou plutôt ce sophiste platonicien ; à Bowyer, , qui réimprimait le traité de Küster sur le Verbe moyen, de judicieuses observations; à Richard Arnald, commentateur du livre de la Sagesse, quelques notes ; à Mangey, de nombreuses et en général de bonnes corrections sur Philon. Mangey dit même, dans sa préface , que pendant tout le cours de l'ouvrage « il a été « aidé par les soins, les conseils, le jugement de « Markland : » ce qu'il ne faut pourtant pas prendre trop à la lettre ; car Markland avait souligné ces mots dans son exemplaire et écrit à la marge, qu'il n'avait pas vu une seule page de tout l'ouvrage, avant l'entière publication des deux volumes. Au mois de février 1744 , la place de professeur de grec dans l'université de Cambridge vaquait par la mort de Walter Taylor, qui n'est pas le Taylor pommé tout à l'heure , et quelques amis l'engagèrent à se mettre sur les rangs, dais il se refusa à leurs désirs ; et l'on nomma Fraigneau , du collége de la Trinité : en 1750 , Fraigneau résigna pour pouvoir se marier ; et Markland , sollicité une seconde fois , refusa une seconde fois de postuler, par modestie et absence d'ambition , comme ses lettres le fout croire : peut-être y joignaitil aussi un peu de prévoyance. et ne voulaitil pas courir la chance d'un refus, plus contrariant que le succès ne pouvait être agréable. En effet , l'élection dépend de quatre ou cinq électeurs dont trois sont nécessairement de la Trinité, et se servent de leur majorité pour porter un membre, de leur collége. Depuis 157 jusqu'à présent, c'est-àdire dans un espace de deux siècles et demi , il n'y a eu que quatre exceptions : Downes , du collége de StJean ; Widdrington, du collége de Christ ; Barnes, du collège Linanuel ; et le prédécesseur du célèbre Ponson, Içooke , du collége du Roi. Pour que Markland , du collège de StPierre , pût être nommé , son mérite et ses titres littéraires ne suffisaient pas : il lui fallait les trois voix de la Trinité , que l'esprit de corps assurait presque d'avance à l'obscur Fraigneau, ou à tout autre trinitaire. Pressé par l'amour de la vérité et le zèle de la critique, Markland , le plus circonspect des hommes et Je moins offensif , entra dans la querelle qui s'était élevée entre Tunstall et Middleton. Tunstall avait attaqué l'authenticité de la correspondance de Cicéron et de Brutus , dont Middleton avait fréquemment et sans défiance Il a joint à ses observations sur Lysias , si elles ne convainquirent pas Middleton, au moins le réduisirent au silence. Il y joignit une dissertation où il attaquait l'authenticité de quatre harangues, que jusqu'alors vii avait toujours et sans contestation attribuées à Cicéron. il prétend qu'elles sont supposées, et ont été écrites par quelque rhéteur. Ces quatre discours, condamnés comme tels, sont ceux que nous lisons dans les éditions sous les titres:Ad ers de Cicéron pour 1'. S)11a et , pour Milon , de deux Catilinaires, et par occasion , de deux sermons de Tillotson , et d'un sermon d'Atterbury. Ce genre de récrimination est plus facile et plus amusant que solide. Markland , bien loin de répliquer à ce pamphlet, ne daigna pas même le lire. Il avait écrit sur son exemplaire : Je n'ai jamais 00 ert ce livre. » Markland, qui se taisait. fut défendu par le savant imprimeur Bowyer, qui répondit à Ross, mais ne toucha pas assez à la question principale. Toute cette controverse semblait oubliée, lorsque Gessner la ranima, en 1753 et 1754, par deux dissertations, insérées dans le tome troisième des mémoires de l'académie de Goettingue ; il y soutient les quatre discours attaqués , en suivait Markland pas à pas, discutant et réfutant chacune de ses objections. L'opinion de Gessner entraiiia celle de toute l'Allemagne; et bientôt il de la sagacité de « Markland , on n'est pas étonné , dit le docteur « Hurd, de l'entendre déclarer qUe, Malgré tous « les soins pris et par d'autres et par lui pour « expliquer Horace, il n'y a pas une ode, pas une « épode, pas une