Le prénom ismael Masculin

Origine :

Fête :

13 Mai

Signification de ismael

Ismael est un prénom très ancien. Dans la bible, Ismael est le premier fils d’Abraham, sa mère Agar étant une servante égyptienne. Ce prénom n’est apparu en France qu’au début du XXe siècle. En 1900, 30 enfants ont été prénommés Ismael. Aujourd’hui, ce prénom est couramment attribué aux petits garçons et sa popularité reste stable. Ismael est un homme ambitieux, plein d’énergie et doté d’un fort caractère. Il est confiant et responsable. En plus d’être modeste, Ismael est sociable et agréable à vivre. Ismaela, Ismail, Yshmaael et Ismayil sont autant de variants du prénom Ismael. Plusieurs personnages célèbres portent le prénom Ismael, dont les footballeurs Ismael Falcon et Ismaël Blanco ou encore le peintre allemand Ismaël Gentz et le chanteur de Jazz Ismaël Lô.

Personnalité de ismael

De nature robuste moralement et physiquement, sûrs d'eux-mêmes, ils respirent la santé et rassurent par la puissance qu'ils dégagent. Aventuriers, dynamiques, ils ne tiennent pas en place, adorent les voyages et l'imprévu. Leur capacité d'adaptation est grande. Autoritaires, ayant le sens du commandement, ce sont des meneurs d'hommes.

Provenance du prénom ismael

Histoire de ismael

Etymologie de ismael

Les ismael célèbres

  • Ismael ABOUL-FÉDA( 1273 - 1331) : connu sous le nom n'), prince de Ramai, , surnommé Al- Mélik Al- Mouwayyed et Imad Eddyn , célèbre historien et géographe arabe, naquit au mois de djoumady 1" 672 de l'hégire , à Damas, où l'approche des Tatars avait forcé sa famille de se retirer. Issu d'AïoubBenCliady , chef des Aïoubites, de cette famille illustrée par Saladin et la gloire des armes, il ne démentit point la noblesse de son origine. Il signala sa valeur dans plusieurs guerres des croisades, et les récits qu'il nous en a laissés forment le complément indispensable de nos chroniques d'Occident. Dès 684 de l'hégire , il se trouva au siége de Tripoli, et en 690 , à celui de SaintJeand'Acre. Obligé de transporter de HasnelAkrad à SaintJeand'Acre les machines de siége , il eut à combattre les rigueurs de la saison et les difficultés des chemins , et ses troupes souffrirent beaucoup. Par une prérogative particulière, elles formaient toujours le front de l'aile droite des armées impériales. En marchant sur la ville assiégée, leur situation était trèspérilleuse, à cause du voisinage de la mer, d'où les vaisseaux ennemis les assaillaient à coups de flèches : elles avaient en outre devant elles les assiégés qui les attaquaient vivement. Ces obstacles furent , pour les troupes de Hamah , le sujet d'une nouvelle gloire. Les assiégés furent repoussés, et plusieurs de leurs principaux chefs tombèrent au pouvoir des vainqueurs. En 691, AboulFéda accompagna son père Ali dans l'expédition contre le château de Roum , situé sur le bord de l'Euphrate ; et , l'année suivante, son cousin AlMélik AlModhaffer, prince régnant à Hamah, voulant on ses services, le nomma émir du Thabelkhanéh. Les Tatars menaçaient alors la Syrie d'une nouvelle invasion. AlMelek AlModhaffer marcha contre eux en 698 , et laissa le pouvoir suprême entre les mains d'AboulFéda, à qui il était lié par une étroite amitié. Ce prince, chéri des siens, périt la même année. Cette mort, qui semblait devoir assurer la principauté de Harnah à AboulFéda , suscita dans le coeur de ses deux frères des préten tions illégitimes. Les démêlés qu'elles occasionnèrent entre eux les privèrent d'un domaine , dont la concorde et la bonne intelligence leur auraient assuré la possession. Le sultan alors régnant , instruit de leur désunion , envoya à Damait un gouverneur, nommé Cara Sanqr, qui y exerça l'autorité en son nom. C'est ainsi que la maison des Aïoubites fut privée de la possession de Hamah. En 701 , AboutFéda, qui avait déjà mérité la bienveillance du sultan , fit partie de l'expédition contre Sys. A son retour, Ketbogha , ce mameluk élevé au trône par ses partisans et déposé par Ladjyn , mourut à Hamah , dont il était gouverneur. AboulFéda crut avoir trouvé l'occasion de rentrer dans le domaine de ses pères. Il écrivit au sultan AlMélik ElNassir, fils du célèbre Kélaoun , pour lui demander d'être investi de la principauté de Hamah. Ses lettres arrivèrent trop tard : un nouveau gouverneur était déjà en route pour cette ville. Mais le sultan lui répondit d'une manière affectueuse et promit de remplir ses voeux aussitôt que les circonstances le lui permettraient. Ce nouveau gouverneur, nommé Capdjac, passa au gouvernement d'Alep en 709 . Le sultan, à peine échappé à la catastrophe qui semblait devoir le priver pour toujours d'un trône chancelant, fut forcé, par politique, de donner le gouvernement de Hamah au mameluk Asandemor. Celui - ci , devenu l'ennemi d'AboulFéda, cherchait avec ardeur les occasions de le perdre, et sa vie fut même en danger. Rester à Hamah, c'était se livrer à son ennemi. AboulFéda écrivit au sultan pour en obtenir la permission de se retirer à Damas. AlMélik ElNassir la lui accorda , le confirma dans la possession de ses domaines à 'lamait, et lui assigna des revenus sur ceux de Damas. Enfin, en 710 , Asandemor ayant été élevé en dignité , Hamah fut rendu à AboulFéda, non à titre de principauté, mais comme un gouvernement. Ainsi, cette ville rentra sous la domination de sa famille, qui en fut privée onze ans cinq mois et vingtsept jours. Depuis l'époque de son élévation jusqu'en 712 , il fut occupé à poursuivre le rebelle Cara Sanqr. Cette même année, il se rendit en Egypte, où le sultan lui fit expédier le diplôme de prince de Harnah, de Baryn et de Moarrah, avec un pouvoir absolu. Ce diplôme, qui nous donne la, date précise de