épttre, pas une satire, dont il . « puisse sincèrement et honnêtement affirmer « qu'il en a une panfaite intelligence. Y eutil « jamais un exemple plus frappant d'un pauvre « homme qui s'embarrasse et se confond lui « même par son obscure diligence ? ou une « meilleure application de la vieille maxime, Arne « intelligendo farinnt ut non intelligant ? Après « tout , je crois (lue l'éditeur est un trèsbon « homme et un savant ; mais il est en même « temps la triste nuage d'une créature de peu • d'esprit et de sens médiocre, assotée par son « gat exclusif par les objets particuliers de ses « études, et qu'unie trop grande application aux « minuties de son art a rendu stupide. » Cè jugement, comme le remarque trèsbien M . Elmsley, est une vraie caricature; et il a luimême apprécié Markland d'une manière plus équitable : « 11 était doué, ditil , d'une portion satisfaisante • de jugement et de sagacité. Ami du travail et « de la retraite, il consacra une longue vie à l'é • tude du grec et du latin. Sa modestie, sa can« deur, sa probité littéraire, sa politesse à l'égard « des autres sin anis, furent telles qu'on le re« garde justement comme le modèle que tout « critique devrait imiter. Partagé comme il l'était, nous ne croyons pas qu'il eût pu appliquer ses facultés , avecplus d'honneur pour luimême « et plus (l'avantage pour la société, à un autre objet que la littérature ancienne. Certainement « il ne se fùt pas distingué comme théologien , « ni comme métaphysicien , ni comme pete , ni « comme orateur, etc
  • Jérémie TAYLOR( 1600 - 1667) : savant évêque anglican, naquit à Cambridge. au commencement du 17. siècle. David Lloyd prétend qu'il était fils d'un barhier. Après avoir pris le degré de maitre ès arts, il entra dans les ordres. Chargé de prêcher dans l'église de SaintPaul de Londres, il s'en acquitta avec tant de succès, que l'archevêque Laud, le patron des savants , le lit agréger à l'université d'Oxford, en 1636, et le nomma, deux ans après. recteur d'Uppingham dans le comté de Rolland. En 1642, il reçut le degré de docteur en théolo- gie, et fut nommé chapelain et prédicateur ordinaire du roi Charles 1, qu'il accompagna , en cette qualité, dans ses campagnes. Au commen- cement du protectorat de Cromwell, il se réfugia dans la principauté de Galles, où il fut obligé de tenir une école qu'il abandonna pour la retraite que lui offrait lord Conway, à Portmore, en Irlande, et il y resta jusqu'à la restauration du trône des Stuarts. Pour le récompenser de sort royalisme, et en considération de son rare mérite et de son savoir, Charles II lui conféra l'évêché de Down et Connor, en 1661. L'année suivante, ce prince lui confia l'administration de l'évêché de Dromore. L'université de Dublin fit de Taylor son vice•chancelier. Il fut en même temps nominé membre du conseil privé d'Irlande. Ce prélat mourut en 1667, a‘ec la réputation d'un des premiers théologiens et des plus savants hommes de l'église anglicane. Il a composé, en anglais, plus de trentesix ouvrages sur la controverse et sur d'autres matières. Voici la liste des princi paux : 10 An apoloyy for authorized and set forms of liturgy against the pretence of the * spirit. Cette apologie de la liturgie anglicane, dirigée coutre le fanatisme des puritains, a eu trois éditions ; première est de 1649 2° Of the saered or der and offices of episropacy by divine institution, apostolical tradition , and eatholiek practice aiserted, Oxford, .1642 ; Londres, 1649 La dissertation de Ta) lor est remplie d'érudition, et en général fort bien raisonnée. 3. The real presence and spiritual of Christ in the blessed sa- eranirnt prored against the doctrine of transsubstan tiation, Londres, 1654 Cette défense de l'article 28 de la confession anglicane respire l' envers l'Eglise romaine. 4° A dissuasive froni popery. Ce traité, qui a eu cinq éditions, est une violente diatribe contre les jésuites et contre le clergé catholique, qu'il confond avec ces reli- gieux. 