son élévation à la puissance souveraine, fut délivré le 15 de reby 2e , 712 de l'hégire . La reconnaissance d'AboulFéda envers le sultan fut proportionnée aux bienfaits signalés qu'il en recevait. Chaque année, il envoyait des présents considérables au sultan, et souvent il se rendait luimême en Égypte pour les lui offrir. AlMélik ElNassir, qui l'affectionnait particulièrement, faisait les dépenses du voyage, le comblait d'honneurs, ainsi que ceux de sa suite , et le renvoyait chargé de tout ce que l'Egypte produisait de plus précieux. En 719 , quoique AboulFéda eût déjà fait trois fois le pèlerinage de la Mecque , AlMélik ElNassir voulut en être accompagné dans cet acte de piété. Ce fut au retour de ce voyage qu'il le décora du titre de sultan. AboulFéda , qui nous a fourni dans son histoire les détails où nous sommes entrés sur sa personne , jouit paisiblement de la principauté de Hamah jusqu'à sa mort, arrivée le 23 de moharrem, 752 de l'hégire , à l'âge de 60 ans. Il remarque , dans un de ses ouvrages que personne dans sa famille n'était encore parvenu à cet âge. Tous les écrivains postérieurs à About — Féda s'accordent à le représenter comme un prince doué des plus éminentes qualités, également propre à la guerre et au conseil. Au milieu des troubles qui agitaient sa patrie , et des incursions fréquentes des Tatars , il cultiva les lettres avec ardeur, protégea et rassembla près de lui les savants , et n'employa son pouvoir et ses richesses qu'au progrès des sciences. Il partageait son temps entre l'étude de l'histoire et celle du droit , de la médecine, de la botanique , des mathématiques et de l'astronomie : plusieurs ouvrages ont été les fruits de ses longs travaux. Deux d'entre eux ont suffi pour lui assurer , dans l'Orient et même en Europe , une grande célébrité. Son histoire porte le titre de Al- Mokhlassar akhbar Albachar, c'est-àdire , Histoire abrégée du genre humain. Elle se divise en cinq parties. La 1" traite des patriarches , des prophètes , des juges et des rois d'Israël ; la 2e, des quatre dynasties des anciens rois de Perse ; la :Se, des Pharaons ou rois d'Egypte , des rois , que finit son histoire. En composant cet ouvrage d'une grande érudition , Abord - Féda a suivi le goût de son siècle , ou plutôt des Arabes , c'est-àdire qu'il n'en a fait qu'une chronique exacte , mais souvent trop concise, aride et dénuée des réflexions , des aperçus et du style qui constituent le mérite de l'histoire. Cependant , tout imparfaite qu'elle est , cette chronique abonde en faits tellement curieux et importants pour l'histoire politique et littéraire de l'islamisme , pour celle même des empereurs grecs des 8e, 9P et 10e siècles, qu'elle sera toujours lue avec intérêt et consultée avec fruit. Plusieurs parties en ont été traduites et publiées avec ou sans le texte. Dobélius , professeur d'arabe , traduisit , vers le commencement du 17, siècle, pour Antonin de Amico, son ami , la partie qui a rapport à l'histoire de Sicile sous les Arabes. De Amico avait intention de faire imprimer cette traduction , mais la mort l'en empêcha. Il publia seulement à Palerme , en 1640 , la liste des émirs qui avaient gouverné la Sicile pour les califes depuis 842 jusqu'en 904. Inveges ayant eu en sa possession le manuscrit de Dobélius, en fit une mauvaise version italienne qu'il inséra dans le 2' vol. de ses Annales de la ville de Palerme, publiée en 650. Carusius a donné la traduction de Dobélius dans sa Bibliothèque historique du royaume de Sicile, et Muratori l'a réimprimée dans le t. 1" de la Collection des Historiens d'Italie. Gregorio, qui, en 1790, a publié à Palerme, en un vol. , une nouvelle Collection des fragments sur l'histoire de la Sicile sous les Arabes , a extrait de la traduction des Annales d'AboulFéda , par Reiske , la portion qui a rapport à cette même histoire de Sicile. Voici la liste des autres parties de cette chronique , publiées jusqu'à ce jour : 1° de Vila . et Rebus gestis 1L1uhamedis , liber arab. et lat., edente , cum notis , Joh. Gagnier ; Oxonice, 1723 La traduction de Gagnier n'est pas toujours exacte , et Koehler l'a souvent rectifiée. 2° Auctarium ad vitam Saladini, extractum ex Abul- Fedoe historia universali , cum ver s . lat. ab Alb. Schullens, à la suite de Vita et Res gestoe sullanii Saladini , aut. Bohaedino; Lugd. Batav., 1732 On refit un frontispice en 1755. 50 Annales Muslemici lat ., a JO. Jac. Reiskio; Lipsice, 1754. Cette traduction, publiée sans le texte, et dont il ne parut que le 1" volume, contient la partie de l'histoire d'AboulFéda depuis la naissance de Mahomet jusqu'à l'an 406 de l'hégire . 4° Abul- Fedw Annales Muslemici, arabice et latine, opera et studiis Jo. Jacobi Reiskii, etc., nunc prinzum edidit Adler, etc. ; Ilafnice , 1789 -94, 5 vol. Cette belle édition est enrichie des notes du célèbre Reiske. 5° M. Silvestre de Sacy a donné , à la suite de la nouvelle édition du Specimen historice Arabum , publiée à Oxford , en 1806 , par les soins de White , l'Histoire des Arabes avant Mahomet , avec le texte arabe et une traduction latine. Enfin , la 1" partie de l'Histoire universelle a été publiée en 1831 , avec le texte arabe et la traduction latine, par M. Fleischer, à Leipsick. Les bibliothèques de l'Escurial , de Leyde, celle dite Bodléienne et la bibliothèque royale de Paris, possèdent des manuscrits de ' cette histoire. Mais le plus célèbre et le plus précieux de tous est celui de la bibliothèque royale , qui a le mérite d'être autographe. Le second ouvrage d'AboulFéda , sa Géographie, porte le titre de Tacouyin El- Boldan, c'est-àdire , vraie situation des pays. Le mot Tacouym a, je crois , ici le même sens qu'en astronomie, où il signifie le vrai lieu des étoiles. Cette géographie est divisée en deux parties ; dans la 1", AboulFéda donne un aperçu général' des climats , des mers , des lacs , des fleuves et des montagnes ; dans la 2', il décrit par tables les villes, les longitudes, les latitudes et les climats des provinces où elles sont situées. Il parle en outre des villes anciennes ou détruites , et des monuments qui en subsistent. Les tables sont au nombre de 24. Le mérité de ce traité, comme celui de tous les traités géographiques arabes, consiste dans les notices sur l'état des villes , leurs productions et les moeurs de leurs habitants. L'histoire peut en tirer de grands fruits ; mais la géographie proprement dite n'y trouvera que des matériaux •trèsimparfaits , et les données qu'elle y puisera ne pourront point servir à redresser les cartes géographiques du Levant. La Géographie d'AboulFéda n'est pas moins célèbre ni moins connue que son Histoire. On en jugera par la nomenclature des différentes parties qui en ont été publiées : 1° Chorasmice et Mawaralnahroe , hoc est , regionum extra fluvium Oxum Descriptio, ex tabulis Abul- Fedce Ismaelis principis Hamah , arab. et lat., a Joan. Gravio; Londini , 1650 Cette portion a été réimprimée dans la Collection des petits Géographes , donnée par les soins d'Hudson, à Oxford, en 1698-1712 , 4 vol. On y trouve aussi la description de l'Arabie du même Aboul - Féda , traduite par Greaves. 2° Geographia latine facta ex Arabic° a Jo. Jac. Reiskio. 3° Caput primum geographice, ex Arabico in latinum translatum promulgari jussit L. A. Muratorius , in Antiq. ital. med. cev. , t. 5. 4° Tabula Syrice , arab. et lat., cum nous Ii oehleri et animadversion ibus Jo. Jac. Reiskii; Lipsice, 1766 5° Descriptio iligypti, arab. et lat., ed. Jos. Dav. 117ichaelis, Gottingce, 1776 6° Tabulce qucedam geographicce et alia ejusdem argumenti Specimina, arabice, ed. F. T. Rink , Lipsice, 1791 Bink avait déjà publié à Leyde, en 1790 , la Nigritie à la suite (le l'Histoire des rois musulmans d'Abyssinie. 7° Africa, arab., cum notis, excudi curavit J. G. Eichhorn, Gottingoe , 1791. M. Eichhorn a donné, dans le t. 4 de la Bibliothèque théologique universelle , des notes et additions pour cet ouvrage. 8° Tabula septima ex Abul- Fedce yeographia Mesopotanziam exhiberas , arabice, cura E. F. C. Rosenmuller, notas adspersit H. E. G. Paulus , 1791 ; dans le Nouveau Répertoire de la Littérature orientale , vol. 3. 9° Abul- Fedce Arabic° Descriptio, commentario perpetuo illustravit Chr. Rommel ; Goellinguce , 1801 Gagnier, éditeur et traducteur de la Vie de Mahomet , avait entrepris de donner une traduction de la Géographie d'AboulFéda. Dès 1728 il avait publié le prospectus de cette traduction. Les dixhuit premières feuilles en furent même tirées ; mais la mort l'empêcha de continuer l'impression de cet ouvrage. De Laroque a en outre placé à la suite du Voyage du chevalier d'Arvieux une traduction française de la Description de l'Arabie. Thévenot a inséré dans son Recueil des Voyages une traduction latine des Climats d'Alhend et d'Alsind d'AboulFéda. Herbin a donné en 1803 , dans sa Grammaire arabe, plusieurs extraits de la Description de l'Égypte. Enfin , on a publié à Vienne , en 1807, une traduction en grec moderne faite par M. Démétrius Alexandrides , des parties de la Géographie d'Aboul - Féda précédemment ,publiées