5° 71e doctrine and practiee repentanee, Londres, 1656 6° il discourse in rindica lion of God's attributes of goodness and justice in the matter of original sin, Londres 16à6 Ce discours donna lieu à une polémique entre l'évêque de Rochester et Taylor. 7. The libe, ii of prophesying, Londres, 1647. 8° The dis course of Confirmation , Londres, 1673 L'auteur l'a accompagné d'un discours sur la nature, les offices et la mesure de l'amitié. Tous les ouvrages dont nous venons de donner la liste ont été recueillis en un volume sous le titre de Synibo/ uni theu/ ogicunt, Londres, 1674; 90 The great exemplar of sanctity. C'est une his toire de la vie et de la mort de JésusChrist, Londres, 1653, fol. G. Cave en a donné une sixième édition intitulée Antiquitates christianoe IO. The ride and exereise of holy liting, Londres, 1650, 1651, 1654. ibid., 1655, avec des additions ibid., 1668, augmentée de la méthode de visiter les infirmes. 11° Ductor dubi tantium , or the Rule of conscience in ail gene ral mensures, Londres , 1660 ; 12° Nete and easy institution of yrarnmar, Londres, 1647 Les ouvrages du savant évêque anglican ont été réunis en quatre et en six volumes Leur mérite a valu à l'auteur, parmi ses compatriotes, le surnom de Shakspeare des théo logiens
  • Jérémie WAINEWRIGTH( 1600) : médecin anglais, sué vers le milieu du 17e siècle, est connu par un ouvrage qui a obtenu quelque succès dans son temps, et qui est intitulé Traite inéehanique. des choses non naturelles, en anglais , Londres, 1707, 1718, 1737 traduit en latin sous le nom de l'auteur, par Jean de StMarc, Avignon, 1718 Il est bon de faire connaître qu'autrefois les médecins appelaient non naturelles les choses les plus naturelles du monde, puisque sans elles l'homme ne pourrait vivre. Ces choses sont, l'air et tous les corps qui nous environnent, les aliments et les boissons, le mouvement et le repos, le sommeil et la veille , les excrétions diverses, et les affections de l'âme ; c'est ce qui constitue l'hygiène. En parlant de l'air atmosphérique, Wainewrigth apprécie les effets de sa pesanteur sur le corps humain, ce qui le conduit à donner un abrégé des constitutions épidémiques de Sydenham, depuis l'année 1661 jusqu'en 1675. 11 s'étend assez longuement sur les bains, cherche à estimer le poids que supporte le corps humain plongé dans l'eau , recommande le bain froid dans l'hydropisie , condamne le bain chaud , à „nt ause de l'excessive transpiration qu'il excite, et Wegarde le bain tiède comme relâchant et diminuant le poids du corps, en favorisant la sueur. 11 désapprouve l'usage de la laine sur la peau, même chez les personnes attaquées de toux et de phthisie. En véritable Anglais , il est grand partisan des viandes solides, qu'il préfère à tout autre aliment, même dans les maladies, surtout lorsqu'il y a débilité. Il approuve l'usage de l'eau • de fontaine, du thé, du café. L'exercice du corps dans un air froid lui paraît trèsavantageux. En parlant des dérangements de l'estomac, il célèbre .les bienfaits de l'émétique. Les asthmatiques doivent, suivant lui, respirer un air champêtre et pesant. Dans la phthisie pulmonaire, il rejette les substances balsamiques , comme douées de propriétés trop âcres et trop chaudes ; aux pectoraux ordinaires, il préfère l'émétique, l'air froid, le bain froid et les vésicatoires. Il ne reconnaît pas de meilleurs médicaments contre l'hydropisie que les préparations tartariques , etc. Le livre de Wainewrigth contient sans doute des vérités utiles, mais il renferme aussi de graves erreurs, tant en hygiène qu'en explications physiologiques et pathologiques
  • Jérémie Benjamin Richter : chimiste allemand
  • Jérémie Bentham : philosophe anglais
  • Jérémie Gotthelf : écrivain suisse d'expression allemande
  • Jérémie : chancelier de Charlemagne
  • Jérémie Chaplain : Jérémie Chaplain, acteur français jouant notamment dans le célèbre feuilleton télévisé français « plus belle la vie »

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