  • Ismaël BOULLIAU( 1605 - 1694) : né à Loudun , le 28 septembre 1605 , voyagea en Italie , en Allemagne, en Pologne et au Levant, comme agent du roi Casimir, et cultiva la théologie, l'histoire sacrée et profane, les mathématiques , et particulièrement l'astronomie. Il trouva à la bibliothèque royale des observations astronomiques peu connues, qu'il compara avec celles des anciens, pour en déduire les moyens mouvements. Ces observations sont des conjonctions de planètes, des occultations présumées, qui pouvaient avoir encore quelque mérite au temps de Boulliau , mais qui en auraient bien peu aujourd'hui , quoique faites vers l'an 500 de notre ère , c'est-àdire dans un temps dont il ne nous est rien resté, et qui tient le milieu entre les Grecs et les Arabes. « 11 fut peut-être le « premier, dit Bailly, qui lit usage de l'astronomie « étrangère et asiatique, et qui lit connaître les ta« bles des anciens Perses et leur exactitude. » Il ne faut pourtant pas que ce mot anciens nous induise en erreur : l'époque de ces tables est l'an 509 des Arabes , ou l'an 1115 de notre ère. Il abandonna la religion protestante , dans laquelle ses parents l'avaient élevé, se fit catholique romain, et mourut le 29 novembre 1694, dans l'abbaye StVictor, à Paris, où il s'était retiré. Boulliau était en correspondance avec les gens de lettres les plus célèbres de son temps. On conserve , à la bibliothèque royale de Paris, 5 vol de lettres qui lui furent adressées, de 1660 à 1675, par Desnoyers, secrétaire des commandements de Marie de Gonzague, reine de Pologne. C'est à Mercier de StLéger que l'on doit ces manuscrits , qu'il avait découverts dans un voyage à Lyon. Les ouvrages de Boulliau sont : 1. de Natura lucis, 1658 : on y trouve cette idée singulière, que la lumière est moyenne proportionnelle entre les substances corporelles et les substances incorporelles. 2° Philolaus, seu de vero systemate mundi , 1659 5° Theonis Smyrncei Mathematica , 1644 grec et latin. La version latine et les notes sont de Boulliau. Astronomia Philolaica , 1645 Il y donne l'histoire abrégée de l'origine et des progrès de l'astronomie. Quoiqu'il y professe un grand respect pour Képler, il se permet cependant d'attaquer ces fameuses lois dont il parait n'avoir nullement senti la beauté ; il n'admet que la première; il cherche continuellement à réfuter la seconde ; il ne daigne pas parler de la troisième ; et thème, quoiqu'il admette l'ellipticité des orbites, il dénature l'idée de Képler, en plaçant le centre des moyens mouvements dans l'axe d'un cône oblique, où se trouve aussi le foyer supérieur de l'ellipse. Il explique l'inégalité des mouvements par les cercles inégaux et parallèles à la base du cône, que l'ellipse traverse successivement. Les planètes, en temps égaux, décrivent sur ces cercles des arcs égaux, c'est-àdire d'un même nombre de degrés ; mais ces arcs, vus du soleil qui est au premier foyer de l'ellipse, paraissent inégaux. Il veut que la cause du mouvement curviligne de la planète réside dans la planète mème, et non dans le soleil. Il a grande raison contre Képler, quand il lui reproche (l'avoir fait décroître l'action du soleil dans la simple raison de la distance, et non dans la raison des carrés ; mais il se trompe lorsqu'il s'imagine que la force du soleil, ,attractive quand la planète est dans son aphélie, doit se changer en force répulsive, quand elle est dans son périhélie. Il blâme encore Kepler d'être allé chercher dans la physique des explications qu'il devait tirer de la seule géométrie, et d'avoir ainsi laissé la lumière pour les ténèbres. Au reste, il n'est que trop vrai que les lois de Kepler n'ont été conçues ni appréciées par les astronomes que depuis le temps où Newton les a démontrées comme des conséquences nécessaires du principe de la gravitation universelle. Boulliau ne juge pas plus sainement la solution ingénieuse que Képler a donnée du problème qui porte encore son nom : il en trouve le calcul embarrassé ; mais celui qu'il veut y substituer est beaucoup moins exact. La solution de Boulliau fut attaquée par Seth Ward. Boulliau convient ingénument de sa méprise dans l'ouvrage suivant : Astronomie Philolaicce Fundamenta explicata, 1657 ; la manière dont il y corrige sa méprise rend le calcul plus difficile, sans le rendre beaucoup meilleur. Ces deux ouvrages , s'ils avaient trouvé plus de partisans sincères , eussent fait rétrograder la science. On y voit cependant des constructions ingénieuses et des preuves d'un travail immense ; il y donne de nombreuses recherches sur les mouvements de la lune. Voulant expliquer la seconde inégalité, qui est la plus belle découverte de Ptolémée, il en donne pour raison un déplacement du foyer de l'ellipse lunaire qui n'est pas fixe au centre de la terre ; de là le nom d'évection ou de déplacement qu'il donne, et qui est resté à cette inégalité. Malgré tant de travaux, il eut le chagrin de voir que ses tables lunaires, à peine achevées , représentaient fort mal l'éclipse solaire du 21 août 1645. Ses tables des planètes n'eurent pas une meilleure fortune , et les astronomes préférèrent les Tables Rudolphines de Kepler. Boulliau était un savant trèsestimable, égaré malheureusement par un faux esprit de système : on lui doit cependant des éloges pour la constance avec laquelle il a défendu le mouvement de la terre, qui avait encore de nombreux adversaires , même parmi les astronomes. 6° De lineis spiralibus Demonstrationes, 1657Ad astronomos Monita duo, .1667, où il explique le changement de lumière observé dans quelques étoiles, par une révolution sur leur axe, qui nous montre successivement des parties obscures ou lumineuses : c'est la seule explication raisonnable qu'on ait encore donnée de ce phénomène 8° Plolomæi de judicandi facultale et animi principatu, 1667 grec et latin. La version latine et les notes sont de Boulliau. Manilii Astronomicon, 1655 10° Diatriba de S. Benigno. 1657 et dans le 4e volume des Mémoires de Desmolets. Il y établit que l'époque de la vie et de la mort de St. Bénigne est trèsincertaine, et qu'il n'a pu être envoyé dans les Gaules par St. Polycarpe. 11° Opus novum ad arithmeticam infinitorum, 1682 le Pro Ecclesiis Lusitanicis ad clerum gallicanum libri duo ; et Dissertai° de populis fundis, Strasbourg, 1656 imprimés par les soins de Portner. Les deux dissertations en faveur des églises de Portugal avaient été composées en 1649 et 1651, à l'occasion des différends survenus entre la cour de Rome et Jean IV, roi de Portugal. L'auteur pense que ce souverain , ayant vainement demandé, pendant huit ans, à Urbain Viti et Innocent X les bulles pour les évêques qu'il avait nominés, il put les faire sacrer par les métropolitains. Boulliau ne retira de ces deux ouvrages d'autre fruit que de les voir condamner par le saintoffice. Le traité de Populis lundis a été réimprimé à Dijon en 1650 avec les ouvrages de Nicolas Rigault et de Henri de Valois sur la même matière. Le but de l'auteur est d'y prouver, contre Rigault, que, pour devenir populus fundus chez les Romains, il fallait qu'un peuple renonçât à ses lois. 150 L'édition grecque et latine, avec (les notes, de l'histoire de Ducas : Mich. Duce nepotis Historia Byzantina, Paris, 1649, grand ; elle fait partie (le la belle collection connue sous le nom de Byzantine. 14° Calalogus bibliothecce Thuance, 1679,2 vol. P. et J. Dupuy l'avaient d'abord disposé par ordre alphabétique ; Boulliau le rangea par ordre de matières. Ce fut le P. Quesnel qui le publia. 15° L'Éloge de Jacques Dupuy, dans les Acta litleraria (le Struvins. 16° Deux Lettres sur la mort de Gassendi, imprimées dans un recueil intitulé : Lessus mortualis. Le P. Niceron et le Journal des Savants disent qu'il avait fait , sur la Pâque des juifs, un ouvrage qui n'a point été imprimé. On trouve, dans le 77° vol. des manuscrits de Dupuy, des Observations sur le temps de la mort du roi Dagobert , par Bouillait. Ses deux discours , l'un sur la Réformation des quatre ordres mendiants et la réduction de leurs couvents à un certain nombre, et l'autre sur la Nécessité de conserver les biens que possède l'Église, pour maintenir la religion catholique , sont également demeurés manuscrits ; le dernier surtout offre des rapprochements curieux. —Le père de Boulliau, nommé comme lui Ismaël , était aussi astronome, et le fils rapporte (le lui plusieurs observations dans son Astronomia Philolaica
  • Ismaël Boulliau : astronome français
  • Ismaël Falcon : Ismael Falcon est un footballeur espagnol.
  • Ismaël Blanco : Ismael Blanco est un footballeur argentin.
  • Ismaël Gentz : Ismaël Gentz était un peintre allemand.
  • Ismaël Lô : Ismaël Lô est un musicien sénégalais.

ismael année par année

Signe astrologique de ismael

Couleur de ismael

Pierre précieuse de ismael

Chiffre de ismael

Métal de ismael